- il y a 7 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00La politique, on y est, comme tous les soirs. Tous les débats qui secouent la campagne présidentielle.
00:05Les débats de ce soir, donc, que l'on va voir dans une seconde avec nos invités qui arrivent sur
00:08ce plateau.
00:09Comment augmenter les salaires ? Question posée dans une seconde. Faut-il faire payer les retraités pour équilibrer le budget
00:15?
00:15Y a-t-il de l'eau dans le gaz entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ? Les stars,
00:18les champions, doivent-ils forcément prendre position dans une campagne présidentielle ?
00:23Léon Marchand, le nageur, se fait insulter parce qu'il n'a pas voulu prendre position. On verra ça et
00:29on va débattre tous ensemble.
00:30Je vous présente nos invités ce soir. Tout le monde est prêt. Olivier Babeau avec nous. Bonsoir Olivier Saïs, président
00:36de l'Institut Sapiens.
00:37Yves Triarella, re-bonsoir. Yves Pierre Jouet avec nous, député européen. Bonsoir.
00:42Bonsoir Maxime Switek.
00:42Le secrétaire général du Parti Socialiste, vous roulez pour ?
00:45Olivier Faure.
00:46Olivier Faure. Voilà, j'aime bien que les choses soient claires. Manon Brie, bonsoir. Merci beaucoup d'être avec nous.
00:50Bonsoir. Vous avez besoin de savoir pour qui je roule ?
00:51Député européen de la France Insoumise. Je n'ai pas à vous poser la question.
00:54Oui, c'est certain. Il n'y a pas de primaire à la France Insoumise.
00:56Les choses sont claires. On fait campagne pour présider la France, pas du Parti Socialiste.
01:02Pas de primaire non plus pour votre voisin de droite.
01:04Yohann Gillet, bonsoir. Merci d'être là. Député Rassemblement national du Gard et directeur agent de la campagne présidentielle de
01:10Marine Le Pen.
01:12D'abord donc les salaires. Question centrale. Comment augmenter les salaires ?
01:16François Hollande, je le mets tout de suite au milieu de cette table, a une idée.
01:19Une idée. On baisse les cotisations qui pèsent sur les salaires.
01:23Mais en échange, on augmente la TVA progressivement de 4 points. Bonne ou mauvaise idée ?
01:28Manon Brie.
01:29C'est évidemment une mauvaise idée. C'est une rengaine de la droite de vouloir augmenter la TVA qui, je
01:36le rappelle, est l'impôt le plus injuste qui existe.
01:40C'est le premier impôt en France en matière de recettes sociales. Et cet impôt en proportion, il est payé
01:44deux fois plus par les 10% les plus pauvres que par les 10% les plus riches.
01:47Donc concrètement, ce que propose François Hollande, je ne sais pas si c'est la position du Parti Socialiste,
01:53Mais il est député socialiste quand même, c'est que le coût de la vie soit plus cher pour les
01:59Françaises et les Français.
02:00Quand on va faire nos courses, la moyenne du taux de TVA, c'est de 18%, c'est 20%
02:05pour les produits de manière générale.
02:07Si demain, c'est à 22 ou à 23%, tout le monde comprend que non seulement le coût de la
02:11vie va augmenter,
02:12mais qui va augmenter en plus forte proportion pour les plus pauvres, puisqu'ils consacrent une plus grande partie de
02:17leurs revenus
02:19à acheter des biens, des produits pour survivre au quotidien.
02:22Sauf que je précise la logique de François Hollande, c'est de dire qu'on ne peut pas tout demander
02:25aux salariés d'une certaine manière
02:26et tout faire peser l'équilibre du budget sur les salariés.
02:30Donc, on supprime les cotisations et en échange, on demande à tous les Français qui payent tous la TVA de
02:36porter ce phare-de-là.
02:38Alors, attendez, Pierre Jouvet, François Hollande propose cette idée-là.
02:42Est-ce que vous, président socialiste François Hollande, on est d'accord, est-ce que vous validez cette idée-là
02:47?
02:47Vous savez, c'est ce qu'on appelle prendre dans la poche gauche pour faire semblant de rendre dans la
02:52poche droite.
02:53C'est une très mauvaise idée.
02:55Ce que propose François Hollande aujourd'hui, et c'est ce que je ne comprends pas, c'est ce qu
03:00'il a combattu toute sa vie.
03:01C'est ce qu'il a fait annuler aussi quand il est arrivé au pouvoir.
03:05Quand il est arrivé aux responsabilités en 2012, la première mesure qu'il a prise, c'est d'annuler la
03:11TVA sociale de Nicolas Sarkozy.
03:13Et aujourd'hui, il voudrait faire peser sur le budget des Français et des classes populaires l'effort qu'il
03:19ne veut pas aller chercher sur les plus riches de ce pays.
03:22Eh bien, je trouve, je considère et nous considérons au Parti Socialiste que c'est un mauvais choix, une mauvaise
03:28solution, que c'est antisocial, que ça va créer évidemment des inégalités supplémentaires,
03:34que ça va casser toute dynamique de consommation dans ce pays et que pour augmenter les salaires, il y a
03:40d'autres mesures.
03:41Pour vous, Manobri, c'est la cata. Pour vous, c'est la cata aussi. Je cherche un défenseur de cette
03:45idée.
03:45Yohann Gillet, je ne suis pas sûr d'avoir beaucoup plus de...
03:47Non, vous n'aurez pas de succès effectivement, mais si la gauche avait les solutions pour que les Français gagnent
03:53plus, ça se saurait.
03:53Parce que vous avez ceux à gauche, comme François Hollande, qui veulent en réalité faire semblant de faire gagner davantage
04:00d'argent aux Français sur leur salaire,
04:02en les taxant davantage avec la mesure qu'ils proposent.
04:05Et puis vous avez ceux qui proposent de manière totalement démagogique, c'est le cas de ma voisine,
04:10d'augmenter considérablement les salaires, sans dire comment l'argent viendrait, et en tout cas qui mettrait en difficulté les
04:18entreprises.
04:19Nous, au Rassemblement National, nous avons des solutions concrètes.
04:23Avec Marine Le Pen et Jardin Bardella, nous avons des mesures concrètes pour non seulement pouvoir redonner de l'argent
04:28aux Français,
04:30tout simplement en augmentant leur pouvoir d'achat, en baissant leurs dépenses contraintes.
04:33Et nous, nous souhaitons vraiment, nous attarder là-dessus, baisser les dépenses contraintes des Français,
04:39notamment en baissant la TVA sur les énergies, par exemple.
04:43Là, c'est plus dur avec des économies concrètes, mais aussi inciter les entreprises, les employeurs, à pouvoir augmenter les
04:50salaires.
04:51Beaucoup d'employeurs aimeraient pouvoir augmenter les salaires de leurs salariés, mais ne le peuvent pas,
04:55parce que les cotisations sont trop importantes.
04:59Est-ce que j'ai un défenseur de cette hausse de TVA ?
05:02Ah, j'en ai deux !
05:04Qui commence ?
05:06Je vous laisse l'honneur.
05:07Je viens commencer.
05:08Bon, moi, je ne roule pour personne, mais effectivement, je suis étonné que cette proposition vienne de François Hollande,
05:14parce que c'est, a priori, pas le genre de choses qu'on attendrait complètement.
05:17C'est surprenant.
05:18Il en a fait d'autres, d'ailleurs, qui sont aussi surprenantes.
05:20Alors, pourquoi défendre la TVA social ?
05:22L'idée, c'est que le travail paye mieux.
05:23Pour que le travail paye mieux, en fait, en France, on est assez bien payé,
05:26mais on est bien payé en salaire super brut, c'est-à-dire le coût total employeur, il est assez
05:30élevé.
05:30Payez mieux et taxez plus.
05:32Pardon ?
05:32Payez mieux et taxez plus.
05:34C'est ça, la solution de François Hollande.
05:35Non, alors, attendez, je vais au bout de la réflexion et de la récréation économique pour expliquer aux gens.
05:39Le problème, c'est toujours ce qu'on appelle le coin socio-fiscal, c'est-à-dire tout ce qu
05:41'on t'enlève,
05:42et le net net, c'est-à-dire le net après tout ce qu'on vous a prélevé, est quand
05:45même pas effectivement folichon.
05:46L'idée, en fait, c'est moins d'augmenter les recettes totales, si je comprends bien François Hollande,
05:49que de faire un transfert, où on parle depuis très longtemps, comme c'était le cas de la CSG,
05:53on a créé la CSG pour que ça repose un peu moins sur le travail et plus sur plein d
05:56'autres choses,
05:57et tous les revenus, pas seulement les revenus du travail.
05:59Là, l'idée, c'est de dire, on pèse moins sur le travail, et donc demain, vous avez plus, à
06:03la fin du mois,
06:03tout de suite, c'est 10-20%.
06:06En revanche, ce qu'on va faire, c'est que cet argent, du coup, il manque au système.
06:09Déjà que ce système est déficitaire.
06:10Alors, où est-ce qu'on va le trouver ?
06:11Et on va le trouver dans l'impôt qui a l'assiette la plus large et qui est le plus
06:15formidable,
06:15qui est le plus injuste, Cocorico, c'est la TVA.
06:18Alors, on peut dire qu'il est injuste, mais en réalité, c'est extrêmement contestable.
06:22Et puis surtout, si on augmente que le taux supérieur, le taux à 20%,
06:26les gens qui sont plus modestes, en fait, ont une consommation qui est beaucoup dans des taux qui sont inférieurs,
06:30et donc il faudrait les calculer.
06:32Et surtout, François Hollande dit, sur les produits de première nécessité qui sont taxés à 5,5%, on passe à
06:38zéro.
06:39Exactement. L'idée, c'est que vous pouvez varier et ne jouer que sur le taux plein.
06:43On pourrait imaginer de leur créer un truc.
06:44Et un dernier truc très important à dire, c'est qu'augmenter la TVA, ce n'est pas forcément inflationniste.
06:47C'est-à-dire toute la question qu'on peut se poser honnêtement.
06:50Ça pourrait être une mauvaise idée si c'est juste inflationniste.
06:52Mais l'idée, c'est que ça pourrait être absorbé s'il y a une idée.
06:55Si vous êtes en concurrence, en fait, en réalité, ça devrait être absorbé par l'entreprise.
07:00Vous nous promettez, avec cette idée-là, 10 à 20% de hausse de salaire ?
07:04Ça dépend de ce que vous avez envie de balancer sur la TVA.
07:09J'ai deux objections sur ce que vous venez de dire.
07:11La première, c'est que ce n'est pas nouveau, l'idée d'augmenter la TVA.
07:15Elle l'a augmentée ces dernières années, partout en Europe.
07:18Et on a des exemples récents.
07:20Je pense à la Hongrie, qui a considérablement augmenté son taux de TVA.
07:23Et derrière, c'est la consommation populaire qui a baissé.
07:25Et il y a eu une récession importante.
07:27Il y a eu des effets similaires.
07:28Surtout dans les périodes inflationnistes.
07:30Il y a eu des effets similaires en Allemagne, où Angela Merkel a augmenté le taux de TVA.
07:33Et derrière, il y a eu une baisse de la consommation populaire.
07:36Et derrière, c'est aussi l'ensemble de l'économie qui s'écroule.
07:38Ça, c'est la première objection que j'aurai.
