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Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval
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00:00:01Quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilliers.
00:00:05Cher Philippe, bonsoir.
00:00:07Bonsoir Elliot, bonsoir Geoffroy.
00:00:08Geoffroy Lejeune est avec nous comme chaque vendredi.
00:00:10Philippe Devilliers, tout s'accélère au Proche et au Moyen-Orient.
00:00:13Ce vendredi, le régime islamique iranien annonce la réouverture du détroit d'Hormuz.
00:00:18Dans le même temps, cette initiative a été saluée par Donald Trump,
00:00:22omniprésent sur les réseaux sociaux ce vendredi.
00:00:25Le président américain qui dans le même temps a annoncé déminer le détroit.
00:00:29L'Iran, avec l'aide des Etats-Unis, a retiré ou est en train de retirer toutes les mines marines.
00:00:35Merci.
00:00:35Alors qu'à Paris, une réunion réunissant une trentaine de pays sans les Américains,
00:00:39elle essaie d'entrevoir la création d'une force multinationale pour le détroit d'Hormuz.
00:00:44Une force pacifique et défensive pour sécuriser le détroit.
00:00:48Écoutons Kerstarmer, Georgia Meloni, Emmanuel Macron et Frédéric Merz.
00:00:52Nous demandons tous la pleine réouverture immédiate, inconditionnelle, par toutes les parties du détroit d'Hormuz.
00:01:02Nous demandons la restauration des conditions de libre passage qui étaient en vigueur avant la guerre et le plein respect
00:01:10du droit de la mer.
00:01:11Avec la France, le Royaume-Uni prendra la tête d'une mission multinationale afin de protéger la liberté de navigation
00:01:17dès les conditions réunies.
00:01:19Il s'agira d'une mission strictement pacifique et défensive destinée à rassurer le transport maritime et à soutenir les
00:01:26opérations de déminage.
00:01:27L'Italie offre, dans le cadre que je viens d'évoquer, sa volonté de mettre à disposition ses propres unités
00:01:35navales,
00:01:36sous réserve bien sûr de l'autorisation parlementaire requise par nos règles constitutionnelles.
00:01:42Cet engagement s'inscrit dans la continuité du travail que nous avons déjà accompli pour défendre la liberté de navigation.
00:01:51Une telle participation pourrait consister en des opérations de déminage et de reconnaissance maritime.
00:01:57Nous en avons les moyens. Nous prendrons donc part aux discussions de planification militaire qui se poursuivent
00:02:03et souhaiterions également voir les Etats-Unis d'Amérique y participer si possible.
00:02:08Nous estimons que cela serait souhaitable.
00:02:11Et dans le même temps, en pleine conférence de presse, Donald Trump tweet,
00:02:15« Maintenant que la situation sur le détroit d'Ormuz est terminée, j'ai reçu un appel de l'OTAN
00:02:19demandant si nous avions besoin d'aide.
00:02:21Je leur ai dit de garder leur distance, à moins qu'ils ne veuillent remplir leur navire de pétrole
00:02:26ils ont été inutiles quand on avait besoin d'eux. »
00:02:29Un tigre de papiers.
00:02:31Philippe Devilliers, que faut-il comprendre de cette séquence ?
00:02:36Moi je pense que c'est Mme Meloni qui est italienne et qui leur a glissé l'idée.
00:02:44À Macron, merci aux autres.
00:02:46Pendant que Trump et les Iraniens sont en train de résoudre le problème du détroit d'Ormuz,
00:02:54nous on pourrait jouer l'opéra bouffe célèbre, que vous connaissez peut-être,
00:03:01des carabiniers italiens, l'opéra bouffe d'Offenbach.
00:03:06Avec le refrain qui revient, nous arrivons toujours trop tard, nous arrivons toujours trop tard.
00:03:13C'est les carabiniers italiens.
00:03:15Et depuis c'est une expression, vous êtes comme les carabiniers italiens.
00:03:20Alors là on a les carabiniers italiens.
00:03:22Et en fait c'est la reproduction, dans le couloir vous m'avez dit ça, à Abu Dhabi.
00:03:29À Abu Dhabi, vous vous souvenez, il y a les Russes et les Américains qui discutent du sort de l
00:03:35'Ukraine.
00:03:36Et pendant ce temps-là, il y avait une réunion à Paris avec Macron.
00:03:40Et en fait, le jeune Macron, quand il était au Touquet, et qu'il était sur scène, sur les planches,
00:03:50un jour, son souffleur, qui était sa souffleuse, lui a glissé un mot de Louis Jouvet.
00:04:02Le théâtre, c'est le verbe.
00:04:04Et en fait, il ne peut pas se défaire de cette phrase qui est pour lui un leitmotiv.
00:04:10Le théâtre, c'est le verbe.
00:04:12Et donc c'était assez amusant.
00:04:13C'est pour ça que les téléspectateurs ont peut-être été surpris de me voir rire,
00:04:17mais on voit que tout se décide là-bas, du côté d'Hormuz,
00:04:22entre les Américains, les Iraniens, etc.
00:04:26Les pays du Golfe.
00:04:27Et pendant ce temps-là, on a à Paris un simulacre.
00:04:31En fait, un simulacre de la puissance,
00:04:33qui est une démonstration de l'impuissance de tous ces pays,
00:04:40qui en réalité ne pèsent plus sur l'événement.
00:04:45Et alors, si on devait parler de vase, je dirais que c'est la vase à trois temps, Macron.
00:04:50Premier temps, il envoie un porte-avions, des frégates à Chypre, vous vous souvenez ?
00:04:55Pour dire, ça y est, on va intervenir, on va sécuriser le détroit d'Hormuz.
00:05:00Puis ensuite, deuxième temps, on fait marche arrière,
00:05:03on dit non, on n'est pas concerné par cette guerre,
00:05:05ce qui était justifié, judicieux.
00:05:07Et puis maintenant, troisième temps,
00:05:09allez, on va aller débloquer le détroit d'Hormuz.
00:05:13Donc il y a les bloqueurs iraniens, le blocus américain,
00:05:17et les débloqueurs européens.
00:05:19Seulement, c'est trop tard, ça se passe ailleurs.
00:05:21Voilà.
00:05:22C'est pénible.
00:05:24Moi, si j'étais électeur de base, je me dirais,
00:05:28mais ils sont complètement à côté de la plaque.
00:05:30Tous ces Européens.
00:05:32Cette Europe-là, elle est en train de mourir.
00:05:35Elle meurt d'ennuis.
00:05:37Elle meurt d'être à côté de la plaque.
00:05:39Elle est sortie de l'histoire.
00:05:40Philippe Devilliers, pourquoi Donald Trump a-t-il accéléré
00:05:44le processus pour aller vers la paix ?
00:05:47Et je connais votre prudence,
00:05:49prudence qui vous anime,
00:05:52pour ne pas dire scepticisme parfois,
00:05:55prudence qui vous anime depuis le premier jour de cette guerre.
00:05:58Alors en fait,
00:06:00en essayant de réunir un certain nombre d'informations,
00:06:03je vous réponds que
00:06:05Donald Trump s'est rendu à des raisons économiques
00:06:12et à des raisons géostratégiques.
00:06:16Les raisons économiques,
00:06:19c'est que,
00:06:20en fait, nous sommes devant,
00:06:22ils le découvrent comme nous,
00:06:24devant une crise qui n'est pas une crise pétrolière
00:06:27ou une crise gazière.
00:06:28C'est-à-dire qu'on a tôt fait d'identifier cette crise
00:06:33au choc pétrolier de 1973
00:06:36ou au choc pétrolier de 1979.
00:06:39Or, cette crise,
00:06:42elle est d'une autre nature.
00:06:44Pourquoi ?
00:06:45Parce qu'on est passé du pétrole à la pétrochimie.
00:06:48En fait, aujourd'hui,
00:06:49ce sont les choses que je m'aperçois tous les jours,
00:06:52les usages du pétrole ne sont plus les mêmes.
00:06:57Quand je dis qu'on est passé du pétrole à la pétrochimie,
00:07:00on peut donner l'exemple des engrais
00:07:02qui étaient faits avec de la carbochimie.
00:07:04Maintenant, c'est fait avec de la pétrochimie.
00:07:05Il n'y a plus d'engrais naturels ou très peu.
00:07:07On pourrait donner l'exemple de l'hélium
00:07:09pour les boîtes électriques,
00:07:10pour les puces électroniques, etc.
00:07:13En fait, c'est une crise,
00:07:15c'est une crise pétrochimique.
00:07:19Donc, ça touche beaucoup plus de secteurs.
00:07:21C'est une crise industrielle
00:07:25puisqu'il y a la destruction de nombreuses raffineries
00:07:29qu'il faudra reconstruire.
00:07:30Donc, on sait d'ores et déjà
00:07:31que ça prendra beaucoup de temps
00:07:32pour sortir de la crise.
00:07:34Et puis, c'est une crise logistique
00:07:36puisqu'il y a des métaniers,
00:07:40des pétroliers,
00:07:42mais aussi des portes-conteneurs
00:07:43dans le détroit d'Harmouz.
00:07:45Il faudra là aussi beaucoup de temps.
00:07:47Et puis, c'est une crise inflationniste
00:07:49parce que la rareté du kérosène
00:07:55va peser sur le prix des billets d'avion
00:07:58durablement
00:08:00et donc freiner le tourisme international,
00:08:03notamment pour la France.
00:08:04100 millions de touristes.
00:08:06Et puis, c'est une crise, je dirais, planétaire.
00:08:09Ça, ce n'était pas du tout prévu par Trump.
00:08:12Planétaire parce que ça touche l'Inde,
00:08:13ça touche la Chine,
00:08:14ça touche la Corée du Sud,
00:08:16ça touche le Japon surtout.
00:08:18Et puis, c'est une crise planétaire
00:08:20parce que ça touche les plastiques,
00:08:22ça touche tous les secteurs,
00:08:25la moitié de la production manufacturée du monde.
00:08:30Et donc, en réalité,
00:08:35Trump a découvert
00:08:37qu'il était en train de déclencher,
00:08:40avec l'Iran,
00:08:41et l'Iran a fait la même chose,
00:08:43le même raisonnement,
00:08:44en train de déclencher une crise
00:08:46comme on n'en a jamais vue.
00:08:48Parce qu'aujourd'hui,
00:08:50la crise de l'énergie
00:08:51n'est pas une crise de l'énergie,
00:08:52c'est beaucoup plus
00:08:53qu'une crise de l'énergie.
00:08:56Mais il y a une deuxième raison
00:08:57qui est plus importante,
00:08:59à mon avis.
00:09:00C'est que, en fait,
00:09:05le Kriegspiel,
00:09:06pour prendre l'expression de Jacques Sapir,
00:09:11était établi sur une erreur,
00:09:12une erreur de jugement.
