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Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval

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Transcription
00:00Il est 19h, bienvenue chers amis sur CNew, c'est votre rendez-vous du vendredi soir face à Philippe Devilliers.
00:07Mon cher Philippe, bonsoir.
00:08Bonsoir Olivier, oui, Olivier, qu'est-ce qui se passe ?
00:15Alors ouais, on rassure les téléspectateurs, la promesse sera respectée.
00:19Eliott De Halle, à qui l'on pense ce soir, est exceptionnellement absent et il m'a fait confiance,
00:24et vous m'avez fait confiance pour le remplacer exceptionnellement.
00:27Donc c'est une joie, et d'être avec vous également, Geoffroy.
00:30Bonsoir mon cher Geoffroy.
00:31Vous savez que c'est la première fois qu'on fait un face à Philippe Devilliers sans Eliott De Halle.
00:34C'est pour ça, c'est une première.
00:36Je suis très content, d'abord on a une pensée pour Eliott.
00:39En ce moment même, il est en train de faire un golf avec le président Trump en Floride.
00:47Paraît-il, vous avez plus d'informations que moi.
00:49Écoutez, c'est les infos qui arrivent des Etats-Unis.
00:53Drôle d'idée de prendre des vacances, mais bon, voilà.
00:56Et je suis très content que vous soyez avec nous, Olivier, parce qu'Eliott et Geoffroy vous aiment beaucoup.
01:03Et moi je vous regarde, vous êtes un journaliste talentueux, un homme de conviction, d'expérience.
01:12Et en plus, vous êtes breton.
01:17Et il y a un breton qui nous regarde.
01:20Exactement, que nous connaissons tous les deux.
01:22Qu'on connaît bien tous les deux.
01:24Et nous les Vendéens, on aime bien les Bretons.
01:27On considère parfois, avec un peu d'arrogance, que la Bretagne, c'est un peu l'annexe de la Vendée.
01:32En tout cas, merci cher Philippe pour votre bienveillance.
01:35Merci pour votre accueil également Geoffroy.
01:37Alors démarrons cette émission, puisque ce vendredi après-midi, dans les allées du Salon de l'Agriculture,
01:42et même certainement dans nos campagnes françaises, Philippe de Villiers, un mot est revenu régulièrement, c'est trahison.
01:49Trahison, puisque Ursula von der Leyen a annoncé l'application provisoire de l'accord commercial avec les pays du Mercosur.
01:56Alors l'application aurait dû être suspendue, puisque la Cour de justice de l'Union européenne avait été saisie par
02:03le Parlement européen.
02:04On peut ajouter à cela les fortes réserves aussi exprimées par la France, mais non, l'accord commercial sera bien
02:10appliqué.
02:11Alors je vous propose d'écouter Ursula von der Leyen, suivie de la réaction d'Emmanuel Macron.
02:18J'ai discuté de cette question de manière approfondie avec les Etats membres et les députés du Parlement européen.
02:24Sur cette base, la Commission va désormais procéder à l'application provisoire.
02:31L'application provisoire est, par nature, provisoire. Son nom l'indique clairement.
02:39C'est une surprise et une mauvaise surprise. Et pour le Parlement européen, c'est une mauvaise manière.
02:46Nous serons intraitables sur le respect de ces règles, parce que notre Europe a beaucoup alourdi les règles sur nos
02:53producteurs ces dernières années.
02:55Et donc, je ne défendrai jamais un accord qui est laxiste à l'égard de ce qu'on apporte et
03:01dur à l'égard de ce qu'on produit chez nous.
03:04Geoffroy Lejeune.
03:05Alors Philippe, il y a évidemment de quoi s'interroger sur la conception de la démocratie de la part d
03:10'Ursula von der Leyen.
03:11Mais que révèle, selon vous, cette décision ?
03:13Alors d'abord, ça révèle un mépris profond pour les paysans français, puisque c'est la deuxième semaine du salon
03:23de l'agriculture.
03:24Un salon sans vache, un salon triste, sans vache avec Macron.
03:29Ça ne remplace pas.
03:33On va aller au fond des choses, si vous voulez bien.
03:36Quand Emmanuel Macron dit que c'est une surprise, il ment.
03:42Il ne peut pas ne pas savoir que ce n'est pas un dysfonctionnement.
03:47Une surprise, c'est un dysfonctionnement.
03:49Je ne sais pas si vous connaissez la chanson, Olivier.
03:52« T'as voulu voir Vierzon, on a vu Vierzon.
03:55T'as voulu voir Vezoul, on a vu Vezoul.
03:57T'as voulu voir ta soeur, on a vu ta mère.
04:00T'as voulu voir la souveraineté européenne, bonhomme.
04:04Bah tu l'as. »
04:07Et pourquoi je dis qu'il ment ?
04:09Parce qu'il ne peut pas ne pas savoir que le 9 janvier dernier,
04:15le Conseil s'est réuni et a voté à la majorité qualifiée
04:22l'exécution provisoire du Mercosur.
04:24C'est-à-dire qu'elle a donné mandat à l'impératrice,
04:29Vanderellén, pour une exécution provisoire.
04:34Tout le monde dans le petit milieu européiste le sait.
04:38Mais tout le monde se tait.
04:42Parce que tout le monde cache la vérité aux Français.
04:49Alors, qu'est-ce qui s'est passé pour le Mercosur ?
04:53Ce qui s'est passé, c'est qu'avec le traité de Lisbonne,
04:58en 2005-2008,
05:00on a choisi, la France a choisi,
05:04de déléguer à la Commission de Bruxelles
05:08le pouvoir de négociation sur le plan commercial.
05:11Et c'est ce qui fait que la Commission de Bruxelles
05:12est en train de préparer en ce moment,
05:13après l'Inde, un nouvel accord avec l'Australie.
05:20Et c'est ainsi qu'elle est en train de discuter
05:22avec les Ukrainiens pour faire rentrer le poulet ukrainien
05:25à partir de 2027, puisqu'en 2027, je vous l'annonce,
05:28si vous ne le savez pas, mais eux, ils le savent,
05:30l'Ukraine va rentrer dans l'Union Européenne.
05:34En fait, quand vous transférez votre pouvoir
05:38à d'autres qui sont extérieurs à un pays souverain,
05:44le vôtre, il ne faut pas ensuite venir au premier rang
05:47pour pleurer et mettre en œuvre un protocole compassionnel
05:52en disant, oh, les salauds, on est surpris,
05:55c'est pas bien, qu'est-ce qu'elle a fait l'impératrice ?
05:57Mais non, elle a fait ce qu'elle peut faire
06:01puisqu'on est dirigé par un super État profond
06:04qui est la commission de Bruxelles.
06:08Mais j'ajoute ceci,
06:11j'invite nos spectateurs auditeurs,
06:17téléspectateurs de CNews, auditeurs d'Europe 1,
06:21à réfléchir à la coïncidence des quatre pépins
06:25qui nous tombent dessus, à la coïncidence.
06:29Premier pépin, donc le Mercosur.
06:31C'est réglé, ça se fait sans nous.
06:35On est ridicule.
06:37On n'a même pas un strapentin.
06:39Vous y maniez de Gaulle avec la chaise vide à l'époque.
06:43On a glissé sur la pente.
06:46Deuxième pépin,
06:48on apprend ce matin, par la une du Figaro,
06:51que Stellantis a 20 milliards d'euros de trous
06:54et qu'en fait, on va avoir 75 000 emplois menacés
06:59qui vont disparaître en Europe, dans l'industrie automobile.
07:03Pourquoi ça ?
07:04Parce qu'il faut respecter
07:07ce que la commission a décidé,
07:09c'est le pacte vert, le Green Deal.
07:13T'as voulu voir Vierzon, tu verras Vierzon.
07:15T'as voulu la souveraineté européenne,
07:17ben tu l'as.
07:20Troisièmement, il y a quelques heures,
07:22il y a eu une motion de censure
07:24déposée par le Rassemblement National,
07:26que LR n'a même pas voté d'ailleurs,
07:28l'UMPS,
07:31sur le PPE 3,
07:33le Programme Pluriannuel de l'Énergie.
07:35C'est pas nous le Programme Pluriannuel de l'Énergie.
07:38C'est une directive de Bruxelles.
07:41Donc Bruxelles nous a obligés
07:43à abandonner Fessenheim,
07:45en son temps, sous l'influence allemande.
07:47Vous savez, le pacte,
07:48dans le temps, il y avait le couple franco-allemand,
07:50maintenant c'est le couple germano-allemand.
07:54Merz, van der Leyen.
07:55Ensuite, on a été obligés
07:57d'adopter les éoliennes,
07:58qui sont vendues par les entreprises allemandes.
08:01Et puis maintenant, le marché de l'électricité,
08:03où on prend le gaz allemand,
08:06alors que nous, on a une électricité nucléaire
08:09beaucoup moins chère.
08:11Ensuite,
08:12donc le marché de l'électricité.
08:13Pourquoi on fait ça ?
08:15Parce que c'est le Green Deal.
08:16Bon.
08:20L'industrie automobile et enfin la défense.
08:23On s'oriente vers une industrie commune de la défense
08:27et dans les milieux bien informés,
08:30je rencontrais un très grand patron
08:31d'une entreprise d'armement
08:34qui me disait,
08:35en fait, Philippe, c'est simple,
08:37la préférence européenne en matière de défense,
08:40ce sera la préférence allemande.
