- il y a 2 mois
Retrouvez le Morning Meeting du lundi 7 septembre dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:03BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Braque.
00:11C'est parti pour Good Morning Market, nous sommes ensemble jusqu'à 9h30 et puis ensuite vous retrouverez les experts
00:15avec leur closier.
00:16Pour débuter cette émission, deux invités en plateau, Florian Hielpo. Bonjour Florian.
00:21Bonjour à tous.
00:21Merci de nous accompagner ce matin, vous êtes en charge de la macroéconomie chez Lombard, Audi et IEM.
00:25Et avec vous, Romain Aumont, macroéconomiste et stratégique chez Natixis IEM.
00:30Bonjour Romain, merci également d'être avec nous ce matin.
00:32Semaine importante où il sera question d'intelligence artificielle, de BCE mais également d'inflation américaine.
00:39Juste avant ça, revenons quand même sur deux éléments vendredi soir, l'emploi américain et puis également Fitch,
00:47on aura l'occasion d'en dire un mot, qui n'a pas abaissé la note d'un pays mais
00:50qui pour une fois a relevé la note du Portugal.
00:53En l'occurrence, le Portugal qui est passé de A à A+.
00:58Qu'est-ce que ça vous évoque ça aujourd'hui, Florian Hielpo ?
01:02Le fait que Fitch revoit une note de crédit, en l'occurrence le Portugal.
01:07Avant de se parler, on regardait justement ces taux, le 10 ans portugais est à 3,69.
01:12Le 10 ans français est à 4,22 alors que les deux sont A+.
01:15On a envie de dire, tout est dit, le marché avait déjà très clairement anticipé.
01:19Il n'a pas besoin de regarder une grille de Fitch pour mettre un prix à la dette publique.
01:22Absolument. Contempler les ratings des agences, c'est généralement contempler le passé.
01:27Elles arrivent toujours après le fait que le marché ait commencé à donner un prix à la dérive fiscale.
01:33Ce qui est très intéressant en termes d'ordre de grandeur, avec les écarts de taux que vous décriviez, Étienne,
01:39c'est de comprendre un peu cette mécanique de la consolidation.
01:42Globalement, on va devoir payer 2 à 3 points de spread en plus sur ces taux pour 1% de
01:47dette en plus non anticipée.
01:49C'est à peu près ça l'ordre de grandeur, enfin les grands estimés.
01:51Et on le voit assez bien.
01:53On a un pays qui se dirige vers une amélioration de son ratio de dette sur PIB.
01:57Il y avait qui va peut-être faire à peu près un écart de 10% avec la France.
02:00Eh bien, vous faites à peu près 10 fois 3, 10 fois 4, 10 fois 5.
02:03Allez, on est à peu près dans ces ordres de grandeur-là et vous arrivez à l'écart de taux
02:06entre France et Portugal.
02:08Aujourd'hui, la consolidation fiscale, c'est réellement une problématique.
02:12C'est une problématique outre-manche, c'est une problématique en Europe.
02:14Et les marchés sont en fait très focalisés sur ce sujet-là.
02:19Croissance qui est au rendez-vous.
02:20Au Portugal, je voyais au deuxième trimestre, 0,8%.
02:23Croissance en cumulé cette année qui devrait dépasser les 2%.
02:27Ça aussi, forcément, ça rentre en compte pour une agence de notation
02:30pour essayer de mettre un petit peu des perspectives.
02:34Oui, absolument.
02:34Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que plus votre potentiel le croise.
02:38Changer le potentiel de croissance d'une économie, ça peut coûter cher à l'économie.
02:42Et c'est ce qu'a connu le Portugal en partie.
02:45C'est ce qu'ont connu la Grèce.
02:46Il ne faut pas non plus rêver de ces exemples-là.
02:48Il y a beaucoup de douleurs sociales et économiques derrière tout ça.
02:52Mais, effectivement, une fois sur les rails,
02:55une fois que les politiques d'investissement sont en place,
02:57on voit une amélioration de la croissance.
02:59Et qui dit plus de croissance, il dit plus de revenus fiscaux également.
03:02Mais il y a également consolidation budgétaire derrière cet exercice.
