- il y a 2 jours
Retrouvez le club de la Bourse du lundi 27 juillet dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Dans un instant, c'est le club de la bourse qui va s'ouvrir avec Wilfried Galland qui va nous
00:04rejoindre,
00:05directeur stratégiste de Montpensier-Arbevel et Florian Yelpo, à distance depuis Genève chez Lombard-Audier-IM.
00:12Bonjour messieurs, merci de nous accompagner ce matin.
00:16Wilfried, j'ai oublié de préciser la Fed, puisqu'on a tous ses résultats d'entreprise, on a la Banque
00:22Centrale.
00:22Très grosse semaine.
00:25Commençons peut-être par la Banque Centrale américaine, puisque en plus de ses résultats d'entreprise,
00:29la Fed pourrait également nous surprendre mercredi soir avec un marché qui se dit « pourquoi pas une hausse de
00:35taux dès cette semaine ? »
00:36Alors pour l'instant, on est à 30% de probabilité, donc ce n'est pas une probabilité majoritaire,
00:42mais c'est quand même un tournant dans le sens où il y a quelques jours de cela, une hausse
00:46de taux, ce n'était pas du tout inimaginable.
00:47Oui, plutôt qu'un tournant, je qualifierais ça un peu d'une émotion de marché, en disant « tiens, finalement,
00:54pourquoi pas ? »
00:54Alors effectivement, ça n'engage à rien de se dire qu'on a 30%, 30% on sait qu'en
01:00fait s'il ne va rien se passer.
01:01Moi, ce qui va m'intéresser, c'est le jour où on va tutoyer les 70%, le fameux seuil de
01:0670% qui est considéré par tout le monde
01:08comme étant le seuil d'exécution d'une certaine manière de la Fed, que la Fed doit suivre les marchés
01:13à partir du moment où on a plus de 70% de probabilité.
01:16Est-ce que Kevin Walsh, qui a dit dans ses premières déclarations que le marché devait être d'abord et
01:22avant tout une source d'information pour lui
01:24et non pas une source de direction, est-ce que là, effectivement, on va avoir un changement de rapport entre
01:31la Fed et les marchés ?
01:32Aujourd'hui, quand on regarde les derniers chiffres d'inflation qui sont sortis, c'était plutôt des inflations qui étaient
01:38largement inférieures aux attentes.
01:40Alors, on était avant, dans les chiffres, on était avant le renouveau des problèmes à Armouz, mais néanmoins, on avait
01:48plutôt des bonnes nouvelles.
01:49Donc, on a eu des déclarations un petit peu martiales de la part de certains membres du FOMC qui expliquent
01:55que les marchés se disent
01:56« Tiens, finalement, il n'y a peut-être pas une probabilité nulle qu'on ait une hausse de taux
02:01».
02:01Il est quand même très fort à parier qu'effectivement, il y aura une position d'attente en attendant que
02:07les fameux...
02:08Voilà, les fameux groupes de travail de Kevin Walsh soient dévoilés et donnent leurs premières indications.
02:15Il a dit que dès le début de l'été, il y aurait peut-être des premières indications, donc on
02:18va attendre de voir comment est-ce qu'il va peut-être reformuler la façon de travailler de la Fed.
02:23C'est quand même un élément très important pour les marchés.
02:26C'est ces éléments que vont prendre en compte les membres du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale
02:32pour déterminer la politique monétaire.
02:34Ça va être une session pour ça très importante, effectivement, dans quelques jours à Washington.
02:40Chez Lombard-Rodier et IEM, comment vous regardez la situation, Florian Elpo ?
02:44Qu'attendez-vous de cette réunion de la Fed ?
02:46Sachant que, c'est vrai, la semaine dernière, certains indicateurs ont surpris, à commencer notamment par le PMI des services.
02:52Les services, c'est plus de 70% de l'économie américaine.
02:55Ces services, ils continuent de progresser au-delà des attentes des économistes.
03:00Oui, absolument. Bonjour, Etienne. Bonjour, Wilfried. Bonjour à tous.
03:03Je pense qu'il y a deux choses qu'on va regarder de l'autre côté.
03:05C'est le ton et l'aboutissement, justement, de ces fameux groupes de travail, de ces tasse-force.
03:11Pas de hausse de taux. A priori, c'est notre scénario principal.
03:15Si il y a une hausse de taux, il faudrait une révision des prévisions.
03:18Ce serait plutôt l'occasion du meeting de septembre.
03:21Ce n'est pas l'objet du meeting.
