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Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval

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00:00:01Bonjour à tous et ravi de vous retrouver pour Face à Philippe Devilliers, votre rendez-vous du vendredi, c'est
00:00:08le grand rendez-vous du vendredi, mais c'est le dernier rendez-vous de la saison Philippe Devilliers, la dernière
00:00:14danse comme on dit.
00:00:15C'est pour ça que vous avez mis un costume sombre.
00:00:18Écoutez, effectivement, ça fait trois ans qu'on travaille ensemble et la formule c'est l'amour dure trois ans,
00:00:25mais les téléspectateurs qui nous regardent, ils peuvent peut-être se dire, est-ce que Philippe Devilliers va briser cette
00:00:32formule consacrée et remplir pour une quatrième année ? Est-ce que vous avez la réponse ?
00:00:38La réponse, c'est pas moi qui l'ai, c'est l'Arcom. Et si jamais je suis sous les
00:00:46verrous cet été...
00:00:48En Bastillé ?
00:00:49Oui.
00:00:50En Bastillé ?
00:00:52Je vous enverrai des messages et vous m'enverrai des oranges.
00:00:55Est-ce qu'il y a la possibilité d'envoyer un petit mot à l'Arcom pour qu'on puisse
00:01:00poursuivre ce rendez-vous le vendredi ? Parce qu'évidemment, on peut déposer un cierge dans la basilique de l
00:01:07'Intérieur.
00:01:07On peut prendre une résolution.
00:01:09Allez-y.
00:01:12Peut-être de faire plus attention.
00:01:15Peut-être on pourrait inviter M. Bakayoko, Mathilde Panot, vous voyez, pour rééquilibrer le plateau.
00:01:23Évidemment, ils sont les bienvenus.
00:01:25Et pour être sûr d'avoir moins de monde.
00:01:28Ce qui permettrait à l'Arcom de dire, ah, ils ont fait un effort.
00:01:33Mais ils seront toujours les bienvenus dans cette émission, Philippe Devilliers, c'est la dernière émission.
00:01:37Geoffroy Lejeune, ravi de vous retrouver, cher Geoffroy.
00:01:40Ça fait trois ans que cette aventure a commencé.
00:01:44Et c'est vrai que, Philippe, vous avez rassemblé des centaines de milliers de Français, des millions parfois de Français
00:01:50en milieu de saison.
00:01:53Dont un téléspectateur qui vient de fêter, vous savez quoi ?
00:01:56C'est 90 ans.
00:01:59Et il s'appelle Papitama, on lui souhaite quand même un joyeux anniversaire.
00:02:02C'est magnifique, 90 ans.
00:02:04En fait, ça fait trois ans, effectivement, qu'on se retrouve tous les vendredis, tous les trois.
00:02:11Et je voudrais dire aux téléspectateurs et aux auditeurs d'Europe 1, c'est nous aux Europe 1, pourquoi je
00:02:18suis heureux d'être ici et pourquoi j'ai l'intention de revenir au mois de septembre ?
00:02:24D'abord, parce qu'en s'entendant bien.
00:02:28On essaye d'être au plus près de l'actualité et en même temps d'être toujours à la bonne
00:02:34hauteur.
00:02:35Vous m'y aidez.
00:02:37Ce n'est pas facile tous les jours avec vous.
00:02:40L'inversion accusatoire.
00:02:43Vous avez fait vos classes.
00:02:45Je suis habitué à mon âge à quelque chose que, en principe, les vieux n'acceptent jamais, c'est la
00:02:49contradiction.
00:02:52Et la deuxième chose, c'est qu'il y a une audience.
00:02:55Je ne sais pas si les téléspectateurs et les auditeurs savent, mais quand on fait l'addition de l'audience
00:02:59télé, radio, replay,
00:03:02le replay, c'est incroyable, le replay, en fait, on est sans doute une des émissions les plus regardées de
00:03:09la France.
00:03:10Quand vous avez Macron qui parle sur France 2, la semaine dernière, il fait moins que nous.
00:03:15Vous voyez ?
00:03:15Donc, ça veut dire quoi ?
00:03:18Ça veut dire qu'il y a des gens qui nous attendent.
00:03:20En ce moment, malgré la canicule et à cause de la canicule, les gens se disent, il va peut-être
00:03:25parler enfin de la canicule.
00:03:27Oui, parce que pour l'instant, vous avez boycotté le sujet.
00:03:29Et donc, ma parole est attendue, et donc je la prépare, je la travaille, parfois on improvise, souvent on improvise.
00:03:38Mais je pense que, je n'ai pas dit l'essentiel, l'essentiel, je vais vous le dire maintenant, c
00:03:44'est que
00:03:47je vis dans la crainte de la mort de mon pays, que je sens venir.
00:03:55Et c'est pourquoi je suis là.
00:03:56Je me dis, non, il faut faire tout ce qu'on peut faire.
00:03:59J'ai des enfants, des petits-enfants, il faut faire tout ce qu'on peut faire pour empêcher ça.
00:04:04Et si vous m'accordez tout à l'heure un petit instant, à la fin, j'ai justement un message
00:04:10pour dire aux Français, je sais ce qu'il faut faire.
00:04:14Quand vous dites un petit instant, parce que je commence à vous connaître après trois ans, c'est combien de
00:04:19temps un petit instant ?
00:04:22Donc, c'est 12 minutes.
00:04:25Pour répondre à la question, il y a-t-il encore une espérance française ?
00:04:28Ah bah, alors là, je peux vous laisser l'heure.
00:04:29C'est très concret, ce que je veux dire.
00:04:31Ah non, mais je peux vous laisser l'heure, il n'y a aucun problème pour ça.
00:04:34Ça pourrait être un livre.
00:04:36Eh bah, à voir.
00:04:37Ça sera peut-être un livre.
00:04:40Mais vous avez encore du temps pour écrire, vous travaillez tellement, Philippe Devilliers.
00:04:43Mais ce qui est formidable, c'est que, vous savez, il y a des livres, vous qui parlez de livres.
00:04:47Vous savez, par exemple, Le Petit Prince, on dit, c'est un livre qu'on peut lire de 7 à
00:04:5177 ans.
00:04:52Et quand je sais que ce rendez-vous du vendredi, vous avez des téléspectateurs qui ont 90 ans,
00:05:01Mon épouse s'est manquée de moi hier, parce que je mets Europe 1, le matin à 7 heures,
00:05:07et Dimitri Pavlenko interview une jeune fille qui lui dit, c'est dur à la maison,
00:05:13parce qu'on n'a pas le climat, on n'a pas...
00:05:15Et mon grand-père, qui a 77 ans, j'ai parfois l'impression qu'il est en train de partir.
00:05:20Et elle me dit, ça va à toi.
00:05:25Eh bien, écoutez, voilà, merci à tous les téléspectateurs,
00:05:28merci aussi à toutes les équipes en régie.
00:05:30Ah là là, oui, on ne les remercie pas, ils font un travail remarquable.
00:05:34Et à toute la rédaction, évidemment, et la direction de CNews et d'Europe 1,
00:05:40qui nous permettent d'avoir toute la liberté de ton.
00:05:43Et merci à l'Arcom, bien sûr, pour la saison prochaine.
00:05:47Non, pas vraiment.
00:05:50Philippe, premier degré.
00:05:52Le nouveau surnom qu'on pourra vous donner pour la saison prochaine, cher Philippe.
00:05:56Et encore un joyeux anniversaire, donc, à notre téléspectateur de 90 ans.
00:06:00Philippe, un peu de sourire, ça fait du bien.
00:06:02C'est aussi cette émission, mais vous avez dit, parler du réel.
00:06:05Et le réel, malheureusement, c'est cette horreur, cette horreur en France,
00:06:09avec Louis, adolescent de 17 ans, décédé des suites de ses blessures ce mardi,
00:06:14après avoir été lynché, lynché à mort vendredi dernier.
00:06:18La scène atroce a été filmée par ces bourreaux, relayée par ces bourreaux sur les réseaux sociaux.
00:06:26Cinq personnes, dont trois mineurs, ont été interpellées, mises en examen pour tentative d'assassinat.
00:06:30Et vous avez sa famille qui se soulève, sa tante qui a décidé de prendre la parole.
00:06:36À visage découvert, je vous propose d'écouter le message de la tante.
00:06:42Quand le premier article est sorti, j'étais à l'hôpital, évidemment.
00:06:46Et je vois l'article sortir, et je vois ma sœur qui voit l'article,
00:06:50et qui commence à érugter, et elle dit, mais qu'est-ce qu'il raconte ?
00:06:55C'est pas une rixe, en fait, mon petit garçon, ce qu'ils l'ont fait.
00:06:58Parce que moi, je l'avais à la vidéo, je sais que c'est pas ça.
00:07:01J'ai pris mon téléphone, j'ai appelé le journaliste.
00:07:04Je lui ai dit, qu'est-ce que vous racontez ?
00:07:06Mais madame, c'est les éléments qu'on m'a donné.
00:07:08Mais c'est pas ça, les éléments.
00:07:10Et en fait, j'ai pris la décision ce matin, en accord avec ma sœur et le papa de Louis,
00:07:17qu'on n'allait pas se laisser faire.
00:07:18Et qu'on allait faire savoir les choses.
00:07:21On a publié sur les réseaux, on a contacté les gens.
00:07:25Et aujourd'hui, toute la presse est unanime, c'est un guet-apens.
00:07:28Et c'est un assassinat.
00:07:30Mais on avait les leviers pour.
00:07:32Mais les gens qui n'ont pas les leviers.
00:07:35Combien il y a d'enfants ?
00:07:37Peut-être, Louis, ce serait resté juste une page dans les faits divers à Perpignan.
00:07:41Enfin, ou à Narbonne.
00:07:43Honnêtement, je crois que la seule chose qu'il faut, c'est que les juges, maintenant, prennent en considération, vraiment,
00:07:51ce qui s'est passé.
00:07:52Ils ont les vidéos, ils ont tout.
00:07:55Il faut que ces personnes soient jugées à la hauteur de ce qu'ils ont fait.
00:07:59C'est-à-dire qu'ils ont arraché la vie à coups de poing dans le crâne d'un enfant
00:08:05de 17 ans.
00:08:06Il n'y a pas d'autre mot.
00:08:07C'est cru, c'est violent.
00:08:09Mais c'est ce qui s'est passé.
00:08:11Geoffroy Lejeune.
00:08:12Philippe, quel message souhaitez-vous adresser à la tante du petit Louis ?
00:08:17Je trouve que cette dame est admirable.
00:08:26Écrasée par le chagrin, comme toute la famille, elle a donc choisi de parler, de se dresser, de se lever,
00:08:36malgré ce chagrin.
00:08:40Et en fait, elle nous donne la démonstration de l'incarnation de trois vertus civiques qui sont en train de
00:08:51se perdre dans notre pays.
00:08:54La première, c'est la vérité, le souci de la vérité.
00:09:00Puisque si elle a choisi de se lever, c'est contre le mensonge.
00:09:04Le mensonge de la presse régionale de Narbonne.
00:09:09C'est une infamie.
00:09:12Elle n'a pas supporté l'infamie.
00:09:16Parce que l'infamie consacrait à dire, oui, mais c'est une rixe, comme d'habitude.
00:09:23La vérité ne triomphe jamais, peut-être, mais ses ennemis finissent toujours par mourir.
