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  • il y a 16 minutes
Ce mardi 28 juillet, Adel Bakawan, directeur European Institute for Studies on the Middle East and North Africa (EISMENA), Michel Picon, président de l'U2P, Benjamin Constant, cofondateur de NeoCem, et Dominique Carlac'h, vice-présidente d'ABGi France, étaient les invités dans l'émission Good Morning Business présentée par Sandra Gandoin. Good Morning Business est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:00:00BFM Business et RMC Live présentent la matinale de l'économie.
00:00:05Good morning business, Sandra Gandon.
00:00:08Il est presque 7h, bienvenue dans la matinale de l'économie.
00:00:11Nous sommes ensemble en direct jusqu'à 9h sur BFM Business.
00:00:14Les résultats d'entreprises ce matin, évidemment, il y avait LVMH hier, les ventes repartes,
00:00:19mais aussi Safranc, Ering, Orange Air Liquide ce matin.
00:00:22On va faire le point sur ces publications dans les journaux et les points bourses
00:00:25avec notre spécialiste Etienne Braque.
00:00:27Et puis, les marchés asiatiques ne s'en sont pas remis ce matin.
00:00:31L'entreprise chinoise Shanghai Yulian Cheng a lancé la production industrielle de machines
00:00:37de lithographie par immersion dans l'ultraviolet profond des puces ultra technologiques
00:00:43qui était jusqu'ici le monopole d'ASML.
00:00:45On va voir les explications et les enjeux de cela avec François-Xavier Roux dans un instant.
00:00:51Les autres titres, Léo.
00:00:52Mercedes pourrait être bannie des Etats-Unis à cause de ses actionnaires chinois.
00:00:57Les discussions avec l'Iran ont de bonnes chances d'aboutir, dit Donald Trump,
00:01:01qu'on entendra dans le journal.
00:01:02Et puis, la patronne du FMI se félicite de la politique économique et de ses résultats en Argentine.
00:01:08Dans la prochaine heure, cette rencontre entre Trump et Benjamin Netanyahou à Washington,
00:01:12ce mardi, première fois qu'il se voit depuis le début du conflit au Moyen-Orient,
00:01:15le 28 février dernier.
00:01:17La trêve va-t-elle survivre à cette rencontre ?
00:01:19On posera la question à Adèle Bacawan à 7h20.
00:01:23Et puis, près de 15 000 entreprises évacuées en Gironde.
00:01:26Les mesures annoncées par le gouvernement hier,
00:01:28chômage partiel, réaménagement des échéances fiscales,
00:01:30délai prolongé pour les déclarations de sinistre, sont-elles suffisantes ?
00:01:34On posera la question à Michel Picon, le président de l'U2P.
00:01:37Ce sera à 7h45 dans le Grand Entretien.
00:01:39La matinale de l'économie, c'est parti.
00:01:41Soyez les bienvenus.
00:01:43Votre rendez-vous avec la Banque Postale,
00:01:45la banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre entreprise.
00:01:49La Banque Postale, citoyenne.
00:01:51Good Morning Business, le journal.
00:01:54Et LVMH a donc dévoilé ses résultats semestriels, Léo.
00:01:58Oui, c'est stable et c'est même supérieur aux attentes pour le numéro 1 mondial du luxe.
00:02:02Les ventes sont en hausse de 2%, comparable malgré le conflit au Moyen-Orient, Etienne Braque.
00:02:07Avec un résultat net qui est également stable à 5,7 milliards d'euros sur les 6 premiers mois de
00:02:12l'année.
00:02:12Marge opérationnelle stable également à 22,5%.
00:02:15Grâce notamment à une très belle dynamique du côté des Etats-Unis, encore et toujours.
00:02:19Plus 6% pour les ventes en organique au deuxième trimestre.
00:02:224% pour l'Asie hors Japon quand l'Europe par exemple est à zéro.
00:02:27La bourse aux Etats-Unis se tient plutôt bien depuis le début de l'année.
00:02:29Bien sûr, c'est important pour l'effet richesse.
00:02:31Quand la très forte croissance, la très forte hausse plutôt des valeurs tech en Asie.
00:02:36Et également là, une bonne nouvelle pour LVMH.
00:02:39Souvenez-vous, il y a quelques jours, Cartier, avec notamment sa maison mère Richemont,
00:02:44avait dit qu'on a des ventes époustouflantes du côté de Séoul.
00:02:46Grâce notamment aux primes qui ont été versées par Samsung entre autres.
00:02:50Et bien là, hier, même discours avec une activité notamment sur la branche Montrejoaillerie
00:02:55qui est très dynamique, que ce soit en Asie, mais également aux Etats-Unis.
00:02:59Plus 11% pour la croissance des ventes en organique au deuxième trimestre.
00:03:02Pour cette activité Montrejoaillerie, c'est de loin la plus forte croissance.
00:03:06Grâce bien sûr à Tiffany, mais également à Bulgarie.
00:03:09Après des mois difficiles, ça va mieux pour le cognac et pour le champagne.
00:03:12Quand dans la mode et maroquinerie, l'activité fait preuve de résilience.
00:03:15Grâce notamment aux nouveautés de Jonathan Anderson chez Christian Dior.
00:03:19Merci Etienne Braque.
00:03:20Dans cette saison des résultats, ceux de Mercedes qui sont en train de tomber,
00:03:24le constructeur allemand qui par ailleurs pourrait se voir barrer l'accès au marché américain.
00:03:29Une loi se prépare en fait au Congrès pour bannir du territoire les fabricants
00:03:33qui ont une trop grosse part d'investisseurs qualifiés d'adversaires à leur capitale.
00:03:38En clair, les Chinois et Mercedes est donc concerné, Justine Vassogne.
00:03:43Les constructeurs chinois sont déjà soumis à 125% de droits de douane,
00:03:47mais les parlementaires américains veulent aller plus loin.
00:03:50Ils ont approuvé en commission au Sénat un projet de loi pour interdire sur le territoire
00:03:54les constructeurs avec plus de 15% d'actionnaires chinois à leur capitale.
00:03:58La loi n'est pas encore votée, mais elle fait déjà frémir Mercedes,
00:04:02détenue à 10% par le chinois Baïk et à 9,7% par le fondateur de Geely, Li Shufu.
00:04:08Le marché américain est capital pour le constructeur allemand
00:04:11qui y réalise plus de 15% de ses ventes.
00:04:14Certains estiment d'ailleurs que cette loi le vise directement.
00:04:17General Motors pousse cette mesure pour éjecter Mercedes, assure ainsi le sénateur républicain Ted Cruz.
00:04:23Pour Mercedes, tout n'est pas perdu.
00:04:25Certains sénateurs envisagent des aménagements pour l'allemand et un délai jusqu'à 2030.
00:04:30Comme en Europe, les Chinois sont au centre des discussions du secteur.
00:04:34Bill Ford estime qu'ils finiront par briser la muraille américaine.
00:04:38Donald Trump lui-même a surpris tout le monde en janvier
00:04:41en les invitant à venir construire des usines aux Etats-Unis.
00:04:44Dans le secteur, Michelin réaffirme ses objectifs annuels après la progression de 7% sur un an
00:04:51de son résultat opérationnel hors effet de change au premier semestre.
00:04:54Le groupe qui fait aussi état de vente en légère hausse en données constantes,
00:04:58malgré la baisse des volumes dans un marché toujours déprimé.
00:05:03Et puis Renault est renvoyé devant le tribunal correctionnel dans le scandale du Dieselgate.
00:05:08Le constructeur sera le deuxième jugé après Volkswagen pour tromperie aggravée.
00:05:13Il promet de défendre son innocence et son honneur.
00:05:16La guerre au Moyen-Orient et Donald Trump affiche à nouveau son optimisme.
00:05:20Trois jours et demi sans frappe désormais entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:05:23Et la diplomatie semble donc à nouveau faire son chemin.
00:05:26Écoutez ce qu'en dit le président américain cette nuit.
00:05:31J'ai beaucoup de patience. Je ne suis pas pressé.
00:05:34Tout leur littoral a été détruit.
00:05:35Le détroit d'Hormuz est dans un très bon état.
00:05:38Et on est en train de discuter.
00:05:39Vous savez, c'est eux qui voulaient discuter.
00:05:41Et ils ont dit, s'il vous plaît, ne bombardez pas, ne tirez pas.
00:05:44Et vous savez, les discussions se passent bien.
00:05:46On verra ce qu'il va se passer.
00:05:48Je pense qu'il y a de bonnes chances que quelque chose se produise.
00:05:50Et si c'est le cas, tant mieux.
00:05:52Sinon, nous reprendrons ce que nous faisions il y a deux jours.
00:05:57Voilà, déclaration de Donald Trump qui contribue à la détente des dernières heures sur les cours du pétrole.
00:06:02On est à 87 dollars ce matin pour le baril de Brent, le président américain, qui rencontrera d'ailleurs aujourd
00:06:09'hui, et pour la première fois depuis le début de la guerre, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, à Washington.
00:06:14Et on en parlera avec Adèle Bakawan à 7h20 dans Le Monde qui Bouge.
00:06:19La chef du FMI, elle, est du côté de l'Argentine, le premier débiteur du Fonds monétaire international.
00:06:25Et alors, Kristalina Georgieva est visiblement venue pour donner un coup de tampon sur la politique économique de Ravier Milei.
00:06:31Écoutez.
00:06:33L'Argentine est dans une position bien plus solide.
00:06:39Et c'est le résultat du travail acharné du gouvernement, mais aussi le fruit de la persévérance et du sacrifice
00:06:45du peuple argentin.
00:06:46Ce que nous constatons, c'est que la croissance se situe désormais fermement en territoire positif.
00:06:51Nous avons connu deux années de croissance négative, mais c'est derrière nous aujourd'hui.
00:06:58Le FMI qui prévoit pour l'Argentine 3,5% de croissance cette année et 4% en 2027, année
00:07:05de présidentielle.
00:07:06Elle est également dans le pays où Ravier Milei se montre de plus en plus ouvertement candidat à sa propre
00:07:12succession.
00:07:13On revient en France pour finir avec la fin des soldes d'été ce soir, Léo.
00:07:17Et malgré la semaine supplémentaire décidée par le gouvernement pour compenser les effets de la période de canicule,
00:07:23le bilan s'avère d'ores et déjà décevant, Hélène Corneille.
00:07:27La canicule a fortement pesé sur la fréquentation.
00:07:30Le premier jour des soldes, le thermomètre affichait près de 40 degrés,
00:07:34de quoi dissuader les consommateurs de faire du lèche-vitrine.
00:07:38Résultat, les soldes se terminent sur une baisse moyenne de 1,3% des ventes en valeur sur les quatre
00:07:43premières semaines
00:07:44par rapport à celles de l'an dernier.
00:07:46Des chiffres de l'Observatoire économique de l'Institut français de la mode,
00:07:50et ce, malgré d'importantes remises dès le départ pour attirer la clientèle.
00:07:54La situation est néanmoins contrastée entre les petits commerces et les centres commerciaux
00:07:59où se sont réfugiés les clients à la recherche de la climatisation.
00:08:02La semaine supplémentaire ne devrait pas permettre de compenser le repli.
00:08:06Tout se joue au démarrage.
00:08:08À Paris, les boutiques ont pu compter néanmoins sur les touristes bien présents,
00:08:12selon les chiffres de la Chambre de commerce et d'industrie d'Île-de-France.
00:08:16Ils ont représenté entre 20 et 40% du chiffre d'affaires des soldes d'été.
00:08:207h07, les marchés.
00:08:26J'en parlais en titre, séance mouvementée ce matin sur les marchés actions en Asie.
00:08:30Etienne Braque.
00:08:30À commencer par le Kospi à Séoul qui perd plus de 8%, pénalisé par Samsung et SKNX.
00:08:354% au Japon pour le Nikkei, après la publication d'un article hier de The Affirmation,
00:08:40évoquant que l'entreprise chinoise Yulang Cheng avait commencé à produire en série des machines de lithographie.
00:08:46Pour faire simple, ce sont des machines qui permettent de graver des semi-conducteurs,
00:08:49ce qui a très fortement pénalisé hier notre acteur européen ASML, c'est la première capitalisation européenne.
00:08:55ASML a perdu plus de 8% à la bourse d'Amsterdam.
00:08:58Bon, je vous rassure, le titre gagne toujours 45% depuis le début de l'année.
00:09:01Alors, si pour l'instant, Yulang Cheng n'arrive pas à la botte de ASML en termes de finesse de
00:09:06gravure,
00:09:06ça inquiète les investisseurs et surtout, un petit peu comme ces derniers jours avec des modèles d'intelligence artificielle chinoise,
00:09:14eh bien, ça fait trembler certaines valeurs technologiques avec, pour rappel, aujourd'hui,
00:09:20pas mal d'inquiétudes sur la capacité de ces entreprises à pouvoir maintenir des marges élevées.
00:09:26Il y avait la même préoccupation hier avec CXMT qui s'est introduit en bourse à Shanghai.
00:09:30Le titre a quand même gagné quasiment 500% et est devenu la plus grosse valeur de Chine continentale devant
00:09:36une banque chinoise.
00:09:37Le titre CXMT est en très légère baisse après donc cette hausse spectaculaire hier.
00:09:42Le pétrole, de son côté, continue de se tasser sous les 90 dollars, Etienne.
00:09:4787 précisément pour un baril de Brent, avec donc Donald Trump qui évoque des discussions avec Téhéran,
00:09:53des discussions qui pourraient aboutir à un accord.
00:09:55Cela permet donc au pétrole de se tasser ce matin, mais ça ne suffit pas pour redresser Wall Street.
00:09:59Le S&P 500 a terminé stable, le Nasdaq 100 moins 0,3% quand le Dow Jones a clôturé
00:10:05sur une hausse de 0,5%.
00:10:07Beaucoup de prudence avant la Fed demain, d'autant plus que le marché anticipe de plus en plus une hausse
00:10:12de taux.
00:10:12On est désormais à 38% d'anticipation pour une hausse de taux dès demain soir,
00:10:17quand les résultats d'entreprises, eux, vont amener leur lot de volatilité.
00:10:20Avec donc Microsoft et Meta demain soir, jeudi, ça sera au tour d'Amazon et d'Apple.
00:10:25Et puis à suivre ce matin, safran, orange, air liquide, avant ce sourd, après la clôture du CAC 40 et
00:10:30si l'heure ou encore qu'il y a.
00:10:32Merci Etienne Braque. Restez avec moi, c'est le débat tout de suite.
00:10:36Good morning business face à Le Chypre.
00:10:39Alors qu'Emmanuel Le Chypre s'installe tranquillement, on parle des montants faramineux,
00:10:43en effet levés en bourse en Chine, aux Etats-Unis, dans l'IA.
00:10:45Les conséquences aussi sur le secteur des semi-conducteurs.
