- il y a 6 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Je voulais qu'on ouvre le premier débat de la soirée, débat lancé par le Rassemblement National qui veut interdire
00:06le port du voile dans la rue.
00:08Critique instantanée aujourd'hui venue de la gauche et de la droite, est-ce tout simplement faisable, constitutionnellement applicable ?
00:13Pourquoi le RN ressort cette proposition maintenant ? On va en débattre donc ce soir avec vous Julien Audoul, avec
00:20Yves Tréhard, Bruno Jeudil, avec Ariane Emy.
00:21Bonsoir et merci d'être avec nous également ce soir, vous êtes avocat, membre de la Ligue des droits de
00:25l'homme, avec Anne-Sora Dubois et avec Lisa Adef.
00:29La première question pour bien poser les choses, que propose réellement le Rassemblement National ?
00:35Ça s'est passé chez nous, sur BFM, dans le Grand Oral du dimanche et voilà donc hier ce qu
00:40'annonce Jean-Philippe Tanguy.
00:41Nous allons évidemment combattre l'idéologie islamiste et nous sanctionnerons le port du voile aussi en solidarité avec toutes les
00:51femmes à travers le monde qui sont forcées à le porter et qui meurent pour avoir cette liberté.
00:55Vous avez des gens qui ne mettent pas leur stature de sécurité, quand ils ne mettent pas leur stature de
00:58sécurité, ils ont une amende parce qu'il y a des femmes qui portent le voile alors qu'il est
01:01interdit, elles auront une amende.
01:03Julien Audoul, hier Jean-Philippe Tanguy dit c'est tranché, c'est fait. Amende donc pour toutes les femmes qui
01:08porteraient un voile dans la rue ?
01:09Alors, il faut remettre un petit peu les choses à l'endroit. Ce que nous souhaitons, ce que nous voulons
01:15et ce que nous ferons, c'est lutter contre l'islamisme.
01:18L'islamisme qui est un cancer dans notre pays, qui nous déclare la guerre depuis de nombreuses années, qui a
01:24évidemment commis un certain nombre d'attentats et qui progresse au moment où on parle tranquillement sur ce plateau.
01:29Nous voulons, et Marine Le Pen l'a fait avec les députés du Rassemblement national, proposer aux Français un projet
01:39de loi visant à lutter contre les idéologies islamistes.
01:43Il contient plusieurs mesures, il définit déjà ce qu'est l'islamisme, qu'est-ce que sont les idéologies islamistes,
01:49le financement, les moyens d'expression, les ramifications.
01:54Et parmi ces mesures, effectivement, il y a la question du voile.
01:59Je tiens à préciser, et c'est très important pour ceux qui nous regardent, qu'il ne s'agit pas
02:04de viser les femmes qui portent le voile.
02:08La question, le problème n'est pas les femmes qui portent le voile. Le problème, c'est l'instrumentalisation de
02:15ce voile par les islamistes.
02:17Et d'ailleurs, dans le monde, dans l'histoire du monde, on le sait, à chaque fois que les régimes
02:21islamistes arrivent au pouvoir, l'une des premières mesures, c'est voiler les femmes.
02:25Exemple, 79 en Iran, et aujourd'hui, vous avez une femme qui tente d'enlever le voile en Iran, elle
02:32est évidemment menacée de mort.
02:34Je prends deux exemples de pays musulmans qui ont interdit le voile dans l'espace public.
02:39Il ne vous aura pas échappé qu'on n'est pas en Iran, et qu'il y a la liberté
02:42plus précisément ici.
02:44Justement, je prends deux autres exemples qui ne sont pas l'Iran, la Turquie d'Atatürk et l'Égypte de
02:50Nasser.
02:51Ces deux pays et ces deux dirigeants avaient compris l'instrumentalisation de ce voile.
02:57Mais encore une fois, nous nous souhaitons poser la question aux Français.
03:00Ah, donc ce n'est pas tranché ?
03:01Ce sont les Français qui trancheront, évidemment.
03:04Nous souhaitons proposer déjà ce texte au débat au Parlement, et ce texte sera ensuite soumis par référendum aux Français.
03:14Il y aura, dans le quinquennat de Marine Le Pen, plusieurs référendums, car nous souhaitons renouer avec cette pratique gaullienne.
03:21Arie Alémy, que répondez-vous ce soir au Rassemblement National ?
03:24Julien Audouille dit qu'on ne vise pas les femmes qui portent le voile, on vise l'idéologie qui est
03:29derrière.
03:29Vous m'excuserez un peu la radicalité du propos, et j'emprunterai certainement les accents de Saint-Just,
03:34mais pas de liberté pour les ennemis de la liberté.
03:37Ni pour M. Tanguy, ni pour Marine Le Pen, ni pour M. Audouille.
03:42Vous avez un droit qui est applicable, c'est l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme
03:46et des citoyens,
03:47c'est la Constitution, c'est la République française.
03:49Vous avez l'article 10 et l'article 9 de la CEDH, vous avez l'article 1 de la loi
03:541905,
03:55et puis surtout vous avez l'article 24 de la loi de 1881 qui prohibe toute provocation à la discrimination.
04:02Le fait de proposer aujourd'hui, sur votre plateau, hier encore, sur votre plateau,
04:08à ce que soit interdit le port du voile est une provocation à la discrimination religieuse,
04:12s'agissant des femmes qui portent le voile.
04:14C'est une infraction pénale, ce n'est pas une contravention qui est encourue,
04:18c'est une pète d'emprisonnement qui est encourue.
04:20Et moi ce que je peux vous dire aujourd'hui, et je vous l'affirme, et c'est un scoop,
04:23c'est que la plupart des organisations antiracistes vont déposer plainte
04:26contre tous ceux qui ont porté ce débat sur la place publique.
04:27C'est-à-dire que votre organisation, la Ligue des droits de l'homme,
04:30va porter plainte contre le Rassemblement national ?
04:32Je peux vous dire que la plupart des organisations antiracistes
04:35vont déposer plainte pour provocation à la discrimination,
04:38parce qu'on ne peut pas se permettre d'avoir ce débat sur un plateau télé,
04:42le seul endroit où on aura ce débat, c'est devant un tribunal correctionnel.
04:44Et ceux qui ont porté ce débat seront poursuivis.
04:48– Je ne suis pas…
04:48– Essayez d'expulser la haine qui est en vous.
04:50– Monsieur, la haine c'est quand on fait pleurer un enfant
04:54parce que la haine c'est quand on fait pleurer un enfant
04:56qui vient avec sa mère, dans le cadre d'un trajet scolaire,
05:00dans le cadre du conseil régional, comme vous l'avez fait, monsieur.
05:02– La Ligue des droits des islamistes.
05:03– La haine c'est de viser des femmes,
05:04– Vous êtes le représentant de la Ligue des droits des islamistes.
05:06– Je sais que vous préférez défendre les personnes accusées de viol
05:09à des personnes qui ont été violées, je sais que c'est votre…
05:12– Je sais, c'est monsieur O'Doul qui a préféré défendre Patrick Burel
05:16plutôt que les personnes qui pourraient être ses victimes.
05:19– Monsieur, vous êtes là pour le pouvoir.
05:19– Pardon, Ariy Alimi, on va rester sur le sujet du soir.
05:21– Monsieur, je vais vous dire, monsieur, vous serez devant le tribunal.
05:24– Oui, exactement, nous allons nous retrouver devant un tribunal
05:27pour diffamation, ce que vous venez de dire est extrêmement grave.
05:30– Jamais, jamais, on ne pourra, sur la place de la République,
05:33attaquer des femmes parce qu'elles expriment une croyance religieuse.
05:36Et ça, c'est une limite absolue qui ne sera portée par une grande partie du gouvernement.
05:40– Attendez, Julien O'Doul, pour répondre à Ariy Alimi,
05:41pour répondre à Ariy Alimi, je retiens un mot notamment de ce que vous avez dit,
05:46c'est discrimination, c'est le fait de cibler particulièrement
05:49les femmes qui portent le voile.
05:51Vous dites, ce n'est pas elles que l'on vise, c'est l'idéologie qui est derrière.