03:22L'objet du meeting, c'est justement d'observer si ce ton institutionnel, ce ton un petit peu martial,
03:28comme le disait Wilfried, le fait qu'il se place dans les pas de Greenspan continue.
03:35Est-ce qu'on a encore ce ton-là, dans sa façon de s'exprimer aux médias mercredi soir, premier
03:39élément ?
03:40Puis où est-ce qu'on a l'idée des tasse-force ?
03:42Quel est l'ordre de priorité parmi ces taxes-force ?
03:45C'est-à-dire par quoi est-ce qu'on va commencer dans cette refonte, a priori ?
03:48Puisqu'il faut faire une refonte de la politique monétaire.
03:52C'est ce qui rend les marchés nerveux.
03:54La baisse des taux qu'on constate ce matin, elle vient principalement d'un recul de ce qu'on appelle
03:59les taux réels.
04:00Donc c'est la prime réelle, non pas la prime inflation, qui explique la détente des taux.
04:04Donc quelque part, c'est paradoxal.
04:05Le prix du pétrole baisse et ça n'est pas une détente du côté des anticipations d'inflation qu'on
04:10observe.
04:10Ce qu'on observe, c'est une détente du côté des anticipations de politique monétaire précisément.
04:15C'est ce qui rend les marchés nerveux en ce moment.
04:17Avec également une très forte volatilité sur les cours du pétrole, qui était en forte hausse la semaine dernière
04:23et qui baisse ce matin, que ce soit pour le WTI, mais également pour le baril de Brent.
04:2892 dollars pour un baril de Brent.
04:30La Fed, donc, ça sera mercredi soir.
04:33Mercredi soir, également, les résultats de Microsoft, de Meta.
04:36Et puis du côté de l'Asie, vous aurez également les résultats de Samsung mercredi.
04:39Mercredi, bref, c'est une très grosse journée mercredi.
04:42Grosse journée tech.
04:44Jeudi, à nouveau la tech, avec Amazon et Apple, deux publications après la clôture de Wall Street.
04:50Qu'est-ce que vous attendez de ces résultats des GAFAM Wilfried Galland ?
04:53La semaine dernière, Alphabet avait publié des résultats largement au-delà des attentes
04:57et le marché a vendu la nouvelle.
04:58Idem pour Intel.
04:59Oui, je pense que l'interrogation majeure des marchés aujourd'hui, comme cette interrogation a lieu régulièrement,
05:09c'est est-ce qu'on est en train de surinvestir ? Est-ce qu'on va avoir une crise
05:13de surinvestissement ou pas ?
05:14Et les marchés détestent les crises de surinvestissement,
05:17parce que ça veut dire que derrière, on a des problèmes de bilan.
05:19Non pas des problèmes de comptes de résultats, mais des problèmes de bilan.
05:22Et ça, les marchés n'aiment pas du tout.
05:24Ça veut dire qu'il faut réajuster la valeur des actifs.
05:27Et ça, c'est véritablement quelque chose sur cette masse d'investissement
05:32qui est extrêmement suivie par les marchés.
05:34Et ce qui rend le travail des gérants très compliqué,
05:38c'est qu'on a un mouvement de stop-and-go sur les marchés,
05:45sur cette thématique de l'intelligence artificielle.
05:48Et ce mouvement de stop-and-go, il a lieu quasiment de jour après jour,
05:53sans véritablement qu'il y ait de nouvelles.
05:55Là, on va avoir des nouvelles, effectivement.
05:56On va avoir des choses qui sont très tangibles,
05:59qui vont nous être données par ces résultats que vous avez mentionnés.
06:03Est-ce qu'on va avoir une accélération ou pas des investissements ?
06:06C'est un peu ce qu'avaient sanctionné les marchés sur Alphabet.
06:08Une accélération encore des investissements.
06:11Mais on est véritablement, je ne sais pas si vous vous souvenez
06:13de cette fameuse chanson de Philippe Catherine sur
06:15« Et je remets le son et je coupe le son ».
06:17On est la même chose avec l'IA.
06:18Et je coupe l'IA et je remets l'IA.
06:20Et on ne sait pas exactement comment et on ne sait pas pourquoi.
06:24Et donc, pour les marchés, ça va nous donner peut-être un éclairage
06:27où en fait, peut-être qu'on va enfin arrêter d'avoir ces mouvements
06:30un peu erratiques de stop-and-go qui ne se voient pas nécessairement
06:34dans les marchés parce que d'autres valeurs prennent le relais.