03:07Voilà donc pour ce cas de Fitch qui a donc revu vendredi soir la note du Portugal de A à
03:13A+.
03:14Vendredi, il y avait également la publication des données d'emploi aux États-Unis.
03:19Qu'est-ce que vous retenez, Romain Aumont, de ces données de l'emploi
03:23qui ont une nouvelle fois surpris à la hausse ?
03:25Alors, d'une façon triviale, j'ai un peu envie de vous dire,
03:27est-ce que ce sont les économistes qui se sont plantés,
03:29dans le sens où il y a eu trois fois plus de créations de postes que prévu ?
03:32Ou est-ce qu'une nouvelle fois, ce sont les données de l'emploi qui sont très erratiques ?
03:37Ou une nouvelle fois, je me souviens sur ce plateau, avec vous notamment, messieurs,
03:41on a remis en cause la crédibilité de ces données de l'emploi.
03:44Et une nouvelle fois, la vendredi, il y a eu des mises à jour,
03:46des données de juin et de juillet.
03:48On observe une certaine volatilité sur les données de l'emploi,
03:51comme vous le soulignez.
03:52Et ça, c'est...
03:53Alors, le signal est assez positif.
03:55On a quand même un consensus qui est battu.
03:57Néanmoins, quand on regarde finalement la trajectoire depuis les trois derniers mois,
04:01on est quand même sur un rythme de sous-création d'emplois aux États-Unis.
04:06Donc, on accepte, ou du moins, on accueille ce chiffre avec une bonne...
04:12Finalement, un bon sentiment.
04:14Néanmoins, nous, ce sur quoi on s'arrête dans ce rapport sur l'emploi,
04:17c'est premièrement un taux de participation qui reste quand même structurellement très faible.
04:22On a énormément de ménages américains qui ont quitté le marché de l'emploi outre-Atlantique.
04:29Et on s'arrête sur une très bonne nouvelle, à notre sens,
04:32une décélération continue, finalement, des salaires.
04:35Et donc, pour nous, c'est un signe qui nous laisse croire
04:39qu'on pourrait voir une décélération progressive, encore une fois,
04:42de l'inflation sous-jacente aux États-Unis,
04:44ce qui donnerait finalement les coûts des franches à la Réserve fédérale
04:47pour ne pas rentrer dans un cycle de resserrement trop rapide aux États-Unis.
04:51Mais qu'est-ce qui vous permet de dire ça,
04:52dans le sens où on a quand même une inflation des salaires,
04:55alors c'est une moyenne, de plus de 3% au mois d'août par rapport à l'an dernier
05:00?
05:00On est quand même sur une inflation salariale qui est toujours présente.
05:03Certes, elle ralentit, mais elle est toujours là.
05:05Elle est toujours là, mais si vous regardez finalement la productivité,
05:08qui a aussi été publiée il y a de cela une semaine,
05:11vous voyez que finalement, la productivité suit un rythme de l'ordre de 1,5%.
05:15Et quand on regarde finalement un accroissement des salaires à 3%,
05:20vous pouvez vous dire que finalement, vous avez 2% d'inflation
05:24qui est ancrée dans la cible des ménages,
05:27et vous avez finalement 1% de productivité, voire plus,
05:31qui vient finalement donner encore une fois de l'espace à la Réserve fédérale
05:35pour attendre un quelconque mouvement dans son resserrement.
05:41Quand on regarde, Florian Yelpo, les secteurs qui créent des emplois
05:45et à l'inverse qui détruisent des emplois,
05:47c'est à nouveau frappant de voir comment le secteur de la santé,
05:51le secteur du social, continue encore et toujours de tirer cette dynamique de l'emploi.
05:55Est-ce que ce n'est pas un petit peu le point négatif,
05:57ou en tout cas à préciser pour prendre du recul sur ce chiffre global,
06:01donc des 156 000, 160 000 créations de postes le mois dernier ?
06:05On a même une progression du nombre d'emplois publics également,
06:08ce qui faisait un petit peu de temps qu'on n'avait pas vu justement.
06:11On est loin du Dodge.
06:12Exactement.
