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  • il y a 6 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00L'autre débat, faut-il faire payer les salariés pour renflouer le budget de l'État ? Je voulais vous
00:03entendre là-dessus.
00:03Les salariés qui touchent, vous savez, la participation, l'intéressement, ils sont près de 10 millions.
00:08L'idée, ce serait de taxer ces sommes au-dessus de 3 000 euros.
00:10Il y a 1 milliard d'euros à récupérer et on sait que le gouvernement cherche des milliards pour son
00:15budget.
00:15Je le dis tout de suite. On est dans une situation très particulière ce soir parce que ce soir, Matignon
00:19dément.
00:21Matignon, et on va en parler avec Anne-Soran Duba dans un instant, lance une espèce de chasse à la
00:26taupe.
00:27Saisi la justice.
00:27Et saisis la justice, Matignon, saisis la justice pour savoir qui a balancé cette piste à la presse.
00:32C'est le double cote taupe.
00:33Sauf que ce matin, le ministre de l'économie disait que c'était bien dans les tuyaux.
00:39Écoutez ce que disait tout à l'heure Roland Lescure.
00:42Ça fait partie des pistes qu'on regarde. Comme d'autres, il n'y a rien d'acquis aujourd'hui.
00:45Mais j'entends bien que, et c'est pour ça que je suis un peu gêné par ces mesures,
00:49ces idées de mesures qui sont égrenées les unes après les autres,
00:52derrière chaque mesure, il y a une bonne raison de ne pas la faire.
00:54Mais la réalité, c'est que si on ne fait rien, on va dans le mur.
00:59On verra dans un instant la chasse à la taupe.
01:01On en parlera dans une seconde.
01:02Mais d'abord sur le fond, parce qu'on a bien compris que, de fait, le gouvernement travaille dessus.
01:06Puisqu'il y a eu fuite.
01:08C'est bien.
01:09Ils prennent les Français pour des gamins.
01:10Pourquoi ?
01:11Et c'est incroyable.
01:12Mais évidemment qu'ils lancent des ballons d'essai à chaque budget.
01:16Toutes les majorités, quelles qu'elles soient, de gauche, de droite, à chaque fois, vous lancez des ballons d'essai.
01:20Donc on lance une idée, on voit ce qu'elle tombe.
01:22Et évidemment, ils ont fait ça depuis tout l'été, d'ailleurs, avec la désindexation des retraites, avec tout ce
01:31qu'on veut.
01:31Et ils ont fait exactement la même chose pendant quatre mois l'année dernière.
01:36Exactement pour boucler le budget.
01:37Pour essayer de boucler le budget.
01:39Et Barnier avait fait la même chose avant.
01:40Amélie ?
01:41D'ailleurs, il précise, le Premier ministre n'a pas tranché.
01:46Alors ce matin, le ministre Lescure n'a pas dit que Matignon avait tranché.
01:51Il n'a d'ailleurs pas dit que Bercy avait tranché.
01:54Donc il ne le dédite pas.
01:55Il reconnaît simplement que ça fait partie des pistes de travail.
01:58Donc puisque ça fait partie des pistes, il faut qu'on en parle ce soir, Arthur Delaporte.
02:01Est-ce que vous validez l'idée ?
02:02Écoutez, moi, je pense qu'il faut que les salariés soient intéressés à la vie de leur entreprise.
02:07Donc moi, je ne suis pas contre les mécanismes de participation.
02:10Il ne faut pas que ce soit des formes de salaire déguisé.
02:12C'est tout ce qu'on dit.
02:13Et aujourd'hui, finalement, il y a certaines entreprises qui ont pu utiliser l'intéressement des salariés
02:18pour détourner, payer moins et finalement dire, bon, vous voyez, il y a des mécanismes d'exonération.
02:23Ce n'est pas normal.
02:25Donc on taxe ou pas ?
02:26Ce que je dis, c'est que c'est des pistes, nous, qu'on a toujours dit, entre guillemets,
02:30en termes de développement de la participation et de l'intéressement des salariés dans l'entreprise,
02:36on y est favorable.
02:37En revanche, il ne faut, je le dis, pas que ce soit une manière dévistée.
02:41– Attendez, je vais reposer la question.
02:43Je vais reposer la question, vous n'y répondez pas.
02:44Aujourd'hui, ça n'est pas sujet à cotisation.
02:47Est-ce que vous, arrivant au pouvoir, vous dites, ou en soutien éventuellement du gouvernement,
02:52s'il retient la piste, vous dites, ben oui, là, il faut taxer précisément.
