- il y a 6 semaines
Ce vendredi 4 septembre, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, Virginie Robert, présidente de Constance Associés, et Alain Pitous, senior advisor chez AI for Alpha, se sont penchés sur les taux d'intérêt, l'inflation et l'économie mondiale dans la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:02BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:08Marc Fiorentino
00:10Oui je sais, je sais, nous sommes officiellement devenus cet été les cancres de la zone euro pour les taux
00:16d'emprunt
00:16mais moi j'ai 4 bonnes nouvelles, pas 3, 4
00:19C'est votre argent, bon ça c'est classique, c'est votre week-end, classique
00:22mais c'est une émission exceptionnelle, super classique
00:25mais c'est la rentrée, je suis très très content de voir, très très content de voir mes invités
00:30même si j'ai pas eu l'équipe que je voulais avoir en démarrage, j'ai eu l'équipe B
00:34mais bon on va faire avec
00:35Alors pourquoi cette émission va être exceptionnelle ?
00:37Parce qu'on va faire le point sur la situation économique et financière après cet été
00:41dont on peut dire franchement qu'il a été particulièrement chargé
00:45Au sommaire aujourd'hui, le mot de la semaine, c'est justement ça, l'été meurtrier
00:49Le chiffre de la semaine c'est 0, la croissance en France au deuxième trimestre
00:53Le parti pris c'est la nouvelle rubrique de la rentrée, il fallait changer des trucs quand même
00:57Le parti pris de la semaine c'est non, il n'y a pas d'inflation
01:02Et en deuxième partie de l'émission, où va la bourse en général et le CAC en particulier
01:07CAC qui est quand même très à la traîne depuis le début de l'année
01:09On souffre sur les taux mais on souffre aussi sur les indices boursiers
01:13Les questions d'argent, quelle allocation d'actifs dans cette tempête ?
01:17Quel placement privilégié ? Je suis certain qu'il y en a une qui va me dire
01:20C'est toujours la même chose, moi je ne fais que des actions, je ne peux pas vous parler d
01:23'autre chose
01:24Je ne vous dis pas qui c'est
01:25Le top ou le flop de la semaine, le top 3 des gérants et les actions à acheter ou vendre
01:29Mais pour une émission exceptionnelle, surtout pour la première
01:33Il faut des invités exceptionnels, j'ai le plaisir de vous présenter notre Jedi de l'économie et de la
01:36finance
01:37La mode est à, non c'est plus le triathlon, j'ai changé, la mode est à l'ultra trail
01:42Ah, intéressant, pas mal, pas mal
01:44J'essaye de m'adapter parce que j'ai vu que pour le trail, il y a plus d'inscrits
01:49dans les épreuves de trail
01:51Que dans les épreuves de running, ce qui est quand même assez incroyable
01:55Le trail devient très à la mode, mais je n'ai jamais fait du trail
01:57Bon c'est pas grave, j'ai décidé que vous étiez la championne de l'ultra trail des tours d
02:00'intérêt
02:00Ça met la pression
02:03Vous êtes responsable de la stratégie TAU chez Amundi Institute, merci et content de vous revoir
02:07C'est devenu notre gourou de l'allocation d'actifs, élément essentiel d'une bonne gestion de patrimoine
02:13Alain Pitou, comment ça va ?
02:14Super
02:14Toujours senior advisor chez AI4Alpha ?
02:18Exactement
02:18L'IA, à fond ?
02:20Oui, à fond la caisse
02:21Et l'Alpha aussi ?
02:22L'Alpha, ça dépend des moments, on en parlera tout à l'heure
02:25L'ouverture sur les Etats-Unis et l'ouverture sur le monde, pas simplement sur les Etats-Unis
02:30C'est sa spécialité, nous sommes contents d'en profiter, Virginie Robert
02:34Bonjour Marc
02:35Le monde bouge
02:37Absolument, ça s'est même accéléré
02:39C'est quand même accéléré, vous êtes présidente de Constance Associée
02:43Alors il y a des économistes utiles, très peu
02:46Et lui nous est très utile, essentiel même, Denis Ferrand
02:50Vous êtes l'économiste qui murmure à l'oreille des chefs d'entreprise
02:53Et vous êtes directeur général chez Rackier
02:55Avec une nouvelle coupe de cheveux
02:56Oui, tout à fait
02:57Vous avez changé de coiffeur
02:58Ah oui, justement, c'est pas un ultra trail, mais voilà, il faut changer
03:01Pourquoi ? C'est pour être plus aérodynamique pour l'économiste, pour ce qui nous attend
03:06Parce que ça va décoiffer, parce qu'il va y avoir tellement de boucles
03:08J'aurai pas le temps d'aller chez le coiffeur pendant l'année
03:11Ça va décoiffer
03:12Allez, le mot de la semaine que j'ai choisi, c'est été meurtrier
03:15Alors on était au soleil, et pendant ce temps-là
03:18Vous savez que les investisseurs, ils ont toujours un peu peur de l'été
03:21Ils craignent une baisse violente des actions
03:23Mais en fait, c'est pas sur les bourses que ça s'est passé
03:25L'été a été meurtrier, mais sur les taux d'intérêt
03:29Qui se sont tout simplement envolés au plus haut depuis 30 ans au Japon
03:32Au plus haut depuis 2008 aux Etats-Unis en Europe
03:35C'est votre spécialité, Valentina
03:37Pourquoi cette hausse ? Qu'est-ce que ça change pour l'économie mondiale ?
