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  • il y a 3 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Les retraites, vous le savez, tous les soirs sur BFMTV, tous les débats de la présidentielle,
00:03les choses se précisent pour les retraités.
00:05Les pensions pourraient être gelées pour ceux qui touchent un peu plus de 2000 euros par mois.
00:122040 et quelques euros par mois.
00:14Voilà, j'avais plus le chiffre exact, un peu plus de 2000 euros par mois.
00:16C'est l'air médian quoi.
00:18Vous soumettre ce soir ces déclarations du ministre de l'économie, Roland Lescure, sur les retraités,
00:23qui dit on n'est pas riches à 2000 euros.
00:25Mais 2000 euros c'est correct comme retraite.
00:27On vit en France avec 2000 euros.
00:30Qu'est-ce que vous répondez, Alexandre Nicolique, Pierre Jouvet, Richard Ramos, au ministre Lescure ?
00:36Qu'il est hors sol et qu'il ne se rend pas compte qu'aujourd'hui, justement,
00:41avec le sujet qu'on vient d'évoquer précédemment, c'est-à-dire l'augmentation du prix du carburant,
00:44mais aussi l'augmentation des loyers pour ceux qui ont déjà acheté, l'augmentation de la taxe foncière,
00:50évidemment que c'est très difficile pour beaucoup de retraités qui gagnent cette somme-là.
00:54Surtout que, comme c'est aujourd'hui très difficile pour beaucoup de jeunes de s'en sortir, justement,
00:59les retraités aident très souvent les plus jeunes à payer un logement en location pour faire leurs études.
01:06Et tout ça, ça doit être pris en compte.
01:07Donc, quand on gagne 2000 euros, malheureusement, pour un retraité aujourd'hui,
01:11évidemment que non, on ne dégage pas beaucoup de marge.
01:14Et en plus, c'est une rupture avec le contrat social qu'on avait passé avec ces retraités.
01:19C'est-à-dire qu'ils devaient gagner une certaine somme qui devait suivre l'inflation.
01:23Eh bien, on les trahit quelque part, parce qu'eux-mêmes avaient calculé.
01:28Et je crois que certains ont sorti la somme aujourd'hui.
01:31Ce n'est pas une somme anodine.
01:33Sur 20 ans, 25 ans, ça représente environ 10 000 euros pour des retraités,
01:37cette non-indexation des indexations.
01:39Oui, si ça se poursuit.
01:40Richard Amos, vous défendez le ministre Lescure là-dessus ?
01:43Non, moi, je pense que ce n'est pas habile,
01:45parce qu'on ne peut pas mettre les retraités d'un même bloc.
01:48Quand vous avez 2 000 euros de revenus,
01:50que vous êtes à la campagne, que vous avez payé votre maison,
01:52ce n'est pas du tout la même chose
01:53que celui auquel les offices d'HLM sont goinfrés sur son dos
01:58et ils continuent à payer un loyer.
01:59Donc, ce qui était mal habile, c'était de généraliser.
02:06Après, il y a un moment donné,
02:08les retraités par rapport aux actifs,
02:10moi, je trouve, en tout cas, c'est ce que je vis dans ma circo,
02:14les gens qui travaillent, même par rapport à des retraités,
02:16de temps en temps, ils disent...
02:17Alors, il y a des fois, ils vont dire les assistés ou les retraités,
02:20ils disent, nous, on bosse et on ne s'en sort pas.
02:22Et donc, que quelqu'un qui gagne...
02:24Je crois qu'il y avait 6 000 euros pour un couple avec enfant
02:27et quelqu'un qui gagnerait 3 000, 4 000 euros de retraite,
02:31là, on peut aller.
02:322 000 euros, je pense qu'on est trop bas,
02:35beaucoup trop bas,
02:35on ne peut pas bien vivre avec 2 000 euros.
02:37Alors, une fois, la règle, ce serait de geler les pensions de retraite
02:39à partir de 2 000 euros.
