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Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Vous regardez BFM TV, bonsoir à toutes et à tous, nous sommes ensemble en direct.
00:03D'abord pour débriefer cette interview du président Macron que vous venez de suivre,
00:07et ensuite pour une grande soirée politique.
00:09Deux candidats déclarés ou potentiels à l'élection présidentielle seront avec nous dans un instant.
00:13Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, Dominique de Villepin également.
00:17Mais juste avant cette interview d'Emmanuel Macron que vous venez de suivre sur BFM,
00:21Marie Chantret, chef du service politique de BFM, le président très attendu évidemment sur la crise du carburant.
00:27Le président presse cette question notamment sur la baisse des taxes,
00:31et qui finit par dire dans cette interview, nous n'excluons rien.
00:35Absolument, réelle évolution ce soir dans la bouche d'Emmanuel Macron sur ces propositions
00:40qu'il qualifie quand même en première partie d'interview de démagogie budgétaire.
00:45Mais en effet à cette question, baisse de taxes ou pas, ce soir il le dit, il n'y a
00:49pas de tabou sur le sujet.
00:51Et si les prix, si les prix devaient s'envoler, encore une fois il exclut
00:56et l'horizon de 3 euros le litre pour lui est encore lointaine,
01:01d'autres spécialistes disent que peut-être pas.
01:03En effet, il n'exclut pas, peut-être, de baisser les taxes.
01:07Un chef de l'État, très grave ce soir, a au moins deux reprises, il dit que la situation est
01:13grave.
01:13Et il est très clairement dans, pardon pour ce mauvais français, ce qu'il appelle la déréalisation.
01:19Il s'agissait ce soir de dire que la situation, ce qui est en train de se passer,
01:24ne dépend pas forcément de lui et de son gouvernement.
01:28Et de faire comprendre que, et Ulysse et tous là autour de ce plateau sont là pour sans doute le
01:34décrire,
01:35mais que la situation, ce qu'il se passe en Ukraine, ce qu'il se passe en Russie,
01:38et évidemment dans le drétois d'Hormuz, explique aujourd'hui pourquoi on paye son carburant si cher aujourd'hui.
01:43Avec une annonce importante, on y reviendra dans un instant avec Ulysse Gosset,
01:46la France envoie donc des soldats pour aller protéger un certain nombre d'installations pétrolières en Arabie Saoudite,
01:51c'est ce que dit le Président de la République, qui dit je me bats pour faire baisser la pression,
01:55pour faire baisser les prix, d'abord baisser les prix, et pas baisser les taxes, pas tout de suite Alain
01:59Djamal.
01:59J'insiste sur ce point et on va réentendre le Président dans un instant,
02:02mais Emmanuel Macron sur une ligne de crête qui dit à tous ses adversaires ce soir,
02:06c'est de la démagogie que de dire on va faire baisser les taxes parce que vous ne financez rien,
02:10parce que vous ne dites pas comment vous financez, et puis qui finit par dire,
02:13ben oui effectivement, si ça continue à monter, si les prix continuent à monter,
02:16et il ne l'exclut pas évidemment, alors peut-être qu'il faudra y aller.
02:22Il essaye de se présenter comme un bouclier pour préserver le pouvoir d'achat des Français.
02:29En même temps, il ne peut pas s'engager sur la technique qu'il utilisera pour ça.
02:34Alors c'est vrai qu'instinctivement, il n'a pas du tout envie d'agir sur les prix de façon
02:39autoritaire, etc.
02:40Mais c'est vrai aussi que comme ce qui se passe en ce qui concerne l'énergie ne dépend pas
02:48de nous,
02:49on est obligé d'en acheter et on ne la produit pas.
02:52Et donc, évidemment, il ne peut pas s'engager à maintenir les choses comme elles sont.
02:58Autrement dit, il est obligé de faire, si j'ose dire, de la défense flexible.
03:03Président grave, disait Marie Chantré, vous l'avez trouvé comment ?
03:05Oui, je l'ai trouvé très sérieux, oui.
03:11Très sérieux ?
03:12Surtout, quand on se rappelle le président juvénile des débuts et qu'on voit le président presque sombre d'aujourd
03:23'hui,
03:24on s'aperçoit qu'entre-temps, la trajectoire a été compliquée.
03:27Et quasiment dix ans après, on va le réentendre, Emmanuel Macron, encore une fois, très attendu par les Français,
03:32par vous qui nous regardez ce soir sur la crise des carburants, après cette nouvelle aide annoncée par le gouvernement
03:37il y a deux jours,
03:38et qui ce soir n'exclut rien sur la baisse des taxes.
03:41On l'écoute.
03:42Je pense qu'en fonction de l'évolution, il ne faut rien exclure, je ne vais pas vous dire ce
03:46soir, on ne le fera jamais.
03:47Ce que je vous dis, c'est que ce n'est pas la décision la plus vertueuse, et on ne
03:50l'avait d'ailleurs pas fait entre 2022 et 2024,
03:54parce que cette décision, au-delà d'être très coûteuse, elle n'est pas ciblée.
