- il y a 11 heures
Ce vendredi 23 octobre, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, Pascale Seivy, directrice commerciale France du Groupe Lombard Odier, Virginie Robert, présidente de Constance Associés, Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, se sont penchés sur la performance des indices boursiers, le doute qui règne dans les Bourse mondiales, l'inquiétude des marchés sur l'inflation, la stratégie d'investissement dans le contexte actuel, et le top/flop de la semaine, dans la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:10Et on se retrouve pour une émission spéciale crise financière, même si Denis Ferrand dit que ce n'est pas
00:15une crise financière.
00:16D'ailleurs, Denis Ferrand, est-ce qu'on doit l'écouter face à un plateau où on a trois femmes
00:20absolument talentueuses ?
00:22Bon, je ne sais pas ce que vous faites là.
00:23Bon, allez.
00:26On va parler dans cette deuxième partie de l'émission des marchés.
00:28Bon, les marchés toujours un peu sous contrainte.
00:31Ce n'est pas la panique.
00:32On a une journée chaude jeudi, notamment aux États-Unis, avec des craintes sur l'IA.
00:36Enfin, on se pose des questions sur la rentabilisation de l'IA.
00:39Il était quand même temps.
00:41Mais quand on regarde les performances depuis le début de l'année, tout va bien.
00:44Le Nasdaq à 12 %, le S&P à 11 %.
00:47Bon, évidemment, toujours, on en parle chaque semaine, cet écart entre le CAC 40 et l'Eurostox, on a à
00:53peu près 10 %, 9 %.
00:55Ça veut dire que là, comme disait Pascal, le spread, ce fameux écart, il n'est pas simplement sur les
01:00taux, il est aussi sur les actions.
01:03Pascal, avant de passer tout à l'heure à l'allocation, c'est quoi l'événement qui a été marquant
01:08pour vous cette semaine ?
01:10C'est quoi votre vision de la bourse sur la durée, à la fois la bourse internationale, mais aussi la
01:14bourse française ?
01:17Alors, pour moi, l'événement, ce n'est pas un événement en tant que tel, parce que ça revient tous
01:21les trimestres.
01:21Mais là, on rentre dans la période de publication des résultats.
01:24Pour le moment, on est au tout début.
01:25Et pour le moment, c'est encore de très bonnes factures.
01:28Alors, de nouveau, on va attendre de voir quand tout le monde aura publié.
01:30C'est que la croissance des bénéfices par action, elle est, j'allais presque dire, exceptionnelle.
01:35Si vous me permettez d'employer votre mot.
01:37Oui, parce que l'émission est spéciale, donc vous pouvez dire exceptionnelle.
01:39Mais pour moi, c'est ça l'événement marquant.
01:41Et ça reste encore aujourd'hui l'arbitre sur les marchés financiers.
01:45Donc, regardez au niveau global, vous l'avez dit, les marchés quand même se tiennent.
01:49La France, on en a parlé des codes de valorisation par rapport à d'autres marchés.
01:52Mais je précise quand même qu'il y a aussi la composition de l'indice qui pèse,
01:55avec notamment nos valeurs du luxe qui souffrent.
01:58Mais globalement, on a quand même une économie qui reste résiliente de manière générale.
02:02Les données macro sont plutôt bonnes.
02:04et cette fameuse croissance des bénéfices par action.
02:06Le chiffre, sur une perspective 12 mois, on est à 43% de hausse des bénéfices par action sur l
02:13'indice Monde,
02:14avec une contribution de 49% des États-Unis.
02:17Et là, je vais vous faire peur.
02:19Croissance des bénéfices par action des marchés émergents, 97%.
02:22Corée du Sud, 480%.
02:24On rappelle que la Corée du Sud, c'est deux entreprises, à plus de 50% de l'indice.
02:30La super vague IA, et Virginie va en parler, vous avez raison, on commence à se poser des questions.
02:35Mais les CAPEX qui restent très importants, cette énorme vague d'investissement qu'il y a autour de l'IA,
02:42elle est quand même toujours présente aujourd'hui, elle drive les marchés.
02:45L'autre point pour moi, c'est que les 7 magnifiques ont beaucoup drivé les marchés depuis pas mal de
02:49temps maintenant.
02:50Et on commence quand même à voir une diffusion vers le reste de l'indice.