06:36Les fameux paniers anti-IA prennent le relais.
06:39Et donc, comme c'est asynchronisé, évidemment,
06:41d'un point de vue général sur les indices,
06:44on n'a pas des mouvements qui sont très forts.
06:45Mais à l'intérieur, on a des mouvements extraordinairement violents.
06:48Et ça va peut-être servir pour calmer un petit peu,
06:51en tout cas donner véritablement une direction à ces marchés.
06:54Direction qui n'a pas véritablement été capable de donner
06:57les résultats d'Alphabet.
06:58Donc, peut-être qu'on va avoir un autre son de cloche
07:02avec tous les résultats, en particulier ceux d'Amazon et de Microsoft.
07:07Ce qui rend la lecture difficile de ces résultats, Florian Yelpo,
07:11c'est que dans les fameux bénéfices nets, il y a tout un tas de participations.
07:16C'est-à-dire que dans les 119 milliards de dollars,
07:18oui, 119 milliards de dollars de profits réalisés en trois mois chez Alphabet,
07:22on a des participations chez SpaceX, dans d'autres startups.
07:25Et puis, le carnet de commandes d'autres acteurs est fourni grâce à ces participations.
07:30Bref, au final, en fait, cette croissance à court terme,
07:32elle n'est pas forcément opérationnelle.
07:35Oui, absolument.
07:37On revient encore une fois sur cette histoire d'investissement,
07:39de potentiel surinvestissement.
07:40Et puis, la face cachée du surinvestissement,
07:44qui est ce qu'on appelle les free cash flow.
07:45C'est-à-dire que ce sont des boîtes, pour beaucoup,
07:47ce sont des boîtes qui nous ont habitués à être cash rich,
07:50c'est-à-dire qui investissaient leur propre cash,
07:53qui n'avaient pas besoin d'avoir un recours particulier à l'endettement.
07:55Et aujourd'hui, on assiste à un dérapage de ce côté-là.
07:59On assiste à une détérioration, justement, de ces perspectives de free cash flow.
08:02On a besoin, probablement, d'observer une forme de monétisation
08:07de tous ces investissements.
08:08Cette monétisation améliorant les ratios de free cash flow.
08:12En plus de ça, une chose qu'on regardera de notre côté,
08:14c'est les potentiels expansions multiples.
08:17C'est-à-dire que, pour l'instant,
08:19ce à quoi on a pu observer,
08:22assister principalement cette année,
08:24c'est une amélioration de la performance,
08:26une performance positive du secteur,
08:28sans qu'on ait une amélioration des multiples,
08:30sans qu'on ait une augmentation des multiples.
08:32C'est-à-dire que sans que le marché achète davantage l'avenir aujourd'hui
08:36qu'il ne le faisait il y a six mois.
08:38Ça, c'est une problématique qu'on doit rattacher au niveau des taux,
08:41au coût de la dette, justement.
08:42Encore une fois, on emprunte pour financer de l'investissement.
08:45Ça renchérit le coût du capital.
08:47Ce coût du capital pèse de plus en plus sur le bilan des entreprises,
08:51notamment côté tech,
08:52mais pas seulement, plus globalement.
08:53Donc, c'est une saison, encore une fois, très intéressante pour la tech,
08:57mais pas seulement.
08:58On va élire le coût du capital,
09:00on va lire la dynamique des free cash flow,
09:01et on va élire également le fait, probablement,
09:03que nous ne sommes toujours pas dans une phase de stagflation,
09:06mais dans une phase d'expansion.
09:08Et ça, c'est un message particulièrement important
09:10pour le positionnement des portefeuilles.
09:12Vous partagez ce point de vue aujourd'hui,
09:14Wilfried Galland, pas de stagflation ?
09:16Oui, tout à fait.
09:16Je suis totalement aligné avec ce que vient de dire Florian,
09:20comme souvent d'ailleurs.
09:23En fait, ce qu'on voit véritablement,
09:25c'est que les indicateurs économiques du côté américain
09:30sont des indicateurs qui sont plutôt relativement rassurants
09:33sur la capacité de l'économie américaine,
09:36justement, à faire face à ces différents défis,
09:40en particulier le défi d'une consommation
09:43qui est de plus en plus une consommation en cas,
09:45qui dépend de moins en moins de personnes,
09:47et qui a aussi un soutien de la part des marchés
09:52qui inquiètent d'une certaine manière les observateurs,
09:55en disant, mais est-ce que si on avait une correction de marché,
09:58comme ils sont produits régulièrement,
10:00à des corrections de 10-15% sur les marchés,
10:03ce n'est pas des choses qui sont exceptionnelles,
10:04est-ce qu'on pourrait avoir un choc sur la consommation ?