03:40Alors pourquoi cette hausse ?
03:42Déjà, c'est un mouvement global
03:43Les taux ont augmenté, pas juste les taux longs
03:46On a les taux courts, les taux longs, les taux très longs qui ont augmenté
03:49Et c'est très simple, il y a trois raisons qui expliquent cette hausse des taux
03:52La première, c'est la hausse du prix de l'énergie
03:55Avec le regain des tensions au Moyen-Orient
03:57On s'était quitté fin juin
04:00On avait un cours du baril de Brent
04:02C'était autour de 70 dollars
04:04Il est aujourd'hui à 95 dollars le baril
04:07Les investisseurs, ils anticipent maintenant un prix du pétrole
04:10Qui va être plus élevé plus longtemps
04:11Il y a également beaucoup de tensions sur le marché du gaz européen
04:15Si on regarde les prix depuis juin, ils ont fait plus de 60%
04:18On a des niveaux de réserve sur le gaz qui sont relativement basses
04:21Donc les investisseurs...
04:22Je voudrais juste relativiser pour les gens qui nous écoutent
04:24Et qui ne suivent pas le marché
04:25On est très très très très loin des niveaux qu'on a connus au moment de l'Ukraine
04:30Non mais parce qu'à l'époque on avait beaucoup paniqué
04:32A raison, sur le gaz et là je lis partout
04:35Oui, le prix du gaz a explosé
04:37On est quand même très très loin de ce qu'on avait vu
04:39On est très loin, mais on était parti sur une normalisation du prix de l'énergie
04:43A la fin de l'été, la situation va se normaliser
04:45Aujourd'hui on est quand même en train de se dire
04:47Que ces prix de l'énergie vont rester plus élevés plus longtemps
04:49Ce qui a obligé quand même les investisseurs
04:52A reconsidérer les dynamiques d'inflation à court terme
04:54Première raison
04:55Première raison
04:56La deuxième raison, c'est le durcissement des conditions
04:59D'un changement dans la trajectoire des politiques monétaires
05:01Anticipées par les investisseurs
05:03Parce qu'ils se sont dit
05:04On va avoir plus d'inflation
05:05Mais les économies sont assez résilientes
05:07Une des bonnes surprises de cet été
05:09C'est la relative plus grande résilience
05:11Qui était attendue de l'économie européenne
05:14Donc les investisseurs anticipent maintenant plus de hausses de taux
05:17Sur la BCE, avant l'été on était sur une hausse
05:20Maintenant ils sont sur trois hausses
05:21Sur la Fed on était sur une hausse
05:23Maintenant les marchés anticipent deux hausses
05:25Et ça, ça a été aussi renforcé avec le discours de Kevin Warch
05:28Qui s'est dit
05:29Kevin Warch est le patron de la Banque Centrale Américaine
05:32Troisième raison
05:32Il y a une résilience économique
05:34Mais il y a des niveaux d'inflation préoccupantes
05:35Et la troisième raison
05:37C'est que maintenant les investisseurs
05:39Ils demandent plus de rendement
05:40Pour se positionner sur les parties longues des courbes
05:42Ça c'est pas forcément quelque chose de nouveau
05:43Pour moi on est vraiment rentré aujourd'hui
05:45Parce qu'en fait il y a beaucoup de gens qui empruntent
05:46Parce qu'il n'y a pas que les Etats
05:48Maintenant il y a les groupes
05:51Les groupes d'IA
05:52On est rentré dans un nouvel environnement
05:54Les niveaux de dette des Etats sont élevés
05:55Les besoins de financement sont simplement monstrueux
05:58Que ce soit public, que ce soit privé
05:59Et pour moi dans les années prochaines
06:01On va quand même beaucoup réfléchir
06:03A une relocalisation de l'épargne sur le marché domestique
06:05Donc cet environnement où
06:07On va demander plus de rendement sur les parties longues
06:09Pour moi on est vraiment au début d'une nouvelle histoire
06:10Donc voilà, c'est pour ces trois raisons
06:12Qu'au cet été on a vu des pressions sur les taux
06:14Quel impact sur l'économie mondiale ?
06:17On voit déjà l'impact sur l'économie française
06:20On voit l'impact sur l'économie européenne
06:24L'impact sur l'économie mondiale
06:25On ne peut pas dire l'impact sur l'économie en tant que telle
06:29C'est sur les économies à l'intérieur du monde
06:32Parce qu'il y a de la réallocation qui est massive
06:35Qui est intervenue
06:35C'est ce qui se passe par exemple sur le Japon
06:37Désormais vous avez un rendement sur le Japon
06:40Qui est pas très éloigné
06:42De celui que vous allez avoir sur les pays occidentaux
06:44Qui est totalement historique
06:46On n'a pas vu ça depuis 30 ans
06:473% sur les taux longs
06:49On ne savait même pas
06:51C'est le dernier pays qui avait encore des taux d'intérêt négatif
06:54Et quand vous regardez
06:56La détention de titres américains
06:58De titres du trésor américain par les japonais
07:00Ils ont reculé quand même assez sensiblement
07:01Au point qu'il a fallu au coeur de l'été
07:03Qu'il y ait une intervention concertée
07:05Entre Etats-Unis et Japon
07:07Pour qu'il y ait du rachat de titres
07:09De titres de longs américains par les japonais
07:12Donc vous avez des mouvements
07:14Qui sont en train de se faire à l'intérieur de la zone
07:16De l'économie mondiale
07:18Parce qu'on est sur la formation
07:20De déséquilibres qui sont majeurs
07:22C'est une mauvaise nouvelle pour l'économie mondiale
07:24Ce niveau des taux d'intérêt non ?