00:09:13C'est-à-dire que Trump pensait vraiment,
00:09:16comme les Israéliens,
00:09:17faire une guerre de quelques jours.
00:09:21Et la guerre a duré beaucoup plus longtemps.
00:09:24Conséquence.
00:09:25Conséquence,
00:09:27l'armement précieux des missiles
00:09:31s'épuise au bout d'un mois.
00:09:35Exemple,
00:09:37ils ont tiré 2400 missiles patriotes.
00:09:42On en fabrique aux Etats-Unis 650 par an.
00:09:47Donc, on arrive au bout.
00:09:49Ensuite,
00:09:50les missiles de croisière,
00:09:52ils en ont tiré 3500.
00:09:55Il en reste 400.
00:09:58Mais surtout,
00:10:00le problème de la guerre,
00:10:02quand elle dure,
00:10:04vous avez le choix entre l'escalade
00:10:06et la désescalade.
00:10:09L'escalade, c'est quoi ?
00:10:10C'est l'escalade horizontale,
00:10:12en étant la guerre au pays du Golfe.
00:10:15Donc, c'est beaucoup plus compliqué
00:10:17pour les belligérants
00:10:18d'arrêter cette guerre.
00:10:22Et l'escalade verticale,
00:10:24c'est quoi l'escalade verticale ?
00:10:26Une fois qu'au bout d'un mois,
00:10:28vous vous dites,
00:10:28j'ai plus assez de munitions,
00:10:30on passe au stade suivant.
00:10:32Ça, c'est le stade suivant,
00:10:33c'est le nucléaire.
00:10:34Et donc, je pense qu'on est arrivé
00:10:35au moment où la désescalade,
00:10:40c'est l'enjeu majeur
00:10:41parce qu'il n'y a pas d'autre solution
00:10:42si on veut éviter
00:10:43que l'escalade aille jusqu'à son terme,
00:10:46c'est-à-dire jusqu'au danger suprême,
00:10:48l'utilisation du nucléaire tactique
00:10:51pour en finir avec la poussière,
00:10:54comme dit Trump,
00:10:55à propos des 450 kilos.
00:10:57Voilà.
00:10:57Donc, moi, je souhaite tout mon cœur,
00:10:59j'espère qu'il n'y a pas de bluff
00:11:01et que des deux côtés,
00:11:02du côté de l'Iran,
00:11:03qui est épuisé en fait,
00:11:05et du côté des États-Unis,
00:11:07il y ait la volonté,
00:11:09la vraie volonté,
00:11:10d'aller jusqu'à la paix.
00:11:13Pour ça, il faut deux choses.
00:11:14Résoudre le problème,
00:11:16enfin, en tout cas,
00:11:17l'apparence du problème
00:11:19des 450 kilos d'uranium enrichis,
00:11:22quitte à payer,
00:11:23sans le dire,
00:11:25c'est ce que dit Trump.
00:11:28Et puis, deuxièmement,
00:11:31rétablir la liberté
00:11:32sur le détroit d'Hormuz.
00:11:34Parce que si ça trouve,
00:11:36on va apprendre
00:11:36que le détroit d'Hormuz est libre,
00:11:38mais que les Iraniens
00:11:41ont installé un péage.
00:11:43Et là, c'est un redoutable précédent
00:11:45pour toutes les maires du monde,
00:11:47le détroit de Taïwan, etc.
00:11:49Donc, il faut être très vigilant,
00:11:51très prudent.
00:11:52Mais,
00:11:54je pensais tout à l'heure à une chose,
00:11:56c'est qu'il y a des chaînes de télé,
00:11:58des chaînes d'infos,
00:11:59en fait,
00:12:00qui misent tout sur l'international
00:12:04et qui misaient
00:12:05sur un conflit durable.
00:12:08et ce qui me fait penser
00:12:10qu'on va plutôt vers la paix,
00:12:11c'est qu'il faisait la gueule
00:12:12tout à l'heure.
00:12:13C'est un jour de deuil
00:12:14pour certains éditorialistes aussi.
00:12:17Vous savez,
00:12:17l'antitrumpisme primaire,
00:12:20c'est ce genre de deuil aujourd'hui,
00:12:21genre compliqué.
00:12:22Tu es par exemple
00:12:23le député Bernard Guetta,
00:12:25qui a expliqué,
00:12:26oh là là là,
00:12:27c'est beaucoup plus compliqué que ça.
00:12:31L'information vient de tomber,
00:12:34je vous donne la parole
00:12:35dans un instant, Geoffroy.
00:12:37Le Liban travaille
00:12:37à un accord permanent
00:12:39après le cessez-le-feu
00:12:40avec Israël.
00:12:41Et justement,
00:12:42la question, Geoffroy,
00:12:44c'est sur le Liban.
00:12:45Justement,
00:12:45Donald Trump dit
00:12:46interdire à Israël
00:12:47de bombarder le Liban.
00:12:48Alors, on connaît
00:12:49votre attachement au Liban.
00:12:50Vous l'avez raconté ici.
00:12:52Vous avez la nationalité libanaise.
00:12:54J'imagine que pour vous,
00:12:55c'est une bonne nouvelle ?
00:12:58Oui, mais là aussi,
00:12:59méfiance.
00:13:01Il m'arrive souvent
00:13:01de parler avec
00:13:02Fouad Abou Nader.
00:13:03Il a fait un papillon
00:13:04Fiscaro absolument remarquable
00:13:06et avec Michel Fayad
00:13:08qui intervient
00:13:09sur cette antenne
00:13:10et je m'en réjouis
00:13:11parce qu'il est vraiment
00:13:12brillantissime.
00:13:14En fait,
00:13:15la question se résume
00:13:21à la manière
00:13:22de désarmer le Hezbollah.
00:13:25Donc, il y a trois options
00:13:28pour désarmer le Hezbollah.
00:13:31Parce qu'une fois
00:13:32qu'on aura désarmé le Hezbollah,
00:13:34la paix revient au Liban.
00:13:37Première option,
00:13:38c'est l'option israélienne.
00:13:42Je n'y crois pas
00:13:43parce que ça obligerait
00:13:45l'armée israélienne
00:13:46à remonter
00:13:47jusqu'au Hermel,
00:13:50c'est-à-dire
00:13:50au nord de la Béka,
00:13:52tout au nord
00:13:54du Liban.
00:13:55Ça supposerait donc
00:13:57une invasion
00:13:58par Israël
00:13:59du Liban.
00:14:01Ça me paraît
00:14:01complètement exclu.
00:14:03La deuxième option
00:14:04qui me fait très peur,
00:14:07ainsi qu'à tous les Libanais,
00:14:08c'est l'option syrienne.
00:14:11Parce qu'en fait,
00:14:12le dénommé Joulani,
00:14:14qui est un personnage trouble,
00:14:16est ami avec Trump
00:14:17et il essaye
00:14:18actuellement
00:14:19de séduire Trump
00:14:20pour dire à Trump
00:14:21« Moi, je vais résoudre
00:14:22le problème du Liban ».
00:14:23Et donc les Libanais
00:14:25ont un très mauvais souvenirs
00:14:27de la Syrie
00:14:27et très ancien.
00:14:29Donc si Joulani
00:14:30explique que lui
00:14:31va désarmer le Hezbollah,
00:14:35là, c'est très grave.
00:14:37Et la troisième option,
00:14:39c'est l'option française.
00:14:41L'option française,
00:14:42c'est-à-dire qu'au lieu
00:14:43de faire
00:14:45un simulacre à Paris,
00:14:47Macron,
00:14:47il ferait mieux
00:14:48de s'occuper
00:14:48du désarmement
00:14:50du Hezbollah
00:14:51en réarmant
00:14:53l'armée libanaise.
00:14:55L'armée libanaise,
00:14:56vous vous rendez compte
00:14:57que les officiers
00:14:58sont payés
00:14:59par les Etats-Unis
00:15:00et le Qatar.
00:15:02Et ils n'ont rien
00:15:04pour se défendre.
00:15:06Ils sont 80 000
00:15:08contre peut-être
00:15:0925 000 soldats
00:15:11du Hezbollah,
00:15:11mais qui sont armés
00:15:12jusqu'aux dents,
00:15:13le Hezbollah.
00:15:14Et donc, en fait,
00:15:15ce que devrait faire
00:15:15la France,
00:15:16c'est former
00:15:16une coalition internationale
00:15:18pour aider
00:15:20l'armée libanaise
00:15:22à désarmer
00:15:23le Hezbollah.
00:15:24C'est concret
00:15:24ce que je dis,
00:15:25mais c'est ce que souhaitent
00:15:26aujourd'hui
00:15:27tous les Libanais,
00:15:28quelles que soient
00:15:29leurs confessions.
00:15:30Voilà ce qu'on pouvait dire
00:15:31sur les dernières informations
00:15:34concernant la guerre
00:15:35aux Proches
00:15:35et au Moyen-Orient.
00:15:36Parlons à présent
00:15:37des conséquences économiques
00:15:39et notamment
00:15:40la capacité
00:15:41de la France
00:15:41à faire face
00:15:42à ces crises successives.
00:15:44Les Français paient
00:15:45au prix fort
00:15:46le renchérissement
00:15:47des hydrocarbures.
00:15:48La classe politique
00:15:49avoue son impuissance,
00:15:52ligotée par l'endettement
00:15:53accumulé depuis des années.
00:15:55Quoique,
00:15:56ce vendredi,
00:15:57Sébastien Lecornu
00:15:58a promis
00:15:58un paquet d'aides
00:15:59pour le mois de mai.
00:16:01Je vous propose
00:16:01d'écouter
00:16:01le Premier ministre
00:16:03sur le perron
00:16:03de l'hôtel de Matignon.
00:16:05J'ai donné
00:16:05cet après-midi
00:16:06justement instruction
00:16:07aux différents membres
00:16:08du gouvernement
00:16:08de préparer
00:16:09un prochain paquet d'aides
00:16:11pour le 1er mai,
00:16:12précisément pour le mois de mai.
00:16:13On avait dit
00:16:13que nos aides
00:16:14étaient renouvelables
00:16:15avec toujours
00:16:16la même philosophie.
00:16:17Un soutien à l'activité
00:16:18par filière.
00:16:20Vous avez en tête
00:16:20les agriculteurs,
00:16:21vous avez en tête
00:16:22les transporteurs,
00:16:22vous avez en tête
00:16:23les pêcheurs.
00:16:24Je souhaite même
00:16:24que pour certaines professions
00:16:25on aille sans doute
00:16:26un peu plus loin
00:16:27parce que l'endurance
00:16:28devient difficile.
