- il y a 4 heures
Retrouvez l’émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:00DFM Business présente
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, 30 minutes de concentré d'actualité économique
00:13et à la une de ceux, mardi 28 juillet.
00:16La situation est toujours très précaire sur le front des incendies en Gironde
00:20avec 14 reprises de feu annoncées à l'instant et de nouvelles évacuations
00:25ordonnées aujourd'hui alors que des pics de chaleur sont en cours dans la région.
00:30L'activité économique de la zone est à l'arrêt, on fait le point dans un instant
00:34et on parlera aussi des obligations légales des employeurs et des salariés
00:37dans ce contexte exceptionnel.
00:40Après AVMH, c'est au tour de Kering de publier ses résultats pour le premier semestre.
00:44En début d'année, le groupe de luxe tablait sur un retour à la croissance
00:47et une meilleure rentabilité, le décryptage d'Antoine Larigaudry dans ce journal.
00:52Et puis, la Chine serait sur le point de réaliser une percée technologique dans les puces
00:57concurrençant directement le Néerlandais ASML, ce qui a déclenché une chute de tout le secteur.
01:03Vous verrez.
01:10On commence donc avec les incendies en Gironde.
01:13Il y a eu 14 reprises de feu aujourd'hui alors que la canicule s'abat sur la région.
01:194 000 personnes ont été évacuées par prévention à Lacanau.
01:25Des incendies qui mettent aussi à l'épreuve l'un des moteurs de l'économie locale, le tourisme,
01:30un secteur qui représente près de 3,8 milliards d'euros de retombées
01:34et 50 000 emplois dans le département.
01:37Le message du gouvernement est clair.
01:40Stéphanie, ne renoncez pas à vos vacances en Gironde,
01:43mais évitez les zones touchées par les flammes.
01:45Et pour l'instant, les perspectives de la saison estivale restent bonnes.
01:49En effet, avant les incendies, les professionnels du secteur tablaient sur une hausse des réservations,
01:53compris entre 1 et 5 %, des prévisions qui sont à ce stade toujours maintenues.
01:58Pour éviter que la saison ne soit pénalisée,
02:01l'État a mis en place de nouveaux dispositifs.
02:03Les entreprises touchées par les incendies peuvent notamment recourir à l'activité partielle
02:08et bénéficier de reports de charges.
02:10Pour les saisonniens, en revanche,
02:12seuls ceux dont le contrat a déjà commencé peuvent bénéficier du chômage partiel.
02:16Ceux qui n'ont pas encore pris leur poste sont donc inéligibles,
02:19mais le gouvernement assure cependant travailler à une solution.
02:22Et en attendant, sur le terrain,
02:24Clara, la filière touristique fait aussi preuve de solidarité
02:26pour accueillir les vacanciers qui ont été évacués.
02:29En effet, Stéphanie, les campings ont déjà commencé à rapatrier des vacanciers
02:34contraints de quitter leur lieu de séjour.
02:35À Bordeaux-Métropole, le parc des expositions a même été transformé
02:39en centre d'accueil d'urgence, avec une capacité pouvant aller jusqu'à 10 000 personnes.
02:44Le secteur privé participe également à cet effort de solidarité.
02:48Le groupe Utopia a accueilli entre 500 et 600 personnes,
02:52tandis qu'Airbnb propose jusqu'à 10 nuits d'hébergement d'urgence,
02:55en coordination avec la préfecture.
02:57Et puis, une fois que les flammes seront éteintes,
02:59il faudra penser à la suite, la relance.
03:02Le gouvernement travaille déjà avec les professionnels du secteur
03:05pour des mesures qui seront plus spécifiques,
03:08afin de relancer rapidement l'élan dans la destination Gironde.
03:11Merci Clara Bido.
03:13Et parmi les entreprises girondines touchées,
03:15il y a le numéro 2 français du e-commerce Cédiscount.
03:19Son siège est à Bordeaux, l'un de ses principaux entrepôts à Sestas.
