- il y a 9 heures
Aujourd'hui, c'est au tour d'Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:05Je crois que c'est même une première. Bonjour Audrey Pulvar.
00:07Bonjour à tous les deux, bonjour à tous.
00:09Alors non, c'est pas une première, ça faisait longtemps.
00:12Ça faisait longtemps.
00:13Vous revenez nous voir Audrey Pulvar en tant que candidate sur la liste d'Emmanuel Grégoire
00:17dans le cadre de cet entre-deux-tours des élections municipales à Paris.
00:19Oui, alors il paraît que votre champion Emmanuel Grégoire entend des voix.
00:23C'est ce qu'a dit ce matin Sarah Knafous sur R.M.C. et BFM TV.
00:27Il a entendu des voix qui lui ont fait dire qu'Emmanuel Macron avait appelé Sarah Knafous
00:32pour lui demander de se retirer de la campagne.
00:34Je donne plus de crédit aux paroles d'Emmanuel Grégoire qu'à celles de Sarah Knafous.
00:37Mais je vois de quel sujet vous voulez parler.
00:40Je crois que franchement, tout a été dit sur ce sujet.
00:43Pas vraiment, parce que ça manque quand même de preuves.
00:46Quand on accuse le chef de l'État finalement de s'immiscer dans la campagne
00:50jusqu'à appeler une candidate qui n'est pas son camp pour lui dire se retirer.
00:56Honnêtement, je peux me tromper, mais je ne suis pas sûre qu'il ait dit précisément
00:59que le chef de l'État a appelé Sarah Knafous.
01:02Il l'a peut-être fait appeler, je n'en sais rien.
01:04Je n'en sais rien, je ne suis pas dans ces affaires-là.
01:08Ce que je constate en tout cas, c'est qu'Emmanuel Macron s'est beaucoup impliqué
01:11dans la campagne municipale à Paris.
01:13Comment ?
01:13Déjà en appelant Rachida Dati au ministère de la Culture et en la maintenant de remaniement
01:20en remaniement, l'objectif était clairement la ville de Paris.
01:23Pourquoi pas ?
01:24Elle a le droit d'avoir le désir de conquérir Paris.
01:28C'est tout à fait louable.
01:31Mais ensuite, faire voter dans l'urgence une loi désignée pour, enfin designée,
01:38du moins dessinée pour faire gagner Rachida Dati à Paris.
01:44Faire en sorte, alors lui peut-être pas, lui peut-être, oui je sais bien, lui peut-être
01:48pas personnellement, mais en tout cas, la réforme du scrutin à Paris, Lyon et Marseille.
01:53A la fois pour la mairie centrale et la mairie d'arrondissement.
01:57Et je précise, puisqu'on fait cette petite parenthèse, je précise qu'il y a un dispositif
02:04nouveau avec cette loi, c'est la fameuse prime majoritaire.
02:06C'est-à-dire que celui ou celle qui arrive en tête, ne serait-ce que d'une voix, dimanche
02:11soir à Paris, Lyon ou Marseille, rafle 25% des sièges automatiquement, en plus des sièges
02:18que lui confère le nombre de votes qu'il a, il ou elle, a reçu.
02:22Donc ça veut dire, et c'est pour ça que nous appelons à la mobilisation générale,
02:27y compris des personnes qui sont mécontentes que l'union n'ait pas eu lieu avec LFI,
02:34c'est-à-dire que si ces personnes sont sincères dans leur volonté de faire barrage à la droite
02:40et à l'extrême droite pour les sept années à venir, parce que le mandat va durer sept
02:43ans, et bien le seul vote qui vaille et le seul vote utile, c'est celui d'Emmanuel Grégoire.
02:49– Mais c'est l'extrême droite, parce que l'extrême droite, elle n'est plus candidate.
02:52– Mais parce que l'extrême droite soutient Rachida Dati, mais c'est tout l'arc de l'extrême
02:58droite qui soutient Rachida Dati.
02:58– Mais Rachida Dati n'est pas responsable de ses soutiens.
03:01– Vous savez, c'est possible de l'erronier.