08:42Bon.
08:43En d'autres termes,
08:46je vous invite
08:48à recouvrer la souveraineté,
08:50la souveraineté agricole,
08:52sinon,
08:53nos paysans vont mourir.
08:55La souveraineté industrielle,
08:57sinon, il n'y aura plus rien,
08:58il n'y aura plus d'industrie en France
08:59dans 5 ans, dans 10 ans.
09:01Plus rien.
09:02Parce que c'est les Chinois qui arrivent.
09:07Vous deux,
09:08vous allez bientôt voyager
09:11pour arriver à CNUS
09:11en voiture chinoise.
09:13Vous serez très contents, d'ailleurs,
09:15parce que ça marche très bien.
09:16Bon.
09:17Mais quand même,
09:18ce n'est pas la même chose, quoi.
09:20Bon.
09:21Ensuite,
09:22la souveraineté militaire
09:26et la souveraineté énergétique.
09:29Souveraineté agricole,
09:30souveraineté énergétique,
09:31souveraineté militaire,
09:34souveraineté industrielle.
09:36Voilà.
09:36Quand un pays, en fait,
09:38transfère sa souveraineté,
09:39le pouvoir de faire la loi,
09:40le pouvoir de rendre la justice,
09:41le pouvoir de battre monnaie,
09:43le pouvoir de se défendre,
09:47il n'a plus que le protocole compassionnel.
09:49Et on a des politiciens
09:51qui apprennent à pleurer
09:52au bord de la route,
09:54à distribuer des cachets d'aspirine
09:56aux blessés
09:57qui sont en hémorragie.
09:59Ils sont là impuissants,
10:01mais ils pleurent bien.
10:02Ils apprennent à pleurer.
10:03Et celui qui est élu,
10:04c'est celui qui pleure le mieux.
10:05Et moi, je vous dis,
10:06ce soir, c'est très simple.
10:07L'enjeu principal
10:09de la présidentielle,
10:10il est là.
10:11Le pronostic vital
10:12de la France est engagé
10:13parce que la France
10:14n'a plus le pouvoir.
10:14Quand le pouvoir n'a plus le pouvoir,
10:16il ne peut plus rien pour vous.
10:17Et donc, l'enjeu,
10:19c'est le Frexit.
10:20L'enjeu,
10:21c'est la sortie
10:21de l'Union européenne.
10:23Sinon, on va tous mourir.
10:24La France va mourir.
10:25Et donc, si la France
10:26doit croire à nouveau en elle
10:28pour les nouvelles générations,
10:29il faut qu'on récupère
10:31notre souveraineté.
10:32La souveraineté,
10:32c'est le caractère
10:33d'une puissance
10:35qui n'entre en concours
10:36avec aucune autre.
10:39Réfléchissez à cette formule.
10:41Elle est simple.
10:42Elle est vraie.
10:44La France souveraine
10:45face au monde.
10:46Et il ne faut pas
10:47nous raconter de bobards.
10:48Il ne faut pas nous dire
10:49« Ah oui, mais une France souveraine,
10:50on sera trop petit, etc. »
10:51C'est l'inverse.
10:54Ce n'est pas que la France
10:55est trop petite pour l'Europe,
10:56c'est que l'Europe
10:56est trop petite pour la France.
10:57La France,
10:58c'est une puissance mondiale.
10:59Et donc,
11:00il faut qu'on apprenne
11:01à nos enfants.
11:02Vous savez,
11:02on a été une grande puissance
11:04et on peut le redevenir.
11:05Regardez Singapour,
11:06regardez les dragons,
11:08regardez...
11:08Il n'y a pas d'identité
11:10entre la taille
11:10et la puissance.
11:11C'est un bobard.
11:13Dans la post-modernité,
11:16l'intelligence
11:17d'un peuple
11:19compense
11:20tous les problèmes
11:21de taille,
11:22de grandeur
11:22et de statistiques.
11:24C'est en fait
11:25l'équivalent de l'atome.
11:27La combinaison
11:27contradictoire
11:28de l'infiniment petit
11:29et de l'infiniment puissant.
11:30C'est ça
11:31la puissance moderne.
11:33Et vous parliez
11:34de défense,
11:35dissuasion nucléaire,
11:36notamment,
11:36on y reviendra tout à l'heure
11:37puisqu'Emmanuel Macron
11:38va donner un discours.
11:40Ce sera à Brest,
11:41à Lille-Longue,
11:41lundi prochain.
11:42Et justement,
11:42sur la question
11:43du partage
11:44de notre dissuasion nucléaire.
11:46Mais avant,
11:46restons peut-être
11:47sur Emmanuel Macron.
11:48Emmanuel Macron
11:49que vous avez bien connu.
11:50Vous avez lié
11:51une amitié d'ailleurs
11:52avec lui.
11:53Les Français se souviennent.
11:55Une relation cordiale.
11:56Il était venu
11:57notamment au Puy-du-Fou
11:58jusqu'au jour
11:59où vous l'avez alerté
12:01sur une question
12:01qui est essentielle
12:02pour vous.
12:03C'était le cas
12:04de Vincent Lambert.
12:05Les téléspectateurs
12:06s'en souviennent.
12:07C'est le symbole
12:08du débat
12:08alors sur la fin de vie.
12:10Et vous allez nous faire
12:12des déclarations
12:13fracassantes,
12:14si je puis dire,
12:15ce soir,
12:15puisque vous allez
12:16nous révéler
12:16les échanges
12:18que vous avez eus
12:18avec Emmanuel Macron
12:19à ce moment-là.
12:20Et finalement,
12:21c'est l'histoire
12:22du rapport
12:23d'un homme
12:23à la parole donnée
12:24en quelque sorte.
12:26Alors,
12:26je vous ai apporté
12:27quelque chose
12:29que j'ai gardé
12:30par-devers moi.
12:33Mais quand j'ai entendu
12:34hier
12:35Emmanuel Macron
12:36nous expliquer
12:38que la loi
12:39sur l'euthanasie
12:40était une avancée
12:41dans le sens
12:41d'un modèle humaniste,
12:43bon,
12:43c'est le vocabulaire
12:44des loges,
12:45on a tous compris,
12:46la grande loge
12:47de France
12:47où il est allé
12:48il n'y a pas très longtemps
12:51pour sceller le pacte.
12:54Je me suis souvenu
12:55d'une lettre
12:59que voici,
13:00une lettre
13:02où il s'est appliqué,
13:04c'est important
13:05pour lui cette lettre,
13:07où je lui demande
13:08de gracier
13:09Vincent Lambert
13:12parce qu'il n'y a
13:13aucune raison
13:13de l'euthanasier
13:14et il me répond
13:16en disant
13:16merci beaucoup
13:17pour votre mot
13:19sur Vincent Lambert.
13:20Je sais le cas
13:21de conscience
13:22pour lui
13:22et sa famille
13:23que représente
13:24aujourd'hui son sort.
13:25Je respecte
13:26profondément
13:27ces débats
13:28parce qu'ils relèvent
13:29d'une part
13:30d'indécidables,
13:32d'irréductibles
13:33délibérations
13:34de nos consciences.
13:35Pour moi
13:36comme pour vous,
13:37la vie intérieure
13:38a un sens.
13:39c'est magnifique
13:40sauf que
13:41nous sommes le 4 juillet
13:422019
13:43quand il m'envoie
13:43cette lettre
13:44et
13:46quelques jours
13:47après
13:50il ne fait rien
13:53alors que
13:54sa femme
13:54Brigitte
13:55m'avait promis
13:57et donc là
13:58j'ai compris
13:58qu'en fait
14:00cet homme
14:01n'avait pas
14:02de conviction.
