- il y a 5 mois
Ce vendredi 5 septembre, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, Andrzej Kawalec, directeur général de Moneta AM, et Louis de Montalembert, gérant chez Sunny Asset Management, étaient les invités de la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:00EFM Business présente
00:03C'est votre argent
00:07Marc Fiorentino
00:09Oui je sais, je sais, la France ressemble de plus en plus au Titanic
00:15Mais moi j'ai 4 bonnes nouvelles
00:17C'est pas mal 4 bonnes nouvelles pour la rentrée
00:19C'est votre argent, c'est votre week-end
00:21C'est l'émission de rentrée, c'est une émission exceptionnelle
00:25Parce qu'on a décidé de faire un point sur la situation, comment on peut la décrire, explosive qui nous attend en France
00:33Faire le tri entre les craintes, les fantasmes et la réalité, ça va pas être simple
00:40Et vous dire surtout comment gérer votre argent dans cette période troublée
00:44Au sommaire aujourd'hui le mot de la semaine ça va être crise, mais crise avec un S
00:48Crise politique ça c'est sûr, crise économique c'est sûr aussi
00:52Mais va-t-on aussi vers une crise financière, c'est pas sûr
00:54La question macro, quels sont les scénarios pour l'économie française dans les mois qui viennent
01:00Et en deuxième partie de l'émission on va passer tout de suite à la bourse
01:03Évidemment les marchés en général
01:05Mais on va essayer quand même de faire un focus sur les marchés français
01:09Et voir si on a un potentiel aujourd'hui par rapport aux valorisations qu'on a
01:15Et évidemment on va comparer ça avec les valorisations américaines
01:18Je rappelle que les marchés américains sont au plus haut
01:20On va se poser la question la plus importante peut-être du jour pour ceux qui veulent gérer leur argent
01:25Quelle allocation d'actifs dans cette tempête, parce qu'on peut parler de tempête
01:30Quel placement privilégié, on fera évidemment ça n'a pas changé le top ou le flop de la semaine
01:35Le top 3 des gérants et les actions achetées ou vendent
01:37Mais pour une mission exceptionnelle, ça, ça n'a pas changé non plus
01:41Il faut des invités exceptionnels
01:43J'ai donc le plaisir de vous présenter deux Jedi de l'économie et de la finance
01:46C'est notre championne de triathlon économique
01:49Croissance, inflation et taux d'intérêt
01:51Rien n'a de secret pour elle
01:53Valentine et nous, on a besoin de vos lumières dans ce brouillard
01:56Vous êtes responsable de la stratégie taux chez Amundi Astitude
01:59Bonjour
02:00Vous y voyez clair vous ?
02:02On a des idées
02:02Ah vous avez des idées ?
02:04C'est déjà énorme
02:04On va les partager
02:05Ah bon ?
02:06Ouais c'est sympa
02:07Des nuages du clair de soleil de Sunny
02:10Il n'y avait qu'un pas qui l'a franchi allègrement
02:12Louis de Montalembert est gérant chez Sunny Asset Management
02:16Comment ça va Louis ?
02:17Très bien Marc
02:18Le moral est bon cette rentrée ?
02:20Excellent
02:20Ah ben vous êtes un des rares
02:22C'est le brillant co-dirigeant d'une institution d'orfèvres de la gestion en France
02:27André Chkabalek, vous êtes directeur de Monéta
02:30Bonjour André
02:31Bonjour Marc, toujours des superlatifs ?
02:33Non parce que je le pense vraiment
02:34J'ai toujours beaucoup d'admiration pour ce que vous faites
02:36Surtout que j'ai regardé les performances depuis le début de l'année
02:39Bravo
02:39Merci
02:40Vous pouvez nous donner peut-être une indication
02:42Vous êtes autour de plus de 25%
02:44Alors ça dépend de la gamme
02:46Le fond large est à plus 18
02:47Les fonds petite valeur sont à plus 25
02:50C'est ça
02:50Et on a aussi un long short qui a très bien performé
02:52Puisqu'il a fait plus 15-16
02:55Alors qu'il n'est exposé au marché qu'à 40%
02:57Oui j'étais très impressionné par votre perf du fonds small et MIT
03:01Qui est autour de 25%, bravo
03:02Je le suis partout
03:04C'est le seul moyen pour moi de pouvoir vous expliquer
03:07Et d'essayer de comprendre l'économie
03:09Sur tous les réseaux sociaux
03:10Et vous devriez faire de même
03:11L'économiste qui murmure à l'oreille des dirigeants d'entreprise
03:15C'est Denis Ferrand
03:16Toujours un plaisir de vous revoir Denis
03:17Directeur général de Rex & Cod
03:19Tout le monde a le sourire
03:20Je ne sais pas comment vous faites
03:21Ça fait depuis le début de la semaine
03:24Que je parle à chef d'entreprise
03:27Investisseur
03:28Mais c'est la déprime totale
03:30Allez on passe tout de suite au mot de la semaine
03:31C'est crise
03:32C'est sûr
03:37On ne va pas faire du French bashing
03:40On n'a pas besoin d'en faire
03:41Il se débrouille très bien sans nous
03:42C'est une rentrée quand même explosive
03:45La crise politique continue
03:47Elle a commencé avec la dissolution
03:48Cette idée brillante de notre président
03:50Qui nous a envoyé dans le mur
03:51Crise économique avec des français
03:54Qui ne consomment plus et qui partent
03:56Vous avez sûrement entendu
03:57Vu que le taux d'épargne a atteint
03:59Un nouveau record hors Covid
04:01On est à 18,9%
04:0318,9%
04:04Pour vous donner une indication
04:06Aux Etats-Unis
04:07Ils sont à peu près à 6%
04:08Et pour les Etats-Unis
04:09C'est déjà un chiffre qui est très élevé
04:12Puisqu'ils étaient en taux d'épargne négatif
04:15Avant la grande crise de 2008
04:17Des entreprises qui ont décidé de ne plus investir
04:20Au moins jusqu'à la fin de l'année
04:22Peut-être pour l'année prochaine
04:23Des investisseurs étrangers
04:24Qui nous prennent tout simplement pour des dingues
04:27En se disant
04:27Mais comment font-ils avec un pays
04:29Qui a autant d'atouts
04:30Pour le s'aborder comme ça
04:32Alors d'abord
04:33Est-ce qu'on est dans une crise économique
04:36Ou dans une crise
04:38Et dans une crise financière
04:40Denis Féron
04:42On est dans une crise politique
04:45Clairement
04:45La crise financière attendra
04:48Je pense
04:49Je pense pas qu'on soit à l'aube
04:50De voir une crise financière soudaine
04:52Se manifester
04:53Parce qu'en réalité
04:54On est plus dans le registre du nœud coulant
04:57Que l'on est dans le registre de l'effondrement
05:01Et donc parce qu'on est dans le nœud coulant
05:02Là il y a crise économique
05:04Mais qu'est-ce que c'est qu'une crise économique ?
05:05C'est une crise où on se prive petit à petit
05:07Des moyens de rebondir
05:09Des moyens de retrouver de la croissance
05:11Vous avez évoqué l'investissement en France
05:14On a des chiffres déjà qui nous donnent
05:17Des indications sur ce que je dis
05:19Ou est-ce que c'est juste une perception ?
05:21Non, non, ça fait deux ans maintenant
05:23Donc c'était même préalable à la dissolution
05:26Depuis deux ans
05:28L'investissement des entreprises recule
05:29On a fait moins quatre
05:30Depuis le point haut
05:31Que l'on avait touché à la mi-2023
05:33Mais ce qui est assez marquant
05:38Je trouve
05:39C'est que quand vous regardez
05:40Les pays qui sont autour de vous
05:42L'Allemagne, le Royaume-Uni en particulier
05:44Ce sont des pays qui sont en train de déployer
05:46Des politiques favorables à l'investissement
05:48Au 1er juillet, les Allemands ont mis en place
05:50Une politique de suramortissement des investissements
05:52Qui va faire que
05:54Sur des achats de biens d'équipement
05:56Sur des achats de matériel de transport
05:57Les entreprises vont pouvoir amortir
06:00Beaucoup plus rapidement
06:01Les dépenses d'investissement qu'elles font
06:02Et donc se faisant payer moins d'impôts
06:04Donc vous avez vraiment une politique d'investissement
06:06Très forte qui est déployée dans les autres pays
06:08Et nous, au même moment
06:09Eh bien, on est en train de voir flancher
06:11Parce qu'on n'a pas le choix
06:12Parce qu'on n'a pas le choix
06:13Et surtout parce qu'il n'y a pas véritablement d'horizon
06:15En réalité, si on devait ajouter
06:17Un terme aux crises que vous avez évoquées
06:20Crise politique, crise économique, crise financière
06:23Je pense qu'il y a un autre aspect
06:25Qui est une crise d'horizon
06:26Parce que dire
06:28On va résoudre la dette
06:29Enfin, on va attaquer la dette
06:30On ne mobilise pas les gens sur une donnée comptable
06:34Vous ne donnez pas une stratégie
06:36Et puis, in fine
06:38On a une crise d'influence de la France
06:41Parce que comme on ne fait pas le boulot
06:43Du point de vue de nos finances publiques
06:44On perd en sérieux
06:46Et progressivement, c'est la capacité à influencer les choix
06:48Dans l'économie européenne
06:50Qui s'atténue
06:52À un moment
06:53Où donc les autres pays
06:54Eux font des choix très délibérés
06:55Ok, on a compris
06:57Enfin, les Allemands ont compris
06:58Ils se sont pris la crise du gaz
06:59Ils se sont pris la fermeture du marché américain
07:02Ils pivotent
07:02Ils pivotent
07:03Ils sont en train de pivoter
07:04Et pour pivoter, il faut investir
07:05Au moment où nous, on n'a plus les capacités de le faire
07:07Denis Ferrand ne dit pas de crise financière
07:09Pour moi, il y a la crise financière
07:11Et la crise de financement
07:12On a quand même une crise financière
07:15On a une crise des finances publiques
07:16Avec une dette qui est colossale
07:18Avec un déficit qu'on n'arrive pas à réduire
07:20Alors, pour l'instant, on n'a pas de crise du financement
07:23C'est ce que vous observez sur les marchés de taux
07:24Valentin ?