05:53Très bien, pourquoi est-ce que ne pas, comment dire, viser dans ces cas-là
05:59l'intégralité des religions, l'intégralité des signes religieux ?
06:03Ariy Alimi vous dit, là, vous ciblez précisément une religion.
06:07– Déjà, je tiens à préciser quand même le contexte dans lequel nous sommes.
06:11Nous sommes menacés depuis des années par l'antrisme islamiste.
06:15C'est une réalité, on en parle et vous en parlez régulièrement,
06:18que ça ait lieu à l'école, à l'université, dans le sport, dans les entreprises,
06:23dans les activités de loisirs.
06:24Une réalité aussi sur ce que veulent nos concitoyens.
06:2769% des Français veulent l'interdiction du voile dans l'espace public.
06:31Une autre réalité sur le voile, dont on a l'impression qu'il est généralisé en France.
06:3669% des Françaises de confession musulmane, et je dis bien des Françaises
06:41de confession musulmane, Françaises étant le plus important de leur nationalité,
06:44la confession étant une opinion religieuse, ne portent pas le voile.
06:4869% des Français de confession musulmane ne portent pas le voile.
06:52Et nous disons, nous aujourd'hui, parmi toutes les mesures,
06:55parce qu'effectivement, on met l'accent sur le port du voile,
06:59le projet de loi qui sera soumis par référendum aux Français,
07:02comporte d'autres mesures qui sont, j'allais dire, plus urgentes
07:07pour lutter contre l'islamisme, que ce soit en termes d'interdiction
07:09de certaines organisations, que ce soit en termes d'expulsion
07:12de prêcheurs de haine ou de fermeture de mosquées radicales.
07:15Je prends l'exemple du gouvernement autrichien
07:21qui, après un seul attentat de Vienne en 2020,
07:25a fait interdire l'idéologie des rires musulmans.
07:27Monsieur Oudou, vous proposez ça et vous dites
07:30qu'il est un sujet qu'on veut mettre sur la place publique.
07:33On va demander aux Français ce qu'ils en pensent.
07:35Comment comptez-vous justifier devant le Conseil constitutionnel
07:37que vous allez vous attaquer à une loi qui autorise
07:40le port du voile, la kippa, le ruban et la croix ?
07:44Comment allez-vous justifier devant le Conseil constitutionnel
07:46que la seule chose de ces quatre signes religieux
07:49que vous voulez faire interdire, c'est le voile ?
07:51Sur quel fondement ?
07:53Parce que la Constitution va vous dire que c'est une rupture d'égalité
07:56entre les citoyens.
07:57Sur le fondement de l'ordre public,
08:03puisqu'il y a une grande différence
08:04entre les différents signes ostensibles
08:06que vous avez évoqués.
08:09Puisqu'il y en a un qui est instrumentalisé,
08:12qui est même le totem des idéologies islamistes.
08:15Les frères musulmans l'ont théorisé.
08:17Les frères musulmans veulent l'islamisation de la société,
08:20veulent l'islamisation de l'espace public,
08:23veulent aujourd'hui prendre d'assaut l'école de la République
08:26et remettre en cause la loi de 2004.
08:28On a vu tout le débat, d'ailleurs, sur la baïa à l'école,
08:31qui était largement instrumentalisée
08:32par les frères musulmans.
08:35La grande différence avec le voile.
08:36Et encore une fois, je ne juge pas...
08:38Je ne juge pas les Françaises
08:42qui le mettent pour des raisons
08:44qui leur sont personnelles
08:46et qui n'ont pas d'autre intention que celle-là.
08:51Mais le voile, aujourd'hui,
08:52est un symbole politico-religieux,
08:55que l'on le veuille ou non.
08:56Il est aujourd'hui l'étendard d'idéologies mortifères
09:01qui avancent aujourd'hui dans notre pays.
09:03Malheureusement, qui sont quelquefois d'ailleurs soutenus
09:05par des mouvements politiques comme les FI.
09:07Et soutenus par les frères musulmans.
09:08Est-ce que sur ce point-là,
09:10vous êtes d'accord pour dire qu'il y a un sujet,
09:12précisément en France, sur l'entrisme islamiste ?
09:15La question n'est pas la confusion que fait M. O'Doul,
09:18l'extrême droite et tous les racistes de France,
09:20entre l'islam et l'islamisme.
09:22C'est une confusion qui est entretenue habituellement.
09:25Non, justement, on fait une cédure.
09:26C'est la confusion que fait M. O'Doul depuis le début.
09:29Il dit, à partir du moment où il y a un problème d'islamisme,
09:32on peut interdire l'expression musulmane.
09:34Et vous voyez bien la confusion qu'il fait.
09:36Il assimile les deux choses.
09:38Vous voyez, c'est exactement la même chose
09:39que les personnes qui commettent des provocations
09:41ou bien, pardon, des apologies du terrorisme.
09:43en confondant la résistance
09:44et le fait de tuer des civils.
09:46C'est exactement ça.
09:47Pour vous, le Hamas, c'est pas la partie de la résistance ?
09:49M. O'Doul, c'est pareil que ceux qui font de l'apologie du terrorisme.
09:54Il provoque la discrimination
09:55et il n'y a qu'un seul endroit où ce débat doit avoir lieu.
09:57Je le dis, je le redis, il aura lieu devant les tribunaux.
10:00Contre M. O'Doul,
10:01contre Mme Le Pen
10:03et contre M. Tanguy.
10:04Ils ont déjà franchi la ligne qu'ils n'auraient jamais dû franchir.
10:06C'est la ligne, excusez-moi,
10:08c'est la ligne la publicaine.
10:09Il y a une ligne que l'on ne peut franchir,
10:11y compris sur les plateaux télé.
10:14C'est la ligne républicaine.
10:15Et la ligne républicaine,
10:17c'est celle qui protège toutes les personnes
10:18qui expriment leurs croyances
10:20et qui ont une liberté de conscience.
10:21A partir du moment où l'on vise spécifiquement une religion
10:25ou que l'on vise une expression religieuse,
10:28on met à bas la République.
10:29Ces gens-là sont les ennemis de la République.
10:31Et donc, il faut les faire juger
10:32et les faire condamner.
10:34Et fusillés aussi.
10:35Et je veux dire,
10:36ce n'est pas la première fois
10:37qu'ils mettent en jeu la République.
10:39Ils ont l'habitude d'aller devant les tribunaux
10:40et de se faire condamner.
10:41Ils se foutent complètement de la République.
10:43Il y a un moment où il faut mettre la ligne
10:44là où elle est là.
10:45Et là, c'est la ligne blanche.
10:48Sauf que le Rassemblement National vous dit
10:50une loi, la loi peut être modifiée,
10:52la Constitution éventuellement peut être modifiée
10:54et que ce dont vous parlez ce soir,
10:56le Rassemblement National vous dit
10:58ça peut changer, tout ça peut évoluer.
11:00Je veux dire, tout peut être modifié.
11:01Mais il y a des règles,
11:02il y a par exemple la Convention européenne
11:03des sauvegardes des droits de l'homme et des citoyens
11:05qui prime les lois françaises.
11:07Parce que c'est comme ça,
11:07c'est un ordre juridique international.
11:09Ce que veulent attaquer
11:10les gens du Rassemblement National,
11:12ce n'est pas uniquement le voile
11:14ou le principe d'égalité
11:16ou le principe de liberté de choix.
11:19Ce qu'ils veulent attaquer, c'est le droit.
11:21Parce qu'à la fin, oui,
11:22ce qu'ils veulent remettre en cause,
11:24c'est le jour où le Conseil constitutionnel vous dira
11:25cette loi est anticonstitutionnelle,
11:28il faut remettre en cause la Constitution.
11:29Le jour où la Convention européenne
11:30des sauvegardes des droits de l'homme et des citoyens
11:31qui est un acquis
11:33de la presse de la Seconde Guerre mondiale,
11:35de l'ordre juridique international,
11:37de l'État de droit,
11:38vous dira,
11:38ça n'est pas possible d'interdire le voile,
11:40eh bien, il faudra remettre en cause
11:41la Convention européenne des droits de l'homme et des citoyens.
