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Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval
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00:00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour Face à Philippe de Villiers.
00:00:04Cher Philippe, bonsoir.
00:00:06Bonsoir, idiote.
00:00:07Qu'est-ce qui se passe ?
00:00:08Bonsoir, Geoffroy.
00:00:10Oui ? Pourquoi vous me pointez du doigt ?
00:00:13Alors, pour une raison simple, c'est qu'en fait, je vais vous raconter une anecdote.
00:00:17Quand j'étais secrétaire d'État à la culture, j'ai eu la chance et l'honneur de décorer
00:00:24de l'ordre des arts et lettres, un Américain, un Anglais, qui est venu, qui est arrivé
00:00:32des États-Unis, de Hollywood, pour se faire décorer par la France.
00:00:37J'étais impressionné, c'est Sean Connery.
00:00:40Bon, écoutez, grande classe.
00:00:41Ouais.
00:00:42Et quand je suis rentré dans le salon doré, magnifique, rue de Valois, je le vois arriver
00:00:51vers moi, et en fait, il avait exactement votre costume.
00:00:56Non, ça...
00:00:59Vous voulez dire que peut-être que mon avenir, ce sera James Bond ?
00:01:04Et il y a un autre film dans lequel on retrouve votre costume, c'est Al Pacino dans Le Parrain.
00:01:10Non, mais attendez, c'est deux compliments que vous me faites, ça me va très bien.
00:01:13Et là, donc je dis, je donne la parole aux parrains.
00:01:15Ben, écoutez, merci.
00:01:17Parlons d'un procès, puisque vous voulez parler de justice.
00:01:20Le procès de Marine Le Pen, depuis mardi, Marine Le Pen comparait devant la Cour d'appel
00:01:25de Paris, en première instance, Marine Le Pen a été condamnée pour détournement
00:01:28de fonds publics, c'était le 31 mars 2025, par le tribunal correctionnel, à quatre
00:01:34ans d'emprisonnement, dont deux fermes sous bracelet électronique, 100 000 euros d'amende
00:01:38et surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
00:01:44Lors du procès de première instance, vous aviez jugé sévèrement la qualification
00:01:48délectuelle retenue par la justice.
00:01:50Pourquoi Philippe Devilliers ?
00:01:52La qualification, c'était détournement de fonds publics.
00:01:58Or, à aucun moment, dans l'accusation, il n'était question de détournement de fonds
00:02:04publics.
00:02:05A aucun moment, il n'était question d'un seul élu qui aurait mis de l'argent dans
00:02:11sa poche.
00:02:12Non.
00:02:15A aucun moment, il n'était question d'un enrichissement personnel.
00:02:20A aucun moment, il n'était même question d'un emploi fictif.
00:02:24C'est-à-dire, un salaire indus pour un travail non effectué.
00:02:30C'est ça l'emploi fictif.
00:02:32Non.
00:02:33Il était question simplement de la nature du travail effectué par les assistants parlementaires.
00:02:39Et là, moi je pose une question simple, avec mon expérience de député français au
00:02:46Parlement européen.
00:02:48C'est un sujet que je connais bien, pour avoir expérimenté.
00:02:53La question qui se pose est la suivante.
00:02:55Est-ce que les assistants parlementaires, et c'est une question ancienne, est-ce que
00:02:59les assistants parlementaires sont les employés du Parlement, ou est-ce qu'ils sont les
00:03:05employés, les collaborateurs du député ?
00:03:10Pour répondre à cette question, il faut toujours se replacer dans le contexte suivant.
00:03:16un député, il défend une ligne, il défend une doctrine, surtout au niveau européen.
00:03:23Et s'il est souverainiste, il ne peut pas être à moitié souverainiste à Paris, à
00:03:28moitié souverainiste à Bruxelles.
00:03:29Il défend une ligne politique et parlementaire.
00:03:32En d'autres termes, vouloir mettre une cloison étance entre la fonction politique et la
00:03:37fonction parlementaire, ça ne tient pas la route.
00:03:39Il faut vraiment être totalement ignorant de ce qu'est la vie parlementaire et la vie
00:03:45parlementaire européenne pour vouloir dessiner une telle cloison.
00:03:51Mais je vais plus loin.
00:03:53Moi je pense qu'un député européen, d'abord, premièrement, ça n'existe pas, de mon temps
00:04:00c'était pas député européen, c'est député français au Parlement européen.
00:04:03Je ne sais pas maintenant comment ils appellent ça, mais c'est député français au Parlement
00:04:06européen, et on y faisait très attention.
00:04:11Le député français au Parlement européen, quand il est dans l'opposition, c'est pas
00:04:19lui qui fait les résolutions, donc il proteste, il critique, il défend une position politique
00:04:32qui est celle, par exemple, du souverainisme.
00:04:36Et donc, les assistants parlementaires qui travaillent avec lui, ou les autres, ben, ils font bloc.
00:04:43Et en fait, il y a un magistrat qui m'a dit récemment, ils ont inventé en première
00:04:50instance deux délits.
00:04:55l'enrichissement partisan
00:04:59et l'hostilité à l'Europe.
00:05:01C'est ce qui leur a permis, en fait, de condamner en première instance Marine Le Pen.
00:05:06Je crois.
00:05:07Alors justement, Philippe, quel est, selon vous, l'enjeu de l'arrêt de la Cour d'appel
00:05:11dans le procès qui a commencé cette semaine ?
00:05:16Alors, c'est un enjeu très important.
00:05:23Je dirais que ce procès recèle la question vitale de la souveraineté.
00:05:33Le professeur Karim Malberg, qui a défini la souveraineté, qui a défini le droit
00:05:42constitutionnel et administratif public français, une sommité, a laissé en héritage une définition
00:05:49du pouvoir.
00:05:50Il dit, le pouvoir souverain, c'est un pouvoir qui ne relève d'aucun autre et qui n'en
00:05:59admet aucun autre au concours avec lui.
00:06:03Or, le pouvoir souverain donne son fondement à l'État et il donne son expression au peuple
00:06:12et en même temps son pouvoir suprême.
00:06:14Il se trouve que, depuis quelque temps, le souverain change de titulaire.
00:06:22La souveraineté n'appartient plus au peuple, elle appartient aux juges.
00:06:26C'est-à-dire que le souverain ne choisit plus son souverain.
00:06:30On l'a vu avec l'affaire Fillon, on le revoit avec l'affaire Marine Le Pen.
00:06:36Il ne choisit plus son souverain, c'est les juges qui choisissent le souverain ou qui l'écartent.
00:06:44Qui écartent le souverain souhaité par le peuple, ou la majorité du peuple, éventuellement.
00:06:49En d'autres termes, le 31 mars 2024, le tribunal correctionnel de Paris a pris le contrôle de la vie
00:06:57politique française.
00:07:01Et on a vu là un basculement avec un nouveau régime, qui est un régime d'exception,
00:07:08qui ouvre sur un messianisme judiciaire, si vous me passez l'expression.
00:07:13C'est quoi le messianisme judiciaire ?
00:07:15C'est quand les juges changent de fonction, de magistère.
00:07:22Ils ne sont plus une autorité, ils sont un pouvoir.
00:07:25C'est-à-dire que la tribunicia potestas des Romains,
00:07:33la puissance tribunicienne, quitte la politique pour aller au prétoire.
00:07:39On va revenir à Jean-Luc Mélenchon, qui a organisé dimanche dernier son premier meeting de campagne.
00:07:46C'était à Saint-Denis, au pied de la Basilique, devant le porche d'ailleurs de la Basilique.
00:07:53Immense meeting, avec plus de 20 000 personnes présentes.
00:07:56Je vous propose d'écouter Jean-Luc Mélenchon, qui s'est attaqué à ceux qui étaient obsédés de la race.
00:08:01Et il a parlé de la Nouvelle-France.
00:08:03Quelques-uns des sujets que je viens de citer concernent la Nouvelle-France.
00:08:12A peine vais-je commencer à en parler, que répondant à l'appel du chiffon rouge que j'agitais,
00:08:22on a vu s'enflammer les obsédés de la race.
00:08:28Ainsi, monsieur Bardella, bon Trumpiste, veut même supprimer le droit du sol de naissance.
00:08:41Ce serait un crime antinational.
00:08:47Geoffroy Lejeune.
00:08:49Philippe, on sent presque chez Jean-Luc Mélenchon, dans ce discours, une forme de gourmandise,
00:08:53en annonçant la future confrontation entre la Nouvelle-France.
00:08:56Donc, ses supporters et la France éternelle.
00:08:59Est-ce que, selon vous, cet affrontement qui nous est annoncé sera l'enjeu majeur de l'année prochaine, et
00:09:05notamment de 2027 ?
00:09:07C'est un homme intelligent.
00:09:09Et qu'il y a des anticipations stratégiques qu'il faut suivre de près.
00:09:15Parce qu'il est intelligent.
00:09:19Et effectivement, je pense que ce profil, la grande confrontation méta-historique,
00:09:26entre les deux Frances.
00:09:28Là, pour reprendre l'expression de Mélenchon,
00:09:33la Nouvelle-France et l'Ancienne-France.
00:09:37Alors, il y a ceux qui veulent une nouvelle France,
00:09:42issue d'autres territoires de l'esprit,
00:09:45qui leur tiennent à cœur, difficilement compatibles,
00:09:48on verra plus tard,
00:09:50le Waukistan et l'Islamistan.
00:09:53Et il y a ceux qui veulent sauver l'Ancienne-France,
00:09:59qui authentifient l'unité des vivants et des morts,
00:10:03dans le temps long.
00:10:05Mais moi, ce qui m'a intéressé dans ce meeting,
00:10:09c'est un slogan qui a été repris en cœur par la foule,
00:10:13« On est chez nous ».
00:10:16« On est chez nous ».
00:10:18Or, ce slogan, il vient d'en face,
00:10:21puisque c'était le slogan des années 80-90 du Rassemblement National,
00:10:30et c'était le slogan des meetings d'Éric Zemmour.
00:10:33« On est chez nous ».
00:10:35Donc, le slogan est repris par le Waukistan et l'Islamistan,
00:10:42avec un sens contraire.
