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Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval

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Transcription
00:00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour Face à Philippe Devilliers, votre rendez-vous du vendredi
00:00:06soir.
00:00:06Philippe, bonsoir.
00:00:07Bonsoir Ayotte, bonsoir Geoffroy.
00:00:09Ravis de vous retrouver Geoffroy Lejeune, cher Geoffroy, bonsoir.
00:00:11Philippe Devilliers, comme depuis maintenant les deux derniers vendredis, vous souhaitez commencer par la guerre contre la République islamique en
00:00:20Iran.
00:00:20Et je ne le répéterai jamais assez, depuis le premier jour, vous avez été l'un des seuls,
00:00:26à marquer une certaine prudence, pour ne pas dire une forme de scepticisme.
00:00:32Cette guerre entre dans sa troisième semaine, Philippe Devilliers.
00:00:35Alors, est-ce qu'il faut parler d'enlisement, alors que nous nous éloignons de cette guerre éclair promise par
00:00:40les belligérants ?
00:00:41Les infrastructures pétrolières et gazières sont ciblées.
00:00:44Et je vous propose d'écouter Donald Trump, qui presse l'Occident de venir en soutien sur le détroit d
00:00:48'Hormuz.
00:00:49Et Emmanuel Macron, lui aussi, a parlé du détroit d'Hormuz.
00:00:53Deux déclarations, à quelques heures seulement d'intervalle.
00:00:56Écoutons Emmanuel Macron et Donald Trump.
00:00:59Sur la question du détroit d'Hormuz, nous avons pu là aussi échanger.
00:01:02J'ai redit qu'une fois que la situation serait plus calme,
00:01:06la France était prête avec d'autres nations à prendre la responsabilité d'un système d'escorte de navires dans
00:01:13le détroit,
00:01:14dans le cadre d'une mission qui n'a pas vocation à être une action de vive force,
00:01:18et qui devra faire l'objet d'échanges et d'une déconfliction avec l'Iran.
00:01:22Ceci implique d'associer tous les acteurs du secteur maritime, transporteurs comme assureurs.
00:01:28En revanche, nous ne participerons à aucune ouverture de force du détroit dans le contexte des opérations de guerre et
00:01:34des bombardements en cours.
00:01:35Quelle chose qui nous manque, c'est ce détroit d'Hormuz.
00:01:38Et donc il faudrait deux personnes qui lancent deux petites bombes dans l'eau,
00:01:43et puis tout ceci serait résolu.
00:01:45Et pour l'instant, ce n'est pas le cas.
00:01:47Alors le Japon, la Chine, l'Europe, certaines parties de l'Europe nécessitent le détroit d'Hormuz pour recevoir leur
00:01:54pétrole.
00:01:55Ce n'est pas notre cas, moins de 7%.
00:01:56D'ailleurs, on n'a même pas besoin de ce pétrole qui vient du détroit d'Hormuz.
00:02:03Nous n'utilisons pas ce détroit.
00:02:05Donc on le défend pour le reste du monde.
00:02:08Et en ce qui concerne l'OTAN,
00:02:11ils ne veulent pas nous aider à défendre ce détroit,
00:02:15alors qu'ils en ont besoin beaucoup plus que nous.
00:02:17Et maintenant, ils sont de plus en plus gentils avec moi,
00:02:19puisqu'ils se rendent compte qu'ils ont besoin de moi.
00:02:21Et peut-être qu'il est trop tard.
00:02:23Le Royaume-Uni veut envoyer des portes-avions.
00:02:28Et j'aurais dit, je veux ces portes-avions avant la guerre.
00:02:31Je ne veux pas une fois que la guerre sera finie.
00:02:36Cher Philippe, pour le président américain,
00:02:38la période qui vient n'est-elle pas le temps des contretemps ?
00:02:44C'est bien possible.
00:02:47C'est bien possible.
00:02:49Et moi, je suis inquiet.
00:02:54Vous parlez de contretemps.
00:02:57Il y a plusieurs contretemps.
00:03:02Vous savez, je me souviens d'un ami, Jean-François Doniau,
00:03:07qui était académicien,
00:03:09qui connaissait bien l'Afghanistan,
00:03:12et qui un jour me dit,
00:03:13il y a une parole du commandant Massoud,
00:03:14qui m'a frappé.
00:03:16Les Moudjahidines disent,
00:03:20quand on est blessé à 20 ans,
00:03:23on attend d'avoir 100 ans pour se venger.
00:03:27En d'autres termes,
00:03:31chez les musulmans,
00:03:34chez les Moudjahidines,
00:03:35on prend son temps.
00:03:38Et dans le JDD,
00:03:39où il y a eu un article magnifique de Régis Le Saumier,
00:03:42qui était un journaliste absolument remarquable,
00:03:44c'était un papier fulgurant,
00:03:46tout y était,
00:03:48il cite les talibans,
00:03:50en disant,
00:03:51il semblerait que les Iraniens aient pris la parole des talibans.
00:03:54Et les talibans disent,
00:03:55vous, vous avez les montres,
00:03:57et nous,
00:03:58on a le temps.
00:04:01Et donc,
00:04:02maintenant,
00:04:02je réponds
00:04:03à votre question.
00:04:05Oui,
00:04:06le temps des contretemps,
00:04:08le mot est juste.
00:04:11Premier contretemps,
00:04:13c'est le déblocage
00:04:16du détroit d'Hormuz,
00:04:18qui s'avère beaucoup plus compliqué
00:04:21qu'il n'y paraissait il y a 15 jours.
00:04:25Alors,
00:04:25le détroit d'Hormuz,
00:04:26en un mot,
00:04:28c'est 212 kilomètres,
00:04:30une largeur de 55 kilomètres,
00:04:32avec des couloirs de navigation
00:04:34qui sont de 3 kilomètres.
00:04:35Donc,
00:04:36et c'est sous la surveillance,
00:04:38sous le contrôle de l'Iran.
00:04:41Mais surtout,
00:04:44passe par le détroit d'Hormuz,
00:04:46qui finit par un cul-de-sac
00:04:48dans le golfe Persique,
00:04:49passe le monde entier
00:04:53des marchandises.
00:04:55Non seulement le pétrole,
00:04:56le gaz,
00:04:57mais aussi l'aluminium,
00:04:58les engrais.
00:04:59Donc,
00:05:00c'est toute l'activité économique mondiale
00:05:02qui passe par le détroit d'Hormuz.
00:05:05Mais surtout,
00:05:07plus important encore,
00:05:09d'un côté,
00:05:10il y a l'Iran,
00:05:11de l'autre côté,
00:05:11vous avez les Émirats Arabes Unis,
00:05:14au Mans,
00:05:15le Bahreïn,
00:05:17l'Arabie Saoudite.
00:05:19Le Qatar.
00:05:21Donc,
00:05:22c'est l'or-pétrole,
00:05:23c'est l'or-gaz
00:05:24qui passe par le détroit d'Hormuz.
00:05:28Et donc,
00:05:29il y a là un problème stratégique.
00:05:34Le problème stratégique est le suivant.
00:05:36Si vous me permettez une métaphore,
00:05:39puisqu'on parlait la semaine dernière
00:05:41de strangulation,
00:05:43il y a l'étrangleur et les étranglés.
00:05:45Potentiel.
00:05:46L'étrangleur,
00:05:47c'est l'Iran.
00:05:47Ils peuvent étrangler quand ils veulent.
00:05:50Ils ont le goulet.
00:05:51Donc,
00:05:51on serre le goulet.
00:05:53Et les étranglés,
00:05:55c'est tous les pays du Golfe.
00:05:58Mais ça va plus loin.
00:06:00Jusqu'à présent,
00:06:01c'est pour ça que ça peut encore empirer.
00:06:04Jusqu'à présent,
00:06:06c'est le pétrole qui flambe,
00:06:08le gaz.
00:06:08Mais demain,
00:06:11il peut venir à l'esprit des Iraniens
00:06:15d'en finir avec les usines de dessalement.
00:06:18Auquel cas,
00:06:18ce sont les millions d'hommes et de femmes
00:06:23dans les pays du Golfe qui meurent de soif.
00:06:26Donc,
00:06:27autant dire qu'on est dans une situation très,
00:06:30très instable.
00:06:31Et pour l'instant,
00:06:32il n'y a pas de solution sur le plan militaire
00:06:34pour débloquer le Détroit.
00:06:36Alors,
00:06:37on a,
00:06:37on vient d'entendre,
00:06:39donc,
00:06:41le président des Etats-Unis
00:06:43qui explique,
00:06:44il faut m'aider,
00:06:45il ne faut plus m'aider,
00:06:46c'est trop tard,
00:06:47c'est trop tôt,
00:06:48c'est bon.
00:06:49C'est-à-dire,
00:06:49ils s'empêtrent.
00:06:51Donc,
00:06:52en fait,
00:06:52il en appelle à l'OTAN,
00:06:55mais on n'est pas dans le cadre
00:06:56de l'article 5
00:06:57de la charte atlantique.
00:06:58L'article 5 dit,
00:06:59quand quelqu'un est attaqué,
00:07:01on va au secours
00:07:01de celui qui est attaqué.
00:07:03Mais là,
00:07:03personne n'est attaqué.
00:07:04C'est les Etats-Unis
00:07:05qui attaquent avec Israël.
00:07:06Donc,
00:07:07on n'est pas dans l'article 5.
00:07:09Et puis,
00:07:09de toute façon,
00:07:10je vais vous dire un truc.
00:07:12S'il y a une rupture
00:07:13du pacte atlantique,
00:07:15moi,
00:07:15je m'en réjouis.
00:07:17Parce que,
00:07:18il y a belle lurette
00:07:19que l'OTAN aurait dû
00:07:21disparaître.
00:07:22Parce que l'OTAN,
00:07:22qu'est-ce que ça veut dire
00:07:23pour un pays comme la France ?
00:07:25On a eu grand tort
00:07:26de rentrer dans l'OTAN
00:07:27en 1967.
00:07:31On a quitté en 1966,
00:07:33on est rentré,
00:07:34en 2007.
00:07:35On a eu grand tort.
00:07:36Pourquoi ?
00:07:37Parce que quand vous êtes
00:07:38un pays
00:07:38qui a les trois atouts
00:07:40que les autres n'ont pas,
00:07:42c'est-à-dire
00:07:42membre du Conseil de sécurité,
00:07:45la bombe atomique
00:07:47et une industrie de défense
00:07:49qui est la seule en Europe
00:07:51qui soit indépendante
00:07:52des Etats-Unis,
00:07:53vous n'avez aucun intérêt
00:07:55à rentrer sous le bouclier
00:07:58atlantique.
00:07:59On est face à face
00:08:00avec eux.
00:08:01On n'a pas à rentrer
00:08:02avec eux.
00:08:03Et l'OTAN, en fait,
00:08:07avait une justification
00:08:09quand il y avait encore
00:08:10le pacte de Varsovie.
00:08:11Mais depuis que le mur
00:08:12de Berlin est tombé,
00:08:13l'OTAN n'a plus de justification.
00:08:14On va songer que l'OTAN
00:08:15nous a entraînés
00:08:18partout dans le monde
00:08:19dans des guerres
00:08:20qui ne nous concernent pas.
00:08:21On était au Kosovo,
00:08:22on a perdu des hommes
00:08:23en Afghanistan,
00:08:25en Libye,
00:08:25en Syrie,
00:08:26Irak.