11:43C'est l'État de droit qui est remis en cause
11:44par M. Oudou, par l'extrême droite.
11:46C'est la République qui est remise en cause
11:47par l'extrême droite.
11:48Ce discours est vraiment,
11:50enfin, je veux dire,
11:51passé à côté de la plaque.
11:52Ce qui est intéressant...
11:53Quel discours ?
11:53Ce discours-là, ok.
11:55Si vous voulez changer le droit,
11:56vous le changez.
11:57Et c'est ça qui est intéressant.
11:58Je suis désolé.
11:59Il y a des règles, monsieur.
12:00Vous pouvez changer l'ordre.
12:01Il y a des règles, monsieur.
12:01C'est la République qui a fait des règles.
12:03Je connais aussi bien le droit que vous.
12:04L'égalité est une limite absolue.
12:06Ce qui m'intéresse d'entendre de M. Oudou,
12:08c'est de savoir comment
12:10il change la Constitution
12:12pour pouvoir aboutir
12:14à ce référendum,
12:16dans la mesure où, actuellement,
12:17vous n'avez pas le droit
12:18de faire ce référendum,
12:19si on s'en tient à la Constitution.
12:20Ne serait-ce que même poser la question sur...
12:22Mais attendez, j'ai pas fini mon...
12:23Pensez, c'est impossible aujourd'hui.
12:25Assez loin, si vous me permettez.
12:27Avec un soutien,
12:29en admettant que vous soyez élu
12:31et que les sondages
12:33qui, aujourd'hui,
12:34sont dans le circuit,
12:36approuvent, effectivement,
12:37cette politique,
12:38ça va être plus facile pour vous,
12:40évidemment,
12:41de changer, éventuellement,
12:43la Constitution.
12:45Mais si vous changez la Constitution,
12:46vous êtes néanmoins obligés,
12:48non pas de faire une loi
12:49à destination
12:51des seuls musulmans,
12:52mais une loi
12:54qui concerne
12:54les Juifs,
12:55comme la loi de 2004,
12:57d'ailleurs,
12:58les Juifs,
12:59les bouddhistes,
13:00enfin, tous ceux
13:00qui relèvent
13:01d'une religion révélée.
13:03Et là,
13:03ça me paraît être
13:05une entreprise compliquée.
13:06M. Trier,
13:07ça ne marchera pas non plus,
13:09parce qu'il n'y a pas
13:09que le principe d'égalité.
13:10Bien sûr.
13:11Attendez, il y a plusieurs choses,
13:12il y a plusieurs choses,
13:12il n'y a pas d'arrière-l'hérité.
13:13Attendez,
13:14il y a la liberté de croyance.
13:16Arrière-l'hérité,
13:16je voudrais que Julien Audoul
13:18garantisse la liberté religieuse.
13:19– Vous ne pourrez pas
13:20le remettre en cause.
13:21– Je voudrais que Julien Audoul
13:23s'il vous plaît,
13:23s'il vous plaît,
13:24s'il vous plaît,
13:24je voudrais que Julien Audoul
13:26réponde.
13:26Et Bruno met une autre question
13:28sur le titre ce soir.
13:29– C'est très important.
13:30Le Rassemblement national
13:31et Marine Le Pen
13:33défendront et garantiront
13:34la liberté religieuse.
13:35Et d'ailleurs,
13:36toutes les libertés,
13:37quelles qu'elles soient.
13:38Mais aujourd'hui,
13:39de faire l'amalgame,
13:43comme le fait monsieur,
13:44et comme le fait l'extrême-gauche,
13:46entre musulmans et islamistes,
13:48qui est encore une fois
13:49un amalgame qui est détestable,
13:51puisque l'essentiel,
13:52l'immense majorité
13:53de nos compatriotes
13:54de confession musulmane
13:56détestent les islamistes
13:56et s'en éloignent
13:57à tout point de vue.
13:58– Julien Audoul,
13:58Arie Alimi vous dit précisément
14:00le contraire,
14:01vous explique que c'est vous
14:02qui êtes dans l'amalgame.
14:03– Et vous êtes le pendant
14:03des mollas iraniens,
14:04parce que vous interdisez
14:06quelque chose.
14:07Alors que la liberté,
14:08c'est la liberté de choisir
14:09entre porter ou ne pas porter le voile.
14:11C'est ça la liberté,
14:12monsieur Audoul.
14:12Je sais que vous avez une difficulté
14:17contre les millions d'électeurs
14:18de Marine Le Pen
14:19et contre les 59% de Français
14:21qui veulent interdire le voile
14:23dans l'espace public.
14:23– Monsieur Audoul,
14:24je sais que c'est compliqué pour vous
14:25de ne pas franchir la loi
14:26et les limites de la loi.
14:27Je sais que c'est très compliqué.
14:28– Bon, c'est très compliqué pour vous
14:29d'avoir un débat respectueux aussi.
14:30– Mais politiquement,
14:31vous avez choisi votre adversaire,
14:32c'est Jean-Luc Mélenchon.
14:34En fait, vous voulez faire monter Jean-Luc Mélenchon ?
14:35– Il y a beaucoup d'agitation politique
14:36dans cette affaire,
14:37il faut quand même le dire.
14:38– Pourquoi agitation politique ?
14:39– D'abord, premièrement,
14:40il faut d'abord rappeler
14:41qu'il existe des lois en France déjà
14:42et sans doute qu'elles ne sont pas
14:43suffisamment bien appliquées.
14:44La loi de 2010, par exemple,
14:46sur la dissimulation du visage,
14:48sans doute qu'elle est mal appliquée
14:49et ça, c'est une vraie question.
14:51Là-dessus, sans doute
14:52qu'il faudrait s'y pencher.
14:53Celle de 2004, par contre,
14:54je me souviens de l'époque
14:55puisque j'étais déjà dans le circuit,
14:57Jean-Marie Le Pen n'était même pas pour,
14:58c'est-à-dire celle qui sanctuarise
15:00l'école et qui interdit le voile,
15:02celle-ci est bien appliquée.
15:03– Partiellement.
15:04– Si, si, elle est bien appliquée, monsieur.
15:06– Non, non, non, non, non.
15:07– Les sorties scolaires,
15:08les activités scolaires…
15:10– Mais ça, c'est autre chose.
15:10– Ah, mais oui, vous avez vu.
15:11– C'est pour ça qu'elle est incomplète.
15:12– Mais ça, c'était pas pour le droit.
15:14– Le décret sur la baille
15:16à Toulouse et que ça ne marcherait pas,
15:17c'est finalement appliqué
15:20plutôt pas mal.
15:21C'est pour ça que je pense
15:22que Marine Le Pen
15:23et Jean-Philippe Tanguy hier,
15:24je pense que c'est un sujet,
15:26évidemment,
15:27le Rassemblement national
15:28a besoin de ce sujet-là.
15:30Franchement, on était sur une séquence
15:32très économique,
15:33la dette, la retraite,
15:34beaucoup plus compliquée
15:35pour le Rassemblement national
15:36et c'est la force du Rassemblement national
15:37de parvenir à remettre l'immigration
15:40et surtout le voile sur la table.
15:43– C'est un débat qui, quand même…
15:44– C'est un débat qui, quand même…
15:45– Non, mais c'est l'islamisme.
15:46– Non, mais c'est l'islamisme.
15:47– Non, mais c'est l'islamisme.
15:48– La question, non, mais il faut être très ferme.
15:50– Je laisse terminer,
15:52je pense qu'il y a un angle mort
15:55dans tout ce qui a été dit,
15:57il y a un angle mort,
15:57c'est effectivement le voile
15:59chez les très jeunes.
16:00Le voile chez les 13-14 ans,
16:02il y a eu une discussion
16:03avec Robert Bénaire sur cette question-là.
16:05parce que c'est vrai que ça apparaît aussi
16:06dans l'espace public
16:07et sur le discernement des très très jeunes
16:11sur cette question-là,
16:12je vous donne le point.
