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Matthieu Valet, eurodéputé Rassemblement national et conseiller municipal à Lille, propose un plan d'investissement pour les sapeurs-pompiers, jeudi, au lendemain d'une journée de grève dans la profession.
Retrouvez « L'invité de 8h20 » sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien
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00:00Un été de feu et de canicule, des pompiers en grève et déjà la bataille du budget 2027.
00:05A huit mois de la présidentielle, le Rassemblement National dit être prêt à gouverner.
00:10Mais que votrait-il dès maintenant ? Que fera-t-il demain ? Et avec quel argent ?
00:13Posez vos questions à notre invité au 01 45 24 7000 ou par message sur WhatsApp à ce même numéro
00:20ou sur l'appli Radio France.
00:22Bonjour Mathieu Vallet.
00:23Bonjour François Geoffrey.
00:24Vous êtes député européen du Rassemblement National et conseiller municipal à Lille.
00:28Parlons d'abord des pompiers. Ce sont eux les grandes figures de l'actualité de cet été 2026 face aux
00:33incendies.
00:34Et donc en grève pour demander plus de moyens.
00:37Déçus de leur rendez-vous hier avec le ministre Laurent Nunez.
00:41Manifestation à Paris, ce sera fin septembre.
00:44Mais dans un contexte où il n'y a plus d'argent nulle part, est-ce qu'on va réussir
00:47à satisfaire leur demande d'être mieux équipé ?
00:50D'abord, moi je rends hommage à nos sapeurs-pompiers.
00:52Ils l'ont dit, ils ne veulent pas être qualifiés d'héros, ils veulent des moyens.
00:54Donc moi je suis étonné que dans la sixième puissance du monde, il n'y ait pas une cagoule anti
00:59-feu qui soit digne de ce nom,
01:00qui filtre les particules, qui peut leur permettre de faire face à des incendies violents,
01:03comme on l'a vu en Gironde, dans le Var ou même aujourd'hui dans le Nord-Pas-de-Calais
01:06ou dans les Landes.
01:07Et donc on attend aujourd'hui, en 2026, que les sapeurs-pompiers soient au bout du bout
01:11et qu'ils aient consacré toute leur force à nous protéger face au méga-feu qu'a connu la France
01:15et qu'elle connaît encore aujourd'hui,
01:16pour leur acheter des cagoules dignes de ce nom.
01:18Enfin, il y a des choses que je ne comprends pas.
01:19C'est un manque de moyens ou c'est que l'innovation n'existe pas à ce stade ?
01:22Il y a un grand manque de moyens, mais vous savez qu'il y a 1000 fourgons engin incendie liés
01:26au feu de forêt en moins depuis 10 ans.
01:28Vous savez que les canadaires qu'Emmanuel Macron prétend avoir achetés ne sont toujours pas livrés.
01:32Les premiers arriveront en 2028 et les seconds, si j'ose dire, en 2032.
01:37Ils sont effectivement commandés et ça met du temps.
01:39Oui, mais gouverner c'est prévoir, donc ça fait 10 ans qu'il est au pouvoir,
01:41mais c'est comme les places de prison, c'est comme la police nationale et la gendarmerie.
01:44Tout le monde est à l'os et aujourd'hui, on constate bien que tout le monde, en fait, va
01:48être dans la rue.
01:48Les policiers ont manifesté des bugies, ils n'ont pas obtenu de gain de cause.
01:51Les sapeurs-pompiers, vous l'avez dit, le 29 septembre seront dans la rue.
01:53Et moi, pardon, mais il faut aujourd'hui que cette loi de modernisation de la sécurité civile,
01:57il y a eu un beau veau de la sécurité civile qui n'a pour l'instant débouché sur rien.
02:01On attend qu'on ait quatre pompiers qui soient morts cet été.
02:03Je pense notamment à Anthony et Wilfried qui sont décédés près de Mérignac à Bordeaux.
02:07Pour que cette loi soit présentée, nous nous annonçons début septembre.
02:09Donc évidemment que nous, on est prêt à siéger l'Assemblée nationale avant l'heure,
02:12puisque normalement, les députés reprennent le chemin de l'école, si j'ose dire, fin septembre, début octobre.
02:17Donc la réalité, c'est que oui, sur les moyens, les effectifs, vous avez vu qu'ils réclament 21 000
02:21sapeurs-pompiers en recrutement.
02:22Aujourd'hui, on a 44 000 sapeurs-pompiers professionnels.
02:25On a 200 000 volontaires.
02:26Et la réalité, c'est que ce n'est pas suffisant pour faire face aux feux de forêt.
02:29Puis j'ai vu qu'il y avait eu des querelles entre les départements pour permettre de mettre à disposition
02:33des sapeurs-pompiers professionnels.
02:34C'est pareil, au XXIe siècle, il faut qu'on puisse libérer facilement des sapeurs-pompiers professionnels pour aller sur
02:39les feux.
02:40Il faut que, par exemple, dans les administrations, ça peut être une doctrine tout de suite adoptée par le ministère
02:44de l'Intérieur.
02:44On puisse libérer des policiers, des gendarmes ou l'ensemble des fonctionnaires pour pouvoir soutenir leurs frères d'armes.
02:49C'est tout ça qu'il faut mettre dans ce projet de loi de modernisation de la sécurité civile.
02:54Il faut un grand plan Marshall, un grand plan d'investissement pour nos sapeurs-pompiers,
02:57avec évidemment des choses chiffrées, des choses concrètes,
03:00puisque hier, les sapeurs-pompiers, en tout cas leurs neuf représentations syndicales,
03:03ce qu'ils ont reproché aux ministères, c'est de ne pas assez être concret, précis
03:08et donner des échéances avec des engagements, finalement, sur les sapeurs-pompiers.
03:12Si on doit moderniser, c'est que la structure actuelle ne fonctionne pas.
03:15Qu'est-ce qui, aujourd'hui, pêche ?
03:16Est-ce que c'est l'organisation par département, avec ces fameux SDIS,
03:19les services départementaux d'incendiaires de secours ?
03:22Ou est-ce que c'est la coordination avec l'État ?