00:16:30Vous voyez les pêcheurs,
00:16:31certains commencent
00:16:31à verbaliser le fait
00:16:32que ça va devenir compliqué
00:16:33de ressortir
00:16:34en dépit de l'aide
00:16:35que nous avons déjà
00:16:36mis sur la table.
00:16:37Il y a un enjeu
00:16:38sur le BTP,
00:16:39globalement ce qu'on appelle
00:16:40le rouge,
00:16:41le GNR,
00:16:42sur lequel je souhaite
00:16:43que les ministres
00:16:44puissent faire des propositions.
00:16:45Le ministre Serge Papin
00:16:45d'ailleurs est ici.
00:16:47Il va rencontrer
00:16:48et je demandais
00:16:48à l'ensemble des ministres
00:16:49de rencontrer
00:16:50les différents acteurs
00:16:51et les différentes filières.
00:16:5419h16,
00:16:54on poursuit évidemment
00:16:55notre émission
00:16:56avec Philippe Devilliers
00:16:57et Geoffroy Lejeune.
00:16:59Philippe,
00:16:59d'où vient selon vous
00:17:00l'incapacité du gouvernement
00:17:01à répondre aux urgences
00:17:02de la situation mondiale ?
00:17:04Oui,
00:17:06ça vient du piège
00:17:08dans lequel
00:17:09la classe dirigeante
00:17:11s'est mise
00:17:11il y a 50 ans.
00:17:14Si vous voulez,
00:17:15on peut faire un petit voyage
00:17:16pour vous répondre
00:17:18en quelques étapes clés
00:17:20pour affraîchir la mémoire
00:17:22de ceux
00:17:22qui ont connu cette période,
00:17:24qui ont plus de 50 ans
00:17:25et pour dire
00:17:26aux jeunes gens,
00:17:27aux jeunes Français,
00:17:29regardez
00:17:29tout ce qu'il ne fallait pas faire
00:17:31et tout ce qu'ils ont fait.
00:17:32C'est terrible.
00:17:35ça commence...
00:17:36Alors,
00:17:36en fait,
00:17:39j'ai envie de commencer
00:17:40autrement,
00:17:40j'ai envie de dire
00:17:42en fait,
00:17:42on a perdu
00:17:46le pire pour une nation
00:17:48qui se veut prospère
00:17:50et libre,
00:17:50on a perdu
00:17:51la conscience nationale
00:17:52et l'indépendance nationale.
00:17:54La conscience nationale,
00:17:55c'est-à-dire que
00:17:55nos politiciens,
00:17:57quand je parle avec eux,
00:17:59ils pensent marché,
00:18:00ils pensent global,
00:18:01ils pensent monde,
00:18:03ils ne pensent pas France.
00:18:05Plus du tout.
00:18:06Ils pensent chaîne de valeur globale.
00:18:10Ils ont une vision planétaire.
00:18:12Ils n'ont plus du tout
00:18:12la vision des intérêts vitaux.
00:18:17Et c'est ainsi
00:18:18qu'ils se font rejoindre
00:18:19par l'événement.
00:18:20Et ensuite,
00:18:20l'indépendance nationale.
00:18:22Vous vous souvenez,
00:18:23au moment du Covid,
00:18:24il y a eu un moment
00:18:25à traumatisme.
00:18:26Pourquoi ?
00:18:26Parce que tout à coup,
00:18:27la classe politique
00:18:28a découvert que
00:18:30le paracétamol,
00:18:31il n'y en a plus chez nous.
00:18:32Et il fallait aller chercher
00:18:34le Doliprane en Chine.
00:18:37Et même les masques.
00:18:38Et donc là,
00:18:39on s'est dit,
00:18:40ah ben,
00:18:41en fait,
00:18:43les chaînes de valeur globale,
00:18:45le globalisme,
00:18:46ça marche
00:18:46quand la mondialisation
00:18:48est heureuse,
00:18:49quand on est dans la paix
00:18:50perpétuelle,
00:18:51par le doux commerce.
00:18:52Mais quand la mondialisation
00:18:54devient malheureuse,
00:18:56alors le concept
00:18:57de l'indépendance nationale
00:18:58devient vital.
00:19:02Alors maintenant,
00:19:03le petit voyage.
00:19:05Première étape,
00:19:061973.
00:19:081973,
00:19:09c'est le premier choc pétrolier.
00:19:11Pompidou répond,
00:19:12avec fermeté,
00:19:15le plan Mesmer.
00:19:16Le plan Mesmer,
00:19:17c'est quoi ?
00:19:1854 ou 58 réacteurs
00:19:21et l'hydroélectricité,
00:19:23c'est-à-dire une énergie
00:19:26pas chère,
00:19:27bon marché,
00:19:28et décarbonée déjà,
00:19:30à l'époque.
00:19:32Ensuite,
00:19:33deuxième étape,
00:19:34la haute trahison,
00:19:35c'est 2011.
00:19:36C'est Hollande,
00:19:37qui traite avec les écolos
00:19:39et qui fait trois promesses.
00:19:40Première promesse,
00:19:41d'ici 2025,
00:19:42on supprime 24 réacteurs.
00:19:47Deuxième promesse,
00:19:50le tout éolien.
00:19:53Et la troisième promesse,
00:19:59on en finit avec les autres énergies,
00:20:02hydroélectricité,
00:20:03etc.
00:20:072020,
00:20:09troisième station
00:20:11du voyage.
00:20:132020,
00:20:13c'est,
00:20:14en fait,
00:20:16la fermeture de Fessenheim.
00:20:18Qu'est-ce que ça veut dire pour nous,
00:20:20pour la France ?
00:20:21Ça veut dire qu'on va devenir,
00:20:22petit à petit,
00:20:24un protectorat climatique chinois.
00:20:28Panneau photovoltaïque
00:20:30et éolienne.
00:20:33Je vous donne un petit détail,
00:20:34mais qui dit tout,
00:20:36que personne ne sait,
00:20:38c'est que dans une éolienne,
00:20:40il y a les rotors
00:20:41et les aimants.
00:20:42Et dans les aimants
00:20:44ou les rotors,
00:20:45il y a des terres rares,
00:20:47au moins trois.
00:20:49Et les terres rares,
00:20:50elles viennent de Chine.
00:20:51Donc, en fait,
00:20:51on est pris à la gorge.
00:20:55Quatrième date du voyage,
00:20:582023.
00:21:00Très important.
00:21:01C'est la date clé.
00:21:02Pourquoi ?
00:21:02Parce que là,
00:21:03on bascule dans l'Europe allemande.
00:21:05Pourquoi ?
00:21:05Parce qu'en fait,
00:21:06l'Allemagne,
00:21:07après Fukushima,
00:21:08a décidé d'en finir
00:21:09avec ses 20 centrales nucléaires
00:21:13et elle ferme la dernière en 2023.
00:21:16Et à partir de cet instant,
00:21:17l'Allemagne se dit,
00:21:19on va tuer l'avantage comparatif de la France.
00:21:25Donc, la stratégie allemande est la suivante.
00:21:31On arrête le nucléaire
00:21:33et on prend le gaz russe à la place.
00:21:37Nord Stream, etc.
00:21:39Et en même temps,
00:21:40on verrouille les institutions européennes
00:21:43avec le couple germano-allemand.
00:21:45Van der Leyen,
00:21:46Merz,
00:21:46c'est du beau travail.
00:21:51Ensuite,
00:21:52on décide de détruire le monopole d'EDF.
00:21:55Demandez à M. Proglio ce qu'il en pense.
00:21:58Lui qui était un président si talentueux,
00:22:01avec le sens de l'intérêt général.
00:22:03Et enfin,
00:22:05on infiltre Bruxelles
00:22:07avec des lobbies écolos
00:22:09pour pouvoir parvenir
00:22:12à la situation actuelle.
00:22:15C'est-à-dire 60% des éoliennes
00:22:18sont mises en oeuvre
00:22:19par des entreprises allemandes.
00:22:21C'est une manière d'occuper
00:22:22le territoire français
00:22:23avec la présence allemande
00:22:25à travers l'énergie 22.
00:22:29Et puis enfin,
00:22:30dernière date,
00:22:32là aussi 2023,
00:22:33coup de génie de Trump.
00:22:36Premièrement,
00:22:37Trump
00:22:40accueille
00:22:40l'explosion de Nord Stream 2
00:22:44comme une bénédiction.
00:22:46On ne sait pas qui a fait le coup,
00:22:47mais en tout cas,
00:22:48ça bénéficie aux Américains.
00:22:50Ensuite,
00:22:53les Américains,
00:22:54auparavant,
00:22:55ont infligé des sanctions russes
00:22:58pour nous obliger
00:22:59à prendre du gaz
00:23:01liquéfié américain
00:23:02qui est trois fois plus cher
00:23:03que le gaz russe.
00:23:04Donc en fait,
00:23:05c'est une manipulation gigantesque
00:23:07dans laquelle on s'est laissé bercer.
00:23:10La France est tombée
00:23:13dans un piège incroyable.
00:23:15Elle n'a pas pensé
00:23:16à sa liberté,
00:23:17à son indépendance.
00:23:19Et donc aujourd'hui,
00:23:20premièrement,
00:23:21il faut sortir du marché
00:23:22de l'électricité
00:23:23qui est indexé
00:23:24sur le prix du gaz,
00:23:25donc le gaz allemand.
00:23:26Donc c'est l'Allemagne
00:23:28qui commande.
00:23:29Et non seulement ça,
00:23:30mais il faut absolument
00:23:32sortir de l'Union européenne
00:23:34pour avoir une indépendance
00:23:35complète
00:23:35et avoir une vraie politique énergétique
00:23:38fondée sur le nucléaire
00:23:40et à nouveau
00:23:40l'hydroélectricité.
00:23:43Parlons de l'industrie française
00:23:45avec une question.
00:23:47Est-ce que nous allons
00:23:47vers une préférence industrielle française ?
00:23:51Vous qui avez pensé
00:23:52depuis un temps
00:23:53à la préférence agriculturelle,
00:23:55agricole française,
00:23:57la notion qui est revenue
00:23:5830 ans plus tard
00:23:59au cœur de cette crise agricole
00:24:01qu'on a pu vivre
00:24:02ces dernières années.
00:24:03Dans une tribune collective,
00:24:04plus d'une vingtaine de personnalités
00:24:07appellent à l'organisation
00:24:09d'un référendum constitutionnel
00:24:11pour une préférence française
00:24:13en matière d'industrie.
00:24:15Selon les signataires,
00:24:16il est urgent de mettre fin
00:24:18à notre dynamique
00:24:19de décrochage
00:24:19en termes de production
00:24:20et d'innovation.
00:24:21Et il faut un résumé
00:24:22depuis l'épidémie de Covid,
00:24:24la part de la France
00:24:25dans les ventes de véhicules
00:24:26en Europe a reculé
00:24:27de 12 points
00:24:27entre 2000 et 2020.