07:40Et la deuxième objection, vous dites, ça permet d'augmenter les salaires.
07:44D'abord, je rappelle que tout le monde ne touche pas à un salaire.
07:46Je pense aux personnes retraitées, par exemple,
07:49qui, demain, si on augmente la TVA, vont payer plus cher leurs courses,
07:52mais ne vont pas pour autant voir ce qu'ils ont en entrée sur leur compte en banque augmenter.
07:59Et puis, par ailleurs, si on revient à cette propension à consommer,
08:02si les ménages les plus pauvres dédient une plus grande partie de leur revenu à consommer,
08:07pour les ménages les plus riches,
08:08s'ils dédient une plus faible partie de leur revenu à consommer,
08:11c'est eux qui vont bénéficier le plus de cette opération-là.
08:13– Mais l'épargne de la consommation différée, à la fin, vous consommez tout ?
08:16– L'épargne de la consommation différée, à la fin, la consommation, c'est 100% d'aujourd'hui.
08:19– Leur salaire, certes, vous avez raison, va augmenter.
08:22Et pour les ménages les plus pauvres, ça va être compensé par l'augmentation du coût de la vie.
08:26Donc, vous voyez que, dans cette opération, les seuls qui seront gagnants,
08:29ce sont les ménages les plus riches de notre société.
08:32– Ah, il faudra en parler des nuisibles, du coup.
08:35– Mais avec grand plaisir.
08:36– On en parlera dans une seconde.
08:37– C'est un terme que j'assume pleinement, je pense que…
08:39– On verra que vous ne l'assumez pas pleinement.
08:41– Ah, si, si, si, je suis extrêmement à l'aise sur le sujet,
08:43on peut en discuter autant que vous voulez.
08:45Je viens de faire la démonstration de nouveau
08:47que les plus riches sont nuisibles à notre économie.
08:50– On en discutera dans une seconde des milliardaires nuisibles,
08:52mais d'abord, l'augmentation des salaires.
08:53– Alors, plusieurs choses.
08:54On entend souvent qu'il faut renverser la table,
08:56que c'est l'occasion avec cette élection présidentielle.
08:59Et je pense qu'une des réflexions qui devrait, aujourd'hui, être conduite,
09:02c'est le fait de ne pas financer l'ensemble de notre protection sociale,
09:07quel que soit le domaine dans lequel on est, par le travail.
09:12Ça, c'est la plus grande des injustices, parce que qui est-ce qu'ils payent ?
09:16Ce ne sont que les salariés, que les salariés et les patrons, et les entrepreneurs.
09:22Et Dieu sait s'il y a beaucoup de petites entreprises
09:25qui croulent sous les charges, et que c'est, pour eux,
09:29très compliqué pour reboucler les fins de mois.
09:31Donc, si on veut augmenter les salaires, il faut mieux répartir la charge des dépenses sociales.
09:38– Mais Pierre Jouvet, vous avez fait le coup des deux poches ?
09:40– Oui, non, non, non.
09:40– Vous prenez un côté ou un des deux ?
09:42– Mais non, mais pas du tout.
09:42– Ou l'inverse ?
09:43– D'abord, l'intérêt aussi de cette augmentation de la TVA,
09:46c'est que ça touche beaucoup les produits qui sont importés.
09:50Et un des problèmes, et c'est là où le Rassemblement national, à mon avis,
09:53avec son panier où on baisse la TVA,
09:57n'a pas bien compris la logique économique de la chose,
10:01c'est que plus vous baissez la TVA sur plein de produits,
10:03et plus vous favorisez les importations.
10:06Donc, c'est quelque chose qu'il ne faut surtout pas faire.
10:09Donc, ça, c'est intéressant.
10:10Alors, comment on fait ?
10:12Comment on fait ?
10:13Et le problème, c'est que les trois interlocuteurs
10:15qu'il y a sur notre plateau ce soir,
10:17ont, les uns et les autres,
10:20plaident pour qu'on n'augmente pas,
10:22parce qu'il est là le sujet,
10:24c'est les dépenses sociales,
10:25dépenses de retraite, dépenses de santé.
10:28Et ils sont, les uns et les autres,
10:29contre l'augmentation du départ de l'âge à la retraite,
10:33qui est entre un quart et un tiers de nos dépenses publiques,
10:37tant qu'on n'aura pas compris ça.
10:39Le reste est mensonge, visage, visage, visage.
10:42– On parlera des…
10:43– Mais si, parce que c'est lié.
10:44– Non, j'ai compris, j'ai compris que c'était lié.
10:46– C'est le donneur de leçons de la soirée.
10:47– Ah, oui, et j'en suis fier.
10:49– Et j'en suis très fier.
10:50– Non, mais c'est surtout que…
10:52Moi, je ne dirais pas donneur de leçons,
10:53chacun a les idées qu'il veut porter sur ce plateau.
10:56Mais c'est surtout qu'il y a un problème dans ce débat,
10:59et on pourrait l'avoir sur la réforme des retraites de la même manière.
11:02C'est qu'on veut faire croire dans ce pays
11:03qu'il n'y aurait qu'une vision et qu'une façon de faire.
11:06Mais moi, je ne suis pas…
11:07– Non, c'est un débat.
11:07– Non, mais moi, je ne suis pas du tout d'accord avec ça.
11:10La TVA, c'est 211 milliards d'euros par an que ça rapporte aux caisses de l'État.
11:14– C'est ce qui rapporte le plus.
11:15– Ok ? C'est ce qui rapporte le plus.
11:1635 %.
11:18211 milliards d'euros par an.
11:19C'est la même somme qui est donnée en aide aux entreprises tous les ans.
11:23211 milliards d'euros.
11:24– Il faut aussi dire que dans les aides aux entreprises,
11:26il y a par exemple des transferts aux entreprises par an.
11:29– Vous voyez que ces 211 n'ont aucun sens, il faut le dire maintenant.
11:32– Vous voyez que dès qu'on parle des sujets
11:36qui peuvent inquiéter un peu la doxa libérale, ça pose problème.
11:40La réalité, c'est qu'on le voit aussi dans ce débat.
11:42– Ça pose problème quand on donne des chiffres faux.
11:44– On a des milliardaires, on a des multimillionnaires
11:46qui dans ce pays, ces dix dernières années,
11:48se sont enrichis et ne payent pas en réalité la même chose.
11:51– Mais parce que c'est la réalité.
11:53Parce qu'il suffit d'acheter, comme tous les étés,
11:55le magazine Challenge pour regarder l'augmentation.
11:57– Pour voir la liste des nuisibles.
11:59– Pour regarder, moi je ne dis pas les nuisibles,
12:01mais je dis pour augmenter et pour voir l'augmentation chaque année
12:04des 500 plus grandes fortunes de ce pays,
12:06qui pour 60 % d'entre elles, je le rappelle,
12:08sont d'ailleurs des héritiers, qui donc n'ont pas créé grand-chose.
12:11– 80 %, 80 %.
12:11– Peut-être même 80 %, et qui en réalité payent moins d'impôts.
12:15– Pour vous, payent moins d'impôts.
12:17– Attendez, attendez, attendez.
12:17– Juste un mot, si vous voulez,
12:18payent moins d'impôts en réel par rapport à ce qu'ils ont en reste à vivre
12:23que les Français et les Français à qui on va demander de payer plus.
12:26– Vous dites, et j'imagine que Manon Brouille sera peut-être d'accord avec vous,
12:28je ne vais pas anticiper les choses,
12:29mais vous dites ce soir à ceux qui nous regardent,
12:31le point de départ c'était comment on fait pour augmenter les salaires
12:33de ceux qui nous regardent.
12:34Vous nous dites, la réponse, elle est chez les plus riches.
12:36– La réponse, elle est en partie chez les plus riches.
12:38La réponse, elle est en partie chez les plus riches,
12:40avec notamment la taxe Zuckman qui avait hystérisé l'année dernière
12:44tout un tas de débats avec des économistes libéraux
12:47qui nous expliquaient que s'il y aurait des pluies de sauterelles dans ce pays
12:51quand on viendrait taxer justement l'argent des plus fortunés,
12:54l'argent il est aussi à aller chercher dans des aides aux entreprises
12:58qui ne sont plus utiles et qui depuis des années…
13:01– François Hollande a appris de ses erreurs.
13:02– Oui, non mais non.
13:03– Au moins, François Hollande a appris de ses erreurs.
13:04– Parce qu'il va dans votre sens là.
13:05– Bah non, parce que François Hollande, quand il est arrivé au pouvoir,
13:08il a voulu faire son petit Mitterrand ou son François Mitterrand tout court
13:11et il a dit, tous ceux qui ont plus d'un million en poche,
13:16on va leur faire les poches.
13:17En gros, c'est un peu ça.
13:18L'ennemi, vous vous souvenez ?
13:19– C'est la finance.
13:20– C'est la finance.
13:21– Eh bien, qu'est-ce qui s'est passé ?
13:23– Finalement, c'était un bon ami.
13:24– Un an après, la France était par terre et l'an an après…
13:28– Un an après, la France était par terre.
13:29– Ah non, Edmire, il a changé complètement de politique.
13:33– Oui, il faut donner beaucoup de gré.
13:35– Si on était par terre en 2013, je ne sais pas où on est aujourd'hui.
13:37– Oui, mais là, c'est-à-dire qu'après dix ans de macronisme,
13:40et après les grands Mozart de la finance, on voit où on en est quand même.
13:42– Rendez-lui cette grâce à François Hollande,
13:45c'est qu'il a changé de politique au bout de deux ans
13:47et que M. Macron a bénéficié justement du changement de cap
13:52de François Hollande en 2014
13:55et que François Hollande a très vite vu qu'il allait dans le mur.
13:57– Deuxième exemple, évidemment, c'est celui de François Mitterrand
14:00avec, au bout de deux ans, la France était rassée.
14:03– 80-83.
14:04– Manon Brie, vous vous dites, j'assume,
14:07comme Pierre Jové, vous dites, le problème, c'est les riches.
14:10– On a un problème de répartition des richesses dans notre pays,
14:13c'est une évidence.
14:14Quand vous avez les 500 plus grandes fortunes de notre pays,
14:18dont la fortune, donc ce qu'il possède,
14:20a été doublée depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir,
14:23soit depuis 2017.
14:24Faisons l'exercice.
14:25Les gens qui nous regardent ce soir,
14:27est-ce que ce que vous avez sur votre compte en banque a doublé ?
14:29Est-ce que votre patrimoine a doublé ?
14:31Les maisons, appartements ou peu importe ce que vous possédez ?
14:35La réponse est évidemment non.
14:37Donc, il y a une politique qui a été menée par Emmanuel Macron
14:39qui est en faveur des plus riches
14:41et il a asséché les caisses de l'État,
14:43tant du côté de la protection sociale que du côté de l'État.
14:46Et pour aller, pour filer la métaphore de tout à l'heure,
14:49je vois que vous n'avez pas de montre, monsieur.
14:50Non, jamais.
14:51Mais si quelqu'un a une montre autour de ce plateau,
14:54ça va marcher très bien avec monsieur Tréhard.
14:56C'est pas une Rolex, hein ?
14:57Monsieur, peu importe, je ne vais pas aller regarder la marque de votre montre.
15:02Si vous saviez !