00:09:29Souci de la vérité.
00:09:31Ça, c'est une vertu civique qui fait qu'une dame comme ça, à Narbonne, se lève et se dresse.
00:09:37Sur la place publique, descend sur le forum et harangue la France entière en disant, voilà la vérité.
00:09:43Elle défend sa famille, elle défend son nœud qu'elle vienne perdre.
00:09:49Ensuite, la force d'âme, parce qu'elle va chercher, je ne sais où, au plus profond d'elle-même,
00:09:56assez d'énergie pour maîtriser son propos, même si on la sent très émue et bouleversée.
00:10:05La force d'âme.
00:10:07Et puis enfin, l'oblation, qui est une autre vertu.
00:10:14L'esprit d'offrande, c'est-à-dire qu'en fait, elle porte sur elle, non seulement la souffrance de
00:10:21sa famille,
00:10:23c'est la tante de Louis, mais aussi la souffrance de tous les Français.
00:10:29Elle porte la souffrance de tous les Français qui vivent ce drame, cet assassinat, comme si c'était l'un
00:10:40des leurs.
00:10:44Elle incarne un peu de ce que la France n'ose pas dire.
00:10:50Elle incarne beaucoup de ce que la France voudrait dire.
00:10:54Elle incarne tout de ce que la France ne peut plus souffrir.
00:10:59Philippe, souvent dans ce type de drame, on essaye d'en comprendre les causes et d'en connaître les conséquences.
00:11:08Et surtout de pouvoir nommer ce qu'il s'est passé.
00:11:12Et malheureusement, je vous ai posé trop souvent cette question ces dernières années.
00:11:17Mais de quoi ce drame est-il le nom ?
00:11:24C'est la barbarie qui est chez nous.
00:11:28La barbarie qui est entrée dans notre civilisation et qui nous décivilise chaque jour davantage.
00:11:36Puisque la définition de la civilisation, c'est un état social dans lequel celui qui arrive au monde
00:11:40s'aperçoit très vite que ce qu'il a apporté est infiniment inférieur en termes de raffinement à ce qu
00:11:49'il reçoit.
00:11:49Et là, on a une bande de jeunes qui ne ressentent rien de tout ça.
00:11:55Qui se moquent du principe de la civilisation, qui n'ont rien reçu, en tout cas qui ont tout rejeté.
00:12:02Et quand on décompose ce qui s'est passé, tout est atroce.
00:12:06D'abord, j'y reviens.
00:12:09La presse régionale, quand elle diffuse la nouvelle, explique que c'est une rixe.
00:12:14Alors que la presse régionale, elle a vu les images.
00:12:18Donc elle ment.
00:12:22Une rixe.
00:12:23Mais ça vous rappelle quelque chose ?
00:12:25Thomas, à une époque, c'était une rixe.
00:12:27Souvenez-vous, Elias.
00:12:29Oui, le monde avait dit, c'est parce qu'il a refusé de donner son portable.
00:12:33Donc, si vous voulez, à chaque fois, on change un peu la victime.
00:12:37On change deux victimes.
00:12:39Et puis Quentin, il l'a bien cherché.
00:12:42Et puis maintenant, c'est néo-nazi à la fête de la musique.
00:12:47Donc, l'art X.
00:12:49Alors qu'il s'agit d'un lynchage.
00:12:52La deuxième chose qui me frappe, c'est l'acte de célébration du lynchage et de la mort de Louis.
00:13:04L'acte de célébration, c'est-à-dire que ces jeunes voyous, ces jeunes criminels, vont sur les réseaux sociaux
00:13:12et diffusent la revendication de l'acte.
00:13:18Donc l'exhibition.
00:13:22Et enfin, la troisième chose, c'est que...
00:13:26Que fait l'aide sociale à l'enfance ?
00:13:30Où est-elle ?
00:13:33On attend qu'elle parle.
00:13:34Qu'a-t-elle fait pour protéger Louis ?
00:13:38Je note une chose à laquelle vous serez sensible, parce qu'on l'a dit souvent ici ensemble, tous les
00:13:43trois.
00:13:45Alors, il y a eu Harmonie Camine, elle n'a pas supporté ce qui est arrivé à son mari, elle
00:13:52a parlé.
00:13:54Il y a eu la mère d'Elias, encore récemment, chez Laurence Ferrari.
00:13:57Elle a parlé, elle reparle.
00:13:59Maintenant, les victimes parlent.
00:14:01Pourquoi ?
00:14:02Parce qu'il n'y a plus de relais avec la justice.
00:14:06Là, le procuré a fait un communiqué d'un homme presque en vacances.
00:14:12Mais il n'y a plus de relais avec les hommes politiques.
00:14:14Aujourd'hui, il y a plein de communiqués d'hommes politiques.
00:14:18Mais il n'y a pas de parole gouvernementale.
00:14:23Et la famille, ce sont seules, et donc elle s'adresse aux Français.
00:14:29Et elle dit aux Français, vous êtes ma famille.
00:14:32Vous êtes ma seule famille.
00:14:33Il n'y a plus d'autorité.
00:14:35Il n'y a plus personne pour nous représenter, pour nous protéger.
00:14:40Voilà.
00:14:41Et donc, nous vivons une véritable catastrophe.
00:14:48C'est la civilisation qui s'effondre.
00:14:51Chauffeur.
00:14:52Et Philippe, sauriez-vous dire comment nous en sommes arrivés là ?
00:14:55Eh bien, c'est très simple.
00:14:57On peut prendre d'ailleurs dans l'actualité des faits qui viennent corroborer.
00:15:01Ce que je vais vous répondre, c'est la chute de l'autoritas.
00:15:08La chute de l'autorité.
00:15:10Alors, ils vous disent tout ça, les politiciens.
00:15:14Mais en fait, ils contribuent tous les jours à dégrader l'autorité.
00:15:22Les trois autorités, en fait.
00:15:24D'abord, l'autorité paternelle, qui a disparu dans les années 70, comme Éric Zemmour le montre dans son réédition
00:15:33du suicide français.
00:15:35Énorme erreur.
00:15:37L'autorité paternelle se dilue dans l'autorité représentale.
00:15:40Et finalement, il n'y a plus d'autorité du tout.
00:15:41Et il y a une société sans père.
00:15:43Et qu'est-ce qu'on fait en ce moment depuis deux jours ?
00:15:45Y compris sur CNews, parce qu'on rencontre de l'actualité.
00:15:48On parle d'un rapport.
00:15:50Bienvenue, mon Dieu.
00:15:53Le rapport du Sénat, que tout le monde salue, sur le masculinisme.
00:15:57En fait, le danger, c'est la masculinité toxique.
00:16:02C'est-à-dire le patriarcat.
00:16:04Et là-dessus, on n'épargne d'ailleurs les islamistes sur le patriarcat.
00:16:09On parle des talibans quand ils viennent à Bruxelles.
00:16:14On ne leur dit pas, attention, le patriarcat, on n'en veut pas.
00:16:17Mais par contre, le patriarcat de la matrice anthropologique de la chrétienté,
00:16:22ça, celui-là, c'est l'ennemi.
00:16:24Donc, un rapport du Sénat, mais qui est Gérard Larcher ?
00:16:28Qui est Bruno Retailleau ?
00:16:30Pour faire des trucs pareils.
00:16:32Un rapport sur le masculinisme.
00:16:35C'est ça, la difficulté qui est face à nous.
00:16:39La masculinité.
00:16:40Mais il n'y a plus de mecs.
00:16:43On ne le voit pas, ça.
00:16:46Et donc, si on ne revient pas à une société établie sur le principe de la famille
00:16:51avec un papa et une maman, on est foutus.
00:16:55Mais ils n'osent pas, les politiciens.
00:16:57Parce que ce n'est plus à la mode.
00:17:00Deuxièmement, il y a l'autorité magistrale.
00:17:03Le prof, il est tombé de l'estrade depuis mai 68 et il n'ose pas grimper sur l'estrade.
00:17:08Il a peur.
00:17:10On va te faire une samelpatie.
00:17:12Il a peur.
00:17:13Et j'entendais la réaction d'Attal.
00:17:18Mais Attal, il oublie de nous dire ce dont on a parlé ici un jour, avec humour.
00:17:27Quand il a voulu résoudre le problème de la violence à l'école, qu'est-ce qu'il a proposé
00:17:33?
00:17:33Il est allé dans un collège.
00:17:35Il a dit on va faire mille collèges où on fera des cours d'empathie.
00:17:39Vous vous souvenez de ça ?
00:17:41Les cours d'empathie, ils se foutent de notre gueule.
00:17:45Alors, on prend des gens violents, qui sont complètement décérébrés, désocialisés,
00:17:51et on les met côte à côte.
00:17:53On dit vous allez vous aimer.
00:17:55Et pendant ce temps-là, on fait l'euthanasie.
00:17:57Donc, c'est une société qui tue.
00:17:59Aimez-vous les uns les autres et tuez-vous les uns les autres.
00:18:02Et pendant ce temps-là, on fait des cours d'empathie.
00:18:03Là aussi, on se moque de nous.
00:18:06Et enfin, la troisième autorité, c'est la plus absente, c'est Macron.
00:18:10C'est l'autorité régalienne.
00:18:12L'autorité régalienne, il n'y a plus de justice.
00:18:16Il n'y a plus de justice parce que la justice ne punit plus.
00:18:18Parce que, pour la première fois dans notre histoire,
00:18:21et il faut que les téléspectateurs de CNews et les auditeurs d'Europe 1 comprennent ce que je dis,
00:18:26pour la première fois dans notre histoire,
00:18:28on a une justice qui considère que la prison, c'est le mal.
00:18:34Et que le but de la justice, c'est la réadaptation sociale du condamné.
00:18:39Et donc, la victime est un peu coupable.
00:18:42Parce que la victime appartient à la société et que c'est la société qui est coupable.
00:18:46Donc, en fait, on est sur trois inversions.
00:18:48Une autorité déchue, l'autorité paternelle.
00:18:51Une autorité magistrale déchue, tombée de l'estrade.
00:18:55Et une autorité régalienne qui n'est plus ni régalienne, ni autoritaire.
00:19:02J'entendais Maurice Berger tout à l'heure, avant nous, chez Thomas Bonnet.
00:19:06Remarquable émission, remarquable entretien.
00:19:09Et Maurice Berger dit qu'il n'y a qu'une solution.
00:19:12C'est la prison tout de suite.
00:19:14On n'attend pas d'être récidiviste.
00:19:16La prison tout de suite.
00:19:17Même si c'est court, mais la prison tout de suite.
00:19:20Il faut qu'ils anticipent que s'ils font ça, ils vont en prison.
00:19:24Voilà.
00:19:26Autre sujet, mais finalement, c'est intimement lié.
00:19:31Ayons une pensée ce soir pour la famille du petit Louis, bien sûr.
00:19:35Parlons de la fête de la musique qui s'est transformée dans certaines zones en France en violence,
00:19:42avec des voitures dégradées, avec des voitures détruites, des piqûres sauvages, des viols.
00:19:51Plus de 260 personnes qui ont été interpellées.
00:19:55Et pourtant, le Premier ministre a pris la parole cette semaine pour dire cela.
00:20:00Je vous propose de l'écouter.