14:05Et vous parliez
14:06Philippe
14:07de la question
14:07de l'euthanasie
14:08à la une
14:09de l'actualité
14:10cette semaine
14:10puisque
14:11l'Assemblée nationale
14:12a adopté
14:12en deuxième lecture
14:13c'était mercredi
14:14après-midi
14:15la proposition
14:15de loi ouvrant
14:16je cite
14:17le droit
14:17à l'aide
14:18à mourir
14:19alors derrière
14:19le vernis
14:20sémantique
14:21les opposants
14:22à cette nouvelle loi
14:23alertent
14:24tous les garde-fous
14:25ont été supprimés
14:26nous disent-ils
14:27comme le délit
14:28d'entrave
14:28contraire à la liberté
14:29de conscience
14:30à la liberté
14:31d'expression
14:31d'ailleurs
14:32je voulais vous montrer
14:33cette séquence
14:34filmée
14:34par les journalistes
14:35de Boulevard Voltaire
14:36et elle est particulièrement
14:38révélatrice
14:39des policiers casqués
14:40ont été dépêchés
14:41pour dissoudre
14:42une veillée spontanée
14:43d'opposants
14:44au projet de loi
14:45alors il y a eu
14:468 personnes
14:46au moins placées
14:47en garde à vue
14:48dont une jeune femme
14:49regardez cette séquence
15:10Geoffroy le jeune
15:11alors Philippe
15:12on a déjà beaucoup parlé
15:13de ce sujet ici
15:14mais le texte évolue
15:15il change au fur et à mesure
15:16du parcours législatif
15:17donc que pensez-vous
15:18du texte qui est en train
15:19d'être débattu
15:20voté en ce moment
15:21et pensez-vous
15:22qu'on pourra encore
15:23demain oser
15:24une réflexion critique
15:26sur l'euthanasie
15:26sur le suicide assisté
15:27en France
15:28image de monsieur Nunez
15:30puisque c'est
15:31le ministre de l'Intérieur
15:32quand vous voyez
15:35ces policiers
15:36les plus capés
15:38alors je ne leur en veux pas
15:39mais bon quand même
15:39vous avez vu
15:40la petite jeune fille
15:41c'est une horogène
15:41de la vie
15:42et elle va terminer
15:45en taule
15:46parce que
15:47qu'est-ce qui se passe
15:47avec le délit
15:51d'entrave
15:51sur l'avortement
15:52constitutionnel
15:53et le délit d'entrave
15:54sur l'euthanasie
15:56je ne pourrai plus
15:57vous dire
15:57ce que je vais vous dire
15:58ce soir
16:00on ne tue pas
16:01un enfant
16:02dans le ventre
16:02de sa mère
16:03parce que sinon
16:04il n'y a plus de civilisation
16:05possible
16:06un pays qui a
16:07230 000 avortements
16:09il ne peut pas se relever
16:10il ne peut pas être
16:11dans la dynamique
16:12de la vie
16:12et je ne peux pas
16:13vous dire non plus
16:14je ne pourrai plus
16:14vous dire non plus
16:17un pays qui fait
16:18mourir ses vieux
16:19qui fait mourir
16:20ses incurables
16:21qui fait mourir
16:22ses handicapés
16:23c'est un pays
16:24qui rejoint
16:24la législation
16:25de 1933
16:27en Allemagne
16:29je ne pourrai pas
16:30vous le dire
16:30parce que ce sera
16:31le délit d'entrave
16:33le délit d'entrave
16:34c'est empêcher
16:35c'est une aversion
16:36complète
16:37avant il fallait empêcher
16:39des gens de mourir
16:40tout faire pour les empêcher
16:41de mourir
16:42les garder en vie
16:44alléger leur souffrance
16:45mais les garder en vie
16:46maintenant c'est
16:47c'est l'inverse
16:47alors en fait
16:48pour faire la synthèse
16:49sur ce dispositif
16:51législatif
16:51je vous dirais que
16:52le mensonge a été
16:53scellé sur le cercueil
16:55le mensonge d'état
16:56c'est quoi le mensonge
16:58d'état
16:58mensonge de Bayrou
16:59et de tous les autres
17:00et de Macron
17:01ils ont
17:02tenté un coup
17:04ils ont présenté
17:05deux lois
17:05la loi qui tue
17:06la loi qui soigne
17:07en disant
17:07attendez
17:08ne vous inquiétez pas
17:08il y en a pour tout le monde
17:11et donc il y a
17:12dans la blouse
17:13les deux poches
17:13l'injection létale
17:15et puis le calmant
17:16sauf que
17:17maintenant
17:17on a bien compris
17:18qu'en réalité
17:19la loi sur les soins
17:21plédiatifs
17:22n'est d'aucun secours
17:22puisque c'est une question
17:23budgétaire
17:25et que
17:26en fait
17:26la loi sur l'euthanasie
17:28elle demeure
17:29comme l'a dit
17:30monsieur Sauvé
17:30l'ancien vice-président
17:31du conseil d'état
17:32ou Jean Léonetti
17:33de manière remarquable
17:35en disant en fait
17:35ça cache la misère
17:37du système de santé
17:39tout ça
17:40pour ouvrir
17:41la boîte de Pandore
17:42Olivier
17:44Geoffroy
17:44savez-vous que
17:47cette loi
17:47qui a été adoptée hier
17:49est la plus permissive
17:50dans toute l'histoire du monde
17:52et dans le monde entier
17:53plus permissive
17:55qu'en Belgique
17:56aux Pays-Bas
17:57dans l'Oregon
17:58au Canada
18:00et que cette loi
18:02elle va connaître
18:04ensuite
18:04c'est le pied dans la porte
18:05comme dit un sénateur
18:06elle va connaître
18:07ensuite une banalisation
18:09qui va nous emmener
18:11jusqu'à l'eugénisme
18:12c'est-à-dire
18:12la société parfaite
18:13avec
18:14l'enfant parfait
18:15sinon il n'est pas
18:17il ne peut plus naître
18:18et le vieillard parfait
18:21donc cette société
18:22elle me fait peur
18:23parce que c'est la société
18:24qui va vers le transhumanisme
18:26et
18:28non seulement
18:29la banalisation
18:30mais la pression psychologique
18:31le professeur
18:33Philippe Juvin
18:34qui est un
18:36un homme remarquable
18:38qui s'est battu
18:39d'ailleurs
18:40de manière admirable
18:41à l'Assemblée
18:42a fait une interview
18:43dans le JDD
18:46dimanche dernier
18:47qui m'a bouleversé
18:49et il dit
18:51la cour constitutionnelle
18:52allemande
18:53a noté que
18:55des Hollandais
18:56avaient quitté
18:57leur pays
18:57pour s'installer
18:58en Allemagne
18:58pour échapper
18:59à la pression psychologique
19:01de l'euthanasie
19:02on en est là
19:04et ce que je voudrais dire
19:07de plus important
19:09et de plus grave
19:09c'est qu'en fait
19:11le prix de la vie
19:12va changer
19:17la vie humaine
19:20est le principe
19:21le ciment
19:23de toute société
19:24civilisée
19:25le respect
19:25de la vie humaine
19:27et là
19:28on a le meurtre légal
19:30vous vous rendez compte
19:31ce que je dis
19:32le meurtre légal
19:33c'est à dire qu'en fait
19:34la non-assistance
19:35à personne en danger
19:36elle change de code
19:38elle était dans le code pénal
19:40c'était un crime
19:40elle passe dans le code
19:41de la santé publique
19:42c'est une vertu civique
19:46et là encore
19:47je reviens
19:47au professeur Juvin
19:48et il dit
19:49je ne veux pas
19:50quand j'entre
19:51dans la chambre
19:52d'un patient
19:53en blouse blanche
19:55qu'il se demande
19:56ce que je viens faire
19:59est-ce que je viens
20:00pour le soigner
20:01ou pour le tuer
20:01vous vous rendez compte
20:03la relation
20:04entre le soignant
20:06et le soigné
20:07va être complètement
20:08dénaturée
20:10moi je vous dirais
20:11ceci
20:12j'ai déjà dit ici
20:13devant Geoffroy
20:14mais je le répète
20:15la différence
20:16entre un homme
20:17et une civilisation
20:19c'est que
20:20dans un cas
20:21dans le cas de l'homme
20:22la décomposition
20:23suit la mort
20:24pour une civilisation
20:27elle la précède
20:31dans toutes les sociétés
20:32qui vont vers l'épuisement
20:35il y a un temps
20:37entre le temps
20:38des vivants
20:39et le temps des morts
20:40c'est le temps
20:41des morts vivants
20:42nous sommes
20:43dans ce temps-là
20:46Philippe Devilliers
20:47vous le comprendrez bien
20:48mon rôle de modérateur
20:49m'oblige à rappeler
20:50effectivement aux téléspectateurs
20:52qu'aujourd'hui
20:52l'avortement
20:53est dans la constitution
20:54il est inscrit
20:55dans la constitution
20:56ce que je vous propose
20:58à présent
20:58c'est de revenir
20:59sur l'après
21:00beau travail Macron
21:02il n'a pas fait grand chose
21:03mais alors
21:03c'est le sociétal
21:05voilà
21:06en fait
21:06il n'a pas fait grand chose
21:07mais enfin
21:08il a quand même
21:08abîmé l'état
21:10il a supprimé
21:11le corps préfectoral
21:12le corps diplomatique
21:12il a abîmé
21:13la nation
21:14il a transféré
21:15la souveraineté
21:16on voit le résultat
21:17et il a abîmé
21:18la société
21:20dors-tu content
21:21Voltaire
21:22et ton hideux sourire
21:23voltige-t-il encore
21:24sur tes os décharnés
21:26ceci avec le doigt
21:27te plaire
21:27car tes hommes
21:28sont nés
21:30et on voit
21:30effectivement
21:31une société
21:31Philippe Devilliers
21:32de plus en plus
21:33violente
21:34cette semaine
21:34le JD News
21:35a révélé
21:36les déclarations
21:36accablantes
21:37des mises en cause
21:38après la mort de Quentin
21:39des déclarations
21:40lors de leur garde à vue
21:41dans le cadre de l'enquête
21:42alors Jacques-Éli Favreau
21:43on le sait
21:44qu'il est attaché parlementaire
21:45de Raphaël Arnaud
21:46qu'il est député LFI
21:47il a reconnu devant
21:48les enquêteurs
21:49avoir scandé
21:50je cite
21:51Philippe
21:51allez Lyon Antifa
21:52on tient
21:53butez-le
21:54et alors que les liens
21:55entre la France insoumise
21:57et une partie des suspects
21:58est avéré
21:59et bien Jean-Luc Mélenchon
22:00qu'est-ce qu'il a fait ?