00:10:48Alors on parle toujours, ça fait des mois qu'on en parle de cette bulle, IA, qu'en est-il,
00:10:53qui commence ?
00:10:55Moi je veux bien, parce que moi je suis plutôt enclin à penser qu'effectivement il y a énormément d
00:11:03'excès
00:11:03et que oui, on a une bulle.
00:11:05On a une bulle pourquoi ?
00:11:07On a une bulle d'abord parce que les valorisations intègrent aujourd'hui des scénarios
00:11:12qui sont des scénarios plus que parfaits et sur un horizon assez long.
00:11:17C'est-à-dire qu'en gros, on pense que la demande va continuer à exploser,
00:11:20on pense que les marges vont rester très élevées,
00:11:22que la concurrence finalement n'aura aucun effet sur les prix,
00:11:26que les clients continueront d'investir massivement.
00:11:30À l'horizon de 5 ou 10 ans, est-ce que ce n'est pas un scénario un peu trop
00:11:33optimiste ?
00:11:34Deuxième inquiétude, les investissements augmentent quand même beaucoup plus vite que les revenus.
00:11:39Et ça, c'est quoi ? C'est 350 milliards cette année,
00:11:43si vous prenez les gros Microsoft, Amazon, Alphabet, Meta, etc.
00:11:47On ne sait pas vraiment quand est-ce que tous ces investissements seront rentabilisés.
00:11:53Encore plus inquiétant, et qui n'existait pas vraiment dans les bulles précédentes,
00:11:57c'est cette interconnection et cette circularité finalement entre tous les acteurs du système.
00:12:04C'est-à-dire qu'ils investissent tous les uns chez les autres,
00:12:07s'achètent mutuellement des services et on a donc une espèce d'opacité et d'effet émulsion comme ça,
00:12:14qui fait que tout ça paraît un peu artificiel.
00:12:18On est emballé par la logique, la peur de manquer, qui concerne à peu près tous les clients.
00:12:24Les gains de productivité de tout ça, on ne les voit pas vraiment encore dans l'économie réelle.
00:12:29Et puis la dernière constatation qu'il faut faire, c'est que toutes les grandes révolutions industrielles,
00:12:36quand vous avez combiné finalement des rêves absolument fous,
00:12:42souvent des quantités d'argent extrêmement disponibles,
00:12:47ce qui a été le cas avec les taux d'intérêt quasiment nuls qu'on a eus pendant des années,
00:12:50vous aboutissez systématiquement à des bulles,
00:12:53sur des technologies qui ont assuré des promesses complètement délirantes
00:12:58et qui après se sont avérées effectivement.
00:13:00Ça a été le cas sur les chemins de fer,
00:13:03où il y a eu des investissements totalement délirants,
00:13:05une bulle incroyable.
00:13:06Bon, la bulle a éclaté, ça n'a pas empêché les chemins de fer de se développer.
00:13:11Même chose pour l'électricité, même chose pour Internet.
00:13:13Donc c'est une logique qui est presque inhérente à l'âme humaine finalement, vous voyez.
00:13:18Et donc oui, objectivement, moi je pense qu'il y a quand même une bulle dans ces domaines-là.
00:13:24Etienne ?
00:13:24Non, je ne suis pas du tout d'accord.
00:13:25Alors au cas par cas, on peut trouver peut-être certaines sociétés
00:13:28qui affichent des niveaux de valorisation totalement délirants,
00:13:32mais quand vous regardez la croissance des profits, elle est là,
00:13:34vous avez quand même un consensus qui s'attend à une hausse des profits aux États-Unis de 26%
00:13:39pour le S&P 500.
00:13:41Donc ça, c'est pour l'indice large.
00:13:42Si on regarde certaines GAFAM,
00:13:44on va avoir cette semaine une croissance des profits de plus de 30%.
00:13:47En tout cas, c'est ce qui est attendu.
00:13:48Et souvenez-vous, la semaine dernière, Alphabet,
00:13:50donc c'est Google, croissance du résultat opérationnel.
00:13:53Donc on enlève l'exceptionnel, la participation dans Anthropik
00:13:56et dans certaines startups, etc.
00:13:5840 milliards de profits en l'espace de trois mois.
00:14:01À Paris et même en Europe, on n'a pas de boîte qui font 40 milliards en 12 mois.
00:14:05Eux, ils arrivent à faire ça en l'espace de trois mois.
00:14:07C'est 30% de plus que l'an dernier.
00:14:10Quand on regarde en bourse la performance de ces GAFAM,
00:14:13elle n'est pas spectaculaire.
00:14:14Si vous regardez Microsoft depuis le début de l'année,
00:14:16moins 17%, moins 25% depuis le record.
00:14:19Amazon est stable depuis le début de l'année.
00:14:20Idem pour Alphabet.
00:14:22Meta, moins 8% depuis le 1er janvier.
00:14:24Il n'y a que Apple qui est sur un plus haut, 25%.
00:14:26On en parlera dans 20 minutes.
00:14:27C'est devenu la plus grosse capitalisation mondiale devant Nvidia.
00:14:30Donc le marché, il est prudent.
00:14:32Il n'est pas du tout dans une phase d'euphorie.
00:14:34Pourquoi ?
00:14:34Parce qu'il s'inquiète non pas des profits, mais des capacités d'investissement à juste titre.
00:14:39Puisqu'au final, si vous prenez tous les acteurs,
00:14:41c'est 700 milliards qui vont être dépensés cette année dans l'intelligence artificielle.
00:14:45Avec, oui, des entreprises qui lèvent de la dette,
00:14:47mais c'est plutôt une bonne nouvelle.
00:14:49Le marché fait son job.
00:14:50Il y a un an, tout le monde disait, vous ne vous rendez pas compte,
00:14:52ces boîtes, elles rachètent à tour de bras des centaines de milliards d'actions.
00:14:55C'est totalement inutile.
00:14:56Ça ne sert à rien.
00:14:56Ils ne savent pas quoi faire de leur argent.
00:14:57Là, c'est bien.
00:14:58Ils gagnent de l'argent.
00:14:59Et cet argent, ils l'investissent.
00:15:00Voilà, Emmanuel Lechypre, que rajouter à cela ?
00:15:04Effectivement, à court terme, on peut se satisfaire de tout ça.
00:15:08La réalité, c'est qu'en général, on achète en bourse des profits,
00:15:12pas les profits d'aujourd'hui, on achète les profits de demain.
00:15:15Or, moi, ce qui m'inquiète, c'est ça.
00:15:17L'intelligence artificielle générative, par exemple, qui est au cœur de tout ça,
00:15:20on voit bien que la trajectoire, elle n'est pas soutenable à terme.
00:15:23C'est-à-dire que quand vous voyez ce que cette industrie va devoir consommer
00:15:28comme énergie, etc.,
00:15:30vous vous dites que ce n'est pas une trajectoire qui est possible.
00:15:32Donc, il va y avoir d'autres développements, sans doute,
00:15:34de l'intelligence artificielle qui vont intervenir,
00:15:36qui seront sans doute moins consommateurs d'énergie, etc.
00:15:39Moi, je trouve qu'on a aussi tendance à largement surestimer
00:15:45les positions acquises.
00:15:46C'est-à-dire que qu'est-ce qui dit qu'il n'y a pas des boîtes
00:15:49qui, demain, vont venir disrupter tout ça ?
00:15:51Et en quoi on n'est pas en train, finalement,
00:15:54d'accorder une trop grande confiance à tous ces acteurs
00:15:56qui seront peut-être, demain, détrônés par des technologies
00:15:59qui viendront même, peut-être, d'ailleurs,
00:16:01quand vous voyez, par exemple, les capacités de production
00:16:05ou d'innovation des entreprises chinoises,
00:16:08puisque cette nuit, on a encore eu des chiffres faramineux
00:16:11en Chine sur une introduction en bourse.
00:16:15Donc, voilà.
00:16:16Qu'est-ce qui vous dit que, demain,
00:16:17ces acteurs seront encore les acteurs phares du marché ?
00:16:21Il me semble qu'on fige un peu trop la situation aujourd'hui.
00:16:26Etienne, pour finir ?
00:16:28L'absent, malheureusement, c'est l'Europe.
00:16:29Parce qu'on peut peut-être dire qu'il y a une bulle aux États-Unis,
00:16:31mais en Europe, malheureusement, on a très peu de valeur.
00:16:33Et à la tech, à SML, oui, peut-être.
00:16:36Mais aujourd'hui, tout se joue du côté de la Chine.
00:16:38CXMT qui devient la plus grosse boîte chinoise
00:16:40en Bourse continentale, en Chine continentale.
00:16:43Du côté des États-Unis, ça lève des milliards
00:16:45tous les semaines ou presque sur ce segment de l'IA.
00:16:48Et l'Europe, malheureusement, est absente.
00:16:51Parce que c'est vrai qu'il n'y a pas assez d'investissement
00:16:53et on n'arrive pas à construire de grands géants européens.
00:16:56Donc, la Chine a bien compris qu'elle devait réduire sa dépendance
00:16:59aux acteurs américains.
00:17:00Et elle le fait plutôt bien.
00:17:02Quand nous, en Europe, on a beaucoup de promesses,
00:17:04beaucoup d'ambitions.
00:17:05Mais malheureusement, on n'arrive pas à avoir les acteurs
00:17:07pour se passer des GAFA.
00:17:09Merci, messieurs.
00:17:10Un dernier mot, Emmanuel ?
00:17:11C'était la même chose au moment de la bulle Internet
00:17:12qu'Étienne n'a pas connue.
00:17:14Mais il y avait effectivement ce déséquilibre majeur
00:17:17entre ce qui se passait aux États-Unis
00:17:19et ce qui se passait en Europe.
00:17:22Et je vous rappelle que le Nasdaq s'est quand même
00:17:24très largement effondré, évaporé presque même
00:17:28au moment de l'éclatement de la bulle Internet.
00:17:30Merci beaucoup, messieurs.
00:17:32C'était Face à le Chypre à retrouver ce débat sur notre appli,
00:17:35sur notre site en replay, évidemment.
00:17:37Le monde qui bouge, l'interview.
00:17:40Le monde qui bouge ce matin.
00:17:41Je reçois Adèle Bakawan, directeur de l'Institut européen
00:17:43d'études du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord,
00:17:45auteur également du livre
00:17:47La décomposition du Moyen-Orient chez Talandier.
00:17:50Et nous y sommes.
00:17:51C'est ce que vous me disiez juste avant cette interview.
00:17:54La décomposition du Moyen-Orient.
00:17:56Adèle Bakawan, Donald Trump et Benyamin Netanyahouz
00:17:58se rencontrent aujourd'hui à Washington.
00:18:00Déjà, c'est fou de se dire que c'est la première fois
00:18:02qu'ils se rencontrent depuis le début de ce conflit au Moyen-Orient.
00:18:06Et puis, on est dans une phase un petit peu particulière.
00:18:09Vous allez nous dire ce qui se passe réellement.
00:18:11Où il n'y a plus vraiment de combat depuis plusieurs jours.
00:18:15Cette pause dans les bombardements, vous, vous en pensez quoi ?
00:18:17Mais vous avez absolument raison.
00:18:19Depuis trois nuits, il n'y a plus de bombardements.
00:18:22Et c'est une donnée factuelle très importante.
00:18:25Pourquoi il n'y a plus de bombardements ?
00:18:27Parce que tout simplement, le commandement américain du Moyen-Orient
00:18:31a informé Donald Trump d'une manière claire
00:18:34et cité par plusieurs sources,
00:18:37que la liste des cibles est à temps.
00:18:41Il n'y a plus de cibles.
00:18:41Nous avons nettoyé ce qu'on appelle la côte iranienne de Détroit-Dormoz.
00:18:46Maintenant, il faut prendre une décision fondamentale.
00:18:49Est-ce qu'on va envoyer les forces spéciales, l'armée américaine, les soldats américains,
00:18:56ou seuls pour sécuriser et contrôler cette côte iranienne ou pas ?
00:19:01Donc ça, c'est une nouvelle phase.
00:19:03Donald Trump doit trancher.
00:19:06Ou bien la négociation arrive à des résultats concrets,
00:19:10ou bien il doit prendre la main sur le Détroit-Dormoz.
00:19:13Israël n'a pas pris part à cette dernière vague de combat,
00:19:17ces journées, ces 17 journées avant cette pause.
00:19:22Pourquoi ?
00:19:22Parce qu'Israël, depuis toujours, c'est un scénario qui convient parfaitement à Israël.
00:19:28Pourquoi ?
00:19:28Parce qu'Israël attend son objectif.
00:19:31C'est un objectif, c'est quoi ?
00:19:32C'est que les États-Unis d'Amérique entrent dans cette guerre
00:19:35contre la République islamique d'Iran sans qu'Israël soit impacté.
00:19:39Vous savez, pendant la guerre des 12 jours et ensuite la guerre des 40 jours,
00:19:44Israël était lourdement impacté.
00:19:46Mais maintenant, il y a une confrontation directe
00:19:50entre les intérêts de la République islamique d'Iran et ceux des États-Unis.
00:19:55Dans l'ensemble du Moyen-Orient,
00:19:57Or, Israël n'a pas été touché ni par des missiles balistiques ni par des drones.
00:20:02Donc, c'est un scénario qui convient parfaitement à Israël
00:20:05que Washington soit en guerre totale contre la République islamique d'Iran
00:20:09sans qu'Israël soit une cible des gardiens de la Révolution islamique.
00:20:15En avril, au moment du cessez-le-feu, la relation entre les deux pays s'était dégradée.
00:20:19Trump avait accusé Netanyahou de faire obstacle aux efforts diplomatiques.
00:20:23Là, aujourd'hui, qu'est-ce qui peut se passer ?
00:20:25Qu'est-ce qui peut se dire entre les deux hommes ?
00:20:27Écoutez, il y a trois fronts.
00:20:29Il y a le front iranien, mais il n'est pas le seul.
00:20:31Il y a aussi le front libanais.
00:20:33Et désormais, il y a le front yémanite avec le détroit Bab el-Mandeb.
00:20:38Et on voit, depuis deux ou trois jours, le front palestinien aussi revient sur la scène,
00:20:43notamment en Cisjordanie.
00:20:44Et donc, vous avez quatre terrains désormais sur lesquels les deux hommes doivent discuter.
00:20:50Et on sait très bien, de l'ensemble, il a dit clairement qu'il ne vit pas au Moyen-Orient,
00:20:53mais Benjamin Netanyahou aussi.
00:20:55Les États-Unis ne se trouvent pas au Moyen-Orient, mais Israël si.
00:20:59Et donc, c'est tout à fait normal de ne pas partager la même vision, la même perspective, la même
00:21:05approche des choses.
00:21:06Mais je pense personnellement, en fin de compte, il y a des intérêts suprêmes des deux côtés qui détermineront les
00:21:12deux hommes.
00:21:15Benyamin Netanyahou, son intérêt, c'est de relancer les combats ?
