Passer au playerPasser au contenu principal
Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour les meilleurs moments de face à Philippe Devilliers.
00:07Pour m'accompagner ce vendredi, bien sûr, mon acolyte chaque vendredi, Geoffroy Lejeune.
00:12Le siège est vide car c'est le 1er mai et Philippe Devilliers a décidé que c'était un jour
00:18chômé.
00:20C'est ça, la fête du travail sans travail.
00:22Mais ce qui est passionnant avec cette émission, c'est qu'au regard de ce qu'il a pu dire,
00:27des alertes qu'il a pu émettre tout au long de la saison de cette année,
00:34ces déclarations retrouvent ou trouvent un écho dans l'actualité brûlante.
00:37Et tout au long de notre émission, nous allons revenir sur des actualités de la semaine et finalement qui correspondent
00:42à ce que pouvait dire ou analyser Philippe Devilliers ces derniers mois.
00:47Et on va commencer avec l'actualité politique du début de semaine, le vote pour la publication du rapport sur
00:52l'audiovisuel public.
00:53Ça s'est passé lundi que le système médiatique et politique a voulu enterrer une commission, je le rappelle, enfantée
01:00il y a neuf mois par un scandale.
01:02Que là aussi, le monde médiatique et politique a voulu étouffer ce café entre dirigeants du Parti Socialiste et deux
01:09journalistes phares présents sur France Inter.
01:11C'est bien sûr Patrick Cohen et Thomas Legrand avec cette phrase qui entrera peut-être dans l'histoire des
01:18médias.
01:19Le journaliste de Libération assure ou rassure les éléphants socialistes.
01:22Nous, on fait ce qu'il faut pour Dati, Patrick Cohen et moi.
01:27On est en septembre donc, c'était il y a neuf mois.
01:31Et on posait la question à Philippe Devilliers, est-ce que cette séquence est un tournant ?
01:37Et il préférait prendre de la hauteur et nous parler du système justement.
01:43Je vais vous faire un petit voyage.
01:46Tout commence pour moi en 1983.
01:48C'est là que je comprends ce qui est en train de se passer.
01:51En 1983, il y a un nouveau journal qui sort qui s'appelle Globe.
01:57Tout le monde parle de ce journal comme d'un événement majeur dans la vie intellectuelle du pays.
02:04Ce journal est publié par Bernard-Henri Lévy et Pierre Berger.
02:11Et à la une, il y a l'éditorial.
02:13Et l'éditorial dit ceci, signé par Pierre Berger et Bernard-Henri Lévy.
02:17Bien sûr, nous sommes cosmopolites.
02:20Bien sûr, tout ce qui ressemble au bourré, terroir, béret, baguette, bignou,
02:30tout ce qui est en quelque sorte franchouillard ou qui y ressemble,
02:35nous est étranger, voire odieux.
02:37Et un peu plus tard, Bernard-Henri Lévy ajoutera, je crois que c'est dans l'idéologie française,
02:43la France est le mal absolu, le ventre fécond qui enfante la bête immonde.
02:51Voilà d'on est parti.
02:53Donc à partir de cet instant, la droite avait mauvaise haleine.
02:58Il fallait qu'elle se taise.
03:02Vingt ans après, quarante ans après même, on a Delphine Ernotte qui, lorsqu'elle prend ses fonctions,
03:09on l'a oubliée, mais je tiens à le rappeler, parce que tout est dans cette phrase.
03:14Elle dit, je tiens à vous dire, au monde, elle dit ça, ses amis,
03:19je tiens à vous dire que le service public n'est pas là pour représenter ce qu'est la France,
03:25mais ce qu'elle doit être.
03:29La France telle qu'on voudrait qu'elle fût.
03:33Et donc nous ne sommes pas là, nous les journalistes, pour dire les choses telles qu'elles sont,
03:37mais les choses telles qu'elles devraient être.
03:39Diversité, etc. Vous voyez tout ce qu'il y a derrière.
03:44Et quand on voit que M. Pigas est invité,
03:47sans qu'on lui pose la question de savoir s'il y a des liens avec les groupes de presse
03:51et le service public,
03:51en l'occurrence, ça veut dire qu'en fait, on est passé du service public au service clannique.
03:58Étape nouvelle qui est passée inaperçue,
04:02c'est la fameuse déclaration dans les deux pages du Monde,
04:05l'observateur et Romano de la gauche radicale,
04:11de M. Rosan Vallon, le philosophe, sociologue,
04:14le penseur de ce que Paul Valéry appelait les professions délirantes.
04:20Et là, il explique comment installer la liberté d'expression dans la société de surveillance.
04:30Et pour concilier les deux, la société de surveillance et la liberté d'expression,
04:34il fait appel à des notions, en critiquant le populisme,
04:38il fait appel à des notions qui rappellent, qui m'ont rappelé à moi,
04:42la classification de Hannah Arendt
04:46sur la manière d'intimider la dissidence.
04:49D'abord, il y a la démonologie, vous êtes un démon.
04:53Ensuite, il y a la négation du réel, vous êtes un déviant.
04:58Ensuite, il y a la stigmatisation judiciaire, vous êtes un délinquant.
05:05Mais en fait, cette doctrine orwellienne, revisitée,
05:10cache une panique qu'on sent là dans la Monde.
05:15C'est quoi cette panique ?
05:18Il faut arrêter d'attir, il faut faire ceci, il faut faire cela.
05:21C'est-à-dire que la mer monte, il faut des digues partout, etc.
05:27Cette panique, elle a été parfaitement caractérisée par Ariane Mouchkine,
05:31je ne sais pas si vous vous souvenez,
05:32qui avait déclaré ceci, nous les gens de gauche, on a lâché le peuple.
05:38Quand les gens nous disaient ce qu'ils voyaient, on leur disait qu'ils se trompaient.
05:44Lorsqu'ils insistaient, on leur disait que c'était des imbéciles.
05:47Et lorsqu'ils insistaient encore davantage, on leur disait que c'était des salauds.
05:51Salauds de pauvres, comme dans le film d'Otan Lara, La Traversée de Paris.
05:56Salauds de pauvres.
05:58Voilà où on est la gauche.
06:00Et en fait, derrière cette doctrine orwellienne,
06:05il y a l'idée désespérée de sanctifier, de sanctuariser
06:12le grand récit mondialiste diversitaire.
06:16C'est ça leur idée.
06:18C'est ça l'idée de ces républiques.
06:22Et c'est ce qu'a dit Van der Leyen
06:25quand elle est allée à Davos en disant
06:27« La désinformation est le problème majeur de notre temps.
06:30La liberté d'expression n'est pas un absolu. »
06:33Et elle vient de dire, la semaine dernière,
06:36dans son discours sur l'état de l'Union,
06:39comme diraient les présidents américains,
06:42elle vient de dire, on va créer un centre
06:46de réflexion et de protection,
06:49un centre sur la liberté d'expression,
06:52un centre européen sur la liberté d'expression,
06:56pour protéger la liberté d'expression.
06:57Vous avez compris ce que ça veut dire, en fait.
06:59Ça veut dire qu'on va écarter ceux qui ne pensent pas comme nous.
07:01Voilà.
07:02Et donc tout ça, en fait, Elliot, Geoffroy,
07:06ça me rappelle une conversation le 23 septembre 1993,
07:11chez moi, avec Alexandre Solzhenitsyn.
07:16Il m'avait dit, à un moment donné,
07:17je n'avais pas compris sur le couple,
07:18après j'ai réfléchi.
07:19Il me dit, vous verrez, chez vous comme chez nous,
07:22un jour, bientôt, arrivera le moment
07:24où le système s'auto-raconte.
07:28Le système s'auto-raconte.
07:31Et à ce moment-là, le traducteur Nikita Struve,
07:33qui était son éditeur,
07:35qui était un homme délicieux,
07:36ajoute, et à ce moment-là,
07:38on passera de la société de surveillance
07:40à la société de l'auto-surveillance.
07:43C'est-à-dire, le journaliste s'auto-surveille,
07:46l'homme politique s'auto-surveille,
07:48le prof s'auto-surveille,
07:50tout le monde s'auto-surveille,
07:51on ne dit plus rien,
07:52et on ne pense plus rien.
07:54Et neuf mois plus tard,
07:56le rapport sera donc publié lundi,
07:59mais dans le contexte qu'on connaît.
08:02Ce naufrage, donc, dans les neuf mois
08:04qui ont suivi, d'un système
08:06qu'a pu découvrir et vivre vraiment
08:09en son cœur, Philippe Devilliers, je crois.
08:12L'avantage des archives de Philippe Devilliers,
08:14quand elles ont neuf mois,
08:15c'est qu'elles ont moins vieilli
08:15que celles qui ont 20 ans
08:16et qui, elles-mêmes, n'ont pas beaucoup vieilli.
08:18Donc, c'est toujours pertinent, neuf mois après.
08:20Et en effet, c'est annonciateur.
08:22Le système s'auto-raconte,
08:23ce qu'il vient d'expliquer à l'instant.
08:24C'est annonciateur de la séquence qu'on a vécue
08:26où, en fait, quand le système
08:27ne peut plus s'auto-raconter
08:28parce que quelqu'un, Charles Aloncle,
08:29vient le raconter,
08:30ou en tout cas le décrypter
08:32et vient mettre, en fait,
08:33le grain de sable dans la machine,
08:35le système devient fou.