03:24Est-ce qu'un SDIS n'est pas proportionné pour un méga-feu comme on a vu en Gironde ?
03:28Non, mais je vous ai dit qu'il fallait développer la coordination
03:31entre les services départementaux d'incendiaires de secours.
03:33Aujourd'hui, vous savez qu'ils sont en partie financés par les départements,
03:35mais aussi par les établissements intercommunaux.
03:37Donc, il y a un certain nombre de financements qui en ont, vous savez, nous...
03:39Donc là, c'est le millefeuille qui pose problème pour vous ?
03:41Mais dans la France, c'est globalement toute cette technocratie qui pose problème.
03:45Et donc quoi ? On suppline l'échelon départemental ?
03:47Mais nous, on a entamé une réflexion.
03:49On estime que d'abord, le maire, c'est le meilleur échelon.
03:52Ensuite, au niveau national...
03:53Mais chaque mairie ne peut pas avoir son bataillon complet.
03:55Non, mais bien sûr.
03:56Mais typiquement, les régions, c'est une structure d'un millefeuille administratif,
04:00aujourd'hui, qui est superflu.
04:02Voilà, on a les départements, les régions, les métropoles...
04:04Les régions, là, n'interviennent pas dans les...
04:06Non, mais je sais bien.
04:07Mais il faut qu'on fasse des économies.
04:08Donc, on ne peut pas dire qu'on va financer plein de choses.
04:10Et derrière, on économise sur rien.
04:11Bon, vous savez que nous, on a donné une palette d'économies sur beaucoup de sujets,
04:1713 milliards d'euros, sur aussi ce millefeuille administratif et ses agences,
04:21l'ARCOM, l'ADEME.
04:22Alors, je sais que ça chagrine les écologistes.
04:24Mais enfin, il faut bien trouver et proposer des économies.
04:25Nous, on les propose.
04:26Et je ne sais pas si vous êtes au courant,
04:28mais si on continue avec un train de vie qui est au-dessus de nos moyens,
04:32comme on le fait actuellement, en 2029,
04:34toutes les sommes payées par les Français au titre de l'impôt sur le revenu,
04:36c'est-à-dire les sommes que prélève l'État sur le fruit de travail des Français,
04:40des particuliers,
04:41eh bien, ça sera dédié au paiement des intérêts de la dette.
04:43Ça veut dire qu'on ne financera plus les sapeurs-pompiers, les policiers, les gendarmes, les magistrats,
04:47les médecins, les soignants, les hôpitaux.
04:49On financera les intérêts de nos créanciers.
04:51On financera tout ça à la fois, mais la dette continuera de se produire.
04:54Ah bah non, on financera tout ça à la fois.
04:55On n'arrêtera pas de payer les fonctionnaires.
04:57Oui, enfin, vous me direz, si j'écoute Jean-Luc Mélenchon,
04:59il veut brûler les dettes de la France en croyant que ça va résoudre les problèmes
05:03et que, finalement, on rentrerait dans une grave crise financière nationale et européenne.
05:07Non, nous, on est sérieux, on propose des économies sérieuses.
05:09Et en réalité, oui, vous avez raison de me poser la question.
05:12Sur ces économies qu'on fera, on les dépensera et l'investira sur la sécurité.
05:16Mais enfin, c'est la dernière de mon parti.
05:17Donc nous, on n'a jamais entendu qu'il y ait des méga-feux, des drames
05:19et des situations de crise qu'on connaît actuellement pour faire ces propositions.
05:22Et je rappelle que vous êtes aussi ancien porte-parole du syndicat indépendant des commissaires de police.
05:26Donc, je résume. Un grand plan Marshall pour la sécurité civile.
05:30Il y a aussi cette question restée un peu en suspens au début de l'été.
05:32Là, on arrive à la fin, on espère, d'une énième vague de chaleur
05:36avec des températures encore aujourd'hui autour de 38-40 selon les régions.
05:39Le plan climatisation que propose le Rassemblement national depuis plusieurs mois.
05:44Où en est-il ? Est-ce qu'il est chiffré ? Ça y est.
05:46Oui, mais en fait, si vous voulez, on est sur un investissement assez conséquent lié à la climatisation.
05:52On veut d'abord climatiser, par exemple, les EHPAD, les établissements sanitaires.
05:55On a des personnes de notre population les plus fragiles.
05:58Les administrations également, en particulier les écoles, les crèches et les établissements scolaires.
06:02Parce qu'on ne peut pas faire accueillir et faire étudier nos enfants dans des fournaises et dans des bouleurs
06:07thermiques
06:07qui sont à 30-35 degrés et même parfois obligés de fermer ces établissements et les empêcher d'avoir cours.
06:12Parce qu'il y a cette problématique du réchauffement climatique et des canicules qui s'enchaînent.
06:17Je rappelle que depuis le début de l'été, mais même depuis fin et début juin,
06:20on enchaîne des vagues caniculaires comme on le connaît actuellement dans notre pays.
06:23Et hier était la journée la plus chaude.
06:25Mais oui, nous avons un plan d'essence pour faire simple.
06:27parce que je ne veux pas noyer des chiffres vos auditeurs.
06:29Mais en réalité, ce qu'on veut, c'est nous équiper sur 10 ans.
06:33Alors d'abord, sur une première tranche de 5 ans, on est des gens sérieux.
06:35On ne peut pas promettre de raser gratis, surtout avec les finances que vous connaissez actuellement,
06:38que M. Macron nous laisse.
06:39Mais en tout cas, on veut d'abord équiper les administrations prioritaires.
06:41Et ensuite, on veut inciter les Français à pouvoir installer, équiper leurs logements
06:45de systèmes de climatisation.
06:46Mais regardez, je ne sais pas si vous avez entendu, je l'avais déjà dit sur d'autres médias,
06:50mais on vient d'avoir à Amiens un commissariat de 45 millions d'euros.
06:54On se dirait que dans un État moderne, dans un État stratège,
06:58dans un État qui lui-même lance la fabrication du commissariat,
07:01il va adapter aux changements climatiques.
07:02Il n'y a pas de clim, les vides sont fermées,
07:04il n'y a pas d'adaptation pour que les agents puissent travailler en période caniculaire.