02:55– Moi, je vais vous dire, je comprends les travailleurs pour qui la participation et l'intéressement,
02:59ça représente à Noël, par exemple, un petit moment.
03:02– 10 millions de salariés.
03:03– Ça concerne 10 millions de salariés.
03:04– Mais donc, je ne vais pas arriver à savoir si vous voulez taxer ou pas.
03:06– Je vous dis, je me mets à leur place et je n'ai pas envie d'être taxé.
03:10Par contre, si vous allez sur des gens qui vont avoir d'intéressement sur des niveaux démesurés,
03:15je ne parle pas de 3 000 euros, là, oui, pour moi, il faut que ce soit taxé.
03:19– Mais la question, c'est niveau, bien sûr.
03:23Écoutez, là, vous balancez tout ça.
03:25– Il y a raison de distinguer les deux.
03:26– Je crois qu'il y a quand même un truc sur l'ensemble des salariés
03:29qui ont besoin d'être intéressés à la vie de leur entreprise, et ça, c'est normal.
03:33Je veux dire, il faut qu'ils puissent avoir aussi l'idée que quand ils travaillent,
03:36quand l'entreprise va bien, il n'y a pas que les actionnaires qui s'en mettent plein les poches,
03:39mais eux aussi ont le droit à un geste de retour.
03:41– C'est le principe de l'intéressement participatif.
03:42– Sur la diversité.
03:43– On répartit la richesse.
03:46– Une partie, mais en Allemagne, ça marche beaucoup mieux.
03:48– Mais simplement, à quel niveau de cotisation vous le mettez ?
03:52Parce que là, en l'occurrence, Bercy travaillait sur un document,
03:55avec peut-être, à partir du moment où il y avait de l'épargne salariale
03:59au-delà de 3 000 euros, qui est des cotisations,
04:02considérant que tout ça, ça rapporterait un milliard d'euros,
04:04ce qui n'est pas énorme, sincèrement.
04:05Donc si vous mettez le curseur d'euros…
04:07– En fait, moi je pense qu'il faut arrêter avec cette politique à la petite semaine,
04:11parce que vous voyez bien que le sujet, plus largement,
04:13c'est la question des exonérations de cotisations sur un certain nombre de dispositifs
04:16qui, aujourd'hui, coûtent à peu près 200 milliards d'euros à l'État.
04:20Donc en fait, il faut remettre tout à plat pour se dire
04:23où est-ce qu'on a des exonérations de cotisations qui sont des effets d'aubaine
04:26pour de la sur-rémunération, pour des gens qui n'en ont clairement pas les moyens.
04:29– Donc vous dites que c'est une niche sociale, comme elle dit ?
04:30– Et ça dépend du niveau de salaire des individus.
04:34Parce que si vous êtes au SMIC, ça va être profitable.
04:39Si vous avez déjà 10 000 balles par mois et qu'on vous remet en plus de l'intéressement,
04:43etc., sur des niveaux indécents…
04:45– Alex, c'est une bonne piste ou pas ?
04:47– Mais bien sûr que non, c'est très bien que des salariés…
04:50Moi je l'ai d'ailleurs vécu, à un moment j'ai travaillé très rapidement à Auchan Drive,
04:53je ne sais pas si ça vous parle, et donc moi aussi j'avais une participation…
04:57– Vous aviez combien ?
04:57– J'avais une petite participation.
05:00– Donc c'est pas vous que ça concerne ?
05:01– Mais c'est symbolique, en réalité que des salariés soient concernés par le développement
05:07de leur entreprise, ça va quand même dans le bon sens, et on tape toujours sur ces
05:12classes moyennes, les travailleurs…
05:13– Là c'est pas la classe moyenne, on ne sait pas exactement…
05:15– A Auchan vous aviez combien ?
05:16– Vous savez là c'est assez flou, parce qu'à chaque fois c'est comme ça, au début
05:19c'est comme sur les retraités, quand il ne fallait pas que ça suive l'inflation,
05:22on ne savait pas, on ne savait pas si c'était une économie de 3 milliards, de 2 milliards…
05:25– Non mais sur le principe, est-ce que pour vous il y a quand même un moment où c
05:27'est pas normal ?
05:27– Mais non, parce que on est le pays où il y a le plus
05:31d'impôts des pays de l'OCDE, plus de 45% de prélèvements obligatoires dans le PIB…
05:38– Ce qui n'est pas taxé c'est le capital, hein ?
