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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-09-23##

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News
Transcription
00:00:00France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:04Mais bonjour et bienvenue sur Sud Radio et les 12h14.
00:00:07J'oublie toujours, je peux dire bon appétit, il y a peut-être des gens qui sont à table.
00:00:11Autour de moi, le commando du parlons vrai, de l'information.
00:00:15J'ai nommé Anissa Arfawi qui est là, qui a largement contribué, j'allais dire, à la pertinence de cette
00:00:21émission.
00:00:21Vous allez voir ce qu'on va vous balancer.
00:00:23C'est pas piqué des hannetons.
00:00:25Des hybridos qui s'assurent de la qualité irréprochable de cette émission fond et forme.
00:00:32Et puis l'adorable Jérémy qui vous attend avec douceur et tendresse au 0 826 300 300.
00:00:400 826 300 300, c'est un numéro qui se restreint facilement.
00:00:44Parce que c'est le numéro qui vous permet, vous qui nous écoutez, vous qui êtes l'âme de cette
00:00:49radio.
00:00:49Vous qui êtes le socle par lequel nous pouvons nous exprimer à toute la France.
00:00:54Eh bien, vous allez nous appeler pour dire ce que vous pensez du merdier dans lequel on se trouve.
00:00:59Et vous allez voir aujourd'hui, le merdier, il est assez constitué.
00:01:02Et puis il y a Elvin qui me regarde.
00:01:04Il me regarde comme s'il était en train de se dire, qu'est-ce qu'il va encore nous
00:01:07sentir ?
00:01:08Mais moi je ne sors que des choses, mon cher Elvin, que tu vas pouvoir ensuite retranscrire sur le web.
00:01:13Et ainsi, tous ceux qui nous écoutent et ceux qui veulent, même ceux qui ne nous écoutent pas,
00:01:16ils vont sur le site de Sud Radio et ils ont la vérité sur ce qui se passe en France.
00:01:21Vous lirez sur ce site des choses que vous ne lirez nulle part ailleurs
00:01:24et vous aurez des informations que l'on vous confisque sur d'autres médias.
00:01:27Voilà, parce qu'ici, c'est le parlement vrai.
00:01:29Bon, cette proclamation étant terminée, je vais vous donner le programme du jour.
00:01:33Va-t-on s'attendre au retour du fiacre ?
00:01:36Vous savez ce que c'était un fiacre ?
00:01:37Ou de la diligence avec les fouets de cocher, puis les renets de poste, c'était merveilleux.
00:01:42Même le Tilbury, vous savez, c'est la petite voiture qu'on utilisait avec un cheval pour circuler en ville.
00:01:46Eh bien, peut-être, parce qu'on nous annonce une pénurie de carburant.
00:01:50Si le conflit au Proche-Orient s'aggrave et que les oléoducs saoudiens commencent tous à péter,
00:01:56eh bien la pompe, ça sera zéro.
00:01:57Puis les Américains vont détourner le peu de diesel qui reste pour eux.
00:02:00Je ne vous raconte pas le paysage.
00:02:02Et c'est un grand spécialiste, M. Jean-Louis Chilanski, ancien président de l'Union française des industries pétrolières,
00:02:08qui viendra nous dire, alors là, de façon très sereine et très posée,
00:02:11est-ce que oui ou non, il y a un risque de pénurie,
00:02:13malgré les dires de Mme Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement,
00:02:16qui dit qu'il n'y aura pas, on l'écoutera d'ailleurs,
00:02:17il dit qu'il n'y a aucun risque de pénurie.
00:02:20André Bercoff reviendra sur la primaire de la gauche,
00:02:23sur laquelle je vais moi dire un petit mot aussi tout de suite après ce sommaire,
00:02:26parce que j'ai l'impression que c'est une machine à perte qui s'est mise en place.
00:02:28Et puis surtout, un sujet totalement d'actualité,
00:02:32les élites ont trahi la France.
00:02:35C'est ce qu'affirme Éric Delbecq dans un livre qui s'appelle
00:02:37La trahison des élites, publié chez Robert Laffont.
00:02:40Nos responsables politiques, nos grands patrons, nos intellectuels
00:02:44se sont-ils déconnectés des réalités de ce pays et donc coupés du peuple ?
00:02:48On saura ça avec lui pendant une heure,
00:02:50et Anissa Arfawi apportera son petit point de vue sur cette réalité.
00:02:55Voilà pour le programme du jour.
00:02:56Vous restez, restez avec nous, appelez, appelez-nous 0826-300-300.
00:03:01Ne débranchez pas, ça va être deux grandes heures d'émission de radio en France.
00:03:06Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Perico.
00:03:11Ben, comme un million de français, j'ai regardé le débat sur LCI TF1 de la primaire de la gauche,
00:03:18avec David Pujadas qui recevait ses cinq candidats.
00:03:21C'était un beau débat républicain.
00:03:23Ils étaient bien habillés, ils parlaient bien.
00:03:26Ségolène Royaume-Igue, la dame en billet de rouge.
00:03:28À ses côtés, M. Morel, M. Fort, M. Glucksmann et M. Gage.
00:03:35Voilà. Au début, ça a commencé dans le consensus.
00:03:37Bon, c'était le primaire de la gauche sociale-démocrate.
00:03:40Voilà. De la gauche modérée, de la gauche qui a gouverné la France.
00:03:43Ça a commencé gentiment, ils avaient des petites nuances, mais en gros, sur tout ce qui était le pouvoir d
00:03:48'achat, ça allait.
00:03:49J'aurais espéré, à un moment donné, un mot d'excuse collectif en disant, nous représentons une mouvance politique et
00:03:55un parti,
00:03:55qui a conduit en grande partie, en grande partie la France, là où on est aujourd'hui.
00:03:59M. Macron et ses dix ans de présidence ne sont pas seuls responsables du fiasco dans lequel nous nous trouvons.
00:04:04Cette gauche sociale-démocrate a gouverné avec François Mitterrand, elle a gouverné ensuite avec Yonel Jospin pendant cinq ans,
00:04:11la retraite à 60 ans, les 35 heures, et ensuite le quinquennat de Hollande, qui est un quinquennat catastrophique.
00:04:17Voilà. Donc, je le dis comme je le pense.
00:04:19Donc, il y avait quand même un bilan. On aurait voulu qu'ils fassent l'inventaire des erreurs.
00:04:22Et est-ce qu'ils allaient recommettre les mêmes erreurs, ou parce que c'est eux qui portent le projet,
00:04:26ça allait mieux se faire ?
00:04:28J'allais dire, tout allait à peu près correctement lorsqu'il a fallu parler des sujets qui fâchent,
00:04:32et ils ont abordé l'avenir politique en cas de victoire, avec qui faut-il gouverner ?
00:04:36Et là, tout d'un coup, de façon tout à fait solennelle, conformément d'ailleurs aux dispositions que le Parti
00:04:41Socialiste a pris plus d'accord avec la France Insoumise,
00:04:43M. Mélenchon est devenu infréquentable, ce qu'il tient comme propos est absolument inconciliable avec nos valeurs,
00:04:48donc il n'y aura pas d'accord avec la France Insoumise et avec ce parti qui est devenu extrémiste,
00:04:52avec quelquefois des attaques, enfin des reproches d'antisémitisme.
00:04:56Et là, tout d'un coup, on a Ségolène Royal et Olivier Faure, qui répondent à Raphaël Glucksmann et à
00:05:02Jérôme Guedj,
00:05:03mais il est hors de question de rompre avec la France Insoumise, on a besoin d'eux, deuxième tour pour
00:05:08gagner,
00:05:08et ensuite au Parlement, il faudra bien faire une majorité.
00:05:11Donc on repart sur le principe qu'on pourrait faire une majorité avec Mme Pannot, Mme Obonot, M. Guiraud, M.
00:05:18Delogu,
00:05:18c'est ça que nous disent Ségolène Royal, qui s'est bien défendu, pour moi elle a presque été la
00:05:23meilleure du débat, et Olivier Faure,
00:05:26donc pour sauver nos sièges, pour sauver nos sièges, avoir commencé à se marier avec ce qui est devenu le
00:05:31diable aux yeux de la gauche républicaine,
00:05:33mais je ne comprends pas, ou alors est-ce qu'il y aurait un calcul de la part de M.
00:05:36Faure et de Mme Royal dans cette primaire,
00:05:39de dire aux électeurs de la France Insoumise, venez quand même à la primaire de la gauche pour nous faire
00:05:44gagner nous,
00:05:44puisque si nous gagnons nous, nous nous réassocierons avec vous, pendant le gouvernement,
00:05:50si on fait un gouvernement et qu'on gagne les élections, on refera une association.
00:05:53Donc faites en sorte que nous gagnons la primaire, et que les deux autres méchants, M. Glucksmann et M. Guedges,
00:05:58soient exclus,
00:05:58parce que si vous ne venez pas, il risque, c'est peut-être M. Glucksmann qui arrive en tête,
00:06:02et là évidemment, nous n'aurons pas la possibilité de co-gouverner la France avec vous, comme on le prétend
00:06:07depuis 2024.
00:06:08Alors n'oublions pas qu'en embuscade, il y a M. François Hollande, qui lui aimerait bien que ce soit
00:06:12M. Faure qui gagne,
00:06:13parce qu'on pense que dans les sondages, ça ne serait pas mirobolant, ça lui permettrait d'y aller.
00:06:17Voilà, donc on avait une primaire de la gauche qui, sur la forme, était tout à fait correcte.
00:06:21Sur le fond, je pense que la machine à perdre est en route, pour la simple raison.
00:06:25Pour la simple raison, c'est quel que soit ce qui gagne, mais si Ségolène Royal ou si Olivier Faure
00:06:29l'emporte,
00:06:29je ne vois pas Raphaël Glucksmann ni Jérôme Guedges dire, on sera lui au vainqueur de la primaire,
00:06:35nous sommes derrière lui, au contraire, je pense que, attention, si Olivier Faure ou Ségolène Royal gagnent,
00:06:41ils se referont, ils se remarieront, ils referont un accord politique avec la France Insoumise et avec Jean-Luc Mélenchon.
00:06:46Et ça, nous n'en vons l'eau pour n'aucun cas.
00:06:48Ce à quoi Ségolène Royal a répondu à Glucksmann, on sait bien, on a bien compris,
00:06:53vous êtes prêts à vous allier avec les droites, avec la macroniste,
00:06:55et bien nous, nous refusons cette alliance, nous préférons avec la France Insoumise.
00:06:58Les chances sont claires, mais je pense que la défaite de la gauche est assurée.
00:07:01Allons-nous nous retrouver à sec ?
00:07:04On parle évidemment de carburant, l'objet de toutes les inquiétudes aujourd'hui.
00:07:08Risque-t-on donc de se retrouver à sec ? Certaines stations connaissent déjà des ruptures et les prix s
00:07:12'envolent.
00:07:13L'ancien président de l'Union française des industries pétrolières, M. Jean-Louis Chilanski, est avec nous pour en parler.
00:07:19Et puis si, bien sûr, vous souhaitez partager votre inquiétude ou, au contraire, votre confiance dans les mois qui viennent,
00:07:24on vous écoute, appelez-nous au 0 826 300 300.
00:07:28Oui, je vous écoutais attentivement, vous voyez.
00:07:31Selon le dernier relevé officiel disponible, en date d'hier, 11%, soit plus d'une station-service sur 10,
00:07:38manque d'essence ou de gasoil.
00:07:41Quand on voit ce chiffre et les prix à la pompe qui grimpent déjà, l'inquiétude grandit.
00:07:45Serons-nous bientôt à sec ?
00:07:46Pour y voir plus clair, l'ancien président de l'Union française des industries pétrolières, Jean-Louis Chilanski, est avec
00:07:52nous.
00:07:52Bonjour.
00:07:54Bonjour.
00:07:54Bonjour Jean-Louis Chilanski, merci d'être en direct sur Sud Radio.
00:07:58Aujourd'hui, vous êtes quelqu'un qui représentait, en tant qu'ancien président de l'Union française des industries pétrolières,
00:08:04vous présenterez le monde de l'énergie auquel nous sommes aujourd'hui totalement suspendus.
00:08:08Et évidemment, il y a une inquiétude, il y a plus que des rumeurs de pénurie.
00:08:12D'ailleurs, nous voyons de temps en temps, il y a certaines stations-service, elles sont fermées,
00:08:16où la pompe est marquée, donc inutilisable, parce qu'il n'y a pas de carburant derrière.
00:08:20Je voudrais juste qu'on écoute Mme Bonne-Bréjon, il y a quelques jours, à propos du risque de pénurie.
00:08:26Je vais rassurer tout le monde ce matin, il n'y a aucun risque de pénurie,
00:08:30et 90% des stations n'ont aucune difficulté d'approvisionnement.
00:08:35On a une difficulté particulière sur les stations du réseau Total Energy,
00:08:40ça s'explique en fait assez bien, parce que vous savez qu'ils ont mis en place des plafonnements à
00:08:44la pompe,
00:08:44c'est une bonne chose pour les consommateurs.
00:08:46Donc il y a une augmentation du volume vendu.
00:08:48Or derrière, les moyens logistiques, la chaîne logistique d'approvisionnement, elle, reste celle d'hier.
00:08:55Ça prend un peu plus de temps.
00:08:57Donc, Mme Bonne-Bréjon assure qu'il n'y a pas de risque de pénurie,
00:09:01sans parler des réserves stratégiques dont on parlera avec Jean-Luc Chilansky.
00:09:05Pourtant, on sait que les outils ont lancé des drones sur certains oléoducs saoudiens,
00:09:10et que l'Arabie saoudite a prévenu qu'elle allait peut-être être en manque de fourniture de carburant et
00:09:15de pétrole.
00:09:16Les Etats-Unis ont fait savoir ensuite que s'il y a un peu de diesel, ça sera pour eux.
00:09:20Donc ils détourneront vers les Etats-Unis une production qui aurait pu se diriger vers l'Europe.
00:09:24Jean-Louis Chilansky, est-ce qu'on peut aujourd'hui s'inquiéter d'un risque éventuel de pénurie,
00:09:30où on n'en est pas encore là ?
00:09:33À côté, il y a deux choses qui sont très différentes.
00:09:35Il y a d'abord le marché français, effectivement, où Total a plafonné ses prix,
00:09:39et où les immobilistes se sont rués vers les stations Total,
00:09:43si bien qu'un certain nombre de ces stations sont à sec.
00:09:48C'est un phénomène de marché, tout simplement.
00:09:52À 2,25 euros le litre Total,
00:09:55et 10 ou 15 centimes moins cher que les autres, parfois plus d'ailleurs,
00:09:59et à 1,99 pour l'essence, c'est la même chose.
00:10:01Donc, ce n'est pas une pénurie en France de carburant,
00:10:06c'est un déséquilibre du marché, du haut plafonnement des prix.
00:10:12Et puis, il y a un autre sujet qui est l'approvisionnement global du pays.
00:10:18L'approvisionnement en brut et l'approvisionnement en produits finis,
00:10:23en produits raffinés, en particulier en gazole.
00:10:26Alors là, on peut élaborer, mais c'est des sujets un peu plus compliqués
00:10:30que l'approvisionnement des stations de service.
00:10:35C'est-à-dire que vous envisagez qu'il puisse y avoir une rupture des approvisionnements
00:10:40si le conflit au Proche-Orient, que ce soit vis-à-vis de l'Iran ou vis-à-vis du
00:10:44Yemen et des Houthis,
00:10:45effectivement, si les produits producteurs sont empêchés de produire,
00:10:48ou sont ralentis, ou sont diminués dans leur production,
00:10:52il y aura une incidence inévitable sur le marché européen,
00:10:55étant entendu, comme je l'ai évoqué au départ,
00:10:57que les Etats-Unis ont fait savoir qu'eux, ils ont besoin de diesel,
00:11:00ils fonctionnent surtout diesel, surtout de l'agriculture,
00:11:02et qu'ils détourneront vers eux, en priorité, la production pétrolière.
00:11:05C'est quelque chose qu'ils peuvent s'envisager ?
00:11:07Alors, on va prendre les deux sujets.
00:11:09D'abord, le pétrole brut.
00:11:11Le pétrole brut, effectivement, aujourd'hui, il y a un déficit de production,
00:11:15parce que les deux détroits d'Ormouz et de Bab-el-Mandeb sont fermés.
00:11:20Et donc, en quelque sorte, l'approvisionnement n'est pas du tout normal,
00:11:25n'est pas du tout comme il était avant.
00:11:26Donc, on tire beaucoup sur les stocks de pétrole.
00:11:30Pour l'instant, et en tous les cas pour la France,
00:11:32il n'y a pas de problème d'approvisionnement en pétrole brut,
00:11:35parce qu'on s'approvisionne essentiellement depuis la Norvège
00:11:38et depuis l'Ouest africain.
00:11:41D'accord.
00:11:42Donc, il n'y a pas de pénurie physique pour la France en pétrole brut.
00:11:48Il faudrait vraiment que ça dure assez longtemps
00:11:50pour que ça vienne vraiment nous toucher.
00:11:53Ça, c'est l'aspect pétrole brut.
00:11:56Et puis, sur l'aspect des produits finis, c'est-à-dire sur le gazole,
00:11:59alors là, la situation est très tendue.
00:12:01La situation est très tendue pour deux raisons.
00:12:04D'abord, parce que les raffineries d'Arabie Saoudite
00:12:07et du Moyen-Orient ont été touchées,
00:12:08donc elles produisent moins.
00:12:10Et puis, de toute façon, les détroits sont fermés.
00:12:13Donc là, il y a un vrai déficit.
00:12:14Et puis, comme vous le savez,
00:12:16l'Ukraine a frappé les raffineries russes
00:12:19qui, aujourd'hui, ne produisent plus de gazole.
00:12:22Beaucoup moins, pas plus, mais beaucoup moins.
00:12:24Et donc, c'est un marché très tendu,
00:12:27ce qui explique le prix très élevé du gazole à la pompe.
00:12:30Alors, on importe beaucoup de gazole des États-Unis, c'est vrai,
00:12:34et qui se substitue, en quelque sorte,
00:12:37au gazole russe et au gazole du Moyen-Orient.
00:12:39Et c'est vrai aussi qu'il y a eu des rumeurs,
00:12:41selon lesquelles, plus que des rumeurs d'ailleurs,
00:12:44selon lesquelles les États-Unis arrêteraient d'exporter
00:12:47du gazole vers l'Europe et vers la France en particulier.
00:12:51Jean-Luc Filanski, je voudrais faire un point avec vous.
00:12:54Ce que vous me dites est extrêmement important.