16:13Mais pour le reste,
16:14c'est quand même beaucoup d'agitation politique.
16:15– Moi, je pense que c'est un calcul politique
16:18qui est gros comme…
16:19– Mais c'est aussi caricatural,
16:22Claude Trincy.
16:22Vous vous dites, on ne peut pas débattre.
16:24– Non, mais la proposition…
16:25– Vous vous dites, de toute façon,
16:26ça va passer.
16:26J'imagine que les Français…
16:27– Mais oui, vous vous dites,
16:29on modifiera par rapport.
16:29– Attendez, attendez, pas tout ça,
16:30attendez.
16:31– Ne dites pas ce que je n'ai pas dit.
16:33– Est-ce que c'est terminé ?
16:35– Hier, Jean-Philippe Tanguy sort ce sujet
16:39qui d'ailleurs n'a jamais été
16:40d'une grande unanimité à l'intérieur du rapport.
16:42– Ah bon, on va le voir dans un instant.
16:43– Mais surtout,
16:45c'est évident que d'abord,
16:47ça permet de faire un pas de côté
16:48par rapport au sujet économique
16:49sur lequel il y a quand même
16:50pas mal de questions à poser.
16:52mais surtout, c'est une façon
16:54de faire encore augmenter
16:57les intentions de vote
16:58pour Jean-Luc Mélenchon.
16:59Parce que celui qui est le plus virulent
17:01contre le discours du Rassemblement National
17:04sur ce terrain-là,
17:05c'est évidemment Jean-Luc Mélenchon.
17:07Et comme Jean-Luc Mélenchon
17:09est probablement l'adversaire
17:10le plus facile à battre,
17:11si on en croit les sondages,
17:13pour Mme Le Pen,
17:14eh bien, ils vont cultiver ce sillon,
17:16à mon avis, de façon à l'envie.
17:18– Vous parlez de Jean-Luc Mélenchon,
17:19attendez, juste une chose,
17:20je vous le montre, comme ça c'est fait,
17:22la réaction de Jean-Luc Mélenchon,
17:23justement, un des messages,
17:24parce qu'il y en a eu plusieurs
17:25postés aujourd'hui par le candidat
17:26de la France Insoumise,
17:27ignore Marine Le Pen
17:28veut envoyer la police
17:29pour faire payer les amendes
17:30aux femmes qui portent le voile.
17:31Le RN fait une fois de plus
17:32la démonstration qu'il n'a pas changé
17:33et déverse ses obsessions.
17:34C'est sexiste et islamophobe
17:36avec un unique objectif,
17:37diviser notre peuple
17:38et fracturer la République
17:39pour mieux dominer.
17:40On verra dans un instant
17:41la réponse de Marine Le Pen
17:43à tout ça.
17:44– Ce qui est dommage,
17:44c'est qu'il y a un vrai sujet de fond.
17:47Quand 60% des Français
17:48vous disent à peu près,
17:49peu ou prou,
17:50il y a un sujet sur le voile
17:51dans l'espace public,
17:52ça mériterait qu'on en débatte.
17:53D'un côté, on ne peut pas en débattre
17:54parce que le droit,
17:55c'est comme ça
17:55et on ne peut absolument
17:57rien en échanger,
17:58sinon on sera devant les tribunaux.
17:59Vous, vous dites,
18:00on va le faire.
18:01– Non, on va en débattre.
18:02– Vous avez vu…
18:03– Non, non, mais d'accord.
18:03– Un référendum, c'est un débat.
18:03– Vous allez en débattre
18:04en sachant pertinemment
18:06que constitutionnellement,
18:07cibler une seule religion
18:08et pas les autres,
18:09ça ne fonctionnera pas.
18:10Et par ailleurs,
18:11vous avez vu ce qui s'est passé
18:12pour le Burkini,
18:13notamment à Nice.
18:14Écoutez,
18:15vous imaginez,
18:15pour les policiers
18:16qui vont aller mettre
18:17les amendes aux femmes voilées,
18:18des esclandres systématiquement.
18:20Ça sera inapplicable.
18:22Ça, c'est un sujet
18:22d'ordre public.
18:24– Aréa Lémy,
18:25vous avez été mise en cours.
18:26– J'achète, j'achète.
18:27Simplement,
18:27le contrôle et l'amende
18:29des femmes voilées,
18:29ça aussi,
18:30ça deviendra un sujet
18:31d'ordre public.
18:31Vous vous en doutez.
18:32– Alors, attendez,
18:33Gilles Nandoul,
18:33on va le faire d'un ordre
18:34parce que, d'abord,
18:36Anne Seurat-Douard,
18:37critique à Réa Lémy.
18:38– Est-ce que vous pensez
18:38qu'il peut y avoir un débat
18:39aujourd'hui sur la possibilité
18:41de revenir sur la loi Guesso
18:42et sur les propos négationnistes ?
18:44Est-ce que vous pensez
18:45qu'il peut y avoir un débat
18:46aujourd'hui sur la nouvelle
18:47criminalisation de l'homosexualité ?
18:49Alors que ce sont des lois
18:50qui l'ont interdit,
18:51même si c'était des crimes en France,
18:53je suis en train de vous dire
18:54qu'il n'y a pas de différence.
18:56– Il n'y a aucune nuance
18:56– Je suis en train de vous dire
18:57qu'il n'y a pas de différence
18:58entre la discrimination,
19:00entre l'islamophobie,
19:02– Dans certains cas,
19:03pour certaines femmes
19:03qui sont obligées de le porter,
19:05le voile est une discrimination.
19:06– Je suis en train de vous dire
19:06qu'il n'y a pas de justification,
19:08qu'il ne peut pas y avoir de débat
19:10parce que je suis en train de vous dire
19:11qu'on ne peut pas débattre
19:12de ces choses-là en République,
19:14sauf éventuellement pour ceux
19:15qui ont prôné ces idées
19:16devant un tribunal correctionnel
19:18parce qu'ils en courent la prison.
19:19– Mais Ariel, je suis en train de vous dire
19:21qu'il n'y a pas de débat
19:21qui ne peut y avoir de débat
19:22et que si on essaie d'avoir ce débat,
19:25il finira devant le tribunal correctionnel.
19:27– Je vous dis que dans certains cas,
19:28pour certaines femmes
19:29qui sont obligées de le porter,
19:30le voile est une discrimination.
19:32– C'est pas la mienne.
19:32– Vous pouvez m'écouter s'il vous plaît ?
19:33– L'emprisonnement, c'est pas la mienne.
19:35– Je vous répète à mon tour.
19:36Dans certains cas,
19:37pour certaines femmes
19:37qui sont obligées de le porter,
19:39le voile est une discrimination.
19:40– C'est pas le débat qui est là.
19:41– Et pourquoi pas ?
19:42– Le débat qui est porté,
19:43qui essaye d'être porté
19:44par le Rassemblement National
19:45à des fins discriminantes
19:47et à des fins racistes,
19:48c'est de dire
19:48on empêche une liberté.
19:50– Tant que vous pourriez en parler ici.
19:52– Vous pourriez en parler ici,
19:53ce n'est pas le plateau
19:54du Rassemblement National.
19:55– On ne doit pas en parler
19:55parce que c'est ce qu'on appelle
19:57une fenêtre d'overtone.
19:58– Monsieur Alimi.
19:59– Le débat qui est en train
20:00d'être mis sur la table
20:01par le Rassemblement National,
20:02c'est un débat électoral
20:03pour exister politiquement.
20:05C'est un débat raciste,
20:06c'est un débat discriminant
20:07et qu'il y a des moments
20:09sur un plateau télé,
20:10dans la démocratie,
20:12en République,
20:12où il faut mettre des limites.
20:14C'est pour ça que le législateur
20:15a mis des limites
20:15qu'on ne peut pas franchir.
20:16Et ce que je suis en train
20:17de vous dire,
20:18c'est que non,
20:18il y a des sujets
20:19dont on ne peut pas débattre
20:20ailleurs que devant un tribunal.