00:21:20Son intérêt suprême pour lui, c'est la chute de la République islamique d'Iran.
00:21:25Il avait cet objectif, il avait cette stratégie depuis toujours, depuis des années 90.
00:21:31Une fois l'Irak de Saddam Hussein, autant que menace contre Israël disparue, autant que force du Moyen-Orient,
00:21:39la République islamique d'Iran a remplacé la menace de Saddam Hussein.
00:21:43Et donc oui, depuis toujours, c'est son objectif, c'est son rêve, c'est son combat ultime.
00:21:48Mais par contre, Israël sait très bien, lui seul ne peut jamais attendre cet objectif dans les États-Unis.
00:21:54Donc qu'est-ce qu'il a dans sa besace, pour aller voir Donald Trump aujourd'hui, quels arguments il
00:22:00a pour le convaincre ?
00:22:01Les informations, le renseignement, les informations, on sait très bien que le moussad est très très fort en Iran,
00:22:07on sait très bien que les Israéliens transmettent des informations très très précises aux Américains.
00:22:14Seulement là, il y a des petites interrogations de la part de la CIA, de la part de la Maison
00:22:21Blanche,
00:22:21par rapport à toutes ces informations, la mission presque impossible de Netanyahou,
00:22:28c'est prouver la crédibilité de ces informations qui pourront, bien évidemment, faire trancher la décision de Donald Trump.
00:22:36Est-ce que les échéances électorales, de part et d'autre, ont du poids dans cette discussion ?
00:22:41Parce qu'évidemment, il y a cette situation, mais il y a aussi politiquement des enjeux en interne.
00:22:47Vous savez, il y a une grande différence entre Benjamin Netanyahou et Donald Trump.
00:22:51Donald Trump, il vient d'arriver dans le monde politique, dans le champ politique.
00:22:54Mais par contre, Benjamin Netanyahou, c'est un animal politique de 40 ans.
00:22:59Il maîtrise à la perfection les enjeux, les stratégies, les règles, etc.
00:23:06Donc oui, la politique est toujours là.
00:23:09Le politique est toujours là pour Benjamin Netanyahou.
00:23:12Bien évidemment, son contrat à l'échelle tactique, c'est gagner les élections du mois d'octobre.
00:23:18Est-ce qu'on peut imaginer à quel terme tout cela pourrait se conclure ?
00:23:23On a l'impression de faire des allers-retours en permanence dans les décisions de Donald Trump sur ce dossier
00:23:28du Moyen-Orient.
00:23:29Est-ce qu'on peut savoir, justement, d'après toutes ces échéances, d'après tous ces agendas politiques,
00:23:34si ça peut se terminer, par exemple, avant la fin de l'année ?
00:23:37Alors, cela est peu probable.
00:23:39Cela est peu probable parce que tout se tourne aujourd'hui autour d'un seul élément,
00:23:44le détroit d'Hormuz, n'est-ce pas ?
00:23:46Or, le mémorandum signé entre les Américains et les Iraniens, il y a 14 fois,
00:23:52vous avez le programme atomique, vous avez le programme balistique,
00:23:55vous avez les avoirs gelés, vous avez les sanctions contre la République islamique d'Iran,
00:23:59vous avez sa réintégration au centre de la communauté internationale,
00:24:03vous avez les pays du Golfe, etc.
00:24:05Donc, tout cela, si le détroit d'Hormuz prend autant de temps,
00:24:10qu'est-ce que vous en pensez de programme atomique ou les 400 kg d'uranium enrichis ?
00:24:15Oui, quand vous l'expliquez, on comprend effectivement.
00:24:18Merci beaucoup Adèle Bakawan, directeur de l'Institut européen d'études du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord,
00:24:23auteur de ce livre « La décomposition du Moyen-Orient » aux éditions Talandier.
00:24:27et d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie.
00:24:31Dans un instant, on va partir en Asie.
00:24:34Une nouvelle en Chine a fait chuter les bourses asiatiques ce matin.
00:24:39Vous allez voir ce que c'est.
00:24:40On se donne rendez-vous dans une minute.
00:24:467h31, titre Léo.
00:24:48Alerte rouge en bourse ce matin pour les semi-conducteurs.
00:24:51On verra pourquoi dès le début de ce journal.
00:24:53Encore un excellent semestre pour Safran, qui revoit ses prévisions annuelles à la hausse.
00:24:58Et puis, les demandes sont en chute libre pour MaPrimeRénov'.
00:25:03C'est donc la débâcle ce matin sur les marchés asiatiques.
00:25:07Le Cospi à Séoul chute de 10% en ce moment, pénalisé par Samsung et Skynix,
00:25:13les valeurs des semi-conducteurs qui avaient plongé dès hier en Europe et aux Etats-Unis.
00:25:17Après, en fait, cette information de presse rapportant une percée technologique majeure de la Chine dans le secteur.
00:25:23François-Xavier Roux.
00:25:25La lithographie par immersion dans l'ultra-violet profond,
00:25:28derrière ce nom très technique, se cache une technologie clé dans la fabrication des semi-conducteurs
00:25:32qui consiste à utiliser un laser et une fine couche d'eau ultra-pure
00:25:37pour graver des circuits toujours plus petits sur les puces.
00:25:39Une technologie que la Chine était jusqu'alors contrainte d'importer de l'étranger.
00:25:43Mais selon le site The Information, une entreprise chinoise, Shanghai Youliangchen,
00:25:48a lancé la production industrielle de machines équipées de cette technologie.
00:25:52Une prouesse qui ravive les craintes de voir les fabricants chinois accélérer le développement de leurs capacités
00:25:57et donc renforcer la concurrence pour le Néerlandais à SML, large leader mondial sur cette technologie.
00:26:03D'ici à la fin de l'année, 5 premières machines devraient être livrées aux principaux fabricants de puces chinois.
00:26:08On reste loin des 130 équipements que prévoit de produire SML en 2026,
00:26:12car le système chinois accuse encore un retard en termes de performance et de fiabilité,
00:26:17empêchant pour le moment toute production de masse.
00:26:20Cette avancée intervient aussi à un moment où Washington envisage des restrictions supplémentaires
00:26:24sur les exportations d'équipements pour semi-conducteurs vers la Chine notamment,
00:26:28qui cherche, elle, à gagner en autonomie industrielle dans le secteur.
00:26:32En 7h33, on vient d'avoir la publication semestrielle de Safran
00:26:36Safran et le groupe affichent encore une rentabilité record.
00:26:39Etienne Braque, il relève ses prévisions pour 2026.
00:26:41Après un premier trimestre qui est juste flamboyant, chiffre d'affaires en hausse de 19%,
00:26:46résultat opérationnel en hausse de 29% et donc le groupe qui revoit à la hausse ses perspectives.
00:26:51Il faut dire que Safran est sur le secteur aujourd'hui qui se porte très bien,
00:26:54le secteur aéronautique.
00:26:56Pour vous dire ça comme ça, en passant la semaine dernière,
00:26:59d'après les données de Flightradar, c'était jeudi dernier,
00:27:01c'était la journée où il y a eu le plus de vols en circulation.
00:27:04C'était un nouveau record avec plus de 150 000 vols commerciaux repérés en l'espace de 24 heures.
00:27:11Et donc, qui dit de plus en plus de vols et de plus en plus d'avions,
00:27:13dit de plus en plus de pièces de maintenance et donc de passage au garage.
00:27:17Et le passage au garage, c'est l'activité qui est la mieux margée sur Safran.
00:27:21La marge est assez faible sur les moteurs neufs.
00:27:23Mais par contre, sur les pièces de rechange, vous avez une marge opérationnelle qui est très forte.
00:27:27Donc oui, vous avez un groupe qui revoit à la hausse ses perspectives.
00:27:30Le chiffre d'affaires des pièces de rechange sera désormais attendu en hausse de 25% cette année
00:27:35contre 15% précédemment.
00:27:37Donc on est quand même sur un relèvement majeur.
00:27:39En ce qui concerne du côté de l'activité défense,
00:27:42là aussi on a une très forte croissance avec tous les programmes que l'on connaît.
00:27:45Le chiffre d'affaires défense est en hausse de 14% sur les six premiers mois de l'année.
00:27:50Et donc ce groupe qui revoit ce matin ses perspectives, très largement à la hausse pour 2026.
00:27:56Merci Etienne.
00:27:57Et puis cette confirmation chez Porsche après plusieurs jours de rumeurs, Léo.
00:28:00Oui, le constructeur allemand va bien supprimer 5000 postes pour rester compétitif
00:28:05au moment où la marque est toujours engluée dans les crises de la guerre commerciale
00:28:08à son revirement dans l'électrique, Justine Vassogne.
00:28:11Le nouveau patron de Porsche avait donné le ton en mars alors qu'il annonçait des résultats catastrophiques.
00:28:16Il faut réorganiser la marque en profondeur, supprimer les hiérarchies,
00:28:20réduire la bureaucratie, expliquait Michael Leiters.
00:28:23Un coup de balai qui se traduit aujourd'hui par la suppression de 5000 postes,
00:28:27principalement dans l'usine de Stuttgart du constructeur
00:28:31et dans son centre de développement situé non loin à Weissar.
00:28:34Ces réductions d'effectifs ont été approuvées par les syndicats du groupe,
00:28:37dont le puissant Higuet Métal. Elles vont permettre à Porsche,
00:28:41assure la direction, de continuer à produire ses voitures de sport à deux portes
00:28:44dans son usine allemande. L'accord conclu avec les syndicats prévoit aussi
00:28:48un report des augmentations salariales jusqu'en 2035.
00:28:52En contrepartie, Porsche promet d'investir 2 milliards d'euros sur ses sites en Allemagne.
00:28:57Avec les réductions de postes déjà annoncées l'an passé,
00:29:00le groupe va se séparer au total de près de 9000 employés,
00:29:03soit pratiquement un quart de ses effectifs.
00:29:06Et puis le feu n'est toujours pas fixé en Gironde, Léo.
00:29:08Et les craintes s'accentuent avec le retour de la chaleur.
00:29:11Aujourd'hui, ce sont même les semaines à venir qui seront dures,
00:29:14prévient Emmanuel Macron, le chef de l'État, qui s'est rendu sur place hier.
00:29:18Et dans ce contexte, ce sont plus de 15 000 entreprises
00:29:21qui sont à l'arrêt.
00:29:23Les acteurs économiques locaux feront désormais des points quotidiens
00:29:27avec Bercy, qui a confirmé une première vague de mesures hier.
00:29:30L'enjeu désormais, éviter que la catastrophe naturelle ne se transforme en crise économique.
00:29:37Premier dispositif activé par l'État, l'activité partielle.
00:29:41Les entreprises contraintes de fermer ou pénalisées par les évacuations
00:29:44peuvent réduire le temps de travail de leurs salariés
00:29:46avec une partie des salaires pris en charge par l'État.
00:29:49Un dispositif qui pourrait concerner plus de 100 000 salariés en Gironde.
00:29:53Les entreprises touchées indirectement peuvent aussi en bénéficier
00:29:56si elles prouvent le lien avec les incendies.
00:29:59Autre urgence, la trésorerie.
00:30:01Les entreprises peuvent demander des reports d'échéance fiscale et sociale.
00:30:05Les indépendants peuvent également solliciter une aide d'urgence
00:30:07pouvant atteindre jusqu'à 2 000 euros.
00:30:09Côté assurances, le ministre Roland Lescure a annoncé hier
00:30:13le prolongement du délai de déclaration des sinistres jusqu'au 31 août.
00:30:17Les personnes évacuées pourront aussi être indemnisées
00:30:19pour leurs frais de relogement selon les conditions de leur contrat.
00:30:22La Chambre de commerce et d'industrie Bordeaux-Gironde
00:30:25estiment que ces mesures ne suffiront pas
00:30:27et réclament un front de solidarité girondin
00:30:29alors que la saison estivale est menacée
00:30:31pour de nombreux professionnels du tourisme.
00:30:33Est-ce que cela suffit ?
00:30:34On va poser la question en effet aussi à Michel Picon,
00:30:36président de l'UDEP qui est avec moi,
00:30:37dans 10 minutes dans le grand entretien.
00:30:39Et puis Léo, ma prime rénov' est en chute libre.
00:30:41Oui, les dépôts de demande d'aide pour la rénovation énergétique
00:30:45ont été divisés par 4 au premier semestre sur un an.
00:30:49On est à 20 000 cette année contre 95 000 l'an dernier
00:30:52selon les derniers chiffres de l'Agence Nationale de l'Habitat
00:30:56et fait ici des coups de rabot successifs des derniers mois sur le dispositif.
00:31:00Merci Léo.
00:31:027h37, les marchés.
00:31:07Et à peu près de bien la première capitalisation mondiale.
00:31:10Etienne Braque, c'est une première depuis avril 2025 en clôture.
00:31:14En clôture, oui, car c'est arrivé la semaine dernière en séance
00:31:17mais ça n'avait pas tenu au fixing.
00:31:18Et donc là, hier soir, à la clôture,
00:31:20Apple est redevenue la première capitalisation mondiale devant Nvidia.
00:31:24Pourquoi ? Parce que Nvidia a perdu 5%
00:31:26avec donc cet article de The Information
00:31:29évoquant l'entreprise chinoise Yulang Cheng
00:31:31qui avait commencé en production de séries des machines de lithographie.
00:31:35Apple est sur un record historique en bourse.
00:31:38Le titre gagne quand même 25% depuis le début de l'année
00:31:40et surperforme de très loin l'ensemble des GAFAM.
00:31:44Puisque quand vous regardez depuis le début de l'année,
00:31:47Microsoft est en baisse quand Amazon, par exemple, est stable.
00:31:50Apple qui profite bien sûr du fait
00:31:52qu'il est assez peu investi dans l'intelligence artificielle
00:31:55en termes de CAPEX.
00:31:56Et donc ça, bien sûr, ça rassure les investisseurs.
00:31:59La grande crainte de Wall Street ces derniers jours,
00:32:01ce sont notamment les annonces à tour de bras
00:32:03sur l'investissement dans l'intelligence artificielle.
00:32:06Beaucoup de résultats encore aujourd'hui à suivre
00:32:09avec donc Safran qui a publié ce matin ses résultats à 7h.
00:32:12Idem pour Air Liquide qui annonce un résultat opérationnel
00:32:15en hausse de quasiment 8% en données comparables
00:32:18sur les six premiers mois de l'année par rapport à l'année dernière.
00:32:20Il s'attend à la même croissance pour la deuxième partie de l'année,
00:32:22confirme ses prévisions avec donc un résultat
00:32:25qui est conforme aux attentes des analystes.
00:32:28Orange également qui va publier ses résultats ce matin
00:32:30avant Kering et SILOR ce soir.
00:32:32On suit ça avec vous évidemment, Étienne Braque.
00:32:35Dans un instant, je recevrai Michel Picon
00:32:38dans la matinale de l'économie.