00:08:27Et puis là,
00:08:28on a été entraînés
00:08:29en Ukraine avec Macron.
00:08:31Alors que ce n'est pas
00:08:32notre guerre.
00:08:32Je le dis,
00:08:33je le répète.
00:08:34Et donc, en fait,
00:08:36alors,
00:08:37il s'énerve sur l'OTAN.
00:08:38Bon, très bien.
00:08:39Si tu ne veux plus de l'OTAN,
00:08:40bonhomme,
00:08:44disposons.
00:08:46Et alors,
00:08:48Emmanuel Macron
00:08:49face à ça.
00:08:51toujours pareil,
00:08:52le en même temps.
00:08:54En fait,
00:08:55le 9 mars,
00:08:56je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:08:57on en avait parlé ici,
00:08:59j'avais dit,
00:08:59attention,
00:09:00c'est très dangereux
00:09:00ce qu'il fait.
00:09:01Il fait une démonstration
00:09:02de force,
00:09:03une parade à Chypre
00:09:04et il explique,
00:09:06nous sommes prêts
00:09:07à créer une coalition
00:09:09pour débloquer
00:09:10le détroit d'Hormuz.
00:09:11Et là,
00:09:14Trump le prend au mot,
00:09:15il lui dit,
00:09:16viens nous aider maintenant.
00:09:18Puisque tu as promis ça,
00:09:19puisque tu avais dit ça.
00:09:20Alors maintenant,
00:09:21il dit,
00:09:21oui,
00:09:22ça sera quand
00:09:24il y aura moins de bombardements
00:09:26ou que ça sera plus tranquille.
00:09:28Mais en fait,
00:09:29on a mis le doigt
00:09:30dans l'engrenage.
00:09:31Il ne fallait pas
00:09:31mettre le doigt
00:09:32dans l'engrenage.
00:09:33C'est une faute
00:09:34d'Emmanuel Macron.
00:09:35Cette guerre
00:09:36n'est pas
00:09:38notre guerre.
00:09:39Donc,
00:09:40premièrement,
00:09:40le détroit d'Hormuz,
00:09:42déblocage
00:09:42du détroit d'Hormuz.
00:09:44On ne sait pas
00:09:45comment ça va se passer.
00:09:46Deuxième difficulté,
00:09:48en fait,
00:09:48c'est l'architecture militaire
00:09:50de l'Iran
00:09:51que Régis Le Sommier
00:09:53décrivait magnifiquement
00:09:55dans le JDD.
00:09:56C'est-à-dire qu'en fait,
00:09:59Ali Ajari,
00:10:01qui était le commandant
00:10:04des gardiens
00:10:05de la révolution
00:10:05en 2007,
00:10:06a conçu un système
00:10:07génial
00:10:09avec
00:10:1131
00:10:12unités
00:10:13de commandement
00:10:13qui correspondent
00:10:14aux 31
00:10:15provinces
00:10:16de l'Iran.
00:10:17Sur le thème,
00:10:18si vous ne recevez
00:10:19plus d'ordres,
00:10:20vous faites comme
00:10:20si vous preniez
00:10:21vous-même
00:10:22les ordres.
00:10:23Et
00:10:24le plan
00:10:27stratégique
00:10:27repose
00:10:28sur deux principes.
00:10:29Le premier principe,
00:10:30c'est
00:10:30on ne cherche pas
00:10:31la victoire.
00:10:33On cherche
00:10:34à ne pas être défait.
00:10:36C'est-à-dire
00:10:37on ne cherche pas
00:10:37la victoire
00:10:38sur l'adversaire potentiel,
00:10:39mais on cherche
00:10:40à durer
00:10:41le plus longtemps
00:10:41possible
00:10:42et à le mettre
00:10:43hors d'état
00:10:44de nuire.
00:10:46C'est la raison
00:10:47pour laquelle
00:10:47le fils de Kameda,
00:10:49il vient de dire,
00:10:51lui ou son sosie,
00:10:55ou son interprète,
00:10:58nous sommes vainqueurs.
00:10:59Parce que le fait
00:10:59de ne pas être vaincus,
00:11:01nous sommes vainqueurs.
00:11:02Pour eux,
00:11:03ils sont vainqueurs
00:11:03parce que ça dure
00:11:05depuis trois semaines.
00:11:07Et deuxième,
00:11:08deuxième élément,
00:11:09ils ne cherchent pas,
00:11:10eux,
00:11:11à multiplier
00:11:12les avions de chasse.
00:11:14Ils ont compris
00:11:14qu'ils ne pouvaient pas
00:11:15lutter contre
00:11:16les Américains,
00:11:17les Israéliens.
00:11:18Mais ils cherchent
00:11:19des armes
00:11:20asymétriques.
00:11:21Donc on a
00:11:22les corps
00:11:23à m'chars
00:11:25qui font mal
00:11:26quand ils se déploient
00:11:28et on a
00:11:29les drones,
00:11:29les fameux drones.
00:11:30Voilà.
00:11:31Donc la difficulté
00:11:34de cette architecture
00:11:36militaire,
00:11:37elle présente
00:11:37pour les assaillants
00:11:38une difficulté
00:11:40parce qu'elle est favorable
00:11:42à une guerre d'usure.
00:11:44Surtout que c'est
00:11:44un territoire
00:11:45très montagneux.
00:11:47Troisièmement,
00:11:48la fragilité
00:11:49des pays du Golfe.
00:11:50Et ça,
00:11:50c'est sans doute
00:11:50une difficulté
00:11:51qui est négligée
00:11:52par les Occidentaux.
00:11:56les pays du Golfe
00:11:58commencent à paniquer.
00:11:59Pourquoi ?
00:12:00Parce que
00:12:01derrière le pétrole
00:12:02et le gaz,
00:12:03il y a la destruction
00:12:04possible de leur
00:12:05politique d'image.
00:12:06Or,
00:12:06leur politique d'image,
00:12:07c'est les centres
00:12:08de data,
00:12:09c'est les banques,
00:12:10c'est le tourisme.
00:12:12Et là,
00:12:12ils souffrent beaucoup,
00:12:13ils souffrent de plus en plus.
00:12:15Et si jamais
00:12:16l'Arabie saoudite
00:12:18et le Qatar
00:12:18se mettent à répliquer,
00:12:20là,
00:12:20on a un conflit,
00:12:21on a un embrasement
00:12:22dont on ne pourra
00:12:22plus sortir
00:12:23et surtout,
00:12:24car à des conséquences
00:12:25sur l'économie mondiale
00:12:26et sur le prix
00:12:28de l'essence
00:12:29à la pompe
00:12:29chez nous,
00:12:31ça sera dix fois
00:12:32les gilets jaunes,
00:12:33vingt fois les gilets jaunes.
00:12:36Et puis alors,
00:12:37il y a un gros pépin,
00:12:38un gros contre-temps
00:12:39qui est arrivé cette semaine
00:12:41pour Trump,
00:12:42moi qui m'a beaucoup frappé,
00:12:44c'est le patron
00:12:46du centre de lutte
00:12:48contre le terrorisme,
00:12:50Joseph Kent,
00:12:52qui a écrit une lettre
00:12:53au président des États-Unis
00:12:55dans laquelle
00:12:56il lui remet sa démission
00:13:00en expliquant deux choses,
00:13:02en disant,
00:13:02premièrement,
00:13:04ce n'est pas vrai,
00:13:06la menace n'était pas imminente,
00:13:09et deuxièmement,
00:13:12on a cédé à la pression,
00:13:13les États-Unis ont cédé à la pression,
00:13:15je cite,
00:13:16les États-Unis ont cédé
00:13:18à la pression d'Israël
00:13:19et de son puissant lobby américain.
00:13:24Or,
00:13:25il y a quelques heures,
00:13:27la directrice du renseignement américain,
00:13:31Madame Gabart,
00:13:31une personnalité très importante,
00:13:33Madame Gabart vient de dire,
00:13:35exact,
00:13:36la menace n'était pas imminente.
00:13:38Et donc,
00:13:39vous imaginez aux États-Unis,
00:13:40en ce moment,
00:13:40ce qui se passe.
00:13:42Voilà.
00:13:43En réalité,
00:13:45pour faire une synthèse,
00:13:48Eliott, je crois,
00:13:49je dirais la chose suivante,
00:13:51il ne faut jamais
00:13:53faire la guerre
00:13:55quand on n'a pas
00:13:58l'issue politique en tête.
00:14:02Parce que quand vous n'avez pas
00:14:04l'issue politique en tête,
00:14:06la guerre conduit
00:14:08au désordre,
00:14:09au chaos,
00:14:11au champ de ruines fumantes.
00:14:14Et il y a quelqu'un
00:14:15qui avait dit ça,
00:14:17qu'on ferait mieux d'écouter.
00:14:19Je vous invite à y réfléchir
00:14:21et qui disait,
00:14:22on peut tout faire
00:14:23avec des baïonnettes,
00:14:24sauf s'asseoir dessus.
00:14:26C'est à l'errant.
00:14:28Et si vous avez parlé de l'OTAN,
00:14:30c'est qu'il y a quelques heures,
00:14:31Donald Trump a adressé
00:14:33un message extrêmement virulent
00:14:34aux membres de l'OTAN.
00:14:36Sans les États-Unis,
00:14:37l'OTAN est un tigre de papier.
00:14:39Ils n'ont pas voulu
00:14:40se joindre à la bataille
00:14:41pour arrêter un Iran
00:14:42doté de l'arme nucléaire.
00:14:43Maintenant que le combat
00:14:45militaire est gagné
00:14:46avec très peu de danger
00:14:47pour eux,
00:14:48ils se plaignent
00:14:49des prix du pétrole élevé
00:14:50qu'ils doivent payer
00:14:52mais ne veulent pas aider
00:14:53à ouvrir le détroit.
00:14:55Dormuz lâche
00:14:58à propos des membres
00:14:59de l'OTAN
00:15:00et nous nous en souviendrons
00:15:02ce que vous annonciez
00:15:03se confirme,
00:15:04à savoir
00:15:05friture sur la ligne
00:15:06de l'OTAN.
00:15:08Rapidement.
00:15:09Je peux dire un mot,
00:15:10juste un mot là-dessus.
00:15:13En fait,
00:15:16les téléspectateurs
00:15:17et les auditeurs
00:15:18doivent se poser
00:15:18la question suivante.
00:15:19C'est quoi l'Europe ?
00:15:21L'Europe,
00:15:22c'est un marché.
00:15:23L'Europe a été voulue
00:15:24comme un marché.
00:15:26Elle a été voulue
00:15:27comme un marché
00:15:28et les pères fondateurs
00:15:31ont même ajouté
00:15:34pour protéger ce marché
00:15:35qui sera un marché
00:15:36complémentaire
00:15:37du marché américain.
00:15:38Ce sera donc
00:15:39un marché transatlantique.
00:15:41On a besoin
00:15:41d'une protection
00:15:42parce que nous,
00:15:43on n'a pas vocation
00:15:43à devenir une puissance.
00:15:46Ce n'est pas moi qui parle,
00:15:47c'est les pères fondateurs.
00:15:48Et donc,
00:15:50pour être protégé,
00:15:51on va aller chercher
00:15:52les Américains.