00:24:30En France même,
00:24:31alors qu'une voiture sur deux
00:24:32était fabriquée
00:24:33sur le sol national
00:24:34au début des années 2000,
00:24:35ce n'est plus qu'une sur cinq
00:24:37aujourd'hui.
00:24:38Geoffroy Lejeune.
00:24:39Alors, cher Philippe,
00:24:40que pensez-vous
00:24:40de cette préférence
00:24:41industrielle française ?
00:24:43C'est incroyable.
00:24:47Ils ont mis
00:24:48les pieds dans le plat.
00:24:50Donc j'ai regardé la liste,
00:24:52ce sont des gens
00:24:52qui ont pignon sur rue,
00:24:55qui sont des gens estimables
00:24:58et qui ont décidé
00:25:00de poser le problème
00:25:02de la préférence nationale.
00:25:03nationale.
00:25:07Donc c'est un pas en avant
00:25:10et à mon avis,
00:25:13on ne reviendra pas en arrière.
00:25:15Pourquoi ?
00:25:16Parce qu'ils ont compris
00:25:16qu'en réalité,
00:25:18s'il n'y a pas
00:25:18la dépense nationale protectrice,
00:25:22notre industrie va disparaître.
00:25:25on est à moins de 10%
00:25:27dans le PIB.
00:25:28Donc c'est la fin.
00:25:34Et aujourd'hui,
00:25:36il y avait à la une du Figaro
00:25:38la quasi-faillite
00:25:40de Poissy.
00:25:44Donc la quasi-faillite
00:25:45de l'industrie automobile
00:25:47française.
00:25:48Est-ce que vous imaginez
00:25:49une France demain
00:25:50qui roule en voiture chinoise ?
00:25:52C'est ça qui va se passer en fait.
00:25:55Alors,
00:25:57le problème est le suivant.
00:25:59La préférence européenne
00:26:01et la préférence nationale.
00:26:03La préférence européenne
00:26:04a été supprimée.
00:26:06La préférence nationale
00:26:07a été interdite.
00:26:09La préférence européenne,
00:26:11elle était constitutive
00:26:12du traité de Rome.
00:26:14Et si vous laissez
00:26:17quelques instants,
00:26:18je voudrais évoquer ici
00:26:19une conversation
00:26:20que j'ai eue
00:26:20avec Michel Debré
00:26:21et Pierre Messmer,
00:26:23que je connaissais bien
00:26:24tous les deux,
00:26:24que j'estimais beaucoup,
00:26:26que j'admirais.
00:26:27Et les deux
00:26:28m'ont raconté
00:26:29la même histoire.
00:26:30En fait,
00:26:30quand De Gaulle
00:26:31est arrivé en mai 58,
00:26:32il a hésité
00:26:33sur la question européenne.
00:26:35Le traité
00:26:36date du 25 mars 1957,
00:26:38c'est-à-dire
00:26:38encore tout neuf.
00:26:40et c'est Walter Hallstein,
00:26:42le nouveau président
00:26:43de la commission,
00:26:44qui l'a rassuré
00:26:44en disant
00:26:45« Attention,
00:26:45ne vous inquiétez pas,
00:26:46ce n'est pas
00:26:46un Zollverein
00:26:47à l'allemande,
00:26:49c'est-à-dire
00:26:50une zone de libre-échange
00:26:51ouverte sur le monde,
00:26:53c'est une zone
00:26:54de libre-échange
00:26:55mais protégée. »
00:26:57Il y a un marché commun.
00:26:58Nous tenons au mot,
00:26:59M. le Président,
00:27:01dit Hallstein à De Gaulle.
00:27:03Le marché commun,
00:27:04c'est-à-dire
00:27:04il y a un tarif douanier
00:27:06extérieur commun.
00:27:08Donc,
00:27:09il y a une douane protectrice
00:27:11à l'entrée et à la sortie.
00:27:14Donc,
00:27:15De Gaulle se dit
00:27:15« Ce sera un levier d'Archimède.
00:27:21Cette Europe-là
00:27:22sera un levier d'Archimède. »
00:27:25C'est-à-dire
00:27:25« Ça va me permettre
00:27:27de faire la grande France,
00:27:28à commencer par
00:27:29la France agricole.
00:27:31Et vu que moi,
00:27:33j'ai l'atome
00:27:33qu'ils n'ont pas,
00:27:35je serai le patron.
00:27:36La France sera
00:27:38la patronne de l'Europe. »
00:27:41Ça ne s'est pas du tout
00:27:42passé comme ça
00:27:42parce qu'au bout d'un certain temps,
00:27:44il y a eu
00:27:44Maastricht et Marrakech,
00:27:46la mondialisation heureuse
00:27:48et là,
00:27:49on fait sauter
00:27:49le tarif douanier
00:27:51extérieur commun.
00:27:52On fait sauter
00:27:54les douanes,
00:27:56on ne se protège plus,
00:27:58on est sur un marché
00:27:58planétaire de masse,
00:28:00on lance les chaînes
00:28:01de valeur globale
00:28:02dont je parlais
00:28:03il y a un instant
00:28:05et donc,
00:28:05la France n'est plus
00:28:06protectrice
00:28:07de son industrie.
00:28:09Et ceux qui,
00:28:09à l'époque,
00:28:11comme Jamie Goldsmith
00:28:11et moi-même,
00:28:13osaient réclamer
00:28:14une protection
00:28:15pour l'industrie française
00:28:16étaient
00:28:18regardés
00:28:21comme
00:28:21des attardés,
00:28:23comme des retardés,
00:28:24comme des
00:28:26attardés mentaux.
00:28:28En disant
00:28:28que vous n'avez
00:28:29vraiment rien compris
00:28:30à l'époque
00:28:30dans laquelle
00:28:31nous sommes rentrés.
00:28:34Et puis ensuite,
00:28:35ça a été plus loin
00:28:35avec le traité
00:28:36de Lisbonne
00:28:37puisque le traité
00:28:37de Lisbonne
00:28:38transfère la compétence
00:28:40commerciale
00:28:40depuis les États
00:28:41jusqu'à l'Union européenne.
00:28:43Et donc,
00:28:43en fait,
00:28:44quand les pétitionnaires
00:28:47parlent de préférences
00:28:47européennes
00:28:48ou de préférences
00:28:49nationales
00:28:49ou de préférences
00:28:50françaises,
00:28:51ils feignent
00:28:52d'ignorer
00:28:53qu'il y a
00:28:5480 accords
00:28:55de libre-échange
00:28:56aujourd'hui
00:28:58entre l'Union européenne,
00:29:00c'est-à-dire la Commission
00:29:01et le monde entier.
00:29:04Et il y a eu
00:29:05un débat récemment
00:29:06très intéressant
00:29:08à Bruxelles
00:29:11avec des mots
00:29:12feutrés
00:29:12sur la question
00:29:13de la préférence
00:29:14européenne
00:29:15qui est revenue
00:29:16à l'ordre du jour
00:29:17parce qu'ils voient bien
00:29:18tous,
00:29:19notamment les Allemands,
00:29:20qu'on ne peut pas
00:29:21continuer comme ça
00:29:23avec le marché
00:29:24planétaire de masse
00:29:24où on ne protège
00:29:25plus rien
00:29:25vu que les Américains
00:29:27se protègent,
00:29:28que les Chinois
00:29:29se protègent.
00:29:30et alors il y a
00:29:32Paolo Gentiloni
00:29:33qui est le commissaire
00:29:34aux affaires économiques
00:29:36qui a tiré
00:29:37la seule lettre
00:29:37d'alarme
00:29:37en disant ceci.
00:29:41L'Europe
00:29:42est en train
00:29:43de voir mourir
00:29:45l'illusion européenne,
00:29:48la triple illusion européenne.
00:29:51L'illusion européenne,
00:29:52c'était
00:29:52l'illusion
00:29:54d'un
00:29:58marché
00:29:59chinois
00:30:00ouvert
00:30:01à toutes nos productions.
00:30:02C'est fini.
00:30:04L'illusion européenne,
00:30:06c'était
00:30:06l'illusion
00:30:07du
00:30:09marché russe
00:30:10de l'énergie.
00:30:11C'est fini.
00:30:13L'approvisionnement
00:30:14en gaz russe.
00:30:15C'est fini.
00:30:16Et puis l'illusion,
00:30:17la troisième illusion,
00:30:18c'était l'illusion
00:30:19de la sécurité
00:30:20avec les États-Unis.
00:30:21C'est fini.
00:30:23Et donc aujourd'hui,
00:30:25on se trouve
00:30:26dans une situation
00:30:28où
00:30:29l'Europe
00:30:30s'interroge
00:30:31sur son avenir.
00:30:32Est-ce que
00:30:32l'Europe va devenir
00:30:34un espace
00:30:34de consommation,
00:30:35ce qu'elle est,
00:30:37ou peut-elle
00:30:38redevenir un jour
00:30:39un espace de production ?
00:30:40Pour moi,
00:30:41c'est fini.
00:30:42C'est au niveau national
00:30:43que les choses
00:30:44se traiteront.
00:30:44Et j'y arrive.
00:30:46La préférence nationale,
00:30:48en fait,
00:30:50je vais vous raconter
00:30:51une anecdote.
00:30:54En 1994,
00:30:56je parle,
00:30:57je ne dirai pas
00:30:58avec qui,
00:30:58il y avait des gens
00:30:58qui sont encore
00:30:59dans la vie politique
00:31:00aujourd'hui
00:31:00à un très haut niveau
00:31:02et qui me disent
00:31:03mais Philippe,
00:31:06il y a trois secteurs,
00:31:07le secteur primaire,
00:31:09la pêche
00:31:09et l'agriculture,
00:31:10le secteur secondaire,
00:31:11l'industrie,
00:31:12le secteur tertiaire,
00:31:13les services.
00:31:15Tu vois bien
00:31:15l'évolution du monde.
00:31:17Enfin,
00:31:18voyons.
00:31:19La pêche,
00:31:20l'agriculture,
00:31:21c'est fini pour nous.
00:31:26Le secteur secondaire,
00:31:27l'industrie,
00:31:28c'est fini pour nous.
00:31:29Les industries de main-d'oeuvre,
00:31:30ce n'est plus de notre niveau.
00:31:31Nous,
00:31:32on est dans l'intelligence,
00:31:34la matière grise,
00:31:35les services.
00:31:38Tertiaire,
00:31:38quaternaire,
00:31:39etc.
00:31:40Et aujourd'hui,
00:31:42de quoi parle-t-on ?
00:31:43On parle de la silicium-économie.