03:23Marie-Evan, la directrice adjointe de Cédiscount,
03:26explique à nos confrères de BFM TV l'impact sur son activité.
03:32Cédiscount compte 2000 collaborateurs en Gironde,
03:351500 au siège qui est dans la ville de Bordeaux,
03:38et 500 qui sont localisés sur les entrepôts de Sestas,
03:42concernés par les mesures d'évacuation.
03:44Donc, pour ces salariés-là et pour les opérateurs logistiques,
03:48nous avons pris la décision de les placer en activité partielle,
03:53et ce, jusqu'à mercredi, avec maintien du salaire.
03:57Et nous réévaluerons la situation,
03:59en fonction précisément de l'évolution de la situation des incendies.
04:05S'agissant des personnes qui sont au siège,
04:09Bordeaux n'est pas du tout touché par des mesures d'évacuation.
04:12Pour autant, nos salariés résident dans les communes qui ont pu être évacuées.
04:16Donc, nous avons proposé une mesure de télétravail à tout le monde
04:20pour pouvoir faire face à cette situation exceptionnelle.
04:25Les collaborateurs qui sont directement impactés par les mesures d'évacuation,
04:29et ceux qui ont souhaité quitter Bordeaux,
04:31parce que l'air est parfois difficilement respirable,
04:34il peut y avoir des enfants en bas âge,
04:35il peut y avoir des personnes fragiles, des personnes asthmatiques, etc.
04:38Et donc, pour pouvoir permettre à chacun de s'adapter,
04:41nous avons proposé cette mesure générale pour au moins toute la semaine,
04:44et qu'on avisera.
04:45Donc, le site Cédiscount continue de fonctionner parfaitement bien,
04:48parce qu'on est le premier e-commerce en français.
04:51Donc, vous vous doutez bien que nous n'avons pas que les entrepôts de Gironde,
04:54on est entrepôts en région parisienne, en région stéphanoise,
04:57et donc le site continue de fonctionner normalement.
05:00Par ailleurs, l'activité de Cédiscount repose à 70% sur des partenariats avec des vendeurs tiers,
05:07et donc là, pareil, l'activité est parfaitement et tout à fait indifférente
05:12aux événements que l'on connaît en Gironde.
05:16Pour ce qui concerne les clients dont les commandes ont été préparées ce week-end sur le site Gironde 1,
05:21nous leur avons écrit personnellement, par SMS, par mail,
05:24pour les prévenir qu'il y aura un délai,
05:26et pour leur laisser la possibilité d'annuler s'ils souhaitent.
05:30Et là, nous avons eu la surprise et l'agréable surprise d'avoir très peu d'annulation
05:34et beaucoup de clients qui nous font un petit message en disant
05:37« on comprend la situation, on vous soutient, bon courage »,
05:41donc ça réchauffe un peu le cœur des équipes.
05:44Voilà.
05:44Voilà Marie-Evann, la directrice adjointe de Cédiscount.
05:47En tout, 15 000 entreprises voient leur activité réduite ou à l'arrêt en raison de ces incendies en Gironde.
05:53Plus de 100 000 salariés sont concernés à ce stade,
05:57selon la Chambre de commerce et d'industrie de la région.
06:00Dans ce contexte, quelles sont les obligations légales pour les employeurs,
06:03mais aussi pour les salariés concernés ?
06:06On va voir cela en détail avec Louise Peny.
06:08Bonsoir.
06:09Vous êtes avocate associée du cabinet Voltaire.
06:13D'abord, première question, une entreprise située dans une zone évacuée,
06:17peut-elle ou doit-elle imposer le télétravail, comme on l'a entendu, pour Cédiscount ?
06:24Tout d'abord, l'employeur, il faut quand même rappeler, il est tenu d'une obligation de sécurité.
06:29Il doit garantir la santé et la sécurité de ses salariés.
06:32Et si effectivement la zone dans laquelle se trouve son entreprise fait l'objet d'une évacuation,
06:38il est tenu de se conformer aux décisions des autorités, notamment préfectorales.