20:22Et ce sujet,
20:22on est un,
20:23et je peux vous assurer
20:24que s'il continue
20:25à être débattu,
20:26il sera devant les tribunaux
20:27et que les personnes
20:28qui l'ont débattu
20:29seront en arrière
20:30parce que c'est interdit.
20:30On peut débattre des sujets.
20:31On a la liberté d'expression.
20:33– Évidemment que c'est interdit
20:34d'en débattre.
20:35Considérer et faire
20:35une provocation à la discrimination,
20:37comme c'est le cas aujourd'hui
20:38avec M. O'Doul
20:39ou avec M. Tanguy
20:40ou avec Mme Marine Le Pen
20:41ou le simple fait
20:41d'en débattre,
20:42c'est une discrimination
20:43et c'est inciter à la discrimination.
20:45C'est la loi.
20:45– Arie Alimi,
20:46Arie Alimi,
20:47je sais que,
20:47je sais que,
20:49Arie Alimi,
20:49il faut en rester.
20:51– On ne peut pas parler du voile
20:53comme s'il y a eu.
20:54– On ne peut pas parler du voile
20:56autant qu'on veut.
20:56On ne peut pas dire
20:57que l'on veut interdire
20:58le port du voile
21:00dans l'espace public.
21:01– C'est bien ce que vous niez
21:02le débat, M. O'Doul
21:02– Je ne nie pas le débat.
21:03Je dis que c'est la loi
21:04qui le nie, le débat.
21:05Et je rappelle certainement
21:06par les limites de la loi,
21:07par les limites de la République.
21:08– Vous ne pouvez pas
21:08encore rappeler certaines choses.
21:10– Pas moi.
21:11Mais les tribunaux, oui.
21:12– La justice, oui.
21:13– On a un peu les oreilles.
21:14– Attends, attends, attends.
21:15– Il y avait des pays islamiques
21:16où le voile n'était pas interdit
21:19et dont j'ai connu
21:20certains des présidents,
21:21d'ailleurs,
21:22notamment Habib Bourguiba,
21:23qui était violemment
21:24en le voile.
21:24– Violemment.
21:26– Mais on est en France
21:26et heureusement,
21:27on est en France
21:27contre la démocratie
21:28et en République.
21:29– Gabriel Nasser
21:29est violemment contre le voile.
21:31– Heureusement,
21:32nous sommes en France
21:32et ce n'était pas
21:36les républiques.
21:37– On a les oreilles
21:40qui saignent.
21:41Il y a des limites
21:41de la liberté en République.
21:42– Vous dites tellement
21:42de véritables.
21:43– Julien Audoul.
21:44– Il faut rappeler
21:44ces limites
21:45et aujourd'hui,
21:45je les rappelle.
21:46– Julien Audoul.
21:47– Il me semble
21:48qu'on les oublie
21:49et que le Rassemblement National
21:50fait en sorte
21:52qu'on oublie
21:52les limites de la République.
21:53– Très bien.
21:54– Vous êtes un beau
21:54porte-parole des islamistes.
21:56– Non mais c'est fatigant, monsieur.
21:58– Non mais c'est une réalité.
21:59– Heureusement que vous avez
21:59sorti de France
22:00en France.
22:01tous leurs éléments de langage.
22:02Je tiens à rappeler une chose.
22:04– C'est insupportable.
22:04– La religion musulmane…
22:05– C'est autre chose
22:06que la religion musulmane…
22:06– Laissez-moi parler de l'islamiste.
22:08– On a assisté
22:09à votre conférence.
22:10– Vous allez me laisser
22:11parler de l'islamiste.
22:11– S'il vous plaît.
22:12– S'il vous plaît.
22:13– S'il vous plaît.
22:13– Vous êtes insupportable.
22:14– S'il vous plaît.
22:15– Julien Audoul.
22:16– La religion musulmane
22:18n'a rien à voir
22:18avec les idéologies islamistes.
22:20– Merci de le rappeler.
22:20– Et la religion musulmane,
22:23comme toutes les religions,
22:23n'est pas une race,
22:25M. Halimi.
22:26Très bien.
22:26– Quel rapport ?
22:27– Vous parlez de racisme.
22:28– C'est la loi qui prévoit…
22:29– Une religion…
22:30– C'est la loi, monsieur.
22:32– C'est la loi 1880,
22:33c'est l'article 24
22:33qui prévoit l'éducation.
22:35– Une religion,
22:36encore une fois,
22:37n'est pas une race.
22:38– Vous mélangez tout, monsieur.
22:38– Vous mélangez tout.
22:40Vous êtes député,
22:40vous ne connaissez même pas la loi.
22:41– C'est insupportable.
22:42– S'il vous plaît,
22:43s'il vous plaît.
22:43– Julien Audoul.
22:44– C'est ce monsieur
22:44qui est insupportable.
22:45– Julien Audoul.
22:46– Allez-y, Julien Audoul.
22:46– On ne peut pas débattre
22:47avec les islamistes.
22:48Donc, nous, nous souhaitons protéger
22:50d'une la liberté religieuse,
22:51nous souhaitons protéger
22:52la sécurité des Français
22:54et particulièrement d'ailleurs
22:55des Françaises
22:56de confession musulmane,
22:57comme ça a été rappelé,
22:58dont beaucoup d'ailleurs
22:59sont forcés de porter le voile.
23:00– Beaucoup,
23:01ce n'est pas la majorité.
23:01– Si.
23:02Soit, attendez,
23:03soit elles sont forcées
23:03de porter le voile
23:04parce que leur entourage familial,
23:06que ce soit leur père,
23:07leur mari
23:08ou leur frère,
23:09leur impose,
23:10soit parce qu'elles se sentent
23:11obligées pour des raisons
23:12de sécurité,
23:13pour circuler librement.
23:15Et ça, encore une fois,
23:16c'est largement documenté.
23:16– Julien Audoul,
23:17on en revient à la question
23:17que vous posez à l'instant,
23:18Anne-Sorah Dubois.
23:20Comment allez-vous faire,
23:22si tant est que cette loi
23:23finisse par arriver un jour,
23:24pour ne serait-ce que
23:25la faire appliquer ?
23:26Comment allez-vous faire
23:27la distinction précisément
23:28entre les femmes
23:29qui seraient forcées
23:30de le porter
23:30parce que derrière
23:31idéologie islamiste,
23:32puisque vous dites
23:33qu'il n'y a pas d'amalgame
23:33à faire,
23:34comment vous allez faire
23:35la différence entre ces femmes-là
23:37et d'autres
23:37qui le porteraient
23:38par choix,
23:39par conviction religieuse,
23:40par volonté ?
23:41Comment vous faites
23:42le distinguo entre les deux ?
23:43– Déjà,
23:43nous allons débattre.
23:45Et je pense que c'est très important
23:46de respecter le temps du débat.
23:48Nous allons débattre
23:49du projet de loi
23:50qui sera proposé
23:51pour lutter
23:52contre les idéologies islamistes
23:53qui est déjà dans les cartons,
23:55qui est déjà rédigée.
23:56Il y aura ce débat
23:58et ce sont les Français
23:59qui trancheront.
24:00Et je trouve ça
24:00quand même hallucinant
24:02que la gauche
24:02et l'extrême-gauche
24:03ne veuillent jamais
24:04que les Français
24:05se positionnent
24:06et donnent leur avis
24:07par référendum.
24:08On ne peut pas débattre
24:09de l'immigration.
24:09On ne peut pas débattre
24:11de l'islamisme.
24:12Quand vous avez une pétition
24:16qui a recueilli
24:162 millions de signataires
24:17sur les pesticides,
24:19alors là, par contre,
24:20ça fait office de loi.
24:22Donc très clairement,
24:23débattons.
24:24Posons la question
24:24pour la gauche.
24:26– Oui, mais il n'y a pas
24:26eu de loi.
24:27La loi du point est restée.
24:29– Oui, mais il faut
24:31acquérir notre explicateur.
24:32– Donc, moi, je dis
24:33que les Français
24:33qui sont intéressés
24:35par ces sujets-là,
24:3669% ce n'est pas rien
24:37qui demandent
24:38l'interdiction du voile
24:39dans l'espace public.
