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Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval

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Transcription
00:00:00Il est quasiment 19h sur CNews et c'est un plaisir de retrouver Philippe Devilliers en direct sur CNews.
00:00:08Philippe, bonsoir !
00:00:09Bonsoir Elliot, bonsoir Geoffroy.
00:00:11Vous avez le sourire Philippe Devilliers, Geoffroy le jeune là également.
00:00:14Bien sûr.
00:00:15Geoffroy, ravi de vous retrouver.
00:00:17Moi aussi.
00:00:17Ça nous fait plaisir Philippe Devilliers.
00:00:19Il y a des centaines, voire des milliers de Français qui m'ont interpellé, mais quand est-ce qu'il
00:00:23revient ?
00:00:23Quand est-ce qu'il revient ?
00:00:24Vous êtes là, en chair et en os.
00:00:26Vous allez bien Philippe ?
00:00:27Ça va, j'ai en fait fait coïncider mon retour avec celui de Céline Dion, au Royaume de l'Anseau.
00:00:33Je pensais que c'était plus correct.
00:00:35Vous chantez aussi bien ? Un jour on pourrait faire un karaoké ?
00:00:38Je fais chanter.
00:00:39Bon, écoutez, on va essayer de voir ça.
00:00:43Bon bah écoutez, on va peut-être chanter et danser dans cette émission, cher Philippe Devilliers.
00:00:48On est très heureux de vous retrouver pour une nouvelle saison.
00:00:50On va vivre évidemment une année absolument formidable à vos côtés.
00:00:54et c'est un honneur et un bonheur de vous retrouver, cher Philippe Devilliers.
00:00:57Commençons notre émission par l'actualité internationale.
00:01:02À l'occasion de cette première émission, je le disais, beaucoup de Français sont inquiets
00:01:06par la situation internationale.
00:01:09Six mois de guerre en Iran, quatre ans et demi de guerre en Ukraine.
00:01:13Et nombreux sont ceux qui aimeraient vous poser cette question vertigineuse.
00:01:17Dans quel état est le monde, Philippe Devilliers ?
00:01:21Je pense que l'été que nous venons de traverser, peut-être caractérisé par une expression,
00:01:31c'est le changement de l'architecture de sécurité du monde.
00:01:37avec d'abord ce qui s'est passé au Moyen-Orient.
00:01:42En fait, le temps du Moyen-Orient américain est révolu.
00:01:53L'Amérique a perdu pied.
00:01:57Elle a perdu pied parce que d'abord aucun des objectifs de cette guerre n'a été atteint.
00:02:04Parler du programme nucléaire, je ne m'en parle plus.
00:02:08Les missiles balestiques sont toujours là.
00:02:10Les proxys sont toujours là.
00:02:12Les loutistes ont fait parler d'eux sur la mer Rouge cet été.
00:02:18Ensuite, la crédibilité militaire des Etats-Unis, elle est aujourd'hui entamée.
00:02:25Et puis surtout, il y a cette affaire du détroit d'Hormuz.
00:02:29Il était question d'une bombe atomique,
00:02:31et il est question maintenant d'une autre bombe atomique, à la fin de l'été.
00:02:36La première, on n'en parle plus.
00:02:37Et je dis, la deuxième, on en parle, c'est Hormuz.
00:02:40Et en fait, l'impression que j'ai, moi,
00:02:44pour prendre une image,
00:02:45c'est que les Etats-Unis sont en train de vivre
00:02:50leur aventure du canal de Suez.
00:02:53Il y a 70 ans,
00:02:55les Anglais et les Français se sont mis ensemble
00:02:58pour faire entendre raison à Nasser
00:03:01qui voulait nationaliser le canal de Suez
00:03:05pour pouvoir payer la construction du barrage d'Assouan,
00:03:11sauf Hormuz-Napar.
00:03:13Et là, on est dans la même situation.
00:03:15C'est-à-dire qu'en fait, le détroit d'Hormuz,
00:03:17il échappe complètement à l'Amérique.
00:03:19Ce qui n'était pas le cas avant la guerre.
00:03:22Et puis, surtout, il y a un élément qui est passé inaperçu,
00:03:26sauf pour les spécialistes,
00:03:28c'est le pacte de la Mecque signé entre l'Arabie Saoudite,
00:03:37le Pakistan et la Turquie.
00:03:40Et ce pacte de la Mecque, c'est quoi ?
00:03:41C'est finalement l'expression d'une défiance
00:03:44de l'ancien allié, de l'ancien protecteur, l'Amérique.
00:03:49C'est un peu le traité de Rapallo, en 1922,
00:03:54où on a vu deux nations secondes,
00:03:58la Russie soviétique et l'Allemagne de Malhar,
00:04:03signer un traité pour sortir du système de Versailles.
00:04:08C'est un peu le traité de Rapallo.
00:04:11Mais ça fait mal.
00:04:12Et ça veut dire qu'en fait,
00:04:14l'Amérique ne maîtrise plus le Moyen-Orient.
00:04:19Et un deuxième élément,
00:04:22c'est l'escalade en Ukraine.
00:04:27Qui est inquiétante.
00:04:29De plus en plus inquiétante.
00:04:32Pendant les vacances, j'ai beaucoup lu.
00:04:35Et j'ai lu notamment un livre
00:04:39de Christopher Clarke
00:04:43sur les somnambules.
00:04:47Les somnambules, c'était les États,
00:04:49en 1914, qui sont allés à la guerre
00:04:51comme des somnambules.
00:04:53Ils ont marché vers la guerre
00:04:54comme des somnambules.
00:04:56Les sleepwalkers.
00:05:00Et là, en lisant ce livre,
00:05:01je me suis dit, mais on est exactement
00:05:03dans cette situation.
00:05:04Et on a une Europe, une Union européenne,
00:05:07qui nous emmène à la guerre.
00:05:12Par une escalade insensée et illégitime.
00:05:15Pourquoi illégitime ?
00:05:17Parce que l'Ukraine n'est pas dans l'Union européenne.
00:05:21Elle n'est pas dans le périmètre de l'Union européenne.
00:05:24Que c'est une guerre entre peuples slaves
00:05:27qui ne nous concernent pas.
00:05:29Or, nous sommes en train
00:05:32d'entrer dans un nouveau statut,
00:05:34la co-belligérance,
00:05:35en livrant des armes
00:05:36qui attaquent en profondeur la Russie
00:05:38et qui font de nous,
00:05:40finalement, des comparses,
00:05:42qui font de nous des co-belligérants.
00:05:45Et pourquoi ça ?
00:05:47Il faut le dire en français.
00:05:48Parce que Mme Van der Leyen veut,
00:05:51avec tous les commissaires
00:05:53et tous les européistes,
00:05:56transformer l'Union européenne
00:05:58en un État.
00:06:00Il lui manque une seule compétence
00:06:01pour fabriquer un État.
00:06:03C'est la compétence défense.
00:06:04Donc, il faut faire la guerre.
00:06:05C'est l'option bismarckienne.
00:06:09Et deuxièmement,
00:06:10les gouvernements faibles,
00:06:12c'est-à-dire le gouvernement français,
00:06:13le gouvernement allemand,
00:06:15le gouvernement anglais,
00:06:19comme à chaque époque
00:06:20où il y a eu un gouvernement faible,
00:06:22dans tous les pays du monde,
00:06:24gouvernent par la peur.
00:06:26En essayant d'inspirer la peur.
00:06:28Et donc, on se prépare à la guerre,
00:06:31on se prépare à faire la guerre
00:06:32pour tenir les peuples.
00:06:37Cette escalade,
00:06:38elle est dangereuse.
00:06:40Pourquoi ?
00:06:40Parce que la Russie est un pays
00:06:43détenteur de l'arme atomique.
00:06:45Et qu'est-ce qu'on attend
00:06:48pour ouvrir une voie de sagesse,
00:06:51qui serait une voie de la paix,
00:06:52une voie de dialogue ?
00:06:53Pourquoi la France ne le ferait-elle pas ?
00:06:55Plutôt que de jouer les bouts de feu.
00:06:59Enfin, dernier point,
00:07:02je conclurai par là ma réponse.
00:07:05Il y a un pays qui monte.
00:07:07Doucement, lentement, silencieusement.
00:07:09Il est partout dans le monde.
00:07:11C'est la Chine.
00:07:13Le président chinois va rencontrer,
00:07:15fin septembre, dans quelques jours,
00:07:18aux Etats-Unis,
00:07:19le président américain.
00:07:21Là, il est en Égypte.
00:07:23Bientôt, il va présider en Inde les BRICS.
00:07:27C'est d'ailleurs le sud global.
00:07:29Le sud global, c'est quoi ?
00:07:30Ce sont des pays qui se sont associés
00:07:32les uns aux autres pour
00:07:35en finir avec l'ordre international
00:07:37occidental,
00:07:39pour imposer un nouvel ordre international
00:07:40dé-dollarisé.
00:07:45Et au cœur de ce dispositif,
00:07:47il y a quand même des pays
00:07:48comme le Brésil,
00:07:49comme la Russie,
00:07:50comme la Chine,
00:07:50comme l'Inde.
00:07:51Et donc, en réalité,
00:07:52il ne faut pas croire que l'Occident
00:07:54est encore le centre du monde.
00:07:56Je me souviens d'Hélène Carradoncourt,
00:07:57qui m'a dit un jour,
00:07:58à la sortie de la sépulture
00:08:00de François Léotard,
00:08:01ancien ministre de la Défense,
00:08:02cher Philippe,
00:08:03je crois hélas
00:08:05que le moment de l'Occident est passé.
00:08:09Je crois le jeune.
00:08:10Alors, cher Philippe,
00:08:11on vous pose,
00:08:11je crois que c'est notre quatrième saison
00:08:13qu'on est en train de commencer ensemble,
00:08:14et on vous pose chaque année,
00:08:16dans la première émission,
00:08:17la même question.
00:08:18Quel est votre diagnostic
00:08:19sur l'état de la France ?
00:08:26Le pronostic vital est engagé,
00:08:30prévenir la famille.
00:08:33Big Mother.
00:08:36Vous avez un ami,
00:08:38j'ai un ami,
00:08:39un ami commun,
00:08:40qui s'appelle Laurent Mandrieu,
00:08:41qui a fait un édito
00:08:44absolument fulgurant,
00:08:45où il dit,
00:08:46nous sommes le dernier pays communiste.
00:08:48Gorbatchev avait raison.
00:08:50Gorbatchev disait,
00:08:51il y a un pays communiste
00:08:52qui a réussi,
00:08:53c'est la France.
00:08:55Et il prenait deux exemples,
00:08:56ça m'a beaucoup frappé.
00:08:58Le premier que j'ai vécu,
00:09:01j'entendais les protestations autour de moi,
00:09:03dire,
00:09:03mais pourquoi l'État ne fournit pas
00:09:06les lunettes de carton ?
00:09:08Ah bon,
00:09:09parce que c'est à l'État
00:09:10de fournir les lunettes de carton
00:09:11pour l'éclipse.
00:09:12Et j'essayais de raisonner
00:09:14les gens autour de moi,
00:09:15en disant,
00:09:15t'en ai du calme,
00:09:16c'est pas à l'État.
00:09:17Voilà.
00:09:18Big Mother.
00:09:21Et ensuite,
00:09:23le grand débat partout,
00:09:24partout,
00:09:25partout sur l'héritage.
00:09:26Il faut les droits de succession.
00:09:29Il faut des nouveaux droits de succession.
00:09:31Il faut taxer l'héritage.
00:09:32Qu'est-ce que ça veut dire,
00:09:33taxer l'héritage ?