03:03– Elle ne les a pas sollicités, ses soutiens.
03:04– C'est possible, c'est…
03:05– Elle l'a fait.
03:06– Elle n'a pas arrêté de dire que jamais de l'avis, elle…
03:09– Oui, mais elle peut…
03:10– Elle a même dit le contraire.
03:11– On sait ce que Mme Dati pense du parti reconquête, pardon, mais je pense qu'elle est plus
03:15que claire sur ce sujet.
03:17– Vous en êtes sûre de ça ?
03:18– Parce qu'au soir du premier tour, elle a rendu hommage, comme s'il s'agissait
03:24de la même, on pouvait mettre un signe égal entre les deux, à la fois à Pierre-Yves
03:32Bournazel et à Sarah Knafou, en en faisant deux candidats tout à fait équivalents.
03:38– Sarah Knafou, ce n'est pas la droite, c'est l'extrême droite, madame.
03:40– Elle l'a dit à plusieurs reprises, M. Zemmour avait insulté le prénom de sa fille,
03:43je pense qu'en tant que personnalité de droit…
03:46– Vous savez, elle a dit énormément de mal d'Emmanuel Macron, ça ne l'a pas empêché
03:49d'aller au gouvernement d'Emmanuel Macron et d'être soutenu par Emmanuel Macron.
03:53– Je ne dis pas le contraire, c'est juste qu'elle n'a pas d'alliance.
03:56– La différence avec…
03:57– Contrairement aux parents socialistes qui faisaient des alliances.
04:00– Emmanuel Grégoire n'a pas fait alliance avec LFI, ça ne vous a pas échappé.
04:04– Et il a accueilli les anciens LFI sur sa liste, Daniel Simonnet notamment.
04:07– Tout est dans le mot « ancien ».
04:09– Je ne sais pas si… Est-ce qu'on a le droit dans sa vie d'évoluer ?
04:15– Donc on a le droit d'avoir un ancien de reconquête sur sa liste et ce n'est pas
04:18un problème ?
04:18– Ce n'est plus le cas.
04:19Apparemment, cet ancien de reconquête a été dégagé de la liste de Mme Dessy.
04:24– Ça avait été critiqué par Emmanuel Grégoire.
04:28– Non, non, non, c'était une personne, soyons précis,
04:32si c'était une dame dont j'oublie le nom précisément,
04:36qui certes n'avait peut-être plus sa carte à reconquête,
04:39mais qui continuait de déverser une série de tweets,
04:43de propos absolument abjects et odieux,
04:45et qui soutenait Reconquête tout en n'étant plus dans ce parti.
04:49Mais vous savez, qu'elle ne soit plus là ne change pas grand-chose.
04:52Parce que quand vous avez Sarah Knafo, Marine Le Pen,
04:55Jordan Bardella et bien d'autres qui appellent à voter Rachida Dati,
05:01j'ai failli dire à voter Sarah Knafo, à voter Rachida Dati,
05:03quand vous avez sur la liste de Rachida Dati
05:05des personnalités qui, de tout temps, ont été, par exemple,
05:09contre le mariage pour tous,
05:11ou une personnalité comme Max Gwasini,
05:14certes, grand rugbyman,
05:15mais enfin, ça ne l'empêche pas d'être aussi un fief et raciste.
05:19– C'est la même chose à gauche, c'est la même chose à gauche.
05:20– Ah, vous avez des racistes sur la liste d'Emmanuel Grégoire ?
05:23Vous avez des gens qui comparent les enfants noirs à des animaux ?
05:27– Je vous dis que la gauche fait exactement la même chose.
05:28– La gauche fait la même chose que Max Gwasini.
05:30– Vous avez dit que ce soit municipal, législatif, national,
05:32– Ce n'est pas le cas à Paris, madame.