03:58C'est-à-dire que quand vous baissez les taxes, vous aidez tout le monde,
04:00y compris les gros rouleurs qui auraient les moyens de se payer le plein.
04:04Et donc c'est plus intelligent d'aider les gens qui en ont le plus besoin.
04:08Laurent Geoffrin, Emmanuel Macron qui, d'une certaine manière, a peut-être en tête le fait qu'à un moment
04:13donné, le gouvernement sera coincé.
04:15Si les prix montent pas loin de 3 euros, ça devient intenable.
04:21Donc aujourd'hui, je pense qu'il a raison de dire qu'il vaut mieux cibler.
04:24C'est vrai qu'aider des gens qui ont suffisamment d'argent pour acheter le plein, c'est un peu
04:29idiot.
04:29On aide des gens qui n'en ont pas besoin.
04:31Et ça coûte très cher aux finances publiques.
04:33Ce qu'il disait, 20 centimes de baisse sur l'essence, c'est 1 milliard d'euros par mois pour
04:38les caisses de l'État.
04:38Ce que dit Marine Le Pen sur la baisse des impôts, ça coûte en année pleine 13 milliards.
04:44Alors qu'on est en train de chercher partout un moyen de trouver 500 millions pour essayer d'équilibrer le
04:50budget,
04:51ce qui est pratiquement impossible.
04:52Donc il a raison de résister au YACA.
04:56C'est facile de dire, oui, YACA, c'est l'État.
04:59Oui, d'accord, mais ça coûte combien ? Et qui va payer ?
05:01Mais il résiste.
05:02Il résiste, Laurent, pour l'instant ?
05:04Pour l'instant, parce qu'effectivement, tout dépend du prix.
05:08C'est comme le prix du pain pendant la Révolution française.
05:12Il y a un moment où, le 13 juillet 1789, le prix du pain était au maximum.
05:16On connaît la suite.
05:18Donc on est un peu dans ce genre de situation.
05:20Il y a un moment où le chiffre lui-même a des effets politiques incroyables.
05:26Donc il est obligé d'en tenir compte.
05:28Tenir compte aussi, je vous interrogerai dans un instant là-dessus, Yves Tréa, on va écouter le Président,
05:32de cette colère qui monte, qui monte et qui monte, on l'écoute.
05:37Dans ce contexte, c'est normal qu'il y ait de la colère.
05:39Parce que quand ça va mal, les gens se retrouvent confrontés à une vie impossible.
05:44Et donc, en effet, ils sont en colère.
05:46Ils sont mal dans leur vie.
05:48Parce qu'ils n'arrivent pas à boucler la fin du mois.
05:50Parce que même s'ils arrivent à faire le plein, ça retombe sur les courses, etc.
05:54Donc, face à ça, la réponse pour moi, elle est surtout d'améliorer les choses.
05:59Ensuite, il y a des mouvements sociaux qui émergent.
06:02Bon.
06:02Il y en a face auxquels on doit, enfin, auxquels le gouvernement apporte une réponse.
06:07Et à juste titre, qui est de les accompagner, c'est des réponses sectorielles que j'évoquais.
06:11Ensuite, je vois des voix qui s'élèvent pour appeler à un mouvement social généralisé.
06:17Je pense que ça ne nous aiderait pas collectivement.
06:21Ça ne nous aiderait pas, mais là non plus, Emmanuel Macron,
06:23il n'a pas toutes les cartes en main.
06:24Oui, alors moi, je pense que cette intervention va être très mal appréciée de nombreux Français.
06:30Pourquoi ?
06:31Parce qu'il avait convoqué cette conférence de presse,
06:34enfin, ce n'est pas une conférence de presse, cette intervention,
06:37pour essayer de dire des choses.
06:40Et il n'a rien dit.
06:42Il s'est fait le commentateur d'une situation, certes, qu'il ne maîtrise pas,
06:47mais aussi, il voulait faire cette intervention pour se dire,
06:51aujourd'hui, on ne parle que de l'essence et on ne parle que des stations-service.
06:55Il n'y a plus les images de guerre qu'il y avait avant l'été.
06:58Il faut que je rappelle aux Français que c'est ces guerres-là qui sont à l'origine de la
07:02crise d'aujourd'hui.
07:03Mais ce qu'il y a, c'est que les Français, et on les entend régulièrement, nous autres,
07:07à BFM TV et notamment dans le forum, c'est qu'eux, ils veulent des réponses concrètes.
07:11Et il n'y a aucune réponse concrète.
07:13Et il se demande bien pourquoi il a pris la parole.
07:15Et le problème d'Emmanuel Macron, c'est quand on dit, oui, on n'a pas les moyens,
07:21j'entends l'horreur Geoffrin, c'est vrai qu'on n'a pas les moyens.
07:23Mais pourquoi on n'a pas les moyens ?
07:25Parce que les Français se disent, mais c'est lui qui est responsable qu'on n'ait pas les moyens.
07:29Parce qu'il n'a pas mené la politique.