00:15:53Les Américains,
00:15:54c'est-à-dire
00:15:54le PAC atlantique,
00:15:55c'est-à-dire l'OTAN.
00:15:57Tout ça a très bien marché.
00:16:00Cette impuissance garantie
00:16:02par la puissance américaine,
00:16:04la vassalité acceptée
00:16:05grâce au grand protecteur,
00:16:07c'est-à-dire l'oncle Sam,
00:16:09tout ça a très bien marché
00:16:10jusqu'au jour
00:16:11où les Américains
00:16:13ont commencé à se dire
00:16:14« Mais nous, maintenant,
00:16:18c'est vers le Pacifique
00:16:19qu'il faut regarder. »
00:16:22parce que nous,
00:16:23notre adversaire potentiel,
00:16:24c'est la Chine.
00:16:26Et donc,
00:16:27notre problème aujourd'hui,
00:16:28ce n'est pas l'Europe,
00:16:29ce n'est pas la Russie,
00:16:29ce n'est pas l'Eurasie,
00:16:30c'est la Chine.
00:16:32Et donc,
00:16:33à partir du moment
00:16:34où les Américains
00:16:34regardent vers la Chine,
00:16:35ils se désintéressent
00:16:36de l'Europe
00:16:36et ils disent aux Européens
00:16:38« Bon, écoutez,
00:16:39voilà,
00:16:39l'OTAN,
00:16:40ça ne sert plus à rien.
00:16:41En revanche,
00:16:42il faudra continuer quand même,
00:16:43et c'est pour ça
00:16:44qu'ils ont quelques hésitations,
00:16:46à nous acheter
00:16:47le matériel
00:16:47et les armements.
00:16:48Parce que ce que
00:16:49vous ne savez pas,
00:16:51c'est qu'aujourd'hui,
00:16:53il n'y a que la France
00:16:54qui produit
00:16:54ses propres armements
00:16:56en Europe.
00:16:56Tous les autres,
00:16:57en fait,
00:16:58ils font les marioles,
00:16:59mais ils achètent
00:16:59aux Américains.
00:17:03Et ce qu'on risque demain,
00:17:05c'est le réarmement
00:17:06de l'Allemagne
00:17:07qui va tenir compte
00:17:08de la rupture
00:17:10du pacte atlantique,
00:17:11le réarmement
00:17:12de l'Allemagne
00:17:13qui va devenir
00:17:14une force militaire
00:17:15qu'elle n'était plus
00:17:18et ce qu'on risque
00:17:19plus généralement,
00:17:20peut-être qu'on y reviendra,
00:17:22c'est l'Europe allemande.
00:17:23Alors,
00:17:24vous souhaitez quand même
00:17:25aborder,
00:17:26là aussi,
00:17:27dans ce conflit
00:17:28contre la République
00:17:29islamique en Iran,
00:17:30la France est en deuil
00:17:31et nous avions ouvert
00:17:32notre émission
00:17:33la semaine dernière
00:17:33sur ce sujet.
00:17:35Le chef Arnaud Frion
00:17:36a été tué dans la nuit,
00:17:37je le rappelle,
00:17:38du 12 mars
00:17:38par une frappe de drone
00:17:40au nord de l'Irak.
00:17:41Il était engagé
00:17:42au 7e bataillon
00:17:44des chasseurs alpins
00:17:45basé à Vars
00:17:46en Isère
00:17:47dans une unité
00:17:49d'élite
00:17:50de l'armée française.
00:17:53Cérémonie d'hommage
00:17:54il y a eu
00:17:55sans Emmanuel Macron,
00:17:57sans Sébastien Lecornu,
00:17:59en présence
00:18:00de la ministre
00:18:01de la Défense
00:18:02et vous la voyez
00:18:04à l'image.
00:18:05Je vous propose
00:18:05d'écouter
00:18:06Michel Fayat,
00:18:07géopolitologue
00:18:07qui était surpris
00:18:10pour ne pas dire
00:18:11en colère
00:18:12de ne pas voir
00:18:14le président
00:18:15de la République
00:18:16et cet hommage
00:18:16qui a été rendu
00:18:17en Isère
00:18:17alors qu'il aurait
00:18:18très bien pu
00:18:18et dû
00:18:20être rendu
00:18:21du côté
00:18:21des invalides.
00:18:24Parce que c'est quand même
00:18:25quelqu'un
00:18:26qui était un héros
00:18:26comme vous le disiez
00:18:27en introduction
00:18:28et quelqu'un
00:18:29qui s'est livré
00:18:30dans de vraies batailles,
00:18:32dans de vraies guerres
00:18:33pour la France,
00:18:34pour le peuple français,
00:18:35pour faire face
00:18:36au terrorisme,
00:18:37face au djihadisme,
00:18:38face à l'islamisme
00:18:39et sunnite
00:18:40et chiite
00:18:40et pour moi
00:18:42c'est un héros
00:18:43que la France perd
00:18:44aujourd'hui
00:18:44et la moindre des choses
00:18:46serait que le président
00:18:47de la République
00:18:48soit bien présent
00:18:48pour lui rendre hommage.
00:18:51Philippe,
00:18:52vous êtes le frère
00:18:52d'un grand soldat,
00:18:53le général Pierre Devilliers
00:18:54qui est l'ancien chef
00:18:55d'état-major des armées.
00:18:57Est-ce que cette absence
00:18:57vous aussi vous a choqué ?
00:18:59Je partage complètement
00:19:00le point de vue
00:19:02de Michel Fayat,
00:19:03le grand politologue
00:19:04dont je me réjouis
00:19:05qu'il soit présent
00:19:07et de plus en plus présent
00:19:08sur notre chaîne.
00:19:09C'est quelqu'un
00:19:10qui a un jugement
00:19:12toujours acéré.
00:19:14Ce qu'il a dit
00:19:15est très juste.
00:19:16Je pense qu'Emmanuel Macron,
00:19:19je vais être très cru,
00:19:21a manqué à sa fonction
00:19:22de chef de l'État.
00:19:24Son absence
00:19:26et celle du Premier ministre
00:19:27qui était en son temps
00:19:30ministre de la Défense nationale,
00:19:32ministre des armées,
00:19:34est une faute,
00:19:35une maladresse.
00:19:37elle relève
00:19:37de la désinvolture,
00:19:39du dilettantisme.
00:19:41Comme si on voulait dire
00:19:42dans un message subliminal
00:19:44cette mort n'est rien,
00:19:46cette mort n'a pas d'importance.
00:19:48Vous imaginez
00:19:49quand il y a eu
00:19:49l'affaire du Drakkar,
00:19:50le drame du Drakkar
00:19:51en 1983,
00:19:52si la France n'avait rien dit,
00:19:54si la France n'avait pas été présente
00:19:56à la sépulture.
00:19:58Là,
00:20:01on est dans une situation
00:20:04où cette mort gêne le pouvoir
00:20:07alors que c'est le pouvoir
00:20:08qui a envoyé ce soldat
00:20:09là où il est
00:20:10pour combattre le terrorisme.
00:20:13Pourquoi cette mort gêne le pouvoir ?
00:20:15Peut-être à cause des banlieues ?
00:20:16Peut-être parce qu'on a peur.
00:20:18Parce qu'on a peur de tout
00:20:19aujourd'hui en France.
00:20:20Nos politiciens ont peur de tout.
00:20:23Le chef de l'État,
00:20:24c'est le chef de la famille,
00:20:25c'est le chef des familles,
00:20:26c'est le chef de la tribu,
00:20:29c'est le patriarche,
00:20:31c'est le grand consolateur.
00:20:32Et donc,
00:20:33le fait qu'il ne soit pas là
00:20:34aux côtés de la famille,
00:20:36c'est une indignité,
00:20:39c'est un acte de décivilisation.
00:20:43La civilisation,
00:20:44c'est simple,
00:20:44c'est quand on s'incline
00:20:47devant la mort de quelqu'un
00:20:49qu'on a connu
00:20:51et qu'on reconnaît
00:20:52parce qu'il est membre de la famille.
00:20:54La civilisation,
00:20:55c'est quand on est dans la gratitude,
00:20:57dans la reconnaissance.
00:20:58La civilisation,
00:20:59en fait,
00:21:00elle a commencé avec les Grecs,
00:21:01avec cet écriteau
00:21:06qui était installé
00:21:09dans le défilé des Thermopyles.
00:21:12Passant va dire à Sparte
00:21:14que ces soldats sont morts ici
00:21:17pour obéir à ces lois.
00:21:19Voilà ce qu'on pouvait dire
00:21:20sur la guerre contre l'Iran
00:21:23et ayant une pensée,
00:21:26évidemment tendre
00:21:27pour la famille
00:21:27d'Arnaud Tréfrion
00:21:28et pour ses frères d'armes.
00:21:30Passons à l'actualité nationale
00:21:32et c'est vrai que
00:21:33depuis trois semaines,
00:21:35Philippe de Villiers,
00:21:35je vous entends plus parler d'Iran
00:21:37que de parler
00:21:38des préoccupations des Français,
00:21:41questions de sécurité,
00:21:42de pouvoir d'achat,
00:21:43les questions migratoires,
00:21:44de santé,
00:21:45de logement,
00:21:46l'histoire
00:21:46et puis les élections municipales.
00:21:48On parle plus de Caménaille
00:21:49que de Mélenchon.
00:21:50C'est pas faux.
00:21:52Incroyable,
00:21:52on va essayer de se rattraper.
00:21:53Ou alors c'est peut-être
00:21:54un lapsus révélateur.
00:21:55On va se rattraper.
00:21:57Philippe de Villiers,
00:21:58parlons des Français
00:21:59qui ont voté dimanche dernier
00:22:01dans toutes les communes de France.
00:22:03Quelle analyse vous a inspiré
00:22:06ce premier tour des élections
00:22:08et selon vous,
00:22:09quels sont ceux qui ont gagné
00:22:12et ceux qui ont perdu ?
00:22:14Alors, pour vous répondre
00:22:17de manière synthétique,
00:22:20je dirais la chose suivante.
00:22:22Il y a eu le grand effacement
00:22:25et le grand remplacement.
00:22:28Le grand effacement,
00:22:31c'est le bloc central,
00:22:32c'est la Macronie
00:22:33et le grand remplacement,
00:22:35c'est la partitocratie traditionnelle.
00:22:39L'effondrement du bloc central,
00:22:43il ne reviendra plus.
00:22:46C'est en fait,
00:22:48d'une certaine manière,
00:22:49l'effondrement
00:22:49et la disparition
00:22:52de la France,
00:22:54de l'ubérisation,
00:22:56de la France
00:22:59des Anywhere,
00:23:01ceux qui sont de nulle part
00:23:02et qui préfèrent
00:23:03aller passer un week-end
00:23:05à New York
00:23:06car aucun va d'our.
00:23:07La France,
00:23:09de la plateforme disruptée,
00:23:13la France
00:23:14qui déteste
00:23:18les racines
00:23:19et les enracinées,
00:23:20cette France-là,
00:23:22elle est liquidée,
00:23:24elle ne s'est jamais implantée,
00:23:25c'est fini.
00:23:26Le grand effacement.
00:23:28Ensuite,
00:23:29on a
00:23:30le grand remplacement,
00:23:33double grand remplacement.
00:23:36Chacun a fait son travail.