00:32:40On va voir l'impact de la situation en Gironde
00:32:42sur les entreprises.
00:32:43A tout de suite.
00:32:44Morning Business, le grand entretien.
00:32:46Le grand entretien et on se demande
00:32:48comment vont les entreprises à l'aube de cette nouvelle crise en Gironde.
00:32:51Premier exemple, on va vous faire écouter
00:32:55la réaction de la patronne de Cédis Kount
00:32:59qui est touchée.
00:33:00Elle a un site là-bas en Gironde.
00:33:03Regardez comment l'entreprise gère la situation
00:33:06et on en discute juste après.
00:33:09Cédis Kount compte 2000 collaborateurs en Gironde,
00:33:121500 au siège qui est dans la ville de Bordeaux
00:33:14et 500 qui sont localisés sur les entrepôts de Cestas
00:33:19concernés par les mesures d'évacuation.
00:33:22Donc pour ces salariés-là et pour les opérateurs logistiques,
00:33:25nous avons pris la décision de les placer en activité partielle
00:33:30et ce jusqu'à mercredi avec maintien du salaire.
00:33:34Et nous réévaluerons la situation en fonction précisément
00:33:38de l'évolution de la situation des incendies.
00:33:42S'agissant des personnes qui sont au siège,
00:33:46Bordeaux n'est pas du tout touchée par des mesures d'évacuation.
00:33:49Pour autant, nos salariés résident dans les communes
00:33:52qui ont pu être évacuées.
00:33:53Donc nous avons proposé une mesure de télétravail à tout le monde
00:33:57pour pouvoir faire face à cette situation exceptionnelle.
00:34:02Les collaborateurs qui sont directement impactés
00:34:05par les mesures d'évacuation et ceux qui ont souhaité quitter Bordeaux
00:34:08parce que l'air est parfois difficilement respirable,
00:34:10il peut y avoir des enfants en bas âge,
00:34:12il peut y avoir des personnes fragiles, des personnes asthmatiques, etc.
00:34:15Et donc pour pouvoir permettre à chacun de s'adapter,
00:34:18nous avons proposé cette mesure générale
00:34:20pour au moins toute la semaine et qu'on avisera.
00:34:22Donc le site Cédiscount continue de fonctionner parfaitement bien
00:34:24parce qu'on est le premier e-commerce en français.
00:34:27Donc vous vous doutez bien que nous n'avons pas que les entrepôts de Gironde,
00:34:31nous avons des entrepôts en région parisienne, en région stéphanoise.
00:34:34Et donc le site continue de fonctionner normalement.
00:34:38Par ailleurs, l'activité de Cédiscount repose à 70%
00:34:41sur des partenariats avec des vendeurs pierres.
00:34:43Et donc là, pareil, l'activité est parfaitement et tout à fait indifférente
00:34:49aux événements que l'on connaît en Gironde.
00:34:53Pour ce qui concerne les clients dont les commandes ont été préparées
00:34:56ce week-end sur le site Gironde 1,
00:34:58nous leur avons écrit personnellement par SMS, par mail,
00:35:01pour les prévenir qu'il y aura un délai
00:35:03et pour leur laisser la possibilité d'annuler s'ils souhaitent.
00:35:06Et là, nous avons eu la surprise et l'agréable surprise
00:35:10d'avoir très peu d'annulation
00:35:11et beaucoup de clients qui nous font un petit message
00:35:14en disant qu'on comprend la situation,
00:35:16on vous soutient, bon courage.
00:35:18Donc ça réchauffe un peu le cœur des équipes.
00:35:20Voilà, Marie-Evène, la directrice adjointe de Cédiscount.
00:35:23Ça s'adapte, on le voit, mais tout le tissu économique souffre
00:35:26et ce n'est pas fini.
00:35:27Bonjour, Michel Picon.
00:35:28Bonjour.
00:35:28Président de l'UDEP, l'Union des entreprises de proximité
00:35:31qui représente les artisans, les commerçants de proximité,
00:35:33les professions libérales.
00:35:34Plus de 13 000 entreprises, dont 7 000 entreprises artisanales
00:35:37et 6 300 entreprises commerciales ont été évacuées
00:35:40ces derniers jours dans le département.
00:35:42Quelles sont, vous, vos remontées terrain de vos adhérents ?
00:35:45Les remontées de vos adhérents, elles sont d'abord
00:35:47empreintes d'inquiétude.
00:35:48Je voudrais dire aussi qu'elles sont empreintes de reconnaissance
00:35:51envers les forces de l'ordre, envers les pompiers, évidemment,
00:35:54et tous ceux qui les aident à passer ce moment,
00:35:57ce moment de solidarité aussi, il faut le souligner.
00:36:00Ensuite, après, il y a l'inquiétude d'une entreprise
00:36:03qui a été touchée directement par le feu
00:36:06et qui a tout son matériel et ses installations détruites,
00:36:11auquel cas, là, il va falloir que les assureurs soient au rendez-vous,
00:36:15je pense et j'espère qu'ils le seront.
00:36:18En tout cas, nous allons y veiller.
00:36:19Et puis, il y a tous ceux qui, indirectement, sont touchés,
00:36:22soit par leurs salariés, parce qu'ils ne peuvent pas venir travailler
00:36:25pour avoir été touchés eux-mêmes.
00:36:27Et puis, dans cette période difficile que traverse la Gironde,
00:36:32le tourisme, c'est terrible, quoi, parce qu'il y a les campings,
00:36:36il y a les établissements qui sont touchés,
00:36:38et puis personne n'a trop envie d'aller en vacances là-bas.
00:36:42D'ailleurs, la préfète de la Gironde peut être un peu alarmiste
00:36:46à inviter les Français à ne pas se rendre dans la région.
00:36:50Moi, je pense qu'il faut raison garder,
00:36:52parce que sinon, on va ajouter de la détresse,
00:36:56de la difficulté à la difficulté.
00:36:58Et donc, évidemment, toutes les entreprises
00:37:01qui travaillent directement ou indirectement avec le tourisme sont affectées.
00:37:06Alors, l'État doit être au rendez-vous.
00:37:08Il a déjà annoncé des mesures, là, sur l'activité partielle,
00:37:11sur les assurances, sur les échéances fiscales.
00:37:14Absolument.
00:37:15Le report d'échéances fiscales,
00:37:17surtout la mise en œuvre de l'arrêt d'activité
00:37:19pour ceux qui ont des salariés.
00:37:22L'UDP a été, dès hier, en réunion avec le ministre de l'Économie et des Finances.
00:37:28Ce matin aussi, on aura tous les jours une cellule de crise
00:37:31pour essayer de trouver les solutions.
00:37:33Même si nous avons conscience, les uns et les autres,
00:37:36que la situation budgétaire du pays ne va pas nous donner de grandes marges de manœuvre.
00:37:42D'où l'intérêt de s'attaquer aux difficultés structurelles de notre pays,
00:37:46parce que des crises, malheureusement, et c'est la situation dans nos petites entreprises,
00:37:51c'est crise après crise, quoi.
00:37:52C'est la crise du carburant et de l'énergie.
00:37:54C'est la crise des matières premières à la suite de la guerre en Ukraine.
00:37:58Et puis, c'est la guerre en Iran qui fait flamber le coup du carburant.
00:38:01Et puis, c'est la canicule qui fige une partie de l'activité économique.
00:38:06Et aujourd'hui, ces incendies,
00:38:08oui, le pays traverse des moments difficiles.
00:38:11Ce qui s'ajoute à une année où les défaillances ont recommencé à être importantes,
00:38:17effectivement, c'est une multiplication des crises comme ça.
00:38:19Vous vous demandez quoi ?
00:38:20En plus, peut-être un peu à plus long terme,
00:38:22je sais qu'on ne peut pas aujourd'hui évaluer, finalement,
00:38:25le montant des dégâts et de cette crise,
00:38:27parce que vous le dites, ça va dépendre de la longueur de cette crise en Gironde.
00:38:31Mais qu'est-ce qui vous paraît le plus important pour ces entreprises de proximité ?
00:38:36Le plus important pour elles, il va falloir discerner celles pour qui c'est vital.
00:38:40s'il n'y a pas une aide directe, un fonds de soutien que l'on va mettre en place,
00:38:46que nous avons demandé au gouvernement,
00:38:48tout en prenant conscience des difficultés qui sont les siennes.
00:38:51Mais en tout cas, on ne peut pas laisser effondrer une partie du tissu économique
00:38:57de cette région en Grande-Touresse.
00:38:58Donc oui, un fonds de soutien financier,
00:39:02avec peut-être des PGE comme on les a envisagés.
00:39:07Bon, tout ça est encore en discussion, bien évidemment.
00:39:12Mais attention, c'est plus de 100 000 salariés qui sont aujourd'hui impactés.
00:39:18Et c'est 20 000 entreprises qui les emploient et qui pourraient se retrouver,
00:39:22pour certaines, à disparaître définitivement.
00:39:25Ça, c'est juste pas possible.
00:39:26On va, nous, se bagarrer pour les soutenir.
00:39:29Donc, un fonds financier, bien évidemment, au-delà des mesures de report d'échéance sociale et fiscale.
00:39:37Ensuite, après, pour l'activité touristique, il faudra certainement une mobilisation générale
00:39:42de tous les Français de soutien à cette région qui en aura bien besoin.
00:39:48Mais j'ai confiance parce que nos petites entreprises, elles sont résilientes, elles sont battantes.
00:39:53Et je vois aujourd'hui des artisans qui ont tout perdu et qui vont donner un coup de main ailleurs
00:39:58parce qu'il y a une mobilisation qui donne beaucoup d'émotion et, en fait, beaucoup d'espoir à tout
00:40:05le pays.
00:40:06Quand on se serre les coudes, on arrive à surmonter les situations les plus difficiles.
00:40:10Mais c'est intéressant ce que vous dites.
00:40:11C'est-à-dire qu'à la fois, il y a les aides, mais cette solidarité, finalement,
00:40:15la meilleure façon d'être solidaire pour nos petites entreprises locales aujourd'hui,
00:40:19c'est d'y aller en Gironde, c'est d'y aller sur le mois d'août peut-être,
00:40:23peut-être un peu à côté de ce qu'on avait prévu,
00:40:25mais de ne surtout pas abandonner cette région pour cette saison touristique encore.
00:40:29Oui, parce que j'espère que les pompiers et qu'on va arriver à fixer ce feu
00:40:34dans les jours qui viennent et qu'on va sortir de cet épisode.
00:40:39Et puis, là, il va falloir se retrousser les manches.
00:40:41Et se retrousser les manches aussi, c'est pour tous les Français,
00:40:44se dire, oui, le paysage sera peut-être un peu moins sympa qu'avant,
00:40:48mais tout de même, le camping où nous allions, l'hôtel où nous allons,
00:40:52ils sont tous seuls et il va falloir y aller.
00:40:55Et donc, oui, moi, j'appelle peut-être aujourd'hui,
00:40:58parce qu'évidemment, nous sommes encore en pleine crise.
00:41:02Malheureusement, le feu continue.
00:41:04Et avec les annonces qui sont faites aussi bien par Météo France
00:41:09que par les acteurs locaux, il faut laisser au moins cette semaine passer.
00:41:15Et puis ensuite, après, qu'on se mobilise tous au secours de cette région.
00:41:19– Très rapidement, en cette année présidentielle,
00:41:21avec des discussions sur le budget qui vont être certainement aussi difficiles
00:41:24que les précédentes, qu'est-ce que vous attendez, vous,
00:41:27de ces discussions en priorité ?
00:41:29Vous l'avez dit, peut-être un fonds pour les entreprises qu'on doit aider,
00:41:32mais il y a aussi le sujet de l'apprentissage.
00:41:35Pour le moment, on n'a pas touché aux deux mesures principales,
00:41:38mais on sait que c'est potentiellement dans les tuyaux pour faire des économies.
00:41:42Qu'est-ce qui vous effraie le plus ?
00:41:43Qu'est-ce qu'il faut préserver au maximum ?
00:41:45– Il faut préserver la santé des entreprises, vous l'avez dit tout à l'heure,
00:41:5175 000 défaillants, c'est la trajectoire vers laquelle nous allons,
00:41:5635 000 déjà sur le premier semestre.
00:42:00Les entreprises qui n'ont plus de marge,
00:42:02parce qu'elles ont été compressées par les crises énergétiques,
00:42:06les crises des matières premières.
00:42:08Et donc, ce que nous attendons de l'État, c'est de les préserver,
00:42:12c'est de ne pas aggraver leur fiscalité.
00:42:15Je pense surtout aux allègements généraux de cotisations sociales.
00:42:18On parle de cadeaux aux entreprises, mais ça n'a rien d'un cadeau.
00:42:21C'est parce que tout le monde a pris conscience, au fil des années,
00:42:24que le poids du financement de la protection sociale sur les salaires
00:42:28était beaucoup trop élevé.
00:42:30Et donc, on a essayé de compenser ça par les allègements généraux.
00:42:33Mais si on supprime des allègements généraux sur des petites entreprises,
00:42:36le remède sera pire que le mal,
00:42:38puisqu'on va aggraver le nombre de défaillances.
00:42:42Donc, nous demandons à l'État de prendre conscience de cela.
00:42:45Je pense que c'est le cas.
00:42:46Nous lui demandons aussi de nous donner de la visibilité.
00:42:51Vous voyez la prime P9 qui est en train de s'effondrer.
00:42:54Pourquoi elle s'effondre ?
00:42:55Parce que chaque mois, il y a une nouvelle...
00:42:58Toujours plus contraignant.
00:42:59Toujours plus contraignant, toujours plus compliqué.
00:43:01Au final, il y a moins.
00:43:03Et puis, il y a cette ambiance qui touche les artisans.
00:43:07Alors qu'ils se sont formés, ils ont formé leurs salariés
00:43:10pour pouvoir répondre à ces besoins de transformation énergétique des Français.
00:43:16Et là, du jour au lendemain, on arrête.
00:43:19C'est du stop-and-go.
00:43:20Ça, c'est juste pas possible.
00:43:22Et puis, on attend aussi que le gouvernement engage véritablement
00:43:27les réformes structurelles dont notre pays a besoin, notamment la retraite.
00:43:30Enfin, c'est plus possible aujourd'hui que le budget de la nation
00:43:34soit affecté à plus de 50% par des dépenses sociales.
00:43:38Et dans ces dépenses sociales, plus de la moitié viennent des retraites.
00:43:42C'est près de 16 milliards aujourd'hui.
00:43:44Il faut qu'on équilibre ça.
00:43:45Et il faut que la classe politique arrête de jouer à caresser l'électeur
00:43:51dans le sens du poil pour pouvoir s'attirer de bonnes grâces
00:43:55et continuer à enfoncer le pays.
00:43:57Voilà, c'est le message que nous portons au gouvernement.
00:43:59Préservez les entreprises parce que sans entreprises,
00:44:02il n'y a pas d'emploi, il n'y a pas de salariés.