02:41C'est ce que veut le gouvernement.
02:43Mais là, il va se faire...
02:43Si vous me permettez l'expression,
02:44il va se faire engueuler par le cornu...
02:46Ah oui, c'est certain.
02:47Non, là, à mon avis...
02:48Par qui, par le cornu ?
02:49Qui ?
02:49Le ministre de l'économie va se faire...
02:55Bah si, parce que...
02:55Non, mais j'exagère, on en reparlera de Sébastien Lecornu,
02:57mais parce que je ne sais pas où est Sébastien Lecornu.
03:02Sébastien Lecornu, à mon avis,
03:03ne va pas du tout être d'accord avec cette communication-là.
03:05Bien sûr que non.
03:06Et c'est une erreur colossale de communication
03:09du ministre de l'économie
03:12qui s'était déjà fait reprendre et rattraper par les bretelles
03:16il y a une semaine,
03:17quand il avait fait une autre déclaration de ce type
03:20sur les retraites
03:21et qui avait tout de suite été repris au vol.
03:25Ou alors, c'est un peu voulu...
03:27Oui, à un ballon d'essai !
03:28Ce n'est pas le premier ministre de l'économie
03:30qui lance ce sujet explosif.
03:32Avant lui, il y a eu Amélie de Montchalin
03:34qui était ministre du budget
03:34et qui aujourd'hui est à la Cour des comptes.
03:36Il y avait son prédécesseur, Eric Lombard.
03:38Et avant, il y avait même Bruno Le Maire.
03:40Et tous successivement,
03:41ils ont commencé à venir très doucement
03:42sur le sujet explosif des retraités,
03:45considérant, et je pense que c'est ce qu'avait en tête
03:46Roland Lescure,
03:47même si c'était peut-être un peu maladroit,
03:49que la majorité des retraités aujourd'hui,
03:50en tout cas la proportion des propriétaires,
03:52est beaucoup plus importante que chez les actifs.
03:54Parce qu'aujourd'hui, c'est impossible d'acheter
03:56quand on est actif ou presque.
03:57Que chez les retraités,
03:58il y en a beaucoup plus qui sont propriétaires.
03:59Et que donc, effectivement,
04:00quand on est retraité et propriétaire,
04:022000 euros,
04:04c'est quand même plus confortable
04:06que d'être actif avec 2000 euros.
04:08Il faut bien fixer des limites.
04:09Il faut bien fixer un seuil.
04:11Oui, mais 2000 euros, c'est assez.
04:12Et Roland Lescure, il y a 2 000 euros.
04:15Sauf que c'est assez maladroit
04:17avant le débat budgétaire.
04:18C'est assez maladroit,
04:19mais en fait, allons au fond de ce sujet.
04:21Qu'est-ce que veut faire le gouvernement
04:23dans la réalité ?
04:24Elle est où la cagnotte aujourd'hui ?
04:26Parce qu'il y a une cagnotte dans ce pays.
04:28On la connaît tous.
04:29La cagnotte, c'est l'épargne.
04:31Ah.
04:31Eh bien oui, mais la vérité, c'est ça.
04:33Et qu'est-ce que fait le ministre Lescure ?
04:35Et moi, c'est pour ça que je m'oppose
04:36et que le Parti Socialiste s'oppose
04:37à cette mesure sur les retraités.
04:39En fait, ce qu'on veut,
04:40c'est essayer que les retraités,
04:42qui sont ceux qui, en proportion,
04:43épargnent le plus, épargnent moins,
04:45ont réinjecté et puissent dans leur épargne.
04:48Et donc, en fait, le sujet,
04:49il est mal pris et il est mal construit
04:51par le gouvernement
04:51parce que moi, je trouve que c'est une rupture
04:53avec le contrat social qui est passé.
04:55Si on veut considérer
04:56qu'il y a des retraités
04:58qui, à partir d'un certain niveau,
04:59je pense que ce n'est pas 2 000 euros
05:00et que c'est une forme de déconnexion.
