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  • il y a 7 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00— On va rester là-dessus. La désindexation des retraites. Pour ceux qui nous regardent, effectivement, on gèle une partie
00:07des retraites.
00:07Alors pas forcément les plus petites, mais une bonne partie des retraites. À partir de 2000, 2005, peut-être, on
00:11verra ce qui sera décidé par les gouvernements.
00:14Ce sera désindexé. Qu'est-ce que vous dites ?
00:15— On décidera collectivement, puisqu'on est un groupe parlementaire.
00:18— Mais vous, vous votez. Vous avez le doigt sur le buton.
00:20— 2 milliards d'économies.
00:21— Mais on n'acceptera pas de sacrifier encore une fois les retraités, les gens qui ont bossé toute leur
00:27vie.
00:28— Nous, nous n'accepterons jamais les Français qui bossent, qui ont travaillé toute leur vie tant qu'on n
00:31'aura pas fait des économies.
00:32Sur le train de vie de l'État, sur l'immigration, sur le coût de l'Union européenne, sur le
00:35coût des...
00:36— Présenter un certain nombre de mesures d'économies. 35 milliards d'économies que vous avez indiquées.
00:39— Richard Ramos, on va pouvoir...
00:40— C'est-à-dire que faire des économies sur l'écologie alors qu'on va avoir à nouveau des
00:44périodes de canicule, c'est très très malin.
00:45— Non, mais c'est pas sur l'écologie, madame. C'est sur le subventionnement des éoliennes achetées en Chine,
00:53qui bétonnent nos sols, qui tuent nos territoires.
00:55— C'est absolument pas l'écologie. — En pleine crise du détroit dans l'ouze...
00:59— Richard Ramos, sur la désindexation des retraites, c'est pas évident à dire. Vous vous dites qu'on n
01:05'y coupera pas ?
01:05— Oui, on n'y coupera pas. Il faudra le faire. Il y a un moment donné, il faudra le
01:08faire pas sur les petites retraites.
01:10— Des hautes retraites. — Mais hautes retraites, bien évidemment.
01:12— Attendez, vous mettez où, là-bas ?
01:13— Alors, moi, je sais pas si c'est 3 000, 4 000 euros, mais à un moment donné, il
01:18faudra faire l'effort.
01:19Et ce que je veux vous dire sur le budget, c'est qu'en fait, il faut pas que ça
01:22soit un budget de la présidentielle.
01:24C'est-à-dire qu'évidemment, les oppositions, ceux qui sont candidats, ont plutôt envie, à date, de faire tomber
01:30le gouvernement.
01:30Parce que pour aller faire sa présidentielle, on en a besoin.
01:33Mais ils oublient un truc. C'est que les Français, peut-être qu'ils voudront pas de ça.
01:37Et peut-être que les candidats, si on voit que le budget est raisonnable et que Sébastien Lecornu arrive à
01:42faire quelque chose de raisonnable pour 6 mois,
01:45en prenant en considération les uns et les autres, alors les candidats à la présidentielle, si les Français leur disent
01:51« Nous, on veut pas 15 milliards de plus, là, en fait, celui qui va décider, c'est le Français.
01:58»
01:58C'est à un moment donné qu'ils vont les mettre sur le grill.
02:02En dehors de l'Égypte, qui a annoncé la couleur, les autres, ils vont pas le faire.
02:05Non, mais vous voyez bien que c'est nous qui votons, mais les oppositions, nous, on va le voter.
02:11Attendez.
02:12Mais les oppositions, avec des candidats à la présidentielle, s'il y a le peuple français qui leur dit
02:18« Vous pouvez pas faire ça, c'est trop dangereux pour la France. »
02:20Moi, je pense que c'est ça, c'est ce qui va se passer.
02:21Eh bien, je pense qu'il y a une possibilité de passer ce budget.
02:26Sébastien Lecornu est suffisamment habile pour y arriver.
02:28M. Ramon, vous savez comment ça se passe. C'est l'affaire de censure.
02:31L'EFI va déposer une censure. On va voir si le PS, ce qu'il fait cette fois-ci.
02:35Mais c'est vrai que pendant la campagne des primaires, un peu compliqué pour eux de ne pas voter la
02:41censure.
02:42On verra bien. Ils vont s'en dessous diviser.