07:25Oui, il y a exactement
07:26Le vrai sujet
07:27Bon, on partage tous
07:29C'est qu'on a du mal à faire baisser les dépenses publiques en France
07:31Donc ça, c'est le vrai sujet d'un point de vue politique et économique
07:35Qui nous amène énormément d'incertitudes
07:36Pour tous les acteurs économiques
07:38Les ménages, les entreprises
07:40Par contre, du côté des marchés
07:42On ne voit pas de crise financière
07:45On a les taux qui montent quand même
07:47Oui, oui, exactement
07:48La France, aujourd'hui, paye sa dette plus chère
07:51C'est certes
07:52Mais elle peut toujours continuer de lever de la dette très facilement sur les marchés
07:56On l'a vu cette semaine
07:57Exactement
07:57Ça s'est extrêmement bien passé
07:59Ce qui est intéressant de voir
08:00C'est ce qu'on regarde les investisseurs
08:03C'est les écarts de taux
08:05Entre les différents pays de la zone euro
08:06Et là, on voit que la situation de la France se détériore
08:09Mais ce n'est pas quelque chose de nouveau
08:10C'est quelque chose qu'on observe
08:12Qui s'accélère quand même
08:13Qui s'accélère
08:13Mais c'est quelque chose qu'on observe sur ces dernières années
08:15Les écarts, ce qu'on regarde, c'est l'écart de rendement
08:18Entre le 10 ans allemand et le 10 ans français
08:21Quand on dit le 10 ans, c'est le taux d'emprunt d'État à 10 ans
08:24Exactement
08:24Le taux d'emprunt d'État à 10 ans allemand
08:26Et le taux d'emprunt à 10 ans français
08:28On était sur 0,35% en 2021
08:31En 2024, on était à 0,5%
08:34Et maintenant, on a accéléré à 0,8%
08:36Et ce qui est aussi très...
08:38Une comparaison qui est intéressante aussi
08:41C'est que le taux à 10 ans français aujourd'hui
08:43Se rapproche du taux 10 ans italien
08:46Donc, c'est pas...
08:48Ces niveaux de valorisation ne marquent pas un accident
08:50Ça marque, pour moi, un changement de régime
08:53Qui illustre deux choses
08:54Un déclassement
08:55Alors, un déclassement déjà
08:57Une instabilité à court terme politique
08:59Très forte
09:00Où on est quand même...
09:01On a une incertitude politique
09:02Et un déclassement
09:03Qui est une dérive budgétaire structurelle
09:05À cause de niveaux de dépenses
09:07Qui sont élevés
09:08Et d'une croissance potentielle
09:10Qui est aussi, elle, faible
09:11Donc, c'est plutôt un changement de régime
09:13Que pour moi, un accident
09:15Mais l'autre chose importante
09:16C'est qu'il y a toujours une demande
09:18Qui est très forte
09:19Pour la dette française
09:20Pourquoi ?
09:20Parce que les gens se disent globalement
09:22Finalement, de toute façon
09:23Il y aura toujours la BCE
09:25Il y aura toujours les Allemands, c'est ça ?
09:26Elle n'est pas si mal
09:27On regarde aujourd'hui
09:28On est très focalisés
09:29Sur la situation politique
09:30Mais on est d'accord
09:32Il y a un sujet au niveau
09:33Mais on est quand même une note
09:35Qui reste bien notée
09:36On est deux à moins
09:37Ça ne va pas changer ça ?
09:40On peut perdre un rating
09:41On peut baisser du notion
09:43Mais c'est déjà dans les prix
09:44C'est déjà dans les prix
09:45Si on regarde
09:45Et puis on est dans la zone euro
09:47Ne pas oublier que la BCE
09:48Détient un quart de notre dette
09:50Et puis, il faut aussi noter
09:51Il n'y a pas de gravité
09:53À très court terme
09:54Parce que l'impact
09:55De ces niveaux de taux
09:56Plus élevés sur la dette
09:57Ne sera que très graduel
09:58Le budget est très mal géré
10:01Notre dette est très bien gérée
10:04Heureusement parce qu'on ne fait que ça
10:05Denis ?
10:06Oui, peut-être deux marqueurs
10:07Justement sur les points
10:08Qu'a évoqué Valentin
10:09Le premier point
10:10C'est notamment sur la dépense publique
10:12La dérive spontanée
10:13De la dépense publique
10:14On ne la connaît pas véritablement
10:15On la met dans une fourchette
10:17Mais en gros
10:17Cette fourchette
10:18C'est 1,2 à 1,6%
10:20Spontanément
10:21De croissance de la dépense publique
10:23En volume
10:23C'est plus que la croissance potentielle
10:25Qui est à 1%
10:26Ça peut apparaître pas beaucoup
10:27Cet écart
10:28Allez, on va dire
10:28On prend le milieu de la fourchette
10:291,4
10:30Mais en fait, cet écart
10:31Entre 1,4
10:32De progression de la dépense publique
10:33En volume
10:34Et 1
10:35De croissance potentielle
10:36En l'espace de 10 ans
10:37Quand vous prolongez
10:38Arithmétiquement
10:39Tout bêtement
10:39Ça vous fait une augmentation
10:41Du poids de la dépense publique
10:42De 2 points de PIB
10:43En l'espace de 10 ans
10:44Donc, on a déjà
10:46Chaque fois qu'on va mettre en œuvre
10:47C'est le garrot
10:48C'est ce que vous nous disiez
10:49Le nœud coulant
10:50C'est le nœud coulant
10:51Je ne sais pas comment on peut l'appeler
10:52C'est un peu cette idée-là
10:53C'est que spontanément
10:54On ne maîtrise pas la dérivée
10:56Et puis là-dessus
10:57Il y a effectivement
10:58Une très bonne gestion de la dette
10:59Et on est encore dans une situation
11:01Où le taux d'intérêt moyen
11:03Pratiqué sur la dette
11:03C'est 2%
11:04Parce que c'est le fluide
11:05Ça passe encore
11:06Et parce qu'on avait pas mal emprunté
11:07Ça passe encore
11:08Parce qu'on a 2,5
11:09De croissance nominale
11:11Donc, pour l'instant, ça passe
11:12Mais avec 3,5
11:13Sur la nouvelle dette
11:17Et dans ce cas, on passe
11:19Dans l'effet boule de neige
11:19André, qu'est-ce que ça vous inspire
11:21Cette situation actuelle ?