05:39– Non mais monsieur, justement, on est…
05:40– Les salaires sont beaucoup plus imposés, on a beaucoup plus sur les salaires que sur
05:44ce qui va être…
05:45– Sur le salaire, et donc effectivement il faut qu'il y ait moins de différence entre
05:48le salaire brut et le salaire net, mais globalement…
05:51– C'est pas ça ma question, je veux dire, est-ce que vous voulez plus cotiser ce qu'il
05:54y a ?
05:54– Je ne vous ai pas interrompu, si vous permettez, allez-y, allez-y, allez-y,
05:59on est déjà le pays où il y a le plus de fiscalité, où le taux de prélèvement
06:04obligatoire dans le PIB est le plus important.
06:05Qu'il y ait des possibilités pour certains, voilà, justement, vous parliez d'exonération
06:09possible, justement quand ça va dans le bon sens et que ça peut faire que des salariés
06:13se sentent encore plus concernés par le développement de leur entreprise,
06:16et bien c'est très bien.
06:17Et aujourd'hui, le vrai enjeu, c'est de diminuer les dépenses publiques,
06:20on est à 57% de dépenses publiques dans le PIB.
06:23Trouver toujours des solutions pour rajouter encore plus d'impôts, ça ne marche pas.
06:28Les pays qui s'en sortent le mieux aujourd'hui, c'est justement ceux qui ont le moins de fiscalité,
06:34le moins d'impôts.
06:36On l'a vu, par exemple, l'année dernière, le taux de croissance le plus élevé, c'était Malte,
06:39et bien Malte, c'est le pays au sein de l'Union Européenne qui a le taux de prélèvement obligatoire
06:44le plus faible.
06:45Devant qui ? Devant l'Irlande.
06:46Le deuxième pays où le taux de prélèvement obligatoire dans le PIB est le plus faible.
06:50Donc ça montre bien qu'il n'y a pas de corrélation.
06:52On se dit qu'on va toujours mettre plus de fiscalité et ça va aller mieux, on va plus de
06:56recettes.
06:56Ça ne marche pas.
06:57La question que vous posez, Alexandre Nicolique, c'est...
06:58En plus, on ne fait pas des économies.
07:00Ça, c'est entendu sur les économies.
07:02Ce que vous demande Arthur Delaporte, c'est est-ce qu'il n'y a pas un certain niveau ?
07:05Mais on avait déjà eu ce débat autour des riches, des ultra-riches, des méga-héritages,
07:08de tout ce que vous voulez.
07:09Est-ce qu'il n'y a pas un certain niveau ?
07:10Mais il faut souhaiter...
07:11Y compris sur la participation à l'intéressement.
07:13Mais où l'État peut éventuellement récupérer quelque chose.
07:16Il faut souhaiter que les gens réussissent, se rejettent, gagnent plus d'argent, évidemment.
07:21Enfin, essayez de se dire que ça va être une solution parce que ce seraient des grands privilégiés.
07:26Vous défendez les privilégiés.
07:27Mais non, mais monsieur, le problème qu'on a dans notre pays, c'est d'avoir trop de pauvres.
07:35C'est d'avoir trop de gens qui dépendent des aides sociales,
07:39qui n'arrivent pas à trouver un travail en gagnant bien leur vie.
07:41Ce qu'il faut, c'est soulager les entreprises pour qu'on augmente les salaires.
07:45Ce qu'il faut, c'est qu'on arrive à former des gens pourvus, notamment sur les emplois industriels.
07:49C'est qu'on arrive à moderniser nos entreprises.
07:52Par exemple, sur l'IA, on a des tarifs considérés.
07:54C'est comme ça qu'on va recréer de la richesse dans notre pays.
07:56On le parle dans le vide parce que, de toute manière, pour le budget à venir,
08:00le Premier ministre n'aura pas d'autre choix que de faire, effectivement, d'aller ponctionner à droite à gauche.
08:06Mais pas ça.
08:07Il est...
08:08Non, non, non, c'est pas terminé.
08:10Il va chercher de l'argent.
08:12Donc, il va faire du socialisme.
08:14C'est ce qu'il va faire.
08:15C'est un peu facile.
08:16Il va aller piquer de l'argent.
08:17Bah si, c'est juste que vous...
08:18J'attends de voir...
08:18On ne connaît rien d'autre chez vous que cette méthode.