00:10:44Notez bien que ça fait deux fois
00:10:47qu'il y a un jeu de transfert sémantique.
00:10:53La première fois, c'était le grand remplacement.
00:10:56Le grand remplacement,
00:10:57qui était considéré comme une expression fasciste,
00:11:01régressive,
00:11:02d'extrême droite,
00:11:04quand c'était Zemmour qui en parlait,
00:11:06et aujourd'hui, le grand remplacement,
00:11:08c'est progressiste.
00:11:10Hier, « On est chez nous »,
00:11:12c'était une expression fasciste
00:11:13pour toute la presse française de la société de connivence.
00:11:16Maintenant, c'est progressiste.
00:11:18Vous voyez ?
00:11:19Il suffit qu'on change de camp
00:11:21pour que les mots retrouvent de belles couleurs.
00:11:27Alors, « On est chez nous », ça veut dire
00:11:30ceux qui ne sont pas bien avec nous,
00:11:32ils ne sont pas chez eux.
00:11:34Et d'ailleurs, il y a une expression qui a été utilisée
00:11:36au cours de ce meeting,
00:11:37sauf à ma part, c'est
00:11:38« L'ancienne France doit s'en aller ou s'éteindre ».
00:11:45Voilà.
00:11:46Elle n'a plus sa place dans la Nouvelle France.
00:11:51En d'autres termes,
00:11:53ce que veut faire la Nouvelle France,
00:11:56c'est déloger l'ancienne France,
00:12:00la dégager.
00:12:02Et d'ailleurs, il y a des mots-clés là-dessus,
00:12:05récents.
00:12:06Jean-Luc Mélenchon a dit récemment
00:12:08« La ruralité n'existe pas ».
00:12:14Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:12:16Ça veut dire qu'en fait,
00:12:18c'est l'anéantissement mental
00:12:20d'une réalité qu'on ne veut pas voir
00:12:23et qu'on ne veut pas traiter
00:12:24et qu'on ne veut plus accepter.
00:12:27Plus de ruralité.
00:12:28Il n'y a qu'une solution,
00:12:30c'est la métropolisation massive
00:12:32et l'immigration invasive.
00:12:34Le reste, ça n'existe pas.
00:12:35C'est des pans entiers
00:12:37de la France périphérique,
00:12:38pour parler comme Gulli,
00:12:40qui devront disparaître,
00:12:43être biffés,
00:12:45effacés.
00:12:46Le grand effacement.
00:12:49Mais ça va plus loin
00:12:50puisque cette éradication,
00:12:52elle est rétroactive
00:12:53dans l'esprit de Mathilde Panot.
00:12:56Puisque Mathilde Panot a ajouté
00:12:57« La France blanche et chrétienne
00:13:00n'a jamais existé ».
00:13:01Vous vous souvenez de cette phrase ?
00:13:03Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:13:05Ça veut dire que non seulement
00:13:06on va éradiquer la France d'aujourd'hui,
00:13:09celle qui ne nous plaît pas,
00:13:10l'ancienne France,
00:13:11mais en plus,
00:13:13on éradique son propre souvenir.
00:13:16On éradique la France d'avant.
00:13:19C'est-à-dire que c'est du Robespierre du riche.
00:13:22Du Robespierre en keffier.
00:13:26Ensuite,
00:13:29il y a l'ancienne France.
00:13:32Ce qu'il en reste.
00:13:34En fait,
00:13:36un jour,
00:13:37Apathy a dit
00:13:37« L'ancienne France,
00:13:38la France éternelle,
00:13:39c'est de Gaulle,
00:13:40le 25 août de 44 ».
00:13:42Il dit « On est chez nous,
00:13:43à Paris,
00:13:43vous pouvez retrouver les discours,
00:13:45la France éternelle ».
00:13:47Alors c'est quoi la France éternelle ?
00:13:49Premièrement,
00:13:49c'est la mémoire salvatrice.
00:13:52Pas une mémoire atrophiée,
00:13:53qui ne transmet plus.
00:13:55Pas une mémoire pénitentielle,
00:13:57qui pratique l'amnésie des grandeurs
00:13:59et l'hypermnésie des lâchetés.
00:14:01Pas une mémoire invertie,
00:14:03comme aujourd'hui,
00:14:04où on vit à l'inverse de nos pères,
00:14:06avec un renversement des repères
00:14:10dans tous les sens du terme.
00:14:12C'est pourquoi je dis une mémoire invertie.
00:14:13Mais c'est aussi un art de vivre,
00:14:15à la française.
00:14:16Et ça, j'y tiens à beaucoup.
00:14:19L'art de vivre à la française,
00:14:21ça veut dire qu'en fait,
00:14:23on est en France,
00:14:24on vit à la française,
00:14:25avec un esprit français,
00:14:27avec une gastronomie française,
00:14:29c'est pas un masterpoulet.
00:14:30En France,
00:14:34on ne mange pas halal.
00:14:36En France, on n'égorge pas les animaux
00:14:38sans les avoir étourdis.
00:14:41En France,
00:14:45on parle avec les femmes,
00:14:47on leur serre la main,
00:14:48on ne les frappe pas,
00:14:49on ne les oblige pas à se voiler.
00:14:51La polygamie est interdite.
00:14:53En France,
00:14:53on ne porte pas des tenues
00:14:56du 7e siècle,
00:14:57la tenue du prophète.
00:14:58En France,
00:14:59on a des clochers,
00:15:01pas des minarets,
00:15:02et on préférera toujours
00:15:03le bourdon de la basilique de Saint-Denis
00:15:05et de Notre-Dame.
00:15:07Plutôt que le Mouedzin,
00:15:09on préférera toujours
00:15:10le bedo au Mouedzin.
00:15:12On préfère nos cloches
00:15:14aux prières de rue de Brie-en-Marne.
00:15:16Je salue au passage
00:15:16le courage du maire
00:15:18qui a dénoncé
00:15:19tous ces haut-parleurs
00:15:21qui appellent
00:15:22la nouvelle société islamique
00:15:24à venir dans la rue
00:15:27pendant qu'on nous demande
00:15:28de faire taire les cloches
00:15:31dans la paroisse de la Garnache.
00:15:34Philippe,
00:15:34un peu de sourire,
00:15:35ça fait du bien,
00:15:36c'est aussi cette émission,
00:15:37mais vous avez dit
00:15:37parler du réel.
00:15:39Et le réel,
00:15:40malheureusement,
00:15:41c'est cette horreur,
00:15:41cette horreur en France
00:15:42avec Louis,
00:15:44adolescent de 17 ans,
00:15:46décédé des suites
00:15:47de ses blessures
00:15:47ce mardi
00:15:48après avoir été lynché.
00:15:49Lynché à mort
00:15:51vendredi dernier.
00:15:52La scène atroce
00:15:53a été filmée
00:15:54par ses bourreaux,
00:15:56relayée par ses bourreaux
00:15:58sur les réseaux sociaux.
00:15:59Cinq personnes
00:16:00dont trois mineurs
00:16:01ont été interpellés,
00:16:02mis en examen
00:16:02pour tentative d'assassinat.
00:16:04Et vous avez
00:16:05sa famille
00:16:06qui se soulève,
00:16:08sa tante
00:16:08qui a décidé
00:16:09de prendre la parole.
00:16:10Philippe,
00:16:11souvent dans ce type
00:16:12de drame,
00:16:13on essaye
00:16:15d'en comprendre
00:16:16les causes
00:16:17et d'en connaître
00:16:18les conséquences.
00:16:19Et surtout
00:16:20de pouvoir nommer
00:16:21ce qu'il s'est passé.
00:16:23Et malheureusement,
00:16:24je vous ai posé
00:16:25trop souvent cette question
00:16:26ces dernières années.
00:16:28Mais de quoi
00:16:29ce drame
00:16:30est-il le nom ?
00:16:35C'est la barbarie
00:16:37qui est chez nous.
00:16:39La barbarie
00:16:40qui est entrée
00:16:41dans notre civilisation
00:16:43et qui nous décivilise
00:16:44chaque jour davantage.
00:16:47Puisque la définition
00:16:48de la civilisation,
00:16:49c'est un état social
00:16:50dans lequel celui
00:16:51qui arrive au monde
00:16:52s'aperçoit très vite
00:16:53que ce qu'il a apporté
00:16:55est infiniment inférieur
00:16:56en termes de raffinement
00:16:59à ce qu'il reçoit.
00:17:00Et là,
00:17:01on a une bande de jeunes
00:17:03qui ne ressentent rien
00:17:05de tout ça.
00:17:06Qui se moquent
00:17:07du principe
00:17:08de la civilisation
00:17:09qui n'ont rien reçu,
00:17:10en tout cas
00:17:10qui ont tout rejeté.
00:17:13Et quand on décompose
00:17:14ce qui s'est passé,
00:17:16tout est atroce.
00:17:18D'abord,
00:17:19j'y reviens,
00:17:20la presse régionale,
00:17:22quand elle diffuse
00:17:23la nouvelle,
00:17:24explique que c'est une rixe.
00:17:25alors que la presse régionale,
00:17:27elle a vu les images.
00:17:29Donc elle ment.
00:17:33Une rixe,
00:17:34mais ça vous rappelle
00:17:35quelque chose ?
00:17:36Thomas,
00:17:37c'était une rixe.
00:17:38Souvenez-vous,
00:17:39Elias,
00:17:40oui,
00:17:40le monde avait dit
00:17:41c'est parce qu'il a refusé
00:17:42de donner son portable.
00:17:44Donc,
00:17:45si vous voulez,
00:17:45à chaque fois,
00:17:47on change un peu la victime.
00:17:49On change deux victimes.
00:17:50Et puis Quentin,
00:17:51il l'a bien cherché.
00:17:53Et puis maintenant,
00:17:54c'est néo-nazi
00:17:56à la fête de la musique.
00:17:58Donc,
00:17:59l'art X.
00:18:00Voilà.
00:18:01Alors qu'il s'agit d'un lynchage.
00:18:04La deuxième chose
00:18:05qui me frappe,
00:18:08c'est l'acte de célébration
00:18:12du lynchage
00:18:13et de la mort de Louis.
00:18:15l'acte de célébration.