05:32– Moi, je vous parle, je suis candidate à Paris,
05:38je suis candidate à Paris,
05:39à Paris, Emmanuel Grégoire avait pris l'engagement
05:41de ne pas faire alliance avec LFI,
05:43par ailleurs, LFI que je ne mets pas au même niveau
05:45que M. Gwasini, on n'est pas tout à fait
05:47dans le même niveau d'outrance,
05:49et à Marseille, il me semble qu'il n'y a pas eu
05:51d'alliance,
05:52à Marseille, il me semble qu'il n'y a pas eu
05:55d'alliance entre M. Payan et LFI.
05:59– Et LFI, si j'ai bien suivi.
06:01– Mais moi, je vous parle de Paris.
06:03– Je vous parle de Paris.
06:06– Emmanuel Grégoire, c'est la continuité d'Anne Hidalgo
06:09où il y a une rupture avec…
06:11– C'est Anne Hidalgo en mieux.
06:12– Non mais c'est intéressant justement.
06:13– Emmanuel Grégoire, il va faire,
06:16oui je sais bien,
06:17je sais bien que ça vous désespère.
06:18– Non, pas du tout,
06:19mais Anne Hidalgo en mieux, ça mérite une explication.
06:21– Je vois en face,
06:22je sais bien que ça vous désespère,
06:24qu'on ait complètement transformé cette ville,
06:27qu'on ait adapté cette ville
06:28aux enjeux du réchauffement climatique,
06:29qu'on l'ait transformé
06:30pour les personnes les plus modestes,
06:33pour les ménages les plus modestes,
06:34à la fois en ce qui concerne la mobilité,
06:36le logement,
06:37la rénovation du logement social,
06:39l'alimentation durable,
06:40l'alimentation dans les cantines,
06:42la structuration, cher monsieur,
06:45des filières d'agriculture et d'alimentation durable
06:47à l'échelle du bassin de la Seine,
06:48et on va continuer de le faire
06:49et il va le faire encore plus,
06:51avec une méthode différente.
06:52– Pourquoi le changement de méthode alors ?
06:54– Parce que ce ne sont pas les mêmes personnes,
06:56parce qu'Anne Hidalgo était dans un contexte aussi différent,
07:00arrivée en 2014,
07:02alors certes, Bertrand Delanoé avait déjà
07:04beaucoup avancé sur ces sujets-là,
07:07mais être une femme élue maire de la capitale en France
07:10et se confronter à des sujets aussi difficiles
07:13que la réduction de la place de la voiture en ville
07:16et la transformation écologique de la ville,
07:18ça réclamait une forme d'autorité.
07:22Et je vois que quand les femmes montrent un peu de caractère,
07:26elles sont considérées justement comme caractérielles,
07:28hystériques ou autoritaires,
07:30quand c'est les hommes, on dit
07:31c'est un homme de caractère qui a de l'autorité et du tempérament.
07:34Il en fallait.
07:35Il en fallait, elle l'a démontré.
07:36– Oui, mais ce qui est un peu ambigu,
07:38c'est qu'à la fois on promet du changement dans la continuité,
07:41pour reprendre un slogan connu,
07:44mais quand je vois Emmanuel Grégoire,
07:45qui certes est en rupture,
07:47puisqu'il s'est fait virer par Anne Hidalgo,
07:48il était son premier adjoint.
07:50– Ce n'est pas fait virer par Anne Hidalgo,
07:51il a été candidat à la députation,
07:52il a été élu, il a quitté son adjoint.
07:55– D'accord, les relations exécrables entre les deux.
07:59Anne Hidalgo d'ailleurs,
08:00qui n'a pas eu un mot de soutien pour son ancien adjoint.
08:03– Mais bien sûr que si, vous plaisantez ou quoi ?
08:05Elle n'arrête pas de donner des interviews hier encore.
08:07– On voit Bertrand Delanoé,
08:09c'est-à-dire on va chercher l'ancien maire.
08:10– Non, non, je veux bien reconnaître
08:13que les relations ont été exécrables
08:15entre Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire.
08:17– En fait, on promet un changement.
08:17– Mais depuis quelques semaines,
08:18elle le soutient, elle le soutient très clairement.
08:20– On promet un changement et en même temps,
08:21tous ceux qui sont derrière Emmanuel Grégoire
08:23sont là depuis toujours.
