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  • il y a 7 minutes
Retrouvez le Morning Meeting du mardi 15 septembre dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:10Et ce 10 ans américain qui est donc sur des plus hauts de 2007 ce matin, au-delà des 5%,
00:155,03 pour évoquer ce sujet en plateau, Ronan Blanc.
00:19Bonjour Ronan.
00:19Bonjour.
00:20Vous êtes gérant obligataire chez Montpensier Arbevel et un autre gérant obligataire, donc deux spécialistes d'étau, ça tombe bien
00:25au vu de l'actualité ce matin,
00:26Frédéric Loazel, gérant de portefeuille chez Quairo Capital. Merci également de vous accompagner Frédéric.
00:31Oui, 10 ans américain au-delà des 5%, on aura peut-être l'occasion de parler du 10 ans français
00:35hier qui a tapé les 4,5.
00:37Ronan Blanc, aujourd'hui on voit bien que c'est les matières premières qui continuent un petit peu de pousser
00:43les taux longs sur des plus hauts,
00:45et surtout qui font dire aux investisseurs que demain à la Fed n'aura pas le choix.
00:49Ce matin quand vous regardez le baromètre FedWatch, 92% de probabilité d'une hausse de taux demain soir de
00:54la part de Kevin Warch.
00:54Oui, après ça va vite, la semaine dernière on était un peu plus de 50, 60%, mais c'est plutôt
01:01une bonne nouvelle.
01:02Pourquoi ? Parce que monter les taux, c'est déjà prendre acte de ce qui se passe, il y a
01:07une thématique inflation qui est quand même présente.
01:09On n'était pas très loin de la surchauffe sur l'économie américaine, on rappelle que la partie investissement est
01:15un moteur pleinement allumé aux US,
01:17nourrie par toutes les dépenses liées à l'IA, ça on le sait tous.
01:21Sur l'obligataire de manière générale, il y a un double choc, un choc d'offres et choc de demandes.
01:25On n'a jamais eu autant besoin de lever de la dette, donc les américains sont aussi lotis à la
01:31même enseigne.
01:32On a le cas français évidemment en tête que vous avez évoqué, mais les américains c'est un petit peu
01:36pareil.
01:37Donc monter les taux courts, c'est une manière d'essayer de tenir, comme on dit un petit peu dans
01:42le jargon, les parties longues de courbe
01:43qui étaient particulièrement attaquées et sensibles à cette thématique inflation.
01:48Je pense que le scénario du pire aurait été de voir la Fed finalement continuer à être très laxiste
01:52et nous dire que circuler, il n'y a rien à voir et finalement on fait ce que Trump nous
01:57a demandé de faire.
01:59Donc il y avait une rhétorique autour de l'indépendance de la Banque centrale, sa capacité à agir et avoir
02:04le bon diagnostic.
02:05Donc ça globalement, on va dire que c'est plutôt derrière nous, donc tant mieux.
02:09Et maintenant, il faut voir quels mots ils mettent sur cette hausse de taux.
02:14Est-ce que c'est simplement un petit ajustement monétaire ou est-ce qu'ils vont rester vigilants face à
02:19ce scénario de reprise ?
02:22Nous, on a plutôt tendance à penser que la croissance va nous aider dans les prochains mois,
02:27à savoir qu'on commence à voir un petit ralentissement se dessiner
02:30et que peut-être que ce ralentissement fera une partie du job de la Fed.
02:345,03 donc pour le 10 ans, quand on regarde le 2 ans américain, 4,67.
02:40C'est lequel le plus intéressant entre les deux aujourd'hui, Frédéric Loisel ?
02:43Le marché a fait son choix ces dernières semaines, il se porte sur les taux courts.
02:47Oui, alors pour rebondir sur ce que disait Roland, qui est très important,
02:50c'est effectivement un des seuls moyens à court terme de calmer la hausse des taux et la flambée des
02:55taux.
02:56C'est la conviction que partagent les investisseurs que la Banque centrale est là pour réagir au danger inflationniste.
03:05Et donc généralement, historiquement, ce qu'on voit, c'est lorsque les taux directeurs montent,
03:10la Banque centrale monte ses taux, la partie longue de la courbe des taux réagit plutôt bien et rebaisse.