00:20:03Ça a eu aussi, objectivement, le comportement de nos concitoyens à l'occasion de la fête de la musique,
00:20:08qui s'est relativement bien passée.
00:20:11Et je le redis à l'ensemble des collègues, preuve en est que faire confiance aussi à l'intelligence locale,
00:20:17aux maires, aux organisations locales n'est jamais une mauvaise méthode,
00:20:20avec évidemment un critère de proximité.
00:20:23Et je le disais, donc plus de 260 personnes qui ont été interpellées.
00:20:27Et parmi toutes les séquences, un journaliste, une nouvelle forme de journalisme,
00:20:32puisque c'est notamment sur les réseaux sociaux qu'on peut le voir,
00:20:34Tony Pitaro, parce que vous savez que les bières étaient interdites,
00:20:37mais visiblement pas les bonbonnes de protoxyde d'azote.
00:20:40Vous les inhalez et ça peut avoir des conséquences effectivement très graves.
00:20:46Je suis au cœur de Châtelet-Léal, il est 6h40 du matin,
00:20:50et regardez ce qu'on retrouve, voilà, des bonbonnes de protoxyde d'azote dans un Paris.
00:20:53Voilà, ici c'est l'apocalypse, là on s'est baladé avec le caméraman dans Paris-Centre,
00:20:58et tout est détruit.
00:20:59Et ici, c'est une catastrophe, tout est dégueulasse,
00:21:04et c'est partout, partout, partout, dans tout Paris-Centre.
00:21:076h40 du matin, regardez, regardez, on est à Châtelet.
00:21:11Franchement, j'ai jamais vu Paris dans un tel état.
00:21:13Regardez, regardez, on est là, tout est dégueulasse.
00:21:18Il y a eu des îlots de propreté, comme on dit, qui ont été mis en place,
00:21:21mais regardez, c'est pas du tout suffisant.
00:21:23Et j'ai l'impression qu'Emmanuel Grégoire aime qu'on vive dans une déchetterie.
00:21:27Regardez-moi ça !
00:21:29Est-ce que c'est normal d'avoir ces scènes au cœur de Paris ?
00:21:34Regardez ici, regardez ici.
00:21:38Voilà, et tous ces gens, visiblement, ne travaillent pas,
00:21:39parce que moi, le lundi matin à 6h40, je vais vous dire,
00:21:42je ne suis pas en train de tout dégrader.
00:21:44Voilà, tout le mobilier, comme d'habitude,
00:21:46parce que c'est vrai qu'ici, à Paris, on ne sait pas faire la fête sans tout casser.
00:21:50On retrouve des énormes bouteilles de protoxyde d'azote partout.
00:21:53On est devant la mairie de Paris, c'est exactement ce qui est en train de se produire.
00:21:56Un ballon, du gaz hilarant, et les jeunes se shootent,
00:21:59voilà, toute la journée, toute la nuit.
00:22:01Et encore une fois, c'est les services de la ville de Paris.
00:22:04Qu'ils doivent tout nettoyer.
00:22:08C'est moi, c'est moi !
00:22:09Et ça continue, il y en a dans tous les sens, alors on nous interpelle, évidemment.
00:22:13Et les agents vont devoir tout nettoyer.
00:22:16Je ferai la jeune.
00:22:18Revenons sur la phrase, après avoir vu ces images,
00:22:20la phrase de Sébastien Lecornu, ça s'est relativement bien passé.
00:22:23J'imagine que vous avez apprécié cette qualification relativement bien passée ?
00:22:29Relativement est succulent.
00:22:33Ça s'est relativement bien passé.
00:22:36Mais où sont ces gens ?
00:22:39Que font-ils ?
00:22:41Qu'est-ce qu'ils ont dans la tête ?
00:22:44Qui c'est ce Lecornu ?
00:22:46Qu'est-ce qu'il...
00:22:47Il a vécu où ?
00:22:48Et qu'est-ce qu'il...
00:22:49Comment il peut arriver à dire une chose pareille ?
00:22:53Couper à ce point de la réalité ?
00:22:55En fait, on a l'impression que les gens ne voient plus ce qu'ils voient.
00:23:02Ils ne voient plus ce qu'ils ont sous les yeux.
00:23:06Et ce qu'on a sous les yeux, je vais vous dire, c'est la décadence sur ces images.
00:23:14C'est-à-dire en fait une forme de suicide civilisationnel.
00:23:18Tout s'effondre.
00:23:20La parole émanère les émotions.
00:23:23Voilà la fête de la musique.
00:23:26Tout est en train de partir par le fond.
00:23:30Un peuple qui s'abattardit et que les hideurs indiffèrent.
00:23:39La dissolution des êtres humains dans une animalité musicale, post-musicale.
00:23:50Où est passée la musique ?
00:23:55Moi, je me souviens des premières fêtes de la musique et je me souviens de la musique à Paris quand
00:23:59j'étais enfant.
00:24:01Où est passé le musical de Saint-Germain ?
00:24:05Où est passé le café-concert de Montmartre ?
00:24:11Où sont passées les sérénades, les barcaroles de Procope, le trompettiste de la rue de Bussy, l'orchestre d'Archy,
00:24:20la rue des Beaux-Arts, etc.
00:24:23Ça, c'était de la musique variée, certes.
00:24:29Mais les cantinelles des cantinelles des bords de Seine, c'était de la musique.
00:24:33Et là, on a quoi ?
00:24:34On a un déversoir de vomissures sonores.
00:24:41Avec un peuple qui devient foule, qui devient flux et qui est asservi à la discordance.
00:24:50Avec des sons qui rentrent par les pores transpirants et qui ressortent par la sudation dégoulinante du corps dégingandé.
00:25:04C'est ça qu'on voit, la fête de la musique.
00:25:08Où est passé l'homme du goût, du raffinement français, qui disait avec Saint-Germain-Gibéry
00:25:16« Rien qu'à entendre un chant villageois du XVe siècle, on mesure la pente descendue. »
00:25:25En fait, c'est Philippe Meurey qui a tout dit.
00:25:28On a eu, avec la fête de la musique, « Homo Festivus ».
00:25:32Homo Festivus, c'est l'homme d'aujourd'hui de la post-musique, de la post-mémoire, de la post
00:25:40-histoire.
00:25:41Alors il est sur, je le rencontrais tout à l'heure, c'est un patineur avec les rollers.
00:25:49Il ne pense plus rien, il communique.
00:25:54Et il est fluide, grégaire, mobile, festif.
00:25:59Il va de fête en fête.
00:26:01Le Téléthon, la marche des fiertés, les techno-parades et naturellement la fête de la musique.
00:26:12C'est un homme festif, l'homo festivus.
00:26:16Et là, on a vu pire.
00:26:18Je vous écoutais tout à l'heure à propos des piqûres.
00:26:21L'homo festivus, c'est devenu l'homo de la seringue.
00:26:32Et l'homo détritus, c'est-à-dire qu'en fait, on a trouvé des seringues partout.
00:26:39Et on a trouvé des bonbonnes de protoxyde d'azote.
00:26:44Alors je vois que le préfet de Paris tout à l'heure dit, comme pendant le Covid,
00:26:49plus d'alcool parce que c'est dangereux.
00:26:52Mais par contre, protoxyde d'azote, il n'y a pas de problème.
00:26:56Et là, Tony Pitaro, il a trouvé des bonbonnes de protoxyde d'azote.
00:27:02Et le lendemain, il faut penser aux gens qu'on nettoyait le lendemain.
00:27:06Je me demande ce qu'ils ont pensé.
00:27:09De la ville lumière.
00:27:10Paris, la ville lumière.
00:27:12Paris, la ville lumière.
00:27:13L'homo détritus.
00:27:16Paris, la ville lumière, qui est devenue une ville poubelle,
00:27:19une décharge à ciel ouvert, livrée aux surmulots et aux ordurophiles.
00:27:25Voilà ce qu'est devenu Paris.
00:27:27C'est une honte.
00:27:29La fête de la musique, le monde entier nous regarde,
00:27:33se prend la tête et se dit,
00:27:36Paris n'est plus Paris, la France n'est plus la France.
00:27:40Parlons de la justice à présent, Philippe de Villiers.
00:27:43Trois semaines après la découverte de la petite Liana dans le Gers,
00:27:47les Français attendent des réponses.
00:27:49Mais s'engage à présent un bras de fer, inédit, peut-être historique,
00:27:54entre le garde des Sceaux et une partie du corps des magistrats.
00:28:00Plusieurs centaines d'entre eux, d'ailleurs, ont rejoint une boucle de messagerie,
00:28:05boucle WhatsApp, afin d'organiser une réposte après la suspension
00:28:08d'un substitut du parquet d'Oche en charge de l'enquête.
00:28:12Vous voyez par exemple ce message.
00:28:13Pourquoi pas bloquer la boîte mail du cabinet du garde des Sceaux, GDS garde des Sceaux.
00:28:19Je pense qu'il faut qu'on soit plus percutant, qu'on soit percutant, pardon,
00:28:24les mobilisations devant les tribunaux judiciaires.
00:28:27C'est vraiment bien, mais on le fait depuis des années.
00:28:30Les avocats aussi, avec des efficacités relatives.
00:28:32Pareil, les pancartes, c'est bien pour informer localement,
00:28:35mais pas forcément au national.
00:28:36Je vous propose d'écouter Gérald Darmanin.
00:28:39Tous les Français peuvent constater le dysfonctionnement grave de la justice et de la gendarmerie,
00:28:45puisque le rapport dit bien que le dysfonctionnement vient des deux côtés.
00:28:48Ce n'est pas un problème de moyens.
00:28:49Il y avait moins d'activités au parquet d'Oche, même s'il y a évidemment de l'activité.
00:28:54Il y a beaucoup de travail au parquet d'Oche, mais il y en avait moins en 2025, en 2024.
00:28:58Et que par ailleurs, il n'y avait pas des plaintes pour crimes sur les enfants tous les jours.
00:29:02Et qu'il y avait renforcement de magistrats, puisqu'un quatrième magistrat est arrivé en septembre dernier.
00:29:06Donc il y avait quatre magistrats au parquet.
00:29:08Geoffroy.
00:29:09Alors, cher Philippe, que vous inspire cette révolte de certains magistrats ?
00:29:16L'indécence, c'est ignominieux.
00:29:22Moi, je dis à ces magistrats, est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous faites en ce
00:29:25moment ?
00:29:26C'est une question de tempo.
00:29:29Il y a une famille qui pleure, il y en a.
00:29:33Il y a un pays tout entier traumatisé par ce drame.
00:29:41Vous pourriez faire silence, vous recueillir, réfléchir à un chapelet d'erreurs, de négligences.
00:29:51Ils ont été mis en valeur par un pré-rapport.
00:29:57L'indécence.
00:29:58Mais ça va plus loin que ça.
00:30:00Ce qui fait que les Français, en ce moment, sont en train de se révolter.
00:30:03Ce n'est pas les juges qui se révoltent.
00:30:06C'est les Français qui se révoltent contre, justement, cette magistrature arrogante.
00:30:14C'est l'inversion accusatoire.
00:30:19Parce que dans la quinzaine, on a eu, non seulement à l'affaire Liana,
00:30:27avec ce que les magistrats appellent le dysfonctionnement,
00:30:35mais il y a eu aussi l'absence de sanctions pour la Ligue des champions.
00:30:45Très, très peu de sanctions.
