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Retrouvez le Morning Meeting du lundi 26 octobre dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Bras.
00:11Et des publications ce matin qui ne sont pas très bien arbitrées.
00:13GALP qui était réservé perd désormais plus de 8% après la publication de ses résultats.
00:18Bon, il ne faut pas oublier que ce titre gagne toujours plus de 50% depuis le début de l
00:21'année,
00:21mais ça montre quand même comment les marchés peuvent être durs.
00:24On s'en souvient encore la semaine dernière avec le secteur du luxe,
00:27ce matin, donc, GTT qui perd 11% et GALP 8% après leur résultat trimestriel.
00:33Comme promis, donc, à distance ce matin, Florian Hélpeau.
00:35Bonjour, Florian. Merci de nous accompagner.
00:37Vous êtes en charge de la macroéconomie chez Lombard-Rodier IM
00:40et Vincent Juvins, responsable de la stratégie d'investissement chez ING.
00:44Bonjour, Vincent. Merci également de nous accorder quelques minutes ce matin.
00:48On reparlera de ce sujet, bien sûr, en large, en travers dans l'émission Les Experts,
00:52mais un petit mot quand même, Vincent Juvins, de Moody's, qui s'abstient,
00:56qui, vendredi soir, a décidé de ne pas dégrader la note française.
01:01Contrairement à Fitch et à S&P, Moody's estime toujours que la qualité de la dette française
01:09est une bonne qualité, alors que dans les deux autres agences de notation,
01:14on est en catégorie moyenne.
01:17Oui, c'est vrai qu'on pouvait douter de la baisse ou non de la notation au crédit de la
01:21France.
01:22Quelque part, on comprend tout à fait les arguments de Moody's et j'y souscris évidemment intégralement.
01:27On est face à une dette étatique qui demeure de bonne qualité,
01:30mais il faut absolument veiller à garder cette qualité.
01:33Et là, je suis peut-être un peu plus inquiet, moi, pour les semaines et les mois à venir,
01:36sur cette capacité de l'exécutif actuel ou de l'État français, de manière générale,
01:40d'assurer la soutenabilité de la dette publique, ou en tout cas d'en convaincre les investisseurs
01:45que la situation est sous contrôle.
01:47Et quelque part, finalement, les tensions sociales qu'on peut voir en sont, pour moi,
01:51je dirais, montrent les limites en tout cas de ce qui pourra être réalisé.
01:55On sait fort bien, lorsqu'on porte un regard économique froid sur la situation d'endettement de la France,
02:00qu'avec une dépense publique à 57% du PIB, c'est essentiellement au niveau de la dépense publique
02:06qu'il faudra, en tout cas, réaliser les arbitrages les plus importants.
02:09Or, on sent bien que chaque fois qu'on bouge les lignes un petit peu dans ce domaine,
02:13ça donne lieu, évidemment, à des oppositions de toutes parts.
02:16Il sera dès lors très difficile, en France comme en Occident, de manière générale,
02:21et dans mon propre pays qui est la Belgique, de détricoter, finalement,
02:26cet état providence qu'on a créé au fil des décennies ces dernières années.
02:30Du côté de l'ombard au DIM, quand vous regardez ce matin le 10 ans français,
02:34on ne peut pas dire qu'il y a une grande détente, Florian Yelpo.
02:37C'est un petit peu un non-event.
02:39Quand vous regardez l'OAT, on est toujours sur le fil des 5%.
02:42Ça montre bien que les marchés n'attendent pas les agences de notation.
02:46Oui, très clairement, les marchés pensent la notation largement en avance
02:52vis-à-vis des publications elles-mêmes, c'est très clair.
02:54Ce qui vient de se passer, en fait, ferme une assez longue parenthèse.
02:59De 2013 à 2026, l'État français s'est financé moins cher que l'État américain.
03:05Avant qu'on prenne en compte, évidemment, l'effet de la politique monétaire propre de chacune des zones.
03:11Mais on a connu une période qui a duré 13 ans,
03:14durant laquelle la France a connu des taux d'intérêt plus faibles sur la dette de l'État qu'aux
03:21États-Unis.
03:22Cette parenthèse est en train de se fermer.
03:23Mais évidemment, ce que price les marchés, ce qui fait justement le niveau de ces taux-là,
03:28n'est pas la même chose côté US et côté France.
03:33Très clairement, cette prime politique est plus importante aujourd'hui en France.
03:37Et avec raison, de toute façon, avant qu'on arrive aux élections présidentielles de l'an prochain,
03:43il sera difficile d'arriver à se dire le risque France n'existe pas,
03:47les marchés vont cesser de l'évaluer.
03:48Maintenant, pour nous, assets managers, la grande question, c'est qu'est-ce qui est d'ores et déjà dans
03:54le prix ?