03:16Donc aujourd'hui, effectivement, si vous pensez qu'on n'est pas sur un cycle plein de hausse des taux,
03:23vous allez effectivement sur le 2 ans.
03:26Et c'est la partie assez centrale pour la Fed.
03:30Les États-Unis, il faut bien se souvenir que la dette moyenne,
03:34la maturité moyenne de la dette, on est légèrement en dessous de 6 ans.
03:38Donc c'est moins la partie longue qui est importante pour eux que la partie courte.
03:44La Fed est en train d'acheter, racheter de la partie longue pour émettre beaucoup plus de titres à court
03:50terme.
03:50Donc je ne pense pas effectivement qu'avec cette gouvernance et ce nouveau président de la Fed,
03:58on en est pour plusieurs hausses des taux à la suite.
04:01Donc effectivement, je dirais plutôt sur la partie courte des États-Unis.
04:05Aujourd'hui, ce sont l'ensemble des parties longues des taux qui sont sur des plus hauts aux États-Unis,
04:11en Europe, au Japon.
04:12Si on regarde le cas français, hier 4,5, écart de taux qui a frôlé les 100 points en séance.
04:17On est ce matin plutôt aux alentours des 90 points.
04:204,47 pour le 10 ans français, 3,56 pour le Bund pour le 10 ans allemand.
04:26Quand vous regardez un petit peu les carnets d'ordre, Ronan Blanc, c'est quoi ?
04:31C'est un manque de conviction, beaucoup d'attentisme ?
04:36Ou est-ce qu'à l'inverse, ce sont plutôt des investisseurs qui vendent ce papier
04:40parce qu'ils se disent que la situation ne va pas s'améliorer à court terme ?
04:43C'est un manque d'acheteurs ou trop de vendeurs ?
04:45C'est les deux, mon capitaine.
04:46C'est un double choc.
04:47Encore une fois, il n'y a jamais eu autant de besoin de lever de la dette.
04:50La France en particulier, mais pas seulement.
04:51Vous évoquiez l'Allemagne.
04:52L'Allemagne, aujourd'hui, est en train de faire ce qu'ils ont dit qu'il ferait il y a
04:56quelques années.
04:57C'est-à-dire, absuyer sur l'accélérateur de la dépense.
05:00On pense à l'armement en particulier.
05:02Et puis, choc de demande en face.
05:05C'est-à-dire qu'il y a des gens qui, traditionnellement, sont quand même friands de dette d'État.
05:10On pense aux faux souverains.
05:11On pense notamment à certains pays du Moyen-Orient.
05:14On pense au Japon.
05:15On nous a toujours dit que le Japon était le banquier du monde.
05:17Ces gens-là sont soit tentés de rapatrier des capitaux chez eux,
05:20ou soit eux-mêmes sont dans une logique de dépense.
05:23L'Arabie saoudite va sans doute émettre de la dette pour financer l'effort de guerre.
05:27C'est quand même assez fou avec la hausse du baril qu'on a connu.
05:31Donc, ce double choc, malheureusement pour nous, arrive au pire des moments
05:34parce qu'il y a une défiance qui est en train de s'installer sur notre signature, qui est réelle.
05:38Il ne faut pas la masquer.
05:40Et en plus, le champ des possibles est très large.
05:41C'est-à-dire que vous avez les Norvégiens qui vous disent
05:43« Nous, notre fonds souverain, on va retoileter un petit peu les allocations stratégiques.
05:47Ce n'est pas juste du tactique à quelques mois.
05:49C'est les allocations stratégiques parce que, quelque part,
05:52on a plus confiance dans ce que font les entreprises que les États souverains. »
05:55Et ça, c'est une tendance de fond.
05:58On prend le chemin un petit peu des pays émergents.
06:01Je vais être un provocateur.
06:03C'est un mouvement de tiers-mondisation de nos économies occidentales.
06:07Mais ça en a quand même quelques symptômes.
06:09À savoir que les investisseurs étrangers donnent une prime positive
06:13aux dettes d'entreprises plutôt qu'aux dettes souveraines.
06:17Et ça, je pense qu'on ne l'a pas complètement intégré dans notre schéma de réflexion.
06:21Et une prime également pour les pays de l'Europe du Sud.
06:24Quand vous voyez ce matin le Portugal qui est à 3,92,
06:27l'Espagne à 4,02, quand la France est à 4,47,
06:31Frédéric Loisel, certes, on n'est pas sur la même profondeur de marché.
