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  • il y a 29 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Il y a une question quand même, Gino Doubs, c'est de savoir si, et vous nous avez répondu non
00:05tout de suite, d'emblée, tout à l'heure au début de l'interview,
00:07si ce qui est en train de se passer ce soir pourrait avoir des répercussions négatives chez vous, sur la
00:12campagne de Marine Le Pen, sur les sondages.
00:14Pour l'instant, Lisa Hadef, dernier sondage, Marine Le Pen continue de creuser l'écart.
00:18Je précise quand même que le sondage a été publié avant les potentielles révélations de Mediapart.
00:24Mais on va donc commencer avec les intentions de vote au premier tour, avec Edouard Philippe et Gabriel Attal, tous
00:29les deux candidats.
00:31Vous le voyez, Marine Le Pen obtiendrait 35% des votes, Jean-Luc Mélenchon 17%, Edouard Philippe 13%, Raphaël Glucksmann
00:3710%, Bruno Retailleau 7% et Gabriel Attal 5%.
00:41Si Edouard Philippe est le seul candidat du bloc central et que Gabriel Attal se retire, même score pour Marine
00:46Le Pen, plus fort pour Jean-Luc Mélenchon.
00:48Marine Le Pen 35%, Jean-Luc Mélenchon 18%, Edouard Philippe 16%.
00:52Sans autre cas de figure, Edouard Philippe n'est pas candidat, ce qui profite à Gabriel Attal, mais ce qui
00:58profite aussi à Marine Le Pen qui gagne 1 point.
01:00Marine Le Pen aurait dans cette configuration 36% des intentions des voix, Jean-Luc Mélenchon 17%, Gabriel Attal 12%.
01:08Et maintenant, on va passer au second tour.
01:09Face à Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen obtiendrait 69% des voix, Jean-Luc Mélenchon 31% des voix.
01:17Et face à Edouard Philippe, ce serait un second tour moins brillant pour Marine Le Pen, mais qui la rend
01:21victorieuse quand même dans ce sondage.
01:2357% pour Marine Le Pen et Edouard Philippe, 43%.
01:27Julien Robert ?
01:28Moins brillant, l'histoire, regardez les élections présidentielles.
01:32Trouver qui a été élu à plus de 55, je crois qu'il n'y a que Pompidou.
01:35Oui.
01:36C'est ça ?
01:36En 1960.
01:37Je faisais juste remarquer que face à Edouard Philippe, elle avait un peu moins de voix que face à Jean
01:42-Luc Mélenchon.
01:42Tout simplement, c'est factuel.
01:44Si Bruno Retailleau fait 57% au deuxième tour, je ne dirais pas que le scotin n'était pas brillant.
01:51Est-ce qu'on peut revenir à 7% si Bruno Retailleau fait 57% au deuxième tour ?
01:57Le même plateau, le longard électronique.
02:09Juste une chose, Yves Tréhard, est-ce que ce dont on vient de parler, je mets les deux en relation,
02:14est-ce que tout ça peut glisser sur Marine Le Pen comme sur les plumes d'un canard ?
02:17Alors, je ne sais pas si ça glisse comme sur les plumes d'un canard, mais ce qui est certain,
02:21c'est qu'à mon avis, à mon humble avis, je ne crois pas que ça puisse affaiblir sa position.
02:28Ça peut être dérangeant, embarrassant, mais je crois que ça touche.
02:33Surtout, effectivement, Jordan Barbella, qui ne pourrait plus, à mon avis, si c'était avéré,
02:38et j'ai bien dit si c'était avéré, ne pourrait plus être Premier ministre.
02:41Mais Mme Le Pen a quand même une de ses marques de fabrique, quand même,
02:45et c'est une des raisons qui expliquent son parcours politique depuis qu'elle est en première ligne,
02:53c'est qu'elle a dédiabolisé, on ne peut pas le nier, et qu'elle a mis la question de
02:58l'antisémitisme très loin d'elle,
03:00à tel point qu'elle s'est fâchée, il ne faut pas l'oublier, qu'elle s'est fâchée gravement
03:05avec son père il y a quelques années,
03:08peu avant la mort de ce dernier, et donc ça, on ne peut pas le nier.