08:25– Non, pas tous ceux, vous exagérez.
08:26– Vous étiez dans la mandiature.
08:27– Alors, j'ai fait un mandat.
08:28– Yann Brossard.
08:29– J'ai fait un mandat et je sollicite un deuxième mandat.
08:31– David Béliard.
08:32– On n'en est pas à des élus de droite
08:34qui sont là depuis 5 ou 6 mandats.
08:35– Non, mais d'accord, c'est ceux qui gouvernaient Paris.
08:37– La liste est renouvelée à 70%.
08:39– Pas ceux qu'on voit en avant, David Béliard.
08:41– Parce que ce sont des chefs de partis, etc.
08:46– Où est la promesse de changement ?
08:47– Moi, je n'appartiens à aucun parti politique.
08:48– Non, mais vous dites qu'il y aura un changement de méthode,
08:49mais comme ce sont les mêmes qu'on prend,
08:52soit c'est votre autocritique et vous dites
08:54« On n'a pas bien fait, on va changer ».
08:56– Je vous parle de la méthode,
08:57entre la méthode d'Anne Hidalgo et d'Emmanuel Grégoire.
09:00– Oui, mais il y a aussi l'équipe.
09:01– Ce sont deux personnes différentes.
09:03Ce sont deux époques différentes.
09:05Il y a un certain nombre de transitions,
09:07de transformations qui ont déjà été faites pendant 14 ans
09:09et qu'il sera beaucoup plus facile de continuer à amplifier,
09:12qui sont beaucoup mieux acceptées par les Parisiennes et les Parisiens.
09:15et ce sont deux personnes avec des caractères différents,
09:18donc ils vont agir différemment.
09:20Mais le programme d'Emmanuel Grégoire
09:22est clairement un programme de poursuite de la transition écologique de Paris.
09:25– C'est le même programme qu'Anne Hidalgo, en mieux.
09:27– C'est un programme qui s'amplifie.
09:30– Didier Giraud, je pense que tout ça,
09:32ça va faire rire les artisans et les habitants de Paris
09:36qui essaient de travailler au quotidien dans cette ville
09:38parce que la transformation de la ville
09:43et l'éradication de la voiture,
09:47on a aussi à ce micro plein de gens
09:50qui témoignent que c'est devenu un enfer.
09:52D'ailleurs, si on regarde les chiffres,
09:53il y a de moins en moins d'habitants dans Paris.
09:55Est-ce que c'est quand même un problème que vous allez attaquer ?
10:00Et puis après, j'ai une deuxième question.
10:01J'ai vu en préparant l'émission que vous êtes adjointe à l'agriculture.
10:05J'aimerais savoir en quoi ça consiste à Paris.
10:08– L'adjointe à l'agriculture de Paris,
10:12elle engage avec un certain nombre de collectivités
10:14le long du bassin de la Seine,
10:16la transition de l'agriculture au niveau du bassin de la Seine
10:19avec le levier de la commande publique.
10:21C'est-à-dire que nous avons créé une association
10:24de coopération territoriale depuis Lyon.
10:26– On sanctuarise le bassin versant
10:28pour faire en sorte qu'on puisse se baigner dans la Seine.
10:30– Non, ce n'est pas du tout ça, monsieur.
10:32Là, vous parlez de deux choses complètement différentes.
10:33On peut être de bonne foi, quand même.
10:35On peut ne pas être d'accord, mais rester de bonne foi.
10:37– Ce n'est pas notre habitude.
10:38– On a créé une association de coopération territoriale
10:41depuis Lyon jusqu'à la Seine.
10:43Et dedans, vous avez des collectivités
10:45qui ont des sensibilités politiques très différentes,
10:49y compris d'ailleurs le Havre-Seine, monsieur Édouard Philippe.
10:51Et nous nous sommes engagés à orienter le levier de la commande publique,
10:54la commande pour les crèches, les écoles, les cantines,
10:57les collèges, les EHPAD, etc.,
10:59vers les filières d'agriculture locale, durable et bio.
