- il y a 7 semaines
- #faceaphilippedevilliers
Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval
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00:00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilliers,
00:00:05votre rendez-vous du vendredi sur CNews, du samedi matin évidemment sur Europe 1.
00:00:09Cher Philippe, bonjour.
00:00:10Bonjour Elliot, bonsoir Elliot, bonsoir Geoffroy.
00:00:14On est quasiment à l'heure d'été, on peut se dire bonjour maintenant.
00:00:16Je suis un peu triste Philippe, vous n'êtes pas dans la liste,
00:00:22vous n'êtes pas dans la liste des 26, vous n'allez pas au Mondial,
00:00:26vous ne partez pas aux Etats-Unis gagner la Coupe du Monde.
00:00:30Oui, vous savez pourquoi ?
00:00:31Non.
00:00:32Je ne suis pas un mercenaire.
00:00:35J'ai hésité à faire la blague, j'ai dit avant l'émission,
00:00:38est-ce qu'il va mettre un carton ?
00:00:41Effectivement, le tacle arrive dès la première seconde.
00:00:44C'est vrai que ça aurait…
00:00:46Vous vous souvenez quand vous avez offert le maillot de l'équipe de France avec Geoffroy
00:00:52lors de la première saison ?
00:00:53Oui.
00:00:54Eh bien, écoutez, peut-être que cette année, ça porte bonheur, on va vous le refaire.
00:00:57Mais bon, on parlera football une autre fois, bien évidemment.
00:01:01Revenons aux choses sérieuses, cher Philippe.
00:01:03Et c'est vrai que c'est peut-être…
00:01:05Et c'est vous qui avez souhaité commencer par cela,
00:01:07parce que c'est l'image de la semaine, du moins l'une des images,
00:01:10une image bouleversante,
00:01:12puisque le festival de Cannes a été marqué,
00:01:15et on va le découvrir ensemble par les larmes,
00:01:17les larmes de Mickaël Paty,
00:01:19lors de la projection du film « L'abandon » sorti en salle mercredi
00:01:24et retraçant les onze derniers jours avant la Saint-Sinat islamiste
00:01:27contre son frère et professeur d'histoire-géographie Mickaël Paty.
00:01:32Je voudrais qu'on revoie la bande-annonce de ce film « L'abandon ».
00:01:36Je n'ai jamais rêvé d'être un héros,
00:01:38mais que mes cours éveillent une vocation,
00:01:40ça oui, j'avoue que j'en ai rêvé.
00:01:43Bonjour, monsieur Paty.
00:01:45Aujourd'hui, on va faire une étude de cas.
00:01:47Liberté d'expression, liberté de la presse.
00:01:49Ça vous dit quelque chose ?
00:01:50C'est Charlie Hebdo ?
00:01:51Exactement.
00:01:55Pas de blague aujourd'hui ?
00:01:56Bon, allez, une blague pour Drissot.
00:01:58Il y a un problème.
00:02:01Je viens de revoir la vidéo de Lévi, arrête pas d'augmenter.
00:02:04Elle est mensongère,
00:02:04elle donne clairement le nom du collège de monsieur Paty.
00:02:07Il faut la faire supprimer.
00:02:09Il ne faut pas prendre ça à la légère.
00:02:10Il faudrait que vous rédigez un rapport
00:02:11et alerter le service de défense et de sécurité.
00:02:13Ça ne s'est pas passé comme ça.
00:02:14Je dirais qu'elle a menti.
00:02:15On est complètement derrière.
00:02:18Tous les jours, je reçois des coups de fil de menace à la loge.
00:02:21Vu le contexte, tu nous mets tous en danger.
00:02:23Je peux quand même dire quelque chose
00:02:24parce que visiblement, ça tourne dans mon procès.
00:02:25Je pense que ce serait bon de faire bloc autour de lui.
00:02:28S'ils ont un couteau, je fais quoi ?
00:02:31Il n'y a aucune raison de paniquer.
00:02:40Mais jamais j'aurais imaginé
00:02:42que mon nom entrerait dans les livres d'histoire.
00:02:50Geoffroy Lezanne.
00:02:50Chère Philippe, pourquoi selon vous ce film est-il d'intérêt public ?
00:02:55Parce que lorsque ce drame a eu lieu,
00:03:03il m'a semblé que toute la classe dirigeante
00:03:11prenait conscience du point de bascule.
00:03:16et on nous expliquait, cette fois-ci, c'est fini.
00:03:22En rapport avec ce qui s'était passé avec le Bataclan.
00:03:26Quelques années plus tôt.
00:03:28Cette fois-ci, c'est fini.
00:03:31Et en fait, il ne s'est rien passé.
00:03:34Ou plutôt après, on a eu Dominique Bernard.
00:03:37Un deuxième prof assassiné.
00:03:39Et depuis, il ne s'est rien passé.
00:03:41Et non seulement il ne s'est rien passé,
00:03:44mais toute la classe politique a peur.
00:03:47Il faut dire qu'il faut faire très attention à ce qu'on dit.
00:03:51Avec le fameux concept d'islamophobie.
00:03:53C'est la peur qui règne alors qu'on nous avait promis le courage naissant.
00:04:00C'est la peur qui règne et c'est l'islamisation qui progresse,
00:04:04qui avance.
00:04:06Avec un plan mis en œuvre par les frères musulmans
00:04:10et qui est en train de nous gangréner.
00:04:16Il devait y avoir des collèges Samuel Paty.
00:04:19Il n'y a pas eu de collèges Samuel Paty.
00:04:22Et je pense en cet instant aux larmes de Mickaël, sa sœur.
00:04:27Ce film est une sorte d'ongan sur la plaie.
00:04:33Et pourquoi je dis que c'est d'intérêt public ?
00:04:35Parce qu'il faut que tous les Français aillent voir ce film
00:04:41et qu'ils en tirent la conclusion
00:04:46que la société française doit être sauvée de l'islamisme
00:04:52qui nous conduit tout droit dans 30 ans au califat.
00:04:59Philippe Devilliers, cette semaine, le monde avait les yeux rivés sur Pékin
00:05:04et notamment, bien évidemment, la visite de Donald Trump en Chine.
00:05:09Philippe, une première pour un président américain depuis 2017.
00:05:13D'ailleurs, Donald Trump était le dernier président américain
00:05:16à se rendre en Chine dans un contexte que nous traitons chaque semaine
00:05:21avec beaucoup de prudence et d'inquiétude,
00:05:23la guerre en Iran et les menaces qui peuvent peser désormais sur Taïwan.
00:05:29Je vais vous proposer deux déclarations,
00:05:31celle de Donald Trump et Xi Jinping,
00:05:32parmi toutes les déclarations qu'on a pu entendre cette semaine.
00:05:37« Nous allons avoir ensemble un avenir fabuleux.
00:05:41C'est un honneur d'être à vos côtés.
00:05:43C'est un honneur d'être votre ami
00:05:45et les relations entre la Chine et les États-Unis
00:05:48vont être meilleures que jamais. »
00:05:51Cette visite a été historique et symbolique.
00:05:57Elle nous a permis d'établir une nouvelle relation bilatérale,
00:06:00constructive et stratégiquement stable.
00:06:06Geoffroy Lejeune.
00:06:07Philippe, comment regardez-vous l'équilibre ou bien le déséquilibre
00:06:10entre les deux plus grandes puissances du monde,
00:06:11la chinoise et l'américaine ?
00:06:13Geoffroy Eliott, je vous souviens que je vous ai parlé ici même
00:06:19de ce qu'on a appelé, de ce que les géopolitologues appellent
00:06:24le piège de Thucydide.
00:06:28Et là, nous sommes devant le piège de Thucydide
00:06:33qui s'ouvre et se ferme à la fois.
00:06:36Thucydide, c'est cet historien grec
00:06:40qui avait observé la guerre du Péloponnèse
00:06:44entre Sparte et Athènes
00:06:45et qui en avait conclu
00:06:47que les événements
00:06:49organisaient un chasse-et-croiser
00:06:51entre une puissance dominante
00:06:55mais déclinante
00:06:56et une puissance montante
00:06:59et conquérante.
00:07:01En l'occurrence, Sparte,
00:07:04Athènes.
00:07:06Athènes, la puissance dominante
00:07:08mais déclinante.
00:07:10Sparte, la puissance montante et conquérante.
00:07:13Et là, le piège de Thucydide
00:07:15qui s'ouvre et se referme à la fois,
00:07:19c'est entre la puissance
00:07:20dominante mais déclinante
00:07:22les Etats-Unis
00:07:23et la puissance montante
00:07:26et conquérante,
00:07:27la Chine.
00:07:29Quand on regarde de près
00:07:31les chiffres, c'est impressionnant.
00:07:34La puissance américaine
00:07:35est encore dominante.
00:07:37Son économie, son armée, etc.
00:07:39Mais elle se fait grignoter
00:07:42par la Chine.
00:07:45La Chine est devenue
00:07:46la première puissance
00:07:47manufacturière du monde.
00:07:50Chaque mois,
00:07:52pendant qu'elle dégage
00:07:53100 milliards de dollars
00:07:55d'excédents,
00:07:56les Etats-Unis,
00:07:59eux, ont un déficit
00:08:01de 60 milliards de dollars.
00:08:03C'est tout dire.
00:08:06Alors, je réponds à votre question
00:08:07équilibre-déséquilibre.
00:08:09Bon, déséquilibre.
00:08:11Le déséquilibre
00:08:12entre les deux puissances
00:08:16tient d'abord
00:08:17à la situation en Iran.
00:08:21En Iran,
00:08:23Trump s'est gu l'hiver
00:08:25empêtré.
00:08:28En Iran,
00:08:31ce que Trump a dû dire
00:08:34dans les conversations secrètes
00:08:36à Xi Jinping,
00:08:40« Sauvez-moi,
00:08:41sauvez les apparences,
00:08:43aidez-moi à sauver les apparences »,
00:08:44c'est-à-dire
00:08:45le moratoire sur le nucléaire,
00:08:49ce qu'il appelle maintenant
00:08:50la poussière nucléaire,
00:08:51le transfert des 440 kilos
00:08:53d'uranium
00:08:56pour que le public américain
00:08:58puisse dire
00:08:58« Ah, il l'a fait. »
00:09:00et enfin la liberté dans le détroit
00:09:02d'Hormuz.
00:09:03« Seule la Chine amie de l'Iran
00:09:06peut aider Trump ».
00:09:10Mais il y a un deuxième élément
00:09:12qui n'apparaît pas
00:09:14au grand jour
00:09:16et moi qui me frappe beaucoup.
00:09:18C'est
00:09:21la sphère d'influence
00:09:22de la Chine
00:09:23qui s'agrandit
00:09:25chaque jour.