00:09:34Ça veut dire, en fait,
00:09:35taxer la vie,
00:09:37taxer la filiation,
00:09:38taxer la transmission,
00:09:41taxer le pays qui dure,
00:09:43à travers les enfants.
00:09:44Et surtout,
00:09:45taxer la propriété.
00:09:47Qu'est-ce que c'est le communisme ?
00:09:48C'est la toute-puissance de l'État,
00:09:50l'État nounou.
00:09:52Et deuxièmement,
00:09:53c'est la fin de la propriété.
00:09:57Nous sommes le dernier pays communiste
00:10:01qui a réussi.
00:10:02Alors, on a le jet-skieur
00:10:05qui me le fait au lac.
00:10:091 300 milliards de dettes supplémentaires.
00:10:15Pendant que le PIB augmente de 800 milliards,
00:10:19il manque 500 milliards.
00:10:20Mais surtout,
00:10:21moi, ce qui me frappe,
00:10:22en fait,
00:10:24en parlant cet été avec beaucoup de gens,
00:10:26c'est que
00:10:28le travail salarié
00:10:29ne permet plus de s'enrichir.
00:10:33Pendant les 30 glorieuses,
00:10:37il fallait 15 ans
00:10:38pour doubler son pouvoir d'achat.
00:10:41Je m'en souviens très bien.
00:10:42Aujourd'hui,
00:10:44j'ai fait le calcul,
00:10:45il faut 80 ans.
00:10:49Et donc,
00:10:50en fait,
00:10:52pour répondre à votre question
00:10:53sur l'État de la France,
00:10:55pour moi,
00:10:56il y a deux urgences absolues.
00:11:00La première,
00:11:02c'est de renverser
00:11:04le modèle économique français.
00:11:06Le modèle économique français,
00:11:08il a été façonné
00:11:09par l'État profond
00:11:10il y a 50 ans,
00:11:14établi sur deux paradigmes.
00:11:17Le premier paradigme,
00:11:19c'est l'extension indéfinie
00:11:21de la sphère publique
00:11:22et de la dépense improductive.
00:11:25et le deuxième paradigme,
00:11:26c'est le primat
00:11:28de la consommation
00:11:29sur la production.
00:11:31Résultat,
00:11:32la spirale du déficit,
00:11:33la spirale de la dette,
00:11:34la spirale de la métropolisation,
00:11:37la spirale de la désindustrialisation,
00:11:39etc.
00:11:41Il faut donc renverser ce modèle
00:11:43et faire en sorte
00:11:44qu'on assure demain
00:11:46le primat de la production
00:11:47sur la consommation.
00:11:49Ça veut dire
00:11:50qu'il faut sortir
00:11:50de l'économie administrée.
00:11:52J'ai fait un petit calcul
00:11:53dont on parlait
00:11:54juste avant
00:11:54d'entrer dans le studio
00:11:55avec Pascal Praud.
00:11:59Calculé,
00:12:0118 millions de retraités
00:12:04plus 4 millions
00:12:05de bénéficiaires
00:12:06d'allocations sociales
00:12:08plus 2,6 millions
00:12:13de chômeurs
00:12:14plus 6 millions
00:12:15de fonctionnaires.
00:12:16En fait,
00:12:16il y a 52% des Français
00:12:17qui échappent à l'économie
00:12:19de marché.
00:12:20Donc,
00:12:21en fait,
00:12:21c'est la perfusion,
00:12:23c'est la grande perfusion.
00:12:24Il faut sortir
00:12:24de la grande perfusion.
00:12:27Mais il y a
00:12:27un deuxième enjeu,
00:12:30c'est que
00:12:32il faut que le peuple français
00:12:33recouvre sa souveraineté.
00:12:37J'essaierai,
00:12:39à travers les émissions successives,
00:12:41de le faire comprendre.
00:12:42Et pourquoi ?
00:12:43C'est qu'on ne peut pas
00:12:44continuer à dépendre
00:12:45de Schengen
00:12:46qui plombe notre sécurité.
00:12:47On ne peut pas
00:12:48continuer à dépendre
00:12:49du pacte vert
00:12:50qui plombe
00:12:51nos entreprises
00:12:52et notre croissance.
00:12:53On ne peut pas
00:12:54continuer
00:12:55à dépendre
00:12:56du marché
00:12:57d'électricité,
00:12:58du marché européen
00:12:59d'électricité
00:13:00qui plombe
00:13:00nos budgets familiaux.
00:13:02On ne peut pas
00:13:02continuer à dépendre
00:13:03du Mercosur
00:13:04qui tue notre agriculture.
00:13:05On ne peut pas
00:13:07continuer à dépendre
00:13:08du droit européen
00:13:09supérieur au droit national.
00:13:11Et à cet égard,
00:13:12je fais une petite parenthèse
00:13:13sur la proposition
00:13:14de Retailleau,
00:13:15c'est que c'est de l'enfumage.
00:13:18Pourquoi ?
00:13:18Il le sait très bien.
00:13:19Parce qu'il ne veut pas
00:13:20toucher à la sortie
00:13:22de l'Union européenne.
00:13:23Et donc, ça donne quoi ?
00:13:24Ça donne qu'on faim
00:13:26d'ignorer
00:13:26et on fait croire
00:13:27aux Français
00:13:29qu'on va pouvoir
00:13:30résoudre le problème
00:13:31par un référendum
00:13:32qui va modifier
00:13:33la Constitution.
00:13:34Non, on n'y arrivera pas.
00:13:37Mais je veux dire,
00:13:38comment on peut y arriver ?
00:13:39On n'y arrivera pas.
00:13:40Pourquoi ?
00:13:41Parce que,
00:13:41écoutez-moi bien,
00:13:44selon les traités
00:13:45et la jurisprudence
00:13:47des Cours suprêmes,
00:13:49jurisprudence reprise
00:13:50par nos Cours suprêmes
00:13:51à nous,
00:13:53qui deviennent
00:13:53les bras séculiers
00:13:54des Cours suprêmes
00:13:55de Bruxelles,
00:13:56le droit européen
00:13:58est supérieur
00:14:00au droit national
00:14:01fut-il constitutionnel ?
00:14:03Vous m'avez bien entendu.
00:14:05Et donc,
00:14:07imaginons qu'on change
00:14:08la Constitution
00:14:09pour que le droit national
00:14:12devienne supérieur
00:14:13au droit européen.
00:14:14C'est impossible.
00:14:15Pourquoi ?
00:14:16Parce qu'on a signé
00:14:17des traités.
00:14:18C'est impossible
00:14:19parce qu'il y a
00:14:19le traité de Nice,
00:14:20parce qu'il y a
00:14:20le traité d'Ampire Adam,
00:14:21parce qu'il y a
00:14:21le traité de Lisbonne,
00:14:23parce qu'il y a
00:14:23toute la jurisprudence
00:14:24et que la Commission
00:14:26s'entend avec
00:14:27les Cours suprêmes
00:14:27pour rendre impossible
00:14:31toute forme de réforme.
00:14:33il n'y a qu'une solution,
00:14:34c'est de sortir
00:14:35du dispositif.
00:14:37Et donc,
00:14:38si on ne sort pas
00:14:39de Schengen,
00:14:40on ne pourra pas
00:14:40protéger notre frontière.
00:14:42Si on ne sort pas
00:14:44de l'Union européenne
00:14:46en tant que telle,
00:14:47je le dis avec gravité,
00:14:50on ne pourra pas
00:14:52résoudre le problème.
00:14:52Pourquoi ?
00:14:53parce que
00:14:56la souveraineté nationale,
00:14:59qui est en même temps
00:15:00la souveraineté populaire,
00:15:02ne peut être rétablie
00:15:04que si on sort
00:15:05de la souveraineté européenne.
00:15:06On ne peut pas être
00:15:08à moitié souverain.
00:15:09Un homme,
00:15:10une femme ne peut pas
00:15:10être à moitié enceinte.
00:15:12Et donc,
00:15:13ou bien on retrouve
00:15:13la souveraineté nationale,
00:15:16ou bien on n'est plus souverain.
00:15:18Je prends un exemple.
00:15:20On veut par exemple
00:15:21expulser un Tchétienne.
00:15:23C'est un cas
00:15:24qui s'est produit.
00:15:25Darmanin sait très bien
00:15:26de quoi je parle.
00:15:27Impossible.
00:15:28Pourquoi ?
00:15:28Parce que la Cour européenne
00:15:30des droits de l'homme
00:15:32a une jurisprudence
00:15:33qui l'empêche
00:15:34à cause de l'éventualité
00:15:35de mauvais traitements
00:15:36et puis le regroupement
00:15:37familial, etc.
00:15:38Je pourrais prendre,
00:15:39je pourrais passer la soirée
00:15:40à prendre des exemples.
00:15:42Parce que l'Union européenne,
00:15:44elle fait le Mercosur,
00:15:45demain elle fera
00:15:45un autre traité
00:15:46de dire
00:15:46on n'a plus le pouvoir.
00:15:48Et d'ailleurs,
00:15:49Bruno Retailleau,
00:15:50qui a été bien formé,
00:15:52reprend une expression
00:15:53que vous avez déjà entendue
00:15:54dans ma bouche
00:15:55et qui ne date pas d'aujourd'hui,
00:15:56qui date de Maastricht.
00:15:57Le pouvoir n'a plus le pouvoir.
00:15:59Et quand le pouvoir
00:15:59n'a plus le pouvoir,
00:16:00il ne peut plus rien pour vous.
00:16:02Voilà.
00:16:03Enfin, je dirais
00:16:04une chose plus grave encore
00:16:06qui m'est apparue cet été
00:16:07en réfléchissant
00:16:11et en regardant
00:16:13les paysages autour de moi.
00:16:15Je me suis dit
00:16:16en fait,
00:16:16ce qu'on est en train de vivre,
00:16:17c'est quoi ?
00:16:18C'est une éclipse
00:16:19de la conscience nationale.
00:16:20On a l'impression
00:16:21qu'il y a deux pays
00:16:22dans le même.
00:16:23Il y a deux pays
00:16:23qui ne se parlent plus,
00:16:24qui ne se regardent plus,
00:16:25qui ne se comprennent plus,
00:16:27qui coexistent,
00:16:28qui cohabitent,
00:16:28mais qui n'ont pas
00:16:29la même vision du monde,
00:16:31qui n'habitent plus
00:16:32la même manière
00:16:33d'habiter la France,
00:16:34qui n'ont plus
00:16:35la même manière
00:16:35d'habiter la France.
00:16:36Il n'y a plus
00:16:37de sol moral commun.
00:16:39Je l'avais dit,
00:16:39je le répète,
00:16:40il n'y a plus
00:16:40de sol moral commun.
00:16:41Et en fait,
00:16:42il faut retrouver
00:16:43une amitié supérieure.
00:16:45Qu'est-ce que c'est
00:16:45l'amitié supérieure ?
00:16:46C'est une mise
00:16:47en image allégorique
00:16:49de nos tendres
00:16:50enfouies.
00:16:52On parle du diagnostic,
00:16:53c'est le premier diagnostic
00:16:55que vous faites
00:16:55de cette rentrée,
00:16:58Philippe Devilliers.
00:16:59Je voudrais quand même
00:16:59qu'on s'arrête
00:17:00un instant
00:17:01sur la liberté
00:17:02d'expression.
00:17:03Il a beaucoup été question
00:17:04d'ingérence intérieure,
00:17:06extérieure,
00:17:07tout au long de l'été.
00:17:09Et finalement,
00:17:10la question
00:17:10qu'on peut se poser,
00:17:11est-ce qu'aujourd'hui,
00:17:13la liberté d'expression
00:17:15existe encore en France ?