00:31:46Parce qu'il me disait
00:31:47« Tu crois que c'est demain la veille
00:31:49que les Chinois et les Indiens
00:31:51vont former des informaticiens
00:31:53et des ingénieurs ? »
00:31:54Mais non.
00:31:55Mais par contre,
00:31:55ils continueront
00:31:56à faire nos pantalons.
00:31:58Voilà,
00:31:58ben oui,
00:31:59voilà.
00:32:00Ils sont encore en politique,
00:32:02ces gens-là ?
00:32:02Oui,
00:32:02absolument.
00:32:03Tout à fait.
00:32:04On les voit intervenir
00:32:05sur les plateaux,
00:32:05d'ailleurs.
00:32:07Et ils n'ont pas honte.
00:32:09Bon,
00:32:09et en fait,
00:32:10la silicium-économie,
00:32:11aujourd'hui,
00:32:12on est totalement absent.
00:32:13Et spécialement,
00:32:14nous,
00:32:14la France.
00:32:16Regardez,
00:32:17les sommiers
00:32:17qui ont du clore,
00:32:18les puces,
00:32:18etc.
00:32:19L'intelligence artificielle,
00:32:20etc.
00:32:21Et tout ceci pour dire,
00:32:23et je terminerai par là,
00:32:24que la préférence nationale,
00:32:26elle est interdite
00:32:27pour la France.
00:32:28Elle est interdite
00:32:29par Bruxelles,
00:32:30par les traités,
00:32:31je n'insiste pas,
00:32:33par les Cours suprêmes.
00:32:34Et elle est interdite,
00:32:35nous,
00:32:36par le Conseil d'État,
00:32:37le Conseil constitutionnel.
00:32:39Pourquoi ?
00:32:40Il faut entendre
00:32:41le 6 mai 2024,
00:32:43Laurent Fabius,
00:32:44président du Conseil constitutionnel,
00:32:46qui déclare
00:32:47la préférence nationale
00:32:49est contraire
00:32:50à la Constitution.
00:32:51Donc,
00:32:51l'idée d'un référendum
00:32:53sur la préférence nationale,
00:32:54c'est une belle idée
00:32:55que j'encourage,
00:32:57mais,
00:32:58malheureusement,
00:32:59elle ne verra pas le jour.
00:33:00La seule solution,
00:33:02la seule solution,
00:33:04c'est
00:33:05de sortir
00:33:06de l'Union européenne
00:33:07actuelle
00:33:09pour recréer
00:33:10non pas
00:33:11une fédération européenne,
00:33:13mais une confédération européenne,
00:33:14une confédération
00:33:15des nations libres,
00:33:16indépendantes,
00:33:17à chacune
00:33:19de ces nations
00:33:19de se protéger.
00:33:21Parce que,
00:33:22comme me disait
00:33:22Charles Pasqua
00:33:23avec son
00:33:24verbe inimitable,
00:33:26mon petit Philippe,
00:33:27je vais te dire,
00:33:29chacune nation
00:33:30ne fait pas
00:33:31pour elle-même,
00:33:32personne ne le fera
00:33:33à sa place.
00:33:35J'essayais,
00:33:36quand vous étiez
00:33:37en train de refaire
00:33:38l'échange
00:33:38que vous avez eu
00:33:39en 1994,
00:33:40de comprendre
00:33:41quel était
00:33:42cet homme politique
00:33:42régulièrement
00:33:43sur les plateaux,
00:33:44mais je n'ai pas réussi.
00:33:45Alors que là,
00:33:45Charles Pasqua,
00:33:46on sent tout de suite
00:33:47qu'il y a nuit.
00:33:47Vous avez trouvé l'échange ?
00:33:49Quel était l'homme politique ?
00:33:50Une petite idée,
00:33:51mais je ne suis pas sûr de moi.
00:33:52Ne dites rien,
00:33:53si vous n'êtes pas sûr.
00:33:55Parlons toujours
00:33:55de l'Europe,
00:33:56d'un voisin européen
00:33:57qui a décidé...
00:33:58Non mais attendez,
00:34:00dites-nous qui c'est.
00:34:01Simplement ce que je veux vous dire.
00:34:01Non, je n'ai pas envie
00:34:02de le mettre en difficulté.
00:34:03Ce que je veux dire,
00:34:04c'est qu'en fait,
00:34:06la politique,
00:34:06c'est la filiation.
00:34:08Oui.
00:34:10Les partis aujourd'hui
00:34:11qui discutent entre eux,
00:34:16c'est eux
00:34:17qui ont fait
00:34:18la mondialisation heureuse.
00:34:19C'est eux
00:34:19qui ont fait sauter
00:34:20toutes les barrières,
00:34:20toutes les frontières,
00:34:21toutes les protections.
00:34:23Et ils continuent
00:34:24en fait
00:34:25à avoir la même idée.
00:34:27Ils sont européistes
00:34:29passionnés.
00:34:29Ils nous expliquent
00:34:30« Ah, l'Europe est en train
00:34:32de résoudre
00:34:32le problème de l'immigration. »
00:34:35On y vient.
00:34:36Ça fait la une
00:34:36des journaux
00:34:37qui leur sont acquis.
00:34:39Et puis patatra,
00:34:40il y a l'Espagne.
00:34:41Eh bien justement,
00:34:42on va parler.
00:34:42Donc en fait,
00:34:43ils sont ridicules.
00:34:45Allons-y.
00:34:46À rebours
00:34:47du durcissement migratoire
00:34:50observé
00:34:50dans une grande partie
00:34:51de l'Europe,
00:34:51l'Espagne lance mardi
00:34:52un vaste plan
00:34:54de régularisation
00:34:56de son papier
00:34:57qui pourrait bénéficier
00:34:58à près d'un demi-million
00:34:59de personnes
00:34:59et soutenir l'économie
00:35:01a annoncé
00:35:02le Premier ministre socialiste
00:35:04Pedro Sanchez.
00:35:05Une réaction
00:35:06qui m'a marquée
00:35:07celle d'Éric Ciotti
00:35:08qui considère
00:35:09que cette régularisation
00:35:11par l'Espagne
00:35:12est une trahison européenne,
00:35:14dit-il.
00:35:14Une décision solitaire
00:35:16qui impactera
00:35:16toute l'Europe.
00:35:17Et il appelle
00:35:18le président Macron
00:35:19à rétablir
00:35:20les frontières
00:35:21avec l'Espagne
00:35:22et mobiliser
00:35:22nos partenaires
00:35:23pour empêcher
00:35:24cette décision.
00:35:25Il parle
00:35:25de décision suicidaire.
00:35:27Et dans le même temps
00:35:28je voulais vous faire réagir
00:35:30puisque c'est au cœur
00:35:31de notre actualité
00:35:32à cette réflexion
00:35:34de Nicolas Pouvromonti
00:35:36directeur de l'Observatoire
00:35:37de l'Immigration
00:35:37et de la Démographie
00:35:38qui a publié un livre
00:35:39Immigration, Mythe et Réalité
00:35:41le premier ouvrage
00:35:42fondé sur ces données
00:35:43de l'OID
00:35:46l'Observatoire
00:35:47de l'Immigration
00:35:48et de la Démographie.
00:35:48Est-ce que c'est une
00:35:51décision suicidaire
00:35:52et est-ce qu'il faut
00:35:52rétablir les frontières
00:35:53avec l'Espagne, Philippe ?
00:35:55Je vois que sur l'écran
00:35:56apparaît le livre
00:35:57Oui
00:35:58du directeur général
00:36:00de l'Observatoire
00:36:01de l'Immigration
00:36:02j'ai lu le livre
00:36:03cette nuit
00:36:04Ah ben
00:36:05Oui
00:36:05c'est pour ça
00:36:06je ne suis pas très frêle
00:36:06Ouf, ça va ?