08:36Les neuf mois de commission
08:37qu'on vient de vivre,
08:37les mois de commission qu'on vient de vivre
08:39ont été absolument incroyables
08:40jusqu'à ce week-end complètement dingue,
08:42le week-end dernier,
08:43où il y a les extraits qui fuitent
08:44dans la presse,
08:45qui sont partiellement faux
08:46et puis ensuite, la pression
08:51sera porté entre les mains
08:52et on aura la vérité
08:53sur l'information en France.
08:55Autre sujet au cœur de l'actualité
08:57cette semaine
08:57est devenu d'ailleurs
08:58la troisième priorité des Français
09:00à l'approche des présidentielles,
09:02c'est la question migratoire.
09:03Mais pour proposer une nouvelle politique
09:05en matière d'immigration,
09:06que faire ?
09:07Agiter le chiffon rouge
09:09de l'État de droit,
09:10c'est souvent ce qui est fait
09:12par ceux qui ne voudraient pas,
09:14et pourtant à la demande des Français,
09:17proposer une politique migratoire
09:19bien plus ferme.
09:20Qu'est-ce que l'État de droit ?
09:22Et d'ailleurs,
09:22encore une fois dans l'actualité,
09:24puisque sur un autre sujet,
09:26et notamment sur le 1er mai,
09:28j'ai entendu Sophie Binet,
09:29au nom de l'État de droit,
09:31dire qu'il ne fallait pas toucher
09:33au fameux 1er mai
09:34et ne pas laisser les boulangers
09:36travailler aujourd'hui.
09:37Philippe Devilliers a la question.
09:38Qu'est-ce que l'État de droit ?
09:40Écoutez sa réponse.
09:43En fait, l'État de droit,
09:45le faux État de droit,
09:49il est aux mains d'une kleptocratie
09:51qui est une oligarchie juridique,
09:53idéologique et technocratique
09:56et qui fait passer pour l'État de droit
09:59ce qui n'est pas l'État de droit.
10:02Et je voudrais expliquer pourquoi.
10:04L'État de droit digne de ce nom,
10:07c'est quand on assure,
10:09quand on rétablit
10:11ce qu'est une urgence constitutionnelle.
10:15Le double primat,
10:17le primat de la souveraineté populaire
10:20sur la République des juges
10:24et le primat
10:26de la souveraineté nationale
10:28sur la République des commissaires,
10:31les nouveaux souverains.
10:34Aujourd'hui,
10:36nous sommes devant
10:36une gigantesque manipulation
10:38qui est inspirée par,
10:39vous savez,
10:39la recommandation de Camille Desmoulins
10:41qui disait
10:42« Les tyrans malhabiles
10:45usent des baïonnettes,
10:46les tyrans habiles
10:47usent de la loi ».
10:48Et là, en fait,
10:51disons que le mot « loi »
10:52à la bouche,
10:53les chantres de l'État de droit
10:55montent sur le point haut
10:57et nous proposent
10:58l'État de droit divin.
11:00J'emprunte la formule
11:02à notre ami
11:04Mathieu Bocoté,
11:05toujours aussi brillant.
11:07L'État de droit divin.
11:10Alors, le primat
11:11de la souveraineté populaire
11:14sur la République des juges,
11:16qu'est-ce que ça veut dire ?
11:18Ça veut dire qu'en fait,
11:19les juges ne jugent plus
11:21au nom du peuple.
11:23Ils ne jugent plus
11:24au nom de la sécurité.
11:27Ils ne jugent plus
11:28au nom de la nation.
11:30Ils ne jugent plus
11:32au nom de la matrice
11:33anthropologique
11:35qui s'inspire des lois
11:36immémoriales
11:37et des lois naturelles
11:38qu'on ne peut pas
11:40transgresser.
11:42Non, les juges,
11:44aujourd'hui,
11:46ils jugent
11:47au nom
11:48d'un corpus idéologique,
11:51au nom
11:52des minorités,
11:54au nom
11:55d'une extension
11:57indéfinie
11:57des droits individuels,
11:59comme l'a très bien vu
11:59Marcel Gaucher,
12:02et qui finissent
12:02par se retourner
12:03contre l'idée
12:04de la citoyenneté.
12:05Et c'est bien là
12:06le problème.
12:07C'est qu'en fait,
12:09le juge constitutionnel,
12:11par exemple,
12:12est en train
12:13d'abolir
12:13le principe même
12:14de la citoyenneté.
12:15Je vais vous donner
12:15trois illustrations.
12:17La première,
12:20c'est incroyable
12:21ce que je vais vous raconter,
12:22mais c'est vrai,
12:22au nom du principe
12:24de fraternité
12:25qu'ils ont dégoté
12:26dans le préambule
12:27de la Constitution,
12:28les juges constitutionnels
12:30ont décidé
12:32que
12:35le délit
12:36d'aide
12:37au séjour
12:38irrégulier
12:39n'était plus
12:40un délit.
12:41Et donc,
12:41il est désormais
12:42légal
12:43d'aider
12:45un immigré
12:47irrégulier.
12:49C'est légal.
12:51et comme par ailleurs
12:52le délit
12:53de séjour
12:54irrégulier
12:54a été
12:55aboli,
12:56alors,
12:57il n'y a plus
12:58de moyens
12:58de lutter
12:59contre l'immigration
12:59illégale.
13:00Et c'est le juge
13:01constitutionnel.
13:02Deuxième exemple
13:02qui est tout aussi fort.
13:05Ils ont établi
13:07l'aide
13:07juridictionnelle
13:08gratuite
13:09pour les clandestins.
13:10Ça veut dire
13:11que vous,
13:13contribuable,
13:14moi,
13:14contribuable,
13:15nous payons
13:17les avocats
13:19gratuits
13:19pour les clandestins
13:20pour leur permettre
13:21de se retourner
13:22contre l'État
13:23alors qu'ils sont
13:24dans des situations
13:26irrégulières.
13:28Mais on est
13:28dans la neuf des fous.
13:30Regardez le tableau
13:31de Jérôme Bosch
13:31et vous comprendrez
13:32ce qu'est devenu
13:33le Conseil constitutionnel
13:34et l'Assemblée
13:35d'ailleurs
13:36qui fait la loi.
13:38On est dans
13:38la neuf des fous.
13:40Et troisième exemple,
13:41c'est le plus frappant.
13:42Le 6 mai
13:442024,
13:46le président
13:47du Conseil constitutionnel
13:48à l'époque,
13:49Laurent Fabius,
13:50a expliqué
13:51que toute référence
13:53à la préférence nationale
13:54devait être bannie.
13:56Et il a introduit
13:58l'idée
13:58de la préférence étrangère,
14:00c'est-à-dire
14:00l'absence
14:03définitive
14:04pour l'avenir
14:05de toute différence
14:06de statut
14:07entre le national
14:08et l'étranger.
14:10Il n'y a plus
14:11de différence
14:11de statut
14:12entre le national
14:13et l'étranger.
14:15Ces trois
14:17illustrations
14:17dont je viens de vous parler,
14:18l'une est faite
14:19au nom du principe
14:20de la fraternité,
14:21la deuxième est faite
14:22au nom du principe
14:22de l'égalité
14:23et la troisième
14:24est faite
14:25au nom du principe
14:26de la non-discrimination.
14:28Donc,
14:29au nom du principe
14:29de la non-discrimination,
14:31on ne peut pas distinguer
14:32la France
14:32et le reste du monde.
14:33Donc,
14:34si le reste du monde
14:35vient chez nous,
14:36on ne peut pas
14:37mettre
14:38une barrière
14:39quelconque.
14:40Voilà pour le premier
14:42primat,
14:43le primat
14:44de la souveraineté
14:44populaire
14:45sur les juges.
14:47La justice
14:48juge au nom
14:48du peuple.
14:49Eh bien,
14:49aujourd'hui,
14:50elle ne juge plus
14:50au nom du peuple.
14:52Et le deuxième primat,
14:54c'est le primat
14:54de la souveraineté nationale
14:56sur
14:59la République
15:00des commissaires,
15:01les nouveaux souverains.
15:03Je vais vous donner
15:04un exemple,
15:05même deux.
15:06On ne peut plus
15:07aujourd'hui
15:12choisir
15:12qui on accueille
15:13et qui on n'accueille pas.
15:14Je l'ai dit
15:14la semaine dernière.
15:15Je le répète ici,
15:16mais d'une autre manière.
15:17Le pacte
15:18asile-migration,
15:20le pacte asile-migration
15:21qui a été voté
15:22par le Parlement européen
15:24et par la Commission
15:25de Bruxelles,
15:26décidé par la Commission
15:27de Bruxelles,
15:27s'applique là.
15:28Ça y est.
15:29Ça y est.
15:29Et donc,
15:30il y a 30 000
15:32demandeurs
15:32d'asile
15:33qui vont arriver,
15:34qui vont être répartis
15:35dans toute l'Europe
15:37et si jamais
15:38la France s'y opposait,
15:39elle devrait payer
15:4320 000 euros
15:45par refus,
15:46par migrant.
15:48Vous m'avez bien entendu.
15:50Est-ce qu'on est
15:51encore souverains ?
15:52Qui ose nous dire
15:53qu'on est encore souverains ?
15:55Mais c'est pire.
15:56Là,
15:56ils sont en train
15:57de soumettre
15:58au Parlement européen
16:01un document
16:02qui est en fait
16:03un règlement
16:04qui va être
16:05d'application directe
16:06en Europe
16:08pour la question
16:10de la directive
16:11retour,
16:12c'est-à-dire en fait
16:13les délais
16:14de rétention,
16:16etc.