00:09:27à travers
00:09:28les routes de la soie,
00:09:29il y a beaucoup de ports
00:09:30qui sont achetés
00:09:31comme ça,
00:09:32les uns après les autres.
00:09:34Il y a l'Asie
00:09:35où elle progresse,
00:09:37où la Chine progresse.
00:09:38Il y a l'Amérique latine
00:09:40où elle est présente,
00:09:40l'Afrique
00:09:41où elle est omniprésente.
00:09:43L'Europe
00:09:44où elle s'installe.
00:09:46La Russie
00:09:47avec laquelle
00:09:48elle entretient
00:09:48des liens
00:09:50de partenariat.
00:09:52Avec une idée simple,
00:09:54c'est
00:09:55être le cœur
00:09:56du Sud global,
00:09:58la nouvelle organisation
00:09:59internationale,
00:10:00alors que l'ONU
00:10:01est en train
00:10:01de décliner
00:10:02et de mourir
00:10:03doucement,
00:10:04et l'idée
00:10:05de la dédollarisation
00:10:07du monde.
00:10:08C'est ça
00:10:09l'enjeu.
00:10:10Le Sud global
00:10:12a une idée
00:10:13fixe,
00:10:16c'est
00:10:17d'imposer
00:10:18un nouvel ordre
00:10:19international
00:10:20post-occidental.
00:10:22Et le troisième
00:10:23atout de la Chine
00:10:24dans ce déséquilibre,
00:10:26il n'est pas mince,
00:10:28c'est qu'en fait
00:10:28dans la
00:10:30silicium économie,
00:10:31la nouvelle économie,
00:10:33la Chine,
00:10:34elle a la clé
00:10:35puisqu'elle a
00:10:36les terres rares,
00:10:37les 17 terres rares
00:10:38sans lesquelles
00:10:39vous ne pouvez rien faire
00:10:41dans les nouvelles technologies.
00:10:44donc la puissance
00:10:45de la Chine,
00:10:46la puissance
00:10:47d'intelligence
00:10:48de la Chine
00:10:50en a fait,
00:10:50je reprends le mot
00:10:52que j'avais utilisé
00:10:53la semaine dernière,
00:10:54de l'atelier
00:10:54du monde
00:10:55qu'elle était,
00:10:56l'ingénieur du monde.
00:10:58La Chine
00:10:59est devenue
00:10:59l'ingénieur du monde
00:11:00et donc
00:11:01Trump discute
00:11:02avec l'ingénieur
00:11:03du monde,
00:11:04il supplie
00:11:06que le raffinage
00:11:07des terres rares
00:11:08ne se fasse pas
00:11:09sans lui,
00:11:10sans les États-Unis.
00:11:12Alors,
00:11:12en contrepartie
00:11:14de ce déséquilibre,
00:11:16il y a quand même
00:11:16les atouts
00:11:17des États-Unis.
00:11:19Le premier atout
00:11:20des États-Unis,
00:11:21c'est un point de faiblesse
00:11:22de la Chine
00:11:22qu'on ne remarque pas assez
00:11:24et qui est essentiel.
00:11:26C'est qu'en fait,
00:11:28et qui rend la Chine
00:11:29très fragile.
00:11:31C'est que la Chine
00:11:32a un marché intérieur
00:11:33qui n'absorbe pas
00:11:38les productions
00:11:40industrielles
00:11:41en surnombre
00:11:44largement subventionnées.
00:11:46En d'autres termes,
00:11:47ce qui tire la croissance
00:11:49de la Chine
00:11:49aujourd'hui,
00:11:50ce n'est plus
00:11:50le marché intérieur,
00:11:53la consommation,
00:11:54mais le marché extérieur,
00:11:56l'exportation.
00:11:57Donc la Chine
00:11:58a besoin de l'Amérique
00:12:00pour exporter.
00:12:03Deuxièmement,
00:12:04la Chine a besoin
00:12:05de l'Amérique
00:12:06pour débloquer
00:12:07le détroit d'Hermou,
00:12:09d'Hermouz.
00:12:11Pourquoi ?
00:12:11Parce qu'on dit toujours
00:12:12la Chine importe du pétrole.
00:12:14Oui, mais elle ne fait pas
00:12:14que ça la Chine
00:12:15avec les pays du Golfe.
00:12:17Elle l'exporte.
00:12:18Donc elle a besoin
00:12:19de la tranquillité
00:12:21dans le détroit d'Hermouz.
00:12:22Et cette tranquillité
00:12:24ne peut être assurée
00:12:25que par elle,
00:12:26en influençant l'Iran,
00:12:28et par les États-Unis
00:12:29qui bloquent
00:12:30le détroit d'Hermouz
00:12:31en réponse
00:12:32au blocus iranien.
00:12:35Et enfin,
00:12:37troisièmement,
00:12:38et surtout,
00:12:38le troisième atout
00:12:40de Trump,
00:12:43c'est lui
00:12:44qui aime les deals.
00:12:46La Chine veut
00:12:47un deal.
00:12:48Le deal,
00:12:49c'est Téhéran
00:12:50contre Taïwan.
00:12:52C'est-à-dire,
00:12:53je vous laisse faire
00:12:54avec Téhéran,
00:12:57mais vous me laissez
00:12:58avec Taïwan,
00:12:59parce que je veux
00:12:59récupérer Taïwan.
00:13:01Qu'est-ce qui s'est dit
00:13:02entre les deux hommes ?
00:13:03On ne le sait pas pour l'instant.
00:13:04On le saura plus tard,
00:13:05parce que
00:13:08Trump souffre
00:13:09d'une logorée chronique,
00:13:10donc il va certainement
00:13:11dans un avion,
00:13:12un jour,
00:13:13nous dire
00:13:13ce qu'il a dit
00:13:14sur Taïwan.
00:13:15Mais je ne serais pas surpris
00:13:17si on nous annonçait
00:13:19qu'il a un petit peu
00:13:20lâché du lest
00:13:21sur Taïwan
00:13:23pour entretenir
00:13:24une relation
00:13:25plus amicale
00:13:27avec la puissance
00:13:28chinoise.
00:13:30Voilà
00:13:30où nous en sommes
00:13:31aujourd'hui.
00:13:32Et vous avez
00:13:33souvent un temps
00:13:34d'avance.
00:13:35Donc le jour
00:13:35où,
00:13:36si cela doit
00:13:38arriver,
00:13:39nous repasserons
00:13:40cette séquence.
00:13:41Donc nous sommes
00:13:42le vendredi 15 mai
00:13:43à 19h13.
00:13:44Et peut-être que
00:13:45dans quelques semaines,
00:13:46je vous dirai,
00:13:46Philippe Devilly,
00:13:48rappelez-vous
00:13:48ce que vous aviez dit
00:13:49lors de cette émission
00:13:51sur Taïwan.
00:13:51Oui, mais peut-être
00:13:52que à ce moment-là,
00:13:53vous me poserez une question,
00:13:54vous auriez pu me poser.
00:13:57Et les Européens,
00:13:58ils sont où ?
00:13:58C'est vrai.
00:14:00Mais ça fait longtemps
00:14:01que j'ai arrêté
00:14:01de vous poser cette question.
00:14:02Je vais vous dire
00:14:03où ils sont.
00:14:05Ils sont devant
00:14:06leur poste de télé,
00:14:08peut-être à regarder
00:14:09ces news,
00:14:10tous,
00:14:13en train de siroter
00:14:14une tisane,
00:14:15la tisane
00:14:16des puissances dormantes,
00:14:18qui est le meilleur
00:14:18de tous les tilleuls.
00:14:21Pourquoi ?
00:14:22Parce qu'ils savent
00:14:23qu'ils ne pèsent plus
00:14:24sur les événements du monde
00:14:27et que,
00:14:29pour prendre une expression
00:14:30qui va vous plaire,
00:14:32ils sont devenus
00:14:32les coupeurs de citron
00:14:35sur la touche.
00:14:37Et en fait,
00:14:38qu'est-ce que l'Europe
00:14:39aujourd'hui ?
00:14:39La fameuse Europe,
00:14:41la puissance européenne,
00:14:42tous les européistes,
00:14:44ils nous avaient dit
00:14:44vous allez voir,
00:14:45on sera plus fort
00:14:46tous ensemble.
00:14:47Ils sont 27,
00:14:48bientôt 36.
00:14:52Nous sommes devenus
00:14:53un protectorat économique
00:14:54américain,
00:14:55nous sommes devenus
00:14:56un protectorat
00:14:57technologique chinois
00:14:58et climatique
00:14:59et nous sommes devenus
00:15:00un protectorat
00:15:01démographique africain.
00:15:03La messédite.
00:15:05Vous savez,
00:15:05les européistes,
00:15:06ils ne sont peut-être pas
00:15:08souvent sur CNews
00:15:09et sinon,
00:15:10quand ils veulent parler
00:15:11de CNews,
00:15:11c'est pour les sanctionner.
00:15:13C'est ce qui s'est passé
00:15:14cette semaine notamment.
00:15:15Dans l'actualité,
00:15:16cette semaine,
00:15:17Philippe Devilliers,
00:15:17il y a également
00:15:18la loi sur
00:15:19l'euthanasie
00:15:20dite loi
00:15:20sur la fin de vie
00:15:21qui a été rejetée
00:15:22d'ailleurs cette semaine
00:15:23par les sénateurs.
00:15:24A plusieurs reprises
00:15:26d'ailleurs en parlant
00:15:26de l'euthanasie,
00:15:27vous avez cité
00:15:28Claire Fourcade
00:15:28qui est la présidente
00:15:30de la Société française
00:15:30d'accompagnement
00:15:31et de soins palliatifs.
00:15:33Il s'avère que
00:15:34Claire Fourcade
00:15:36vient de publier
00:15:37un ouvrage
00:15:37chez Fayard
00:15:38qui s'appelle
00:15:39Fin de vie
00:15:39manuelle de résistance.
00:15:41Elle était l'invité
00:15:42de Pascal Praud
00:15:42cette semaine.
00:15:43Je vous propose
00:15:43d'écouter Claire Fourcade.
00:15:46La question sociétale,
00:15:47c'est comme société,
00:15:49qu'est-ce qu'on répond
00:15:49à cette demande de mort ?
00:15:50Aujourd'hui,
00:15:50notre société dit non.
00:15:52Elle dit non
00:15:52à celui qui se suicide,
00:15:53elle le réanime.
00:15:54Elle dit non
00:15:54à celui qui est en fin de vie.
00:15:56Est-ce qu'on veut changer
00:15:57cette réponse ?
00:15:58Et si on la change,
00:15:59quels sont les enjeux ?
00:16:00La première question
00:16:01qui vient quand quelqu'un
00:16:02demande à mourir,
00:16:03c'est pourquoi ?