00:12:55Vous dites qu'en matière de pétrole brut,
00:12:57il n'y a pas de problème pour ceux qui, en Europe,
00:13:00utilisent du pétrole.
00:13:01Je suppose que ça doit être plutôt certaines industries
00:13:03et peut-être l'agriculture.
00:13:04En revanche, le mazout, c'est-à-dire le diesel,
00:13:07là, vous dites qu'il y a effectivement un risque de pénurie.
00:13:10Parce que là, la Russie a été touchée par les attaques ukrainiennes,
00:13:13donc les raffineries qui produisent du gazole.
00:13:15Ça signifie que nous importions du gazole russe
00:13:18ou que les Russes n'ayant plus de gazole
00:13:20vont détourner vers eux les productions de gazole d'autres pays.
00:13:23Et ensuite, vous nous dites que nous importons du gazole des États-Unis.
00:13:27Ça, il faut qu'on le sache.
00:13:29Et que s'il y aurait une pénurie, évidemment, ce gazole,
00:13:31les Américains vont dire très légitimement,
00:13:33je suis désolé, on ne vous le vend plus, on en a besoin pour nous.
00:13:35Donc là, vous dites qu'un jour,
00:13:37on pourrait avoir des pannes dans les stations-services du diesel.
00:13:41Il faut modérer ça.
00:13:43Ce n'est pas le cas du tout aujourd'hui.
00:13:45D'accord, c'est une hypothèse.
00:13:47D'accord, c'est une configuration.
00:13:48C'est une hypothèse.
00:13:48Mais auquel cas, là, c'est le diesel à la pompe.
00:13:51Si vraiment cette hypothèse se mettait en place,
00:13:53telle que vous la suggérez,
00:13:55là, on pourrait avoir des pénuries de diesel
00:13:56aux pompes de carburant dans les stations-services.
00:14:00De sérieux problèmes, on va dire.
00:14:02Pour l'instant, il faut quand même rassurer les mobilistes,
00:14:05ça n'est pas le cas.
00:14:06On reçoit du pétrole des Etats-Unis
00:14:08et il est peu probable, on va dire ça comme ça,
00:14:11que les Etats-Unis arrêtent d'exporter
00:14:13parce que ça leur poserait, eux aussi,
00:14:15pas mal de problèmes.
00:14:17Donc,
00:14:18Sauf si ils en ont besoin.
00:14:21Je vous le dirais différemment.
00:14:23On est vulnérable.
00:14:25On n'a pas de pénurie,
00:14:27mais on est vulnérable
00:14:28parce qu'on importe 50%
00:14:31de notre consommation de gazole.
00:14:32Le reste, c'est les raffineries françaises
00:14:35qui le produisent.
00:14:36Et donc, ces 50%,
00:14:37il faut aller les chercher sur le marché
00:14:39et dans une période où il y a une grande tension,
00:14:42on est vulnérable.
00:14:43Il n'y a pas de pénurie aujourd'hui,
00:14:45mais c'est un sujet très, très sérieux.
00:14:48Bien sûr.
00:14:48Jean-Luc Chilensky,
00:14:49je vais demander à Anissa
00:14:50sur une autre approche.
00:14:53Pénurie de gazole
00:14:54et des carburants qui sont très chers,
00:14:56mais pénurie,
00:14:57si on n'a pas les moyens de se les payer,
00:14:59est-ce que la pénurie est si embêtante que ça ?
00:15:01En fait, la pénurie, du coup,
00:15:02a déjà commencé dans la poche des Français,
00:15:05déjà depuis un moment.
00:15:07La question n'attend pas
00:15:08que les stations manquent vraiment de carburants.
00:15:11Mercredi, donc hier déjà,
00:15:12le gazole coûtait en moyenne
00:15:142,41 euros le litre.
00:15:16Ce qui veut dire quoi ?
00:15:17Qu'un plein de 50 litres
00:15:19coûtait 120,50 euros.
00:15:21C'est 38 euros de plus
00:15:23qu'à la mi-janvier
00:15:24pour un parcours de distance égale.
00:15:27Et cette hausse,
00:15:28elle a déjà changé les comportements.
00:15:30En tout cas,
00:15:30dans un sondage élab réalisé
00:15:32il y a quelques jours,
00:15:33début septembre,
00:15:3451% des automobilistes
00:15:36déclarent avoir déjà renoncé
00:15:38à certains déplacements
00:15:39pour réduire leur facture de carburant.
00:15:41Donc, chez les foyers modestes,
00:15:43c'est 67%,
00:15:44c'est quand même beaucoup,
00:15:45contre 38 chez les foyers aisés.
00:15:48Ça veut dire qu'un foyer modeste sur deux
00:15:50dit ne pas pouvoir remplir son réservoir.
00:15:54L'INSEE a également constaté ce mouvement
00:15:56entre janvier et avril.
00:15:58La part des ménages
00:15:59déclarant limiter leur déplacement
00:16:00est passée de 27 à 36%.
00:16:03C'est énorme !
00:16:05Ils ne se sont pas davantage reportés
00:16:07vers d'autres transports.
00:16:09Ils se déplacent moins.
00:16:10C'est ce qu'ils déclarent,
00:16:11tout simplement.
00:16:12Alors, on peut effectivement débattre
00:16:14du risque de pénurie
00:16:15dans les semaines à venir,
00:16:16mais il y a déjà des trajets
00:16:17qui ont été supprimés
00:16:19et des pleins
00:16:20que les Français
00:16:20ne peuvent plus se payer.
00:16:22C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:16:23on ne va plus voir sa famille
00:16:24ou ses amis
00:16:25parce qu'on ne peut plus
00:16:26s'offrir le carburant.
00:16:27La pénurie a déjà commencé
00:16:28dans le portefeuille des Français.
00:16:30Je peux vous dire
00:16:30que ça se voit
00:16:31dans la circulation en France
00:16:32sur les autoroutes.
00:16:32On voit bien que...
00:16:33Jean-Louis,
00:16:33Jean-Louis Chineski,
00:16:35est-ce que l'État,
00:16:37le gouvernement a raison ?
00:16:39On ne peut pas toucher
00:16:40à la fiscalité
00:16:41ou est-ce qu'il y aurait
00:16:41une façon de toucher
00:16:43à la fiscalité
00:16:43sur les carburants
00:16:44à condition de la compenser
00:16:46par autre chose ?
00:16:47Je voudrais seulement revenir
00:16:49sur ce qui a été dit.
00:16:50Aujourd'hui,
00:16:51on n'est pas dans une situation
00:16:53de pénurie,
00:16:53mais on est dans un marché
00:16:54très tendu
00:16:55et des prix très élevés.
00:16:582,40 pour le gazole,
00:17:00c'est une situation
00:17:01qu'on n'a jamais connue
00:17:02et la situation
00:17:03qu'on n'a jamais connue,
00:17:04c'est que le gazole
00:17:04soit plus cher que l'essence.
00:17:06Normalement, le gazole
00:17:07est moins cher
00:17:08parce que la fiscalité
00:17:09est moins chère
00:17:10sur le gazole
00:17:11que sur l'essence.
00:17:12Et donc,
00:17:12on est dans une situation
00:17:13tout à fait,
00:17:14on pourrait dire,
00:17:15anormale
00:17:16et extrêmement tendue.
00:17:17Et c'est vrai
00:17:18que devant ces prix
00:17:20très élevés,
00:17:22les sommistes
00:17:23ont commencé
00:17:24à réduire sérieusement
00:17:25leurs déplacements.
00:17:27La consommation
00:17:28de carburant
00:17:28en France
00:17:29depuis le début
00:17:30de l'année,
00:17:31elle est 5%
00:17:32plus basse
00:17:33qu'à l'année dernière,
00:17:35ce qui est considérable.
00:17:36c'est très très rare
00:17:38que la consommation
00:17:40de carburant
00:17:41baisse à ce point.
00:17:42Ça a été le cas
00:17:43pendant le Covid,
00:17:44mais c'était
00:17:45tout à fait extrême.
00:17:46Mais là,
00:17:46vraiment,
00:17:475%,
00:17:47c'est très significatif.
00:17:48Donc,
00:17:49oui,
00:17:49comme vous le disiez,
00:17:50il y a un certain nombre
00:17:51d'automobilistes
00:17:52qui sont gênés,
00:17:54mais vraiment gênés,
00:17:56qui ont des problèmes
00:17:57de fin de mois
00:17:57très sérieux
00:17:58et qui ne peuvent pas
00:18:00se déplacer
00:18:00comme ils le devraient
00:18:02ou comme ils le voudraient.
00:18:03Jean-Louis Chélensky,
00:18:05dimanche dernier,
00:18:06j'étais sur l'autoroute,
00:18:07je devais faire le plein
00:18:09de façon assez urgente,
00:18:10je vois une station totale,
00:18:11il y avait peut-être
00:18:12500 à 600 mètres
00:18:13de fil de queue de voiture,
00:18:15parce qu'évidemment,
00:18:15tout le monde allait là.
00:18:16J'ai attendu
00:18:17la station suivante
00:18:18et je pense que
00:18:19c'était une chêle.
00:18:21Alors,
00:18:22le total,
00:18:232,25 le gazole
00:18:24et 1,99 l'essence,
00:18:25je roule au diesel
00:18:27et je suis arrivé
00:18:28à la pompe.
00:18:29J'ai eu le choix
00:18:29entre 2,99
00:18:30pour le gazole premier
00:18:31et j'ai donc fait un plein
00:18:34avec du gazole
00:18:35à 2,85 euros.
00:18:37Monsieur Chélensky,
00:18:37je peux vous dire
00:18:38que ça m'a fait drôle
00:18:38et quand j'ai fait le plein,
00:18:40j'ai vu là,
00:18:41j'ai vraiment vu
00:18:42de mes yeux
00:18:42la différence entre le plein
00:18:44que je faisais au mois de janvier.
00:18:45Et je peux vous dire
00:18:45que là, ça choque.
00:18:47Et je me suis dit,
00:18:47il y a des gens,
00:18:48je comprends
00:18:48qu'il y a des gens
00:18:49qui ne puissent pas supporter
00:18:50cette écommodation.
00:18:51Bien sûr.
00:18:52Alors,
00:18:53le cas,
00:18:53simplement pour reprendre
00:18:55ce que vous voulez dire,
00:18:56c'est vrai que
00:18:56c'est du jamais vu ça.
00:18:59C'est du jamais vu.
00:18:59Mais les stations d'autoroutes,
00:19:01c'est un peu particulier.
00:19:03Je savais bien,
00:19:03mais 2,99,
00:19:04ça va dans la poche
00:19:05du raffineur
00:19:06ou de l'importateur ?
00:19:08Or,
00:19:09ça va dans les poches
00:19:10de plusieurs personnes.
00:19:12Et de l'État ?
00:19:12Et de l'État ?
00:19:14Ça va d'abord
00:19:15dans la poche de l'État,
00:19:16bien sûr,
00:19:16parce que les taxes
00:19:17sont 60%
00:19:19ou 58% du prix.
00:19:21Ensuite,
00:19:21ça va effectivement
00:19:22un peu dans la poche
00:19:23de la station de service
00:19:25pour rémunérer
00:19:26son fonctionnement.
00:19:27Et puis,
00:19:28toute la chaîne pétrolière,
00:19:29effectivement,
00:19:30les raffineurs,
00:19:31vous avez raison,
00:19:32et puis les producteurs
00:19:33de pétrole eux-mêmes.
00:19:35Le pétrole est à 103 dollars
00:19:37le baril ce matin,
00:19:38donc ça se répartit
00:19:41en quelque sorte
00:19:42entre ces différents acteurs.
00:19:45parce que ce que vous dites
00:19:48est une situation
00:19:51extrême et insupportable.
00:19:53C'est près de 3 euros le litre,
00:19:5550 litres,
00:19:56150 euros,
00:19:57c'est inabordable.
00:20:00Vous comprenez
00:20:01quand Serge Papin dit
00:20:02« D'accord,
00:20:03Total fait des profits,
00:20:04mais enfin,
00:20:051,99 et 2,25
00:20:06pour le consommateur français,
00:20:07je préfère les laisser
00:20:09à ce prix-là
00:20:09pour ceux qui ne peuvent
00:20:10pas payer plus
00:20:10que d'aller sur les tarifs
00:20:12de Shell
00:20:12ou d'autres compagnies pétrolières
00:20:13qui est le matraque. »
00:20:15Vous comprenez
00:20:15la position du ministre,
00:20:16je pense.
00:20:17Évidemment,
00:20:19mais Total est un cas
00:20:20très particulier
00:20:21parce que Total,
00:20:22en distribution,
00:20:23c'est-à-dire dans la partie
00:20:25dernière de la distribution,
00:20:27perd de l'argent.
00:20:28C'est absolument incontestable.
00:20:30Ça, c'est difficile,
00:20:31je vous crois tout à fait,
00:20:32mais c'est vrai qu'on se dit
00:20:33qu'ils perdent de l'argent.
00:20:34Peut-être qu'ils en gagnent ailleurs,
00:20:35je ne pense pas
00:20:35qu'ils soient en déficit,
00:20:36mais effectivement,
00:20:37sur cette prestation-là,
00:20:38ils perdent de l'argent.
00:20:39Jean-Luc Chilanski,
00:20:40merci pour votre témoignage.
00:20:42Je ne doute pas
00:20:42que j'aurai encore besoin
00:20:43de votre avis
00:20:44parce que je pense
00:20:44que ce dossier n'est pas cloué.
00:20:46Nous aurons évidemment
00:20:47beaucoup de plaisir
00:20:47à vous recevoir
00:20:48et à vous entendre
00:20:49sur Sud Radio.
00:20:50Anissa.
00:20:50L'énergie reste au cœur
00:20:52de nos échanges aujourd'hui.
00:20:53Nous verrons
00:20:54que les expéditions
00:20:55d'uranium d'EDF
00:20:56vers la Sibérie
00:20:57sont actuellement
00:20:58dans le viseur de Greenpeace.
00:20:59Nous verrons également
00:21:00que la hausse des prix
00:21:01qui s'étend
00:21:02au gaz
00:21:03et à l'électricité
00:21:04aujourd'hui,
00:21:05voilà.
00:21:05Nous reviendrons aussi
00:21:06sur la colère
00:21:07des infirmiers libéraux
00:21:08pour qui les aides
00:21:09aux carburants
00:21:09restent des miettes.
00:21:10Enfin, Teddy Riner
00:21:12fait parler de lui
00:21:13et pas pour le judo
00:21:14sur ses propos politiques.
00:21:15C'est à suivre
00:21:16sur Sud Radio.
00:21:17Sur Sud Radio
00:21:17au 0826 300 300.
00:21:20Sud Radio,
00:21:21la France
00:21:22dans tous ses états,
00:21:24les perles du jour.
00:21:25Eh bien,
00:21:26on écoute
00:21:27une infirmière en colère.
00:21:29On est sur
00:21:302,41 euros
00:21:32en moyenne
00:21:33pour le diesel
00:21:34et 2,18 euros
00:21:36pour l'essence.
00:21:38Là,
00:21:39ça devient compliqué.
00:21:39On sélectionne
00:21:41les patients.
00:21:41C'est-à-dire qu'il y a
00:21:42des patients
00:21:42qu'on refuse maintenant
00:21:43alors qu'on ne le faisait
00:21:44pas avant
00:21:45parce qu'on réfléchit
00:21:46à la distance
00:21:47et au coût
00:21:49du trajet.
00:21:50Anissa,
00:21:51vous vous rendez compte
00:21:51qu'il y a des aides-soignants
00:21:52ou des infirmiers
00:21:53qui peuvent...
00:21:53C'est le deuxième effet
00:21:54qui se coule.
00:21:54C'est-à-dire qu'on parle
00:21:55des hausses des prix
00:21:56et on les voit
00:21:58du prisme du porte...
00:21:59Enfin,
00:22:00on voit le pouvoir d'achat
00:22:01et ce que ça représente
00:22:02dans le portefeuille
00:22:03des Français.
00:22:03Mais en fait,
00:22:04il y a bien évidemment
00:22:05un effet qui se coule
00:22:05et ça,
00:22:06nos camarades
00:22:06du journal Le Parisien
00:22:08le racontent aujourd'hui
00:22:10dans leur colonne.
00:22:11Ils reviennent
00:22:11sur la colère
00:22:12des infirmiers libéraux
00:22:13face aux nouvelles aides
00:22:14surtout pour payer
00:22:15leurs carburants
00:22:16parce que le gouvernement
00:22:17avait annoncé
00:22:18une bonne nouvelle.
00:22:19Il prévoyait 100 euros
00:22:20sur 3 mois
00:22:20pour les grands rouleurs
00:22:21sous condition de ressources.
00:22:23Il ajoute également
00:22:24un bonus de 80 euros
00:22:25pour 2 mois
00:22:26destiné à une bagatelle
00:22:28de 25 000 infirmiers
00:22:29qui exercent
00:22:30dans les territoires ruraux.
00:22:32Et on sait bien
00:22:33que dans les territoires ruraux
00:22:34sans voiture,
00:22:35on ne fait rien
00:22:36mais la profession
00:22:37compte 102 000 infirmiers
00:22:38installés,
00:22:39plus de 30 000 remplaçants
00:22:40et une grande majorité
00:22:41ne touchera donc pas
00:22:42ce bonus
00:22:43et pour ceux
00:22:43qui y auront droit
00:22:4480 euros sur 2 mois
00:22:45ça ne fait pas grand chose
00:22:46soyons clairs.
00:22:47Pour mesurer cet écart
00:22:48justement,
00:22:49Barbara,
00:22:49l'infirmière libérale
00:22:51que vous venez d'entendre
00:22:52dit dépenser
00:22:53plus de 500 euros
00:22:54de carburant par mois
00:22:56donc évidemment
00:22:56c'est un cri du coeur
00:22:57qu'elle pousse
00:22:58pour aller soigner
00:22:59ses patients
00:22:59c'est le prix
00:23:00qu'elle doit mettre
00:23:01sur la table.
00:23:01Si elle touchait ce bonus
00:23:03il ne couvrirait
00:23:03en fait rien,
00:23:04pratiquement rien,
00:23:068%
00:23:06de sa facture générale
00:23:08donc autant dire rien.
00:23:0940 euros par mois
00:23:10pour quelqu'un
00:23:11qui passe ses journées
00:23:11sur la route
00:23:12en fait on peut
00:23:13simplement appeler ça
00:23:14un geste
00:23:14prétendre que cela
00:23:15répond à la flambée
00:23:16du prix
00:23:16il faut oser le dire
00:23:18parce qu'en fait
00:23:18non,
00:23:19vraiment pas.