00:18:17c'est-à-dire que
00:18:18ces jeunes voyous,
00:18:20ces jeunes criminels,
00:18:22vont sur les réseaux sociaux
00:18:24et diffusent
00:18:25la revendication
00:18:27de l'acte.
00:18:29Donc,
00:18:30l'exhibition.
00:18:33Et enfin,
00:18:34la troisième chose,
00:18:35c'est que
00:18:37que fait
00:18:39l'aide sociale
00:18:40à l'enfance ?
00:18:42Où est-elle ?
00:18:43On attend
00:18:44qu'elle parle.
00:18:45Qu'a-t-elle fait
00:18:46pour protéger Louis ?
00:18:49Je note
00:18:50une chose
00:18:51à laquelle
00:18:52vous serez sensibles
00:18:53puisqu'on l'a dit souvent
00:18:54ici ensemble
00:18:54tous les trois.
00:18:57Il y a eu
00:18:58Harmonie Camine.
00:18:59Elle n'a pas supporté
00:19:01ce qui est arrivé
00:19:02à son mari.
00:19:03Elle a parlé.
00:19:05Il y a eu
00:19:06la mère d'Elias
00:19:06encore récemment
00:19:07chez Laurence Ferrari.
00:19:08Elle a parlé.
00:19:09Elle reparle.
00:19:11Maintenant,
00:19:11les victimes parlent.
00:19:12Pourquoi ?
00:19:13Parce qu'il n'y a plus
00:19:14de relais
00:19:15avec la justice.
00:19:17Là,
00:19:18le procuré
00:19:18a fait un communiqué
00:19:21d'un homme
00:19:21presque en vacances.
00:19:23Mais il n'y a plus
00:19:24de relais
00:19:24avec les hommes politiques.
00:19:26Aujourd'hui,
00:19:26il y a plein de communiqués
00:19:27d'hommes politiques.
00:19:29Mais il n'y a pas
00:19:30de parole gouvernementale.
00:19:35Et la famille,
00:19:36ils se sent seuls
00:19:37et donc
00:19:37elle s'adresse aux Français.
00:19:40Et elle dit aux Français
00:19:41vous êtes ma famille.
00:19:43Vous êtes ma seule famille.
00:19:45Il n'y a plus d'autorité.
00:19:47Il n'y a plus personne
00:19:47pour nous représenter,
00:19:48pour nous protéger.
00:19:51Voilà.
00:19:52Et donc,
00:19:55nous vivons
00:19:56une véritable catastrophe.
00:19:59C'est la civilisation
00:20:00qui s'effondre.
00:20:02vous avez parlé de ces 71 villes
00:20:05qui ont été touchées
00:20:06par les violences émeutières.
00:20:09Ces quinzaines de villes
00:20:11qui ont été également touchées
00:20:12par l'épillage.
00:20:14Tout cela au soir
00:20:15de la victoire
00:20:15de Ligue des champions
00:20:16du Paris Saint-Germain
00:20:17avec comme épicentre
00:20:19la capitale.
00:20:21Et une vidéo
00:20:22a circulé cette semaine
00:20:24une sorte de medley
00:20:26de toutes les violences urbaines
00:20:29avec en son
00:20:32la musique
00:20:33d'Ouce France.
00:20:34Je le dis
00:20:35et je précise
00:20:35à la régie
00:20:36pour qu'on puisse revoir
00:20:37cette séquence-là.
00:20:59Sous-titrage Société Radio-Canada
00:21:22Certains ont parlé
00:21:23de débordement.
00:21:24Comment vous,
00:21:25Philippe Devilliers,
00:21:25vous qualifiez
00:21:26les événements graves
00:21:27qui se sont déroulés
00:21:28en France
00:21:29après la finale
00:21:29de Ligue des champions ?
00:21:30Ce sont des émeutes
00:21:32anti-françaises.
00:21:34Voilà.
00:21:35Avec des émeutes
00:21:36anti-françaises.
00:21:41J'avais dit
00:21:43ici même
00:21:44vendredi
00:21:45ce qui risque
00:21:47de se passer demain.
00:21:49C'est une manifestation
00:21:51nouvelle
00:21:52de tribalisme
00:21:53de conquête territoriale
00:21:55avec trois gestes
00:21:57de conquête invasive.
00:22:00Premier geste,
00:22:03le pillage
00:22:05néo-colonial
00:22:09que certains
00:22:10ont appelé
00:22:10à juste titre
00:22:11la radia.
00:22:13Nous y sommes.
00:22:17Ensuite,
00:22:18la confrontation
00:22:19avec l'État,
00:22:21c'était avec
00:22:22la force publique
00:22:23qui représente l'État,
00:22:26que certains
00:22:27ont appelé
00:22:27à juste titre
00:22:28la guérilla.
00:22:30Guérilla urbaine.
00:22:32Radia, guérilla.
00:22:33Et enfin,
00:22:34troisièmement,
00:22:35le confinement sécuritaire.
00:22:38On l'a vu,
00:22:39on l'a eu,
00:22:40avec parfois
00:22:41des racailles
00:22:42qui rentraient
00:22:43dans les vestibules,
00:22:45dans les halls.
00:22:47Le confinement sécuritaire.
00:22:49Et donc,
00:22:50en réalité,
00:22:51la question
00:22:52qui se pose
00:22:52aujourd'hui,
00:22:53après ce qu'on a vu,
00:22:54c'est est-ce qu'on peut
00:22:55avoir la vérité
00:22:57des images
00:22:57derrière les images
00:22:59ou est-ce que vous allez
00:23:00continuer
00:23:03le mensonge
00:23:04d'État ?
00:23:07Autre question,
00:23:08Philippe De Villiers,
00:23:09je voudrais qu'on écoute
00:23:10quelques réactions
00:23:11des meutiers
00:23:12qui ont répondu
00:23:14au micro de frontière.
00:23:16Puisque des poursuites
00:23:18aux judiciaires
00:23:19pourraient être engagées,
00:23:20évidemment,
00:23:21les visages ont été floutés.
00:23:22Je vous propose
00:23:22de l'écouter.
00:23:24Et la question
00:23:25qu'on va se poser,
00:23:25c'est qui sont ceux
00:23:26qui détestent
00:23:28à ce point la France
00:23:29pour provoquer
00:23:30de telles violences ?
00:23:31Écoutez.
00:23:35C'est quoi votre programme
00:23:39après ?
00:23:40On va tout casser.
00:23:42Non, non, non, non, non.
00:23:43Moi, c'est Paris.
00:23:44Oui, Free Palestine.
00:23:45Oui, Free Palestine.
00:23:50Là, c'est la guerre.
00:23:51C'est vraiment la guerre.
00:23:53Je suis avec le masque.
00:23:54Là, je vais faire la guerre
00:23:55tout simplement
00:23:55pour ma ville.
00:23:57C'est ça, c'est la guerre.
00:23:59Le camp, c'est ça, c'est la guerre.
00:24:00Restez brochet les keufs.
00:24:01Le camp va faire de la dégris.
00:24:03PSG qui gagne
00:24:03ou qui perd,
00:24:04le camp va rester brochet.
00:24:05C'est quoi le problème ?
00:24:05C'est de rejoindre les champs, là ?
00:24:06C'est de rejoindre
00:24:07les Champs-Elysées.
00:24:07Mais bon, il fait un barrage.
00:24:09J'ai un mortier sur moi.
00:24:10Ça peut être danger.
00:24:12Ça peut être danger.
00:24:13Ils vont contrôler, tu penses ?
00:24:14Ils vont contrôler un par un.
00:24:16Ils vont essayer
00:24:16de décaler les mortiers
00:24:17et tout ça.
00:24:18Essayer d'intercepter.
00:24:19On va attendre un peu
00:24:20et essayer de rentrer
00:24:20avec la masse.
00:24:21L'année dernière,
00:24:22on les a eus.
00:24:22Ils n'étaient pas prêts
00:24:23que Paris allait gagner
00:24:24parce que personne ne s'y attendait.
00:24:25Mais là, ils sont très très bons.
00:24:26Ils ont tout prévu.
00:24:26En vrai, t'as vu moi ?
00:24:27T'as vu mes parents
00:24:28ils m'attendent à la maison.
00:24:29Mais je suis venu là,
00:24:30je vais faire le feu.
00:24:30La police qui vienne.
00:24:33Geoffroy Lejeune.
00:24:34Alors Philippe,
00:24:35qui sont-ils ?
00:24:36Et comment vous pourriez
00:24:37les qualifier,
00:24:37ces gens qu'on vient de voir
00:24:38dans le sujet
00:24:39et qui revendiquent
00:24:40les émeutes de la semaine dernière ?
00:24:42Alors, d'abord,
00:24:44d'où ils viennent ?
00:24:44Ils viennent de deux lieux.
00:24:48Les quartiers souverains.
00:24:51Donc, ce sont les enfants
00:24:52de l'immigration.
00:24:52Première, deuxième,
00:24:53troisième génération.
00:24:56Français.
00:24:57Devenus français.
00:24:59Qui détestent la France.
00:25:01Et ensuite,
00:25:02ils viennent des facs.
00:25:05Certains d'entre eux.
00:25:06Et de l'insoumission.
00:25:07Des insoumis.
00:25:09Donc, en fait,
00:25:10vous aviez...
00:25:10C'est la jonction
00:25:11du Waukistan et de l'Islamistan.
00:25:14Les terres de l'Islamistan
00:25:15et les terres du Waukistan.
00:25:16La Nouvelle-France.
00:25:18Voilà d'où ils viennent.
00:25:20Ce sont des prédateurs.
00:25:22Ils se comportent
00:25:23comme des prédateurs.
00:25:24En fait,
00:25:25ils composent
00:25:26les hordes,
00:25:28je dirais,
00:25:29du ressentiment
00:25:30et du déracinement.
00:25:31Du déracinement,
00:25:32ce sont des déracinés.
00:25:35Vous savez,
00:25:36la phrase de Simone Weil,
00:25:38la grande philosophe,
00:25:39qui disait
00:25:40le déracinement
00:25:42est le drame
00:25:43le plus profond
00:25:44et le plus méconnu
00:25:46de l'âme humaine.
00:25:49Ce sont des déracinés.
00:25:50Je les plains.
