- il y a 2 jours
Aujourd'hui, c'est au tour d'Agnès Pannier-Runacher, ex-ministre et députée EPR du Pas-de-Calais, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:01RMC, face aux grandes gueules.
00:04Face aux grandes gueules aujourd'hui c'est Agnès Pannier-Runacher.
00:08Bonjour madame.
00:08Bonjour.
00:09Ex-ministre de la Transition énergétique, députée EPR Ensemble pour la République du Pas-de-Calais.
00:15En 2022, après les terribles incendies en Gironde, Emmanuel Macron avait promis l'achat de 16 canadaires neufs avant fin
00:222027.
00:23Nous sommes aujourd'hui en 2026, on nous dit qu'il y aura deux canadaires neufs pour 2028 et deux
00:31pour 2032.
00:32Est-ce qu'on n'a pas perdu du temps ?
00:34C'est surtout le canadaire qui ne produit pas au rythme attendu et donc c'est pour ça qu'on
00:40a dû se reporter sur d'autres moyens aériens.
00:43Je pense à la multiplication par quatre du nombre de dash, ce sont des avions qui participent aussi de la
00:49lutte contre les incendies.
00:50Je pense au renouvellement de la flotte d'hélicoptères qui largue aussi de l'eau.
00:56Et puis évidemment, ce qu'on essaye de faire, puisque nous on est très bien équipés en A400M pour pouvoir
01:04les faire participer à la lutte contre les incendies.
01:07Alors c'est pas complètement au point aujourd'hui puisqu'il faut charger l'A400M et donc il doit nécessairement
01:14se poser, charger, redémarrer, ce qui n'est pas la souplesse d'un canadaire.
01:17Mais c'est quatre fois la charge d'un canadaire, donc c'est intéressant.
01:21Donc faute de production de canadaire dans le monde, on a trouvé des solutions alternatives pour pouvoir faire face.
01:29Mais Jean-Luc Mélenchon accuse Gabriel Attal lorsqu'il était Premier ministre d'avoir annulé la commande de deux canadaires,
01:36ce qui nous fait perdre du temps donc.
01:37Alors ça c'est faux, ça fait partie des multiples fake news de la France insoumise.
01:44On savait que Jean-Luc Mélenchon était un menteur, c'est confirmé, puisqu'en fait Gabriel Attal est le Premier
01:50ministre à avoir commandé des canadaires depuis 2007.
01:53Oui mais pas les quatre prévues, il n'en a commandé que deux.
01:56Il n'a commandé que deux parce qu'il ne pouvait pas livrer plus de deux canadaires dans le calendrier
02:01qui leur était imparti.
02:02C'était pas pour faire des économies ?
02:03Et les économies, enfin il faut que Jean-Luc Mélenchon révise, un canadaire ça ne coûte pas 50 millions d
02:08'euros, ça coûte 80 millions d'euros.
02:10Donc deux canadaires ça coûte beaucoup plus que 50 millions d'euros.
02:13Donc effectivement il y a eu des économies sur le budget global de la sécurité civile, mais ce n'était
02:21pas du tout pour annuler des commandes de canadaires.
02:23Donc ça c'est la fake news absolue, ce n'est pas une nouveauté.
02:26En plus Jean-Luc Mélenchon désarme la police et là il a voulu désarmer les pompiers puisqu'il a voté
02:32contre les moyens supplémentaires que nous avons mis en place pour les pompiers pour la lutte contre les incendies.
02:39Je rappelle que le budget des forces de secours civils a augmenté de 60%.
02:45Mais dans un pays qui a une industrie aéronautique importante reconnue, pourquoi n'est-on pas capable de produire un
02:52canadaire français ?
02:53Et donc on est dépendant, comme vous l'avez dit, d'une entreprise qui en plus était en difficulté, qui
02:58a dû se relancer.
02:58Qui a arrêté sa chaîne de production, qui l'a relancée.
03:01Pourquoi on n'arrive pas à produire français sur le canadaire ?
03:03Alors c'est ce que je vous réponds, c'est-à-dire qu'en fait on trouve des alternatives sur
03:07la base des avions qu'on connaît.
03:09Ce ne sont pas des canadaires.
03:09Qui ne sont pas des canadaires, des Airbus.
03:13De l'eau avec des Airbus.
03:14Exactement.
03:14Mais on n'a pas trouvé le moyen pour les remplir en vol.
03:17Exactement, c'est-à-dire que développer un nouvel avion, moi j'ai été dans l'industrie automobile,
03:21je connais un petit peu l'industrie aéronautique aussi comme ministre de l'industrie pendant 4 ans.
03:25C'est des cycles longs, vous ne développez pas un avion en 2 ans, vous avez besoin de 4-5
03:30ans
03:30avec toute la partie certification, sécurité d'un avion.
03:35En revanche, sur la base, et nous nous sommes un des premiers constructeurs mondiaux d'avions,
03:40on a essayé de diversifier notre risque.