00:23:38la France insoumise
00:23:40est en voie
00:23:41de grand remplacer
00:23:43la gauche
00:23:45socialiste.
00:23:49Pour résumer,
00:23:51jadis,
00:23:51sous naguère,
00:23:53on avait
00:23:53le parti socialiste
00:23:55qui était la force centrale
00:23:56et l'extrême gauche
00:23:56qui était la force d'appoint.
00:23:58Et là,
00:24:00renversement,
00:24:02la force principale,
00:24:03c'est la France insoumise
00:24:05et la force d'appoint,
00:24:08c'est l'EPS.
00:24:14Jean-Luc Mélenchon,
00:24:16grand pêcheur
00:24:17devant l'éternel,
00:24:18pratique
00:24:20la stratégie
00:24:21du Bernard l'ermite.
00:24:24C'est-à-dire que
00:24:25les insoumis
00:24:28Bernard l'ermite
00:24:29ont investi
00:24:32la coquille vide
00:24:33de l'espèce socialiste
00:24:35en voie de disparition.
00:24:36Voilà ma synthèse
00:24:37sur le grand remplacement.
00:24:40Et puis,
00:24:41le deuxième grand remplacement,
00:24:43c'est à droite.
00:24:45Le Rassemblement National
00:24:46est en voie
00:24:47de grand remplacé
00:24:51l'ancienne UMP
00:24:52qui était l'ERPR
00:24:56et qui est devenu
00:24:58le squelettique LR.
00:25:03Et donc,
00:25:03ce grand remplacement,
00:25:06il s'installe
00:25:08avec un ancrage
00:25:09difficile dans les villes,
00:25:12plus facile
00:25:13dans les campagnes
00:25:14avec 1 500 conseillers
00:25:15municipaux.
00:25:16Et en réalité,
00:25:18je me suis dit,
00:25:19en regardant les résultats,
00:25:22par rapport à ces deux
00:25:23grands remplacements,
00:25:24on est un peu revenu
00:25:25à la situation
00:25:26du début des années 60
00:25:28où il y avait
00:25:28un parti gaulliste
00:25:29qui s'installait
00:25:32mais qui était faible
00:25:33localement
00:25:34et dominant nationalement.
00:25:37Et à l'époque,
00:25:38il y avait des partis
00:25:39qui étaient encore
00:25:43pleins de vitalité,
00:25:45locales,
00:25:46parce qu'ils avaient
00:25:46des notables,
00:25:47c'était la SFIO,
00:25:48le MRP
00:25:50et le parti radical.
00:25:53Bon,
00:25:53ils sont tous morts.
00:25:55Voilà.
00:25:55Et donc,
00:25:56les partis vivent
00:25:57et meurent.
00:25:59Voilà.
00:26:00Et donc,
00:26:01en réalité,
00:26:01en synthèse,
00:26:02je dirais la chose suivante,
00:26:04synthèse par rapport
00:26:05au premier tour,
00:26:06à gauche,
00:26:08la force principale,
00:26:10la force d'attraction,
00:26:13CLFI,
00:26:14à droite,
00:26:15la force d'attraction,
00:26:16c'est le Rassemblement National.
00:26:18Avec un sas,
00:26:19un sas de transition,
00:26:22un sas d'absorption,
00:26:25c'est des gens
00:26:26comme Éric Ciotti
00:26:27ou Laure Lavalette,
00:26:29qui sont deux candidats
00:26:30remarquables.
00:26:32Tu connais bien
00:26:32Laure Lavalette,
00:26:34qui est une amie.
00:26:35Quand on a des candidats
00:26:37comme ça,
00:26:37évidemment,
00:26:38qui viennent
00:26:39de la droite classique,
00:26:40qui sont des gens,
00:26:41des conservateurs,
00:26:43c'est plus facile
00:26:45d'agréger.
00:26:47Mais,
00:26:47je voudrais vous dire
00:26:48quelque chose.
00:26:51Le problème
00:26:52de LR
00:26:53et du PS,
00:26:54c'est
00:26:56la force
00:26:57de centrifugation
00:26:59potentielle.
00:27:02Un jour,
00:27:04je parlais
00:27:05avec Charles Pascois,
00:27:06Pierre Juillet,
00:27:07Marie-Sense Garraud.
00:27:09Et,
00:27:09les trois
00:27:10me disent,
00:27:11c'est juste
00:27:12au moment
00:27:12de Maastricht,
00:27:14si jamais
00:27:14le RPR
00:27:15ne fait pas
00:27:15une alliance
00:27:16avec le
00:27:18Front National
00:27:18à l'époque,
00:27:22compte tenu
00:27:22des positions
00:27:23du Front National
00:27:24sur Maastricht,
00:27:26le RPR
00:27:27deviendra
00:27:27le supplétif
00:27:29du Front National.
00:27:32C'était
00:27:32il y a
00:27:3330 ans,
00:27:3340 ans.
00:27:34Et,
00:27:35c'est ce qui est
00:27:35en train
00:27:35de se produire
00:27:36doucement,
00:27:37lentement.
00:27:39LR
00:27:39va devenir
00:27:41le parti
00:27:42supplétif
00:27:45du Rassemblement
00:27:45National.
00:27:46Et,
00:27:46c'est à Nice
00:27:47que tout se joue
00:27:48parce que c'est
00:27:48le laboratoire.
00:27:50Ce qu'a très bien vu
00:27:51Jérôme Fourquet.
00:27:52Pourquoi c'est le laboratoire ?
00:27:53Parce qu'en fait,
00:27:55Jérôme Fourquet dit,
00:27:56les LR
00:27:57vont assister
00:27:59à la découpe
00:28:00de leur parti
00:28:01parce qu'il y en a
00:28:02un bout
00:28:03qui va partir
00:28:03chez Édouard Philippe
00:28:05et un autre bout
00:28:06qui va partir
00:28:06chez Jordan Bardella.
00:28:09Philippe De Villiers,
00:28:10deux villes ont
00:28:10retenu l'attention
00:28:12des commentateurs
00:28:12pour leurs résultats
00:28:14et des résultats
00:28:16qui ont entraîné
00:28:17des heures de débat.
00:28:18La deuxième ville
00:28:19d'Île-de-France,
00:28:20par exemple,
00:28:20Saint-Denis,
00:28:21désormais,
00:28:22entre les mains
00:28:23de la France Insoumise
00:28:24et de son maire,
00:28:25Bali Bagayoko,
00:28:27élu dès le premier tour.
00:28:28Et peut-être
00:28:29que c'est Jean-Luc Mélenchon
00:28:30qui en a le mieux parlé.
00:28:32Mais avant d'écouter
00:28:33Jean-Luc Mélenchon,
00:28:34je vous propose
00:28:35de voir cette séquence
00:28:36où vous allez avoir
00:28:38dans la mairie
00:28:39des sympathisants
00:28:40de Bali Bagayoko
00:28:42qui vont applaudir
00:28:43en disant
00:28:43nous sommes tous
00:28:44les enfants de Gaza.
00:28:49Nous sommes tous
00:28:50les enfants de Gaza !
00:28:53Nous sommes tous
00:28:55les enfants de Gaza !
00:28:58Nous sommes tous
00:28:59les enfants de Gaza !
00:29:03Nous sommes tous
00:29:04les enfants de Gaza !
00:29:08Et Jean-Luc Mélenchon
00:29:10qui en a parlé
00:29:11cette semaine,
00:29:11écoutez à propos
00:29:12de Saint-Denis.
00:29:15A Saint-Denis,
00:29:16la Nouvelle-France
00:29:17est affirmée
00:29:18et vous comprenez
00:29:19ce que ça veut dire.
00:29:20C'est pas rien
00:29:21que ça soit à Saint-Denis.
00:29:22Vous avez vu
00:29:22les histoires
00:29:23que je me suis fait
00:29:23avec les réacs
00:29:24en leur disant
00:29:25ah bah oui mais
00:29:26Saint-Denis,
00:29:27la basilique,
00:29:27pas moyen de la faire
00:29:28si vous n'aviez pas
00:29:29demandé aux musulmans
00:29:30comment on fait.
00:29:30Ils sont tous
00:29:31mis à hurler.
00:29:32Qu'est-ce que c'est
00:29:32de cette histoire ?
00:29:33Pas de bol !
00:29:34Ils ont le front
00:29:36de me dire
00:29:37que non, non,
00:29:37pas du tout,
00:29:38c'est les goths
00:29:39qui ont inventé
00:29:39les arcs brisés.
00:29:40Mais ça va pas,
00:29:41les goths,
00:29:41ils étaient juste capables
00:29:42de briser les arcs,
00:29:43c'est tout ce qu'ils
00:29:43savaient faire.
00:29:44Mais c'est tout.
00:29:46Et non, le reste,
00:29:46la science,
00:29:47elle est venue,
00:29:47mais pourquoi a priori
00:29:49ça serait nul ?
00:29:50Je veux dire,
00:29:51il y a même bien fallu
00:29:52qu'il y en ait un jour
00:29:52un ou une
00:29:53qui se mette debout
00:29:54sur ses pattes
00:29:55à l'autre bout
00:29:55du continent africain
00:29:56pour qu'à la fin,
00:29:57ici, vous soyez
00:29:58en train de faire
00:29:58les malins,
00:29:59tout blanc,
00:30:00tout moche que vous êtes.
00:30:01Tout blanc,
00:30:02tout moche que vous êtes.
00:30:03Ça vous fait sourire ?
00:30:06Il vous fait marrer,
00:30:07Jean-Luc Mélenchon.
00:30:08Oui, parce que moi,
00:30:09je me sens tout moche,
00:30:10tout blanc.
00:30:11Et tout bête que vous êtes.
00:30:12Oui, oui.
00:30:15Et je le remercie
00:30:16de nous faire découvrir
00:30:17quand même
00:30:17que les cathédrales
00:30:18et les vitraux,
00:30:19c'est grâce au Sarazin,
00:30:21le parti Sarazin.
00:30:23C'est-à-dire qu'on a
00:30:24tellement honte
00:30:24de nous-mêmes
00:30:25qu'on procède
00:30:28à une auto-flagellation
00:30:29quotidienne.
00:30:32Quel spectacle !
00:30:34Alors,
00:30:35Saint-Denis.
00:30:37Saint-Denis,
00:30:38c'était le berceau
00:30:38de l'histoire de France
00:30:40et c'est devenu
00:30:41la capitale
00:30:42de la Nouvelle-France
00:30:43pour parler
00:30:44comme Mélenchon.
00:30:48Macron avait dit
00:30:50la Seine-Saint-Denis,
00:30:51c'est la Californie
00:30:53de la France.
00:30:55Je ne sais pas
00:30:56ce qu'il a voulu dire,
00:30:56mais en fait,
00:30:59de Californie,
00:31:00on a plutôt
00:31:01une terre
00:31:05d'annonciation
00:31:05de type eschatologique.
00:31:08Et en fait,
00:31:09il faut bien voir
00:31:10l'enchaînement
00:31:12qu'on a sous les yeux
00:31:13avec ces élections.
00:31:15On a d'abord
00:31:16le basculement
00:31:18démographique,
00:31:19puis le basculement
00:31:21électoral,
00:31:22puis le basculement
00:31:23culturel
00:31:24qui vient en dernier.
00:31:27Mais si on a
00:31:28refusé de voir
00:31:29le basculement
00:31:30démographique,
00:31:30on ne voit pas venir
00:31:31le basculement culturel.