06:44Donc, il ne peut pas maintenir l'activité s'il fait partie d'une zone qui est évacuée.
06:49Il peut imposer le télétravail.
06:51Il y a une disposition dans le Code du travail qui permet à l'employeur d'imposer le télétravail
06:55pour protéger les salariés.
06:57C'est une disposition qui a été mobilisée d'ailleurs pendant la pandémie.
07:01Mais encore faut-il que le poste du salarié soit télétravaillable,
07:05ce qui n'est pas le cas de tous les postes de l'entreprise.
07:09Alors justement, pour ceux qui ne peuvent pas télétravailler,
07:12il y a une autre option qui est ouverte par le gouvernement depuis hier,
07:17c'est la mise en place du chômage partiel.
07:19Tout à fait, en fait.
07:21Alors, ce qui peut être bon à savoir pour les entreprises,
07:25c'est qu'aujourd'hui, le ministère du Travail a déposé sur son site Internet
07:30une foire aux questions, où justement, il reprend tous les dispositifs
07:35qui peuvent être mobilisés par les entreprises,
07:38et notamment le dispositif de l'activité partielle.
07:42Et le ministère, en fait, a donné des consignes pour que ces demandes soient traitées en urgence.
07:48Et ce document fait la distinction entre les entreprises qui sont implantées,
07:52en fait, dans des zones évacuées,
07:54ou qui sont affectées par une mesure préfectorale de restriction d'activité ou de circulation.
07:59Donc, pour celles qui ont fait l'objet de l'incendie,
08:03en fait, elles peuvent faire une demande d'activité partielle
08:06au titre du sinistre dont elles ont fait l'objet.
08:09Et pour les autres, en fait, elles peuvent mobiliser, en fait,
08:12le motif de toute autre circonstance exceptionnelle.
08:15Le ministère considérant qu'on est clairement dans le cas d'une circonstance exceptionnelle,
08:19qui permet de placer immédiatement ses salariés en activité partielle,
08:23de faire la demande quand même auprès de l'administration,
08:26et ce qui permet de maintenir quand même la rémunération des salariés,
08:29puisque le salarié perçoit, en fait, une partie de sa rémunération,
08:34et l'employeur qui peut ensuite perçoire une allocation d'activité partielle
08:37via les services de l'État.
08:39Oui, c'est ça.
08:39Les employeurs peuvent verser une indemnité égale à 72% de la rémunération nette,
08:45en partie remboursée par l'État.
08:48Pour les employeurs, justement, comment gérer l'absence d'un salarié
08:53évacué ou empêché de se rendre à son travail ?
08:58Est-ce qu'il doit maintenir le salaire ?
09:03Il doit mettre en place des jours de récupération, des congés payés ?
09:06Comment ça se passe ?
09:08Alors, déjà, on ne peut pas mobiliser l'activité partielle pour une seule personne.
09:11C'est forcément une mesure collective, l'activité partielle.
09:13Donc, lui, on ne pourra pas le placer, en fait, en activité partielle.
09:16Par contre, on a plusieurs outils qui peuvent être mobilisés, effectivement.
09:19C'est en accord avec le salarié, c'est lui permettre de poser des jours de congés payés,
09:22de RTT, des jours de repos dont il bénéficie, en fait, au sein de l'entreprise.
09:29Pour lui maintenir, quand même, en fait, le paiement du salaire
09:33ou envisager une récupération des heures qui sont non effectuées.
09:36Et dernière question, dans quelles conditions un salarié peut exercer son droit de retrait ?
09:42Alors, le droit de retrait, en fait, c'est lorsque le salarié estime
09:46qu'il est dans une situation, en fait, de danger grave et imminent pour sa santé ou sa sécurité.
09:54Et c'est, en fait, un droit qui est exercé sous le contrôle, en fait, du juge,
09:57qui va vérifier si, effectivement, le salarié avait un motif raisonnable de penser qu'il était clairement en danger.