11:03Et dans le durable, il n'y a pas que du bio.
11:05Mais évidemment, ce sont les méthodes agricoles
11:07qui préservent le plus le revenu des agriculteurs
11:10et les écosystèmes.
11:15Et donc avec ça, nous créons des débouchés
11:16pour des milliers d'agriculteurs,
11:18à la fois pour alimenter les cantines parisiennes,
11:22mais aussi, comme il y a des débouchés,
11:24comme on structure la filière,
11:26aussi bien en termes de transformation,
11:28de logistique, de distribution, etc.,
11:30ça permet à ces agriculteurs
11:31de fournir aussi leur propre population
11:33sur leur propre territoire.
11:35C'est ça qu'elle fait, l'adjointe à l'agriculture à Paris.
11:38Je voudrais rebondir sur ce que dit Didier
11:40avant que Laura enchaîne avec sa question,
11:43parce que tu disais Paris se vide.
11:45C'est vrai ?
11:46Comment expliquer que depuis 2023,
11:49il y a eu 140 000 habitants
11:51qui ont quitté la capitale ?
11:54C'est quand même 10% de moins
11:57pour une vie qui veut être attractive.
11:58Comment ça se fait ?
11:59On l'explique par la spéculation immobilière.
12:01Le prix du logement,
12:02je ne vous apprends rien
12:03si je vous dis qu'il y a une crise du logement à Paris
12:06et que les prix des logements
12:07vont absolument exploser
12:08en dépit de l'encadrement des loyers.
12:10Ça aurait été bien pire
12:12si on ne l'avait pas fait.
12:13C'est-à-dire que le rythme d'augmentation...
12:15C'est la seule capitale
12:15qui voit quand même se vider.
12:18C'est ça qui est étonnant.
12:19C'est une capitale...
12:20D'abord, je ne suis pas tout à fait sûre
12:21que ce soit exact.
12:22Les logements augmentent aussi à Londres,
12:24à Berlin, partout dans toutes les villes.
12:26Vous avez déjà essayé d'aller habiter à Londres.
12:28Vous avez vu,
12:29est-ce que c'est une ville
12:30qui est aussi...
12:32Pour le centre le plus vital de Londres,
12:35une ville qui est aussi diverse que Paris.
12:37Ce qui est d'ailleurs surprenant,
12:38c'est des villes dirigées par la gauche
12:39et qui deviennent des villes de riches.
12:41Non.
12:42Bah, si.
12:43On va un petit peu loin dans la caricature.
12:47Paris n'est pas une ville de riches.
12:47Sur la question de l'encadrement à Paris,
12:5180% des habitants à Paris
12:53sont éligibles au logement social.
12:55Oui, mais sur l'ensemble de la France aussi.
12:57Il y a des critères qui sont très larges.
12:58Non, non, non.
12:59C'est beaucoup plus que dans beaucoup d'autres villes.
13:01C'est beaucoup plus que sur le reste du territoire.
13:0380% des habitants à Paris
13:04sont éligibles au logement social.
13:06Et c'est pour ça que nous faisons des logements sociaux,
13:08que nous promettons encore 60 000 logements supplémentaires.
13:12Et que 25%, il y a du logement social intermédiaire aussi.
13:15Les riches et les retraités.
13:16C'est facile de se moquer en disant
13:18« Oui, il y aura des riches et des gens dans les logements sociaux ».
13:20Je ne me moque pas, c'est le conseil qu'on fait quand on est à Paris.
13:23Il y a 300 000 personnes à Paris
13:25qui sont en demande d'un logement social.
13:27Et ces personnes-là, je vous assure,
13:28qu'elles ne sont pas en train de se dire
13:29« Ah oui, il y a les riches et le logement social ».
13:34On est arrivé à 25%, plus de 25%.
13:37On n'est pas loin de 26% de logements sociaux à Paris.
13:39Pas beaucoup d'autres villes en France
13:41qui atteignent ce niveau-là.
13:42Et on va continuer.
13:44Et on va continuer, notamment avec de la réquisition.