02:44Et puis, on en revient à la case que j'ai indiquée au départ, c'est-à-dire le RN.
02:48Est-ce que le RN se dit « C'est un budget pour six mois. De toute façon, les six
02:51premiers mois, nous, on laisse passer.
02:53Parce qu'on revient, on change tout. »
02:55En fait, c'est là.
02:56Oui, mais en fait, on se sacrifie les Français.
02:58Enfin, généralement, il ne faut pas qu'ils les Français le sous-prenant de la censure.
03:01Parce qu'on n'a pas de certitude aussi.
03:03On parle des moyens pour que les gens vivent dignement.
03:06Là, ce que nous a présenté M. Lecornu, c'est à nouveau ce qu'il fait depuis qu'il est
03:12au pouvoir,
03:12c'est ce que font les macronistes depuis qu'ils sont au pouvoir.
03:14Et qui nous a mis, et cette politique, c'est quand même celle qui nous a mis dans la situation
03:18dans laquelle on est.
03:19Mme Bono, c'est que la France n'est pas une île.
03:20Il y a une crise de la dette terrible.
03:21Oui, oui, oui.
03:22Même si vous arrivez au pouvoir par hasard, et ce que vaudrait mieux éviter,
03:26M. Jeudi, M. Jeudi, M. Jeudi.
03:34M. Jeudi, vous croyez que comme par miracle, M. Lecornu va trouver un budget bien meilleur
03:38que ceux qui ont été passés juste à présent, et qui sont la raison pour laquelle on est dans cette
03:46situation.
03:47S'il y a une contraction aujourd'hui de la consommation populaire,
03:50s'il y a aujourd'hui un risque de récession, c'est qui qui est au pouvoir depuis 9 ans
03:58?
03:58Alors, excusez-nous de...
03:59M. Lecornu, il ne peut pas faire de réforme dans les 6 mois qui restent.
04:01Non, il avait, il était au pouvoir...
04:03Pour assurer le fonctionnement de l'État pendant 6 mois.
04:05M. Jeudi, il a été au pouvoir de tous les gouvernements depuis 9 ans.
04:09Et donc, oui, ce dont il s'agit, c'est la vie des gens.
04:14Nous sommes dans un pays où il y a 10 millions de pauvres.
04:17Nous sommes dans un pays où, comme je l'ai dit, il y a des parents qui ne mangent pas
04:20à leur faim
04:21parce qu'ils doivent subvenir aux besoins de leurs enfants.
04:24Et nous sommes aussi dans un pays où les personnes, la minorité de riches, n'a jamais été aussi riche.
04:31Et donc, oui, il y a les moyens de trouver les recettes.
04:35C'est la grande escroquerie de la France insoubise.
04:39C'est-à-dire qu'en censurant le gouvernement sur son budget,
04:45si ce budget, il est passable, mais évidemment pas acceptable complètement.
04:50Mais je pense que tous les partis politiques n'ont absolument pas intérêt à jouer avec le feu
04:54comme ils l'ont fait la dernière fois.
04:56Parce que je pense que sous la pression populaire, ça va être très impopulaire de faire ça.
05:00Vous croyez vraiment qu'il va y avoir des manifestations de gens qui vont aller manifester
05:04pour qu'on coupe encore plus dans l'hôpital public ?
05:06M. Tréa, vous êtes déjà allé dans une manifestation...
05:09La foi en s'assoumise en votant contre le budget, de toute manière, ne fait que creuser
05:14encore un peu plus le déficit et la misère des plus modestes.
05:18Vous croyez que les sapeurs-pompiers qui vont manifester bientôt
05:21parce qu'on n'a pas commandé les canadaires qu'il fallait pour faire face au feu,
05:25ils vont aller demander qu'on coupe aussi là-dessus ?
05:27Vous croyez que les enseignants qui commencent là, qui sont à l'État de commander les canadaires,
05:36et de la passer, les enseignants qui commencent à la rentrée,
05:39vous croyez qu'ils vont aller manifester, M. Tréa, pour demander encore moins de moyens ?
05:43Non. Je peux vous assurer qu'il n'y aura pas des manifestations de millions de personnes
05:53pour qu'il y ait des coupes...