06:35Il faut un petit peu relativiser tout cela.
06:36Mais ça n'empêche qu'aujourd'hui, ces pays se financent moins cher
06:39que la France sur le marché secondaire.
06:40Peut-être parce qu'il y a plus de croissance.
06:42C'est vrai que la semaine dernière, Christine Lagarde a dit qu'il y aura plus d'inflation,
06:45mais il y aura également plus de croissance.
06:47Pour la France, c'est un petit peu la double peine.
06:48Mais si on regarde les autres pays de la zone euro, il y a de l'attrait aujourd'hui.
06:51Alors, ils ont du mal quand même.
06:53La zone euro aujourd'hui se finance à 4%.
06:55Donc l'Espagne, effectivement, qui a des éléments macroéconomiques
07:00qui sont bien supérieurs à ceux de la France.
07:02La Grèce ou le Portugal ou l'Italie, pareil.
07:05Mais l'ensemble des pays de la zone euro se financent à 4%.
07:07Donc c'est un vrai souci.
07:09Et pour la volatilité des taux aujourd'hui, il y a plein d'éléments que Renan a bien rappelés.
07:14Le point fondamental à retenir quand même, c'est que toute cette hausse des taux,
07:18cette envolée des taux, elle a démarré le 27 février.
07:21Et c'est l'élément central.
07:23C'est parce que les voies du pétrole sont bouchées qu'on a ce choc sur les taux d'intérêt.
07:29Alors effectivement, il y a beaucoup d'effets d'éviction dont Renan parlait,
07:32parce qu'effectivement, l'épargne est moins abondante dans le monde.
07:36Donc le capital devient plus rare, devient plus cher.
07:38Même aux États-Unis, on a eu le secrétaire d'État qui a demandé hier aux entreprises de la tech
07:44d'arrêter d'émettre trop, d'envahir les parties longues des courbes américaines d'abord,
07:49voire des courbes mondiales ensuite,
07:51puisqu'effectivement, il y a un effet de concurrence qui est assez central.
07:54Toutes ces entreprises commencent à émettre en dessous des dettes d'État.
07:58Donc du Google en euro à 10 ans émets en dessous de la France.
08:01Donc effectivement, ça participe de cette espèce de nouvelle géographie de la dette.
08:05On est un peu dans un monde de la rente balsacienne,
08:08où effectivement, on pouvait arbitrer entre une rente privée et une rente publique,
08:12avec effectivement des rentes privées, donc les entreprises, les obligations des entreprises,
08:16qui affichaient souvent des taux en dessous des taux d'État.
08:19Mais encore une fois, dans la séquence,
08:22c'est véritablement le choc pétrolier qui explique l'envolée des taux.
08:24Et nous, de notre connaître, on n'est pas forcément sûrs que la croissance,
08:30et notamment en Europe, pourra tenir assez longtemps pour effectivement justifier des taux longs aussi importants.
08:37Donc Christine Lagarde a marqué une grande surprise,
08:39effectivement, jeudi dernier lors de sa conférence de presse.
08:41Ils ont eu effectivement la satisfaction de ne pas avoir géré la politique monétaire d'une zone
08:46en schéma de stagflation, qui est extrêmement compliquée, effectivement,
08:50à gérer pour une banque centrale.
08:52On n'est pas forcément convaincu que ça va se poursuivre sur les deuxième et quatrième trimestres.
08:57Il faut bien se rappeler que le chiffre du deuxième trimestre,
08:59qui a surpris tout le monde,
09:01il est largement dû à l'aberration de la croissance irlandaise.
09:04Mais quand vous regardez 2027, la BCE prévaut 1,4% de croissance,
09:07versus 0,8-0,9 cette année.
09:11Alors oui, la semaine dernière, effectivement,
09:12et deux jours après, l'Allemagne a commencé à dire qu'ils allaient réviser peut-être,
09:16pour le troisième trimestre, les chiffres de croissance.
09:18La France les a coupés la semaine dernière également.
09:23Donc c'est très évolutif.
09:25Oui, un, ils ne sont pas faillibles,
09:26ce ne serait quand même pas la première fois que la BCE se trompe.
09:28Mais un autre élément qui est très différenciant de l'Europe du Sud,
09:32c'est qu'il y a 10-15 ans, ils ont fait des efforts de dingue.