00:44:03Merci beaucoup, Michel Picon, président du 2P,
00:44:05d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie.
00:44:08La chronique internationale, maintenant.
00:44:16Et ce matin, on s'intéresse à l'ONU
00:44:17qui traverse l'une des crises les plus graves de son histoire.
00:44:20Etranglée financièrement, elle est aussi affaiblie
00:44:22par la politique de Donald Trump.
00:44:24Explication, Annalisa Capellini et Mathieu Jolivet.
00:44:27À la fin du mois de septembre,
00:44:28l'ONU va tenir son Assemblée Générale annuelle.
00:44:31Percutée de plein fouet par Donald Trump,
00:44:33l'organisation traverse en réalité, Mathieu,
00:44:35en ce moment, une période de crise historique.
00:44:37C'est même une crise existentielle, Annalisa.
00:44:39En fait, ce qui se passe, c'est que l'ONU, elle étouffe.
00:44:41Elle n'a plus d'argent.
00:44:43Son secrétaire général, Antonio Guterres,
00:44:45a lancé un vaste plan baptisé UN80.
00:44:49Suppression de postes, fermeture de bureaux,
00:44:51regroupement de services.
00:44:52C'est une véritable cure d'austérité
00:44:54qui est en place depuis un an.
00:44:55Pourquoi ?
00:44:56Tout simplement parce que les caisses de l'ONU
00:44:58sont presque vides
00:44:59depuis que les États-Unis,
00:45:00qui sont le premier contributeur de l'ONU,
00:45:03ont décidé de fermer le robinet.
00:45:06Et donc, ça crée des arriérés de paiements
00:45:08qui se chiffrent désormais en plusieurs milliards de dollars.
00:45:11Tu as aussi en même temps la Chine
00:45:13qui, elle, paye, mais au compte-gouttes.
00:45:15Et puis la Russie qui fait des blocages systématiques.
00:45:19Donc, résultat, ce sont souvent les missions
00:45:21les plus vitales de cette organisation internationale
00:45:24qui trinquent,
00:45:25comme le programme alimentaire mondial
00:45:27qui voit ses financements chuter de 40 %.
00:45:30Des millions de personnes vont mourir.
00:45:33Ça, c'était l'alerte en septembre dernier
00:45:36de Tom Fletcher,
00:45:37qui est coordinateur humanitaire de l'ONU.
00:45:40Donc, tu as des programmes de santé
00:45:41qui sont suspendus,
00:45:42des opérations de maintien de la paix
00:45:44qui manquent, elles aussi, de moyens.
00:45:46Et on se retrouve dans ce paradoxe
00:45:48assez saisissant,
00:45:49puisque jamais depuis la fin de la guerre froide,
00:45:52le monde n'a été aussi instable
00:45:54et l'ONU aussi perturbée.
00:45:56D'ailleurs, la crise que traverse l'ONU
00:45:59illustre finalement en réalité
00:46:00une crise plus large
00:46:01qui est celle du multilatéralisme,
00:46:03puisque la crise financière
00:46:05reflète en réalité
00:46:06la fracture géopolitique actuelle.
00:46:09Regardez, Donald Trump,
00:46:10le président américain,
00:46:11est guidé par son America First.
00:46:12Donc, il négocie brutalement
00:46:14et surtout, il négocie de manière bilatérale.
00:46:17On est très, très loin des Nations Unies
00:46:18qui sont censées être un forum
00:46:20du compromis universel.
00:46:22Prenez par exemple la Chine.
00:46:24La Chine, elle pratique l'entrisme
00:46:26en payant au compte-gouttes
00:46:27et en imposant ses conditions.
00:46:28En 2024, la Chine a posé
00:46:30à elle seule le quart des questions
00:46:32aux ONG candidates
00:46:34et elle ne retient surtout
00:46:35que les dossiers qui l'arrangent.
00:46:37Donc, résultat,
00:46:38des nombreux dossiers restent bloqués
00:46:39pendant plusieurs années par la Chine
00:46:41sous prétexte de non-conformité politique.
00:46:44Il y a la Russie aussi
00:46:45qui reste un peu le maître
00:46:48de l'obstruction à l'ONU.
00:46:49Donc, quand on cumule tout ça,
00:46:51la Chine, l'Inde, la Russie
00:46:53qui prône depuis des années
00:46:54un monde multipolaire,
00:46:56en réalité, on s'aperçoit surtout
00:46:57que ces pays sont en train
00:46:58de construire leurs propres sphères
00:47:00d'influence
00:47:00et leurs propres empires régionaux.
00:47:03Et ce qui est assez effrayant,
00:47:04c'est de voir à quel point
00:47:05le monde se brutalise.
00:47:07Il ne s'est jamais autant brutalisé
00:47:08depuis la Seconde Guerre mondiale.
00:47:10Et peut-être au moment,
00:47:12on a le plus besoin de l'ONU.
00:47:13L'ONU n'a jamais été autant affaiblie.
00:47:15Je rappelle l'ancien chef
00:47:16d'état-major des armées en France
00:47:18qui nous disait qu'il y a 20 ans,
00:47:21la France recensait 30 conflits armés
00:47:24ou très instables dans le monde.
00:47:25Et aujourd'hui, il en recense 20 ans plus tard,
00:47:28120.
00:47:29Quatre fois plus de conflits recensés
00:47:31en seulement 20 ans.
00:47:33En tout cas, en septembre prochain,
00:47:35les dirigeants du monde entier
00:47:36défileront une nouvelle fois
00:47:37à la tribune de l'Assemblée générale
00:47:39de l'ONU.
00:47:40L'année dernière, on se rappelle,
00:47:41Donald Trump,
00:47:42qui les avait tous quasi insultés
00:47:44à cette tribune.
00:47:45Il avait alors parlé du climat
00:47:47comme de l'arnaque du siècle.
00:47:48Un discours à charge de plus d'une heure
00:47:50où il avait exhorté les dirigeants
00:47:51du monde entier
00:47:52à suivre sa vision à lui du monde.
00:47:55À la tribune de l'ONU,
00:47:56Donald Trump a voulu montrer
00:47:57que lui, avec sa méthode,
00:47:58il sait mettre fin à des conflits
00:48:00disant que les pays membres
00:48:02allaient droit en enfer
00:48:02et que la seule chose
00:48:04qu'il avait obtenue de l'ONU,
00:48:05c'était un escalateur en panne
00:48:07et un prompteur défaillant.
00:48:08Tu vois le mépris, quoi.
00:48:09Disons que l'esprit
00:48:10et le fonctionnement de l'ONU
00:48:12sont vraiment aux antipodes
00:48:13de l'esprit et de la méthode
00:48:14de Donald Trump.
00:48:15En septembre dernier,
00:48:16par exemple,
00:48:17depuis la tribune de l'ONU,
00:48:18Donald Trump accusait
00:48:19les Nations Unies
00:48:20de favoriser l'immigration illégale.
00:48:22En réalité,
00:48:23c'était pour mieux justifier
00:48:24sa lutte contre l'immigration.
00:48:26Le président américain
00:48:27a budgété 170 milliards
00:48:28sur 4 ans,
00:48:30dont 45 milliards
00:48:31pour prolonger
00:48:32le mur frontalier.
00:48:34Ça, c'était en septembre dernier.
00:48:35Donc, on attend septembre 2026
00:48:37pour voir le comportement,
00:48:39les décisions
00:48:39et les prises de parole
00:48:40du président américain.
00:48:41BFM Business et RMC Live
00:48:43présentent
00:48:44la matinale de l'économie.
00:48:46Good morning business.
00:48:48Sandra Gandoin.
00:48:49Il est 8h.
00:48:50Bienvenue dans la matinale
00:48:50de l'économie.
00:48:51On est ensemble en direct
00:48:52jusqu'à 9h sur BFM Business.
00:48:54On va revenir évidemment
00:48:55sur les résultats d'entreprises.
00:48:56LVMH hier,
00:48:57mais aussi Safran,
00:48:58Kering, Orange,
00:48:59Erlichin aujourd'hui.
00:49:00On va faire un point
00:49:01sur ces publications
00:49:02avec Etienne Braque,
00:49:03notre spécialiste
00:49:05dans un instant.
00:49:06Et puis,
00:49:06les marchés asiatiques
00:49:06ne s'en sont pas remis ce matin.
00:49:08L'entreprise Yulian Cheng
00:49:10a lancé la production industrielle
00:49:12de machines de lithographie
00:49:14par immersion
00:49:14dans l'ultraviolet profond.
00:49:16Ce sont des puces
00:49:16ultra technologiques
00:49:18qui étaient jusqu'ici
00:49:19le monopole d'ASML.
00:49:21Explication à suivre
00:49:22par François-Xavier Roux.
00:49:24Les autres titres, Léo ?
00:49:25Mercedes pourrait être banni
00:49:27des Etats-Unis
00:49:28à cause de ses actionnaires chinois.
00:49:30Les discussions avec l'Iran
00:49:31ont de bonnes chances d'aboutir,
00:49:33dit Donald Trump
00:49:33qu'on entendra.
00:49:34Et puis,
00:49:34la patronne du FMI
00:49:36se félicite
00:49:37des résultats économiques
00:49:38de l'Argentine.
00:49:39Dans la prochaine heure,
00:49:40il s'est lancé
00:49:40dans la décarbonation
00:49:41du ciment
00:49:42avec un ingrédient miracle,
00:49:43l'argile calcinée.
00:49:45Benjamin Constant,
00:49:46cofondateur de Neosem,
00:49:47vient de lever
00:49:4717 millions d'euros.
00:49:49Il va venir nous en parler
00:49:50à 8h15.
00:49:51Et puis,
00:49:51la situation en Gironde,
00:49:53nouvelle crise
00:49:53qui plombe les entreprises.
00:49:54Le gouvernement sort le chéquier.
00:49:55Mais en fait-il assez ?
00:49:57On posera la question
00:49:57à Dominique Carlac
00:49:58à 8h20
00:49:59dans Parole de Patron.
00:50:00La matinale, c'est parti.
00:50:07TLVMH a dévoilé
00:50:08ses résultats semestriels, Léo.
00:50:09Oui, c'est stable
00:50:10et c'est même supérieur
00:50:12aux attentes
00:50:12pour le numéro 1 mondial du luxe.
00:50:15Les ventes
00:50:15qui ont grimpé de 2%
00:50:17comparables
00:50:18sur les 6 premiers mois de l'année
00:50:19malgré le conflit
00:50:20au Moyen-Orient,
00:50:20Etienne Braque.
00:50:21Car les ventes ont été tirées
00:50:22par l'Amérique du Nord,
00:50:23les Etats-Unis
00:50:24et puis surtout
00:50:25par l'Asie.
00:50:26Quand vous regardez
00:50:27au deuxième trimestre,
00:50:28à Donné Compara,
00:50:29vous avez une croissance
00:50:30des ventes aux Etats-Unis
00:50:31de 6%,
00:50:32ce qui est quand même
00:50:32très honorable,
00:50:33plus 4% pour l'Asie
00:50:35hors Japon
00:50:35quand l'Europe est à zéro.
00:50:37Il ne faut pas oublier
00:50:38que Wall Street
00:50:38est proche du plus haut historique,
00:50:40donc c'est important.
00:50:40Vous avez un effet richesse
00:50:42qui n'est pas négligeable
00:50:43pour la clientèle américaine.
00:50:45Quand du côté
00:50:45des marchés asiatiques,
00:50:47alors certes,
00:50:47ça baisse ce matin,
00:50:48mais bon,
00:50:48on a quand même des indices
00:50:49du côté de Séoul
00:50:50qui font x2
00:50:51et ça,
00:50:51c'est bon pour les ventes,
00:50:52d'autant plus
00:50:52que vous avez beaucoup
00:50:53de salariés
00:50:53chez Skynik,
00:50:54chez Samsung
00:50:55qui ont eu des primes.
00:50:56La semaine dernière,
00:50:57Richemont,
00:50:57la maison mère de Cartier
00:50:58avait dit que ces magasins
00:50:59à Séoul étaient remplis
00:51:00de clients.
00:51:01Là, c'est un petit peu
00:51:02la même chose
00:51:03chez LVMH
00:51:04dans certains magasins
00:51:05à Séoul,
00:51:05notamment en ce qui concerne
00:51:06la joaillerie
00:51:07chez Tiffany,
00:51:08chez Bulgari
00:51:08et aujourd'hui,
00:51:09l'activité montre
00:51:10et joaillerie,
00:51:11c'est l'activité
00:51:12qui affiche
00:51:12le plus de croissance,
00:51:13plus 11%
00:51:14pour les ventes
00:51:15pour cette activité
00:51:16au deuxième trimestre.
00:51:18En ce qui concerne
00:51:18les vents spiritueux,
00:51:19ça va un peu mieux
00:51:20pour le cognac
00:51:20et pour le champagne
00:51:21mais ça reste difficile
00:51:22quand dans la mode
00:51:23et maroquinerie,
00:51:24vous avez une activité
00:51:25qui est stable
00:51:26avec une activité,
00:51:27bien sûr,
00:51:28en Europe
00:51:28qui est toujours
00:51:29un petit peu déprimée
00:51:30puisqu'il y a moins
00:51:30de touristes
00:51:31en provenance
00:51:32du Moyen-Orient
00:51:33mais par contre,
00:51:33vous avez un groupe
00:51:34qui constate
00:51:34que les nouvelles collections
00:51:35de Jonathan Anderson
00:51:36chez Christian Dior
00:51:37sont plutôt bien accueillies.
00:51:38Merci Etienne.
00:51:39On vient d'avoir
00:51:40Erlequide également
00:51:41qui confirme ses perspectives
00:51:43après avoir dégagé
00:51:441,8 milliard d'euros
00:51:45de bénéfices nets
00:51:47au premier semestre,
00:51:49une hausse
00:51:49de plus d'un pour cent
00:51:50sur un an.
00:51:51Six mois
00:51:51qui ont été marqués
00:51:52par des décisions
00:51:53d'investissement record,
00:51:5427% de plus
00:51:55notamment aux Etats-Unis
00:51:56dans l'activité de service
00:51:57aux entreprises
00:51:58de l'électronique.
00:51:59Du rouge
00:51:59chez Mercedes, Léo.
00:52:00Son bénéfice opérationnel
00:52:02a reculé de 26%
00:52:03au deuxième trimestre
00:52:04dans sa branche voiture,
00:52:06plombée notamment
00:52:07par la concurrence
00:52:08des acteurs locaux
00:52:09en Chine.
00:52:10Le constructeur allemand
00:52:11qui est contraint ainsi
00:52:12de réviser la baisse
00:52:12son objectif de vente
00:52:13cette année
00:52:14alors que par ailleurs
00:52:15ce sont les actionnaires
00:52:16chinois de Mercedes
00:52:17qui pourraient aussi
00:52:18devenir un frein
00:52:19là aux Etats-Unis
00:52:20où une loi se prépare
00:52:22au Congrès
00:52:22pour bannir du territoire
00:52:23les fabricants
00:52:24qui ont une trop grosse part
00:52:25d'investisseurs
00:52:26qualifiés d'adversaires
00:52:27à leur capitale.