00:23:19Les deux aides
00:23:21peuvent se cumuler
00:23:22si les critères
00:23:22sont remplis
00:23:23mais beaucoup de soignants
00:23:24passent leur journée
00:23:24sur la route
00:23:25sans entrer
00:23:25dans les cases prévues.
00:23:26voilà encore
00:23:27des gens
00:23:28abandonnés.
00:23:41Et bien oui,
00:23:43je voulais un sens
00:23:44sur la Russie
00:23:44j'y ai pensé trop tard
00:23:45j'ai moi qui vous le fait
00:23:46on fait tout dans cette maison
00:23:47pourquoi ?
00:23:48Pour vous dire que Greenpeace
00:23:49attaque EDF
00:23:50sur ses relations atomiques
00:23:51avec la Russie
00:23:52nous apprenons tout à l'heure
00:23:52on apprenait avec Jean-Luc
00:23:54Chilensky
00:23:54que nous apportons du gazole
00:23:55de Russie
00:23:56Anissa me disait
00:23:57oui c'est peut-être
00:23:57par des biais détournés
00:23:58mais n'empêche que c'est
00:23:59du gazole russe
00:24:01et comme on n'a plus
00:24:12avec la société russe
00:24:13Rosatom
00:24:14et ça va vers la Russie
00:24:16vers le site de Sevesque
00:24:18voilà
00:24:18et donc Greenpeace dit
00:24:20attendez je comprends pas
00:24:20je pensais qu'on avait rompu
00:24:21mais non
00:24:22mais on a besoin des Russes
00:24:23pour expédier
00:24:23nos poubelles d'uranium
00:24:24puisqu'en plus
00:24:25on a foutu à la poubelle
00:24:27la technologie française
00:24:28qui permettait de retraiter
00:24:29l'unanium
00:24:30merci monsieur Macron
00:24:31et merci
00:24:32merci la Macronie
00:24:33et bien nous sommes tributaires
00:24:34de la Russie
00:24:35pour expédier
00:24:36alors c'est un vrai
00:24:37parce qu'on dit heureusement
00:24:38qu'on les a
00:24:38c'est eux qui l'acceptent
00:24:39évidemment ils sont très contents
00:24:40de retraiter cet unanium
00:24:41on ne sait pas ce qu'ils en font
00:24:42mais je suppose que c'est un an
00:24:43pour l'énergie russe
00:24:45ou pour l'armement russe
00:24:46et EDF continue
00:24:47donc voilà
00:24:48on apprend tous les jours
00:24:49que malgré les insultes
00:24:50sur la Russie
00:24:51la menace
00:24:51sur les plateaux de télé
00:24:52c'est généraux
00:24:53il faut aller en guerre
00:24:53alors si on doit aller en guerre
00:24:55si on doit les contrer
00:24:55et il faut défendre l'Ukraine
00:24:57et la survie de l'Ukraine
00:24:58est essentielle
00:24:59voilà
00:24:59peut-être que cette guerre
00:25:01aurait pu être évité
00:25:02comme disait Ségolène Royal
00:25:03hier dans le débat
00:25:04il fallait envoyer
00:25:05les casques bleus
00:25:06alors je rappelle juste
00:25:07à Ségolène Royal
00:25:07que quand on envoie
00:25:08les casques bleus
00:25:09c'est le conseil de sécurité
00:25:10qui décide
00:25:10et que comme la Russie
00:25:11a un droit de veto
00:25:12au conseil de sécurité
00:25:13je pense que la Russie
00:25:14n'aurait pas voté
00:25:15l'envoi des casques bleus
00:25:16à la frontière Ukraine-Russes
00:25:17voilà c'est juste
00:25:17si elle veut être président de la République
00:25:18qu'elle connaisse un petit peu
00:25:19le bain de la diplomatie
00:25:20mais là nous apprenons
00:25:21qu'UDF envoie son uranium en Russie
00:25:24voilà
00:25:24j'aimerais bien qu'on fasse ça
00:25:25on va peut-être faire
00:25:26une émission à l'inventaire
00:25:28sur quel lien
00:25:29nous continuons encore
00:25:30à traiter avec la Russie
00:25:31je sais que Dota avait des intérêts
00:25:33et il y a des entreprises
00:25:34françaises en Russie
00:25:35aujourd'hui
00:25:35qui sont dépendantes
00:25:36de cette situation
00:25:37j'aimerais bien qu'on sache exactement
00:25:39le parlons vrai ici
00:25:40c'est qui aujourd'hui
00:25:42a gardé des liens avec la Russie
00:25:43pourquoi et comment
00:25:43et faut-il y renoncer
00:25:45tout simplement
00:25:48Anissa
00:25:48non c'est Elvin
00:25:49Elvin vous êtes venu me voir
00:25:50avec une nouvelle
00:25:52qui concerne le grand Ténérinaire
00:25:54qui est un homme très estimé
00:25:55qui en un moment donné
00:25:56vous savez on supposait
00:25:57qu'il aurait pu se présenter
00:25:58à la présidence de la République
00:25:59et là on l'écoute
00:26:01parce qu'il a des inquiétudes
00:26:02Ténérinaire c'est ça ?
00:26:03Ténérinaire n'a pas mâché ses mots
00:26:05sur stade 2
00:26:05le judoka français
00:26:06a été très clair
00:26:07sur une potentielle arrivée
00:26:08de l'extrême droite au pouvoir
00:26:09ce qui m'angoisse
00:26:10c'est plus la tournure
00:26:11que prend le pays
00:26:13ça m'angoisse
00:26:14même moi sportif de niveau
00:26:15c'est à dire ?
00:26:16ça m'angoisse
00:26:16de voir
00:26:17tout ça
00:26:18la montée des extrêmes
00:26:21ça me fait flipper
00:26:21des extrêmes ?
00:26:23des deux extrêmes ?
00:26:24de l'extrême droite
00:26:25alors ça me fait flipper
00:26:26comme ça c'est clair
00:26:27après cette interview
00:26:28de nombreux messages
00:26:29gêneux en ligne
00:26:29ont visé le sportif
00:26:30a annoncé le parquet de Paris
00:26:31il y a d'ailleurs une enquête
00:26:32qui a été ouverte
00:26:33il a tweeté d'ailleurs ce matin
00:26:35il a dit
00:26:36j'ai parlé d'une angoisse
00:26:37je ne pense pas avoir été
00:26:38contre un parti
00:26:39mais lorsqu'on voit
00:26:40les résumés
00:26:40les réponses
00:26:41ou bien les messages
00:26:42qui ont été portés
00:26:43ça révèle la nature du parti
00:26:45alors il y a quelques jours
00:26:46il y a Grand Corps Malade
00:26:47lui aussi
00:26:48qui a annoncé redouter
00:26:49le fait de voir
00:26:49l'extrême droite
00:26:50arriver au pouvoir
00:26:51il déplore le fait
00:26:52que le racisme
00:26:53soit devenu aujourd'hui
00:26:54complètement décomplexé
00:26:55après tout
00:26:56comment lui donner tort ?
00:26:57c'est crueux
00:26:57parce que quand il a dit
00:26:58ça me fait flipper
00:26:59Teddy Riner
00:26:59est un mec très lucide
00:27:01je pensais qu'il parlait
00:27:02de l'intégrisme musulman
00:27:03du risque de l'islamisme
00:27:04en France
00:27:04parce que
00:27:05à l'heure actuelle
00:27:06en faisant le décompte
00:27:08le Rassemblement National
00:27:09ou même la France Insoumise
00:27:11il n'y a pas
00:27:11enfin bon
00:27:12sur la France Insoumise
00:27:13il y a eu une polémique
00:27:14à Lyon
00:27:15en tout cas du côté du RN
00:27:16il n'y a pas de mort encore
00:27:17c'est pour ça
00:27:18alors que du côté
00:27:18de l'intégrisme islamiste
00:27:20là il y a eu beaucoup de morts
00:27:21et puis sur une période très longue
00:27:22je pensais que c'était ça
00:27:23qui l'inquiétait
00:27:23et c'est vrai que je ne doute pas
00:27:25que si un jour
00:27:25un danger Teddy Riner
00:27:26s'exprimera en disant
00:27:27et je voudrais juste demander
00:27:28à Teddy Riner
00:27:28je ne suis absolument pas là
00:27:29pour défendre
00:27:30le Rassemblement National
00:27:31avec lequel je ne partage
00:27:32pas toujours grand chose
00:27:33est-ce qu'il peut me sortir
00:27:35dans le programme
00:27:35du Front National
00:27:36du Rassemblement National
00:27:37là dans la campagne actuelle
00:27:40un texte
00:27:40une proposition
00:27:42qui lui fait peur
00:27:43avec lequel il pourrait considérer
00:27:44que la démocratie est en danger
00:27:46que la liberté est en danger
00:27:47voilà
00:27:47s'il me le trouve
00:27:48et bien écoutez
00:27:48qu'il vienne et qu'on en débatte
00:27:49il faut juste évidemment dire
00:27:51que c'est absolument
00:27:52les propos racistes
00:27:53et haineux
00:27:53qu'a subi le sportif français
00:27:55ah non mais
00:27:56que des gens
00:27:57que des gens
00:27:57de cette mouvance politique
00:27:59se comportent
00:27:59de façon abominable
00:28:00mais absolument
00:28:01mais absolument
00:28:02mais quand il dit
00:28:03l'extrême droite
00:28:04arrivée au pouvoir
00:28:04le RN est un parti aujourd'hui
00:28:06qui est dans
00:28:07j'allais dire
00:28:08le cadre républicain
00:28:09ensuite on peut le combattre
00:28:10et il faut certainement
00:28:11le combattre
00:28:11quand on n'est pas d'accord
00:28:12et voilà
00:28:13mais jeter ainsi
00:28:14comme beaucoup l'ont fait
00:28:14beaucoup d'artistes
00:28:15beaucoup de sportifs
00:28:16d'ailleurs Elvin
00:28:17je vous propose
00:28:17de faire un jour une émission
00:28:18un débat
00:28:19et recevoir des gens
00:28:20sur un débat contradictoire
00:28:21est-ce que
00:28:23et on en parlera un peu
00:28:24avec les élites tout à l'heure
00:28:25avec Eric Delbec
00:28:26est-ce que
00:28:27les grands sportifs
00:28:28les grands qui ont droit
00:28:28de s'exprimer
00:28:29ils doivent s'exprimer
00:28:30voilà
00:28:30par contre quand on a
00:28:31une espèce de campagne
00:28:32où c'est toujours
00:28:33la même cible
00:28:33avec les mêmes motifs
00:28:35téléguidés
00:28:35voilà
00:28:36on a l'impression
00:28:37que ces gens
00:28:37ne sont pas toujours
00:28:38libres de leur conscience
00:28:39et qu'ils agissent
00:28:39un peu sous pression
00:28:40voilà
00:28:40c'est la seule chose
00:28:41je voudrais bien sûr
00:28:42que lorsque des grands sportifs
00:28:43font ce genre de déclaration
00:28:44ils savent bien de quoi ils parlent
00:28:46et qu'ils ont vérifié
00:28:46sur les textes
00:28:47c'est sur les écrits
00:28:48que leurs inquiétudes sont fondées
00:28:49c'est la seule chose
00:28:50que je voulais dire
00:28:51Anissa
00:28:52Anissa
00:28:53on a tous la facture
00:28:57en travers la chaudière
00:28:59pour payer notre chauffage
00:29:01je vais vendre ma belle-mère
00:29:04Anissa
00:29:04vendre sa belle-mère
00:29:05voilà
00:29:06la chanson
00:29:06voilà
00:29:07c'est dans un contexte
00:29:08très particulier
00:29:09mais elle parle du sujet
00:29:10voilà
00:29:11la hausse de prix du gaz
00:29:12encore
00:29:13on est dans le pétrole
00:29:14dans le gaz
00:29:16alors écoutez
00:29:17vous pensiez souffrir
00:29:18avec la hausse des prix
00:29:19du carburant
00:29:20et bien vous allez être
00:29:21ravis d'apprendre
00:29:23que le gaz augmente aussi
00:29:24et cela évidemment
00:29:25juste avant
00:29:26la saison du chauffage
00:29:28le prix repère
00:29:29publié par la commission
00:29:30de régulation de l'énergie
00:29:32a déjà grimpé
00:29:33de plus de 5%
00:29:34en fait même presque 6%
00:29:35au courant de ce mois de septembre
00:29:37et ce n'est pas tout
00:29:38il augmentera encore
00:29:39de 6,3%
00:29:41au 1er octobre
00:29:42dans quelques jours
00:29:43pour les ménages
00:29:45dont le contrat
00:29:46suit ce prix
00:29:47et bien la CRE
00:29:48la commission de régulation
00:29:49d'énergie
00:29:49estime la hausse
00:29:50à 5,28 euros
00:29:51sur la facture d'octobre
00:29:53en moyenne
00:29:54et si les prix restent
00:29:55à ce niveau
00:29:55elle prévoit
00:29:56une facture annuelle
00:29:572026
00:29:58supérieure d'environ
00:29:59120 euros
00:29:59à celle de 2025
00:30:01sympa
00:30:01on rajoute
00:30:02on cumule
00:30:04précisons quand même
00:30:05que ce prix repère
00:30:06ne s'applique pas
00:30:06automatiquement à tous
00:30:07les foyers
00:30:08qui ont souscrit
00:30:09un contrat à prix fixe
00:30:10ne subiront pas
00:30:11cette hausse
00:30:11immédiatement
00:30:12mais pour les autres
00:30:13la scène est simple
00:30:14on vient payer
00:30:15plus cher
00:30:15pour prendre sa voiture
00:30:16et avant même
00:30:17de rallumer les radiateurs
00:30:18et bien on sait
00:30:19que ça va se chauffer
00:30:20coûtera encore plus cher
00:30:22la hausse nous suit
00:30:23de la pompe
00:30:23jusqu'à la maison
00:30:24comme disait le président
00:30:26Jacques Chirac
00:30:27qui a été présent
00:30:28dans la République
00:30:28les merdes
00:30:29s'avolent en escadrille
00:30:30et là effectivement
00:30:31l'alignement
00:30:32des mauvaises planètes
00:30:33entre les conflits ukrainiens
00:30:34le conflit au Proche-Orient
00:30:36les restrictions
00:30:36les pénuries
00:30:37les augmentations
00:30:38effectivement
00:30:39les français
00:30:39qui sont patients
00:30:40et résilients
00:30:41ont intérêt
00:30:42à prendre leur courage
00:30:43à deux mains
00:30:43parce que je pense
00:30:44que les semaines
00:30:44et les mois
00:30:45qui arrivent
00:30:46et encore
00:30:46on n'a pas eu
00:30:46les conséquences totales
00:30:48des privations
00:30:49de produits
00:30:50liées à l'industrie
00:30:51des trois dormus
00:30:51on devrait avoir les effets
00:30:52là à mi-octobre
00:30:53début novembre
00:30:54voilà
00:30:55j'espère que le gouvernement
00:30:55ce grand gouvernement
00:30:56qui a une majorité solide
00:30:58qui est composé
00:30:58de gens courageux
00:30:59qui prennent des directives
00:31:01ambitieuses
00:31:01et qui tiennent la République
00:31:02avec la ferveur
00:31:03qu'on leur connaît
00:31:04et la dignité
00:31:04j'espère qu'ils sauront
00:31:05faire face
00:31:06au bordel
00:31:07qui est en train
00:31:07de se mettre en place
00:31:08voilà
00:31:08vous restez sur Sud Radio
00:31:09vous nous appelez
00:31:09au 0826 300 300
00:31:11dans quelques instants
00:31:12le grand temps
00:31:13des Bercoff
00:31:13je vais en dire
00:31:13un petit mot
00:31:14il parle
00:31:14et bien dans quelques instants
00:31:16effectivement
00:31:16André Bercoff
00:31:17nous rejoint
00:31:18avec son regard
00:31:18affûté sur l'actualité
00:31:19ses coups de griffes
00:31:20sa liberté de ton
00:31:21et ce qui a attiré
00:31:21son attention
00:31:22est la primaire
00:31:23de la gauche
00:31:23souhaitez
00:31:24vous souhaitez
00:31:25réagir
00:31:25rappelez-nous
00:31:26au 0826 300 300
00:31:27comme vient de le dire
00:31:29Péricault
00:31:30Sud Radio
00:31:34mais où peut-on trouver
00:31:35des côtes de porc
00:31:36à 2,99 euros le kilo
00:31:38waouh
00:31:38c'est pour quelle occasion
00:31:39ce prix
00:31:41et oui
00:31:42André Bercoff s'inquiète
00:31:43il a lui aussi
00:31:43regardé
00:31:44l'IA bien entendu
00:31:45c'est un sujet
00:31:47les intellectuels
00:31:48c'est un sujet
00:31:48et puis
00:31:49ce débat
00:31:50de la primaire
00:31:51de la gauche
00:31:52effectivement
00:31:52est un sujet
00:31:53parce que
00:31:54on voit bien
00:31:55qu'il y a une nécessité
00:31:56et il y a une attente
00:31:57dans l'opinion française
00:31:58il y a une attente
00:31:59dans le peuple français
00:32:00que cette gauche
00:32:01qui a joué un rôle
00:32:01très important
00:32:02le parti socialiste
00:32:03est un parti historique
00:32:04fondamental de notre histoire
00:32:05il a contribué
00:32:06à la démocratie
00:32:06grâce à lui
00:32:07il y a eu
00:32:08d'immenses avancées
00:32:09sociales économiques
00:32:10et puis il y a eu
00:32:11à un moment donné
00:32:12alors est-ce
00:32:13pour schématiser la chose
00:32:14est-ce que le fait
00:32:14que François Mitterrand
00:32:15ait voulu marier
00:32:16pas seulement réconcilier
00:32:17marier la gauche
00:32:18et l'argent
00:32:19et ensuite
00:32:20cet appel du pied
00:32:21des sociodémocrates
00:32:22au libéralisme
00:32:23en disant
00:32:23nous sommes des vôtres
00:32:24nous sommes des gens
00:32:25raisonnables aussi
00:32:25qui respectons
00:32:27l'économie de marché
00:32:28de l'économie de marché
00:32:29on finit par
00:32:30le libre-échange
00:32:31et puis ensuite
00:32:31on finit
00:32:32dans le néolibéralisme
00:32:34financiarisé
00:32:35voilà la dérive
00:32:36et c'est pour ça
00:32:36que ce grand parti de gauche
00:32:38celui de Jean Jaurès
00:32:39celui de Léon Blum
00:32:40celui de nos héros
00:32:42du socialisme
00:32:42a fini avec 1,75%
00:32:44lorsque Anne Hidalgo
00:32:46l'a représenté
00:32:47à l'élection présidentielle
00:32:48de 2022
00:32:49voilà la déchéance
00:32:50totale et absolue
00:32:51on s'attendait
00:32:52on s'attendait à ce que
00:32:53hier soir
00:32:54il y ait un sursaut
00:32:55et je redis
00:32:57que ce débat
00:32:57avait une très belle
00:32:58présentation
00:32:58ces 5 personnalités
00:33:00Ségolène Royal au milieu
00:33:02le dialogue était cordial
00:33:03constructif
00:33:04on voyait bien
00:33:04qu'il y avait la diversité
00:33:05de la gauche
00:33:06c'est pas un parti monolithique
00:33:07avec un chef
00:33:07qui décide pour les autres
00:33:08c'est démocratique