00:16:04Qu'est-ce qui fait
00:16:04que vous me demandez ça
00:16:05aujourd'hui
00:16:05dont vous ne m'avez pas
00:16:06parlé hier ?
00:16:07Qu'est-ce qui vous inquiète ?
00:16:08Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:16:09Et qu'est-ce qui vous répond ?
00:16:11Chaque histoire est singulière,
00:16:12mais très souvent,
00:16:13ce qu'on entend,
00:16:13il me semble que
00:16:14ce qui est la source
00:16:15de la demande de mort,
00:16:16c'est la peur.
00:16:17La peur de souffrir,
00:16:18la peur d'être seule,
00:16:19la peur de peser
00:16:20sur les proches.
00:16:21Et donc,
00:16:22répondre à cette peur,
00:16:24ça, c'est notre travail.
00:16:25De pouvoir dire
00:16:25on sera là,
00:16:26on ne vous laissera pas souffrir.
00:16:27C'est écrit dans la loi française
00:16:29depuis 20 ans.
00:16:30On doit soulager
00:16:31quoi qu'il en coûte,
00:16:31même si ça doit raccourcir la vie.
00:16:33C'est écrit dans la loi.
00:16:34Et moi,
00:16:35je dis ça aux patients.
00:16:36C'est écrit dans la loi
00:16:37que je dois vous soulager
00:16:38et que je n'aurai peur de rien
00:16:39pour vous soulager.
00:16:40Moi, il me semble
00:16:40que la réponse à la souffrance,
00:16:41c'est le soin.
00:16:42Ce n'est pas la mort,
00:16:42c'est le soin.
00:16:43Si on décide que la réponse
00:16:44à la souffrance est la mort,
00:16:46au nom de quoi,
00:16:47on va décider
00:16:47que certaines souffrances,
00:16:48on dirait oui
00:16:49et d'autres souffrances,
00:16:49on dirait non.
00:16:51Pierre Souffrant.
00:16:52Alors, Philippe,
00:16:53vous avez lu ce livre
00:16:53« Fin de vie, manuelle de résistance »
00:16:55de Claire Fourcade
00:16:56et vous souhaitez vous adresser
00:16:57au président de la République.
00:17:00Oui,
00:17:00avant de m'adresser
00:17:01au président de la République,
00:17:02je voudrais saluer
00:17:03Claire Fourcade
00:17:03parce que nous disions
00:17:05en aparté là,
00:17:07à l'instant,
00:17:08pendant qu'on passait
00:17:09ces images,
00:17:10qu'elle aura peut-être
00:17:11changé la donne.
00:17:12C'est une femme
00:17:14exceptionnelle.
00:17:16Moi qui fais
00:17:17mon admiration,
00:17:18le livre est exceptionnel
00:17:20et le combat qu'elle-même
00:17:21est exceptionnel.
00:17:23Et en fait,
00:17:23elle nous dit
00:17:23deux choses essentielles.
00:17:27La première,
00:17:29qui a changé la donne
00:17:30au Sénat,
00:17:30qui va peut-être changer
00:17:31la donne à l'Assemblée,
00:17:33et nous dit
00:17:35premièrement,
00:17:37les soignants
00:17:38sont de manière
00:17:40très majoritaire,
00:17:42presque unanime
00:17:43pour dire
00:17:43nous ne voulons pas
00:17:44de cette loi.
00:17:46C'est quand même
00:17:47très embêtant.
00:17:49Une loi
00:17:49qui est faite
00:17:53contre les soignants.
00:17:56Alors qu'il s'agit
00:17:57du soin ultime.
00:18:01c'est-à-dire
00:18:02la mort
00:18:02administrée.
00:18:04Et deuxièmement,
00:18:05elle nous dit
00:18:06je réponds
00:18:07à ceux qui ont peur
00:18:08de la mort.
00:18:09Nous avons
00:18:10aujourd'hui,
00:18:12pour répondre
00:18:13à cette peur,
00:18:14les soins palliatifs.
00:18:1520% seulement
00:18:16des Français
00:18:17peuvent en bénéficier,
00:18:1820% des départements,
00:18:20et c'est là
00:18:20qu'il faut mettre
00:18:21le paquet.
00:18:21Et plutôt que de mettre
00:18:2217 milliards
00:18:23pour aider
00:18:24un pays corrompu
00:18:25qui s'appelle
00:18:25l'Ukraine,
00:18:27on ferait mieux
00:18:28de mettre
00:18:28quelques milliards
00:18:30pour aider
00:18:31Claire Fourcade
00:18:31à développer
00:18:32les soins palliatifs.
00:18:34Vous souhaitez,
00:18:35Philippe Devilliers,
00:18:35adresser un message
00:18:37au président
00:18:38de la République.
00:18:39Oui.
00:18:39Qu'est-ce message ?
00:18:40Alors je voudrais
00:18:41lui adresser
00:18:42le message suivant.
00:18:45Monsieur le Président,
00:18:47nous avons correspondu
00:18:48à une époque,
00:18:50et je me souviens
00:18:51de votre lettre
00:18:51du 4 juillet 2019
00:18:54dans laquelle
00:18:55vous me dites
00:18:56entre les lignes
00:18:57vous avez raison
00:18:57sur l'euthanasie.
00:18:59Cette lettre,
00:19:00je l'ai gardée
00:19:01précieusement.
00:19:02Elle est écrite
00:19:03à la main.
00:19:04Elle est bien écrite.
00:19:06Elle est solennelle.
00:19:07Elle est personnelle.
00:19:09Elle vient
00:19:10du fort intime.
00:19:12Donc qu'est-ce
00:19:12qui vous est arrivé ?
00:19:15Est-ce que vous vous
00:19:15vous rendez compte
00:19:16de ce que vous êtes
00:19:17en train de faire là ?
00:19:20En plus,
00:19:21c'est très serré,
00:19:21ça va être très serré,
00:19:22de plus en plus serré.
00:19:23Ce n'est pas du tout
00:19:24le consensus
00:19:25que vous avez appelé
00:19:27de vos voeux
00:19:27devant la grande loge.
00:19:32Qu'est-ce que vous êtes
00:19:33en train de faire ?
00:19:35Vous êtes en train
00:19:36d'opérer
00:19:38un renversement,
00:19:39un basculement éthique,
00:19:41un renversement
00:19:42anthropologique
00:19:43majeur.
00:19:45Vous êtes en train
00:19:46de changer
00:19:48de code.
00:19:49Vous passez
00:19:50du code pénal
00:19:52au code
00:19:52de la santé publique
00:19:53avec la non-assistance
00:19:55de personnes en danger.
00:19:57La non-assistance
00:19:59de personnes en danger
00:20:00aujourd'hui,
00:20:01c'est un crime.
00:20:04Et la non-assistance
00:20:06à personnes en danger
00:20:07demain sera
00:20:08une vertu morale
00:20:09avec votre loi,
00:20:11une vertu morale,
00:20:12familiale,
00:20:13civique.
00:20:15C'est intolérable.
00:20:18Renversement
00:20:19anthropologique.
00:20:20Mais ça va plus loin.
00:20:22C'est un retour
00:20:24en arrière,
00:20:25un bond en arrière
00:20:26de 25 siècles
00:20:30qui nous ramène
00:20:31vers l'âge
00:20:32pré-hypocratique
00:20:34du nom
00:20:35de ce
00:20:37médecin grec,
00:20:38hypocrate,
00:20:39qui a défini
00:20:40la médecine
00:20:40et les règles éthiques
00:20:42de la médecine
00:20:43qui s'énumèrent ainsi
00:20:45encore aujourd'hui
00:20:46comme il y a 25 siècles
00:20:48à Athènes.
00:20:50Premièrement,
00:20:51le soignant
00:20:52soigne.
00:20:55Ensuite,
00:20:56le médecin sauve
00:20:57et ensuite,
00:20:58la mort
00:20:59sur ordonnance
00:21:00ne peut pas être
00:21:01le prolongement
00:21:02du soin.
00:21:04D'autant plus,
00:21:05comme le dit
00:21:05Claire Foucade
00:21:06magnifiquement
00:21:07dans son livre,
00:21:07la relation
00:21:12de soin
00:21:12entre le soignant
00:21:13et le soigné
00:21:16est une
00:21:18alliance
00:21:19asymétrique.
00:21:21Asymétrique.
00:21:23c'est-à-dire
00:21:24qu'elle repose
00:21:24sur un acte
00:21:25de confiance
00:21:26ineffable.
00:21:28Cet acte
00:21:28de confiance
00:21:29ineffable
00:21:30ne peut pas
00:21:30supporter
00:21:31le soupçon.
00:21:32Comme l'a très bien
00:21:33dit le professeur
00:21:33Juvin
00:21:35quand il a
00:21:36déclaré,
00:21:37moi,
00:21:38quand j'entre
00:21:39dans
00:21:40la chambre
00:21:41d'un patient,
00:21:42il me regarde,
00:21:44il guette
00:21:44mes yeux,
00:21:45il guette
00:21:45mes mains
00:21:48et il se pose
00:21:49la question
00:21:49« Que vient-il faire ? »
00:21:52Mais demain,
00:21:53la question sera plus lourde
00:21:54encore.
00:21:54« Que vient-il faire ? »
00:21:57« Me sauver ? »
00:21:59Ou en finir ? »
00:22:02Avec un calmant,
00:22:03il vient
00:22:04ou avec une injection
00:22:05létale ?
00:22:07Donc,
00:22:08le crime de meurtre
00:22:09va devenir légal.
00:22:11Le crime de meurtre
00:22:12va devenir légal.
00:22:14Appelons les choses
00:22:15par leur nom.
00:22:16Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:22:17Ça veut dire
00:22:18qu'on pourra tuer
00:22:18son parent,
00:22:19qu'on pourra tuer
00:22:20son enfant,
00:22:22qu'on pourra tuer
00:22:23son patient.
00:22:25Et ça change tout.
00:22:27C'est-à-dire qu'en fait,
00:22:29la mort administrée
00:22:30sera
00:22:31le prolongement
00:22:32du soin.
00:22:34C'est-à-dire que
00:22:34le soin
00:22:35sera défini autrement
00:22:37par la médecine.
00:22:39Et déjà,
00:22:41on dit qu'il va y avoir
00:22:42un nouveau métier,
00:22:44les euthanasieurs,
00:22:45avec,
00:22:46dans les hôpitaux,
00:22:47des locaux
00:22:49affectés
00:22:50à ce nouveau métier
00:22:51en finir.
00:22:54Et dans tous les pays
00:22:56qui ont
00:22:57légalisé
00:22:57l'euthanasie,
00:23:00le crime
00:23:01de meurtre
00:23:01s'est étendu
00:23:03aux enfants
00:23:04et aux handicapés.
00:23:06Il n'y a pas
00:23:06d'exception.
00:23:09Et donc,
00:23:09j'en arrive
00:23:10à ceci,
00:23:10M. le Président.