02:54Aujourd'hui, les 493 hautes valeurs du S&P commencent aussi à montrer des résultats intéressants.
03:00Il y a une diffusion aux petites et moyennes valeurs.
03:02Il y a une diffusion en dehors de la tech ou sur des techs différentes.
03:06Le software est revenu aussi.
03:08Donc, cette observation-là, tant que les États-Unis continuent à tirer le marché,
03:13vous avez quand même cette vague qui devrait faire en sorte au moins que l'année se termine plutôt bien.
03:18– Vous partagez cet avis, Virginie ?
03:20– Oui, absolument. Je trouve que les marchés fonctionnent mieux que la politique, finalement,
03:24parce qu'il y a une espèce d'autorégulation.
03:25– Parce que c'est géré par des professionnels.
03:27– Et je reviens sur l'intelligence artificielle, puisque, bon, on a été porté,
03:32alors il fallait plus de, comme on dit, de compute, de semis, de puissance de calcul,
03:38d'électrification, de refroidissement, parce que vous savez,
03:41tout ce que ça nécessite pour construire un data center.
03:44Et puis là, tout d'un coup, ah, bah oui, finalement, le marché se dit,
03:48ah oui, mais OK, tous ces investissements, ça va être quoi, la rentabilité ?
03:53Voilà. Et là, on est rentré, c'est ça l'événement.
03:56– C'est le début, hein ?
03:57– Oui, on a eu des signaux faibles, là.
03:59Ça y est, on a eu des signaux faibles.
04:00– On est encore dans les signaux faibles.
04:01– Et je reviens sur la Corée du Sud.
04:03– On n'a pas d'accident, à part Corville, on n'a pas d'accident.
04:05– Une IPO, ELICE, E-L-I-C-E, qui participe, qui fait un peu du néoclode,
04:11bon, qui essaye de donner toute la chaîne de valeur de développement d'un data center,
04:18qui a été souscrit 400 fois par le retail, d'accord ?
04:23Et premier jour de cotation, moins 32%.
04:26Donc, et ça, c'est très symptomatique.
04:29Et on voit bien cette volatilité sur les marchés des semis.
04:32Un jour, ça perd 5, le lendemain, ça reprend 3.
04:35Mais finalement, il y a une espèce de dégradation.
04:36Il y a plusieurs signaux faibles.
04:38Je n'ai pas tant de toutes les données.
04:39– Donc, ça veut dire quoi ?
04:39Ça veut dire qu'il faut faire attention, là ?
04:42– Non, ça veut dire qu'il y a un marché dans un marché.
04:44C'est-à-dire que là, Pascal le disait,
04:47oui, il y a jusqu'à encore 15 jours,
04:49on avait 80% du S&P 500,
04:52où les stocks étaient à moins 20% par rapport à leur plus haut niveau.
04:56Donc là, il va y avoir un effet rattrapage.
04:58Avec évidemment…
04:59– Donc vous dites rattrapage,
05:00– Mais pas forcément de baisse généralisée des indices.
05:05– Non, mais on voit bien, c'est ce qui se passe actuellement.
05:07Et c'est sain, c'est plutôt sain.
05:09– Oui, pardon, Marc.
05:10– Non, non, je pose juste les questions.
05:12– Alors oui, forcément,
05:13parce que vous avez des gros poids dans l'indice.
05:15Donc vous avez un impact au départ,
05:17ce qui fait qu'il y a une baisse sur les indices,
05:20mais il y a une redistribution.
05:22– Ce que vous nous dites les deux,
05:23c'est que globalement, il va y avoir un rééquilibrage
05:25entre les valeurs qui ont profité de la hausse
05:28et qui vont peut-être souffrir un tout petit peu.
05:30– Un peu plus de fondamental dans la lecture.
05:32– Parce qu'il se passe quand même des choses sur cette vague IA.
05:34Il y a quand même, là, vous avez raison.
05:36– Il y a des mauvaises choses.
05:36– On se pose des questions.
05:39On s'aperçoit quand même que toutes ces boîtes,
05:41elles sont très liées entre elles.
05:43– Il y a de très mauvaises choses.
05:43– Moi, je suis très près, le CDS,
05:46donc l'assurance…
05:47– Oui, il y a du John Vance,
05:49regardez les Néoclodes, les Corwebs, les Nebus, etc.