10:08Pour l'instant, ça tient bien.
10:09Et en plus, on a effectivement des mécanismes
10:14qui ne sont pas des mécanismes de second tour inflationniste
10:16qui se mettent en place encore aux États-Unis.
10:18Donc, on a effectivement des chocs de prix.
10:20Ça, c'est vrai, incontestablement.
10:22Au fur et à mesure qu'on a effectivement ce...
10:24Là aussi, c'est le même système.
10:27Je coupe Hormuz, je remets Hormuz.
10:29Au fur et à mesure qu'on a des problématiques
10:31sur le détroit d'Hormuz.
10:32Mais on n'a pas d'enchaînement inflationniste à ce stade
10:36qui nous permettrait de dire
10:38« Attention, on va avoir véritablement un problème
10:41à la fois sur la croissance et sur l'inflation. »
10:43Donc, c'est plutôt rassurant.
10:45Ça dépend aussi de la capacité des entreprises
10:47à continuer à la fois à investir et à investir rationnellement.
10:51C'est pour ça que l'équilibre n'est pas simple.
10:53C'est pour ça qu'on va suivre aussi avec attention
10:54tout ce qui va se passer en cette semaine si importante,
10:57à la fois pour la Fed et pour les marchés.
11:00Les résultats de ces grandes entreprises
11:02vont nous montrer aussi
11:03est-ce qu'on a une dynamique inflationniste
11:06qui peut se mettre en place
11:07via les chaînes de valeurs technologiques.
11:10Ça, c'est un sujet aussi
11:12qui commence à être un peu un sujet de marché
11:15et un sujet macroéconomique.
11:16Avec Apple, notamment.
11:18Voilà, exactement.
11:18Pour l'instant, tant qu'on commente,
11:21Florian, vous et moi,
11:22les doctements, les prix des mémoires
11:25et le carnet de commandes de SanDisk
11:28ou de Samsung,
11:29en fait, ça intéresse beaucoup les marchés financiers,
11:32ça intéresse moins ceux qui mettent en place
11:35ces mécanismes économiques et les évaluent.
11:37Si, effectivement, on commence à parler
11:38de produits grands publics
11:39qui augmentent de 10, 15, 20 %
11:41parce qu'effectivement, on a ces sujets-là,
11:43alors il va falloir commencer à regarder,
11:44voir si le fameux triangle de Gordon de l'inflation,
11:46ce fameux triangle qui commence par les matières premières,
11:49en l'occurrence la matière première technologique,
11:51et qui se propage via les produits et les services,
11:54est-ce qu'il se met en place ou pas ?
11:55Ça va vraiment être une question importante à vérifier.
11:58Un petit mot quand même de CXMT
11:59qui a fait sa première séance cette nuit sur le Star Market,
12:03c'est un petit peu le Nasdaq chinois à Shanghai,
12:05un titre qui a gagné quand même quasiment 500 %,
12:08Wilfried, cette nuit.
12:10Alors bon, comme souvent sur les IPO en Chine,
12:12il n'y a pas beaucoup de papier,
12:13le groupe a levé à peine 9 milliards de dollars
12:15pour un groupe qui est passé en séance
12:18top one, première capitalisation de la Chine continentale.
12:21Oui, tout à fait.
12:22En fait, on voit deux choses.
12:24On voit à la fois l'effet rareté,
12:25c'est-à-dire que tout le monde se précipite
12:27sur ces valeurs qui bénéficient d'un effet rareté extraordinaire,
12:32et en même temps, pardonnez-moi l'expression,
12:35mais un peu l'effet casino sur un certain nombre
12:36de valeurs chinoises et sur ce marché chinois
12:38sur lequel on a énormément de particuliers
12:41qui investissent de façon assez violente,
12:44de façon là aussi parfois assez imprudente,
12:47et qui font des augmentations
12:50ou aussi des baisses de cours
12:51qui sont extraordinaires.
12:53Aujourd'hui, ça concerne en fait assez peu
12:56finalement les investisseurs occidentaux,
12:59mais effectivement, c'est un reflet
13:01de ces chaînes de valeurs
13:03extraordinairement tendues qu'on a aujourd'hui
13:05et du fait qu'effectivement,
13:07on a des pressions sur les prix très importantes.
13:09C'est ce qu'achètent les investisseurs.