11:23Pour un investisseur comme vous
11:25Qui investissez
11:26Vous investissez beaucoup en France aussi
11:28Oui, oui
11:28Alors moi, je regarde la composition
11:31L'exposition
11:32Des chiffres d'affaires
11:34Des sociétés du CAC 40
11:35Par exemple, à la France
11:36C'est pour donner
11:39Pour illustrer peut-être
11:40Aux auditeurs
11:43Que quand on investit en bourse
11:47On est aujourd'hui
11:49Pas en train d'acheter
11:50Un risque France
11:51Donc, si on prend
11:52Les chiffres d'affaires
11:53Oui, les chiffres d'affaires
11:54Consolidés de toutes les sociétés
11:55Du CAC 40
11:56Et on les pondère
11:57Par les poids
11:57Dans l'indice
11:59On a une exposition en France
12:01Qui n'est que de 15%
12:02Alors, il y a des sociétés
12:03Qui le sont davantage
12:04Et des sociétés
12:05Qui le sont bien sûr
12:06Beaucoup moins exposées
12:07Le reste de l'Europe
12:08C'est à peu près 25%
12:10Et donc, le reste du monde
12:12C'est 60%
12:13Voilà
12:13Ceci dit
12:15On a quand même connu
12:17Depuis maintenant
12:18Depuis maintenant
12:19Deux ans
12:20C'est un peu l'horizon
12:21Sur lequel on parle
12:23Ici
12:24Un dérating
12:28Des indices français
12:30C'est-à-dire
12:30La bourse française
12:32A moins bien performé
12:33Que les bourses européennes
12:35Et ça, c'est quelque chose
12:37Qui est peut-être révélateur
12:42D'un mal-être
12:44Mais qui montre
12:47Qu'on est peut-être
12:48On a déjà peut-être
12:49Pricé
12:50Un certain nombre
12:51D'éléments
12:53Dans la bourse
12:53Alors, je vais vous donner
12:54Quelques chiffres
12:54Parce que
12:55Depuis début
12:5624
12:58Il y a un écart
13:00De 8 points
13:00Sur la performance
13:02Du CAC
13:03Par rapport
13:03A l'indice
13:04Stocks 600
13:05Donc Stocks 600
13:06C'est vraiment
13:06L'indice général
13:07Par contre
13:09Si on compare
13:10Par rapport à l'Allemagne
13:10Qui relance très fort
13:11C'est 30 points
13:12Si on compare
13:14Par rapport
13:14A l'Espagne
13:16Qui marche hyper fort
13:17C'est plutôt 40 points
13:19Vous voyez donc
13:19Et même par rapport
13:20A l'Angleterre
13:21Qui honnêtement
13:22Ne va pas très fort
13:23Ils ont aussi
13:23Des gros problèmes budgétaires
13:25C'est 15 points de retard
13:26Donc vous voyez
13:27Les marchés ont quand même
13:28Bien intégré
13:30Toute une série
13:31De mauvaises nouvelles
13:32Et aujourd'hui
13:34Moi j'arrive pas
13:36Non plus
13:36A être pessimiste
13:37Au niveau
13:37Où on est aujourd'hui
13:38Ça fait du bien
13:39Louis et vous
13:40Qui avez plutôt
13:41Une exposition
13:42Sur les valeurs internationales
13:43Quand vous regardez
13:44Mais qui avez géré
13:45Des small caps aussi
13:46Quand vous regardez
13:48Cette situation là
13:49Vous vous dites quoi ?
13:50Alors moi
13:50Comme André
13:51Je regarde toujours
13:52L'exposition chiffre d'affaires
13:53Effectivement
13:54J'ai assez peu foi
13:54Dans le chiffre d'affaires
13:55En France
13:56Et moi j'entends bien
13:57Que la dette française
13:58A une longévité
14:00Je crois qu'on a
14:018,5
14:01La duration
14:02A 8,5 années
14:04Et donc c'est
14:05Cet effet de nœud coulant
14:06Mais qui peut néanmoins
14:08En l'absence
14:09De solutions politiques
14:09Parce qu'en fait
14:10D'où vient ce déficit ?
14:11On voit qu'il vient
14:12Essentiellement
14:13Des dépenses
14:14De retraite
14:16Et donc
14:16Du traitement
14:17Des personnes âgées
14:18Et on sait que
14:19Ce problème là
14:20Va pas se résoudre tout seul
14:21Au contraire
14:22Il est plutôt en train
14:23De s'accentuer
14:24Avec le déséquilibre
14:25Entre les inactifs et les actifs
14:26On a en fait
14:27Les personnes âgées
14:27La première clientèle politique
14:29Ça veut dire qu'on est
14:30Incapable d'augmenter
14:31Vous êtes dans la croisade
14:32D'anti-boomer
14:32Vous avez basculé là-dedans
14:35Allez c'est parti
14:35C'est de la faute
14:37Ils ont pillé la planète
14:39C'est des pics sous
14:40Très bien
14:42Mais surtout ça m'énerve
14:43Mais il y a une CSG à 8%
14:45On est incapable
14:45De la monter à 10
14:46Or on sait bien
14:47Que c'est dans ce traitement là
14:49Qu'on va devoir
14:50Donc toujours plus de taxes
14:51Toujours plus d'impôts
14:52Et toujours plus de boucs émissaires
14:53Ce n'est pas une question de boucs émissaires
14:55C'est que quand on regarde
14:56La dépense publique
14:57Ce n'est pas tant
14:58Les dépenses de fonctionnement
14:59De l'État
15:00Qui ont augmenté
15:00Je suis d'accord avec vous
15:01Il y a plein d'inefficiences
15:02Il y a plein de choses
15:03Qu'on pourrait faire mieux
15:04Notre économie
15:05Pour être plus efficace
15:06On sait qu'il y a plein
15:06De barrières à l'intérieur
15:08De l'Europe et en France
15:09Mais néanmoins
15:09On sait que l'accroissement
15:11De la dette
15:11On sait sur quel poste
15:13Il s'est fait
15:13Et on ne peut pas prétendre
15:14Que c'est l'augmentation
15:15Du nombre de fonctionnaires
15:16Même si il y en a certainement trop
15:17Ça s'est fait
15:18Non c'est le modèle social
15:19Qui fonctionne
15:19Voilà
15:20Et donc
15:20Par conséquent
15:22Qui
15:23Quel homme politique
15:24Quelle personne politique
15:25Sera capable
15:26Véritablement
15:27De réformer
15:27Et donc
15:29Ça veut dire
15:29Qu'on peut avoir
15:30A mon sens
15:31Une dette financière
15:32Beaucoup plus vite
15:33Que la dette
15:34Ne le prédit
15:35Et surtout
15:35Une absence de moyens
15:36Parce qu'on a toujours eu
15:37Un modèle
15:38Qui fonctionnait
15:39Par la relance
15:39En fait
15:40Ce qui s'approuve
15:41C'est que
15:41Quand on ne met plus
15:42De carburant
15:43Du carburant
15:44A fond perdu
15:45Il n'y a plus de croissance
15:46C'est ça
15:47Qu'on est en train de montrer
15:47C'est à dire
15:48Qu'à partir du moment
15:48Peut-être que
15:50Vous avez raison
15:50Le problème de la dette
15:51Est pas très important
15:52Sauf que
15:53Comme il y a de la dette
15:54On ne peut plus dépenser
15:55Et quand on ne peut plus dépenser
15:56On n'a plus de croissance
15:57On n'arrive pas à générer
15:58C'est ça Denis
15:59On n'arrive pas à générer
16:00Alors on va en parler tout de suite
16:01J'anticipe pas
16:02Tout de suite
16:03On va passer sur les scénarios
16:04Pour l'économie française
16:05Pour les mois qui viennent
16:07Bon
16:07On ne va pas essayer
16:08De se demander
16:09Ce qui va se passer
16:09Au niveau politique
16:10Bon
16:10Franchement
16:11Personne n'en sait rien
16:12J'entends des trucs
16:13Toute la journée
16:14Et personne ne sait
16:16Et puis de toute façon
16:16On sait qu'il n'y aura pas
16:17De solution miracle
16:18On sait que de toute façon
16:19Peut-être
16:20S'il y a des élections
16:21En 2027
16:22Voir avant
16:23On ne sait pas
16:24Qui va sortir vainqueur
16:25De tout ça
16:26Donc on est rentré
16:27Dans cette tourmente
16:28Justement
16:29Moi l'impression que j'ai
16:30Alors j'entends
16:31Ce que dit André
16:32Beaucoup d'entreprises françaises
16:33Heureusement
16:33Habituées
16:35A avoir le poids
16:36De cette pesanteur
16:37En France
16:39Ont investi à l'étranger
16:40Mais moi
16:40Vous voyez beaucoup
16:41De chefs d'entreprise
16:42Aujourd'hui
16:43Ils sont complètement déprimés
16:44Donc c'est quoi
16:46Les scénarios
16:47Essayons de nous dire
16:48Qu'est-ce qui peut se passer
16:49Dans les mois
16:50Est-ce qu'on doit s'attendre
16:51A deux ans de croissance nulle
16:53En tout cas
16:54Ce qui est déjà
16:55Ce qui s'opère déjà
16:56On a vu
16:57L'emploi
16:58Ne progresse plus
16:59Enfin
16:59Il ne s'effondre pas
17:00Attention
17:01On n'est pas dans un moment
17:02Où d'ores et déjà
17:03Une crise économique
17:04Qui passerait
17:05Par des corrections
17:05Par des baisses d'emploi
17:06Importantes
17:07Interviendrait
17:08On n'est pas dans cette configuration