05:52– Mais même Meta,
05:53Meta qui communique jusqu'à maintenant.
05:55Ah, il y a effectivement des capex qui restent élevés.
05:58Eh bien, toute la ligne en profite,
06:02là, ça n'a pas été le cas.
06:03Ça n'a pas fait monter
06:04tous ces acteurs de la chaîne valeur,
06:07on va dire, d'un développement typique d'un data center.
06:10Donc, il y a des signaux.
06:12– Alors, j'ai juste une question sur votre raisonnement
06:14que je comprends très bien, rééquilibrage.
06:16Simplement, on sait que deux tiers de la croissance américaine
06:19est tirée par l'IA,
06:20directement par les investissements,
06:22indirectement par l'effet richesse.
06:24Si on commençait quand même à avoir un peu la tremblote sur l'IA,
06:28je veux dire, le niveau global de la croissance,
06:30il va peut-être prendre un coup quand même.
06:31– Mais parce que l'IA est en train de se…
06:33Ce qui est intéressant, c'est de voir comment
06:36l'ensemble de l'économie profite de l'IA.
06:39Oublions simplement les acteurs de l'infrastructure.
06:44– C'est le seul truc intéressant que vous avez dit depuis le début, Virginie.
06:46– Merci beaucoup, Marc.
06:47– Marche pas, j'ai bien fait de venir.
06:49– Non, mais c'est vrai que c'est très intéressant
06:51et c'est vrai qu'en fait,
06:52c'est en train d'infuser dans le reste de l'économie.
06:54– Exactement.
06:55– Pardon, c'est niveau parler de bourse maintenant.
06:57– Oui, en fait, j'aurais une question ensuite à poser à nos gérants.
07:01C'est un point qui est fondamental.
07:03C'est-à-dire qu'une révolution technologique profite dans un premier temps
07:07à ceux qui apportent les solutions
07:08et ensuite, elle fait des gains de productivité dans ceux qui les utilisent.
07:12Et donc, on peut avoir tout à fait ce type de rotation qui s'effectue
07:15et on change en gros de cheval de celui qui est gagnant.
07:19La question qui m'interpelle beaucoup sur les marchés,
07:21c'est ce point, on a quand même cette montée des taux
07:24et ce passage en taux réels.
07:27Et au total, les marchés d'action, ils ne s'en sortent pas si mal que ça.
07:29– Très bien, c'est même incroyable.
07:31– On regarde et tout, c'est quelque chose.
07:34J'ai énormément de mal.
07:35Est-ce que c'est un effet IA, principalement ?
07:37– Moi, je voulais ajouter un point qui est quand même très important
07:40par rapport aux taux notamment qui sont aussi montés,
07:43on l'a dit un peu en début d'émission,
07:44sur le fond de conflits Moyen-Orient
07:46et des pressions inflationnistes sur l'énergie et autres.
07:50La clé quand même de la trajectoire des marchés,
07:51c'est qu'est-ce qui va se passer dans cette guerre ?
07:53Vous avez mentionné tout à l'heure qu'il y aura peut-être de nouveau
07:56des attaques armées après les mid-term ou autres.
07:58C'est la clé finalement.
08:00Si le conflit se résout,
08:02qu'on arrive à avoir un nouvel approvisionnement énergétique
08:04par ce chemin Hormuz ou d'autres,
08:06on devrait quand même avoir de nouveau un boost des marchés,
08:09des taux qui se détendent,
08:11qui profiteront temporairement à la France aussi
08:12parce que cette détente est généralisée,
08:15et des marchés qui souffrent aussi,
08:17les valorisations des marchés souffrent quand les taux montent.
08:22– Bien sûr.
08:28On va par moments aussi sur cette hausse de taux.
08:30Et pour nous, la perspective, elle est là.
08:31Si jamais on a une résolution de ce conflit relativement rapide,
08:34le pétrole va baisser,
08:36les banques centrales seront moins contraintes,
08:38et les marchés vont bien en profiter.
08:39C'est les actifs risqués qui en profitent le plus.
08:42– Valentin, vous parlez de bourse.
08:43– Oui, c'est n'importe quoi, cette émission.
08:46– Ce qui joue un recré, c'est évidemment ce prix de l'énergie,
08:49mais c'est aussi la solidité de cette économie américaine
08:51qui est aujourd'hui complètement dépendante de l'IA.