03:43C'est des hélicoptères, c'est la 400M.
03:46Et effectivement, c'est ce projet européen, d'avoir un avion européen
03:49qui nous permette de ne pas avoir besoin des canadaires.
03:53Parce que du coup, encore tous les Européens sont dépendants du Canada.
03:57Enfin, l'Europe, on va dire, méridionale.
04:00Sur cette technologie-là ?
04:00Alors que tous les Européens sont confrontés à ces instants.
04:02Alors que les Européens maîtrisent l'Airbus depuis 50 ans, depuis A à Z.
04:07Enfin, moi je n'arrive pas à comprendre en termes de stratégie,
04:10qu'on sait qu'il y en aura de plus en plus des feux de forêt,
04:12pourquoi on n'est pas sur les plans d'un Airbus qui ressemble à un Canadair.
04:17On est sur ça, c'est-à-dire que ça a démarré,
04:20mais effectivement, ça ne se fait pas en claquant dans les doigts.
04:23Et on sera un jour capable de produire cet Airbus ?
04:25Moi, j'en forme le vœu, mais je ne peux pas vous répondre là.
04:28Mais c'est clair que cet élément-là,
04:31et puis vous parlez de l'Europe du Sud, mais maintenant c'est l'Europe du Nord.
04:34C'est bien ça le changement nouveau.
04:36C'est toute l'Europe qui doit être équipée.
04:38Du coup, moi, j'attirerai votre attention,
04:39et puis j'aimerais avoir vos réponses, parce qu'un Canadair,
04:42pour éteindre le feu, il a besoin de pouvoir se poser dans des zones où il y a de l
04:46'eau.
04:47Là, en ce moment, il écope la Seine, ceux de Fontainebleau.
04:49Du coup, moi, je me pose la question, parce que le vrai enjeu demain, c'est l'eau.
04:54On fait quoi sur l'eau ? On fait quoi sur l'agriculture qui recule ?
04:58Au profit de la désertification ?
05:01Et ces zones-là, on sait qu'elles sont complètement les plus à même de brûler et de brûler vite.
05:07Et sur la politique de l'eau, enfin, moi, j'ai quand même en tête tout ce qui s'est
05:12passé autour de Sainte-Soligne.
05:14Et de voir cet hiver la photo de la bassine de Sainte-Soligne vide,
05:19parce qu'il y a encore un recours administratif et que c'est inondé autour de la bassine,
05:25je me dis...
05:26Un recours judiciaire.
05:27Bah oui, mais non, parce qu'il y avait 10 centimètres d'eau...
05:31C'est pas un recours de l'administration, c'est un recours devant le juge.
05:33Il y avait 17 centimètres d'eau sur le blé autour de la bassine et la bassine était vide.
05:37Et qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui en France pour s'adapter au réchauffement climatique
05:41et pour continuer à produire un minimum de bouffe et avoir suffisamment d'eau potable pour les gens, déjà ?
05:48Point essentiel, moi je vous rejoins totalement.
05:51Je rappelle qu'en 2022, Julien de Normandie, qui est un ministre de l'Agriculture
05:56qui avait vraiment pris ce sujet à bras de corps, avait lancé le Varenne de l'eau.
06:01C'était quoi le Varenne de l'eau ?
06:03C'était justement trois choses.
06:06Sécuriser la ressource en eau, adapter l'agriculture,
06:10parce qu'on ne va pas produire de la même manière en Occitanie en 2050 qu'aujourd'hui,
06:16et qu'on produisait en 2000.
06:18Ce qui est en train de se passer dans la modification du climat en Occitanie
06:22conduit à se poser des questions sur le maintien des cultures qu'on connaît depuis 50 ans,
06:27qui ont fait le succès de l'Occitanie.
06:30Simplement, quand il n'y a pas d'eau, vous ne pouvez rien faire pousser.
06:32Ce n'est pas vous que je vais apprendre ça.
06:34Donc ce n'est pas juste du stockage.
06:35Bien sûr, il faut du stockage, mais il faut aussi beaucoup d'autres mesures,
06:39des espèces plus résilientes, une évolution de l'agriculture,
06:42un accompagnement des agriculteurs, parce que ça coûte de l'argent
06:45et qu'on ne fait pas ça avec une baguette magique.
06:48– Simplement un mot, parce qu'on dit toujours,
06:51les Canadaires, il faut les produire, on n'a pas d'argent,
06:54il faut aider les agriculteurs, on n'a pas d'argent.
06:55– La PAC, on met de l'argent, la PAC, c'est 9 milliards d'euros pour la France,
06:57ce n'est pas l'épaisseur du trait, ou bien l'Orient.
06:59– Vous avez vu le décrochage alarmant des finances publiques,
07:01on en parlait ce matin.
07:02– La PAC, c'est de l'argent européen, ce n'est pas de l'argent français.