00:52:28Justine Bassogne.
00:52:30Les constructeurs chinois
00:52:31sont déjà soumis
00:52:32à 125% de droits de douane
00:52:34mais les parlementaires américains
00:52:35veulent aller plus loin.
00:52:37Ils ont approuvé
00:52:37en commission au Sénat
00:52:38un projet de loi
00:52:39pour interdire
00:52:40sur le territoire
00:52:41les constructeurs
00:52:42avec plus de 15%
00:52:43d'actionnaires chinois
00:52:44à leur capitale.
00:52:45La loi n'est pas encore votée
00:52:46mais elle fait déjà
00:52:47frémir Mercedes
00:52:48détenue à 10%
00:52:50par le chinois Baïk
00:52:51et à 9,7%
00:52:52par le fondateur
00:52:53de Jilly.
00:52:54Li Shufu,
00:52:55le marché américain
00:52:56est capital
00:52:57pour le constructeur allemand
00:52:58qui y réalise
00:52:59plus de 15%
00:53:00de ses ventes.
00:53:01Certains estiment d'ailleurs
00:53:02que cette loi
00:53:02le vise directement.
00:53:04General Motors
00:53:05pousse cette mesure
00:53:06pour éjecter Mercedes
00:53:07assure ainsi
00:53:08le sénateur républicain
00:53:09Ted Cruz.
00:53:10Pour Mercedes
00:53:11tout n'est pas perdu.
00:53:12Certains sénateurs
00:53:13envisagent des aménagements
00:53:14pour l'allemand
00:53:15et un délai
00:53:16jusqu'à 2030.
00:53:17Comme en Europe
00:53:18les chinois sont au centre
00:53:19des discussions
00:53:20du secteur.
00:53:21Bill Ford estime
00:53:22qu'ils finiront
00:53:23par briser
00:53:24la muraille américaine.
00:53:25Donald Trump lui-même
00:53:26a surpris tout le monde
00:53:27en janvier
00:53:28en les invitant
00:53:29à venir construire
00:53:30des usines
00:53:30aux Etats-Unis.
00:53:31Et dans le secteur
00:53:32Renault est renvoyé
00:53:33devant le tribunal
00:53:34correctionnel
00:53:34dans le scandale
00:53:35du Dieselgate.
00:53:36Le constructeur
00:53:37sera le deuxième
00:53:38jugé après Volkswagen
00:53:39pour tromperie aggravée.
00:53:41Il promet de défendre
00:53:42son innocence.
00:53:43La guerre au Moyen-Orient
00:53:44et Donald Trump
00:53:45qui affiche à nouveau
00:53:46son optimisme.
00:53:46Trois jours et demi
00:53:47s'en frappent désormais
00:53:49entre les Etats-Unis
00:53:50et l'Iran
00:53:50et la diplomatie
00:53:51qui semble faire
00:53:52à nouveau son chemin.
00:53:53Écoutez ce qu'en dit
00:53:54le président américain
00:53:55dans la nuit.
00:53:58J'ai beaucoup de patience
00:53:59je ne suis pas pressé
00:54:00tout leur littoral
00:54:01a été détruit
00:54:02le détroit d'Hormuz
00:54:03est dans un très bon état
00:54:04et on est en train
00:54:05de discuter.
00:54:06Vous savez c'est eux
00:54:07qui voulaient discuter
00:54:08et ils ont dit
00:54:08s'il vous plaît
00:54:09ne bombardez pas
00:54:10ne tirez pas
00:54:10et vous savez
00:54:11les discussions
00:54:12se passent bien
00:54:13on verra ce qu'il va se passer
00:54:14je pense qu'il y a
00:54:15de bonnes chances
00:54:16que quelque chose
00:54:16se produise
00:54:17et si c'est le cas
00:54:18tant mieux
00:54:19sinon nous reprendrons
00:54:20ce que nous faisions
00:54:21il y a deux jours.
00:54:24Voilà déclaration
00:54:24de Donald Trump
00:54:25qui contribue
00:54:26à la détente
00:54:26sur les cours du pétrole
00:54:27on est à 87 dollars
00:54:29ce matin
00:54:29pour le baril de Brent
00:54:318h05
00:54:32et la chef du FMI
00:54:33est en Argentine
00:54:35le premier débiteur
00:54:36du FMI
00:54:36et alors
00:54:37Kristalina Georgieva
00:54:39est visiblement
00:54:39venue donner
00:54:40un petit coup de tampon
00:54:41sur la politique économique
00:54:42de Ravier Mileï
00:55:12L'Argentine
00:55:13100% de croissance
00:55:14cette année
00:55:144% en 2027
00:55:16année de présidentielle
00:55:17également
00:55:18dans le pays
00:55:18où Ravier Mileï
00:55:19se montre
00:55:20de plus en plus
00:55:21ouvertement
00:55:22candidat
00:55:22à sa propre succession
00:55:23On revient en France
00:55:24MaPrimeRénov'
00:55:25est en chute libre
00:55:26Léo
00:55:26Les dépôts de demandes
00:55:27d'aide
00:55:27ont été divisés
00:55:29par 4 au premier semestre
00:55:30sur un an
00:55:31selon les derniers chiffres
00:55:32de l'Agence Nationale
00:55:33de l'Habitat
00:55:33les coups de rabot
00:55:34successifs
00:55:35des derniers mois
00:55:36ont en fait rendu
00:55:37logiquement
00:55:38le dispositif impopulaire
00:55:39Paul Valère
00:55:41Les demandes d'aide
00:55:42pour profiter
00:55:42de MaPrimeRénov'
00:55:43se réduisent
00:55:44comme peau de chagrin
00:55:45L'Agence Nationale
00:55:46de l'Habitat
00:55:46qui distribue
00:55:47les subventions
00:55:48ne reçoit pas
00:55:49plus de 2500
00:55:50nouveaux dossiers
00:55:50par mois
00:55:51Si l'on inclut
00:55:52les copropriétés
00:55:53ce sont un peu plus
00:55:53de 20 000 dossiers
00:55:54de rénovation d'ampleur
00:55:55sur les 6 premiers mois
00:55:56de l'année
00:55:57contre 95 000
00:55:59au premier semestre
00:55:59l'an dernier
00:56:00Une chute liée
00:56:01d'abord au montant
00:56:02des aides
00:56:02largement revue
00:56:04à la baisse
00:56:04La subvention maximale
00:56:06pour un ménage
00:56:06très modeste
00:56:07a par exemple
00:56:08quasiment été divisée
00:56:09par deux
00:56:10à 32 000 euros
00:56:11S'ajoute à cela
00:56:12un processus
00:56:13de souscription complexe
00:56:14et des délais d'attente
00:56:15devenus interminables
00:56:17dans certains départements
00:56:18plus d'un an
00:56:19en Seine-et-Marne
00:56:19ou en Gironde
00:56:20L'absence de vote
00:56:21du budget de l'Etat
00:56:22qui a empêché
00:56:23l'ouverture du guichet
00:56:24entre janvier
00:56:25et mi-février
00:56:26n'a pas non plus aidé
00:56:27De son côté
00:56:28l'Agence Nationale
00:56:29de l'Habitat
00:56:29espère malgré tout
00:56:30voir la dynamique repartir
00:56:32et assure que la situation
00:56:34s'améliore
00:56:34concernant le nombre
00:56:35de demandes en attente
00:56:37Presque 8h08
00:56:38les marchés tout de suite
00:56:43Quelle est la couleur
00:56:44qui s'annonce
00:56:44pour cette journée
00:56:45Etienne ?
00:56:46Stable
00:56:46Très légère baisse
00:56:47pour le CAC 40
00:56:48qui devrait plutôt
00:56:49bien résister
00:56:49par rapport à la séance
00:56:51asiatique
00:56:51avec donc la bourse
00:56:52de Séoul
00:56:52qui perd 11%
00:56:53le Nikkei au Japon
00:56:55qui perd un peu plus
00:56:55de 4%
00:56:56avec donc peut-être
00:56:58un nouveau concurrent
00:56:59pour ASML
00:56:59en tout cas hier
00:57:00le titre a tremblé
00:57:01de plus de 8%
00:57:02après un article
00:57:03de The Information
00:57:04médias américains
00:57:05qui évoquent
00:57:06que cette entreprise chinoise
00:57:07Yulang Chang
00:57:08a commencé la production
00:57:09en série de premières machines
00:57:10de lithographie
00:57:12et donc ça
00:57:12ça a très clairement pesé
00:57:13hier sur l'ensemble
00:57:14du secteur technologique
00:57:15surtout sur les valeurs
00:57:16liées aux semi-conducteurs
00:57:18Nvidia a perdu plus de 5%
00:57:19à la clôture
00:57:20et de facto
00:57:21Apple est redevenue
00:57:22la première capitalisation mondiale
00:57:24ce n'était pas arrivé
00:57:24depuis plus d'un an
00:57:26ce titre Apple
00:57:27qui est sur des plus hauts historiques
00:57:28et qui gagne 25%
00:57:29depuis le début de l'année
00:57:31on le voit dans ce journal
00:57:32et on en reparlera
00:57:32dans le journal de 8h30
00:57:33dans 22 minutes
00:57:34vous avez beaucoup
00:57:35de résultats d'entreprise
00:57:36Safran qui revoit
00:57:37très clairement
00:57:38à la hausse ses prévisions
00:57:39parce qu'il y a
00:57:39beaucoup d'activité
00:57:40dans les garages
00:57:41sur l'activité maintenance
00:57:42le titre gagne 3%
00:57:44en préouverture
00:57:45vous avez Orange également
00:57:46qui relève très légèrement
00:57:47son objectif de rentabilité
00:57:48grâce à des résultats
00:57:49supérieurs aux attentes
00:57:50en Espagne
00:57:51sur les 6 premiers mois
00:57:51de l'année
00:57:52et puis vous avez Air Liquide
00:57:53également qui annonce
00:57:54ce matin
00:57:55une croissance
00:57:56de son résultat opérationnel
00:57:57de près de 8%
00:57:58mais ne revoit pas
00:57:59à la hausse ses prévisions
00:58:00le marché est un petit peu
00:58:01prudent en préouverture
00:58:02le titre c'est d'à peu près 1%
00:58:04à moins d'une heure
00:58:05de l'ouverture du CAC 40
00:58:06Merci Etienne
00:58:07Good morning business
00:58:09French Tech
00:58:10On a déjà commencé
00:58:11à parler de Neosem
00:58:12avec Benjamin Constant
00:58:13Bonjour
00:58:13Vous êtes cofondateur
00:58:15de Neosem
00:58:16dont l'usine a été lancée
00:58:18en septembre dernier
00:58:19Votre spécialité
00:58:20c'est du ciment vert
00:58:22à base d'argile calcinée
00:58:24expliquez-nous
00:58:25concrètement
00:58:26ce que vous faites
00:58:27Alors on est
00:58:28on est dans
00:58:29la famille de la construction
00:58:30et plus particulièrement
00:58:31dans les ciments
00:58:32et nous encore plus particulièrement
00:58:34on fait de l'argile calcinée
00:58:35ça va être un produit
00:58:36qui permet de substituer
00:58:38la partie la plus polluante
00:58:40du ciment
00:58:41qui s'appelle le clincaire
00:58:42le clincaire
00:58:43c'est du calcaire
00:58:45qui aura été calciné
00:58:46pendant une à deux heures
00:58:47à 1450 degrés
00:58:48et c'est le produit
00:58:50qui va relarguer
00:58:51beaucoup de CO2
00:58:52c'est de la chimie
00:58:53ça va relarguer le CO2
00:58:54qui a été emmagasiné
00:58:55dans le calcaire
00:58:56pendant des millions d'années
00:58:57et en plus de ça
00:58:58ça consomme beaucoup d'énergie
00:58:59donc tout le monde
00:59:01cherche à décarboner
00:59:02la construction
00:59:02les cimentiers
00:59:03travaillent dessus
00:59:04les constructions
00:59:04travaillent dessus
00:59:05le gouvernement
00:59:05enfin tout le monde
00:59:06c'est un gros sujet
00:59:07puisque c'est 8%
00:59:08des émissions mondiales
00:59:098% des émissions mondiales
00:59:11c'est comme si c'était
00:59:11le troisième
00:59:12ou le quatrième pays au monde
00:59:14en termes d'émissions
00:59:15donc c'est gigantesque
00:59:17donc il y a plusieurs solutions
00:59:18pour aborder ce sujet-là
00:59:19et pour améliorer
00:59:20la situation
00:59:22une des solutions
00:59:23qui est mise en avant
00:59:24et dont on parle beaucoup
00:59:25c'est le carbone capture
00:59:26c'est la capture du carbone
00:59:27au moment des émissions
00:59:28dans les usines
00:59:28dans l'industrie
00:59:30c'est une solution
00:59:31qui est en développement
00:59:32qui sera mature
00:59:34d'ici quelques années
00:59:35mais pour l'instant
00:59:36on sait que ça va prendre du temps
00:59:37donc en attendant
00:59:38vous vous attaquez à la base
00:59:39c'est-à-dire la matière
00:59:41qui est mise
00:59:42qui est incorporée
00:59:43dans le ciment
00:59:43et qui est si polluante
00:59:45finalement
00:59:45exactement
00:59:46en fait
00:59:47une des solutions
00:59:47une solution alternative
00:59:48qui donne des résultats
00:59:49plus rapides
00:59:50et peut-être
00:59:51de façon plus économique
00:59:52c'est de remplacer
00:59:53ce clincaire
00:59:54par des matériaux alternatifs
00:59:55qui permettent
00:59:56d'avoir les mêmes propriétés
00:59:57à la fin