00:33:09il va y avoir une primaire
00:33:10des gens vont pouvoir
00:33:11aller en payant 15 euros
00:33:12savoir quel est celui
00:33:13qui va représenter
00:33:14la gauche républicaine
00:33:15sociale-démocrate
00:33:16et puis à la fin
00:33:18je leur ai dit
00:33:18au moment
00:33:19d'aborder un enjeu
00:33:20essentiel
00:33:21qui était de savoir
00:33:22quelles seront les alliances
00:33:22que l'on pourra faire
00:33:23si nous gagnons cette élection
00:33:24et si nous enrivons à pouvoir
00:33:26et là nous avons
00:33:26une fracture béante
00:33:27j'allais dire
00:33:28une plaie qui s'est ouverte
00:33:29entre Jérôme Gage
00:33:31et Raphaël Guzman
00:33:32qui disent
00:33:33conformément à ce qui a été dit
00:33:34depuis plusieurs semaines
00:33:37la France insoumise
00:33:38est incompatible
00:33:38avec nos valeurs
00:33:39nous ne pouvons pas
00:33:40faire d'association
00:33:41avec Jean-Louis Mélenchon
00:33:42ils sont allés trop loin
00:33:43les uns et les autres
00:33:44dans les déclarations
00:33:45dans les comportements
00:33:45ça n'est plus la gauche démocratique
00:33:47à laquelle nous croyons
00:33:48et puis Olivier Faure
00:33:50et Ségolène Royal
00:33:50disant mais pas du tout
00:33:53pas du tout
00:33:53nous sommes condamnés
00:33:55et presque
00:33:55ils n'ont pas dit
00:33:56ces termes-là
00:33:56nous sommes condamnés
00:33:57à faire alliance avec eux
00:33:59parce qu'il faudra bien
00:34:00une majorité
00:34:00à l'Assemblée Nationale
00:34:01ça veut dire qu'ils partent
00:34:02déjà perdants
00:34:03en disant
00:34:03on n'aura pas de majorité
00:34:04même si on gagne
00:34:04la présidentielle
00:34:05il faudra bien faire un accord
00:34:07avec Mme Hobonot
00:34:08Mme Pannot
00:34:09M. Guiraud
00:34:09M. Delogu
00:34:11voilà
00:34:11on imagine le malaise
00:34:12que cela peut supposer
00:34:13et ce que je disais
00:34:15tout à l'heure
00:34:16et André Bercoff évidemment
00:34:18il dit
00:34:19une forme de
00:34:20congrégation
00:34:21de
00:34:21de
00:34:22de bobos
00:34:23est-ce que
00:34:24est-ce qu'Olivier Faure
00:34:24et Ségolène Royal
00:34:25n'ont pas fait ce ralliement
00:34:27ou en tout cas
00:34:27cette main tendue
00:34:28à Jean-Luc Mélenchon
00:34:29et à la France Insoumise
00:34:30pour que des électeurs
00:34:32
00:34:32de la gauche
00:34:33à la primaire
00:34:33venant des rangs
00:34:34de la France Insoumise
00:34:35viennent voter pour eux
00:34:36et leur assure la victoire
00:34:37à la primaire
00:34:38bien entendu
00:34:38il faut faire une distinction
00:34:40entre les responsables
00:34:41de la France Insoumise
00:34:42Jean-Luc Mélenchon
00:34:43et puis ses lieutenants
00:34:44et la masse
00:34:45des électeurs
00:34:46de la France Insoumise
00:34:46qui sont peut-être des gens
00:34:47qui ne sont pas toujours
00:34:48en accord
00:34:49ou qui peuvent avoir été heurtés
00:34:51par les propos
00:34:51de leur chef
00:34:52enfin bon
00:34:52là dire clairement
00:34:54tout de suite
00:34:54on fera un accord électoral
00:34:56pour une majorité
00:34:57à l'Assemblée Nationale
00:34:58avec la France Insoumise
00:34:59c'est quand même rompre
00:35:00avec les engagements
00:35:02qu'on a entendus
00:35:03y compris d'Olivier Faure
00:35:04qui nous avait dit
00:35:04lors des municipales
00:35:05aucun accord
00:35:06avec la France Insoumise
00:35:08sauf si localement
00:35:10il y a une nécessité
00:35:11c'est ce qui s'est passé
00:35:12à Nantes
00:35:12Mme Johanna Roland
00:35:13a gardé la mairie de Nantes
00:35:14en se mariant
00:35:15avec la France Insoumise
00:35:17ça je pense
00:35:17que les Françaises
00:35:18les Français
00:35:18les électeurs
00:35:19c'est une forme
00:35:20de versatilité
00:35:21d'ambiguïté
00:35:22et d'opportunisme
00:35:24électoraliste
00:35:24qu'ils n'aiment pas du tout
00:35:25c'est pour ça
00:35:26que je pense que
00:35:26cette primaire
00:35:29était à mon avis
00:35:30la mise en place
00:35:30d'une machine à perdre
00:35:31on verra par la suite
00:35:32attendons le scrutin
00:35:33il y a encore un débat
00:35:33je crois le 1er octobre
00:35:35et puis on verra
00:35:35ensuite par la suite
00:35:36nous avons Georges
00:35:38qui nous appelle d'Avignon
00:35:39bonjour Georges
00:35:41alors vous
00:35:42vous me parlez
00:35:43tout à fait autre chose
00:35:43Georges
00:35:45voilà
00:35:45vous parlez d'un risque
00:35:46de conflit
00:35:47avec les Américains
00:35:49non non non
00:35:50c'est pas que j'ai risque
00:35:51de conflit
00:35:52je parle sur la hausse
00:35:53du pétrole
00:35:54tout le monde parle
00:35:55total
00:35:55et pourquoi ceci
00:35:56pourquoi cela
00:35:57n'a pas augmenté
00:35:58moi je me dis
00:36:00que nous
00:36:01en France
00:36:02on a une armée
00:36:03qui est professionnelle
00:36:04on a 40 milliards
00:36:05de budget
00:36:07et pourquoi
00:36:08on ne rentre pas
00:36:10avec les Américains
00:36:11et les Israéliens
00:36:12en disant à l'Iran
00:36:13écoutez nous
00:36:14on est en train
00:36:15de crever
00:36:16à cause de vous
00:36:17donc qu'est-ce qu'on peut faire
00:36:18on vous regarde
00:36:19et on ne dit rien
00:36:21oui vous voulez dire
00:36:22que vous seriez favorable
00:36:23à ce que l'Europe
00:36:24rentre dans le conflit
00:36:26aux côtés
00:36:27des Américains
00:36:28contre l'Iran
00:36:28c'est-à-dire
00:36:29c'est-à-dire
00:36:30vous estimez
00:36:31qu'on devrait militairement
00:36:32participer
00:36:33avec notre armement
00:36:34à une attaque de l'Iran
00:36:35avec les Etats-Unis
00:36:36et bien oui
00:36:37nous avons une armée
00:36:38qui est professionnelle
00:36:39c'est les meilleurs au monde
00:36:40on paye 40 milliards
00:36:42chaque année
00:36:43en 48 heures
00:36:44le problème serait réglé
00:36:45on établirait
00:36:46un état de droit
00:36:47et démocratique
00:36:48en Iran
00:36:49et ça serait terminé
00:36:51au lieu de
00:36:51là on va à la mort
00:36:52on va à la guerre civile
00:36:53en France
00:36:54on va à la guerre civile
00:36:55et là parce que vous pensez
00:36:56que si on va faire
00:36:56la guerre en Iran
00:36:57ça apportera une stabilité
00:36:59sociale en France
00:37:02non
00:37:02oui
00:37:03non mais si on met l'Iran
00:37:05on fait en Iran
00:37:07un état de droit
00:37:07oui mais comment
00:37:08vous voulez dire
00:37:09qu'on va au sol
00:37:09donc on débarque
00:37:11avec des troupes au sol
00:37:12on débarque
00:37:13on combat l'armée iranienne
00:37:14sur le territoire iranien
00:37:16on occupe l'Iran militairement
00:37:17on change de régime
00:37:19et ensuite
00:37:19on rétabille la démocratie
00:37:20vous vous envisagez
00:37:22ce scénario là
00:37:24comme on disait
00:37:24à notre époque
00:37:25il faut les mettre
00:37:27sur la table
00:37:28maintenant
00:37:30il y a un moment donné
00:37:33mais on va crever
00:37:34monsieur Pécicot
00:37:36Georges
00:37:36je vous entends
00:37:37c'est une proposition audacieuse
00:37:40je ne pense pas
00:37:41qu'elle soit retenue aujourd'hui
00:37:42ni par les états-majors
00:37:44ni par les gouvernements
00:37:45tels qu'ils sont
00:37:46mais enfin écoutez
00:37:47je pense que vous n'êtes pas
00:37:47tout à fait le seul
00:37:48à penser ça
00:37:49mais voilà
00:37:49pour l'instant
00:37:50je ne pense pas
00:37:50que ce soit l'ordre du jour
00:37:51mais on se souviendra
00:37:52que Georges a émis
00:37:53cette hypothèse
00:37:54le 24 septembre 2026
00:37:56vous restez avec nous
00:37:58parce qu'Anissa
00:37:58nous allons recevoir
00:37:59une personnalité importante
00:38:00évidemment
00:38:01Eric Delbec
00:38:02mais de qui allons-nous parler
00:38:04il gouverne
00:38:04il conseille
00:38:05il dirige
00:38:06les grandes entreprises
00:38:07il parle d'intérêt général
00:38:08et demande parfois
00:38:09au pays des efforts
00:38:10mais dans l'intérêt
00:38:12de qui
00:38:12Eric Delbec
00:38:13auteur de
00:38:14la trahison des élites
00:38:15aux éditions
00:38:16Robert Laffont
00:38:16est avec nous
00:38:17pour en parler
00:38:26Vous êtes bien sur Sud Radio
00:38:28il est 13h04
00:38:29et je le disais
00:38:30au début de cette émission
00:38:31bon appétit
00:38:32à ceux qui sont à table
00:38:33et on va agrémenter
00:38:34votre repas
00:38:35avec aujourd'hui
00:38:37un échange
00:38:39absolument passionnant
00:38:40avec Eric Delbec
00:38:42son ouvrage
00:38:43s'appelle
00:38:43La trahison des élites
00:38:45moi j'ai titré
00:38:47cette émission
00:38:48cette séquence
00:38:49les élites
00:38:50de la France
00:38:51ont trahi
00:38:52le pays
00:38:53la république
00:38:54ce que vous voulez
00:38:56ils sont en rupture totale
00:38:57la déconnexion
00:38:58on se souvient
00:38:59du thème
00:39:00de la fracture sociale
00:39:01en 95
00:39:01qui fut le thème
00:39:02qui permit à Jacques Chirac
00:39:03de gagner
00:39:04et aujourd'hui
00:39:05on est plus que dans
00:39:06une fracture sociale
00:39:06on est dans une fracture
00:39:08entre le peuple réel
00:39:09d'en bas
00:39:09celui dont parle
00:39:11M. Guilly
00:39:12et M. Fourquet
00:39:13et puis cette France
00:39:14d'en haut
00:39:15cette élite
00:39:16qui semble totalement
00:39:17coupée du peuple
00:39:18et déconnectée
00:39:19c'est ce qu'Eric Delbec
00:39:20démontre
00:39:21c'est une thèse
00:39:21la trahison des élites
00:39:22les états
00:39:23l'entreprise
00:39:24la culture
00:39:24c'est à dire
00:39:25nos hommes politiques
00:39:26les intellectuels
00:39:26les grands patrons
00:39:27voilà
00:39:28tous les gens
00:39:28qui ont des leviers
00:39:29dans ce pays
00:39:30et bien aujourd'hui
00:39:31si on est dans
00:39:32cette situation calamiteuse
00:39:33Eric Delbec
00:39:34je dis bien
00:39:35il démontre
00:39:36le processus
00:39:37le protocole
00:39:37qui nous y a conduit
00:39:39avec
00:39:40des termes
00:39:41des faits
00:39:42des
00:39:43j'allais dire
00:39:44des allusions
00:39:45à des phénomènes
00:39:46qui se sont passés
00:39:47
00:39:47c'est une compilation
00:39:48de différents
00:39:49instants
00:39:50de notre vie politique
00:39:51et on voit bien
00:39:51qu'effectivement
00:39:52c'est bien
00:39:52cette trahison des élites
00:39:53qui est à l'origine
00:39:54de notre tragédie
00:39:56Eric Delbec
00:39:57on reste un peu
00:39:58dans l'actualité
00:39:59deux mots
00:40:00sur cette
00:40:01primaire
00:40:01de la gauche
00:40:02hier soir
00:40:02sur lequel
00:40:04André Bercoff est revenu
00:40:05il y avait bien
00:40:06une séance
00:40:07d'élite
00:40:07hier soir
00:40:08on a bien vu
00:40:08des élites
00:40:09enfin une forme d'élite
00:40:10ah oui oui
00:40:11c'est vraiment
00:40:11quand même
00:40:12chaque fois j'essaie
00:40:13d'avoir un peu
00:40:14un regard
00:40:15j'allais dire
00:40:16neutre
00:40:17objectif
00:40:17voire parfois
00:40:18bienveillant
00:40:19pour contrarier
00:40:20un tempérament naturel
00:40:21qui au bout de 25 ans
00:40:22d'expérience
00:40:23me ferait être un peu
00:40:23dur
00:40:24mais c'est vraiment
00:40:25des gens
00:40:25qui se parlent
00:40:26à eux-mêmes
00:40:26et effectivement
00:40:27c'est un microcosme
00:40:28qui se parle
00:40:29à lui-même
00:40:29dont on voit bien
00:40:30les arrières-pensées
00:40:32pour les prochaines
00:40:33élections présidentielles
00:40:34donc comment on va
00:40:35ramasser des voix
00:40:36comment on va arriver
00:40:37devant son petit camarade
00:40:38sans jamais aller vraiment
00:40:39sur le fond
00:40:40et puis
00:40:41ce qui moi
00:40:42quand même
00:40:43me fait un petit peu peur
00:40:45dans tout ça
00:40:45avec une absence totale
00:40:46de mémoire
00:40:47et donc
00:40:48dans cette question-là
00:40:49effectivement
00:40:49le rapport à LFI
00:40:50est absolument
00:40:51central
00:40:53vous êtes un spécialiste
00:40:55de la sécurité intérieure
00:40:56et de l'intelligence
00:40:57donc vous êtes quelqu'un
00:40:57qui a été sur le terrain
00:40:58vous vous êtes occupé
00:41:00de la sécurité de Charlie
00:41:01donc vous avez
00:41:02vécu ces époques tragiques
00:41:04qui ont bouleversé
00:41:05l'actualité
00:41:06ces dernières années
00:41:07vous vous parlez
00:41:08de désertion
00:41:10votre livre
00:41:11c'est la trahison des élites
00:41:12vous dites en fait
00:41:13qu'il y a une désertion
00:41:14qui fait que des gens
00:41:15qui ont l'autorité
00:41:17qui ont le pouvoir
00:41:17petit à petit
00:41:18ont renoncé
00:41:19à leurs responsabilités
00:41:21à ce qu'ils devaient
00:41:22assumer devant les français
00:41:23exactement
00:41:23alors il y a même
00:41:24une articulation
00:41:25entre les deux mots
00:41:26c'est-à-dire entre trahison
00:41:27et puis désertion
00:41:28en fait il y a eu
00:41:30trois grandes séquences
00:41:31pour moi en tout cas
00:41:32au XXème siècle
00:41:33de trahison des élites
00:41:35la première dont on ne s'est
00:41:36toujours pas remis
00:41:37alors je ne veux pas
00:41:38psychologiser la vie politique
00:41:40mais l'abandon des élites
00:41:42en 1940
00:41:44reste quelque chose
00:41:45qui est lourd
00:41:46dans l'inconscient
00:41:46collectif
00:41:47je vous interromps
00:41:48deux secondes
00:41:49parce que c'est un instant
00:41:50un épisode
00:41:51de l'histoire de France
00:41:52fondamentale
00:41:53qui a fait dire
00:41:53à Régis Debré
00:41:54que vous connaissez bien
00:41:55le discours du maréchal Pétain
00:41:57le 17 juin
00:41:57la veille du 18
00:41:58où il dit
00:42:00la célèbre phrase
00:42:00je fais à la France
00:42:01le don de la personne
00:42:02et à un moment donné
00:42:03il dit
00:42:04c'est le coeur déchiré
00:42:05que je vous demande
00:42:06de cesser le combat
00:42:08il y a un homme politique
00:42:09s'amener Paul Baudouin
00:42:10a essayé de modifier la France
00:42:12la phrase
00:42:12en disant
00:42:13il faut tenter
00:42:14et on remet la phrase
00:42:15au présent
00:42:15c'est le coeur déchiré
00:42:17que je vous demande
00:42:18de cesser le combat
00:42:19Régis Debré
00:42:20et d'autres considèrent
00:42:21que ce jour-là
00:42:21l'âme française
00:42:22s'est éteinte en partie
00:42:23et que nos élites
00:42:25n'ont jamais retrouvé
00:42:26leur légitimité
00:42:27depuis cette défaite de 40
00:42:28qui est une rupture historique
00:42:30il y a eu une France avant
00:42:30et une France après
00:42:31vous partagez un peu
00:42:32ce constat
00:42:33Ah oui totalement
00:42:34c'est-à-dire que
00:42:35c'est une conscientisation
00:42:37totale
00:42:37c'est clair
00:42:38c'est dit
00:42:39la phrase est prononcée
00:42:41là les élites
00:42:42elles ont
00:42:43au sens le plus plein du mot
00:42:44elles ont trahi
00:42:45et elles ont d'abord
00:42:46trahi leur peuple
00:42:47et en fait
00:42:48elles ont commencé
00:42:49à le trahir
00:42:49dès les années 20
00:42:50et les années 30
00:42:50on n'était pas capable
00:42:51d'anticiper les périls
00:42:53et en tout cas
00:42:53d'y apporter des réponses
00:42:55donc ça remonte
00:42:55à plus loin
00:42:56que d'ailleurs
00:42:56à Nissa
00:42:57remonterait encore
00:42:58un petit peu
00:42:58plus loin
00:42:58tout à l'heure
00:42:59elle a raison
00:43:00mais je dirais ça
00:43:01pour le tome 2
00:43:02donc voilà
00:43:03c'est une constante
00:43:06française
00:43:06ou de l'Europe occidentale
00:43:08des pays développés
00:43:09où il y a un petit
00:43:10chromosome français
00:43:11qui inciterait
00:43:14les élites
00:43:14à déserter
00:43:15alors je ne pense pas
00:43:16que ce soit
00:43:17un chromosome français
00:43:18je pense qu'il y a
00:43:18une résonance
00:43:19spécialement en France
00:43:20que nous nous sommes
00:43:20toujours faits
00:43:22les héros
00:43:23de quelque chose
00:43:23de plus grand que nous
00:43:24et d'ailleurs
00:43:25c'est quelque chose
00:43:26dont on pourrait discuter
00:43:27à propos de la gauche française
00:43:28mais quand on a
00:43:28de grands idéaux
00:43:29et qu'on chute
00:43:31c'est encore plus terrible
00:43:33donc ce qui a fait
00:43:34cet effet collectif
00:43:35et à mon avis
00:43:36ce poids psychologique
00:43:37c'est que quand on prétend
00:43:38être la grande nation
00:43:39porter les idéaux