00:30:46Très, très peu de sanctions pour la fête de la musique.
00:30:50Pas de peine de prison.
00:30:51Donc, le laxisme.
00:30:53Ce qu'on appelle le laxisme judiciaire.
00:30:55Mais ça va plus loin.
00:30:57Demandez à Robert Ménard dans quel état il est aujourd'hui.
00:31:00Dans quel état psychologique il se trouve aujourd'hui.
00:31:03Parce que les parlementaires, hier, n'ont pas voulu voter une loi
00:31:07qui dit qu'un maire officier d'état civil, officier de police judiciaire,
00:31:12ne peut pas faire des mariages illégaux.
00:31:17Mais c'est le maire qui devient coupable avec cette justice.
00:31:23Mais ça va plus loin.
00:31:24Enfin, le Conseil constitutionnel a dit il y a quelques jours,
00:31:27non, on n'a pas le droit de faire un référendum sur l'euthanasie.
00:31:31Ah oui, sur la question de la vie et de la mort,
00:31:33qui est la question fondatrice d'une société pour sa survie.
00:31:39Les citoyens n'ont pas le droit de s'exprimer.
00:31:41Donc, en fait, les Français ont le sentiment qu'ils sont privés de leur justice
00:31:45et que la justice n'est plus rendue en leur nom.
00:31:48Mais ça va plus loin.
00:31:51Parce que le 7 juillet prochain, les juges, ils vont frapper.
00:31:55Évidemment.
00:31:57On va voir ce qu'ils vont faire.
00:31:59Mais la tentation du corporatisme risque de l'emporter.
00:32:04Et qu'est-ce que, moi, je vous dirais en synthèse ?
00:32:09A Rome, il y avait des abus des consuls.
00:32:14Et donc, on a décidé d'instaurer un consul particulier
00:32:19qui avait la tribunicia potestas.
00:32:22C'était le tribun du peuple.
00:32:25Aujourd'hui, en fait, la tribunicia potestas,
00:32:28elle est passée du politique au prétoire.
00:32:32On a vu, avec l'affaire Marine Le Pen,
00:32:35que l'affaissement du pouvoir législatif,
00:32:39alors qu'on disait jusqu'à présent,
00:32:41le juge est la bouche de la loi.
00:32:43C'était Montesquieu.
00:32:45L'affaissement du pouvoir législatif n'existe plus.
00:32:49En plus, c'est Bruxelles qui commande.
00:32:52Et aussi l'affaissement du pouvoir exécutif,
00:32:54puisqu'on sait le 7 juillet prochain
00:32:56que ce sont les juges qui vont désigner
00:32:59le casting de la présidentielle,
00:33:01comme en 2017, en éliminant François Fillon.
00:33:05Et donc, moi, ce que je vous dis,
00:33:08ne regardez pas la révolte des juges.
00:33:12C'est une révolte de la toge,
00:33:16de l'hermine,
00:33:18des professionnels de la magistrature raciste,
00:33:20de la magistrature debout
00:33:21ou de la magistrature couchée.
00:33:24Derrière, il faut regarder la révolte des Français
00:33:26qui n'en peuvent plus
00:33:28d'avoir un État régalien
00:33:30qui s'est effondré sur lui-même.
00:33:32Les Français qui disent
00:33:33qu'on veut une justice
00:33:35qui soit rendue au nom du peuple.
00:33:39Autre sujet à présent
00:33:40et sujet que vous aviez abordé
00:33:42la semaine dernière,
00:33:44que nous avons abordé dans cette émission.
00:33:46Parlons de la tribune de Maxime Saada,
00:33:48président du directoire de Canal+.
00:33:50Sur la dernière mise en demeure
00:33:52de l'Arcom contre CNews,
00:33:54qui est un tournant historique,
00:33:56cette mise en demeure.
00:33:57Après 6-8, bientôt CNews.
00:33:59La France de ce pays
00:34:01qui ferme des chaînes.
00:34:02Et puis, il écrit
00:34:04« Je n'ai pas connu le temps
00:34:06où, depuis un bureau,
00:34:08l'État décidait
00:34:09de ce que les Français
00:34:10avaient le droit de regarder
00:34:12ou d'entendre.
00:34:12Je croyais ce temps derrière nous.
00:34:14Je me trompais. »
00:34:15La toute dernière mise en demeure
00:34:16de CNews, rendue il y a quelques jours
00:34:18par l'Arcom, vient d'ouvrir une brèche
00:34:19dans laquelle tout le paysage
00:34:21audiovisuel français
00:34:23risque de s'engouffrer.
00:34:25Ceci n'est pas une décision
00:34:27de régulation,
00:34:28c'est une décision politique.
00:34:30Et elle poursuit un seul objectif,
00:34:33faire taire,
00:34:33puis faire disparaître
00:34:34une chaîne que des millions
00:34:35de Français choisissent
00:34:36librement chaque jour.
00:34:38« Ceci n'est pas une décision
00:34:40de régulation,
00:34:41dit Maxime Saada. »
00:34:44Geoffroy Lejeune.
00:34:45Alors, en effet,
00:34:46vous en avez parlé, Philippe,
00:34:47la semaine dernière.
00:34:48Que vous inspire cette tribune
00:34:50et que vous inspire
00:34:51la réponse de l'Arcom
00:34:52qui a dit être dans son rôle
00:34:53et surtout à l'écart
00:34:54de toute considération politique ?
00:35:01D'abord, ce papier est remarquable.
00:35:08Il dit tout.
00:35:10Et notamment la chose suivante
00:35:11que je répète.
00:35:15Jusqu'à présent, l'Arcom,
00:35:18ce qui était déjà scandaleux,
00:35:20calculait les temps de parole
00:35:21pour CNews.
00:35:24Il y avait toujours trop de temps
00:35:25de parole pour ceux
00:35:26qui déplacent le gouvernement.
00:35:28Maintenant, l'Arcom
00:35:30a franchi un pas
00:35:31avec le Conseil d'État.
00:35:34L'Arcom s'attaque
00:35:36à la ligne éditoriale.
00:35:38Les opérations à venir
00:35:39sont les suivantes.
00:35:40Je vous les prédis.
00:35:41Des amendes,
00:35:44des nouveaux avertissements,
00:35:46des nouvelles amendes
00:35:47et puis en octobre,
00:35:49octobre-novembre,
00:35:50la fermeture de CNews.
00:35:51C'est la volonté
00:35:53du Président de la République.
00:35:58Emmanuel Macron
00:35:59veut fermer CNews.
00:36:02Et moi, ce soir,
00:36:03je m'adresse à lui
00:36:04et je lui dis
00:36:05faites bien attention.
00:36:08Vous allez avoir
00:36:09un soulèvement.
00:36:11Je pèse mes mots.
00:36:14Parce que CNews,
00:36:15dans le paysage français,
00:36:17c'est une chaîne
00:36:20de liberté
00:36:21qui est reçue comme telle
00:36:23dans beaucoup de foyers.
00:36:24Et là,
00:36:25il ne faut pas chatouiller
00:36:26les Français là-dessus.
00:36:28Si vous fermez CNews,
00:36:30il y aura un écran noir,
00:36:33mais ça sera un soulèvement.
00:36:37En fait,
00:36:39ils vont fermer CNews
00:36:42en s'appuyant
00:36:43sur ce qu'ils appellent
00:36:43l'état de droit.
00:36:46Et l'état de droit,
00:36:47c'est quoi ?
00:36:48C'est en fait
00:36:49la formule
00:36:50de Camille Desmoulins.
00:36:54Les tyrans malhabiles
00:36:56usent des baïonnettes,
00:36:58les tyrans habiles
00:36:59usent de la loi.
00:37:01Et donc là,
00:37:02Conseil d'État,
00:37:04l'ARCOM,
00:37:04Agence officielle,
00:37:06démembrement de l'État,
00:37:07on applique la loi.
00:37:11Avec la doctrine
00:37:13de Pierre Rosanvallon
00:37:14qu'il avait définie
00:37:15en avril 2025,
00:37:17vous vous souvenez,
00:37:17dans le journal Le Monde,
00:37:19pour installer
00:37:20la société de surveillance
00:37:23qui avait fait dire
00:37:24à Ariane Mouchkine,
00:37:26qui est une grande artiste
00:37:28de la gauche archétypale,
00:37:32elle avait dit
00:37:33« Nous, la gauche,
00:37:34on a perdu le peuple
00:37:36parce qu'on a lâché le peuple. »
00:37:38Quand les gens nous disaient
00:37:39ce qu'ils voyaient,
00:37:41on leur disait
00:37:43qu'ils se trompaient.
00:37:45Quand ils insistaient,
00:37:46on leur disait
00:37:47que c'était des imbéciles
00:37:48et quand ils insistaient,
00:37:49on leur disait
00:37:50que c'était des salauds.
00:37:54Elle reprend le mot
00:37:55au temps Lara
00:37:56à traverser de Paris.
00:37:58Salauds de pauvres.
00:38:00Salauds de pauvres.
00:38:01Les salauds de pauvres
00:38:02qui regardent ces news.
00:38:04La télévision des salauds de pauvres.
00:38:08De ceux qui ne s'en laissent pas compter
00:38:10par les médias officiels
00:38:11qui répètent le langage
00:38:13de la médiacratie.
00:38:15Alors, en fait,
00:38:17la société de surveillance,
00:38:19elle a pour vocation
00:38:22de sanctuariser
00:38:25le récit mondialiste
00:38:28et diversitaire
00:38:29de la caste planétaire
00:38:31aujourd'hui bousculée.
00:38:33Mais ça va plus loin.
00:38:34Ce que veut Adjari,
00:38:36qui était un militant
00:38:37très engagé,
00:38:39très actif
00:38:39et très habile
00:38:42et à qui je le dis,
00:38:43bonhomme,
00:38:44on ne te lâchera pas.
00:38:45Il ne faut pas que tu crois
00:38:46que tu vas passer
00:38:47faux mec sous le radar.
00:38:50Parce que moi aussi,
00:38:51j'étais haut fonctionnaire.
00:38:52Je sais ce que c'est
00:38:52d'être haut fonctionnaire
00:38:54et quand on est au service
00:38:55d'une cause
00:38:56qui n'a rien à voir
00:38:56avec la fonction publique.
00:39:01En fait,
00:39:02ce qu'il veut,
00:39:02c'est la société
00:39:05pas seulement de la surveillance
00:39:07mais de l'autosurveillance.
00:39:09Ça, c'est le fin du fin.
00:39:11C'est-à-dire,
00:39:11d'ailleurs,
00:39:12on y est presque.
00:39:13Très souvent,
00:39:14je vois les animateurs
00:39:16de CNews qui disent
00:39:17« Attendez,
00:39:17je suis obligé
00:39:18de vous modérer. »
00:39:19Ah oui, ah bon ?
00:39:19Pourquoi ?
00:39:20Qu'est-ce que j'ai dit ?
00:39:21Et du coup,
00:39:22le gars se dit
00:39:23« J'aurais bien dit
00:39:25quelque chose,
00:39:26mais si jamais
00:39:27il me modère,
00:39:28je vais être ridicule. »
00:39:30Et moi-même,
00:39:30je fais attention.
00:39:33Parce qu'il a des consignes.
00:39:35C'est normal.