00:59:58un ciment performant
00:59:59mais avec des matériaux
01:00:01qui vont polluer moins
01:00:01et ce qu'on produit
01:00:03chez Neosem
01:00:03c'est de l'argile calcinée
01:00:05on va prendre
01:00:06de l'argile
01:00:06alors c'est de l'argile
01:00:07recyclée en plus
01:00:08on est dans l'économie circulaire
01:00:10on va prendre
01:00:11de l'argile déchée
01:00:12vous l'apprenez où
01:00:13cette argile d'ailleurs
01:00:13on va travailler
01:00:14avec des grands projets
01:00:15d'infrastructures
01:00:15comme le Grand Paris Express
01:00:16par exemple
01:00:17alors il creuse
01:00:18200 km de métro
01:00:2068 gares
01:00:20c'est un projet faramineux
01:00:22qui a commencé il y a des années
01:00:23et qui va nécessiter
01:00:25l'extraction
01:00:25de beaucoup de matière
01:00:26et dans ces matières-là
01:00:27vous récupérez l'argile
01:00:29et voilà
01:00:29on récupère l'argile
01:00:30on récupère l'argile
01:00:31alors pas que le Grand Paris
01:00:32pas que le Grand Paris Express
01:00:34mais on a plein d'autres projets
01:00:36le canal Seine Nord Europe
01:00:37va produire beaucoup d'argile
01:00:38et il y a énormément
01:00:40de travaux en Ile-de-France
01:00:41qui vont nécessiter
01:00:42des extractions
01:00:43et cette argile
01:00:44on va la récupérer
01:00:44on va la préparer
01:00:46on va la purifier
01:00:46on va la broyer
01:00:48on va la sécher
01:00:49et on va la calciner
01:00:51on va utiliser un procédé
01:00:52qui s'appelle
01:00:53la flash-calcination
01:00:54qu'on a mis quelques années
01:00:55à développer
01:00:57et on va
01:00:59une fois que ce matériau
01:01:00sera calciné
01:01:01on va avoir un produit
01:01:02qui est capable
01:01:03de rentrer dans la composition
01:01:04du ciment
01:01:04avec une grosse différence
01:01:06et qui sera
01:01:0690% moins carboné
01:01:09qu'un ciment classique
01:01:10on imagine
01:01:11la taille du marché
01:01:13qu'il y a derrière
01:01:14ça fait 10 ans
01:01:14que vous travaillez là-dessus
01:01:15et vous avez lancé
01:01:16votre usine
01:01:17seulement en septembre dernier
01:01:18parce que ça prend
01:01:19beaucoup de temps
01:01:20de développer
01:01:21un tel produit
01:01:23vous venez aussi
01:01:24de lever 17 millions d'euros
01:01:25pour lancer une deuxième ligne
01:01:27ça veut dire que ça y est
01:01:28la demande est là
01:01:29la demande est là
01:01:30oui il n'y a aucun doute
01:01:30le besoin de décarboner
01:01:32on le sent
01:01:32la pression
01:01:33la pression politique
01:01:34la pression de l'Europe
01:01:35les règles
01:01:36font qu'on a besoin
01:01:38de décarboner
01:01:38et maintenant
01:01:39je pense que
01:01:40ça se traduit sur le marché
01:01:41je pense que dans quelques années
01:01:43quand on va avoir
01:01:45besoin d'obtenir
01:01:46un permis de construire
01:01:46le poids carbone
01:01:47sera associé
01:01:48à cette demande
01:01:49on va de plus en plus
01:01:50se poser la question
01:01:52de ok
01:01:52je construis
01:01:53mais à quel coût
01:01:54et le coût
01:01:54il n'est pas uniquement financier
01:01:56il n'est pas uniquement économique
01:01:57il y a un coût CO2
01:01:59qu'on va devoir prendre en compte
01:02:00vos clients
01:02:01aujourd'hui c'est qui
01:02:02et ceux de demain
01:02:03ce sera qui
01:02:04est-ce que l'État
01:02:04qui finalement
01:02:06a un grand enjeu
01:02:07là-dedans
01:02:08va aussi participer
01:02:09à ce développement
01:02:10de Néosem
01:02:11alors l'État
01:02:12a déjà participé
01:02:13puisqu'on est lauréat
01:02:15France 2030
01:02:16donc l'État nous a aidé
01:02:18on rentre dans
01:02:19des politiques d'État
01:02:20la France est en avance
01:02:22sur ces thématiques
01:02:24au niveau européen
01:02:25donc l'État nous a aidé
01:02:26la BPI nous a aidé
01:02:27on a eu
01:02:28c'est un projet collectif
01:02:29vraiment c'est un projet collectif
01:02:31on a eu énormément d'aides
01:02:32et là récemment
01:02:33on a le Crédit Mutuel Impact
01:02:35donc du groupe Crédit Mutuel
01:02:36qui est rentré au capital
01:02:38de la société
01:02:38pour 17 millions d'euros
01:02:40donc significatif
01:02:41pour nous ça fait
01:02:42une énorme différence
01:02:43et qui vient compléter
01:02:45notre table de capitalisation
01:02:46qui va nous permettre
01:02:47d'augmenter notre capacité
01:02:48de nous accompagner
01:02:49dans notre développement
01:02:49à combien vous allez
01:02:50augmenter vos capacités
01:02:51l'objectif c'est quoi
01:02:52pour le moment
01:02:53alors on est sur un marché
01:02:54de dans les bonnes années
01:02:56on était aux alentours
01:02:57de 17 millions d'euros
01:02:58de 17 millions de tonnes
01:03:00là aujourd'hui
01:03:01on est plutôt sur un marché
01:03:01qui va être à 14,15 à mon avis
01:03:03parce qu'il y a une tension
01:03:04sur la construction
01:03:05qui est assez forte
01:03:07nous on est tout petit
01:03:08on est encore tout petit
01:03:10on va faire 100 000 tonnes
01:03:11et pourtant 100 000 tonnes
01:03:12avec 100 000 tonnes
01:03:13on peut faire 3 millions de tonnes
01:03:14de béton
01:03:14ça vous donne une idée
01:03:15des proportions de ce marché
01:03:17c'est absolument colossal
01:03:18avec ces capitaux
01:03:20on va pouvoir passer
01:03:22notre production
01:03:22de 100 000 tonnes
01:03:23à 200 000 tonnes
01:03:24donc ça commence à peser
01:03:25c'est pas insignifiant
01:03:27mais on a encore
01:03:28un chemin absolument colossal
01:03:30à réaliser
01:03:30dans les prochaines années
01:03:31en termes d'embauche
01:03:32pour finir
01:03:33ça va donner quoi
01:03:33vous êtes quoi
01:03:3420 salariés aujourd'hui ?
01:03:35aujourd'hui
01:03:35on est une grosse vingtaine
01:03:37de salariés
01:03:38on tourne en 3 équipes
01:03:40en 3,8
01:03:40avec une usine
01:03:42qui se pilote
01:03:44avec 3 personnes par équipe
01:03:46c'est pas beaucoup
01:03:46on est très très efficace
01:03:48mais c'est une société
01:03:49qui va consommer
01:03:50qui va utiliser
01:03:51de plus en plus
01:03:52de personnes
01:03:53et qui va travailler
01:03:54avec une équipe
01:03:55qui va être grandissante
01:03:57et on va vous suivre
01:03:58évidemment sur BFM Business
01:03:59merci beaucoup
01:04:00Benjamin Constant
01:04:00d'être venu
01:04:01cofondateur de Neosem
01:04:03dans la matinale
01:04:04de l'économie
01:04:05dans un instant
01:04:06on va revenir sur
01:04:06les entreprises
01:04:07qui souffrent en Géronde
01:04:08le gouvernement a sorti
01:04:10le chéquet
01:04:10est-ce que ça va suffire ?
01:04:11on va en parler
01:04:11avec Dominique Carlac
01:04:12à tout de suite
01:04:13Good Morning Business
01:04:15Parole de Patron
01:04:16avec Dominique Carlac
01:04:17ce matin vice-présidente
01:04:18d'Abgy France
01:04:19en charge des relations
01:04:20institutionnelles
01:04:21et du développement
01:04:22bonjour Dominique
01:04:23on se penche évidemment
01:04:24ce matin encore
01:04:25sur la situation
01:04:26des entreprises
01:04:26en Géronde
01:04:27après cet épisode
01:04:29terrible d'incendie
01:04:30quelques chiffres déjà
01:04:31et c'est assez impressionnant
01:04:34avant les chiffres
01:04:35une pensée quand même
01:04:35pour les victimes
01:04:36parce que quand on parle
01:04:37des entreprises
01:04:38on parle aussi
01:04:39des victimes
01:04:39qui sont privées
01:04:40de leur lieu de vie
01:04:40qui sont privées
01:04:41de leur outil productif
01:04:42et c'est assez terrible
01:04:43hier soir je discutais
01:04:44avec une élue
01:04:45du conseil régional
01:04:47de Nouvelle-Aquitaine
01:04:48qui disait
01:04:48la situation est effrayante
01:04:49effrayante
01:04:50parce qu'évidemment
01:04:51ils craignent
01:04:51avec le vent qui revient
01:04:53la chaleur qui revient
01:04:53et voilà
01:04:55et donc du coup
01:04:55il y a 22 communes
01:04:57qui sont concernées
01:04:58par des entreprises
01:04:58qui sont directement impactées
01:05:00sur ces communes
01:05:02directement impactées
01:05:03il y a environ
01:05:0313 à 14 000 entreprises
01:05:05dont l'activité
01:05:06est vraiment
01:05:07très très très fortement
01:05:08perturbée
01:05:09voire complètement arrêtée
01:05:10ça représente
01:05:11pour les salariés
01:05:12100 à 150 000 salariés
01:05:14en situation
01:05:15de chômage partiel
01:05:16potentiellement
01:05:16donc c'est pas
01:05:18une petite bière
01:05:18et puis le problème
01:05:20c'est qu'il y a
01:05:20l'impact direct
01:05:21de ces entreprises
01:05:22mais il y a
01:05:22l'impact indirect
01:05:23c'est quoi l'impact indirect ?
01:05:24on donne un exemple
01:05:25l'impact indirect
01:05:25c'est l'entreprise
01:05:26qui n'est pas
01:05:26dans une zone sinistrée
01:05:27mais dont les salariés
01:05:29sont dans des zones évacuées
01:05:30donc l'entreprise
01:05:31elle peut continuer
01:05:32à tourner
01:05:32malheureusement
01:05:33les salariés
01:05:33ne peuvent plus venir
01:05:34puisqu'ils ont été évacués
01:05:36le deuxième impact indirect
01:05:38c'est les chaînes
01:05:40les chaînes logistiques
01:05:41les chaînes clients
01:05:42fournisseurs
01:05:43sous-traitants
01:05:44les entrepreneurs
01:05:45me disaient hier
01:05:47en fait
01:05:47ça n'a pas été
01:05:49autant perturbé
01:05:50que depuis
01:05:51la situation Covid
01:05:52donc ça c'est très compliqué
01:05:54et dans une situation
01:05:56économique
01:05:56qui était quand même
01:05:57déjà fortement dégradée
01:05:58la préfète de Gironde
01:06:00hier disait
01:06:00on avait déjà
01:06:01plus 37%
01:06:03de dépôts de bilan
01:06:03au deuxième trimestre
01:06:042026
01:06:05ce contexte là
01:06:06ne va pas aider
01:06:07et on a vraiment
01:06:09de la part
01:06:10de certaines fédérations
01:06:11professionnelles
01:06:11au MEDEF
01:06:12le président de l'UMI
01:06:14donc l'union des métiers
01:06:15de l'industrie
01:06:16hôtelière
01:06:16disait
01:06:17c'est peut-être
01:06:18une catastrophe
01:06:20touristique
01:06:20et c'est pour ça
01:06:21qu'il ne faut pas
01:06:22que les gens
01:06:22partent complètement
01:06:23il y a des coins
01:06:24où on peut aller
01:06:24en Gironde
01:06:25et moi je loue
01:06:27le courage
01:06:28des entrepreneurs
01:06:29qui continuent
01:06:31nous au MEDEF
01:06:32Gironde
01:06:33on a mis en place
01:06:34une cellule de crise
01:06:35pour expliquer
01:06:36aux entreprises
01:06:36sur lesquelles
01:06:37elles ont le droit
01:06:38donc vraiment
01:06:38je salue
01:06:39le dévouement
01:06:40du président
01:06:41du MEDEF
01:06:41Gironde
01:06:41et de sa directrice
01:06:42générale
01:06:42parce qu'il y a
01:06:43vraiment des aides
01:06:44possibles pour les entreprises
01:06:45pour les salariés
01:06:46pour se loger
01:06:47et il ne faut pas hésiter
01:06:48les moyens ont été
01:06:49mis en place
01:06:50pour pouvoir faire face
01:06:51et surtout
01:06:53la demande aussi
01:06:54encore des coins
01:06:55en Gironde
01:06:55où on peut aller
01:06:56les dispositifs
01:06:57mis en place
01:06:58les dispositifs
01:06:59de soutien
01:07:00le gouvernement
01:07:00a déjà annoncé
01:07:01des aides
01:07:03des mesures fiscales
01:07:05des mesures aussi
01:07:06des demandes aux assurances
01:07:07est-ce que ça va suffire ?