07:31Ça change rien au fait qu'on n'ait pas les moyens.
07:32Il n'a pas la politique qu'il devait faire.
07:35Il n'a pas fait le quoi qu'il en coûte, qu'on soit d'accord ou pas.
07:39Je me mets dans la peau de gens qui sont vraiment...
07:42Je ne regrette pas le quoi qu'il en coûte, c'est ce qu'il dit ce soir.
07:44Voilà, il ne le regrette pas.
07:45Alors la seule réponse qu'il ait faite, et qui est assez contradictoire d'ailleurs avec son propos,
07:50c'est de dire, si jamais ça empire, je ne m'interdis rien du tout.
07:54C'est-à-dire, je peux baisser les taxes ou quasiment revenir sur le tiers.
08:00Oui, baisser.
08:01En disant ça, il dit le contraire de ce qu'il dit dans son propos général,
08:05qu'il dit qu'on n'a pas les moyens, et ça coûterait une fortune,
08:09d'avoir des mesures...
08:11Il dit, grand 1, il ne faut pas le faire.
08:13Et il attaque politiquement ses adversaires.
08:15Et grand 2, peut-être qu'on devra le faire.
08:17Sincèrement.
08:18Oui, mais c'est impréhensible.
08:19Si on ne fait pas trop de...
08:21S'il fallait le faire, on le ferait.
08:24Sincèrement, si on n'a pas la langue de bois,
08:25et qu'on analyse le discours du président,
08:28et quand on voit l'état quand même, je dirais, de la colère,
08:33qui n'est pas une colère violente,
08:35mais qui est quand même une anxiété terrible de la part de beaucoup de Français,
08:41je crains que ça soit très très dur.
08:44Mais alors, président, comment dire, empêché ?
08:46Impuissant.
08:47Impuissant ?
08:47Mais oui, c'est l'impuissance de l'État.
08:49Alain Duhamel, je vous vois faire la moue.
08:51Bon, disons que c'est...
08:54Allant de présenter les choses de cette manière,
08:57c'est un peu simplificateur, quand même.
08:59Je ne vois pas en quoi ?
09:01Avec Tréhard, c'est possible.
09:02Alors pourquoi, Alain ?
09:04Non, parce qu'on voit très bien qu'on est dans une situation très difficile.
09:09Que cette situation très difficile,
09:11elle est liée directement à des facteurs internationaux qui nous échappent,
09:16sur lesquels on n'a aucune prise.
09:18Autrement dit, qu'on est une cible.
09:21Et lui, à partir du moment où on est une cible collectivement,
09:25il essaye de jouer le bouclier, bien sûr, puisqu'on est une cible.
09:30Évidemment, ce n'est pas très convaincant et ce n'est pas très performant.
09:34Mais il ne va pas raconter qu'il va décider que le prix de l'essence va baisser.
09:39Parce que ce n'est pas lui qui décide ça.
09:41Et il ne va pas décider non plus qu'on peut brusquement accentuer le déficit budgétaire.
09:48Parce qu'on sait très bien qu'à ce moment-là,
09:49on a des taux d'intérêt qui grimperont encore plus fort.
09:52Donc, on est dans une situation de faiblesse.
09:58Il est dans une situation de faiblesse.
10:00Mais nous aussi, on est dans une situation de faiblesse.
10:03Parce que la France est fauchée.
10:06Il ne faut pas écarter l'enjeu.
10:08Oui, il faut ça le rendre responsable de la France.
10:10C'est normal, il est président.
10:13Un président, c'est fait pour être comme un petit...
10:16Vous savez le petit appareil qu'on met sur les toits ?
10:19Oui.
10:19Oui, c'est ça.
10:20Un président, c'est ça.
10:22Laurent, et ensuite, Marie-Chantret.
10:23Je vais revenir aux solutions.
10:24Il ne faut pas écarter l'idée de bloquer les prix.
10:26Ça, c'est un tabou qu'on devrait briser.
10:28S'il le faut.
10:29Si ça arrive près des 3 euros le litre...
10:33Ce que fait Total.
10:33On sort des cadres habituels.
10:38Le cadre habituel, c'est qu'il faut essayer d'économiser les deniers de l'État
10:41et d'équilibrer le budget, et donc de ne pas employer des solutions démagogiques.
10:45Mais si, si, si, si, ça va beaucoup plus loin,
10:49baisser l'État, que ça coûte très cher, bloquer les prix, c'est déjà mieux.
10:53Marie.
10:53Non, sur la position, ce soir, du chef de l'État,
10:57affaibli, et Yves Tréhard disait, il n'a rien dit.
11:00Et c'est vrai.
11:01Et c'est peut-être le prix de sa position en surplomb
11:05et de la chorégraphie qu'il a adjoint aussi à son gouvernement, son Premier ministre.
11:09Ses annonces prises en charge, notamment par le ministre de l'Économie,
11:12la porte-parole du gouvernement qu'on a suivie en début de semaine sur BFM TV,
11:17près de 2,5 millions de Français concernés un peu plus dans l'assiette,
11:20des chèques qui vont aussi être doublés pour certains d'entre eux.