13:46On va aller vers le préfet, vers l'État pour avoir de la...
13:50Vous avez racheté à prix d'or des immeubles en Paris.
13:53Ça s'appelle de l'investissement.
13:54Qui est endetté.
13:56Pas vraiment, c'est pas l'investissement.
13:57Tous les étudiants ne peuvent pas se loger.
14:01Et vous pensez que c'est avec Mme Dati
14:04que l'étudiant pourra se loger ?
14:05Avec Mme Dati qui veut vendre le logement social
14:08et qui veut réduire le logement social ?
14:12Je fais un constat d'échec de politique
14:13qui va beaucoup plus loin que Mme Dati.
14:14C'est un constat sur les 40 dernières années.
14:17Quand on est à 25% de logement social
14:19dans une ville comme Paris, c'est un échec.
14:21Madame, pour moi, le but,
14:23c'est pas qu'un étudiant ait un logement social.
14:26Moi, le but, c'est qu'une municipalité
14:27soit suffisamment forte,
14:29pour renverser la logique des banques.
14:31C'est exactement ce que M. Grégoire veut faire.
14:35Je vais terminer très rapidement.
14:36Quand quelqu'un est assuré d'avoir une fonction
14:38parce qu'il fait des études,
14:39qu'elles soient des études scientifiques ou autres,
14:42les banques doivent lui prêter
14:44pour qu'il puisse devenir propriétaire
14:45parce qu'il a un avenir garanti.
14:47À la place de ça, il ne peut pas se loger.
14:49Et à Paris, particulièrement,
14:50avec les loyers cherchiques...
14:51C'est de la faute de la maire ou du maire de Paris.
14:53C'est la faute de vous tous.
14:54Si le système bancaire est financier, empêche...
14:56Parce que vous avez favorisé un électorat
14:59plutôt retraité et vous avez oublié les jeunes.
15:01Et ça, ça fait des années que ça dure.
15:02La gauche et la droite.
15:03Donc si vous revoyez un petit peu...
15:04La gauche à Paris a oublié les jeunes, monsieur.
15:07La gauche à Paris a oublié les jeunes.
15:08Mais les jeunes, ce n'est pas que la fête, madame.
15:10Mais ce n'est pas que la fête, monsieur.
15:11C'est aussi l'alimentation.
15:13Non, mais là, vous racontez...
15:14Pardonnez-moi, mais vous racontez n'importe quoi.
15:15Surtout la fête et les soirées,
15:16cette espèce de tout bobo.
15:17Vous pouvez dire n'importe quoi
15:19et regarder les choses par le petit bout de la lorgnette.
15:21Quand on est étudiant et qu'on veut avoir un appartement,
15:22on n'y arrive pas.
15:22Et un particulier à Paris.
15:23Oui, quand on est étudiant
15:24et qu'on veut avoir un appartement,
15:25on n'y arrive pas.
15:26Et même quand on est un travailleur,
15:27on n'y arrive pas.
15:28Et c'est pour ça qu'Emmanuel Grégoire
15:30veut faire de la réquisition,
15:32de la transformation de bureaux vides
15:33et créer du logement en plus.
15:35Donc, c'est l'argent public.
15:36Les jeunes dont on ne s'occupe pas.
15:37Les jeunes dont on ne s'occupe pas à Paris
15:39avec la mise à disposition
15:41de lieux d'aliments.
15:41Donc, la solution, c'est de loger tout le monde
15:42dans des logements sociaux.
15:43Non, ce n'est pas de loger tout le monde
15:45dans des logements sociaux,
15:46mais c'est d'augmenter le parc
15:48de logements sociaux.
15:49Avec de l'argent que vous n'avez pas
15:49puisque Paris s'endette pour ça.
15:51Paris investit.
15:51J'essaie de comprendre la logique économique.
15:53Alors, on fait quoi ?
15:54On arrête ?
15:56Et on fait ce que dit Mme Dati.
15:57On vend le logement social.
15:59On vend le parc immobilier.
16:04La logique, c'est le maximum
16:05de logements sociaux à prix d'or
16:07avec de l'argent qu'on n'a pas.
