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  • il y a 2 minutes
Chaos en France : Regardez l'intégralité des 8 minutes de l'allocution, ce soir de Marine Le Pen qui fustige un "pouvoir macroniste à bout de souffle, épuisé, désorienté"

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Transcription
00:00Française, Français, mes chers compatriotes,
00:03Vous avez vu hier avec effarement sur vos écrans nos villes, nos rues, notre pays,
00:09malmenés, maltraités, mises à sac.
00:12Vous avez vu des destructions et des pillages perpétrés par une alliance
00:15entre des groupes de casseurs politisés et des délinquants issus de la banlieue.
00:20Vous avez vu des bâtiments publics incendiés, des commerces pillés,
00:24des commissariats attaqués, le domicile d'un préfet pris pour cible.
00:28Vous avez vu les symboles les plus sacrés de notre République profanée,
00:33des mairies attaquées, la Marianne brisée, l'autorité de l'État défiée.
00:38Vous avez vu ces images terribles d'édifices publics livrés aux flammes,
00:42le magnifique hôtel de ville de Limoges en feu et son campanile qui s'effondre.
00:48Elles réveillent dans notre mémoire nationale et notre cœur
00:50le douloureux souvenir de l'incendie de Notre-Dame.
00:53Ces images nous font mal, elles nous blessent.
00:56Parce que derrière chaque bâtiment détruit, il y a une part de notre histoire.
01:00Il y a des symboles, des références et des édifices qui,
01:03quelles que soient nos opinions, nous rassemblent.
01:06Derrière chaque commerce pillé, il y a le travail de vie entière.
01:11Derrière chaque policier agressé, derrière chaque agent public menacé,
01:15c'est la République elle-même qui est atteinte.
01:18Et je veux le dire avec la plus grande solennité,
01:20« La France ne peut pas, ne doit pas, ne s'habituera jamais à de telles scènes ».
01:26J'appelle aujourd'hui tous les Français au calme, à la dignité et à la retenue républicaine.
01:32Tous ceux qui servent l'État, et en ces heures les policiers, les gendarmes, les pompiers, les préfets,
01:37doivent être assurés de mon appui dans leurs si délicates et périlleuses fonctions.
01:42Je demande instantanément que l'État leur assure les moyens
01:45et leur garantisse le soutien nécessaire à leur mission.
01:48Ce qui se joue aujourd'hui dépasse la seule question de l'ordre public.
01:52Nous vivons une crise profonde de confiance, d'autorité,
01:57qui fait peser une menace sur la démocratie.
02:00Le constat doit nous alerter.
02:01Notre pays est pris en étau, voire en otage, entre la violence et l'impuissance.
02:07D'un côté, les forces de la destruction, qui banalisent la violence,
02:11encouragent l'affrontement, ciblent les policiers, les institutions
02:15et les représentants de l'État régalien comme des ennemis à abattre.
02:19Ce courant, avec sa branche politique, LFI, et sa branche armée, les groupes antifa,
02:24qui se réfèrent de manière absurde aux révolutions sanglantes sud-américaines
02:28ou plus graves aux conflits du Proche-Orient,
02:30voudrait faire croire que la violence serait devenue un moyen légitime d'expression politique
02:34et une solution aux problèmes des Français.
02:37En réalité, ces pyromanes sociaux aggravent la situation.
02:41Tout au contraire, en effet, par la conflictualité brutale
02:44et l'intolérance abjecte qu'ils entendent stupidement propager dans toute la société,
02:49ils ajoutent un problème au problème.
02:52Chacun d'entre vous le sait, la violence n'est pas une opinion.
02:55La destruction n'est pas un mode d'expression.
02:58Et le chaos ne peut faire office de projet pour la France.
03:02De l'autre côté, nous avons un pouvoir macroniste à bout de souffle, épuisé, désorienté,
03:07qui semble désormais incapable de faire autre chose que de commenter sa propre impuissance,
03:13sa propre déchéance, dirais-je même.
03:15Nous avons un gouvernement qui déplore les événements sans parvenir à les prévenir,
03:20à les contrôler ou même à les gérer.
03:23Un pouvoir minoritaire et disqualifié,
03:26dont l'unique préoccupation est moins de gouverner la France
03:29que de s'accrocher aux dernières bribes de son pouvoir finissant.
03:33Nous avons un ministre de l'Intérieur qui se contente avec un fatalisme satisfait et mou
03:37de faire mécaniquement le soir sur les télés le compte des destructions enregistrées dans le pays dans la journée.
03:44Un président sans crédit ni autorité, fantomatique,
03:50et jusqu'à tout à l'heure muet,
03:52qui en réalité a perdu tout contact avec le réel
03:54et qui laisse les événements décidés à sa place.
03:57Ces événements violents ne sont pas nés de rien.