08:54Et ce qu'on voit, c'est jusqu'à quel point l'économie américaine
08:57va résister avec ce niveau de taux.
08:58Et aujourd'hui, on ne peut absolument pas considérer
09:00les conditions de financement aux États-Unis
09:02comme étant restrictives.
09:04Les conditions de financement restent accommodantes.
09:06Déjà, gardez à l'esprit que 80% du financement
09:09des entreprises aux États-Unis passe par les marchés.
09:11Et sur les marchés, certes, on voit l'esprit
09:13de s'écarter, mais on voit toujours une très bonne activité
09:16sur les entreprises pendant leur capacité à lever de la dette.
09:19Et la chose qui est très surprenante,
09:21parce qu'elle était complètement à l'encontre de ce que je pensais,
09:23on voit aussi un rebond de l'activité de crédit
09:25pour les moyennes entreprises.
09:27– Ah bon ? Aux États-Unis.
09:29– Aux États-Unis.
09:29– Pas en Europe.
09:30– Non, pas en Europe.
09:31Au contraire, en Europe, on voit que ces niveaux de taux élevés
09:35qui s'expliquent par des facteurs globaux
09:37pèsent sur l'activité économique et vont continuer de peser.
09:40Par contre, aux États-Unis,
09:41on a ce rebond de l'activité de crédit
09:44pour les moyennes entreprises
09:45qui se mettent, elles aussi, à investir.
09:47Et ça, ça va être un aimant clé.
09:48– Ça, c'est plutôt un bon signal.
09:49– Bon signal, ça dépend pour qui.
09:52Mais l'IA, certes, il y a beaucoup de questions,
09:54on se pose de retour sur investissement,
09:55mais globalement, c'est un secteur
09:57qui continue de tenir la route
09:59et continue de porter l'économie américaine.
10:01La question, c'est est-ce qu'on va avoir,
10:02ce qui n'est pas notre scénario central,
10:04ou pas une réaccélération de cette économie
10:06à partir de ce niveau de taux-là.
10:07– Justement, dans ce contexte,
10:09quel est le placement que vous conseillez
10:11ou l'allocation d'actifs que vous conseillez ?
10:14Comme je connais la réponse de Virginie,
10:15je commence par vous, Pascal.
10:17– Je pense qu'on va se rejoindre,
10:19parce que nous, on continue à avoir
10:20une légère surpondération sur les actions.
10:22– Surpondération ?
10:24– Oui, alors, surpondération,
10:25ça veut dire qu'on a un niveau de départ
10:27et que comme on y croit aujourd'hui,
10:29on est un peu plus élevé que notre niveau de départ.
10:31C'est 2 et quelques pourcents de surpondération.
10:34Et qu'est-ce qu'on joue comme région
10:36dans cette surpondération ?
10:37Le Japon, qu'on continue de soutenir,
10:39et les États-Unis, au détriment de l'Europe notamment.
10:42Donc, on a baissé en fait notre exposition à l'Europe
10:44pour l'augmenter sur les États-Unis,
10:48pour toutes les raisons qu'on a citées avant.
10:50Donc, nous, on continue d'y croire.
10:51On a aussi élargi, comme on l'a dit,
10:53aux petites et moyennes valeurs,
10:54aussi parce qu'il y a une décote qui est intéressante
10:56et assez historique encore aujourd'hui.
10:58Les obligations, on continue d'en acheter.
11:00Et d'ailleurs, là aussi, on est légèrement surpondéré.
11:03Et on est neutre aujourd'hui sur l'or notamment.
11:06Parce que des taux élevés,
11:07ce n'est pas très facile d'aller acheter de l'or,
11:09qui est un actif qui ne rapporte pas de rendement
11:11et qui est un coût de détention,
11:12quand vous avez des taux d'intérêt américains sans risque
11:15qui vous rapportent quand même pas mal de rendement.
11:18Ce qui est important de comprendre,
11:20c'est que, pour être confronté à des ménages et des épargnants,
11:275% capital garanti,
11:29c'est un peu le graal pour beaucoup d'épargnants.
11:33Ils ne demandent pas plus.
11:35Ils ont 5% capital garanti.
11:37Et là, le taux sans risque, il est de 5%.