07:25En fait le tout est de savoir comment va se faire l'équilibre
07:27Entre les économies qui sont structurellement
07:29En besoin d'appel de capitaux
07:32La première c'est les Etats-Unis
07:33Un chiffre sur les émissions
07:35Les émissions d'obligations corporelles aux Etats-Unis
07:38Des émissions par les entreprises
07:39C'est plus 28% depuis le début de l'année
07:41Ça c'est l'IA
07:42Ça c'est l'IA
07:43En gros de partie
07:44C'est massif
07:45Plus une dette publique de 40 000 milliards
07:47Plus la dette publique
07:48Donc vous avez d'un côté les économies
07:50Qui sont de plus en plus en déséquilibre
07:52Et en besoin d'appel au marché
07:53Et d'autres qui sont elles en formation d'excédent
07:56On y reviendra
07:57Mais vous avez par exemple
07:58Avant même l'été
07:59Vous aviez déjà la Chine
08:00Qui a un excédent courant
08:02Qui fait 1% du PIB mondial
08:04C'est gigantesque
08:06Mais désormais vous avez la Corée
08:08Vous avez Taïwan
08:09Qui sont en train de dégager
08:10Des excédents qui sont massifs
08:11Parce que vous avez des transferts de fonds
08:13Et donc on ne peut pas dire
08:14Pour l'économie mondiale
08:15Ce qui est en train de se passer
08:16Il faut regarder
08:17Les nouvelles configurations nationales
08:20Qui sont en train de se dessiner
08:21Parce qu'il y a des nouveaux équilibres
08:22Entre économie à capacité de financement
08:25Les économies asiatiques
08:26Et économie à besoin de financement
08:28Fondamentale
08:28Les économies occidentales
08:29Virginie c'est quand même un nouvel environnement
08:31Pour les entreprises
08:32Ou pas ?
08:33Oui je voulais revenir sur les 3 raisons
08:35Effectivement il y en a une quatrième
08:36Donc on l'a mentionné
08:39Ce sont les déficits budgétaires
08:41La question fiscale finalement
08:42Parce qu'on voit bien que l'impact
08:44Est complètement différencié
08:45Et en particulier si on parle de la France
08:47Ça tombe à
08:48En fait il y a tout en même temps
08:50Il y a tout en même temps
08:51Donc on est dans un schéma
08:54Assez compliqué
08:54Mais peut-être aussi
08:57Cinquième
08:58Quand on voit les taux longs
09:00En particulier
09:02Et on peut le souligner
09:04C'est que je pense que c'est un mouvement long terme
09:06Et un nouveau chapitre
09:08Alors c'est vrai qu'on avait été habitué pendant des années
09:10Avoir des taux extrêmement bas
09:12Et peut-être
09:14Oui aussi
09:15Des anticipations de croissance
09:17C'est clair
09:18Il ne faut pas le mettre de côté
09:19Donc c'est pas
09:21C'est-à-dire
09:21Vous pensez qu'on peut avoir
09:22C'est pas une lecture complètement noire
09:23Voilà
09:24Ok
09:25Pour les anciens comme nous
09:27Un peu autour de la table
09:28Normalement quand les taux montent
09:29C'est assez négatif pour les marchés actions
09:31Et finalement cet été
09:32Ça a été quand même assez sévère
09:33C'est une forte hausse des taux
09:35Un peu partout dans le monde
09:36Et malgré tout
09:37Les actions ont bien tenu
09:38Je crois que
09:40Un point important
09:41Par rapport à tout ça
09:42C'est qu'il n'y a pas eu de crise de crédit
09:43C'est-à-dire qu'en fait
09:44Tout ça
09:45Ça se fait relativement dans le calme
09:46Pour l'instant
09:46Oui pour l'instant
09:47Mais c'est ça aussi
09:48C'est que ça nous rapproche
09:49Du moment où il pourrait y avoir
09:50Une fragilisation telle
09:52D'un acteur
09:52D'un secteur
09:53D'un segment d'une entreprise
09:54Qu'on se retrouve avec un accident de crédit
09:56Et là les choses pourraient
09:57Assez rapidement dégénérer
09:58Parce qu'en fait
09:58Les taux ont monté
10:00Pas par des vendeurs d'obligations
10:02Qui auraient fait monter les taux
10:04En ayant du mal à trouver des acheteurs
10:06Mais avec des émissions
10:07Qui au fil du temps
10:09Se placent un peu moins bien
10:10Parce que vous êtes acheteur
10:11Après on a vu
10:12L'adjudication française
10:14C'est très bien passé
10:14Il faut dire que le taux
10:17C'est un peu ce que disait Denis
10:18Tout à l'heure
10:19C'est qu'il y a encore
10:20Beaucoup d'épargne
10:20Pour le moment
10:21Le transfert se fait relativement bien
10:23Jusqu'à quel point
10:24Avec le danger
10:25C'est la fragilisation
10:26En ce moment
10:27Je trouve
10:27De certains acteurs
10:28Certains secteurs
10:29Et on voit quand même
10:30Les deux fragiles
10:31Pays occidentaux
10:32C'est les Etats-Unis
10:331 000 milliards d'emprunts
10:35Qui sont à payer
10:36D'intérêts