00:23:12Vous mentez.
00:23:14Arrêtez de mentir.
00:23:17Pourquoi vous mentez ?
00:23:19Parce que vous dites
00:23:20avec vos amis
00:23:23députés,
00:23:25vous dites
00:23:26qu'il s'agit
00:23:27d'une loi
00:23:30sur la fin de vie.
00:23:32C'est faux.
00:23:33C'est un mensonge.
00:23:34Puisque c'est une loi
00:23:36qui n'est pas que
00:23:37pour la fin de vie.
00:23:38Puisque sont éligibles,
00:23:40je cite,
00:23:41éligibles,
00:23:41vous vous rendez compte
00:23:42le mot.
00:23:42Sont éligibles,
00:23:44les incurables,
00:23:47les formes
00:23:48de maladies
00:23:50qui ne sont plus
00:23:51soignables,
00:23:53de même que
00:23:54les handicapés,
00:23:55etc.
00:23:57Sont éligibles.
00:23:58Ce n'est pas
00:23:58la fin de vie,
00:23:59ça.
00:24:01Ensuite,
00:24:02vous avez osé dire,
00:24:03M. le Président,
00:24:05que c'était
00:24:06une loi de fraternité.
00:24:08Regardez-moi
00:24:08dans les yeux
00:24:09si vous en avez
00:24:10le courage.
00:24:11Comment vous pouvez
00:24:12dire une chose
00:24:13pareille ?
00:24:13Une loi de fraternité ?
00:24:15Parce que donner
00:24:16la mort,
00:24:17c'est fraternel.
00:24:18Donner la mort
00:24:19à son père,
00:24:19à sa mère,
00:24:20à son fils,
00:24:22à son patient,
00:24:23c'est fraternel.
00:24:26Fouter du monde.
00:24:29Et puis,
00:24:31l'aide active
00:24:32à mourir,
00:24:33qu'est-ce que c'est
00:24:34que ce contournement
00:24:34sémantique ?
00:24:36L'euphémisation,
00:24:37comme on dit.
00:24:39On contourne.
00:24:40l'aide active
00:24:42à mourir.
00:24:43Alors qu'il s'agit
00:24:46d'oxyre
00:24:51par l'euthanasie
00:24:52et le suicide assisté,
00:24:53disons les mots,
00:24:54prononçons les mots,
00:24:57les plus pauvres,
00:24:58parce que c'est ceux-là
00:25:00qui sont concernés,
00:25:02les plus pauvres,
00:25:03les plus dépressifs,
00:25:07les plus démunis
00:25:08et les plus solitaires.
00:25:11Monsieur le Président,
00:25:13ce que vous êtes
00:25:13en train de faire
00:25:16laissera une trace
00:25:17dans l'histoire
00:25:18pour vous
00:25:18et vos amis.
00:25:20Vous serez comparé
00:25:23à ce qui s'est passé
00:25:24en Allemagne
00:25:25en 1933
00:25:27avec l'action T4
00:25:30quand on disait
00:25:31dans une loi,
00:25:32je cite,
00:25:34que les personnes incurables
00:25:36doivent avoir droit
00:25:37à une mort miséricordieuse.
00:25:43L'eugénisme,
00:25:44puisqu'il s'agit de cela.
00:25:46L'eugénisme,
00:25:47c'est quand on décide
00:25:53qui va mourir
00:25:54et qui va vivre.
00:25:56L'eugénisme,
00:25:57c'est quand on est
00:25:59sur le chemin
00:26:00de la dérive
00:26:01vers l'enfant parfait
00:26:03et le vieillard parfait.
00:26:05C'est ça l'eugénisme.
00:26:06Et l'eugénisme,
00:26:08c'est quand on dit
00:26:08délit d'entrave.
00:26:10Monsieur de Villiers,
00:26:11vous n'aurez plus le droit
00:26:12de dire
00:26:14que l'euthanasie
00:26:15est un crime.
00:26:17Vous n'aurez plus le droit
00:26:18de vous battre
00:26:20contre l'euthanasie
00:26:21et le suicide assisté.
00:26:24Parce que ce sera
00:26:26illégal
00:26:27et donc immoral.
00:26:28Monsieur le Président,
00:26:29vous avez charge d'âme
00:26:32en cet instant.
00:26:33C'est-à-dire que vous avez
00:26:37la charge
00:26:38de devoir considérer
00:26:40qu'en France,
00:26:42aujourd'hui,
00:26:43ce qui est légal
00:26:44est considéré
00:26:45comme moral.
00:26:48Par exemple,
00:26:49aujourd'hui,
00:26:51on ne peut plus dire
00:26:54que priver
00:26:55un enfant de sa vie,
00:26:57c'est mal.
00:26:58Le dire,
00:26:59c'est immoral.
00:27:01Parce que l'avortement
00:27:02est entré dans la Constitution.
00:27:04et demain,
00:27:04on ne pourra plus
00:27:06défendre la vie.
00:27:09On risquera la prison.
00:27:12Et donc,
00:27:14Monsieur le Président,
00:27:15je vous laisse
00:27:17en dépôt
00:27:19un mot de Bernanos
00:27:20que j'ai déjà prononcé ici,
00:27:23mais qui a toute son actualité.
00:27:27la civilisation
00:27:29moderne
00:27:31est une conspiration
00:27:33universelle
00:27:35contre toute forme
00:27:36de vie intérieure.
00:27:38C'est ce que vous m'avez dit
00:27:39dans votre lettre
00:27:41du 4 juillet 2019.
00:27:43Je vous en supplie,
00:27:44Monsieur le Président,
00:27:46considérez le pays
00:27:47comme il est.
00:27:48C'est un pays blessé
00:27:50qui souffre.
00:27:51Il y a d'autres urgences
00:27:54que de liquider
00:27:55les vieux.
00:27:59Autre sujet à présent,
00:28:00Philippe de Villiers,
00:28:01on va parler de politique
00:28:02avec une formule
00:28:03qui a été employée
00:28:04par le maire
00:28:05de Saint-Denis,
00:28:06Bali Bagayoko,
00:28:08qui était interrogé
00:28:09par le média Ouma.
00:28:10Il a déclaré
00:28:11qu'en cas de victoire
00:28:13du Rassemblement National
00:28:14à la présidentielle,
00:28:15il était partisan
00:28:16d'une insurrection populaire.
00:28:19Voilà la nouvelle formule,
00:28:21l'insurrection populaire.
00:28:22Je vous propose
00:28:23d'écouter
00:28:23cette courte séquence
00:28:25fluide d'un échange
00:28:26beaucoup plus long
00:28:27évidemment avec les journalistes
00:28:28du Média Ouma
00:28:29et Bali Bagayoko.
00:28:32Il n'est pas possible
00:28:33si l'on dit bien
00:28:34qu'il y a celles de ceux
00:28:35qui se rangent
00:28:35du côté,
00:28:36en fin de compte,
00:28:37de valeurs qui sont
00:28:37en opposition
00:28:38aux valeurs de la République,
00:28:39ce qu'est l'extrême droite.
00:28:41Et celles de ceux
00:28:41qui sont les tenants
00:28:42en fin de la République
00:28:43et donc des valeurs fortes,
00:28:44notamment y compris
00:28:44à gauche et chez les écologistes,
00:28:46avec l'ensemble
00:28:47de la force de masse
00:28:48qu'il y a derrière,
00:28:49moi j'ai l'intime conviction
00:28:50que la population
00:28:50est capable de se lever.
00:28:51Et cette forme
00:28:52d'insurrection populaire,
00:28:53elle ne sera possible
00:28:54que si déjà
00:28:55on redonne en fait
00:28:56du pouvoir à la base.
00:28:57Les mots sont importants
00:28:58parce que vous appelez
00:28:59à l'insurrection populaire.
00:29:00Bien sûr,
00:29:00l'insurrection populaire
00:29:01au sens bien sûr
00:29:02lever la population
00:29:03de manière importante
00:29:04parce que malheureusement
00:29:06toutes les réformes
00:29:07importantes dans ce pays
00:29:08se sont faites
00:29:09par une insurrection populaire.
00:29:10La prise de la mastille,
00:29:11tous ces sujets-là,
00:29:12c'est des choses
00:29:13qui sont liées
00:29:13en fait à l'histoire de France.
00:29:14Et c'est bien
00:29:15parce qu'à un moment donné
00:29:16il y a une forme
00:29:18d'indignation populaire
00:29:19qui se traduit
00:29:20par l'immobilisation de masse
00:29:21et qui fait qu'à un moment donné
00:29:22on met tout le monde
00:29:23sur le trembleur
00:29:23et c'est comme ça
00:29:24qu'on arrive à avoir des victimes.
00:29:25Alors attention
00:29:25parce qu'on va vous reprocher
00:29:27d'appeler à l'insurrection
00:29:28M. Bagayogo.
00:29:30Oui mais en fait
00:29:31ce que certains diront
00:29:32c'est qu'aujourd'hui
00:29:33Bali ce n'est pas un gourou
00:29:34et que les gens
00:29:35ils sont à la fois
00:29:37conscientisés
00:29:37et qu'en fait
00:29:38ils n'ont pas besoin
00:29:39d'appel.
00:29:41Geoffroy Lejeune.
00:29:42Philippe,
00:29:42est-ce que cette déclaration
00:29:44en cohérence avec la doctrine
00:29:46de Jean-Luc Mélenchon
00:29:46de Nouvelle-France ?
00:29:47Tout à fait oui.
00:29:49C'est la révolution.
00:29:51Et d'ailleurs
00:29:51il parle de la Bastille.
00:29:53La prise de la Bastille.
00:29:54Donc il n'y a pas
00:29:55de malentendus.
00:29:57Il s'exprime
00:29:58sur un média d'actualité
00:29:59qui s'appelle
00:30:00Ouma.
00:30:00Ouma c'est la communauté
00:30:01des croyants.
00:30:02Donc c'est un média
00:30:05communautaire.
00:30:06Et en fait
00:30:09c'est un discours
00:30:10de guerre civile.
00:30:12C'est-à-dire qu'il dit
00:30:14dès maintenant
00:30:15si le Rassemblement
00:30:16National
00:30:17gagne
00:30:18l'élection présidentielle
00:30:20notre parti
00:30:21la France Insoumise
00:30:22ne reconnaîtra pas
00:30:23les résultats.
00:30:26Donc insurrection populaire.
00:30:30Ça fait écho
00:30:31à ces trois maîtres.
00:30:35Je me suis renseigné.
00:30:37Premier maître
00:30:37Robespierre.
00:30:38C'est le même
00:30:39que son maître
00:30:39Mélenchon.