06:13Alors attention, ils sont sur une trajectoire, disons, avant intérêt,
06:17quand même intéressante.
06:17Mais néanmoins, effectivement, on voit prospérer en fait l'industrie des services,
06:23l'intégralité de l'industrie des services.
06:25Il faut lire ces chiffres-là à l'aune de l'IA.
06:28Vous parliez de productivité précédemment.
06:30Évidemment, c'est la grande inquiétude que l'IA vienne rebattre les cartes du marché de l'emploi aux Etats
06:35-Unis,
06:35et du coup qu'on voit un nombre d'embauches qui décroît.
06:38Ce n'est pas le cas.
06:39Simplement, le taux de croissance des emplois, il est plus faible que d'habitude.
06:43Alors que d'habitude, il est plus faible que notre habitude,
06:46parce qu'on est des enfants des années 2010.
06:48Dans les années 2010, l'emploi, c'était 200 000, 300 000 créations d'emplois,
06:51et c'était la normalité.
06:53Aujourd'hui, on est bien en deçà de ces chiffres-là,
06:55mais ces chiffres-là, en fait, ils nous rappellent simplement la décennie d'avant.
06:58Et la différence entre la décennie 2010 et la décennie 2000, c'est la productivité.
07:04Décennie 2000, vous aviez à peu près 90% de progression de la production
07:09qui venait de la productivité, et non pas de l'augmentation du nombre de travailleurs.
07:12Eh bien, en ce moment, on a exactement le même pattern,
07:15alors qu'on vient d'une époque où on était 50-50, 50% productivité, 50% création d'emplois.
07:21Donc, vous voyez, ce sont des chiffres, quand même, qui sont assez intéressants
07:23d'un point de vue de la désinflation,
07:25et je pense que c'est ce que beaucoup de gens ont retenu, en fait, de ce rapport sur l
07:28'emploi.
07:29Et ce n'est pas trop tôt, quand même, pour parler de désinflation,
07:32parce que cette désinflation, pour l'instant, elle est quand même légère.
07:35Il faudra attendre d'avoir plusieurs données mensuelles avant de s'en assurer.
07:40Quand on regarde encore d'un mois sur l'autre,
07:42en ce qui concerne les salaires, on est toujours sur une progression, 0,3%.
07:46Je pense que Romain et moi, cette semaine, vendredi,
07:48on risque d'être un petit peu occupé avec la publication du chiffre de l'inflation aux Etats-Unis.
07:53Mais c'est quoi ce chiffre attendu ?
07:54On est encore sur 2,5% d'inflation cœur, plus de 3% d'inflation globale.
08:00Ça veut dire quoi ?
08:00Ça veut dire que le gros de l'inflation, il est encore et toujours énergétique.
08:03Donc, est-ce que c'est le mandat ?
08:05Là, c'était les salaires, 0,3% sont les salaires.
08:07J'entends bien, mais derrière, il faut voir la réalité.
08:10Comment ces salaires vont se transformer, en fait, en inflation réelle ?
08:14Et est-ce qu'on va continuer à être au-dessus de la cible de la Banque Centrale Américaine ?
08:20Simplement, ce qu'on est en train de dire, c'est que l'inflation cœur,
08:22elle reste désespérément basse au vu du choc inflationniste,
08:26du choc énergétique auquel on est confronté.
08:28Et c'est ça qui nous interroge.
08:29Et notre réponse la plus claire, c'est de dire, c'est la productivité,
08:32cette espèce de masse noire qu'on ne voit pas dans l'univers économique
08:35et qui, pourtant, est bien là.
08:36En tout cas, depuis la publication de ces chiffres, Romain Aumont,
08:39le marché anticipe d'une façon un peu plus forte le fait que la Fed va remonter ses taux.
08:45Avant la publication de ces chiffres, on était peu ou prou à 50-50.
08:49Depuis, le marché pense à hauteur de 58% que, oui, la Fed va relever ses taux dans 10 jours.
08:54Comment vous vous placez aujourd'hui chez NatixiCM sur cette réunion très attendue du 16 septembre ?