07:07Donc des fois, il fait 30, 32 degrés dans les locaux.
07:09Est-ce qu'on accueille des victimes dans ces conditions-là ?
07:12Est-ce qu'on fait travailler des policiers dans des conditions extrêmes ?
07:15Dans un commissariat de 45 millions d'euros où les portails ne fonctionnent plus,
07:18où il n'est pas adapté aux changements climatiques,
07:19et où finalement les problèmes s'enchaînent parce qu'il est bourré de malfaçons.
07:23Ce n'est pas la manière digne de dépenser les agents des Français.
07:24De malfaçons dans ce commissariat.
07:26Vous mettez la clim dans les commissariats, je l'entends,
07:28dans les hôpitaux, les EHPAD, les écoles.
07:30On commence d'abord par les hôpitaux, les EHPAD,
07:32parce que vous avez vu que les hôpitaux, c'était la honte de la France,
07:34la honte du monde entier de devoir mettre des couvertures anti-feu
07:36et des couvertures de protection aux fenêtres
07:37parce qu'il n'y avait pas de climatisation.
07:39Et on en parlait avec nos invités à 7h50 juste avant vous.
07:42Donc là, c'est un financement de l'État, si je vous suis.
07:45Si ce sont dans les hôpitaux...
07:47Ça sera des emprunts qui seront financés par les particuliers
07:52et que l'État soutiendra.
07:53On a présenté avec Thomas Ménager, par exemple, un nouveau système.
07:56Vous savez, ma prime rénov', nous, on a proposé un système différent
07:59où on veut dire que moi, en particulier, je pourrais prêter à l'État...
08:03Non, non, non, c'est l'État qui vous soutiendra
08:04avec des taux d'intérêt très bas.
08:06Et pour les hôpitaux ?
08:07Pour les hôpitaux, oui.
08:09L'État investira sur un budget de remodernisation.
08:13Mais oui, vous savez, l'hôpital, ça fait un moment
08:16qu'on dit qu'il faut changer le fonctionnement de l'hôpital.
08:17Aujourd'hui, c'est...
08:18Là aussi, il y a un millefeuille.
08:19Hôpitaux, c'est plutôt géré par les collectivités
08:22et par un financement étatique.
08:24Les écoles, le bâti, c'est la commune.
08:27Oui, bien sûr.
08:27Les collèges, c'est les départements.
08:29Et puis les lycées, les régions.
08:30Mais même, vous avez les...
08:32Vous n'avez pas un chèque global
08:34de l'administration Rassemblement National
08:36qui arriverait au pouvoir en 2027
08:37sur la climatisation.
08:38Vous n'avez pas fait un chiffrage global.
08:40Si, si, si.
08:41Il y a un chiffrage global de plusieurs milliards d'euros
08:44sur laquelle Jean-Philippe Tanguy a présenté le projet.
08:47Simplement, ça sera un package global.
08:49Vous savez que si on produit en France,
08:50on fait moins de pollution.
08:52Vous savez que si on protège nos frontières
08:54et nos États membres de l'Union Européenne,
08:56singulièrement la France,
08:57de produits qui viennent de Chine,
08:58qui viennent du monde entier
08:59et sur lesquels on n'impose rien
09:00alors qu'à nos entreprises, on impose tout,
09:01y compris nos agriculteurs.
09:02Oui, c'est un package complet.
09:04Il n'y a pas uniquement la climatisation
09:06qui est liée à cette lutte
09:08contre le réchauffement climatique
09:09et à cette lutte contre les bouillards thermiques.
09:11Mathieu Vallée, vous êtes député européen
09:13du Rassemblement National.
09:14Vous avez parlé des énergies intermittentes
09:16que sont l'éolien et le solaire
09:18selon votre vocabulaire.
09:21Le Rassemblement National plaide
09:22pour plus de nucléaire.
09:24Mais on voit cet été qu'il y a aussi des limites
09:26avec les méduses sur la centrale de Gravelines,
09:29la plus grande de France,
09:30la Garonne trop chaude
09:31dans la centrale de Golfech
09:32pour la quatrième fois de l'été.
09:33Est-ce que ça ne prouve pas
09:34qu'il faut un mix énergétique
09:36reposant sur plusieurs piliers costauds
09:39et qui puissent prendre le relais l'un de l'autre ?
09:40Alors on est pour une énergie nucléaire
09:43parce que c'est une énergie décarbonée
09:44donc ça permet de limiter les impacts du CO2
09:47sur l'échauffement climatique.
09:48Donc c'est pour ça que nous nous proposons
09:50effectivement que la France soit pleinement
09:51à nouveau engagée dans le nucléaire.
09:53Je rappelle que Fessenheim,
09:54cette centrale nucléaire a été fermée
09:56par M. Hollande
09:57et validée par M. Macron définitivement
09:58pour des accords avec des écologistes.
10:00Mais est-ce qu'il faut un moratoire
10:01sur les énergies renouvelables ?
10:02Oui, on peut par exemple
10:03les barrages hydroalcooliques,
10:05par exemple sur d'autres énergies
10:07qu'on peut investir également
10:08mais oui, l'énergie solaire,
10:10l'énergie liée aux éoliennes,
10:12ce n'est pas l'alpha et l'oméga,
10:14ça coûte cher et ça ne rapporte pas
10:15autant d'énergie qu'on peut espérer.
10:17Et puis regardez en Espagne,
10:18il y a eu un blackout lié
10:19à toutes ces énergies intermittentes
10:20et l'Allemagne,
10:20parce qu'elle n'a plus fait le choix de nucléaire
10:22et qu'elle a voulu faire plaisir
10:24aux écologistes,
10:25elle a dû finalement rouvrir
10:26des centrales à charbon.
10:27On voit bien qu'il faut un peu de tout
10:28et qu'il faut des panneaux solaires
10:29quand trois réacteurs nucléaires
10:31de Gravelines sont à l'arrêt.