00:17:17Est-ce qu'elle est menacée ?
00:17:18Alors,
00:17:19vous avez raison.
00:17:21J'aurais dû en parler.
00:17:23Mais vous avez raison
00:17:25de me reprendre.
00:17:26Et je vais compléter
00:17:27mon propos.
00:17:31La liberté d'expression,
00:17:32c'est une peau de chagrin.
00:17:36Il y a quelqu'un
00:17:36qui dit ça très bien,
00:17:37d'ailleurs,
00:17:38tous les soirs,
00:17:39c'est Mathieu Bocoté,
00:17:41qui veille.
00:17:42La liberté d'expression,
00:17:44oui,
00:17:44vous l'avez dit,
00:17:45ils ont inventé
00:17:46un nouveau truc.
00:17:48Maintenant,
00:17:48il y a les ingérences
00:17:50étrangères.
00:17:51Donc,
00:17:52si par exemple,
00:17:52vous dites qu'il faut
00:17:53la paix en Ukraine,
00:17:55vous êtes pro-russe.
00:17:57Et il y a les ingérences
00:17:59intérieures.
00:17:59Alors là,
00:18:00c'est plus subtil.
00:18:02Et je vais parler
00:18:03avec mes proches
00:18:04pendant l'été
00:18:05parce qu'ils me disent
00:18:05c'est quoi
00:18:06les ingérences intérieures.
00:18:07Je dis,
00:18:08c'est moi.
00:18:10Ah bon,
00:18:10alors c'est quoi
00:18:11les ingérences intérieures ?
00:18:11C'est en quoi ?
00:18:12C'est parce que,
00:18:13par exemple,
00:18:13quand on a un point de vue
00:18:15différent sur l'euthanasie,
00:18:17sur la famille,
00:18:20sur la souveraineté,
00:18:22sur l'Europe,
00:18:25il y a un danger
00:18:26d'ingérence intérieure.
00:18:27En fait,
00:18:28tout opposant
00:18:29est en situation
00:18:30d'ingérence.
00:18:34Et
00:18:34je voudrais
00:18:36à ce moment
00:18:38de l'émission
00:18:39avoir une pensée
00:18:41pour
00:18:42Jean-Noël Barraud,
00:18:45le ministre
00:18:46des Affaires étrangères,
00:18:47le talleyrand
00:18:48de poche,
00:18:50notre ministre.
00:18:51Il était ce matin
00:18:52sur France Inter.
00:18:54Et face à
00:18:55Benjamin Duhamel,
00:18:57qui lui tendait
00:18:58la perche,
00:19:00chez moi,
00:19:00on dit,
00:19:00on vendait tant
00:19:01de la pierre.
00:19:04On a vu
00:19:05Jean-Noël Barraud
00:19:06qui est devenu
00:19:06écarlate,
00:19:10un démocrate chrétien
00:19:11qui fait exploser
00:19:12le bénitier
00:19:13et qui dit
00:19:14c'est pas possible,
00:19:15vous vous rendez compte,
00:19:15un grand groupe,
00:19:16etc.,
00:19:17de médias,
00:19:17voilà,
00:19:18cet agent,
00:19:19cet agent russe,
00:19:22Zegna Federova,
00:19:24qui va revenir
00:19:25en visio,
00:19:26nous dit-on,
00:19:27alors qu'elle a été expulsée,
00:19:30elle mettait en danger
00:19:31la paix mondiale.
00:19:34Alors,
00:19:34moi je voudrais
00:19:35adresser deux messages
00:19:36en ce moment.
00:19:39Le premier message
00:19:40à Jean-Noël Barraud
00:19:41pour lui dire
00:19:42ma compassion.
00:19:43C'est pas marrant pour vous,
00:19:44c'est vrai,
00:19:45ce que vous allez vivre.
00:19:46Parce que vous allez revoir
00:19:47Zegna Federova,
00:19:49j'en ai l'intuition,
00:19:51en visio,
00:19:52et oui,
00:19:53elle va revenir,
00:19:54voilà.
00:19:55Et je voudrais
00:19:56adresser à Zegna,
00:19:57qui est une bonne camarade,
00:19:59qui est une journaliste
00:20:00remarquable,
00:20:01au nom de toute la rédaction,
00:20:02je prends cette liberté,
00:20:05mais je suis sûr
00:20:06que je me fais
00:20:06le porte-parole légitime
00:20:08de tous,
00:20:09eh bien,
00:20:10Zegna,
00:20:10vous nous manquez,
00:20:11nous vous aimons beaucoup
00:20:13et nous aimons beaucoup
00:20:14ce que vous dites,
00:20:15parce que vous avez
00:20:16un point de vue
00:20:17qui est le vôtre
00:20:18et qui se défend.
00:20:20En France,
00:20:20on n'entend qu'un seul point de vue
00:20:22sur toutes les chaînes,
00:20:23c'est bien qu'on entende
00:20:24d'une voix un peu différente,
00:20:25voilà.
00:20:26Et donc,
00:20:27la liberté d'expression,
00:20:29ça consiste
00:20:31à laisser à ceux
00:20:32qui ne pensent pas comme vous
00:20:32le droit de s'exprimer,
00:20:34voilà.
00:20:35Alors,
00:20:35je vois bien
00:20:35ce qui est en train
00:20:36de se présenter,
00:20:37de se préparer.
00:20:39Ils veulent fermer
00:20:40ces news,
00:20:41voilà.
00:20:41Et donc,
00:20:42je dis à tous
00:20:43les téléspectateurs
00:20:44et à tous les auditeurs
00:20:46d'Europe,
00:20:46à tous les spectateurs
00:20:47de ces news,
00:20:48préparez-vous,
00:20:50on ne laissera pas faire.
00:20:53Autre sujet à présent,
00:20:54Philippe Devilliers,
00:20:55un événement a défrayé
00:20:56la chronique cet été
00:20:57et il se poursuit
00:20:58encore aujourd'hui.
00:20:59C'est l'arrivée
00:21:00de 80 000 migrants
00:21:01à Ceuta,
00:21:02dans l'enclave espagnole,
00:21:03le 30 juillet dernier.
00:21:04Depuis,
00:21:05la situation
00:21:06n'est pas fixée,
00:21:07bien au contraire.
00:21:08Les manifestations
00:21:09en Espagne
00:21:10appelant à défendre
00:21:12leurs terres
00:21:13se multiplient.
00:21:14Philippe Devilliers,
00:21:15quelles leçons
00:21:16tirez-vous
00:21:17de cet événement ?
00:21:19Quand j'ai lu
00:21:20la presse
00:21:23cet été,
00:21:23je me suis dit
00:21:24« Ah,
00:21:24cette fois-ci,
00:21:25ça y est,
00:21:25ça bascule.
00:21:27C'est le début
00:21:27de la fin de Schengen.
00:21:30Ils ont tenu,
00:21:31mais là,
00:21:31ils ne peuvent plus.
00:21:33Parce que les gens
00:21:34décrochent.
00:21:35Parce que c'est
00:21:36un spectacle
00:21:37qui n'a pas besoin
00:21:39de sous-titres.
00:21:44Alors,
00:21:44en fait,
00:21:45quelles sont
00:21:45les leçons
00:21:45de Ceuta ?
00:21:47Première leçon,
00:21:50c'est la puissance
00:21:51de l'appel d'air.
00:21:53On a
00:21:54le Premier ministre
00:21:55espagnol,
00:21:55souvenez-vous,
00:21:56qui en janvier dernier
00:21:58décide de régulariser
00:21:59500 000 migrants.
00:22:02Résultat,
00:22:03le 30 juin,
00:22:06on apprend
00:22:07que 1 200 000
00:22:08dossiers
00:22:09ont été déposés.
00:22:12Donc,
00:22:13la brèche est ouverte.
00:22:14Et puis ensuite,
00:22:15les migrants arrivent,
00:22:16ils sont 70 000,
00:22:1780 000,
00:22:18on ne sait pas trop.
00:22:21On devrait se poser
00:22:22la question pour nous,
00:22:23la question de la puissance
00:22:24de l'appel d'air.
00:22:25Parce que nous,
00:22:26on a
00:22:27l'aide médicale d'État,
00:22:30un milliard d'euros.
00:22:32C'est-à-dire que
00:22:32c'est beaucoup plus facile
00:22:33pour un étranger
00:22:34clandestin
00:22:35de se faire soigner
00:22:38gratuitement en France
00:22:39que pour un Français.
00:22:42C'est-à-dire que
00:22:43le clandestin,
00:22:44il est logé gratuitement,
00:22:45le débouté
00:22:45du droit d'asile
00:22:46est logé,
00:22:46etc.,
00:22:47le blanchi,
00:22:48etc.
00:22:49Vous vous rendez compte
00:22:50que les prestations
00:22:51sociales non contributives
00:22:52en France,
00:22:53c'est entre 15 et 20 milliards
00:22:54d'euros.
00:22:58Donc,
00:22:58on a ce problème
00:22:59de l'appel d'air.
00:23:01Et Nicolas Pouvromonti,
00:23:03qui est un garçon
00:23:04remarquable,
00:23:04a dit récemment,
00:23:06la différence entre
00:23:07l'Espagne et la France,
00:23:08c'est qu'eux,
00:23:08ils font une régularisation
00:23:09d'un coup,
00:23:10nous,
00:23:10on fait au compte-gouttes.
00:23:11En fait,
00:23:1230 000 par an.
00:23:13Donc,
00:23:1330 000 par an,
00:23:14en 10 ans,
00:23:15ça fait 300 000.
00:23:15En 20 ans,
00:23:16ça fait 600 000.
00:23:17ce n'est pas très sérieux.
00:23:20Ensuite,
00:23:21deuxième élément,
00:23:23deuxième leçon,
00:23:26c'est l'extraordinaire précarité
00:23:30de la frontière unique.
00:23:33Parce que,
00:23:34quand il y a la frontière unique,
00:23:35il suffit qu'il y ait
00:23:36une seule brèche,
00:23:37c'est-à-dire une seule défaillance
00:23:38d'un seul pays,
00:23:39et tout le monde en pâtit.
00:23:40Madame Mélanie,
00:23:41il pourrait en témoigner.
00:23:43Elle a protesté,
00:23:44comme les Danois,
00:23:45comme les autres.
00:23:48Et,
00:23:49je vais vous raconter
00:23:50une anecdote personnelle.
00:23:54Quand,
00:23:56on a décidé,
00:23:57pour le premier Vendée Globe,
00:24:01de définir
00:24:02le règlement de la course,
00:24:04le président de la Fédération de la Voile,
00:24:07un homme remarquable,
00:24:07qui m'a dit,
00:24:08attention au principe du Titanic.
00:24:12La construction des bateaux
00:24:14doit intégrer l'idée du Titanic.
00:24:16Pourquoi ?
00:24:16L'idée du Titanic,
00:24:17c'est quoi ?
00:24:17C'est qu'il y a une seule coque,
00:24:19il suffit d'un glaçon
00:24:20qui rentre dans la coque
00:24:21et le bateau coule.
00:24:23Si,
00:24:24en revanche,
00:24:24il y a des compartiments,
00:24:25à ce moment-là,
00:24:26le bateau ne coule pas.
00:24:27Et donc,
00:24:28on a instauré la règle,
00:24:30cinq compartiments,
00:24:30je crois.
00:24:32Cinq compartiments.
00:24:34Alors,
00:24:35je vois que vous êtes surpris
00:24:36par ma métaphore,
00:24:37mais je vais vous donner
00:24:38la conclusion
00:24:38et que vous allez la comprendre.