05:01Alors, vous le mettez où le niveau ?
05:03Moi, le niveau, le niveau...
05:05Le niveau, je pense que pour vivre aujourd'hui,
05:10le niveau est entre 2 500 et 3 000.
05:11Je ne fixerai pas un...
05:12Propriétaire ou pas propriétaire ?
05:14Le sujet, ensuite, c'est ça.
05:15C'est que, vous voyez,
05:15donc on rentre dans le débat.
05:16Et c'est la raison pour laquelle
05:17je pense qu'on ne peut pas prendre
05:19le sujet de cette manière-là.
05:21On ne peut pas le dire 2 000,
05:222 500 ou 3 000.
05:23Et qu'en réalité,
05:23il faut, en fait,
05:25faire une réforme,
05:26ça va plaire à Yves Tréard,
05:27une réforme fiscale complète.
05:29C'est-à-dire qu'en fait,
05:30il faut reprendre
05:31de A jusqu'à Z
05:32la question de la fiscalité.
05:34Et celle des retraites aussi.
05:37Parce qu'en fait,
05:38on a un régime...
05:39Je ne suis pas sûr
05:40d'avoir les mêmes idées que vous.
05:41Je ne pense pas non plus,
05:42mais ça, tant mieux.
05:43J'ai envie de dire
05:44pour le débat public.
05:45Ce serait une sacrée surprise
05:46ce soir, en tout cas.
05:47Aujourd'hui, en tout cas,
05:47on a un problème
05:48de l'assise de l'impôt sur le revenu,
05:50de l'assise de l'impôt sur les retraites.
05:52Et en fait,
05:52on a un problème
05:53qui doit être réglé
05:54par la question fiscale.
05:55Et on peut la régler.
05:56Et la donation...
05:57Ce n'est pas la peine
05:57de taper sur les autres...
05:58Et pour les traiter,
05:59la donation de son vivant
06:01à ses enfants ou ses petits-enfants.
06:03Oui, je veux dire,
06:04si le bas de laine,
06:05pardon,
06:06il est dans l'épargne.
06:07Aujourd'hui,
06:08une bonne partie
06:09va en assurance-vie.
06:10Et l'assurance-vie
06:12qui a des assureurs français
06:13qui lui-même
06:14va les donner à BlackRock.
06:15Le problème, c'est ça.
06:16C'est ce que j'allais vous dire.
06:17Qui vont nous revendre de la dette.
06:18C'est qu'aujourd'hui,
06:19l'assurance-vie,
06:19l'assurance-vie,
06:20elle va financer...
06:21Dans les masses financières,
06:22dans les masses financières,
06:23si aujourd'hui,
06:24on faisait en sorte
06:25que l'assurance-vie
06:28sur l'Amérique,
06:29qu'elle soit réinjectée.
06:30Et qu'on permet
06:31à un retraité qui nous écoute.
06:33Parce que c'est ça
06:33que j'entends moi.
06:34Sur les marchés,
06:35on me dit,
06:35mais pourquoi
06:36on ne me permet pas
06:37de donner de mon vivant
06:39beaucoup plus à mes enfants,
06:40à mes petits-enfants ?
06:41Eh bien là,
06:41on réinjecterait de la croissance.
06:43Mais c'est ce que veut
06:43faire le gouvernement aussi.
06:44Mais il faut qu'il fasse...
06:45Je veux juste qu'on ajoute
06:46un élément, pardon,
06:46parce que vous l'avez un peu
06:47dit tout à l'heure,
06:48Richard Ramos,
06:48c'est-à-dire qu'il y a
06:49la sensation chez beaucoup
06:50de salariés de dire
06:52peut-être que les retraités
06:53sont un peu plus privilégiés
06:54que nous.
06:54Parce que nous qui bossons,
06:55on s'en sort peut-être moins bien.
06:57Juste une chose,
06:57Lisa Adep,
06:58parce qu'il y a une nouvelle étude
06:59qui vient de sortir justement
07:00sur les retraités français
07:02et des pays développés.