22:01il a choisi symboliquement
22:02de se rendre à Lyon
22:03hier en meeting
22:04lieu du drame
22:05donc c'était 15 jours
22:07après la mort de Quentin
22:08alors nous avons entendu
22:09certains parler
22:10effectivement
22:11d'un déplacement
22:12d'un geste audacieux
22:13et d'autres
22:14plutôt de provocation
22:15quelle est votre analyse
22:17Philippe Devilliers
22:17sur ce choix
22:18de Jean-Luc Mélenchon ?
22:20je dirais que c'est une provocation
22:21audacieuse
22:26en fait
22:30ça s'appelle
22:33revenir sur les lieux du crime
22:36il paraît qu'ils font tous ça
22:38la joie morbide
22:40l'ivresse sardonique
22:44il était euphorique
22:47d'être à Lyon
22:50ignominieux
22:54et
22:55il feignait d'ignorer
22:58que
22:58la victime
23:01a été tuée
23:04piétinée
23:05tabassée
23:08par des membres
23:10de sa milice
23:14et non seulement ça
23:15mais il s'est permis
23:15de nazifier
23:17les victimes
23:18il a nazifié
23:19Quentin
23:20et il a nazifié
23:22la
23:24Némésis
23:27Némésis
23:27c'est les victimes
23:28Némésis
23:28c'est sept filles
23:29qui sont arrivées
23:30pour protester
23:31contre eux
23:32de manière tout à fait
23:33pacifique
23:34contre la présence
23:36de Rima Hassan
23:36à Sciences Po
23:38deux ont été
23:39blessés
23:40dont une
23:41étranglée
23:43et qu'est-ce qu'a fait
23:45Mélenchon
23:45repris par Nunez
23:47qui à l'Assemblée
23:48a dit
23:48on va dissoudre
23:49Némésis
23:51c'est-à-dire qu'en fait
23:53c'est l'ultra-gauche
23:54c'est l'extrême-gauche
23:55qui tue
23:56et c'est l'extrême-droite
23:58qui est coupable
23:59si tant est que
24:00on puisse parler
24:01d'extrême-droite
24:02pour Némésis
24:02Némésis
24:03c'est une association
24:04qui lutte
24:05contre le communisme
24:07contre l'islamisme
24:08et contre le nazisme
24:11de manière
24:12tellement pacifique
24:13qu'il n'y a jamais eu
24:14un problème judiciaire
24:15donc moi je ne peux pas
24:16accepter ça
24:16et vous voyez
24:18ce soir
24:19je suis
24:22déterminé
24:23dans ce que je vais vous dire
24:25parce qu'en fait
24:26je vois autour de moi
24:28que tout le monde se tait
24:30en fait
24:30c'est l'affaissement mental
24:32on est en mai 40
24:33c'est l'affaissement mental
24:35tout le monde a peur
24:36en fait
24:37il est en train de gagner
24:38Mélenchon
24:39il installe la peur
24:40il fascise
24:41le monde
24:42qui nous entoure
24:43il le fascise
24:44et donc
24:45il crée
24:46la peur
24:47mais
24:49en fait
24:51hier
24:51j'ai regardé
24:52le meeting
24:53et je me suis dit
24:53il est en train
24:54de faire sa mue
24:57il est en train
24:58de devenir
24:58un militant
25:00insurrectionnel
25:02en fait
25:03il va aller aux élections
25:04mais ce n'est pas
25:04son problème
25:05en fait
25:05ce qui compte
25:06c'est la rue
25:08et donc
25:09tout est orienté
25:10vers la rue
25:10sinon il ne se lâcherait
25:11pas comme il se lâche
25:12il serait prudent
25:13il ferait du marketing
25:14un petit peu
25:14comme il savait faire
25:16et donc
25:18je vais vous dire
25:18Mélenchon
25:19c'est l'ennemi de la France
25:22je crois qu'Éric Zemmour
25:23a dit ça hier
25:26c'est le grand remplacement
25:28c'est plus Zemmour
25:29le grand remplacement
25:29c'est Mélenchon
25:30qui le revendique
25:32c'est l'immigration
25:33de masse
25:34pour tuer
25:35la France
25:36c'est en finir
25:36avec la population
25:37de souche
25:39changer de population
25:40et enfin
25:41c'est l'islamisation
25:43de la France
25:43l'islamisation
25:44de la France
25:45c'est-à-dire
25:46une nouvelle civilisation
25:47voilà
25:47c'est ça Mélenchon
25:48si on ne comprend pas ça
25:49on ne comprend rien
25:50à Mélenchon
25:51Mélenchon est un révolutionnaire
25:53c'est un trotskiste
25:55trotskiste un jour
25:56trotskiste toujours
25:57alors c'est vrai
25:58à vous entendre
25:59on le comprend bien
26:00finalement
26:00les députés
26:01la France insoumise
26:02ils accusent tout le monde
26:03excepté les tueurs
26:04finalement
26:05avec Geoffroy
26:06nous avons souhaité
26:06vous soumettre
26:07trois morceaux de bravoure
26:09si je puis dire
26:10et pour avoir votre réaction
26:12alors il s'agit de
26:12Jean-Luc Mélenchon
26:13Mathilde Panot
26:14et Sophia Chiquiot
26:15regardez
26:17bonjour
26:18je suis Lisa Lab
26:19journaliste pour le Média
26:19moi je vais revenir
26:20sur la mort de Quentin
26:21le jour où tout le monde
26:22l'a appris
26:24le militant néo-nazi
26:26à Lyon
26:27qui a été tué
26:28oui
26:29nous connaissons l'histoire
26:30et nous savons
26:33ce qui se passe
26:34lorsque l'on glisse
26:36sur la pente
26:36et lorsque
26:38on met en équivalence
26:39deux extrêmes
26:40je le redis
26:42la manière
26:42dont est instrumentalisé
26:44ce drame
26:44dans ce pays
26:45est d'abord
26:46le fait
26:46de vouloir cacher
26:48la propre violence
26:49de l'extrême droite
26:50dans ce pays
26:51c'est l'extrême droite
26:52qui tue
26:5390% des meurtres
26:55à caractère idéologique
26:56dans ce pays
26:57depuis 1986
26:58sont les faits
26:59de l'extrême droite
26:59il y a depuis 2022
27:01rien que depuis 2022
27:0312 personnes
27:04qui ont été tuées
27:05en France
27:05par l'extrême droite
27:06et je signale
27:07qu'aucune de ces personnes
27:09n'a eu
27:09deux minutes de silence
27:10à l'Assemblée nationale
27:11ou même un mot
27:12d'Emmanuel Macron
27:13vous lui reprochez quoi
27:14Raphaël Arnaud
27:15d'être antifasciste
27:16mais si on commence
27:18à reprocher à des gens
27:19d'être antifasciste
27:19il faut peut-être
27:20s'interroger
27:21et se dire
27:21mais peut-être
27:22que s'il y a
27:22un antifasciste
27:24et nous tous
27:24les insoumis antifascistes
27:26dans l'Assemblée
27:26c'est qu'il doit y avoir
27:27des fascistes
27:27dans ce pays
27:28et si on commençait
27:29et si on commençait par dire
27:30venez
27:32désolidarisez-vous
27:33des fascistes
27:34virez les fascistes
27:35de l'Assemblée
27:37virez les fascistes
27:39des conseils municipaux
27:41virez les fascistes
27:43des médias
27:44parce qu'on n'en peut plus
27:45délaquer des fascistes
27:47sur les plateaux télé
27:48vous nous dégoûtez
27:50vous n'êtes pas journalistes
27:52vous n'avez rien de journaliste
27:54rendez la carte
27:56vous êtes des petits agents
27:57c'est ce que Simone
27:59va y appeler
27:59les nazis à petits pieds
28:01voilà ce qu'ils sont
28:02des nazis à petits pieds
28:03qui portent la cravate
28:05se font beau
28:05se maquillent
28:06sur les plateaux télé
28:07et nous donnent des leçons
28:09Geoffroy Lejeune
28:13cher Philippe
28:14comment réagissez-vous
28:15aux trois propos
28:16qu'on vient d'entendre
28:16qui sont
28:17qui émanent
28:18de la France insoumise
28:19alors il faut toujours
28:20décrypter
28:22en se mettant
28:23à la place
28:24de celui
28:25qui persénaire
28:27ces trois
28:29morceaux de bravoure
28:30comme vous dites
28:31ont une signification
28:33la panique à bord
28:36je m'adresse
28:37aux bretons
28:38de Dinard
28:40c'est ça
28:40vous êtes de Dinard
28:41mes parents
28:42effectivement
28:43c'est ça
28:43donc quand j'étais petit
28:45on allait
28:45de Rotteneuf
28:46à Dinard
28:47de Saint-Malo
28:47à Dinard
28:48avec les vedettes vertes
28:49existent encore
28:49bien évidemment
28:50ces vedettes existaient toujours
28:52il y avait une règle
28:53quand vous voyez les îles Chosais
28:55au large
28:55oui exactement
28:57et alors on allait
29:00au Mont-Saint-Michel
29:01tous les ans
29:01évidemment
29:01on était tout près
29:02et au Mont-Saint-Michel
29:04vous savez que
29:05il ne faut pas aller
29:06sur les sables mouvants
29:07c'est très dangereux
29:08on nous expliquait
29:09que la mer
29:10quand elle monte
29:11la marée montante
29:12va à la vitesse
29:13d'un cheval au galop
29:16mais là
29:17c'est ce qui arrive
29:18la marée montante
29:19et le cheval au galop
29:20la chiquirou
29:21et voit que le cheval
29:22arrive au galop
29:23c'est quoi le cheval
29:24c'est
29:26les procédures judiciaires
29:29en fait
29:30il y a deux procédures judiciaires
29:31j'explique en deux mots
29:32l'état de la situation
29:36rien que pour leur faire peur
29:38première procédure judiciaire
29:40c'est un cordon
29:41de poudre
29:42à combustion lente
29:43il y a trois juges d'instruction
29:46derrière le procureur
29:47qui travaillent
29:49et maintenant on en est
29:50à l'inspection des fadettes
29:52et on va tout savoir
29:53sur les fadettes
29:54et sur les communications
29:56entre les uns et les autres
29:57qui a appelé qui
29:59qui a passé les commandes
30:03donc je comprends
30:04qu'ils aient peur
30:04parce que les fadettes