00:24:40les nations
00:24:41sont les compartiments
00:24:42étanches
00:24:43de la mondialisation.
00:24:45Voilà.
00:24:46Et donc,
00:24:47plutôt que la frontière unique
00:24:49pour 20 pays,
00:24:5025 pays
00:24:50et que sais-je encore,
00:24:52il vaut mieux avoir
00:24:53sa propre frontière.
00:24:54C'est plus sûr.
00:24:56Troisièmement,
00:24:57l'arme migratoire.
00:25:00L'arme migratoire,
00:25:01alors on la connaît,
00:25:02l'arme migratoire,
00:25:03l'Algérie,
00:25:04qui nous fait le chantage
00:25:05au visa
00:25:07au consulaire,
00:25:10à l'acceptation
00:25:14d'avoir chez elle
00:25:15des OQTF.
00:25:18Ensuite,
00:25:19la Turquie.
00:25:20Vous savez que la Turquie
00:25:21a reçu 6 milliards d'euros
00:25:22depuis 2016
00:25:23pour garder notre frontière,
00:25:26pour garder
00:25:27la sublime porte,
00:25:30pour retenir
00:25:31les flux migratoires.
00:25:32Et là,
00:25:33entre 2025 et 2027,
00:25:34encore 1 milliard
00:25:35sont millions.
00:25:36Qui le sait ?
00:25:37Est-ce que les Français
00:25:38sachent que l'argent
00:25:39des contribuables,
00:25:40parce que c'est notre argent,
00:25:41sert à protéger
00:25:44une Europe défaillante
00:25:46en passant par la Turquie ?
00:25:48Et puis,
00:25:48il y a l'Union des Comores.
00:25:50Le président
00:25:50de l'Union des Comores
00:25:51a dit
00:25:53« Notre indépendance
00:25:54ne sera jamais garantie
00:25:55tant qu'il y aura Mayotte. »
00:25:57Et donc,
00:25:58il envoie
00:25:58des migrants
00:26:00à Mayotte
00:26:01pour mettre
00:26:01la pagaille à Mayotte.
00:26:03L'arme migratoire,
00:26:04c'est une arme moderne
00:26:05dont il faut tenir compte.
00:26:07C'est pour ça
00:26:07qu'il faut tenir sa frontière.
00:26:09Et la question
00:26:09que je pose,
00:26:10c'est
00:26:11pourquoi je dis
00:26:12que c'est la fin
00:26:12de Schengen ?
00:26:16Parce que c'est
00:26:16la faillite de Schengen.
00:26:18En fait,
00:26:18c'est la faillite
00:26:19de l'idée
00:26:20d'une Europe
00:26:20post-territoriale,
00:26:22post-historique,
00:26:24post-nationale,
00:26:26post-identitaire.
00:26:28Je me souviens
00:26:29de Pierre Jox
00:26:29qui m'avait dit un jour
00:26:30« Schengen,
00:26:32ça consiste... »
00:26:33Il n'était pas d'accord
00:26:34avec Schengen.
00:26:35Pierre Jox,
00:26:35l'ancien ministre
00:26:36de l'Intérieur
00:26:36de mi-temps,
00:26:38il dit
00:26:38« Schengen,
00:26:39ça consiste
00:26:40à mettre
00:26:40notre frontière
00:26:41au Pyrée. »
00:26:44Donc,
00:26:44protégé par les Grecs.
00:26:46On s'en remet
00:26:47aux Grecs
00:26:47pour nous protéger.
00:26:49Et je me souviens
00:26:51le 12 mars
00:26:531995,
00:26:57au moment
00:26:58où Schengen
00:26:59a été appliqué,
00:27:00j'ai fait
00:27:00une conférence
00:27:01de presse
00:27:01avec mon ami
00:27:02Georges Berthus,
00:27:03député français
00:27:03au Parlement européen,
00:27:05et on avait dit
00:27:06tous les deux,
00:27:06j'avais conclu
00:27:07en disant
00:27:07« Ceux,
00:27:09en pensant
00:27:10à Chirac et Mitterrand,
00:27:11parce que c'est eux
00:27:11les responsables,
00:27:13ceux qui,
00:27:14aujourd'hui,
00:27:14mettent en œuvre
00:27:15Schengen,
00:27:16qui abattent
00:27:17les frontières,
00:27:18auront bientôt
00:27:19du sang sur les mains. »
00:27:20Hélas,
00:27:21j'avais dit
00:27:22la vérité.
00:27:24Et aujourd'hui,
00:27:25ce que les députés français
00:27:26au Parlement européen
00:27:27ne veulent pas dire,
00:27:30moi,
00:27:31je vais les forcer
00:27:31à parler,
00:27:32est-ce qu'ils ont entendu
00:27:33le 25 octobre 2025,
00:27:36Madame van der Leyen
00:27:36expliquer
00:27:37« Il faut multiplier
00:27:38les voies d'accès
00:27:39à l'immigration,
00:27:40parce qu'on a besoin
00:27:41de l'immigration,
00:27:41parce qu'en fait,
00:27:42ce que veut faire
00:27:43l'Union européenne,
00:27:44c'est une société
00:27:46multiculturelle,
00:27:46il faut que les Français
00:27:47le sachent.
00:27:48Ils veulent
00:27:49une immigration
00:27:51supplémentaire.
00:27:51Le migrationnisme
00:27:53est inscrit
00:27:53dans le projet
00:27:54européen
00:27:55de Madame van der Leyen
00:27:56et naturellement
00:27:58de son acolyte,
00:27:59le diacre Macron.
00:28:01Eh bien,
00:28:01puisque vous parlez
00:28:02de 95,
00:28:03je voudrais qu'on remonte
00:28:04encore un peu plus loin.
00:28:05En 92,
00:28:06c'est une séquence
00:28:07qu'on a passée
00:28:07à de nombreuses reprises,
00:28:08on l'a même passée
00:28:09la semaine dernière,
00:28:10lorsque vous étiez absent,
00:28:11il faut-il le rappeler,
00:28:13Philippe Neuvilliers,
00:28:15et on est le 13 septembre
00:28:161992,
00:28:18et c'est vrai
00:28:19que c'est une séquence
00:28:20qui est peut-être
00:28:20l'une des séquences
00:28:21les plus importantes,
00:28:22puisqu'on est en plein
00:28:23débat sur le traité
00:28:25de Maastricht,
00:28:25et vous êtes face
00:28:26à Jacques Lang
00:28:27et Alain Juppé.
00:28:29C'était déjà
00:28:30l'UMPS.
00:28:31Regarde.
00:28:33Un Libyen
00:28:34qui entre en Sicile
00:28:37le 2 janvier 1993,
00:28:39c'est comme s'il était
00:28:40en France.
00:28:42Mais avant Maastricht,
00:28:43Philippe Neuvilliers,
00:28:45nos frontières,
00:28:45attendez,
00:28:45avant Maastricht,
00:28:46il n'a pas de visa,
00:28:47après Maastricht,
00:28:47il lui faut un visa.
00:28:48Il faut dire la vérité.
00:28:49C'est-à-dire qu'à partir
00:28:51du 2 janvier 1993,
00:28:54nos frontières,
00:28:55Maastricht ne sera pas
00:28:56appliquée.
00:28:56D'accord,
00:28:57alors vous êtes en train
00:28:58de nous dire
00:28:58que Maastricht
00:28:58ne s'appliquera pas.
00:28:59Plus tard,
00:29:00plus tard,
00:29:01mais pas du tout.
00:29:02Quel conflit,
00:29:02pas du tout.
00:29:03Il ne faut pas tout mélanger.
00:29:04C'est vraiment,
00:29:05c'est vraiment,
00:29:05il ne faut pas être
00:29:06l'amalgame.
00:29:08C'est ce qu'on a en fait
00:29:09de l'amalgame.
00:29:10L'amalgame,
00:29:11c'est malhonnête
00:29:12intellectuellement,
00:29:13c'est malhonnête
00:29:13moralement que de mélanger
00:29:15tout et de tromper.
00:29:16Vous cherchez à tromper
00:29:17et à faire peur.
00:29:18Mais non,
00:29:19parce que vous manipulez
00:29:20les textes,
00:29:20vous trompez,
00:29:21vous dites des choses
00:29:21qui sont fausses.
00:29:22Ce n'est pas acceptable
00:29:23que sur une affaire aussi grave
00:29:24vous puissiez jouer
00:29:25avec des textes.
00:29:27Il ne faut pas vous énerver,
00:29:28Alain Juppé ne nous a pas dit
00:29:29s'il était pour le démantèlement
00:29:31au-delà des querelles juridiques,
00:29:32actes uniques,
00:29:33accords Schengen, etc.
00:29:34S'il était pour le démantèlement
00:29:36des contrôles aux frontières
00:29:37internes ou non.
00:29:38Mais moi,
00:29:39ce que j'ai sous les yeux...
00:29:40Si, je l'ai dit.
00:29:41Je peux vous répondre,
00:29:42M. Bénier,
00:29:42parce que vous m'avez interpellé
00:29:45sur ce point,
00:29:45je vais vous dire.
00:29:46Moi, je suis pour l'application
00:29:47des accords de Schengen
00:29:49négociés par le gouvernement
00:29:50de Jacques Chirac
00:29:51et pour l'application
00:29:52du traité de Maestrich
00:29:53qui nous permettra
00:29:54d'avoir des moyens supplémentaires
00:29:55de lutter contre
00:29:57l'immigration irrégulière
00:29:59en provenance
00:29:59de l'extérieur de la communauté.
00:30:00Le malheur,
00:30:01c'est que les accords de Schengen
00:30:02que j'ai ici disent ceci...
00:30:04Accords de Schengen,
00:30:04libre circulation...
00:30:05Les frontières intérieures
00:30:06peuvent être franchies
00:30:08en tous lieux
00:30:08sans qu'un contrôle
00:30:09des personnes soit effectué.
00:30:10Bien sûr,
00:30:11les frontières intérieures...
00:30:12C'est-à-dire que...
00:30:12C'est la fin des contrôles
00:30:14aux frontières.
00:30:15Et la circulaire...
00:30:16Tous les touristes le souhaitent.
00:30:16Le projet de directive
00:30:19qui va être discuté
00:30:20par le Conseil
00:30:20dans quelques jours
00:30:21dit ceci...
00:30:22L'abolition de tous les contrôles,
00:30:24formalité, procédure,
00:30:26vérification, examen,
00:30:28inspection,
00:30:29appelée ci-après
00:30:30contrôles aux frontières intérieures
00:30:32à l'instar de l'absence
00:30:33des contrôles aux frontières
00:30:35entre les régions
00:30:36à l'intérieur
00:30:37d'un marché national.
00:30:38En d'autres termes,
00:30:39pour adresser aux téléspectateurs,
00:30:41vous prenez un quartier
00:30:42et puis on vous dit...
00:30:44Voilà, à partir de ce soir,
00:30:45on va boucler le quartier.
00:30:46Il y aura des îlotiers
00:30:47en vélo moteur
00:30:48qui font le tour
00:30:49et qui contrôleront
00:30:50que vraiment,
00:30:51les gens qui viennent
00:30:52sont des gens sans problème.
00:30:53Et puis vous,
00:30:55vous défaites vos serrures.
00:30:56Il n'y a aucun problème.
00:30:58Geoffroy Lejeune.
00:30:59Déjà, Elliot,
00:31:00au nom des dizaines
00:31:00et des centaines de personnes
00:31:01que j'ai croisées cet été,
00:31:02je salue le retour
00:31:03des archives
00:31:04dans l'émission.
00:31:05C'est un moment fort.
00:31:08Vous êtes le baron noir
00:31:09sur les archives.