00:30:41Robespierre qui dit
00:30:43quand le gouvernement
00:30:44viole les lois
00:30:45du peuple
00:30:45l'insurrection populaire
00:30:48est le plus sacré
00:30:50et le plus indispensable
00:30:51des droits
00:30:52et des devoirs
00:30:52du peuple.
00:30:55On est pile dans l'axe.
00:30:58Ensuite
00:30:59Bakounine
00:31:00qui dit
00:31:00l'insurrection
00:31:02est comme le verre
00:31:04qui se retourne
00:31:05contre le pied
00:31:06qui l'écrase.
00:31:07Quelle métaphore.
00:31:09Et enfin
00:31:10Franz Fanon
00:31:11qui dit
00:31:12la décolonisation
00:31:13ne peut se faire
00:31:14que par la violence.
00:31:15Or
00:31:15tous ces gens
00:31:16pensent
00:31:17qu'il faut
00:31:17décoloniser la France
00:31:19et recoloniser la France.
00:31:23Et pourquoi je dis
00:31:24que
00:31:24cette déclaration
00:31:26est en parfaite
00:31:27cohérence
00:31:27avec la doctrine
00:31:29de Mélenchon ?
00:31:31Il faut connaître
00:31:33Geoffroy Elliot.
00:31:35Il faut connaître
00:31:38ce qu'est le concept
00:31:39de la Nouvelle France
00:31:41pour comprendre
00:31:41pourquoi il y a
00:31:42cette cohérence.
00:31:44Ce concept
00:31:45de la Nouvelle France
00:31:46c'est le point
00:31:49d'aboutissement
00:31:50d'un système
00:31:52cohérent
00:31:53qui articule
00:31:57une philosophie
00:31:59de l'homme
00:31:59une philosophie
00:32:00de l'histoire
00:32:01et un concept
00:32:02stratégique.
00:32:03La philosophie
00:32:04de l'homme
00:32:04puisée aux sources
00:32:06du matérialisme
00:32:07des Lumières
00:32:08c'est
00:32:11trois négations
00:32:13qui s'enchaînent
00:32:16solidaires.
00:32:18Première négation
00:32:19il n'y a pas
00:32:20de nature humaine
00:32:22fixe.
00:32:24Deuxième négation
00:32:25il n'y a pas
00:32:29d'identité
00:32:32substantielle
00:32:33nationale.
00:32:35Troisième négation
00:32:36il n'y a pas
00:32:36de culture
00:32:37à transmettre.
00:32:38Toute
00:32:43tradition
00:32:43doit être
00:32:44bannie
00:32:45elle n'est pas
00:32:48une force
00:32:48à transmettre
00:32:49mais une prison
00:32:51dont il faut
00:32:51s'évader.
00:32:55sur cette
00:32:56philosophie
00:32:57de l'homme
00:32:57se greffe
00:32:58une philosophie
00:32:58de l'histoire.
00:33:01Le concept
00:33:02de Nouvelle France
00:33:03s'appuie
00:33:03sur le fait
00:33:04que
00:33:04le capitalisme
00:33:05libéral
00:33:06le capitalisme
00:33:08libertaire
00:33:09le capitalisme
00:33:10sans entrailles
00:33:14a produit
00:33:16le résultat
00:33:17attendu
00:33:18c'est-à-dire
00:33:19qu'il a été
00:33:21qu'il est
00:33:21un agent
00:33:22dissolvant
00:33:23nécessaire.
00:33:24Je cite
00:33:27et c'est vrai
00:33:28que le capitalisme
00:33:30prédateur
00:33:31a produit
00:33:32une société
00:33:33dans laquelle
00:33:34on a
00:33:34l'immigration
00:33:34massive
00:33:35l'urbanisation
00:33:36massive
00:33:36et l'individualisation
00:33:38massive
00:33:38du mode de vie.
00:33:39Et donc
00:33:40le capitalisme
00:33:42mondialisé
00:33:43a produit
00:33:44un nouveau peuple
00:33:45un peuple
00:33:47déraciné
00:33:48un peuple
00:33:49métissé
00:33:49un peuple
00:33:50interconnecté
00:33:51un peuple
00:33:51etc.
00:33:54Donc on n'est pas
00:33:55très loin
00:33:56du nouveau peuple
00:33:57et de la Nouvelle France.
00:33:59Le capitalisme
00:34:00sans entrave
00:34:03agent
00:34:04dissolvant
00:34:05nécessaire
00:34:05a
00:34:06opéré
00:34:07a fait son travail
00:34:09en rompant
00:34:13avec
00:34:14les appartenances
00:34:16morales,
00:34:18locales,
00:34:19régionales,
00:34:20nationales.
00:34:21Et c'est là
00:34:22qu'on arrive
00:34:22au concept
00:34:24de la créalisation,
00:34:27le concept stratégique,
00:34:29la créalisation
00:34:29qu'il emprunte
00:34:30à Édouard Glissant
00:34:32qui est un poète
00:34:35et philosophe
00:34:36martiniquais.
00:34:38Quel est le modèle
00:34:39historique ?
00:34:40Ce sont les sociétés
00:34:40esclavagistes
00:34:42des Antilles.
00:34:43Et ce que Mélenchon
00:34:44explique à partir
00:34:45d'Édouard Glissant,
00:34:47c'est que
00:34:47il y a là
00:34:49des individus
00:34:50qui ont été
00:34:51arrachés
00:34:52à leur culture
00:34:53d'origine
00:34:53et qui ont
00:34:54inventé
00:34:55une nouvelle
00:34:56culture,
00:34:57une nouvelle
00:34:57identité.
00:34:59C'est-à-dire
00:34:59une nouvelle
00:34:59musique,
00:35:00des nouveaux mots,
00:35:01un nouveau langage,
00:35:02un nouvel art
00:35:02de vivre,
00:35:02etc.
00:35:03Et il dit
00:35:04c'est ça
00:35:04qu'il faut faire.
00:35:05C'est-à-dire
00:35:07arracher
00:35:08l'homme
00:35:08d'aujourd'hui
00:35:11à ses
00:35:13déterminismes
00:35:14culturels,
00:35:15philosophiques,
00:35:15religieux,
00:35:16etc.
00:35:17et imposer
00:35:18une identité
00:35:20toute neuve.
00:35:21En fait,
00:35:21Mélenchon
00:35:22incarne
00:35:24la France
00:35:25du déracinement.
00:35:28C'est-à-dire
00:35:29la France
00:35:30de ceux
00:35:30qui refusent
00:35:32d'avoir des racines
00:35:32ou qui ne les ont plus
00:35:35face à une autre
00:35:36France,
00:35:37l'ancienne France
00:35:39comme ils disent,
00:35:40l'ancienne France
00:35:42qui regroupe
00:35:43tous ceux
00:35:44qui ont des racines
00:35:46et qui ont peur
00:35:46de les perdre
00:35:47ou qui n'en ont plus
00:35:49et qui en voudraient
00:35:49de nouvelles.
00:35:52nous sommes là
00:35:54devant la question
00:35:55centrale
00:35:56de l'élection
00:35:57présidentielle.
00:35:59Et nous reviendrons
00:36:00sur cette question
00:36:01très probablement
00:36:02dans les prochaines
00:36:03semaines sur les
00:36:03questions majeures
00:36:04de cette élection
00:36:05présidentielle.
00:36:06Philippe De Villiers,
00:36:07mardi,
00:36:08lors de l'émission
00:36:09Les 4 vérités
00:36:09sur France 2,
00:36:10Marion Maréchal
00:36:10a évoqué
00:36:11les trois traites.
00:36:12La traite
00:36:13transatlantique
00:36:14mais aussi
00:36:15la traite
00:36:16intra-africaine
00:36:17et la traite
00:36:17arabo-musulmane.
00:36:19Il se trouve
00:36:19que le 25 mars
00:36:20dernier,
00:36:21c'est un sujet
00:36:22que nous devions
00:36:22traiter ensemble,
00:36:23l'Assemblée générale
00:36:25de l'ONU,
00:36:25a voté une résolution
00:36:26pour qualifier
00:36:27la traite
00:36:27atlantique
00:36:28de plus grave
00:36:29crime
00:36:29contre l'humanité.
00:36:31Cette résolution
00:36:32semble avoir omis
00:36:33la traite
00:36:34arabo-musulmane
00:36:35et la traite
00:36:36intra-africaine.
00:36:38Je vous propose
00:36:38d'écouter Marion Maréchal
00:36:40et puis
00:36:40je vous lirai
00:36:41la réponse
00:36:42de Bali-Bagaïo.
00:36:45Écoutez,
00:36:46moi je l'aurais tenue
00:36:46cette commémoration
00:36:48et je crois
00:36:48que ça aurait été
00:36:49l'occasion d'ailleurs
00:36:49de parler
00:36:51des esclavagismes
00:36:52tabous
00:36:53et oubliés.
00:36:54Je pense notamment
00:36:54à la traite
00:36:55arabo-musulmane
00:36:55qui a duré
00:36:56plusieurs siècles
00:36:56et qui a fait
00:36:5717 millions d'esclaves.
00:36:58Je pense à la traite
00:36:58intra-africaine
00:36:59qui a fait
00:37:0014 millions d'esclaves,
00:37:01c'est-à-dire plus
00:37:02qu'en l'occurrence
00:37:03la traite
00:37:04transatlantique
00:37:04qui est le seul sujet
00:37:05qui généralement
00:37:06occupe
00:37:07ces commémorations
00:37:08mises en place
00:37:08par Mme Christiane Taubira
00:37:09et ce serait aussi
00:37:10l'occasion de rappeler
00:37:11par exemple
00:37:11qu'un profil
00:37:13comme M. Bali-Bagaïoko
00:37:14maire de Saint-Denis
00:37:16maire LFI
00:37:17a plus de chances
00:37:18d'être un descendant
00:37:19d'esclavagiste
00:37:20que moi
00:37:20voyez-vous
00:37:21puisqu'en l'occurrence
00:37:22il affirme venir
00:37:23d'une famille
00:37:24de nobles maliens
00:37:25qui pratiquaient
00:37:26jusqu'au XXème
00:37:27l'esclavage
00:37:28de manière structurelle.
00:37:30Donc c'est une façon
00:37:30aussi quand même
00:37:31me semble-t-il
00:37:32ces commémorations
00:37:32de rappeler
00:37:33qu'il n'y a pas
00:37:33qu'une mémoire
00:37:34et que cette mémoire
00:37:35de l'esclavage
00:37:36qui est évidemment
00:37:36une ignominie
00:37:38ne doit pas concerner
00:37:40uniquement la culpabilité
00:37:41des Européens
00:37:42et des Français
00:37:43avec évidemment
00:37:44à chaque fois
00:37:44un objectif politique
00:37:47biaisé
00:37:47et donc si on devait
00:37:49être juste
00:37:49oui il faudrait commémorer
00:37:50tous les esclavages
00:37:51pour que bien sûr
00:37:52cela n'arrive plus jamais.