11:24Et de fait, ce soir, le chef de l'État n'a pas ça à annoncer.
11:28Et on arrive, et Caroline Rougis-le-Boulot arrive à lui faire dire
11:33que peut-être, en effet, il n'excluait rien sur une éventuelle baisse de taxes.
11:38Comment cela, et j'attends, et on surveille avec Lisa Hadef
11:42les réactions des politiques sur les réseaux sociaux,
11:44cela va être interprété.
11:46Je pense à une certaine Marine Le Pen,
11:48qui, le 18 septembre dernier,
11:50c'est-à-dire, il y a 5 jours, 5 jours seulement, disait,
11:53il ne pourra pas faire autrement que baisser les taxes,
11:57mais sans doute, ça interviendra trop tard.
11:59Quel argument politique en boomerang cela pourrait avoir
12:03si, in fine, le gouvernement et Emmanuel Macron
12:06ont décidé d'appuyer ce bouton-là ?
12:08Le gouvernement politique français, c'est vrai que, à tort ou à raison,
12:12mais beaucoup de ses adversaires politiques ont chacun leur décision.
12:18effectivement, les taxes pour Mme Le Pen,
12:21pour M. Retailleau, c'est suspendre la C2O,
12:25c'est-à-dire le certificat d'énergie.
12:28Pour M. Mélenchon, c'est de taxer aussi Total, davantage, des surprofits.
12:34Tout le monde a des...
12:35Et le blocage des prix.
12:37Et lui, il n'a rien.
12:38On surveille évidemment avec Lisa Hadef les premières réactions politiques ce soir.
12:41On en aura sur ce plateau, je vous le disais,
12:42Ségolène Royal, Dominique de Villepin seront avec nous dans un instant.
12:45Emmanuel Macron, qui, sur les risques de pénurie, dit
12:49pour l'instant, on est tranquille.
12:51Pour l'instant.
12:5290 jours.
12:53Voilà, 90 jours.
12:54Et au-delà, on verra, en fonction de la situation et de la crise que nous traversons,
12:58il y a quand même une annonce qui est faite ce soir,
13:00précise par le gouvernement,
13:01et on va y revenir avec vous, Ulysse Gosset,
13:03on va l'entendre, Emmanuel Macron.
13:04Emmanuel Macron dit, je me bats tous les jours
13:06pour faire baisser le prix des carburants,
13:08pour libérer la pression, notamment du côté du Proche-Orient.
13:11On sait qu'un certain nombre d'installations pétrolières d'Arabie saoudite
13:14ont été visées,
13:15notamment par les outils et par des milices irakiennes.
13:19Le président français dit ce soir,
13:21la France va envoyer des moyens militaires
13:24pour aller protéger les installations pétrolières en Arabie saoudite.
13:27Il y a plusieurs millions de barils qui circulaient à travers l'Arabie saoudite
13:31et qui sortaient en mer rouge,
13:33dans ce qu'on appelle le site de Yambou.
13:35Il a été très abîmé par une attaque des outils.
13:38Nous nous engageons pour le sécuriser.
13:40Et donc aujourd'hui,
13:41c'est la discussion que nous avons finalisée avec les Saoudiens,
13:44nous allons envoyer des moyens militaires,
13:46c'est-à-dire des soldats,
13:49des radars,
13:50des systèmes de défense,
13:52pour protéger ce site.
13:54Ça, c'est nouveau,
13:55dit ce Gosset.
13:55Oui, parce que souvenez-vous que depuis le début de la guerre d'Iran,
13:59la France a toujours refusé d'envoyer des moyens militaires sur le terrain,
14:03contrairement à ce que Trump demandait,
14:05ou en tout cas même dans le golfe Persique.
14:08Là, effectivement,
14:09on a un nouvel engagement de la France.
14:11Vous avez entendu,
14:12des radars,
14:14des soldats,
14:15et on lui a demandé des avions,
14:17et il a dit,
14:18il y en a déjà dans la région.
14:19Donc c'est un engagement très fort à l'égard de l'Arabie Saoudite.
14:22Il parle du site de Yambou.
14:24Qu'est-ce que c'est ?
14:25Il y a un pipeline qui va du cœur des installations pétrolières saoudiennes,
14:30qui va d'est en ouest,
14:32et qui relie ces raffineries de pétrole,
14:34ces centres de production du pétrole saoudien,
14:36à Yambou,
14:37un pipeline qui fait à peu près 1200 kilomètres de long,
14:40et c'est ce pipeline qui a été attaqué par des drones,
14:43le 11 septembre dernier.
14:45Aujourd'hui,
14:47le pipeline a été réparé,
14:49mais il faut sécuriser.
14:50Donc on va envoyer des radars
14:52pour éventuellement détecter des drones ou des missiles.