00:31:10C'est vous qui appuyez cela.
00:31:12Et Philippe,
00:31:12on est plus de 35 ans après.
00:31:14Qu'est-ce qu'elles vous inspire,
00:31:15ces images ?
00:31:16Alors, je souriais,
00:31:18les expositateurs ont dû le voir,
00:31:20pour une raison
00:31:21que je vais expliquer
00:31:24et que vous ne savez pas.
00:31:27C'est qu'en fait,
00:31:29cet été,
00:31:30j'ai passé un été studio,
00:31:33j'ai écrit un livre.
00:31:35Donc, j'ai fouillé
00:31:36dans les archives.
00:31:37C'est un scoop,
00:31:38déjà.
00:31:39Ah oui.
00:31:39Les archives personnelles.
00:31:40Je suis tombé
00:31:41sur un document extraordinaire.
00:31:43Je suis tombé
00:31:44sur le livre
00:31:46d'Alain Juppé
00:31:47qui s'appelle
00:31:48La Tentation de Venise
00:31:50qui a été publié
00:31:51quelques temps
00:31:53après ce débat
00:31:54qui a eu lieu
00:31:55le 13 septembre
00:31:581992
00:32:01juste avant Maastricht.
00:32:03J'ai ouvert
00:32:04La Tentation de Venise
00:32:05et j'ai retrouvé
00:32:06une page
00:32:07que j'avais soulignée
00:32:09dans laquelle
00:32:10Alain Juppé
00:32:10fait une confession
00:32:12avec un peu
00:32:13de ventardise
00:32:14d'ailleurs.
00:32:15Il dit,
00:32:16voilà,
00:32:17quand on a su
00:32:19que notre ami
00:32:20Anne Sinclair,
00:32:21notre ami
00:32:22Anne Sinclair,
00:32:23donc ils n'étaient pas deux,
00:32:24ils étaient trois
00:32:24contre moi.
00:32:26À trois quand même,
00:32:27normalement,
00:32:28on y arrive.
00:32:29Et
00:32:31quand on a su
00:32:32qu'Anne Sinclair
00:32:33souhaitait
00:32:35nous inviter
00:32:36tous les deux,
00:32:36Jacques Lang et moi,
00:32:37nous nous sommes appelés
00:32:39et nous nous sommes vus
00:32:40pendant une demi-journée
00:32:41le mardi
00:32:43pour préparer
00:32:45nos attaques
00:32:46et faire
00:32:48un véritable duo
00:32:50à l'offensive
00:32:52contre
00:32:52Philippe Devin.
00:32:54Voilà.
00:32:55Vous pouvez,
00:32:55je vous renvoie
00:32:56à La Tentation de Venise
00:32:58de Alain Juppé.
00:33:01Voilà ce que raconte Juppé
00:33:02dans La Tentation de Venise.
00:33:03C'est-à-dire qu'en fait,
00:33:04les maastrichtiens,
00:33:06les européistes,
00:33:07les euro-fédéralistes
00:33:09ont eu besoin
00:33:10d'être trois
00:33:11pour me cartonner,
00:33:12ils n'y sont pas parvenus
00:33:15et ils racontent
00:33:16qu'ils se sont vus
00:33:17les uns les autres.
00:33:18Donc, en fait,
00:33:19c'est encore comme ça
00:33:19aujourd'hui,
00:33:20le bloc central.
00:33:22Tous les naïfs
00:33:23qui nous regardent,
00:33:23ils se voient entre eux,
00:33:25ils se parlent,
00:33:26ils dînent ensemble.
00:33:29Mais cette émission
00:33:30sert à faire des révélations.
00:33:32Alors,
00:33:34je vais vous en faire.
00:33:35On a sous les yeux
00:33:36les pères fondateurs
00:33:37de l'UMPS.
00:33:38J'en fais pas aujourd'hui,
00:33:39mais je vais en faire.
00:33:40Parce que moi,
00:33:41je connais tout ça,
00:33:41tous ces dîners,
00:33:42je connais les endroits,
00:33:43tout.
00:33:43Je sais où ils vont.
00:33:45Je sais ce qu'ils se disent.
00:33:47Vous savez pourquoi ?
00:33:48Parce qu'après,
00:33:48ils m'appellent.
00:33:49Ah bah dis donc !
00:33:51Donc, en fait,
00:33:52toute cette gendre politicienne
00:33:54qui fait mine
00:33:55de se combattre,
00:33:57ils sont tous d'accord,
00:33:58en fait.
00:33:58Est-ce qu'il y en a un
00:33:59qui ne veut plus
00:34:00Schengen, par exemple ?
00:34:01Écoutez,
00:34:01tendez l'oreille.
00:34:06Silence.
00:34:08Philippe De Villiers,
00:34:09autre sujet à présent.
00:34:10Et c'est un sujet,
00:34:11vraiment,
00:34:11j'avais hâte
00:34:11d'avoir votre regard
00:34:12sur celui-ci.
00:34:14Emmanuel Macron
00:34:14a reçu à l'Elysée
00:34:16le prince Ben Salman
00:34:18et il a annoncé
00:34:18la création en Ile-de-France
00:34:20de trois parcs saoudiens.
00:34:22Ça a été l'une
00:34:23des grandes informations
00:34:24de la rentrée.
00:34:25L'un des parcs
00:34:26pourrait,
00:34:27je vais être très prudent
00:34:28parce que même
00:34:29les détenteurs
00:34:30des droits
00:34:31ont démenti
00:34:32s'inspirer
00:34:32d'un manga japonais.
00:34:34J'imagine que vous adorez,
00:34:36Dragon Ball Z,
00:34:37bien sûr.
00:34:37Mais ce qui m'intéresse,
00:34:39c'est que pense
00:34:39le créateur
00:34:41depuis du fou.
00:34:42Vous réjouissez-vous
00:34:42de cette nouvelle
00:34:43comme beaucoup de Français,
00:34:44Philippe De Villiers ?
00:34:46Vous me demandez
00:34:47si je l'adore.
00:34:47Vous savez,
00:34:48il y a un tweet,
00:34:49je suis tombé
00:34:50à de l'armoire
00:34:50en le voyant,
00:34:51de Macron,
00:34:52vous pouvez le retrouver,
00:34:55qui dit
00:34:56« Vous connaissez
00:34:57mon intérêt
00:34:58pour les mangas ? »
00:35:00Oh putain !
00:35:02Pardon !
00:35:04Ah oui,
00:35:05commencez pas !
00:35:05Ça c'est fort !
00:35:06Oui,
00:35:07l'arcom !
00:35:08L'arcom !
00:35:09L'arcom !
00:35:11Vous savez qu'ils ont
00:35:14investi
00:35:15dans des stagiaires,
00:35:15ça rigole pas !
00:35:17Il y a une armée
00:35:18de stagiaires
00:35:19sur le dos !
00:35:19Faites attention !
00:35:21Dommage de tomber dessus quand même !
00:35:22Ah oui !
00:35:24Euh...
00:35:24Bon !
00:35:28Allons,
00:35:28on fait des choses,
00:35:30en prenant de la hauteur.
00:35:34À tous les Français
00:35:38d'adoption
00:35:39ou d'héritage
00:35:41qui veulent
00:35:43connaître la France
00:35:44et apprendre
00:35:46à l'aimer,
00:35:50nos élites
00:35:51dévoyées
00:35:53donnent à voir
00:35:54une France
00:35:55des feux éteints
00:35:58gouvernés
00:35:59par des âmes mortes.
00:36:01J'ai compris ça
00:36:02en 1986
00:36:04quand je suis devenu
00:36:06secrétaire d'État
00:36:06à la culture.
00:36:07J'ai fait tout de suite
00:36:08un constat.
00:36:09Le loisir
00:36:10de nos jeunes
00:36:11est imprégné
00:36:13de symboles
00:36:13et de mythes
00:36:14qui sont puisés
00:36:17aux sources
00:36:17d'un imaginaire
00:36:18qui n'est plus
00:36:18le nôtre.
00:36:20Et c'est à ce moment-là,
00:36:21après avoir fait
00:36:22ce constat,
00:36:23que je reçois
00:36:24une convocation
00:36:25pour un comité
00:36:26interministériel
00:36:26à Matignon.
00:36:28Pourquoi ?
00:36:29Parce que j'apprends
00:36:30qu'en fait,
00:36:30le gouvernement
00:36:30d'alternance
00:36:33veut
00:36:34livrer la France
00:36:35au sauf
00:36:35pouvoir américain.
00:36:38j'appelle
00:36:39le ministre
00:36:39d'État
00:36:40Édouard Balladur
00:36:41et je lui dis
00:36:41c'est pas possible.
00:36:42Il me dit
00:36:43où je suis d'accord
00:36:43avec vous.
00:36:44En plus,
00:36:44ça sera en anglais.
00:36:46On n'a même pas demandé
00:36:47à sous-titrer
00:36:48en français.
00:36:51Et j'arrive là,
00:36:52il y a un étroit
00:36:53avec le Premier ministre
00:36:56et il s'agit de,
00:36:57l'ordre du jour
00:36:58est simple,
00:36:59il s'agit
00:37:00de dire
00:37:00oui ou non
00:37:01à Michael Eisner
00:37:02qui est
00:37:04le PDG
00:37:06de Disney Monde.
00:37:09La réponse
00:37:10sur
00:37:11Disney,
00:37:12Euro Disney
00:37:13en Europe
00:37:13à Marne-la-Vallée
00:37:14et donc
00:37:17évidemment
00:37:18la réponse
00:37:18va être oui
00:37:19puisqu'il y a
00:37:1912 000 emplois
00:37:20à la clé.
00:37:22Mais il y a
00:37:23un incident
00:37:24qui est le suivant.
00:37:26À un moment donné,
00:37:27Chirac dit
00:37:27bon je suis pressé,
00:37:28je suis pressé,
00:37:28allez hop,
00:37:29c'est bon.
00:37:31Je dis
00:37:31vous êtes pressé
00:37:32pourquoi ?
00:37:32Il lui dit
00:37:32Baladur,
00:37:33Jacques.
00:37:34Il dit
00:37:35parce que
00:37:35je fais une photo
00:37:37avec Bernadette,
00:37:38on fait une photo
00:37:39avec Mickey
00:37:40à la sortie.
00:37:41D'ailleurs,
00:37:42il faudrait retrouver
00:37:42cette photo
00:37:44parce que c'est extraordinaire.
00:37:45Regardez.
00:37:47Voilà.
00:37:48Et donc
00:37:48à ce moment-là
00:37:49Baladur lui dit
00:37:50Jacques,
00:37:51Jacques,
00:37:52ce n'est pas
00:37:53convenable.
00:37:55Et Chirac répond
00:37:56c'est peut-être
00:37:56pas convenable
00:37:57mais on fait
00:37:58de la politique.
00:38:00Et là
00:38:01en fait
00:38:02je m'engouffe
00:38:03dans cette brèche
00:38:05et je dis
00:38:06à Chirac
00:38:07monsieur le premier ministre
00:38:09j'avais
00:38:10des très bonnes relations
00:38:11avec lui
00:38:11parce que j'avais été
00:38:11son stagiaire
00:38:12de l'ENA
00:38:12en Corrèze
00:38:13donc il m'aimait bien
00:38:14donc il me passait tout
00:38:16donc je pouvais
00:38:16tout me permettre
00:38:17et là je suis allé
00:38:18donc je lui ai dit
00:38:19monsieur le premier ministre
00:38:21pourquoi on ne fait pas
00:38:22des parcs
00:38:23à la française
00:38:23plutôt que de faire venir
00:38:24le soft power américain ?