10:03Et si c'est le cas, en fait, eh bien, l'employeur ne peut procéder à aucune retenue de salaire
10:07ni à aucune sanction.
10:08Par contre, si le juge estime que ce droit de retrait n'est pas justifié,
10:12eh bien, ça peut justifier une retenue, justement, de salaire, voire, dans certains cas, une sanction disciplinaire.
10:17Merci beaucoup, Louise Peunier.
10:19Je rappelle que vous êtes avocate associée au cabinet Voltaire.
10:24On poursuit avec le chômage qui stagne en France au deuxième trimestre.
10:29Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité augmente de 0,8%.
10:32Après une baisse de 1,2% trois mois plus tôt, 3,323,000 personnes sont inscrites à France Travail
10:40en catégorie A.
10:42Dans le secteur bancaire, les recrutements sont au plus bas depuis 2013, selon la Fédération bancaire française.
10:49Les départs pour motifs de retraite, démission ou licenciement sont loin d'être tous remplacés.
10:56Paul Valère, la cause de tout cela, c'est l'essor de l'IA et aussi la baisse de fréquentation
11:02des agences.
11:03Oui, tout à fait. 34 400 nouveaux banquiers l'an dernier contre 38 600 en 2024, soit une baisse de
11:10plus de 10%.
11:11Il faut d'ailleurs remonter à 2021 pour trouver un effectif total des salariés aussi faibles.
11:17Parmi les raisons de ce recul, l'essor de l'intelligence artificielle, elle gagne du terrain dans la banque de
11:22détails
11:23où elle peut analyser le risque de crédit, améliorer la détection des fraudes ou prendre en charge une partie du
11:29service client.
11:30Clients qui réalisent leurs opérations courantes depuis leur smartphone.
11:34Les agences ont donc besoin de moins de personnel.
11:37Un repli qui n'épargne pas les alternants.
11:39Leur nombre a baissé de près de 9% sur un an en raison de la baisse des aides à
11:44l'embauche.
11:44Et alors Paul, il y a aussi certaines banques qui voient leur effectif baisser moins vite que d'autres.
11:49Oui, et c'est le cas des banques mutualistes comme la caisse d'épargne ou le crédit agricole.
11:53Elles appartiennent à des clients sociétaires qui conservent un réseau d'agences important avec une forte présence locale.
12:00Mais du côté de la BNP et de Société Générale, toutes deux côtés en bourse, la pression est plus forte
12:05pour réduire les coûts.
12:07Par exemple, Société Générale a réduit ses effectifs de 3 700 salariés en France entre 2023 et l'an dernier.
12:13Elle prévoit la suppression de 1 800 postes au total d'ici à la fin de l'année prochaine.
12:18Cette évolution ne date pas d'hier.
12:20Déjà dans un rapport publié dans les années 70, les auteurs se demandaient si la banque serait la sidérurgie de
12:26demain.
12:26Merci Paul Valère.
12:28On marque une courte pause dans un instant.
12:32On se retrouve pour la suite du journal et on va parler notamment des résultats de Kering pour le premier
12:36semestre.
12:36En début d'année, le groupe de luxe tablait sur un retour à la croissance et à une meilleure rentabilité.
12:42Décryptage avec Antoine Larigauderie dans un instant.
12:53Et on poursuit le 18h éco avec les résultats de Kering pour le premier semestre.
12:58On va les analyser avec vous Antoine Larigauderie.
13:01Alors le chiffre d'affaires est stable en comparable à 7,2 milliards d'euros.
13:06Avec comme pour LVMH, une amélioration pour le deuxième trimestre.
13:10Il y a une vraie inflexion effectivement sur ce deuxième trimestre qui se reflète aussi dans les chiffres de Gucci.
13:16Alors résultat net forcément avec l'accroissement des dépenses, il n'est vraiment pas bon.
13:20Il est de 190 millions d'euros, il est en baisse de 60% sur un an.
13:24Mais le résultat opérationnel, lui, il est stable.