00:31:34Et ça me fait penser
00:31:35au professeur
00:31:36Jacques Dupacquet
00:31:37qui était un ami
00:31:38académicien,
00:31:39le grand démographe
00:31:39Jacques Dupacquet
00:31:40qui,
00:31:40un jour,
00:31:41je lui dis,
00:31:42pour vous,
00:31:42c'est quoi l'histoire ?
00:31:43Il parlait tout le temps
00:31:44de la grande histoire,
00:31:45l'histoire.
00:31:46Il cite Jean Gabin
00:31:48à propos du cinéma.
00:31:51On dit à Jean Gabin
00:31:52c'est quoi un bon film ?
00:31:53Et il répond,
00:31:54un,
00:31:56une histoire,
00:31:57deux,
00:31:57une histoire,
00:31:58trois,
00:31:58une histoire.
00:32:00Et je lui dis,
00:32:01alors c'est quoi
00:32:02l'histoire ?
00:32:03Et il répond,
00:32:05un,
00:32:05la démographie,
00:32:06deux,
00:32:06la démographie,
00:32:07trois,
00:32:07la démographie.
00:32:09Voilà,
00:32:09nous y sommes.
00:32:11Alors en fait,
00:32:13l'histoire de Saint-Denis
00:32:14se résume ainsi.
00:32:16D'abord,
00:32:17il y a le berceau.
00:32:19On entre dans la nécropole royale.
00:32:23On passe sous
00:32:25l'arbre de Gécée,
00:32:27les rois d'Israël.
00:32:29Puis on s'incline devant
00:32:31le martyr,
00:32:33fondateur,
00:32:34l'évêque Saint-Denis.
00:32:35Puis on passe entre les gisants.
00:32:37Et là,
00:32:38c'est un voyage extraordinaire
00:32:41dans l'histoire de France,
00:32:42l'histoire de nos songes.
00:32:43On passe à côté
00:32:44de la tombe d'Agobert,
00:32:46du Céclin,
00:32:47les rois,
00:32:48les reines.
00:32:49Et on est envahi
00:32:51soi-même
00:32:52dans le silence
00:32:53par le lien
00:32:55millénaire
00:32:56entre le pouvoir
00:32:57et la famille
00:32:59pour lutter contre l'instant,
00:33:01assurer le temps long.
00:33:02et le lien
00:33:03entre le pouvoir
00:33:04et le sacré
00:33:05pour parvenir
00:33:07à une obéissance
00:33:07d'assentiment.
00:33:08Et puis,
00:33:09il y a la grande convention
00:33:11qui arrive,
00:33:121789,
00:33:131793,
00:33:14la tabula rasa.
00:33:16Et là,
00:33:16on ouvre les tombes,
00:33:18on les viole,
00:33:19on distribue
00:33:20les ossements.
00:33:22C'est la phrase
00:33:24de Robespierre
00:33:25que j'ai déjà
00:33:26citée ici.
00:33:28quand j'ai vu
00:33:29à quel point
00:33:30l'espèce humaine
00:33:30était dégradée,
00:33:31je me suis convaincu
00:33:32moi-même
00:33:32de la nécessité
00:33:33d'un recommencement
00:33:35absolu
00:33:35de l'humanité.
00:33:37Recommencement absolu,
00:33:38donc,
00:33:40on profane
00:33:43au nom
00:33:44de l'homme nouveau,
00:33:46au nom
00:33:47de la régénération,
00:33:49tirée de la régénération
00:33:50baptismale.
00:33:53On profane,
00:33:54c'est le sacrilège,
00:33:54c'est le blasphème.
00:33:56C'est-à-dire foin
00:33:57de toute l'histoire
00:33:58qui nous a précédés,
00:33:59le mémoricide.
00:34:02Et puis,
00:34:04en 1870,
00:34:05il y a la défaite
00:34:06cuisante,
00:34:07et là,
00:34:07il y a les historiens
00:34:08républicains
00:34:08qui viennent les uns
00:34:09derrière les autres
00:34:10discrètement
00:34:11à Saint-Denis.
00:34:13Jules Kichra,
00:34:14qui écrit sur Jeanne d'Arc,
00:34:17historien républicain
00:34:18s'il en est,
00:34:19mais qui dit
00:34:20qu'il faut un fédérateur
00:34:21parce qu'en fait,
00:34:23il dit
00:34:24l'évangile
00:34:26des droits
00:34:26de l'homme
00:34:27ne suffit pas
00:34:27à étancher
00:34:28la soif
00:34:29des âmes
00:34:32en manque,
00:34:35des mémoires
00:34:37appelantes
00:34:38et suppliantes.
00:34:40Et donc,
00:34:41il faut
00:34:42rechercher la mise
00:34:43en image
00:34:44allégorique
00:34:45des tendresses
00:34:46enfouies.
00:34:47Elles sont là,
00:34:48dans la nécropole royale.
00:34:52La république,
00:34:53notre royaume de France,
00:34:54dit Peggy.
00:34:55Tout est dit.
00:34:57Et puis arrive
00:34:59quelque chose
00:35:00que j'avais été
00:35:01le seul à voir
00:35:02l'année dernière
00:35:02avec vous,
00:35:04grâce à vous.
00:35:05Les femmes
00:35:06voilées de Saint-Denis.
00:35:08C'est-à-dire
00:35:08qu'un jour,
00:35:09on apprend,
00:35:10sans que la presse
00:35:12ne dise rien,
00:35:12que la nécropole royale
00:35:15est envahie
00:35:16par des statues
00:35:19de femmes voilées
00:35:20devant les reines.
00:35:22Quand on sait,
00:35:23comme le dit très bien
00:35:24Florence Berger au Blacker,
00:35:25que le djihad
00:35:27est le fondement
00:35:27de la société islamique,
00:35:29c'est un geste
00:35:29de conquête.
00:35:31Et donc,
00:35:32c'est un geste
00:35:33prémonitoire.
00:35:34Et moi,
00:35:34je me souviens,
00:35:35à l'époque,
00:35:36j'avais dit,
00:35:36bon,
00:35:36la ville va basculer
00:35:37pour faire un truc pareil.
00:35:39D'ailleurs,
00:35:40tout le monde
00:35:40avait consenti,
00:35:42y compris les autorités
00:35:43spirituelles
00:35:44qui trouvaient ça
00:35:45très bien,
00:35:45le vivre ensemble.
00:35:49Et voilà
00:35:50qu'il y a
00:35:52le basculement électoral.
00:35:54Il y a une chose
00:35:55qui m'a beaucoup frappé,
00:35:56c'est que le nouveau maire
00:35:57de Saint-Denis
00:35:58a dit,
00:35:59nous sommes les héritiers
00:36:01de l'immigration.
00:36:03Donc,
00:36:03nous ne sommes plus
00:36:04les héritiers
00:36:05de la France éternelle,
00:36:06nous sommes les héritiers
00:36:07de l'immigration.
00:36:08C'est-à-dire,
00:36:09en fait,
00:36:10d'un autre monde.
00:36:12Et,
00:36:13Éric Coquerel
00:36:14a dit ici-même
00:36:15il y a deux jours,
00:36:16oui,
00:36:17parfaitement,
00:36:17il faut que les maires
00:36:20ressemblent
00:36:20à ceux
00:36:21qui les élisent.
00:36:23Ah bon ?
00:36:24Oui,
00:36:25il faut qu'ils aient
00:36:26la couleur de peau
00:36:26de ceux
00:36:27qui les élisent.
00:36:28Ah !
00:36:29Alors,
00:36:29on a commencé
00:36:30avec Mitterrand,
00:36:31souvenez-vous,
00:36:32à l'époque,
00:36:35l'antiracisme,
00:36:38la non-discrimination,
00:36:42le droit à la différence.
00:36:44Et,
00:36:45en fait,
00:36:45maintenant,
00:36:46ils sont dans
00:36:46le racialisme.
00:36:47Eux !
00:36:48Eux !
00:36:49La France insoumise,
00:36:50ils sont dans
00:36:51le racialisme.
00:36:52Ils en sont au point
00:36:53où ils disent
00:36:54il faut que
00:36:56quand il y a
00:36:56une communauté
00:36:57de couleur noire,
00:36:59il faut qu'il y ait
00:37:00un maire
00:37:00de couleur noire.
00:37:02C'est pas moi
00:37:02qui le dis,
00:37:03c'est eux !
00:37:03Donc,
00:37:04on va s'arrêter où
00:37:05comme ça ?
00:37:06Vous savez,
00:37:07il y a une femme
00:37:07qui s'appelle
00:37:08Madame Bouteggia,
00:37:10l'essayiste,
00:37:12talentueuse d'ailleurs,
00:37:13et qui a dit
00:37:15mais en souriant,
00:37:16elle a eu un aveu
00:37:17qui dit tout,
00:37:19Mélenchon,
00:37:20deux points,
00:37:21notre butin de guerre.
00:37:24Alors,
00:37:24il nous reste
00:37:25une vingtaine de minutes,
00:37:26Philippe Devilliers,
00:37:27et je voulais
00:37:27qu'on parle
00:37:27de Roubaix.
00:37:30Parce que,
00:37:30vous avez dit,
00:37:31il y a deux villes,
00:37:32effectivement,
00:37:32qui ont été
00:37:34qui ont marqué
00:37:35l'actualité
00:37:36cette semaine.
00:37:36Je rappelle
00:37:37qu'à Roubaix,
00:37:39quatre candidats
00:37:40ont dépassé
00:37:41les 10%.
00:37:41En tête,
00:37:42c'est David Guiraud,
00:37:43la France Insoumise,
00:37:44quasiment vainqueur
00:37:44dès le premier tour,
00:37:46Alexandre Garde-Saint
00:37:47de Diverdroite,
00:37:48Karim Amrouni
00:37:49et Céline Saïa
00:37:51du Rassemblement National
00:37:52et Union à Gauche
00:37:53pour Karim Amrouni.
00:37:55On a dit,
00:37:55quel symbole
00:37:56pour Saint-Denis,
00:37:57quel tournant
00:37:58pour Roubaix,
00:37:59peut-être un peu plus court
00:38:00pour qu'on puisse
00:38:02parler de toutes
00:38:03les thématiques
00:38:05que nous souhaitions faire
00:38:05sur les questions
00:38:06et sur les élections
00:38:07municipales.
00:38:08C'est simple.
00:38:09Eliott Jorrois,
00:38:11si vous voulez savoir
00:38:13que sera la France
00:38:15en 2050,
00:38:16vous allez à Roubaix.
00:38:19Roubaix,
00:38:20c'est le miroir
00:38:22caléidoscopique
00:38:23prémonitoire
00:38:24de la France
00:38:242050.
00:38:26Avec un maire
00:38:28qui est gardien
00:38:29de la révolution
00:38:30de Mélenchon
00:38:30si vous me passez
00:38:31l'expression
00:38:32et un futur maire
00:38:35dimanche
00:38:35et la première
00:38:37vice-ville islamiste
00:38:38de France.