00:43:40de la révolution française
00:43:41et qu'on s'affaisse
00:43:42comme ça
00:43:42enfin que les élites
00:43:43s'affaisse comme ça
00:43:44ça produit un tremblement
00:43:46de terre psychologique
00:43:48mais ça c'est l'acte 1
00:43:49puisque
00:43:50alors on vient de passer
00:43:51ces deux opus
00:43:53magnifiques
00:43:53de la bataille de Gaulle
00:43:55où non seulement
00:43:56le général de Gaulle
00:43:56qui est mis en scène
00:43:57mais le maréchal Leclerc
00:43:58bien sûr
00:43:59et on a vu l'intérêt
00:44:00de ces 5 millions
00:44:02pour moi c'est un sursaut
00:44:04ça veut dire
00:44:04qu'il y a dans ce pays
00:44:05dans ce peuple
00:44:06encore une capacité
00:44:07de conscience
00:44:08pour comprendre
00:44:09qu'on a peut-être donné
00:44:09une version officielle
00:44:10de l'histoire
00:44:11et que la vérité
00:44:12n'était pas là
00:44:13mais je vais être très méchant
00:44:14et ça va vous faire
00:44:14sans doute sourire
00:44:16c'est-à-dire que vous mettez
00:44:17la primaire socialiste
00:44:19en face
00:44:21des messages portés
00:44:22par la bataille de Gaulle
00:44:23notamment l'opus 2
00:44:24là vous voyez ce qui ne va pas
00:44:25et ça fait très très mal
00:44:27voilà
00:44:27donc bon
00:44:28j'ai une grande admiration
00:44:29naturelle
00:44:31pour le maréchal Leclerc
00:44:32autant que pour le général de Gaulle
00:44:33mais on voit bien
00:44:34le contraste
00:44:35entre le succès de ce film
00:44:36la manière dont ce succès
00:44:38s'est propagé
00:44:39et ce qui est en train
00:44:39de se passer politiquement
00:44:40le problème
00:44:41la deuxième séquence
00:44:43c'est
00:44:44la trahison
00:44:45du général de Gaulle
00:44:47par la droite d'argent
00:44:48alors
00:44:49on parlerait de Pompidou
00:44:50mais moi je pense que
00:44:51Pompidou n'est pas
00:44:52la vraie bonne césure
00:44:53alors qu'il y ait eu
00:44:54une part de volonté
00:44:56d'accéder au pouvoir
00:44:57de sa part
00:44:58probablement
00:44:59mais ses fondamentaux
00:45:00restent gaulliens
00:45:01mais la vraie trahison
00:45:02c'est Giscard d'Estaing
00:45:03le référendum
00:45:04de 1969
00:45:05sur la réforme du Sénat
00:45:06et de la régionalisation
00:45:07où de Gaulle dit bien
00:45:08que s'il le perd
00:45:09il démissionnera
00:45:10et là on a
00:45:12Pompidou déjà
00:45:13qui dit
00:45:13je suis en réserve
00:45:14de la république
00:45:14au cas où ça se passerait mal
00:45:15déjà il le lâche
00:45:16et Valéry Giscard d'Estaing
00:45:17appelle
00:45:18c'est-à-dire
00:45:18cette droite libérale
00:45:19des républicains indépendants
00:45:20dont une partie était
00:45:22on peut dire
00:45:22qu'il était
00:45:23une continuité
00:45:24d'un certain pétinisme
00:45:25et c'est lui
00:45:26ce sont ces voix-là
00:45:28qui vont manquer
00:45:28à De Gaulle
00:45:29il perd pour 46%
00:45:30ce sont ces voix-là
00:45:31de la droite libérale
00:45:32bourgeoise catholique
00:45:33qui vont manquer
00:45:34au général
00:45:35Pompidou est gaullien
00:45:37en vrai
00:45:37oui
00:45:38indéniable
00:45:38Valéry Giscard d'Estaing
00:45:39n'a jamais été gaullien
00:45:42alors le général
00:45:42disait toujours
00:45:43tout le monde
00:45:44a été
00:45:45ou sera gaulliste
00:45:46il y a juste
00:45:46quelques exceptions
00:45:47et un homme
00:45:48comme Valéry Giscard d'Estaing
00:45:49je pense
00:45:50n'était pas du tout gaullien
00:45:51donc pour moi
00:45:52c'est la deuxième séquence
00:45:53parce que
00:45:53le général de Gaulle
00:45:54a essayé de donner
00:45:55un élan
00:45:56et on a vu
00:45:57ses élites
00:45:58parce que là
00:45:58on est vraiment
00:45:59dans la définition pure
00:46:00de l'élite
00:46:01casser l'élan gaullien
00:46:02et la troisième
00:46:04séquence
00:46:04c'est bien évidemment
00:46:06les années mitterrandiennes
00:46:07c'est François Mitterrand
00:46:08avec tout ce qu'on sait
00:46:09de sa basse rancune
00:46:10envers le général de Gaulle
00:46:11qui pour plein de raisons
00:46:13va en fait
00:46:14mettre
00:46:15une troisième
00:46:16couche
00:46:17et la plus importante
00:46:18pour moi
00:46:19sur la trahison des élites
00:46:20ça Francisque
00:46:21remise en personne
00:46:22par le maréchal Pétain
00:46:23mais on sait ensuite
00:46:24que François Mitterrand
00:46:25est rentré dans un réseau
00:46:26de résistance
00:46:27selon le nom de Morland
00:46:28un peu à la dernière minute
00:46:29et puis il continue
00:46:30à recevoir quand même
00:46:31René Bousquet
00:46:32chez lui
00:46:33et lorsqu'il répond
00:46:34à El Cabache
00:46:36la collaboration
00:46:36et il dit El Cabache
00:46:37mais qu'est-ce qu'on en sait
00:46:38qui a le droit de juger
00:46:39sur ce qui s'est passé à l'époque
00:46:40on voit bien
00:46:40qu'il y a un trouble
00:46:41dans son passé
00:46:42par rapport à ça
00:46:43par rapport à son passé
00:46:44son passé pétiniste
00:46:46oui tout à fait
00:46:47et puis bon
00:46:47moi je pense que c'était
00:46:48fondamentalement un homme
00:46:49de toute façon
00:46:49qui ne pouvait goûter
00:46:51l'esprit de la résistance
00:46:53il y a quelque chose
00:46:53chez François Mitterrand
00:46:54c'est pour ça d'ailleurs
00:46:55que c'est
00:46:56j'allais dire
00:46:56c'est presque drôle
00:46:58mais c'est tellement tragique
00:46:59que c'est plus très drôle
00:46:59il y a quelque chose
00:47:01en lui
00:47:01qui est la quintessence
00:47:02qui était quelque chose
00:47:03de la quintessence
00:47:04de la bourgeoisie
00:47:04donc dire que cet homme là
00:47:05a pu récupérer
00:47:06le parti socialiste
00:47:07ça laisse quand même
00:47:08là aussi rêveur
00:47:09sur l'inconscient
00:47:09ou le conscient
00:47:10je ne sais pas
00:47:11du parti socialiste
00:47:12des années 80
00:47:12alors bien évidemment
00:47:13il y a un tas de phénomènes
00:47:14qui sont arrivés
00:47:15aujourd'hui à maturité
00:47:16qui datent de cette époque
00:47:17alors vous notez bien
00:47:19que tout ça
00:47:19est néanmoins
00:47:20enfin il y en a pour tout le monde
00:47:21c'est à dire
00:47:21il y a eu la droite d'argent
00:47:23il y a eu la gauche
00:47:24enfin on voit bien
00:47:25que tout le monde a
00:47:26aujourd'hui la trahison
00:47:27elle est partout
00:47:27enfin les élites
00:47:28qui ont déserté
00:47:29avant de parler du mot
00:47:30trahison c'est la conclusion
00:47:31les élites qui sont
00:47:32en train de déserter
00:47:33aujourd'hui elles sont partout
00:47:35Clémenceau c'était l'élite
00:47:36il n'a pas déserté
00:47:37est-ce que De Gaulle et Leclerc
00:47:39étaient l'élite ?
00:47:39Peut-être pas tout à fait
00:47:40ils étaient militaires
00:47:41mais ils n'étaient pas
00:47:41dans les sphères du sommet
00:47:43alors c'est une question
00:47:43très intéressante
00:47:44c'est à dire qu'il y a
00:47:45des étages au sein de l'élite
00:47:47c'est à dire qu'il y a des gens
00:47:48qui font incontestablement
00:47:49partie des élites
00:47:50parce qu'elle est vaste
00:47:50et d'ailleurs c'est assez intéressant
00:47:52pour dire aujourd'hui
00:47:53qu'il y a une partie des élites
00:47:54qui font le boulot
00:47:55il y a un certain nombre de préfets
00:47:57qui font le boulot
00:47:58heureusement
00:47:58il y a des militaires
00:47:59de l'État républicain
00:48:00il y a des gendarmes
00:48:01des policiers
00:48:01qui font le boulot
00:48:02mais plus on arrive
00:48:04en sommet
00:48:04la hiérarchie
00:48:06et plus on a le sentiment
00:48:07d'avoir des gens
00:48:07qui ne sont pas concernés
00:48:09par ce qui arrive au peuple
00:48:10d'ailleurs c'est ça en fait
00:48:11c'est à partir de ce moment là
00:48:12où les trois trahisons
00:48:13dont j'ai parlé
00:48:15mutent en désertion
00:48:16et le fait d'être
00:48:17un déserteur
00:48:18et vous faites l'analogie
00:48:20avec le mot déserteur
00:48:20c'est à dire que vous ne vous sentez
00:48:22plus concerné
00:48:23par tout ce qui arrive
00:48:24à votre armée
00:48:25et si on dit de manière métaphobique
00:48:26à votre peuple
00:48:27vous vous sentez délié
00:48:28de votre peuple
00:48:29Eric Delbecq
00:48:30vous êtes en train de m'expliquer
00:48:31que si aujourd'hui
00:48:32ce pays tient encore la route
00:48:33et tient encore debout
00:48:34ce n'est plus grâce à son sommet
00:48:36à ceux qui nous commandent
00:48:37mais au contraire à sa base
00:48:38à ceux qui font le boulot
00:48:40qui sont sur le terrain
00:48:42qui sont désespérés
00:48:44mais ils s'accrochent
00:48:45et on en rencontre vous et moi
00:48:46tous les jours
00:48:47que ce soit des gendarmes
00:48:48des fonctionnaires
00:48:48qui disent heureusement que je suis là
00:48:49je vais chez l'épicier
00:48:51chercher de la photocopie
00:48:52ou une tromboneuse
00:48:53parce qu'il n'y a plus rien
00:48:55et ce sont eux qui tiennent
00:48:56là la rupture
00:48:57elle est réelle
00:48:58elle est dans le concret
00:48:59est-ce que l'élite
00:49:00en a conscience
00:49:01certains membres de l'élite
00:49:03savent
00:49:03que la situation
00:49:05était aussi tragique
00:49:05alors
00:49:08les parties
00:49:08de ces élites
00:49:10qui justement
00:49:10ne sont pas
00:49:11totalement
00:49:12au sommet
00:49:13mais qui sont déjà
00:49:13j'allais dire
00:49:14à un niveau
00:49:15assez conséquent
00:49:16une partie d'entre elles
00:49:17le savent
00:49:18le voient
00:49:19le déplore
00:49:20ou essaient
00:49:21de survivre
00:49:23sans se faire
00:49:24balayer
00:49:25par le vent
00:49:26politicien
00:49:27au sein de ce magma
00:49:28après quand on est
00:49:29en haut
00:49:31de cette pyramide
00:49:32je me pose souvent
00:49:33la question
00:49:33parce que moi
00:49:34je crois à l'intentionnalité
00:49:35je pense qu'au bout d'un moment
00:49:36quand même
00:49:36on sait à peu près ce qu'on fait
00:49:37et normalement
00:49:37à ce niveau là
00:49:38mais quand
00:49:39vous prenez totalement compte
00:49:41de ce qui est
00:49:42ce syndrome de la désertion
00:49:43c'est à dire vraiment
00:49:44cet abandon
00:49:45des autres
00:49:46et puis que vous vivez
00:49:47totalement coupé du monde
00:49:48enfin le problème aussi
00:49:49de ces élites
00:49:50c'est qu'elles déréalisent
00:49:51mais totalement
00:49:52elles ne vivent plus
00:49:53dans le même monde
00:49:53ils ont pourtant
00:49:54des gens chez eux
00:49:55qui sont lucides
00:49:55et conscients
00:49:56et qui leur disent
00:49:56on va dans le mur
00:49:57ou pas tant que ça
00:49:58si vous voulez
00:49:59dans des cabinets ministériels
00:50:00aujourd'hui
00:50:00vous avez quand même du mal
00:50:01à avoir affaire
00:50:03à des gens
00:50:03dont vous pensez
00:50:04qu'ils ont pleinement
00:50:05conscience
00:50:06il y a un ministère
00:50:07un peu dérogateur
00:50:08alors c'est pas parce que
00:50:09c'est celui que je connais le mieux
00:50:10mais c'est le ministère
00:50:11de l'intérieur
00:50:11parce qu'ils sont tellement
00:50:12dans les affaires courantes
00:50:14et dans le dur
00:50:14toute la journée
00:50:15qu'ils ne peuvent pas déréaliser
00:50:17mais dans plein d'autres ministères
00:50:18si vous voyez moi
00:50:19quand je vois les membres
00:50:19des cabinets ministériels
00:50:20j'ai le sentiment
00:50:22de vivre
00:50:23dans une fiction
00:50:24mais pas dans le monde réel
00:50:25donc est-ce qu'ils en sont
00:50:27encore conscients
00:50:28je ne sais pas
00:50:29en revanche
00:50:30ce qui est clair
00:50:30et que j'affirme
00:50:31c'est que leur arrogance
00:50:33n'a plus de limites
00:50:34Eric Delbec
00:50:35on va
00:50:36à partir de maintenant
00:50:37les cités
00:50:38non pas les dénoncés
00:50:39mais vous allez nous donner
00:50:40une définition
00:50:41de ces catégories d'élites
00:50:42qui sont dans la trahison
00:50:43et dans la désertion
00:50:44vous restez avec nous
00:50:45bien entendu
00:50:46on reprend l'émission
00:50:47Anissa
00:50:47les élites ont-elles
00:50:48trahi le peuple
00:50:49vous qui nous écoutez
00:50:51quelle est votre réponse
00:50:52à cette question
00:50:53les élites ont-elles
00:50:54toujours défendu
00:50:55d'abord leurs propres intérêts
00:50:56on en parle avec
00:50:58Eric Delbec
00:50:58auteur de la trahison des élites
00:51:00mais dites-nous vous
00:51:01ce que vous en pensez
00:51:01au 0826 300 300
00:51:04midi 14h
00:51:05Sud Radio
00:51:06la France dans tous ses états
00:51:08Péricault Légace
00:51:09vous êtes bien sûr
00:51:10Sud Radio
00:51:11il est 13h20
00:51:12et nous affirmons
00:51:13que les élites
00:51:14ont trahi la France
00:51:15ça c'est ce que je dis
00:51:16mais je suis
00:51:17c'est pas que je suis soutenu
00:51:19c'est que je vais dans le sens
00:51:20de ce qu'Eric Delbec
00:51:21explique dans son excellent
00:51:23ouvrage
00:51:24un document historique
00:51:25une thèse
00:51:26c'est une thèse universitaire
00:51:27la trahison des élites
00:51:28justement
00:51:29est-ce que
00:51:30nos responsables politiques
00:51:31nos grands patrons
00:51:33nos intellectuels
00:51:34sont-ils déconnectés
00:51:35des réalités
00:51:35de ce pays
00:51:36au point d'être totalement
00:51:37coupés
00:51:37coupés du peuple
00:51:38Eric Delbec
00:51:39avant de continuer notre échange
00:51:40je voudrais qu'on écoute
00:51:41un confrère journaliste
00:51:43qui lui
00:51:43fait plutôt allusion
00:51:45dans cette rupture
00:51:46avec la notion
00:51:47de parisianisme
00:51:48on l'écoute
00:51:49à Paris
00:51:49très naturellement
00:51:50on estime concentrer
00:51:51les intelligences
00:51:52c'est-à-dire qu'à Paris
00:51:54on pense pour le reste
00:51:55de la France
00:51:56et on décide
00:51:57pour le reste de la France
00:51:58je n'ai aucune
00:51:58détestation de Paris
00:52:00c'est un état d'esprit
00:52:01que je combats
00:52:01le parisianisme
00:52:02c'est la concentration
00:52:04à Paris
00:52:05de tous les pouvoirs
00:52:06le pouvoir culturel
00:52:07le pouvoir économique
00:52:08le pouvoir politique
00:52:09bien sûr
00:52:09mais aussi le pouvoir
00:52:11médiatique
00:52:12c'est aussi
00:52:12la concentration à Paris
00:52:14de l'essentiel des richesses
00:52:15les riches français
00:52:16vivent pour la plupart
00:52:18à Paris
00:52:19et je dis bien à Paris
00:52:19pas dans l'île de France
00:52:20à l'intérieur du périphérique parisien
00:52:22et cette concentration
00:52:23à la fois des pouvoirs
00:52:25et des richesses
00:52:26fait qu'à Paris
00:52:27très naturellement
00:52:28on estime concentrer
00:52:29aussi les intelligences
00:52:31c'est-à-dire qu'à Paris
00:52:32on pense pour le reste
00:52:33de la France
00:52:34et on décide
00:52:35pour le reste
00:52:36de la France
00:52:36Eric Delbec
00:52:37est-ce que ce constat
00:52:39sur cette définition
00:52:40du parisianisme
00:52:41corrobore un petit peu
00:52:42votre théorie
00:52:43sur la trahison
00:52:45parce que la trahison
00:52:45est aussi un peu parisienne
00:52:47oui oui oui
00:52:48parce que l'état d'esprit
00:52:50en province
00:52:50est quand même
00:52:51singulièrement différent
00:52:51ça ne veut pas dire
00:52:52qu'il n'y a pas
00:52:53à Toulouse
00:52:54à Marseille
00:52:55à Lille
00:52:55à Lyon
00:52:56des gens qui sont aussi
00:52:56dans une élite
00:52:57qui a des connectés
00:52:58il y a des antennes locales
00:52:59du pouvoir parisien
00:53:00mais le berceau parisien
00:53:02est assez
00:53:03oui oui
00:53:03on pourrait même dire
00:53:04en tout cas
00:53:05sur le pouvoir politique
00:53:07il est même concentré
00:53:09dans quelques arrondissements
00:53:10donc oui oui
00:53:11il y a des arrondissements
00:53:13dans certains quartiers
00:53:14exactement
00:53:15donc oui oui
00:53:16il y a un parisianisme
00:53:17qui recoupe
00:53:18en très large partie
00:53:19la question des élites
00:53:21et la question
00:53:22de la désertion
00:53:23des élites
00:53:23totalement
00:53:24les médias français
00:53:25sont centrés à Paris
00:53:26autant que
00:53:27jusqu'à preuve
00:53:28de contraire
00:53:29jusqu'à preuve
00:53:30du contraire
00:53:30oui
00:53:31alors bien évidemment
00:53:32la liaison entre les deux
00:53:34qui est évidente