16:18On n'est plus souverains
16:19là non plus.
16:20C'est l'Union européenne,
16:22la Commission de Bruxelles
16:23qui détermine,
16:25et petite parenthèse,
16:26les LR ont voté pour
16:27ou vont voter pour.
16:29Ils soutiennent ce projet.
16:30J'ai lu un tweet
16:32de Marine Le Pen
16:33sur ce sujet
16:34qui dit
16:35les LR vont voter pour
16:36et elle s'oppose
16:37évidemment
16:37à cette folie.
16:40Alors en fait,
16:43on n'est plus souverains.
16:44Il n'y a plus
16:44la souveraineté populaire
16:45par rapport aux juges,
16:47il n'y a plus
16:47la souveraineté nationale
16:48par rapport aux commissaires.
16:49Qu'est-ce que ça veut dire ?
16:50Ça veut dire qu'en fait
16:51la potestas est partie à Bruxelles
16:56et l'autoritas est partie au prétoire.
17:00Qu'est-ce que l'État de droit ?
17:03Après ce grand détour,
17:04je réponds à votre question.
17:05L'État de droit,
17:06c'est premièrement
17:07la séparation du pouvoir.
17:09Elle n'existe plus
17:09puisqu'on l'a vu
17:10avec l'affaire Marine Le Pen
17:13et l'affaire Sarkozy
17:15que l'autorité judiciaire
17:20est devenu le premier pouvoir.
17:23Donc il n'y a plus
17:23de séparation du pouvoir.
17:26Il y a un pouvoir
17:27et deux pouvoirs soumis.
17:30Deuxièmement,
17:34l'État de droit,
17:36c'est la présomption d'innocence.
17:40Donc le double degré
17:41de juridiction, etc.
17:42Vous voyez bien
17:43qu'avec l'exécution provisoire,
17:44c'est fini.
17:46Troisièmement,
17:48l'État de droit,
17:50c'est le droit
17:51prescriptif
17:52pour les citoyens
17:53d'aller chercher
17:54dans les siècles passés
17:56les mélodies manquantes.
17:57Là aussi,
17:58on nous l'interdit
17:59puisqu'on nous interdit
18:00notre passé sacré.
18:02On a cette formule
18:04qui est l'État de droit
18:05et vous avez l'impression
18:06que vous ne pouvez plus
18:07toucher à rien
18:08lorsqu'on vous répond
18:09État de droit.
18:10Et il faut rappeler
18:11d'ailleurs qu'à l'époque,
18:12Philippe de Villiers
18:13avait proposé une pétition
18:14sur la question migratoire
18:15pour un référendum
18:16sur l'immigration
18:18qui avait recueilli
18:182 millions de signataires.
18:20Je peux vous raconter
18:21cette histoire
18:21parce que je la connais bien.
18:23Elle est un peu née
18:24d'ailleurs autour
18:24de cette émission.
18:25C'est Philippe de Villiers
18:26qui travaillait l'été dernier
18:28à son livre
18:30Populicide,
18:30celui qui est sorti
18:31en septembre
18:31ou en octobre cette année.
18:33Et en discutant,
18:34une fois que l'émission
18:35était terminée,
18:35en parlant de ce livre
18:36qui allait sortir à la rentrée,
18:38il me dit,
18:38je pense que l'immigration
18:40est le sujet central.
18:41Il est en train
18:41de travailler là-dessus
18:42et que ce sera le sujet
18:43de la prochaine élection présidentielle.
18:44Je voudrais réveiller les consciences,
18:45comment faire, etc.
18:47Et il a cette idée
18:48de lancer une pétition
18:49qui en effet sera
18:50alors évidemment
18:51caricaturée,
18:52condamnée par tous les médias
18:53et c'était prévisible
18:55mais qui touchera
18:56presque 2 millions de Français,
18:571,9 million et quelques.
18:59Ce qui veut dire
18:59qu'en effet,
19:00dès que vous en parlez,
19:01dès que vous réveillez
19:01un peu le sujet,
19:02vous vous rendez compte
19:03que ça touche vraiment
19:04beaucoup, beaucoup de Français
19:05et que ça sera sans doute
19:06un des sujets
19:07sans problème
19:07de l'élection présidentielle.
19:08Et moi, j'adore la formule
19:09de Mathieu Bocoté
19:10que Philippe cite dans l'extrait
19:11qu'on vient de voir.
19:12L'état de droit divin,
19:13on ne fera pas beaucoup mieux
19:13pour décrypter,
19:14pour décrire cet état de droit
19:16aujourd'hui ?
19:16L'état de droit divin
19:18et je le disais,
19:19c'était au cœur
19:19de l'actualité cette semaine
19:21puisque une nouvelle fois,
19:22la question migratoire
19:23est devenue
19:24la troisième priorité,
19:26préoccupation des Français
19:27à un an
19:28de l'élection présidentielle.
19:31Autre sujet brûlant
19:32d'actualité,
19:33c'est évidemment
19:34toutes les questions économiques
19:35et notre industrie.
19:37Avec la guerre en Iran,
19:38l'explosion des prix
19:39des carburants,
19:39mais aussi des matières premières,
19:42la désindustrialisation
19:43de la France
19:44et de l'Europe
19:45et une faille béante
19:48pour retrouver
19:49une souveraineté française.
19:51L'Europe industrielle
19:53face à un défi existentiel,
19:55voilà le thème
19:56qu'on avait abordé
19:57à l'époque,
19:58on était en octobre dernier.
20:00Écoutez,
20:00Philippe Devilliers.
20:04Moi, j'ai vécu
20:05le moment de bascule,
20:07le moment où
20:10l'Europe
20:10s'est définie
20:12comme un marché,
20:13un lieu d'échange
20:14ouvert à tous les vents.
20:16Et je disais
20:17aux européistes,
20:18aux eurofédéralistes,
20:20un jour,
20:21ça se retournera
20:22contre vous.
20:23C'est y est,
20:24on y est.
20:25Vous allez comprendre
20:26ce que je veux dire.
20:28Là, on a
20:29deux mouvements successifs
20:32que le Figaro et le Monde
20:33ont appelé
20:34le rouleau compresseur,
20:36le deuxième choc.
20:37Alors, on a eu
20:38la capitulation estivale
20:40de l'impératrice
20:42de la norme,
20:44Van der Leyen,
20:45sur le parcours de golf,
20:46où elle s'est pris
20:47un club dans la gueule
20:49avec Trump.
20:51Et avec un triple choc.
20:56Premièrement,
20:56un choc tarifaire
20:57de 26 %,
20:59c'est-à-dire 15 %
21:00de doigt de douane
21:01plus 11 %
21:02d'évaluation du dollar.
21:03Vous imaginez
21:04le petit patron de PME
21:05qui exporte aux Etats-Unis,
21:0726 %
21:07de choc tarifaire.
21:09Deuxièmement,
21:10deuxième choc,
21:11la dépendance
21:13énergétique,
21:14puisque Trump
21:15a obligé
21:16l'impératrice
21:18à acheter
21:19750 milliards
21:20de dollars
21:22de gaz
21:23de schiste
21:24texan.
21:27Et enfin,
21:28la dépendance
21:29industrielle,
21:30puisqu'il a fallu
21:33accepter
21:33la promesse,
21:35l'engagement
21:35d'investir
21:37600 milliards
21:38aux Etats-Unis.
21:40Et j'ai regardé
21:41l'attitude
21:42des grandes entreprises
21:43françaises.
21:44Qu'est-ce qu'elles ont fait ?
21:45Je cite
21:46LVMH,
21:47Stellantis,
21:49
21:49les entreprises européennes,
21:52l'air liquide,
21:52etc.
21:53Qu'est-ce qu'elles ont fait ?
21:55Elles se sont implantées
21:56aux Etats-Unis.
21:57Elles ont pris la décision
21:57de s'implanter aux Etats-Unis.
21:59Donc, en fait,
21:59on est en train de perdre
22:00de l'emploi
22:01et de la compétence.
22:03Ça, c'est pour l'été.
22:04Et puis, à l'automne,
22:05qu'est-ce qu'on découvre ?
22:07Qu'en réalité,
22:08comme on est ouvert
22:09à tous les vents,
22:11c'est la Chine
22:12qui arrive.
22:14On appelle ça
22:15le deuxième choc chinois.
22:16Le premier choc chinois,
22:17c'était
22:19après l'entrée
22:20de la Chine
22:20dans l'OMC.
22:22La Chine a attiré
22:23nos industries de main-d'oeuvre
22:24par les délocalisations.
22:26Le deuxième choc chinois,
22:27ce ne sont plus
22:27les industries de main-d'oeuvre.
22:29Ce sont les secteurs
22:30d'innovation,
22:31c'est-à-dire
22:31l'intelligence artificielle,
22:33les véhicules électriques,
22:36la transition énergétique.
22:38Tout ça,
22:39ça vient de Chine.
22:40Et petit à petit,
22:41c'est tout notre tissu industriel
22:43qui est aspiré
22:45par la Chine.
22:47Mais ce qui est intéressant,
22:48c'est la réponse de l'Europe.
22:49L'Institut Jacques Delors,
22:51c'est vraiment là
22:52où se développe
22:54la pensée européenne,
22:55euro-fédéraliste.