14:56Ça veut dire que la France s'engage aux côtés de l'Arabie Saoudite,
14:58et c'est en cela que le président dit,
15:00on peut, grâce à la diplomatie,
15:02mais aussi avec les militaires,
15:04avoir un impact sur les prix,
15:06puisque effectivement,
15:07Yambou, c'est 5 à 7 millions de barils par jour.
15:11Si on arrête ça,
15:12et bien ça fait monter les prix.
15:13Alors, autre chose qui est importante,
15:15c'est Donald Trump,
15:16qui lui n'a pas décidé d'aller au secours des Saoudiens.
15:20Ça, c'est une révolution dans la région.
15:221945, c'est un accord qui est conclu entre l'Amérique et l'Arabie,
15:26qui n'a jamais été violé depuis.
15:28Et là, pour la première fois,
15:29c'est la France qui vole au secours de l'Arabie,
15:31c'est du jamais vu.
15:32Mais Trump,
15:33il a décidé aussi d'interdire les exportations éventuellement
15:37de biaisers américains.
15:38Il pourrait le faire.
15:38Il pourrait.
15:39Qu'est-ce qu'a dit Emmanuel Macron ?
15:41J'ai vu Donald Trump,
15:42je lui ai demandé de ne pas le faire.
15:43Ça serait une mauvaise décision.
15:45Est-ce qu'on peut croire que Trump ne le fera pas ?
15:48Et il a dit avec Trump,
15:49on n'a jamais de garantie.
15:50Donc, on voit un président
15:51qui essaie de peser à l'international,
15:54et c'est difficile,
15:55il n'y a aucune garantie, effectivement,
15:56mais qui, sur le plan militaire,
15:58décide d'envoyer des moyens
16:00dont la France dispose,
16:01et qu'elle a déjà,
16:02d'ailleurs, au passage,
16:03c'est une parenthèse,
16:03mais en Ukraine,
16:05où l'Ukraine a aussi besoin
16:06de moyens de défense antérieure.
16:07– Alain Duhamel,
16:08Emmanuel Macron, ce soir,
16:10résume cette situation d'une phrase
16:12en disant qu'il vaut mieux
16:13tout tenter pour faire baisser les prix,
16:15c'est-à-dire d'aller libérer un peu de pression
16:17du côté d'Hormuz,
16:18de faire baisser la pression du côté d'Hormuz,
16:20etc.,
16:20plutôt que de baisser les taxes.
16:21C'est sa formule ce soir,
16:23baisser les prix plutôt que baisser les taxes.
16:25– Quand on est dans un pays
16:27qui a un déficit budgétaire comme le nôtre,
16:29quand on voit les perspectives
16:30de la prochaine loi de finances,
16:33ça me paraît plutôt réaliste.
16:37Envoyer des forces militaires,
16:38on en dispose,
16:40on en a l'expérience,
16:41on connaît par cœur la région,
16:43on sait qu'on peut faire quelque chose,
16:45réellement,
16:46ce ne sont pas des paroles verbales,
16:48qu'on a l'habitude,
16:49on intervient.
16:50Bon, en revanche,
16:53s'il s'agit de dire
16:53en France,
16:54je fais baisser les prix,
16:55tout le monde éclatera de rire.
16:57Donc, il vaut mieux faire
16:58ce qu'il est possible de réaliser
16:59que de s'engager à faire
17:01ce qui n'a aucune chance de se produire.
17:03Enfin, je crois.
17:04– Yves, et ensuite,
17:04première réaction avec Lisa.
17:05– Oui, non, ce qui est très grave,
17:06c'est si, effectivement,
17:08le président américain met à exécution
17:10sa décision sur le diesel.
17:12Parce que je vous rappelle quand même
17:13qu'il y a une grande partie des Français
17:15qui roulent au diesel,
17:16et notamment les plus modestes,
17:19puisque c'est vers ce type de véhicules
17:21qui se sont tournés des années et des années,
17:24encouragés d'ailleurs par la force publique,
17:26par les pouvoirs publics.
17:27– Absolument.
17:28– Et donc, si,
17:29je n'ai pas les chiffres en tête,
17:31mais c'est quand même énorme,
17:33les importations de diesel
17:34venant des États-Unis,
17:37ça rarifierait le marché
17:38et ça aurait des conséquences terribles,
17:40terribles, terribles.
17:41Surtout que le diesel est déjà très cher aujourd'hui.
17:42– Et encore une fois,
17:43marché mondial,
17:44si vous retirez le pétrole américain,
17:45effectivement,
17:45ça va faire monter les prix absolument partout.
17:47– Le diesel, il faut le rappeler,
17:47il est à 2,25 euros aujourd'hui en France.
17:51– Le diesel ?
17:51– Non, 2,40.
17:52– 2,40.
17:53– Donc c'est quand même très cher.
17:55– 2,40.
17:55Lisa, première réaction du côté des Insoumis ?
17:57– Exactement.