09:00Alors, on a cherché dans les discours des différents gouverneurs de banques centrales régionales,
09:05notamment M. Waller, notamment M. Barr, qui est en chef de la supervision bancaire.
09:12Et finalement, ce que nous disent ces deux personnes,
09:15c'est que, globalement, premièrement, la forward guidance n'est pas morte.
09:18Ils nous expliquent que, globalement, conditionnellement,
09:20à la publication du chiffre d'inflation de vendredi,
09:23on aura finalement une décision de la part du FOMC
09:26qui sera finalement retranscrite également dans le Summary of Economic Projection,
09:31donc finalement cette somme des vues des membres du FOMC.
09:34Nous, on considère que, encore une fois,
09:36étant donné la dynamique sur les salaires qu'on a observés,
09:39il y a peu de chances de voir un effet de second tour dans l'inflation sous-jacente.
09:44Et à partir de là, la Réserve fédérale ne devrait pas, en septembre, bouger son taux directeur.
09:50Le marché, finalement, anticipe une hausse pleine à octobre.
09:53Et d'ici octobre, on verra si, globalement, notre scénario tient
09:56concernant l'absence des faits de second tour dans l'inflation sous-jacente.
10:00Vous partagez ce point de vue, Florian Riel-Poche, et l'on va redire l'IIM ?
10:03Alors, notre vue est un petit peu différente.
10:05C'est-à-dire, comme je vous le disais la semaine passée,
10:07on pense qu'il y aurait une hausse de taux en septembre.
10:09On entend, évidemment, ces arguments.
10:10Simplement, on est aussi conscients que, voilà, l'heure tourne.
10:13Ça fait un petit bout de temps que l'inflation n'a pas été ramenée vers son objectif.
10:17Et puis, surtout, au sein du Conseil,
10:19tous les directeurs de FED régionales
10:21qui sont aujourd'hui des votants,
10:24vont partir à la fin de l'année.
10:25Et eux, ils sont très hauts.
10:26Eux, ils sont très remontés contre l'inflation.
10:28Ils souhaitent observer, ils souhaitent voir une hausse de taux.
10:31Je pense notamment à Kashkari,
10:32qui a bien retourné sa veste, justement,
10:34de très dove à très hauts.
10:36Donc, il y a aujourd'hui, dans le collège des votants,
10:39suffisamment de présence pour faire basculer.
10:40Mais, en vrai, quand on regarde les anticipations,
10:43on est sur un 50-50.
10:44On est sur, vraiment, un jet de pièce.
10:46Notre vue, c'est que ce jet de pièce,
10:48il vaut mieux que ça tombe du côté pile ce coup-ci
10:50pour faire une hausse préhentive
10:51et puis, ensuite, ramener un petit peu, si vous voulez,
10:54l'équilibre des forces en faveur des détenteurs d'obligations.
10:57Et surtout que ces anticipations vont encore tanguer,
10:59donc, vendredi, à 14h30,
11:01puisque, bien sûr,
11:02la Fed va regarder avec beaucoup d'intention
11:05ce chiffre d'inflation.
11:06Il nous reste un peu moins de trois minutes
11:08pour boucler la boucle avec la BCE.
11:10Là, c'est très clair.
11:11Le marché anticipe à 98, voire même 100 %,
11:14une hausse de taux dès ce jeudi.
11:17Qu'est-ce que vous attendez de cette réunion
11:19en dehors de cette hausse de taux ?
11:21J'imagine que les journalistes vont poser des questions
11:24à Christine Lagarde
11:25sur les tensions obligataires en Europe
11:27que compte faire la BCE par rapport à ça,
11:29mais aussi, peut-être, sur l'AFD,
11:30sur d'autres sujets.
11:31Il sera peut-être là, plutôt, le sujet,
11:33en dehors de la décision taux, non ?
11:35Oui, je ne suis pas persuadé.
11:36Je pense que le sujet de l'inflation,
11:38c'est quand même ce qui préoccupe beaucoup les marchés
11:40et l'ancrage des anticipations d'inflation.
11:42Je pense que ça reste encore le sujet principal,
11:44le sujet préféré de la BCE.