00:25:51Ils sont déracinés
00:25:53deux fois.
00:25:53C'est le grand déracinement.
00:25:55Ils sont déracinés
00:25:56de chez eux
00:25:59parce qu'ils savent
00:26:01par leur père,
00:26:02par leur grand-père
00:26:03d'où ils viennent,
00:26:05mais d'un endroit
00:26:06qu'ils n'ont jamais connu.
00:26:08Et donc,
00:26:11ils n'ont plus d'attaches,
00:26:12ils n'ont plus
00:26:12d'attachements vitaux
00:26:13et surtout,
00:26:15ils se sont coupés
00:26:16de leur sève.
00:26:17Ils se sont coupés
00:26:18de leur imaginaire
00:26:19d'enfance.
00:26:20D'où cette révolte.
00:26:22Ça me fait penser
00:26:23à un vieux paysan
00:26:24qui me disait un jour,
00:26:25il ne faut pas,
00:26:25mon petit Philippe,
00:26:26il ne faut pas couper
00:26:28le bois à sève montante
00:26:30sinon il pourrit
00:26:30quand il devient
00:26:32une solive.
00:26:33Et là,
00:26:34on en a coupé
00:26:35la sève montante
00:26:37de cette jeunesse
00:26:39qui a perdu
00:26:41son enracinement
00:26:43d'où elle vient,
00:26:44d'où ils viennent
00:26:45et cette jeunesse
00:26:48qui n'est plus enracinée
00:26:49chez nous,
00:26:50chez eux,
00:26:51dans leur nouveau
00:26:51chez eux.
00:26:52Pourquoi ?
00:26:53Parce qu'ils habitent
00:26:54chez le Corbusier,
00:26:56c'est-à-dire
00:26:57dans un univers
00:26:58de laideur.
00:26:59L'habitat vertical,
00:27:00les cages à lapins
00:27:01de Garenne,
00:27:02comment voulez-vous
00:27:03être heureux ?
00:27:04La politique de la ville,
00:27:06quel scandale,
00:27:07les politiciens
00:27:07qui ont fait ça,
00:27:08vous vous rendez compte ?
00:27:10Ils ont installé
00:27:12le malheur,
00:27:14la laideur.
00:27:15Et donc,
00:27:16en fait,
00:27:16ils sont déracinés
00:27:17de chez eux,
00:27:18ils sont déracinés
00:27:19chez eux.
00:27:21Ensuite,
00:27:22je dis
00:27:22les hordes
00:27:23du ressentiment.
00:27:24Non seulement
00:27:25ils sont déracinés,
00:27:26mais ils sont
00:27:26dans le ressentiment.
00:27:27Pourquoi ?
00:27:28Parce que
00:27:29on leur a appris
00:27:31à détester la France.
00:27:35On leur propose,
00:27:38en tout et pour tout,
00:27:39pour devenir français,
00:27:40la laïcité,
00:27:41les droits de l'homme
00:27:42et les valeurs
00:27:42de la République.
00:27:43Mais vous rigolez ou quoi ?
00:27:44La laïcité,
00:27:46pour eux,
00:27:46c'est
00:27:48la métaphysique
00:27:49du néant.
00:27:50C'est le vide
00:27:51spirituel absolu.
00:27:53la laïcité
00:27:54maçonnique.
00:27:57C'est-à-dire
00:27:57l'athéisme
00:27:58d'État.
00:28:02Ensuite,
00:28:04les droits
00:28:05de l'homme,
00:28:05c'est une abstraction.
00:28:07La République,
00:28:08c'est une abstraction.
00:28:09C'est un code.
00:28:10Vous arrêtez pas
00:28:11une lame de feu
00:28:12avec des codes.
00:28:15Et enfin,
00:28:15et surtout,
00:28:17on leur a expliqué,
00:28:20nous,
00:28:20les Français,
00:28:22à l'école
00:28:24ou dans les médias,
00:28:25la société médiatique,
00:28:27que la France
00:28:28est née
00:28:28de l'esclavagisme
00:28:29et du colonialisme
00:28:30et qu'il est temps
00:28:32pour eux
00:28:32de prendre leur revanche.
00:28:33Eh bien voilà,
00:28:34ils prennent leur revanche.
00:28:35C'est un désastre.
00:28:37On va parler
00:28:37du 14 juillet.
00:28:39Et c'est pas
00:28:39un 14 juillet
00:28:40comme les autres.
00:28:41Ce sera le dernier
00:28:4214 juillet
00:28:43sous la présidence
00:28:44de la République
00:28:45d'Emmanuel Macron.
00:28:47L'Élysée
00:28:47qui veut d'ailleurs
00:28:48en faire un moment
00:28:50historique,
00:28:50un 14 juillet XXL.
00:28:53Mais pas que ça
00:28:54puisque le défilé
00:28:55militaire du 14 juillet
00:28:56mettra à l'honneur
00:28:58l'Ukraine
00:28:58sur le thème
00:28:59du réveil stratégique
00:29:01de l'Europe,
00:29:01titre Le Monde.
00:29:03Le Figaro
00:29:03qui rappelle
00:29:04que 10 000 soldats
00:29:05l'Ukraine
00:29:05misent à l'honneur.
00:29:06Le Figaro dévoile
00:29:07en exclusivité
00:29:07le programme.
00:29:08Pourquoi un Mirage 2000
00:29:10aux couleurs de l'Ukraine
00:29:11survolera Paris
00:29:13le 14 juillet prochain
00:29:14et l'armée française
00:29:15et ses alliés
00:29:16montrent les muscles
00:29:17pour le 14 juillet.
00:29:18Geoffroy Lejeune.
00:29:19Il y a une forme de...
00:29:20On en a souvent parlé ici
00:29:21d'exotisme un peu
00:29:22belliciste
00:29:23dans ses déclarations.
00:29:24Est-ce que ça vous semble
00:29:25bienvenu ou maladroit ?
00:29:28C'est plus que maladroit,
00:29:29c'est une faute
00:29:31politique majeure.
00:29:33Et je vais vous expliquer
00:29:34pourquoi.
00:29:35Et je voudrais que
00:29:35les téléspectateurs
00:29:36et les auditeurs
00:29:37d'Europe 1
00:29:39m'écoutent avec attention.
00:29:43Il y a la fête nationale
00:29:44le 14 juillet.
00:29:45C'est la fête
00:29:46de l'armée française.
00:29:48C'est le moment
00:29:48où défilent nos soldats.
00:29:50Et bien sûr,
00:29:51nos pompiers,
00:29:52nos infirmières,
00:29:52etc.
00:29:53Les grandes écoles,
00:29:54les politiques niques.
00:29:58Et là,
00:29:59on substitue
00:30:00à cette fête nationale
00:30:03une fête
00:30:04euro-ukrainienne
00:30:07en transformant
00:30:09les Champs-Élysées
00:30:10en champ de bataille
00:30:11allégorique
00:30:14et en faisant défiler,
00:30:17je cite
00:30:18Van der Leyen.
00:30:19Écoutez-moi bien.
00:30:21L'armée européenne,
00:30:23ça y est,
00:30:24on y est.
00:30:25C'est-à-dire qu'en fait,
00:30:27on dit à l'armée française
00:30:29vous restez dans vos bunkers,
00:30:32on fait défiler
00:30:33l'armée européenne.
00:30:35Donc il y aura
00:30:35les 37 pays
00:30:37de la coalition
00:30:37prêts
00:30:38à aller en Ukraine.
00:30:43Il y aura
00:30:45le ciel ukrainien,
00:30:47on vient de le dire.
00:30:49Il y aura
00:30:50des munitions
00:30:51sur les avions
00:30:54pour impressionner
00:30:55le public
00:30:56SIC.
00:30:58Et il y aura
00:31:00le patron
00:31:01des armées
00:31:03de l'OTAN.
00:31:03Donc c'est
00:31:05sous la présidence
00:31:06de l'OTAN.
00:31:08On ne peut pas
00:31:08être plus soumis.
00:31:10La France,
00:31:11vous vous rendez compte
00:31:11où on en est
00:31:12à la fin
00:31:13de deux quinquennats
00:31:15de Macron.
00:31:17Donc c'est l'OTAN
00:31:18qui va commander
00:31:19et Wanderlein,
00:31:21l'inérable.
00:31:24Et à la fin,
00:31:25il y aura l'hymne à la joie.
00:31:26Donc tout est dit.
00:31:28Voilà.
00:31:30Alors,
00:31:30c'est malvenu
00:31:31en plus.
00:31:32Et je vais vous dire
00:31:33pourquoi c'est malvenu.
00:31:34J'y ai fait allusion
00:31:35il y a huit jours.
00:31:37Personne n'en parle.
00:31:38Personne ne dit
00:31:39ce que je vais vous dire
00:31:40maintenant.
00:31:41C'est malvenu
00:31:42parce qu'en fait
00:31:42l'Ukraine est en train
00:31:43de mal tourner.
00:31:44Non seulement
00:31:45il y a la corruption,
00:31:46mais il y a quelque chose
00:31:47de beaucoup plus grave.
00:31:48C'est que
00:31:51Zelensky,
00:31:52le 27 mai dernier,
00:31:54a participé
00:31:55à une cérémonie
00:31:55solennelle
00:31:56de la réénumation
00:31:58de Andrei Melnik
00:32:00qui est une figure
00:32:01nationaliste
00:32:02bien connue en Ukraine
00:32:04qui a collaboré
00:32:05avec les nazis
00:32:07qui sont les vantés
00:32:08et qui a participé
00:32:09à la Shoah.
00:32:10C'est si vrai
00:32:10que vous pouvez aller
00:32:12sur internet,
00:32:13vous verrez
00:32:13il y a un tweet
00:32:15de la Shoah,
00:32:16un message de la Shoah,
00:32:17un communiqué de la Shoah
00:32:18qui dénonce
00:32:22cette cérémonie.
00:32:23Mais ça va plus loin.
00:32:24il a désigné
00:32:26du nom
00:32:27d'une ancienne
00:32:28organisation
00:32:28pro-nazi
00:32:31Zelensky
00:32:31une unité militaire
00:32:35prestigieuse
00:32:35de l'Ukraine.