00:36:08Oui
00:36:09Mais c'est admirable
00:36:10ce livre
00:36:11je n'ai pas lu
00:36:12l'équivalent
00:36:13sur l'immigration
00:36:14incroyable
00:36:15parce qu'il prend
00:36:16en fait
00:36:17toutes les utopies
00:36:18et il les démontre
00:36:19les unes après les autres
00:36:20et en fait
00:36:21en lisant ce livre
00:36:22je me suis dit
00:36:23au fond
00:36:25je l'ai écrit
00:36:26d'ailleurs
00:36:26dans mon édito
00:36:28du GDNU
00:36:28cette semaine
00:36:31j'ai connu
00:36:32deux époques
00:36:33on va connaître
00:36:33la troisième
00:36:35nos enfants
00:36:35nos petits-enfants
00:36:36première époque
00:36:38pendant 20 ans
00:36:39pendant 30 ans
00:36:40on nous a expliqué
00:36:40l'immigration
00:36:42est une chance
00:36:42pour la France
00:36:44ça c'était
00:36:45la période
00:36:45discardienne
00:36:46mitterrandienne
00:36:48puis ensuite
00:36:50on nous a dit
00:36:51sans trop le dire
00:36:52mais en le disant
00:36:53quand même
00:36:55nos nièces
00:36:55et tout ça
00:36:57l'islamisation
00:36:57est une chance
00:36:58pour la France
00:36:59nos nièces
00:37:00le jour
00:37:01à la grande mosquée
00:37:03l'islamisation
00:37:04est une chance
00:37:05donc vous voyez
00:37:05on franchit
00:37:06un cran supplémentaire
00:37:07on a accueilli
00:37:07l'immigration
00:37:08après avoir dit
00:37:09non non
00:37:09c'est pas vrai
00:37:09il n'y a pas d'immigration
00:37:10bon
00:37:12l'immigration
00:37:12est une chance
00:37:13maintenant on dit
00:37:14l'islamisation
00:37:14est une chance
00:37:15quelle est la troisième étape
00:37:16la troisième étape
00:37:17ce sera
00:37:17le califat
00:37:18est une chance
00:37:19pour la France
00:37:20on commencera
00:37:21par faire un édit de Nantes
00:37:22pour leur donner
00:37:22des forteresses
00:37:23et ensuite
00:37:24on passera
00:37:25à l'étape suivante
00:37:25le califat
00:37:26et
00:37:28les forces spirituelles
00:37:30s'y mettront
00:37:30au nom de la paix
00:37:31ah la paix
00:37:32la paix
00:37:33la paix
00:37:34voilà
00:37:35tout le monde
00:37:36s'y mettra
00:37:37la terre religieuse
00:37:38tout ça
00:37:38voilà
00:37:39et donc
00:37:41si je suis là
00:37:41moi
00:37:42c'est pour justement
00:37:43dire attention
00:37:45regardez ce qui se passe
00:37:46en Espagne
00:37:50Nicolas
00:37:51Pouvont-Monti
00:37:52dit une chose
00:37:52très juste
00:37:53il dit en fait
00:37:54tous les hommes
00:37:55politiques français
00:37:56hurlent
00:37:57sur l'Espagne
00:37:58enfin pas tous
00:37:59une partie
00:38:01en disant
00:38:02quoi
00:38:02500 000
00:38:03régularisations
00:38:04mais nous
00:38:05qu'est-ce qu'on fait
00:38:06nous
00:38:06nous on fait
00:38:0735 000
00:38:08régularisations
00:38:09par an
00:38:09donc en 15 ans
00:38:11on arrive au même chiffre
00:38:13sauf qu'on est hypocrite
00:38:14la classe politique française
00:38:16est hypocrite
00:38:18elle ment sur les chiffres
00:38:20ensuite
00:38:21ce que je voudrais dire
00:38:22c'est que
00:38:24pourquoi c'est très dangereux
00:38:25pour nous
00:38:27pour une première raison
00:38:28c'est que
00:38:29quand vous commencez
00:38:29à régulariser
00:38:30ça s'arrête plus
00:38:31parce que c'est un appel d'air
00:38:34on a déjà vécu ça
00:38:362015
00:38:37la deuxième raison
00:38:38c'est que
00:38:40avec le système
00:38:41Schengen
00:38:41que personne ne remet en cause
00:38:43j'y reviens dans un instant
00:38:45et bien
00:38:49vous rentrez
00:38:50avec un visa Schengen
00:38:52en France
00:38:53par l'Espagne
00:38:54par la Sicile
00:38:55etc
00:38:56un visa Schengen
00:38:58vous suffit à rentrer
00:38:59dans un autre pays
00:39:00il n'y a plus de frontières intérieures
00:39:02le fameux espace
00:39:03sans frontières
00:39:04c'est-à-dire que l'Europe
00:39:06est en fait
00:39:07on n'est plus un corps
00:39:08au sens politique
00:39:09du terme
00:39:10au sens physique
00:39:11c'est un corps plus juridique
00:39:14l'Europe n'a pas de corps
00:39:15il n'y a pas d'espace
00:39:16on peut s'étendre
00:39:18indéfiniment
00:39:19après l'Ukraine
00:39:19la Géorgie
00:39:20etc
00:39:21et donc il n'y a pas de frontières
00:39:22parce que la notion de frontières
00:39:23est contraire
00:39:24au corpus juridique
00:39:25des droits de l'homme
00:39:26du droit de l'homme
00:39:27il faut bien comprendre ça
00:39:28pour comprendre
00:39:28ce qu'est la vraie Europe
00:39:31et donc en fait là
00:39:33avec Schengen
00:39:35on peut aller où on veut
00:39:36donc ils vont arriver chez nous
00:39:37pourquoi ils vont arriver chez nous
00:39:39parce que chez nous
00:39:40c'est l'Eldorado
00:39:42il n'y a pas l'équivalent
00:39:44du paradis social
00:39:46c'est-à-dire hébergement gratuit
00:39:48pendant des années
00:39:50hébergement gratuit
00:39:51pour les clandestins
00:39:53ils sont nourris
00:39:55logés
00:39:56blanchis
00:39:56en France
00:39:57ensuite
00:40:00la santé
00:40:01prise en charge
00:40:02l'AME
00:40:02l'AME c'est 1 milliard 300 millions
00:40:04ça a augmenté
00:40:06de 30%
00:40:08en quelques années
00:40:10et ça continue
00:40:12et puis après
00:40:13il y a la régularisation
00:40:14pour le travail
00:40:16et là je voudrais
00:40:17juste dire un mot
00:40:18Elliot je crois
00:40:19de quelque chose
00:40:20qui me tient à coeur
00:40:22ceux qui vous parlent
00:40:23des métiers en tension
00:40:24en disant
00:40:24il faut régulariser
00:40:25parce qu'on a des métiers
00:40:27ceux qui font la plonge
00:40:28etc
00:40:30les livreurs à vélo
00:40:31tout ça
00:40:34rejoignent
00:40:34ceux qui
00:40:35les politiciens
00:40:36qui disent
00:40:37depuis 20 ans
00:40:38immigration choisie
00:40:39tous ceux qui vous disent
00:40:41immigration choisie
00:40:43sont des salauds
00:40:47pourquoi j'utilise ce mot
00:40:49parce qu'en fait
00:40:49ce sont des hypocrites
00:40:51parce que c'est la nouvelle traite
00:40:54et j'ai parlé de ça
00:40:55avec un jour
00:40:56avec le cardinal Sarah
00:40:57qui m'avait dit
00:40:58vous avez raison
00:41:00dans le temps
00:41:01du temps de la traite
00:41:02l'Atlantique
00:41:02on vérifiait
00:41:04la musculature
00:41:05et la dentition
00:41:06maintenant on vérifie
00:41:07les diplômes
00:41:08les qualifications
00:41:09et qu'est-ce qu'on fait
00:41:09avec l'immigration choisie
00:41:12on dépouille
00:41:13l'Afrique
00:41:14on dépouille
00:41:15les pays pauvres
00:41:16de leur dernière richesse
00:41:18leur richesse humaine
00:41:20et donc
00:41:20en faisant venir
00:41:21chez nous
00:41:21des gens
00:41:22qui ont été formés
00:41:23là-bas
00:41:23comme médecins
00:41:23au Bénin
00:41:26en fait
00:41:26on appauvrit
00:41:27les pauvres
00:41:29pour pouvoir
00:41:30enrichir la Macronie
00:41:31et l'avenue Foch
00:41:33c'est scandaleux
00:41:35c'est scandaleux
00:41:36l'immigration choisie
00:41:37on choisit
00:41:39on choisit
00:41:39nos migrants
00:41:41voilà
00:41:42et donc
00:41:43ce que je voudrais dire
00:41:44c'est que
00:41:45les gens qui ont fait
00:41:46Schengen
00:41:47je l'ai écrit
00:41:48je vous le répète
00:41:49je l'ai dit ici
00:41:50ils ont du sang
00:41:51sur les mains
00:41:51pourquoi ils ont du sang
00:41:53sur les mains
00:41:54parce que
00:41:55ils auraient dû savoir
00:41:57que le moment
00:41:58où ils ont fait Schengen
00:41:59c'est le moment
00:42:00historique
00:42:02du grand chassé croisé
00:42:04c'est le moment
00:42:05où en fait
00:42:05le sud
00:42:07démographique
00:42:08explose
00:42:09et le nord
00:42:11démographique
00:42:12implose
00:42:12et tous ceux
00:42:14qui vous disent
00:42:15on a besoin
00:42:16de l'immigration
00:42:16on a besoin
00:42:17de l'immigration choisie
00:42:18sont les mêmes
00:42:19qui ne veulent pas
00:42:20aborder la question
00:42:21de fond
00:42:23la question
00:42:24de la démographie
00:42:25la question
00:42:26de la natalité
00:42:26parce que si
00:42:28la natalité
00:42:29continue de plonger
00:42:30en Europe
00:42:31il n'y a plus d'Europe
00:42:32dans 50 ans
00:42:33vous m'entendez
00:42:34et donc
00:42:35ce n'est pas l'immigration
00:42:35qui va résoudre le problème
00:42:37l'immigration
00:42:38ça résout le problème
00:42:39des gens
00:42:40qui ne veulent pas
00:42:41résoudre le problème
00:42:42par la famille
00:42:43avec un papa
00:42:45et une maman
00:42:45la restauration
00:42:46de la famille
00:42:47seule la restauration
00:42:48de la famille
00:42:49permettra
00:42:50de résoudre
00:42:51le problème
00:42:51sans lequel
00:42:53on sera obligé
00:42:54d'accueillir des immigrés
00:42:55pour payer nos retraites
00:42:56voilà ce que je pense
00:42:57et donc il faut sortir
00:42:58de Schengen
00:42:59alors
00:43:00quand je vois
00:43:00Eric Ciotti
00:43:01il a raison
00:43:03sauf que
00:43:04juridiquement
00:43:05il a tort
00:43:06pourquoi ?
00:43:07parce qu'il y a
00:43:07l'article 25
00:43:08l'article 28
00:43:09l'article 29
00:43:10des accords de Schengen
00:43:11qui autorisent
00:43:12dans des circonstances
00:43:13très particulières
00:43:14de suspendre
00:43:17les accords de Schengen
00:43:18c'est-à-dire de rétablir
00:43:18les frontières
00:43:20pour quelques jours
00:43:23pour quelques jours seulement
00:43:24on l'a fait par exemple
00:43:25pour les Jeux Olympiques
00:43:27on le fait
00:43:28dans certaines conférences
00:43:29internationales
00:43:30mais pour quelques jours seulement
00:43:31pendant le Covid
00:43:32on a retrouvé les frontières
00:43:33alors oui
00:43:34on l'a fait
00:43:35pour quelques jours seulement
00:43:36avec la promesse
00:43:38faite à l'Union Européenne
00:43:39que c'était
00:43:40pour quelques jours seulement
00:43:41alors on a tiré
00:43:42un peu sur la peinture
00:43:43mais on a rétabli
00:43:44ensuite la liberté
00:43:45des frontières
00:43:46voilà c'est comme ça
00:43:48Schengen
00:43:49c'est la disparition
00:43:50des frontières
00:43:50c'est la disparition
00:43:51des contrôles
00:43:52aux frontières
00:43:52voilà
00:43:53donc
00:43:54il faut arrêter
00:43:56de nous mentir
00:43:56là encore
00:43:57il faut que les politiciens
00:43:58osent nous regarder
00:43:59en face
00:44:00et nous dire
00:44:01moi je veux
00:44:02un monde sans frontières
00:44:03ah bon
00:44:04tu veux un monde sans frontières
00:44:05tu veux un marché planétaire
00:44:06de masse
00:44:07donc tu veux plus les nations
00:44:08ah ok d'accord
00:44:09t'es européiste
00:44:10c'est bien
00:44:10oui
00:44:11Van der Leyen
00:44:12elle veut ça aussi
00:44:13parlons à présent
00:44:14d'une actualité
00:44:15qui a marqué la semaine
00:44:16et qui nous permet
00:44:17d'aller sur la valeur travail
00:44:19est-ce que la France
00:44:20a oublié
00:44:21Philippe de Villiers
00:44:21la valeur travail
00:44:22les salariés volontaires
00:44:24des boulangeries
00:44:25et fleuristes indépendants
00:44:26pourront travailler
00:44:27le 1er mai
00:44:282026
00:44:29annonce faite
00:44:30par le premier ministre
00:44:31Sébastien Lecornu
00:44:33en attendant
00:44:34un projet de loi
00:44:34qui définira
00:44:35les conditions pérennes
00:44:37de cette ouverture
00:44:37mais ne pourra pas
00:44:38être applicable
00:44:39avant 2027
00:44:40Sébastien Lecornu
00:44:40a cherché à trouver
00:44:41une sorte de porte de sortie
00:44:42cette semaine
00:44:43il avait été mis sous pression
00:44:44par les syndicats
00:44:45par une partie de la gauche
00:44:47qui hurlait
00:44:47parce qu'on allait
00:44:50proposer à des gens
00:44:50qui souhaitent travailler
00:44:51et bien de pouvoir
00:44:53travailler le 1er mai
00:44:54écoutez monsieur Lecornu
00:44:55et on en parle juste après
00:44:57Les boulangers indépendants
00:44:59artisans
00:45:00les fleuristes indépendants
00:45:02artisans
00:45:02pourront ouvrir
00:45:03ce 1er mai
00:45:04le gouvernement a repris la main
00:45:06on a mis de la clarté
00:45:07de la méthode
00:45:08du dialogue social
00:45:08évidemment
00:45:09tout au long de cette semaine
00:45:10pour permettre
00:45:11d'arriver à une solution
00:45:12un projet de loi
00:45:13va donc
00:45:14d'origine gouvernementale
00:45:15va être présenté
00:45:16avant ce 1er mai
00:45:17pour cadrer justement
00:45:18et renvoyer
00:45:19à une discussion
00:45:21sociale par branche
00:45:22un projet de loi
00:45:23de sécurisation
00:45:23qui va être présenté
00:45:25par le conseil des ministres
00:45:26avec des critères
00:45:28assez simples
00:45:29boulangerie
00:45:30fleuriste
00:45:30artisanaux
00:45:31permettant de faire travailler
00:45:33les salariés
00:45:33sur la base
00:45:34du volontariat
00:45:35et en les payant double
00:45:36après d'autres discussions
00:45:38auront lieu
00:45:39pour les différentes branches
00:45:41cette organisation
00:45:42évidemment
00:45:43doit s'en emparer
00:45:44et le gouvernement
00:45:45évidemment sera à la disposition
00:45:46de tout un chacun
00:45:47pour avancer
00:45:48Geoffroy Lejeune
00:45:50Philippe
00:45:50il y a beaucoup de commentaires
00:45:51beaucoup de commentateurs
00:45:52qui ont insisté
00:45:53à propos de cette affaire
00:45:55sur la dévaluation
00:45:55de la valeur travail
00:45:56est-ce que vous êtes d'accord
00:45:57avec cette analyse ?