10:37Qui sont à payer tous les ans
10:37La France
10:38C'est un élément fragile
10:39Et puis on a des acteurs
10:41Quand même
10:41Dans certains secteurs
10:42Qui sont quand même
10:43Un peu en difficulté
10:43Je pense à l'immobilier
10:44Ou des choses comme ça
10:45Qui à un moment donné
10:46Pourraient être en pénalisation
10:47Très bonne transition
10:48Puisque justement
10:49On va parler de la France
10:50Avec le chiffre de l'été
10:51Pour moi
10:52Qui a été 0%
10:53Ça fait des mois
10:55Qu'on répète
10:56Qu'avec ce délire
10:58Je ne critiquerai jamais assez
11:00De la dissolution
11:01Vraiment
11:02C'est un truc mortifère
11:03L'économie est à l'arrêt
11:05Croissance nulle
11:06Chômage en hausse
11:07Et en plus
11:08Voilà
11:09Denis
11:09C'est ce que nous dit Alain
11:11La hausse des taux
11:12C'est quand même pas
11:13Une très bonne nouvelle
11:13On voit d'ailleurs
11:14C'est très intéressant
11:15Que le début de la campagne
11:17Alors qu'on ne parlait
11:18Jamais d'économie
11:19Maintenant c'est l'économie
11:20On voit que 80% des Français
11:23Disent qu'ils sont inquiets
11:24Du niveau de la dette
11:25Enfin je ne pensais même pas
11:26Qu'ils étaient au courant
11:26Du niveau de la dette
11:27Ils ne s'y intéressaient pas du tout
11:28Alors ils ne veulent pas faire d'efforts
11:30Mais ils veulent que les autres
11:31Fassent des efforts
11:31Mais c'est déjà une prise de conscience
11:34On va mal nous ?
11:35Oui
11:35En fait quand vous dites
11:37Que l'on a fait zéro de croissance
11:38Au deuxième trimestre
11:39C'est bien par rapport
11:40Au premier trimestre
11:41Puisque ça a été révisé
11:42A moins 0,2
11:42Donc en fait
11:43Ce qui fait qu'on a
11:44Un premier semestre
11:45Qui est négatif
11:46Sur l'ensemble de la récession
11:47On a échappé à la récession
11:48Je rappelle que c'est
11:49Deux trimestres consécutifs
11:50De croissance négative
11:52Mais c'est technique
11:52En fait on est en récession
11:53Mais voilà
11:54En fait on n'a pas
11:55On n'a pas de progression
11:56Alors on a une planche de salut
11:58Quand même
11:58Qu'il faut aller regarder
11:59C'est que la zone euro
12:00Va pas mal
12:01Quand vous regardez
12:02Les trois derniers trimestres connus
12:04C'est 0,3
12:05Chaque trimestre
12:06Y compris quand on prend
12:06La zone euro
12:07Or Irlande
12:09Paradoxalement
12:09Un peu grâce à l'Allemagne aussi
12:11Qui rebondit un tout petit peu
12:12L'Allemagne c'est un peu
12:13L'Arlésienne
12:13Que l'on avait au début de l'année
12:14Au début de l'année
12:15On disait
12:15Non mais vous allez voir
12:16Les plans allemands
12:16C'est pas délivré de la croissance
12:17Ça va nous tirer
12:18Et puis
12:20Toute la première partie de l'année
12:21On n'a pas vu grand chose
12:22Qui venait de l'Allemagne
12:23Mais en fait
12:24On a l'impression
12:24Qu'il y a de la consistance
12:25C'est en train de venir
12:27Et quand vous regardez
12:28Les enquêtes
12:29Faites auprès des industriels
12:30En France
12:30Ils disent que la demande
12:31En provenance de l'étranger
12:32Est plutôt bonne
12:33Donc on a une planche de salut
12:35Mais à côté de ça
12:36Il y a la planche de salut
12:36Mais on est quand même aussi plombé
12:37Pour revenir sur l'augmentation
12:41Qu'occasionne
12:42L'augmentation de la charge
12:43De la dette
12:43Qu'occasionne
12:44Cette remontée de taux d'intérêt
12:45En nous regardant
12:46On s'amusait à faire un calcul
12:47Enfin amusait plutôt
12:48On s'est fait peur
12:49On s'amusait à se faire peur
12:50En faisant un petit calcul
12:51On remplace les OAT
12:53Les OAT viennent à tomber
12:55Et puis on regarde
12:55Le rythme auquel
12:56Elles vont tomber
12:56Et puis on va les remplacer
12:58Par des OAT
12:59Qui vont être émises
13:00Au taux de marché
13:01Le simple changement
13:03Donc des tombées
13:04Qui se faisaient
13:05Sur des titres
13:06Qui se faisaient
13:06À 1%, à 1,5
13:09Désormais
13:09C'est émis à 4%
13:10Et bien d'ici 2030
13:11Ça nous fait 30 milliards
13:12De charges d'intérêt en plus
13:14Pour la seule prise en compte
13:16Des tombées d'OAT
13:16S'ajoute à cela
13:18La nouvelle dette
13:18On va avoir du déficit
13:20Et donc
13:20On est simplement
13:22En train de
13:23Là on voit l'expression
13:24De ce que l'on a
13:25Plus de marge de manœuvre
13:26Et on ne peut plus choisir
13:27L'impact sur l'économie française
13:29C'est-à-dire la hausse
13:30Des taux d'intérêt
13:31Est-ce qu'elle est directe ?