00:53:34c'est que lorsqu'on vit
00:53:35dans un environnement
00:53:37clos, préservé
00:53:37du reste
00:53:38on déréalise
00:53:40encore plus
00:53:41que lorsque ce n'est pas le cas
00:53:42ce que je disais tout à l'heure
00:53:43là il y a vraiment
00:53:43on vit dans un vase
00:53:45entre soi
00:53:47endogamie totale
00:53:48c'est terrible
00:53:51terrible
00:53:52ce à quoi
00:53:53nous on est Sud Radio
00:53:54et on assume
00:53:55cet aspect territorial
00:53:56même si on diffuse
00:53:57sur toute la France
00:53:58voilà
00:53:59et si nous tenons beaucoup
00:54:00à rester en face
00:54:01permanente
00:54:02avec cette société
00:54:03avec ce pays
00:54:03vous faites l'inverse
00:54:04une représentation
00:54:05de la province
00:54:06à l'intérieur
00:54:07du périphérique
00:54:08pourquoi pas
00:54:09c'est simple
00:54:09ça pourrait être une hypothèse
00:54:11à Nice
00:54:12on en parlait tout à l'heure
00:54:14avec Aïd Elbeck
00:54:15cette rupture
00:54:16avec les élites
00:54:17elle ne serait pas
00:54:18si récente que ça
00:54:19ah non
00:54:20en fait la rupture
00:54:21entre les élites
00:54:22et le peuple
00:54:22n'a jamais commencé
00:54:23elle a toujours existé
00:54:25et on va faire
00:54:26un petit cours d'histoire
00:54:28pour se souvenir un peu
00:54:29l'histoire nous montre
00:54:31surtout des groupes
00:54:32au pouvoir soucieux
00:54:33de conserver leur place
00:54:35sous l'ancien régime
00:54:36cela ne se cachait pas
00:54:37il y avait des titres
00:54:38il y avait des privilèges
00:54:39il y avait des exemptions
00:54:40en 1787
00:54:42cet exemple
00:54:43regardez-le
00:54:44alors que les finances
00:54:45du royaume vacillent
00:54:46Calonne
00:54:47qui est le contrôleur général
00:54:48des finances de Louis XVI
00:54:49autrement dit
00:54:50son ministre des finances
00:54:52propose un impôt
00:54:53qui toucherait aussi
00:54:54les propriétaires privilégiés
00:54:55et bien il présente
00:54:57son projet à l'assemblée
00:54:58dénotable
00:54:58rien que le nom
00:54:59dit qui est autour
00:55:01de la table
00:55:01des princes
00:55:02des évêques
00:55:02des hauts magistrats
00:55:03choisis par le roi
00:55:04le peuple
00:55:05n'y siège pas
00:55:06l'assemblée des notables
00:55:07refuse son projet
00:55:08Calonne est renvoyée
00:55:09voilà la scène
00:55:10on demande aux puissants
00:55:11d'accepter un impôt
00:55:12qui les toucherait aussi
00:55:13ceux qu'on a réunis
00:55:14pour en discuter
00:55:15évidemment disent non
00:55:16après la révolution
00:55:18même logique
00:55:18sous une autre forme
00:55:19en 1820
00:55:20les électeurs
00:55:21les plus riches
00:55:21obtiennent même le droit
00:55:22de voter deux fois
00:55:23en 1846
00:55:25seuls 240 000 électeurs
00:55:27peuvent choisir
00:55:29les députés
00:55:29dans tout le pays
00:55:30l'élite ne prétend pas
00:55:32partager le pouvoir
00:55:33elle organise
00:55:34sa conservation
00:55:35aujourd'hui
00:55:36les privilèges
00:55:36ne sont plus écrits
00:55:37ainsi dans la loi
00:55:38mais l'accès aux grandes écoles
00:55:39reste socialement
00:55:40très marqué
00:55:41parmi les étudiants français
00:55:42des écoles normales supérieures
00:55:44près de 65%
00:55:45ont un parent cadre
00:55:47et moins de 2%
00:55:48un parent ouvrier
00:55:49donc on voit bien
00:55:50cette continuité
00:55:51plus nettement
00:55:52parce qu'on dispose
00:55:52des chiffres
00:55:53et qu'on nous promet
00:55:54aussi l'égalité des chances
00:55:55alors au final
00:55:56nous parlons de trahison
00:55:57mais pour trahir le peuple
00:55:59encore faudrait-il
00:56:00l'avoir servi un jour
00:56:01Ah Eric Delbec
00:56:02c'est une conclusion
00:56:03qui peut vous convenir ça
00:56:04Alors moi je fais
00:56:05une nette différence
00:56:06entre l'époque
00:56:07où il y a des élites
00:56:09mais qui en fait
00:56:10acceptent totalement
00:56:11le fait d'être
00:56:12dans une société
00:56:13hiérarchisée
00:56:14Ce sont les trois ordres
00:56:15La blesse
00:56:16Église et l'État
00:56:17Les élites ne prétendent pas
00:56:19à être des élites
00:56:21c'est-à-dire que nous
00:56:21on a quand même
00:56:22une conception moderne
00:56:23de l'élite
00:56:23consistant à dire
00:56:24en fait l'élite
00:56:25globalement
00:56:26c'est une méritocratie
00:56:27c'est ça notre impensé
00:56:28Voilà
00:56:28Depuis la révolution
00:56:29on considère que l'élite
00:56:30est ouverte à la totalité
00:56:31de la nation
00:56:32Alors de surcroît
00:56:33dans ce monde d'avant
00:56:35cet ancien régime
00:56:36enfin en tout cas
00:56:37pendant une grande partie
00:56:38de l'histoire de France
00:56:38effectivement
00:56:39non seulement
00:56:40ces différences sont
00:56:42acceptées
00:56:43il n'est pas question
00:56:44qu'on soit dans la méritocratie
00:56:45c'est pas un sujet
00:56:46et deuxièmement
00:56:48il se trouve
00:56:49il se trouve quand même
00:56:50que le noble
00:56:51l'aristocrate d'ancien régime
00:56:53jusqu'à Louis XIV
00:56:55a une vie
00:56:56dans laquelle
00:56:56il a quand même
00:56:57une responsabilité
00:56:58dans laquelle il se bat
00:56:59il meurt
00:57:00d'ailleurs
00:57:00la grande césure
00:57:02pour nous
00:57:02c'est la première guerre mondiale
00:57:04c'est-à-dire que là
00:57:04des fils de bourgeois
00:57:05meurent comme des fils
00:57:06d'ouvriers ou d'agriculteurs
00:57:07donc on sent bien
00:57:08que là
00:57:09il y a une rupture
00:57:10de la vie ensemble
00:57:12même si dans cet ancien temps
00:57:14on voyait bien
00:57:15qu'il y avait des hiérarchies
00:57:16c'est-à-dire
00:57:16il y avait des hiérarchies
00:57:17mais on vivait ensemble
00:57:18et on partageait quand même
00:57:19des sorts communs
00:57:20alors que là
00:57:20et ce processus
00:57:22effectivement
00:57:22il a pris une autre ampleur
00:57:24au XXe siècle
00:57:25et surtout après
00:57:25la première guerre mondiale
00:57:26il y a un processus
00:57:28mais absolument
00:57:30incroyable
00:57:30qui non seulement
00:57:31est le contraire
00:57:33de l'idéal affiché
00:57:34de méritocratie
00:57:35mais le contraire
00:57:36de tout idéal
00:57:37de responsabilité
00:57:39vis-à-vis des gens
00:57:40qui vous ont porté
00:57:41au pouvoir
00:57:41donc il y a un phénomène
00:57:43d'arrogance
00:57:43et parce que c'est
00:57:44la troisième clé
00:57:45manquante
00:57:46au moment où on est
00:57:47de notre débat
00:57:48on est clairement
00:57:49dans une oligarchie
00:57:50c'est-à-dire que là
00:57:51on exerce le pouvoir
00:57:52on a les manettes
00:57:54c'est comme ça
00:57:55on vous emmerde
00:57:56et puis les idéaux affichés
00:57:57c'est les idéaux affichés
00:57:58mais la réalité
00:57:59c'est ça
00:57:59et avec une totale
00:58:02aisance
00:58:03décontraction
00:58:03et désinhibition
00:58:04dans le fait
00:58:06d'accepter totalement
00:58:07la rupture
00:58:08par rapport à des idéaux affichés
00:58:10et en plus une rupture
00:58:11que tout le monde voit
00:58:12par l'arrogance
00:58:13mais quand même
00:58:13vous avez des gens
00:58:14qui viennent nous dire
00:58:14si si on vit dans une société
00:58:16la preuve
00:58:16c'est-à-dire à la fois
00:58:17ils vont assurer
00:58:18la promotion formelle
00:58:19de cet idéal démocratique
00:58:21mais en même temps
00:58:22tout leur comportement
00:58:23dit qu'ils s'assoient dessus
00:58:24tous les jours
00:58:25donc on a ce sentiment
00:58:26très étrange
00:58:28sur lequel vous avez
00:58:29incontestablement raison
00:58:30d'une arrogance
00:58:31qui n'a plus de limite
00:58:32dans lequel
00:58:33vous voyez bien
00:58:34que le mépris
00:58:35a même du mal
00:58:36à se dissimuler
00:58:36en fait c'est ça le sujet
00:58:38vous voyez que ce mépris
00:58:39a du mal
00:58:40à se dissimuler
00:58:40et qu'ils sont à deux doigts
00:58:41de dire quand même
00:58:42que le peuple
00:58:43c'est une bande de crétins
00:58:44malfaisants
00:58:44Eric Delbecq
00:58:46vous êtes en train
00:58:47de nous expliquer
00:58:47que le système aristocratique
00:58:50s'est constitué
00:58:51sur une base différente
00:58:52de l'ancien régime
00:58:53mais qu'il y a une forme
00:58:54d'aristocratie
00:58:55qui est cette élite
00:58:56c'est plus grave que ça
00:58:56on en parle dans quelques secondes
00:58:58vous restez avec nous
00:58:59vous nous appelez
00:59:00au 0826 300 300
00:59:03la trahison des élites
00:59:04c'est le titre
00:59:04d'Eric Delbecq
00:59:05vous avez compris
00:59:05on parle de cette élite
00:59:07qui n'est plus en face
00:59:08qui est en rupture
00:59:09avec la réalité de ce pays
00:59:10qui est coupé du peuple
00:59:11et qui a peut-être engendré
00:59:12des phénomènes
00:59:13comme les gilets jaunes
00:59:14vous-même
00:59:14qu'est-ce que vous en passez
00:59:15est-ce que vous êtes en rupture
00:59:17avec l'élite
00:59:17est-ce que vous considérez
00:59:18que ceux qui nous gouvernent
00:59:19et ceux qui nous dirigent
00:59:20ne nous représentent plus
00:59:22et est-ce que vous considérez
00:59:23qu'il y a une vraie fracture
00:59:24pas seulement sociale
00:59:26mais culturelle
00:59:27morale, intellectuelle
00:59:28et politique
00:59:28entre le gouvernement
00:59:29entre ceux qui nous gouvernent
00:59:30ceux qui sont en haut
00:59:31et puis ceux qui sont en bas
00:59:32qui aujourd'hui
00:59:33sont confrontés
00:59:35réponse au 0 826 300 300
00:59:37à tout de suite sur Sud Radio
00:59:39Sud Radio
00:59:40Sud Radio
00:59:41la France dans tous ses états
00:59:43Péricolegas
00:59:44nous sommes avec Eric Delbec
00:59:46et nous parlons
00:59:47de la trahison des élites
00:59:48est-ce que nos responsables politiques
00:59:50nos grands patrons
00:59:51nos intellectuels
00:59:52et autres sommités
00:59:53sont en totale rupture
00:59:54avec ce pays
00:59:55coupé du réel
00:59:56parce qu'une forme
00:59:57d'aristocratisation
00:59:59se serait constituée
01:00:00Eric Delbec
01:00:01il y a une phrase
01:00:01que vous citez
01:00:03de Montecristophe
01:00:03vous voudriez que vous nous la redonnez
01:00:04alors peut-être parce qu'elle résume bien la situation
01:00:06je suis un fan d'Alexandre Dumas
01:00:08et encore plus du conte de Montecristo
01:00:10et cette phrase-là devrait servir
01:00:12à l'apprentissage de toutes les élites
01:00:14au milieu du roman
01:00:15on lit qu'il vaut mieux
01:00:17remplir une mission
01:00:18qu'occuper des places
01:00:20et effectivement
01:00:21nos élites font tout le contraire
01:00:22elles veulent occuper des places
01:00:24des postes
01:00:24remplir la mission
01:00:26c'est plus discutable
01:00:27alors que ça devrait être
01:00:28l'obsession de toute élite
01:00:29on est là pour accomplir une mission
01:00:31pour remplir une mission
01:00:31on n'est pas là pour occuper des postes
01:00:33et même si on accomplit sa mission
01:00:35en étant quelque part
01:00:36qui n'est pas un poste
01:00:37c'est-à-dire en fait
01:00:38en vrai
01:00:38qui n'est pas forcément prestigieux
01:00:40visible
01:00:43narcissique
01:00:43égocentré
01:00:44etc
01:00:44ça n'est pas grave
01:00:45ce qui compte
01:00:46c'est la mission
01:00:46et c'est exactement
01:00:48ce que font le général de Gaulle
01:00:49et le maréchal Leclerc
01:00:50en 40
01:00:50ils renouent avec ça
01:00:51ils remplissent la mission
01:00:52jusqu'au bout
01:00:53ce sont des comptes de Montecristophe
01:00:55au risque de leur vie d'ailleurs
01:00:56ils se mettent en train de
01:00:57avant de prendre Jean-Pierre
01:00:58qui nous appelle
01:00:58de Kramon-Ferrand
01:00:59Eric Delbec
01:01:00je voudrais des noms
01:01:01donnez-moi des noms
01:01:02alors pas des noms
01:01:03on va tout de suite
01:01:04les comprendre
01:01:04des noms de fonction
01:01:05c'est la classe politique
01:01:07ce sont beaucoup
01:01:08de gouvernants
01:01:09des grands patrons
01:01:10bien sûr aussi
01:01:11qui sont dans une élite
01:01:12un peu médiatique
01:01:13voilà
01:01:15et puis des intellectuels
01:01:16aussi qui prennent des positions
01:01:17et ils sont l'élite
01:01:18et on voit bien
01:01:19que ces gens-là
01:01:20ne connaissent pas
01:01:21la réalité
01:01:22de la France
01:01:23d'en bas
01:01:23comme disait
01:01:24c'était la phrase
01:01:26de Raffarin
01:01:27la France d'en bas
01:01:27la France d'en outre
01:01:28très forte aussi conception
01:01:29là vous êtes en train
01:01:30dire il y a bien
01:01:31une France d'en bas
01:01:31il y a bien une France d'en haut
01:01:32et la France d'en haut
01:01:33c'est des gens
01:01:34qui sont déconnectés
01:01:35de la France d'en bas
01:01:35ah bah là
01:01:35c'est même
01:01:36c'est même
01:01:37du très haut
01:01:38c'est vraiment
01:01:39on est vraiment
01:01:39sur les cercles d'irigeants
01:01:40parce que comme je le disais
01:01:41il y a une couche
01:01:43des élites
01:01:43qui essaie de faire
01:01:44pas mal son travail
01:01:45en revanche
01:01:46il y a une responsabilité
01:01:48qui est éminente
01:01:49du sénacle politique
01:01:51d'un certain nombre
01:01:52de gens
01:01:52qui sont des leaders
01:01:53d'opinion
01:01:54des intellectuels
01:01:55des universitaires
01:01:56des artistes
01:01:58toute une couche
01:01:59qui prétend
01:01:59expliquer aux autres
01:02:01c'est objectivé
01:02:02je veux dire
01:02:02il suffit d'ouvrir
01:02:03les journaux
01:02:04pour le voir
01:02:05apprendre au peuple
01:02:06ce qu'il doit penser
01:02:08récemment
01:02:08on a beaucoup parlé
01:02:10d'une très belle interview
01:02:12on a eu quelques exemples
01:02:13magnifiques
01:02:13dans l'histoire
01:02:14qui les insultent
01:02:16après le référendum
01:02:18de 2005
01:02:18les éditorialistes
01:02:20qui insultent ce peuple
01:02:22parce qu'ils ont perdu
01:02:23le référendum
01:02:23sous le traité constitutionnel
01:02:24en mai 2005
01:02:26analfabète
01:02:26xénophobe
01:02:27fasciste
01:02:28raciste
01:02:28taré dégénéré
01:02:29ce peuple ne nous convient pas
01:02:31changeons-en
01:02:32mais oui
01:02:33je parlais de cet extrait
01:02:34qui a beaucoup circulé
01:02:35ces derniers temps
01:02:36qui est exceptionnel
01:02:36c'est Jean-Paul Belmondo
01:02:38expliquant
01:02:39à Anne Sinclair
01:02:40de manière très pédagogique
01:02:42que ses choix politiques
01:02:45ne regardent que lui
01:02:46qu'il n'a aucune leçon
01:02:47à donner aux français
01:02:48qui sont très grands
01:02:49pour savoir ce qu'ils ont à penser
01:02:50que lui est là
01:02:51pour les dévertir
01:02:51les amener dans un autre monde
01:02:52les faire rever
01:02:53les soulager de leur quotidien
01:02:54Jean-Paul Belmondo
01:02:55pas l'acteur
01:02:56de série B
01:02:57de Xème classe
01:02:59et le type qui a vécu
01:03:00après on se demande
01:03:01pourquoi il y a des légendes
01:03:02de Jean Gabin
01:03:03à Belmondo
01:03:04en passant par Lino Ventura
01:03:05parce que c'était des gens
01:03:06qui avaient compris leur mission
01:03:07là on est dans l'exact inverse
01:03:08et des gens qui souvent
01:03:08n'ont pas les compétences
01:03:11pour en plus éclairer les gens
01:03:13parce que je veux dire
01:03:14ça demande quand même
01:03:14vous voulez parler
01:03:15des grands sportifs par exemple
01:03:17ou des chanteurs
01:03:17ou des artistes
01:03:18qui donnent des consignes électorales
01:03:20oui
01:03:20tous ces gens
01:03:21ne sont pas le métier
01:03:22ils sont très bons sans doute
01:03:22dans leur domaine
01:03:23mais le reste n'est pas le leur
01:03:25est-ce que des experts
01:03:26de la sécurité
01:03:27donnent des leçons
01:03:28de positionnement de la voix
01:03:29à des chanteurs
01:03:30enfin je veux dire
01:03:30chacun son boulot
01:03:31au bout d'un moment
01:03:32ou des suggestions alimentaires
01:03:33pour faire son menu
01:03:34son menu diététique
01:03:35nous sommes d'accord
01:03:36voilà
01:03:36j'ai Jean-Pierre qui est appelé
01:03:38Clermont-Ferrand
01:03:39bonjour
01:03:39bonjour Jean-Pierre
01:03:40oui bonjour
01:03:41bonjour
01:03:42Jean-Pierre
01:03:42est-ce que vous représentez l'élite
01:03:43vous ou au contraire
01:03:44vous ne vous sentez pas dans l'élite ?