07:04Il fait peut-être
07:04un peu moins bon aujourd'hui
07:06d'être retraités en France.
07:08Oui, c'est une étude de Natixi
07:10sur l'indice mondial des retraites
07:11et sur 44 pays,
07:12la France est à la 29ème place.
07:14L'année dernière,
07:15on était à la 27ème place.
07:16Et il y a 10 ans,
07:17on était à la 18ème place.
07:19En clair,
07:19ça veut dire qu'en comparaison
07:20avec les autres pays,
07:22le niveau de vie des retraités
07:23est tout simplement
07:23de pire en pire en France.
07:24Pour faire ce classement,
07:26il y a plusieurs critères.
07:28L'état des finances à la retraite,
07:29le bien-être matériel,
07:31la santé et la qualité de vie
07:32et à chaque fois,
07:33des notes pour chaque partie.
07:34Il y a évidemment une partie
07:35qui fait perdre beaucoup de points
07:36à la France dans ce classement
07:38parce que sur ce critère en particulier,
07:40la France est vraiment
07:41en bas du classement
07:42très mal notée.
07:43C'est la partie finances à la retraite,
07:45notamment à cause
07:45de la pression fiscale
07:46qui pèse déjà largement
07:48sur le niveau de vie des retraités.
07:50Le problème,
07:50c'est que si vous prenez
07:51le même rapport
07:52sur les actifs,
07:54la dégringolade est encore
07:55plus grande.
07:55Bien sûr,
07:55donc on n'a pas une dégringolade.
07:56Le problème est global.
07:58Mais juste un dernier mot
07:59sur les retraités,
08:00pardon,
08:00et après,
08:00je vous laisse la parole.
08:02Il y a un sujet.
08:03Pourquoi c'est difficile
08:03de fixer le montant et le seuil ?
08:05Parce que tant qu'on n'a pas
08:07une question qui est réglée
08:08sur la question du vieillissement
08:10et du coût du vieillissement
08:12qui fait qu'aujourd'hui,
08:132 000 euros par mois,
08:14c'est quoi ?
08:14C'est une place en Ehpad.
08:15Donc en fait,
08:16après,
08:16au bout d'un moment,
08:17si vous grevez
08:19cette part-là
08:20des retraités,
08:21qui va payer ?
08:22Puisque déjà,
08:23leurs enfants,
08:23leurs petits-enfants
08:24n'ont plus les moyens
08:25de vivre pour eux-mêmes.
08:26Et on va se retrouver
08:27dans une situation
08:27qui est pire.
08:32Vous avez évoqué tout à l'heure
08:33le cœur du problème.
08:33Vous avez dit aujourd'hui
08:34qu'on est actif,
08:35on ne peut plus acheter.
08:35Et c'est vrai ça.
08:36Et donc en fait,
08:37vous avez des retraités
08:38qui servent de caution
08:40pour d'éventuels crédits
08:42si des actifs veulent acheter
08:44ou font un apport
08:46dans une transmission.
08:47Mais ça,
08:48je suis désolé,
08:48mais c'est un énorme problème
08:49parce que quand on parle
08:50des retraités
08:50qui ont pu épargner,
08:52c'est parce qu'ils ont acheté
08:53leurs biens
08:53beaucoup moins chers.
08:54Si vous permettez,
08:55c'est quand même sur ça
08:56que Marine Le Pen
08:57avait pu lancer
08:58sa campagne
08:59sur le logement.
09:00Aujourd'hui,
09:01c'est une folie,
09:03c'est-à-dire qu'on a
09:03en même temps
09:04une loi ZAN
09:04qui nous empêche
09:05de construire
09:06de nouveaux logements.
09:06Zéro artificialisation nette.
09:08Zéro artificialisation nette.
09:09On a aujourd'hui
09:11un DPE très restrictif
09:13qui va faire que...