13:33Elle se voit
13:33Et ça a été évoqué
13:34Sur l'immobilier
13:35On avait des signaux
13:37De redémarrage de l'immobilier
13:38Du logement
13:39Qui se manifestait
13:41Courant 2025
13:42C'est fini
13:42Au premier semestre
13:44L'investissement des ménages
13:46Est reparti à la baisse
13:47Et quand vous regardez
13:48La demande de crédit
13:49De la part des ménages
13:50Et les conditions de crédit
13:51Ça y est
13:51C'est reparti
13:51C'est reparti à la baisse
13:53Et donc
13:53Le secteur qui est le plus sensible
13:55Au taux
13:55Il le prend de plein fouet
13:56Et à part ça
13:57Est-ce que dans le reste
13:58De l'économie
13:59On a des...
14:00Vous avez évoqué le taux de chômage
14:02Je pense que c'est un chiffre
14:03Qui n'est pas assez connu
14:04Mais il y a deux points d'écart
14:05Entre le taux de chômage
14:06En France et la zone euro
14:07Ça n'a jamais été vu par le passé
14:09En zone euro
14:10Ça n'a jamais été vu par le passé ?
14:11Ah bon ?
14:12Deux points de taux de chômage
14:13En plus en France
14:14Par rapport à la zone euro
14:15Enfin on est à 1,9
14:16Mais on est quand même vraiment
14:20Le signe noir dans la zone euro
14:22On est devenu le maillon faible
14:23On parlait à l'époque de l'Italie
14:26On a remplacé l'Italie
14:27On a remplacé la Grèce
14:28C'est quand même triste non ?
14:30Et c'est de l'attentisme
14:31Notamment du côté
14:32De l'investissement des entreprises
14:33Il ne se passe rien
14:35Ça fait maintenant un an
14:36Qu'on est en stabilité
14:38D'investissement des entreprises
14:39Alors même qu'il y a
14:40Cette bulle de l'IA
14:41Donc la bulle de l'IA
14:42Elle est bien prise par les entreprises
14:44Elles font l'investissement
14:45Mais ça veut donc dire
14:46Que le reste
14:47Elles ne le font pas
14:49Valentin
14:49C'est quand même emmerdant
14:51Ce qui se passe
14:51La hausse des taux en France
14:53Au moment où notre croissance
14:55Est au tapis
14:56Et plus l'incertitude politique
14:58C'est pas terrible tout ça non ?
14:59C'est pas terrible
15:00Je dirais très grave
15:01Non
15:01Très sérieux
15:02Oui
15:03On a quand même un vrai sujet
15:05Qu'on évoque souvent
15:05Qu'est-ce qu'il vous faut
15:06Pour que ce soit très grave ?
15:07Non non mais c'est une question
15:09C'est une question de temps
15:09C'est une question de temps
15:10Pour moi c'est très grave
15:12C'est très sérieux aujourd'hui
15:13Si on est dans l'inaction
15:15Sur
15:16Mais on est dans l'inaction
15:17Et on est dans l'inaction
15:17Il ne se passe rien
15:18Jusqu'à 2027 et après
15:19Sur les 4 prochaines
15:20Jusqu'à 2030
15:212030 la situation
15:22Peut devenir
15:23Beaucoup plus compliquée
15:24Vous dites qu'on a jusqu'à 2030 ?
15:26Globalement c'est le moment
15:27Parce que si on regarde
15:28Aujourd'hui le taux effectif
15:29De la dette
15:30On est quand même
15:30Sur des niveaux assez faibles
15:31Aujourd'hui on est sur 2,2%
15:34Donc
15:34Oui mais Denis vous dit
15:35Il y a des tombées
15:36Qui s'accélèrent
15:37Et à chaque fois
15:38On paye 4% plus
15:39Donc on aura un coût moyen
15:40De la dette
15:41Qui va augmenter
15:42Significativement
15:43Les prochaines années
15:44Et qui sera problématique
15:46Pour moi en 2030
15:47Pour l'instant
15:47On reste sur un coût moyen
15:48De la dette
15:49Qui reste inférieur
15:49A la croissance nominale
15:51C'est à dire que notre dette
15:52A toute chose
15:54Par ailleurs inchangée
15:55Notre dette
15:56N'augmente pas plus vite
15:57Que l'économie
15:58Mais quand on a
15:58Un coût moyen de la dette
16:00Un taux moyen effectif
16:01De la dette
16:02Qui est supérieur
16:03A la croissance
16:04De la dette
16:04Là on a une dette
16:05Qui augmente
16:05Toute seule
16:06Plus rapide que l'économie
16:07Donc on n'est pas
16:08Dans cette situation là
16:09Pour l'instant
16:10Pour moi
16:11Donc pour l'instant
16:11C'est vrai que je ne qualifierais
16:12Pas de cette situation
16:13De très grave
16:13Mais je la qualifierais
16:14De très sérieuse
16:15Parce que si on ne fait rien
16:16Dans quelques années
16:19On pourra se retrouver
16:20Dans cette configuration
16:21On va rien faire non Alain ?