00:39:37Donc on lui dit
00:39:37« Attention,
00:39:38parce qu'après,
00:39:39nous,
00:39:39on va avoir
00:39:40les amendes
00:39:41de l'ARCOM. »
00:39:41Donc en fait,
00:39:42la machine est en route.
00:39:44Et à la fin,
00:39:46le journaliste
00:39:47s'auto-surveille,
00:39:48l'homme politique
00:39:50s'auto-surveille,
00:39:51le prof
00:39:52s'auto-surveille,
00:39:53la société
00:39:54s'auto-surveille.
00:39:55On arrive à ce que
00:39:56Solzhenitsyn me disait,
00:39:57le système
00:39:58s'auto-raconte.
00:40:00C'est la neuve langue,
00:40:04celle que nous parlons
00:40:05désormais,
00:40:06une langue châtiée
00:40:08pour ne pas être punie,
00:40:10pour ne pas être sanctionnée
00:40:10par l'ARCOM,
00:40:11pour être
00:40:12arcomisé,
00:40:13macronisé.
00:40:14Vous voyez,
00:40:15on joue sur les mots.
00:40:17Et ensuite,
00:40:18le ministère
00:40:19de la vérité.
00:40:20L'ARCOM,
00:40:21c'est le ministère
00:40:21de la vérité.
00:40:22Lisez Orwell,
00:40:23vous mettez,
00:40:26M. Adjari
00:40:27a dû lire Orwell,
00:40:28je pense,
00:40:28pour faire ce qu'il fait.
00:40:29et il ira jusqu'au bout
00:40:31parce que pour Macron,
00:40:32c'est décisif
00:40:33de supprimer l'ARCOM
00:40:34avant la présidentielle.
00:40:36Et je répète,
00:40:39ça ne se passera pas
00:40:40comme ça.
00:40:41Mais en fait,
00:40:42j'ajoute ceci.
00:40:43Emmanuel Macron,
00:40:45puisque c'est lui
00:40:45le responsable,
00:40:47il aura abîmé
00:40:48les trois matrices
00:40:50constitutives
00:40:51de la France.
00:40:52La matrice
00:40:53anthropologique
00:40:54qui permet
00:40:55de distinguer
00:40:56la vie et la mort.
00:40:59Aujourd'hui,
00:41:00demain,
00:41:00après la loi
00:41:01sur l'euthanasie,
00:41:03je peux
00:41:03tuer
00:41:05mon prochain.
00:41:07Ça change
00:41:08complètement
00:41:09la société.
00:41:11Je suis un monstre
00:41:14légal.
00:41:16La deuxième matrice,
00:41:19c'est
00:41:20la matrice
00:41:21géopolitique.
00:41:23Il a transféré
00:41:24la souveraineté.
00:41:26Je ne suis plus
00:41:27souverain.
00:41:30Je suis
00:41:31un monstre légal
00:41:33et un rouage.
00:41:36Et puis,
00:41:37troisième matrice,
00:41:39la matrice
00:41:39civilisationnelle.
00:41:41Il a changé
00:41:42le peuplement
00:41:42de la France.
00:41:44Je suis un monstre
00:41:46légal,
00:41:48un rouage
00:41:51et je ne suis plus
00:41:53chez moi.
00:41:56Quel désastre,
00:41:58monsieur Macron.
00:42:01vous n'avez pas abordé
00:42:02la question
00:42:02de l'euthanasie.
00:42:03Vous savez que
00:42:04le va-et-vient
00:42:05législatif se poursuit
00:42:06sur l'aide active
00:42:07à mourir.
00:42:08Philippe De Villiers,
00:42:09le ministre de la Santé,
00:42:11Laurent Panifou,
00:42:13a annoncé la date
00:42:14du 15 juillet
00:42:15pour l'adoption
00:42:18définitive.
00:42:18Vous avez souhaité
00:42:20aussi mettre en avant
00:42:21l'entretien
00:42:22de Mgr Aveline
00:42:23cette semaine
00:42:24dans les colonnes
00:42:25du Figaro.
00:42:26On va découvrir
00:42:28cet entretien
00:42:30et notamment
00:42:30les déclarations
00:42:31de Mgr Aveline.
00:42:32Réveillons-nous.
00:42:33On ne peut
00:42:34déguiser
00:42:35en geste de soin
00:42:37le fait
00:42:37de donner
00:42:38la mort.
00:42:40Et dans le même temps,
00:42:40dans le même temps,
00:42:41dimanche,
00:42:4228 juin,
00:42:43ce dimanche,
00:42:43à Paris,
00:42:44une grande manifestation
00:42:46contre l'euthanasie
00:42:48sera organisée.
00:42:49Quel jugement,
00:42:50Philippe De Villiers,
00:42:51portez-vous
00:42:51sur le choix
00:42:52de cette date
00:42:53du 15 juillet ?
00:42:55D'abord,
00:42:56j'ai été impressionné
00:42:56par la fermeté
00:42:57du cardinal Aveline
00:42:59qui dit les choses
00:43:00très clairement
00:43:02sur le serment
00:43:03d'Hippocrate,
00:43:03etc.
00:43:05Alors,
00:43:05je réponds
00:43:05à votre question.
00:43:07Tout est mensonge
00:43:09dans cette loi.
00:43:12Premièrement,
00:43:12la date.
00:43:13En effet,
00:43:15M. Panifouce
00:43:16nous a expliqué
00:43:18que la date
00:43:19finale,
00:43:20ce sera
00:43:22le 15 juillet.
00:43:23Est-ce que
00:43:24vous avez réfléchi
00:43:25à ça ?
00:43:2615 juillet.
00:43:27Ça rappelle
00:43:28l'invasion
00:43:29de la Tchécoslovaquie
00:43:29par l'Union soviétique
00:43:33pendant les vacances.
00:43:34C'est pendant
00:43:35les vacances
00:43:35qu'on fait
00:43:36les grands crimes.
00:43:37Parce que là,
00:43:3815 juillet,
00:43:39un hémicycle vide,
00:43:40donc bon,
00:43:41il n'y a que les volontaires
00:43:42qui seront là,
00:43:43liés aux loges.
00:43:46puisque ce sont les loges
00:43:47qu'on voulait
00:43:47ce projet.
00:43:51M. Macron
00:43:51a menti.
00:43:52Il a reçu
00:43:55les évêques
00:43:56et il leur a dit
00:43:57à l'époque,
00:43:58il les a tranquillisés.
00:43:59C'est pour ça
00:43:59qu'ils se sont tués
00:44:00pendant très longtemps
00:44:00en fait.
00:44:01Il leur a dit
00:44:02non,
00:44:02vous inquiétez pas,
00:44:03je ne passerai pas
00:44:03en force.
00:44:04Et lorsqu'il s'est adressé
00:44:06à ses frères
00:44:07à la Grande Loge
00:44:08de France
00:44:09le 5 mai 2025,
00:44:12il a dit
00:44:14que la France
00:44:15était la fille aînée
00:44:16de l'instant,
00:44:17etc.,
00:44:17qu'il a promis
00:44:21la loi
00:44:21aux loges,
00:44:22mais il a dit
00:44:24on trouvera
00:44:25un assentiment.
00:44:27Bon.
00:44:28Donc c'est un mensonge.
00:44:29Il passe en force.
00:44:31La date.
00:44:32Deuxièmement,
00:44:33il y a le contournement
00:44:34sémantique.
00:44:35Je l'ai déjà abordé
00:44:36mais je le reprends.
00:44:37Pourquoi ?
00:44:37Je vais être plus précis
00:44:39parce que j'ai vérifié
00:44:40depuis.
00:44:41M. Falorni,
00:44:42qui est l'auteur
00:44:43de la loi,
00:44:44a été interpellé
00:44:45un jour
00:44:46pour dire
00:44:47mais quand même
00:44:48ça rappelle
00:44:49le nazisme.
00:44:50Et il a dit
00:44:51oui justement
00:44:52c'est pour ça
00:44:52qu'on a changé
00:44:53les mots.
00:44:54Carrément.
00:44:55Parce que si on dit
00:44:56euthanasie
00:44:57ça fait eugénisme
00:44:58c'est l'Allemagne nazie.
00:45:00Donc on a changé
00:45:01les mots
00:45:01d'où
00:45:01aide active
00:45:03à mourir
00:45:03c'est beaucoup plus doux
00:45:05et suicide assisté
00:45:07il n'y a même pas
00:45:08suicide assisté
00:45:09c'est mourir
00:45:09dans la dignité
00:45:10etc.
00:45:11Donc tout ça
00:45:11c'est des mensonges
00:45:13c'est une euphémisation
00:45:14pour faire passer
00:45:16la pilule
00:45:16si je puis dire.
00:45:19Et en fait
00:45:20ce que fait
00:45:21l'Assemblée
00:45:21c'est qu'elle cache
00:45:23au public
00:45:24qu'elle va
00:45:25administrer la mort
00:45:27en donnant
00:45:28le choix
00:45:28entre la piqûre létale
00:45:29et le suicide assisté.
00:45:31Et vous vous rendez compte
00:45:31que le délai
00:45:33de rétractation
00:45:35est inférieur
00:45:36au délai
00:45:36de rétractation
00:45:37pour acheter
00:45:37une machine à laver
00:45:38ou pour faire
00:45:39un prêt
00:45:40immobilier.
00:45:41Il y a une phrase
00:45:42de Guy Debord
00:45:42qui correspond bien
00:45:43à ce que je ressens.
00:45:46Dans un monde
00:45:47complètement renversé
00:45:49le vrai
00:45:50n'est plus
00:45:52qu'un moment
00:45:54du faux
00:45:55nous y sommes.
00:45:58Troisièmement
00:45:58les buts secrets
00:46:01de cette loi
00:46:03sont toujours
00:46:03cachés
00:46:04au public
00:46:05et les buts secrets
00:46:06je voulais dire
00:46:06ils sont économiques.
00:46:08En fait
00:46:08ils savent
00:46:09que le système
00:46:10de santé s'effondre
00:46:11et qu'il faut
00:46:12trouver de l'argent
00:46:13et qu'ils font donc
00:46:15faire des économies
00:46:16sur les soins
00:46:17faire des économies
00:46:18sur la vie.