08:21Le problème pour la droite, c'est qu'il appelle socialisme.
08:23Non, non, mal perdu.
08:23Moi, je ne suis pas à droite, moi.
08:24Pour moi, le socialisme, c'est la lutte contre les injustices.
08:27Ce qui va être intéressant, c'est de savoir si, à l'occasion de l'élection présidentielle
08:31et du débat sur la fiscalité à l'élection présidentielle,
08:35on va commencer, je dis bien commencer,
08:38à se dire comment on arrive à faire de la croissance.
08:41C'est pas incompatible.
08:42Comment on va faire de la croissance pour que les gens aient des emplois,
08:46pour qu'on évite du chômage,
08:47et pour que les gens gagnent davantage d'argent.
08:50J'entends ça, Yves.
08:51J'entends, mais...
08:51Non, mais attendez.
08:52Le débat, là, il est complètement saturé par...
08:57Qu'est-ce qu'on taxe ?
08:58Bah oui, mais...
08:59Qu'est-ce qu'on taxe ?
08:59Ah oui, c'est un happy tax payers.
09:02Qu'est-ce que...
09:02Donnez-nous votre...
09:03Qu'est-ce que vous voulez dire ?
09:04Mais vous savez que les Français, ils ont...
09:05Qu'est-ce que vous voulez dire ?
09:06Happy tax payers.
09:07Happy tax payers.
09:08Ah, pardon.
09:09C'était pas happy tax payers, mais c'est...
09:11Mais c'est affligeant.
09:12Attendez.
09:14Juste une chose.
09:15C'est pour ça que les Français se réfugient dans des votes qui sont des votes assez extrêmes.
09:21Et c'est pour ça que les Français ont assez des discours convenus,
09:25parce que c'est toujours la même musique, toujours la même rengaine.
09:28Si on ne prend pas en retraite, on va prendre à l'intéressement.
09:30Si on ne prend pas l'intéressement, on prend aux héritages.
09:34J'avais oublié.
09:35Ça, c'est ce qu'on propose avec le parti.
09:36Il a une précision.
09:38Il n'a pas changé qu'il est pas depuis 10 ans.
09:41Bah oui, et ça tombe bien.
09:42S'il vous plaît.
09:42On a donné des droits aux salariés.
09:44Une précision importante ce soir, de précision.
09:47D'abord, Matignon, ce soir, dit, c'est pas parce que c'est une piste que nous allons le faire.
09:51Et précisément, Sébastien Lecornu dit, je n'ai jamais dit que je voulais le faire ça.
09:54Je voulais même plutôt faire l'inverse.
09:56Encore une fois, le ministre de l'économie confirmait bien ce matin que c'était une piste.
09:59Première chose.
10:01Deuxièmement, Matignon, ce soir, veut saisir la justice pour savoir qui balance à la presse cette piste.
10:07Vous avez déjà vu ça ?
10:08C'est inédit.
10:09Enfin, à ma connaissance, c'est inédit dans l'histoire récente de la Ve République.
10:13Oui, c'est absolument inédit.
10:14Alors, je pense qu'on retrouve là une part de...
10:17C'est Sébastien Lecornu, Premier ministre, mais c'est aussi Sébastien Lecornu, ancien ministre des Armées.
10:21C'est-à-dire ?
10:22Ceinture et bretelles.
10:23Qu'est-ce que c'est que ces fuites dans tous les sens ?
10:24On est en train de faire le plan de bataille sur le budget, il y en a qui sortent, qui
10:28envoient des trucs à la presse, c'est inacceptable.
10:29Il l'a déjà fait il y a quelques mois, il y avait eu des fuites sur d'autres grands
10:35sujets de réforme, il ne supporte pas ça.
10:38Et je pense que la raison pour laquelle, article 40, pour ceux qui...
10:41Article 40, c'est-à-dire qu'on saisit la justice pour dire, regardez, là, je pense qu'il y
10:45a quelque chose de pas catholique.
10:47On pense qu'il y a la fameuse taupe, on va chercher la taupe, en effet.
10:50Et je pense que la raison pour laquelle ça monte aussi loin, et pourquoi d'ailleurs Matignon médiatise le fait
10:55de saisir la justice,
10:56parce que vous pouvez le faire et ne pas le dire,
10:58c'est parce qu'il sait très bien que le budget, ça va être épouvantable, extrêmement compliqué,
11:03mais en plus que ce ballon d'essai, il est terrible.
11:07La préoccupation des Français aujourd'hui, c'est leur pouvoir d'achat.