16:22Ah non ça va même être pire que ça
16:23C'est que je pense
16:24Qu'on va aggraver la situation
16:25C'est à dire qu'en fait
16:25Aujourd'hui pour sortir de là
16:27Dans les exemples du passé
16:28Il y a deux chocs
16:29Deux types de chocs
16:30C'est un choc fiscal
16:34Ou bien un choc libéral profond
16:35Qu'on ne va pas arriver
16:36Donc on va probablement
16:37Aller vers un choc fiscal
16:38Sans mesures
16:40De réformes structurelles
16:42Donc on va aggraver la situation
16:43C'est pour ça que je pense
16:44Que l'élection présidentielle
16:46Qui nous retarde aujourd'hui
16:47Dans les prises de décisions éventuelles
16:48Trois ans
16:49Va être accumulée
16:52Ça va s'accentuer
16:53Par le fait qu'on va prendre
16:55Des mesures fiscales
16:55Qui vont être
16:56Et mesures réglementaires
16:57Ça c'est inexorable
16:58Je pense qu'on est tous d'accord
16:59Autour de la table
17:00Pour savoir qu'on va avoir
17:01Plus de fiscalité
17:02Aujourd'hui la graduation présentée
17:04Montre de plus ou moins
17:06D'impôts supplémentaires
17:07Mais il n'y a qu'un candidat libéral
17:08Et pour le moment
17:09Il n'a pas voix au chapitre
17:10Donc
17:11Et en plus
17:12C'est quand même très drôle
17:13Il n'a pas été invité
17:14Au départ
17:15Au MEDEF
17:16Je pense
17:16Mais si j'ai trouvé ça incroyable
17:18Enfin moi
17:18Je ne sais pas de
17:19Mais si j'ai trouvé ça étonnant
17:20Que le seul candidat
17:21D'il libéral
17:22Bon
17:23Denis
17:23Oui
17:24Non c'est vrai que
17:25En fait
17:25C'est une boutade
17:27Mais je pense
17:27C'est quand même assez surprenant
17:28Que la boule de neige
17:30Qu'a évoqué Valentine
17:31La boule de neige
17:31Elle est réapparue
17:32Pendant la période de la canicule
17:33C'est quand même
17:34Quelque chose d'assez particulier
17:36Mais non clairement
17:37Il est en forme Denis
17:38On est clairement dans un moment
17:40Où la boule de neige
17:40Où la dette croît
17:41Sous l'effet de son propre poids
17:43Et bien
17:43Ça y est
17:44Elle est partie
17:44Vous êtes gérante globale
17:46Toujours pas d'action française
17:47Dans votre fonds global
17:49Il y en a ?
17:49Parce qu'il y en a qui sont internationales
17:50Ah bon quand même ?
17:52Ah d'accord
17:53Vous ne dites pas
17:53Moi gérante globale
17:55Non la France
17:55Non parce qu'il y a des actions
17:57Elles sont françaises
17:58Mais elles ne le sont pas
17:59La cotation
17:59Elles ne le sont pas
18:01Après du côté positif
18:02Ah quand même
18:03Du côté
18:03La dette française
18:04La dette
18:05On émet plus cher
18:06Mais on continue d'avoir
18:07Une demande
18:07Qui est très solide
18:08Pour la dette
18:09Oui parce qu'on a toujours
18:09La garantie allemande
18:10On a la garantie
18:12On est dans la zone euro
18:13On continue de garder
18:14Un bon rating
18:15Il y a de l'épargne
18:16Les français ont de l'épargne
18:18On continue à épargner
18:19C'est sûr
18:20Ils n'ont pas le choix
18:21Allez on passe tout de suite
18:22Parce que j'aurais gardé le temps
18:23Pour le parti pris de la semaine
18:24C'est notre nouvelle rubrique
18:25Et ça sera
18:27Le ni oui ni non
18:28Ou le oui ou non
18:29Donc je commence
18:30Je me lance
18:31Il n'y a pas d'inflation
18:33Je trouve qu'on entend partout
18:34Ça y est
18:35L'inflation est de retour
18:36Tout le monde s'excite
18:37Comme d'habitude
18:38On avait déjà eu ça
18:39Il y a quelques mois
18:40Et moi je dis
18:41Non Denis Ferrand
18:43Il n'y a pas d'inflation
18:44Que dit Denis Ferrand ?
18:45Il dit qu'il a envie
18:46De revenir dans cette émission
18:47Qu'il apprécie
18:48Non non non
18:50Sur cette rubrique
18:51Vous avez été choisi
18:53Pour la saison
18:55Vous n'aurez pas de carte rouge
18:56Vous pouvez dire ce que vous voulez
18:57Au contraire
18:58Non il n'y a pas d'inflation
19:00On retrouve le même débat
19:01Que ce que l'on avait en 2022
19:03On se demandait
19:04Quelle serait la forme
19:04Que prendrait l'inflation
19:06Et à la fin
19:08Est-ce qu'on est sur une marge escalier ?