03:54On a sur la partie courte de la courbe des spreads qui sont très distendus,
03:59qui sont à des niveaux qui continuent de monter au cours du mois d'octobre.
04:04Et sur la partie longue, on a exactement la même dynamique.
04:07Donc il y a le risque en lui-même.
04:08Est-ce qu'on pense que l'État français va faire défaut ?
04:10Absolument pas.
04:11Je souscris tout à fait à ce qui vient d'être dit par Vincent.
04:15De l'autre élément, c'est est-ce qu'on reflète bien le prix de l'accroissement de risque étatique
04:21auquel on est confronté aujourd'hui ?
04:22Et ça, c'est très difficile à dire.
04:24Notre point de vue, il est assez simple.
04:26C'est l'arbitrage aujourd'hui ne nous amène pas ni à vendre ni à acheter de la dette française
04:31dans nos portefeuilles.
04:33161 points, c'est ce matin l'écart de taux entre la France et l'Allemagne.
04:37Du côté des marchés financiers, une attention particulière sera cette semaine sur les banques centrales avec la Fed, la BCE,
04:46mais également la Banque du Japon.
04:49Quand vous regardez aujourd'hui ces banques centrales, Vincent Juvens, les attentes de marché sont sur un statu quo, que
04:58ce soit en Europe mais aussi aux États-Unis,
05:01malgré quand même des craintes inflationnistes qui risquent de s'accentuer.
05:05Et quand vous regardez ce matin le baril de pétrole qui est à 110 dollars, le mégawatt-heure de gaz
05:09qui est à 95 euros,
05:11les craintes d'un effet de second tour, pourquoi pas, en tout cas énergétique, vont revenir dans les prochains jours.
05:17Oui, c'est vrai.
05:18Il faut quand même dire que durant tout l'été, ces craintes ne se sont pas matérialisées.
05:23On voit que finalement la dynamique inflationniste reste cantonnée dans le giron énergétique.
05:29Donc jusqu'ici, on a eu peu de prix salaire.
05:33On voit que les éléments sont contenus.
05:36On voit évidemment qu'il y a un risque quasi aussi important que cette crise énergétique finalement se transforme en
05:41crise économique,
05:42notamment sur le vieux continent, où en effet les prix du gaz élevé que vous évoquiez pourraient à un moment
05:47gripper la machine économique.
05:48Mais dans le chef des banques centrales, objectivement aujourd'hui, le statu quo est tout à fait défendable cette semaine,
05:54sachant évidemment que ces craintes par rapport à l'inflation, ces craintes par rapport à la soutenabilité des dettes publiques
06:00ont déjà entraîné une hausse significative des taux longs qui, à certains égards, a déjà fait le job des banques
06:06centrales,
06:07qui a déjà retréci les conditions de financement et qui contraint l'économie dans sa capacité de croissance et donc
06:13de génération d'inflation.
06:15Donc les risques d'inflation, les risques de croissance, attention, faisons-y attention,
06:20puisque finalement, jusqu'ici, l'impact de la crise énergétique sur nos économies a été relativement limité,
06:27et j'en veux pour preuve les PMI qui ont encore été publiés la semaine dernière.
06:30C'est aussi parce qu'on a pu faire usage d'un certain nombre d'expédients, réserves stratégiques,
06:36augmenter la production aux États-Unis.
06:38On avait évidemment heureusement des économies qui étaient moins, je dirais, dépendantes des énergies fossiles,
06:44mais pour un certain nombre de ces mesures, on arrive potentiellement à la fin de leur effet.
06:49Je pense notamment à la libération des stocks stratégiques de diesel, par exemple.
06:52Je pense notamment au fait que les États-Unis ont beaucoup aidé les marchés durant le second trimestre de cette
06:58année.
06:59Tous ces éléments commencent aujourd'hui à marquer un petit peu le pas.
07:02Et l'hiver, si c'est rigoureux, eh bien, pourrait être problématique.
07:05Je pense essentiellement au vieux continent.
07:08Et là, c'est la raison pour laquelle la BCE ne doit certainement pas se hâter de monter les taux.
07:13Elle pourrait se retrouver potentiellement début de l'an prochain avec un risque économique plus grand qu'un risque inflationniste.
07:19Florian Hielpau, quand vous regardez aujourd'hui les attentes de hausses de taux,
07:23la prochaine hausse de taux en Europe se situe plutôt pour le mois de décembre,
07:27parce que c'est vrai qu'à court terme, la BCE ne peut pas faire grand-chose.
07:30Elle ne peut même rien faire sur les prix de l'énergie.
07:34Néanmoins, 97 euros ce matin pour un mégawatt-heure de gaz, c'est une première depuis 2022.