09:14C'est un poil caricatural.
09:15C'est la vérité, non ?
09:17Non, le ZAN,
09:18pas tellement.
09:19Mais on pense
09:20par des friches.
09:22Mais attendez,
09:22on peut très difficilement
09:23construire.
09:24On va pas voir ce débat maintenant.
09:25Non mais attendez,
09:26c'est parce qu'on a vu
09:27une augmentation constante
09:28aujourd'hui
09:29des biens immobiliers,
09:30des loyers
09:31parce qu'il y a eu
09:32une restriction de l'offre.
09:34Et quand j'entends encore
09:35certains qui s'opposent à nous
09:35sur le DPE par exemple,
09:37parce que quand on dit
09:38que le DPE doit être juste
09:40consultatif et concurrentiel
09:41et doit pas faire
09:42comme ça va être le cas
09:43au 1er janvier 2028,
09:44encore un million de logements
09:45qui vont peut-être sortir
09:46justement de l'offre
09:47aujourd'hui
09:48parce que toutes les catégories F
09:50ne pourront plus être louées.
09:52Excusez-moi,
09:52ça concerne...
09:54Il y a deux choses
09:54qui sont très importantes
09:55à ajouter à ce que vous venez
09:56de dire.
09:57La première,
09:58c'est qu'on ne construit pas
09:58en France.
09:59Ça, c'est une honte d'ailleurs
10:03et une erreur
10:04et une faute politique
10:05depuis 20 ans.
10:06Et puis,
10:06il y a une deuxième chose.
10:09qui devrait être considéré par tout le monde
10:31et qui ne vient jamais dans le débat.
10:33Il y a 50 ans,
10:35vous héritiez quand vous aviez 40 ans.
10:38Aujourd'hui,
10:39vous héritez quand vous avez 60 ans.
10:42Et ça,
10:43sur le logement,
10:45ça pèse énormément.
10:46Tout comme d'ailleurs
10:47sur la propriété industrielle.
10:49Tout comme...
10:50Et c'est pour ça qu'il faut revoir
10:51les règles de l'héritage.
10:52Attendez, Yves,
10:52je reste sur...
10:53Alors, je dis aussi,
10:54sur les retraités.
10:55On a compris que le gouvernement
10:56voulait demander dans le cadre du budget
10:58un effort d'un peu moins
10:59de 6 milliards d'euros
11:00aux retraités.
11:01Faire un budget,
11:01c'est un choix.
11:02Ce sont des choix,
11:03Richard Ramos.
11:04Dans le même temps,
11:04le gouvernement dit
11:06la surtaxe qui pesait
11:07sur les entreprises,
11:08qui était à destination
11:10vraiment des très grosses entreprises.
11:12L'arbitrage qui est rendu
11:13pour l'instant par le gouvernement,
11:14c'est de dire
11:15on va baisser cette surtaxe-là.
11:16Elle va rapporter
11:172 milliards et demi de moins.
11:18Est-ce que c'est normal
11:21de dire aux grosses entreprises...
11:22Je crois que le chiffre d'affaires
11:23c'est plus d'un milliard et demi.
11:24Aux grosses entreprises,
11:26on va alléger un tout petit peu
11:28la pression
11:28qu'on vous avait imposée
11:29l'année dernière.
11:30En revanche,
11:30les retraités,
11:316 milliards.
11:32Moi,
11:32sur les entreprises,
11:33c'est très simple.
11:34Sur les très très grosses entreprises
11:36qui,
11:37pour beaucoup,
11:38sont des multinationales
11:39qui payent en gros
11:40à peu près 7%
11:41d'impôts sur le DS,
11:43d'impôts sur les sociétés,
11:44alors que nos PME,
11:45ils sont à 22, 23.
11:47Donc là,
11:47qu'on leur en prenne un peu,
11:48je veux bien.
11:49Mais par contre,
11:49ce qui est certain,
11:50c'est qu'à part
11:52les très très grosses entreprises,
11:54il nous faut un choc de l'offre.