00:32:37Et si vous allez
00:32:37à l'Institut
00:32:38de la mémoire
00:32:40vivante
00:32:40de l'Ukraine,
00:32:41aujourd'hui
00:32:42vous voyez
00:32:42des figures nationalistes
00:32:43qui ont collaboré
00:32:44avec les nazis.
00:32:46Donc
00:32:46cette petite touche
00:32:47nazie
00:32:48qui va arriver
00:32:48sur les Champs-Elysées,
00:32:50ça ne me dit rien
00:32:51qu'il vaille.
00:32:52Parlons de la fête
00:32:52de la musique
00:32:53qui s'est transformée
00:32:55dans certaines zones
00:32:58en France
00:32:58en violence
00:32:59avec des voitures
00:33:00dégradées,
00:33:01avec des voitures
00:33:04détruites,
00:33:05des piqûres sauvages,
00:33:07des viols.
00:33:08plus de 260 personnes
00:33:10qui ont été interpellées
00:33:12et pourtant
00:33:13le Premier ministre
00:33:14a pris la parole
00:33:15cette semaine
00:33:16pour dire cela.
00:33:17Je vous propose
00:33:17de l'écouter.
00:33:20Ça a eu aussi
00:33:20objectivement
00:33:21le comportement
00:33:22de nos concitoyens
00:33:23et de nos concitoyens
00:33:24à l'occasion
00:33:24de la fête
00:33:24de la musique
00:33:25qui s'est relativement
00:33:27bien passée
00:33:28et je le redis
00:33:29à l'ensemble
00:33:29des collègues,
00:33:30preuve en est
00:33:31que faire confiance
00:33:32aussi à l'intelligence
00:33:33locale,
00:33:33aux maires,
00:33:34aux organisations
00:33:35locales
00:33:36n'est jamais
00:33:36une mauvaise méthode
00:33:37avec évidemment
00:33:38un critère de proximité.
00:33:40Et je le disais
00:33:41donc plus de 260 personnes
00:33:43qui ont été interpellées
00:33:44et parmi toutes les séquences
00:33:46un journaliste,
00:33:47une nouvelle forme
00:33:48de journalisme
00:33:48puisque c'est notamment
00:33:49sur les réseaux sociaux
00:33:50qu'on peut le voir,
00:33:50Tony Pitaro
00:33:52parce que vous savez
00:33:52que les bières
00:33:53étaient interdites
00:33:54mais visiblement pas
00:33:55les bonbonnes
00:33:56de protoxyde d'azote
00:33:57vous les inhaler
00:33:58et ça peut avoir
00:34:00des conséquences
00:34:00effectivement très graves.
00:34:03Je suis au cœur
00:34:04de Châtelet-Léal
00:34:05il est 6h40 du matin
00:34:06et regardez
00:34:07ce qu'on retrouve
00:34:07des bonbonnes
00:34:08de protoxyde d'azote
00:34:09dans un Paris
00:34:10ici c'est l'apocalypse
00:34:11là on s'est baladé
00:34:13avec le caméraman
00:34:14dans Paris-Centre
00:34:15et tout est détruit
00:34:16et ici
00:34:16c'est une catastrophe
00:34:18tout est dégueulasse
00:34:20et c'est partout
00:34:21partout partout
00:34:22dans tout Paris-Centre
00:34:246h40 du matin
00:34:25regardez
00:34:25on est à Châtelet
00:34:27franchement
00:34:28j'ai jamais vu Paris
00:34:29dans un tel état
00:34:30regardez
00:34:31on est là
00:34:32tout est dégueulasse
00:34:34il y a eu
00:34:35des îlots
00:34:36de propreté
00:34:37comme on dit
00:34:37qui ont été mis en place
00:34:38mais regardez
00:34:38c'est pas du tout suffisant
00:34:40et j'ai l'impression
00:34:41qu'Emmanuel Grégoire
00:34:42aime qu'on vive
00:34:43dans une déchetterie
00:34:44regardez-moi ça
00:34:46est-ce que c'est normal
00:34:46d'avoir ces scènes
00:34:48au cœur de Paris
00:34:51regardez ici
00:34:52regardez ici
00:34:54voilà
00:34:55et tous ces gens
00:34:55visiblement
00:34:56ne travaillent pas
00:34:56parce que moi
00:34:56le lundi matin
00:34:57à 6h40
00:34:58je vais vous dire
00:34:59je suis pas en train
00:35:00de tout dégrader
00:35:01voilà
00:35:01tout le mobilier
00:35:02comme d'habitude
00:35:03parce que c'est vrai
00:35:04qu'ici à Paris
00:35:05on ne sait pas faire la fête
00:35:06sans tout casser
00:35:07on retrouve
00:35:07des énormes bouteilles
00:35:08de protoxyde d'azote
00:35:09partout
00:35:09on est devant la mairie de Paris
00:35:10c'est exactement
00:35:11ce qui est en train
00:35:11de se produire
00:35:12un ballon
00:35:13du gaz hilarant
00:35:14et les jeunes se shootent
00:35:16toute la journée
00:35:17toute la nuit
00:35:17et encore une fois
00:35:18c'est les services
00:35:19de la ville de Paris
00:35:21qui doivent tout nettoyer
00:35:24c'est moi
00:35:25c'est moi
00:35:26et ça continue
00:35:27il y en a dans tous les sens
00:35:28alors on nous interpelle
00:35:29évidemment
00:35:29et les agents vont devoir
00:35:31tout nettoyer
00:35:33je ferai la jeune
00:35:34revenons sur la phrase
00:35:36après avoir vu ces images
00:35:37la phrase de Sébastien Lecornu
00:35:38ça s'est relativement bien passé
00:35:40j'imagine que vous avez apprécié
00:35:42cette qualification
00:35:44relativement bien passée
00:35:46relativement
00:35:47et succulent
00:35:49ça s'est relativement bien passé
00:35:53mais où sont ces gens
00:35:56que font-ils
00:35:58qu'est-ce qu'ils ont dans la tête
00:36:01qui c'est
00:36:01sur Lecornu
00:36:02qu'est-ce qu'il
00:36:04il a vécu où
00:36:05et qu'est-ce que
00:36:06comment il peut arriver
00:36:07à dire une chose pareille
00:36:10couper à ce point
00:36:11de la réalité
00:36:12en fait
00:36:14on a l'impression que
00:36:15les gens
00:36:16ne voient plus
00:36:17ce qu'ils voient
00:36:19ils ne
00:36:21voient plus
00:36:21ce qu'ils ont
00:36:22sous les yeux
00:36:23et ce qu'on a
00:36:24sous les yeux
00:36:24je vais vous dire
00:36:25c'est la décadence
00:36:28sur ces images
00:36:29c'est-à-dire en fait
00:36:32une forme de suicide
00:36:33civilisationnel
00:36:35tout s'effondre
00:36:36la parole
00:36:37émanère
00:36:38les émotions
00:36:39voilà la fête de la musique
00:36:44tout
00:36:44est en train de partir
00:36:46par le fond
00:36:46un peuple
00:36:48qui s'abattardit
00:36:49et que les
00:36:51hideurs
00:36:52indiffèrent
00:36:57la dissolution
00:36:58des êtres humains
00:36:59dans une animalité
00:37:03musicale
00:37:04post-musical
00:37:07où est
00:37:08passée
00:37:08la musique
00:37:11moi je me souviens
00:37:13des premières fêtes
00:37:14de la musique
00:37:14et je me souviens
00:37:15de la musique à Paris
00:37:15quand j'étais enfant
00:37:18où est passé
00:37:19le Music Hall
00:37:21de Saint-Germain
00:37:22où est passé
00:37:23le Café-Concert
00:37:26de Montmartre
00:37:27où sont passées
00:37:28les sérénades
00:37:30les barcaroles
00:37:32de Procope
00:37:32le trompettiste
00:37:34de la rue de Bussie
00:37:35l'Orchestre d'Archie
00:37:37de la rue des Beaux-Arts
00:37:38etc.
00:37:40etc.
00:37:40ça c'était
00:37:41de la musique
00:37:43variée
00:37:43certes
00:37:45mais
00:37:46les cantinelles
00:37:47des bords de scène
00:37:48c'était de la musique
00:37:49et là on a quoi ?