07:39Oui, la difficulté auxquelles les banques centrales vont être confrontées ces prochains jours est simple.
07:46Effectivement, elles ne produisent pas de pétrole, elles ne produisent pas de gaz.
07:49Donc de ce côté-là, elles n'auront pas d'influence.
07:51Mais néanmoins, elles sont en charge de faire en sorte que cette inflation énergétique,
07:55entre guillemets, reste une taxe sur la consommation
07:58et n'est pas comme influence d'accélérer la croissance des salaires,
08:03parce que c'est là qu'on devrait commencer à s'inquiéter du désancrage des anticipations inflationnistes.
08:09Donc quelque part, il y a une ligne de traite assez difficile à gérer,
08:13et pour la Réserve fédérale américaine, et pour la Banque centrale européenne,
08:16parce que cette inflation énergétique, elles n'y peuvent l'une et l'autre rien pour le moment,
08:23mais néanmoins, elles sont en charge d'empêcher la propagation de cette inflation énergétique
08:28et que cette inflation énergétique devienne de l'inflation, inflation tout court,
08:31c'est-à-dire une élévation globale du niveau des prix.
08:33Alors, aux États-Unis, en Europe, pour le moment, on ne voit pas beaucoup de signes,
08:37disons, d'une croissance des salaires marquée.
08:40Par contre, il y a un pays où on voit justement un peu plus de croissance salariale,
08:46de croissance des salaires que dans d'autres zones, c'est la Grande-Bretagne.
08:49Et là, on voit les pressions inflationnistes progressivement muter.
08:53Et c'est le danger auquel on est confronté, la Bank of England l'a récemment mentionné,
08:58elle a l'air un peu plus agressive, typiquement, dans ses derniers discours que la BCE,
09:02et il faut bien comprendre que le risque est là.
09:05Donc non, elles ne produisent pas de pétrole, elles ne produisent pas de pétrole, pardon,
09:09c'est la Banque centrale, mais attention aux effets de second taux potentiels,
09:13il ne faut pas les sous-estimer.
09:15– Beaucoup de sujets brûlants en ce moment quand même sur les marchés,
09:17que ce soit la remontée très forte ces derniers mois des taux longs,
09:22que ce soit bien sûr les prix de l'énergie, vous l'évoquiez à l'instant,
09:25et pourtant le marché action tient très très bien,
09:27notamment aux États-Unis, Vincent Juvins.
09:30Est-ce qu'il faut mettre ça encore et toujours sur le dos des entreprises
09:33qui continuent d'afficher des résultats spectaculaires ?
09:36Pour l'instant, quasiment 80% des sociétés ayant publié,
09:39ont publié des résultats au-delà des attentes.
09:41Est-ce que ça va suffire à tenir la tendance du côté des États-Unis,
09:45une tendance qui est de plus en plus fragile ?
09:47Preuve en est, le S&P est quick-pondéré, surperforme désormais depuis plusieurs séances.
09:52Le S&P classique, ça montre bien qu'il y a une certaine forme de fragilisation du S&P
09:57qui ces dernières semaines ne tenait que sur quelques valeurs.
10:01– Oui, et ce phénomène n'est pas nouveau.
10:03Vous savez, ça fait depuis le lancement de ChatGPT
10:06et depuis l'émergence de cette thématique AI
10:08que les investisseurs éprouvent tantôt de l'enthousiasme,
10:11tantôt de l'inconfort par rapport à leur exposition au secteur technologique.
10:16Et finalement, c'est bien légitime,
10:17puisque cette nouvelle économie qui se crée rapidement devant nous,
10:22finalement, comporte encore nombre d'inconnus.
10:24On en mesure certains aspects de risque actuellement,
10:27avec des émissions obligataires records,
10:29évidemment, pour financer cette expansion,
10:31notamment de construction de data centers, de CAPEX,
10:34qui permet de soutenir elle-même les bénéfices de ces entreprises.
10:38Mais c'est vrai que, plus que jamais,
10:40on se demande si ces entreprises sont un jour capables
10:42de monétiser les investissements gigantesques qu'elles réalisent.
10:46Et là, évidemment, on a certes des bons résultats jusqu'ici,
10:50dans ce troisième trimestre de publication de résultats.
10:54Cela étant, les résultats de la semaine sont évidemment clés
10:57pour déterminer si, oui ou non, la progression du S&P 500,
11:01qui est quand même déjà en hausse à peu près 17% depuis le début de l'année,
11:04pourra se poursuivre.
11:05Donc, il est évident, et finalement, je ferai un peu une référence à Halloween,
11:10que nous célébrerons tous fin de semaine,
11:12qu'aujourd'hui, ce que doivent distribuer ces entreprises aux investisseurs,
11:18ce sont des résultats relativement doux,
11:20s'ils ne veulent pas s'attirer les mauvaises heures de ces derniers.