13:26Et puis vous l'avez dit, ça commence à frémir du côté des ventes.
13:30On est en hausse de plus 1% sur les ventes globales du groupe au deuxième trimestre à 3,6
13:36milliards.
13:37Et puis chez Gucci, effectivement on est encore en baisse.
13:40On est à moins 2% en données comparables, moins 3% en publié.
13:45Mais c'est après moins 8% au premier trimestre.
13:48Et puis surtout 18 trimestres de baisse.
13:50Donc les choses commencent à infuser un petit peu.
13:52Il y a un nouveau style chez Gucci.
13:54On en a fait un grand cas.
13:55Il y a des nouvelles collaborations avec quelque chose de nouveau qui est en train d'infuser.
13:59Et voilà le défi qui se poursuit.
14:03Parce que le contexte est quand même redoutablement difficile avec les effets de change, avec la géopolitique, etc.
14:08Le défi de Luca Demeo, ça va être de faire repartir en positif les chiffres de Gucci.
14:14Peut-être au troisième trimestre si tout va bien.
14:16Et on attend aussi toujours dans le luxe les résultats de Hermès.
14:20Demain on suivra ça avec vous.
14:22Air Liquide dégage 1,8 milliard d'euros de bénéfices nets au premier semestre.
14:26En hausse de 1,2% grâce à des décisions d'investissement notamment aux Etats-Unis et dans l'IA.
14:32Le carnet de commandes atteint un niveau record à 6 milliards d'euros.
14:35Des résultats conformes aux attentes.
14:37Le groupe confirme ses perspectives pour cette année.
14:40Autre résultat d'entreprise aujourd'hui, Safran.
14:43Le résultat net frôle les 2 milliards d'euros.
14:47Il est en hausse de 21% au premier semestre.
14:50Le motoriste revoit une nouvelle fois à la hausse ses prévisions grâce au succès du moteur Leap.
14:57Etienne Braque.
14:59Que ce soit sur la livraison de moteurs neufs ou sur l'activité maintenance,
15:03la croissance est au rendez-vous chez Safran.
15:05Les compagnies qui rencontrent des difficultés à obtenir leurs avions neufs,
15:09en temps et en heure de la part des constructeurs,
15:12continuent de faire voler leurs anciens appareils.
15:14Ce phénomène participe à la croissance de près de 28% des ventes liées aux pièces de rechange,
15:19mais aussi et surtout à l'atteinte d'une rentabilité record,
15:23marge opérationnelle 18,4%.
15:25Finalement, le conflit au Moyen-Orient et la réduction de certains programmes de vol
15:29n'auront pas eu d'impact majeur pour le groupe,
15:32qui est davantage positionné sur les avions moyen courrier que sur les longs courriers,
15:36sans compter le segment défense,
15:38qui est un relais de croissance important grâce à la vente de moteurs pour le Rafale,
15:42dont le nombre de livraisons a été multiplié par 3 en l'espace d'un an.
15:46Boeing fait moins bien qu'attendu.
15:49Le constructeur aéronautique annonce une perte nette de 428 millions de dollars au deuxième trimestre,
15:54contre 612 millions un an plus tôt.
15:56Une dette moins creusée donc,
15:58qui est liée à une charge supplémentaire pour le programme des futurs avions présidentiels américains.
16:02Toujours aux Etats-Unis,
16:04la proposition de Johnson & Johnson pour clore la bataille judiciaire autour de son talc pour bébé,
16:10accusé de provoquer des cancers.
16:12Eh bien, le géant américain est prêt à payer 5 milliards et demi de dollars pour mettre fin aux poursuites.
16:1876 000 plaintes ont été déposés.
16:2218h19, les marchés.
16:27Avec Antoine, Antoine, le CAC termine en hausse ce soir.
16:30Eh oui, comme hier.
16:31Et cette fois, pas d'inflexion à la baisse au fixing.
16:34On a bien gardé le cap.
16:35Plus 0,63%, 8458 points.