15:03Mais si je vous demande votre montre,
15:05si je vous prends votre montre, monsieur Tréhard,
15:07et vous n'avez plus votre montre,
15:08et après je vous dis, est-ce que vous pouvez me donner l'heure ?
15:10Vous serez bien embêtés à me donner l'heure.
15:12Eh bien, voilà tout le problème.
15:13C'est qu'on prend tout l'argent dont on a besoin pour financer les caisses de l'État,
15:18et après on dit, ah ben il faut faire des économies,
15:21il faut se serrer la ceinture,
15:22il faut couper dans la protection sociale,
15:24il faut couper dans nos services publics,
15:25et en fait, on entre dans un cercle vicieux
15:27dans lequel on paye encore aujourd'hui
15:29les 60 milliards d'euros de coupe
15:33dans le prélèvement auprès des plus riches,
15:35les cas de fiscaux plus riches qui ont été faits.
15:35Mais donc le responsable pour vous, c'est Emmanuel Macron,
15:37c'est pas les riches ?
15:38Ah non, c'est Emmanuel Macron.
15:39Ah oui, c'est pas les riches.
15:41Le premier responsable, mais vous savez,
15:43la politique d'un pays, je termine là-dessus,
15:45la politique d'un pays, encore heureux,
15:48même si les riches ont beaucoup de pouvoir dans notre pays,
15:50à commencer par le fait que 90% des médias
15:53sont possédés par 9 milliardaires,
15:55à la fin, c'est le politique qui décide.
15:56Et c'est bien ce que je souhaite changer en 2027,
15:59parce que l'avantage par rapport à mes voisins ici,
16:01c'est qu'on sait pas très bien
16:02quelle est la position du Parti Socialiste
16:03entre François Hollande et M. Jouvet sur la TVA Sociale.
16:07Je crois que c'est assez clair.
16:07Côté du Rassemblement National,
16:09on sait pas très bien entre Jordan Bardelard,
16:10et Marie Meupel.
16:11Au moins là, vous avez une position claire
16:13de la France Insoumise et de Jean-Luc Mélenchon.
16:14On va mettre les pieds dans le plat.
16:15Vous disiez tout à l'heure...
16:15Attends, attends, attends, attends.
16:17Le journal de l'Humanité survit comment ?
16:19Grâce aux entreprises.
16:20Au passage.
16:21Grâce aux 211 milliards.
16:22Et donc, vous trouvez ça normal aujourd'hui ?
16:24Oui.
16:26Vous trouvez ça normal que 90% des médias...
16:28Vous trouvez ça normal que 90% des médias
16:30sont possédés par 9 milliards d'euros ?
16:32Manon Brie.
16:33Chacun jugera, monsieur.
16:34Vous disiez tout à l'heure,
16:36les nuisibles, j'assume.
16:38Tout à fait.
16:38En réalité, vous n'assumez pas.
16:40J'assume complètement.
16:40Vous n'assumez pas.
16:41J'assume complètement.
16:42Vous savez quoi ?
16:42J'ai regardé...
16:43Alors, j'aurais dû faire le montage là.
16:44J'ai regardé ce que vous disiez cet été.
16:47Ce qui a déclenché et ce qui a, d'une certaine manière,
16:49donné le coup d'envoi de la rentrée politique.
16:51Vous avez dit, les milliardaires...
16:52En vieux, ça imposait un débat.
16:53Les milliardaires, d'un point de vue purement économique,
16:55les milliardaires sont des formes de nuisibles.
16:57Les milliardaires sont des nuisibles.
16:58J'assume, c'est ce que vous disiez.
17:00Fin août.
17:01Très bien.
17:01J'ai regardé une vidéo cet après-midi de vous.
17:03Vous dites, j'ai mis le bazar dans les médias.
17:05Vous avez des...
17:05Vous regardez des super vidéos l'après-midi.
17:08Oui.
17:08Eh bien, sauf que le vocabulaire a totalement changé.
17:09Vous ne dites plus, ce sont des nuisibles.
17:12Vous dites, ils sont nuisibles.
17:14Est-ce que vous reconnaissez que de dire que telle catégorie de Français,
17:18en l'occurrence les milliardaires, sont des nuisibles,
17:21c'était une erreur ?
17:22Non, ce n'était pas une erreur.
17:24Vous avez cité exactement ce que j'ai dit aux universités d'été.
17:27Est-ce que vous ne dites plus ?
17:28Les milliardaires, je le dis encore aujourd'hui,
17:30donc je le redis à votre antenne et vous pourrez en faire un extrait.
17:32Comme ça, vous vous sentirez à l'aise par rapport à ça.
17:34Je le défendrai aussi longtemps que nécessaire.
17:36Oui, j'assume, et je vous redis la phrase que j'ai dite à nos universités d'été.
17:39Les milliardaires sont une forme de nuisibles à l'économie.
17:42Et pourquoi ils sont nuisibles ?
17:43Ils sont nuisibles à plusieurs égards.
17:44D'abord, d'un point de vue de leur impact climatique.
17:46Vous, moi, on ne va pas avoir le même impact sur le climat
17:49qu'un Bernard Arnault qui va se dépasser en yacht ou en jet privé.
17:54Eh bien, les 1% les plus riches sont responsables de polluer autant,
17:59en termes d'émissions de CO2, que les deux tiers de l'humanité.
18:01Donc, il y a un, un impact climatique.
18:03Deux, il y a un impact.
18:04Cette stat n'a aucun sens, parce qu'on associe aux milliardaires
18:08ce qu'ils possèdent, c'est-à-dire les entreprises qu'ils possèdent.
18:09Il faut dire que c'est d'aucun sens.
18:10Vous trouvez que le mode de vie de Bernard Arnault
18:15a le même impact climatique que la moyenne des Français.
18:17Mais ce n'est pas avec son jet qu'il fait les pourcentages.
18:19Vous avez raison, c'est aussi avec les entreprises qui fonctionnent.
18:24Même s'ils ne possédaient pas, même s'ils étaient des petits actionnaires
18:26qui les possédaient, il y aurait quand même ces solutions.
18:28Ça ne change rien.
18:29Mais moi, j'assume de dire que ce chiffre n'a aucun sens.
18:32Ça va très bien se passer.
18:33Je vais terminer sur ma démonstration.
18:35Je termine ma démonstration et après, vous pourrez éliminer
18:38toutes les objections du monde.
18:40Allez-y, vous le direz après.
18:41Donc, si vous me laissez, je vois que de nouveau,
18:43ça crée une petite panique.
18:44Vous voyez, vous avez la démonstration de ce que je disais dans ma vidéo.
18:47C'est vous qui êtes un peu comme dans la démonstration.
18:50Un, un pacte climat.
18:51Deux, un pacte démocratique.
18:53Je vous le disais, quand on a un agenda médiatique qui est fait
18:56et de fait, parce qu'un petit nombre de milliardaires
18:58possède un grand nombre de médias, ça pose un problème démocratique.
19:02Et enfin, troisièmement, d'un point de vue économique,
19:04oui, j'assume de dire que ce n'est pas ce qui fait tourner notre économie aujourd'hui.
19:08Ce qui fait tourner notre économie, c'est d'une part la consommation populaire.
19:12En matière d'emploi, l'essentiel des emplois
19:14sont créés par des petites entreprises.
19:15Et aujourd'hui, ce que cherchent les grandes entreprises
19:18et les grandes fortunes de notre pays,
19:20c'est la rentabiliser, maximiser leurs profits,
19:23maximiser les dividendes versés aux actionnaires.
19:25Et c'est de ce point de vue-là que je pense que ça emmène l'économie dans le mur.
19:28Il y a mille choses à dire.
19:30Est-ce que je peux être très rapide ?
19:31Allez-y !
19:32Bon, sur la méthodologie sur les milliardaires,
19:33il faut dire aux spectateurs que ça n'a absolument aucun sens.
19:35C'est probablement un truc encore qui est venu d'Oxfam,
19:37avec une méthodologie toute pépée.
19:39Ah oui, toujours dénigrer les ONG.
19:40Vous prenez toutes les possessions de quelqu'un, d'accord ?
19:43Et puis vous dites, voilà, votre pollution, c'est tout.
19:45Si je possède les tout total, ma pollution, c'est total.
19:47C'est sûr, le français ne possède rien.
19:48Ça n'a évidemment aucun sens, ni aucun intérêt,
19:50puisque ça peut changer en fonction, évidemment, de la répartition actionnaire.
19:54Maintenant, si on voit les argumentations,
19:59notamment à gauche, qui sont intéressantes,
20:01c'est en fait qu'il n'y a aucun problème dans notre système.
20:03Le seul problème, c'est qu'il n'y a pas assez d'impôts, pour résumer.
20:05Il n'y a pas assez d'impôts pour quoi ?
20:06Ah si, je suis désolé, c'est ce que vous dites.
20:08Non, non, moi, c'est pas raison.
20:10La CLG et la CBA sont des impôts que je passe.
20:13Eh bien, moi, est-ce que je peux continuer ?
20:15Je continue et attendez, Olivier Bambaud,
20:19vous transformez ce que je dis, quand même.
20:21C'est pas ce que je dis.
20:22Ne changeons rien, on va juste augmenter les impôts.
20:23C'est pas ce que j'ai dit.
20:25Moi, je suis pour baisser la TVA.
20:28La TVA, c'est un impôt.
20:29Donc, vous voyez, je suis pour baisser un impôt.
20:30Alors, maintenant, je veux juste...
20:31Parce que, de temps en temps, j'aime bien rappeler les chiffres,
20:33parce qu'il y a tellement n'importe quoi qui se raconte sur les plateaux,
20:35parfois, malheureusement,
20:36sur les baisses d'impôts de M. Macron, de notre président.
20:39Il faut dire que les deux tiers, c'est en fait pour les classes moyennes.
20:43Et si vous voulez remettre ces impôts,
20:44j'aimerais bien que vous le disiez ce soir à l'antenne,
20:46car c'était, par exemple, la taxe d'habitation en très grande partie.
20:48Vous voulez remettre la taxe d'habitation, Mme Aubry ?
20:50C'était combien de milliards par an, la taxe d'habitation ?
20:52Je ne sais pas bon.
20:52C'était une part assez importante de ces 60 milliards.
20:55Parce que, vous parlez quoi ?
20:57La fin de l'IFI, c'était combien ?
20:58Dites.
20:59On a perdu à l'ISF, on a combien ?
21:00Autour de 5 milliards.
21:02Autour de 5 milliards.
21:02Non, on a perdu 2 milliards.
21:04Non, non, non.
21:04Autour de 5 milliards.
21:06L'IFI, il y a un truc qui s'appelle...
21:09Non, non, non, je suis désolé.
21:11C'était le total, alors que la suppression...
21:13La suppression a coûté...
21:15A coûté la moitié, c'est la moitié.
21:16A coûté 2 milliards.
21:16Mais moi, je vais vous répondre sur la taxe d'habitation.
21:17Non, à coûté 5 milliards, ça n'est pas le droit pour ajouter la flat taxe.
21:21Pierre Jouvé, Pierre Jouvé.
21:22Il y a eu un certain nombre de cadeaux fiscaux plus riches.
21:23La flat taxe, elle a augmenté les revenus de l'État.
21:25Non, mais...
21:25S'il vous plaît.
21:27S'il vous plaît.
21:28Pierre Jouvé.
21:29La CVAE, la CFE, etc.