09:35Souvenez-vous, quand la Troïka était en Grèce
09:38et a tapé à la porte d'autres pays de la périphérie de la zone,
09:41on leur a demandé de baisser les salaires des fonctionnaires,
09:45de baisser les pensions.
09:47Tout ça a permis aujourd'hui d'avoir un certain nombre d'amortisseurs
09:51que nous, on n'a pas.
09:53Donc la vraie question, c'est est-ce que la France fera les mêmes efforts
09:56qu'on a demandé aux pays du Sud de l'Europe ?
09:59Je n'ai pas la réponse aujourd'hui.
10:01C'est un point très important, en fait.
10:02Si on se mettait dans un cas de figure de crise, crise obligataire,
10:07qui n'est pas forcément très éloignée, avec une envolée du spread contre l'Allemagne
10:11il y a 10 ans, au-delà de la fameuse barrière psychologique des 100 points de base,
10:15il n'est pas sûr que la BCE, qui a ses outils d'intervention,
10:19depuis 2022 c'est assez nouveau, on ne les avait pas pendant la crise
10:22et d'être souveraine il y a une dizaine d'années,
10:24il n'est pas sûr que la BCE vienne au chevet tout de suite.
10:27Ça ne va pas assez mal.
10:28Non, ça veut dire que la France n'est pas éligible.
10:30Elle est en procédure de déficit excessif.
10:33Ronan le rappelait très bien, elle n'a fait aucun des efforts
10:35que tous les pays du Sud de l'Europe a faits.
10:40Donc effectivement, elle ne viendrait pas tout de suite.
10:42L'autre sujet de ces dernières heures, c'est OpenAI,
10:44la maison mère de Chagipiti, qui reporte son introduction en bourse.
10:49Dans le même temps, plusieurs déclarations ce week-end,
10:51à commencer par Anthropique, la maison mère de Claude,
10:54qui appelle un petit peu à calmer le jeu dans les dépenses
10:56liées aux intelligences artificielles.
10:58Hier, typiquement, les ASML, les Schneider Electric, etc.,
11:00ont perdu 5-6%.
11:02Du côté de Wall Street, les AMD, les Nvidia, etc.,
11:05ont perdu plus de 3%.
11:06Est-ce que, en ce qui concerne votre marché,
11:09le marché obligataire,
11:10ce serait un petit peu une bonne nouvelle
11:11qu'on calme un petit peu le jeu ?
11:12Je regardais ce matin les hyperscalers,
11:14les grands noms de la tech,
11:15qui vont émettre entre 250 et 350 milliards,
11:18c'est une fourchette assez large,
11:19de dettes cette année.
11:21Si d'un seul coup, on lève un petit peu le pied,
11:22ça serait quand même une bonne nouvelle, non, Fréric Loisel ?
11:24Oui, absolument. Alors, depuis le début de l'année,
11:26on en est à 700.
11:28Quand on prend l'ensemble des dettes,
11:29et pas forcément des dettes très liquides,
11:31des fameux hyperscalers,
11:32puisqu'effectivement, on a également
11:33la levée de dettes plutôt sur les marchés privés,
11:36mais effectivement, ça soulagerait énormément,
11:39notamment les États.
11:40Encore une fois, on commence à avoir
11:42un petit effet d'éviction.
11:44Et on se rappelle que,
11:45juste après l'IPO de SpaceX,
11:48l'entreprise est venue sur l'ensemble
11:50des marchés obligataires,
11:52lever de la dette,
11:53et on peut raisonnablement penser,
11:54en fait, que ça sera la même chose pour Anthropique.
11:56Ce n'est pas un coup d'arrêt,
11:58on lève un petit peu le pied sur l'accélérateur.
12:00Voir même peut-être un exercice de communication.
12:02Il faudra voir comment ça se traduit
12:03dans les prochaines semaines.
12:04Je pense qu'il y a un petit peu tout qui est mélangé.
12:04Encore une fois, en France,
12:05ce qui importe, c'est la dérivée première.
12:07Donc, si on relève un peu le pied de l'accélérateur,
12:10globalement, ça redonne un petit peu d'air
12:12dans un contexte où on en a besoin.
12:13Est-ce que c'est vraiment une mauvaise nouvelle ?
12:15Je ne suis pas complètement convaincu.