07:04– Avec des économies, c'est de l'argent français, parce qu'indirectement.
07:08– Oui, c'est quand même un peu de l'argent européen.
07:09– Il y a un décrochage quand même très alarmant des finances publiques françaises.
07:12– Pour ceux qui n'aiment pas l'Europe.
07:12– Là, on rentre dans une campagne présidentielle où tout le monde nous fait des belles promesses,
07:15il n'y a plus d'argent, et j'attends de voir quel candidat aura le courage de dire
07:19« on n'a plus d'argent, donc il n'y aura pas de promesses,
07:21on ne pourra pas dépenser un euro supplémentaire ».
07:25– Attendez, je pense que sur ça, le centre, le bloc central, Gabriel Attal,
07:30est le premier à dire…
07:32– Mais vous avez cramé la caisse !
07:33– Attendez !
07:34– C'est vous qui l'avez cramé la caisse !
07:35Le poids qu'il en coûte, ce n'est pas l'UMP, ce n'est pas le PS, le poids
07:39qu'il en coûte pas !
07:40– Il y a deux minutes, on nous reprochait de ne pas avoir commandé assez de Canadair
07:43et d'avoir payé une économie, et deux minutes après, on nous dit
07:46« c'est scandaleux, vous avez dépensé de l'argent ».
07:48Moi, je l'ai entendu, ce message-là, mais alors pendant sept ans,
07:51c'est-à-dire que quand il fallait faire des politiques publiques,
07:54on nous a expliqué qu'on ne faisait pas assez, et quand on faisait…
07:59– C'est vrai, l'opposition est très ambiguë.
08:02– Moi, je n'ai pas entendu une mesure d'économie qui tenait la route de la part des oppositions,
08:06pas une !
08:07– Oui, mais le bloc central sera quand même mal placé pour dire
08:10« écoutez, on a trop dépensé, désormais, on va mieux gérer »,
08:14ou alors peut-être vous avez tiré les conséquences de tout ça, mais…
08:16– Alors, madame, dans la société civile, il y en a plein des idées et des bonnes idées,
08:20c'est juste que la classe politique ne veut pas nous écouter,
08:22ne veut pas travailler, ne veut pas proposer des choses qui sont pensées…
08:24– Des idées pour faire des économies ?
08:25– Oui, par exemple, remettre à place, simplifier les aides sociales en créant un revenu universel,
08:29sachant que plus personne n'aura de boulot dans quelques années,
08:32et que les aides sociales, c'est un espèce de grand fourre-tout auquel plus personne ne comprend rien.
08:37– Bah si, par exemple, ça c'est une bonne idée, et en fait,
08:39elle a été chiffrée, étudiée par plusieurs think tanks depuis une décennie,
08:43et il n'y a aucun politique qui veut nous écouter.
08:45Donc en fait, peut-être que le problème de toute la classe politique,
08:48c'est que vous ne voulez pas écouter les bonnes idées des citoyens,
08:50notamment sur le climat et sur l'IA.
08:52Et donc c'est parfait, parce que j'en viens à ma question,
08:54et ainsi j'ai repris la parole.
08:55Ma question pour vous, elle est de manière plus générale sur l'écologie.
08:59Dans le premier mandat d'Emmanuel Macron, je ne dirais pas que rien n'a été fait,
09:02je pense qu'on aurait pu, sur certains sujets, être plus ambitieux et avoir une vision plus globale,
09:07mais qu'au moins, vous avez quand même défendu l'écologie.
09:09En revanche, sur le deuxième mandat, Emmanuel Macron et son gouvernement ont tout détricoté.
09:15Les voitures thermiques interdites à la vente à partir de 2035,
09:18les pesticides qui devaient être interdits,
09:21et Stéphane Séjourné est revenu dessus.
09:24– Non, ce n'est pas Stéphane Séjourné, là vous mentez.
09:28Ce n'est pas Stéphane Séjourné, la position de la France était contre.
09:30– Oui, mais l'Union Européenne est revenue dessus.
09:32– Donc ce n'est pas le gouvernement Macron, là ?
09:37– C'est Stéphane Séjourné, il a été nommé par Emmanuel Macron.
09:41– Non, mais c'est quand même…
09:42– Ce n'est pas le commissaire européen qui décide ça.
09:45– Ah bah non, ça c'est sur les pays européens, la grande amie de M. Macron.
09:49– C'est faux, ce n'est pas le commissaire européen,
09:51ce n'est pas plus la commissaire,
09:53la présidente de la Commission européenne ne peut pas prendre ses décisions.
09:56– Mais qui décide alors ?
09:57– C'est le Conseil des ministres européens,
10:02donc c'est les 27 pays où nous représentons 15% des voix,
10:06c'est-à-dire ce que pèse notre population,
10:08et c'est le Parlement européen.
10:10Ce sont les deux endroits où on décide de ça.
10:13Il faut arrêter de dire que la présidente de la Commission européenne
10:16a un pouvoir de décision.