30:05sont éloquentes
30:07bavardes
30:08ensuite il y a une histoire
30:09de scooter
30:10qui se profile
30:12or s'il y a un scooter
30:13c'est qu'il y a eu
30:14pré-méditation
30:14s'il y a eu pré-méditation
30:16on passe du meurtre
30:16à l'assassinat
30:18excusez du peu
30:20et puis la deuxième procédure
30:21qui est beaucoup plus rapide
30:22celle-là
30:23c'est la procédure
30:26pour reconstitution
30:27de l'Igdissoute
30:28or il suffit
30:29de regarder les images
30:32passez
30:32passez chez vos confrères
30:34de quotidien
30:35notamment
30:36merci monsieur Apathy
30:38un brave homme
30:40toujours prêt
30:41à nous aider
30:42quand il s'agit
30:43d'un bon combat
30:43en l'occurrence
30:44il a passé des images
30:45on voit le stand
30:47de la jeune garde
30:48à l'université d'été
30:50de la France insoumise
30:51donc les preuves
30:52il ne faut pas aller les chercher
30:53elles sont là
30:55en fait
30:56en regardant
30:57ces trois morceaux
30:58de bravoure
30:58je me disais
30:59au fond
30:59comment définir
31:02comment définir
31:03la France insoumise
31:05et
31:05moi
31:06je hasarde
31:08la réponse suivante
31:09c'est une secte
31:10bolchevique
31:12alors
31:13on n'en a plus l'habitude
31:14alors c'est une secte
31:15parce que
31:16la caractéristique
31:17d'une secte
31:17c'est qu'il y a un gourou
31:19le chef suprême
31:20là on voit
31:21hier on a vu le gourou
31:22qui parlait pendant deux heures
31:24c'est le temple solaire
31:26en fait c'est un mélange
31:27de Robespierre et de Comédi
31:29il a de Robespierre
31:30les colères
31:31et de Comédi
31:32les fatouins
31:35et je dis
31:35bolchevique
31:36c'est-à-dire
31:36il y a le parti unique
31:37il y a le parti totalitaire
31:38alors on dit
31:39fasciste
31:40antifasciste
31:40tout le monde se fait avoir
31:42on dit
31:42c'est un fasciste
31:43non c'est pas un fasciste
31:44c'est un communiste
31:45il dit lui-même
31:46je suis collectiviste
31:47je suis rouge
31:48donc il le revendique
31:49donc c'est pas la peine
31:50d'aller chercher ailleurs
31:50la différence entre
31:52le fascisme et le communiste
31:53c'est que le fasciste
31:53il y a eu un procès
31:56nazisme
31:56Nuremberg
31:57communistes
31:58ils s'en sont très bien tirés
32:00et ça continue
32:00il y a encore un parti communiste
32:02en France
32:02à l'Assemblée
32:04voilà
32:05et donc
32:05c'est un parti totalitaire
32:06et ce que je voudrais ajouter
32:08ce qui m'a frappé
32:09c'est qu'il y a un double renversement
32:12le premier renversement
32:13c'est que par rapport à Marx
32:15il a cité Marx hier
32:17Marx disait
32:18ce sont les prolétaires
32:20qui pourchassent les bourgeois
32:22et là en fait
32:23quand on regarde les prénoms
32:25des détenus provisoires
32:27c'est que les prénoms
32:28du calendrier grégorien
32:29c'est des bourgeois
32:30des fils de bourgeois
32:31et là
32:32c'est les bourgeois
32:33qui poursuivent les prolétaires
32:35au sens où Jaurès disait
32:40c'est dans le prolétariat
32:42que le verbe
32:44de la France
32:45s'est fait chair
32:47et il ajoutait
32:49la patrie
32:50c'est le bien
32:51de ceux qui n'ont rien
32:51or eux
32:52ils rejettent la patrie
32:53et deuxième renversement
32:54qui est encore plus étrange
32:56dans la logique antifa
32:57c'est le fascisme
33:00qui tue l'antifascisme
33:01et là
33:02c'est l'antifascisme
33:03qui tue le fasciste
33:04donc je comprends
33:05qu'il s'excite
33:06je comprends
33:07qu'il vocifère
33:08mais toutes ces vociférations
33:11en fait
33:12sont révélatrices
33:13de ce qui affleure
33:16la peur panique
33:17parce que
33:18monsieur Mélenchon
33:19sera bientôt
33:20entendu
33:22c'est très intéressant
33:23de rappeler
33:25effectivement
33:25qu'il y a une enquête
33:26de rappeler les faits
33:27puisque peut-être
33:28pour clore
33:29sur ce dossier
33:30Quentin
33:30le débat
33:31a été ramené
33:32vers les violences
33:32d'extrême droite
33:33on l'a constaté
33:34ces dernières quinzaines
33:35de jours
33:35cherchant à établir
33:36une équivalence
33:37entre ces radicalités
33:39politiques
33:39est-ce que
33:41Philippe de Villiers
33:41vous considérez
33:42que la bataille
33:44de la vérité
33:45a été perdue
33:46aujourd'hui ?
33:47Elle a été perdue
33:49mais
33:50je pense souvent
33:52à
33:54un vieux menuisier
33:55de mon enfance
33:58qui
33:59est encore vivant
34:01et qui me disait
34:02un jour
34:02tu sais Philippe
34:04entre le bois
34:05et le bois
34:06c'est le temps
34:07qui décide
34:08c'est le temps
34:09qui juge
34:10la vérité
34:11ne triomphe jamais
34:12mais ses ennemis
34:12finissent toujours
34:13par mourir
34:15il y a le temps
34:16qui ternit
34:17le temps
34:17qui sauve
34:18le temps
34:19qui pourrit
34:21et donc
34:24là on a vécu
34:25deux semaines
34:25contrastées
34:26la première semaine
34:27c'est la semaine
34:27de la vérité
34:29et la deuxième semaine
34:30c'est la semaine
34:31de la contre-vérité
34:33alors la semaine
34:34de la vérité
34:36dans le récit
34:37sur la mort
34:38de Quentin
34:39la semaine
34:40de la vérité
34:42c'est simple
34:43ça se ramène
34:44à deux phrases
34:44il y a eu
34:45un meurtre
34:46il y a eu
34:47une marche blanche
34:48alors il y a eu
34:49un meurtre
34:49bon
34:50on a les images
34:51ça nous sauve
34:52par rapport à Crépaule
34:52parce que s'il n'y avait
34:53pas eu les images
34:54on nous aurait refait
34:54le coup de Crépaule
34:55de la mêlée
34:56confuse
34:57et on aurait oublié
34:58la phrase
34:58ils ont planté du blanc
35:00donc il y a les images
35:01et il y a le procureur
35:02et ça concorde
35:04il y a une convergence
35:06sur trois caractéristiques
35:08qui sont maintenant
35:09retenues par la justice
35:12la première
35:13c'est qu'on a
35:14un individu isolé
35:15et non pas une rixe
35:16une confrontation
35:17une mêlée
35:18non
35:18un individu isolé
35:19deuxièmement
35:21il est tabassé
35:21à mort
35:23c'est un lynchage
35:24c'est clair
35:25les images
35:26sont
35:27irréfragables
35:28et troisièmement
35:30les meurtriers
35:31ils sont
35:33probablement
35:35repérés
35:35par la justice
35:37et il se pourrait
35:38que ce soit
35:38des proches
35:39de Mélenchon
35:40et de Arnaud
35:42il se pourrait
35:43bon
35:44donc ça
35:45voilà ce qu'on sait
35:45pour l'instant
35:46bon
35:47normalement
35:47avec ce qu'on sait là
35:48ça suffit
35:50il n'y a pas besoin
35:51de parler
35:52de fascisme
35:53deuxièmement
35:54la marche blanche
35:55je vais revenir là-dessus
35:56parce que moi
35:56je ne peux pas
35:57laisser passer
35:57les inepties
35:59on a dit
36:00oui
36:00il y avait des champs
36:01fascistes
36:02des champs nazis
36:03etc
36:04mensonge
36:06la marche blanche
36:07elle a été digne
36:08elle a été calme
36:09bon
36:10il se peut
36:10qu'il y ait eu des gestes
36:11la préfète a guetté
36:12avec ses jumelles
36:14des gestes
36:14bon
36:14elle a peut-être vu des gestes
36:15je ne sais pas
36:16je n'en sais rien
36:17c'est possible
36:18c'est déplorable
36:19c'est même scandaleux
36:20mais ça n'entache pas
36:22l'intention
36:23de la manifestation
36:24l'intention
36:25des organisateurs
36:26et l'intention
36:28elle apparaît
36:28dans les trois champs
36:29premièrement
36:30la cavale 4
36:31c'est un champ scout
36:32vous avez été scout
36:33vous l'avez chanté
36:35je le connais par contre
36:36moi non seulement
36:37alors moi je n'ai pas été scout
36:38mais je l'ai chanté
36:39quand j'étais
36:40élève
36:41officier de réserve
36:42à Côte-Quidant
36:43on nous faisait chanter
36:45la cavale 4
36:47c'est pas un chant fasciste
36:49c'est un chant guerrier
36:51un chant que les légionnaires chantent
36:53etc
36:54ensuite
36:55Adieu camarades
36:56c'est pareil
36:56c'est un chant qui date de 1809
36:59il n'y avait pas de fascisme
37:00en 1809
37:01et alors le plus beau
37:02c'est la Ligue Noire
37:03la Ligue Noire
37:05la Ligue Noire
37:05la Ligue Noire
37:06c'est un chant
37:07que je connais bien
37:09c'est la petite Vendée lyonnaise
37:10il y a eu trois Vendées
37:11il y a eu la Vendée historique
37:12la Vendée militaire
37:13comme on dit
37:14chez moi
37:14ensuite il y a
37:15la petite Vendée lyonnaise
37:17qui a été massacrée
37:18par la terreur
37:18et la Vendée provençale
37:20il y a trois Vendées
37:21c'est à dire qu'on résistait
37:23et donc cette Vendée
37:25elle a composé un chant
37:26qu'ils ont chanté
37:27c'était un symbole
37:28c'est à dire qu'en fait
37:29ils ont chanté contre la terreur
37:31ils ont chanté un hymne
37:32aux martyrs
37:35qui ont lutté contre
37:36le premier totalitariste
37:38celui de Robespierre
37:39pas mal non ?