11:09Vous pouvez parler de barème, de seuil, s'il y a une mesure inacceptable aujourd'hui pour les Français,
11:13c'est qu'on leur dise le peu que vous avez réussi à mettre de côté sur votre salaire,
11:17qui en plus n'ont pas augmenté, parce que c'est un sujet à 80% pour les Français.
11:21Les élus qui vont dans les territoires en ce moment ne vous parlent que du pouvoir d'achat.
11:24Ils sont sur les marchés, les gens ne parlent que du pouvoir d'achat.
11:27Et si vous dites symboliquement, même sans parler de barème, on va ponctionner votre épargne,
11:31ce que votre entreprise met de côté pour vous sur vos salaires, mais c'est la bronca totale.
11:36Sauf que Sébastien Lecornu, tous les jours, va devoir atteindre l'incendie,
11:40parce que ce matin, Roland Lescure, le ministre de l'économie, a confirmé l'autre piste.
11:44Il y a bien une piste sur les retraites, Amélie Rosic.
11:47Il y a bien une piste de savoir si éventuellement, les retraités, les plus aisés...
11:54En fait, ils ne peuvent mettre de côté aucune piste.
12:00La question, c'est toujours la question du seuil.
12:02Sur les retraites, on l'a vu, et c'était le cas ce matin, quel est le seuil ?
12:06Est-ce qu'on est riche retraité à partir de 4256 euros ?
12:11Je crois, je parle sous le contrôle de l'ISA.
12:14Est-ce que c'est au-dessus ? Est-ce que c'est en dessous ?
12:16C'est exactement pareil pour l'épargne salariale.
12:19Alors, attention quand même sur l'épargne salariale.
12:21Il me semble que ce qui est envisagé, ce n'est pas de taxer,
12:25je rassure ceux qui nous écoutent, à ce stade en tout cas,
12:28dans le document de travail, ce qui existe déjà
12:31si vous avez mis de côté votre épargne salariale,
12:34mais ce qui sera dégagé sur l'exercice 2026 puis 2027.
12:39Sur les retraites, l'argument donné ce matin par le ministre de l'économie,
12:43le ministre de l'économie, ce n'est pas moi qui l'invente,
12:45c'est de dire qu'il y a des arguments dans le débat
12:48pour que tout le monde fasse des efforts.
12:49Et par exemple, les retraités, les retraites aujourd'hui,
12:51en moyenne, sont plus élevées que les salaires.
12:53Oui, c'est la vérité.
12:54Il n'y a pas que ça aussi, ils veulent aussi augmenter
12:55la franchise médicale.
12:57Donc en fait, ce qui est terrible, c'est que leur solution,
13:01c'est toujours faire en sorte que les Français
13:03aient moins de ce qu'ils peut-être appellent privilèges.
13:06C'est-à-dire se faire soigner et bénéficier du système social français,
13:09aujourd'hui, c'est presque devenu un privilège.
13:11Que les retraités aient une retraite qui suive l'inflation
13:14avec un contrat social qu'ils ont eu quand ils ont travaillé.
13:18Donc globalement, c'est une baisse de leur pouvoir d'achat.
13:20Ça semble normal.
13:22Et on ne touche pas à certaines dépenses.
13:23Mettez-vous à la place d'un Français.
13:25Je parlais de la franchise médicale.
13:28Vous savez, parfois on nous caricature,
13:30mais je vais juste parler de ce cas-là.
13:32Sur l'aide médicale d'État, par exemple.
13:34Je suis désolé.
13:34L'aide médicale d'État en France,
13:361,4 milliard l'année dernière, le coût.
13:38C'est-à-dire qu'un Français ou un étranger en situation régulière,
13:40il doit cotiser à la Sécurité sociale,
13:45payer une mutuelle pour se faire soigner.
13:47Quelqu'un qui est clandestin et qui devrait être expulsé du territoire,
13:53lui se fait soigner gratuitement.
13:54Ça coûte 1,4 milliard.
13:55Avec les 1 milliard qu'on veut prendre sur l'épargne de salariés
14:00et avec les 400-500 millions qu'on veut prendre sur la franchise médicale,
14:03on arrive au même niveau.
14:04Pourquoi ?
14:05Parce que pour des postures idéologiques,
14:07on ne veut pas sortir de ça.
14:08Mais je peux vous en citer énormément des mesures d'économie.
14:11L'AME, c'est 2 milliards gratuits.