10:17– Et donc Stéphane Séjourné, il était pour ou contre la réintroduction du thermique ?
10:21– Mais ce n'est pas lui qui décide, ce n'est pas lui qui décide,
10:24et par ailleurs…
10:24– Moi je m'en tiens à la position de la France.
10:26– Mais ce n'est pas la position de la France, vous mentez,
10:28la position de la France c'était contre.
10:29Nous avons sorti une tribune spécifiquement sur ça,
10:32je l'ai signé, donc je sais de quoi je parle.
10:34C'était contre la position constante du président de la République.
10:38– Bref, j'ai plein d'autres exemples, donc ce n'est pas très grave.
10:40– Non mais donnez-moi d'autres exemples,
10:42et s'ils sont tous du même niveau, on est bien partis.
10:43– Oui mais en fait, les pesticides, vous les avez réintroduits.
10:46– Quels pesticides ?
10:47– Quels pesticides a été réintroduits ?
10:49– Flora Guevally, quels pesticides ?
10:51– Toutes les lois qui sont passées, c'est la loi du plomb ?
10:53– La loi du plomb par exemple ?
10:54– Elle n'a pas été réintroduite, ça n'a pas été réintroduit.
10:58– Il y a eu un grand débat à l'époque.
10:59– On nous reproche suffisamment ?
11:00– Bah oui !
11:01– Ça n'a rien changé aujourd'hui.
11:03– Non je suis désolée.
11:04– Bon bref, ma question pour vous, non mais on va…
11:06– Non mais donnez-moi d'autres reculs.
11:07– Non mais ce n'est pas vrai, en fait, sur la question…
11:10– D'autres reculs, soyons précis.
11:11– Les ZFE, rétro-pédalage, ma prime rénov',
11:15elles n'ont pas été annulées.
11:16– Ma prime rénov', rétro-pédalage…
11:18– Ma prime rénov', c'est nous qui l'avons créée.
11:19– Oui mais rétro-pédalage en ce moment sur ma prime rénov'.
11:21– Quel rétro-pédalage ?
11:22Il n'y a pas des milliards d'euros là en ce moment sur ma prime rénov'.
11:24Vous ne pouvez pas rénover ?
11:26– Ils ont été bloqués.
11:26– Non non, les budgets, ils sont…
11:28– Pardon, je suis désolée, vous avez des centaines de liées de français
11:32et je le dis pour ceux qui nous écoutent,
11:34qui déposent des projets à ma prime rénov'.
11:36Et je ne voudrais pas qu'ils pensent…
11:40– Je reconnais qu'ils attendent toujours leur réponse.
11:45pour la raison qu'on vous dit, c'est qu'il faut faire des économies.
11:48– Le fonds vert a quand même été réduit.
11:50– Le fonds vert a été réduit, mais qui l'a créé le fonds vert ?
11:53– C'est nous.
11:55– Moi j'ai le monde sous les yeux et c'est ma source.
11:57Donc je peux vous donner toutes mes sources
11:59et je les posterai sur mes réseaux sociaux après le débat
12:01pour que tout le monde sache de quoi on parle.
12:02Ma question, qu'est-ce que vous pensez du deuxième quinquennat
12:05d'Emmanuel Macron sur l'écologie ?
12:07– Alors, réponse.
12:08– Moi ma réponse, c'est que depuis…
12:10C'est simple, 2022-2024,
12:13on n'a jamais autant accéléré sur l'écologie.
12:15Vous regardez la baisse des émissions de gaz à effet de serre.
12:18On fait sur tous les deux mandats,
12:20on fait quatre fois plus vite que nos prédécesseurs immédiats,
12:24c'est-à-dire le gouvernement Hollande.
12:25Ce gouvernement où les écologistes étaient aux affaires.
12:29Quatre fois plus vite.
12:30Sur l'adaptation au changement climatique,
12:32c'est nous qui sortons le plan,
12:34c'est nous qui mettons dans la réglementation
12:35une trajectoire à plus 4 degrés,
12:38ce qui nous a valu énormément de critiques.
12:41sur les incendies, plan haut, etc.
12:44Tout ça a été fait.
12:44À partir de 2024, je le dis, moi j'ai quitté le gouvernement.
12:48J'ai fait le choix de quitter le gouvernement en 2025.
12:50– Il n'y a plus de majorité.
12:51– Ça a été un enfer.
12:52– C'est plus compliqué.
12:52– Ça a été un enfer parce qu'aucun texte digne de ce nom passé,
12:55il était soit déstructuré par l'extrême droite,
12:58soit déstructuré par l'extrême gauche.
13:00– La dissolution a été une erreur fatale.
13:01– La dissolution n'a pas aidé à porter des politiques.
13:06– La dissolution a gâché le deuxième quinquennat de Macron ?