10:31Non, il faut plus de centrales nucléaires
10:33avec évidemment une anticipation
10:35du fait que par exemple,
10:36moi je suis du Nord,
10:37donc Gravelines à Dunkerque,
10:38je sais très bien comment
10:39expositionner les fonctions
10:40de cette centrale nucléaire
10:40dans le sens où
10:41elle a déjà été confrontée
10:42à des problèmes d'invasion de méduses
10:44ou des difficultés
10:45liées à cette thématique.
10:47Il faut évidemment installer
10:48les EPR de deuxième génération,
10:49même de troisième génération,
10:50c'est aussi un investissement
10:52aujourd'hui qui prend du temps,
10:52qui coûte beaucoup plus cher que prévu
10:54et sur lequel on devra aller plus vite
10:55parce que ça permet aussi
10:56de bénéficier d'une énergie
10:57dans laquelle on est indépendant
10:59et sur laquelle, je le rappelle,
11:00on permet d'assurer à la France
11:01sa souveraineté
11:02et sur lequel Emmanuel Macron
11:03avec du retard à l'allumage
11:04comme d'habitude
11:04a annoncé un plan d'investissement
11:06en 2022.
11:06Et vous l'avez dit,
11:07ça va coûter plus cher que prévu,
11:08on est à 130 milliards d'euros
11:10pour la maintenance
11:11et la rénovation du parc actuel
11:13d'ici 2035,
11:14plus 70-73 milliards d'euros
11:16pour les six nouveaux EPR,
11:17ça fait 200 milliards d'euros,
11:19ça va forcément,
11:20et c'est plus cher
11:21que les réacteurs précédemment construits,
11:22ça va forcément se payer
11:23sur les factures d'électricité.
11:25Non, mais aujourd'hui,
11:25ce qu'on paye sur les factures d'électricité,
11:26c'est les règles du marché européen
11:28de l'énergie.
11:29En fait, on indexe des prix
11:30sur des indicateurs
11:32qui ne sont pas les nôtres
11:33et qui, en fait,
11:34il faut augmenter les factures.
11:35Je vous rappelle
11:35qu'elles ont augmenté au mois d'août.
11:36Moi, j'ai même reçu un mail,
11:37je pense que vous l'avez reçu,
11:38qui indiquait que le gouvernement
11:39avait décidé sur les prix réglementés
11:41d'augmenter le prix du kilowatt-heure.
11:43Donc la réalité,
11:44c'est que nous,
11:45on souhaite que...
11:46Mais ce marché nous a permis
11:47d'éviter le black-out
11:48quand, à l'hiver 2023,
11:50on était en déficit.
11:51On va aller dans le fond dans le nucléaire
11:53et que l'Espagne et le Portugal,
11:54par exemple,
11:55dérogent aux règles
11:55du marché européen de l'électricité.
11:56Donc on ne veut pas en sortir,
11:57mais on veut simplement
11:58changer le fonctionnement
11:59de ces règles.
11:59Donc c'est pour ça que,
12:00comme l'Espagne et le Portugal
12:01qui ont en moyenne
12:0120-30% de baisse
12:02de leur facture d'électricité
12:04liée à ce changement des règles
12:06auxquelles ils bénéficient
12:07par exception ibérique,
12:08eh bien oui,
12:08nous, on n'est pas les dents
12:09de la farce
12:10sur le même titre
12:10que l'Allemagne bénéficie
12:11d'un rabais
12:12de sa contribution
12:12au budget de l'Union Européenne.
12:13Je ne vois pas pourquoi
12:13la France,
12:14elle paierait toujours
12:14plus que tout le monde.
12:15Elle ferait la faillote de plus
12:17que par rapport aux autres pays
12:17de l'Union Européenne.
12:18On en bénéficie dans les deux sens
12:20quand on manque d'électricité
12:21et le reste du temps
12:22quand on en exporte.
12:23Oui, mais on peut continuer
12:24sur ces systèmes-là
12:25sans payer des prêts
12:25exorbitants basés
12:26sur le prix du gaz,
12:27par exemple.
12:28Je ne vois pas pourquoi
12:28on prend un index du prix du gaz
12:30qui nous coûte beaucoup plus cher
12:31que le prix de l'électricité
12:32sur la centrale
12:32qui, en fait,
12:33va nous coûter la plus cher.
12:34Je caricature
12:34pour que nos auditeurs
12:35comprennent bien
12:36parce que c'est hyper technique
12:37et puis, avec beaucoup d'humilité,
12:38moi, en tant que
12:39en tant que ministère de la police,
12:40je découvre ça aussi
12:40depuis deux ans et demi quasiment
12:42en tant que député
12:43de l'Union Européenne
12:43et de la France
12:44au Parlement Européen.
12:45Mais voilà,
12:45c'est quelque chose
12:46sur lequel nous,
12:47on veut avancer.
12:49Mais vous me posez des questions
12:50sur tous ces financements
12:51mais la réalité,
12:53c'est qu'aujourd'hui,
12:55Emmanuel Macron va laisser
12:56un pays au bord de la banqueroute,
12:57un pays au bord de la faillite,
12:58un pays où toutes les crises s'acculent.
12:59Vous avez vu que la rentrée sociale
13:00s'annonce très chaude
13:01sans faire du jeu de mots.
13:02Et on va parler de l'essai port
13:07si vous en avez parlé
13:08mais cet été,
13:09vous avez les serpents pompés
13:09qui luttent contre les méga-feux
13:11mais vous avez des attaques
13:12au couteau à Epinal
13:13où le gars est considéré
13:16comme cas psychiatrique.
13:17À Toulouse,
13:18des policiers ont fait
13:18une municipale
13:19y rester à la quarantaine.
13:20Non mais c'est aussi des crises.
13:22Moi, aujourd'hui,
13:23il y a un gros sujet aussi
13:24sur ces organes d'État
13:26qui ne fonctionnent pas très bien
13:27parce que le président de la République
13:29se fout de la gueule du monde.
13:30Vous parlez de la rentrée sociale.
13:31Le gouvernement envisage
13:32visiblement un déficit
13:33à 4,9% du PIB en 2027,
13:36à peine mieux que cette année,
13:385,1%.
13:38Est-ce que c'est un budget
13:40qui est en train de se construire
13:41qui vise à ne froisser personne
13:43autant que possible
13:44puisqu'on est juste avant
13:45une présidentielle ?