00:38:39Et je rends hommage
00:38:40puisque j'ai cité
00:38:41Florence Bergeau-Blacuère
00:38:42parce qu'elle avait
00:38:43tout dit,
00:38:43tout vu
00:38:44dans ses deux livres
00:38:46le djihad
00:38:47par le marché halal
00:38:48et son enquête
00:38:49sur le frérisme
00:38:50et elle dit
00:38:52premièrement
00:38:52l'islamisation
00:38:53est structurelle
00:38:54à Roubaix
00:38:55travail d'entrisme
00:38:57des frères musulmans
00:38:58qui a été très bien décrit
00:38:59par le maire
00:38:59de Chalons-sur-Saône
00:39:00Gilles Platret
00:39:01qui est un homme remarquable.
00:39:04Ensuite,
00:39:09le vote
00:39:10est un vote
00:39:10communautaire
00:39:11c'est-à-dire
00:39:12qu'il ne répond pas
00:39:12à des motivations
00:39:13socio-économiques
00:39:14mais à des motivations
00:39:16normatives.
00:39:18Ensuite,
00:39:19le parti de Mélenchon
00:39:21est un parti
00:39:21coucou
00:39:22dit-elle
00:39:23parce que
00:39:24il couvre
00:39:25les oeufs
00:39:26de l'islam politique
00:39:27et enfin
00:39:28ça va se terminer
00:39:29comme en Iran.
00:39:30En Iran,
00:39:31il y avait
00:39:32les Mélenchonistes
00:39:33de l'époque
00:39:33c'est-à-dire
00:39:34le parti
00:39:35Tout-Day
00:39:35des communistes
00:39:36et il y avait
00:39:37les Moudjahidines
00:39:38du peuple.
00:39:39Et quand
00:39:39ils sont arrivés
00:39:40ensemble au pouvoir
00:39:42depuis
00:39:42Neuf-le-Château
00:39:43et dès qu'ils ont été
00:39:45au pouvoir
00:39:45le parti
00:39:46Tout-Day
00:39:47a été pendu
00:39:48les responsables
00:39:50du parti
00:39:50Tout-Day
00:39:51les Mélenchon
00:39:51du coin
00:39:52ont été
00:39:53pendus
00:39:54par
00:39:55les Moudjahidines
00:39:56du peuple.
00:39:57Voilà.
00:39:57Donc,
00:39:58vous savez,
00:39:59l'Élène disait
00:40:02nous leur vendrons
00:40:03la corde
00:40:05pour les pendre
00:40:06et le successeur
00:40:07de Mélenchon
00:40:08un jour dira
00:40:09nous lui avons
00:40:11vendu
00:40:11le sabre
00:40:13qui nous a permis
00:40:14de l'égorger.
00:40:16Et plus généralement
00:40:17Philippe,
00:40:18quelle leçon tirez-vous
00:40:19de cet entre-deux-tours
00:40:20des élections municipales
00:40:21sur l'état de la France ?
00:40:22La gauche
00:40:23est devenue
00:40:23la représentante
00:40:24du sud global
00:40:26décolonial
00:40:27recolonial.
00:40:28En fait,
00:40:29il y a aujourd'hui
00:40:30deux Frances.
00:40:31Il y a
00:40:33deux Frances
00:40:34qui ne se parlent plus,
00:40:36deux Frances
00:40:36qui coexistent,
00:40:37deux Frances
00:40:37qui cohabitent,
00:40:38deux Frances
00:40:39qui ne se comprennent plus,
00:40:40deux Frances
00:40:41qui n'échangent plus
00:40:42aucun regard
00:40:43entre elles.
00:40:44En fait,
00:40:45nous ne sommes plus
00:40:46un seul peuple
00:40:47parce qu'une partie
00:40:47de ce peuple
00:40:48a fait sécession.
00:40:50Il n'y a plus
00:40:51la même manière
00:40:51d'habiter la France.
00:40:53Il n'y a plus
00:40:54de sol moral commun.
00:40:56Il n'y a plus
00:40:57ce qu'on appelait
00:40:58jadis
00:40:59cette amitié supérieure
00:41:00qui fait une nation.
00:41:02Alors,
00:41:02il y a
00:41:02la vieille France
00:41:04comme dirait
00:41:04Mélenchon,
00:41:05la France éternelle,
00:41:08la France de toujours,
00:41:08la France résiduelle
00:41:12qui, en fait,
00:41:14qui se sent
00:41:15spoliée,
00:41:16dépossédée,
00:41:17dépossédée
00:41:18de son outil de travail
00:41:19qui est parti
00:41:21dans les chaînes
00:41:22de valeur globale
00:41:23au bout d'une onde,
00:41:24dépossédée
00:41:24de ses affections,
00:41:27de ses voisinages,
00:41:28puisque chaque village
00:41:29devient petit à petit
00:41:31une sorte de
00:41:34complexe
00:41:34de suspicions,
00:41:38un assemblage
00:41:38de suspicions.
00:41:40Et puis,
00:41:42cette France-là,
00:41:43elle se sent dépossédée
00:41:44de son identité.
00:41:45C'est quoi l'identité ?
00:41:46C'est simple.
00:41:49On se sent
00:41:50de la même terre,
00:41:51on se sent
00:41:52du même soleil levant,
00:41:53on se sent
00:41:54du même soleil couchant,
00:41:56on se sent
00:41:57des mêmes extases,
00:41:58des mêmes exaltations,
00:42:00des mêmes songes.
00:42:02On n'en est plus là.
00:42:03Alors,
00:42:04il y a l'autre France,
00:42:05la France de Mélenchon,
00:42:07la France insoumise,
00:42:08qui veut faire
00:42:09la nouvelle France
00:42:10avec trois paris,
00:42:11un pari transfusionnel,
00:42:13on garde la toponomie,
00:42:15on garde le territoire,
00:42:16mais,
00:42:17mais,
00:42:17on fait
00:42:19surgir
00:42:19un peuple neuf,
00:42:21un peuple monde,
00:42:22disent-ils.
00:42:23Il s'agit
00:42:23de refonder la France,
00:42:24c'est-à-dire de la dépeupler
00:42:25pour la repeupler.
00:42:26Et dans ce cadre-là,
00:42:27l'immigration
00:42:28est une arme
00:42:28par destination
00:42:30pour
00:42:32remplacer
00:42:32et tuer
00:42:33les cultures,
00:42:34les héritages,
00:42:35le patrimoine,
00:42:36la mémoire.
00:42:37Tout refondé.
00:42:39La tabula rasa,
00:42:40la nouvelle tabula rasa.
00:42:43Et donc,
00:42:44cette
00:42:46nouvelle France,
00:42:48je dis,
00:42:48elle a trois paris,
00:42:49le pari transfusionnel,
00:42:51que je viens de décrire,
00:42:52le pari démographique.
00:42:54Mélenchon dit,
00:42:55quand je suis né,
00:42:57un Français sur
00:42:59dix
00:42:59avait un grand-parent
00:43:01étranger.
00:43:01Aujourd'hui,
00:43:02c'est un Français sur quatre.
00:43:03Demain,
00:43:03ce sera un Français sur deux.
00:43:05Et donc,
00:43:05en fait,
00:43:06il s'installe
00:43:07sur le chasse-et-croise
00:43:08des démographies
00:43:09qu'on a sous les yeux
00:43:09et qu'on ne veut pas voir.
00:43:11On va passer
00:43:12de 550 millions
00:43:13d'habitants en Europe
00:43:14à 380 millions.
00:43:15Et on va passer
00:43:16de 1 milliard
00:43:18400 millions
00:43:18d'habitants
00:43:20en Afrique
00:43:21à 2 milliards
00:43:22500 millions
00:43:23en 30 ans.
00:43:25Et enfin,
00:43:26il y a le troisième pari,
00:43:27c'est le pari sociologique,
00:43:28c'est le plus malin.
00:43:31C'est l'alliance
00:43:33de la rue Arabe
00:43:34et de la rue Saint-Guillaume.
00:43:37L'alliance
00:43:38des deux jeunesses.
00:43:39La jeunesse des quartiers
00:43:40qui dit son malaise,
00:43:42la jeunesse
00:43:43de l'université
00:43:46qui dit son rejet.
00:43:48Ces deux jeunesses,
00:43:49c'est l'avenir de la France.
00:43:51Et ils partagent
00:43:53quelque chose en commun.
00:43:54C'est la haine de l'Occident.
00:43:55Les uns en disant
00:43:57l'islam
00:43:57et la religion
00:43:58des opprimés.
00:43:59Les autres en disant
00:44:00l'Occident est prédateur,
00:44:01il est esclavagiste,
00:44:03il est colonialiste.
00:44:04Il faut donc ensemble
00:44:06décoloniser la France
00:44:07et la recoloniser.
00:44:09Voilà,
00:44:09nous y sommes.
00:44:11Philippe Devilliers,
00:44:12allons sur une question aussi
00:44:15pendant cette semaine
00:44:16d'élections municipales
00:44:17et d'entre deux tours
00:44:18de la question de la droite
00:44:19et notamment d'un parti
00:44:21que vous connaissez bien,
00:44:21les Républicains.
00:44:23Et au-delà
00:44:24de ce que peuvent faire
00:44:25les LR,
00:44:26à quoi jouent
00:44:27les Républicains,
00:44:28on a mis en parallèle
00:44:30une déclaration
00:44:31de Jordan Bardella
00:44:32ce matin
00:44:33qui appelle
00:44:33à faire sauter
00:44:34les murs
00:44:35parce que
00:44:36chez les électeurs,
00:44:37selon lui,
00:44:38il n'y a pas une feuille
00:44:39de papier
00:44:39qui sépare
00:44:40l'électeur LR
00:44:41de l'électeur
00:44:42pourquoi pas
00:44:43et REN,
00:44:44une sorte d'union
00:44:45de pont
00:44:45qui peut se faire.
00:44:48Lorsqu'il y a eu
00:44:49la dissolution
00:44:50de l'Assemblée nationale,
00:44:51ma première démarche
00:44:52et notre premier acte
00:44:53avec Marine Le Pen
00:44:54a été d'appeler
00:44:54le président
00:44:55des Républicains
00:44:56de l'époque,
00:44:56Éric Ciotti,
00:44:57qui a accepté
00:44:58dans un choix courageux
00:44:59de mettre en oeuvre
00:45:00une coalition
00:45:01aux côtés
00:45:01du Rassemblement national.
00:45:03Bien sûr,
00:45:03ça ne veut pas dire
00:45:03qu'on est d'accord
00:45:04surtout tout le temps,
00:45:05mais ça veut dire
00:45:06qu'au-delà
00:45:06des sensibilités
00:45:07qui nous séparent,
00:45:08l'essentiel nous rassemble.
00:45:09Et l'essentiel,
00:45:10c'est l'amour du pays,
00:45:11c'est l'amour de la France.
00:45:12Et quand je vois
00:45:12la dynamique
00:45:13qui porte Éric Ciotti
00:45:14à Nice,
00:45:15je me dis qu'il a eu raison
00:45:16de faire ce choix.
00:45:17Et je souhaite aujourd'hui
00:45:18que tous les murs
00:45:18puissent tomber
00:45:19et que tous les patriotes
00:45:20puissent se rassembler.
00:45:21Des patriotes,
00:45:22il y en a à droite
00:45:22et donc je les invite
00:45:23à venir travailler.
00:45:24Qui est donc quand même...
00:45:25Ah, Geoffroy Lejeune.