00:45:59d'abord je voudrais saluer
00:46:02notre collègue
00:46:04le cornu
00:46:05puisque tous les vendredis
00:46:06on est là
00:46:07et tous les vendredis
00:46:08il est là avec nous
00:46:10juste avant nous
00:46:11voilà
00:46:11et donc vous avez compris
00:46:13que
00:46:14en fait
00:46:17il rétablissait
00:46:18c'est ça
00:46:18le travail
00:46:20pour les boulangeries
00:46:21pour les boucheries
00:46:22pour les fleuristes
00:46:25bon
00:46:26on attend le prochain épisode
00:46:27il y a un mot magnifique
00:46:30de Sophie Binet
00:46:33qui a dit
00:46:34hier
00:46:38la République
00:46:39n'a pas besoin de fleuristes
00:46:43et en fait
00:46:44ça m'a fait penser
00:46:45au président
00:46:47du tribunal révolutionnaire
00:46:49au moment où il envoie
00:46:50Lavoisier
00:46:51le grand savant
00:46:52à la guillotine
00:46:53et il déclare
00:46:54la République
00:46:55n'a pas besoin de savant
00:46:57et donc
00:46:58c'est
00:47:00la culture personnelle
00:47:02de cette dame
00:47:05qui lui vaut
00:47:06une grande admiration
00:47:08lui permet
00:47:09d'accéder
00:47:11à des phrases historiques
00:47:12qui ensuite
00:47:14entrent dans le patrimoine
00:47:16il faut noter
00:47:17par ailleurs
00:47:17ce qu'a dit
00:47:19très bien
00:47:21Agnès
00:47:21Verdier-Molinier
00:47:23c'est assez curieux
00:47:24parce que
00:47:24un salarié
00:47:26qui est dans une boutique
00:47:27de fleuristes
00:47:27il n'a pas le droit
00:47:28de travailler
00:47:28pour l'instant
00:47:29mais si par contre
00:47:31il appartient
00:47:32à un syndicat
00:47:33qui vend
00:47:34des muguets
00:47:37dans la rue
00:47:37là il n'y a pas
00:47:38de problème
00:47:40et la différence
00:47:41entre les indépendants
00:47:44et les salariés
00:47:45c'est 500 heures
00:47:46par an
00:47:47de travail
00:47:47quand même
00:47:48alors qu'est-ce que
00:47:49ça veut dire
00:47:49en fait
00:47:50ça veut dire
00:47:51que
00:47:54les salariés
00:47:55ne sont pas toujours
00:47:55passionnés
00:47:56par leur travail
00:47:56alors que les indépendants
00:47:58c'est une vraie passion
00:47:59pour eux
00:47:59c'est pas simplement
00:48:00une question de survie
00:48:01c'est aussi une vraie passion
00:48:03et donc
00:48:04et j'arrive
00:48:05à votre question
00:48:06la dévaluation
00:48:07de la valeur travail
00:48:09en fait
00:48:12nous sommes passés
00:48:14sur le temps long
00:48:15d'une société
00:48:18où on célébrait
00:48:20le travail
00:48:20la production
00:48:21le goût de chef-d'oeuvre
00:48:24le goût
00:48:25des beaux produits
00:48:25à une société
00:48:28où on célèbre
00:48:30la rente
00:48:31et la consommation
00:48:32pourquoi ça
00:48:35parce qu'il y a
00:48:36deux notions
00:48:36qui forment un couple
00:48:39et qui ont été
00:48:40perverties
00:48:40au fil du temps
00:48:44la première notion
00:48:45qui a été pervertie
00:48:46c'est
00:48:47la notion du capital
00:48:50pourquoi ?
00:48:51parce que la notion
00:48:51de la propriété
00:48:52qui porte le capital
00:48:53a été elle-même
00:48:54pervertie
00:48:55par l'article 544
00:48:56du code civil
00:48:57qui dit
00:48:58la propriété
00:48:59c'est le droit
00:49:00d'user
00:49:01d'abuser
00:49:01de toute chose
00:49:05en sa possession
00:49:07le droit
00:49:08d'user
00:49:09et d'abuser
00:49:12or
00:49:13la propriété
00:49:15telle qu'elle était
00:49:15définie
00:49:16dans notre droit
00:49:17par les légistes
00:49:18depuis le plus haut
00:49:19Moyen-Âge
00:49:21elle manifeste
00:49:23la priorité
00:49:23ontologique
00:49:24et téléologique
00:49:25de l'homme
00:49:25sur la société
00:49:26certes
00:49:27mais elle ne se justifie
00:49:29que si elle a
00:49:30une fonction sociale
00:49:33or ce n'est plus
00:49:34le cas
00:49:34aujourd'hui
00:49:35le capital
00:49:36et le travail
00:49:37se sont dissociés
00:49:38le capital
00:49:38prospère à la bourse
00:49:40le travail
00:49:41part en Chine
00:49:44alors le travail
00:49:45justement
00:49:46il souffre
00:49:46de cette dissociation
00:49:48puisqu'aujourd'hui
00:49:48en fait
00:49:50on l'avait dit
00:49:51avec Jimmy Goldsmith
00:49:53et je l'ai dit
00:49:54ici plusieurs fois
00:49:55pardon de me répéter
00:49:56mais je trouve
00:49:57que la phrase
00:49:57de Jimmy
00:49:58elle est magnifique
00:50:00le système mondialiste
00:50:01c'est un système
00:50:02dans lequel
00:50:02les pauvres
00:50:04des pays riches
00:50:05subventionnent
00:50:06les riches
00:50:06des pays pauvres
00:50:07c'est un système
00:50:08dans lequel
00:50:09on va au bout du monde
00:50:12pour produire
00:50:13moins cher
00:50:14et on revient
00:50:15chez nous
00:50:17là où il y a
00:50:17du pouvoir d'achat
00:50:18seulement ça ne dure
00:50:19qu'un temps
00:50:21et donc
00:50:21cette idée
00:50:23du capital
00:50:24et du travail
00:50:24dissociés
00:50:26c'est la fin
00:50:27de toute une société
00:50:28moi je me souviens
00:50:28d'Henri Joyot
00:50:30transporteur
00:50:30les transports joyaux
00:50:32un homme merveilleux
00:50:33et
00:50:35quand il cède son entreprise
00:50:36aux allemands
00:50:37chez Inker
00:50:38il dit
00:50:38j'ai mis des conditions
00:50:39que jamais
00:50:40le capital
00:50:41ne se sépare du travail
00:50:42je dis
00:50:42qu'est-ce que tu veux dire par là
00:50:43je dis moi
00:50:44mon premier capital
00:50:46c'est eux
00:50:46les gars qui sont
00:50:48depuis 50 ans
00:50:49dans mon entreprise
00:50:51Philippe
00:50:52mon capital
00:50:53c'est le travail
00:50:54voilà
00:50:55et donc
00:50:57ce qu'on a perdu
00:50:58en fait
00:50:58avec une
00:51:01une société
00:51:02qui a fait du travail
00:51:03une marchandise
00:51:05et là-dessus
00:51:06le capitalisme libéral
00:51:08condamné par
00:51:09Rome
00:51:09devant Rome
00:51:11et cousin germain
00:51:12du capital
00:51:14au sens de Marx
00:51:16le travail
00:51:17est devenu
00:51:17une marchandise
00:51:20et celui
00:51:20qui a le mieux
00:51:21dénoncé ça
00:51:22c'est Peggy
00:51:24quand il a parlé
00:51:25de l'honneur
00:51:25du travail
00:51:28avec une phrase
00:51:29célèbre
00:51:30qui est merveilleuse
00:51:32il dit
00:51:32j'ai vécu
00:51:33toute mon enfance
00:51:36j'ai vu
00:51:37toute mon enfance
00:51:38rempaillée
00:51:39des chaises
00:51:40du même esprit
00:51:43de la même main
00:51:44et du même coeur
00:51:46que ce vieux peuple
00:51:48avait taillé
00:51:49ses cathédrales
00:51:50il fallait que
00:51:52le bâton de chaise
00:51:53soit bien fait
00:51:57pas parce que
00:51:58il fallait que
00:51:59le bâton de chaise
00:52:00soit bien fait
00:52:00pour le patron
00:52:02pour le salaire
00:52:03il fallait qu'il soit
00:52:04bien fait
00:52:05pour lui-même
00:52:06Philippe de Villiers
00:52:08dernier sujet
00:52:10le retour
00:52:11de l'apologue
00:52:12le pape est allé
00:52:13sur les traces
00:52:14de saint Augustin
00:52:14cette semaine
00:52:15l'évêque d'Hippone
00:52:16qui en tant que
00:52:17citoyen romain
00:52:18s'est désolé
00:52:19de la décindence
00:52:20de l'Empire romain
00:52:22vous souhaitez faire
00:52:23un lien entre la crise
00:52:24que nous vivons actuellement
00:52:26et la chute
00:52:27de l'Empire romain
00:52:28Philippe de Villiers
00:52:29et la chute
00:52:29de l'Empire romain
00:52:30c'est maintenant
00:52:31ce qui
00:52:34ce qui m'a conduit
00:52:35à
00:52:36à vouloir parler
00:52:38de la chute
00:52:38de l'Empire romain
00:52:39c'est le pape
00:52:41puisque le pape
00:52:43est allé
00:52:43sur les traces
00:52:44de saint Augustin
00:52:45vous venez de le dire