13:46Non mais c'est un budget encore
13:47qui va faire les poches des Français
13:49de ce que moi je comprends
13:49pour l'instant.
13:50Alors on n'a pas tous les détails
13:51et les aboutissants.
13:52Évidemment,
13:52on ne va pas faire de procès d'attention
13:53et attendre ce que le gouvernement
13:54va nous présenter.
13:55Mais moi,
13:55je ne fais pas de la politique fiction.
13:56Je verrai ce que M. Lecornu,
13:57au nom du gouvernement,
13:59présente comme budget.
14:00On voit qu'il y a des réflexions.
14:01Par exemple,
14:01un gel partiel des retraites.
14:03Ça revient dans la frère avec...
14:05Vous savez que c'était une ligne rouge,
14:05nous,
14:06de désindexer
14:06les retraites de l'infraction,
14:08par exemple.
14:08Bien sûr,
14:09on ne peut pas faire payer
14:10à nos retraités
14:11finalement l'argent jeté
14:12par les fenêtres
14:12par le gouvernement.
14:13Nos retraités
14:14n'ont pas été les dindons
14:14de la force d'un gouvernement
14:15qui ne sait pas gérer
14:16le budget de la France
14:17alors que 3 500 milliards de dette.
14:19C'est moins revalorisé
14:20que ce qu'il y aurait pu être
14:21avec l'inflation.
14:22On va appauvrir des retraités
14:23qui ont consacré
14:24toute leur vie
14:25au dur labeur de leur travail
14:26et la sueur de leur front.
14:26On va les appauvrir
14:27et on va leur baisser
14:28leur pouvoir d'achat
14:29parce qu'on a un gouvernement
14:30qui a jeté l'argent
14:30par les fenêtres
14:31depuis presque 9 ans.
14:32J'allais dire 10 ans
14:33l'année prochaine.
14:33Mais la dette publique
14:34est celle, a priori,
14:35de tout le pays,
14:36de tous les Français.
14:37Je ne suis pas contable
14:37de la dette
14:37qu'a créé le gouvernement.
14:38Nous, on n'était pas
14:39en responsabilité.
14:40Vous aurez du mal
14:41à faire payer individuellement
14:42Emmanuel Macron
14:42ou ses ministres du budget
14:43pour la dette.
14:44Pour assumer la responsabilité politique
14:46et être responsable politique,
14:47ce n'est pas simplement
14:48avoir des voitures avec chauffeurs,
14:49des voitures avec gyrophares
14:50qui sont accordées d'ailleurs
14:51à M. Raffarin,
14:51à beaucoup de gens.
14:52C'est faire des budgets
14:54sérieux, responsables
14:55et qui ne mettent pas
14:56la France au bord
14:57de la banqueroute
14:57comme on le connaît aujourd'hui.
14:58Mais il faudra sans doute
14:59demander un effort
15:00à des catégories larges
15:01de Français.
15:02On va d'abord demander
15:03des efforts
15:04à des gens
15:04qui ne contribuent pas
15:05ou qui ne payent pas
15:06des cotisations
15:06comme des étrangers
15:07qui bénéficient de prestations
15:08immédiatement
15:09sans contrepartie.
15:10Ce n'est pas raciste
15:10de dire ça.
15:11J'entends souvent sur notre antenne
15:12des gens qui s'en offusquent
15:14mais qui ne proposent
15:14rien à côté.
15:15On a des escrologistes
15:16qui proposent finalement
15:17de faire payer
15:18les Français honnêtes,
15:18de faire payer les retraités
15:19mais qui ne s'attaquent pas
15:20à la dépense publique inutile,
15:21les agences de l'État.
15:23Est-ce que vous lisez
15:23les rapports du Conseil économique,
15:25social et environnemental
15:25qui s'issuent à deux pas d'ici,
15:27paliers d'Iéna
15:27et qui nous coûtent
15:28un pognon de dingue ?
15:29Est-ce qu'en fait
15:29on a aujourd'hui
15:31l'ARCOM et l'ADEME
15:32qui font la pluie de beau-trois,
15:33qui sont élus par personne
15:34et qui n'ont aucune légitimité démocratique
15:35dans un pays
15:35où le général de Gaulle
15:36disait que le pouvoir suprême
15:37appartenait au peuple ?
15:38Les agences dont vous parlez
15:39c'est aussi France Travail,
15:41le CNRS,
15:42Météo France,
15:42dont on a bien besoin.
15:43Oui bien sûr,
15:43mais je n'ai pas dit
15:45qu'on n'ait pas besoin
15:45de toutes les agences.
15:46Ils se sont plutôt celles
15:47que je viens de citer
15:47qui coûtent le plus cher.
15:48Oui mais on peut faire
15:49une cure de...
15:49Non mais tout le monde
15:50a besoin d'une agence
15:51parce que tout le monde
15:51a besoin de postes
15:52et besoin d'argent
15:53d'un public pour vivre
15:53mais la réalité c'est que
15:55nous on n'est pas là
15:56pour faire plaisir aux gens,
15:57on est là pour être responsables
15:58et de proposer des économies
15:59dans un sens
15:59et des dépenses sérieuses
16:01dans un autre.
16:01Et avec quelle méthode ?
16:02Puisque à nouveau
16:03on n'a pas de majorité,
16:05il faudra sans doute
16:06un 49-3,
16:07voire des ordonnances.
16:08Vous parlez pour le budget
16:09pardon, je pensais
16:09que si vous parliez
16:10si on était aux responsabilités,
16:11vous parlez pour le budget
16:11qui arrive.
16:11Je parle pour le budget
16:12qui arrive et qu'il va falloir
16:13négocier et qu'il sera
16:14en pleine campagne électorale.
16:16Est-ce que là aussi
16:16sur la méthode pour faire adopter
16:17ce futur budget 2027,
16:19l'ERN a des lignes rouges
16:20ou est-ce que finalement,
16:22j'allais dire,
16:22avant que vous arriviez au pouvoir
16:24qui est votre objectif,
16:25vous dites,
16:26bon, on verra bien
16:26et puis on refera un budget
16:27quand on sera en poste ?