16:39Volume d'échange copieux.
16:40On était à 4,5 milliards d'euros d'actions négociées.
16:43Pour une séance estivale, c'est pas mal.
16:45À noter, l'Euronext Tech Leaders qui termine quasi à l'équilibre à plus 0,11%.
16:50Et l'Eurostock 50, plus 0,12%.
16:53En fait, ce qui s'est passé, c'est qu'on a eu une forte inflexion à la baisse de
16:55tout le segment des semi-conducteurs.
16:57Vous le savez, on a eu une très très forte baisse des indices asiatiques ce matin,
17:01notamment à Séoul, à Tokyo et à Taïwan,
17:04qui a pesé sur l'ensemble des semi-conducteurs,
17:06parce qu'évidemment, c'était de ça qu'il s'agissait.
17:09STMicro termine sur une baisse de 3% à 44,48%.
17:12Soitech, moins 7,16% à 99,38€.
17:15Et puis, comme à chaque fois que ça se passe dans le secteur tech européen,
17:18les semi-conducteurs baissent, les logiciels remontent.
17:22Et fortement, Capgemini, plus 6,9% à 101,70€.
17:25On a Alten, aussi, plus 7 à 66,80€.
17:29Et puis, à noter, Kering, qui, avant l'annonce de ses résultats, a gagné 3,15% à 250,50€.
17:35On pressentait des bonnes nouvelles qui se sont matérialisées.
17:39Et puis, à noter, la bonne performance d'LVMH aussi,
17:42mais ça a été loin d'être évident.
17:43Le titre a passé la majeure partie de la journée en baisse.
17:46Et puis, c'est bien redressé en fin de séance, plus 0,7%, 470,30€.
17:50Les indications positives d'LVMH, notamment dans les vins et spiritueux,
17:54ont profité aussi à Rémi Cointreau, qui a gagné pas loin de 7% à 48,50€.
17:57Et Pernorica, plus 4,6% à 67,78€.
18:01Donc, plus 0,63 pour le CAC, 8,458.
18:04Merci beaucoup, Antoine Larigauderie.
18:06Du côté de Wall Street, les indices sont dans le vert.
18:08Plus 1,26% pour le Dow Jones.
18:11Le Nasdaq, quant à lui, gagne 0,13%.
18:14Toujours sur les marchés.
18:16Antoine en parlait à l'instant.
18:18La baisse des valeurs liées aux semi-conducteurs,
18:20à l'image d'ASML, qui a perdu jusqu'à 2,6% aujourd'hui.
18:23Moins 10% pour la clôture à Séoul.
18:24C'est lié à la possibilité d'une percée technologique décisive de la Chine
18:29dans la production des puces.
18:31Elle pourrait ainsi accélérer la croissance de son industrie
18:34et concurrencer le géant néerlandais.
18:37François-Xavier Roux.
18:40La lithographie par immersion dans l'ultraviolet profond.
18:43Derrière ce nom très technique, se cache une technologie clé
18:45dans la fabrication des semi-conducteurs,
18:47qui consiste à utiliser un laser et une fine couche d'eau ultra-pure
18:51pour graver des circuits toujours plus petits sur les puces.
18:54Une technologie que la Chine était jusqu'alors contrainte d'importer de l'étranger.
18:58Mais selon le site The Information,
19:00une entreprise chinoise, Shanghai Youliangchen,
19:03a lancé la production industrielle de machines équipées de cette technologie.
19:06Une prouesse qui ravive les craintes de voir les fabricants chinois
19:09accélérer le développement de leurs capacités
19:12et donc renforcer la concurrence pour le Néerlandais ASML,
19:15large leader mondial sur cette technologie.
19:18D'ici à la fin de l'année,
19:19les cinq premières machines devraient être livrées aux principaux fabricants de puces chinois.
19:23On reste loin des 130 équipements que prévoit de produire ASML en 2026,
19:27car le système chinois accuse encore un retard en termes de performance et de fiabilité,
19:32empêchant pour le moment toute production de masse.