11:46Et quand on écoute justement Nagel, Schnabel,
11:49tous les ténors, justement, des hausses de taux,
11:52la partie politique les intéresse beaucoup moins,
11:54la partie fiscale les intéresse beaucoup moins
11:56que la partie inflation qui les inquiète beaucoup.
11:57Mais l'Europe est remarquablement
11:59dans une position symétrique par rapport à la Fed.
12:01C'est-à-dire qu'on a aussi 2,5% d'inflation cœur
12:03et plus de 3% d'inflation headline.
12:05Ça n'est que le prix de l'énergie.
12:08En attendant, le spread entre la France et l'Allemagne
12:11est à 87 points.
12:12On est sur des plus hauts de fin 2024.
12:15C'est un sujet ou pas, Florian Hélpeau ?
12:18Pas pour l'instant ?
12:19Elle va remettre ça à plus tard ?
12:20C'est un sujet.
12:21Ce sera le sujet de la France politique de l'an prochain.
12:24Mais aussi de la BCE, d'une certaine façon.
12:25Elle est garante de la stabilité financière.
12:28Il ne faudrait pas que les taux longs
12:29dérapent trop français
12:31par rapport aux voisins européens, non ?
12:33Oui, absolument.
12:34Mais la reformation de la prime de terme,
12:37ce qu'on appelle la prime de terme,
12:38c'est-à-dire le fait que les taux longs soient plus élevés
12:39que ce qu'on peut anticiper de la BCE globalement
12:41sur les 10 prochaines années,
12:43cette prime-là, elle reflète effectivement
12:44un dérapage fiscal globalisé
12:46à une grande partie des acteurs de l'Europe.
12:48Simplement, la BCE doit regarder l'intégralité de l'Europe
12:51et pas uniquement le cas de l'Allemagne
12:53ou le cas de la France.
12:54Pour le coup, le cas de l'Allemagne
12:55contrebalance quasiment parfaitement
12:57le cas français globalement.
12:58Donc, c'est une perspective d'ensemble
13:00qu'elle doit avoir
13:01et pas une perspective idiosyncratique
13:02parce que la France est une idiosyncrasie
13:04au sein de la zone euro.
13:06Et puis, la grande question,
13:07en dehors de cette hausse de taux,
13:09Romain Aumont, c'est
13:10est-ce qu'il y en aura d'autres ?
13:11Aujourd'hui, quand on regarde
13:12les anticipations du marché,
13:14pour lui, oui,
13:15il y aura encore d'autres hausses de taux,
13:16notamment en décembre.
13:17Le marché anticipe encore deux hausses de taux
13:19en décembre et une au second semestre 2027.
13:22Nous, on considère que cette hausse de taux
13:24de septembre doit être la dernière
13:26parce que finalement, on fait face
13:28à une restriction financière
13:29que l'on n'a même pas vue
13:30lorsqu'on avait le choc au plus haut
13:32de la crise en 2022
13:34et que la Banque Centrale Européenne
13:35doit se lancer dans une clarification
13:39concernant son orientation politique future,
13:41finalement.
13:42Et on considère que ça peut être
13:43la dernière hausse
13:44et qu'on fasse face à une dovish hike,
13:49donc à une dernière hausse,
13:51une hausse accommodante
13:52qui signalerait au marché
13:53et bien notre cycle de resserrement monétaire
13:55est terminé.
13:56Et ça, on l'observera nécessairement,
13:58sans doute,
13:59dans les projections du staff
14:01de la BCE
14:02qui, normalement,
14:04devrait rendre plus asymétrique
14:05le risque inflationniste
14:06à la hausse comme à la baisse
14:07et donc signaler, finalement,
14:09une fin de resserrement monétaire
14:12du côté de Francfort.
14:13Merci à tous les deux
14:14de nous avoir accompagnés ce matin.
14:16Romain Haumont,
14:17macroéconomiste et stratégique
14:18chez Natixis IM
14:19et Florian Hielpau
14:20en charge de la macroéconomie
14:21chez Lombard Odiem
14:23pour évoquer cette semaine importante
14:25qui nous attend sur les marchés
14:27avec notamment la BCE.
14:28Ça sera jeudi après-midi.
14:29en tout cas,