16:08C'est beaucoup plus que de logements sociaux
16:09à prix d'or.
16:10Mais si, parce que vous êtes surendetté.
16:12La dette parisienne, elle a explosé.
16:13Non, c'est de l'investissement.
16:17Oui, c'est ce qu'on dit.
16:18C'est de l'investissement
16:19vers la transition écologique.
16:21Le patrimoine immobilier des Parisiens,
16:23il a augmenté de plusieurs milliards.
16:25Quand vous rachetez des immeubles anciens
16:26dans Paris,
16:27ce n'est pas de l'investissement.
16:29C'est de la dépense.
16:30Vous achetez au prix du marché en plus.
16:32Oui, c'est de l'investissement.
16:33Mais on vend aussi
16:34de l'immobilier parisien.
16:37On n'est pas complètement idiot.
16:40La dette n'est pas un problème pour vous ?
16:42Non, je n'ai pas dit que la dette
16:43n'est pas un problème.
16:44J'ai dit que l'endettement
16:45de la ville de Paris
16:46est parfaitement supportable.
16:47D'ailleurs, les agences de notation
16:48ne cessent de nous donner
16:49des appréciations tout à fait correctes.
16:51Oui, parce que vous augmentez
16:51les impôts pour compenser.
16:53Et que cet endettement,
16:55c'est aussi de l'investissement.
16:56Donc, ça veut dire que
16:57pour le contribuer à Parisien,
16:58sur le moyen et le long terme.
16:59Pour le contribuer à Parisien,
17:00ça veut dire que la taxe foncière,
17:01par exemple,
17:02pour le propriétaire parisien,
17:02va continuer à augmenter.
17:03Puisque vous nous dites
17:04qu'on va continuer à dépenser d'argent.
17:05Oui, la taxe foncière à Paris
17:07est l'une des plus basses,
17:08sinon la plus basse de France.
17:10Elle a augmenté de combien ?
17:11Elle a augmenté à 20%.
17:12Ça reste l'une des taxes foncières
17:14les plus basses de France.
17:15Vous voulez qu'on crée du logement ?
17:16Est-ce qu'elle va continuer à augmenter ?
17:17Je ne comprends pas.
17:17Vous voulez qu'on crée du logement étudiant ?
17:19Vous voulez qu'on s'occupe des gens ?
17:20Est-ce qu'elle va continuer à augmenter ?
17:21Ce n'est pas prévu.
17:23Emmanuel Grégoire n'a pas annoncé...
17:24Mais comment vous allez financer
17:24alors ces 40% de logements sociaux
17:26sans augmenter les impôts ?
17:28Ça ne sera donc vraiment que de l'endettement.
17:31On a du financement.
17:33On a des outils de financement.
17:36On a le financement sur les ventes
17:39d'immobilier à Paris,
17:41sur le logement...
17:42Donc pas d'augmentation de la taxe foncière.
17:43Sur les transactions immobilières à Paris.
17:45Emmanuel Grégoire est élu dimanche.
17:47Emmanuel Grégoire n'a pas annoncé
17:48d'augmentation de la taxe foncière.
17:50On va continuer de discuter avec vous,
17:52Audrey Pulvar.
17:52Vous restez avec nous dans les GG,
17:54dans les Grandes Gueules.
17:56Avec Laurent Varton-Martinez,
17:58avec Didier Giraud,
17:59avec Jérôme Marti.
18:00On a des questions à poser
18:01sur le périscolaire, notamment.
18:15On discute, on débat
18:16dans les GG, dans les Grandes Gueules
18:18avec Audrey Pulvar.
18:19C'est notre invitée aujourd'hui
18:20pour le face au GG.
18:22Elle est sur la liste d'Emmanuel Grégoire,
18:23candidat à la mairie de Paris.
18:25Puis vous n'oubliez pas
18:26qu'il reste, il y a 11h26,
18:28oui, 5 minutes pour vous inscrire,
18:29pour gagner les 120 000 euros.