19:35Cette avancée intervient aussi à un moment où Washington envisage
19:37des restrictions supplémentaires sur les exportations d'équipements
19:41pour semi-conducteurs vers la Chine notamment,
19:43qui cherche, elle, à gagner en autonomie industrielle dans le secteur.
19:46Dans le reste de l'actualité, la directrice générale du FMI poursuit sa visite en Argentine.
19:51Le pays est le premier débiteur du Fonds monétaire international
19:55avec un programme de près de 20 milliards de dollars sur quatre ans conclu l'année dernière.
20:01Kristalina Georgieva a salué la meilleure santé de l'économie à Argentine
20:05depuis l'arrivée au pouvoir de Ravier Milei.
20:07L'inflation recule, le budget est excédentaire
20:10et la cote de crédit du pays s'est améliorée.
20:12On écoute.
20:14L'Argentine est dans une position bien plus solide
20:21et c'est le résultat du travail acharné du gouvernement,
20:23mais aussi le fruit de la persévérance et du sacrifice du peuple argentin.
20:27Ce que nous constatons, c'est que la croissance se situe désormais fermement en territoire positif.
20:32Nous avons connu deux années de croissance négative, mais c'est derrière nous aujourd'hui.
20:39Un retour en France avec le scandale du dieselgate
20:42qui n'en finit pas de secouer le secteur automobile.
20:46On apprend que Renault a été envoyé devant le tribunal correctionnel de Paris
20:50pour tromperie aggravée.
20:52Le constructeur est suspecté d'avoir trafiqué ses moteurs diesel
20:55pour qu'il respecte les normes de pollution,
20:58ce que Renault dément fermement aujourd'hui.
21:02Justine Vassogne.
21:03Cela fait près de dix ans que la procédure judiciaire autour du dieselgate a commencé en France
21:08et Renault campe sur sa position.
21:10Le groupe conteste fermement avoir commis la moindre infraction.
21:14Les véhicules Renault, affirme le groupe, ont tous et toujours été homologués
21:18conformément aux lois françaises.
21:20Les réquisitions du parquet, consultées par l'AFP,
21:22indiquent pourtant que Renault aurait spécialement calibré ses voitures commercialisées
21:26entre 2009 et 2017 pour qu'elles respectent les critères antipollution
21:31lors des tests d'homologation, mais pas en situation normale.
21:34Autrement dit, quand elle roule au quotidien,
21:37une tromperie aggravée car elle a pu contribuer à augmenter la pollution atmosphérique
21:41et favoriser l'apparition chez l'homme de maladies respiratoires.
21:45Le parquet évoque une stratégie assumée d'optimisation.
21:49Renault, de son côté, note que l'ordonnance de renvoi reconnaît
21:51que ses voitures ne sont pas équipées de dispositifs frauduleux.
21:55Un fait établi par la justice anglaise à la mi-juillet
21:58qui avait complètement blanchi le constructeur.
22:01Renault indique enfin qu'il défendra son innocence et son professionnalisme
22:05lors de son procès parisien qui n'aura pas lieu avant la mi-2027.
22:10Le marché de l'immobilier est toujours en crise,
22:12notamment la construction de logements neufs.
22:14Après un être bon en mai, le nombre de permis de construire accordé
22:17baisse à nouveau en juin de 4,8%.
22:21Un repli qui s'explique par une baisse des autorisations des logements collectifs
22:25et des logements individuels selon les services du gouvernement.
22:28Les ouvertures de chantier sont-elles stables ?
22:31Et ce n'est pas mieux du côté du marché de la rénovation.
22:35Ma prime Rénov' est en chute libre.
22:37Les dépôts de demandes d'aide pour la rénovation énergétique ont été divisés par 4 au premier semestre
22:44sur un an selon les chiffres de l'Agence nationale pour l'habitat
22:49en cause des restrictions successives du gouvernement ces derniers mois
22:52qui ont logiquement rendu le dispositif impopulaire.