21:31On peut aussi parler de tous ces impôts.
21:34La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises,
21:36la cotisation foncière économique,
21:38tout ce qui a été fait comme cadeau
21:39et qui ne sert à rien,
21:40qui n'était y compris pas demandé par les chefs d'entreprise à l'époque.
21:42Mais moi, je vais vous répondre sur la taxe d'habitation.
21:44C'était une très grave erreur
21:45qui a été faite par Emmanuel Macron.
21:47Le Parti Solis remet la taxe d'habitation.
21:48Vous la remettez.
21:49Pierre Jouvé, vous dites ce soir que les autres facteurs
21:51peuvent remettre la taxe d'habitation.
21:53Non, non, je ne dis pas ça.
21:55Mais moi, je vous dis que d'un point de vue démocratique,
21:57la suppression de la taxe d'habitation
21:59était une erreur totale et absolue.
22:01parce que ça a grevé complètement le budget des collectivités locales,
22:04notamment, qui ont été obligés d'aller faire des compensations par ailleurs.
22:07Et quand on voit aujourd'hui l'état dans lequel est notre pays,
22:10si on n'avait pas les collectivités locales,
22:11les maires, les présidents de régions,
22:12les présidents de départements,
22:13ça réduisait leur indépendance.
22:15Mais vous la remettez ou pas ?
22:16Non, je ne dis pas qu'on la remette
22:18parce qu'aujourd'hui, vous voyez bien le débat dans lequel on est.
22:20Dire qu'on va remettre une taxe
22:22fait immédiatement un débat totalement irruptif.
22:24Je voudrais vous répondre sur un point.
22:25Parce que vous disiez, par rapport aux milliardaires,
22:27on ne voudrait mettre que des impôts,
22:29que des taxes supplémentaires.
22:30Ça, c'est une caricature facile que je peux entendre.
22:33Et y compris parce que nous-mêmes, on assume des choses.
22:34Moi, j'assume de dire...
22:35Non, mais vous les interdit.
22:36Mais moi, j'assume de dire...
22:37Moi, je n'assume pas de dire qu'on a interdit les milliardaires.
22:39Ils n'auront plus la capacité de devenir milliardaires.
22:40Et moi, je vais vous dire, Maxime Souitec,
22:41que je ne dis pas non plus que les milliardaires sont des nuisibles.
22:44Je n'utilise pas ce genre de propos.
22:45C'est la différence entre la gauche radicale et la gauche de gouvernement.
22:49Mais je vais dire une chose...
22:50La différence, c'est que vous avez baissé leurs impôts.
22:51Je vais dire une chose simple.
22:52Ce que nous souhaitons au Parti Socialiste,
22:54ce que nous disons,
22:55c'est que nous voulons que les milliardaires,
22:56que les ultra-riches de ce pays
22:58qui, ces dix dernières années,
22:59se sont beaucoup enrichis,
23:00Manon Oubry a donné les chiffres et je les partage,
23:02payent leur juste part d'impôts.
23:04Moi, je n'ai pas de difficulté
23:05à ce qu'il y ait des gens qui gagnent de l'argent
23:06tant qu'ils redistribuent
23:08et qu'ils participent aux services publics,
23:10tant qu'ils participent à tenir le pays.
23:11Deuxième élément,
23:12pour ne pas parler que de taxes et d'impôts supplémentaires.
23:14Est-ce que vous, dans les propositions que nous faisons,
23:15non, pas du tout ?
23:16Mais c'est parce que vous n'écoutez pas,
23:17vous voyez, j'ai fait un débat.
23:18Non, non, j'ai fait un socialiste marxiste.
23:23Vendredi, j'ai fait un débat aux universités
23:24d'été du Parti Socialiste
23:26face au président du MEDEF,
23:28qui, justement, est rentré dans le débat,
23:29Patrick Martin, avec ce même thème.
23:31Je vous ai démontré, par exemple,
23:33une chose simple.
23:33Nous, au Parti Socialiste, nous disons,
23:35nous voulons remettre de la production,
23:36remettre de la production industrielle,
23:38faire, notamment, et par exemple,
23:40de la protection et de la souveraineté économique européenne.
23:43C'est ce que, par exemple, nous portons
23:45pour éviter que la concurrence chinoise
23:46que nous voyons arriver,
23:47qui est en train de détruire depuis des années
23:49et là, à vitesse, accélérer tous nos pans industriels
23:52de l'automobile jusqu'au panneau de l'automobile.
23:54Mais la production, vous n'allez pas la renoncer par l'impôt.
23:56Ça, c'est en remettant la CVAE, la CVAE.
23:58Mais vous la remettez pas par l'impôt.
24:01Vous la remettez en facilitant, notamment,
24:03la souveraineté, le protectionnisme.
24:05Non, mais ça, c'est les mots qui veulent rien dire.
24:07Non, non, c'est pas du tout les mots qui veulent rien dire.
24:09Mais c'est pas les impôts qui n'auront rien de tout ça.
24:10Ce qui est intéressant, c'est que la gauche s'exprime beaucoup.
24:13Mais le Rassemblement National, il se manque.
24:16Parce qu'il est tout aussi dépensier.
24:18Non, non, non, non.
24:20Attendez, Serge, il faut que ça tourne.
24:22Non, si vous voulez parler d'économie, il faut parler sérieusement.
24:25On a du temps.
24:26On a du temps.
24:27Mais je le dis parce que sinon,
24:29on rentre sur des débats sur lesquels on ne revient plus.
24:31Mais on a du temps.
24:32Il faudra qu'on parle notamment des retraités.
24:34Est-ce que le gouvernement va devoir les taper au portefeuille ?
24:37Bien sûr.
24:37Mais d'abord, sur les milliardaires,
24:39qu'est-ce que vous dites, Johan Gillet ?
24:40Déjà, il faudra que je réponde quand même à monsieur
24:42parce qu'on ne peut pas raconter tout et n'importe quoi.
24:44Monsieur, c'est clair.
24:44En l'occurrence, sur ce plateau,
24:48le seul mouvement qui met en face de ces dépenses
24:53des économies qui sont très claires,
24:55c'est bien le Rassemblement National
24:56parce que toutes nos mesures sont entièrement financées.
24:59Mais on y reviendra.
25:00Je pourrais vous parler du choc de compétitivité
25:03que nous voulons mettre en place
25:03avec la baisse des impôts de production,
25:06avec la suppression de la CVAE et de la CFE, par exemple.
25:09sur les propos de Mme Aubry.
25:12Moi, je ne conçois pas...
25:13Mais vous avez quand même augmenté les impôts à Noël.
25:15Je ne conçois pas, monsieur...
25:16Pendant le budget, le budget dernier.
25:18Je ne conçois pas...
25:18Si vous me laissez finir ma phrase, j'y arriverai.
25:20Vous avez quand même voté...
25:21Si vous me laissez finir ma phrase, ce serait agréable.
25:23Je ne conçois pas ce discours anti-riches.
25:26À bas les riches, ça suffit.
25:28À un moment donné, il faut arrêter d'opposer tout le monde.
25:30Et il ne faut pas oublier aussi
25:32que de grandes entreprises dans ce pays
25:34tournent grâce à des entrepreneurs
25:36qui, évidemment, gagnent des sommes importantes.
25:40Et à des femmes voilées...
25:41Arrêtez, c'est vraiment ridicule.
25:42Non, non, c'est la réalité.
25:43C'est totalement ridicule.
25:44Non, parce que nous, on oppose les gens.
25:45Peut-être qu'on dit juste
25:46qu'il faut que les milliardaires payent leur juste part.
25:48Si on peut parler d'économie,
25:48si vous voulez qu'on parle des femmes voilées,
25:49on parle des femmes voilées.
25:52Bien joué, on va rester sur l'économie.
25:54Vous dites quoi des 13 000 ménages les plus riches
25:56qui ne payent pas un seul euro d'impôt ?
25:57Madame...
25:58D'impôt sur le revenu.
25:59D'impôt sur le revenu.
25:59D'impôt sur le revenu.
26:00Mais ce sont les 13 000 ménages les plus riches.
26:01Madame Aubry, arrêtez votre discours populiste.
26:04Quelqu'un qui gagne 2 000 euros par mois.
26:06Chacun doit pouvoir payer le juste impôt.
26:08C'est une évidence.
26:09Même l'ancien ministre de l'économie le reconnaît,
26:10Monsieur Lombard, qu'il y a 13 000 ménages les plus riches
26:13qui ne payent pas un seul euro d'impôt.
26:15Et donc vous, vous acceptez de leur faire ces cadeaux fiscaux ?
26:17Mais vous n'avez jamais entendu le Rassemblement national
26:20parler de juste impôt ?
26:22Et évidemment que chacun...
26:22Manifestement, vous vous êtes lancé dans une tirade
26:25de défense des plus riches.
26:25Non, je prédis que je ne supporte pas
26:27votre discours anti-rich.
26:29C'est avaler riche avec vous.
26:30Non, ce n'est pas acceptable.
26:32Donc vous préférez leur faire des cadeaux fiscaux ?
26:33Vous parlez des 1 % les plus riches.
26:36Vous pourriez aussi parler des 2 % les plus riches.
26:38Vous en faites partie d'ailleurs.
26:39J'ai aucun problème à payer plus d'impôts, Monsieur.
26:41Avec ce discours totalement populiste.
26:43La vérité, c'est que chacun doit pouvoir payer des impôts,
26:45le juste impôt, mais qu'il ne faut pas tout le temps
26:49cibler les ultra-riches.
26:51Ça n'a aucun sens.
26:52Et les Français le savent pertinemment.
26:54Comme il ne faut pas passer son temps à s'attaquer au patron,
26:57parce que je vous rappelle aussi qu'en France,
26:59la plupart des entreprises, ce sont des petits patrons
27:01qui payent leurs salariés avant même de se rémunérer eux-mêmes.
27:06Donc il faut aussi créer ce choc de compétitivité,
27:09parce que le pays ne pourra avancer
27:11qu'en baissant les impôts de production,
27:13pour pouvoir faire en sorte que les entreprises se développent,
27:16qu'elles puissent embaucher davantage,
27:18et qu'elles puissent également payer davantage leurs salariés.
27:21Qu'est-ce que vous répondez à ça, Manon Ombry ?
27:22Et j'en finis parce que tout à l'heure,
27:24je n'ai pas pu en placer une et expliquer notre mesure.
27:27Nous souhaitons, nous, inciter les entreprises
27:29à augmenter les salaires de leurs salariés
27:30en échange d'exonération sur les cotisations sociales.
27:35C'est important.
27:36Et non pas imposer des augmentations de salaires
27:39qui ne sont pas viables pour les entreprises,
27:41parce que le petit boulanger du coin,
27:42il ne peut pas se permettre d'augmenter le salaire
27:45de l'ensemble de ses salariés.
27:46Ça, c'est une réalité,
27:47et vous devriez aller davantage sur le terrain.
27:50Qu'est-ce que vous répondez à ça, Manon Ombry ?
27:51Parce que c'est ce que vous voulez faire.
27:53Décréter l'augmentation du SMIC.
27:54Non, non, ça ne se décrète pas l'augmentation des salaires
27:57pour l'ensemble des salaires.
27:58L'augmentation du SMIC.
28:00Prenez la peine d'écouter ce que l'on dit.