11:23Donc, voilà, c'est une semaine à haut risque.
11:27178 entreprises du S&P 500 qui publient leurs résultats.
11:30Pour 45%, la market cap est parmi elles, l'ensemble des hyperscalers, évidemment.
11:36Donc, je pense, voilà, au-delà des banques centrales, au-delà de la situation géopolitique,
11:40la situation sur le terrain microéconomique méritera toute notre attention cette semaine.
11:45C'est une semaine avec des attentes très élevées.
11:47Les analystes attendent à plus de 30% de croissance bénéficiaire pour le S&P 500
11:51et 66% pour le secteur technologique à lui seul.
11:54Donc, c'est réellement le moteur de croissance bénéficiaire de cet indice.
12:00Et il faut pouvoir, évidemment, alimenter celui-ci constamment.
12:04D'autant plus que les taux élevés qu'on voit actuellement
12:07exercent une force de gravité, évidemment, sur les valorisations de ce secteur
12:11et également pèsent sur leurs coûts de financement.
12:13Il y a une année où le coût du capital a augmenté significativement.
12:18Donc, on reste, nous, positif sur le secteur technologique.
12:22Prudemment positif et on attend qu'il délivre ce trimestre
12:25comme il l'a fait au cours des trimestres précédents.
12:27Eh bien, qu'il rencontre les attentes d'analyse,
12:29qu'il les dépasse pour pouvoir permettre à ce secteur d'aller de l'avant.
12:32Microsoft et Alphabet mercredi soir.
12:34Puis, ça sera au tour de Amazon jeudi après la clôture.
12:38Du côté de l'ombardier IM, comment vous appréhendez ce segment technologique ?
12:43Florent-Ariel Pau, pour rappel, Meta a perdu 7% la semaine dernière.
12:47En dehors des résultats financiers, aujourd'hui, il y a une question, bien sûr,
12:50encore et toujours, sur les capacités d'investissement.
12:52Pour rappel, Meta a dit qu'il allait investir encore plus.
12:56Et pas seulement, et pas que.
12:58Il y a aussi la question de la transmission, en fait,
13:00de ce choc technologique en termes de productivité.
13:03Vous et moi, on en a déjà abondamment parlé.
13:08La saison des résultats pour le deuxième trimestre a clairement montré à quel point,
13:13dans les secteurs qui étaient les plus utilisateurs de l'IA,
13:18on avait une expansion des marges plus marquée.
13:20Alors, c'est très difficile de dire expansion des marges égale utilisation de l'IA,
13:24égale productivité, et c'est un raccourci que je ne m'autoriserai pas.
13:27Mais néanmoins, on peut suspecter qu'effectivement,
13:29cette nouvelle technologie permette des gains de productivité
13:32qui commencent à se voir dans le giron des secteurs qui l'ont enfanté.
13:37Le troisième trimestre, il doit nous amener la confirmation,
13:41un, que ça continue, et qu'effectivement,
13:44cette entreprise génère des marges anormalement élevées
13:47au vu de leur vente.
13:49C'est en cela que l'on verrait l'effet de la productivité.
13:53Et puis, en plus, on voudrait voir ces gains de productivité
13:56se diffuser au reste des secteurs.
13:58Et c'est le dernier enjeu, c'est-à-dire qu'effectivement,
14:00si c'est une technologie à usage général
14:03qui doit générer un accroissement de productivité,
14:06on le capte en partie aux États-Unis dans les chiffres macro,
14:09on voudrait le capter à l'intérieur des chiffres micro également.
14:12Si c'est le cas, alors probablement qu'on sous-estime les valorisations,
14:16probablement que le marché peut continuer à progresser encore un petit peu cette année.
14:20En tout cas, c'est notre point de vue, justement,
14:21une extension du domaine de la lutte de l'IA,
14:24une extension des effets de cette productivité globale
14:28sur un plus grand nombre de secteurs.
14:30Et en plus, ne l'oublions pas,
14:31cette productivité, elle est éminemment des inflationnistes.
14:34Donc, on doit aussi soulager un petit peu
14:35cette contrainte de financement que Vincent a mentionné précédemment,
14:39parce que moins d'inflation peut vouloir dire
14:41moins de restrictions côté banque centrale
14:42et des taux longs qui baissent un petit peu.
14:44Ça aussi, ça peut apporter sa pierre à l'édifice
14:46de la progression des marchés globaux en cette fin d'année.
14:50Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés ce matin.
14:52Florian Yelpo en charge de la macroéconomie
14:54chez Lombard-Rodier IM et Vincent Juvens de ING.