00:37:51on a
00:37:52un diversoir
00:37:53de vomissures sonores
00:37:58avec un peuple
00:38:00qui devient
00:38:01foule
00:38:01qui devient
00:38:02flux
00:38:02et qui est
00:38:03asservi
00:38:04à la discordance
00:38:07avec des sons
00:38:09qui rentrent
00:38:10par les pores
00:38:11transpirants
00:38:12et qui ressortent
00:38:15par
00:38:16la sudation
00:38:18dégoulinante
00:38:19du corps
00:38:19des gens
00:38:19grandés
00:38:21c'est ça
00:38:22qu'on voit
00:38:22la fête
00:38:23de la musique
00:38:25où est passé
00:38:26l'homme du goût
00:38:27du raffinement
00:38:28français
00:38:30qui disait
00:38:31avec Saint-Ix-Jubéry
00:38:33rien qu'à entendre
00:38:33un chant
00:38:36villageois
00:38:37du 15ème siècle
00:38:38on mesure
00:38:39la pente descendue
00:38:41en fait
00:38:42c'est Philippe Muret
00:38:43qui a tout dit
00:38:44on a eu
00:38:45avec la fête
00:38:46de la musique
00:38:48Homo Festivus
00:38:49Homo Festivus
00:38:50c'est
00:38:50l'homme
00:38:51d'aujourd'hui
00:38:54de la post-musique
00:38:55de la post-mémoire
00:38:56de la post-histoire
00:38:57alors il est sur
00:38:58je rencontrais tout à l'heure
00:38:59c'était un patineur
00:39:04avec les rollers
00:39:05il pense plus rien
00:39:08il communique
00:39:10et il est fluide
00:39:12grégaire
00:39:13mobile
00:39:15festif
00:39:16il va de fête
00:39:17en fête
00:39:17le Téléthon
00:39:22la marche des fiertés
00:39:24les techno-parades
00:39:26et naturellement
00:39:28la fête de la musique
00:39:29c'est un
00:39:30un homme festif
00:39:31nos mots festifs
00:39:33et là on a vu pire
00:39:35je vous écoutais tout à l'heure
00:39:36à propos des piqûres
00:39:38l'homo festivus
00:39:39c'est devenu l'homo
00:39:45l'homo de la seringue
00:39:49et l'homo détritus
00:39:51c'est à dire qu'en fait
00:39:52on a trouvé des seringues
00:39:53partout
00:39:56et on a trouvé
00:39:57des bonbonnes
00:39:59de protoxyde d'azote
00:40:01alors je vois que
00:40:02le préfet de Paris tout à l'heure
00:40:04dit
00:40:04comme pendant le Covid
00:40:06plus d'alcool
00:40:07parce que c'est dangereux
00:40:09mais par contre
00:40:10protoxyde d'azote
00:40:11il n'y a pas de problème
00:40:13et là
00:40:13Tony Pitaro
00:40:14il a trouvé
00:40:15des bonbonnes
00:40:16de protoxyde d'azote
00:40:18voilà
00:40:19et le lendemain
00:40:20il faut penser aux gens
00:40:21qu'on nettoyait le lendemain
00:40:23je me demande
00:40:24ce qu'ils ont pensé
00:40:26de la ville lumière
00:40:27Paris la ville lumière
00:40:28Paris la ville lumière
00:40:29l'homo détritus
00:40:32Paris la ville lumière
00:40:34qui est devenue
00:40:35une ville poubelle
00:40:36une décharge
00:40:36à ciel ouvert
00:40:37livrée aux surmulots
00:40:39et aux ordurophiles
00:40:41voilà ce qu'est devenu
00:40:43Paris
00:40:43là je vais même adresser
00:40:45à Philippe Devilliers
00:40:46le ministre
00:40:48secrétaire d'état
00:40:49qui a travaillé
00:40:51justement sur
00:40:52l'audiovisuel public
00:40:53sur la privatisation
00:40:55des chaînes
00:40:55sur l'ARCOM
00:40:56anciennement
00:40:57le régulateur
00:40:59l'ARCOM vient de franchir
00:41:01un seuil inédit
00:41:02dans la régulation
00:41:02des chaînes d'information
00:41:03par une décision
00:41:05du 12 juin dernier
00:41:07elle met en demeure
00:41:08ces news
00:41:08au motif que la chaîne
00:41:10ne respecterait pas
00:41:11l'exigence d'expression
00:41:12pluraliste
00:41:12des courants de pensée
00:41:13et d'opinion
00:41:14sur le plateau
00:41:14en prenant en compte
00:41:16un mois de mars 2025
00:41:18si mes souvenirs sont bons
00:41:19l'ARCOM s'attaque
00:41:20désormais au traitement
00:41:21de l'actualité
00:41:22dans sa globalité
00:41:24au-delà de l'obligation
00:41:25d'équilibre
00:41:26des temps de parole
00:41:27ou d'une séquence
00:41:28controversée
00:41:29qui serait ensuite
00:41:30sanctionnée
00:41:31ou non
00:41:33par le gendarme
00:41:35de l'audiovisuel public
00:41:37Geoffroy Lejeune
00:41:38alors question très simple
00:41:39Philippe
00:41:40selon vous
00:41:40est-ce que c'est une mise
00:41:41en demeure
00:41:42ou est-ce que c'est
00:41:42une mise à mort
00:41:43programmée
00:41:45c'est une mise à mort
00:41:48et je pèse mes mots
00:41:50tout ça
00:41:51ne sent pas bon
00:41:53et je dis
00:41:54ce soir
00:41:56solennellement
00:41:58pour commencer
00:41:59ma réponse
00:42:01que les nouveaux
00:42:02héros de notre temps
00:42:03ne sont plus seulement
00:42:04ce que Peggy
00:42:05appelait
00:42:05les pères de famille
00:42:06si nécessaire
00:42:07mais aussi
00:42:10les gardiens
00:42:12des hauts lieux
00:42:13de la parole
00:42:13alternative
00:42:15et donc CNews
00:42:17est un joyau
00:42:20de la parole
00:42:21alternative
00:42:22de la parole
00:42:24libre
00:42:27alors vous avez fait
00:42:28allusion
00:42:28à mes
00:42:29fonctions
00:42:30de jeune secrétaire
00:42:31d'état
00:42:31il se trouve
00:42:32qu'avec
00:42:33Français aux Léotards
00:42:34Alain Madeleine
00:42:35Jacques Chirac
00:42:36à l'époque
00:42:36nous avons
00:42:39rédigé
00:42:40la fameuse loi
00:42:42du 30 septembre
00:42:431986
00:42:44et j'ai été
00:42:45co-rédacteur
00:42:46de cette loi
00:42:49et rédacteur
00:42:50de l'article 1
00:42:52parce que ça ne me plaisait
00:42:53pas trop
00:42:53qu'on crée
00:42:54un organe
00:42:55de régulation
00:42:56qui s'appelait
00:42:56la CNCL
00:42:58et cet article 1
00:42:59je le connais
00:43:00par coeur
00:43:00je vous le récite
00:43:01par coeur
00:43:02article 1
00:43:02écoutez bien
00:43:03la portée symbolique
00:43:04de cet article
00:43:05la liberté de communication
00:43:07est sans limite
00:43:09sauf
00:43:10dans la mesure
00:43:11requise
00:43:12par les besoins
00:43:13de la défense nationale
00:43:15et il y avait
00:43:16à l'époque
00:43:17un double
00:43:19pluralisme
00:43:20il y avait
00:43:20un pluralisme
00:43:22interne
00:43:23au service public
00:43:24donc respect des équilibres
00:43:26service public
00:43:27normal
00:43:28et un pluralisme
00:43:29externe
00:43:30c'est à dire
00:43:30qu'en fait
00:43:31on laissait
00:43:31à chaque chaîne
00:43:33sa tonalité
00:43:35originale
00:43:38c'est là
00:43:38que tout commence
00:43:40l'évolution
00:43:40a été désastreuse
00:43:43cette CNCL
00:43:44devenue
00:43:45la haute autorité
00:43:46puis maintenant
00:43:46l'ARCOM
00:43:47a pris de plus en plus
00:43:48de pouvoir
00:43:48comme d'habitude
00:43:49les juges
00:43:51et les agences
00:43:52qui sont des démembrements
00:43:54de l'état
00:43:54qui se prennent
00:43:55pour l'état
00:43:57et ce à quoi
00:43:58nous assistons
00:43:58c'est en fait
00:43:59à un
00:44:03un basculement
00:44:05orwellien
00:44:07vers
00:44:08le ministère
00:44:09de la vérité
00:44:11rien de moins
00:44:12il y a quelques jours
00:44:13les chiffres du chômage
00:44:14sont tombés
00:44:15et c'est un sujet
00:44:16essentiel
00:44:17bien sûr
00:44:17pour les français
00:44:18c'est un sujet
00:44:19également essentiel
00:44:20pour vous
00:44:20j'en veux pour preuve
00:44:22votre campagne
00:44:23de 1995
00:44:24qui était tournée
00:44:25sur le chômage
00:44:26sur l'emploi des jeunes
00:44:27c'était votre priorité
00:44:28les chiffres du chômage
00:44:30viennent contredire
00:44:31la promesse
00:44:31d'Emmanuel Macron
00:44:32qui dès 2017
00:44:34mais également
00:44:34en 2022
00:44:36appelait
00:44:37de ses voeux
00:44:38le plein emploi
00:44:39c'était l'objectif
00:44:41d'Emmanuel Macron
00:44:41je vous propose
00:44:42d'écouter deux séquences
00:44:43on est en 2022
00:44:44une avant
00:44:46le résultat
00:44:47de la présidentielle
00:44:47et une après
00:44:48où il l'assurait
00:44:50en quelque sorte
00:44:50cette idée
00:44:51du plein emploi
00:44:53je pense
00:44:54qu'une augmentation
00:44:55arbitraire
00:44:55par la voie légale
00:44:57du SMIC
00:44:57elle n'est pas bonne
00:44:58compte tenu
00:44:58du défi
00:44:59de notre pays
00:44:59nous notre défi
00:45:00c'est d'aller vers
00:45:01le plein emploi
00:45:01si on augmente
00:45:02unilatéralement
00:45:03le SMIC
00:45:03et bien la réalité
00:45:05c'est qu'on va plutôt
00:45:05détruire de l'emploi
00:45:06et on favorisera
00:45:07ceux qui en ont déjà un
00:45:08ou qui ne sont pas
00:45:09en situation de fragilité
00:45:10nous sommes un pays
00:45:11qui pendant des décennies
00:45:13a connu
00:45:13le chômage de masse
00:45:14ça laisse des traces
00:45:16et moi
00:45:16le coeur de la bataille
00:45:18que je veux mener
00:45:18dans les prochaines années
00:45:19c'est le plein emploi
00:45:20parce que je pense
00:45:21que ça change
00:45:21la vie d'une nation
00:45:22ça change le rapport
00:45:23à l'éducation
00:45:24à la formation
00:45:24au travail
00:45:25ça change le moral
00:45:26des troupes
00:45:27si je puis dire
00:45:27dans un jour
00:45:28comme le nôtre
00:45:29Geoffroy Lejeune
00:45:29Alors cher Philippe
00:45:30pensez-vous
00:45:31que cette mauvaise nouvelle
00:45:33sur le chômage
00:45:34est due à la crise pétrolière
00:45:35qu'on est en train
00:45:36de vivre en ce moment
00:45:36ou est-ce qu'il y a
00:45:37des causes structurelles
00:45:38plus profondes
00:45:39et plus anciennes ?