01:07:09Alors pour l'instant
01:07:10c'est quand même
01:07:10des dispositifs
01:07:11qui sont inédits
01:07:12là il y a une cellule
01:07:13de crise
01:07:13qui a été mise en place
01:07:14hier avec Bercy
01:07:15avec les ministres
01:07:16Lescure et Papin
01:07:18oui et compte tenu
01:07:19déjà des finances
01:07:19de l'État
01:07:20c'est assez exceptionnel
01:07:21et donc effectivement
01:07:22pour les entreprises
01:07:23il y a activité partielle
01:07:26accompagnée par ce cas
01:07:27les financiers
01:07:27et mesures exceptionnelles
01:07:29vis-à-vis des charges
01:07:29donc de l'URSSAF
01:07:30et pour les salariés
01:07:32il y a des aides d'urgence
01:07:33logement
01:07:34hébergement
01:07:34qui sont mis en place
01:07:35on est en attente
01:07:37de précision
01:07:38sur qui va pouvoir
01:07:40bénéficier
01:07:41de l'activité partielle
01:07:42je pense qu'il faut
01:07:43quand même
01:07:43là-dedans
01:07:44souligner
01:07:44deux points positifs
01:07:46un
01:07:46la solidarité
01:07:47il y a une vraie solidarité
01:07:49localement
01:07:50entre les organisations
01:07:51professionnelles
01:07:51et les entreprises
01:07:52donc on est en situation
01:07:54de crise
01:07:54mais les entrepreneurs
01:07:56les entreprises
01:07:56font quand même face
01:07:57essayent de faire face
01:07:59et puis il faut mettre
01:08:00l'accent sur une chose
01:08:01extrêmement importante
01:08:01alors en période de crise
01:08:02on ne peut pas le faire
01:08:03parce que c'est du plus long terme
01:08:04mais sur l'innovation
01:08:06sur le financement
01:08:07à l'innovation
01:08:07et sur l'adaptation
01:08:08au changement climatique
01:08:09je veux dire
01:08:10on ne peut pas tout le temps
01:08:11gérer la crise
01:08:12alors là c'est exceptionnel
01:08:13parce qu'on a le vent
01:08:14le feu
01:08:14la chaleur
01:08:15mais je pense qu'il faut
01:08:17vraiment
01:08:17c'est durable
01:08:18c'est durable
01:08:18donc il faut investir
01:08:20massivement
01:08:20dans les solutions
01:08:21d'adaptation
01:08:22au changement climatique
01:08:23et ça c'est aussi
01:08:24un rôle des entreprises
01:08:25au quotidien
01:08:25c'est le rôle des entreprises
01:08:26et c'est le rôle
01:08:27de l'État aussi
01:08:28de soutenir
01:08:29ces innovations
01:08:30pour l'adaptation
01:08:31au changement climatique
01:08:32merci beaucoup Dominique
01:08:33car la présidente
01:08:35d'Abgi France
01:08:35en charge des relations
01:08:36institutionnelles
01:08:37et du développement
01:08:37d'avoir été ce matin
01:08:38dans Parole de Patron
01:08:40dans un instant
01:08:40le journal de 8h30
01:08:42on va revenir sur la chute
01:08:43des bourses asiatiques
01:08:43explications dans une minute
01:08:45à tout de suite
01:08:47le journal
01:08:488h30
01:08:49presque
01:08:50Léo
01:08:50les titres
01:08:51alerte rouge en bourse
01:08:52pour les semi-conducteurs
01:08:54on verra pourquoi
01:08:55dès le début de ce journal
01:08:56encore un excellent semestre
01:08:57pour Safran
01:08:58qui revoit
01:08:59ses prévisions
01:09:00à la hausse
01:09:00cette année
01:09:01et puis l'UDEP
01:09:02demande un fonds de soutien
01:09:03pour les entreprises
01:09:04affectées par les incendies
01:09:05en Gironde
01:09:09C'est donc la débâcle
01:09:11ce matin
01:09:12pour les marchés asiatiques
01:09:13le Kospi à Séoul
01:09:14chute de 11%
01:09:16en ce moment
01:09:17pénalisé par Samsung
01:09:18et SKNX
01:09:19les valeurs des semi-conducteurs
01:09:20qui avaient déjà plongé
01:09:21hier en Europe
01:09:22et aux Etats-Unis
01:09:23après cette information de presse
01:09:25rapportant une percée
01:09:26technologique majeure
01:09:27de la Chine
01:09:27dans le secteur
01:09:28François-Xavier Roux
01:09:30La lithographie
01:09:32par immersion
01:09:32dans l'ultra-violet profond
01:09:33derrière ce nom
01:09:34très technique
01:09:35se cache une technologie
01:09:36clé dans la fabrication
01:09:37des semi-conducteurs
01:09:38qui consiste à utiliser
01:09:39un laser
01:09:40et une fine couche d'eau
01:09:41ultra-pure
01:09:42pour graver des circuits
01:09:43toujours plus petits
01:09:44sur les puces
01:09:45une technologie
01:09:46que la Chine
01:09:46était jusqu'alors
01:09:47contrainte d'importer
01:09:48de l'étranger
01:09:49mais selon le site
01:09:50The Information
01:09:51une entreprise chinoise
01:09:52Shanghai Youliangchen
01:09:53a lancé la production
01:09:55industrielle
01:09:55de machines équipées
01:09:56de cette technologie
01:09:57une prouesse
01:09:58qui ravive
01:09:59les craintes
01:09:59de voir les fabricants chinois
01:10:00accélérer le développement
01:10:02de leurs capacités
01:10:03et donc renforcer
01:10:04la concurrence
01:10:05pour le Néerlandais
01:10:05à SML
01:10:06large leader mondial
01:10:07sur cette technologie
01:10:08d'ici à la fin de l'année
01:10:10cinq premières machines
01:10:11devraient être livrées
01:10:12aux principaux fabricants
01:10:13de puces chinois
01:10:13on reste loin
01:10:15des 130 équipements
01:10:16que prévoit de produire
01:10:17SML en 2026
01:10:18car le système chinois
01:10:19accuse encore
01:10:20un retard
01:10:21en termes de performance
01:10:21et de fiabilité
01:10:23empêchant pour le moment
01:10:24toute production de masse
01:10:25cette avancée
01:10:26cette avancée intervient aussi
01:10:27à un moment
01:10:27Washington envisage
01:10:28des restrictions supplémentaires
01:10:30sur les exportations
01:10:31d'équipements
01:10:32pour semi-conducteurs
01:10:33vers la Chine notamment
01:10:33qui cherche
01:10:34à gagner
01:10:35en autonomie industrielle
01:10:37dans le secteur
01:10:388h32
01:10:39et on a eu ce matin
01:10:40à la publication semestrielle
01:10:41de Safran
01:10:42le groupe qui affiche
01:10:43une rentabilité record
01:10:45Etienne Braque
01:10:46il relève même
01:10:47ses prévisions
01:10:47pour 2026
01:10:48car vous avez une activité
01:10:49dans les pièces détachées
01:10:50qui est juste flamboyante
01:10:52avec un chiffre d'affaires
01:10:53sur les pièces de rechange
01:10:54de 27%
01:10:55sur les six premiers mois
01:10:56de l'année
01:10:57et donc un groupe
01:10:57qui revoit là-haut
01:10:58ses perspectives
01:10:58pour la deuxième partie
01:11:00de l'année
01:11:00il faut dire que Boeing
01:11:01comme Airbus
01:11:02ont du mal à répondre
01:11:03à la demande
01:11:04des compagnies aériennes
01:11:05surtout Boeing
01:11:06avec son dernier
01:11:08737 MAX 8
01:11:09et donc vous avez
01:11:10des compagnies
01:11:11qui gardent leurs appareils
01:11:12plus longtemps
01:11:12et donc il faut les mettre
01:11:13au garage
01:11:14et c'est sur cette partie
01:11:15que Safran gagne
01:11:15beaucoup d'argent
01:11:16les moteurs de rechange
01:11:18sont bien plus margés
01:11:19avec les pièces détachées
01:11:20que les moteurs neufs
01:11:21dans le même temps
01:11:22vous avez le chiffre d'affaires
01:11:23dans le segment de la défense
01:11:24puisque vous avez
01:11:25notamment Safran
01:11:26qui travaille sur le rafale
01:11:28qui continue à afficher
01:11:28une croissance à deux chiffres
01:11:3014% de croissance
01:11:31pour le chiffre d'affaires
01:11:32d'équipements
01:11:32et de défense
01:11:33et donc tout cela
01:11:34rend le groupe
01:11:35très optimiste
01:11:36après un résultat opérationnel
01:11:37de plus de 3 milliards d'euros
01:11:39sur les 6 premiers mois de l'année
01:11:40c'est quand même
01:11:40une croissance de 29%
01:11:42Safran reste encore
01:11:43et toujours
01:11:43l'entreprise du CAC 40
01:11:45qui affiche
01:11:46la plus forte dynamique
01:11:47Merci Etienne
01:11:48par ailleurs Léo
01:11:49le feu est stable
01:11:50en Gironde
01:11:51mais avec toujours
01:11:52quelques craintes
01:11:52puisque la chaleur
01:11:53est de retour
01:11:54aujourd'hui
01:11:54ce sont même
01:11:55les semaines à venir
01:11:57qui seront dures
01:11:58prévient Emmanuel Macron
01:11:59le chef de l'État
01:11:59qui était sur place
01:12:00hier soir
01:12:01et alors dans ce contexte
01:12:02ce sont plus de 15 000 entreprises
01:12:04qui sont à l'arrêt
01:12:04les acteurs économiques locaux
01:12:06font désormais des points
01:12:07quotidiens
01:12:08avec Bercy
01:12:09qui a confirmé
01:12:10une première vague de mesures
01:12:11hier
01:12:12notamment l'activité partielle
01:12:13mais il faudra aller plus loin
01:12:14c'est ce que demande ce matin
01:12:15Michel Picon
01:12:16le président du 2P
01:12:17sur BFM Business
01:12:19Il va falloir discerner
01:12:21celle pour qui c'est vital
01:12:22s'il n'y a pas une aide directe
01:12:25un fonds de soutien
01:12:26que l'on va mettre en place
01:12:28que nous avons demandé
01:12:29au gouvernement
01:12:30tout en prenant conscience
01:12:31des difficultés
01:12:33qui sont les siennes
01:12:34mais en tout cas
01:12:34on ne peut pas laisser effondrer
01:12:36une partie du tissu
01:12:37du tissu économique
01:12:39de cette région
01:12:40donc un fonds financier
01:12:42et bien évidemment
01:12:43au-delà des mesures
01:12:45de report d'échéances
01:12:46sociales et fiscales
01:12:48ensuite après
01:12:49pour l'activité touristique
01:12:50il faudra certainement
01:12:51une mobilisation générale
01:12:53de tous les français
01:12:54de soutien à cette région
01:12:56qui en aura bien besoin
01:12:58Et puis la fin des soldes
01:13:00d'été ce soir
01:13:01et malgré la semaine supplémentaire
01:13:02décidée par le gouvernement
01:13:04pour compenser
01:13:05la période de canicule
01:13:06le bilan s'avère
01:13:07d'ores et déjà
01:13:08décevant
01:13:08Hélène Cornet
01:13:10La canicule a fortement
01:13:12pesé sur la fréquentation
01:13:13le premier jour des soldes
01:13:15le thermomètre
01:13:16affichait près de 40 degrés
01:13:17de quoi dissuader
01:13:18les consommateurs
01:13:19de faire du lèche-vitrine
01:13:21Résultat
01:13:21les soldes se terminent
01:13:23sur une baisse moyenne
01:13:23de 1,3% des ventes
01:13:25en valeur
01:13:26sur les 4 premières semaines
01:13:27par rapport à celles
01:13:28de l'an dernier
01:13:28des chiffres
01:13:30de l'Observatoire économique
01:13:31de l'Institut français
01:13:32de la mode
01:13:33et ce
01:13:33malgré d'importantes remises
01:13:35dès le départ
01:13:36pour attirer la clientèle
01:13:37La situation est néanmoins
01:13:38contrastée
01:13:39entre les petits commerces
01:13:41et les centres commerciaux
01:13:42où se sont réfugiés
01:13:43les clients
01:13:43à la recherche
01:13:44de la climatisation
01:13:45La semaine supplémentaire
01:13:47ne devrait pas permettre
01:13:48de compenser le repli
01:13:49tout se joue au démarrage
01:13:51A Paris
01:13:52les boutiques
01:13:52ont pu compter
01:13:53néanmoins
01:13:53sur les touristes
01:13:54bien présents
01:13:55selon les chiffres
01:13:56de la Chambre de commerce
01:13:57et d'industrie
01:13:58d'Ile-de-France
01:13:59ils ont représenté
01:14:00entre 20 et 40%
01:14:01du chiffre d'affaires
01:14:02des soldes d'été
01:14:038h35
01:14:04les marchés
01:14:06Votre rendez-vous
01:14:07avec M2F
01:14:09Simplifiez le pilotage
01:14:10de vos dépenses
01:14:12professionnelles
01:14:15Etienne Braque
01:14:16qu'est-ce que c'est encore
01:14:16stable
01:14:17à 25 minutes
01:14:17de l'ouverture
01:14:18Très légère hausse
01:14:19mais bien sûr
01:14:19tout va dépendre
01:14:20de cette avalanche
01:14:21de résultats
01:14:22à commencer bien sûr
01:14:23par LVMH
01:14:24qui est la première capitalisation
01:14:25du CAC 40
01:14:25qui a donc dévoilé
01:14:26hier soir
01:14:27un résultat net stable
01:14:28sur les 6 premiers mois
01:14:30de l'année
01:14:30et surtout
01:14:31qui renoue
01:14:31avec la croissance
01:14:32sur la mode
01:14:33et la maroquinerie
01:14:33sur le deuxième trimestre
01:14:35ce qui n'était pas arrivé
01:14:36depuis plusieurs trimestres
01:14:37maintenant
01:14:38vous avez des résultats
01:14:39également dans le CAC 40
01:14:41du côté de Orange
01:14:42qui revoit très légèrement
01:14:43à la hausse
01:14:43ses perspectives
01:14:44pour cette année
01:14:45grâce notamment
01:14:46à l'intégration
01:14:47de Massmobile
01:14:48c'est un opérateur espagnol
01:14:50qui a été intégré
01:14:51dans les résultats
01:14:52et puis du côté
01:14:53de Air Liquide
01:14:53vous avez également
01:14:54une très belle dynamique
01:14:55grâce notamment
01:14:56entre autres
01:14:57aux semi-conducteurs
01:14:58parce que pour fabriquer
01:14:58les semi-conducteurs
01:14:59il vous faut des gaz
01:15:00et ces gaz
01:15:01ils sont en partie
01:15:02produits par Air Liquide
01:15:04et donc ça a boosté
01:15:05les résultats
01:15:06sur les 6 premiers mois
01:15:07de l'année
01:15:08ça fera donc
01:15:09en très forte hausse
01:15:10en préouverture
01:15:11avec un relèvement
01:15:12majeur de ces prévisions
01:15:13et puis encore
01:15:14beaucoup de résultats
01:15:15à arbitrer
01:15:15dans les prochains jours
01:15:16avec ce soir
01:15:17Essilor et Kering
01:15:19et puis bien sûr
01:15:19les GAFAM
01:15:20qui vont publier
01:15:20leurs résultats
01:15:21mercredi et jeudi
01:15:23demain soir
01:15:23vous aurez également
01:15:24la Fed
01:15:24intéressant de voir
01:15:25qu'à l'approche
01:15:26de cette réunion
01:15:26le marché anticipe
01:15:27de plus en plus
01:15:28pourquoi pas
01:15:28une hausse de taux
01:15:29elle est intégrée
01:15:30à 38%
01:15:31c'est quand même
01:15:31un relèvement majeur
01:15:33sachant qu'on était
01:15:34à peine à 10%
01:15:35ces derniers jours
01:15:35il faut dire que le marché
01:15:37pense de plus en plus
01:15:38que l'inflation
01:15:38sera forte
01:15:39en tout cas
01:15:40à court terme
01:15:40du côté des Etats-Unis
01:15:42malgré ce matin
01:15:43un baril de pétrole
01:15:44qui continue de se détendre
01:15:46nous sommes à 87 dollars
01:15:47pour le baril de Brent
01:15:48merci Etienne
01:15:49je vais vous laisser
01:15:49les commandes
01:15:50dans un instant
01:15:51pour le club de la bourse
01:15:52sur acquis
01:15:52avec vous sur ce plateau
01:15:54de BDL Capital Management
01:15:55nous reviendrons bien sûr
01:15:56sur les résultats
01:15:57de LVMH
01:15:58et puis nous serons également
01:15:59avec Louis O'Connor
01:16:00pour revenir sur SAP
01:16:01qui a gagné quasiment 20%
01:16:03en l'espace de deux séances
01:16:04après la publication
01:16:05de ces résultats
01:16:06souvenez-vous
01:16:06c'était vendredi
01:16:07et puis Louis Defeuille
01:16:08se reviendra également
01:16:09sur les résultats
01:16:10de ID Logistique
01:16:11LVMH
01:16:11ou encore OB
01:16:12le club de la bourse
01:16:13dans un instant
01:16:14avec Etienne Braque
01:16:15et moi je vous retrouve
01:16:15demain matin
01:16:16juste avant 7h
01:16:17passez une bonne journée
01:16:17et puis

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