00:45:27Philippe,
00:45:27quelle est votre appréciation
00:45:28des prises d'opposition
00:45:29durant toute la semaine
00:45:30des dirigeants des Républicains
00:45:31qu'on a d'ailleurs
00:45:32de plus en plus de mal
00:45:33à situer
00:45:33sur l'échiquier politique ?
00:45:37Moi, je ne peux pas
00:45:38vous répondre
00:45:39parce que je n'ai pas
00:45:39très bien compris.
00:45:44Je connais bien
00:45:44Bruno Retailleau,
00:45:45comme vous le savez.
00:45:50Mais là,
00:45:51si je le voyais,
00:45:52je lui dirais
00:45:52qu'est-ce qui se passe
00:45:53à Nice, en fait,
00:45:54ce que tu as voulu faire.
00:45:56Ça peut s'emmêler
00:45:57les pinceaux,
00:45:58ça peut arriver.
00:46:01Et puis alors,
00:46:02je lui dirais aussi
00:46:03pourquoi tu veux
00:46:04faire battre absolument
00:46:06Franck Alizio,
00:46:07qui était un homme remarquable.
00:46:09On le connaît bien,
00:46:10nous,
00:46:10on a très bien connu
00:46:11Bruno Retailleau et moi
00:46:12quand il était au RPR.
00:46:16Donc,
00:46:16pourquoi tu veux
00:46:17le faire battre
00:46:17avec Martine Vassal
00:46:18pour que tu l'as maintenu ?
00:46:19Et à Paris,
00:46:21tu salues,
00:46:23tu vilipendes
00:46:25Sarah Ctafaux,
00:46:27qui est une femme remarquable.
00:46:28Tout le monde le dit.
00:46:30Tu la vilipendes
00:46:30pour ses idées
00:46:31et quand elle s'en va,
00:46:33tu salues son élégance.
00:46:35Où est la cohérence ?
00:46:36Voilà.
00:46:37Et donc,
00:46:37en fait,
00:46:40ça me fait penser
00:46:42à France-sur-Mittérand.
00:46:43Bruno Retailleau était là,
00:46:44on était chez
00:46:45la maréchale de l'Âtre.
00:46:47J'ai le temps de vous raconter,
00:46:48c'est une histoire incroyable.
00:46:50Le 11 novembre 1987,
00:46:53on était chez la maréchale,
00:46:54on prenait le thé
00:46:56avec le président Mitterrand.
00:46:58qui était venu
00:46:58pour saluer
00:46:59Clémenceau et Delattre
00:47:00à l'occasion du 11 novembre.
00:47:02Et on parle,
00:47:03on parle,
00:47:03je le blague,
00:47:05on était très,
00:47:06très libre de contact
00:47:07et il était très agréable,
00:47:08très cultivé,
00:47:09etc.
00:47:11Et là,
00:47:12je lui dis,
00:47:13vous savez,
00:47:13je connais bien l'église
00:47:16de votre affiche,
00:47:17le clocher,
00:47:18la force tranquille.
00:47:20Et qu'est-ce que vous avez voulu faire,
00:47:22vous le laïc ?
00:47:23Il me dit,
00:47:24j'ai jeté une pierre
00:47:25dans le jardin de la cure.
00:47:28Je trouvais ça magnifique.
00:47:30Et je lui dis,
00:47:31ça veut dire quoi ?
00:47:32Je lui dis,
00:47:32ça veut dire que
00:47:33j'ai voulu absorber
00:47:35la démocratie chrétienne.
00:47:36Vous connaissez l'histoire
00:47:37de la baleine de Jonas,
00:47:38monsieur de Villiers.
00:47:39La baleine de Jonas
00:47:40du progressisme boulimique.
00:47:42Il n'en reste rien.
00:47:45C'est le même homme
00:47:46qui a fait
00:47:47le cordon sanitaire
00:47:48dont je lui ai parlé aussi
00:47:49en disant
00:47:49c'est une invention diabolique
00:47:51le cordon sanitaire.
00:47:53C'est quoi le cordon sanitaire ?
00:47:55Et il m'explique.
00:47:56Il dit,
00:47:57j'ai voulu rendre moral
00:48:00le fait
00:48:02pour les socialistes
00:48:03de s'allier
00:48:04avec les communistes.
00:48:06À l'époque,
00:48:06ce n'était pas simple.
00:48:09Parce que le stalinisme
00:48:10n'était pas loin.
00:48:12Salin est mort en 1953.
00:48:15Et en même temps,
00:48:16je voulais rendre immoral
00:48:17le fait de s'allier
00:48:18pour la droite
00:48:19avec le Front National.
00:48:22Et ça a marché.
00:48:23Le cordon sanitaire,
00:48:25vous entendez le mot sanitaire,
00:48:27c'est la santé publique
00:48:28qui est en cause.
00:48:29Et en fait,
00:48:30qu'est-ce que fait Bruno Retailleau ?
00:48:32On a eu ces conversations
00:48:33lui et moi
00:48:34pendant des années
00:48:35au Conseil général de la Vendée
00:48:36en disant
00:48:36un jour,
00:48:37il faudra franchir le pas.
00:48:38Ce n'est pas possible.
00:48:39Le pas que Ciotti
00:48:41le président de LR
00:48:42a franchi l'année dernière.
00:48:45Eh bien non,
00:48:46il n'y a rien à faire.
00:48:47Le cordon sanitaire.
00:48:48C'est-à-dire
00:48:49la phrase de Michel Noir
00:48:51plutôt perdre des élections
00:48:52que perdre mon âme.
00:48:53Parce que perdre son âme,
00:48:55ça veut dire
00:48:56pour quelqu'un
00:48:56comme Bruno Retailleau
00:48:57et les LR,
00:49:00être désigné
00:49:01par la gauche
00:49:03comme quelqu'un
00:49:04qui a perdu son âme.
00:49:05qui t'est allié
00:49:07avec ces salopards
00:49:08de conservateurs.
00:49:10Tu t'es allié
00:49:11avec des gens
00:49:12qui pensent
00:49:13comme Sarah Knafo,
00:49:14Éric Zemmour,
00:49:15Philippe Develier,
00:49:16Jordan Bardella,
00:49:17Marine Le Pen.
00:49:17Tu t'es allié
00:49:18avec ces gens
00:49:20qui sont des fascistes
00:49:22et des néo-nazis.
00:49:24Donc,
00:49:25dehors,
00:49:26impossible.
00:49:28Je vais rentrer
00:49:28chez moi,
00:49:29m'occuper de mes ânes.
00:49:31Non,
00:49:32impossible.
00:49:32Je préfère
00:49:34faire moins,
00:49:35faire moins bien,
00:49:36faire moins haut,
00:49:39mais demeurer.
00:49:40La demeurance
00:49:41plutôt que la partance.
00:49:42Voilà
00:49:43leur devise.
00:49:45Vous avez parlé
00:49:46de la droite,
00:49:46parlons de la gauche
00:49:47à présent
00:49:47et de ces alliances
00:49:50entre la France insoumise
00:49:51et le parti socialiste.
00:49:53Plus d'une vingtaine
00:49:54de communes
00:49:55ont fait des fusions
00:49:56avec
00:49:58les mélenchonistes.
00:50:00Ça comprend aussi
00:50:01les partis écologistes.
00:50:03en sachant
00:50:04que plus de 70%
00:50:05des Français
00:50:06sont contre
00:50:07ces fusions.
00:50:08Écoutez,
00:50:09Jean-Luc Mélenchon,
00:50:10cette semaine,
00:50:10il a parlé
00:50:10des combinards.
00:50:14Ils disent
00:50:15au deuxième tour
00:50:16non plus,
00:50:16il n'y aura pas d'accord.
00:50:17Alors,
00:50:18tout le monde entend.
00:50:18Ah,
00:50:19ils rompent l'accord.
00:50:20Penses-tu ?
00:50:21Vous savez ce que c'est ?
00:50:22C'est des gros combinards.
00:50:24Ils ne vont pas
00:50:25nous coûter trop cher,
00:50:25je pense,
00:50:26à acheter
00:50:26pour le deuxième tour
00:50:27là où on les achètera.
00:50:30Mais quand même,
00:50:32quand ils disent
00:50:32il n'y aura pas
00:50:33d'accord national,
00:50:34ça veut dire
00:50:34faites votre tambouille,
00:50:36faites votre tambouille
00:50:37localement.
00:50:38Et ils sont tous là
00:50:39à se dire
00:50:39aïe aïe,
00:50:40pourvu qu'on y arrive
00:50:40avec la droite
00:50:41sans les insoumis.
00:50:42Elle est combinard.
00:50:45Quel talent !
00:50:47Hein ?
00:50:48Non mais quel talent !
00:50:50Et quel...
00:50:52Et le...
00:50:55Vous vous rendez compte
00:50:56que les socialistes
00:50:56quand ils regardent ça ?
00:51:00C'est quand même
00:51:02une humiliation.
00:51:04Les combinards.
00:51:06En fait,
00:51:07je vais vous dire
00:51:08quelque chose.
00:51:09En écoutant ça,
00:51:09je me dis
00:51:10on comprend
00:51:12que les Français
00:51:12s'abtiennent souvent
00:51:13parce qu'en fait
00:51:14quel spectacle ?
00:51:15C'est le...
00:51:17Le parjure
00:51:18est la matière première
00:51:19de la politique.
00:51:22Le parjure,
00:51:23ça veut dire
00:51:23que la politique
00:51:24devient un exercice ludique.
00:51:28On n'est plus dans...
00:51:31la politique sacrificielle,
00:51:33on est dans la politique
00:51:34hédoniste.
00:51:36La politique n'est plus
00:51:37un service,
00:51:38c'est une consommation.
00:51:40Voilà.
00:51:41Et les socialistes
00:51:42sont en train
00:51:43d'en mourir.
00:51:44On n'en respecte plus
00:51:45le principe
00:51:47dont parlait Malraux.
00:51:49Le monde va très mal
00:51:50depuis qu'il ne sait plus
00:51:51rien des universaux.
00:51:53Est, est, non, non.
00:51:55Le cheval blanc
00:51:56d'Henri Katt
00:51:57est blanc.
00:51:58Il ne peut pas être blanc
00:51:59et noir
00:51:59contrairement à
00:52:00Hollande,
00:52:01à Tulle.
00:52:03Et en fait,
00:52:04j'ai une pensée
00:52:05pour les socialistes,
00:52:06une pensée
00:52:12pour le socialisme
00:52:14défunt.
00:52:15Le socialisme
00:52:17défunt,
00:52:17il reposait
00:52:18sur trois
00:52:18éléments clés.
00:52:20Le social,
00:52:22le peuple,
00:52:22la laïcité.
00:52:24Le social,
00:52:25ils ont changé
00:52:25de prolétariat
00:52:26d'élection.
00:52:27Ils sont passés
00:52:27du prolétariat
00:52:28ouvrier
00:52:29au prolétariat
00:52:32l'Humpen
00:52:33prolétariat
00:52:34migrant.
00:52:35Donc,
00:52:35si bien que l'ouvrier
00:52:36aujourd'hui,
00:52:36quand il se retourne,
00:52:37il voit l'usine
00:52:38qui se démonte,
00:52:40la mosquée
00:52:41qui s'installe
00:52:41et le porte-monnaie
00:52:42qui se vide.