01:03:47non moi je ne me sens pas du tout
01:03:48dans l'élite
01:03:48et je suis votre conversation
01:03:51là depuis un moment
01:03:52et effectivement
01:03:52les élites sont complètement
01:03:54déconnectées du pays
01:03:55et même se prêtent
01:03:58à des complicités
01:03:59qui peuvent nous amener
01:04:00dans de graves conflits
01:04:02c'est pour ça que je parlais
01:04:03d'un exemple
01:04:05que nous avons eu
01:04:06en Auvergne
01:04:06qui a été un peu étouffé
01:04:08bien sûr
01:04:08c'est l'avis de
01:04:10Philippe Herbesson
01:04:11député de la Haute-Loire
01:04:12qui a été élu
01:04:15pendant 4 mandats
01:04:17comme député
01:04:17qui a fait la guerre de 14
01:04:19et qui était
01:04:20en fin de compte
01:04:21parce qu'il avait compris
01:04:22que nous étions trahis
01:04:23et donc avait écrit
01:04:25depuis 1935
01:04:26un avertissement
01:04:27aux Français
01:04:29comme quoi
01:04:29nous étions trahis
01:04:30nous allions avoir la guerre
01:04:31en 1935
01:04:32d'ailleurs il a sorti
01:04:34un livre
01:04:34que j'ai eu de la peine
01:04:36à retrouver
01:04:36que je cherchais
01:04:37depuis 40 ans
01:04:38qui s'appelle
01:04:39Le Peuple tu es trahi
01:04:41et qui est sorti
01:04:43hélas
01:04:43à très très peu
01:04:44d'exemplaires
01:04:44parce qu'il était poursuivi
01:04:46par la marée chaussée
01:04:47sur ordre du pouvoir
01:04:48et donc
01:04:50quand ils ont trouvé
01:04:51son imprimerie
01:04:52il avait heureusement
01:04:53à quelques amis
01:04:54autour de chez lui
01:04:55distribué
01:04:56quelques bouquins
01:04:57mais ils s'en précipitaient
01:04:59pour détruire
01:05:00de pente en comble
01:05:01tout son stock
01:05:04de livres
01:05:05et donc
01:05:07Philippe Berbesan
01:05:08est mort
01:05:08à la prison d'Orient
01:05:09à côté de Clermont
01:05:12malade
01:05:12mal nourri
01:05:13etc
01:05:13alors qu'il avait été
01:05:15quand même
01:05:15décoré
01:05:16pour fait de guerre
01:05:17et blessure
01:05:18à la guerre de 14
01:05:194 mandats
01:05:20qui avaient servi
01:05:21la France toute sa vie
01:05:22vous voyez ce que je veux dire
01:05:23Jean-Pierre
01:05:23vous voulez nous dire
01:05:25en fait que le phénomène
01:05:25n'est pas récent
01:05:27qu'il est ancien
01:05:28et qu'il y avait déjà
01:05:29des gens
01:05:29qui dénonçaient
01:05:30cette dérive
01:05:32qui est la désertion
01:05:34Eric Delbec
01:05:34c'est un témoignage
01:05:36qui vous parle
01:05:36bien entendu
01:05:37oui
01:05:37et moi je pense
01:05:38encore une fois
01:05:39qu'on est sur
01:05:40l'acmé d'un phénomène
01:05:41mais qui s'est
01:05:41très longuement construit
01:05:43et en revanche
01:05:44on est en phase
01:05:44d'accélération
01:05:46depuis un certain
01:05:47nombre d'années
01:05:47et c'est vrai
01:05:48que de ce point de vue là
01:05:48les années Macron
01:05:49ont marqué
01:05:50une accélération
01:05:51dans ces processus
01:05:52mais ces processus
01:05:53étaient agissants
01:05:54bien avant
01:05:55moi j'ai même
01:05:55des exemples
01:05:56de livres
01:05:56d'auteurs
01:05:58qui ont posé
01:05:59des choses
01:05:59par exemple
01:06:00dès le début
01:06:01des années 80
01:06:02quand on pense
01:06:04quand on pense
01:06:05à certaines personnalités
01:06:06qui ont pesé
01:06:07sur la façon
01:06:08de raisonner
01:06:09je fais allusion
01:06:10à des cas très différents
01:06:12Séguéla
01:06:13Jacques Attali
01:06:14Alain Mec
01:06:15ça c'est une élite
01:06:16qui insuffle
01:06:17une façon de penser
01:06:18une façon d'analyser
01:06:19ils sont
01:06:20ils ne sont pas
01:06:20forcément gouvernants
01:06:21ils ont pu l'être
01:06:22à un moment donné
01:06:22mais c'est de ce niveau là
01:06:24que ça part
01:06:25cette désaction
01:06:26Bernard-Henri Lévy
01:06:27par exemple aussi
01:06:29le cas de Bernard-Henri Lévy
01:06:30est intéressant
01:06:31mais tous ceux
01:06:31que vous avez cités avant
01:06:32qui sont en plus
01:06:33incontestablement
01:06:33des gens intelligents
01:06:36très intelligents
01:06:36et cultivés
01:06:37on ne peut pas dire
01:06:38qu'ils n'avaient pas
01:06:39la légitimité
01:06:40à faire passer vite
01:06:41mais c'est très compliqué
01:06:45peut-être
01:06:45d'expliquer
01:06:46à des personnalités
01:06:46comme ça
01:06:47ce qu'ils auraient
01:06:47sans doute compris
01:06:48s'ils avaient connu
01:06:49quelques compagnons
01:06:50de la libération
01:06:50ce qui a été mon cas
01:06:51c'est qu'il y a un moment donné
01:06:53l'intelligence
01:06:53ne vous dispense pas
01:06:54de l'humilité
01:06:55et de la proximité
01:06:57avec autrui
01:06:57alors que
01:06:59certains peuvent penser
01:07:00qu'au bout d'un moment
01:07:00le cercle de la raison
01:07:02on est dans le cercle
01:07:03de la raison
01:07:03non
01:07:04si on pense qu'on a raison
01:07:05il faut essayer
01:07:06de le démontrer
01:07:06alors c'est très rigolo
01:07:08parce qu'aujourd'hui
01:07:08on va panthéoniser
01:07:09un certain nombre de gens
01:07:11comme Marc Bloch
01:07:12qui sont l'exact inverse
01:07:14de tout ça
01:07:15l'antithèse
01:07:16c'est vraiment
01:07:17l'inconscient
01:07:17de l'époque
01:07:19nous avons les Grecs
01:07:20alors les Grecs
01:07:20c'est le club
01:07:21qui consacre absolument
01:07:23ce que vous expliquez
01:07:24cette trahison des hélices
01:07:25et vous parliez de Bernard-Henri Lévy
01:07:26on ne se rappelle plus aujourd'hui
01:07:27alors Dieu sait qu'aujourd'hui
01:07:28c'est vrai
01:07:29qu'il est sérieusement
01:07:31contrarié
01:07:31par ce qu'il voit
01:07:32mais il écrit
01:07:33l'idéologie française
01:07:33au début des années 80
01:07:34qui est un pré-walkisme
01:07:36il explique que nous sommes
01:07:37un peuple de traîtres
01:07:38et de fachos
01:07:39par nature
01:07:41en relisant des auteurs
01:07:43qui n'ont jamais été fascistes
01:07:44et en nous expliquant
01:07:45qu'ils l'étaient
01:07:45donc je veux dire
01:07:46au bout d'un moment
01:07:47c'est sûr que
01:07:47vous voyez
01:07:48quand vous faites pipi
01:07:50contre le vent
01:07:50comme dit une célèbre expression
01:07:52ça finit par vous revenir
01:07:54en pleine phase
01:07:54donc effectivement
01:07:55on a posé des choses
01:07:57dans notre passé
01:07:57des gens ont posé
01:07:58des choses dans le passé
01:07:59quitte à revenir après
01:08:00en disant
01:08:01ah oui finalement
01:08:02voilà
01:08:02mais oui
01:08:03vous les avez posés
01:08:04donc maintenant
01:08:05nous suivons
01:08:05une loi assez logique
01:08:07il ne s'agit pas
01:08:07de condamner les autres
01:08:09regardez
01:08:10ce qui se passe
01:08:11est totalement logique
01:08:12et donc ça n'est pas né
01:08:13hier matin
01:08:14mais cette idée
01:08:15qui ne doit pas y avoir
01:08:17d'arrogance
01:08:18de l'intelligence
01:08:19elle est fondamentale
01:08:20sur quoi nous ne sommes
01:08:20jamais sortis
01:08:21du dialogue
01:08:22ou du conflit
01:08:23entre Camus et Sartre
01:08:24et d'un côté
01:08:25il y a un homme
01:08:26humble
01:08:27rayonnant
01:08:28talentueux
01:08:28puis de l'autre
01:08:29il y a Sartre
01:08:30l'homme à la plume
01:08:31entre les dents
01:08:32qui a toujours été
01:08:33dans la fascination
01:08:33de la violence
01:08:34cette césure existe
01:08:35toujours
01:08:36de façon extrêmement précise
01:08:37est-ce que
01:08:38Eric Delbec
01:08:38il n'y a pas le risque
01:08:39et souvent c'est un phénomène
01:08:40qui se produit
01:08:41lorsqu'il y a une révolution
01:08:42une contre-révolution
01:08:44et une réaction
01:08:45est-ce qu'il n'y a pas
01:08:45aujourd'hui
01:08:46un anti-élitisme
01:08:48qui va créer une élite
01:08:49à son tour
01:08:50c'est-à-dire que
01:08:50pour dénoncer l'élite
01:08:51je fais allusion
01:08:52à certains médias
01:08:53qui du coup
01:08:54par nécessité
01:08:55ont dit
01:08:55il faut répondre
01:08:56à cette élite
01:08:57qui nous domine
01:08:58et sans le savoir
01:08:59elle constitue elle-même
01:09:00une forme d'élite
01:09:01qui dit comment penser
01:09:02et comment il faut voter
01:09:03c'est une sacrée bonne question
01:09:05c'est-à-dire qu'encore une fois
01:09:06moi je pense
01:09:07qu'on commence à dériver
01:09:09lorsqu'on veut
01:09:10être absolument
01:09:12détenteur
01:09:13d'une vérité
01:09:14qui n'admet pas
01:09:15de contestation
01:09:16et que
01:09:17la clé
01:09:18c'est toujours
01:09:19de se rapporter
01:09:20au réel
01:09:20moi je suis dans l'obsession
01:09:21d'aller voir
01:09:22le réel
01:09:23et d'essayer
01:09:24de tenir le moins
01:09:24de discours
01:09:25possible
01:09:26sur des choses
01:09:26que je n'ai pas pu
01:09:27toucher du doigt
01:09:28alors expérimenter
01:09:29si possible
01:09:29au moins toucher du doigt
01:09:31en revenant
01:09:32en disant
01:09:32je crois que je n'ai pas
01:09:33trop mal compris
01:09:34ce que les gens
01:09:35pouvaient éprouver
01:09:36alors bien évidemment
01:09:36quand les gens
01:09:37éprouvent des choses
01:09:37ce n'est pas forcément
01:09:38bien rangé
01:09:39ce n'est pas lisse
01:09:40ce n'est pas net
01:09:41mais c'est la matière humaine
01:09:42si des élites
01:09:43ne sont plus capables
01:09:44de comprendre
01:09:45la matière humaine
01:09:46que font-elles là ?
01:09:48Alors est-ce que
01:09:49je prends un exemple
01:09:50parmi d'autres
01:09:51est-ce que Vincent Bolloré
01:09:52n'est pas en train
01:09:53de prendre le risque
01:09:54de créer une contre-élite
01:09:55qui elle-même
01:09:56pourrait devenir
01:09:57une élite
01:09:58qui donne aussi
01:10:00vous allez me dire
01:10:01ils sont peut-être
01:10:01en contact avec le PRL
01:10:02ils ont matière
01:10:03c'est ce qu'ils disent
01:10:04nous on est près du terrain
01:10:06moi si vous voulez
01:10:06je n'ai pas d'avis tranché
01:10:08sur tout ça
01:10:09déjà un
01:10:09parce que je ne connais pas
01:10:10spécialement Vincent Bolloré
01:10:11et que moi j'aime bien
01:10:12connaître les gens
01:10:12dont je parle
01:10:13et la plupart
01:10:14dont je parle
01:10:16soit je les connais
01:10:17soit je les ai approchés
01:10:18soit j'ai été
01:10:20indirectement
01:10:20mais assez
01:10:22proche en contact
01:10:23je ne le connais pas
01:10:24moi en revanche
01:10:24ce qui m'intéresse
01:10:25quand on parle de Vincent Bolloré
01:10:26aujourd'hui c'est le rapport
01:10:28qu'on fait dans les médias
01:10:29et quand on dit
01:10:30il y a la télévision publique
01:10:32la radio publique
01:10:33et il y a Bolloré
01:10:34il y a quand même un truc
01:10:35qui est incontestable
01:10:35c'est que d'un côté
01:10:36il y a un homme
01:10:37qui a fait fortune
01:10:38c'est son argent
01:10:39c'est privé
01:10:40après tout
01:10:41c'est bien ce qu'il veut
01:10:42c'est son droit
01:10:43et il y en a d'autres
01:10:44qui sont censés
01:10:45être là
01:10:46pour le peuple français
01:10:48et qui en revanche
01:10:49estiment qu'il y a
01:10:50une partie de la population
01:10:51qui n'est pas légitime
01:10:52et qui a ce comportement
01:10:53élitaire détestable
01:10:54consistant à dire
01:10:55c'est une bande de crétins
01:10:56et là dans le service public
01:10:57on voit bien
01:10:57qu'on touche du doigt
01:10:58cette dérive
01:10:59là il y a un petit sujet
01:11:01et moi
01:11:02c'est en tant que citoyen
01:11:03je souhaite
01:11:04que le service public
01:11:05soit justement
01:11:06le plus représentatif
01:11:07d'une nation
01:11:09oui mais c'est bien
01:11:09ce que je voulais vous dire
01:11:10est-ce qu'à cause
01:11:11de cet élitisme
01:11:12du service public
01:11:13on risque pas d'avoir
01:11:14un anti-élitisme
01:11:14qui peut en devenir
01:11:15un sort de droit
01:11:16sauf que là où effectivement
01:11:17j'ai un petit problème
01:11:18sémantique
01:11:18c'est que j'estime
01:11:19que là on n'est plus
01:11:20dans l'élitisme
01:11:21on est dans l'oligarchisme
01:11:22on est dans l'entre-soi
01:11:23et qu'on est dans le domaine
01:11:25en fait des fausses élites
01:11:26la question c'est
01:11:27qu'est-ce que c'est
01:11:27qu'une vraie élite
01:11:28une vraie élite
01:11:29elle souffre avec son peuple
01:11:30on continue à la définir
01:11:32dans quelques instants
01:11:33vous nous appelez
01:11:34au 0826-300-300
01:11:35à l'issue à l'espace
01:11:36ceux qui dirigent le pays
01:11:37vous défendent-ils encore
01:11:38un peu
01:11:39défendent-ils encore
01:11:40un petit peu
01:11:40vos intérêts
01:11:41ou uniquement les leurs
01:11:42réagissaient
01:11:43au 0826-300-300
01:11:45voilà nous avons
01:11:46Sud Radio
01:11:49midi 14h
01:11:50Sud Radio
01:11:51la France dans tous ses états
01:11:52Perico-Legas
01:11:54vous êtes bien sûr
01:11:55Sud Radio
01:11:55il est 13h48
01:11:58l'élite
01:11:58c'est-elle coupée
01:11:59du peuple
01:12:00non seulement
01:12:01mais elle est peut-être
01:12:02en train de commettre
01:12:03une trahison
01:12:04et de laisser ce pays
01:12:05à l'abandon
01:12:05et il suffit
01:12:07d'observer
01:12:07cette société
01:12:10l'actualité
01:12:11pour comprendre
01:12:11qu'en tout cas
01:12:12il y a
01:12:12au-delà de la facture sociale
01:12:14qui n'a jamais été résorbée
01:12:15depuis 1995
01:12:16il y a une saisir
01:12:17aujourd'hui
01:12:18qui fait que ce pays
01:12:18est coupé en deux
01:12:19et que ceux qui sont à la tête
01:12:21sont en train de nous envoyer
01:12:22dans le mur
01:12:22et que si on ne va pas
01:12:23dans le mur
01:12:23nous explique Eric Delbec
01:12:24c'est peut-être parce qu'en bas
01:12:26il y a encore
01:12:28des fonctionnaires
01:12:28des citoyens
01:12:29des républicains
01:12:30des gendarmes
01:12:31des pompiers
01:12:31mais peut-être aussi
01:12:33des plombiers
01:12:33et des artisans
01:12:34qui sont là
01:12:35qui font leur métier
01:12:35avec la conscience professionnelle
01:12:37une conscience patriotique
01:12:38qui fait que l'édifice
01:12:39tient encore
01:12:40même si le poisson
01:12:41a pourri par la tête
01:12:42et bien le socle
01:12:43est encore tenace
01:12:45nous avons Loïc
01:12:46qui nous appelle
01:12:47de Toulouse
01:12:49pour vous
01:12:50l'élite
01:12:50c'est coupé du peuple
01:12:52ou pas totalement ?