11:55Il nous faut,
11:56dans ce qui va s'ouvrir,
11:58il nous faut surtout pas
11:59alléger les charges
12:00sur les entreprises.
12:01Il faut baisser les entreprises
12:03et il faut faire un choc
12:04comme jamais on a fait
12:05pour soutenir les entreprises.
12:07– Alors j'ai pas compris,
12:08vous voulez baisser les charges ou pas ?
12:09– Non, non, mais sur les entreprises
12:11internationales,
12:12sur les entreprises
12:12qui défiscalisent
12:14parce qu'ils ont des montages
12:15avec des comptes consolidés,
12:16là, je suis d'accord.
12:18Mais attention
12:19à ce que nos ETI françaises,
12:21nos PME,
12:22– ETI, c'est l'entreprise
12:23de taille intermédiaire.
12:24– De taille intermédiaire,
12:24qui sont souvent françaises,
12:26eh bien là,
12:27il faut faire très attention
12:28parce que si on les a pas,
12:30pour amortir le choc social,
12:32alors on sera mal.
12:33Donc moi, je pense aujourd'hui
12:34qu'il faut, au contraire,
12:36faire un choc par l'offre,
12:37c'est-à-dire en soutenant
12:38les ETI et les PME.
12:43– Non, mais qu'est-ce que
12:45vous avez attendu pour le faire ?
12:46– Non, mais on l'a fait
12:48en partie, c'est plus que ça.
12:50– C'est que ça fait quand même,
12:51pardon, ça fait malheureusement,
12:53alors sur les ETI,
12:54pour reprendre sur les PME,
12:55ça fait 10 ans qu'on nous promet ça.
12:57Ça fait 10 ans qu'on nous annonce
12:59le ruissellement,
12:59mais on n'a pas vu une goutte d'eau
13:01tomber nulle part.
13:02Les Français sont à sec,
13:03on fait des cadeaux fiscaux.
13:05Mais pardon,
13:05mais on fait des cadeaux fiscaux
13:06qui ont mis le pays
13:07dans l'état dans lequel il est.
13:08Aujourd'hui,
13:09il n'y a plus un rond
13:10dans les caisses de l'État.
13:11On a les records,
13:12puisque vous parliez tout à l'heure
13:13des chiffres avec les retraités,
13:14on a la semaine dernière
13:15les records sur les distributions
13:17de dividendes en Europe.
13:18Le deuxième pays
13:19qui distribue le plus de dividendes
13:21en Europe,
13:22c'est la France.
13:23Peut-être même le premier.
13:24– En Europe, on est premier,
13:25on est deuxième dans le monde
13:26et les États-Unis.
13:26– Deuxième dans le monde,
13:27merci, deuxième dans le monde.
13:28– Mais là,
13:29il parle de ce pays, là.
13:31– C'est fou,
13:32parce qu'on nous dit encore…
13:33– Alexandre Nicolas,
13:34c'est fou,
13:34mais vous êtes socialiste, monsieur.
13:35– Vous êtes socialiste ?
13:36– Oui, je crois.
13:37– Vous soutenez le gouvernement,
13:38par exemple, espagnol,
13:39de M. Sanchez.
13:40– Oui, tout à fait.
13:40– Voilà.
13:41Prenons l'exemple espagnol
13:42que vous souteniez tout à l'heure.
13:44– Bah, vous aussi.
13:45– J'ai parlé des tâches.
13:46– Que vous souteniez tout à l'heure.
13:47– Je soutenais le gouvernement espagnol.
13:48– Moi, je n'ai pas de sectarisme.
13:50– Très bien.
13:50– Quand il y a une baisse
13:51de la fiscalité,
13:52je trouve ça très bien.
13:53– Non, mais c'est vrai
13:54que c'est une curiosité.
13:55– Pas forcément sur la politique migratoire
13:56de dire
13:57qu'on va regulariser 500 000 personnes.