17:10Il y a une raison pour ça
17:11Il y avait un retard
17:12Il y avait un déséquilibre
17:14Entre l'offre et la demande
17:15Post-Covid
17:15On est en train de l'absorber
17:16On finit de l'absorber
17:17Il a disparu
17:18Quand vous regardez
17:18Notamment les indicateurs
17:19De difficultés de recrutement
17:21Désormais
17:21On est retombé
17:22Sur des niveaux
17:23Maintenant on va rentrer
17:24Dans le dur
17:25Peut-être qu'on peut rentrer
17:26Dans le dur
17:27Mais en tout cas
17:28Pour l'instant
17:28Il n'y a pas encore
17:29Même quand on regarde
17:30Les climats des affaires
17:31Et comment les entreprises
17:32Se projettent sur l'emploi
17:34Elles ne disent pas
17:34Je vais ajuster fortement
17:35Mes effectifs
17:36Mais en revanche
17:37Elles vont simplement
17:37Geler leurs projets
17:38Et donc je n'augmente pas
17:40Mes dépenses d'investissement
17:41Mes embauches
17:43Je n'en fais pas plus
17:44Et donc on est dans
17:46Quelque chose
17:46Qui est totalement émollient
17:48Où on va aller chercher
17:49Un peu la lumière
17:50Qui est au fond du tunnel
17:51C'est celle qui vient
17:52Notamment de la relance
17:53Que font d'autres pays européens
17:55Une relance
17:56Qui passe par de l'investissement
17:57Donc dans un premier temps
17:58Ça peut nous être bénéfique
17:59Mais attention
18:00On risque de
18:01Ce qu'il y a devant nous
18:01C'est de se prendre 6-0
18:026-0 par les Allemands
18:03Au même titre
18:04On a eu un décrochage
18:05Si on se prend 6-0
18:06Est-ce que comme on est
18:07Dans la même poule qu'eux
18:08Finalement à la fin
18:09On gagne avec eux
18:10C'est-à-dire que
18:11Est-ce que
18:11Ce que j'ai envie de vous dire
18:13C'est
18:13Est-ce qu'on arrive à chiffrer
18:14Le ruissellement
18:16De la relance
18:17Et de la croissance allemande
18:18Sur la nôtre
18:18Oui
18:19Il va y en avoir un petit peu
18:20Mais c'est pas ça
18:21Qui vous change le marqueur
18:21Ça ne peut pas nous sauver ça
18:22C'est pas ça qui change le marqueur
18:24Et puis surtout
18:24Vous ne maîtrisez plus du tout
18:26Vos choix
18:27C'est ça
18:28Un peu cette crise d'influence
18:29Je pense que
18:30Ce que l'on ne mesure pas
18:31Très bien
18:32C'est combien
18:32La parole est désormais
18:34Assez discréditée
18:35Mais à la limite
18:35On s'en fout
18:36Même si on ramasse les miettes
18:37Est-ce que les miettes sont grosses
18:38Ou petites
18:38C'est pas anodin
18:39Quand vous avez
18:40Un contexte géopolitique
18:42Aujourd'hui
18:42Qui est celui que l'on connaît
18:43Quand on est sorti du multilatéralisme
18:45Et que l'on passe
18:45Dans les négociations
18:46Qui se font uniquement
18:47Sur mode bilatéral
18:47Le fait que vous ne puissiez pas intervenir
18:49Que votre parole ne porte pas
18:51Ça a des conséquences très importantes
18:52On l'a vu cet été
18:53Avec ce qui s'est passé
18:54Sur les négociations commerciales
18:55Ça n'aurait probablement pas été
18:57La même chose
18:58Avec une voix française
18:59Un peu plus forte
19:00Quels sont les scénarios
19:01Pour l'économie française ?
19:03C'est une croissance
19:03Qui reste faible
19:05On a une croissance cette année
19:06Nous on anticipe autour de 0,8
19:08Et vous Denis ?
19:090,7
19:09Oui on est sur des décennies
19:11C'est pas zéro d'ailleurs
19:12Et sur l'an prochain 0,9
19:14C'est une croissance sous le potentiel
19:17Il faut quand même noter
19:18Que l'inflation est assez faible
19:19Cette année en zone euro
19:20En France on est à 1%
19:22Donc on est quand même loin
19:23Des 2% de la BCE
19:24Alors moi je vais faire un peu de provocation
19:25Mais ce qui me gêne
19:26Plus que la dette
19:27Moi c'est la croissance faible
19:28De la France
19:30Et surtout notre déficit
19:32En investissement
19:33Notre faible productivité
19:34Et le problème de cette dette
19:36C'est que le problème de la dette
19:39Et de la charge d'intérêt croissante
19:40Ça va limiter
19:41La capacité du gouvernement
19:42A soutenir l'investissement
19:44Ça c'est vraiment pour moi
19:45Un premier point
19:47Après c'est pas juste
19:48La quantité de la dépense publique
19:50Qu'il faut regarder
19:51Qui est chez nous quand même
19:52Très élevée
19:53On a quand même
19:53De la marge de manœuvre
19:54Pour la baisser
19:54On est à 57%
19:56On est 7 points de plus
19:57Que le reste
19:58Les autres pays de la zone euro
19:59Mais c'est la nature
20:00Ce surcroît de dépense publique
20:02C'est destiné uniquement
20:03A soutenir pas l'investissement
20:04Mais à soutenir la consommation
20:05Si ce surcroît de dépense publique
20:07Servait à soutenir l'investissement
20:08On serait dans une autre configuration
20:09Et ce qui me gêne
20:10Avec l'Allemagne
20:12C'est qu'on peut avoir
20:13Une divergence
20:14On va pas forcément
20:15Bénéficier des miettes
20:16Mais il y a une divergence
20:17Entre l'économie allemande
20:19Et l'économie française
20:20L'Allemagne
20:21Ils sont en train de mettre
20:21Des plans d'investissement massifs
20:23Ils ont les moyens
20:23Et ils ont les moyens
20:24Ils ont bien géré leurs finances
20:25Mais ce qu'il veut dire
20:27C'est qu'on va avoir une BCE
20:28Qui va être réticente
20:29A baisser les taux
20:30Et si aujourd'hui
20:31On regarde les niveaux de taux
20:32Dans la zone euro
20:33Moi je les trouve
20:33Beaucoup trop élevés
20:35Pour la France
20:35Depuis le temps qu'on le dit
20:36Il y a une chose
20:37Que je ne comprends pas
20:38Denis
20:38Excellemment
20:38Mais 0,9%
20:41A l'année prochaine
20:41Alors que
20:42Je ne sais pas
20:42On vient de dire
20:43Tout est à l'arrêt
20:44Plus personne ne consomme
20:45Plus personne n'investit
20:46Comment on fait 0,9%
20:48Quand tout est à l'arrêt ?
20:49Il y a déjà des choses
20:50Qui sont toutes bêtes
20:51La baisse des importations
20:53Parce que
20:53Vous n'avez plus
20:54De demande interne
20:55Enfin
20:55La demande interne privée
20:56Notamment
20:57Qui va très peu progresser
20:58Ce faisant
20:58Vous importez beaucoup moins
20:59Et quand vous faites
21:00Moins d'importations
21:01Vous faites un peu plus de PIB
21:02Vous avez aussi
21:03Du côté du commerce extérieur
21:05Les nouvelles ont été
21:06Quand même plutôt
21:06Un peu plus positives
21:07Que ce que l'on pensait
21:08On a un équilibre
21:09De la balance des paiements courants
21:11Ce qui est quelque chose
21:12D'assez nouveau
21:12Côté français
21:14C'est notamment
21:14Avec des exportations
21:16En particulier de services
21:17Celles que l'on regarde moins
21:18Qui se tiennent quand même
21:20Plutôt bien
21:21Donc
21:21Il y a quelques gisements
21:22Qui sont encore là
21:23Et puis
21:23Il y a encore un peu
21:24De dépenses publiques
21:25Et ça de la dépense publique
21:27Comptablement
21:28Immédiatement
21:29Ça vous fait de la croissance
21:30Franchement c'est plutôt rassurant
21:310,9%
21:31Je ne dis pas que c'est 2%
21:32Mais
21:33Oui mais c'est la qualification
21:35La croissance
21:35C'est pas une bonne croissance
21:37Regardez
21:37Dans le plan Bayrou
21:39Vous avez notamment
21:40Les décaissements
21:41Sur les plans d'investissement
21:43D'avenir
21:43Ont été reniés
21:44Et donc ça dit bien
21:45Qu'on ne se projette pas
21:46Il y avait des projets
21:47De transformation
21:48Incarnés dans ces programmes
21:49D'investissement d'avenir
21:50Ceux-là n'échappent pas
21:51Au tamis
21:52André
21:53Vous avez dit
21:53Bon évidemment
21:54Le CAC 40
21:54On m'en parlait
21:55Des marchés tout à l'heure
21:56Et l'orientation à l'étranger
21:57Mais vous parlez
21:57A beaucoup de boîtes françaises
21:59Qu'est-ce qu'ils vous disent
22:00Les dirigeants d'entreprise
22:01En ce moment
22:01Quand ils sont rentrés
22:03Vous leur parlez
22:03Ils vous disent quoi ?