37:40voilà
37:40alors maintenant
37:42la deuxième semaine
37:43alors la deuxième semaine
37:44dès lundi
37:45écoutez bien
37:46dès lundi
37:48la victime
37:49Quentin
37:50devient l'agresseur
37:51le mardi
37:53mercredi
37:54il devient fasciste
37:56le jeudi
37:58vendredi
37:58il devient
38:00nazi
38:00et le samedi
38:02nazion
38:03ah
38:04c'est une nouvelle espèce
38:05voilà
38:08et la marche blanche
38:09devient la marche brune
38:10voilà
38:11c'est plus simple
38:12alors
38:13alors il suffit de faire
38:15le tour des popotes
38:15que je vous propose
38:17de faire avec moi
38:17en quelques instants
38:19la société médiatique
38:21elle multiplie
38:22dans la deuxième semaine
38:23elle multiplie
38:25les
38:25les gargarismes
38:27rhétoriques
38:28sur la bête immonde
38:31puis
38:32elle parvient
38:34à la conclusion
38:35de son enquête
38:37avec un
38:40rituel
38:41conjuratoire
38:42face
38:43au fascisme
38:43imaginaire
38:44de Quentin
38:45et elle conclut
38:47avec deux
38:50stéréotypes
38:51qu'elle a trouvé
38:52qu'elle a réunis
38:55et qu'elle a brandis
38:57premier stéréotype
38:58il était en état
39:01d'ivresse
39:03patriotique
39:04deuxième stéréotype
39:07il était en état
39:08d'ivresse
39:08de piété dévote
39:13donc
39:14c'est un amoureux
39:15de la France
39:16donc ça veut dire
39:16que c'est un anti-européiste
39:18ça veut dire
39:18que c'est un anti-multiculturaliste
39:20ça veut dire
39:20que c'est un conservateur
39:22ça veut dire
39:23qu'en fait
39:25il est
39:26il est français
39:27de l'ancienne France
39:29de la France éternelle
39:33donc
39:35il est pour les patries
39:36charnelles de Péguy
39:37d'ailleurs
39:37il y avait une bandole
39:38de Péguy
39:41donc fasciste
39:42parce qu'aujourd'hui
39:43c'est comme ça
39:45ensuite
39:45il était catholique
39:47ah ah
39:48il était catholique
39:49donc fasciste
39:50et là
39:52je voudrais dire
39:52que c'est scandaleux
39:53pourquoi
39:54parce que
39:54l'ignorance
39:56crasse
39:57les journalistes
40:00la presse
40:01mainstream
40:02est telle
40:03qu'ils ne savent pas
40:04qu'être catholique
40:06être nazi
40:06c'est contradictoire
40:07c'est ontologiquement
40:08contradictoire
40:09puisque
40:09le pape Pionz
40:11a publié
40:12une encyclique
40:14mit
40:14Brennender Zorge
40:15qui dénonce
40:17l'idéologie
40:18du nazisme
40:18et
40:20pour les nazis
40:23Hitler a dit
40:24le catholicisme
40:26c'est une secte juive
40:27donc
40:28pour Hitler
40:29et pour les nazis
40:30pour Goebbels
40:31et tous les autres
40:31le catholique
40:33c'est l'ennemi
40:33il s'agit
40:35de le remplacer
40:37voilà
40:38donc faire passer
40:39Quentin
40:39pour un fasciste
40:41d'un nazi
40:41parce qu'il est catholique
40:43c'est un double scandale
40:46et du coup
40:47la société médiatique
40:48qu'est-ce qu'elle fait
40:49elle conclut
40:50en légitimant
40:52le crime
40:54du fascisme
40:56de l'antifascisme
40:58purgatif
41:00purger
41:01le fascisme
41:02par l'antifascisme
41:03c'est pas moi
41:04qui dis ça
41:05c'est eux
41:08ensuite
41:10passons à
41:12à la classe
41:13des intellectuels
41:14des intellectuels
41:15ils manquent la garde
41:16autour de la jeune garde
41:18c'est leur job
41:19ils brûlent de l'encens
41:22au pied
41:23de la nouvelle
41:23madone des facs
41:25la figure rédemptrice
41:26Rima Hassan
41:28et
41:29ils se pâment
41:30d'admiration
41:31devant les deux profs
41:32de Sciences Po
41:32qu'on dit
41:33les deux nazions
41:34les nazions
41:35ont bien cherché
41:36ce qui
41:37non
41:38ont trouvé ce qu'ils ont cherché
41:40prof de Sciences Po
41:42moi j'étais
41:42à Sciences Po
41:43vous imaginez
41:44ce que je peux ressentir
41:45et donc en fait
41:48la classe intellectuelle
41:49qu'est-ce qu'elle fait
41:50elle transmet l'idée
41:51que
41:52face au fascisme
41:53donc
41:54il faut un antifascisme
41:56d'intimidation
41:57un antifascisme
41:59préventif
41:59un antifascisme
42:01d'anticipation
42:02donc un antifascisme
42:04vertueux
42:05alors après
42:06on passe à
42:07la classe politique
42:08alors la classe politique
42:09c'est simple
42:10c'est rapide
42:10c'est nul
42:12la classe politique
42:13elle prononce
42:14ce mot célèbre
42:15en 14-18
42:20casque à pointe
42:21côte de maille
42:21tout le monde
42:22aux abris
42:23rien
42:25vous vous rendez compte
42:26qu'il y a eu une marche blanche
42:273 000 personnes à Lyon
42:28c'est tout
42:29et j'ai pensé à Michel Debray
42:31Michel Debray m'a dit un jour
42:33vous savez Philippe
42:34vous assisterez peut-être
42:35à l'effondrement de la France
42:36et le signe
42:37c'est qu'il n'y a plus de réaction
42:40je me dis pourquoi vous dites ça
42:41parce que quand le général de Gaulle
42:43m'a appelé
42:44le 28 mai
42:471968
42:47il m'a dit
42:48il faut que dans deux jours
42:48il y ait une grande manif
42:49je veux un million de personnes
42:50dans la rue
42:51sur les Champs-Elysées
42:52et il y a eu un million de personnes
42:54aujourd'hui
42:55tout le monde a peur
42:57tout le monde a peur
42:58parce que tout le monde a peur
42:59d'être fascisé
43:00tout le monde a peur
43:01de dire oui
43:02j'aime la France
43:03tout le monde a peur
43:03de dire oui
43:04je suis conservateur
43:05oui je suis contre l'euthanasie
43:06oui je veux une société
43:08équilibrée
43:09dans laquelle la famille
43:10c'est un père une mère
43:11etc etc etc
43:12c'est tout ce qu'on a perdu
43:14quoi
43:14voilà
43:15et donc tout le monde a peur
43:16et comme tout le monde a peur
43:17tout le monde se planque
43:19voilà
43:20Sauf Nunez
43:21qui veut lui
43:22alors lui
43:22dissoudre la némésis
43:24un homme courageux lui
43:25en s'adressant
43:27à un mec
43:28des LFI
43:29il lui dit
43:29ne vous inquiétez pas
43:30on va dissoudre némésis
43:31monsieur Nunez
43:32j'ai honte pour vous
43:34si vous nous regardez
43:35j'espère que vous nous regardez
43:36peut-être que vous allez
43:38mettre les menottes
43:38non ?