22:56Vous savez ce qu'ils ont dit ?
22:57C'est extraordinaire,
22:58ce n'est pas si inaperçu.
23:00Ils ont dit,
23:00voilà,
23:00il faut faire des joint ventures
23:02à l'envers.
23:05J'explique.
23:06Il faut implanter en France
23:09des entreprises chinoises
23:12et après,
23:13quand elles seront implantées,
23:14on va les supplier
23:16pour qu'elles acceptent
23:18de faire avec nous
23:19des transferts de technologies.
23:21Ça ne vous rappelle rien ?
23:23Ben si.
23:24Ça rappelle exactement
23:25ce que faisaient
23:26les entreprises françaises
23:27dans les années 70-80
23:29avec la Chine.
23:31C'est-à-dire qu'on allait là-bas
23:32à condition
23:32de faire
23:34des entreprises communes
23:35avec les Chinois
23:35pour que les Chinois
23:36puissent nous pomper,
23:38nous inspirer
23:38nos savoir-faire.
23:39Voilà.
23:40Sauf que là,
23:41c'est à l'envers.
23:42Donc,
23:42on est dans une situation
23:43de suggestion.
23:44Et pourquoi tout ça ?
23:46Pour deux raisons successives.
23:49Premièrement,
23:51on a joué la carte
23:55du libre-échangisme mondialiste
23:56en mettant fin
23:58au marché commun
23:59en 1992.
24:01Marché commun,
24:02c'est une communauté
24:02de producteurs
24:03et de consommateurs
24:04avec un tarif extérieur commun.
24:06Et aujourd'hui,
24:07tout le monde le regrette
24:07puisque vous savez
24:08de quoi il parle
24:09à Bruxelles
24:09de la préférence européenne.
24:12Celle qu'on a bazardée
24:13en 1992
24:14au moment du traité
24:15de Maastricht.
24:17Et puis,
24:18deuxièmement,
24:18le pacte vert.
24:19Et ça,
24:20c'est à l'ONU.
24:22Trump
24:23qui nous a rappelé ça
24:24en disant
24:24avec votre pacte vert,
24:25vous êtes en train
24:26de décarboner
24:27pour le monde entier.
24:28Le monde entier
24:28vous regarde
24:29et se marre
24:29et pendant ce temps-là,
24:30les Chinois arrivent
24:31et vous vendent
24:32les éoliennes
24:33et les panneaux solaires.
24:34Non mais,
24:35c'est une faillite totale.
24:38Mais qui peut encore
24:40se dire européiste
24:41en France aujourd'hui
24:42s'il tient
24:43à la richesse
24:46et à la prospérité
24:46de notre pays ?
24:47Qui peut ?
24:49On est devant
24:49un problème religieux.
24:52Est-ce que c'est
24:53une question
24:53de dogmatisme
24:54ou une question politique ?
24:56Il se posait la question
24:57en octobre
24:57qui peut se dire
24:58européiste ?
24:59Il y en a un
24:59et au sommet de l'État
25:00il s'appelle Emmanuel Macron.
25:02C'est drôle
25:02parce que d'ailleurs
25:03cette saison
25:03il y a beaucoup de gens
25:04qui nous regardent
25:04qui m'ont fait remarquer ça.
25:05Il y a eu une évolution
25:06de Philippe Devillé
25:06sur la question européenne.
25:07Il n'a pas changé
25:08vraiment d'idée.
25:08Par contre,
25:09il est devenu plus offensif
25:10sur le sujet.
25:11C'est-à-dire que
25:12pendant qu'il faisait
25:13de la politique
25:13il y a des années
25:14et puis même
25:16le début
25:16de son activité
25:18de chroniqueur
25:19sur CNews
25:19il disait
25:20il était critique
25:21de l'Union Européenne
25:21il était même très critique
25:22de l'Union Européenne
25:23sans spécialement
25:24demander grand-chose
25:25et maintenant il dit
25:25il faut qu'on arrête
25:26il faut sortir de cela
25:26etc.
25:27Il est devenu
25:28beaucoup plus critique
25:29beaucoup plus offensif
25:30et évidemment
25:31vous avez raison
25:32on a peut-être
25:33le chef d'État
25:34le plus européiste
25:35qu'on a jamais eu
25:36à la tête de la France
25:36au moment où l'Europe
25:37va le plus mal
25:38donc ça devient problématique.
25:40Et justement
25:40parlons toujours d'industrie
25:43et cette fois-ci
25:43d'industrie automobile
25:46et dès le mois d'octobre
25:47Philippe Devillé
25:48a alerté sur notre
25:48industrie automobile
25:49et la menace
25:50qui pesait
25:50sur cette dernière
25:52la fermeture
25:54de la production
25:54de l'usine historique
25:55de Stellantis
25:55à Poissy
25:56huit mois plus tard
25:58donnerait-elle raison
25:59à Philippe Devillé ?
26:00Écoutons sa réaction.
26:03Avec le Mercosur
26:04l'Union Européenne
26:06est en train
26:07de sacrifier
26:08l'agriculture européenne
26:09et en particulier
26:09l'agriculture française
26:10il ne restera plus rien.
26:12Pourquoi ?
26:13Parce que les élites mondialisées
26:15ont décidé
26:15de déléguer
26:17notre alimentation
26:18au marché mondial
26:20ce serait trop long
26:21à développer
26:21mais je suis prêt
26:22à le faire.
26:23Deuxièmement
26:24avec l'écologie
26:26plus initiative
26:26on a sacrifié
26:27notre industrie
26:29notre énergie
26:30l'industrie nucléaire
26:31en fermant les réacteurs
26:33en fermant les réacteurs.
26:34Troisièmement
26:36avec le plan défense
26:37de Mme Van der Leyen
26:38il faudra qu'on en parle
26:39on est en train
26:40de sacrifier
26:40notre outil de défense
26:43puisqu'on est les seuls
26:44à avoir une industrie
26:45de défense autonome
26:46en Europe
26:49et là maintenant
26:51avec le pacte vert
26:52on est en train
26:53de sacrifier
26:54notre industrie automobile.
26:56Il faut savoir
26:56que c'est l'hécatombe
26:57en Allemagne
26:5850 000 emplois
26:58ont été supprimés
26:59c'est l'hécatombe
27:00en France
27:01elle est à venir
27:03avec nos 3500 entreprises
27:05et 350 000 emplois
27:07et qu'est-ce qui est en train
27:08de se passer
27:09le grand emplacement ?
27:11Bientôt
27:12on sera tous
27:13en voiture chinoise
27:16puisque en fait
27:17les chinois
27:18sont en train
27:19de pénétrer notre marché
27:20ils ont 15 ans d'avance
27:23selon monsieur Draghi
27:2515 ans d'avance
27:26ils ont des technologies
27:28très en avance
27:29et ils ont des véhicules
27:33qui ne sont pas chers
27:34et qui sont hautement polluants
27:36et donc par rapport
27:37à la décarbonation
27:38c'est une absurdité
27:39et ce que dit très bien
27:40Luc Châtel
27:41le président de la plateforme
27:42autonomie
27:43qui connaît bien son sujet
27:44il utilise cette expression
27:48la France a choisi
27:50de tirer contre son camp
27:51c'est-à-dire que l'Allemagne
27:53en ce moment
27:53est en train de tirer
27:55la sonnette d'alarme
27:56auprès de Van der Leyen
27:57l'impératrice de la norme
27:58et qu'est-ce que fait Macron
28:00lui avec l'espagnol
28:01socialiste sans chaise
28:03il dit non non
28:04il faut continuer
28:04il faut continuer
28:05donc en fait
28:06Macron
28:07quand il partira
28:09il aura fini
28:10de tout tuer
28:12y compris
28:13l'industrie automobile
28:15un de nos fleurons
28:17vous vous rendez compte
28:19moi quand j'étais petit
28:20que je voyais passer
28:21une dauphine
28:22ou une chive à quatre
28:24j'étais fier
28:26d'être français
28:27c'est fini
28:30il y a quelques semaines
28:32trois semaines
28:32vous aviez Sébastien Lecornu
28:35sur le perron
28:36de l'hôtel de Matignon
28:38expliqué qu'il fallait
28:39accélérer le processus
28:40de la voiture électrique
28:42et encore une fois
28:44ces derniers jours
28:46on a rappelé
28:47à quel point
28:47aujourd'hui
28:48le marché chinois
28:49était bien plus important
28:50que le marché français
28:51sur l'automobile
28:53électrique notamment
28:54l'intérêt je pense
28:55de ces émissions
28:55de best-of
28:56de Philippe Devilliers
28:57qu'on fait
28:57c'est qu'on voit
28:59se dessiner
29:01un programme
29:01pour les débats
29:02qu'il faut avoir
29:03pendant l'élection présidentielle
29:04quand vous voyez
29:04bout à bout
29:05toutes les archives
29:05qu'on empile
29:06et qu'on réécoute
29:08vous vous dites
29:09finalement sur l'industrie
29:10sur l'automobile en effet
29:11sur l'énergie
29:12parce qu'on a beaucoup
29:13parlé d'énergie
29:13cette saison
29:14sur l'Europe
29:15sur les questions
29:15d'immigration
29:16sur les questions
29:16de civilisation
29:17à la fin
29:18vous avez un peu
29:18envie que la campagne
29:19présidentielle ressemble
29:20à un sommaire
29:20de face à Philippe Devilliers
29:21comme ça au moins
29:22on parlera de tout
29:23ce qu'il faudrait faire
29:24un jour
29:25c'est parce que
29:26vous parlez d'archives
29:27faire les meilleurs moments
29:29de face à Philippe Devilliers
29:30mais non pas
29:31de cette émission
29:32mais des débats
29:33qu'il a pu avoir
29:33entre 90
29:35et 2010
29:37pourquoi pas
29:38sincèrement
29:38quand vous le faites
29:39à chaque fois
29:39dans l'émission
29:40oui mais là
29:40c'est vraiment
29:41en longueur
29:41d'aller sur les débats
29:42les plus impressionnants
29:43avec Jacques Lang
29:44avec Alain Juppé
29:46avec Cohn-Bendit
29:48avec Valéry Giscard d'Estaing
29:51François Bayrou
29:52faire une spéciale archive
29:53spéciale archive
29:54on va réfléchir à cela
29:56il souhaitait
29:57dans la séquence
29:58qu'on vient de passer
29:59il disait
30:00il y a l'industrie
30:01automobile
30:02mais on est aussi
30:02en train de tuer
30:03notre agriculture
30:05et encore une fois
30:06ça fait écho
30:07à l'actualité brûlante
30:09puisqu'il souhaitait
30:11et souvent
30:12il a alerté
30:12sur la question
30:13du Mercosur
30:14cet accord
30:15de libre-échange
30:16entre l'Europe
30:16et les pays d'Amérique latine
30:17venant créer
30:18l'une des plus grandes zones
30:19de libre-échange
30:20au monde
30:21et menaçant
30:22bien sûr
30:23l'agriculture française
30:24et bien
30:24aujourd'hui
30:25est entré
30:26en vigueur
30:26le traité du Mercosur
30:29écoutez
30:29Philippe De Villiers
30:31sur le Mercosur
30:32est-ce un drame
30:33pour l'économie française
30:34et surtout
30:35pour l'agriculture française ?