17:58Manon Aubriero, député La France Insoumise,
18:00qui dit ce soir,
18:01« Macron, VRP des intérêts des entreprises pétrolières,
18:04se dédouane de ses responsabilités
18:06pour mieux protéger leurs profits
18:08et refuser la seule mesure
18:09qui permettrait de soulager les Français,
18:11le blocage des prix du carburant
18:12à 1,70 euros le litre.
18:14Il est temps qu'il s'en aille. »
18:16– VRP des intérêts des entreprises pétrolières,
18:18Marie Chantret, Emmanuel Macron,
18:20interrogé sur Total,
18:22qui dit,
18:23« On a obtenu que Total plafonne le prix. »
18:25– Oui, c'était effectivement,
18:27on l'écoutait ensemble,
18:28une drôle de manière de présenter les choses,
18:31que des discussions entre M. Pouyanné
18:34et le gouvernement en direct existent,
18:36ça ne semble pas être un secret.
18:38de le présenter comme s'ils avaient tordu le bras à Total
18:42pour obtenir ce plafonnement des prix
18:43mis en place depuis maintenant de nombreux mois
18:45est un peu, je ne sais pas…
18:48– C'est de la politique.
18:49– C'est de la politique, très clairement.
18:50Après, effectivement,
18:52vous aurez peut-être noté
18:54sur la partie budget de son intervention
18:56et effectivement,
18:57ce que demandent notamment les insommies,
19:00la taxation des super profits de Total,
19:02il ne ferme pas non plus totalement la porte.
19:05– On écoute là-dessus ?
19:06– Il y a une évolution.
19:07– On écoute Emmanuel Macron sur Total.
19:09– Nous, on a un opérateur qui est Total,
19:12énergie.
19:13Et donc, on a obtenu de cet opérateur
19:15qui plafonne les prix.
19:17Donc cet acteur qui est un…
19:18Et c'est une chance pour les Français,
19:20c'est le fruit de notre histoire économique, industrielle,
19:23eh bien, il plafonne les prix.
19:24Donc vous avez de l'essence qui est à 99 plafonnée
19:27et un diesel à 2,15 plafonnée
19:29dans les stations qui dépendent du réseau de Total.
19:30Donc on a déjà ça.
19:31Si nous n'avions pas Total en France,
19:34on n'aurait même pas ce plafonnement.
19:36– Il y a quand même une chose qui est vraie
19:38dans ce que dit Elifi,
19:39je ne suis pas spécialement Elifi,
19:40mais ce serait quand même extraordinaire
19:42de prendre des mesures tout à fait hors du commun
19:45et de ne pas demander à cette compagnie
19:49qui est très respectable,
19:50mais qui n'a rien fait de spécial
19:52et qui voit ses profits exploser
19:53à cause d'une situation extérieure,
19:56de ne pas contribuer.
19:57Aujourd'hui, elle contribue
19:58parce qu'elle a bloqué les prix à un certain niveau.
20:01Mais c'est compensé par le fait
20:02que tout le monde va chez Total
20:03et du coup, les quantités augmentent.
20:05À mon avis, ça ne leur coûte rien.
20:07Donc demander une contribution exceptionnelle
20:11à Total pour aider à la baisse des prix,
20:14ça me paraît la moindre des choses.
20:16Et ce n'est pas une mesure...
20:17C'est pour ça d'ailleurs que Macron est obligé
20:18de dire qu'il ne l'écarte pas.
20:20Ce n'est pas une mesure bolchevique.
20:21– Non, il ne l'écarte pas,
20:22mais pour l'instant, Laurent,
20:23il dit simplement qu'on leur demande
20:24de ne pas faire de gras sur notre dos.
20:25– Oui, mais ils le font.
20:29– Je ne dis pas que c'est de leur faute.
20:30– Moins que d'autres, visiblement.
20:31– Je ne dis pas que c'est de leur faute.
20:32– Je ne dis pas que la décision
20:33de plâtonner les prix chez Total,
20:35ce n'est pas les pouvoirs publics
20:36qui l'ont obtenu.
20:37C'est évidemment Total
20:38qui l'a fait pour des raisons d'image.
20:40Ça se conçoit d'ailleurs tout à fait.
20:43– Et de part le marché.
20:44– Et on a quand même la chance
20:47que n'ont pas tous nos voisins
20:49d'avoir un grand groupe
20:50sur lequel, ben voilà.
20:52– Ce n'est pas parce qu'on va lui prendre
20:533 milliards qu'il va s'effondrer.
20:54il ne faut pas inquiéter.
20:55– Mais je ne suis pas en train de dire ça.
20:56Je ne fais pas la quête.
20:59– Ce qui est sûr,
21:00c'est que c'est vrai que Total,
21:01il faut le dire,
21:02il n'est pas le seul sur le marché.
21:04Que Total, si on lui chatouille
21:07un peu trop,
21:09il peut très bien dire,
21:10bon ben si c'est comme ça,
21:11moi j'augmente les prix,
21:12vous me taxez davantage,
21:14mais j'augmente mes prix.
21:16Donc c'est…
21:17– Ce ne sera pas bon pour son image.