28:01Le SMIC, vous avez raison, c'est un décret.
28:03Donc, le SMIC...
28:04Prenez la peine d'écouter ce que je dis aussi.
28:06Non, là, je ne parlais pas de vous, M. Switek,
28:08mais de mon collègue très à droite,
28:10ici, à la fois politiquement et sur ce plateau.
28:13Donc, ce que nous disons,
28:14c'est l'augmentation du salaire minimum,
28:16qui, en effet, je le rappelle,
28:17le Rassemblement National,
28:18à chaque fois que nous l'avons proposé
28:19à l'Assemblée Nationale, a voté contre.
28:21Et ce que j'observe, c'est que,
28:22encore aujourd'hui, ce soir,
28:25le Rassemblement National préfère faire le choix
28:28de maintenir les cadeaux fiscaux
28:30qui ont été faits aux plus riches.
28:31Ils ne sont pas pour le rétablissement
28:32de l'impôt de solidarité sur la fortune.
28:34Ils ne sont pas pour la suppression de la flat tax.
28:36Ça ne les dérange pas
28:37que les 13 000 foyers les plus riches,
28:38donc ce ne sont pas les gens qui nous regardent,
28:40ne payent pas un euro d'impôt.
28:41Mais derrière, ils s'opposent
28:43à l'augmentation des salaires
28:44pour les plus bas salaires.
28:45Donc, on voit très bien
28:46que le Rassemblement National
28:48poursuit quelque part
28:49la politique macroniste
28:50d'un point de vue économique.
28:51Ce n'est pas un hasard, d'ailleurs,
28:52si, à plusieurs reprises,
28:54ils ont voté aux côtés des macronistes
28:55sur un certain nombre de mesures budgétaires.
28:57Pardon, mais moi, je n'ai jamais voté
28:58Emmanuel Macron.
28:59Le choix, en 2027, au moins,
29:01il sera clair.
29:01Si vous voulez une continuité
29:03d'une politique qui est faite
29:04pour une toute petite minorité,
29:06vous avez quelques nuances
29:07entre le Rassemblement National
29:08et les macronistes.
29:09De l'autre côté, si vous voulez,
29:10une véritable redistribution
29:11des richesses.
29:11Si vous pensez que les gens
29:12qui nous regardent vont croire
29:13à votre discours.
29:14Une des propositions que nous faisons,
29:15c'est sur l'impôt sur le revenu.
29:16L'impôt sur le revenu,
29:17il est payé par la moitié des Français.
29:18Ce que nous proposons,
29:19c'est de rendre cet impôt
29:21davantage progressif.
29:22Toutes les personnes qui gagnent
29:23moins de 4 000 euros par mois.
29:264 000 euros par mois,
29:26c'est plus de 90% des Français.
29:27Moins de 4 000 euros,
29:28les impôts baissent,
29:29plus de 4 000,
29:29les impôts demandent.
29:30J'ai résumé.
29:31Attendez, je m'arrête
29:31sur un point de désaccord
29:32entre vous deux.
29:33Parce que j'ai bien entendu...
29:34Ce que je disais,
29:35c'est que Mme Aubry
29:35ne parle jamais, en revanche,
29:37d'économie structurelle
29:38sur les dépenses contraintes
29:40Non, non, attendez, attendez.
29:41Avec grand plaisir.
29:43Juste une chose,
29:44un point précis
29:45que met sur la table
29:46Mme Aubry,
29:47c'est l'augmentation
29:48par décret du SMIC.
29:50Ou par loi.
29:50Ou par loi.
29:51Oui, vous avez raison.
29:52Vous êtes contre ça,
29:53l'augmentation du SMIC ?
29:54Nous nous sommes toujours opposés
29:56au fait d'imposer
29:57des augmentations de salaires
29:59aux entreprises
29:59parce qu'elles ne le peuvent pas.
30:01Parce que si demain,
30:02nous décrétons
30:03que les salaires augmentent,
30:05eh bien,
30:06beaucoup d'entreprises
30:06mettront la clé sous la porte.
30:08Il y en a déjà beaucoup
30:08qui ferment d'ailleurs.
30:09Mais l'augmentation du SMIC,
30:10c'est un trappe à par salaire.
30:11Donc, il faut évidemment
30:13faire en sorte...
30:14Est-ce qu'on vit bien
30:14avec 1 400 euros par mois ?
30:15Bien sûr que non.
30:16Bien sûr que non,
30:17on ne vit pas bien
30:17avec 1 400 euros.
30:19Il faut faire en sorte
30:20que les salaires augmentent
30:21sans contraindre les entreprises
30:23en donnant des incitations
30:25Mme Aubry
30:26en mettant sur la table
30:28des incitations
30:28qui permettent aux entreprises
30:30d'augmenter leurs salariés.
30:31Tous les patrons voudraient,
30:32dans l'idéal,
30:33pouvoir augmenter leurs salariés.
30:34Mais il faut qu'ils le puissent.
30:36Et il faut,
30:36en parallèle,
30:37évidemment,
30:37baisser les dépenses
30:39contraintes des Français
30:40pour qu'ils puissent
30:41dégager davantage...
30:41On va prendre un exemple empirique.
30:44Juste,
30:44j'ai une question à poser.
30:45Ensuite,
30:45Yves-Pierre,
30:46j'attends l'exemple empirique.
30:48Juste un exemple empirique.
30:49Et ensuite,
30:49à droite de la table.
30:49Vous êtes d'accord avec moi
30:50que les cotisations sociales
30:51pour les bas salaires
30:52ont baissé ces dernières années ?
30:54Oui,
30:54pour partie.
30:55On est d'accord ?
30:56Et donc,
30:57est-ce que les gens
30:58qui nous regardent,
30:58qui ont vu leurs cotisations
31:00sociales baisser,
31:01est-ce que leurs salaires
31:01ont augmenté ?
31:02C'est pas ça que nous proposons,
31:03Madame Brie.
31:03Est-ce que la baisse
31:03des cotisations sociales
31:04se traduit par la hausse des salaires ?
31:06Personne n'a jamais vu
31:07le moindre euro
31:08sur sa fiche de paye
31:09de manière concrète.
31:10Vous le voyez bien
31:11que les incitations
31:12ne marchent pas.
31:13Elles ne fonctionnent pas.
31:14Non seulement les emplois
31:15ont été maintenus
31:16grâce à des incitations fiscales,
31:18mais ce que nous proposons,
31:19c'est pas ça.
31:19Les salaires n'ont pas augmenté.
31:20Ce que nous proposons,
31:21c'est une échéance.
31:23Yves Réa,
31:25la preuve par les faits,
31:26vous êtes obligés
31:26de le reconnaître.
31:27Pas du tout.
31:27Vous voudrez un chef
31:28d'entreprise
31:28qui augmente de 10%
31:30le salaire par salarié,
31:31alors il sera exonéré.
31:33Je voudrais ajouter au débat
31:33une chose,
31:34c'est que d'abord,
31:35l'augmentation du schmik,
31:36il faut le répéter,
31:37c'est une trappe à bas salaire.
31:39Qu'est-ce que ça veut dire ?
31:40Ça veut dire quoi ?
31:41Ça veut dire que
31:41si vous augmentez le salaire...
31:43L'idée,
31:44c'est qu'il faut que
31:44le maximum de salariés
31:46sortent du schmik,
31:51augmentation parce que le schmik,
31:53c'est...
31:53Malheureusement,
31:54ça coûte effectivement cher
31:55à la collectivité,
31:57mais pourquoi pas ?
31:57Il faut quand même
31:58un salaire minimum,
32:00quoique,
32:00on peut en discuter,
32:01mais il faut surtout...
32:02Vivre avec 500 euros par mois,
32:03M. Freire ?
32:03Il faut surtout...
32:04Il ne s'agit pas de ça.
32:05Il faut surtout...
32:06Il faut surtout...
32:08Et ça, c'est l'ambition
32:09qu'on doit avoir,
32:09que les gens sortent du schmik.
32:11Ça, c'est la première chose.
32:12La deuxième chose
32:13qui est importante,
32:14et c'est toujours...
32:15C'est pour ça
32:15qu'il y a une grande défiance
32:17vis-à-vis du personnel politique
32:19en France,
32:20quelle que soit la couleur,
32:21y compris pour la droite,
32:23écoutez ça,
32:24y compris pour la droite,
32:25c'est que quand vous augmentez
32:27la charge fiscale,
32:29les prélèvements sociaux,
32:31tout ce que vous voulez
32:32en France,
32:33c'est que ça ne sert pas,
32:34c'est pas des investissements,
32:36cet argent que vous retirez,
32:37notamment aux plus riches.
32:38C'est fait pour faire fonctionner
32:41notre État
32:42qui est ventripotent,
32:44qui ne marche pas aussi bien
32:46qu'il devrait marcher,
32:47pas aussi bien
32:48qu'il marchait dans le temps,
32:49et les Français,
32:50ils en ont ras-le-bol.
32:51Regardez quand on fait le forum,
32:52cher Maxime.
32:53Il y en aura un demain soir,
32:5421h, sur ces thèmes-là.
32:55Quelle est la réaction
32:56de tous les Français
32:57qui sont là autour de nous ?
32:59On en a marre de voir
33:00des services publics
33:01qui marchent mal.
33:02Et ils disent quoi ?
33:03Et ils disent quoi ?
33:03Comment vous les financer ?
33:04Ils ne veulent pas justement
33:05que ce réflexe
33:08de dire
33:08les plus riches,
33:08les plus riches,
33:09les plus riches,
33:10c'est pas ça.
33:10Vous préférez faire payer
33:11les plus pauvres ?
33:11Je vous parle d'eux.
33:13C'est eux qui vous disent
33:14que ce n'est pas comme ça.
33:15Il faut que l'État
33:16marche autrement.
33:17Donc, il faut dégraisser
33:18la machine.
33:20Donc, vous voulez
33:21des services publics
33:22qui fonctionnent,
33:22mais que ça coûte moins cher.
33:24Expliquez-moi
33:25comment ça fonctionne.
33:26L'argent que vous prenez
33:29par l'impôt,
33:30peut-être que ça peut
33:31financer des écoles,
33:32des hôpitaux.
33:33Non, justement.
33:34Parce qu'il sert à payer
33:36les salaires.
33:37Comment vous financez
33:38les écoles,
33:39les hôpitaux ?
33:39Moi, j'ai juste une question,
33:42Olivier Babaud.
33:42Ce matin,
33:44sur Inter,
33:45Dominique Schellcher,
33:46le patron des magasins U,
33:47disait que si je veux
33:48augmenter de 100 euros,
33:49ça me coûte 483 euros.
33:51Vous augmentez un salaire
33:52de 100 euros,
33:53le patron,
33:53c'est 483 euros.
33:54C'est ce qu'on appelle
33:54le coin socio-fiscal.
33:55C'est-à-dire qu'entre
33:56le super brut,
33:57c'est-à-dire ce que ça coûte
33:58vraiment à un patron
33:59et ce qui arrive vraiment
33:59dans la poche,
34:00ça peut être divisé par deux
34:01et encore moins.
34:02Et ce ne serait pas le cas
34:03avec la mesure proposée
34:04par Marine Le Pen,
34:05puisque nous exonérons
34:06sur l'augmentation
34:07jusqu'à 10% de salaire en plus.
34:09Voilà.