30:38il est incohérent
30:39il est incohérent
30:39pour la France
30:40pas pour l'Allemagne
30:42qui a des voitures à vendre
30:43il est incohérent
30:44pour la France
30:45parce qu'on demande
30:45à nos paysans
30:46de faire des efforts
30:48considérables
30:48au point d'abattre
30:49leur vache
30:52on leur demande
30:53de faire des efforts
30:55considérables
30:57alors que dans le même temps
30:58en matière de sécurité
31:00sanitaire
31:00alors que dans le même temps
31:03la viande argentine
31:06elle
31:07n'est soumise
31:09à aucune règle
31:10la viande aux hormones
31:13la volaille
31:15les activateurs de croissance
31:16le maïs
31:18les substances
31:20chimiques
31:21aucune traçabilité
31:24aucune traçabilité
31:26ils en sont incapables
31:27donc là
31:30une incohérence totale
31:31on ne peut pas demander
31:32à nos paysans
31:33à nous
31:34ce qu'on ne peut pas
31:35demander aux autres
31:37à ceux qui vont nous envahir
31:40petite parenthèse
31:41juste avant
31:42d'arriver
31:43à CNews
31:44j'ai découvert
31:46qu'il y avait
31:47une exigence européenne
31:48pour
31:49l'année prochaine
31:502027
31:50faire entrer l'Ukraine
31:52dans l'Union Européenne
31:52alors là
31:53c'est la totale
31:55il ne manquait plus que ça
31:57c'est à dire qu'en fait
31:58on se sert de nos paysans
32:00comme une monnaie d'échange
32:01tant qu'il y a du liquide
32:05deuxièmement
32:06c'est un accord
32:07le Mercosur
32:07c'est un accord
32:09déséquilibré
32:09je vais vous donner
32:10un exemple
32:11une ferme française
32:13en moyenne
32:14est de 69 hectares
32:15une ferme
32:17au
32:18matos grosso
32:19j'ai regardé
32:20500 000 hectares
32:21donc
32:22il y a
32:23un ami
32:24un paysan
32:25il s'appelle Nicolas
32:26je le salue d'ailleurs
32:26il m'a envoyé un message
32:28tout à l'heure
32:29pour me dire
32:31nous on vend
32:32le kilo
32:35à deux
32:36deux euros
32:38non
32:40le
32:40comment dirais-je
32:42le
32:44l'argentin
32:45ça lui revient
32:46à deux euros cinq
32:49alors que nous
32:50il faut qu'on fasse
32:51au moins six euros
32:52pour commencer
32:52à gagner de l'argent
32:53donc c'est pas jouable
32:54pourquoi ?
32:55parce qu'il y a un déséquilibre
32:56complet
32:57des prix de revient
32:58évidemment
32:59parce que c'est pas du tout
33:01nous on n'a pas les latifundias
33:02de l'argentine
33:04ou du Brésil
33:05et puis
33:06il y a autre chose
33:08c'est qu'en fait
33:09madame van der Leyen
33:11elle est allemande
33:13c'est la commission
33:14qui négocie
33:15et la commission
33:16elle a négocié
33:17pour l'Allemagne
33:19et l'Allemagne
33:20elle a
33:21la chimie
33:21elle a
33:22l'industrie automobile
33:23etc.
33:24et donc
33:24pour l'Allemagne
33:26peut-être que le Mercosur
33:27c'est rentable
33:28mais certainement pas
33:29pour la France
33:32là on est devant
33:33un cas de figure
33:34extraordinaire
33:34qui nous invite
33:35à réfléchir
33:36je ne sais pas
33:37si vous ne vous souvenez pas
33:38vous étiez trop jeune
33:41la chaise vide
33:43un jour
33:43le général de Gaulle
33:44dit
33:45à son ministre
33:46de l'agriculture
33:47vous ne cégiez plus
33:48à Bruxelles
33:49pourquoi ?
33:49parce qu'il y avait
33:50une mesure agricole
33:51qui était prise contre nous
33:52je ne sais plus laquelle
33:53et donc
33:54à l'époque
33:55il y avait
33:55le droit de veto
33:57qui était encore
33:58dans le traité de Rome
34:00le droit de veto
34:01c'est-à-dire qu'un pays
34:02qui considérait
34:03qu'il y avait
34:03un intérêt vital
34:04en l'occurrence
34:05l'agriculture
34:05il pouvait lever la main
34:07et dire
34:07non je ne vote pas
34:08et à ce moment-là
34:10c'était l'unanimité
34:11s'il y avait
34:11le droit de veto
34:12de la France
34:12et tout a été bloqué
34:14et la France
34:15a repris sa place
34:16et après il y a eu
34:17ce qu'on a appelé
34:17le compromis du Luxembourg
34:19c'est-à-dire
34:19le droit de veto
34:20or aujourd'hui
34:21il n'y a plus
34:22le droit de veto
34:23il n'y a plus
34:24le droit de veto
34:24voilà
34:25nous sommes dans
34:26un super état fédéral
34:27où la France
34:28ne peut que supplier
34:31supplier ses partenaires
34:33aller les voir
34:34faire la salle
34:35pour leur dire
34:36de grâce
34:37non possumus
34:38aidez-nous
34:39voilà
34:39on en est là
34:41aujourd'hui
34:42et donc
34:43en fait
34:43le Mercosur
34:46sera adopté
34:47bientôt
34:48c'est l'Inde
34:49et donc
34:50ça veut dire
34:50qu'il y a un nouveau modèle
34:51tout à l'heure
34:53le président de la SNSEA
34:54a posé une question juste
34:56il a dit
34:56nous on veut savoir
34:57quelle est la vision
34:59française
34:59de l'agriculture
35:01ça c'est une vraie question
35:03la question politique
35:04quelle vision avez-vous
35:06de l'agriculture française
35:07est-ce qu'on a
35:08la vision
35:09d'un pays souverain
35:11alors dans ce cas-là
35:13il faut
35:16protéger
35:17nos agriculteurs
35:18avec des droits de douane
35:21et imposer
35:21un label
35:22viande française
35:23par exemple
35:24bon ben pour ça
35:25il faut quitter l'Europe
35:26voilà
35:27et l'Europe
35:29elle a donné de l'argent
35:30aux agriculteurs
35:31mais de moins en moins
35:32aujourd'hui
35:32la contribution nette
35:34de la France
35:34les français
35:34elles ne savent pas
35:35elle est d'entre
35:3610 et 15 milliards
35:37d'euros
35:38net
35:38entre ce qu'on donne
35:40et ce qu'on reçoit
35:41donc il est temps
35:43de partir
35:44je sais qu'en disant cela
35:45j'étonne
35:47dans beaucoup de chourmières
35:48mais une fois de plus
35:50je suis
35:51un peu
35:52en avance
35:53et il faut rappeler
35:55que demain
35:55il y a une grande
35:55manifestation
35:56mobilisation
35:57des pêcheurs
35:59mais également
36:00d'agriculteurs
36:02je crois que
36:02Christian Couvert
36:02l'ancien
36:03secrétaire
36:04de la coordination
36:06rurale
36:06responsable
36:08de la coordination
36:08rurale
36:09sera présent
36:09demain
36:09à Paris
36:10du côté des Invalides
36:11pour lutter
36:12justement
36:13contre ce qui arrive
36:14à toute l'artisanat français
36:16quand vous regardez
36:16le fil rouge
36:17de toutes les émissions
36:17qu'on a faites cette année
36:18en fait
36:18la souffrance
36:19des agriculteurs
36:21avec le Mercosur
36:22notamment
36:23et maintenant
36:24des pêcheurs
36:25etc
36:25elle est en filigrane
36:26de toutes nos discussions
36:27donc évidemment
36:27il était normal
36:29et compréhensible
36:29de les retrouver
36:30demain à Paris
36:30en effet
36:31la guerre en Iran
36:33et c'est aussi
36:34du fait de l'explosion
36:36des prix du carburant
36:37les difficultés
36:38qu'ont
36:39les engrais
36:41bien sûr
36:41mais surtout
36:42pour les pêcheurs
36:43finalement les aides
36:44qui sont au compte-gouttes
36:45qui ne permettent pas
36:46aux pêcheurs
36:47de voir l'avenir
36:48sereinement
36:49d'où cette mobilisation
36:51demain
36:51pourquoi on va parler
36:52de la guerre en Iran
36:53on est au 63ème jour
36:54aujourd'hui
36:55et Philippe Devilliers
36:56fait partie
36:56de ces quelques