00:37:54Bali-Bagaïoko
00:37:55dans un long message
00:37:56lui a répondu
00:37:56la commémoration
00:37:57de l'esclavage
00:37:58n'est pas un exercice
00:37:59de culpabilisation
00:38:00c'est un devoir
00:38:01de mémoire républicain
00:38:02oui les mémoires historiques
00:38:03sont multiples
00:38:04mais en France
00:38:05nous avons la responsabilité
00:38:06de regarder lucidement
00:38:07notre propre histoire
00:38:08celle de la traite négrière
00:38:09du commerce triangulaire
00:38:11et des conséquences humaines
00:38:12sociales et politiques
00:38:13qui l'ont laissé
00:38:15cette histoire
00:38:15fait pleinement partie
00:38:16de l'histoire de France.
00:38:17Philippe Devillé
00:38:18quelle est votre analyse
00:38:20de la résolution
00:38:21de l'ONU ?
00:38:22Avant j'aurais salué
00:38:24le courage
00:38:25de Marion Maréchal
00:38:27et ajouté quelque chose
00:38:29qui est assez cocasse
00:38:32c'est qu'en fait
00:38:35Bali-Bagaïoko
00:38:37est effectivement
00:38:38appartient
00:38:38il l'a dit
00:38:39à une famille noble
00:38:40du Mali
00:38:44et le Mali
00:38:45a été un pays
00:38:47où les élites
00:38:48ont pratiqué
00:38:50longtemps
00:38:50l'esclavage
00:38:52donc c'est un sujet
00:38:53qu'il connaît
00:38:54et il va pouvoir partager
00:38:55ce que je vais dire
00:38:55dans quelques instants
00:38:56il connaît très bien
00:38:57à ce sujet
00:38:59alors que son patron
00:39:02est un fils
00:39:03de pieds noirs
00:39:05Mélenchon
00:39:06né à Tangier
00:39:07au Maroc
00:39:07mais de pieds noirs
00:39:09qui ont vécu
00:39:09en Algérie
00:39:10et il connaît
00:39:10très très bien
00:39:11le colonialisme
00:39:13parce qu'il appartient
00:39:14à une famille
00:39:14il appellerait ça
00:39:16de colons
00:39:16les pieds noirs
00:39:18donc ces gens
00:39:19qui nous font la leçon
00:39:21il faut les écouter
00:39:22pourquoi ?
00:39:23parce qu'ils connaissent
00:39:24le sujet de l'intérieur
00:39:25vous voyez
00:39:27et donc ils peuvent
00:39:27nous édifier
00:39:30et j'attends d'eux
00:39:31qu'ils partagent
00:39:31ce que je vais dire
00:39:32maintenant
00:39:34l'ONU
00:39:37c'est une résolution
00:39:38qui aurait dû faire
00:39:38beaucoup de bruit
00:39:39car c'est une résolution
00:39:41scandaleuse
00:39:43qui a été votée
00:39:44à l'ONU
00:39:44et qui dit
00:39:45il y a un crime
00:39:46contre l'humanité
00:39:46c'est la traite
00:39:48transatlantique
00:39:49ce faisant
00:39:50l'ONU a oublié
00:39:51les autres traites
00:39:52il y en a deux
00:39:53au moins
00:39:54la traite
00:39:56arabo-musulmane
00:39:5817 millions
00:40:00de victimes
00:40:00et la traite
00:40:01intra-africaine
00:40:0313 millions
00:40:03de victimes
00:40:04la traite
00:40:05transatlantique
00:40:06a duré
00:40:07trois siècles
00:40:08la traite
00:40:09arabo-musulmane
00:40:10a duré
00:40:12au moins
00:40:12dix siècles
00:40:14mais ça va plus loin
00:40:16qui a présenté
00:40:17cette résolution ?
00:40:18le Ghana
00:40:19alors le Ghana
00:40:20c'était un des principaux
00:40:22pays pourvoyeurs
00:40:27d'esclaves
00:40:29car
00:40:29s'il y avait
00:40:30des acheteurs
00:40:32européens
00:40:32il y avait
00:40:33des vendeurs
00:40:33africains
00:40:35on appelait ça
00:40:36les courtiers
00:40:38et c'est un sujet
00:40:39que je connais bien
00:40:39et je vais vous dire
00:40:40pourquoi je le connais bien
00:40:42parce que
00:40:42avec Dominique Souchet
00:40:44nous avons mené
00:40:45une politique
00:40:47de co-développement
00:40:48avec l'Afrique
00:40:49avec le Bénin
00:40:50moi j'aime beaucoup
00:40:50l'Afrique
00:40:52c'est un pays
00:40:53l'Afrique
00:40:54c'est un continent
00:40:55qui me touche
00:40:56et le Bénin
00:40:57en particulier
00:40:58nous avons mené
00:40:59l'ancien Daomé
00:40:59nous avons mené
00:41:00une coopération
00:41:01un co-développement
00:41:02qui a eu un grand succès
00:41:03pendant plusieurs années
00:41:04avec le président
00:41:06Nicephore Soglo
00:41:07qui était un ami
00:41:09et un jour
00:41:10il m'a emmené
00:41:10le président Soglo
00:41:11sur la porte
00:41:12du non-retour
00:41:15donc je sais
00:41:15de quoi je parle
00:41:16la porte du non-retour
00:41:18ça s'appelle
00:41:19la porte des esclaves
00:41:21et moi j'ai pleuré
00:41:22là-bas
00:41:22avec le président Soglo
00:41:24j'ai pleuré
00:41:25sur ce malheur
00:41:27mais ce malheur
00:41:28il est arrivé
00:41:28parce qu'il y avait
00:41:29des acheteurs
00:41:30et qu'il y avait
00:41:30des vendeurs
00:41:32donc je connais
00:41:33cette histoire-là
00:41:34et qu'on ne me la fasse pas
00:41:35s'il vous plaît
00:41:38ensuite
00:41:40ce qu'il faut dire
00:41:40c'est que
00:41:42en fait
00:41:43c'est le sud global
00:41:44qui a voté
00:41:45c'est le sud global
00:41:46qui tient l'ONU
00:41:48parce que
00:41:49sur 190 voies
00:41:51il y a 130 nations
00:41:53du sud global
00:41:53donc c'est un vote
00:41:55c'est un vote injuste
00:41:57et j'ajoute
00:41:57une chose
00:41:59c'est qu'aujourd'hui
00:42:00il y a encore
00:42:00des esclaves
00:42:01l'esclavage existe encore
00:42:03et c'est un rapport
00:42:04de l'ONU
00:42:04qui date de quelques années
00:42:06qui l'a dit
00:42:07il y a entre 20 millions
00:42:08et 50 millions
00:42:09d'esclaves
00:42:10par exemple
00:42:11aller en Afghanistan
00:42:12on applique
00:42:13la charrière
00:42:13on applique
00:42:14l'esclavage
00:42:15donc
00:42:17pardon pour
00:42:18madame Taubira
00:42:18mais
00:42:19si on doit
00:42:20dénoncer
00:42:21l'esclavage
00:42:22et on doit le dénoncer
00:42:23tous ensemble
00:42:26il faut dénoncer
00:42:27tous les esclavages
00:42:29il y a un livre
00:42:30que je recommande
00:42:31à la lecture
00:42:32des uns et des autres
00:42:33c'est celui
00:42:36de Tidiane
00:42:37Endiaï
00:42:38pas papette
00:42:39Tidiane
00:42:40Endiaï
00:42:41qui s'appelle
00:42:41le génocide voilé
00:42:42et qui raconte tout
00:42:43sur la traite
00:42:45arabo-musulmane
00:42:46alors de grâce
00:42:47vous les européens
00:42:49vous les français
00:42:50cessez
00:42:52de vous laisser
00:42:53coloniser
00:42:55mentalement
00:42:56et moralement
00:42:57cessez
00:42:58de vous laisser
00:42:59culpabiliser
00:43:02autre sujet
00:43:03à présent
00:43:03et ça concerne
00:43:04toujours
00:43:05le continent
00:43:06africain
00:43:07puisque
00:43:07le président
00:43:09de la république
00:43:09était en voyage
00:43:10d'état
00:43:11en Afrique
00:43:12samedi
00:43:129 mai
00:43:14à Alexandrie
00:43:15Emmanuel Macron
00:43:16Philippe a déclaré
00:43:16l'épicentre
00:43:17de la langue française
00:43:18ne se trouve pas
00:43:19sur les quais de Seine
00:43:20mais dans le bassin
00:43:21du fleuve Congo
00:43:22et que la deuxième
00:43:23langue parlée
00:43:24en France
00:43:24était l'arabe
00:43:25je vous propose
00:43:26d'écouter Emmanuel Macron
00:43:27justement sur
00:43:28l'épicentre
00:43:29de la langue française
00:43:31grâce à ce qu'est
00:43:32la francophonie
00:43:33est une langue
00:43:34où le français
00:43:35de l'académie
00:43:37se bouscule
00:43:38avec le wolof
00:43:39le haïtien
00:43:43le congolais
00:43:44l'anglais
00:43:46et tant et tant
00:43:47de langues
00:43:49et ces mots
00:43:50voyage
00:43:50parce que cette langue
00:43:52voyage
00:43:52et je l'ai souvent
00:43:53rappelé
00:43:54l'épicentre
00:43:55aujourd'hui
00:43:55de la langue française
00:43:56est sur les bassins
00:43:58du fleuve Congo
00:43:59elle n'est pas
00:43:59sur les quais
00:44:00de la Seine
00:44:01parce que c'est là
00:44:02qu'il y a le plus
00:44:03de locuteurs
00:44:04Geoffroy Lejeune
00:44:05Philippe
00:44:06selon vous
00:44:06qu'a voulu dire
00:44:07le président
00:44:07de la république
00:44:08et quelle est
00:44:08la portée
00:44:09de son propos
00:44:12alors
00:44:13c'est subtil
00:44:18il a voulu nous dire
00:44:19que la langue
00:44:21française
00:44:23est africaine
00:44:24de plus en plus
00:44:25africaine
00:44:26vous me suivez
00:44:29et il a voulu nous dire
00:44:30que la langue
00:44:32arabe
00:44:32est française
00:44:33de plus en plus
00:44:34française
00:44:35et il a voulu nous dire
00:44:38que l'épicentre
00:44:40je reprends son mot
00:44:41que l'épicentre
00:44:43de l'Afrique
00:44:45c'était
00:44:46les quais de Seine
00:44:48et que l'épicentre
00:44:50de la France
00:44:52c'est le bassin
00:44:52du Congo
00:44:53c'est une inversion
00:44:56prometteuse
00:44:58que nous aurons bientôt
00:44:59sous nos yeux
00:45:00si les choses
00:45:01continuent d'empirer
00:45:04en fait
00:45:05il suit sa ligne