34:09C'est une très bonne solution.
34:10J'en reviens
34:11aux exonérations
34:12de cotisation sociale
34:13de ces dernières années
34:14qui ne sont pas traduites
34:15par des augmentations de salaire.
34:16Les exonérations
34:17de cotisation sociale,
34:18c'est à l'heure actuelle
34:193% du PIB.
34:20C'est exactement 90 milliards
34:23d'euros par an.
34:24Sinon, les emplois
34:24seraient trop chers.
34:26Donc, vous reconnaissez
34:27que ça ne se traduit pas
34:28par une augmentation de salaire.
34:29Vous me donnez raison.
34:30Ça se traduit par un emploi
34:30qui se maintient.
34:31C'est quand même mieux
34:32d'avoir un salaire que zéro.
34:33C'est dingue
34:34parce que c'est le serpent
34:34qui se mord la cause.
34:35On voit bien
34:35qu'il n'y a pas
34:36d'augmentation de salaire.
34:37On ne sortira ce pays
34:38de la misère,
34:40beaucoup de Français,
34:41de la modestie,
34:43de leurs conditions.
34:44Non.
34:44Qu'en faisant de la croissance.
34:45Qu'en faisant de la croissance.
34:47Eh bien, arrêtez de taxer.
34:48Et qu'en faisant de la croissance.
34:49Comment on fait de la croissance ?
34:51Olivier, Olivier, Olivier.
34:52Aux Etats-Unis,
34:53aux Etats-Unis,
34:54n'importe qui gagne 100 000 dollars.
34:56Vous avez des femmes de ménage
34:57qui gagnent 150 000 dollars.
34:59Et c'est quoi leur service public ?
35:00Sauf qu'il n'y a pas
35:00de la croissance publicique.
35:00Non, non, attendez.
35:01A parité de pouvoir d'achat,
35:02je suis d'accord.
35:02Même M. Strayer vous le dit.
35:04Non, non, attendez.
35:04Non, non, non, attendez.
35:05Ce n'est pas si catastrophique
35:06que ça, contrairement à ce qu'on peut dire.
35:08Combien coûte l'école ?
35:08Il faut se payer.
35:10Combien coûte l'hôpital ?
35:11L'école, il y a une école gratuite.
35:12Vous avez essayé
35:14d'aller aux urgences aux Etats-Unis ?
35:15Le PIB par tête américain,
35:17il est complètement détaché
35:20par rapport à la France.
35:22On est presque à parité
35:23dans les années 80.
35:24Maintenant, on doit être
35:25entre 70 et 80 %
35:26du PIB américain.
35:28Je veux en dire où ?
35:29Et quel est l'un de l'égalité
35:30aux Etats-Unis ?
35:30Pour vraiment en augmenter
35:32les salaires,
35:33il faut de la formation,
35:34du capital humain,
35:35de l'investissement,
35:36de la productivité.
35:37En fait, il faut de la prospérité.
35:39Et cette prospérité,
35:40vous la créez comment ?
35:41Vous la créez, justement,
35:42en donnant la liberté
35:43aux entreprises,
35:44en permettant aux gens
35:45de travailler
35:46et en libéralisant.
35:49C'est ça ?
35:49Pierre Jouvet.
35:50Ce sont les pays
35:51les plus riches.
35:52Et ensuite, on parle
35:53des retraités.
35:54Vous voyez, il y a un élément
35:55que j'évoquais tout à l'heure,
35:56vous m'avez dit
35:56que ce n'est pas vrai.
35:56Vous prenez le cas
35:57des Etats-Unis.
35:58Très bien, par exemple,
35:58aux Etats-Unis,
35:59il y a quelque chose
35:59qui s'appelle l'IRA.
36:00Il y a, par exemple,
36:01une protection
36:01sur les entreprises.
36:03Aujourd'hui,
36:03quand vous êtes
36:04une entreprise américaine
36:06que vous voulez produire,
36:07vous avez, par exemple,
36:08sur vos marchés publics,
36:09sur vos marchés publics,
36:10vous parlez de protectionnistes.
36:12Mais pardon,
36:13mais c'est ça
36:13qui crée de la valeur.
36:14Qu'est-ce qui crée de la valeur ?
36:15Qu'est-ce qui crée de la croissance ?
36:16C'est les salariés
36:17qui la produisent.
36:17Parce que vous n'êtes pas
36:18le protectionnisme
36:18qui crée de la valeur.
36:19Vous n'êtes pas
36:19pour la préférence nationale,
36:20pourtant.
36:21Non, non, moi,
36:21je ne suis pas là.
36:22Parce que la préférence nationale,
36:24ça n'existe pas.
36:25Parce que ça ne peut pas fonctionner.
36:26Non, parce que, excusez-moi.
36:27C'est exactement le même principe.
36:28Mais pas du tout.
36:29Parce que c'est à l'échelle européenne
36:30que le protectionnisme se fait.
36:31C'est exactement
36:32ce que je suis en train de vous dire.
36:33S'il vous plaît,
36:33je voulais qu'on écoute.
36:35Je voulais vous dire deux choses.
36:36Je voulais vous dire deux choses.
36:37D'abord, je peux vous dire
36:38qui gagnera
36:38l'élection présidentielle.
36:40Ma prédiction ce soir,
36:42celui qui gagnera
36:42ou celle qui gagnera
36:43l'élection présidentielle
36:44sera celle qui arrivera
36:45à convaincre les Français
36:47que sa méthode
36:48pour augmenter les salaires
36:49est la bonne.
36:50Évidemment.
36:51Celui qui y arrive
36:52ou celle qui y arrivera
36:53gagnera la présidentielle.
36:55Sans doute.
36:56Vous validez, Olivier Vaud ?
36:57Oui, je pensais...
36:58On fait des progrès.
36:59Donc, la question sociale
36:59est la question dominante
37:01de cette élection présidentielle.
37:02Je le dis pour ceux
37:02qui seraient tentés
37:03de vouloir interdire le voile.
37:04Mais ne le dites pas trop longtemps
37:05parce qu'il faut qu'on écoute
37:06Jean-Luc Mélenchon.
37:07Avec grand plaisir.
37:08Voilà, Jean-Luc Mélenchon
37:09ce soir, sur les salaires,
37:11sur les patrons.
37:12Et voici ce que ça donne.
37:14Vous avez vu que moi
37:15et les salaires,
37:16je réponds, il faut les augmenter.
37:18Ça les fait rire.
37:19Vous savez, ce moment-là
37:21est crucial.
37:24Je n'ai pas de mépris
37:25pour les gens qui y avaient là.
37:27Je ne raisonne pas
37:28comme je pense beaucoup d'entre vous
37:30en termes personnels.
37:33Je me dis,
37:34qu'est-ce qui se passe dans leur vie ?
37:37Qu'est-ce qui se passe
37:38dans le rapport
37:39qu'ils ont aux autres ?
37:40Pour penser que
37:41quand on parle
37:42du salaire
37:43avec lequel on vit,
37:45on rigole.
37:47Et là,
37:47Jean-Luc Mélenchon
37:48parle du MEDEF,
37:48de ce qui s'est passé
37:49quand il s'est produit
37:51devant le MEDEF.
37:52Il n'a pas compris le sens.
37:54Manon Brou,
37:55vous expliquez comment
37:55augmenter les salaires.
37:56Ah oui,
37:56ça c'est si facile.
37:58Je pense que
37:58la réaction,
37:59c'était plutôt
38:01un peu obvious.
38:02Oui, il faut augmenter
38:03les salaires,
38:03mais comment,
38:04pourquoi ?
38:04C'est surtout l'ignorance
38:05de la réalité
38:06des contradictions,
38:07des difficultés
38:08d'une entreprise.
38:08Ce que voulait dire là,
38:10Jean-Luc Mélenchon,
38:10c'est sur quoi il revenait,
38:11c'est ce moment
38:12un peu cocasse
38:13où quand il parle
38:14des salaires
38:15et qu'il dit
38:15devant plutôt
38:17des grands patrons,
38:18ceux qui étaient là
38:18dans l'audience,
38:19il dit
38:20il faut augmenter
38:20les salaires.
38:21La réaction
38:22de ces grands patrons,
38:23c'est de rire.
38:23Mais est-ce qu'on rit
38:24avec la réalité
38:25des gens qui vivent
38:26avec le cynique aujourd'hui ?
38:27Il faut juste interdire
38:27la méchanceté
38:28ou il faut juste
38:29qu'il n'y ait plus
38:29de criminels ?
38:30En fait,
38:31augmenter les salaires,
38:32ce serait formidable
38:33si on pouvait le faire
38:33juste en le décident.
38:34Quand bien même
38:34vous diriez
38:35il faut arrêter
38:36les criminels,
38:36je ne vais pas rire.
38:38Est-ce que c'est drôle ?
38:39Est-ce que c'est drôle
38:40la vie des gens
38:40qui vivent aujourd'hui
38:41en dessous du seuil
38:42de pauvreté ?
38:43Pardon, pardon,
38:44je ne pense pas.
38:45Faites le test
38:46demain dans votre forum
38:47Maxime Suitec.
38:48Dites,
38:49il faut augmenter les salaires.
38:50Est-ce que les gens
38:50dans l'audience
38:51hors politique
38:51vont rire ?
38:52Je ne crois pas.
38:53Ils vont vous dire
38:54comment vous faites ?
38:55C'est à chaque fois
38:56ce qui se passe.
38:57Vous n'avez pas la réponse.
38:58Je suis là pour l'expliquer.
39:00À chaque fois,
39:01à chaque fois,
39:03le représentant,
39:07le représentant
39:08de la France insoumise
39:09se fait toquer
39:10à chaque fois
39:11parce que c'est
39:12à chaque fois
39:12la réponse.
39:13Mais vous savez
39:14qui ce sera demain ?
39:15C'est taxer les super riches
39:16et à chaque fois
39:17ils se font rembarrer.
39:18C'est sûr que vous,
39:19vous préférez
39:20leur faire des cadeaux fiscaux.
39:21Moi,
39:22je préfère redistribuer
39:23les richesses.
39:25C'est plus de riches
39:26et moins de pauvres.
39:28Comment vous faites ?
39:29Vous n'êtes pas dit
39:31que là,
39:31ces dix dernières années,
39:32on a augmenté
39:33le nombre de pauvres
39:33à plus de 10 millions
39:34de pauvres dans notre pays
39:35et dans le même temps,
39:36on a multiplié par deux
39:37la fortune des 500
39:38plus grandes fortunes.
39:38C'était le ruissellement.
39:39Oui, c'est le ruissellement
39:40à l'envers.
39:40Ça a ruissellé.
39:41Ça a bien ruissellé.
39:43Et moi,
39:43je voudrais rappeler aussi
39:44une chose dans notre pays.
39:47Pourtant,
39:47il a appliqué
39:48exactement les théories économiques
39:49que vous nous expliquez
39:50une demi-heure.
39:51Malormie, Malormie.
39:52Je termine d'une phrase.
39:53On oublie quelque chose
39:54d'essentiel.
39:55Bien sûr qu'il faut
39:56des capitaux,
39:57de l'investissement
39:58pour que notre économie,
39:58elle tourne.
39:59Mais il faut aussi,
40:00avant tout,
40:01des salariés.
40:01C'est eux qui produisent
40:02la richesse au quotidien.