00:46:21Et donc
00:46:22il y aura
00:46:22deux sortes de personnes
00:46:23écoutez bien
00:46:24ce que je vais vous dire
00:46:25et je m'adresse
00:46:25à la gauche
00:46:27comment vous
00:46:28gens de gauche
00:46:29vous pouvez accepter
00:46:29ce que je vais vous dire
00:46:30en fait
00:46:31les gens riches
00:46:32ils iront
00:46:32aux soins palliatifs
00:46:35et les gens pauvres
00:46:36ils iront à l'euthanasie
00:46:38c'est comme ça
00:46:38que ça se passe
00:46:39partout
00:46:39dans tous les pays
00:46:41qui ont légalisé
00:46:41l'euthanasie
00:46:43quant aux éligibles
00:46:44comme on dit
00:46:46c'est-à-dire
00:46:47les incurables
00:46:47les handicapés
00:46:48les dépressifs
00:46:50etc
00:46:50ils seront seuls
00:46:52face à leur famille
00:46:54face à leur entourage
00:46:56et très vite
00:46:57ils auront le sentiment
00:46:58d'être une charge
00:46:59et ils diront
00:47:00à leurs proches
00:47:02je comprendrai
00:47:03je comprendrai
00:47:05et tout le monde
00:47:06comprend ce que ce mot
00:47:07je comprendrai
00:47:08veut dire
00:47:09c'est-à-dire qu'en fait
00:47:11la mort
00:47:11va entrer
00:47:13dans les familles
00:47:15par la voix rassurante
00:47:17de l'affection
00:47:18de la compassion
00:47:19du devoir accompli
00:47:22il n'y a rien de plus
00:47:23épouvantable
00:47:24et j'ai reçu une lettre
00:47:25d'un directeur d'hôpital
00:47:26qui m'a dit
00:47:27voilà l'hôpital du futur
00:47:28quand la loi sera passée
00:47:30et maintenant que
00:47:32l'avortement constitutionnel
00:47:34est dans la constitution
00:47:35premier étage
00:47:37de mon hôpital
00:47:40c'est
00:47:42les
00:47:43l'accès
00:47:45à la naissance
00:47:47donc c'est la vie
00:47:49commençante
00:47:49panneau
00:47:51la vie
00:47:51commençante
00:47:52on y hante
00:47:53pour accoucher
00:47:54deuxième étage
00:47:56la vie
00:47:57commençante
00:47:57l'interruption
00:47:58de la vie
00:47:58commençante
00:47:59panneau
00:48:01on y hante
00:48:01pour avorter
00:48:02il ne faut pas se tromper
00:48:03de l'étage
00:48:04troisième étage
00:48:06la vie finissante
00:48:07on y hante
00:48:08pour recevoir
00:48:09les soins palliatifs
00:48:10et quatrième étage
00:48:12l'interruption
00:48:14de la vie finissante
00:48:15l'euthanasie
00:48:16et le directeur
00:48:18d'hôpital
00:48:18il disait
00:48:19il ne faudra pas
00:48:19se tromper
00:48:20d'étage
00:48:21et combien de temps
00:48:22ça pourra durer
00:48:23me dit-il
00:48:25alors
00:48:26il y a eu
00:48:26une déclaration
00:48:27du pape
00:48:27très ferme
00:48:28en Espagne
00:48:28il y a eu
00:48:29la déclaration
00:48:30du cardinal
00:48:30Aveline
00:48:32il y a cette
00:48:33manifestation
00:48:35le 28 juin
00:48:37dimanche
00:48:38avec le jeune
00:48:39Martin Athanas
00:48:39et tous les autres
00:48:40tous les jeunes
00:48:41français
00:48:41qui vont se battre
00:48:42pour la vie
00:48:43j'espère
00:48:44qu'ils seront nombreux
00:48:47il faut dire
00:48:49à Emmanuel Macron
00:48:52c'est une infamie
00:48:54ce que vous faites
00:48:57et votre souvenir
00:48:59le souvenir
00:49:00que vous laisserez
00:49:02c'est le souvenir
00:49:03qu'il y aura
00:49:03au front
00:49:06gravé
00:49:06en lettres de sang
00:49:10le mot
00:49:11Macron
00:49:13l'euthanasieur
00:49:14qui aura liquidé
00:49:16la France
00:49:18qui aura liquidé
00:49:19sa souveraineté
00:49:20qui aura liquidé
00:49:20son identité
00:49:21et qui aura liquidé
00:49:22le principe
00:49:23vital
00:49:24de la France
00:49:27parlons de la canicule
00:49:29à présent
00:49:29Philippe de Villiers
00:49:30la canicule
00:49:32qui dure depuis
00:49:32plusieurs jours
00:49:33qui frappe
00:49:34une large partie
00:49:36du territoire
00:49:36avec
00:49:37de nombreuses
00:49:39réactions politiques
00:49:40parfois contradictoires
00:49:41mais
00:49:42le coup de chaud
00:49:43ne frappe pas
00:49:44que les plus faibles
00:49:45il peut frapper
00:49:46aussi les esprits
00:49:47politiques
00:49:47j'ai entendu
00:49:48certains
00:49:48dire que
00:49:49pour lutter
00:49:51contre la canicule
00:49:52et en sortir
00:49:52il fallait sortir
00:49:53du capitalisme
00:49:54j'ai entendu
00:49:56une ministre
00:49:57nous expliquer
00:49:58que
00:49:59la clim
00:50:00ne servait pas
00:50:00à protéger
00:50:03ni même
00:50:03à
00:50:05éviter
00:50:06des feux de forêt
00:50:06celui qui imaginait
00:50:08que la clim
00:50:09m'a évité
00:50:09un feu de forêt
00:50:10était plutôt habile
00:50:11et puis
00:50:12je vous propose
00:50:12d'écouter
00:50:13parce qu'il faut
00:50:14avoir une pensée
00:50:14pour les soignants
00:50:15qui manque de tout
00:50:17aujourd'hui
00:50:17mais qui se battent
00:50:18qui sont en première ligne
00:50:20j'ai écouté
00:50:20le président de la république
00:50:21cette semaine
00:50:22et j'ai l'impression
00:50:22qu'il était plutôt
00:50:24satisfait de son bilan
00:50:25je vous propose
00:50:25de l'écouter
00:50:27donc il y a un gros travail
00:50:28qui a été fait
00:50:29et je pense que
00:50:30l'honnêteté conduite
00:50:30à le regarder
00:50:31à la fois de montants investis
00:50:32et de vraies transformations
00:50:33et qui ont changé
00:50:34beaucoup de choses
00:50:35qui ont d'ailleurs
00:50:36été accompagnés
00:50:37par l'engagement
00:50:37de beaucoup de nos fonctionnaires
00:50:38dont je veux saluer le rôle
00:50:40et d'élus
00:50:41qui ont vraiment fait
00:50:42un très gros travail
00:50:42j'étais juste avant
00:50:43de vous rejoindre
00:50:43à Vélizy-Villacoublet
00:50:44où j'ai vu le travail
00:50:45remarquable
00:50:46des équipes municipales
00:50:47très engagées
00:50:49néanmoins
00:50:49nous n'avons pas fini
00:50:50ce travail
00:50:50il faut avoir cette humilité
00:50:52et pour ma part
00:50:53je regrette plutôt
00:50:54les choix
00:50:55qui ont été faits
00:50:56mais je crois aussi
00:50:56dans la démocratie
00:50:58il se trouve que
00:50:58quand j'avais une majorité absolue
00:51:00ces fonds ont été votés
00:51:01il y a eu ensuite
00:51:02des choix qui ont été faits
00:51:03et qui sont le fruit
00:51:03de compromis
00:51:04de certaines formations politiques
00:51:06aller les voir
00:51:06pour leur demander
00:51:07ils ont coupé ces fonds
00:51:09maintenant on doit continuer
00:51:10le travail d'adaptation
00:51:12Geoffroy Lejeune
00:51:13alors Philippe
00:51:13alors qu'on est en train
00:51:14de vivre ce grand coup de chaud
00:51:15faut-il continuer à écouter
00:51:16ceux qui se sont trompés
00:51:17notamment les écologistes
00:51:18les insoumis etc
00:51:24tous les deux là
00:51:26vous devez plaire
00:51:27à Madame Barbu
00:51:30c'est elle qui va nous sauver
00:51:31Madame Barbu
00:51:32vous avez vu non ?
00:51:33oui
00:51:34quand je parlais
00:51:34de coup de chaud
00:51:35je pensais à elle
00:51:37bon
00:51:39alors je réponds
00:51:40à votre question
00:51:42d'abord je voudrais dire
00:51:43quelque chose
00:51:44de très personnel
00:51:46moi j'ai connu
00:51:47un pic de chaleur
00:51:49le premier de ma vie
00:51:50c'était en 1976
00:51:52j'arrive à Tulle
00:51:53comme stagiaire de l'ENA
00:51:56et le directeur de cabinet
00:51:57Jean-Pierre Bechter
00:51:59mon cher directeur de cabinet
00:52:02et ami
00:52:02qui nous regarde
00:52:03tous les vendredis soirs
00:52:06me dit
00:52:06voilà
00:52:07tu vas t'occuper
00:52:07de la paille
00:52:08pour les agriculteurs
00:52:09etc
00:52:10et en fait
00:52:11comment on appelle
00:52:15ce grand coup de chaleur
00:52:17on l'appelle
00:52:18la sécheresse
00:52:18à l'époque
00:52:20alors qu'aujourd'hui
00:52:21on dit la canicule
00:52:22ça n'est pas anodin
00:52:23c'est-à-dire que
00:52:24les mots sont des vecteurs
00:52:25allégoriques
00:52:27de réalité allégorique
00:52:29la sécheresse
00:52:30ça renvoie
00:52:31à une société
00:52:32encore paysanne
00:52:33une société
00:52:35de la terre
00:52:37où l'agriculture
00:52:38compte plus que tout
00:52:40alors que la canicule
00:52:42renvoie à la société
00:52:44urbaine
00:52:45d'aujourd'hui
00:52:47pourquoi je dis ça ?
00:52:48parce que
00:52:49qu'est-ce qui s'est passé
00:52:50entre la sécheresse
00:52:51et la canicule ?
00:52:52c'est que nos hommes politiques
00:52:53toutes catégoriques
00:52:54confondus
00:52:59ont fait un choix
00:53:02d'aménagement du territoire
00:53:04ou plutôt
00:53:04de déménagement du territoire
00:53:06c'est-à-dire que
00:53:07en fait
00:53:09je me souviens
00:53:09d'une conversation
00:53:10avec Olivier Guichard
00:53:11patron de la DATAR
00:53:12qui me disait
00:53:13que vous le vouliez ou non
00:53:14cher Philippe
00:53:15il faut aller vers
00:53:16les métropoles d'équilibre
00:53:17alors il me disait
00:53:18Nantes, Saint-Nazaire
00:53:19c'est-à-dire faire
00:53:20d'immenses villes
00:53:21comme les américains
00:53:23comme les japonais
00:53:24etc.
00:53:25c'est ça le progrès
00:53:26ils se sont complètement plantés
00:53:28c'est-à-dire qu'on a déménagé
00:53:30le territoire
00:53:31et on a construit
00:53:32des villes
00:53:32à la va-vite
00:53:34sans retenir
00:53:35la sagesse
00:53:37du bâti
00:53:38de nos campagnes
00:53:40je me souviens
00:53:41d'un architecte
00:53:44qui me disait
00:53:45devant Colange-la-Rouge
00:53:46regardez
00:53:48les gens qui ont construit
00:53:50les maçons
00:53:50qui ont construit
00:53:51au 10e
00:53:5312e siècle
00:53:54ces maisons
00:53:56paysannes
00:53:58ces masures
00:53:59qui sont encore là
00:54:00en fait
00:54:01ils sont construits
00:54:02pour 1000 ans
00:54:02pourquoi ?