00:38:26Il me dit
00:38:26mais on n'a pas
00:38:27on n'a pas leurs moyens
00:38:28on n'a pas leur savoir-faire
00:38:30il me dit
00:38:30oui
00:38:31eux ils ont les manèges
00:38:32mais nous on a l'histoire
00:38:33eux ils ont une petite souris
00:38:35mais nous
00:38:36on a Jeanne d'Arc
00:38:39penser que
00:38:40Walt Disney
00:38:41il est venu en Europe
00:38:42chercher
00:38:43les comptes de Perrault
00:38:44les comptes d'Andersen
00:38:45il voulait dire quoi ?
00:38:47je dis
00:38:47je veux dire que
00:38:48si Walt Disney
00:38:48avait été français
00:38:49il aurait choisi
00:38:52Duc et Klein
00:38:54plutôt que le capitaine Crochet
00:38:57et Bayard
00:38:59plutôt que
00:39:00Donald
00:39:01il dit oui
00:39:02mais on n'a pas
00:39:03on n'a pas les moyens
00:39:03on n'a pas
00:39:04il y a un gap technologique
00:39:05c'est à
00:39:06on en est resté là
00:39:08je suis sorti
00:39:09j'étais
00:39:10j'étais furieux
00:39:12exaspéré
00:39:13parce que
00:39:14je me suis dit
00:39:14mais alors
00:39:15on est en train de livrer
00:39:16notre imaginaire
00:39:17où est-ce qu'il en reste
00:39:19aux américains
00:39:21et j'ai décidé
00:39:22de soutenir
00:39:23un projet
00:39:26conçu par
00:39:28Anne Fourcade
00:39:29une architecte
00:39:29tout à fait remarquable
00:39:30qui me dit
00:39:31moi j'ai une idée
00:39:32de parc à la française
00:39:34Marablai
00:39:34Gargantois
00:39:35Pantagruel
00:39:36etc
00:39:36malheureusement
00:39:37la guerre
00:39:37Picrocholine
00:39:38a été perdue
00:39:40et voilà
00:39:40la réplique sismique
00:39:42qui arrive
00:39:42avec les parcs saoudiens
00:39:43donc parcs américains
00:39:45parcs saoudiens
00:39:46donc là
00:39:47c'est plus
00:39:48l'imaginaire
00:39:49américain
00:39:50c'est l'imaginaire
00:39:51japonais
00:39:51ah
00:39:52alors là
00:39:53on progresse
00:39:54voilà
00:39:54et donc en fait
00:39:56on a l'imaginaire japonais
00:39:58qui va s'installer
00:39:58en Ile-de-France
00:40:00porté par des
00:40:01fonds saoudiens
00:40:03il faut être naïf
00:40:04pour ne pas comprendre
00:40:06que là
00:40:07où l'islam finance
00:40:08l'islam commande
00:40:11et
00:40:12je pense que
00:40:13derrière tout ça
00:40:14il y a la taqia
00:40:15et que
00:40:16l'Arabie saoudite
00:40:19le lieu
00:40:21par excellence
00:40:21des lieux saints
00:40:22l'Arabie saoudite
00:40:23c'est ce qu'elle fait
00:40:25si elle vient en France
00:40:26c'est pour prendre le loisir
00:40:28comme le Qatar
00:40:29a pris le sport
00:40:30écoutez bien ce que je vous dis
00:40:32et les informations
00:40:33que j'ai
00:40:35et qui je
00:40:37je délivrerai
00:40:37en son temps
00:40:38me laissent penser
00:40:40que c'est une
00:40:41évidemment
00:40:42c'est une manœuvre
00:40:43de pénétration
00:40:45d'infiltration
00:40:47de l'Arabie saoudite
00:40:49et donc
00:40:50pour faire
00:40:51de la France
00:40:53chaque jour davantage
00:40:54une terre d'islam
00:40:57alors
00:40:59Macron avait dit
00:41:00il n'y a pas de culture française
00:41:01il avait dit aussi
00:41:03Alexandre Devecchio
00:41:04l'a rappelé récemment
00:41:05il faut que les français
00:41:07déconstruisent leur histoire
00:41:09chapeau à l'artiste
00:41:12Allons sur le terrain
00:41:13politique
00:41:14Philippe Devilliers
00:41:15le Rassemblement National
00:41:17vient de remettre
00:41:18au cœur de la campagne
00:41:19la question du voile islamique
00:41:22la plupart des leaders
00:41:22du bloc central
00:41:23et de la gauche
00:41:24ont contesté
00:41:27cette proposition
00:41:28c'était d'ailleurs
00:41:29au cœur
00:41:29des débats
00:41:30tout au long de la semaine
00:41:31question qui d'ailleurs
00:41:33a été posée
00:41:34aux téléspectateurs
00:41:36aux français
00:41:36via un sondage
00:41:37publié dans les colonnes
00:41:38du JDD
00:41:39d'Europe 1 et de CNews
00:41:40et à cette question
00:41:41êtes-vous pour ou contre
00:41:42une amende pour sanctionner
00:41:43le port du voile
00:41:44dans l'espace public
00:41:4553%
00:41:47des français
00:41:48y sont favorables
00:41:49contre 47
00:41:50et plus de 60%
00:41:52des français
00:41:52sont favorables
00:41:53à l'interdiction
00:41:53du port du voile islamique
00:41:55dans l'espace public
00:41:57permettez-moi également
00:41:58de préciser
00:41:58que
00:41:59dès les années 90
00:42:01et la semaine dernière
00:42:02on avait retrouvé
00:42:03cette archive
00:42:04où dès 94
00:42:05vous appelez
00:42:07à l'interdiction
00:42:08du port du voile islamique
00:42:09dans l'espace public
00:42:1130 ans plus tard
00:42:13qu'en pensez-vous ?
00:42:14Est-ce une bonne
00:42:15ou une mauvaise idée
00:42:16Philippe De Villiers ?
00:42:18Ben moi
00:42:19je félicite
00:42:21Jean-Philippe Tanguy
00:42:22d'avoir
00:42:23ouvert ce débat
00:42:27parce que c'est un débat
00:42:30absolument nécessaire
00:42:31et même fondateur
00:42:35incontournable
00:42:37quel est ce débat ?
00:42:38c'est pas le voile
00:42:39non
00:42:40c'est beaucoup plus large
00:42:41que ça
00:42:43c'est
00:42:43c'est la question
00:42:46de la France
00:42:48de sa survie
00:42:49et de la manière
00:42:51de vivre en France
00:42:52qu'est-ce que la France ?
00:42:53la France
00:42:54c'est une mémoire
00:42:57qu'on chérit
00:42:58et qu'on transmet
00:43:00sinon c'est plus la France
00:43:03la France
00:43:04c'est un art de vivre
00:43:05une civilité
00:43:07une manière
00:43:08d'être ensemble
00:43:09sinon c'est plus la France
00:43:12et la France
00:43:13c'est une langue
00:43:15qu'on protège
00:43:16contre l'écriture inclusive
00:43:18qu'on ne défigure pas
00:43:20sinon c'est plus la France
00:43:24et vivre en France
00:43:26c'est vivre à la française
00:43:27comme Saint-Augustin
00:43:29le cabide
00:43:30qui évêque d'Hippone
00:43:32qui t'hippone
00:43:32pour venir à Rome
00:43:33et qui dit
00:43:34à Rome on vit comme les Romains
00:43:35on vit à la française
00:43:37c'est en harmonie
00:43:37avec des coutumes
00:43:38avec des traditions
00:43:40avec une civilité
00:43:44qu'est-ce que le voile
00:43:46islamique
00:43:47c'est pas le foulard
00:43:48de nos grands-mères
00:43:50non
00:43:50pas du tout
00:43:51ça n'a rien à voir
00:43:52c'est pas un atour
00:43:53c'est pas une coquetterie
00:43:54c'est un marqueur
00:43:56c'est le marqueur
00:43:56de la soumission
00:43:57de la femme
00:43:59et c'est un étendard
00:44:00c'est l'étendard
00:44:03de la conquête
00:44:05du djihad
00:44:08nos progressistes
00:44:09islamo-collabos
00:44:11qui font du tapinage
00:44:13électoral
00:44:15avec l'islamisme
00:44:19dénoncent
00:44:20le patriarcat occidental
00:44:21ils n'ont pas honte
00:44:23et ils font l'apologie
00:44:25d'un autre patriarcat
00:44:26beaucoup plus rétrograde
00:44:28qu'est le patriarcat islamique
00:44:30quant à nos élus
00:44:31à nos élites
00:44:32qui ont fait la fine bouche
00:44:34sur l'ouverture de ce débat
00:44:37je leur dirais ceci
00:44:38elles sont fascinées
00:44:40par
00:44:41l'exotisme
00:44:43de leur propre disparition
00:44:47alors
00:44:48en fait
00:44:49qu'est-ce qu'il faut faire
00:44:53il faut
00:44:54affirmer
00:44:55imposer
00:44:56en France
00:44:57notre manière de vivre
00:44:58notre art de vivre
00:44:59en France
00:45:01on serre la main des femmes
00:45:03on ne les frappe pas
00:45:05on les emmène au bistrot
00:45:07boire un coup
00:45:08et peut-être même
00:45:09de l'alcool
00:45:11on ne les force pas
00:45:12à porter le hijab
00:45:15en France
00:45:17on ne porte pas
00:45:18des tenues du 7ème siècle
00:45:19la tenue du prophète
00:45:20on ne porte pas
00:45:22des gandouras
00:45:23des turbans
00:45:25des burnous
00:45:26en France
00:45:26on s'habille à la française
00:45:29en France
00:45:29on ne mange pas halal
00:45:31en France
00:45:32on ne met pas le halal
00:45:33sur la littérature
00:45:34comme j'ai vu cette semaine
00:45:37un site
00:45:38qui trie la littérature française
00:45:39pour savoir
00:45:40si on garde la littérature halal
00:45:42ou si on rejette la littérature
00:45:43haram
00:45:44vous vous rendez compte
00:45:45où on en est
00:45:47en France
00:45:48on n'égorge pas
00:45:50les animaux
00:45:51sans les avoir étourdis
00:45:52en France
00:45:52il y a des
00:45:53clochers
00:45:54pas des minarets
00:45:54en France
00:45:55on sonne les cloches
00:45:56et on est mis par
00:45:56des haut-parleurs
00:45:57dans la rue
00:45:58pour appeler
00:45:59la prière de rue
00:46:00alors la question clé
00:46:03est la suivante
00:46:04qu'est-ce qu'il y a
00:46:05derrière tout ça ?
00:46:06Florence Bergeau
00:46:08Blacker
00:46:08a très bien répondu
00:46:09il y a le frérisme
00:46:11d'atmosphère
00:46:11comme elle dit
00:46:12le frérisme d'atmosphère
00:46:15c'est un projet
00:46:19intellectuel
00:46:19et politico-religieux
00:46:21visant à instaurer
00:46:22une société islamique mondiale
00:46:24les frères musulmans
00:46:26mènent en France
00:46:27une guerre
00:46:28de basse intensité
00:46:29qui sont en train
00:46:30de gagner
00:46:32une guerre
00:46:33de basse intensité
00:46:34pour acclimater
00:46:35chez nous
00:46:36la société
00:46:37charia
00:46:37compatible
00:46:38alors que faire ?