12:17Nous, ça n'a pas empêché le Crédit Européen
12:19de continuer à avoir des portes
12:21quand même globalement ouvertes
12:22sur les émissions nouvelles.
12:23Sur la île européenne, hier,
12:24on a eu cette émission.
12:26On n'est pas sur des niveaux records,
12:28mais pas très, très loin.
12:30Donc, c'est vrai qu'il y a une sorte
12:31un petit peu hermétique au bruit ambiant.
12:33Alors, vous allez me dire,
12:34oui, jusqu'au moment où la hausse des taux souverains
12:37finira par faire basculer tout ça.
12:39On ne joue pas non plus la surenchère.
12:42Peut-être qu'on arrivera à se stabiliser
12:44autour des 4,70 sur le 10 ans français.
12:47On se souvient quand même qu'en 2011-2012,
12:50il avait fallu attendre les plus de 7%
12:52sur le 10 ans italien pour voir la BCE
12:54être un petit peu plus vocale
12:55avec le Believe Me, It Will Be In Off
12:57de Mario Draghi.
12:58Bon, Christine Lagarde n'est pas Mario Draghi
13:00et sans doute, on l'a encore rappelé,
13:03que ça viendra avec un catalogue d'efforts à faire
13:06dont on n'a pas fait le dixième de la totalité.
13:11Sur la partie action, hier soir,
13:12Wall Street a plutôt bien résisté.
13:14Le Nasdaq 100, seulement 0,8% de baisse.
13:16Dojo 0,3%, S&P 500, 0,5%.
13:20Visiblement, pour l'instant, on encaisse le choc.
13:23Le marché est un petit peu immunisé
13:24à ces « mauvaises nouvelles » comme on vient de le souligner.
13:27Est-ce que ça peut encore durer longtemps ?
13:29C'est-à-dire que pour l'instant,
13:30tout tient autour de l'IA.
13:32On voit quand même que ce sont...
13:33Et de l'énergie.
13:34Et de l'énergie.
13:36Aujourd'hui, vous trouvez que le marché est complaisant ?
13:38Ou non, au contraire, il a raison de se réfugier sur ces valeurs
13:40dans le sens où elles apportent de la visibilité,
13:42de la croissance.
13:43On le verra encore au troisième trimestre.
13:45Mais quand vous regardez les taux de croissance attendus
13:46pour les GAFAM,
13:47on est entre 10 minimum pour Apple
13:50à 20-30% pour Amazon et compagnie.
13:53C'est assez rationnel.
13:54D'ailleurs, quand on regarde sur les marchés européens
13:57ou sur les marchés américains,
13:58on a les mêmes secteurs qui trustent,
14:00qui poussent les indices.
14:02On a l'énergie, on est à 50% ou pas loin,
14:05entre 45 et 50% sur l'Eurostock 50 et sur le S&P.
14:09Et vous avez les technologies,
14:11en fait, ce qu'on appelle les TMT,
14:13qui sont juste derrière.
14:14Donc on a également en Europe,
14:16en fait, un viet de croissance sur les equity
14:17et qui a été largement exploité par tous les investisseurs,
14:20ce sont les banques.
14:21Les banques, effectivement, continuent
14:25leur belle performance.
14:26Et on a un environnement qui,
14:27ne serait-ce que pour tout ce qui est financier,
14:30justifie cette hausse, en fait.
14:31On a des taux très hauts,
14:33on a des courbes qui ont été bien repentifiées.
14:35Et vous avez, pour l'heure,
14:38rien qui n'indique qu'il y a un arrêt
14:40sur la distribution des crédits aux entreprises.
14:42Même si, effectivement, les banques restreignent
14:43un petit peu leurs critères,
14:45resserrent leurs critères, pardon,
14:46vous avez toujours, effectivement,
14:48des productions de prêts qui sont intéressantes.
14:50Et d'ailleurs, sur les prêts,
14:51quand on regarde la partie hypothécaire,
14:54alors qu'on devrait, effectivement,
14:55voir en France, voire en Europe,
14:57avec la flambée des taux longs,
14:58un arrêt, un coup d'arrêt sur la production,
15:00ce n'est pas du tout ce qu'on voit.
15:02Les banques ont un intérêt, effectivement,
15:04à faire de la production,
15:08à distribuer des prêts hypothécaires,
15:11et alors qu'ils n'ont toujours pas modifié leur taux.