22:05Alors écoutez
22:05Ils sont
22:06Certains sont étonnamment positifs
22:08Et moi je vais être
22:09Plus constructif
22:10Que vous tous ici
22:11Parce que
22:13A mettre au bilan
22:15Des catalystes
22:16Très favorables
22:17Pour l'Europe
22:18Il y a non seulement
22:18Le plan de relance allemand
22:20Mais il faut voir
22:21Que le grand événement
22:23De cette année
22:23Peut-être
22:24Il n'est pas assez commenté
22:25C'est qu'en fait
22:27Bon sous
22:27Avec l'appui bienveillant
22:30De Trump
22:30Quand même
22:32Et puis de J.D. Vance
22:33L'Europe a décidé
22:34Enfin
22:35De prendre en main
22:36Son autonomie stratégique
22:37Vous voyez
22:37Donc autonomie stratégique
22:39Ça veut dire
22:39Relancer très fortement
22:41Les investissements
22:42De défense
22:43Et ça
22:44C'est un véritable
22:45Game changer
22:45Vous voyez
22:46Les investissements
22:47De défense
22:47Ça veut dire
22:48Faire plus de dépenses
22:49D'équipements
22:50Ça veut dire
22:50Faire plus de recherche
22:51Et développement
22:52Dans la défense
22:52Les budgets des défenses
22:54Étant tombés
22:54À des niveaux très bas
22:55C'est normal
22:57Que l'Europe
22:58Ne puisse rien inventer
22:59Regardez
23:00La révolution technologique
23:01Aux US
23:02On se demande
23:02Pourquoi l'Europe
23:03N'a rien
23:04C'est tout simplement
23:05Parce que l'Europe
23:05Pendant la guerre froide
23:06N'a rien dépensé
23:07En défense
23:08Et en spatial
23:08Vous voyez
23:09Et donc
23:11Aujourd'hui
23:12Le fait de relancer
23:13La défense
23:14Or il y a énormément
23:15D'inventions
23:16Qui sont des applications
23:17Militaires
23:18Je cite
23:18L'avion à réaction
23:19C'est une invention
23:20Européenne d'ailleurs
23:20Le radar
23:22Autre invention
23:23Européenne
23:24Le nucléaire
23:25Alors ça c'est américain
23:26Bon il y a le GPS
23:27Il y a l'internet
23:27Et donc le fait
23:29De le faire
23:29Ça va être un gros
23:31Un gros accélérateur
23:32Sur le PIB
23:33Deuxième chose
23:34Qui passe
23:34Pas très commentée
23:35Qui n'est pas très commentée
23:36Mais qui a une influence
23:37Très directe sur les entreprises
23:38C'est les conséquences
23:40Du rapport Draghi
23:41Et donc Draghi
23:42Qu'est-ce qu'il a dit
23:42Il a dit
23:43Fini l'idéalisme naïf
23:44Fini les bêtises
23:46Comme le fait
23:46Qu'on ait 34 opérateurs
23:48De télécom
23:48En Europe
23:50Alors qu'on en a
23:50Trois en Chine
23:52Vous voyez
23:52Donc un pour 13 millions
23:54En Europe
23:54Un pour 300 millions
23:56En Chine
23:57D'accord
23:57Mais vous l'avez dit
23:58Vous-même
23:58C'est un rapport
23:59Non mais c'est
24:00Mais c'est en place
24:01C'est en train d'être mis en place
24:02Vous voyez
24:02Des fusions
24:03Sont en train d'être mises en place
24:04Avec ces fusions
24:05Il y a des rationalisations
24:06Qui sont mises en place
24:07Et il y aura des effets kickers
24:09Sur le PIB
24:10Draghi lui-même
24:11Le chiffre à 10%
24:12Du PIB européen
24:13Vous voyez
24:13Donc rien que ça
24:14Si ça ruisselle
24:15Alors ça va ruisseler lentement
24:17Mais c'est quelques
24:18Dezaines de points de base
24:19Qu'on aura
24:20En supplément
24:22Du plan de relance allemand
24:23Voilà
24:23Donc moi j'ai plutôt
24:24Tendance à mettre
24:24Des lunettes roses
24:25Bah dit donc
24:26Tant mieux
24:27Bah écoutez
24:27Vous nous remontez le moral
24:28J'avais pas la pêche en menant
24:29Mais vous m'avez redonné la pêche
24:30En deuxième partie de l'émission
24:31On va voir si vous nous donnez la pêche
24:33Sur la bourse en général
24:34Et le CAC en particulier
24:35On va se demander
24:36Quelle est l'allocation d'actifs
24:37Dans cette période
24:38Alors finalement
24:38Pas si tourmenté que ça
24:40D'après ce que nous dit André
24:42On va parler du top 3
24:43Et des conseils d'achat ou vente
24:45A tout de suite
24:46Et pendant que vous n'étiez pas là
24:59Le débat continuait
25:00On a essayé de faire parler André
25:02En lui disant
25:02Mais qu'est-ce qui te rend aussi optimiste
25:04Les dépenses militaires
25:07Mais les pays qui y dépensent
25:08Bah finalement
25:09Ils vont acheter américains
25:10Donc en quoi ça va nous toucher
25:12Et ce que tu nous disais André
25:14C'est que globalement
25:15Bon c'est bien
25:17Ça va dans le bon sens
25:18Qu'il va y avoir de l'innovation
25:19En fait ce que tu es en train de nous dire
25:22C'est que toi tu vois un réveil de l'Europe
25:24Je vois clairement un réveil de l'Europe
25:26Et je pense que c'est quelque chose
25:28Qui va être petit à petit discounté
25:31Ça a été déjà très discounté
25:34Dans les cours de bourse
25:35Des entreprises de défense
25:36Qui ont beaucoup monté cette année
25:38Je pense que c'est un véritable game changer
25:40Vous voyez quand on passe
25:42Aujourd'hui
25:43Le budget de la défense de la France
25:45C'est 2% du PIB
25:46Dans ces 2% du PIB
25:47L'essentiel part en salaire des militaires
25:50En crèche des militaires
25:51En costume des militaires
25:53Mais en costume d'apparat
25:55Mais très peu part en équipement
25:57Vous voyez
25:57Et la France par exemple
25:59Quand on me dit que la France
26:00Comment on va financer nous
26:01Notre dépense militaire
26:02On n'a pas d'argent
26:03Alors
26:04Mais ça va être progressif
26:05C'est l'Europe qui va nous payer ça ?
26:07Non
26:07Il y a premièrement
26:09Premièrement un budget
26:11Au niveau de l'Europe
26:12Les 150 milliards
26:13Et puis les pays
26:15Qui individuellement relancent
26:16Alors moi ce que je voulais juste dire
26:18C'est que la situation budgétaire
26:20Et de la dette de la France
26:22Elle n'est pas très bonne
26:24Comme on le sait
26:24Mais la situation consolidée
26:27Et il y a un petit graphique
26:29Qu'on peut montrer peut-être à l'écran
26:30La situation consolidée
26:32De dette de l'Europe
26:35Elle est beaucoup plus favorable
26:37Que celle des Etats-Unis
26:38Ah oui non mais de toute façon
26:39Sur l'Europe
26:39On est presque tous d'accord avec toi
26:41C'est-à-dire grâce à l'Allemagne
26:42Et grâce aux pays du Nord
26:43Voilà
26:44Il y a les Pays-Bas
26:45Qui sont très bien
26:46Il y a l'Espagne qui est très bien
26:47Il y a les pays du Spandinave
26:48Qui sont très bien
26:48On est un peu dans la situation de l'Italie
26:50C'est-à-dire l'Italie du Nord
26:51Qui traîne l'Italie du Nord
26:51Les pays d'Europe centrale
26:52Qui sont très bien
26:53Qui ont du leeway
26:54Donc je veux dire
26:55Aujourd'hui
26:56Et c'est aussi en ratio
26:57De déficit budgétaire
26:59Vous voyez le déficit budgétaire
26:59On voit le graphe à l'écran
27:00C'est très intéressant
27:01On va parler des marchés
27:03Cette semaine
27:03Bon bof
27:05Il ne se passe pas grand chose
27:06Il y a quand même
27:07Beaucoup de climat d'incertitude
27:08Bon alors d'un autre côté
27:10Il ne se passe pas grand chose
27:10Mais on rappelle quand même
27:11Que les indices américains
27:12Sont quasiment au niveau
27:13Les plus hauts
27:14Le Nasdaq est encore en hausse
27:16De 12%
27:16Ce qui ramenait
27:17Je le répète tout le temps
27:18Parce que
27:19Évidemment
27:20On a beaucoup de gens
27:21Qui appellent leur gérant
27:22De valeur américaine
27:23Dans leur disant
27:24Mais je ne comprends pas
27:24Tout le monde fait 12%
27:25Et toi tu fais 0
27:26Mais en fait
27:27Il faut juste leur expliquer
27:28Qu'il y a le cours de change
27:29Et donc finalement
27:30Nasdaq en euros
27:32Ça n'a pas fait grand chose
27:34Et même le S&P
27:35Et le Dow Jones
27:35C'est en baisse en euros
27:36Qu'est-ce qu'on peut dire
27:38Aujourd'hui des marchés
27:39C'est-à-dire qu'il y a
27:40Deux questions
27:41Qui se posent aujourd'hui
27:42Et André
27:43Tu vas revenir là-dessus
27:44Louis
27:44Il y a deux questions
27:45Qui se posent
27:46La première
27:46Qu'on rebâche à chaque fois
27:48C'est
27:49Est-ce que les marchés américains
27:50Sont sûrs à évaluer
27:52On nous sort des indicateurs
27:54Qui nous disent
27:55Ah c'est très très cher
27:56Très concentré
27:57Donc très dangereux
27:58Première question
27:59Puis la deuxième question
28:00C'est effectivement
28:01Nous la France
28:02Et nous l'Europe
28:03On a fait un tout petit peu
28:04De rattrapage en début d'année
28:05Qu'on est en train de reperdre
28:07Qu'est-ce qu'on fait ?