16:29Non mais ce n'est pas parce
16:29que l'année prochaine
16:30c'est l'année présidentielle
16:30et qu'évidemment
16:31on comptera pour cette période
16:33de présenter nos thématiques
16:35qu'on va raser gratis.
16:37On ne va pas gréver
16:38encore plus le budget de la France
16:39pour acheter la PCE7
16:40pour que M. Lecornu
16:41puisse terminer tranquillement
16:43le mandat à Matignon
16:44que le président lui a donné
16:46en mai 2027
16:48et singulièrement
16:49après les élections législatives.
16:50Donc la réalité,
16:51c'est qu'on sera exigeant
16:52comme on l'a été l'année dernière.
16:53Je rappelle que nos députés
16:54à l'Assemblée Nationale
16:55sont ceux qui ont le plus siégé.
16:56Alors le but,
16:57ce n'est pas de faire
16:58le concours de celui
16:58qui était le plus longtemps
16:59dans l'hémicycle
17:00mais en tout cas,
17:00quand on est élu par le peuple,
17:02le but,
17:02ce n'est pas de faire
17:02comme la France Insoumise
17:03de bordéliser la rue
17:04et d'aller manifester
17:05aux côtés des organisations syndicales.
17:07Le but,
17:07c'est de faire ce pour quoi
17:08nos députés sont payés,
17:09c'est-à-dire les défendre
17:10au sein de l'hémicycle
17:11là où se décide la loi française.
17:13Donc soutenir les corps
17:14comme les sapeurs-pompiers,
17:15comme les policiers,
17:16les gendarmes,
17:16comme les salariés,
17:17comme les travailleurs,
17:17on le fait,
17:18notamment aux usines
17:18lorsqu'elles ferment
17:19et lorsqu'on rencontre
17:20les organisations syndicales
17:21mais le but,
17:22c'est d'être efficace
17:22et d'obtenir des résultats
17:23au sein de l'hémicycle.
17:24Quand on lutte contre les taxes,
17:25quand on lutte contre les dingueries
17:27de l'extrême gauche ou de la gauche,
17:28quand ils veulent taxer
17:28les boissons sucrées,
17:29quand ils veulent taxer
17:30finalement les bouteilles d'eau
17:31ou toutes ces dingueries
17:32que les Français ne comprennent pas,
17:33heureusement qu'on est là
17:33pour faire opposition
17:34parce que la Macronie,
17:35elle est souvent bien paresseuse
17:36quand elle ne dort pas
17:37ou quand elle n'est pas présente
17:38dans l'hémicycle.
17:38Mathieu Vallée,
17:38on va aller au standard
17:39de France Inter.
17:40Dominique nous a appelé.
17:41Bonjour Dominique.
17:42Oui, bonjour.
17:43Voilà, le Front National
17:45compte durcir
17:46les conditions d'immigration.
17:48Est-ce que parallèlement,
17:50en termes de rééquilibre,
17:52il compte également durcir
17:54les conditions d'attribution
17:56des indemnités chômage ?
17:59C'est-à-dire pour rééquilibrer, Dominique ?
18:02Rééquilibrer,
18:03c'est facile à comprendre.
18:04Actuellement,
18:06les industries disposent
18:08d'une manœuvre facile,
18:10peu payée,
18:11grâce à l'immigration.
18:12Beaucoup d'entrepreneurs
18:13commencent à s'inquiéter
18:15si l'immigration est réduite,
18:18mais à condition également
18:19qu'on puisse à son raconter
18:21sur les 4 millions
18:24ou je ne sais plus combien
18:26de chômeurs
18:27qui existent actuellement
18:28pour qu'ils reprennent
18:31plus facilement
18:31et le travail.
18:35Par exemple,
18:35une condition
18:36qui pourrait être
18:37au bout de deux propositions
18:40en cas de refus,
18:42deux propositions d'emploi,
18:44en cas de refus,
18:45on supprime
18:45les indemnités chômage.
18:47Mathieu Vallée,
18:47votre réponse.
18:48Non mais d'accord,
18:49moi je vais revenir
18:49sur un principe simple
18:50et il faut arrêter
18:51de faire croire
18:51que les chômeurs
18:52sont des paresseux.
18:52Vous savez,
18:53moi ma mère,
18:53elle a travaillé
18:54depuis l'âge de 14 ans,
18:55elle a été victime
18:56d'un licenciement économique
18:57parce que sa boîte
18:58a fait faillite,
18:58une boîte d'aide à la personne.
19:00C'est un sacerdo,
19:01c'est un chemin du combattant
19:02pour retrouver un emploi.
19:02Elle a réaccepté
19:03de prendre une formation
19:04d'aide-soignante,
19:05elle a réaccepté
19:06de râler sur les bancs
19:06de l'école à 58 ans.
19:08Donc la réalité,
19:08c'est qu'aujourd'hui,
19:09beaucoup de gens
19:09qui perdent leur emploi,
19:10d'abord c'est pas de leur faute
19:11et ensuite,
19:11ils se battent pour le récupérer
19:13et puis il a d'âge de dire
19:15les immigrés...
19:15Non mais il faut arrêter
19:16de faire croire
19:17que les immigrés
19:17prennent le travail ingrat
19:18que les Français
19:19ne veulent pas occuper.
19:19Il y a beaucoup de Français
19:20qui font un emploi,
19:21qui cumulent plusieurs emplois,
19:22qui se lèvent tôt le matin,
19:23qui rentrent tard le soir
19:24et qui gagnent
19:25à peine le SMIC
19:26à la fin du mois.
19:27Donc la réalité,
19:27c'est que oui,
19:28dans la restauration,
19:29dans l'hôtellerie,
19:29dans le bâtiment,
19:30pour citer ces secteurs
19:30en tension,
19:31il faut inciter nos jeunes
19:32dès la formation professionnelle,
19:34dès la formation initiale
19:35où tout le monde
19:35ne peut pas être Shakespeare
19:36ou ne peut pas être
19:37finalement Einstein.