00:45:40Alors moi je pense
00:45:41que l'économie française
00:45:46est asfixiée
00:45:47par trois nœuds coulants
00:45:49Premier nœud coulant
00:45:51on peut appeler ça
00:45:52la courbe de l'affaire
00:45:53les économistes spécialistes
00:45:55savent ce que c'est
00:45:56que la courbe de l'affaire
00:45:56c'est une cloche
00:45:57en fait
00:45:59qui veut dire
00:46:00qu'il y a un optimum fiscal
00:46:01c'est-à-dire que
00:46:02si vous voulez tondre
00:46:03le mouton
00:46:04il ne faut pas le tondre
00:46:06trop longtemps
00:46:07et trop souvent
00:46:07sinon on vous l'écorchez
00:46:09et il ne rend plus de haine
00:46:11bon c'est un peu
00:46:12notre situation
00:46:13vous vous rendez compte
00:46:14qu'Agnès Verdier-Molinier
00:46:16disait avant-hier
00:46:17dans son édito du matin
00:46:19qui est toujours remarquable
00:46:20que avant de commencer
00:46:22l'entreprise
00:46:23le 1er janvier
00:46:24c'est qu'elle va devoir
00:46:25payer au total
00:46:25100 milliards
00:46:27de
00:46:28de CVAE
00:46:29c'est-à-dire la cotisation
00:46:31sur la valeur ajoutée
00:46:31des entreprises
00:46:32100 milliards
00:46:33impôts de production
00:46:34c'est-à-dire qu'en fait
00:46:35on a le record du monde
00:46:36des prélèvements
00:46:37on a le record du monde
00:46:38de la dette
00:46:38on a le record du monde
00:46:39du déficit
00:46:41qu'est-ce que ça veut dire
00:46:43concrètement ?
00:46:43ça veut dire que
00:46:44vous avez la sphère publique
00:46:45qui consomme
00:46:46de la valeur
00:46:47de la richesse
00:46:48et qui étouffe
00:46:49la sphère privée
00:46:50qui produit
00:46:51la valeur
00:46:51et la richesse
00:46:52donc ça ne peut pas coller
00:46:53ça ne peut pas durer
00:46:54deuxième
00:46:55noeud coulant
00:46:56c'est le noeud coulant
00:46:58des hydrocarbures
00:46:59l'affaire Dormuz
00:47:00le détroit Dormuz
00:47:01c'est comme un caillot
00:47:03sur une artère jugulaire
00:47:05mais surtout
00:47:06c'est un révélateur
00:47:08révélateur
00:47:08de notre inconscience
00:47:09de notre incompétence
00:47:10de l'inconscience
00:47:11de la classe politique
00:47:13en 1973
00:47:14quand il y a eu
00:47:14le premier
00:47:16choc pétrolier
00:47:18le plan Mesmer
00:47:19a été remarquable
00:47:21et les présidents
00:47:22qui ont suivi
00:47:22ont continué
00:47:23ce plan
00:47:24ce plan
00:47:24il est installé
00:47:27sur un deptique
00:47:29centrale nucléaire
00:47:30une cinquantaine
00:47:31à l'époque
00:47:32hydroélectricité
00:47:33et là
00:47:34qu'est-ce qu'on a fait
00:47:35depuis plusieurs
00:47:36années
00:47:37avec Hollande
00:47:39et Macron
00:47:39on a fait l'inverse
00:47:41on a sacrifié
00:47:43le nucléaire
00:47:44avec la fin
00:47:45de Fessenheim
00:47:46vous connaissez l'histoire
00:47:48on a voulu lancer
00:47:50les énergies intermittentes
00:47:52qui coûtent cher
00:47:52et qui ne marchent pas
00:47:55on s'est fâchés
00:47:56avec les Russes
00:47:56et on a accepté
00:47:59ce que les Américains
00:48:01nous demandaient
00:48:01les Américains
00:48:02qui font du gaz de schiste
00:48:03qui cherchent à vendre
00:48:04leur gaz de schiste
00:48:05nous ont dit
00:48:06sanctions contre la Russie
00:48:08sanctions
00:48:08donc on s'est coupé
00:48:10du gaz russe
00:48:10c'est du pétrole russe
00:48:11qui était
00:48:124 fois moins cher
00:48:14et 4 fois moins polluant
00:48:15que le GNL américain
00:48:16et maintenant
00:48:17on consomme du gaz
00:48:18et du pétrole américain
00:48:19c'est vraiment
00:48:20salut l'artiste
00:48:21le genre de pipeau
00:48:23du Titanic
00:48:23de Mozart
00:48:24de la finance
00:48:25bon
00:48:26et puis
00:48:27en même temps
00:48:28autre chose
00:48:29qu'on ne dit jamais
00:48:31pour faire plaisir
00:48:32aux écolos
00:48:35on a interdit
00:48:36par une loi
00:48:37en 2011
00:48:37puis en 2017
00:48:38la recherche
00:48:41en hydrocarbures
00:48:43au large
00:48:44de la Guyane
00:48:47et on a
00:48:48interdit
00:48:49la fracturation hydraulique
00:48:51sur le territoire français
00:48:52sous prétexte
00:48:54de décarbonation
00:48:55etc
00:48:56et on n'a rien fait
00:48:57pour la géothermie
00:48:58qui est une ressource
00:48:59d'avenir
00:48:59il suffit
00:49:01de creuser
00:49:03un petit peu
00:49:03pour avoir
00:49:04une énergie
00:49:05infinie
00:49:09alors voilà
00:49:11on a tout faux
00:49:12deuxième nœud coulant
00:49:13et le troisième nœud coulant
00:49:14c'est le plus grave
00:49:14c'est le nœud coulant
00:49:16de l'offre
00:49:17compétitive
00:49:18et du travail
00:49:19je donnerai un seul chiffre
00:49:22nous
00:49:23ne produisons
00:49:25que 36%
00:49:26des produits
00:49:27manufacturés
00:49:28que nous consommons
00:49:31et là
00:49:31on revient à l'Europe
00:49:33c'est qu'en fait
00:49:34on a mis tous nos œufs
00:49:35dans le même panier
00:49:36avec un panier européen
00:49:37c'est-à-dire
00:49:38une Europe
00:49:38qui n'est pas un espace
00:49:39de production
00:49:40qui n'est plus
00:49:41un espace de production
00:49:42mais qui est un espace
00:49:43de consommation
00:49:44réfléchissez à ça
00:49:46et deuxièmement
00:49:47un espace de consommation
00:49:48qui n'est pas protégé
00:49:50c'est le seul espace
00:49:51du monde
00:49:51qui n'est pas protégé
00:49:53parce que le mot
00:49:54douane
00:49:55avec le cercle
00:49:56de la raison
00:49:56c'est encore un péché
00:49:57revenons aux conséquences
00:49:59politiques
00:50:00après la disparition
00:50:01de l'IANA
00:50:02la classe politique
00:50:02a parlé de dysfonctionnement
00:50:04propose une noria
00:50:05de réforme
00:50:06est-ce que cela
00:50:07vous paraît suffisant
00:50:08Philippe Devilliers
00:50:10et faut-il aller plus loin
00:50:11en mettant en œuvre
00:50:12une véritable révolution pénale
00:50:14est-ce qu'il faut
00:50:15une révolution pénale
00:50:16Philippe ?
00:50:17Alors il faut
00:50:17une révolution pénale
00:50:19qu'est-ce que ça veut dire ?
00:50:21Oui il faut
00:50:21une révolution pénale
00:50:22parce que
00:50:22aujourd'hui la justice
00:50:24est à l'envers
00:50:25il faut la remettre
00:50:26à l'endroit
00:50:26et pour la remettre
00:50:27à l'endroit
00:50:28je résumerai
00:50:29en quelques mots
00:50:31c'est la question
00:50:32de la peine
00:50:35alors aujourd'hui
00:50:37la justice
00:50:39est à l'envers
00:50:41parce que
00:50:41elle repose
00:50:42sur
00:50:43l'excuse
00:50:44absolutoire
00:50:46l'excuse
00:50:47absolutoire
00:50:49ça veut dire
00:50:50c'est pas
00:50:51le coupable
00:50:52qui est coupable
00:50:53c'est la société
00:50:55donc on trouve
00:50:57des excuses
00:50:57au coupable
00:51:00et puis
00:51:01le deuxième principe
00:51:04qui est là aussi
00:51:05une inversion
00:51:07c'est
00:51:07c'est
00:51:09l'accusation
00:51:11l'inversion
00:51:12accusatoire
00:51:15c'est-à-dire
00:51:15qu'en fait
00:51:16quand on regarde bien
00:51:16si on écoute
00:51:17la gauche judiciaire
00:51:20et toute l'idéologie
00:51:22judiciaire
00:51:22c'est pas vraiment
00:51:24le coupable
00:51:24qui est vraiment coupable
00:51:25c'est la victime
00:51:27si on cherche bien
00:51:29et donc
00:51:30vous allez voir
00:51:30tout le système
00:51:31est établi
00:51:32sur ces deux principes
00:51:34l'inversion
00:51:36victimaire
00:51:37et
00:51:37l'excuse
00:51:38absolutoire
00:51:40alors il faut
00:51:41premièrement
00:51:43rétablir
00:51:43les peines
00:51:43minimales
00:51:45pour qu'il y ait
00:51:46un bornage
00:51:47vers le haut
00:51:47et un bornage
00:51:48vers le bas
00:51:48c'est ce que dit
00:51:49très bien
00:51:50l'Institut pour la justice
00:51:51dont vous recevez
00:51:52parfois le président
00:51:53remarquable
00:51:55Pierre-Marie Sèvres
00:51:57bornage vers le bas
00:51:58c'est-à-dire qu'il faut
00:51:59enserrer les juges
00:52:01et les obliger
00:52:02à prononcer
00:52:03des peines de prison
00:52:05qui sont des peines
00:52:07probatoires
00:52:07et dissuasives
00:52:09ensuite
00:52:10sur la question
00:52:11de la peine
00:52:11il faut supprimer
00:52:12le juge
00:52:12de l'application
00:52:13des peines
00:52:13pourquoi ?