05:55Un chiffre dans ce débat autour du budget. Particularité, il y a eu un séminaire gouvernemental hier,
06:00Sébastien Lecornu, qui a réuni ses ministres, avec une présentation d'un sondage commandé par le gouvernement,
06:05et on a les résultats du sondage. D'après ce sondage, 77% des Français préféraient des mesures ciblées
06:10et difficiles maintenant, plutôt que des mesures générales beaucoup plus brutales ensuite.
06:16Alors, qui aurait répondu non à cette...
06:21C'est un sondage sur commande, pour faire croire que...
06:25Oui, il y a 23% qui ne disent pas, qui ne disent pas, mais quand j'ai vu ça...
06:29Enfin, pardon, mais...
06:30C'est assez risible.
06:32Effectivement. Préfère des mesures ciblées et difficiles maintenant, plutôt que des mesures générales beaucoup plus brutales.
06:36Vous préférez qu'on vous couche l'heure par un an ou qu'on vous couche la jambe dans deux
06:39jours ?
06:40C'est vraiment des questions...
06:41Il y a un autre chiffre qui est intéressant quand même.
06:43Oui, pareil.
06:44Il y a un autre chiffre qui est intéressant, c'est que...
06:45C'est des macronistes.
06:46Il y a un autre chiffre qui est intéressant, c'est que 61% par contre des sondés disent qu
06:50'ils préfèrent des réductions de dépenses, des économies.
06:53Ils ont compris le problème de notre pays, c'est qu'il faut faire des économies, des réductions de dépenses,
06:58plutôt que des hausses d'impôts.
06:59Là, les 25 milliards que vous prêtez d'économies, vous allez les présenter d'ici, si j'ai bien compris,
07:05à la fin du mois de septembre.
07:07Ça sera très intéressant, parce que ça dira beaucoup de ce que vous ferez aussi sur le budget.
07:13C'est l'objectif, à la fois sur le budget, et dans le cas d'une victoire présidentielle.
07:17Vous allez raconter que c'est l'immigration et que c'est l'Europe, mais ça ne fera pas faire
07:20125 milliards.
07:21Je vous donnerai, rien que l'année dernière, on a fait un contre-budget, il y avait tout un tas
07:25de lignes pour arriver à plusieurs dizaines de milliards d'économies,
07:27parce qu'on ne s'est pas réveillé maintenant en prenant en compte la situation des finances publiques.
07:31Mais, Ménager, on voit là les difficultés de Sébastien Lecornu, à trouver quelques dizaines de milliards.
07:38Et vous, vous arrivez au RN en expliquant qu'il y aurait 125 milliards d'économies à faire.
07:43Alors, vous ne dites pas forcément tout de suite. Ce sera en année 3 ou en année 4.
07:46Il y en a qui nécessitent du temps. C'est le cas des agences, par exemple.
07:48125 milliards, c'est-à-dire que vous pouvez faire 125 milliards d'éros d'économies sans mettre un coup
07:52de frein général à l'économie française.
07:54Je vous le dis, oui. Parce qu'aujourd'hui, il y a des dépenses qui sont inutiles, qui sont même
07:58parfois nocives.
08:00Aujourd'hui, il y a une organisation, il y a une création d'un certain nombre d'agences ces dernières
08:04années, de structures qui coûtent de l'argent.
08:06Il faut rationaliser notre pays, comme n'importe quelle chaîne d'entreprise qui arrive dans une entreprise en difficulté.
08:13– Monsieur Tréa, je pense que vous êtes quand même assez libéral.
08:18Vous savez comment se fait un chef d'entreprise quand il arrive dans une boîte qui est en difficulté ?
08:21Il dit sur quoi on peut couper sans que ça soit mauvais pour la croissance de l'entreprise.
08:28Eh bien, c'est pareil. Il faut gérer la France comme un chef d'entreprise le fait.
08:31C'est-à-dire que les dépenses, quand aujourd'hui il y a trois agences qui font un boulot et
08:35qu'on peut les rationaliser, on peut les remettre dans l'administration centrale, ils vont le faire.
08:38– Au lieu d'augmenter l'âge de départ à la retraite, je sais que c'est votre bain en
08:41tout, mais ça serait tellement plus simple.
08:44Mais c'est sûr que ça serait tellement plus simple. C'est vraiment le plus des paresseux.
08:47C'est sûr que c'est plus simple de laisser tout ce millefeuille, toutes ces dépenses, de ne pas faire
08:51d'économie sur l'immigration.