14:11Non, notre plan d'économie à terme de 125 milliards,
14:15je peux vous le citer.
14:16Je peux vous dire un truc.
14:17Attends, il faut que vous répondez.
14:20Juste sur l'AME, parce que c'est un peu l'antienne du Rassemblement national.
14:23Ils passent leur temps à le ressortir.
14:24Non, je peux vous citer d'autres exemples.
14:26Je vous dis juste parce qu'il y a des gens qui à chaque fois disent
14:28« Ah oui, quand même, ça coûte cher ».
14:29Déjà, tous les Français ont le droit à des soins,
14:32même s'ils ne cotisent pas.
14:33Ça s'appelle la couverture maladie universelle.
14:36Deuxièmement, ce que vous dites aujourd'hui au Rassemblement national
14:39en disant « On va supprimer l'aide médicale d'État »,
14:41à la fin, c'est que les étrangers qui ne peuvent pas soigner
14:44parce qu'ils n'ont plus l'aide médicale d'État…
14:45Non, les clandestins.
14:46Il y a des étrangers sans être payés.
14:47Non, mais c'est différent.
14:48Vous mélangez les étrangers en situation régulière et irrégulière, monsieur.
14:50Non, alors je vais vous dire déjà une carence de trois mois,
14:52y compris pour les étrangers en situation régulière.
14:54Donc, il y a des étrangers en situation régulière
14:55qui sont allocataires de l'aide médicale d'État.
14:58Mais passons.
14:59Sur l'AME, vous savez très bien que derrière,
15:01ils iront à l'hôpital.
15:02Quand vous êtes malade, vous allez à l'hôpital.
15:04Non, sauf s'ils sont expulsés.
15:05Parce qu'on n'arrive pas à les expulser.
15:07Mais s'ils sont expulsés, ils n'iront pas à l'hôpital.
15:08Donc, en fait, à la fin des fins, vous ne réglez jamais le problème.
15:10Et donc, en fait, vous vantez des économies
15:12qui, à la fin, coûtent plus cher à la société.
15:18Vous promettez des économies qui n'existent pas.
15:20En revanche, là où je suis ce que vous dites,
15:24parce que vous pointez un élément essentiel,
15:26c'est de dire qu'aujourd'hui, on a un contrat social qui existe.
15:29Et ce contrat social, il est menacé depuis dix ans par le macronisme.
15:34Et les inégalités ont augmenté avec Emmanuel Macron.
15:37Elles ont augmenté. Pourquoi ?
15:38Parce que les politiques de redistribution
15:40que nous avions mises en place avec le Parti Socialiste,
15:42que nous avons toujours défendu.
15:44La retraite, ce n'est pas le Rassemblement National.
15:46C'est le Parti Socialiste.
15:47Et donc, oui, elles sont mises à mal progressivement.
15:51Mais oui, vous n'avez jamais été en faveur des droits sociaux.
15:53Comment ça, on n'a jamais été en faveur des droits sociaux ?
15:55Il y a eu un amourissement du pays.
15:57Si on prend l'exemple de la retraite,
15:59vous avez François Hollande, toujours socialiste,
16:00qui défend maintenant la retraite à 63 ans.
16:02Ça n'a pas toujours été son cas.
16:0363, c'est plus que ce que défend la Rassemblement National.
16:05Et il y a eu une réforme sous son cas.
16:06Je vais vous dire que, voilà, moi, je préférais François Hollande,
16:11un président et premier secrétaire du Parti Socialiste,
16:14qui disait la retraite à 62 ans.
16:17Il a même permis à ce que des gens qui prenaient leur retraite plus tôt
16:21puissent avoir, enfin, que des gens puissent prendre leur retraite plus tôt.
16:24Plus de 60 000 personnes ont pu prendre leur retraite plus tôt.
16:27On avait instauré les critères de pénibilité.
16:29Tout ça, c'est ce que Emmanuel Macron a progressivement supprimé.
16:32Donc ça, c'est ce que nous, on veut réintroduire avec Olivier Faure.
16:34Dans le cadre du débat qu'on aura dans la primaire,
16:37peut-être que d'autres ne seront pas totalement d'accord là-dessus, je le dis.
16:40Mais nous, on porte ce sujet.
16:42La retraite, c'est un horizon que nous défendons.
16:44Merci à tous les six.
16:45Merci à Alexandre Anébédine.
16:46Merci à Arthur Delaporte d'avoir été avec nous ce soir.

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