19:38La réalité,
19:39c'est de trouver un emploi
19:40à des jeunes
19:41qui ont une impétence
19:41pour ces emplois,
19:42de bien les former
19:43et de leur permettre
19:44d'intégrer le marché
19:44de l'entreprise
19:45avec finalement une dignité
19:46de pouvoir vivre
19:47à la soeur de leur front
19:48et avec un salaire convenable
19:49à la fin du mois.
19:50Maintenant,
19:50moi, évidemment,
19:51nous,
19:52on luttera contre la fraude,
19:53on luttera contre les abus,
19:54on luttera contre des employeurs,
19:55parfois,
19:55ce n'est pas évidemment
19:56la généralité,
19:57qui profitent du travail clandestin,
19:59qui profitent finalement
20:00de rabaisser les salaires
20:02et de mettre finalement
20:03le marché plus bas que terre
20:04pour pouvoir redonner
20:05une fierté
20:06à des travailleurs
20:07qui se battent chaque jour
20:08pour trouver un emploi.
20:08La question de Dominique,
20:10c'est dire qu'il y a des lâches
20:12et qu'il y a des profiteurs.
20:14Donc nous,
20:14on est pour lutter contre la fraude.
20:15Maintenant,
20:16sur le marché du travail,
20:17nous,
20:17l'idée,
20:19fiscalement
20:20ou de réduire
20:21les indemnités de chômage
20:21de gens qui cotisent.
20:23Parce que les gens
20:23qui touchent les indemnités de chômage,
20:24c'est des gens qui cotisent.
20:25Sinon,
20:25il y a le RSA
20:26à 574 euros par mois.
20:28Donc la réalité,
20:28c'est qu'on ne peut pas dire
20:29qu'on est des gens
20:30qui s'enrichissent
20:31grâce à leur période de chômage.
20:32Et surtout,
20:33ceux qui bénéficient du chômage
20:34cotisent avant...
20:35Ce n'est pas ce que disait Dominique,
20:36mais la question était
20:36sur le durcissement futur.
20:38Je viens de vous répondre.
20:39L'idée,
20:39c'est de durcir finalement
20:41les conditions d'accès au travail
20:42pour les gens
20:43qui n'ont pas à y avoir accès.
20:44Et l'idée,
20:44c'est de soutenir
20:45des gens qui perdent leur emploi,
20:46qui veulent retrouver un emploi
20:47par de la formation
20:47et par un accès
20:48au chemin du travail
20:49et d'ailleurs
20:49dès la formation professionnelle.
20:51Autre question,
20:51celle d'Hélène.
20:52Bonjour à vous, Hélène.
20:54Bonjour.
20:55Bienvenue sur France Inter.
20:56On vous écoute.
20:57Merci.
20:57Alors,
20:58ce n'était pas vraiment une question.
20:59C'était plus une constatation,
21:01une consternation plutôt.
21:03Quand j'entends
21:04de la part
21:05d'une personne
21:05appartenant à un groupe
21:06qui vote systématiquement
21:07contre l'écologie
21:09en toutes les mesures
21:10qu'on essaye de mettre en place
21:12par rapport
21:13aux dérèglements climatiques,
21:16le RN vote
21:16se mentement contre.
21:19Ça va être
21:19la suppression
21:20des ailes et feux,
21:21la réintroduction
21:22des néonicotinoïdes
21:23et j'en passe.
21:24Donc voilà,
21:25ça me fait rire.
21:25En même temps,
21:27ça me met vraiment en colère
21:28d'entendre à la radio
21:29une personne du RN
21:29qui dit qu'il faut
21:31plus de pompiers,
21:32plus de gendarmes.
21:32C'est une chose.
21:33Mais attaquer le problème
21:33à la source,
21:34pour moi,
21:34c'est quand même mieux.
21:35Donc voilà.
21:37Question d'Hélène
21:38pour vous, Mathieu Vallet.
21:39entre les causes
21:39et les conséquences
21:40en quelque sorte ?
21:41Je ne sais pas si Hélène
21:42n'a pas l'habitude
21:43sur France Inter
21:43d'entendre des représentations
21:44du peuple.
21:44J'appelle madame
21:45que le RN
21:46c'est le premier parti de France
21:47et à l'Assemblée
21:48et au Parlement européen
21:49par le vote des Français.
21:51Donc il faut arrêter
21:52de croire qu'on est des pouilleux
21:53ou qu'on est des gens
21:54qui sommes contre tout.
21:55Ce n'est pas la réalité.
21:56La réalité,
21:56c'est que les ZFE
21:57que vous parlez,
21:58c'est une apartheid sociale.
21:59Est-ce que vous trouvez normal
21:59que les gens qui viennent
22:00de la campagne
22:01ou des banlieues
22:02ne puissent pas accéder
22:03à des centres-villes
22:03dont ils représentent
22:04une minorité de pollution
22:05parce qu'on veut faire plaisir
22:06à des bobos
22:07qui eux ont accès à tout
22:08au transport,
22:09à l'emploi,
22:10au commerce.
22:11Donc je suis désolé,
22:11nous on n'est pas pour
22:12une France à deux vitesses,
22:13on est pour une France unifiée.
22:14Et pardon,
22:15je vais être long,
22:15mais je ne vais pas m'excuser
22:17de défendre des policiers
22:18et des gendarmes.
22:18Madame,
22:18sans sécurité,
22:19il n'y a pas de liberté.
22:20L'écologie,
22:20c'est un sujet très important
22:22mais nous,
22:22on estime aussi
22:23que la sécurité,
22:24c'est très important.
22:25Voilà,
22:25donc oui,
22:26vous m'entendrez toujours
22:27pour battre et combattre
22:28des idées d'extrême-gauche
22:29qui font des policiers
22:30et des gendarmes.
22:30Une cible,
22:31et pardon,
22:31vous ne m'avez pas posé la question,
22:32je sais que ce n'est pas
22:32l'apanage de votre chaîne radio,
22:34mais sur la réforme
22:35de la police judiciaire
22:36ou sur Gérald Darmanin
22:37qui se refait une cure
22:38sur d'autres policiers
22:39et des gendarmes.
22:40Précisément,
22:40je voulais vous poser la question
22:41et je vais l'amener
22:42si vous me permettez.
22:42C'est quand même fort de café.