28:08Déjà on est en septembre
28:09Et statistiquement
28:10Le mois de septembre
28:11N'est pas incroyable
28:12Sur les marchés
28:13Donc on est prudent
28:14Il faut y croire
28:14À ces trucs-là ?
28:15C'est pas qu'il faut y croire
28:17C'est qu'effectivement
28:17Notamment aux Etats-Unis
28:19Il y a des facteurs
28:20D'imposition
28:21Qui font qu'en septembre
28:23C'est pas très favorable
28:24C'est d'ailleurs
28:25Le plus mauvais mois
28:26De l'année historique
28:28Alors qu'on pense
28:29Que c'est octobre
28:29Parce qu'il y a des cracks
28:30Mais en fait c'est septembre
28:31C'est septembre
28:31Donc bon
28:32Très bien
28:33Ça nous laisse le temps
28:33De la réflexion
28:34Après moi je suis
28:35Structurellement investisseur
28:37Dans les marchés
28:37Parce que je pense
28:38Que c'est ce qui produit
28:39Le plus de richesse
28:39Dans le temps
28:40Mais néanmoins
28:40On joue sur des scénarios
28:42Et des risques
28:43Et même si on pense
28:45Qu'aujourd'hui
28:46L'économie américaine
28:47Monte des chiffres
28:48Qui sont peut-être
28:49Plus favorables
28:49Que ce qu'on aurait pu attendre
28:50Compte tenu
28:51De tous les chocs
28:53Politiques
28:53Qui ont été subis
28:54Ces derniers temps
28:55Il faut garder à l'esprit
28:56Que
28:57Et donc
28:58Être prudent
28:59Sur des mesures de risque
29:01Autour
29:02De la devise américaine
29:04Mais des devises
29:05De manière générale
29:05On parlait de l'endettement
29:06Tout à l'heure
29:07On a bizarrement
29:09L'or qui monte
29:11Alors que les taux d'intérêt
29:12Montent
29:12Ça veut dire que
29:13De manière générale
29:14Il y a peut-être
29:14Une défiance des investisseurs
29:16Sur l'ensemble
29:17Des devises mondiales
29:18Donc on n'est plus
29:19Sur la variation
29:19D'une devise
29:20Par rapport à l'autre
29:21Donc ça
29:22Ça incite à une certaine prudence
29:23On ne connaît pas encore
29:25Les effets
29:25De la politique
29:26De monsieur Trump
29:27Sur les droits de douane
29:29Dans la consommation américaine
29:31Et surtout
29:31Comment va-t-on croire
29:33On attend aujourd'hui
29:34Les chiffres de l'emploi
29:36Vendredi
29:37Pardon
29:37Les chiffres de l'emploi
29:38Aux Etats-Unis
29:39Sachant que
29:40La statisticienne
29:42Qui les délivrait
29:42S'est fait virer
29:43Sur la dernière livraison
29:44De chiffres
29:45Donc est-ce qu'on va arriver
29:46Dans quelque chose
29:47Et toi qui investis
29:48Dans la tech américaine
29:49Est-ce qu'aujourd'hui
29:50Je te pose une question
29:51Qui est très simple
29:52Est-ce que les valeurs
29:53Américaines
29:54Technologiques
29:54Qui représentent aujourd'hui
29:56Une part phénoménale
29:57De la capitalisation américaine
29:59Donc une part phénoménale
30:01De la capitalisation mondiale
30:02Est-ce qu'elles sont
30:03Surévaluées ?
30:05C'est une question simple
30:05On est dans le plus grand
30:07Programme d'investissement
30:08Que l'humanité ait connu
30:10Avec les programmes actuels
30:11D'investissement
30:12Sur les data centers
30:14Si bien qu'il y a même
30:15Un effet d'éviction
30:16Sur la construction immobilière
30:17Aux Etats-Unis
30:18Oui mais même Sam Altman
30:19Dis il y aura de la casse
30:21On investit trop
30:21Tout à fait
30:22Alors il y a
30:23Mais la question
30:24Que pose Sam Altman
30:25C'est pas celle de savoir
30:26Si l'IA de manière générale
30:28Va être une révolution technologique
30:30C'est est-ce qu'on risque
30:31De vivre ce qui s'est passé
30:32En 2000
30:32C'est-à-dire qu'on a
30:33Surinvesti trop tôt
30:34Voilà
30:34Donc ça
30:36Je dirais que
30:38C'est quand même essentiel
30:39Parce que si on a
30:40Surinvesti trop tôt
30:40Et qu'on se retrouve
30:41En situation de 2000
30:42Par rapport à l'internet
30:43Évidemment
30:44Et rentrer dans les usages
30:45Mais en attendant
30:46C'est sûr qu'on arrive
30:47A 500 milliards
30:48500 milliards d'investissements
30:50Et on devrait culminer
30:51A 1000 milliards en 2030
30:52D'après les projections
30:53Qu'on a aujourd'hui
30:54Et qu'en termes
30:55De chiffre d'affaires
30:56C'est extrêmement difficile
30:57Aujourd'hui
30:57De calculer du chiffre d'affaires
30:59Il y a eu justement
31:00Un rapport du MIT
31:00Qui dit que
31:01Donc ma question c'est
31:03C'était ma question
31:04Voilà
31:05Pour répondre à votre question
31:09Il y a
31:10Dans la technologie
31:12Il y a plusieurs avenues
31:13Il y a le hardware
31:14Et le software
31:16Aujourd'hui
31:16Le hardware
31:17Est peut-être
31:18A certains égards
31:20Surévalué
31:20Mais le software
31:21Est complètement sorti
31:23De tous les portefeuilles
31:24Des allocations technologiques
31:26Pour la simple raison
31:27Que les gens pensent
31:28Que l'IA
31:28Va disrupter le software
31:30On ne peut pas penser
31:31Les deux
31:31On ne peut pas penser
31:32Que d'un côté
31:32C'est trop cher
31:33Avec de l'autre
31:33Ça va être disrupté
31:35André
31:35De façon générale
31:37Je sais que vous n'aimez pas
31:38Chez Monéta
31:38Parler des niveaux
31:39Général des marchés
31:40Vous nous dites toujours
31:41Toi et Romain
31:43Il faut voir les valeurs
31:44Spécifiquement
31:45Mais ton impression générale
31:47Compte tenu de ton expérience
31:48Par rapport au niveau des marchés
31:49C'est quoi ?