08:53Excusez-moi, mais moi je ne demanderai pas un euro aux Français, donc on ne fera pas un euro sur
08:57l'immigration.
08:57– Vous ne demanderez pas un euro aux plus riches, parce que vous êtes du côté de l'immigration, vous
09:03ne ferez pas de l'économie structurelle.
09:06– Vous regardez le tableau et on n'en parle pas à l'heure, on aura beaucoup de candidats qui
09:10vont nous dire qu'ils vont récupérer de l'argent sur l'évasion sociale et fiscale.
09:15– Mais tous les rapports, c'est pas vrai. Mais on n'est pas capable de fixer combien on va
09:22aller récupérer sur ce qui a été évadé, j'ai envie de dire,
09:27à l'étranger. Donc ça aussi, vous croyez que la Sarkozy n'avait récupéré six milliards d'euros.
09:32– Vous croyez qu'ils ne laissaient pas de le faire, et donc ça, il faudra des choses très très
09:35concrètes.
09:36Et de toute façon, ce que disent le sondage des Français, même si c'est un peu bizarre, ça veut
09:41dire que les Français sont conscients
09:42qu'il faudra faire des efforts. Mais par contre, ce qu'ils veulent, c'est qu'on arrive à leur
09:46expliquer que c'est des efforts justes.
09:47– Collègue Ramos, comment vous voulez récupérer de l'évasion fiscale quand on réduit les moyens de Bercy et des
09:53inspecteurs qui font ce travail-là ?
09:55– Non, non, non. – C'est ce que vous avez fait depuis des années.
09:57– Non, non, non, non. – Donc, vous voyez bien qu'il y a des marges de manœuvre que vous
10:00avez refusées de prendre.
10:01– Non, non, non. – Comme le Rassemblement National, vous préférez faire peser la charge sur les moyens et les
10:07populaires
10:07plutôt que sur les ultra-privilégiés.
10:09– On n'a jamais été récupérés autant d'argent.
10:12Ça veut dire qu'aujourd'hui, avec des systèmes d'information avec l'IA,
10:16– Non, non, c'est franchement… – Avec la facture qui va arriver, qui est un problème.
10:19– C'est honteux, c'est honteux. – M. Ramos a raison, s'il y a une administration qui fonctionne
10:23bien.
10:24– Exactement. – C'est d'ailleurs pour ça qu'on nous prête de l'argent, elle fonctionne très bien.
10:29– C'est encore pour ça qu'on nous prête de l'argent.
10:30– En vérité, dans ce débat budgétaire, nous sommes les seuls à refuser le cadrage
10:37qui a été imposé depuis des années et auquel souscrit désormais ouvertement l'extrême droite.
10:43– Parce que Mme Le Pen a indiqué qu'elle était pour inscrire l'austérité à perpétuité dans la constitution.
10:49– Si vous ne voulez pas payer la dette, vous ne voulez pas rembourser la dette, vous voulez laisser filer
10:53la dette.
10:53– Et donc, qui signifie de faire encore pire que…
10:55– Non, Marine Le Pen a expliqué que si elle arrivait au pouvoir, laissez-moi préciser les choses.
10:59Marine Le Pen a expliqué que si elle arrivait au pouvoir, il y aurait une règle d'or, mais à
11:033% de déficit.
11:04– C'est la règle d'or.
11:05– C'est la règle d'or.
11:06– Madame, les collectivités sont soumises et les ménages aussi, ils ne dépensent pas plus d'argent qu'ils en
11:11ont.
11:11– Donc en fait, elle promet de faire encore pire que Macron, matinée de xénophobie et d'islamophobie.
11:19Et donc, on voit bien que c'est les mêmes recettes en pire qui veulent être mises en place par
11:24l'extrême droite.
11:25Et puis bien sûr, les macronistes veulent continuer à faire comme ils ont fait jusqu'à maintenant.
11:30Et la raison pour laquelle, je le rappelle quand même, on est dans cette situation.
11:33Nous sommes les seuls à refuser ce cadrage et à répéter encore et encore.
11:37Et nous convaincrons, je crois les Français, je crois que nous convaincrons les Français et les Françaises de cela,
11:43qu'il faut partager les richesses, qu'il faut par exemple faire une réforme de l'impôt sur les revenus.