00:45:07je vous rappelle
00:45:08à tous les deux
00:45:10à nos auditeurs
00:45:11d'Europe 1
00:45:11à nos téléspectateurs
00:45:12de Seine
00:45:13une scène
00:45:15qui nous avait frappé
00:45:19et en direct
00:45:20il a écrit un tweet
00:45:22en même temps
00:45:23sur cette scène
00:45:25c'était
00:45:25Aya Nakamura
00:45:28qui sortait
00:45:29de l'académie française
00:45:31sur le pont des arts
00:45:32et qui faisait chanter
00:45:33Dja Dja
00:45:34à cette pauvre garde
00:45:36républicaine
00:45:37qui se contorsionnait
00:45:39dans une danse du ventre
00:45:41pour célébrer
00:45:43la pluie
00:45:43qui tombait
00:45:44à grosses gouttes
00:45:46en même temps
00:45:49c'était magnifique
00:45:50le en même temps
00:45:52dit tout
00:45:53de ce que pense
00:45:56notre président
00:45:57bientôt retraité
00:46:00en fait
00:46:01quand il partira
00:46:02il aura laissé
00:46:03la langue française
00:46:04dans un triste état
00:46:06et je vais vous dire
00:46:07pourquoi
00:46:08d'abord la langue française
00:46:09elle a été la première langue
00:46:10du monde
00:46:11on l'oublie
00:46:11en 1983
00:46:13l'académie royale
00:46:15des belles lettres
00:46:16de Berlin
00:46:18met comme sujet
00:46:22pourquoi la langue française
00:46:24est-elle
00:46:25universelle
00:46:26et c'est le jeune
00:46:27Rivarol
00:46:27qui répond
00:46:31on a pu parler
00:46:32d'un monde latin
00:46:34on devrait parler
00:46:35aujourd'hui
00:46:35d'un monde français
00:46:37un monde français
00:46:39c'était la première langue
00:46:41du monde
00:46:42tout le monde
00:46:43parlait français
00:46:44aujourd'hui
00:46:45c'est une langue
00:46:47qui sera peut-être
00:46:48bientôt une langue morte
00:46:49pourquoi
00:46:50parce qu'elle subit
00:46:51trois assauts
00:46:53simultanés
00:46:54le premier assaut
00:46:56c'est le globish
00:46:58franglish
00:46:59le sabir franco-anglais
00:47:01est-ce que vous imaginez
00:47:03alors moi ça me choque
00:47:03parce que
00:47:05je connais la vie politique
00:47:07depuis longtemps
00:47:08et la vie diplomatique
00:47:10pour les diplomates français
00:47:11ce qui se passe
00:47:12c'est épouvantable
00:47:13c'est-à-dire
00:47:13un président français
00:47:15quand il est à l'étranger
00:47:16il parle français
00:47:18vous imaginez
00:47:19De Gaulle parler anglais
00:47:20Mitterrand parler anglais
00:47:22non
00:47:25là
00:47:25il parle anglais
00:47:26au sommet
00:47:28de la francophonie
00:47:29et tenez-vous bien
00:47:30il demande
00:47:31que ce sommet
00:47:32de la francophonie
00:47:33n'ait plus lieu
00:47:34dans un pays francophone
00:47:36mais dans un pays
00:47:37anglophone
00:47:37le Kenya
00:47:38et tenez-vous bien
00:47:39c'est pire
00:47:40il demande
00:47:41que ça s'appelle
00:47:42Africa Forward
00:47:47quelle délicescence
00:47:50et on l'entend
00:47:51qu'il dit
00:47:52for sure
00:47:54et on l'entend
00:47:55qu'il dit
00:47:55je vais laisser
00:47:57non pas un bilan
00:47:58mais un legacy
00:48:01et on l'entend
00:48:02qu'il nous parle
00:48:02de la French Tech
00:48:03et dans quelques jours
00:48:05il va être
00:48:06avec son premier ministre
00:48:08à accueillir
00:48:09les investisseurs
00:48:09à Versailles
00:48:12Choose France
00:48:13ça s'appelle
00:48:14et donc vous imaginez
00:48:16le roi soleil
00:48:16qui s'adresse
00:48:17au surintendant
00:48:18et qui lui dit
00:48:19Colbert
00:48:20Choose France
00:48:21non mais
00:48:22quelle délicescence
00:48:26deuxième assaut
00:48:28qui est presque
00:48:29pire que le premier
00:48:30c'est plus le globish
00:48:31c'est le langage inclusif
00:48:35l'écriture inclusive
00:48:36au motif que
00:48:37la langue française
00:48:38serait discriminatoire
00:48:40et qu'elle privilégie
00:48:42les dominants
00:48:42je lisais dans la presse hier
00:48:45quelque chose
00:48:46d'extravagant
00:48:47très sérieux
00:48:48ça devait être
00:48:49probablement
00:48:51Ouest France
00:48:52le journal WOC
00:48:54qui disait
00:48:57désormais
00:48:58une femme
00:48:59qui entre
00:49:00dans un service
00:49:01de secours
00:49:01on l'appelle
00:49:02une sapeur-pompière
00:49:04c'est charmant
00:49:07et le troisième
00:49:09assaut
00:49:10c'est
00:49:13le langage
00:49:15techno
00:49:19managérial
00:49:19appelons ça comme ça
00:49:21c'est-à-dire qu'on
00:49:22contourne le réel
00:49:23alors on a
00:49:25l'itinérance
00:49:26mémorielle
00:49:27on a
00:49:27le vivre ensemble
00:49:28on a
00:49:28faire nation
00:49:29on a raciser
00:49:31etc.
00:49:32des mots
00:49:33incomprisants
00:49:33et puis alors
00:49:34on a des mots
00:49:34qui sont déformés
00:49:37créativité
00:49:37quand il n'y a plus
00:49:37de création
00:49:39convivialité
00:49:40quand il n'y a plus
00:49:40de convive
00:49:41collégialité
00:49:42c'est la décision
00:49:42à laquelle on se rend
00:49:43les conciliaires
00:49:44savent ça
00:49:45la décision
00:49:46à laquelle on se rend
00:49:47de ne pas décider
00:49:47à plusieurs
00:49:48ce qu'on se fait
00:49:49incapable
00:49:49de décider
00:49:50tout seul
00:49:50tout ça
00:49:51c'est des mots
00:49:52creux
00:49:52c'est ce qu'il faisait
00:49:54dire à Paul Valéry
00:49:55les mots
00:49:55prennent du volume
00:49:57quand ils perdent
00:49:57leur sens
00:49:59et donc
00:49:59en fait
00:50:02aujourd'hui
00:50:03Emmanuel Macron
00:50:07c'est
00:50:08Mélenchon
00:50:09en version
00:50:10ubérisée
00:50:11c'est à dire
00:50:13que
00:50:14Mélenchon
00:50:15et Macron
00:50:15c'est
00:50:17le culte
00:50:18de l'après-France
00:50:19de la post-France
00:50:24de la non-France
00:50:28et quand je vois
00:50:30ce que la France
00:50:31est en train
00:50:31de devenir
00:50:33Méternich
00:50:33avait un mot
00:50:34un agrégat
00:50:35inconstituté
00:50:36de peuples des Unis
00:50:37je pense
00:50:38à
00:50:40Agrippa
00:50:41d'Aubigné
00:50:43qui
00:50:43qui disait
00:50:46je vois la France
00:50:47comme une
00:50:48mère
00:50:49affligée
00:50:51qui dit
00:50:52à ses enfants
00:50:52qu'il ne reconnaît plus
00:50:53vous avez
00:50:55ensanglanté
00:50:56le sein
00:50:57qui vous nourrit
00:50:59et qui vous apportait
00:51:00et bien
00:51:02vivez donc
00:51:03de venin
00:51:05sanglant
00:51:05sanglant
00:51:07géniture
00:51:09je n'ai pour vous nourrir
00:51:12que du sang
00:51:15voilà la situation
00:51:16dans laquelle
00:51:17nous sommes
00:51:17aujourd'hui
00:51:19tout près
00:51:19de la guerre civile
00:51:21Philippe De Villiers
00:51:22depuis quelques jours
00:51:23et je me
00:51:24suis surpris
00:51:25que vous ne soyez pas
00:51:26venu sur ce plateau
00:51:27en masqué
00:51:29à me demander
00:51:30avant de me faire
00:51:31la bise
00:51:33un mètre et demi
00:51:34de distance
00:51:35ou de
00:51:35qu'on se salue
00:51:36avec le
00:51:37vous savez
00:51:37avec le
00:51:39le coude
00:51:39mieux vaut en rire
00:51:40vous vous souvenez
00:51:41de la phrase
00:51:42du docteur Véran
00:51:43si vous aimez
00:51:44vos proches
00:51:45alors
00:51:46éloignez-vous
00:51:47ne les embrassez pas
00:51:49vous savez
00:51:50que
00:51:51je me souviens
00:51:51d'un Noël
00:51:52où j'ai dû
00:51:52faire
00:51:54profiter
00:51:55de la dinde
00:51:55ma grand-mère
00:51:56elle a dû être
00:51:57dans la cuisine
00:51:58pendant que nous
00:51:59on était tous
00:51:59dans le salon
00:52:00bien sûr
00:52:01parce qu'on respectait
00:52:02à la lettre
00:52:04depuis quelques jours
00:52:05on nous parle
00:52:05de l'antavirus
00:52:07virus très sérieux
00:52:08après des semaines
00:52:09en vase clos
00:52:09en haute mer
00:52:10les passagers
00:52:11du ondius
00:52:12ont été évacués
00:52:14vers leur pays d'origine
00:52:15des mesures ont été prises
00:52:16par les pouvoirs publics
00:52:17de nombreuses inconnues
00:52:18entourent la propagation
00:52:19de cet antavirus
00:52:21je vais vous proposer
00:52:22une déclaration
00:52:23du covid
00:52:24et une déclaration
00:52:25actuellement
00:52:26sur l'antavirus
00:52:27de deux ministres
00:52:28à l'époque de la santé
00:52:31il existe
00:52:32des lignes aériennes
00:52:34directes
00:52:34entre la ville
00:52:35de Wuhan
00:52:36et la ville
00:52:37et la France
00:52:38pardon
00:52:39donc des messages
00:52:41de précaution
00:52:42à destination
00:52:43des voyageurs
00:52:44se rendant à Wuhan
00:52:45depuis Paris
00:52:45ou bien au retour
00:52:47de Wuhan
00:52:48sont d'ores et déjà
00:52:49diffusés
00:52:50dans les avions
00:52:51en ce qui concerne
00:52:52les vols directs
00:52:53la responsabilité du gouvernement
00:52:55c'est d'anticiper
00:52:56et d'anticiper