43:39pendant que vous y êtes
43:40bon
43:41ensuite
43:43il reste la société
43:46la société
43:47la société des écrans
43:48la société
43:50liquéfiée
43:51la société liquide
43:52l'homme de sable
43:53en fait
43:55ce que disait Pierre Manon
43:57hier dans le Figaro
43:59il disait
44:01la distinction entre le mal
44:02et le bien a changé
44:05le mal c'est être conservateur
44:07le mal c'est la préférence nationale
44:09le mal c'est la patrie
44:11le mal
44:12le mal absolu
44:13donc si quelqu'un tue quelqu'un
44:15qui fait le mal
44:15parce qu'il est patriote
44:17il y a une excuse absolu
44:19et même une inversion victimaire
44:21et puis en fait
44:22quand vous regardez
44:23la société telle qu'elle est aujourd'hui
44:25moi j'ai connu
44:26la société paysanne
44:27la société des ancrages
44:28aujourd'hui on a une société
44:30où le voisin
44:32n'est plus un voisin géographique
44:34ou si peu
44:34mais un voisin digital
44:36où le voisin
44:37n'est plus un voisin réel
44:39mais un voisin
44:43irréel
44:44un voisin virtuel
44:45où le voisin
44:47n'est plus
44:47le prochain
44:49mais le lointain
44:50et donc cette société là
44:52on peut lui faire avaler
44:53n'importe quoi
44:56et Philippe Duvilliers
44:58est-ce qu'on va pouvoir
44:58lui faire avaler
44:59la question de la dissuasion nucléaire
45:01pourquoi nous l'évoquions
45:03en début d'émission
45:04puisque le président
45:05de la république
45:06va tenir un discours
45:07dans le cadre
45:08très solennel
45:09de l'île longue
45:10c'est à Brest
45:11c'est cette forsteresse
45:12nucléaire ultra secrète
45:13alors Emmanuel Macron
45:15à Munich
45:16s'était déjà exprimé
45:17sur la question
45:18du partage
45:18de notre dissuasion nucléaire
45:20avec l'Allemagne
45:21on écoute Emmanuel Macron
45:22c'était le 13 février
45:24vous nous direz
45:25ce que vous en pensez
45:26Philippe Duvilliers
45:30J'aimerais vous rappeler
45:31que depuis le début
45:32la dissuasion française
45:33en matière nucléaire
45:34a une inspiration européenne
45:36le général de Gaulle
45:37durant les années 60
45:40avait parlé
45:41des intérêts vitaux
45:42de la France
45:43mais ces intérêts vitaux
45:44comprenaient aussi déjà
45:46une dimension européenne
45:47tous mes prédécesseurs
45:49ont répété cette approche
45:50pour moi c'est quelque chose
45:51de clair depuis 2019
45:53au moment où les Etats-Unis
45:54se sont retirés du traité
45:56sur les forces intermédiaires
45:58nous devons restructurer
46:03notre architecture
46:04de sécurité en Europe
46:10Geoffroy Lejeune
46:11mon cher Philippe
46:12j'ai une petite idée
46:13de la réponse
46:13mais êtes-vous rassuré
46:14ou inquiet
46:15par le partage
46:16l'éventuel partage
46:16du nucléaire
46:17avec l'Allemagne
46:18alors vous savez
46:20que c'est donc
46:20à Dillong
46:23qu'il va annoncer
46:25le point de bascule
46:27selon la rumeur
46:28de l'Elysée
46:30et moi je suis très inquiet
46:33parce que le partage
46:35du nucléaire
46:35c'est une forfaiture
46:37vous m'entendez ?
46:39et je vais vous expliquer
46:40pourquoi
46:40d'abord
46:42qu'est-ce que
46:43l'arme nucléaire
46:44c'est une arme rustique
46:46le mot est de
46:47l'ambassadeur Dominique Souchet
46:49mon ami
46:51une arme rustique
46:52ça veut dire
46:55Olivier Adinard
46:58si
46:59vous avez une belle maison
47:01moi j'ai un petit jardin
47:02à Roténeuf
47:04mais si jamais
47:07vous entrez
47:08dans mon jardin
47:09et que vous faites
47:10deux pas
47:11de trop
47:14je rase
47:15votre maison
47:16c'est ça
47:17la dissuasion nucléaire
47:18c'est ça
47:19l'arme nucléaire
47:19c'est la dissuasion
47:21du faible au fort
47:22moi j'ai un petit jardin
47:23vous avez une grosse maison
47:25normal
47:26vous êtes journaliste
47:29et donc
47:30et donc
47:32et donc
47:33et donc
47:34vous vous tenez quoi
47:35parce que
47:35il y a la première frappe
47:37et la deuxième frappe
47:38on dit
47:39c'est la
47:42vulnérabilité
47:42mutuelle
47:45si jamais
47:46vous m'attaquez
47:47la contre-attaque
47:49sera terrible
47:49je vous vitrifie
47:51c'est le mot
47:52utilisé par les spécialistes
47:55donc il y a un risque
47:57deuxièmement
47:58c'est une arme
47:59qui est
48:00un
48:00ontologiquement liée
48:01à la souveraineté
48:03nationale
48:04de Gaulle disait
48:08la raison d'être
48:09d'un état
48:10c'est la défense
48:12s'il y manque
48:14il se perd
48:17et donc
48:17par définition
48:19et au coeur de la défense
48:20il y a l'arme nucléaire
48:22l'arme fatale
48:27troisièmement
48:29l'arme nucléaire
48:30est une arme
48:31qui repose
48:32sur la crédibilité
48:33d'un homme
48:35puisqu'il y a
48:36un seul bouton
48:39il n'y a pas
48:39deux boutons
48:40il y a un seul bouton
48:43donc le partage
48:44nucléaire
48:44ça n'existe pas
48:45il y a un homme
48:47et Mitterrand
48:47disait très bien
48:48à Védrine
48:49un jour
48:49il a dit
48:50la dissuasion
48:51c'est moi
48:51il avait raison
48:52c'est à dire
48:53qu'en fait
48:54ça repose
48:55sur la crédibilité
48:56d'un homme
48:56qui se tait
48:58les militaires
48:59vous diront
48:59on ne parle pas
49:00du nucléaire
49:01jamais
49:02jamais en public
49:03jamais
49:03jamais
49:07l'incontinence
49:08verbale
49:09de Macron
49:10elle est absolument
49:11contraire
49:11à l'idée même
49:12de la dissuasion
49:13parce que
49:13c'est quoi
49:14la dissuasion
49:15vous savez
49:16Oscar Wilde
49:16disait
49:17la beauté
49:19c'est le regard
49:20de l'autre
49:21je dirais
49:22la dissuasion
49:23c'est le regard
49:23de l'autre
49:24c'est une arme
49:26de non-emploi
49:26c'est une arme
49:27d'incertitude
49:31et qui
49:32en fait
49:33a trois utilités
49:35majeures
49:36et trois seulement
49:39la protection
49:40d'une population
49:42le libre exercice
49:43de la souveraineté
49:44et
49:46l'intégrité
49:47du territoire
49:49ça s'appelle
49:50la sanctuarisation
49:53et s'il n'y a plus
49:54la sanctuarisation
49:55si on dit
49:55demain
49:56on va
49:57on pourra menacer
49:59tel ou tel adversaire
50:00si la Lettonie
50:02est attaquée
50:04cette incontinence
50:05verbale
50:07elle nous affaiblit
50:10et j'arrive
50:11à la question
50:12clé
50:13qui va être posée
50:13lundi
50:14j'imagine
50:14par le président
50:15de la république
50:16c'est la question
50:17de l'Union Européenne
50:18parce qu'en fait
50:19c'est ça qui est derrière
50:20Van der Leyen
50:21l'impératrice
50:22elle veut
50:23pouvoir avoir
50:24un petit bout
50:24du pouce
50:25de Macron
50:26sur le bouton
50:28parce qu'à ce moment là
50:29ça y est
50:30on a un état
50:30l'état européen
50:32c'est ce qui manque
50:33pour faire un état européen
50:34c'est le dernier attribut
50:35qui manque
50:35le dernier attribut
50:37régalien
50:39et là
50:40je dis ceci
50:43le partage
50:44du nucléaire
50:45au niveau européen
50:46manque à la doctrine
50:47de la souveraineté
50:49parce qu'il n'y a pas
50:50de souveraineté européenne
50:51pour l'instant
50:52on y va tout droit
50:53à la souveraineté européenne
50:54mais tant qu'il n'y a pas
50:55de défense européenne
50:56d'armée européenne
50:57il n'y a pas de souveraineté européenne
50:58le coeur de la souveraineté
50:59c'est la défense
51:01c'est l'armée européenne
51:03et deuxièmement
51:04cette formule
51:05elle manque
51:05à la doctrine d'emploi
51:09elle manque
51:10à la doctrine d'emploi
51:11parce que
51:13à partir du moment
51:13on va dire
51:14ce qu'il va dire
51:15lundi
51:16voilà
51:17on est prêt
51:18à utiliser le nucléaire
51:19pour protéger
51:20toute l'Europe
51:21il n'y a plus
51:22de dissuasion
51:24et pourquoi
51:25ils font ça
51:27parce qu'ils veulent
51:27se servir de l'atome
51:29comme ils se sont
51:30servis
51:32de l'euro
51:34ils se sont servis
51:35de l'euro
51:35pour fédéraliser l'Europe
51:36c'est pour moi
51:37qu'il dit
51:37c'est minc
51:40et les autres
51:41tricher
51:42et les autres
51:42se servir de l'euro