24:41Beaucoup plus
24:42qui demandent
24:42l'expulsion
24:43des prêcheurs de haine.
24:44Beaucoup plus
24:45qui demandent
24:45l'interdiction
24:46et la fermeture
24:46des mosquées radicales.
24:48Le doule, le ministre
24:49de l'Intérieur,
24:50il en a exclu
24:51combien des prêcheurs ?
24:52– Combien il y en a eu ?
24:52– Il en a exclu quand même.
24:54– C'est pinot.
24:54– Ah non.
24:55– Vous vous rappelez
24:57le sketch Iqusen ?
24:58– Le sketch de l'imam islamiste ?
25:00– Oui, justement.
25:03– Mais il en fait
25:04vous le sketch.
25:05– Vous vous fondez
25:06sur un rapport
25:06qui a été remis
25:07au Premier ministre,
25:09à Bruno Retailleau d'ailleurs,
25:10l'année dernière,
25:12d'un diplomate,
25:13que je connais bien d'ailleurs,
25:14et d'un fonctionnaire
25:15de police,
25:17qui effectivement
25:18travaille sur,
25:20enfin c'est un rapport
25:20qui dénonce
25:21l'antrisme
25:22des frères musulmans.
25:24– Bien sûr.
25:24– Et d'ailleurs,
25:25c'est un rapport
25:26qui aujourd'hui
25:27doit être remis
25:28au goût du jour
25:28parce que tous les experts
25:30vous disent
25:30que c'est pas tellement
25:31les frères musulmans
25:32évidemment exercent
25:33un antrisme terrible,
25:34mais c'est surtout
25:35les wabits aujourd'hui
25:36qui sont les plus puissants,
25:40je dirais,
25:41dans l'infiltration
25:42de tous les secteurs
25:44de la société,
25:45c'est vrai,
25:45et c'est vrai
25:46que le voile
25:47est une arme politique
25:49qui est un des instruments
25:51de cette organisation.
25:52– Justement,
25:53je sais que vous devez…
25:53J'ai encore un élément
25:54à vous montrer,
25:55Julien Audoul,
25:56parce que c'est
25:57cette mesure-là,
25:59cette loi-là,
25:59la volonté d'interdire
26:00le voile
26:00dans l'espace public,
26:01elle a déjà été trois fois
26:02dans le programme
26:02de Marine Le Pen
26:03à la présidentielle
26:04et pourtant,
26:05Lisa Leff,
26:05on le voit,
26:06le Rassemblement National,
26:08comment dire,
26:09a parfois fait
26:09des allers-retours
26:09sur cette question en réalité.
26:11– Oui,
26:11tantôt adoucit son discours
26:13et tantôt durcit son discours.
26:15En 2004,
26:16la loi vient clore le débat,
26:18du moins dans les écoles,
26:19puisque les signes religieux
26:20ostentatoires,
26:21ils sont interdits.
26:22Vous me direz,
26:23une victoire pour l'extrême droite ?
26:24Pas vraiment,
26:25puisque Marine Le Pen,
26:26cette loi,
26:26elle n'en veut carrément pas.
26:27On peut parfaitement être
26:29contre le voile,
26:30résolument,
26:31comme nous le sommes,
26:32et contre la loi
26:33parce que c'est un aveu
26:34de faiblesse
26:34de la part du gouvernement.
26:36La laïcité,
26:37les Français doivent le savoir,
26:38est un principe constitutionnel
26:40inscrit dans la Constitution
26:41et il me semble
26:42que le fait de faire une loi
26:43est une démonstration
26:44de faiblesse.
26:46Faire une loi
26:47est donc une démonstration
26:48de faiblesse
26:48selon Marine Le Pen.
26:50Pourtant,
26:50nous sommes en 2026,
26:5122 ans plus tard donc,
26:53et la candidate
26:54du Rassemblement national
26:54veut bel et bien une loi
26:56et pas que pour interdire
26:57le port du voile
26:58à l'école
26:59puisqu'elle propose
26:59que le voile soit interdit
27:00dans tout l'espace public
27:02alors qu'en 2022,
27:03une rencontre,
27:04une rencontre
27:04a presque tout fait basculer.
27:06Pendant l'entre-deux-tours
27:07de la présidentielle,
27:08la candidate Marine Le Pen
27:09est en campagne
27:10dans le Vaucluse.
27:11Une femme l'interpelle,
27:12cette femme porte le voile
27:13et elle s'adresse
27:14à Marine Le Pen
27:14les yeux dans les yeux.
27:16J'ai travaillé.
27:18Je suis une fille
27:19d'un ancien combattant
27:20de l'armée française
27:21qui a fait 15 ans
27:22de service militaire.
27:23J'ai commencé
27:23à porter le voile
27:24une fois que je suis
27:25démonstration.
27:26Je n'ai pas 50 ans,
27:27je n'ai pas 60 ans.
27:28C'est un signe
27:29d'être grand-mère.
27:30Vous avez vu que parfois
27:31il y a des petites filles
27:31qui ont mal le voile.
27:33Je suis contente.
27:34Il va donc falloir nuancer.
27:36On en revient
27:37à la question cruciale.
27:38Si Marine Le Pen
27:39est élue présidente,
27:41qui sera concernée
27:41par l'interdiction
27:43et donc qui écopera
27:45éventuellement
27:45d'une amende
27:46pour port du voile
27:47sur la voie publique ?
27:48Sébastien Chenu,
27:49à l'époque,
27:50porte-parole du parti,
27:51vient à la rescousse.
27:53Le Parlement
27:54se saisira tout à fait
27:56de cette question
27:57et apportera
27:57les réponses pratiques
27:59pour qu'effectivement
28:00la grand-mère
28:00qui a 70 ans
28:01et qui porte son petit voile
28:03depuis des années
28:04ne soit pas évidemment
28:05concernée
28:05parce qu'elle n'est pas
28:06la cible.
28:07La cible,
28:08ce sont les islamistes.
28:09La cible,
28:10ce sont les islamistes.
28:11Et vous posiez
28:12la question à Julien
28:13au dos de Maxime Souitec.
28:14Comment savoir,
28:14comment arbitrer ?
28:16Quelles femmes se voilent
28:16parfois ?
28:17Et quelles femmes
28:18se voilent par,
28:19je cite,
28:20idéologie radicale ?
28:21Neuf jours plus tôt,
28:22ce même Sébastien Chenu
28:23était l'invité
28:23d'une émission de télévision
28:24à la question de savoir
28:25si toutes les personnes
28:26voilées sont des islamistes.
28:28Sa réponse,
28:29et je cite,
28:29bah oui,
28:30réponse pas tout à fait
28:31assumée par la candidate
28:32date du parti elle-même.
28:40Pourtant,
28:41Sébastien Chenu,
28:42promu depuis vice-président
28:43du parti,
28:44a refait la même démonstration,
28:46c'était tout à l'heure
28:46sur BFM TV.
28:49Le voile porté par une femme
28:51est un symbole de l'islamisme.
28:53Évidemment.
28:54Mais nous,
28:54nous considérons
28:55qu'elle est l'étendard
28:56de la soumission des femmes
28:58à la loi islamique.
29:00Une fois,
29:01en 2012,
29:02Marine Le Pen
29:02a envisagé d'interdire
29:03aussi le port de la kippa.
29:05Finalement,
29:06seul le voile
29:06est visé par les mesures
29:07du Rassemblement national
29:08puisque selon leurs idées,
29:10le voile est le seul symbole
29:11d'une idéologie mortifère.
29:13Là aussi,
29:14c'est du Sébastien Chenu
29:15dans le texte,
29:15je ne fais que citer.
29:16Je précise que Julien Ndoul
29:17a dû nous quitter
29:18pour des raisons d'agenda.
29:19Je le dis tout de suite.
29:21Yves Tréard,
29:22qu'est-ce qui se passe
29:22au Rassemblement national ?
29:23Je le disais,
29:23troisième fois ou trois fois
29:24Marine Le Pen
29:25a mis cette loi-là
29:27dans son programme présidentiel
29:28et pourtant,
29:29on sent que ce n'est pas aussi net.