21:18– Et deuxièmement,
21:19les autres compagnies internationales,
21:20les autres majors,
21:22ex-SO et d'autres compagnies,
21:25elles ne plafonnent pas leurs prix,
21:26il faut le dire.
21:27Et d'ailleurs en France,
21:28il n'y a pas que Total sur le marché,
21:30il y a plein d'autres compagnies métrolières,
21:33et c'est pour ça que tout le monde se rue chez Total,
21:35parce que c'est là que c'est moins cher.
21:36– Mais ça veut dire,
21:37Marie-Chanteret,
21:38si on résume,
21:38pas de baisse de taxes pour l'instant,
21:40pas de geste réclamé chez Total
21:43de manière urgente ou supplémentaire,
21:45comme le voudrait Laurent Joffrin,
21:47pour l'instant,
21:48tout ça,
21:48ça ne bouge pas.
21:48– Ça ne bouge pas.
21:49On verra les réactions encore une fois ce soir,
21:51notamment Ségolène Royel dans un instant avec nous,
21:52mais pour l'instant,
21:53ça, ça ne bouge pas.
21:53Et c'était pourtant
21:55ce qui revenait beaucoup
21:56dans la tête de beaucoup de Français
21:58qui encore,
21:58et il le disait encore hier soir sur le forum,
22:00nous disaient,
22:01nous on veut des réponses maintenant,
22:02à la pompe lundi.
22:03– Oui,
22:04mais considérer que cette interview,
22:07encore une fois,
22:07ça faisait près de deux ans,
22:09je ne veux pas me tromper,
22:10mais qu'il n'était pas prêté
22:11à ce type d'exercice médiatique,
22:15considérer avoir en tête
22:16que des annonces étaient à attendre ce soir,
22:19étaient se tromper.
22:20Il s'agissait d'avoir une forme
22:21de vision panoramique
22:23de ce qu'était la situation
22:24et de comprendre pourquoi
22:26nous en étions là,
22:27et notamment sur la flambée
22:28des pieds des carburants.
22:29– Et un petit mot de l'Ukraine quand même.
22:31– Et un petit mot de l'Ukraine.
22:33– La logique,
22:35c'est que ce soit maintenant
22:36décliné par le Premier ministre
22:38et les deux ou trois ministres
22:40les plus concernés.
22:41Autrement dit,
22:41là,
22:43ils présentaient une sorte
22:44de philosophie de l'action
22:45dans des conditions très difficiles.
22:48Maintenant,
22:48il faut que le relais soit pris
22:50et en disant
22:51« et voilà quelles sont les décisions ».
22:53– Maintenant,
22:53il va falloir voir
22:54comment sont interprétés ces mots
22:57sur « nous n'excluons rien »
22:58et il n'y a aucun tabou
22:59sur le sujet.
23:00Quant à la suite,
23:01à une éventuelle évolution des prix.
23:03Parce que,
23:03par tous ses adversaires politiques,
23:05cela va être pris en boucle
23:07et évidemment,
23:09c'est une pression supplémentaire
23:10mise aujourd'hui
23:11sur le gouvernement.
23:12– Dans deux minutes,
23:13c'est Colin Riel avec nous
23:14en direct sur ce plateau.
23:15Ulysse Gosset,
23:15une précision très importante
23:17parce qu'on en a parlé
23:18tout au long de cette journée
23:19dans les médias européens
23:21en général
23:22et évidemment français.
23:23C'est un média espagnol
23:25qui a révélé
23:26que la CIA
23:27aurait prévenu
23:28ses homologues
23:29des services de renseignement
23:30français notamment
23:30que les Russes
23:31pourraient préparer
23:32une attaque
23:33à base de drones,
23:34si je puis dire,
23:35notamment contre
23:36des villes côtières
23:38du côté de la Méditerranée
23:39en France,
23:40en Espagne,
23:41en Italie,
23:42démenti formel ce soir
23:43de la part d'Emmanuel Macron.
23:45Il n'y a pas eu
23:45d'alerte de la CIA ?
23:47– Absolument,
23:47c'est ce qu'il dit.
23:48La CIA n'a pas transmis
23:50cette information
23:50et je dément donc
23:52puisqu'il n'y a pas
23:53de réalité avérée.
23:55C'est une information
23:55qui disait que la Russie
23:57pourrait attaquer des villes
23:58à partir de bateaux
23:59dans lesquels se trouveraient
24:01des cargos,
24:01dans lesquels se trouveraient
24:02des drones
24:02qui pourraient donc cibler
24:04des villes comme Marseille.
24:05Ce n'est pas confirmé
24:07ce soir.
24:07J'ai trouvé d'ailleurs
24:08que le président
24:09n'a pas cherché vraiment
24:10à dramatiser.
24:11Il a quand même dit
24:11la première question,
24:12c'est est-ce qu'un drone
24:14chargé d'explosifs
24:15pourrait atteindre
24:16un aéroport comme Roissy
24:18comme ça a été le cas
24:19en Allemagne
24:20dans l'aéroport de Leipzig ?
24:21Et il a répondu
24:22oui, c'est possible.