00:52:43Ensuite,
00:52:46le peuple,
00:52:47la phrase de Jaurès
00:52:48qui était socialiste,
00:52:52la patrie,
00:52:52c'est le bien
00:52:53de ceux
00:52:53qui n'ont rien.
00:52:55Et ensuite,
00:52:56la laïcité.
00:52:57On a vu
00:52:57à Chalons-sur-Saône
00:52:58que je disais
00:52:59tout à l'heure,
00:53:00que les socialistes
00:53:02ont soutenu
00:53:05les conseillers municipaux
00:53:07qui ont voulu
00:53:09pouvoir porter le voile,
00:53:11les conseillères municipales
00:53:13qui ont voulu porter le voile
00:53:14au conseil municipal
00:53:16de Chalons.
00:53:18Alors,
00:53:19en fait,
00:53:19qu'est-ce qui va leur arriver ?
00:53:21Ils vont être expurgés,
00:53:22les socialistes.
00:53:23C'est une vieille tradition.
00:53:26Olivier Faure,
00:53:27c'est Kerensky,
00:53:28le réformiste
00:53:29qui a été liquidé
00:53:30par Lénine.
00:53:31C'est les Mensheviks
00:53:32qui liquident
00:53:33les Bolsheviks.
00:53:34C'est Kachin
00:53:35avec Blum.
00:53:36C'est une vieille tradition.
00:53:38Voilà.
00:53:38Et il n'en restera rien.
00:53:42Moi,
00:53:43ce que je pense,
00:53:44c'est qu'on va vers
00:53:44un double suicide.
00:53:46Dans l'instant,
00:53:47le suicide
00:53:48des socialistes
00:53:50qui sont eux aussi pris
00:53:53dans la baleine de Jonas,
00:53:54dont parlait Mitterrand.
00:53:55Baleine de Jonas,
00:54:00évidemment,
00:54:02la Mélenchonie.
00:54:04Et puis,
00:54:05le deuxième suicide
00:54:06viendra.
00:54:07Encore une fois,
00:54:09Mélenchon,
00:54:10il lui arrivera
00:54:11une bricole.
00:54:11Et la bricole,
00:54:12c'est qu'un jour,
00:54:13les islamistes
00:54:14se retourneront
00:54:15contre lui
00:54:16en lui disant
00:54:17« Dis donc,
00:54:18t'es tout moche,
00:54:19t'es tout blanc,
00:54:20on ne veut plus de toi. »
00:54:22Philippe Devilliers,
00:54:23voilà ce qu'on pouvait dire
00:54:24sur les élections municipales
00:54:25et édition spéciale
00:54:27à suivre
00:54:27dès 17h
00:54:29sur CNews
00:54:29ce dimanche.
00:54:30Parlons de la France libre.
00:54:32Le nouveau porte-avions,
00:54:34c'est son nom.
00:54:35Et il faut dire
00:54:35la France libre
00:54:37plutôt que le France libre.
00:54:38C'est l'Académie française
00:54:40qui l'a décidé.
00:54:41Il sera de 310 mètres de long,
00:54:44déplacera 80 000 tonnes,
00:54:46il disposera
00:54:46de deux réacteurs nucléaires
00:54:48et il représentera
00:54:49un tonnage
00:54:491,8 fois supérieur
00:54:51à celui du Charles de Gaulle.
00:54:52Écoutez,
00:54:53Emmanuel Macron.
00:54:55Notre nouveau porte-avions
00:54:59portera
00:54:59le nom
00:55:01de France libre.
00:55:04Dans ce nom
00:55:06passe la mémoire
00:55:07des femmes et des hommes
00:55:08qui se sont dressés
00:55:09face à la barbarie,
00:55:13unis pour sauver la patrie,
00:55:14déterminés
00:55:15à défendre
00:55:16une certaine idée
00:55:18de notre nation,
00:55:19nos compagnons
00:55:20de la libération.
00:55:22Ce nom
00:55:23s'est donc
00:55:24pour l'avenir
00:55:25infirmant.
00:55:26Pour rester libre,
00:55:29il nous faut être craint.
00:55:31Pour être craint,
00:55:32il nous faut être puissant.
00:55:35Et pour être puissant,
00:55:38être prêt
00:55:39aux efforts.
00:55:41Dans ces efforts,
00:55:43soyons irréductibles,
00:55:46unis
00:55:46et sans relâche.
00:55:50Puissance,
00:55:51indépendance,
00:55:53résistance.
00:55:55Oui,
00:55:56c'est en servant la patrie
00:56:00que nous remporterons
00:56:02la victoire.
00:56:04Patrium
00:56:05servando
00:56:07victoriam
00:56:07to lit.
00:56:09Je vous ferai le jeune.
00:56:10Qu'avez-vous pensé,
00:56:11Philippe,
00:56:11de ce nom
00:56:12La France Libre ?
00:56:14Alors,
00:56:15La France Libre,
00:56:18quand on connaît
00:56:19la langue française
00:56:20et la portée des mots,
00:56:23la portée historique,
00:56:25on ne peut pas
00:56:26ne pas se dire
00:56:26ce que je me suis dit
00:56:27immédiatement.
00:56:28C'est ce qu'on appelle
00:56:29dans la langue française
00:56:30une antiphrase.
00:56:33Qu'est-ce qu'une antiphrase ?
00:56:35C'est l'utilisation
00:56:36d'une locution
00:56:38qui exprime son contraire.
00:56:40Par exemple,
00:56:41je dis
00:56:42ah ben
00:56:44c'est pas joli,
00:56:45c'est joli, joli.
00:56:47Ça veut dire que c'est laid.
00:56:48Si je dis
00:56:49comme c'est charmant,
00:56:51ça veut dire que
00:56:51c'est épouvantable.
00:56:53C'est l'antiphrase.
00:56:55Pourquoi je dis l'antiphrase ?
00:56:58La France Libre.
00:57:01La France
00:57:02est de moins en moins
00:57:03la France
00:57:05et elle est de moins en moins
00:57:06libre.
00:57:08Donc,
00:57:09c'est une adjuration chimérique.
00:57:14La France,
00:57:17elle est de moins en moins libre.
00:57:20Elle n'est même plus du tout libre.
00:57:22En ce moment-là,
00:57:23il y a
00:57:24madame Van der Leyen
00:57:25qui est en train de discuter,
00:57:27de négocier
00:57:29en Australie.
00:57:32Parce que,
00:57:33en tant qu'Allemande,
00:57:34elle veille à écouler
00:57:36les voitures allemandes
00:57:37qu'on ne peut plus écouler
00:57:38en Chine.
00:57:39Donc,
00:57:39en Australie,
00:57:40quitte à sacrifier
00:57:42une fois de plus
00:57:42l'agriculture française
00:57:43vers les 20 teravitaux
00:57:45de la France.
00:57:46Donc,
00:57:46c'est quoi la liberté ?
00:57:47Le marché de l'électricité,
00:57:49la liberté ?
00:57:49C'est l'Allemagne.
00:57:50Le Mercosur,
00:57:52c'est l'Allemagne.
00:57:55Le plan Asie d'immigration,
00:57:57c'est l'Allemagne.
00:57:59Les frontières,
00:58:00c'est l'Allemagne.
00:58:01C'est le couple germano-allemand
00:58:05qui commande.
00:58:06Nous ne sommes plus libres.
00:58:09Et,
00:58:10en pensant à la France libre,
00:58:12j'ai pensé à la France libre.
00:58:13La France libre du 6 juin 1944.
00:58:17Maurice Schumann,
00:58:19qui était sénateur,
00:58:20m'a raconté
00:58:21comment De Gaulle
00:58:22a piqué une colère
00:58:23le 8 juin 1944.
00:58:24Pourquoi ?
00:58:25Parce qu'on a imposé
00:58:26en France un papier,
00:58:28monnaie,
00:58:28qui était un dollar,
00:58:29en fait,
00:58:30un dollar à la française,
00:58:32et qui était une monnaie
00:58:33américaine
00:58:34pour occuper la France.
00:58:36L'AMGOT,
00:58:36ça s'appelle.
00:58:37Et donc,
00:58:38De Gaulle a dit,
00:58:38pas question,
00:58:39je veux rétablir
00:58:40en France
00:58:41le pouvoir français
00:58:42de battre monnaie.
00:58:43C'est ça,
00:58:44la liberté.
00:58:45La liberté,
00:58:46c'est la liberté
00:58:46de faire la loi en France,
00:58:48de rétablir les frontières
00:58:50en France,
00:58:51de rétablir la justice française,
00:58:53et de rétablir en France
00:58:55le droit de faire la guerre
00:58:56ou de faire la paix.
00:58:57C'est ça,
00:58:58la liberté,
00:58:58c'est-à-dire les attributs
00:59:00constitutifs
00:59:01et régaliens
00:59:02de la souveraineté.
00:59:04Et puis,
00:59:06la France.
00:59:07La France n'est plus
00:59:08tout à fait la France,
00:59:09je dis.
00:59:09Pourquoi ?
00:59:10Parce qu'on est devant
00:59:11un crime perpétré
00:59:12par une gendre politicienne
00:59:13qui échappe encore
00:59:14au jugement de l'instant.
00:59:15Nous sommes en train
00:59:16de changer de peuplement.
00:59:17Nous sommes en train
00:59:18de changer d'art de vivre.
00:59:19Nous sommes en train
00:59:20de changer de civilisation.
00:59:22Je pense souvent
00:59:24à une phrase
00:59:25des Mémoires du Totombe
00:59:27de Châteaubriand
00:59:27qui décrit la France
00:59:28peut-être dans quelques temps,
00:59:30dans quelques années.
00:59:31lui dit dans quelques centaines
00:59:33d'années.
00:59:34Les peuplades
00:59:35de l'Orénoc
00:59:35ont disparu
00:59:36et n'est resté
00:59:37de leur dialecte
00:59:38qu'une douzaine
00:59:39de mots prononcés
00:59:40dans la cime des arbres
00:59:41par des perroquets
00:59:41devenus libres.
00:59:43Et moi,
00:59:43je n'ai pas envie
00:59:44de ça pour la France.
00:59:45J'ai envie
00:59:45que la France demeure.
00:59:46Et donc,
00:59:46pour qu'elle demeure,
00:59:47il faut renouer
00:59:49avec la souveraineté,
00:59:50récupérer le pouvoir,
00:59:52quitter l'Union européenne
00:59:54qui est en train
00:59:54de nous épuiser
00:59:55et retrouver
00:59:57l'identité française,
00:59:59la cultiver
01:00:00et la transmettre,
01:00:01c'est-à-dire refaire
01:00:02des défenses
01:00:06immunitaires,
01:00:08c'est-à-dire
01:00:09des défenses
01:00:11identitaires
01:00:11pour que demain,
01:00:12à nouveau,
01:00:13la France puisse retrouver
01:00:15le pacte
01:00:1720 fois millénaire
01:00:19entre la grandeur
01:00:20de la France
01:00:21et la liberté du monde.
01:00:22Philippe Devilliers,
01:00:24merci
01:00:24et à la semaine prochaine.
01:00:25pour le grand débriefing,
01:00:27le grand résumé
01:00:28de ce second tour
01:00:29des élections municipales.
01:00:30Merci à vous,
01:00:31Geoffroy Lejeune.
01:00:32Dans un instant,
01:00:32c'est leur dépôt.
01:00:33A tout de suite.
01:00:34Merci.
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