29:31Je posais la question tout à l'heure.
29:32Hier,
29:33Jean-Philippe Tanguy
29:33dit c'est tranché
29:34et derrière,
29:35Jean-Dane Bardella
29:36dit on va poser la question
29:37par référendum,
29:38etc. au français.
29:39Ce qui paraît assez évident,
29:40c'est que c'est une arme politique
29:42aujourd'hui.
29:42Une arme politique
29:46et ma lecture de ces propos
29:48qui viennent là
29:50un soir de débat en France,
29:53un dimanche soir,
29:55c'est la volonté
29:56de la part du Rassemblement national,
29:58j'en suis persuadé moi,
30:00de faire monter
30:01son opposant le plus virulent
30:03sur le sujet
30:04qui s'appelle
30:05M. Mélenchon
30:07et la France insoumise
30:11parce qu'aujourd'hui,
30:13plus que jamais,
30:14face à face
30:15au deuxième tour
30:16entre Mme Le Pen
30:18et M. Mélenchon
30:19n'est absolument pas
30:20– Mais pardon,
30:20vous dites ça
30:21et en même temps,
30:21vous dites qu'il y a un vrai sujet
30:22sur l'islamisme.
30:23– Mais bien sûr qu'il y a un vrai sujet
30:24sauf que
30:25c'est un sujet
30:26qui aurait dû être réglé
30:27depuis très longtemps
30:28si on avait voulu l'aborder
30:29par couardise
30:31ou par impuissance.
30:33Je dirais que
30:34les hommes et les femmes
30:35qui nous gouvernaient
30:35le long...
30:36Je vous rappelle quand même
30:37que la loi de 2004,
30:38elle arrive 15 ans
30:39après le port du voile
30:41de deux jeunes filles
30:41à Creil.
30:42– Mais je termine,
30:46c'est aussi
30:48parce que
30:50si vous voulez,
30:50ça me paraît
30:52inapplicable
30:52comme ça a été
30:54très bien expliqué
30:54tout à l'heure,
30:56inapplicable
30:56de faire respecter
30:57une interdiction
30:58de voile
30:59aujourd'hui
30:59sur la voie publique.
31:00Je rappelle
31:01que pour ce qui est
31:02de l'abaya
31:02et du voile intégral,
31:04quand les forces de l'ordre
31:05à chaque fois
31:06interviennent,
31:08généralement,
31:08il y a un attroupement.
31:10– C'est la loi
31:10qui est mal appliquée.
31:11Ça, c'est la loi de 2010.
31:12C'est la loi dite copée
31:14qui est mal appliquée
31:15et qui effectivement
31:16donne lieu
31:16à des violences.
31:18– Il y a un exemple
31:18très précis,
31:19un policier à Trapp
31:20qui verbalisait
31:21une femme
31:22qui portait une abaya
31:23et ça, c'est très mal fini.
31:25– Ça, c'est mal fini.
31:26– Et donc,
31:28je vous laisse imaginer.
31:29Alors, effectivement,
31:30on parle beaucoup
31:31de l'abaya interdite,
31:32encore une fois,
31:33à l'école.
31:34Mais l'école,
31:35c'est un autre registre.
31:36On voit bien,
31:37la loi de 2004,
31:38elle est appliquée
31:38à l'école.
31:39l'abaya,
31:40c'est interdit
31:40à l'école.
31:41– Mais la loi de 2004,
31:42ça n'est pas uniquement
31:42contre le voile,
31:43on le rappelle.
31:44– Mais bien sûr,
31:44c'est contre tout le monde.
31:45– L'intégralité
31:45des signes religieux.
31:46– Bien sûr.
31:47Et si on fait,
31:47si jamais d'aventure,
31:49et ça m'étonnerait
31:49que ça puisse être le cas
31:50et que ça puisse se faire,
31:52il y a une loi
31:52contre le voile
31:53sur la voie publique,
31:54il y aura également,
31:56seront concernés,
31:57les qui pas,
31:57seront concernés
31:58des signes extérieurs
32:01de religieuses.
32:02– Pardon,
32:02vous dites,
32:03c'est ce qui pourra
32:04arriver à la fin.
32:09– On est obligé
32:09de passer par là
32:09parce que je vous rappelle
32:10que dans l'hypocrisie…
32:12– Et Ariel Himi
32:13vous dit c'est impossible.
32:13– L'hypocrisie nationale
32:15de 2004,
32:16c'est que le débat
32:18de 2004
32:18ne porte absolument pas
32:20sur la kippa,
32:21sur la croix,
32:22tout ça,
32:22ça ne porte que sur le voile.
32:24Mais on est obligé
32:25au regard de la Constitution
32:27d'embarquer
32:28et de prendre…
32:29– Et il faut se souvenir
32:29que cette loi de 2004
32:32conclut un débat
32:33dans la société
32:33qui a été très dur
32:34avec beaucoup d'oppositions
32:36à gauche notamment,
32:37les intermoisements
32:38de Nél Jospin,
32:39qui ont conduit
32:40à cette commission Stasi
32:41qui avait été montée
32:42par Chirac,
32:42ça avait été extrêmement compliqué.
32:44Et finalement,
32:45ce texte sort,
32:46il est adopté
32:47et il est installé
32:49et on peut dire
32:50que c'est quand même
32:51un des éléments,
32:52un des fondements…
32:53– La franc-mationnerie
32:53a joué un gros rôle.
32:54– Un des fondements
32:55à l'école,
32:56mais on voit bien
32:56que même à l'école,
32:57ça reste quand même compliqué
32:58parce qu'on a beau avoir
32:59interdit le voile,
33:00les questions d'islamisme
33:01dans l'école,
33:01c'est quand même pas tant.
33:02Je vous rappelle quand même
33:03qu'il y a deux professeurs
33:04qui ont été tués,
33:06l'un à l'intérieur
33:06de l'établissement,
33:07l'autre,
33:08les deux à l'intérieur
33:09de l'établissement
33:09dont un qui a été décapité,
33:11le professeur Paty.
33:12Et je renvoie
33:14les téléspectateurs
33:15au film « L'abandon »
33:16qui décrit tout ça
33:17extrêmement…
33:17– Samuel Paty et Dominique Bernard.
33:19– Juste un petit pémol
33:20sur ce que M. Tréard dit.
33:22Je ne pense pas
33:23que ce ne soient que
33:24les musulmans
33:24qui soient visés
33:25dans cette histoire.
33:26Quand on voit un petit peu
33:27les propositions antérieures
33:28du Rassemblement national,
33:29c'est aussi contre
33:29l'abattage rituel,
33:31notamment contre
33:32l'alimentation cachère,
33:33le fait d'abattre
33:34des animaux
33:34pour les juifs
33:35qui, en France,
33:37ne pourraient plus
33:37manger cachère.
33:38C'est aussi contre
33:40le voile,
33:40mais pas uniquement
33:41le voile des femmes musulmanes
33:43parce que vous n'allez pas
33:43pouvoir distinguer
33:44entre une femme musulmane
33:45et une femme juive
33:45qui porte un voile
33:46dans la rue
33:46ou qui porte la perruque.
33:48– Ce n'est pas un voile.
33:48– Alors c'est l'un ou l'autre.
33:50Ma mère, par exemple,
33:51en sortant de la synagogue
33:52à Kippour,
33:52peut porter le voile
33:54en sortant de la synagogue
33:56ou la perruque
33:57parce qu'il n'y a pas
33:58véritablement de différence.
33:59Donc je vous dis
33:59qu'il y a quand même
34:00une focalisation
34:02assez obsessionnelle
34:03et dérangeante
34:03et pathologique,
34:04je pense,
34:04au Rassemblement National
34:05et pas que,
34:07sur le fait religieux
34:08et sur les croyances.
34:09Et je pense qu'il y a un moment
34:10où il faut arrêter
34:11d'ennuyer les personnes
34:12qui expriment leur religion
34:13de manière pacifique.
34:14– J'entends ce que vous dites,
34:15je ne suis pas sûr
34:15que pathologiser,
34:16ce soit forcément
34:17dans le débat politique.