00:46:40il y a deux voies possibles
00:46:42pour résumer
00:46:44premièrement
00:46:47ceux qui ne sont pas contents
00:46:48chez nous
00:46:49ceux qui ne sont pas heureux
00:46:50chez nous
00:46:50ceux qui veulent
00:46:51nous combattre
00:46:52combattre notre mode
00:46:53de vie
00:46:54et imposer
00:46:55un mode de vie
00:46:56qui n'est pas
00:46:56celui de notre civilisation
00:46:58qui repart chez eux
00:47:00ça s'appelle
00:47:00la remigration
00:47:02beaucoup de pays
00:47:02le font
00:47:04et il faudra le faire
00:47:06la France
00:47:07tu l'aimes
00:47:07ou tu la quittes
00:47:08et pour ceux
00:47:09qui voudraient aimer
00:47:10la France
00:47:11qui sont nombreux
00:47:12qui sont les plus nombreux
00:47:16il faut qu'il y ait
00:47:17une rencontre
00:47:18entre celui
00:47:19qui arrive
00:47:20et qui exprime
00:47:21son désir
00:47:22de nous aimer
00:47:22et celui
00:47:23qui accueille
00:47:24qui doit avoir
00:47:25quelque chose
00:47:26à dire
00:47:26d'autre que
00:47:26les droits de l'homme
00:47:28les valeurs de la république
00:47:29et la laïcité
00:47:32parce qu'il faut
00:47:33irradier avec le feu
00:47:36sinon
00:47:37on ne convainc personne
00:47:38de devenir français
00:47:40je terminerai
00:47:41par une petite note
00:47:43personnelle
00:47:45un peu lyrique
00:47:48sur l'assimilation
00:47:51remigration
00:47:51ou assimilation
00:47:53l'assimilation
00:47:54c'est faire de l'autre
00:47:55un autre soi
00:47:58il y a quelque chose
00:47:58qui m'avait touché
00:47:59aux larmes un jour
00:48:00j'ai entendu
00:48:01Sylviane Agasinski
00:48:04d'origine polonaise
00:48:05qui racontait
00:48:06comment son père
00:48:06est arrivé en France
00:48:07et qu'il a adopté
00:48:09la France
00:48:10c'est-à-dire
00:48:10l'histoire de France
00:48:11et elle a eu ce mot
00:48:14que je laisse
00:48:15à votre réflexion
00:48:18mon père
00:48:19a échangé
00:48:20les rois de Pologne
00:48:21contre les rois de France
00:48:25l'assimilation
00:48:26on accepte
00:48:27d'être français
00:48:28en France
00:48:29et on impose
00:48:32à ceux qui sont français
00:48:34d'aimer la France
00:48:36pour la faire aimer
00:48:38je vous propose
00:48:39une réaction politique
00:48:40du moins deux
00:48:40c'est la même personne
00:48:42mais quasiment
00:48:44neuf ans
00:48:45séparent les deux déclarations
00:48:46Jean-Luc Mélenchon
00:48:48est invité de France 2
00:48:50on n'est pas couché
00:48:50si mes souvenirs sont bons
00:48:51en 2017
00:48:53et il va parler
00:48:54de la burqa
00:48:552010 pardonnez-moi
00:48:56ça a plus de 10 ans
00:48:582010
00:48:59il parle de la burqa
00:49:00et puis
00:49:00ce qu'il a dit
00:49:01très récemment
00:49:02cette semaine
00:49:03sur le port du voile
00:49:04écoutez
00:49:06moi je considère
00:49:07que c'est un traitement
00:49:08dégradant
00:49:08primo
00:49:08secondo
00:49:09je considère
00:49:10que c'est une provocation
00:49:11d'un certain nombre
00:49:12de milieux intégristes
00:49:13contre la république
00:49:14et par conséquent
00:49:15la république a gagné
00:49:16elle va gagner encore une fois
00:49:17ça sera interdit
00:49:18et on le fera
00:49:19non seulement pour empêcher
00:49:21une absurdité
00:49:22qui consiste à accepter
00:49:23l'idée qu'une femme
00:49:24considère qu'elle est
00:49:25un enjeu
00:49:26un gibier
00:49:26qu'un homme ne peut la regarder
00:49:28qu'avec un oeil
00:49:29de prédateur
00:49:30première chose
00:49:31et deuxièmement
00:49:32parce que c'est obscène
00:49:33cette histoire de burqa
00:49:34ça part de l'idée
00:49:35que les hommes
00:49:36ne sont que des prédateurs
00:49:37et deuxième idée
00:49:38c'est qu'on donnera
00:49:39un signal au monde entier
00:49:40et aux femmes du monde entier
00:49:42qui se battent
00:49:43contre cette histoire là
00:49:43par conséquent
00:49:44on interdira
00:49:45et Pemechaud
00:49:46qui propose l'interdiction
00:49:47écoutez moi
00:49:48je ne vais pas faire le malin
00:49:49il y a 20 ans aussi
00:49:50je n'étais pas d'accord
00:49:51avec cette histoire de voile
00:49:52je n'avais pas compris
00:49:54mais que fait une personne
00:49:55censée au bout d'un moment
00:49:56vous parlez
00:49:58j'ai rencontré
00:49:59des femmes
00:50:00qui portaient le voile
00:50:01ou des femmes
00:50:02très croyantes
00:50:02et qui ne portaient pas le voile
00:50:03et des femmes
00:50:04qui n'étaient pas croyantes
00:50:06mais qui disaient
00:50:06chacun fait comme il veut
00:50:07et on a parlé
00:50:08j'ai donné mes arguments
00:50:09que j'avais à l'époque
00:50:10et bien
00:50:11j'ai été convaincu
00:50:13et j'ai changé d'avis
00:50:14je me suis dit
00:50:14j'ai fait une erreur terrible
00:50:15ce n'est pas la seule fois
00:50:18Geoffroy Lejeune
00:50:19alors cher Philippe
00:50:20comment vous expliquez
00:50:21ce revirement incroyable
00:50:22de la part de Jean-Luc Mélenchon
00:50:23je vais vous raconter
00:50:24une anecdote personnelle
00:50:27j'étais au parlement
00:50:27d'abord j'avais
00:50:28des très bonnes relations
00:50:29avec Mélenchon
00:50:30quand on était
00:50:30tous les deux
00:50:31au parlement européen
00:50:32on se croisait souvent
00:50:34et il était toujours aimable
00:50:36avec moi
00:50:36il m'appelait son meilleur ennemi
00:50:39sympathique
00:50:43et un jour
00:50:44je lui dis
00:50:45t'en es où toi
00:50:46parce que
00:50:48il y avait des rumeurs
00:50:49qui circulaient
00:50:50sur ces changements
00:50:51d'humeur
00:50:51et il me dit
00:50:53ah ben moi
00:50:53c'est simple
00:50:54quand j'étais petit
00:50:55j'étais enfant de coeur
00:50:57et maintenant
00:50:57je suis devenu
00:50:58un gros laïcard
00:50:59et là je me souviens
00:51:00qu'il avait cité
00:51:01Paul Baer
00:51:03qui avait dit
00:51:05le christianisme
00:51:06c'est le
00:51:09phylloxéra
00:51:09de l'esprit
00:51:12donc ça y allait
00:51:14et donc maintenant
00:51:16il est revenu
00:51:17à une nouvelle dévotion
00:51:19je crois que c'est
00:51:20Eric Nolo
00:51:20a eu un mot merveilleux
00:51:21il a dit
00:51:22il était jadis
00:51:23bouffeur de curés
00:51:24et maintenant
00:51:25lécheur de babouches
00:51:27d'émanes intégristes
00:51:32et c'est très simple
00:51:33qu'est-ce qui s'est passé
00:51:34d'abord c'est un trotskiste
00:51:36et donc un trotskiste
00:51:38c'est quelqu'un
00:51:40qui pense à la vérité
00:51:41de l'instant
00:51:42celle qui fait gagner
00:51:43et qui peut contredire
00:51:45la vérité d'hier
00:51:47c'est plus l'adéquation
00:51:48réelle d'intellectus
00:51:49on est dans autre chose
00:51:51de trotskisme
00:51:52et là en fait
00:51:53qu'est-ce qui s'est passé
00:51:55à partir de 1983
00:51:59il a supporté SOS Racisme
00:52:01il a vu
00:52:01il a lu
00:52:03Terra Nova
00:52:04un rapport
00:52:05qui disait
00:52:06vous avez abandonné
00:52:08les ouvriers
00:52:08vous les socialistes
00:52:09donc il faut trouver
00:52:10un nouvel électorat
00:52:11sinon vous allez disparaître
00:52:12le nouvel électorat
00:52:14ce sont les minorités
00:52:15il faut donc aller
00:52:16dans les banlieues
00:52:18plutôt que d'aller
00:52:19dans les usines
00:52:20et donc au lieu
00:52:21d'aller dans les usines
00:52:22il va dans les banlieues
00:52:24c'est le nouveau Mélenchon
00:52:28il a compris
00:52:30que la démocratie
00:52:31pouvait triompher
00:52:32par le cynisme
00:52:33c'est-à-dire par le nombre
00:52:35Autre sujet à présent
00:52:37je voudrais qu'on parle
00:52:38littérature
00:52:39rentrée littéraire
00:52:40parce que
00:52:41vous n'avez pas été
00:52:42le seul à prendre la plume
00:52:43cet été
00:52:44je voudrais qu'on parle
00:52:45d'un livre événement
00:52:46celui de Sarah Knafo
00:52:47le casse du siècle
00:52:48un livre qui
00:52:50est déjà un carton
00:52:51aux éditions Fayard
00:52:54mais ce qui m'a marqué
00:52:55cette semaine
00:52:56au-delà de sa publication
00:52:58c'est que Sarah Knafo
00:52:59est allée jusqu'à publier
00:53:01et à envoyer le livre
00:53:03son livre
00:53:04au président de la république
00:53:05vous avez vu ça
00:53:06elle lui a mis
00:53:06monsieur
00:53:07elle a même dédicacé
00:53:08monsieur le président
00:53:08de la république
00:53:09le casse du siècle
00:53:10vous aviez dit
00:53:11quoi qu'il en coûte
00:53:11en citant Emmanuel Macron
00:53:13voici combien
00:53:14ça nous a coûté
00:53:156 juin à la facture
00:53:16Sarah Knafo
00:53:18vous souhaitiez
00:53:19et vous l'avez lu ce livre
00:53:21et vous souhaitiez
00:53:21nous en dire un mot
00:53:22Philippe de Villiers
00:53:23oui
00:53:24parce que c'est un livre
00:53:25très original
00:53:26il y a des romans
00:53:29il y a des romans policiers
00:53:30mais un roman policier fiscal
00:53:33c'est la première fois
00:53:33que je vois ça
00:53:34et donc
00:53:36c'est écrit comme un roman
00:53:37on y entre comme un roman
00:53:39et tout est dans la fin
00:53:41donc c'est
00:53:42vraiment
00:53:43très singulier
00:53:46et l'écriture
00:53:47est toujours haletante
00:53:48elle plonge
00:53:49la plume
00:53:51acérée
00:53:51dans l'encrier
00:53:53de toutes les amertumes françaises
00:53:57ce qui m'a beaucoup intéressé
00:53:59c'est que
00:53:59en fait
00:54:00elle connaît
00:54:03Sarah
00:54:03elle connaît
00:54:05la maison de l'intérieur
00:54:06par la cour des comptes
00:54:07et donc
00:54:08elle dit elle-même
00:54:09j'ai suivi l'argent
00:54:12et donc
00:54:12le corps du délit
00:54:13voilà
00:54:15elle a un passage
00:54:16remarquable
00:54:17sur l'héritage
00:54:20où elle raconte