31:51Alors moi
31:51Ce que je note
31:53C'est que depuis le début
31:54De l'année
31:54Et il y a peut-être
31:55Un graphique
31:56Qui peut l'illustrer
31:57Depuis le début de l'année
31:58Les anticipations
31:59De croissance américaine
32:01Avec la politique
32:03Cacophonique de Trump
32:04Ont plutôt baissé
32:04Elles ont généré
32:06Un attentisme
32:07Alors or
32:07Certains secteurs
32:08Qui sont booming
32:09Mais de façon générale
32:10L'Amérique cale
32:12Et on avait
32:13Sur les trois prochaines années
32:14Plutôt en début d'année
32:15Des attentes de croissance
32:16Cumulées
32:17D'autour de 7%
32:18Aux Etats-Unis
32:18Croissance économique
32:19Cumulée
32:20Alors qu'en Europe
32:21On était autour
32:22De plutôt 3%
32:23Et là
32:24Avec le Liberation Day
32:26Aux Etats-Unis
32:27C'est passé autour de
32:28Enfin
32:28Ça s'est baissé
32:30Autour de 5%
32:31Et l'Europe
32:31Est passée
32:32Entre 4 et 5%
32:34Donc voilà
32:34Donc d'un écart
32:35Où on avait plutôt 4 points
32:37D'écart de perspective
32:39De croissance
32:39Un écart très significatif
32:40Parce que ça veut dire
32:41C'est plus d'un point par an
32:44On est passé à quelque chose
32:46Qui est beaucoup plus resserré
32:47Et donc ça c'est grâce
32:49A la relance allemande
32:49Grâce à l'effet
32:51De programmes
32:52De remilitarisation
32:53De l'Europe
32:53Grâce aux effets
32:55Je pense
32:55De changement de dogme
32:57De la Commission européenne
32:58Et donc
32:59On devrait
33:00Si ce mouvement
33:02Se poursuit
33:03Alors bien sûr
33:04On ne sait pas comment va évoluer
33:05La politique de Trump
33:06Mais on ne peut pas
33:08On ne peut pas exclure
33:08On ne peut pas exclure
33:09Qu'elle continue comme ça
33:10Et donc
33:11Si cela
33:12Reste
33:14A ces niveaux d'écart
33:15Et bien
33:16Les valorisations doivent
33:17Toutes choses égales
33:18Par ailleurs
33:19Se resserrer
33:19Voilà
33:20Donc voilà mon constat
33:20Donc ça veut dire quoi
33:21Ça peut se resserrer
33:22Par la baisse des valorisations américaines
33:24Et la hausse des valorisations européennes
33:25Voilà
33:25C'est ça
33:26Juste élément fondamental
33:28Évidemment
33:29Sur les mois qui viennent
33:30Ça va être le niveau
33:31Des taux d'intérêt
33:31Et le niveau des taux d'intérêt
33:32A long terme
33:33On lit partout
33:34Que d'un coup
33:35Tout le monde s'est réveillé
33:36Et s'est aperçu
33:36Qu'il y avait de la dette
33:37Et qu'il fallait financer la dette
33:39Voilà
33:39Et donc
33:39On a l'impression
33:41Qu'on vient de découvrir
33:42Qu'il fallait financer une dette
33:43Alors qu'elle augmente
33:45Depuis des années
33:45Partout
33:46Et que tout le monde
33:47En prend de puces
33:47A commencer par les Etats-Unis
33:49Le niveau des taux d'intérêt
33:51Dans les mois qui viennent
33:51Taux d'intérêt à long terme
33:53Américain
33:53Européen
33:54Français
33:54C'est quoi vos anticipations
33:56Chamouni ?
33:57Alors sur les taux longs
33:58On va continuer
33:58Pour moi
33:59Il faut rester assez prudent
34:00C'est difficile sur les 30 ans
34:01Par exemple
34:02De mettre des niveaux de taux
34:03Parce qu'on est rentré
34:04Dans un nouvel environnement
34:05Où les besoins de financement
34:06Des Etats
34:07Et ça c'est une histoire
34:07Qui est valable
34:08Pour tous les pays développés
34:09Sont en très forte augmentation
34:11Avec le vieillissement
34:12De la population
34:13Le besoin de financer la défense
34:14La transition vers les canards
34:15Donc les taux longs ?
34:16Les taux longs
34:17Il faut être prudent
34:17On peut toujours avoir des pressions
34:18Sur...
34:19C'est quand même les taux longs
34:20L'élément déterminant non ?
34:21Pour les marchés ?
34:23Je dirais
34:23Sur la partie très longue
34:25Le 30 ans
34:25Ce qui finance les économies
34:26On se finance sur le 10 ans
34:27On se finance pas sur le 30 ans
34:29Sur le 10 ans
34:30Je trouve que les taux allemands
34:32Sont là où ils devraient être
34:33Des taux à 2,8
34:34Les taux américains
34:35Peuvent être peut-être
34:36Un peu plus élevés
34:37Je dirais
34:37Il y a quand même
34:38Le marché a anticipé
34:39Déjà beaucoup aujourd'hui
34:40Sur l'économie américaine
34:42Avec un taux de la Fed
34:43Qui arriverait à 3%
34:45C'est beaucoup
34:45L'économie américaine
34:47Certes va ralentir
34:48Mais il reste des fondamentaux
34:49Solides
34:49Sur l'économie américaine
34:50Et les taux français ?
34:52Sur les taux français
34:53Pour moi
34:54Je verrais le spread
34:56Peut-être reculer un peu
34:57Si on a des bonnes nouvelles
34:58Du côté de notre gouvernement
35:00Mais on est pour moi
35:01Sur une fourchette de spread
35:02Sur les français
35:03Qui resteraient entre 75
35:05Au niveau de 75
35:06J'ai du mal à voir
35:07Au niveau actuel
35:07Au niveau actuel
35:08Un petit peu de recul
35:09Mais honnêtement
35:11J'ai du mal à voir
35:12Ce qu'on revienne
35:13Sur le régime qu'on avait avant
35:14Alors justement
35:14Dans ce contexte-là
35:15La question que je vous pose
35:16Qui est évidente
35:17C'est quelle est la location d'actifs
35:19Qu'il faut avoir
35:19Quel placement privilégié
35:20Est-ce qu'aujourd'hui
35:21Il faut continuer à investir
35:22Sur la poche taux d'intérêt ?
35:24Alors moi
35:24Je serais très confortable
35:26De continuer à investir
35:27Sur le crédit
35:27Le crédit
35:29C'est intéressant
35:29Parce que
35:29Les fondamentaux des états
35:31On s'interroge tous
35:31Sur les fondamentaux des états
35:33Les fondamentaux des entreprises
35:34Restent bons
35:35Depuis le cours
35:36Donc le crédit
35:37Pour que les gens
35:37Qui nous écoutent
35:38C'est les empreintes
35:40D'entreprises
35:41Exactement
35:42C'est ça
35:42Et donc là
35:42On investit
35:43Comme on investit
35:44Par des fonds
35:44Qui sont spécialisés là-dedans
35:46Qui sont spécialisés sur le dedans
35:46Il y a des ETF
35:47Il y a des fonds également
35:49Donc ça vous nous dites
35:50Continuez sur le crédit
35:51Des entreprises
35:52Des emprunts
35:52Et ça à travers des fonds
35:54Et Etats-Unis, Europe, France
35:56Etats-Unis, Europe
35:57Nous on favorise l'Europe
35:59On continue toujours
36:00D'avoir des flux positifs
36:01Sur ces fonds
36:02Il y a une demande
36:02Qui reste très forte
36:03Sur ces fonds
36:04Les fondamentaux des entreprises
36:06Ils sont bons
36:06Et les rendements
36:08Restent attractifs
36:09Par rapport
36:10Au long terme
36:11André
36:12Si j'ai bien compris
36:13Ce que tu as dit
36:14Globalement
36:14Toi
36:15Ta recommandation
36:16C'est de miser sur l'Europe
36:17Et les actions
36:18Clairement
36:19Clairement
36:19On mise
36:20Clairement
36:21Sur les actions européennes
36:22Parce qu'il y a
36:24Il y aura
36:25Des surprises économiques
36:26Positives
36:27A mon avis
36:27En Europe
36:28Et donc
36:29Macroéconomiques
36:30Et donc
36:30Forcément
36:31Ça va ruisseler
36:32Sur la microéconomie
36:33Il y a beaucoup de secteurs
36:34Qui sont bien portants
36:36Par exemple
36:37Des choses
36:38Qui ne sont pas très connues
36:38Mais le tourisme
36:39Se porte de façon
36:40Merveilleuse
36:41Ça porte bien sûr
36:42Les pays du sud de l'Europe
36:43C'est un des effets
36:47De la politique Trump
36:48Ce n'est pas très connu
36:49Mais c'est quand même
36:50Un secteur
36:51Qui fait 10%
36:51Du PIB
36:52De l'Union Européenne
36:53Donc il y a beaucoup
36:53De catalystes positifs
36:55Et les valorisations
36:57Sont attractives
36:58Oui
36:59En allocation
37:00Je sais que
37:01Évidemment
37:02Très action
37:02Et très action
37:03Tech américaine
37:04Mais aujourd'hui
37:05Si tu devais conseiller
37:06Quelqu'un
37:06Tu lui dirais quoi ?