11:50Pourquoi vous seriez contre faire 14 tranches ?
11:52Ce qui permettrait aux personnes, par exemple, qui gagnent moins de 4 000 euros,
11:56de payer moins d'impôts et qui lisserait l'effort collectif
12:00et ferait en sorte qu'on fasse contribuer, oui, pour ceux qui échappent à l'impôt.
12:02Qu'est-ce que vous avez contre ?
12:04Qu'est-ce que vous avez contre ?
12:06Avec 14 tranches, M. Théa, presque tout le monde participe.
12:09Si je peux répondre, Thomas Ménager.
12:10Ça, c'est une mesure concrète.
12:12Thomas Ménager pour répondre.
12:13Le problème, c'est celui...
12:15Non, mais quand on est attaqué de racisme et je ne sais quoi,
12:20je peux rappeler à Mme Obono ses propos sur le mouvement de résistance du Hamas.
12:24Donc, vous êtes dans les attaques totalement débiles
12:28qui n'ont aucun sens, mais moi, je voulais vous répondre sur la règle d'or.
12:30Non, non, mais moi, je n'ai pas d'exemple.
12:31Voilà, parce que les attaques xénophobie,
12:32parce que vous n'avez absolument rien à redire
12:34sur le fait que vous ne voulez pas rembourser la dette.
12:36Voilà, moi, je dirais l'antisémite Obono, si vous voulez.
12:39Si vous voulez, parce que vous êtes tellement en train de salir le débat depuis le temps.
12:44Juste une mise au point.
12:45D'ailleurs, ceux qui salissent le débat...
12:47Dernier Obono, toi, Ménager.
12:48Attendez, pause.
12:49Juste une mise au point.
12:50C'est-à-dire que si, pendant les 228 jours qui nous séparent de la présidentielle,
12:54ou 238, je ne sais plus,
12:56tous les soirs, tous les soirs,
12:58ces antisémites contre fachos, etc.,
13:00quel que soit le sujet, on ne va pas y arriver.
13:02C'est M. Ménager qui a proféré l'insulte sur ce plateau.
13:04Non, non, non, non, mais Madame, vous venez de dire à l'instant,
13:06vous venez de dire à l'instant,
13:07en disant le Rassemblement National,
13:09vous avez fait forme en insultant nos électeurs.
13:11Je ne laisserai pas nos électeurs être insultés.
13:14Je ne laisserai pas une majorité dans ce pays se faire insulter
13:17par des gens qui ont soutenu des islamistes.
13:21Monsieur Ménager, monsieur Ménager,
13:26qui est-ce qui a proposé d'interdire le port du voile ?
13:34Qui est-ce qui a proposé de faire un référendum sur l'immigration ?
13:38Oui, ce sont des politiques racistes et zénosoires.
13:41Maintenant, au-delà de l'insulte,
13:44on a fait le débat hier soir,
13:47et là ce soir on est en train de parler du budget.
13:49Je vais caractériser ces choix politiques pour ce qu'ils sont
13:52et que je considère être raciste et xénophobe
13:55ne signifient pas que...
13:57Je considère que vos propos, votre comportement est antisémite.
14:01Revenons à la règle d'or.
14:03Monsieur Ménager, vous pouvez agiter dans tous les sens
14:07et instrumentaliser cette question de l'antisémitisme,
14:10ça ne cachera pas le fait que vous vous êtes rangé à l'austérité budgétaire.
14:14On revient à l'austérité budgétaire.
14:16Vous menez une politique raciste et xénophobe.
14:21Thomas Ménager, Thomas Ménager, pour répondre sur le budget.
14:25Sur la règle d'or, ce que je voudrais répondre sur le budget.
14:27Depuis tout à l'heure, c'est que la différence que nous avons,
14:29c'est que nous nous considérons que comme les collectivités
14:31ou comme n'importe quel ménage, on ne dépense pas plus d'argent que l'on en a.
14:35C'est-à-dire qu'à la fin du mois, quand vous avez votre salaire,
14:38vous devez vous débrouiller avec votre salaire.
14:40Vous n'allez pas, même si tout le monde aimerait bien faire des voyages
14:43à l'autre bout de la planète, que vous aimeriez bien vous acheter une grosse voiture,
14:46si vous n'avez pas les moyens, vous ne le faites pas.