13:09– Je pense qu'on peut factuellement constater
13:12que depuis la dissolution, c'est très difficile,
13:15il ne se passe pas rien,
13:16mais c'est très difficile de passer des textes,
13:18et c'est surtout très difficile
13:20d'être dans la continuité de politiques qu'on n'a pas parlé.
13:22– Après, on parlait du Varenne de l'eau,
13:24ça s'est plutôt arrêté en 2024.
13:26– Alors, on va continuer d'en parler,
13:28et on va évoquer aussi cette loi sur l'aide à mourir,
13:31parce que vous l'avez défendue vous-même,
13:33vous étiez plutôt engagé sur cette loi.
13:35Elle est passée à 50 voix près hier,
13:37elle continue à faire débat,
13:39on va en discuter avec les grandes gueules,
13:40Barbara Lefebvre qui posera sa question,
13:42Flora Guébali, Didier Giraud,
13:43à tout de suite sur RMC, RMC Story.
14:02– 11h21, les grandes gueules sont là,
14:04en direct sur RMC, RMC Story,
14:06avec autour de la table Flora Guébali,
14:08Barbara Lefebvre et Didier Giraud,
14:10et face au GG, c'est Agnès Pannier-Runacher,
14:12l'ex-ministre de la Transition énergétique,
14:14députée du Pas-de-Calais.
14:16Vous soutenez Gabriel Attal pour cette présidentielle ?
14:19– Tout à fait.
14:19– Vous êtes derrière lui.
14:21– Question de Barbara Lefebvre.
14:23– Oui, question justement,
14:24on va revenir sur la présidentielle,
14:25c'est intéressant.
14:26Vous avez dit tout à l'heure,
14:27dans votre échange avec Flora,
14:29et depuis 2004,
14:30tout est détricoté,
14:32parce que…
14:32– Je n'ai pas dit ça.
14:33– Vous avez dit que tout était détricoté.
14:35– C'est très difficile.
14:36– Non mais vous avez dit ensuite que
14:37tout ce que vous essayez de faire ne marche pas,
14:39pourtant vous êtes au pouvoir,
14:40alors vous n'avez pas la majorité,
14:41mais vous n'arrivez à rien faire
14:43à cause du RN et de la LFI
14:45qui vous mettent des bâtons dans les roues.
14:49– Ben oui, ils ont été élus.
14:5110 millions de voix pour le RN
14:53et 7 millions de voix pour le NFP.
14:56– Ils ne peuvent pas être appliqués
14:57puisque nous avons des opposants
14:58qui ont été tout à fait légitimement élus.
15:00– Dans une démocratie, il y a des opposants.
15:02– Je ne dis pas le contraire.
15:03– Et d'ailleurs, votre candidat, M. Attal,
15:07a fait un choix en juillet 2024.
15:09Je sais qu'il n'aime pas qu'on lui rappelle ce choix,
15:11mais il avait tellement peur
15:13d'une majorité du RN
15:14qu'il a appelé à voter pour la LFI.
15:17– Contre le RN, tout à fait.
15:19– Pour la LFI, il avait dit
15:20je préfère encore un 70e député LFI
15:22qu'un 290e député RN.
15:25– Et oui, parce que ça change beaucoup les choses.
15:27– Donc votre candidat, M. Attal,
15:30qui n'est pas au mieux dans les sondages pour l'instant,
15:32enfin il n'est peut-être pas encore candidat, on verra.
15:34– Si jamais, je crois qu'il est candidat.
15:35– Oui, il est candidat, là c'est vrai ça.
15:37– Il est candidat, mais au final,
15:38est-ce qu'il sera vraiment sur la ligne de départ ?
15:40– Il est candidat en tout cas.
15:41– Eh bien écoutez, si jamais il est candidat
15:44et que le second tour, il n'arrive pas à se maintenir
15:47pour être au second tour et qu'on a un second tour
15:49Rassemblement National LFI,
15:51Marine Le Pen face à Jean-Luc Mélenchon,
15:52est-ce que M. Attal va recommencer
15:54à demander à ce qu'on vote pour LFI ?
15:55– Mais je pense surtout que nous, notre travail
15:57c'est d'être au second tour.
15:58En fait, la question, elle ne se pose pas dans ces termes.
16:01Et on sait tous qu'une élection
16:03qui opposerait Marine Le Pen
16:05et LFI,
16:07Jean-Luc Mélenchon, serait catastrophique.
16:09Parce que ce ne sont pas des projets
16:11qui sont au service des Français.
16:12On aurait un menteur contre une voleuse.
16:15C'est quand même compliqué.
16:16– Et donc votre candidat,
16:17il appellera à voter pour le menteur ou la voleuse ?
16:20– Mais mon candidat,
16:21ce qu'il doit faire,
16:23c'est d'être au second tour.
16:24– Et donc nous, on travaille pour ça.
16:26– Pour l'instant, les sondages ne le donnent pas
16:27en position d'être au second tour.