22:55Paul Valère.
22:57Les demandes d'aide pour profiter de ma prime Rénov' se réduisent comme peau de chagrin.
23:01L'Agence nationale de l'habitat qui distribue les subventions
23:04ne reçoit pas plus de 2500 nouveaux dossiers par mois.
23:07Si l'on inclut les copropriétés, ce sont un peu plus de 20 000 dossiers
23:10de rénovation d'ampleur sur les 6 premiers mois de l'année
23:13contre 95 000 au premier semestre l'an dernier.
23:16Une chute liée d'abord au montant des aides, largement revue à la baisse.
23:20La subvention maximale pour un ménage très modeste a par exemple quasiment été divisée par 2
23:25de 63 à 32 000 euros.
23:28S'ajoute à cela un processus de souscription complexe
23:30et des délais d'attente devenus interminables dans certains départements
23:34plus d'un an en Seine-et-Marne ou en Gironde.
23:36L'absence de vote du budget de l'État qui a empêché l'ouverture du guichet
23:40entre janvier et mi-février n'a pas non plus aidé.
23:43De son côté, l'Agence nationale de l'habitat espère malgré tout voir la dynamique repartir
23:48et assure que la situation s'améliore concernant le nombre de demandes en attente.
23:53La fin des soldes d'été ce soir, malgré la prolongation d'une semaine
23:57décidée par le gouvernement en raison de la canicule,
23:59le bilan s'avère décevant.
24:02Hélène Cornet.
24:04La canicule a fortement pesé sur la fréquentation.
24:07Le premier jour des soldes, le thermomètre affichait près de 40 degrés,
24:11de quoi dissuader les consommateurs de faire du lèche-vitrine.
24:14Résultat, les soldes se terminent sur une baisse moyenne de 1,3% des ventes en valeur
24:19sur les quatre premières semaines par rapport à celles de l'an dernier.
24:22Des chiffres de l'Observatoire économique de l'Institut français de la mode
24:26et ce, malgré d'importantes remises dès le départ pour attirer la clientèle.
24:31La situation est néanmoins contrastée.
24:33Entre les petits commerces et les centres commerciaux
24:35où se sont réfugiés les clients à la recherche de la climatisation,
24:39la semaine supplémentaire ne devrait pas permettre de compenser le repli.
24:43Tout se joue au démarrage.
24:45A Paris, les boutiques ont pu compter néanmoins sur les touristes bien présents.
24:49Selon les chiffres de la Chambre de commerce et d'industrie d'Île-de-France,
24:53ils ont représenté entre 20 et 40% du chiffre d'affaires des soldes d'été.
24:57Et Sandra Gondoin reviendra sur ce bilan des soldes d'été
25:00avec Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du commerce.
25:03Ce sera demain à 7h45 dans la matinale de BFM Business.
25:07Un mot de football puisque ça y est, Zidane est officiellement
25:11le nouveau sélectionneur de l'équipe de France.
25:13Et même s'il a été sponsorisé par Adidas pendant 30 ans,
25:17il devrait être habillé en Nike,
25:20l'équipementier officiel de la Fédération française de football.
25:23Mais il gardera le choix de ses chaussures.
25:26Le clic du jour avec cet article
25:28sur le nombre d'annulations de vols qui explosent au premier semestre.
25:32Selon Air Help, on a compté près de 7000 vols annulés
25:35entre janvier et juin, 871 000 passagers concernés.
25:39Le mois d'avril a été particulièrement touché.
25:43Cette flambée s'explique en partie par les conséquences
25:46de la guerre au Moyen-Orient, oui,
25:47mais surtout par les grèves du contrôle aérien français.
25:50Tous les détails à retrouver sur notre site bfmbusiness.com.
25:53Dans un instant, la suite de nos programmes d'été
25:57et puis le retour de l'information demain à 7h
25:59avec Sandra Gondoin sur BFM Business.
26:02Très bonne soirée.
26:05Le 18h écho sur BFM Business.