51:44pour fédéraliser l'Europe
51:46c'est-à-dire
51:46pour faire un état
51:47un super état
51:48et là
51:49ils veulent se servir
51:50de l'atome
51:51pour compléter
51:52cet état fédéral
51:53à venir
51:54et donc
51:55c'est ce que j'appelle
51:56une forfaiture
51:57c'est-à-dire
51:58qu'on ne dit pas
51:58aux français
51:59on va se servir
52:01du bouton nucléaire
52:02qui par définition
52:04appartient à la souveraineté nationale
52:06pour fabriquer
52:08une souveraineté européenne
52:09dans laquelle
52:10la France va se fondre
52:11et donc
52:13disparaître
52:14nous aurons bien évidemment
52:16votre décryptage en tête
52:17lundi
52:17quand le chef de l'état
52:18va s'exprimer
52:19depuis Brest
52:20j'espère qu'il va
52:22faire attention
52:25parce que
52:25encore une fois
52:27quand on a
52:28l'arme nucléaire
52:29regardez les chinois
52:30regardez les russes
52:31regardez les américains
52:32ils n'en parlent jamais
52:35parce qu'on ne parle pas
52:36parce que
52:36l'ennemi potentiel
52:38ne doit pas savoir
52:40quelles sont
52:41mes intentions
52:42jusqu'où va
52:43la sanctuarisation
52:45et ça
52:45c'est de Gaulle
52:46qui nous l'a très bien
52:47expliqué
52:47quand il a créé
52:48la force atomique
52:51nous évoquions
52:52la question
52:52de la liberté d'expression
52:53il nous reste
52:54un peu plus de 6 minutes
52:55Philippe De Vellier
52:56est-ce que ça vous intéresse
52:57de l'évoquer
52:59la liberté d'expression
53:00après les déclarations
53:02de Jean-Noël Barraud
53:03c'était mardi
53:04je ne sais pas
53:04si vous les avez entendues
53:05en fait c'était
53:06sur les octobre de France Info
53:07il a pointé la menace
53:08je le cite
53:09de l'international réactionnaire
53:11avant la prochaine présidentielle
53:13une internationale réactionnaire
53:15je reprends ces thèmes
53:16qui ferait de l'ingérence
53:17notamment sur les réseaux sociaux
53:19et cela perturberait
53:20le débat public
53:21et cela fragiliserait
53:23notre processus démocratique
53:25il souhaite
53:26alors là aussi je le cite
53:28une mise au pas
53:29de nos réseaux sociaux
53:31nous nous interrogeons
53:32Geoffroy Lejeune
53:33effectivement
53:34après ces déclarations
53:37Philippe
53:37pensez-vous que nous sommes
53:38en train de vivre
53:39les derniers instants
53:40de la liberté d'expression
53:43c'est possible
53:45la déclaration
53:46du Vergen de Poche
53:50elle est très inquiétante
53:52la mise au pas
53:53carrément
53:54il y va carrément
53:54donc
53:55je reviens en arrière
53:59pour refaire
54:00l'agenda
54:03on a eu
54:04le président de la république
54:05qui s'est promené
54:06dans les journaux de province
54:08vous vous souvenez
54:09en disant
54:10il faut labelliser
54:10la presse
54:11il faut labelliser
54:12les réseaux sociaux
54:14il faut labelliser
54:15labelliser
54:16on met un tampon
54:16on fait l'art comme Bisse
54:19bon
54:22puis après
54:23ça a été plus loin
54:24il a dit
54:24pour protéger les enfants
54:25on va faire les réseaux sociaux
54:27et après on a découvert
54:28que la commission de Bruxelles
54:29a repris ça
54:30en disant
54:30ah oui mais
54:31pour définir l'âge
54:32il faut un instrument
54:34cet instrument
54:35c'est le portefeuille
54:36d'identité numérique
54:39et voilà que
54:41Barrault
54:43ça en dit long
54:44sur leur état d'esprit
54:45ils se sentent
54:47complètement chez eux
54:48quoi
54:51ils ont le pouvoir
54:52tout le pouvoir
54:53ils ont la puissance
54:56ils ont plus rien
54:57par rapport à Bruxelles
54:58mais par rapport au peuple
54:59ils peuvent tous se permettre
55:00quoi
55:02personne ne réagit
55:04alors maintenant
55:05je vais répondre
55:05à votre question
55:07en fait
55:08en vous écoutant
55:10je pensais
55:10il y a les élites
55:12et le peuple
55:14les élites
55:17soupçonnent
55:18le peuple
55:18d'être populiste
55:21et de détester
55:22les élites
55:23et de se méfier
55:24des élites
55:24et de chercher
55:25à échapper aux élites
55:28et le peuple
55:30lui
55:31soupçonne
55:31les élites
55:34de populophobie
55:37c'est à dire
55:38de le détester
55:40et personne des deux
55:42ne se trompe vraiment
55:45alors
55:45pourquoi
55:46il a dit ça
55:47Barrault
55:49je vais vous répondre
55:52il y a deux questions
55:53en fait
55:53pourquoi il a dit ça
55:54et comment ils vont le faire
55:56la mise au pas
55:58alors pourquoi
55:59en fait celui qui a
56:01donné la réponse
56:02c'est
56:03Rosan Vallon
56:04qui est
56:05un des apôtres
56:07de ce que
56:08Paul Valéry
56:09appelle les professions
56:10délirantes
56:10il a fait deux pages
56:12dans le journal Le Monde
56:13l'année dernière
56:14pour expliquer
56:17je cite
56:18la démonisation
56:19du populisme
56:21ne suffit plus
56:23qu'est-ce que c'est
56:24la démonisation
56:25c'est
56:26on fait de vous
56:27un démon
56:27un délinquant
56:28un déviant
56:30vous n'êtes pas
56:31dans la vérité officielle
56:33du ministère
56:34de la vérité
56:37orwellien
56:38donc
56:40la démonisation
56:42ne suffit plus
56:43pourquoi
56:45elle ne suffit plus
56:46parce que
56:47sur le front uni
56:49du front républicain
56:51on voit perler
56:52les gouttelettes
56:54de sueur froide
56:56devant
56:56l'urgence
56:58obsessionnelle
56:59de sanctuariser
57:01le récit
57:02mondialiste
57:04et diversitaire
57:06détenu
57:07par la caste
57:09planétaire
57:10aujourd'hui
57:10menacée
57:12la preuve
57:13madame
57:14van der Leyen
57:15quand elle est à Davos
57:16qu'est-ce qu'elle dit
57:17le premier problème
57:19de notre temps
57:20c'est la désinformation
57:22donc on y est
57:23la désinformation
57:25donc par exemple
57:26c'est les réseaux sociaux
57:28qui exercent
57:29une liberté coupable
57:31une liberté dangereuse
57:32une liberté contaminante
57:35une véritable contagion
57:37il faut arrêter tout ça
57:39alors comment
57:42il faut
57:44une strangulation
57:45discrète
57:46et consentie
57:48c'est toute l'astuce
57:49de Macron
57:50et de la Macronie
57:52pour y arriver
57:54il y a un premier moyen
57:55qui s'impose
57:56c'est l'état de droit
57:58l'état de droit
57:59comment le définir
58:00c'est quand
58:01en fait
58:01la loi légale
58:03est supérieure
58:03à la loi naturelle
58:07et ça veut dire
58:08quand Créon
58:09l'emporte sur Antigone
58:12deuxièmement
58:12le Goulag numérique
58:13avec le portefeuille numérique
58:15avec l'euro numérique
58:16pour que chaque citoyen
58:17soit fiché
58:19géolocalisé
58:19scanné
58:21le Goulag numérique
58:22et troisièmement
58:23et je termine par là
58:25c'est le bannissement juridique
58:27c'est à dire que
58:28avec les lois à venir
58:30ils vont traquer
58:31ce qu'ils appellent
58:32la haine
58:32alors la haine
58:33en fait
58:33si vous dites
58:34il y a trop d'immigration
58:35en France
58:36ah c'est la haine
58:37si vous dites
58:38moi je voudrais retrouver
58:39la France d'antan
58:40ça c'est la haine
58:41etc etc etc
58:43et donc
58:43ce qu'ils sont en train
58:44de préparer
58:45c'est une société
58:46de la strangulation
58:48discrète
58:49et consentie
58:50Philippe Duvelier
58:51nous arrivons déjà
58:52au terme de cette émission
58:54un grand merci
58:55c'est absolument passionnant
58:56comme tous les vendredis
58:57soient encore plus passionnant
58:58d'ailleurs
58:58de vous entendre
58:59de l'intérieur
59:00merci à vous
59:00pour votre accueil
59:01merci Geoffroy Lejeune
59:03bravo Olivier
59:03écoutez
59:04c'est absolument passionnant
59:07merci Olivier
59:08rassurons les téléspectateurs
59:10Eliott Deval
59:11revient
59:11vendredi prochain
59:13à 19h
59:14sur CNews
59:15pour face à Philippe Duvelier
59:16à revoir bien évidemment
59:17sur notre site internet
59:19en replay cnews.fr
59:20l'actualité qui continue
59:21Julien Pasquet
59:22l'heure des pros
59:24week-end
59:25tout de suite
59:25sur CNews
59:26et merci à Benjamin Naud
59:30c'est parti
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