16:29– Pour le moment, si.
16:30Pour le moment, il est devant Jean-Luc Mélenchon
16:32et Édouard Philippe est également devant Jean-Luc Mélenchon.
16:35Donc vous voyez que...
16:36– Non, je n'ai pas le seul.
16:37– Le dernier sondage, c'est Édouard Philippe,
16:39Jean-Luc Mélenchon,
16:40coude à coude, à 15%.
16:42Et M. Attal est derrière.
16:43– C'est pas tout à fait ça.
16:43– Ça dépend des sondages.
16:44– Oui, vous regardez le sondage qui vous intéresse.
16:46– Mais Mme Pannier-Renaché…
16:47– Non, mais moi, mon sujet n'ira rien.
16:48Il dira abstention.
16:49– Mais Mme, en fait, la question ne se pose pas
16:52dans ces termes-là.
16:52Moi, je ne vis pas dans la politique fiction.
16:54Peut-être que vous, ça vous plaît,
16:57la perspective d'avoir Jean-Luc Mélenchon
16:58contre Marine Le Pen.
17:00– Ce qui me plaît, c'est que le Macronisme ne s'arrête.
17:02– Moi, j'estime, avec ce genre de propos,
17:05finalement, est-ce que vous votez l'IFI
17:06ou est-ce que vous votez RN ?
17:08– Moi, madame, je suis constante.
17:09Depuis 2017, je ne suis pas votre candidat.
17:11– Parce que là, vous faites le jeu des extrêmes.
17:13Ce genre de propos fait le jeu des extrêmes.
17:15– On a le droit d'être contre le camp central, peut-être, non ?
17:17– Vous avez tous les droits, vous êtes libre de votre choix,
17:22mais j'essaye juste d'expliquer que lorsque
17:24on affirme avec beaucoup de véhémence
17:26que le bloc central, c'est pire que tout,
17:29ça veut donc dire que vous faites le jeu des extrêmes.
17:31– Je vois 3 000 milliards de dettes,
17:32je vois une insécurité qui n'a jamais été aussi importante,
17:36je vois des pédocriminels sortis de prison
17:39ou même jamais mis en prison,
17:41je vois une immigration incontrôlée,
17:44je vois un recul de la laïcité.
17:46Donc, excusez-moi, je ne trouve pas…
17:48Alors, je sais que vous êtes fière de votre bilan et heureusement…
17:50– Je ne suis pas fière de mon bilan.
17:51Moi, j'essaye de le regarder lucidement.
17:53– Les Français ne sont pas tous fiers de l'Europe.
17:56– Ce discours qui est très délétère,
17:59que vous portez et qui pourrait d'ailleurs
18:02être largement nuancé
18:03parce que vous alimentez les peurs des Français,
18:05vous alimentez ce sentiment
18:08de recul de la France,
18:11alors que sur plein de sujets,
18:12nous sommes en progrès,
18:13notamment sur l'écologie justement,
18:15notamment sur l'accompagnement des plus fragiles.
18:21Je veux dire, il faut aussi savoir
18:22le nombre de crises qu'on a traversées.
18:24Lorsqu'on a fait le quoi qu'il en coûte,
18:26personne n'était contre.
18:27– Ah si, moi j'étais contre.
18:29– Oui, mais c'est vrai que les opposants,
18:31les opposants à l'époque ne disaient pas…
18:33– Ah non, mais il a emmené des gens
18:34à rien faire sur leur canapé pendant des années.
18:36Non, excusez-moi, non.
18:37– Alors, pas pendant des années.
18:38– Si, ça a duré des années.
18:39– Le sens de l'alliance ne vous caractérise pas.
18:41– Oui, ça a duré des années au final.
18:43– Alors, c'était peut-être le confinement.
18:44– Et ça, peut-être on peut se dire
18:47que ça a sauvé notre économie,
18:48en réalité, parce qu'elle se serait effondrée.
18:50Et si vous interrogez les étrangers,
18:52je peux vous dire qu'ils étaient très demandeurs
18:56du quoi qu'il en coûte et admiratifs.
18:58– Vous étiez admiratifs du quoi qu'il en coûte,
19:00je pense qu'ils sont moins admiratifs
19:02de notre taux d'imposition globale.
19:04– Exactement, je pense que vous avez très bien posé le sujet.
19:07– Agnès Pannier-Hounaché, pour revenir sur la présidentielle,
19:10vous dites vous-même, il y a une menace de se retrouver,
19:13selon vous, dans un second tour entre Le Pen et Mélenchon.
19:17Alors justement, pour aller au bout de cette logique,
19:20pourquoi organiser cette primaire,
19:22qui ne s'appelle pas primaire,
19:23mais qui est une primaire entre Gabriel Attal et Édouard Philippe ?