36:59éditorialistes
37:00spécialistes
37:01qui ont émis
37:02des grandes réserves
37:04au tout début
37:05du conflit
37:05quand je dis réserve
37:06c'est aussi
37:07par prudence
37:08en se référant
37:09à l'histoire
37:09en disant
37:10une guerre
37:11on sait comment
37:12elle commence
37:12on sait rarement
37:13comment elle se termine
37:15je voulais revenir
37:16sur sa première intervention
37:18dans cette émission
37:19donc nous sommes
37:19le 6 mars
37:20c'est une semaine
37:21après le début
37:22de l'intervention militaire
37:24américaine
37:24et israélienne
37:25et il revenait
37:26sur les buts de guerre
37:28parce que 60 jours plus tard
37:29c'est toujours difficile
37:30de comprendre
37:30quels sont
37:31les buts de guerre
37:32non pas pour Israël
37:33mais peut-être
37:33pour les Etats-Unis
37:34écoutez
37:35Philippe Devilliers
37:37en fait
37:38il faut d'abord
37:40parler d'Israël
37:41parce qu'il y a
37:41les buts de guerre
37:42de Trump
37:43et il y a les buts de guerre
37:43d'Israël
37:44les buts de guerre
37:45d'Israël
37:45ils sont très simples
37:46il y en a deux
37:47c'est
37:49échapper à la menace
37:51existentielle
37:51une fois pour toutes
37:54pour ne plus vivre
37:56sous les bombes
37:58ne plus
38:01passer une partie
38:03de son temps
38:04dans les abris
38:05y compris pour les mariages
38:07donc vivre
38:08en paix
38:10et puis le deuxième but de guerre
38:12qui est lié au premier
38:13c'est
38:15pour chasser
38:16éradiquer les proxys
38:19c'est-à-dire
38:20en finir avec le Hezbollah
38:22le Hamas
38:24les outils
38:26en finir avec
38:27les tentacules
38:29et
38:30en finir avec la pieuvre
38:32parce que tant qu'il y aura
38:33la pieuvre
38:34les tentacules repousseront
38:36c'est bien connu
38:39réponse sur les Etats-Unis
38:42l'Amérique
38:44le premier but de guerre
38:46c'est
38:47d'empêcher
38:49l'Iran
38:50d'acquérir
38:52la bombe atomique
38:53c'est la première fois
38:58dans l'histoire de l'humanité
39:00qu'on a
39:02une réunion physique
39:05de
39:06la bombe atomique
39:08et du terrorisme
39:09la première fois
39:13le terrorisme
39:15c'est dangereux
39:15tout le monde le dit
39:16tout le monde le sait
39:18on en a la preuve
39:19hélas
39:24je suis français
39:25je n'oublie pas
39:26le Drakkar
39:27les 53 légionnaires français
39:29qui ont été
39:31assassinés
39:31par le Hezbollah
39:34iranien
39:36sous influence
39:37iranienne
39:40le terrorisme
39:41c'est dangereux
39:41la bombe atomique
39:42c'est dangereux
39:44mais quand vous avez
39:46la bombe atomique
39:47et le terrorisme
39:48en même temps
39:48le danger
39:50il est planétaire
39:51il est immédiat
39:51il est redoutable
39:53quand vous avez
39:55une théocratie
39:58qui prône le djihad
40:00c'est-à-dire la conquête du monde
40:03au nom de l'islamisme
40:07qui est une religion
40:10établie sur l'ouma
40:11et sur la charia
40:12donc il n'y a pas de place
40:14pour ceux qui ne sont pas musulmans
40:16quand vous avez
40:17cet état théocratique
40:20qui prône
40:21et qui pratique
40:22le terrorisme
40:25il est normal
40:26que n'importe quel chef d'état
40:28raisonnable
40:29se disent
40:29si jamais un jour
40:31ils ont la bombe atomique
40:32c'est très dangereux
40:33pour le voisin
40:34Israël
40:35c'est très dangereux
40:36pour le monde entier
40:36y compris nous l'Europe
40:38et nous la France
40:40et en fait
40:41en vous disant ça
40:42je repense
40:43à une conversation
40:44que j'ai eue
40:45un jour
40:45il y a longtemps
40:46avec
40:50Michel Debray
40:53ancien premier ministre
40:55qui était
40:56à l'origine
40:57de la bombe atomique
40:58avec le général De Gaulle
40:59et celui
41:00qui a
41:02créé la force atomique française
41:04le général Galois
41:05l'inventeur
41:06de la bombe atomique
41:08c'était chez le général Galois
41:09je me souviens
41:10et on buvait l'apéritif
41:12et le général Galois
41:13dit
41:13en souriant
41:17et en disant
41:18que c'était utopique
41:20ce qu'il allait dire
41:20mais quand même
41:21il dit
41:21il faut faire attention
41:22quand même
41:22avec ma bombe
41:23parce que
41:24si un jour
41:25elle tombe
41:25entre les mains
41:26d'un gouvernement terroriste
41:27là le monde entier
41:29pourrait en pâtir
41:32et je repense à ça
41:33en cet instant
41:34en répondant
41:34à votre question
41:35voilà
41:35nous y sommes
41:37en effet
41:38d'après les derniers
41:40enseignements
41:41des spécialistes
41:42l'agence de contrôle
41:46internationale
41:46qui n'est pas contestée
41:49il y a deux phénomènes récents
41:50le premier
41:51c'est que
41:52c'est l'enrichissement
41:53de l'uranium
41:55jusqu'à 60%
41:59dans les caves iraniennes
42:01or il paraît que
42:03pour aller de 60%
42:04à 100%
42:04dès que c'est Pierre Lelouch
42:05qui est un grand spécialiste
42:08ça va très vite
42:09c'est une question de semaine
42:10et deuxièmement
42:12l'accumulation
42:13de la matière
42:19enrichit
42:19sans justification civile
42:21et de 400 kilos
42:23il y a de quoi faire
42:2430 bombes
42:26donc il y a
42:27un vrai problème
42:28c'est le premier but de guerre
42:30en finir avec
42:32l'arsenal nucléaire
42:34à venir
42:36de l'Iran
42:37le deuxième but de guerre
42:39c'est
42:40d'en finir avec
42:42les rampes de missiles
42:46des rampes de missiles
42:48puisque
42:48on est à la veille
42:51l'Iran est à la veille
42:52d'avoir des lanceurs
42:53spatiaux
42:55avec des
42:57des missiles
42:58d'une portée
43:00de 3000 kilomètres
43:06et qui
43:07qui
43:07qui
43:08qui
43:08qui vont à2000 kilomètres
43:10à l'heure
43:13le
43:14Cora Mchar
43:14ça s'appelle
43:16et le jour où ils ont
43:17le Cora
43:18or
43:18j'ai entendu tout à l'heure
43:20que
43:20il y a un Cora Mchar
43:21qui a été tiré
43:24qui a été intercepté
43:26mais le Cora Mchar
43:27c'est un
43:27c'est un
43:28un missile
43:29balistique
43:30qui explose
43:31en vol et qui fait exploser
43:35des petites bombes, au passage.
43:37Donc, vous pouvez intercepter
43:39la mer, mais pas les filles,
43:41si vous me pardonnez cette expression.
43:46Donc, les missiles balistiques.
43:49Deuxième but de guerre.
43:51Troisième but de guerre, c'est la marine iranienne.
43:54Apparemment, c'est fait.
43:56Quatrième but de guerre,
43:58c'est là qu'on arrive sur
44:00quelque chose de
44:02mouvant.
44:05On dit changement de régime.
44:07Je parle pour notre ami américain.
44:09Régime change.
44:14Je dirais, c'est plus largement
44:16l'idée d'une nouvelle
44:18architecture du Moyen-Orient,
44:20dans l'esprit de Trump.
44:22Avec une extension
44:24des accords d'Abraham
44:28à d'autres pays
44:30que l'Arabie Saoudite
44:31et ceux qui y sont actuellement,
44:33et une omniprésence
44:35de l'Arabie Saoudite
44:36pour développer
44:38le sunnisme,
44:40notamment des États arabes unis,
44:42c'est-à-dire, en fait,
44:43des États
44:43qui ont une vision de l'islam
44:47beaucoup plus modérée.
44:50je dirais dollarisée.
44:53Donc, c'est ça,
44:54le but à terme.
44:55Alors, après,
44:56il y a la question
44:56du changement de régime.