19:09Est-ce qu'on est sur une spirale ?
19:10Et à la fin
19:11Qu'est-ce qui s'est révélé ?
19:12Qu'on était sur une bosse
19:13C'est-à-dire qu'on a
19:14De la hausse de prix
19:15On a de la hausse de prix
19:16Qui est de nature circonstancielle
19:18Évidemment le pétrole
19:19L'alimentaire
19:20Qui va venir
19:21Et ça ça va être
19:22L'histoire de l'automne
19:22Qu'il va falloir vraiment surveiller
19:24A cause des engrais
19:25A cause de la canicule
19:26A cause de la canicule
19:27Et on a des effets de propagation
19:30Qui vont se faire
19:31Pas au point d'enclencher
19:33Une spirale inflationniste
19:35On va rester sur une bosse
19:36Avec un autre point
19:38Qu'il faut vraiment surveiller
19:39Comme le lait sur le feu
19:40Qui est toute l'inflation
19:42Qui est embarquée
19:43Dans les matériels
19:43Qui servent à la transition
19:45Pour l'intelligence artificielle
19:46Là on est sur des rythmes
19:47Mais qui sont totalement délivrés
19:49Mais vous m'avez envoyé
19:49Un graphe qui est complètement dingue
19:51Vous voulez en parler ?
19:52On peut en parler plus tard
19:54Mais il y a vraiment quelque chose
19:55Il se poigne
19:56Ok
19:57Denis revient
19:58Valentine
19:59C'est vraiment pas drôle
20:00On est tous d'accord
20:01C'est insupportable
20:02Donc je dis
20:03Non c'est pas grave
20:04Non on n'a pas d'inflation
20:05Déjà il n'y a pas d'inflation
20:06Non vous nous dites
20:07Quand même tout à l'heure
20:08Vous nous dites
20:08Attention
20:08On est dans un nouvel enrubironnement
20:10Avec des cours du pétrole
20:12Qui vont rester plus élevés
20:14Plus longtemps
20:14Plus élevés pour longtemps
20:15Mais ça veut dire
20:16Une hausse du prix de l'énergie
20:17Après il y a de l'inflation
20:18Si cette hausse du prix de l'énergie
20:19Se transmet au reste de l'économie
20:21Et c'est un phénomène
20:21C'est ça qu'il faut peut-être
20:22Expliquer aux gens
20:23Pour l'instant on a une hausse du prix de l'énergie
20:26Du pétrole mais aussi du gaz
20:28Le prix du gaz ça va être important pour l'Europe
20:29Le prix alimentaire aussi
20:31Mais est-ce que ça va devenir de l'inflation ?
20:32Est-ce que cette hausse du prix va se transmettre
20:34Sur tous les autres prix de l'économie ?
20:36Est-ce que les autres prix vont continuer après
20:38D'augmenter une hausse de prix autant entretenue ?
20:40La réponse est non
20:41Oui mais un ménage vous dit
20:42Je comprends
20:43Ça c'est vos débats d'économiste
20:44Entre l'hausse du prix et l'inflation
20:46Mais un ménage il vous dit
20:47Si le prix du gaz augmente
20:49Et le prix à la pompe augmente
20:51Moi je souffre de l'inflation
20:54C'est-à-dire que le pouvoir d'achat
20:55Il est sous pression
20:56Son pouvoir d'achat
20:57Au moins momentanément
20:59Il est sous pression
21:00Il va rester sous pression
21:01Mais c'est pas techniquement de l'inflation
21:02C'est pas techniquement de l'inflation
21:04Pour moi il y a deux raisons
21:05Déjà le marché du travail
21:07N'est plus une source d'inflation
21:09On voit les croissances des salaires
21:10Ça ralentit
21:12Ça c'est un gros gros changement
21:15Parce qu'il y a un an et demi
21:16Deux ans
21:16Surtout à la sortie
21:18On avait la grande démission
21:19Vous vous rappelez tous ces
21:20Les hausses des salaires négociés
21:22On était au-dessus de 5%
21:23En 2024
21:24Aujourd'hui on est à 2,7%
21:26Et ça ralentit
21:27Et en Allemagne
21:28Où on avait toujours des hausses
21:29De salaires assez significatives
21:30On parle plus que de licenciement
21:32Et l'autre point
21:33Oui avec Volkswagen
21:34Mais l'autre point
21:35C'est aussi l'activité de crédit
21:36Elle reste très très modérée
21:38Dans la zone euro
21:38Et cette hausse des taux longs
21:40Qu'on a aujourd'hui
21:41Ce qu'on a expliqué avant
21:41C'est qu'elle va peser
21:42Sur l'activité de crédit
21:43Après
21:44Si on veut
21:45Parce que nous on est tous d'accord
21:46Sûrement autour de cette table
21:47Mais la BCE
21:48Enfin déjà
21:49La BCE
21:50Elle n'est pas forcément d'accord
21:52Avec nous
21:52Vous avez décidé de m'énerver
21:54Exactement
21:54Il faut bien démarrer la rentrée
21:55Et le problème
21:57C'est que ce qu'elle va évoquer
21:57La BCE
21:58C'est qu'il y a plus de risques
21:59D'avoir ce phénomène
22:00D'effet de second tour