03:13Ça, c'est la première chose.
03:13La deuxième chose, c'est qu'il y a une telle ambiance dans ce pays, avec un tel désir de
03:18dégagisme,
03:19et je ne crois pas qu'on puisse lui mettre, c'est les propos de Jordan Barbella,
03:25même si c'est son numéro 2, sur son...
03:28Et j'ajoute une troisième chose, quand on regarde le sondage de ce soir,
03:31c'est que Julien Aubert, Prisca, Thévenot, Alexandre Ouzil, vous êtes tous les trois sacrément dans la panade.
03:37Ah oui. Non ?
03:38Non ?
03:38Non, moi, je n'ai pas envie d'être avec les trois.
03:42Bah...
03:42Non, mais si vous voulez, on fait comme si, si vous voulez, on fait comme si, on devait...
03:47Ça peut être trois camps différents, il n'y a aucun problème, mais...
03:50Si vous voulez, c'est une philosophie, c'est une photographie, pardon.
03:54Ah oui, c'est beaucoup.
03:55La philosophie va arriver après, vous inquiétez pas.
03:57On a fait la religion pour la première partie de l'émission, et maintenant, je vais terminer avec un peu
04:03de stoïcisme.
04:04Mais c'est une photographie, si vous voulez, d'un entre-deux-tours que, finalement, un Français sur deux ne
04:10souhaite pas.
04:10Donc la question, c'est qu'est-ce qui va se passer ensuite, dans l'électorat ?
04:15Et la principale leçon que je retire, c'est que celui qui était présenté comme étant le candidat,
04:20ou si on se mettait tous derrière, Édouard Philippe, c'était en tout cas le discours d'une partie de
04:23mes amis républicains,
04:24il y a encore quelques semaines, qui disait, il faut tous se mettre derrière Édouard Philippe,
04:27c'est ce qui va nous permettre d'éviter le débat Mélenchon-Le Pen, cette, je dirais, cette option, elle
04:33s'écroule.
04:33Et donc, ça libère, je dirais, le débat démocratique.
04:37Moi, évidemment, je soutiens Bruno Retailleau parce que je pense qu'il a un projet qui est singulièrement différent.
04:42Et l'idée, en fait, c'est qu'il faudrait arrêter de voter dès le premier tour en voulant éviter
04:47des configurations de deuxième tour,
04:48parce que c'est ça qui se passe aujourd'hui.
04:49Les gens ne vous disent pas, je vote pour un tel ou un tel parce que je souhaite sa victoire,
04:53mais c'est parce que j'ai peur qu'un tel soit élu.
04:56Donc dès le premier tour, je fais un choix tactique.
04:57C'est ça qui, en réalité, rend ces sondages extrêmement volatiles.
05:01– Oui, moi, deux éléments qui m'intéressent beaucoup dans ce sondage et pour en faire l'analyse,
05:05parce qu'il suit d'autres sondages.
05:08D'abord, avec la fin du macronisme, le bloc central est en train de mourir, en réalité.
05:12On le voit, c'est-à-dire que le bloc central est en train de s'affaisser, de disparaître avec
05:15Macron.
05:16– Il est devant vous, quand même.
05:18– Pour l'heure, mais si vous voulez, à la vitesse où ça va,
05:21on se revoit dans 15 jours parce qu'on veut refaire ce plateau absolument.
05:23On se revoit dans 15 jours et vous verrez qu'ils sont derrière nous.
05:25Vous voyez ce que je veux dire ?
05:27Ce qui est en train de se passer, c'est que la vie politique est en train de se relater.
05:31C'est-à-dire que vous avez la droite, vous avez la gauche
05:33et le bloc central est en train de s'effondrer au milieu de ça.
05:35Alors nous, on est en effet dans le moment de notre primaire.
05:38Une fois qu'on sera sortis de cette primaire avec Raphaël Glucksmann,
05:41on verra exactement…
05:41– Où il a placé ?
05:42– Où avec Ségolène Royal ?
05:44– On est en train de faire un premier point.
05:45– Où avec Ségolène Royal ?