44:57Et en écoutant Trump,
45:00depuis les jours,
45:01par moments,
45:02je me dis,
45:03il est wilsonien,
45:04par moments,
45:05je me dis,
45:05il est jacksonien.
45:07Alors, wilsonien,
45:09c'est Wilson,
45:10le président Wilson,
45:11qui prétend apporter
45:12la démocratie
45:14partout.
45:15Les États-Unis arrivent
45:16parce que les États-Unis
45:17et les Américains
45:17sont persuadés
45:18que tout le monde
45:19veut leur ressembler.
45:20Ce que disait très bien
45:21Mathieu Bocoté
45:21il y a deux jours.
45:23Et donc,
45:25ils veulent apporter.
45:25C'est le messianisme démocratique.
45:27C'est le...
45:27Vous savez,
45:30en fait,
45:30c'est...
45:33Mayflower,
45:33le Mayflower,
45:34les colons,
45:35les premiers colons,
45:37la destinée manifeste.
45:39La destinée manifeste,
45:41c'est l'idée que...
45:43D'ailleurs,
45:43on les a vus prier
45:44tous ensemble
45:44avec Trump.
45:46les évangéliques,
45:47c'est l'idée
45:47qu'en fait,
45:48l'Amérique a reçu
45:49du ciel
45:50une mission,
45:52c'est de convertir
45:53le monde
45:55et la conversion,
45:56c'est convertir
45:57le monde
45:57à l'Amérique.
45:59American way of life.
46:01Voilà.
46:01Et donc,
46:02ça,
46:03c'est Wilson.
46:04Donc,
46:04quand il dit
46:05on va changer de régime,
46:08c'est du Wilson.
46:09Bon,
46:09on a vu
46:10ce que ça a donné
46:10en Irak,
46:14en Kosovo,
46:16en Libye,
46:17etc.
46:17Donc,
46:18il n'y a pas
46:18une réussite.
46:19Pour l'instant,
46:19ça serait la première.
46:22Et alors,
46:23Jacksonien,
46:23c'est plus modéré,
46:25c'est on traite
46:26avec les plus modérés
46:29des excessifs.
46:30et on cherche
46:32le modéré
46:32des excessifs
46:33pour traiter avec lui.
46:34C'est en fait
46:36l'option vénézuélienne.
46:38Bon.
46:39Alors,
46:39dire en fait
46:40ce qui est dans la tête
46:41de Trump aujourd'hui
46:42à l'heure qu'il est,
46:43personne ne peut le dire.
46:45Il y a des rumeurs
46:45qui circulent,
46:46mais personne ne peut
46:48le dire.
46:49Le grand danger,
46:50évidemment,
46:50pour l'Iran,
46:51vous qui connaissez bien
46:52tous les deux l'Iran,
46:53c'est que c'est un grand pays,
46:55il y a 90 millions d'habitants,
46:57mais surtout,
46:58c'est un pays
46:58qui est composite.
47:00Ce n'est pas la France.
47:01Ce n'est pas la France capétienne.
47:03La France de Palavie,
47:05c'est l'Iran de Palavie,
47:07c'est un pays
47:08qui est un agglomérat,
47:12un agrégat inconstitué
47:14de peuples désunis,
47:15comme disait Metternich.
47:16C'est-à-dire que vous avez
47:17des Balouches,
47:19vous avez des Kurdes,
47:19vous avez des Azéries,
47:21etc.
47:22Et finalement,
47:23les Perses
47:24ne représentent que 55%
47:26de la population.
47:29alors en fait,
47:31on saura dans les semaines
47:32qui viennent,
47:33dans les jours qui viennent,
47:36quel est le quatrième but de guerre.
47:39Est-ce que c'est
47:40la nouvelle architecture
47:41du Moyen-Orient
47:42ou est-ce que c'est
47:44le change,
47:45le régime change ?
47:47Et 60 jours plus tard,
47:48quasiment,
47:49on est incapable
47:50de déterminer exactement
47:52les buts de guerre
47:53du côté américain.
47:55Voilà pour ce brouillard
47:57de la guerre
47:58qui est présenté
47:59chaque semaine
48:00par Philippe Devilliers.
48:00Je voudrais qu'on revienne
48:01sur l'actualité de la semaine.
48:03Et l'actualité de la semaine,
48:04c'est aussi,
48:05c'est une du JD News,
48:07Geoffroy Lejeune,
48:08enquête.
48:09Ils veulent faire taire
48:10Boilem Sansal,
48:11intellectuel,
48:12auteur,
48:13journaliste,
48:14ceux qui se sont ligués
48:16pour diaboliser
48:17la parole libre
48:18de Boilem Sansal.
48:19Le 30 janvier dernier,
48:20Boilem Sansal,
48:20de retour après un an
48:21dans les geôles algériennes,
48:23adressait un message
48:24à Philippe Devilliers
48:25sur la France,
48:26une France qu'il ne reconnaissait plus,
48:28mais aussi apportant
48:29un message d'espoir,
48:31l'espoir de retrouver
48:32nos grandeurs passées.
48:33Écoutez Philippe Devilliers.
48:37En fait,
48:37la France est méconnaissable,
48:38ça vient d'une phrase
48:39de Trump,
48:40l'Europe est méconnaissable.
48:43Et
48:45quand on m'avait proposé
48:46de faire ça,
48:47la France est méconnaissable,
48:48je me suis dit
48:50qu'est-ce que je vais dire ?
48:53Puis finalement,
48:56finalement,
48:56ce message m'inspire.
48:58Le message
48:59de Boilem Sansal.
49:00C'est une coïncidence
49:01par rapport à Mélenchon,
49:02mais c'est la meilleure réponse.
49:04On a un franco-algérien
49:08qui répond
49:08à un
49:10sous-chien,
49:12comme on dit maintenant,
49:13Mélenchon,
49:14Français de souche.
49:15Il y en a un qui est plus français
49:17que l'autre
49:17dans ses sentiments.
49:19Mélenchon qui dit
49:20c'est fini cette France-là,
49:21il faut la liquider.
49:22Et tant pis pour les angoisser,
49:23dont je suis.
49:25Ceux qui ont l'angoisse,
49:27c'est une France qui va mourir.
49:29Et on a le franco-algérien
49:31qui dit
49:31non,
49:32vous n'allez pas toucher
49:32à la France.
49:34C'est magnifique.
49:37C'est l'ode
49:37aux Français de désir.
49:41Si on avait,
49:43si les hommes politiques
49:44avaient
49:47l'intuition,
49:48l'instinct
49:49de dire
49:50à tous les Français
49:51qui sont là
49:51depuis peu de temps,
49:53soyez des Français de désir
49:55comme Boilem Sansal.
49:57Parce que moi,
49:57je crois à l'exemplarité.
50:01L'exemplarité.
50:02Vous,
50:03vous êtes exemplaire.
50:04C'est pour ça
50:04que vous êtes là.
50:06Et donc,
50:08quand on a le culot
50:09de parler aux Français,
50:10il faut être impeccable.
50:14Alors maintenant,
50:15je vous réponds.
50:17Oui,
50:18la France,
50:18elle est
50:21méconnaissable.
50:22Parce qu'en fait,
50:23elle est victime
50:24de
50:24de deux
50:26populicides.
50:28Le premier,
50:29c'est un populicide
50:30démographique.
50:32C'est la dénatalité
50:33galopante
50:34du no-kid
50:35qui conduit
50:38au monde
50:39auto-genré
50:43et à l'homme
50:44auto-engendré
50:46et devant nous
50:47avec le transhumanisme
50:51face
50:51à l'immigration
50:53invasive.
50:54Donc,
50:55plus d'enfants
50:56chez nous,
50:56les enfants
50:57qui arrivent
50:57de l'extérieur.
50:58Donc,
50:59la messédite,
51:00c'est un changement
51:01de population.
51:02Il a raison.
51:03Factuellement,
51:03il a raison
51:05Mélenchon.
51:07Petite parenthèse,
51:08quand Éric Zemmour
51:09disait ça,
51:11qu'est-ce
51:11qui se prenait
51:12dans la gueule ?
51:15Et maintenant,
51:15c'est Mélenchon
51:16et tout le monde
51:16trouve ça bien.
51:18Voilà.
51:20Ce qu'il faut
51:20quand on balance
51:21un mot,
51:22il faut le décontaminer
51:23et pour ça,
51:25il faut l'envoyer
51:25à gauche
51:26pour qu'il revienne
51:27à droite.
51:28Et maintenant
51:29qu'on peut l'utiliser,
51:31j'utilise
51:31le grand remplacement.
51:33Mélenchon veut
51:33le grand remplacement.
51:34Vous n'avez pas attendu.
51:36Pardon ?
51:37Vous n'avez pas attendu.
51:37Oui,
51:38je n'ai pas attendu.
51:39C'est vrai.
51:40Je reconnais.
51:41Et alors,
51:41le deuxième populicide,
51:42c'est le populicide
51:43anthropologique,
51:44c'est le pire.
51:45Pourquoi ?
51:46Parce que
51:49c'est la fin
51:52de la matrice
51:53anthropologique
51:56des chrétientés
51:57flageolantes.
52:00Malraux disait
52:05une civilisation
52:06n'existe pas
52:08si elle ne s'adose pas
52:10à une religion.
52:11Or,
52:11il se trouve que,
52:12bon,
52:14on a tous
52:15honte de le dire,
52:16mais il se trouve
52:18que la civilisation
52:18française,
52:20elle est adossée
52:21à la religion
52:22chrétienne.