22:01Si les prix du pétrole
22:03Rèvent coûts élevés
22:03Plus longtemps
22:03Qui écoute encore la BCE
22:05Donc
22:05Les coûts
22:06Mais c'est eux
22:07Moi il faut tenir
22:08Jusqu'à la fin de l'année
22:08Puisqu'elle va partir
22:09C'est eux qui décident
22:10In fine
22:11Oui mais ils décident
22:12Des taux d'intérêt à court terme
22:13Mais pas à long terme
22:14Exactement
22:14Mais nous on prend des pauses derrière
22:15Alain Pitou
22:16Alors il y a la théorie
22:17De l'inflation
22:18Effectivement il n'y a pas d'inflation
22:19Avec la théorie de l'inflation
22:21Par contre
22:21Il y a tellement de successions
22:22De chocs de prix
22:24Totalement désynchronisés
22:24Totalement imprévisibles
22:27Totalement différents
22:28Par secteur etc
22:29Que les choses deviennent
22:30Extrêmement compliquées
22:31Pour ne pas dire
22:31Que c'est de l'inflation
22:32Et alors moi
22:33Ce qui me gêne de ce truc là
22:34C'est que les banques centrales
22:35On leur donne
22:36Toutes les possibilités
22:37De faire les pires conneries
22:38C'est à dire qu'en fait
22:39Comme ils n'ont qu'une seule
22:40Une seule manière
22:41De résoudre
22:42Quelques problèmes
22:43Que ce soit autour de l'inflation
22:44C'est de monter les taux d'intérêt
22:45Mais ça a des effets de bord
22:46Sur tout un tas de choses
22:47C'est qu'effectivement
22:48Peut-être la théorie
22:49C'est ce que vous disiez tout à l'heure
22:50Débat d'économistes
22:51Pas de déinflation
22:52Par contre
22:54Arrivé de l'autre côté
22:55Du côté de l'investisseur
22:56Du côté des particuliers
22:57Du côté des ménages etc
22:59La succession de chocs de prix
23:00Ça ressemble quand même
23:01Furieusement à de l'inflation
23:02Et ça donne la possibilité
23:05Aux banques centrales
23:05De faire des erreurs
23:06On voit bien
23:06Donc vous dites
23:07Non il n'y a pas de l'inflation
23:08D'un point de vue technique
23:09Mais une telle désynchronisation
23:10Et tel chocs de prix
23:11C'est ça
23:12C'est une inflation à tiroir
23:13C'est là où il y a de la demande forte
23:15Il y a de l'inflation
23:16C'est clair
23:16Et on voit la répercussion
23:18Mais non mais ça
23:19C'est tout le sujet aussi
23:19Des investissements IA
23:21Qui portent derrière
23:22Et évidemment
23:23Inflation sur les matériaux
23:24Sur les équipements
23:27Tout ce qui est structurant etc
23:28On ne peut pas dire
23:29Qu'il n'y a pas d'inflation
23:30Donc c'est une inflation à tiroir
23:32Je peux dire
23:33Très rapidement
23:34C'est qu'on va s'habituer aussi
23:36A avoir des hausses de prix
23:37Dues à des pénuries
23:38Ce qui était quelque chose
23:39Qu'on ne connaissait pas avant
23:40On les a connus avec le Covid
23:42Oui mais c'est très récent
23:44Et c'était très ponctuel
23:44Là ça commence à se généraliser
23:46C'est quand même embêtant
23:46Qu'est-ce que vous dites
23:48A ces apprentis économistes
23:49Qui comprennent à l'économie ?
23:50Non mais
23:51C'est que des chocs locaux
23:54Ne font pas forcément
23:55Une résonance globale
23:56Vous écoutez
23:57Vous pouvez prendre des notes
23:58Mais les deux camps
24:00Les deux camps
24:12Le prix des assurances
24:12Le prix des dommages
24:14Qui va aussi monter
24:15Et donc
24:16Toute la question
24:17C'est de savoir aussi
24:18Quelle va être la destruction
24:20De capital
24:20Qui va intervenir
24:21Quel est le degré
24:23D'irréversibilité
24:24Dans lequel on est engagé
24:25Quand vous avez
24:25Vos maisons
24:26Parce que vous avez
24:28Les retraits
24:28Confluments d'argile
24:29Qui ne sont plus habitables
24:30Là vous devez
24:31Vous passer sur des mécanismes
24:33Qui sont délétères
24:34On n'est pas encore
24:35Dans ce moment là
24:36Où il y a de la destruction
24:37De capital
24:37Mais c'est vraiment ça
24:38Qu'il faut surveiller
24:39Pour dire si
24:40Le choc local
24:41Devient in fine
24:42Quelque chose de
24:43Beaucoup plus global
24:44Et on se retrouve
24:45En deuxième partie de l'émission
24:46Pour parler de la bourse
24:47Pour parler des questions d'argent
24:48Et Virginie Robert
24:49Va nous dire
24:50Sur quel placement privilégié
24:52Et vous allez voir
24:53C'est vraiment une surprise
24:54On va passer au top
24:55Au flop de la semaine
24:56Top 3 des gérants
24:57Et les actions
24:57A j'étais au vent