05:47– Le deuxième point qui est important, c'est à quel point Jean-Luc Mélenchon,
05:51pour la gauche, est le plus mauvais candidat imaginable de deuxième tour.
05:55C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon nous parle de la magie du deuxième tour.
05:58Ce n'est pas la magie, c'est un mur, c'est un mur.
06:01– Vous avez noté que dans tous les cas de figure…
06:03– Il y en a six je crois, il y a six scénarios.
06:05– Tous les cas de figure, c'est lui qui figure au deuxième tour.
06:08– J'ai bien vu ce sondage, mais est-ce qu'on peut dire dans le même temps
06:12que c'est le pire candidat pour la gauche ?
06:14– Oui mais c'est le seul.
06:15– Ça rejoint ce que disait Louis-Albert, c'est le Zémon de la gauche.
06:19– C'est le Zémon de la gauche, un produit très concentré.
06:21C'est de faire progresser évidemment cette candidature
06:23qui bientôt sortira de la primaire de l'espèce vainqueur.
06:27Et ce bloc central qui s'effondre est quand même, pour moi,
06:30une donnée fondamentale de cette présidentielle.
06:31– Julien Aubert, loin de se qualifier pour le second tour,
06:34avec LR nous dit que tout va bien.
06:35Vous, loin de vous qualifier pour le second tour, vous dites que tout va bien.
06:37– Nous, on progresse, monsieur Zvitek, on progresse.
06:41– Vous progressez, ok.
06:42– Bon, je pense qu'il faut être réaliste.
06:44Déjà d'une, les sondages sont importants à regarder,
06:46mais les sondages de l'automne ne font pas les élections du printemps.
06:50– On est d'accord.
06:50– Ça, ce n'est pas nouveau.
06:51Maintenant, il faut quand même regarder les tendances.
06:53C'est vrai qu'on a le Rassemblement national extrêmement haut,
06:56sondage après sondage, on verra ce qu'il en est après les affaires
06:58sur les nouveaux événements liés à l'antisémitisme,
07:02mais derrière, talonné directement, dans tous les cas de figure,
07:05comme vient de le dire Yves Tréard, par Jean-Luc Mélenchon.
07:08Aujourd'hui, l'évidence qu'on nous vendait il y a quelques semaines
07:10n'est plus une évidence.
07:12Et donc, ce qui est important aujourd'hui, je pense,
07:14c'est de pouvoir être dans ce temps qui est extrêmement important,
07:17plutôt que de parler des atermoiements,
07:20et pardonnez-moi du terme, vraiment, j'essaie d'être poli,
07:23sur le Rassemblement national, de parler du fond, de faire campagne.
07:26– On demande que ça.
07:26– Parce qu'il y a une réalité aussi, et je le dis,
07:29malgré ce qu'on est en train de se dire depuis tout à l'heure,
07:31et qui sont importants, et je le redis, ce n'est pas une mince affaire.
07:34Mais le simple barrage ne suffira pas.
07:37Et le plus important que nous avons à mener dans les semaines à venir,
07:40dans les mois à venir, c'est bien évidemment de regarder les sondages et de commenter,
07:43mais de ne pas s'arrêter simplement à ça,
07:45et de faire campagne sur le terrain, sur les sujets de fond,
07:48qui peuvent être le travail, qui peuvent être le salaire,
07:50qui sont l'indépendance énergétique.
07:52– Et on parlera des lycées dans un instant.
07:55– Et des lycées, des folles.
07:56– Très bien, mais simplement pour rester une seconde sur ce sondage,
07:59à un moment donné, vu que vous ne voulez pas de primaire…
08:02– Alors non.
08:03– Enfin, non, alors vous…
08:05– Pour le coup, c'est Édouard Philippe qui n'en veut pas.
08:06– Oui, vous avez raison, Édouard Philippe n'en veut pas, en tout cas.
08:07– Pour l'instant, il n'y en a pas.
08:09C'est-à-dire que le seul arbitre, ce seront les sondages, en réalité.
08:11– Non, c'est le peuple, le seul arbitre.
08:13– C'est le peuple, l'arbitre ?