13:10C'est peut-être aussi ce que vont regarder
13:12des macroéconomistes.
13:13Voilà, donc pour CXMT,
13:15acteur des mémoires rames,
13:16quatrième acteur mondial,
13:18avec un groupe qui détient aujourd'hui
13:19un peu moins de 10% de parts de marché
13:21et qui est donc passé devant la banque ICBC,
13:24ça pèse quand même quasiment 450 milliards d'euros.
13:27Une autre économie.
13:27Si on fait l'équivalent en termes d'euros.
13:32Comment vous regardez la situation
13:33chez l'ombardier IEM ?
13:35Et puis en termes d'allocations,
13:36est-ce que ça vous donne aujourd'hui
13:37envie d'aller sur ce marché chinois ?
13:41Je pense qu'on peut dresser facilement
13:44un parallèle avec ce qui se passe en Corée
13:46sur des gros indices comme le COSPI
13:48qui se retrouvent entraînés
13:49par une ou deux valeurs principales.
13:53En tant que gérant de portefeuille,
13:55on déteste ça.
13:57Ce qu'on aime,
13:58c'est d'avoir un accès,
14:00une exposition à l'économie mondiale,
14:02alors avec certains penchants,
14:05certaines exagérations probablement,
14:06mais lorsque la volatilité des indices
14:09commence à ressembler à la volatilité des titres,
14:12c'est probablement qu'on ne diversifie pas
14:14assez ces positions
14:15lorsqu'on s'expose à ces grands indices.
14:18Ça ne veut pas dire qu'on n'aime pas les actions,
14:19bien au contraire.
14:20En continuant, je vous le disais,
14:21à penser que le marché se trompe
14:23et il n'y a pas de stagflation en cours de route
14:25pour plein de raisons.
14:27Le niveau des taux réels qui capent
14:29potentiellement la progression de cette inflation
14:31à moyen terme notamment.
14:33Et si on n'est pas dans la case d'inflation,
14:36dans quelle case est-on ?
14:37Dans la case d'expansion.
14:38Et lorsque nous sommes dans la case d'expansion,
14:40on doit avoir le réflexe de se dire,
14:42dans l'ensemble,
14:43il faut surpondérer les actions,
14:44les actions mondiales.
14:46Les actions mondiales, aujourd'hui,
14:47en plus, elles ont le bon goût
14:48de faire la part belle,
14:50justement,
14:53à la technologie,
14:54à l'intelligence artificielle,
14:55mais pas que.
14:56Et puis, je vous le disais,
14:57on regardera avec attention
14:58cette saison des résultats
15:00pour confirmer que le reste de l'économie
15:02est capable de supporter
15:03les taux réels
15:04que supporte aujourd'hui
15:06le secteur de la tech.
15:07On est, comme le disait Wilfried,
15:09dans un monde en forme de cas,
15:11c'est-à-dire que vous avez
15:13une partie de la côte
15:14qui est capable d'absorber
15:15des taux réels très élevés
15:16et de continuer
15:19probablement à générer des profits,
15:20en tout cas, on l'espère.
15:21À côté de ça,
15:22il y a une partie de l'économie
15:23qui va souffrir
15:24de taux réels
15:25à 2,24% aux Etats-Unis,
15:271,07% en Europe.
15:30C'est jamais vu
15:32sur les 30 dernières années.
15:34Ce sont des choses
15:34qui pèsent énormément
15:35sur la dynamique macro.
15:36Simplement,
15:37quand la balle des taux réels part,
15:38elle touche sa cible
15:39avec beaucoup de retard.
15:40C'est très difficile
15:41de prévoir
15:42à combien de trimestres
15:43les taux réels
15:43vont finir par déprimer
15:44la macroéconomie.
15:46Pour l'instant,
15:46il faut s'en tenir
15:47à ce qu'on sait,
15:47à ce qu'on voit.
15:48Les indicateurs le montrent.
15:49L'économie mondiale va bien.
15:51Elle est plutôt
15:52en phase d'accélération
15:53qu'en phase de ralentissement.
15:54C'est un appel
15:55à regarder par-delà
15:57peut-être la cherté
15:57de certains indices.
15:59On est au bout.
16:00Merci à tous les deux
16:00qui nous a accompagnés
16:01ce matin.
16:02Florian Lelpot,
16:03à distance depuis Genève
16:04chez Lombard-Rodier IEM
16:05et en plateau,
16:06Wilfried Galland,
16:07directeur stratégique
16:07chez Montpensier Arbevel.
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