00:54:03parce que
00:54:03comme disait l'un d'eux
00:54:04je mets
00:54:06de l'éternité
00:54:07dans l'instant
00:54:09et en mettant
00:54:09de l'éternité
00:54:10dans l'instant
00:54:11ils construisaient
00:54:12des murs
00:54:13épais
00:54:14et
00:54:16ils pensaient
00:54:17au coup de chaud
00:54:17au coup de froid
00:54:18c'était des murs
00:54:19capables
00:54:20de retenir
00:54:22la chaleur
00:54:23l'hiver
00:54:24et de combattre
00:54:25la chaleur
00:54:26l'été
00:54:27or
00:54:27aujourd'hui
00:54:28regardez
00:54:29les villes
00:54:30qu'on a construites
00:54:30entre le béton
00:54:31le macadam
00:54:32et le placo-plâtre
00:54:33regardez nos écoles
00:54:34avec le contre-plaqué
00:54:36regardez les cages
00:54:37salapins
00:54:38avec des murs
00:54:39sans aucune épaisseur
00:54:40le diagnostic thermique
00:54:42toutes leurs bêtises
00:54:43etc
00:54:44rien n'a été pensé
00:54:46en fonction
00:54:47des coups de froid
00:54:48et des coups de chaleur
00:54:49et
00:54:50ça je voulais dire ça
00:54:52d'entrée
00:54:52alors maintenant
00:54:53je vais vous dire quelque chose
00:54:54qui est rassurant
00:54:56c'est fini l'écologie
00:54:57l'écologie politique
00:54:59ils se sont complètement plantés
00:55:01bon
00:55:02en d'autres termes
00:55:03le grand soir écologique
00:55:05vient de connaître
00:55:07un démenti
00:55:08historique
00:55:08majeur
00:55:12ce grand soir écologique
00:55:13est établi
00:55:15sur
00:55:15deux accusations
00:55:16la première
00:55:18c'était l'accusation
00:55:19d'anthropocène
00:55:20c'est à dire
00:55:22en fait
00:55:22ça veut dire
00:55:23l'homme
00:55:24est le
00:55:25responsable
00:55:26du dérèglement
00:55:27climatique
00:55:28et donc
00:55:30il faut lui imposer
00:55:31une société décarbonée
00:55:32donc
00:55:33il faut le mettre
00:55:34en liberté
00:55:34surveillée
00:55:35donc
00:55:36on bride la liberté
00:55:37de créer
00:55:38avec l'écocide
00:55:40le délit d'écocide
00:55:41le délit d'écocide
00:55:42donc tu ne peux plus créer
00:55:44ensuite
00:55:45la liberté
00:55:46de circuler
00:55:47on bride la liberté
00:55:49de circuler
00:55:49avec les ZFE
00:55:50etc
00:55:52et on bride la liberté
00:55:53de procréer
00:55:55avec le no-kid
00:55:56de l'écolo-sociétalisme
00:55:58puisque l'enfant pollue
00:56:01s'ajoute
00:56:02s'ajoute
00:56:02à l'anthropocène
00:56:05vous y avez fait allusion
00:56:06à l'instant
00:56:07Elliot
00:56:08le capitalocène
00:56:09ça c'est Antoine Leomand
00:56:11qui dit
00:56:12pour sortir
00:56:13de la canicule
00:56:14il faut sortir
00:56:15du capitalisme
00:56:15c'est à dire en fait
00:56:17le capitalocène
00:56:18ça veut dire
00:56:19non seulement
00:56:19c'est l'homme
00:56:21qui est responsable
00:56:22du dérèglement
00:56:23climatique
00:56:23mais
00:56:24c'est
00:56:24le capital
00:56:25et la croissance
00:56:27prix de gros
00:56:29et donc
00:56:29il faut suivre
00:56:30une logique
00:56:31de décroissance
00:56:32et en fait
00:56:33toute la société française
00:56:34toute catégorie
00:56:36confondue
00:56:36tous les hommes
00:56:37politiques français
00:56:38s'est précipité
00:56:39derrière le Green Deal
00:56:40le Green Deal
00:56:42c'est la décroissance
00:56:43le fameux
00:56:44pacte vert
00:56:45et c'est de cette manière
00:56:46qu'on a livré
00:56:47notre agriculture
00:56:48à la délocalisation
00:56:50mondiale
00:56:51avec le Mercosur
00:56:52qu'on a livré
00:56:53notre industrie
00:56:54à l'Amérique
00:56:54et qu'on a livré
00:56:56notre industrie automobile
00:56:57à la Chine
00:56:58avec la voiture électrique
00:56:59pendant que la Chine
00:56:59elle exploite
00:57:00les terres rares
00:57:01en faisant travailler
00:57:02des petits africains
00:57:03et en polluant
00:57:04la terre entière
00:57:05bref
00:57:06on a fait ce que
00:57:08les écolos voulaient
00:57:10on a réglementé
00:57:11on a décarboné
00:57:17et puis
00:57:17on s'aperçoit
00:57:19qu'il y a deux courbes
00:57:19qui se croisent
00:57:20écoutez-moi bien
00:57:21la première courbe
00:57:22la France
00:57:23avec tous ses efforts
00:57:27représente
00:57:27maintenant
00:57:28c'est une courbe
00:57:29qui baisse
00:57:310,9%
00:57:33du CO2 mondial
00:57:35et on est le pays
00:57:36qui fait
00:57:36le plus chaud au monde
00:57:38donc
00:57:39il y a deux courbes
00:57:39il y a la courbe
00:57:40de la chaleur
00:57:41qui monte
00:57:41et la courbe
00:57:42etc
00:57:42donc
00:57:43il faut peut-être
00:57:43chercher
00:57:45ailleurs
00:57:47l'homme
00:57:47est peut-être
00:57:48pas coupable
00:57:49de tout
00:57:49s'il vous plaît
00:57:51et puis surtout
00:57:52et puis surtout
00:57:54quand j'entends
00:57:55madame Barbu
00:57:57madame Barbu
00:57:58qui
00:58:01explique à voix basse
00:58:04le pas de climatiseur
00:58:08ça évoque autre chose
00:58:10que je vais vous dire maintenant
00:58:12en conclusion de mon propos
00:58:13en fait
00:58:15ce qui est en train de mourir
00:58:16ce qui est en voie d'extinction
00:58:18c'est la religion
00:58:20écologiste
00:58:22qui est
00:58:23de type
00:58:24eschatologique
00:58:25et apocalyptique
00:58:26il y avait
00:58:27un dogme
00:58:28et un châtiment
00:58:30le dogme
00:58:31c'est
00:58:32le retour
00:58:33à une planète
00:58:34originelle
00:58:35fantasmée
00:58:36sous le nom
00:58:37de mère nature
00:58:40et
00:58:40sous le patronage
00:58:42de Greta Thunberg
00:58:44la gêne d'arc
00:58:45de la couche d'ozone
00:58:47qui entend
00:58:48les voix du CO2
00:58:50et le châtiment
00:58:52c'est
00:58:53il faut expier
00:58:54parce que vous êtes responsable
00:58:55du refrauchement climatique
00:58:56et vous n'allez pas en plus
00:58:58vous mettre des climatiseurs
00:59:00parce que
00:59:01il faut
00:59:04bouillir
00:59:04pour comprendre
00:59:06le réchauffement
00:59:07donc l'expiation
00:59:09la punition
00:59:10l'écologie punitive
00:59:11c'est
00:59:12c'est un châtiment
00:59:14comme des châtiments
00:59:15dans la Bible
00:59:17voilà
00:59:18et moi pour terminer
00:59:19je ferai deux réflexions
00:59:20première réflexion
00:59:25je connais bien
00:59:26ma Vendée
00:59:28au 16ème siècle
00:59:31il y avait
00:59:32la baie de Bourneuf
00:59:33qui était sous l'eau
00:59:34la mer venait
00:59:36beaucoup plus loin
00:59:37et Maïsa
00:59:38était sous l'eau
00:59:39donc la mer
00:59:40s'est retirée
00:59:41et le Groenland
00:59:42le Groenland
00:59:43s'appelait le Greenland
00:59:45et en 1709
00:59:47je le raconte
00:59:48dans mon livre
00:59:48sur
00:59:50Louis XIV
00:59:52il faisait tellement froid
00:59:53il faisait moins 40
00:59:54que
00:59:55le vin gelait
00:59:56dans les barriques
00:59:58et dans les calices
01:00:00et la Seine
01:00:01était gelée
01:00:02on traversait la Seine
01:00:03en charrette
01:00:04et la mer
01:00:05au Sable de l'Âne
01:00:06était gelée
01:00:06donc il y a des cycles
01:00:09maintenant
01:00:10si on veut
01:00:14expier
01:00:16plutôt que de s'adapter
01:00:17avec des climatiseurs
01:00:19parce que je ne vois pas
01:00:20pourquoi on aurait du chauffage
01:00:21l'hiver
01:00:21et il n'y avait pas
01:00:22de climatiseurs
01:00:22l'été
01:00:23il y a aujourd'hui
01:00:24des pompes à chaleur
01:00:26réversibles
01:00:26je peux vous faire
01:00:27des cours là-dessus
01:00:27je connais
01:00:29j'ai même expérimenté
01:00:31moi-même
01:00:32enfin
01:00:33en trichant un peu
01:00:34César Potem Féguine
01:00:35César Fiff
01:00:36faire un pompe
01:00:37mais je connais
01:00:37des artisans
01:00:38qui font des pompes
01:00:39à chaleur réversible
01:00:40donc ils vous chauffent
01:00:41l'hiver
01:00:41ils refroidissent l'été
01:00:43bon c'est pas
01:00:44là on est sur
01:00:45un truc religieux
01:00:46quand vous avez eu
01:00:46Madame Barbu
01:00:47Sainte Madame Barbu
01:00:49Sainte Monique Barbu
01:00:50elle était là
01:00:52bon
01:00:53et
01:00:55si on veut vraiment
01:00:57commencer à lutter
01:00:58contre le changement
01:00:59climatique
01:00:59il faut dire
01:01:01aux Etats-Unis
01:01:02à la Chine
01:01:02et à l'Inde
01:01:03à vous trois
01:01:04vous pesez 50%
01:01:07du réchauffement climatique
01:01:08c'est-à-dire du CO2
01:01:09donc
01:01:11commencez par résoudre
01:01:12le problème
01:01:12du CO2
01:01:13chez vous
01:01:14nous on a fait
01:01:15beaucoup d'efforts
01:01:16jusqu'ici
01:01:16on a un problème
01:01:18de croissance
01:01:19laissez-nous
01:01:20quitter
01:01:21pour quelques instants
01:01:24quelques instants
01:01:25Monsieur le bourreau
01:01:26Monsieur le bourreau
01:01:28du pacte vert
01:01:28Monsieur le bourreau
01:01:29du maire vert
01:01:30quelques instants
01:01:31pour la croissance
01:01:33il nous reste
01:01:35quasiment
01:01:36trois minutes
01:01:37et ce sont
01:01:38les trois dernières minutes
01:01:39de la saison
01:01:40Philippe De Villiers
01:01:41et pour ces derniers
01:01:44derniers moments
01:01:45vous avez peut-être
01:01:46un message
01:01:48à nous apporter
01:01:49Geoffroy
01:01:50alors
01:01:51quel sera
01:01:52Philippe
01:01:53votre dernier apologue
01:01:54pouvez-vous nous aider
01:01:54à aborder les vacances
01:01:55avec un peu d'espoir
01:01:59selon Arnold Toynbee
01:02:01le grand historien
01:02:02de la civilisation
01:02:04il est une loi
01:02:05constante
01:02:06dans l'histoire
01:02:07de toutes les sociétés
01:02:08de toute l'humanité
01:02:10qui