01:12:54Alors c'est toujours
01:12:56le débat qu'on aura
01:12:56sur qu'est-ce qu'est l'élite
01:12:58mais il est clair
01:13:00qu'aujourd'hui
01:13:01et depuis au moins
01:13:0220 ans
01:13:04l'élite qui gouverne
01:13:06l'élite qui accompagne
01:13:07les gouvernements
01:13:08l'élite politique
01:13:10aujourd'hui
01:13:11a fait un choix
01:13:13qui n'est plus
01:13:14le choix
01:13:14que le peuple
01:13:16lui a demandé de faire
01:13:17et pour lequel
01:13:18le peuple n'est pas interrogé
01:13:19je veux dire
01:13:20je vais être très très franc
01:13:21nos grands serviteurs
01:13:23de l'état
01:13:23dans les grandes administrations
01:13:25aujourd'hui
01:13:26très clairement
01:13:27les ministres passent
01:13:28l'administration
01:13:29reste en place
01:13:30et c'est aujourd'hui
01:13:30l'administration
01:13:31qui décide
01:13:32de ce qu'elle veut
01:13:34travaillant avec des politiques
01:13:35moi je me rends bien compte
01:13:36que le politique
01:13:37peut prendre
01:13:38toutes les décisions
01:13:38qu'il veut
01:13:39si son administration
01:13:40derrière ne souhaite pas
01:13:41ou ne veut pas y aller
01:13:42et bien le politique
01:13:44aura beau se battre
01:13:46tout ce qu'il veut
01:13:47tout ce qu'il souhaite
01:13:48l'administration
01:13:49continuera de faire
01:13:50ce qu'elle a envie de faire
01:13:51Eric Delbecq
01:13:52c'est un constat
01:13:53qui correspond à
01:13:54vos conclusions
01:13:55c'est assez vrai
01:13:56mais ça peut être
01:13:57plus cohérent
01:13:58qu'on ne le croit
01:13:59c'est à dire que
01:14:01ça effectivement
01:14:02ça vaut
01:14:03si on dit
01:14:03il y a l'administration
01:14:04d'un côté
01:14:04les politiques de l'autre
01:14:05mais
01:14:06ça revient à ce que nous disions
01:14:07tout à l'heure
01:14:07il y a des réseaux
01:14:09non pas des réseaux
01:14:10fantasmatiques
01:14:11il y a des réseaux
01:14:12d'anciens de l'ENA
01:14:13de gens qui ont fait
01:14:14leur carrière ensemble
01:14:16certains patrons
01:14:16d'administration centrale
01:14:17sont des camarades
01:14:18de promo
01:14:18de l'ENA
01:14:19de ceux qui sont ministres
01:14:20donc en fait
01:14:21il y a quand même
01:14:22un petit cercle de gens
01:14:23qui se parlent
01:14:25et qui agit quand même
01:14:27en assez grande cohérence
01:14:29et parfois les oppositions
01:14:30peuvent être plus ou moins
01:14:31réelles
01:14:32la question se pose
01:14:33quand on est
01:14:33question intéressante
01:14:34parce que là aussi
01:14:35on se rombre vite
01:14:35dans le complotisme
01:14:36y a-t-il ou pas
01:14:37un état profond
01:14:37il y a une masse bureaucratique
01:14:40il n'y a pas besoin
01:14:40de parler d'état profond
01:14:42parce que ça
01:14:42ça mobilise
01:14:43tous les imaginaires
01:14:45du complot
01:14:45il y a simplement
01:14:46un système bureaucratique
01:14:47qui est tellement
01:14:50sclérosé
01:14:51que la capacité
01:14:53de ce système bureaucratique
01:14:54à se mettre
01:14:55en ordre de marche
01:14:56qui lui est engendré
01:14:57qui lui est engendré
01:14:58par l'ENA
01:14:58l'ENA
01:14:59ce n'est pas une fabrique
01:15:00d'élite directe
01:15:00en tout cas
01:15:01c'est une fabrique
01:15:01de bureaucratie
01:15:02qui peut conduire
01:15:03à cette élite
01:15:04moi je vois la bureaucratie
01:15:05comme l'espèce
01:15:06de sédimentation
01:15:07de toutes nos erreurs
01:15:09et nos lâchetés
01:15:09depuis 100 ans
01:15:11c'est un espèce
01:15:13le système bureaucratique
01:15:14c'est une espèce
01:15:15de résultante
01:15:15de l'ensemble
01:15:16de nos erreurs
01:15:18c'est l'épaisseur
01:15:20de la bureaucratie
01:15:21ordinaire
01:15:22ça ne veut pas dire
01:15:22que toutes les administrations
01:15:23soient comme ça
01:15:23mais quand on constate
01:15:24qu'une administration
01:15:25se transforme en bureaucratie
01:15:27c'est
01:15:28voilà
01:15:28on sédimente
01:15:30de la bêtise
01:15:31ordinaire
01:15:32Eric Delbecq
01:15:32il y a un symptôme
01:15:33que vous définissez
01:15:34dans votre ouvrage
01:15:35page 193
01:15:374ème chapitre
01:15:38les présidents
01:15:39qui criaient au loup
01:15:40réponse aux irresponsables
01:15:41qui prétendent
01:15:42que l'insécurité permanente
01:15:43est un sentiment
01:15:44d'insécurité
01:15:44autrement dit
01:15:45une illusion
01:15:46vous dites
01:15:46quand un homme politique
01:15:47vous dit ça
01:15:48je fais allusion
01:15:49à Eric Dupond-Moretti
01:15:50qui a dit
01:15:50mais non c'est un sentiment
01:15:51quand un homme politique
01:15:52un dirigeant
01:15:53vous dit ça
01:15:54ça veut dire
01:15:55qu'il a basculé
01:15:55dans un élitisme
01:15:56déconnecté
01:15:57c'est ça qu'il faut conclure
01:15:59alors il a
01:16:00deux déclarations
01:16:01François Hollande
01:16:02nous sommes en guerre
01:16:03en 95
01:16:04après le Bataclan
01:16:04et on l'a dit tout à l'heure
01:16:06Emmanuel Macron
01:16:07la guerre avec le Covid
01:16:08ça
01:16:09et ensuite donc
01:16:10sentiment d'insécurité
01:16:12oui oui
01:16:12alors ils vivent dans leur monde
01:16:13ils n'ont plus aucune idée
01:16:15de ce que veulent dire les mots
01:16:17et ensuite
01:16:17il y a des postures personnelles
01:16:19de gens qui
01:16:20on adore
01:16:21moi c'est une chose
01:16:22qui me frappe
01:16:22chez Emmanuel Macron
01:16:23Emmanuel Macron
01:16:23qui par ailleurs aussi
01:16:24est un homme intelligent
01:16:26il n'y a pas de
01:16:26mais cette volonté
01:16:27de prendre une posture
01:16:29de chef de guerre
01:16:31elle m'a toujours interrogé
01:16:32ça va de la combinaison de pilote
01:16:34à c'est la guerre
01:16:35là aussi ça dit quelque chose
01:16:37et ça dit quelque chose
01:16:38pas simplement d'Emmanuel Macron
01:16:39parce que ce syndrome
01:16:40est assez répandu
01:16:41dans beaucoup de ses élites
01:16:42on veut être chef
01:16:44mais si vous voulez
01:16:45il y a quand même un problème
01:16:46c'est que le costume
01:16:47est un peu trop grand
01:16:47voilà
01:16:48on a la main
01:16:50qui ne sort pas des manches
01:16:52du costume
01:16:52et donc quand on dit
01:16:54c'est un sentiment
01:16:54mais quand on n'habite pas
01:16:55la cour d'oeuvre
01:16:55à Vinicieux
01:16:56bien sûr
01:16:57mais là vous touchez
01:16:58du doigt quelque chose
01:17:00qui est fondamental
01:17:00les gens veulent bien
01:17:02avoir des élites
01:17:02veulent bien avoir
01:17:03des chefs
01:17:04au sens démocratique
01:17:05il en faut
01:17:06il en faut du chef
01:17:07mais ils veulent que ces gens-là
01:17:08leur en imposent
01:17:09ils veulent se dire
01:17:10si ce sont les chefs
01:17:11on comprend pourquoi
01:17:12mais quand vous voyez
01:17:13des chefs
01:17:14vous avez le sentiment
01:17:15qui flotte dans leur costume
01:17:16qu'est-ce que ça produit
01:17:18vous êtes inquiet
01:17:18ça envoie ces gens
01:17:19vous dites
01:17:20ils en ont marre
01:17:21de subir des décisions
01:17:22qui sont imposées par des gens
01:17:24qui ne connaissent pas
01:17:24les conséquences
01:17:25de ces décisions
01:17:26et qui ne connaissent pas
01:17:26les matières sur lesquelles
01:17:27ils travaillent
01:17:28et là il y a une corrélation
01:17:28avec la cour de sa partie
01:17:29de Versailles
01:17:30et puis que le bon peuple
01:17:31j'explique quelque part
01:17:32dans le livre
01:17:33je ne pourrais plus vous donner
01:17:33la page
01:17:34que si vous commencez
01:17:35à parler concept militaire
01:17:36ou de sécurité intérieure
01:17:37avec des politiques
01:17:38vous allez rapidement
01:17:39avoir la trouille
01:17:40parce que vous vous rendez compte
01:17:40qu'ils ne maîtrisent pas
01:17:41la moitié
01:17:43de ces concepts
01:17:43et qu'ils ne savent pas
01:17:44de quoi on leur parle
01:17:45et pourtant ils ont le vie
01:17:45et nous avons Serge
01:17:46qui nous appelle de Vichy
01:17:48Serge vous habitez
01:17:49au centre de Vichy
01:17:50ou non ?
01:17:52oui
01:17:52vous avez vu la beauté
01:17:53la beauté du parc
01:17:54a été refait entièrement
01:17:55c'est une ville merveilleuse
01:17:57qui souffre
01:17:58de cette période de l'histoire
01:18:00aujourd'hui c'est terminé
01:18:01donc je ne dirai plus jamais
01:18:03régime de Vichy
01:18:04je dis bien régime
01:18:05du maréchal Pétain
01:18:06et j'invite tous ceux
01:18:06qui nous écoutent
01:18:07à aller découvrir
01:18:08cette ville merveilleuse
01:18:09avec son casino
01:18:10sa vie culturelle
01:18:11et cette balade du parc
01:18:12et moi je vais toujours
01:18:13prendre mon petit
01:18:13comme je suis gourmand
01:18:15je prends mon petit
01:18:16gobelet de Vichy
01:18:17et je m'en porte beaucoup mieux
01:18:17après
01:18:18voilà
01:18:19c'est pas pour ça
01:18:19que vous m'appelez
01:18:20parler du régime
01:18:21du régime minéral de Vichy
01:18:23du régime minéral
01:18:23et pas du régime politique
01:18:24vous dites que l'élite
01:18:26vous dites que l'élite
01:18:27elle est vraiment
01:18:28elle est vraiment coupée du peuple
01:18:30je vais vous dire
01:18:32j'ai réagi par rapport
01:18:34à ce que vous avez dit
01:18:34il y a quelques minutes
01:18:35vous avez posé la question
01:18:37effectivement
01:18:37est-ce que l'élite
01:18:38est coupée du peuple
01:18:39et vous avez même
01:18:41laissé entendre
01:18:41est-ce que le peuple
01:18:43en creux
01:18:44ne se coupe pas
01:18:45lui-même des élites
01:18:46ben je vais vous dire
01:18:47oui
01:18:48enfin dans mon cas
01:18:48c'est ça
01:18:49je me coupe des élites
01:18:50parce que
01:18:51nous avons eu droit
01:18:52à des fausses élites
01:18:53c'est ce que je disais
01:18:54tout à l'heure
01:18:55à votre
01:18:58interlocuteur
01:18:59à Emmanuel Galasso
01:19:00à Emmanuel Galasso
01:19:02à Emmanuel
01:19:02pardon
01:19:03heureusement qu'il est là
01:19:04Emmanuel
01:19:04mais oui
01:19:05mais oui
01:19:06il est essentiel
01:19:08mais en gros
01:19:09moi je vois ça
01:19:10comme dans un supermarché
01:19:11dans un supermarché
01:19:13vous avez
01:19:13un rayon
01:19:14avec une trentaine
01:19:16une quarantaine
01:19:16de produits
01:19:17là c'est le gouvernement
01:19:19c'est-à-dire
01:19:19tous les ministres
01:19:20et secrétaires d'état
01:19:21et vous avez
01:19:22des têtes de gondoles
01:19:23alors les têtes de gondoles
01:19:25on les connait
01:19:26c'est toujours
01:19:26les mêmes noms
01:19:27on vient d'ailleurs
01:19:28ils jouent aux chaises musicales
01:19:29on retrouve Darmanin
01:19:31on retrouve
01:19:33un certain nombre
01:19:35dont on connait les noms
01:19:36les autres
01:19:37de toute façon
01:19:38les autres
01:19:39ne sont plus sortis
01:19:40et n'émanent plus de l'ENA
01:19:42ou alors
01:19:43ce sont des copains
01:19:45d'ENA
01:19:45de promotion d'ENA
01:19:46d'un certain Emmanuel
01:19:48d'accord
01:19:50donc
01:19:50ce sont des gens
01:19:52qu'on ne connait pas
01:19:52ou comme
01:19:53comme le disait
01:19:55l'auteur
01:19:56que vous interrogez
01:19:56ce sont des gens
01:20:00qui effectivement
01:20:01font partie d'un réseau
01:20:02alors issus
01:20:03des grandes écoles
01:20:04souvent
01:20:04effectivement
01:20:06donc ils se connaissent
01:20:07entre eux
01:20:07mais
01:20:08qui n'ont pas
01:20:10je veux dire
01:20:11qui n'ont pas
01:20:11d'exposition publique
01:20:13avant d'être nommés
01:20:15donc ce qui fait que
01:20:16moi vous me posez
01:20:17la question
01:20:17de savoir
01:20:18combien je connais
01:20:19de ministres
01:20:20dans le gouvernement
01:20:21actuel
01:20:23en dehors
01:20:23de Lecornu
01:20:24et d'Armanin
01:20:26et Nunez
01:20:29je ne vois pas
01:20:29constat
01:20:30constat
01:20:31constat très révélateur
01:20:32il nous reste vraiment
01:20:32très très peu de temps
01:20:33Eric Delbecq
01:20:34on est bien d'accord
01:20:35quand on ne connait pas
01:20:36le nom de nos dirigeants
01:20:37c'est qu'on est un peu coupé
01:20:50un peu coupé
01:20:51Robert Laffont
01:20:52en tout cas
01:20:53à tous les candidats
01:20:54lisez ce document
01:20:55ça vous éclairera
01:20:55sur votre candidature
01:20:56tous nos parlementaires
01:20:58j'allais dire
01:20:58tous les proviseurs
01:21:00et tout le monde
01:21:01que les français
01:21:01lisent ce livre
01:21:02la trahison des élites
01:21:03on comprend pourquoi
01:21:05ça va mal
01:21:05et surtout
01:21:06Eric Delbecq
01:21:06ouvre des portes
01:21:07ça va très mal
01:21:08ils ont confisqué
01:21:09le pouvoir
01:21:09ils sont déconnectés
01:21:10pourtant
01:21:10il y a autant de solutions
01:21:12que l'on veut
01:21:12si la république
01:21:13retrouve ses valeurs
01:21:14et ça a raison
01:21:15et ça sera certainement
01:21:16l'objet
01:21:16d'un tome de Eric Delbecq
01:21:18je n'écarte pas
01:21:18de vous recevoir
01:21:19pour continuer
01:21:19à discuter
01:21:20parce que je pense
01:21:21que les dégâts
01:21:22qu'occasionnent les élites
01:21:23dans ce pays
01:21:23ne sont pas terminés
01:21:24et j'aurai encore
01:21:25certainement
01:21:25des questions à vous poser
01:21:26merci d'avoir été en direct
01:21:27sur Sud Radio
01:21:29aujourd'hui
01:21:30Anissa
01:21:30c'est notre dernier jour
01:21:31de la semaine
01:21:32mais on se retrouve
01:21:33lundi
01:21:34on se retrouve bien évidemment
01:21:35lundi
01:21:36on remercie également
01:21:37Jean-Louis Chilonski
01:21:39d'avoir été avec nous
01:21:40et d'avoir partagé
01:21:42sa position
01:21:42sur le risque de pénurie
01:21:43du carburant
01:21:44tout de suite
01:21:45on retrouve évidemment
01:21:46Brigitte Lahaye
01:21:47qui reçoit une femme
01:21:48Catherine Aimlet Périssol
01:21:50une femme condamnée
01:21:51à se sentir seule
01:21:52à suivre
01:21:52sur Sud Radio
01:21:53c'est une autre forme
01:21:53d'élitisme

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