19:25Pourquoi deux candidats du Bloc central,
19:27pourquoi ne pas se mettre tout de suite d'accord,
19:29être en ordre de marche,
19:30et être en capacité à la fois de peut-être finir premier du premier tour
19:36et pas deuxième, comme vous montrez le sondage,
19:38et puis surtout peut-être d'éviter la dynamique Mélenchon
19:40qui semble-t-il est en train de se mettre en place ?
19:43En fait, pour l'instant, vous n'avez pas mis en place
19:46l'arme nécessaire pour éviter ce deuxième tour ?
19:49– Alors ça, je ne le partage pas.
19:51D'abord parce qu'encore une fois,
19:53Jean-Luc Mélenchon n'est pas du tout aujourd'hui au deuxième tour,
19:57pas du tout.
19:58– Et deuxièmement,
20:00et il progresse malheureusement,
20:02faute de candidats, je dirais,
20:04dans le camp du Nouveau Front Populaire,
20:06semble-t-il.
20:07– Oui, mais il progresse.
20:08– Et deuxièmement,
20:10une campagne, ça se joue sur dix mois,
20:12ça ne se joue pas sur deux mois.
20:13On sait tous que les cartes ont été largement rebattues
20:17dans les élections précédentes.
20:18Je ne parle pas de celle de 2022
20:20qui était un peu particulière,
20:21mais je parle de celle de 2017,
20:23de 2012 et de 2007,
20:25où les candidats qui étaient en tête des sondages
20:28sont arrivés très loin derrière.
20:30Donc ça, c'est une réalité.
20:32Donc laissons chacun faire campagne sur son projet.
20:34Je pense que c'est ce qu'attend les Français.
20:36– Mais c'est quoi la différence entre Gabriel Attal et Édouard Philippe,
20:37concrètement sur le fond en fait ?
20:39Au-delà des différences de personnalité ?
20:41– Différences de personnalité,
20:43différences de positionnement politique aussi.
20:45– Il est plus à gauche Attal ?
20:47– Oui, je crois qu'on peut dire qu'il est dans le dépassement.
20:50– Donc c'est le centre-gauche
20:51et Édouard Philippe, c'est le centre-droit ?
20:52– En tout cas, il est dans le dépassement.
20:54Il est dans le dépassement.
20:55Il est pour une vision aussi peut-être plus moderne qu'Édouard Philippe.
20:58C'est le premier à avoir posé les enjeux de l'intelligence artificielle
21:01comme étant une priorité absolue pour les années qui viennent.
21:04C'est celui aussi qui fait de l'école une priorité absolue.
21:09Il a été ministre de l'Éducation nationale.
21:13Ça a plutôt marqué les esprits, me semble-t-il.
21:16Et le travail qu'il a fait a été très largement reconnu.
21:20Ça n'a pas duré plus de neuf mois, mais c'est une réalité.
21:24Et moi, je crois profondément aujourd'hui
21:26que l'école est un élément clé du projet que nous devons porter.
21:31– Oui, mais sur le fond, finalement, vous défendez le même.
21:34– Vous défendez le même bilan.
21:36– Sur le fond, c'est clair qu'on n'est ni extrémistes de gauche,
21:40ni extrémistes de droite.
21:41Si vous allez par là, effectivement, on croit que l'Europe
21:46est un élément essentiel si on veut bâtir une souveraineté française
21:49parce qu'on est plus fort à 450 millions de citoyens qu'à 68 millions.
21:54Ça nous distingue de manière forte de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen.
21:58On croit que l'économie de marché, ce n'est pas une vue de l'esprit.
22:01On croit qu'il faut que le salaire paye plus,
22:03mais que ça passe par le travail.
22:05– Mais ça, c'est le discours de quelqu'un qui a été disant dans l'opposition, madame.
22:09– Ça nous différencie.
22:10– Comment deux anciens premiers ministres,
22:12dans les cinq derniers premiers ministres qu'on a eus,
22:14peuvent avoir ce tel discours ?
22:16De dire, il faut que le travail paye plus,
22:19il faut qu'on baisse la dépense sociale,
22:21il faut qu'on redonne un peu de bouffée d'air à l'industrie,
22:25il faut qu'on réindustrialise.
22:27– Mais parce qu'on peut aussi vous parler de ce qu'on a fait, si vous voulez, monsieur.
22:30– Mais comment des gens qui ont été au mal-être il y a moins de dix ans
22:33peuvent tenir ce discours-là ?
22:34– Mais attend, attend, Didier, Didier, Didier.
22:36– Attends, c'est hyper dur.
22:38– Non, non, non, madame, il y a une chèque pour les gens.
22:40– J'ai juste un exemple.
22:42Prenons l'industrie.
22:44Le seul président de la République à avoir un bilan positif
22:47en termes d'emplois nets, c'est pas moi qui le dise, c'est l'INSEE,
22:50donc c'est pas des chiffres qu'on trafique.
22:52Le seul président de la République depuis 1981,
22:58depuis 1981, qui a des chiffres positifs en termes d'emplois nets,
23:02c'est Emmanuel Macron.