13:59– On n'avait pas encore
14:00100 000 personnes.
14:00– Mais pourtant,
14:01on traînait l'italien,
14:03mais 500 000 personnes
14:03nous les aient à présent.
14:05– Et donc, je disais…
14:07– Tout se passait bien
14:07jusqu'à présent.
14:08– Monsieur,
14:10comparez, par exemple,
14:11aujourd'hui,
14:12la fiscalité espagnole
14:13et les dépenses publiques espagnoles.
14:15Si vous voyez pourquoi
14:16l'Espagne s'en sort un peu mieux,
14:17l'Espagne,
14:18vous savez combien on est en France
14:19de dépenses publiques dans le PIB,
14:20on est à 57,3%.
14:21C'est pas un pays de l'OCDE
14:22qui est à ce niveau-là.
14:23En Espagne,
14:23ils sont à 45%.
14:24Vous savez que pour qu'on ait
14:25un tel niveau de dépenses publiques,
14:28il faudrait dépenser
14:29350 milliards par an
14:30en France en moins.
14:32Donc, en fait,
14:32le cœur du problème…
14:33Non, mais ce que je veux dire…
14:34– Quel problème ?
14:34– Mais je vous explique.
14:35– On crée de la richesse.
14:36– C'est le cœur du problème…
14:38– C'est le niveau des retraites.
14:40– Non, mais le cœur du problème
14:41en France,
14:41c'est ce niveau de dépenses publiques.
14:43C'est pas un problème de…
14:44Vous dites,
14:45il n'y a pas eu de ruissellement,
14:46il fallait encore taxer,
14:47il ne fallait pas faire d'exception.
14:48On a besoin de soulager les entreprises,
14:50on a besoin de soulager
14:50et les jambes de la pression fiscale.
14:52Ça ne marche.
14:53Parce que là,
14:53on n'a pas 27%,
14:54vous avez encore augmenté les marques.
14:54– Quand je vous écoute,
14:55j'ai l'impression d'entendre
14:56Ursula von der Leyen.
14:57– Pourquoi ?
14:58– Le problème ?
14:58– Non, parce qu'en fait…
15:01– Vous êtes pour la vision économique
15:03d'Ursula von der Leyen.
15:04– C'est-à-dire qu'il rajoute les impôts,
15:05justement,
15:05– Vous êtes sur la vision économique
15:06de madame von der Leyen.
15:08Parce qu'en fait,
15:08vous ne savez tellement plus
15:09sur quel pied danser
15:10que vous essayez
15:11de draguer les chefs d'entreprise
15:12en faisant des promesses
15:14qui ne sont pas en concordance.
15:20Il n'y a pas qu'une seule vision
15:22sur un budget de l'État.
15:23Moi, ce que je dis,
15:24c'est que je reconnais,
15:25et je l'ai fait plusieurs fois
15:26sur ce plateau,
15:27je reconnais le problème
15:28de la dette dans notre pays.
15:30Je dis qu'il faut régler
15:31ce problème de la dette.
15:31– Que vous allez augmenter
15:32quand vous élargerez le pays.
15:32– Mais ce que je dis,
15:33c'est faux ce que vous dites.
15:34– C'est faux ce que vous dites.
15:35– C'est vrai.
15:35– Et par contre,
15:35à l'inverse,
15:36ce que nous disons,
15:37c'est qu'il n'y a pas un problème
15:38qu'il n'y a pas de dette.
15:39Il y a un problème,
15:40aujourd'hui,
15:41de recettes,
15:41parce qu'on ne va pas chercher
15:42l'argent là où il est.
15:44– Vous voulez me dire ?
15:46– C'est vraiment un problème
15:47de recettes.
15:48– Vous disiez l'inverse
15:49tout à l'heure
15:49sur les multinationales pétrolières.
15:51– Attendez, attendez.
15:52– Je n'ai pas du tout
15:52dit l'inverse, s'il vous plaît.
15:53– Sous-titrage ST' 501
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