08:15– Attendez, si c'est le peuple, ça veut dire qu'on pourrait avoir une configuration,
08:17selon vous, où Édouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Rottagno,
08:20ce sont tous les trois candidats ?
08:21– Maxime Switek, j'ai une vraie question.
08:23– Et pourquoi pas ?
08:23– Vous parlez de primaire.
08:25Comment on peut avoir peur d'une primaire,
08:27si on veut se présenter à l'élection présidentielle ?
08:29Nous, on le dit assez simplement.
08:31Bien sûr qu'il faut un rassemblement.
08:32Et d'ailleurs, je le dis assez simple,
08:34on n'est pas un candidat avec Gabriel Attal depuis trois ans.
08:37On l'est depuis à peine trois mois et demi.
08:39Et il y a une dynamique.
08:40Alors certes, pour l'instant, c'est…
08:42– Mais Priscilla, t'es venu.
08:43– Pour l'instant, c'est Jean-Luc Mélenchon.
08:45– D'accord.
08:45– Pardon, excusez-moi.
08:47– Au microscope.
08:48– Je ne la ramènerai pas à votre place.
08:49Parce qu'à vu ce qu'on a dit depuis tout à l'heure
08:51sur le Rassemblement national, et tout ce qu'on a sorti…
08:54– Je vais continuer à la ramener.
08:54– Franchement, je serai un peu humble.
08:56– Si, je vous connais très bien.
08:57– Justement, donc vous savez que je vais la ramener.
08:59– Mais blague à part, et pas blague en fait,
09:01il y a une dynamique, effectivement,
09:03celle du Rassemblement national et de la France insoumise.
09:05Mais derrière, il y a une candidature qui est à tonne.
09:07C'est effectivement celle qu'on voyait comme une évidence jusque-là.
09:09– Donc c'est ça d'Edouard Philippe.
09:10À chaque fois, vous ne le dites pas dans ce sujet.
09:11– Mais si, je l'ai dit d'ailleurs, je l'ai dit tout à l'heure, je ne l
09:13'ai pas.
09:13– Vous avez raison.
09:14– Edouard Philippe.
09:14– Je l'ai dit, Edouard Philippe, c'est quoi ?
09:15– Non mais la question, Priscilla Tévenot, c'est que…
09:19– Il y a une réalité qui s'appelle…
09:21– Non mais attendez, je repose ma question.
09:23Julien Robert a dit oui, aucun problème.
09:24On pourrait avoir une configuration de l'élection présidentielle
09:28avec Bruno Retailleau, Edouard Philippe et Gabriel Attal.
09:31Il pourrait y avoir…
09:32Il y a un monde où il y aurait deux candidatures du Bloc central,
09:36Edouard Philippe et Gabriel Attal ?
09:38– C'est un monde où il n'y a plus de Bloc central, à mon avis.
09:40– Priscilla Tévenot.
09:40– Pardon, excusez-moi.
09:42– Non mais je pense vraiment, c'est une analyse politique que je pense qu'en effet…
09:45– Priscilla Tévenot, est-ce qu'il y a un monde où les deux sont candidats réellement ?
09:48– Mais sur le sujet du rassemblement…
09:49– Répondra pas.
09:50– Je vais vous répondre très précisément, et de façon extrêmement argumentée.
09:54Sur le sujet du rassemblement, qui a organisé cette capacité
09:58à ce que nos familles politiques, et pas que nos familles politiques d'ailleurs,
10:00pardonnez-moi, mais aussi l'UDI, le parti radical, le modem, se parlent ?
10:05C'est Gabriel Attal, ça s'appelle le comité de lisons,
10:07qui se réunit, et d'ailleurs, qui se réunit assez fréquemment.
10:10– Je n'ai personne qui sait…
10:11– Et donc, sur ce sujet-là…
10:13– Personne qui sait, non mais Priscilla Tévenot, soyons en sérieux.
10:15– Oui, monsieur Yves Tréard.
10:16– Soyons en sérieux, soyons en sérieux.
10:17Tous les candidats qui sont au centre du jeu politique,
10:22que ce soit M. Glucksmann, M. Retailleau, M. Philippe, M. Attal,
10:29n'ont pas de dynamique, pas une seule dynamique derrière eux.