24:23Et il ajoute
24:24la tension monte.
24:25Mais il refuse
24:26d'employer le mot
24:27guerre.
24:28Il dit
24:29il y a une multiplication
24:30des actes hostiles
24:31de la Russie.
24:32C'est dangereux
24:33mais je dirais
24:34qu'il n'a pas poussé
24:35sur cette question-là
24:36tout en reconnaissant
24:37les risques
24:38et la montée
24:39de la tension
24:40et donc la nécessité
24:41et on le verra
24:42dans le débat politique
24:42qui va suivre
24:43de continuer
24:44à soutenir l'Ukraine
24:45alors qu'on a vu
24:46aujourd'hui
24:46Marine Le Pen
24:47qui dit
24:48ça suffit
24:49on ne peut plus
24:50financer
24:50la défense
24:51de l'Ukraine.
24:52Vous dites
24:52il n'a pas cherché
24:53à dramatiser
24:53effectivement
24:54quand on lui pose
24:54la question
24:55du scénario
24:56d'une attaque
24:57il dit
24:57la réponse est oui.
24:58Le scénario
24:59est-il crédible
25:00d'une attaque
25:01la réponse est oui.
25:02Oui attaque
25:04toujours sous cette forme
25:05de cette guerre hybride
25:06avec des drones
25:07qui pourraient être
25:08chargés d'explosifs
25:09il est clair que Poutine
25:11a des plans
25:11qu'il peut piquer
25:12là où ça fait mal
25:13mais ce n'est pas
25:14une déclaration de guerre
25:15donc là-dessus
25:16je pense qu'il a plutôt
25:17cherché à dire
25:18il faut être lucide
25:19il faut se préparer
25:20au pire
25:21mais ça ne veut pas dire
25:22que le pire va arriver.
25:24Il dit c'est possible
25:25mais ce n'est pas encore le cas.
25:26Oui et d'ailleurs
25:27les services de renseignement
25:28de certains pays
25:28disent
25:29on a des scénarios
25:30d'attaque
25:31mais pour l'instant
25:32ils ne sont pas
25:33les plus
25:34je dirais
25:35les plus probables
25:36c'est même qualifié
25:37par certains services
25:38de Pays-Balt
25:39d'improbables
25:40donc je dirais
25:41il y a une tendance
25:42à calmer un petit peu
25:43l'inquiétude
25:44même s'il y a toujours
25:45une grande incertitude.
25:47Une précision encore
25:48qui est très importante
25:49donnée par Emmanuel Macron
25:50qui concerne
25:51la Russie
25:52quand il est interrogé
25:53ce soir
25:53sur l'éventualité
25:54d'une nouvelle mobilisation
25:55russe
25:56Emmanuel Macron dit
25:57scénario crédible
25:58d'une mobilisation
25:59de 300 000 hommes
26:00supplémentaires
26:00pour poursuivre
26:01la guerre en Ukraine
26:02oui parce que
26:03Poutine vient de remporter
26:04c'était normal
26:04les élections au Parlement
26:06il a
26:07ce n'est pas une surprise
26:07évidemment
26:08mais il a les mains
26:08totalement libres
26:09encore plus
26:10puisqu'il a le soutien
26:11des députés
26:12si j'ose dire
26:13et il y a effectivement
26:14un scénario de mobilisation
26:15alors est-ce que Poutine
26:16va mobiliser ou pas
26:17le président dit
26:18on ne le sait pas
26:19mais ce n'est pas
26:20parce qu'il ne l'annonce pas
26:21qu'il ne va pas le faire
26:21mais ça serait très impopulaire
26:23et ça sera impopulaire
26:24en Russie
26:24Poutine risque
26:25d'avoir des mouvements
26:27de protestation
26:27surtout s'il s'attaque
26:29à la jeunesse
26:29des grandes villes
26:30comme Saint-Pétersbourg
26:30ou Moscou
26:32mais ce n'est pas annoncé
26:33mais par contre
26:34l'effort militaire russe
26:35il se poursuit
26:36à toute vitesse
26:37si j'ose dire
26:38c'est Conan Royal
26:38encore une fois
26:39dans un instant
26:40je la devine
26:40en bord plateau
26:41comme on dit chez nous
26:42dans une seconde
26:42sur ce plateau
26:43en direct
26:44pour résumer
26:45avant la première réaction
26:46sur ce plateau
26:47Yves Tréard
26:48pour résumer
26:49l'intervention
26:49d'Emmanuel Macron
26:50ce soir
26:50qu'est-ce que vous dites ?
26:52que l'État
26:53et le Président de la République
26:54s'est montré impuissant
26:56c'est à mon avis
26:57ce que beaucoup de Français
26:59vont retenir
26:59et qu'il y a une chose
27:01qu'ils peuvent retenir
27:02c'est qu'évidemment
27:02si ça empire
27:03et bien il passera à l'action
27:05mais pour eux
27:06ça paraît bien insuffisant
27:08Sous-titrage Société Radio-Canada

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