11:39Donc, on est dans une combinaison qui peut paraître être parfaite
11:43et qui fait qu'il y a quand même,
11:45par rapport à ce que disait tout à l'heure Denis en première partie de l'émission,
11:48entre l'offre et la demande de capitaux,
11:50il y a cette offre venant de l'épargne qui est quand même assez forte,
11:53qu'on voit toujours les fonds obligataires à échéance collectent énormément d'argent
11:59et plus les taux montrent, plus on collecte d'argent.
12:02Virginie, le placement de la semaine, ce ne serait pas les actions, par exemple ?
12:05Ah oui !
12:07Non mais ça me permet de répondre aussi à Denis,
12:09parce que sa question était très pertinente.
12:13C'est que, oui, mais comme je l'ai dit, ce marché était en trompe-l'œil
12:17depuis le début de l'année jusqu'à la fin du second trimestre.
12:23Ça a commencé à se détériorer cet été,
12:25parce qu'il n'y avait que certains acteurs qui avaient progressé,
12:30qui avaient bénéficié de cette hausse.
12:32Et une fois de plus, attention, ne pas résumer la croissance américaine à juste de l'IA.
12:38Oui, bien sûr qu'ils sont champions dans cette révolution technologique.
12:41C'est quand même ce qui tire la croissance.
12:43Avec la Chine, mais il y a tout le reste, et c'est en train d'infuser.
12:46Il y a beaucoup de choses qui sont à moins 20, moins 30, depuis le début de l'année.
12:51Donc ce rééquilibrage, nous c'est ça qu'on joue, qu'on va privilégier,
12:55qu'on a déjà privilégié, et qu'on a été patient d'ailleurs,
12:58parce que pendant un certain temps, c'était compliqué.
13:00On vous laisse continuer votre émission tous les deux.
13:03Il y en a un qui pose des questions, l'autre qui répond.
13:06Moi je vais continuer avec le top ou flop.
13:08Ne vous inquiétez pas, on ne fera pas de bruit.
13:10Top ou flop pour vous ?
13:12Flop, c'est Barclays qui supprime 5000 emplois
13:15dans le cadre d'une stratégie de déploiement de l'IA.
13:17Pas flop ?
13:18Flop, supprimer des emplois, ce n'est jamais très top.
13:20Non, mais on ne va pas contre le sens de l'histoire.
13:24C'est l'IA.
13:26Vous défendiez les calèches au moment où il y avait les voitures à vapeur ?
13:29Non, mais pour moi, ça soulève quand même des questions.
13:32Pour moi, il y a peu de questions sur la capacité de l'IA à générer des gains de productivité.
13:36Mais il y a beaucoup de questions qu'on doit se poser, surtout aux Etats-Unis.
13:39Comment est-ce qu'on va se partager la valeur ajoutée créée par cette IA ?
13:42Il n'y aura plus de travail, vous avez compris ça ?
13:44Il n'y aura plus de travail, vous avez compris ça ?
13:46Non, il y aura quand même du travail.
13:47Les électriciens sont payés 500 000 dollars aux Etats-Unis.
13:52Et les infirmières avec des...
13:53Exactement, voilà, c'est ça.
13:55Et les infirmières, plus de 100 000 dollars.
13:58Exactement.
13:58Donc non, il y aura du travail, c'est juste que ça va se redéployer différemment.
14:01Et puis, il faut quand même s'interroger aux Etats-Unis sur le partage du revenu américain.
14:05On voit les salaires qui sont sur des plus bas historiques.
14:07On est revenu à 43%.
14:09C'est des niveaux qu'on observait pendant la Grande Dépression.
14:12C'est intéressant, ça.
14:14On en reparlera.
14:15On en reparlera.
14:15Pascal Top ou Flop ?
14:17Les deux.
14:18Je vais aller vite, comme ça je peux faire les deux.
14:20Le Flop, c'est une note de la BCE qui a fait une étude sur les prix alimentaires.
14:26Et aujourd'hui, ce n'est pas inflationniste,
14:28parce qu'il y avait eu des bonnes récoltes l'année dernière.
14:31Mais il voit qu'il peut y avoir une inflation...
14:32Cette note voit qu'il peut y avoir de l'inflation sur les prix alimentaires
14:35dès l'année prochaine de manière assez importante.