10:33Les seuls qui ont eu des dynamiques, il faut quand même regarder ça près.
10:37C'est Mélenchon et Marine Le Pen.
10:39Donc, il y a un problème au centre, qui est extraordinaire.
10:45Et je vais en donner, si vous me permettez, Maxime, un exemple.
10:49– Bon, à court.
10:50qui explique tout.
10:51C'est la position de M. Philippe sur les retraites,
10:53qui commence en disant, c'est à 67 ans.
10:55– Il y en a une ?
10:56– Et maintenant, on n'en sait plus.
10:56– Alors, on ne sait plus.
10:57– Et la deuxième chose, c'est M. Retailleau,
11:00qui est assez ferme sur les retraites.
11:02– Qui a une position, là ?
11:03– Mais oui, mais on n'a rien compris.
11:05– On n'a rien compris.
11:08– Alors, citez la proposition de Gabriel Athènes sur les retraites, alors.
11:13– Vous allez vers M. Mélenchon, c'est très clair.
11:18Alors, chez Mme Le Pen, ce n'est pas clair du tout.
11:21– C'est clair.
11:21– Mais…
11:22– On ne va pas refaire les retraites.
11:24– On ne va pas refaire les retraites.
11:25– M. Traillère parlait à ce moment-là de la proposition de Gabriel.
11:28– Vous ne pouvez pas nous mettre dans le même panier que le Bloc central.
11:30On n'a rien à voir avec ça.
11:31Nous, on n'a pas la même vision.
11:33– En termes de dynamique, je suis désolé, depuis la candidature de Raphaël Guzman,
11:41regardez tous les sondages, c'est plus 2, c'est plus 3, là, c'est notre pire.
11:45– Ils sont à 35, c'est notre…
11:47– Alexandre Gilles, c'est le blague, si c'était plus 2, plus 3, c'est notre copier.
11:50– Laissez-moi vous dire.
11:51Après, vous pourrez aller regarder, chacun pourrait aller le vérifier.
11:54Mais dans les sondages, on est entre 10% et 14%.
11:57Donc, c'est notre pire sondage, c'est comme ça, c'est un faible.
11:59– Lisa, est-ce qu'on peut regarder le précédent, l'Ouna Harris Interactive ?
12:02– Oui, ou plutôt, regardez peut-être un autre institut,
12:04parce que sinon, c'est ça qui est intéressant.
12:06– Sur une autre planète, regardez un autre institut.
12:09– Je suis en train de me dire que c'est notre pire institut,
12:11vous dites, regardez le même institut.
12:12– Il y a une étrange ambiance sur ce plateau.
12:15– Ça sent la fin de journée.
12:16– Mais pour dire les choses simplement,
12:19nous, on n'est pas dans le bloc central.
12:21En fait, nous, justement, on ne croit pas à la théorie de la tripartition.
12:24– On croit qu'il y a quatre familles et que la social-démocratie,
12:28elle doit regrandir à l'occasion de cette élection présidentielle.
12:31Nous, on a un processus de primaire.
12:32Nous, on va en sortir dans quelques semaines.
12:34Et moi, je crois que les gens ne veulent pas d'un ancien premier ministre de Macron.
12:37Ils n'en veulent pas.
12:38– Je partage votre point de vue.
12:40– Oui, mais j'imagine.
12:41– La différence, c'est que vous parlez du principe
12:44que l'Ousmane a déjà gagné la primaire.
12:45– Non, on va tout faire pour la gagner.
12:47– Parce que dans le sondage, dans le sondage…
12:49– Mais c'est les sondeurs qui font ça.
12:50– D'accord, mais si c'est Ségolène Royal, par exemple,
12:52qui gagne la primaire, vous serez bien embêté.
12:54– Excusez-moi, c'est pas moi qui fais les sondages.
12:56– La fourmi et la cigale ayant chanté tout l'été,
12:57vous serez bien embêté.
12:58– C'est pas moi qui fais les sondages.
12:59– C'est l'éolienne, il faudra en faire des éoliennes.

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