23:04Les data centers, c'est pas de l'industrie,
23:06ce n'est pas classé dans les activités industrielles.
23:09Donc, l'emploi manufacturier,
23:12l'emploi manufacturier,
23:14aujourd'hui, a progressé de manière nette.
23:16Ça n'était pas arrivé sous Chirac,
23:18sous Hollande, sous Sarkozy et sous Mitterrand.
23:21– Vous dites qu'il y a deux offres différentes.
23:22– Donc à un moment, les faits sont têtus.
23:23– D'accord, vous dites qu'il y a deux offres différentes
23:25entre Edouard Philippe et Gabriel Attal,
23:27comment va se... vous allez vous départager ?
23:30Comment va le faire le choix ?
23:31Parce qu'il ne faudra qu'un seul candidat, j'imagine.
23:32– On est d'accord, il faut un seul candidat
23:34et c'est une dynamique de campagne.
23:36Une dynamique de campagne, ça se construit avec les Français,
23:38ça se construit sur le terrain aussi,
23:40ça se construit avec les Français
23:41et quand vous avez une dynamique de campagne,
23:44ça se voit.
23:45Donc moi, je suis confiante sur le fait
23:46qu'au mois de décembre, qu'au mois de janvier,
23:49il y ait une clarification,
23:51il y ait une clarification
23:52et je pense que Gabriel Attal
23:54a toutes les qualités
23:55pour effectivement donner cette dynamique de campagne
23:58mais je le dis très clairement,
24:00il faut effectivement un seul candidat
24:02sur ce bloc central
24:04parce que sinon c'est illisible
24:06pour les Françaises et les Français.
24:07Et je trouve ça bien
24:08qu'il y ait plusieurs propositions
24:09parce que ça donne le choix aux Français.
24:12Ce n'est pas une espèce d'accord d'appareil, etc.
24:15Les Français, ils font aussi leur choix.
24:18– Question, Flora, tu voulais parler ?
24:20– Non, vous dites qu'il ne faut pas insulter,
24:23je ne me souviens plus de votre formule exacte,
24:25mais que l'économie de marché,
24:26vous n'avez pas honte d'être pour l'économie de marché.
24:28Est-ce que vous pensez
24:29qu'on peut être écolo et libéral
24:32et pour le libre-échange en même temps ?
24:34– Alors, je pense que quand on est dans un pays
24:37qui régule comme on le fait l'économie,
24:40quand j'entends certains qui nous accusent
24:42d'être ultra-libéral,
24:44bon, il faut savoir raison garder.
24:47Nous sommes des libéraux tempérés,
24:49nous sommes pour l'économie sociale de marché,
24:51ce qui est d'ailleurs au cœur du projet européen,
24:54c'est-à-dire que
24:56la liberté d'entreprendre
24:58est effectivement garantie,
25:00on est pour l'innovation,
25:01on est pour développer des projets,
25:03mais il y a des règles,
25:04les règles sont importantes en France,
25:06on ne peut pas dire…
25:06– Le mercredi, c'est l'économie sociale de marché.
25:07– On peut aller jusqu'à ce que les règles en France
25:10sont importantes,
25:11on nous parle suffisamment même de complexité,
25:13je pense qu'on a besoin aussi de simplifier,
25:15de clarifier,
25:16ce qui ne veut pas dire déréguler.
25:18Donc sur le libre-échange,
25:19pour vous répondre oui au CETA,
25:21je sais qu'on a un différent sur ça,
25:23mais moi je crois que
25:24ce traité de libre-échange
25:26qui précisément intègre
25:27des conditions écologiques,
25:29intègre des conditions sociales
25:31est un bon traité,
25:32la preuve,
25:32il est gagnant pour la France,
25:34il est gagnant pour les filières agricoles.
25:35– Pas toutes, pas toutes.
25:36– Et le Mercosur,
25:37et le Mercosur n'est pas un bon traité,
25:40particulièrement parce que
25:41c'est un traité qui a été négocié
25:43depuis plus de 20 ans,
25:45il est passé dans les mains
25:45de tous les présidents de la République
25:48depuis je crois même,
25:50en tout cas Aminima Sarkozy,
25:53et donc même avant,
25:54vous avez raison.
25:55et donc il a été construit
25:58dans une manière ancienne
26:00où notamment le dérèglement climatique
26:01n'occupait pas l'espace de cette manière
26:03et il est dangereux
26:04pour certaines filières agricoles,
26:06nous le savons
26:07et c'est pour ça que nous sommes contre.
26:08– Merci Agnès Pannier-Runacher,
26:10merci d'avoir été avec nous
26:11face aux grandes gueules,
26:12ex-ministre de la Transition énergétique
26:14et député EPR du Pas-de-Calais.
26:16– Merci à vous.
26:16– Bonne journée,
26:17bonne fin de journée à vous.
26:18– Merci à vous.
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