14:38notamment dû aux conditions climatiques
14:39et à la diffusion du choc énergétique sur tout ce qui est approvisionnement,
14:43emballage, etc.
14:45Vu l'importance que ça...
14:46C'est ça qui fait rapide ?
14:47Quand on vous dit que je vais faire rapide ?
14:48Alors attendez, là c'est juste le flop.
14:49Mais vu l'importance que ça a quand même
14:51pour les gens qui nous écoutent et le pouvoir d'achat,
14:53je voulais quand même en dire un mot.
14:55Et mon top, je vais faire plaisir à Denis.
14:57C'était ça le but du jeu.
14:58Le seul homme parmi toutes ses femmes.
14:59Donc je voulais lui faire un petit hommage.
15:01Il y a une mission croissance et transmission
15:04sur les TPE et PME
15:06qui a été confiée à Olivia Grégoire.
15:09J'ai trouvé ça très intéressant
15:10parce que vous savez qu'on va vivre une grande transmission
15:13d'entreprises dans les prochaines années.
15:16Il y a 370 000 entreprises
15:17qui vont passer d'une main à l'autre.
15:19Donc c'est évidemment hyper clé.
15:21Moi ça me touche particulièrement dans mon travail,
15:22notamment de banquier privé.
15:24Et elle est arrivée avec une analyse
15:27que j'ai trouvée assez pertinente
15:28qui a été menée en lien avec Rexécote,
15:31ou le petit hommage.
15:32Et évidemment, il va falloir que ça se traduise ensuite
15:34dans les lois de finances.
15:35A priori, elle a trouvé des mesures
15:37qui n'étaient pas très coûteuses
15:38pour accompagner les entrepreneurs.
15:41Virginie ?
15:42Alors, je ne sais pas si c'est un top ou un flop.
15:44On verra.
15:46On verra à l'avenir.
15:47Moi je vois toujours loin.
15:49Donc c'est quand même la plus grosse fusion.
15:52On a commencé à aborder la plus grosse fusion de l'histoire.
15:563 500 milliards, évidemment, je parle de SpaceX et Tesla.
16:00Et la question, c'est drôle,
16:02parce qu'on regarde comment les analystes...
16:04Alors là, il y a toutes les lectures possibles.
16:07C'est à qui profite le crime ?
16:08Est-ce que ça profite à Tesla ?
16:10Est-ce que ça profite à SpaceX ?
16:11Est-ce que ça profite...
16:12Évidemment, ça profite à Elon Musk.
16:15On est tous à peu près d'accord là-dessus.
16:17Mais après, c'est très divergent.
16:18Quand on fait tourner les modèles,
16:20on ne sait pas.
16:21Il y a beaucoup de synergies, mais il y a beaucoup de...
16:23Alors, c'est un dossier très intéressant.
16:27C'est hallucinant.
16:28Denis, on a l'hommage.
16:29Ah oui, il faudra que je prépare un top prochainement.
16:33Sur Pascal.
16:33Parce qu'effectivement, moi je pose des questions
16:35parce que j'ai des réponses de leur part.
16:36Donc c'est important.
16:38Peut-être un flop.
16:40L'Indonésie.
16:41L'Indonésie, en fait, MSCI, le fournisseur d'indices,
16:44a envisagé de les dégrader.
16:46Envisagé.
16:47De la catégorie de marché émergent au statut de marché autonome.
16:50En gros, ça les mettrait au même niveau que la Jamaïque,
16:53que le Zimbabwe, le Panama.
16:55Pour des raisons très simples,
16:57c'est d'obscurité dans la manière dont se traite le marché des actions
17:02avec une accusation de capitalisme, de connivence, en gros,
17:06qui est propre à l'Indonésie,
17:09qui est une histoire quand même assez profonde dans ce domaine.
17:12C'était quand même le pays qui avait été le principal krach
17:15de la crise asiatique de 1998.
17:18Et donc, c'est une sanction immédiate,
17:20chute de la bourse, chute de la valeur de la roupie indonésienne.
17:23On parle quand même de la plus importante économie d'Asie du Sud-Est,
17:26plus de 200 millions d'habitants.
17:28S'ils le font pour l'Indonésie,
17:29ils devraient le faire pour la Chine, je pense aussi.
17:31Parce que capitalisme de connivence.
17:33Oui.
17:34Un peu, non ?