34:19– Il y a un moment
34:19où il y a beaucoup
34:20d'autres problèmes
34:21véritables en France.
34:22– À partir d'un moment
34:23où on renvoie effectivement
34:24ses opposants à la pathologie,
34:25c'est compliqué
34:25de débattre derrière.
34:26Vous voyez ce que je veux dire,
34:27ma très limite.
34:27– Quand on identifie
34:30l'islamisme
34:30et le terrorisme islamisme
34:31à une expression religieuse,
34:33oui, ça relève,
34:34à mon sens,
34:34de l'obsession psychologique.
34:36Oui, effectivement.
34:37– Pour l'histoire,
34:37Jean-Marie Le Pen
34:38était foncièrement
34:39contre la loi de 2004.
34:41– Pourquoi ?
34:41– Et Bruno Golnich,
34:42à l'époque,
34:43parlait de liberté,
34:43était pour la liberté vestimentaire.
34:45– Pour la liberté religieuse.
34:47C'était foncièrement,
34:48ils étaient foncièrement.
34:49– Je voudrais qu'on voit
34:49deux réactions.
34:50Marine Le Pen,
34:50dans une seconde,
34:51et d'abord,
34:52Édouard Philippe.
34:53– Édouard Philippe.
34:55– Dans notre constitution,
34:58une liberté religieuse
34:59qui est reconnue.
35:01La France est un État laïque
35:04dans lequel les représentants
35:08et les dépositaires
35:09de l'autorité publique
35:10doivent être très strictement neutres.
35:13Mais la laïcité,
35:14c'est aussi une loi de liberté.
35:15Et il y a une liberté religieuse en France
35:16qui doit respecter la loi, bien sûr.
35:18Et donc, moi,
35:19je considère que l'important,
35:20à ce stade,
35:20c'est de respecter la loi
35:21telle qu'elle existe aujourd'hui.
35:23Et je ne crois pas
35:23qu'il soit nécessaire
35:24d'aller plus loin à ce stade.
35:25– Voilà, pas nécessaire
35:26d'aller plus loin,
35:27Édouard Philippe qui disait aussi
35:28tout à l'heure
35:29qu'en réalité,
35:29la loi telle qu'on la connaît
35:30n'est pas forcément
35:31très bien appliquée.
35:32Il pensait notamment
35:33visiblement au voile intégral.
35:34Et voilà ce que dit Marine Le Pen,
35:35ce que lui répond Marine Le Pen
35:37ce soir à l'ancien Premier ministre.
35:38Regardez les mots
35:39de la candidate.
35:40Édouard Philippe confirme
35:41qu'il ne fera rien
35:42contre un voile islamiste
35:43qu'il dénonçait pourtant lui-même
35:44en 2025
35:45comme un acte de soumission
35:46des femmes
35:47et même des fillettes.
35:49Voilà ce que dit Marine Le Pen.
35:51Comment la France
35:51pourrait-elle défendre
35:52ces valeurs
35:52avec des politiciens
35:53qui manquent tellement de courage
35:57l'infériorité de la femme ?
35:58Yves ?
35:59Ça sert à ça aussi
36:00la déclaration de Tanguy hier
36:03et les déclarations
36:04d'Anne Le Pen aujourd'hui.
36:05C'est de montrer que
36:06il y a d'abord en face Mélenchon
36:09mais il y a aussi au centre
36:10des gens qui n'ont pas tellement
36:12de tripes,
36:13qui n'ont pas tellement
36:14d'autorité je dirais
36:16face justement à un sujet
36:17qui je crois quand même
36:18dans les sondages
36:19où il y a une majorité
36:20de Français
36:22qui, Anne,
36:23vous le disiez tout à l'heure
36:24qui sont hostiles.
36:26Il y a une majorité
36:27de Français
36:27qui sont pour le rétablissement
36:28de la peine de mort.
36:29Vous savez,
36:29on n'est pas à ce débat
36:30sur le plateau.
36:31C'est pour les moins
36:32de 15 ans.
36:32Il y a beaucoup de choses
36:32qui sont...
36:34En fait,
36:35ce n'est pas ce que dit
36:36Marine Le Pen,
36:37ce n'est pas juste.
36:38Édouard Philippe ne dit pas
36:39en laissant tomber
36:40ce sujet du voile,
36:41il n'existe pas
36:41ou alors on ne peut pas
36:42en débattre.
36:44Il a toujours dit d'ailleurs,
36:45il disait c'est aux femmes,
36:46c'est aux hommes
36:47de se contrôler
36:47et pas aux femmes
36:48de se voiler.
36:49Et il disait aussi
36:51que je n'ai jamais été
36:51à l'aise avec le port du voile.
36:52Il considère que c'est
36:53un instrument de soumission.
36:54En tout cas,
36:55rien que le fait
36:55que seulement les femmes
36:56le portent
36:57et pas les hommes,
36:58il y a déjà une discrimination.
36:59Mais ce qu'il dit lui,
37:00en tout cas,
37:01c'est...
37:01Parce qu'on pourrait croire
37:02que c'est contradictoire
37:02avec l'idée de ne pas l'interdire.
37:03Ce qu'il dit lui,
37:04Édouard Philippe,
37:05c'est l'interdire,
37:06ce n'est pas la bonne solution.
37:07Ça ne fera qu'aggraver
37:09encore peut-être
37:11un séparatisme de certains.
37:12Ça ne fera que stigmatiser,
37:13ça ne fera que victimiser,
37:14ça ne fera qu'aggraver,
37:16ça ne réunira pas
37:17un concordat national.
37:19C'est le bon mot,
37:20sans doute s'agissant de religion.
37:22Lui, il dit,
37:23il faut d'abord
37:24qu'on lutte contre
37:24l'entrisme islamiste.
37:25Il faut d'abord
37:26qu'on lutte contre
37:27l'islamisme radical.
37:28Il faut d'abord
37:29qu'on accueille l'islam
37:30dans la République
37:30mieux que ça.
37:31Et là, ensuite,
37:32on pourra effectivement
37:33parler de ses formes
37:34les plus radicales.
37:34Mais ce n'est pas en interdisant...
37:35C'est un discours
37:35qui est moins compréhensible
37:36que le discours de Paris Le Pen.
37:38On dit, ça claque moins,
37:39c'est sûr.
37:39Mais en attendant,
37:40c'est une nuance
37:40qui s'entend
37:41et qui est plus applicable.
37:43Les choix...
37:44Alors, le dialogue
37:44entre Edouard Philippe
37:45et Marine Le Pen
37:45se poursuit ce soir
37:46puisque Edouard Philippe
37:47vient de répondre
37:49maintenant sur les réseaux sociaux
37:50à Marine Le Pen.
37:51À l'instant, il dit,
37:51Madame Le Pen,
37:52vous confondez une nouvelle fois
37:53fermeté et surenchère.
37:54Oui, l'islamisme
37:55est une idéologie
37:56que nous devons combattre
37:57avec la plus grande détermination.
37:58Oui, la loi
37:59qui interdit la dissimulation
38:00du visage dans l'espace public
38:02doit être strictement appliquée
38:04partout, sans faiblesse
38:05et sans exception.
38:06Mais combattre l'islamisme,
38:08ce n'est pas envoyer la police
38:09verbaliser des femmes dans la rue
38:10et s'attaquer à ceux
38:11qui les contraignent,
38:12démanteler les réseaux
38:13qui organisent
38:13l'antrisme islamiste
38:14et frapper tous ceux
38:15qui cherchent à imposer
38:16leur idéologie
38:16contre les lois de la République.
38:18Notre combat
38:19est contre l'islamisme
38:20et les extrémistes,
38:20pas contre les Français musulmans.
38:22Bon, merci, les uns.
38:23Merci, Ariel Emy,
38:24d'avoir été avec nous ce soir,
38:25d'avoir accepté de débattre
38:26malgré tout sur ce plateau.
38:28Je remercie à distance
38:29Julien Doule
38:30qui nous a quittés
38:31il y a quelques minutes.