40:03C'est eux qui aussi consomment
40:04et qui alimentent
40:05la croissance économique.
40:07Et donc,
40:07si vous ne permettez pas
40:08à ces salariés
40:09de vivre décemment,
40:10si vous ne redistribuez
40:11pas les richesses équitablement,
40:13même à la fin,
40:14les grands patrons,
40:14ils seront perdants.
40:15Je vous le dis.
40:16Les grands patrons,
40:17ils font tout
40:18pour que les salariés
40:19ne soient pas augmentés.
40:19Très important en France,
40:22la répartition de la valeur ajoutée
40:23est en faveur des salariés
40:25depuis très longtemps.
40:26Ça a plutôt progressé.
40:27Ce n'est pas vrai.
40:28Si c'est vrai,
40:29vous pouvez dire le contraire.
40:30Les entreprises du CAC 40,
40:31combien ils redistribuent
40:32les salariés ?
40:33On ne parle pas la même chose,
40:34on parle de la répartition,
40:35la valeur ajoutée.
40:35Moi, je vous parle.
40:36La valeur ajoutée
40:37pour les entreprises du CAC 40.
40:39C'est-à-dire qu'elle est produite
40:39par la machine collectivement.
40:41Merci pour votre petit cours d'économie.
40:42Moi aussi, j'ai fait de l'économie.
40:44Moi aussi, j'ai fait de l'économie.
40:45Si vous allez voir
40:46les chiffres officiels,
40:49vous allez remarquer
40:49qu'en France,
40:50ce n'est pas le cas partout,
40:51c'est vrai,
40:51mais en France,
40:52la répartition ne s'est pas dégradée
40:54en faveur du capital.
40:55Ça s'est même plutôt amélioré.
40:56Même M. Sarkozy le reconnaissait
40:58puisque même un libéral de droite...
40:59Ça n'a pas de sens.
41:00On parle bien de la valeur ajoutée,
41:00on ne parle pas des bénéfices.
41:02On parlera en partie.
41:04Vous reconnaissez que les bénéfices
41:05sont une partie de la valeur ajoutée.
41:06Une fois qu'on a payé les salaires.
41:07Vous avez raison.
41:09Dans la valeur ajoutée,
41:10si on fait un petit cours d'économie,
41:11vous avez les bénéfices
41:13et vous avez les salaires.
41:14Et dans la part des bénéfices,
41:16vous êtes d'accord avec moi,
41:17si on prend les très grandes entreprises,
41:19donc je m'arrête
41:20aux très grandes entreprises,
41:20vous avez plus de 100 milliards
41:22pour les entreprises du 440
41:23qui ont été redistribuées
41:24aux dividendes aux actionnaires.
41:25Ce chiffre-là
41:26ne cesse de croître
41:27d'année en année.
41:28Donc oui,
41:28il y a un problème
41:29de répartition de la valeur ajoutée
41:31dont les bénéfices...
41:32J'avance quand même.
41:34Yves Tréard le disait,
41:35on a un autre problème
41:36autour des retraites.
41:39Et des retraités,
41:40on va en parler.
41:42Problème urgent,
41:43c'est le budget qui arrive
41:44et l'une des pistes du gouvernement,
41:46c'est éventuellement
41:47de demander un effort
41:48aux retraités.
41:49Et aux retraités,
41:50je vais mettre
41:51d'énormes guillemets
41:52les plus aisés
41:53parce que ça pourrait commencer
41:54autour de 2 000 euros.
41:55Je vous vois votre réaction
41:56d'ores et déjà,
41:57Manon Ambrie,
41:58en désindexant
41:59ces retraites-là.
42:00Les retraites au-delà
42:01de 2 000 euros,
42:02peut-être que ce sera 2 500,
42:03peut-être 3 000,
42:03on verra.
42:04Mais en tout cas,
42:04il pourrait y avoir un effort
42:05de demander
42:05est-ce que,
42:06vous validez cet effort-là ?
42:07En gros,
42:08de faire en sorte
42:08que ces retraites
42:09ne suivent plus l'inflation,
42:11ce qui permettrait à l'État
42:12d'économiser
42:13quelques milliards à ce moment-là.
42:14C'est insupportable.
42:15Chaque année,
42:15le gouvernement nous fait
42:16le même coup.
42:17On prend davantage
42:19aux retraités,
42:19on prend aux entreprises,
42:21on prend aux collectivités
42:22territoriales,
42:23mais l'État ne se remet
42:24jamais en question
42:25avec des économies structurelles.
42:28Nous,
42:28c'est ce que nous réclamons.
42:30Marine Le Pen
42:30l'a annoncé
42:30et nous présenterons
42:31une trajectoire budgétaire
42:33le 15 octobre
42:34avec 125 milliards d'euros
42:36d'économies.
42:37Ça,
42:37c'est du concret.
42:38Et avec l'inscription,
42:39c'est ce que Marine Le Pen propose,
42:41de la règle d'or
42:42dans la Constitution.
42:43C'est un symbole fort
42:44qui permet aussi
42:46de redonner confiance
42:48au marché.
42:50pour faire des économies
42:51à tout prix.
42:51C'est essentiel.
42:53Ensuite,
42:54ce sera à quel niveau d'ailleurs ?
42:55C'est la règle d'or
42:56le 15 octobre.
42:57parce que pour l'instant,
42:58il y a un mystère.
42:58C'est essentiel.
42:59Je rappelle la règle d'or,
43:00c'est en gros,
43:00vous ne pouvez pas dépenser
43:01puisque vous ne manquez.
43:02Exactement.
43:03Et c'est important
43:04parce qu'il faut aussi
43:06redonner confiance
43:06aux entreprises,
43:08aux marchés,
43:09parce que sinon,
43:10il n'y aura pas
43:10de développement du pays
43:12et il n'y aura pas
43:13non plus du coût
43:14de création d'emplois.
43:15Donc,
43:15il faut aussi
43:17retrouver une gestion saine
43:18des deniers publics.
43:19Donc, les retraités,
43:20on n'y touche pas
43:21et on n'y touche jamais.
43:21Il n'est pas question
43:22de prendre encore
43:23de l'argent aux Français
43:24alors même que nous ne faisons pas
43:25ces réformes structurelles.
43:27Comme il faut faire également
43:28et nous sommes les seuls
43:29d'ailleurs,
43:29avoir le courage de le dire,
43:30faire des économies
43:31sur le train de vie d'État
43:32et notamment,
43:33par exemple,
43:33sur les dépenses
43:34liées à l'immigration,
43:36sur le budget
43:37lié à l'Union Européenne,
43:38sur le millefeuille,
43:39sur l'ensemble
43:40de ces agences gouvernementales
43:41qui sont peu efficaces
43:43et qui coûtent très cher.
43:44Bref,
43:44il faut tailler
43:45là où il faut tailler
43:46parce que oui,
43:47Madame Aubry,
43:49on peut évidemment
43:50avoir des services publics
43:51de qualité
43:52tout en dépensant moins
43:54et plus intelligemment.
43:55Les Français
43:56qui nous regardent
43:57savent pertinemment
43:58aujourd'hui
43:58qu'il y a une gabegie énorme
44:00et qu'il y a des dépenses
44:02qui sont superficielles.
44:03Il y a gabegie,
44:04Madame Aubry ?
44:04Moi, ce que j'observe,
44:05c'est quand même
44:05on a un tournant
44:06mais radical
44:07de la part du Rassemblement National
44:08qui reprend la politique
44:10de la Commission Européenne
44:11et d'Ursula von der Leyen,
44:13sa présidente,
44:14qui est une politique
44:14d'austérité.
44:15La règle d'or,
44:16elle a été inventée
44:16dans les années 80
44:17et elle a été inventée
44:18pour tordre le coût
44:21aux États européens.
44:22Il y a 5 minutes,
44:23vous disiez...
44:23Elle a été inventée
44:25dans les années 2000.
44:27La règle d'or,
44:28pardon,
44:28précision,
44:29c'est emprunter
44:30pour les investissements
44:32de la nation
44:32et non pas emprunter
44:33pour le fonctionnement
44:34parce qu'il faut aussi
44:35que les Français le sachent.
44:36Nous empruntons au quotidien
44:37pour le fonctionnement
44:39d'un char.
44:39Vous disiez il y a 5 minutes
44:41le RN c'est Macron,
44:42maintenant vous dites
44:42le RN c'est Bruxelles.
44:44Bruxelles c'est Macron.
44:44Donc c'est cohérent
44:45avec ce que je dis.
44:46Mais Mme Aubry
44:46a voté pour Emmanuel Macron.
44:48Ça ne vous a pas échappé.
44:49Mais Mme Aubry
44:50a voté pour Emmanuel Macron.
44:51Non, moi je n'ai jamais soutenu
44:53Emmanuel Macron
44:53et je crois que...
44:54Vous avez voté pour lui
44:55à deux reprises.
44:57Non, mais Fédard me parle
44:58pour moi-même.
44:59Vous avez déjà voté pour lui ?
45:00Vous n'avez pas...
45:01Vous avez voté
45:02Marine Le Pen
45:02à la présidentielle.
45:03Oui, je me suis mobilisée
45:04contre vous précisément
45:05parce qu'en matière
45:06de politique économique
45:07vous menez
45:07la même politique
45:08qu'Emmanuel Macron
45:09et en plus de cela
45:11vous avez mené
45:12une politique raciste.
45:12Ça ne vous a pas échappé
45:13qu'il y a d'autres options ?
45:15Ça ne vous a pas échappé
45:15qu'il y a d'autres options ?
45:16Moi ce que je vois
45:17c'est que le Rassemblement National
45:18aujourd'hui s'inscrit
45:19directement dans les pas
45:21de la politique macroniste
45:23en matière économique.
45:24Je le vois singulièrement
45:25et Pierre Jouvet
45:26pourrait certainement
45:27en dire autant
45:27en tant que députée européenne.
45:29La politique économique
45:30c'est ce dont on parle
45:31au quotidien
45:31au Parlement européen
45:33et je dois le reconnaître
45:35que ça n'a pas toujours été
45:36la position du Rassemblement National
45:38à Bruxelles
45:38que de soutenir
45:39cette politique
45:40de rigueur budgétaire.
45:41On a un changement opéré
45:42dans le cadre
45:43de cette campagne présidentielle
45:44avec un soutien ferme
45:46à la politique
45:47de rigueur budgétaire.
45:48On parle de l'argent
45:48des Français.
45:49Ça veut dire du son
45:50et des larmes pour les Français.
45:51Il faut bien comprendre.
45:51On parle de l'argent
45:52des Français.
45:53Si vous voulez aujourd'hui
45:54Les Français ils en ont marre
45:55de payer toujours plus d'impôts.
45:56Et donc vous allez
45:58leur faire les poches.
45:59Moi j'ai une autre proposition
46:00à faire.
46:00C'est l'inverse.
46:00C'est que vous avez
46:01une partie de la dette
46:02qui est détenue
46:03par la Banque Centrale Européenne.
46:04On va la mettre
46:05pour congélateur.
46:07Pour être extrêmement précise.
46:09On a oublié.
46:10J'écouterai un peu plus
46:11les propositions
46:12avant de les dénigrer.
46:12Juste une chose.
46:13Attendez.
46:13S'il vous plaît.
46:14On peut revenir sur la dette.
46:16Je vais être très honnête.