14:48Je finis, les collectivités n'ont pas le droit d'avoir des budgets déficitaires.
14:52Nous, nous disons une chose, c'est que l'État doit s'imposer la même chose.
14:55Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
14:58Ce n'est pas ce que vous dites.
15:01En n'allant pas aussi loin, puisqu'on met, bien entendu, un pourcentage dans la Constitution.
15:07Vous venez d'expliquer aux Français, en direct à la télé,
15:10que ça devrait être la même règle pour un ménage, une entreprise,
15:13ou pour l'État français
15:15et qu'on ne devrait pas dépenser plus qu'il ne faudrait.
15:18Précisément, la règle
15:19que veut Marine Le Pen, c'est de dépenser
15:213% de plus que ce qui rentre dans les caisses
15:23de l'État. Mais beaucoup moins que ce que l'on fait
15:25aujourd'hui. Je veux dire, on est à plus de 5% aujourd'hui.
15:27Je suis d'accord, mais ne dites pas
15:29aux Français... On vous a dit que c'était 3%.
15:31On vous a dit qu'on vous donnerait, le moment venu,
15:33le pourcentage. Ah, la règle d'or, ce ne sera pas 3% ?
15:35La règle d'or, elle peut être inférieure à 3%.
15:37La règle d'or, ce n'est pas 3%,
15:39c'est pire que ça. La règle d'or, ça pourrait être zéro.
15:41La règle d'or, ça pourrait être zéro.
15:43En Allemagne, c'est 0,5.
15:46Marine Le Pen a dit qu'elle dirait
15:47le chiffre. Ah, ce ne sera pas forcément 3%.
15:50Ce ne sera pas la règle d'or de l'Union Européenne,
15:52ce serait une des besoins qui pourra aller plus loin.
15:53Est-ce que vous savez la trajectoire
15:55d'abord pour rejoindre les 3%, je ne sais pas
15:57si ce sera 3%, parce que là, vous savez que
15:59l'année prochaine, quel que soit le pouvoir
16:01qui arrive, on sera à peu près à 5,5,
16:045,5 par 26%.
16:05C'est pour ça que je ne vous dis pas que c'est un chiffre qui sera peut-être
16:07dès la première année, ça sera peut-être
16:09sur plusieurs années, et je ne suis pas là pour dévoiler
16:11le programme de Marine Le Pen.
16:12Est-ce que vous rejoignez les 3 en 2031, comme le dit
16:15Gabriel Attal, en 2030, comme semble
16:17le prévoir Edouard Philippe,
16:20les Insoumis,
16:21ils ne sont pas dans cette logique-là, puisqu'ils ne remboursent pas
16:24la dette.
16:24Mais personne ne rembourse la dette, monsieur Jody.
16:27Non, mais au moins diminuer la charge de la dette.
16:29C'est pour ça, monsieur Jody,
16:32que ça sera expliqué précisément.
16:34Mais ce serait bien de pas, excusez-moi.
16:36Ça sera dit précisément, c'est pour ça que c'est pas un chiffre.
16:39Ce serait bien de ne pas raconter n'importe quoi.
16:41Mais non, non, mais non, il s'agit de geler la dette, monsieur Jody.
16:48S'il vous plaît.
16:48Ne soyez pas, monsieur Jody.
16:51Ne soyez pas, ne soyez pas, ne soyez pas,
16:53c'est la grande nouveauté de cette campagne présidentielle
16:56pour le Rassemblement National,
16:58c'est l'adoption d'une règle d'or.
16:59C'est-à-dire que vous convertissez l'orthodoxie budgétaire.
17:06Nous prenons acte qu'aujourd'hui, la situation est catastrophique,
17:10qu'il faut que, quels que soient les gouvernements,
17:12demain, le Rassemblement National,
17:14mais surtout ceux qui viendront après,
17:15qui ne seront peut-être tout aussi dépensiers que les précédents,
17:18doit avoir un cadre.
17:19Parce que malheureusement, la responsabilité,
17:21le fait d'agir en responsabilité,
17:23comme l'ont dit des macrosistes,
17:24ne l'ont pas fait,
17:25et il faudra que tous les gouvernements...
17:26Je vous remercie toutes et tous d'avoir participé à un débat.

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