01:02:11en fait
01:02:11qui nous rend
01:02:12l'espérance
01:02:13cette loi
01:02:14est la suivante
01:02:15ce sont les minorités
01:02:16qui font l'histoire
01:02:18et cette loi
01:02:19s'applique
01:02:20à l'histoire de France
01:02:22et
01:02:22j'ai essayé
01:02:24en réfléchissant
01:02:24à cette apologue
01:02:26de répertorier
01:02:28les lois
01:02:29de l'histoire de France
01:02:30qui vont dans ce sens-là
01:02:30première loi
01:02:32de l'histoire de France
01:02:33la décadence
01:02:34arrive toujours
01:02:34par le haut
01:02:36c'est toujours
01:02:37la même chose
01:02:38les mêmes symptômes
01:02:39c'est-à-dire
01:02:40des élites
01:02:42qui sont en apostasie
01:02:44ouverte
01:02:45et qui ont honte
01:02:48du pays
01:02:48qu'ils administrent
01:02:49qu'ils administrent
01:02:51ensuite
01:02:53des institutions
01:02:54debout mais vide
01:02:56et un peuple
01:02:57orphelin
01:02:58de son récit
01:02:59et en même temps
01:03:00une soif d'absolu
01:03:01partout
01:03:02une soif d'héritage
01:03:04une soif de grandeur
01:03:05deuxième loi
01:03:07de l'histoire de France
01:03:09le salut
01:03:11le sursaut
01:03:11arrive toujours
01:03:12du bas
01:03:13et des marges
01:03:14des bergères
01:03:15des paysans
01:03:16des réprouvés
01:03:18Geneviève
01:03:19n'est ni magistrat
01:03:19ni général
01:03:23et
01:03:24Charles Martel
01:03:26sort de prison
01:03:26et Charette
01:03:27est un officier
01:03:29de marine
01:03:29en retraite
01:03:29qui passe son temps
01:03:30à tirer le canard
01:03:32au lac de Grandlieu
01:03:34troisième loi
01:03:35le nombre
01:03:37ne fait rien
01:03:37à l'affaire
01:03:38ils sont sept
01:03:39dans une crypte
01:03:40à Montmartre
01:03:40autour d'un basque
01:03:42qui monte
01:03:43sa jambe blessée
01:03:44qui s'appelle
01:03:45Ignace de Loyola
01:03:45sept
01:03:46ils vont changer
01:03:47le monde
01:03:48il y a
01:03:493000 soldats
01:03:50à Birakene
01:03:51et il y a
01:03:52une jeune fille
01:03:53à Chinon
01:03:53donc en fait
01:03:54ce qui compte
01:03:56c'est que
01:03:57le sursaut
01:03:59c'est une poignée
01:04:00c'est pas un programme
01:04:02c'est une fidélité
01:04:04incarnée
01:04:05c'est-à-dire que
01:04:05la minorité
01:04:06qui sauve
01:04:07c'est pas la minorité
01:04:07qui domine
01:04:09et la quatrième loi
01:04:10c'est la plus importante
01:04:13c'est que
01:04:14la minorité agissante
01:04:15qui va vers le succès
01:04:17c'est une minorité
01:04:20restauratrice
01:04:22le critère
01:04:23distinctif
01:04:24entre
01:04:25le sauveur
01:04:27et l'usurpateur
01:04:27c'est que
01:04:28l'usurpateur
01:04:29garde pour lui
01:04:30ce qu'il a sauvé
01:04:31et le sauveur
01:04:32restitue
01:04:35la minorité révolutionnaire
01:04:37elle cherche
01:04:38à faire un peuple neuf
01:04:39alors que
01:04:41la minorité
01:04:42restauratrice
01:04:43elle cherche
01:04:44à rendre
01:04:45un peuple
01:04:46à lui-même
01:04:47c'est le vœu
01:04:48que je forme
01:04:48pour le peuple français
01:04:49ce sont les minorités
01:04:51qui font l'histoire
01:04:52ne vous inquiétez pas
01:04:53les minorités sont là
01:04:55c'est la relève
01:04:57c'est la jeunesse française
01:04:59pardon monsieur Métenchon
01:05:00c'est fini pour vous
01:05:03merci Philippe Devilliers
01:05:05normalement j'ai l'habitude
01:05:06de vous dire
01:05:07à la semaine prochaine
01:05:08mais je vais vous dire
01:05:09à la saison prochaine
01:05:11quoique on ne sait pas
01:05:14de quoi l'avenir est fait
01:05:15du moins l'avenir très proche
01:05:18et mon petit doigt me dit
01:05:19qu'on va peut-être
01:05:21vous retrouver
01:05:22un peu plus tôt
01:05:23qu'à la rentrée de septembre
01:05:25vous dites
01:05:25non non
01:05:25faites très attention
01:05:27on ne sait pas
01:05:28ce qui peut se passer
01:05:28dans les prochaines semaines
01:05:30Philippe
01:05:30donc ne dites pas non
01:05:31vous me faites penser
01:05:32à Eric Dupond-Moretti
01:05:33qui avait dit
01:05:33je ne serai jamais ministre
01:05:34ben voilà
01:05:35s'il se passe quelque chose
01:05:37vous serez là pour le commenter
01:05:38on est d'accord
01:05:38quand même
01:05:39vous savez ce que je vais faire là ?
01:05:40non
01:05:41allez-y
01:05:42je vais acheter
01:05:43un ventilateur
01:05:46pour l'offrir à madame Barbu
01:05:47non
01:05:49madame Tondelier
01:05:49ah
01:05:50non
01:05:50non
01:05:51parce que j'ai écouté
01:05:52ce qu'elle a dit
01:05:52je vais expérimenter
01:05:53on verra
01:05:54je vous le dirai à ce moment-là
01:05:55peut-être je reviendrai pour ça
01:05:56elle a dit
01:05:57un ventilateur
01:05:57vous mettez un torchon
01:05:59trempé
01:06:00devant le ventilateur
01:06:01et je vais faire ces expériences
01:06:03et si jamais
01:06:04ça ne marche pas
01:06:05je passerai directement
01:06:08tu sais
01:06:08je vous l'avouais
01:06:09au climatiseur
01:06:11maudit
01:06:11faites gaffe à ce que vous dites
01:06:13Philippe De Villiers
01:06:13un grand merci
01:06:14en tous les cas
01:06:16on reste ensemble
01:06:17puisque vous savez que
01:06:18dans quelques instants
01:06:19c'est l'heure des pros
01:06:20on va parler
01:06:21des dernières mesures
01:06:23parce que ça y est
01:06:23le confinement caniculaire
01:06:25il y a le plan blanc
01:06:26et c'est pour ça que je vous disais
01:06:27les soignants
01:06:28comme on a moins de soignants
01:06:29et que toutes les promesses
01:06:30n'ont pas été tenues
01:06:31comme on a les milliards
01:06:33qui devaient être investis
01:06:34n'ont pas été investis
01:06:35dans ce qu'il fallait
01:06:37comme on a moins de soignants
01:06:38dans les EHPAD
01:06:39que par rapport à 2003
01:06:40qu'on n'a pas de clim
01:06:41dans les hôpitaux
01:06:42dans les écoles
01:06:43on enferme
01:06:44on annule
01:06:45les festivals
01:06:46miettes
01:06:47et même l'alcool
01:06:48le week-end à Paris
01:06:50oui
01:06:50et c'est de votre faute
01:06:51si finalement
01:06:53c'est parce que vous n'êtes pas
01:06:54responsable
01:06:55mais
01:06:56en fait
01:06:56je vais vous dire une chose
01:06:58le préfet de Paris
01:06:59ce qu'il veut faire
01:07:00avec les gens au pouvoir
01:07:01c'est faire des cafés halal
01:07:02oui
01:07:03bon
01:07:04écoutez
01:07:04évidemment c'est du second degré
01:07:06c'est évidemment du second degré
01:07:09je vous propose de voir le sujet
01:07:11de Julia Pré
01:07:12modérez-moi
01:07:12une dernière modération
01:07:14s'il vous plaît
01:07:15une dernière modération
01:07:17je ne modère jamais l'humour
01:07:18pour monsieur de l'arcomme
01:07:19je ne fais pas la police de l'humour
01:07:23pour que je puisse partir
01:07:26arcomisé
01:07:27macronisé
01:07:27vous n'avez pas besoin
01:07:28d'être arcomisé
01:07:29puisqu'on n'a recommis
01:07:31pas le second degré
01:07:32Julia Ferrant
01:07:32pour le sujet
01:07:33les toutes dernières mesures
01:07:36le plan blanc
01:07:38déclenché dans tous les hôpitaux
01:07:40d'Île-de-France
01:07:40ce dispositif de crise
01:07:42a été activé
01:07:43pour faire face
01:07:44à la saturation
01:07:45des hôpitaux
01:07:46avec une nette augmentation
01:07:47des appels aux 15
01:07:48mais aussi
01:07:49des passages aux urgences
01:07:51en hausse
01:07:52de 47%
01:07:53pour les plus de 75 ans
01:07:55évidemment
01:07:55on voit des décès
01:07:57arriver
01:07:57on voit surtout
01:07:59une augmentation
01:08:00de l'activité
01:08:01aux urgences
01:08:02une augmentation
01:08:03de l'activité
01:08:04aux SAMU
01:08:04chez les médecins
01:08:05de ville
01:08:06donc on est à un moment
01:08:07où on doit continuer
01:08:09la prévention
01:08:10puisque ça évite
01:08:11des décès
01:08:12c'est ça le message important
01:08:14à la demande
01:08:15du préfet de police
01:08:16de Paris
01:08:16des événements culturels
01:08:18ont également été annulés
01:08:19pour éviter
01:08:20d'engorger
01:08:21les hôpitaux
01:08:22comme le festival
01:08:23de musique Solidaise
01:08:24prévu initialement
01:08:26de vendredi soir
01:08:27à dimanche
01:08:28sur l'hippodrome
01:08:29de Paris-Lonchamp
01:08:29le festival Solidaise
01:08:312026
01:08:32est annulé
01:08:33il est annulé
01:08:35suite à
01:08:36une décision
01:08:39administrative
01:08:40au regard
01:08:40des dispositifs
01:08:41et des incidences
01:08:42de la canicule
01:08:43notamment sur les systèmes
01:08:44de santé
01:08:45et particulièrement hospitaliers
01:08:46mais pas que
01:08:47que ça fait
01:08:49deux trois jours
01:08:50que nous discutons
01:08:51avec beaucoup
01:08:52beaucoup
01:08:53beaucoup
01:08:53d'interlocuteurs
01:08:54que ce soit
01:08:55à la PHP
01:08:56que ce soit
01:08:57à la préfecture de police
01:08:58que ce soit
01:08:59à Matignon
01:08:59que ce soit
01:09:00dans d'autres cercles encore
01:09:02même sort
01:09:03pour la marche
01:09:03des fiertés
01:09:04prévue ce samedi
01:09:05dans Paris
01:09:05est reportée
01:09:07à une date
01:09:07qui doit encore
01:09:08être déterminée
01:09:09les mesures prises
01:09:11pour lutter
01:09:11contre la saturation
01:09:12des hôpitaux
01:09:13concernent aussi
01:09:14la vente
01:09:14et la consommation
01:09:15d'alcool
01:09:16toutes deux interdites
01:09:17dans la rue
01:09:18et les espaces publics
01:09:19à Paris
01:09:20pour le week-end
01:09:20pour le week-end
01:09:21Merci.
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