03:59Ils interviennent dans un contexte délétère que le gouvernement a lui-même créé
04:03à force de ne jamais être entendu et pas même peut-être écouté.
04:08Les inquiétudes, les souffrances, les plaintes de Français
04:10se sont transformées en exaspération et même parfois en colère.
04:15Ces colères sont souvent légitimes,
04:17tant les crises se sont succédées sans qu'aucune décision ne soit prise.
04:20Mais que les choses soient claires, très claires.
04:24Il y a des millions de Français qui sont en colère,
04:26mais qui ne cassent rien, ne pillent rien, ne brûlent rien.
04:30Je condamne ainsi fermement l'instrumentalisation de ces colères
04:34par des forces politiques qui encouragent la violence,
04:37tout comme la récupération de ces colères par des racailles
04:39qui sèment le chaos dans les villes de France.
04:43Gouverner et plus encore présider,
04:45ce n'est pas pérorer,
04:46mais c'est entendre et comprendre pour agir.
04:50Aucun pouvoir ne peut oublier qu'en République,
04:53dans une démocratie vivante,
04:55c'est le peuple qui est souverain
04:56et qu'il faut savoir l'écouter et accepter sa volonté.
04:59Il n'y a pas d'autre voie,
05:01il n'y a pas d'autre choix.
05:04Ce principe est violé chaque jour.
05:06Encore récemment, le président du Conseil constitutionnel,
05:09en violation de son rang, de sa mission et de l'éthique
05:11imposée par sa fonction,
05:13a cru pouvoir s'exprimer en partisan
05:15et même en militant macroniste dans le débat électoral.
05:19Il est venu clamer sur les plateaux,
05:21sans que personne ne lui demande rien,
05:23qu'il ne laisserait pas le peuple décider par référendum.
05:27Cette intervention déplacée et inconvenante
05:29d'opposition à la démocratie
05:31était une nouvelle provocation
05:32d'un pouvoir décidément, dramatiquement coupé du peuple.
05:36Mais avec ses émeutes tragiques pour le pays,
05:39sa situation et son image dans le monde,
05:42nous payons aussi des décennies de renoncements.
05:45Des décennies d'immigration anarchique
05:47dont chacun voit aujourd'hui les conséquences
05:50dans tous les domaines.
05:51Des décennies pendant lesquelles s'est installée
05:53l'idée que l'on pouvait attaquer, brûler, détruire,
05:56sans répondre de ses actes.
05:59Que les casseurs,
06:00souvent parfaitement identifiés par la police,
06:03pouvaient disparaître parce que derrière eux,
06:05il se trouverait toujours quelqu'un pour payer,
06:06le contribuable, c'est-à-dire vous.
06:10Face à cette situation,
06:11je vous propose une voie claire,
06:13une voie qui repose sur trois principes.
06:16Le premier principe que j'appliquerai,
06:18c'est celui de la responsabilité
06:20avec la règle du casseur-payeur.
06:23Celui qui viole la loi doit répondre de ses actes,
06:26celui qui dégrade doit rembourser.
06:29Celui qui s'attaque aux biens publics,
06:31aux commerces ou aux représentants de l'État
06:33doit savoir que la République ne reculera pas.
06:36La justice doit être rapide,
06:39effective et les sanctions pénales et financières
06:42volontairement dissuasives,
06:44réellement appliquées.
06:46Le peuple français,
06:47au nom duquel la justice est rendue,
06:49attend dès demain la plus grande fermeté
06:51pour les auteurs des crimes et délits commis hier.
06:54Le deuxième principe,
06:56c'est le rétablissement de l'ordre républicain.
06:58Il n'y a pas de liberté sans sécurité.
07:01Il n'y a pas de justice sans autorité.
07:04Et il n'y a pas non plus de république
07:05lorsque la peur veut remplacer la loi légitime,
07:08les vociférations perturber le débat démocratique
07:11ou les menaces attentées à la liberté des citoyens.
07:15Le troisième principe,
07:16c'est le retour d'un État qui écoute,
07:18qui comprend et qui décide.
07:20Un pouvoir qui respecte les Français
07:22au lieu de les mépriser.
07:23Un pouvoir qui consulte au lieu d'étouffer.
07:26Un pouvoir qui décide au lieu de se dérober.
07:30La France est plus grande que ceux qui la gouvernent.
07:33Elle est plus forte que ceux qui la divisent.
07:35Elle est plus résiliente que ceux qui voudraient la détruire.
07:39Dans six mois, les Français pourront choisir une autre voie.
07:42Celle de l'autorité et de la sécurité retrouvées.
07:45Celle de la souveraineté et de la démocratie respectées.
07:49C'est celle que je vous propose.
07:51Ce sera, n'en doutez pas pour la France,
07:53la voie de l'espérance.
07:55La voie de la renaissance.
07:57Vive la République.
07:59Et vive la France.
08:02Avec le
08:03La voie de l'espérance.

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