22:43Non, mais voilà,
22:44je ne vais pas m'excuser pour ça.
22:46On a donc,
22:46après l'affaire Liana,
22:48Gérald Darmanin
22:57le ministère de la Justice
22:58du côté des instances
23:00qui font les enquêtes,
23:01les enquêteurs police
23:02et gendarmerie.
23:03Laurent Nunes répond
23:04qu'il va répondre
23:05point par point
23:06à cette note.
23:07Est-ce qu'on n'est pas
23:07dans une classique guéguerre
23:09entre police et justice
23:11alors que la sidération
23:12des Français sur le dossier
23:13est toujours là ?
23:15Non, mais il ne manque pas
23:16de toupé,
23:16Gérald Darmanin,
23:17il a blessé beaucoup
23:17de policiers et gendarmes
23:18qui, chaque jour
23:19et même chaque nuit,
23:20se battent contre une procédure pénale
23:21qui est devenue
23:22un carcan judiciaire,
23:23qui est devenue
23:23une jungle judiciaire,
23:24se battent contre
23:25toutes ces règles
23:25et ces normes
23:26comme les agriculteurs
23:27d'ailleurs et comme
23:27les sapeurs-pompiers
23:28qu'on impose.
23:28Vous avez eu
23:29que la Déblou
23:29qui obère les camions
23:30de pompiers,
23:31c'est quand même
23:31une dinguerie écologiste
23:32soi-disant
23:33qui a permis
23:34à des sapeurs-pompiers
23:35de ne pas lutter
23:35efficacement contre les feux
23:36et qui ont dû parfois
23:37revenir avec leurs camions.
23:38Sur l'affaire Liana.
23:39Oui, mais je vous parle
23:40en fait, c'est tout le pays
23:40qui est aujourd'hui
23:41au bord du gouffre
23:42et sur l'affaire Liana,
23:43on ne peut pas autoriser
23:45et admettre
23:45qu'un ministre de la Justice
23:46qui a un bilan à Beauvau,
23:474 ans à Beauvau
23:48qui aujourd'hui
23:49compte à ce que ça a été
23:50le faux soyeur
23:50de la police judiciaire,
23:51le faux soyeur
23:52de la police nationale.
23:53Vous savez qu'il manque
23:53pour moi 10 000 OPJ
23:55si on voudrait traiter
23:56toutes les procédures judiciaires.
23:57Vous savez que les usages
23:58pour du lieu de moyens de paiement,
23:59les escroquer les abus de confiance
24:00aujourd'hui calent
24:01les armoires des commissariats
24:02parce que c'est complexe,
24:03parce que c'est technique,
24:04parce qu'on n'a pas assez
24:04d'enquêteurs formés, spécialisés.
24:06Mais qu'est-ce qu'a fait
24:06Gérald Darmanin
24:07durant 4 ans à Beauvau ?
24:08Sa réforme de la police nationale
24:09qui l'a menée en même temps
24:10que les Jeux Olympiques,
24:11moi j'étais au syndicat
24:11indépendant des commissaires,
24:12on lui a dit
24:13c'est pas le bon tempo
24:14le bon moment
24:14et la bonne réforme,
24:15il n'a pas écouté
24:16les organisations représentatives
24:17des syndicats.
24:17C'est bien d'écouter
24:19les représentations des personnels
24:20qui les élisent
24:20tous les 4 ans
24:21comme on aura en fin d'année.
24:22Donc moi je suis désolé,
24:24pardon mais la simplification
24:25de la presseur pénale
24:25où il aurait que Dupond-Moretti
24:26vous l'invitez parfois
24:27pour qu'il fasse la promotion
24:28de ses bouquins,
24:29ces pièces de théâtre,
24:30il était où
24:30dans cette simplification
24:31où il demandait
24:32des codoriages
24:32à des organisations représentatives
24:34des policiers ?
24:34La réalité c'est qu'on a
24:36des policiers et des gendarmes
24:37aujourd'hui qui sont
24:38à bout de souffle
24:39parce qu'ils sont bien seuls
24:40et bien abandonnés
24:41dès que c'est compliqué.
24:42Dès qu'il y a eu
24:42l'affaire Naël,
24:43le président de la pluie
24:43qui a sacrifié Florian,
24:44le policier qui a fait feu
24:46sur ce conducteur
24:48qui a refusé d'obtempérer
24:48et sur lesquels
24:49moi je les soutiens.
24:50Non mais pardon de le dire
24:51mais pareil,
24:52lorsque M. Macron
24:54a parlé de violence policière
24:55et contrôle aux facettes
24:55sur brut,
24:56maintenant dès que c'est compliqué
24:57à faire que l'affaire Lianna
24:58et que ça compromet
24:58leur chance de pouvoir se présenter,
25:00à chaque fois ils sacrifient
25:01les policiers et les gendarmes
25:02donc c'est bien beau
25:02de leur faire un bisou
25:03sur les cérémonies
25:04et de leur mettre
25:04un poignard dans le dos
25:05dès que c'est compliqué,
25:06difficile.
25:06Un ministre intérieur
25:07quand même un ministre de la Justice
25:08surtout quand on a été
25:09à la Beauvau avant
25:09il est là pour défendre
25:10nos forces de l'ordre.
25:12Merci beaucoup.
25:12Les recrutements d'OPJ,
25:13la simplification
25:14de la procédure pénale
25:15mais aussi le paiement
25:16des heures supplémentaires
25:17et les BRI monsieur.
25:25Le point de vue
25:25du Rassemblement National
25:26comme quoi on n'est pas
25:27si mauvais et incompétent
25:28que certains de vos auditeurs
25:29nous interrogent
25:29ou parfois j'entends
25:30des éditeaux sur votre antenne
25:32notamment de journalistes
25:33qui ne sont pas forcément
25:34pour notre parti,
25:34tant mieux
25:35mais ça serait bien
25:35que ça soit argumenté.
25:36Mathieu Vallet,
25:36je reviendrai pour faire
25:37un débat avec eux
25:37si vous m'invitez.
25:38Du Rassemblement National
25:39vous serez réinvité
25:40comme les autres membres
25:41de votre parti bien sûr.
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