37:07Non ça fait quelques temps
37:08Que je recommande aussi
37:09Les minières orifères
37:12Et ça
37:13Ça a été assez gagnant
37:14Et je pense que
37:14C'est un hedge
37:15Qui est assez intéressant
37:16Par rapport au risque
37:17Qu'on a à l'heure actuelle
37:18Avec une baisse tendancielle
37:20De l'intrant principal
37:21Qui est le pétrole
37:22Et une hausse de l'or
37:23Donc plus les minières
37:25Que l'or lui-même
37:26Oui
37:26Plus les minières
37:27Oui parce que les actions
37:28C'est toujours plus intéressant
37:29Qu'une matière inerte
37:30L'autre chose
37:31C'est qu'on s'intéresse
37:32Assez peu
37:33A l'Asie du Sud-Est
37:34Mais je pense qu'aujourd'hui
37:35C'est une des zones
37:36Dans lesquelles on trouve
37:37De la valeur
37:39Et de la croissance
37:39Ce qui me paraît intéressant
37:41Et effectivement
37:42Plus tôt
37:43Les small caps
37:44Ça fait des années
37:45Que les small caps
37:46Vont revenir
37:46Cette année
37:47En Europe
37:48Finalement
37:48On a trouvé
37:49Des belles performances
37:50Sur des small caps
37:52Et finalement
37:52Aux Etats-Unis aussi
37:53On a des valorisations
37:55Qui restent raisonnables
37:56Sur l'indice
37:57Russell 3000
37:59Donc ça
38:00Mais je resterai
38:01Évidemment
38:01Investi
38:03Dans la tech
38:04Alors le logiciel
38:05Me paraît
38:05Une poche value
38:06Aujourd'hui
38:07Et j'ajouterai
38:07Que quand même
38:08Les géants de la tech
38:09Je pense notamment
38:10À Alphabet
38:11Ce sont des boîtes
38:12Qui restent très intéressantes
38:13Dans les moments
38:14Qu'on traverse
38:15Pas si chères
38:15Parce qu'il y avait
38:16Un risque
38:16Autour du département
38:19De la justice
38:19Denis
38:19Juste un tout petit point
38:21Technique
38:22Économique
38:23On anticipe
38:25S'il y a un changement
38:26À la Fed
38:27On met une baisse
38:28Des taux drastique
38:29On pourrait descendre
38:29À 2%
38:30Pourquoi pas
38:31Le dollar
38:32Pourrait décrocher
38:33Encore plus
38:34Quel impact
38:34Sur la croissance européenne
38:36La baisse du dollar
38:37L'impact
38:38La baisse du dollar
38:39Et la hausse de l'euro
38:40La déploitation du dollar
38:41C'est vrai qu'en fait
38:42Ça cumule un peu
38:43Tous les désavantages
38:44Moi j'aime bien
38:45Regarder
38:45Ce qui s'est passé
38:46Depuis 3 ans
38:47En termes d'écart
38:48D'évolution des prix
38:49Sur les prix des exportations
38:50En fait on a un choc
38:51De compétitivité
38:52Pour l'Europe
38:53Qui sera peut-être
38:53Un élément de modération
38:54Un choc de compétitivité
38:56Qui est massif
38:57Par des écarts
38:57D'évolution de prix
38:58En monnaie nationale
39:00Et qui est accentué
39:01Par cette dépréciation
39:02Donc oui c'est quand même
39:04C'est quand même un point
39:04De fragilité
39:05Qui est quand même
39:06Assez important
39:07Simplement un ordre de grandeur
39:1030 points d'écart
39:11D'évolution des prix de production
39:13Entre la Chine
39:14Et la zone euro
39:15Pour ce qui est la production
39:16Des produits manufacturés
39:17En l'espace de 3 ans
39:18C'est massif
39:19Comme choc
39:20Allez on passe tout de suite
39:22Au top
39:22Pour le flop de la semaine
39:24Valentine
39:24Alors moi ça va être
39:26Un flop
39:26Avec la hausse
39:27Des droits de douane
39:28En Europe
39:28C'est pour remettre
39:29Un petit peu
39:30Dans la balance négative
39:31Pour l'Europe
39:32Moi il y a deux choses
39:33Qui me gênent
39:34Bon oui les produits
39:35Européens
39:36Vont être moins compétitifs
39:38Aux Etats-Unis
39:38Il faut se rappeler
39:40Que le marché américain
39:41Ça avait quand même
39:41Été quelque chose
39:42De très positif
39:43Pour l'Allemagne
39:43Ça avait permis de compenser
39:45Les pertes de parts
39:46De marché en Chine
39:47Et le ralentissement
39:47De l'économie chinoise
39:48Et l'autre point
39:49Que je surveillerai
39:50De très près
39:50C'est la compétitivité
39:52Entre les produits chinois
39:53Et les produits allemands
39:55Si on regarde
39:55Les importations
39:57De produits chinois
39:58En Allemagne
39:59Aux Etats-Unis
40:00Ils ont un recul
40:01De plus de 10%
40:02Depuis 2017
40:03Alors qu'en Europe
40:04Depuis 2017
40:05Les importations de Chine
40:07De produits chinois
40:07Ont augmenté de 50%
40:09La vraie question moi
40:10Avec ce durcissement
40:11Des conditions
40:12Au niveau des échanges
40:14C'est qu'on dit un peu
40:14Le déversoir
40:14C'est qu'on est
40:16Un constat
40:17La Chine
40:18Redéploie
40:19Ses exportations
40:21Vers l'Europe
40:21Donc ça c'est à surveiller
40:23Louis ?
40:23Moi c'est un peu
40:24Le flop de la rentrée
40:25C'est la nomination
40:25De Stephen Miran
40:27A la Banque Centrale
40:28Américaine
40:28Il faut savoir
40:29Que c'est un économiste
40:30C'est le chef économiste
40:32Enfin le conseiller
40:33Principal de Trump
40:34Il a quand même
40:35Des théories
40:35Non orthodoxes
40:37Je pense qu'il ne serait
40:37Pas tout à fait approuvé
40:38Chez avec ses codes
40:39Mais il aurait sa place
40:41C'est votre argent
40:41Notamment l'une
40:43Qui est de l'affaiblissement
40:44Durable du dollar
40:45Et ça c'est une vraie question
40:47D'où ma question sur l'or
40:48Tout à l'heure
40:48Et sur les risques
40:49Malgré tout
40:50Qui pèsent sur les systèmes
40:52Financiers internationaux
40:53C'est ce qui t'incite
40:53Encore plus
40:54A recommander les minières
40:55Tout à fait
40:56En vrai ?
40:58Moi le mot
40:59C'est un top
41:01Le mot c'est flux
41:02Et quand je parle flux
41:04C'est flux de capitaux
41:06Qui affluent maintenant
41:08Depuis le début de l'année
41:09Massivement vers les actions européennes
41:12On parle de 110 milliards de dollars
41:14Donc ça c'est des sources EPFR
41:16C'est un organisme qui suit
41:17Ces flux mondiaux
41:18C'est de janvier à mai
41:21C'est très significatif
41:22Il faut savoir que
41:23Ces dix dernières années
41:24L'Europe n'avait connu
41:26On voit le graphe qui s'affiche
41:27Que des retraits
41:29Et encore en cumulé
41:32Il faudrait
41:33Il faudrait
41:34Donc ce n'est que le début
41:35Il faudrait 5 années de flux
41:38Comme celui qu'on a connu depuis
41:40Pour compenser
41:40Pour compenser
41:41Les neuf dernières années de pertes
41:42Bon mais c'est toujours bien
41:43Voilà
41:44Bon alors je voudrais dire
41:44Aux autres invités
41:45Que André
41:46Il vient avec ses graphes
41:48Et ça c'est quand même fabuleux
41:50Et ça
41:51Et vous vous arrivez
41:52Alors Louis il n'a même pas un papier
41:55Bon Denis fait semblant
41:57Il a comme Emmanuel Lechype
42:00La liste des commissions
42:00Pour le week-end
42:01Non mais je ne savais pas
42:02Qu'on pouvait venir avec des graphes
42:03La prochaine fois
42:05Il est venu avec deux graphes
42:07Et je trouve que c'est deux graphes
42:08Très pertinents
42:09Et je pense que ça sera probablement
42:11Le seul qui sera réinvité
42:12Dans cette nouvelle saison
42:13Denis
42:14Un top
42:16Un top c'est l'expression des patrons
42:18En écho à la crise politique
42:19Que vous avez évoquée au tout début
42:20Je trouve que c'est un phénomène
42:22Qui est tout à fait nouveau
42:23En tout cas dans son ampleur
42:24De plus en plus
42:25Les patrons
42:26Et en particulier
42:26Le premier d'entre eux
42:28S'expriment de plus en plus
42:29Vont dans l'arène
42:30Parce qu'ils remettent un peu
42:32Un discours de rationalité économique
42:33Dont on a quand même
42:35Un peu besoin
42:35Et c'est très bien
42:36Moi je sens une colère
42:37C'est-à-dire qu'on est passé
42:39D'une sorte de découragement
42:41A un vrai énervement
42:42Je ne sais pas si vous le ressentez
42:43C'est-à-dire que là
42:44Là ça commence à faire trop
42:46Et puis surtout
42:48Quand on remet à nouveau
42:50On parle d'augmenter les impôts
42:51Sur les entreprises
42:52Qui font des profits
42:53Bon il y a un moment
42:54Il faut s'arrêter quand même
42:55Exactement
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