00:52:48or saint Augustin
00:52:49il a vécu
00:52:50la chute
00:52:50de l'Empire romain
00:52:51et dans
00:52:52la cité de Dieu
00:52:53il raconte
00:52:56il faut
00:52:57savoir que
00:52:58Augustin
00:52:59le jeune Augustin
00:53:00qui était berbère romain
00:53:02avait 15 ans
00:53:03lors du sac
00:53:05de Rome
00:53:06en 410
00:53:08et en fait
00:53:09il voyait
00:53:10arriver
00:53:11l'écroulement
00:53:11de l'Empire romain
00:53:12qui était intervenu
00:53:13quelques décennies
00:53:15après sa mort
00:53:18donc je vous invite
00:53:19à
00:53:21à rejoindre
00:53:23saint Augustin
00:53:25l'évêque d'Hippone
00:53:28pour comprendre
00:53:29ce qu'il pouvait ressentir
00:53:31il faut imaginer
00:53:33ce
00:53:34ce jeune homme
00:53:36là-bas
00:53:37qui court dans les marais
00:53:40infesté
00:53:41d'insectes
00:53:43ce jeune homme
00:53:44chétif
00:53:46il plonge
00:53:47dans les
00:53:48eaux
00:53:49croupissantes
00:53:50de Raven
00:53:51et quand il ressort
00:53:53de l'eau
00:53:53il est couvert
00:53:54de pustules
00:53:55en fait
00:53:58c'est un jeune
00:53:59enfant
00:54:00qui lui aussi
00:54:01a 15 ans
00:54:04sauf que
00:54:04c'est pas saint Augustin
00:54:06c'est l'Empereur
00:54:08le dernier
00:54:08Empereur
00:54:09il s'appelle
00:54:11César
00:54:12Augustule
00:54:15son
00:54:17la dérision
00:54:18de son nom
00:54:19couronne
00:54:19la dérision
00:54:20de son destin
00:54:20ce qui est
00:54:21déposé
00:54:22dans une seule journée
00:54:24nous sommes en 476
00:54:27c'est la fin
00:54:28de l'Empire romain
00:54:31d'Occident
00:54:31les dernières heures
00:54:34de la Rome
00:54:35finissante
00:54:36devraient être pour nous
00:54:37un avertissement
00:54:38à méditer
00:54:39un avertissement
00:54:40prémonitoire
00:54:42un avertissement
00:54:43qui a d'ailleurs
00:54:43été formulé
00:54:44résumé
00:54:45par
00:54:46le grand historien
00:54:48grec
00:54:48Polybe
00:54:49qui avait dit
00:54:53aucune civilisation
00:54:54ne cède
00:54:54à une agression
00:54:55extérieure
00:54:56si elle n'a pas
00:54:57d'abord
00:54:58développé
00:54:59en elle
00:54:59un mal
00:55:00qu'il a rongé
00:55:01de l'intérieur
00:55:01et là
00:55:02nous sommes
00:55:03dans ce cas de figure
00:55:05avant
00:55:06l'agression
00:55:07extérieure
00:55:08il y a eu
00:55:09l'édite
00:55:10Caracalla
00:55:12en 212
00:55:13qui a attribué
00:55:16la citoyenneté
00:55:17romaine
00:55:17la citoyenneté
00:55:18romaine
00:55:19à tous les étrangers
00:55:21à partir de cet instant
00:55:23le sentiment civique
00:55:24s'est effacé
00:55:25à Rome
00:55:27et puis
00:55:28l'effacement intérieur
00:55:30l'implosion
00:55:31devrait-on dire
00:55:32c'est l'implosion
00:55:33du
00:55:34mos maiorum
00:55:35qui tenait
00:55:36la société
00:55:37avec deux vertus civiques
00:55:39la fidès
00:55:41et la piétasse
00:55:43la piété
00:55:44et le service
00:55:45de l'empire
00:55:48en fait
00:55:49la décomposition
00:55:51précède
00:55:52l'agonie
00:55:55et la sémantique
00:55:57dit tout
00:55:59songez que
00:56:00les possessores
00:56:01comme on disait
00:56:02à l'époque
00:56:04ont qualifié
00:56:06d'un mot charmant
00:56:08l'invasion
00:56:11ils l'ont appelé
00:56:12l'hospitalitas
00:56:14on dirait
00:56:15aujourd'hui
00:56:16l'accueil
00:56:16de l'autre
00:56:18ils ont appelé
00:56:20à leur secours
00:56:22les migrants
00:56:24ils ont appelé
00:56:25les migrants
00:56:26pour que
00:56:26les migrants
00:56:28viennent
00:56:30remplir les tâches
00:56:31de portefeuille
00:56:32et de portefeuille
00:56:33que les citoyens
00:56:34romains
00:56:35rechignaient
00:56:36à assumer
00:56:37ils ont appelé
00:56:38les migrants
00:56:39pour peser
00:56:40sur les prix
00:56:40de la main d'oeuvre
00:56:41de la plèbe
00:56:42ils ont appelé
00:56:43les migrants
00:56:45les colons barbares
00:56:48pour occuper
00:56:49les terres
00:56:49pour cultiver
00:56:50les terres
00:56:53ils ont appelé
00:56:54les migrants
00:56:54et c'est le plus grave
00:56:55pour tenir
00:56:56le limès
00:56:57la frontière
00:56:58pour garder
00:56:59la frontière
00:56:59ce qu'a fait dire
00:57:00à Synésios de Sirène
00:57:01l'ambassadeur
00:57:03voici que maintenant
00:57:05on remplace
00:57:06les chiens
00:57:07par les loups
00:57:08pour garder
00:57:09le troupeau
00:57:11en fait
00:57:12la noblesse
00:57:12sénatoriale
00:57:13n'avait plus
00:57:15qu'un souci
00:57:16à la fin
00:57:17de l'Empire
00:57:17c'était
00:57:19accroître
00:57:19son luxe
00:57:23agrandir
00:57:24ses hippocostes
00:57:25et remettre
00:57:26une couche
00:57:27de porphyre
00:57:28sur les baignoires
00:57:29la Rome
00:57:32impériale
00:57:33passait son temps
00:57:34au cirque
00:57:35où se produisaient
00:57:37à prix d'or
00:57:38des mercenaires
00:57:41venus
00:57:42d'Afrique
00:57:46et la Rome
00:57:47finissante
00:57:48se reposait
00:57:50dans ce qu'elle a appelé
00:57:51la félicitas
00:57:52la félicitas
00:57:56toutes les sociétés
00:57:58qui
00:58:00vont vers
00:58:01leur fin
00:58:05procèdent
00:58:05de la même manière
00:58:06avec le même mot
00:58:07mourir
00:58:07en s'amusant
00:58:09c'est le mot
00:58:11d'ordre
00:58:11des sociétés
00:58:12expirantes
00:58:13en fait
00:58:13Rome
00:58:15n'a pas été
00:58:16vaincu
00:58:17par les barbares
00:58:18Rome
00:58:19a séché
00:58:19sur pied
00:58:20et je terminerai
00:58:22en vous invitant
00:58:23à méditer le mot
00:58:24de juvénal
00:58:26qui disait
00:58:27ceci
00:58:29ce grand peuple
00:58:30qui jadis
00:58:33distribuait
00:58:34les faisceaux
00:58:34le pouvoir
00:58:35les légions
00:58:37ne désirent plus
00:58:39que deux choses
00:58:39au monde
00:58:40du pain
00:58:41et des jeux
00:58:43je tiens à dire
00:58:44mes chers amis
00:58:45que toute
00:58:46coïncidence
00:58:49entre
00:58:49ce que je viens
00:58:50de décrire
00:58:51et la situation
00:58:52que nous pourrions
00:58:53être appelés
00:58:53à vivre
00:58:54dans les années
00:58:56qui viennent
00:58:56est purement
00:58:57fortuite
00:59:00un grand merci
00:59:01Philippe De Villiers
00:59:02rendez-vous
00:59:02évidemment
00:59:03la semaine prochaine
00:59:04Geoffroy Lejeune
00:59:05merci également
00:59:06Philippe
00:59:07dans quelques instants
00:59:09dans l'heure des pros
00:59:09nous allons parler
00:59:10d'un de vos amis
00:59:11Boilem Sansal
00:59:12à 20h30
00:59:14très précisément
00:59:15Louis Sarkozy
00:59:16qui a pu s'entretenir
00:59:17pendant plus d'une heure
00:59:18avec Boilem Sansal
00:59:21vient pour nous raconter
00:59:22cet entretien
00:59:23il nous raconte
00:59:25son interpellation
00:59:27ses premières journées
00:59:29de détention
00:59:29sa crainte
00:59:30de voir
00:59:31ses bourreaux
00:59:32le tuer
00:59:33cette cellule noire
00:59:34ce jet allemand
00:59:35ce que Boilem Sansal
00:59:37n'a jamais dit
00:59:38et puis il a échangé
00:59:39avec vous
00:59:39dans les colonnes
00:59:40du JDD
00:59:40bien sûr
00:59:41ce dimanche dernier
00:59:42sera à découvrir
00:59:43à 20h30
00:59:44cher Philippe
00:59:44alors moi je vous dis une chose
00:59:47j'espère que
00:59:49vous avez préparé
00:59:51l'apéro
00:59:51juste entre les deux
00:59:52pour revenir ?
00:59:54oui
00:59:54non pas pour revenir
00:59:56pour regarder
00:59:59venez à 20h30
01:00:00venez à 20h30
01:00:01dans un instant
01:00:02c'est l'heure des pros
01:00:03un grand merci
01:00:03Philippe De Villiers
01:00:04merci à vous
01:00:05merci à vous
01:00:06merci à vous
01:00:07merci à vous
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