52:23Or,
52:23la religion chrétienne
52:26est en train
52:26de s'effacer
52:27progressivement.
52:28J'en veux,
52:29pour preuve,
52:30les indices
52:31donnés par
52:31Jérôme Fourquet,
52:32vous vous souvenez.
52:34Et il donne
52:34trois indices,
52:36me semble-t-il.
52:36D'abord,
52:37le choix du prénom.
52:38Il y a 30 ans,
52:40il y avait
52:4130% des filles
52:45qui portaient
52:46le prénom
52:47de Marie.
52:48Aujourd'hui,
52:490,01%.
52:51C'est tout dire.
52:54Deuxième indice,
52:56le choix
52:56de la sépulture.
52:58Aujourd'hui,
52:5940%,
53:00bientôt 50%,
53:01des chrétiens
53:03se font incinérer.
53:07donc la résurrection
53:08des corps,
53:08tout ça,
53:09bon.
53:10Et enfin,
53:11le troisième,
53:12et c'est l'actualité,
53:13c'est le choix
53:14de la mort
53:15ou de la vie.
53:17Notre société
53:18a choisi la mort,
53:19la mort du tout petit
53:21et bientôt
53:22la mort du vieux.
53:24Et quand je vois
53:25le déchaînement
53:28hystérique
53:28de Mme
53:29et à elle,
53:30Browne-Pivet,
53:31la présidente
53:32de l'Assemblée nationale
53:32qui trépigne
53:34et qui dit
53:35« Allez,
53:35vite,
53:35vite,
53:36vite,
53:36vite,
53:36c'est de quoi ?
53:37Vite,
53:37vite,
53:37vite ! »
53:37Mais qu'est-ce qui t'arrive ?
53:40Pour pouvoir
53:41tuer son prochain
53:42plus vite ?
53:43Parce que c'est ça
53:44dont il s'agit.
53:45C'est horrible.
53:48Et en fait,
53:48je vais vous dire,
53:50quand je vois tout ça,
53:52que je marche chez moi,
53:53dans la nature,
53:54et je me dis
53:54mais je suis submergé
53:57par un sentiment,
53:57surtout en ce moment,
53:58un sentiment
53:59de vague à l'âme,
54:02un sentiment
54:02d'exil.
54:04et le véritable exil,
54:06en fait,
54:07ce n'est pas
54:07d'être arraché
54:08à son pays,
54:09c'est d'y vivre
54:10et de ne plus rien
54:11y retrouver
54:12de ce qui a fait
54:13qu'on l'a aimé.
54:15Nous y sommes.
54:16Et pourquoi
54:17le sentiment de l'exil ?
54:19Parce que je vois bien,
54:20comme je vous,
54:22que la France
54:23est en train
54:24de perdre
54:24la mémoire,
54:25la mémoire vivante
54:28à travers ses enfants.
54:31J'ai écrit un livre
54:32qui s'appelait
54:33Mémoricide.
54:34Je reprends l'expression.
54:36La France vit
54:38un mémoricide.
54:39Qu'est-ce que ça veut dire ?
54:40Ça veut dire
54:40l'ablation
54:40de la mémoire
54:41d'un peuple.
54:42C'est ça,
54:43un mémoricide.
54:44Ça veut dire
54:48une mémoire
54:50atrophiée,
54:53qu'on ne transmet plus.
54:55Une mémoire pénitentielle
54:57quand la France décoloniale
54:59invite,
55:00appelle
55:00les enfants de France
55:01à battre leurs coulpes
55:03sur la poitrine
55:04de leurs aînés.
55:08Et je irai plus loin.
55:11Et c'est d'actualité.
55:14Une mémoire invertie,
55:16invertie,
55:18pardonnez-moi
55:18le néologisme,
55:20invertie,
55:21inversion,
55:22où en fait
55:23tout est à l'envers.
55:25On appelle bien le mal,
55:27on appelle le mal le bien.
55:31Voilà.
55:32La mémoire.
55:33La France est en train
55:34de perdre la mémoire.
55:36Et un pays qui perd
55:36la mémoire,
55:37c'est comme l'Alzheimer
55:38pour un individu.
55:39C'est fini.
55:43Ensuite,
55:43la France
55:44est en train
55:45de perdre son charme,
55:47son éclat,
55:48sa grâce.
55:50L'esprit
55:51des vieux bourgs
55:52est parti.
55:54Et voici
55:54qu'apparaît,
55:55qu'émerge
55:56un nouveau pays
55:57qui donne congé
55:59aux anciens voisinages.
56:04En fait,
56:05quand on regarde bien
56:05les choses
56:06de près
56:06ou de loin,
56:12tout devient
56:14l'instant
56:15et la difformité.
56:18Dans les années 60,
56:21c'est là
56:21que tout a commencé,
56:22sous prétexte
56:23de modernité,
56:29tout ce qui
56:30est fait
56:31de nouveau
56:34est d'une laideur
56:36accomplie.
56:39en fait,
56:39c'est la victoire
56:40de Le Corbusier
56:41avec sa machine
56:44à habiter,
56:46sa cité radieuse
56:47des armes
56:47concassées.
56:48L'architecture
56:49d'aujourd'hui,
56:52oublie
56:52le principe
56:54de Plotin,
56:54l'architecte grec
56:55qui disait
56:57l'architecture
56:58c'est tout ce qui reste
56:58la pierre ôtée.
56:59Ça veut dire
57:00un esprit,
57:00une âme.
57:03L'architecture
57:04d'aujourd'hui,
57:05c'est l'empilement
57:06du vide.
57:09Regardez nos villes,
57:10regardez nos lotissements,
57:11regardez partout.
57:13C'est un concours
57:14de laideurs
57:14dans l'édissement.
57:17Et puis la nature
57:18a perdu ses attraits
57:19et les violentés
57:20et les balassés
57:22et les défigurés.
57:25Et j'irai plus loin
57:26pour conclure.
57:30La France,
57:32elle est en train
57:33de perdre son âme
57:33peut-être.
57:38Quand j'étais petit,
57:41en côtoyant
57:42les hautes figures
57:42de mon panthéon
57:44des Hallés
57:45qui avaient de la gouaille,
57:47qui avaient de la verbe,
57:48qui avaient l'humeur
57:49et la faconde,
57:50je voyais bien
57:53que la France
57:53était un principe spirituel.
57:56Et cette France-là,
57:58je l'ai goûtée
57:59comme une élégie.
58:00Je la regardais
58:02comme un être charnel.
58:03Je l'embrassais
58:04comme un être charnel
58:05qui me raconte
58:07des histoires,
58:08qui mène des combats,
58:10qui enchaîne
58:11les exploits,
58:12qui revient
58:13du diable
58:14le veau vert
58:15et qui parfois
58:16s'effondre
58:17sous le poids
58:18du malheur
58:18comme une dame
58:19sans âge
58:23qui n'a plus
58:25qu'à sécher
58:25ses larmes
58:26pour avoir trop pleuré.
58:29Moi,
58:29comme beaucoup d'autres,
58:30j'ai cru que la France
58:31était une personne.
58:33Et je le crois encore.
58:37La grand-mère
58:37qu'on n'a pas eue,
58:39celle des contes
58:40qu'on n'a pas lus,
58:41celle des récits
58:42qu'on n'a pas connus.
58:44Et puis la voici
58:44qui s'effondre,
58:45la voici qui s'abîme,
58:47le grand affaissement,
58:49le grand abaissement
58:50et je dirais même
58:52le grand engourdissement
58:55qui précède la mort.
58:57Et je rappelle,
58:58si vous ne l'avez pas lu,
58:59vraiment,
58:59cette enquête passionnante
59:01dans les colonnes
59:01du JD News
59:02donc sur Boilem sans salle.
59:04Ils veulent faire taire
59:05Boilem sans salle.
59:06Voilà pour les meilleurs moments
59:06face à Philippe Devilliers.
59:08Cher Geoffroy,
59:09à la semaine prochaine.
59:11À la semaine prochaine,
59:11et on salue chaleureusement.
59:13Bien évidemment,
59:14Philippe Devilliers
59:15qui n'était pas sur le plateau
59:16mais qui, je l'imagine,
59:17nous regarde.
59:18Il reviendra
59:19deux fois plus en forme du coup.
59:20Exactement.
59:21Il sera en pleine forme
59:22la semaine prochaine.
59:23Dans un instant,
59:24c'est l'heure des pros.
59:25On parlera
59:26et on en sera en direct
59:27restez avec nous
59:28chers téléspectateurs
59:29parce qu'on sera en direct
59:29avec un boulanger
59:30qui travaille depuis 40 ans.
59:33Il s'appelle Eric.
59:33Il est boulanger en Isère.
59:35Il s'avère qu'Eric
59:36a ouvert ce matin
59:37comme chaque année
59:38sauf l'année dernière
59:39parce qu'il avait la crainte
59:40d'être contrôlé.
59:42Que les contrôleurs
59:43viennent l'empêcher
59:44de travailler
59:45et le sanctionner.
59:46Il s'avère que ce matin,
59:47une heure après avoir
59:48ouvert son établissement,
59:50les contrôleurs sont venus.
59:52Que s'est-il passé ?
59:53On vous raconte tout
59:54dans un instant.
59:55Merci.
59:55Merci.
59:56Merci.
59:57Merci.
59:57Merci.
Commentaires

Recommandations