00:52:14c'est un sujet
00:52:15qu'on n'aborde jamais
00:52:16mais il est essentiel
00:52:18parce que
00:52:19le juge
00:52:19de l'application
00:52:20des peines
00:52:21il peut chaque année
00:52:21remettre la moitié
00:52:22de la peine
00:52:24c'est un
00:52:25deuxième procès
00:52:26dans le procès
00:52:27et à ce deuxième
00:52:28procès
00:52:29la victime
00:52:29n'est pas présente
00:52:31vous voyez ce que
00:52:32je disais tout à l'heure
00:52:32sur l'inversion
00:52:33victimaire
00:52:34là il n'y a que
00:52:35le coupable
00:52:35il n'y a pas la victime
00:52:37donc il faut supprimer
00:52:38le juge
00:52:39de l'application
00:52:39des peines
00:52:40si tu prends 10 ans
00:52:41tu prends 10 ans
00:52:42tu fais 10 ans
00:52:45ensuite
00:52:47il y a la question
00:52:48de la peine
00:52:49incompressible
00:52:49vous voyez par exemple
00:52:54Benkired
00:52:56d'Aliya Benkired
00:52:57a été condamnée
00:52:58à 30 ans
00:53:00non
00:53:01à une peine
00:53:01incompressible
00:53:03ce qui a assassiné
00:53:04Lola
00:53:06mais on sait déjà
00:53:07qu'au bout de 30 ans
00:53:08il y aura des experts
00:53:09des psychiatres
00:53:09et elle sortira
00:53:11non
00:53:12incompressible
00:53:12la peine incompressible
00:53:13la peine perpétuelle
00:53:14doit être perpétuelle
00:53:15les mots ont un sens
00:53:18ensuite
00:53:18il va falloir
00:53:19rouvrir le débat
00:53:20sur la peine de mort
00:53:23tout le monde
00:53:24se pâme
00:53:25devant
00:53:25Badinter
00:53:27panthéonisé
00:53:28Badinter
00:53:28c'est l'homme
00:53:29qui a supprimé
00:53:30la peine de mort
00:53:32pour les coupables
00:53:34mais pas
00:53:34pour les victimes
00:53:36toutes ces marches
00:53:37blanches
00:53:38en témoignent
00:53:39Badinter
00:53:40c'est l'homme
00:53:40qui dans le même temps
00:53:41a libéré
00:53:42des milliers
00:53:43de prisonniers
00:53:43en 1981
00:53:44quand il est arrivé
00:53:45et c'est l'homme
00:53:46qui a fait
00:53:47du conseil constitutionnel
00:53:48une instance
00:53:49d'empêchement
00:53:51pour la loi française
00:53:52la loi du peuple
00:53:56enfin je dirais
00:53:57ceci
00:53:57il faut
00:53:5940 000 places
00:54:00de prison supplémentaires
00:54:01et libérer
00:54:02tout de suite
00:54:03ça c'est à notre portée
00:54:0420 000 places
00:54:05de prison
00:54:06tout de suite
00:54:06en renvoyant
00:54:08chez eux
00:54:09les prisonniers
00:54:10étrangers
00:54:10il y en a 20 000
00:54:11qu'est-ce qu'ils font
00:54:12dans les prisons françaises
00:54:14rien
00:54:15si on libère
00:54:16ces 20 000 places
00:54:17de prison
00:54:17on pourra mettre
00:54:18les futurs
00:54:21manifestants
00:54:23de la coupe du monde
00:54:24qui vient
00:54:27je fais une anticipation
00:54:31juste après
00:54:32le déclenchement
00:54:32de la guerre
00:54:33vous aviez
00:54:33dans une prémonition
00:54:34habile
00:54:35en citant Churchill
00:54:36vous aviez dit
00:54:37l'homme d'état
00:54:39qui cède
00:54:39la fièvre
00:54:40guerrière
00:54:41doit savoir
00:54:42qu'une fois
00:54:43le signal donné
00:54:44il perd le contrôle
00:54:45de sa politique
00:54:46et des actes
00:54:47qui vont se dérouler
00:54:48sur le champ de bataille
00:54:49et nous sommes désormais
00:54:50au jour d'après
00:54:51on a vu cette scène
00:54:53à Versailles
00:54:54on peut voir l'image
00:54:55de Donald Trump
00:54:56qui va signer
00:54:58donc cet accord
00:55:00je pense qu'on a pu
00:55:01le découvrir
00:55:02voilà
00:55:02regardez
00:55:03Donald Trump
00:55:03qui signe
00:55:04depuis le château de Versailles
00:55:06alors que les négociations
00:55:08sont reportées
00:55:08elles devaient se tenir
00:55:09dès ce vendredi
00:55:10en Suisse
00:55:11et puis il y a une autre séquence
00:55:12quelques heures plus tôt
00:55:13en plein G7
00:55:15Donald Trump
00:55:16arrive dans la pièce
00:55:17et il va rappeler
00:55:18avec humour
00:55:20peut-être une évidence
00:55:21écoutez
00:55:30je vous prends le jeune
00:55:40cher Philippe
00:55:40comment voyez-vous
00:55:41ce jour d'après
00:55:42et selon vous
00:55:43qu'est-ce qui va changer
00:55:43dans les relations internationales
00:55:47bientôt il ne pourra plus dire
00:55:48I am the boss
00:55:50c'est ça qui va changer
00:55:54et taper sur l'épaule
00:55:55de l'anglais
00:55:59pourquoi
00:56:00parce que
00:56:02le monde dans lequel
00:56:03nous entrons
00:56:04n'a plus rien à voir
00:56:05cette fois-ci
00:56:06avec l'après-mur
00:56:08de Berlin
00:56:08Fukuyama
00:56:09le grand historien
00:56:11la pète
00:56:12par le doux commerce
00:56:15multilatéralisme
00:56:15plus de frontières
00:56:17plus de douanes
00:56:18etc
00:56:22la situation
00:56:23la société internationale
00:56:26sera bientôt
00:56:27méconnaissable
00:56:30pour les raisons
00:56:31suivantes
00:56:32que je voudrais
00:56:33énumérer
00:56:34avec vous
00:56:35premièrement
00:56:37nous allons vivre
00:56:39le crépuscule
00:56:40de la république impériale
00:56:42pour reprendre le terme
00:56:43de Raymond Aron
00:56:45la république impériale
00:56:46c'est-à-dire l'Amérique
00:56:49récapitulons
00:56:50qu'est-ce qui vient de se passer
00:56:52depuis le 28 février
00:56:54l'Amérique
00:56:56n'a atteint
00:56:57aucun de ses objectifs
00:56:58de guerre
00:57:00le régime change
00:57:03non
00:57:03il n'y a pas eu
00:57:04de changement de régime
00:57:05on est passé du
00:57:07de l'islamo-militarisme
00:57:10au militaro-islamisme
00:57:12entre les passes d'Aran
00:57:15gardiens de la révolution
00:57:18et les mots-là
00:57:20on échange
00:57:22le même livre
00:57:23c'est le Coran
00:57:24donc la république islamique
00:57:25elle est là
00:57:26elle n'a pas bougé
00:57:29deuxième objectif
00:57:29c'était les fameux
00:57:30440 kilos
00:57:31bon ils se promènent
00:57:32on ne sait pas où
00:57:33mais en tout cas
00:57:34pour l'instant
00:57:34ils sont intacts
00:57:36et le troisième
00:57:37objectif de guerre
00:57:38c'était de
00:57:39d'entendre le peuple iranien
00:57:42provoquer la révolte
00:57:43du peuple iranien
00:57:43comme au printemps dernier
00:57:45bon
00:57:46il ne s'est rien passé
00:57:48ensuite
00:57:49il y a un changement
00:57:51majeur
00:57:52pour les américains
00:57:52au Moyen-Orient
00:57:54c'est qu'en fait
00:57:55les pétro-monarchies
00:57:57qui avaient fondé
00:57:59leur sécurité
00:57:59sur une sorte d'échange
00:58:01pétrole contre sécurité
00:58:02avec l'Amérique
00:58:06sont maintenant
00:58:07traumatisés
00:58:08et vont chercher
00:58:10dans les semaines
00:58:11dans les mois qui viennent
00:58:12une autre posture
00:58:13de sécurité
00:58:14pour se protéger
00:58:17troisièmement
00:58:19le piège d'Hormuz
00:58:20s'est refermé
00:58:21et alors on le voit bien
00:58:22à l'heure qu'il est
00:58:23le piège d'Hormuz
00:58:24en fait
00:58:25qu'est-ce que ça veut dire
00:58:26le piège d'Hormuz
00:58:27ça veut dire que
00:58:28l'Iran
00:58:30on croyait que l'Iran
00:58:32voulait une bombe atomique
00:58:33en fait
00:58:34ils en ont deux
00:58:36ils ont
00:58:36celle des 450 kilos
00:58:38d'iranium enrichi
00:58:41et ils ont
00:58:42le détroit d'Hormuz
00:58:44la preuve
00:58:45c'est que
00:58:45toute l'économie mondiale
00:58:46est à l'arrêt
00:58:47à cause du détroit d'Hormuz
00:58:49enfin et surtout
00:58:50je dirais
00:58:52il y a eu
00:58:53l'enlisement
00:58:54vietnamien
00:58:54il y a
00:58:55l'ensablement
00:58:57iranien
00:58:58c'est-à-dire
00:58:59qu'en fait
00:59:01après l'Irak
00:59:02après l'Afghanistan
00:59:03c'est
00:59:05énième échec
00:59:06de l'Amérique
00:59:07donc en termes de prestige
00:59:08et d'image
00:59:09l'Amérique
00:59:10est regardée
00:59:11c'est encore tout neuf
00:59:12mais on va s'en apercevoir
00:59:13dans les semaines qui viennent
00:59:16le deuxième
00:59:17le deuxième point
00:59:18important
00:59:19c'est le nouveau statut
00:59:20de l'Iran
00:59:21qui devient une
00:59:23puissance régionale
00:59:24au Moyen-Orient
00:59:25et peut-être même
00:59:26la première puissance régionale
00:59:27au Moyen-Orient
00:59:28c'est hallucinant
00:59:29ce que je vous dis
00:59:29mais c'est la réalité
00:59:31en effet
00:59:32la république islamique
00:59:34d'Iran
00:59:34a vaincu
00:59:35la première puissance
00:59:37militaire du monde
00:59:38et son allié israélien
00:59:42quand
00:59:42dans une guerre
00:59:43asymétrique
00:59:44le présumé
00:59:46vainqueur
00:59:48ne réussit pas
00:59:49à vaincre
00:59:51il a perdu
00:59:52Merci Philippe De Villiers
00:59:53rendez-vous la semaine prochaine
00:59:54Geoffroy Lejeune
00:59:55un grand merci
00:59:56à la semaine prochaine
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