15:15BNP qui...
15:16Il n'y a pas de pricing power.
15:17Non, BNP, on a hier à refinancer,
15:20ou il y a quelques jours à refinancer,
15:21en fait, son stock,
15:22une partie de ses stocks de prêts hypothécaires,
15:25à 30 à 40 points de base,
15:26en dessous du taux français.
15:28Vous voyez, donc, il y a quelque chose,
15:29en fait, qui tient encore,
15:31et rien.
15:31Donc, le marché est très rationnel, en fait.
15:34Dans un instant, on fera un point sur la séance,
15:35mais le mot de la fin,
15:36Ronan Blanc,
15:37elles sont où, aujourd'hui, les opportunités ?
15:39Alors, j'imagine que vous allez me dire,
15:40sur la partie crédit,
15:41sur la dette d'entreprise,
15:42ça n'empêche, quand même,
15:43que vous l'avez souligné,
15:44ces entreprises, parfois,
15:45se financent moins chères que la France.
15:46Est-ce que ces opportunités
15:48sont de réelles opportunités ?
15:49Est-ce que le crédit n'est pas un peu trop cher,
15:51là, aujourd'hui, à court terme ?
15:52Alors, et puis,
15:53ce n'est pas du tout incompatible
15:54avec la partie actions.
15:55Encore une fois,
15:55ce qui est bon pour le crédit
15:56est bon pour les actions,
15:58et inversement.
15:59Du haïl d'européen,
16:00aujourd'hui, ça tourne à 5,5, 6 de rendement.
16:03On a un peu d'inflation,
16:04on pense qu'on devrait se stabiliser
16:06autour des deux.
16:07Donc, net de l'inflation,
16:08on est sur des niveaux plutôt corrects,
16:10mais, clairement,
16:11il y a de l'appétit, aussi,
16:11sur la partie actions,
16:13parce que la croissance est là,
16:14parce que le canal du crédit,
16:15vous l'avez évoqué,
16:16est ouvert,
16:17et qu'ils ont assaini les bilans.
16:19Il n'y a pas de mouvement massif
16:21pour relèverger,
16:22pour se ré-endetter massivement,
16:24céder aux sirènes du M&A.
16:26Il y a quelques opérations d'acquisition,
16:28notamment transatlantique, etc.
16:29Mais, on n'est pas du tout
16:30sur une thématique de surchauffe,
16:32à la différence de toutes les thématiques
16:34qu'il y a qu'on a déjà évoquées.
16:35J'imagine que vous partagez ce point de vue,
16:37Frédéric Loazel.
16:39Elles sont où, aujourd'hui,
16:39les opportunités ?
16:40Où est-ce que vous arrivez
16:41à capter du rendement ?
16:43Alors, plutôt, effectivement,
16:44et je vais dans le sens de Ronan,
16:46plutôt, effectivement,
16:47alors, dans ma partie obligataire,
16:48bien sûr, en fait, sur le crédit.
16:50Le crédit, il est un peu immunisé.
16:52Les primes de risque,
16:53vous savez,
16:54le taux d'une entreprise
16:55s'est construit à partir
16:56d'un taux 10 ans risque
16:57et une prime de risque
16:57en fonction du risque de l'entreprise.
17:00Eh bien, les primes de risque
17:01sont très serrées.
17:02Maintenant, avec le mouvement général
17:03de hausse des taux,
17:04vous avez, en fait,
17:04des taux absolus,
17:05des taux nominaux
17:06qui sont très intéressants.
17:07Et ce que venait de dire Ronan
17:09est fondamental.
17:12Les bilans sont assainis
17:13dans quasiment tous les secteurs.
17:14Vous avez des leviers financiers
17:16qui ne sont pas ceux qu'on avait
17:17juste après la crise financière.
17:19On est plutôt dans une situation
17:20pré-crise financière
17:22avec des secteurs assainis
17:23et qui vous donnent, en fait,
17:25des bonnes perspectives
17:26avec des taux de croissance
17:28dans les économies
17:28qui sont encore assez importants.
17:32Merci à tous les deux
17:33de nous accompagner ce matin.
17:34Fréé-Cloisel pour Coïero Capital
17:35et Ronan Blanc pour Montpensier Arbevel.
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