00:54:21comment Mirabeau
00:54:22a dit
00:54:23il faut déshériter les gens
00:54:24parce que
00:54:24les déshériter
00:54:25c'est couper
00:54:26tout le lien
00:54:27avec l'autorité du père
00:54:28et la filiation
00:54:29etc
00:54:30donc
00:54:31c'est un livre
00:54:32brillant
00:54:33exubérant
00:54:36positif
00:54:36on apprend
00:54:38beaucoup de choses
00:54:40Sarah Knafo
00:54:41est une
00:54:43personne remarquable
00:54:44que je connais bien
00:54:46je lui souhaite
00:54:47un grand succès
00:54:48pour ce livre
00:54:49parce que
00:54:50c'est vraiment
00:54:52un très
00:54:52moi je lis
00:54:53beaucoup de livres
00:54:54souvent
00:54:55je m'arrête
00:54:56à la page 30
00:54:56parce que je peux plus
00:54:59là je vais aller
00:55:00jusqu'au bout
00:55:00tout de suite
00:55:01en une nuit
00:55:03et vous voyez
00:55:04donc à l'antenne
00:55:05donc
00:55:06le livre dédicacé
00:55:08est adressé
00:55:09au président
00:55:10de la république
00:55:11le président
00:55:11du quoi qu'il en coûte
00:55:12au Mozart
00:55:13de la finance
00:55:14qui a participé
00:55:15visiblement
00:55:16selon Sarah Knafo
00:55:16au casse du siècle
00:55:18il ne nous reste
00:55:18encore quelques minutes
00:55:194 minutes
00:55:21très précisément
00:55:21et on ne peut pas
00:55:24mettre un terme
00:55:25à cette première émission
00:55:26cette émission de rentrée
00:55:27sans se plonger
00:55:28dans l'histoire
00:55:29voire parfois
00:55:31revenir
00:55:31sur des grands personnages
00:55:33qui ont marqué
00:55:34notre temps
00:55:34c'est un moment
00:55:36qui est cher
00:55:36à des centaines
00:55:37de milliers
00:55:37de téléspectateurs
00:55:38mais également
00:55:38à Geoffroy Lejeune
00:55:39le baron noir
00:55:41de cette émission
00:55:42Philippe Devilliers
00:55:43vous souhaitiez
00:55:44rendre hommage
00:55:45à Charles Péguy
00:55:45parce qu'il ne meurt
00:55:46pas simplement
00:55:47le 5 septembre 1914
00:55:49il tombe au seuil
00:55:51d'une guerre
00:55:51qui allait bouleverser
00:55:52le monde
00:55:53écrivain de conviction
00:55:54poète de l'espérance
00:55:55et homme profondément
00:55:56attaché à sa patrie
00:55:57il a trouvé la mort
00:55:58dans les premières heures
00:55:59le combat de la grande guerre
00:56:01Philippe Devilliers
00:56:02c'est quelqu'un
00:56:02que vous citez souvent
00:56:03Péguy
00:56:04oui j'aime beaucoup
00:56:05Charles Péguy
00:56:06j'ai beaucoup de tendresse
00:56:07pour lui
00:56:08et d'admiration
00:56:09c'est un très grand écrivain
00:56:10français
00:56:11qui avait dit
00:56:11la république
00:56:12notre royaume de France
00:56:13magnifique
00:56:15et en fait
00:56:16il y a quelque chose
00:56:17de fascinant
00:56:18dans sa disparition
00:56:20que je voudrais vous raconter
00:56:22en deux phrases
00:56:23c'est que
00:56:26donc il revêt son
00:56:28sa vareuse
00:56:29bleu foncé
00:56:30son pantalon rouge
00:56:32garance
00:56:33il enfile ses gants
00:56:34il est devant sa section
00:56:36il invite sa section
00:56:38à le suivre
00:56:39il reçoit une balle
00:56:41en pleine tête
00:56:42il s'effondre
00:56:43il s'effondre où ?
00:56:45dans un champ de blé
00:56:47de la brie
00:56:49la tête contre l'argile
00:56:50contre la terre
00:56:52en plein été
00:56:55et ce qui est fascinant
00:56:57c'est qu'en fait
00:56:58il a écrit
00:56:59trois mois avant
00:57:00sa mort
00:57:02en décrivant sa mort
00:57:05à travers des vers
00:57:08où il dit tout ça
00:57:11heureux ceux qui sont morts
00:57:13car ils sont retournés
00:57:15par la première argile
00:57:17et la première terre
00:57:19heureux ceux qui sont morts
00:57:20dans une juste guerre
00:57:21heureux les épis mûrs
00:57:23et les blés moissonnés
00:57:26c'est lui
00:57:27il est mort
00:57:29comme un blé qu'on moissonne
00:57:33et je retiens de Charles Péguy
00:57:36par ces temps difficiles
00:57:38où on se demande
00:57:39si la France va survivre
00:57:41une phrase
00:57:41où il définit la France
00:57:43en ces termes
00:57:45c'est embêtant
00:57:47dit Dieu
00:57:49s'il n'y avait plus
00:57:50s'il n'y avait plus
00:57:50ces français
00:57:51il y a des choses
00:57:52que je fais
00:57:54il n'y aurait plus personne
00:57:55pour les comprendre
00:57:59un dernier mot
00:58:00Philippe de Villiers
00:58:01un dernier mot
00:58:02puisque à 21h
00:58:03et je sais que vous êtes attaché
00:58:05au cinéma
00:58:05aux grands acteurs
00:58:06aux grands comédiens
00:58:08également
00:58:09à 21h
00:58:10vous allez pouvoir découvrir
00:58:11un documentaire hommage
00:58:13puisque nous allons rendre hommage
00:58:16à Belmondo
00:58:17à Belmondo
00:58:175 ans déjà
00:58:18nous en parlerons
00:58:19dans l'air des pros
00:58:19dans quelques instants
00:58:20mais là aussi
00:58:21vous souhaitez vraiment
00:58:22en quelques secondes
00:58:24dire un mot sur Belmondo
00:58:25on passe de Péguy
00:58:25à Belmondo
00:58:26c'est la littérature
00:58:28et là pour le coup
00:58:29alors laissez-moi un peu de temps
00:58:3240 secondes
00:58:32ah non
00:58:33une minute
00:58:34pas plus
00:58:34alors
00:58:35j'ai bien connu
00:58:36Jean-Paul Belmondo
00:58:37il est venu me voir
00:58:38rue de Valois
00:58:39pour que je l'aide
00:58:40à faire une exposition
00:58:41sur son père
00:58:42sur les sculptures
00:58:42de son père
00:58:43etc
00:58:43on s'était liés à l'amitié
00:58:45et il m'a invité
00:58:46à la première
00:58:46de Keane
00:58:47en 1987
00:58:48c'était une pièce extraordinaire
00:58:50où il accomplissait
00:58:53une performance
00:58:54physique
00:58:56étonnante
00:58:56à ma gauche
00:58:57il y avait Alain Delon
00:58:58au premier rang
00:58:58et la pièce
00:58:59était mise
00:59:00en scène
00:59:01par Robert Hossin
00:59:02qui m'avait beaucoup aidé
00:59:04au Puy du Fou
00:59:05et que j'aime beaucoup
00:59:06et puis après la pièce
00:59:08c'est ça que je voulais
00:59:09vous raconter
00:59:10on s'est retrouvé
00:59:11tout près
00:59:11à 100 mètres
00:59:13chez mon ami
00:59:14Jimmy Goldsmith
00:59:15chez Laurent
00:59:17au restaurant
00:59:18chez Laurent
00:59:19tout près du Marigny
00:59:21et là on était
00:59:22tous les quatre
00:59:24et à un moment donné
00:59:25ils se sont pris
00:59:27le bec
00:59:27enfin gentiment
00:59:28mais comme il faisait
00:59:29tout le temps
00:59:30deux concurrents
00:59:31deux compétiteurs
00:59:32là il y avait
00:59:32Delon
00:59:35le profil félin
00:59:37avec ses yeux
00:59:38de glace
00:59:39et puis il y avait
00:59:41la tête cabossée
00:59:42et puis Robert
00:59:44de Belmondo
00:59:46et puis Robert Hossin
00:59:47avec ses lourds sourcils
00:59:49presque bibliques
00:59:51toujours turmentés
00:59:52etc.
00:59:53et le conversation
00:59:54s'engage
00:59:55et tout à coup
00:59:56il y a Delon
00:59:56qui dit
00:59:58à Belmondo
00:59:59toi de toute façon
01:00:01toi t'es un comédien
01:00:04et Belmondo lui dit
01:00:06et toi ?
01:00:07ah moi je suis un acteur
01:00:08ah bon
01:00:08qu'est la différence
01:00:10toi
01:00:11t'as appris à jouer
01:00:13t'as appris au conservatoire
01:00:14t'as appris à jouer
01:00:14t'as un métier
01:00:15il dit
01:00:16et toi ?
01:00:17ah moi
01:00:17moi c'est pas
01:00:18non moi c'est
01:00:19je joue pas
01:00:19moi c'est un état
01:00:21ah bon
01:00:23et là
01:00:24on les regarde
01:00:25avec
01:00:27Hossin
01:00:27et ils continuent
01:00:28à jouer en fait
01:00:30en mangeant leurs huîtres
01:00:31donc
01:00:32il y a Delon
01:00:33qui joue à Delon
01:00:34il y a Belmondo
01:00:35qui joue à Belmondo
01:00:36et
01:00:38laissez-moi aller jusqu'au bout
01:00:39vous allez voir
01:00:40et là
01:00:41tout à coup
01:00:42je dis
01:00:42mais ils continuent à jouer
01:00:44ah oui
01:00:47Hossin
01:00:47qui les connaît bien
01:00:48tous les deux
01:00:48ah mais ils jouent tout le temps
01:00:50il y en a un
01:00:51qui ne quitte pas les planches
01:00:54Belmondo
01:00:54et l'autre
01:00:55qui ne quitte pas la caméra
01:00:56il regarde
01:00:56il cherche la caméra
01:00:58je dis oui
01:00:59mais un jour
01:01:00ça pourrait s'arrêter
01:01:01et à ce moment là
01:01:02Belmondo dit oui
01:01:03je ne quitterai jamais les planches
01:01:05ça sera 4 planches
01:01:07et à ce moment là
01:01:07Delon dit
01:01:08et moi
01:01:09je quitterai la caméra
01:01:10pour un petit coin de ciel
01:01:11et les deux
01:01:12reprennent en disant
01:01:16et on jouera éternellement
01:01:19un grand merci Philippe De Villiers
01:01:21pour cette première émission
01:01:22de la saison
01:01:24merci également
01:01:24à Jean-Paul Lejeune
01:01:25ça m'a fait plaisir
01:01:26de vous retrouver
01:01:27tous les deux
01:01:28je voudrais remercier
01:01:29Martin Mathur
01:01:30qui a préparé cette émission
01:01:31et avoir un petit coucou
01:01:32chaleureux
01:01:33et tendre pour Benjamin Nau
01:01:34qui vogue vers d'autres horizons
01:01:36et qui était avec nous
01:01:36c'était un peu notre ange gardien
01:01:38de cette émission
01:01:39et donc on l'embrasse
01:01:40également
01:01:41et on l'embrasse
01:01:42à la semaine prochaine Philippe
01:01:43il est de retour
01:01:44en pleine forme
01:01:45j'ai reçu un nombre de messages
01:01:47oh là là
01:01:49j'ai reçu
01:01:51solide
01:01:51si j'étais Macron
01:01:52vous savez ce que je dirais
01:01:53ben là
01:01:54il y en a un qui va danser
01:01:56non
01:01:56De Villiers is back
01:01:58allez
01:01:59rendez-vous dans un instant
01:02:00pour l'heure des pros

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