46:17Je n'avais pas forcément
46:17prévu de reparler.
46:18On va en reparler
46:18dans une seconde.
46:19Vraiment.
46:19Mais je voudrais
46:20qu'il y a un gilet
46:20répond à ce que vous venez
46:21de dire.
46:22Du sang et des larmes.
46:24Pour elle c'est ce que
46:25vous promettez
46:26d'une certaine manière
46:27en expliquant notamment
46:28que vous feriez
46:28125 milliards d'euros
46:30d'économie.
46:30Mais c'est tout l'inverse.
46:34Nous voulons chasser
46:35les mauvaises dépenses
46:37et les gaspillages
46:38de l'État.
46:38Dans l'école ?
46:39Et tous les Français
46:40en sont conscients.
46:42Évidemment qu'il y a
46:43des dépenses superficielles
46:44en France.
46:45Je vous ai cité
46:45l'immigration
46:46qui est un vrai sujet.
46:48Nous voulons par exemple
46:49et vous ne serez pas surprise
46:50réserver les aides sociales
46:52aux Français
46:53et non pas aux étrangers.
46:55Ça fait 9 à 15 milliards
46:56d'euros d'économie
46:57en fonction
46:59des différents think tanks
47:00qui font les calculs.
47:02Nous voulons également
47:03baisser la contribution
47:04de la France
47:05Je vous ai dit
47:05une politique macroniste
47:07et raciste en plus.
47:08Et nous voulons
47:09supprimer les agences
47:11d'État
47:11qui ne font pas
47:13le job aujourd'hui
47:14ou sont en trop
47:16dans ce millefeuille
47:17qui s'entasse.
47:18Les Français sont très conscients
47:19de tout cela
47:19Madame Aubry
47:20et même votre électorat
47:21est bien conscient
47:22qu'il y a
47:24des gaspillages
47:26énormes.
47:26Du sang et des larmes
47:26je vous l'ai dit.
47:27On vous le prouvera
47:28le 15 octobre
47:29avec la présentation
47:30de cette trajectoire.
47:31Pierre Jouvet
47:32qu'est-ce que vous répondez
47:33au RN ce soir ?
47:34Sur ce point-là précisément.
47:36Que c'est une démagogie absolue.
47:38Quand j'entends par exemple
47:39que les droits
47:41pour les immigrés
47:43de santé
47:44seront supprimés.
47:45C'est une de vos propositions.
47:47Vous voulez réserver
47:48des droits de santé
47:48par exemple au français ?
47:49Nous voulons supprimer
47:50l'aide médicale
47:53d'urgence
47:53pour la transformer
47:57en aide médicale
47:58d'urgence.
47:59C'est une réalité
48:00qui existe
48:01dans la plupart
48:02des pays dans le monde.
48:02Bien sûr.
48:03Vous savez combien
48:04de médecins
48:04dans ce pays
48:05soignent nos concitoyens
48:07partout dans les territoires
48:08ruraux,
48:08sont étrangers ?
48:09Un médecin sur cinq
48:10monsieur est immigré.
48:11Un médecin sur cinq
48:13de ce pays.
48:13Vous mélangez tout.
48:14Non, je ne mélange pas tout.
48:15Vous mélangez
48:16les personnes
48:16en situation irrégulière
48:17et les personnes
48:18en situation régulière.
48:19Ça n'a strictement rien à voir.
48:20Je mélange des personnes
48:21qui vous arrangent
48:22et d'autres
48:23qui ne vous arrangent pas.
48:24Il a vocation
48:25à retourner dans son pays.
48:27Vous ne parlez
48:28que d'immigration.
48:31Vous ne parlez
48:32que d'immigration
48:33et en réalité
48:34il n'y a aucune économie
48:35qui est proposée
48:36si ce n'est aujourd'hui
48:37d'aller se mettre
48:38à plat ventre
48:38ce que vous nous dites
48:39sur la règle d'or budgétaire.
48:40Vous savez que même
48:41les Allemands
48:43sont en train de revenir
48:44sur la règle d'or budgétaire.
48:45Et le Rassemblement National
48:47pour faire plaisir
48:48au grand patronat
48:49est en train
48:50de se vautrer
48:51sur la question
48:52mais pleinement conscience.
48:53Et moi je pense
48:54qu'il y a une réorganisation
48:55de l'État
48:56effectivement à mener.
48:57Je pense pour en revenir
48:58excusez-moi
48:58je pense qu'il y a
49:01des niches fiscales
49:01à toilettées.
49:02Je pense qu'il y a
49:03un certain nombre
49:03de réorganisations
49:04à opérer
49:05parce que quand je vois
49:06cet été par exemple
49:07qu'on n'est plus capable
49:08de commander
49:09des canadaires
49:09qu'on n'est plus capable
49:10de financer
49:11nos services départementaux
49:12d'incendie et de secours
49:13justement parce qu'on a mis
49:14on en parlait tout à l'heure
49:15des collectivités
49:16les départements à l'os
49:17et que le département
49:18de Gironde par exemple
49:19où il y a eu des méga-feux
49:20cet été
49:21a été mis à l'os
49:22par les choix politiques
49:23d'Emmanuel Maire.
49:24Vous faites payer
49:24les retraités ou pas ?
49:26Je parle du budget
49:27qui arrive là.
49:28Non.
49:29Mais attendez
49:29mais c'est la même logique
49:30c'est-à-dire qu'en fait
49:31moi je ne veux pas
49:32et nous ne voulons pas
49:33au Parti Socialiste
49:34qu'on demande en permanence
49:36à ceux qui travaillent
49:37aux retraités
49:38de payer
49:38pour les choix
49:40budgétaires
49:41financiers
49:41et fiscaux
49:42Non mais si vous demandez
49:42ni à ceux qui travaillent
49:43ni à ceux qui ne travaillent pas
49:44le pays dans le mur.
49:47Si vous m'accordez deux secondes
49:48on va dans la même crise budgétaire
49:52qu'on est allé
49:53pour le dernier budget.
49:55De deux choses l'une
49:56soit Sébastien Lecornu
49:58décide de faire
49:59des vraies réformes
50:00de faire un budget
50:01à sa mesure
50:02et il passe par des ordonnances
50:04ce qui serait une première
50:05sous la Ve République
50:07il peut tout à fait le faire.
50:08Ce qui n'empêche pas
50:09ce qui n'empêche pas
50:10j'entends bien
50:11soit
50:12eh bien
50:13ils discutent
50:14avec les uns et les autres
50:15et de toute manière
50:15on sait déjà
50:16que ça se terminera
50:17pour qu'il soit adopté
50:18le budget
50:18s'il ne veut pas
50:19qu'il y ait de crise
50:20par un 49-3
50:21donc de toute manière
50:22on va au 49-3
50:23c'est absolument assuré
50:25on sait déjà
50:26que la France Assoubise
50:27va voter contre le budget
50:28ils l'ont dit
50:29quoi qu'il arrive
50:30Pas contre le gouvernement
50:31en l'occurrence
50:31Oui enfin
50:32évidemment
50:32quand vous votez
50:33contre le budget
50:34vous votez contre le gouvernement
50:34sur le budget
50:35comme dans une démocratie normale
50:36soit vous avez un 49-3
50:38et tout ce qui vous reste
50:38c'est une motion censure
50:39Et Pierre Jouvet au PS
50:41alors vous n'êtes pas député
50:42vous êtes député européen
50:43mais ce sera pareil
50:44On ne sait pas
50:44s'ils ont intérêt à le faire
50:45Ça dépend de qui au PS
50:47France Hollande
50:47Il faut probablement
50:49et moi je pense
50:50qu'il y a énormément de partis
50:53à l'Assemblée Nationale
50:54qui ont vu de la présidentielle
50:56compte tenu du ras-le-bol
50:58des Français
50:59ils n'ont pas du tout envie
51:00les Français
51:01que ça explose
51:01parce qu'ils veulent s'exprimer
51:03à l'élection présidentielle
51:04et bien il y a énormément
51:06de partis
51:06qui n'ont peut-être pas intérêt
51:07à faire sauter le gouvernement
51:09Vous avez raison
51:10il serait armé
51:10juste d'un mot sur le budget
51:12évidemment ce sera le débat
51:13le cœur du débat présidentiel
51:14et d'ailleurs on le voit ce soir
51:15on en commence juste
51:16les prémices aujourd'hui
51:17mais il est évident
51:18que jamais
51:19C'est tous les soirs ici
51:20jamais les socialistes
51:21ne voteront un budget
51:23tel qu'il est présenté
51:25à l'instant T
51:25et des échos
51:26que nous avons du gouvernement
51:27qui est un musée
51:28des horreurs sociales
51:29qui va encore taper
51:31qui va encore taper
51:33les classes moyennes
51:34et les classes populaires
51:35de ce pays
51:36et évidemment
51:36les socialistes
51:37et j'espère
51:37tous les socialistes
51:39Je vous accorde un mot
51:40Olivier Mabaud
51:41mais vraiment un mot
51:41il faut qu'on avance
51:42et qu'on parle de l'euro marchand
51:43En tout cas c'est touchant
51:44de voir que tout le monde
51:45veut protéger les retraités
51:46et n'a pas envie
51:47effectivement de leur nuire
51:49Moi je pense qu'il faut
51:50les mobiliser
51:51en fait c'est très simple
51:52les retraites
51:53c'est le grand problème
51:54c'est 50% de notre dette en plus
51:56et c'est une grosse partie
51:57aujourd'hui de notre déficit
51:58Si on n'y touche pas
51:59ça veut dire que
51:59soit on doit miser
52:00et c'est le Rassemblement National
52:01sur des baisses
52:02importantes de dépenses
52:04qui sont un petit peu douteuses
52:05il faut le dire
52:06en tout cas on attend
52:07de voir très concrètement
52:08ce qui est proposé
52:09soit on est obligé
52:10de miser sur l'augmentation
52:11d'impôts pour d'autres gens
52:12voilà c'est assez simple
52:13finalement on a
52:14on a ces positionnements
52:16parce que le truc
52:17qui marche le plus
52:18le plus profondément
52:18c'est de
52:19pas de baisser vraiment
52:20c'est de désindexer
52:21c'est-à-dire
52:22de baisser en termes réels
52:23un petit peu déroder
52:25les retraites
52:25pouvoir d'achat
52:26que ce soit celle des plus riches
52:29ou non
52:29mais par exemple
52:30comme c'est le cas
52:30dans ce pays
52:31depuis des années et des années
52:32par exemple
52:33pour les fonctionnaires
52:34qui ont leur point d'indice
52:34qui est gelé
52:35je rappelle qu'on a tous dit
52:37et tous les partis politiques
52:38sont allés dans les écoles
52:39de ce pays
52:40et j'ai même vu
52:40des anciens premiers ministres
52:41qui n'ont jamais augmenté
52:42les salaires des profs
52:43à les dire
52:44comment ils allaient augmenter
52:45les salaires des profs
52:46alors que les professeurs
52:47de ce pays aujourd'hui
52:47sont les plus mal payés d'Europe
52:49et que leur point d'indice
52:49est gelé
52:50et que personne ne parle
52:51ça vaut pour les infirmières
52:52et tout en fait
52:53les indexations totales
52:55c'était la politique
52:56d'Edouard Balladur
52:56en 1993
52:57même sur les minima sociaux