00:52:57tous les scénarios
00:52:59même
00:53:01les inimaginables
00:53:02et donc même
00:53:02les pires
00:53:04Geoffroy Lejeune
00:53:05alors Philippe
00:53:06vous n'êtes pas médecin
00:53:07mais que pensez-vous
00:53:08du traitement
00:53:09médiatique
00:53:10et politique
00:53:12de ce nouveau virus
00:53:14qui en effet
00:53:15nous rappelle
00:53:15la période du covid
00:53:17c'est terrible
00:53:21alors d'abord
00:53:21les faits
00:53:23vous savez
00:53:24la première fois
00:53:25que le mot est apparu
00:53:27vous m'avez appelé
00:53:28je vous ai dit
00:53:29reste en Vendée
00:53:30on ne dira pas
00:53:30ce que je vous ai dit
00:53:31restez en Vendée
00:53:32je vous ai dit
00:53:34restez loin de nous
00:53:36les faits
00:53:38donc il y a un virus
00:53:39connu
00:53:39l'antavirus
00:53:41connu
00:53:41depuis 30 ans
00:53:441995
00:53:46donc il est parfaitement
00:53:47cerné
00:53:51ensuite
00:53:53il est apparu
00:53:54en Argentine
00:53:56tu as tout le monde
00:53:57toute la communauté
00:53:58ce que je dis
00:53:58c'est ce que dit
00:53:59la communauté scientifique
00:54:01comme on dit aujourd'hui
00:54:05il est apparu
00:54:06en Argentine
00:54:07et il est apparu
00:54:07au moment
00:54:09où l'Argentine
00:54:10quittait
00:54:13l'Organisation mondiale
00:54:14de la santé
00:54:15c'est une coïncidence
00:54:19et ensuite
00:54:20la communauté scientifique
00:54:22nous explique
00:54:23à l'unanimité
00:54:24que
00:54:27c'est très létal
00:54:28mais
00:54:30que le danger
00:54:31ne vient
00:54:31que lorsque
00:54:32il y a un contact
00:54:35rapproché
00:54:36et prolongé
00:54:37si vous voyez
00:54:37ce que je veux dire
00:54:38donc c'est très particulier
00:54:40quand même
00:54:42il ne suffit pas
00:54:43de respirer
00:54:44l'air d'un studio
00:54:46si tant est
00:54:47qu'il y ait
00:54:47dans l'air de studio
00:54:48des projections
00:54:51de
00:54:51surmulot
00:54:52puisqu'on est à Paris
00:54:55ça ne suffit pas
00:54:58alors
00:55:00qu'a-t-on vu
00:55:01depuis quelques jours
00:55:04on a vu
00:55:05un traitement
00:55:08médiatique
00:55:08et politique
00:55:12intense
00:55:15maximaliste
00:55:16et pour tout dire
00:55:18millénariste
00:55:21ce traitement
00:55:22on peut ainsi
00:55:22le caractériser
00:55:23d'abord
00:55:23il y a la mise en scène
00:55:26impressionnante
00:55:27à Ténérife
00:55:28au Canary
00:55:29on voit
00:55:30le directeur
00:55:31de l'OMS
00:55:31qui a fait le déplacement
00:55:34ça doit être très grave
00:55:36et on voit
00:55:37les infirmiers
00:55:38habillés
00:55:39en scaphandrier
00:55:43et le directeur
00:55:44de l'OMS
00:55:45qui dit
00:55:45ça leur apprendra
00:55:47à l'Argentine
00:55:48aux Etats-Unis
00:55:49à avoir quitté
00:55:51l'OMS
00:55:52ah bon
00:55:55comme si c'était
00:55:56une punition
00:55:59ensuite
00:56:01il y a
00:56:02la logorée
00:56:02ministérielle
00:56:05on a vu
00:56:05cette nouvelle
00:56:06ministre de la santé
00:56:09comme
00:56:09Véran
00:56:10ou manque
00:56:11et puis
00:56:11le professeur
00:56:12le docteur Salomon
00:56:14qui venait tous les soirs
00:56:15le croque-mort
00:56:15il n'y a que
00:56:17qui ne sont pas là
00:56:17on a vu
00:56:18Delfraissy
00:56:19qui est sorti
00:56:20du formule
00:56:23rappelé par Macron
00:56:24elle venait
00:56:26Delfraissy
00:56:27voilà
00:56:28et
00:56:30et donc
00:56:30le discours
00:56:31classique
00:56:32et puis enfin
00:56:33les médecins de plateau
00:56:34tous
00:56:35on les a vus
00:56:36ils sont revenus
00:56:37on les avait oubliés
00:56:38ils sont là
00:56:39ils sont prêts
00:56:41à sermenter
00:56:42pour nous dire
00:56:43n'importe quoi
00:56:45et enfin
00:56:46la sémantique
00:56:48donc on a
00:56:50les masques
00:56:51les cas contacts
00:56:54les gestes barrières
00:56:57restez chez vous
00:56:58le confinement
00:56:59peut-être
00:57:00voilà
00:57:01bon
00:57:03alors je ne sais pas
00:57:05si c'est l'effet
00:57:06de la panique
00:57:06ou d'un
00:57:09ou d'un réel projet
00:57:11politique
00:57:12pour gouverner
00:57:14par la peur
00:57:16mais ce que je peux
00:57:17vous dire
00:57:19avec mon expérience
00:57:20qui rejoint la vôtre
00:57:22puisque vous avez
00:57:22connu comme moi
00:57:23le Covid
00:57:24et le masque
00:57:26c'est qu'en fait
00:57:27nous ne sommes pas
00:57:28sortis indemne
00:57:28du Covid
00:57:29nous tous les français
00:57:31nous sommes devenus
00:57:32les cobayes
00:57:33de la babelle
00:57:35sanitaire
00:57:36verte et numérique
00:57:37je m'explique
00:57:39nous sommes entrés
00:57:41dans la société disciplinaire
00:57:42c'est tellement vrai
00:57:44qu'on accepte tout
00:57:45on accepte
00:57:46que l'Union Européenne
00:57:49va nous imposer
00:57:50non seulement
00:57:51le pass numérique
00:57:51l'identité numérique
00:57:52le portefeuille numérique
00:57:54où il y aura tout dedans
00:57:55sera suivi à la trace
00:57:56mais maintenant
00:57:57un portefeuille numérique
00:57:58spécial pour les produits
00:58:01donc c'est
00:58:02absolument totalitaire
00:58:03on accepte tout
00:58:04en fait
00:58:05le Covid
00:58:07a provoqué
00:58:09trois mutations
00:58:10fondamentales
00:58:11la première mutation
00:58:13c'est qu'on a changé
00:58:15de pays
00:58:16on est entré
00:58:17dans le
00:58:17webistan
00:58:18c'est-à-dire le village
00:58:19global
00:58:19la
00:58:21la post-humanité
00:58:24sans contact
00:58:25a
00:58:26intronisé
00:58:28le citoyen numérique
00:58:29et nous a initiés
00:58:31au civisme
00:58:32délateur
00:58:33souvenez-vous
00:58:36Geoffroy Lejeune
00:58:37ne porte pas
00:58:38de masque
00:58:39je ne suis pas sûr
00:58:40qu'il soit vacciné
00:58:41Eliot Deval
00:58:41n'a pas son
00:58:42outvice
00:58:43il n'est pas vacciné
00:58:43je ne portais pas de masque
00:58:44et il est allé
00:58:47pour
00:58:47dans un cimetière
00:58:49il voulait enterrer
00:58:50un proche
00:58:51ne portez pas la peau
00:58:52sans autorisation
00:58:54voilà
00:58:55donc je vous dénonce
00:58:56le civisme
00:58:57délateur
00:58:58on était sous la
00:58:59c'est du temps
00:59:00au temps Lara
00:59:01la traversée de Paris
00:59:04le
00:59:07jambon
00:59:07de M. Janvier
00:59:09voilà
00:59:10donc en fait
00:59:11on dénonce
00:59:13mais ça va plus loin
00:59:14ça c'est pas le plus grave
00:59:17la deuxième mutation
00:59:18c'est la transmutation
00:59:19du pouvoir
00:59:20en bio-pouvoir
00:59:22c'est-à-dire que
00:59:23l'hygiénisme d'Etat
00:59:24dit qu'il peut vivre
00:59:25et qu'il peut mourir
00:59:27on décrète
00:59:28la vie
00:59:29la mort
00:59:32pour les plus petits
00:59:33pour les plus anciens
00:59:35on y revient
00:59:37et puis on décrète aussi
00:59:39on a toujours
00:59:40cette possibilité
00:59:42le confinement
00:59:45sanitaire
00:59:45qui précède
00:59:47les autres
00:59:48confinements
00:59:50enfin la troisième mutation
00:59:51c'est la plus importante
00:59:53c'est que la politique
00:59:54a changé
00:59:54elle a changé de sens
00:59:55elle a changé de vocation
00:59:56avant
00:59:57la politique
00:59:58avait pour vocation
01:00:01de
01:00:02poursuivre l'idée
01:00:04du bien commun
01:00:05et maintenant
01:00:06elle a pour vocation
01:00:07le contrôle
01:00:08et donc
01:00:09ça veut dire
01:00:10provoquer des crises
01:00:11ou en profiter
01:00:14gérer
01:00:15le paroxysme
01:00:16gouverné par le paroxysme
01:00:18trois exemples
01:00:19l'Ukraine
01:00:20le gouvernement
01:00:21par la peur
01:00:24peur de la guerre
01:00:25ensuite
01:00:26le dérèglement climatique
01:00:28le gouvernement
01:00:29par la norme
01:00:30et enfin
01:00:33là
01:00:33le virus
01:00:34le gouvernement
01:00:36par l'enfermisme
01:00:38voilà comment
01:00:40on tient
01:00:40un peuple
01:00:42un grand merci
01:00:43Philippe Devilliers
01:00:44pour cette émission
01:00:46rendez-vous la semaine prochaine
01:00:47merci à vous cher Geoffroy
01:00:49dans un instant
01:00:50dans un instant
01:00:51nous parlerons
01:00:53de la dernière déclaration
01:00:55de Stéphanie Riste
01:00:56puisqu'à ce stade
01:00:57et on parlera
01:00:58Antavirus
01:00:59aucun élément
01:01:00ne laisse penser
01:01:01à l'apparition
01:01:02d'un
01:01:02variant
01:01:03la sémantique
01:01:04dont vous parliez
01:01:05il y a quelques instants
01:01:06on est rassuré
01:01:07la publicité
01:01:09on revient dans un instant
01:01:10il n'arrive pas
01:01:10le variant
01:01:11il va venir
01:01:11le variant
01:01:12on ne sait jamais
01:01:13on ne sait jamais
01:01:14à tout de suite
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