18:30Vous avez encore le temps
18:31de l'inscription.
18:32Et puis on aura un gagnant
18:33à 1 500 euros.
18:34Il suffit d'envoyer RMC
18:35par SMS au 732 16.
18:37À vous de jouer,
18:38à vous de gagner.
18:39Donc Audrey Pulvar est avec nous.
18:40Question de Laurent Varton-Martinez
18:41sur l'affaire du périscolaire.
18:44Oui, et j'aimerais juste revenir
18:45un tout petit instant
18:46sur le fait de la jeunesse.
18:49Non, là, on n'a pas le temps.
18:50Pardon, Laura, on enchaîne
18:51parce qu'il y a un temps à partie.
18:52Comment c'est possible
18:54qu'un éducateur,
18:55un périscolaire,
18:56se retrouve licencié,
19:00exclu d'un arrondissement
19:02pour se retrouver ensuite
19:03dans le 15e ?
19:03Comment c'est possible
19:04que la ville de Paris,
19:05la capitale de la France,
19:06le pays des droits de l'homme,
19:08là où on est censé protéger
19:08notre jeunesse,
19:09il n'y a pas un fichier
19:10qui vous permet de dire
19:11que cette personne est inacceptable,
19:12peu importe l'arrondissement de Paris ?
19:14Comment on peut exclure dans le 7e
19:15et se retrouver dans le 15e ?
19:17Alors, d'abord,
19:19il y a eu évidemment
19:20des dysfonctionnements
19:20et ça, Emmanuel Grégoire
19:21le dit depuis des mois.
19:24Il y a eu des dysfonctionnements,
19:26il y a eu des choses
19:26qui ne se sont pas passées
19:30normalement comme elles devraient
19:31et effectivement,
19:32des personnes dangereuses,
19:34des personnes qui ont abusé
19:35d'enfants
19:37n'ont pas été sorties
19:38du système assez rapidement.
19:40Et vous savez pourquoi maintenant alors ?
19:42Tout ça est en train
19:43d'être mis à plat.
19:44Évidemment,
19:45Emmanuel Grégoire
19:47s'est engagé
19:48au tout début
19:49de sa mandature
19:50à d'abord faire
19:51une grande conférence
19:51sur le sujet
19:53avec toutes les personnes,
19:54les parties prenantes
19:56concernées par le sujet.
19:57Je reprends ces propos
19:58du débat de TFM
19:59où justement,
20:00il explique qu'il y a eu
20:00une commission en 2015
20:01qui a montré
20:02tous ces dysfonctionnements,
20:03qui a montré à quel point...
20:04Il y a eu une inspection générale.
20:06Il y a eu un rapport
20:06d'inspection générale.
20:07c'était mal géré ?
20:09Oui.
20:09On est en 2026
20:10et ça explose.
20:11Il y a eu un rapport
20:12d'inspection générale
20:13qui manifestement
20:14n'a pas été traité
20:15de la façon
20:16dont il aurait dû l'être.
20:17Et M. Grégoire
20:18était premier adjoint.
20:20Il n'était pas encore
20:21premier adjoint en 2015.
20:23Oui, mais il est devenu après.
20:24Mais il n'y a eu aucune...
20:27Enfin,
20:28ce que je peux vous dire,
20:29c'est qu'aucune affaire
20:30n'est remontée jusqu'à
20:30Emmanuel Grégoire
20:31qu'il n'est pas traité.
20:34Effectivement,
20:35un certain nombre
20:35de dysfonctionnements
20:36se sont produits
20:37et c'est regrettable
20:38et c'est regrettable.
20:40C'est pas juste regrettable,
20:41Madame Grégoire.
20:41C'est dramatique
20:41pour les enfants
20:42auxquels c'est arrivé
20:43et pour leurs parents
20:44et pour leur entourage.
20:45C'est aussi très regrettable
20:47pour le coup
20:48pour l'ensemble
20:49de la communauté scolaire
20:50parce qu'il n'y a pas
20:51que des agresseurs sexuels
20:52et des pédophiles
20:53dans la communauté scolaire
20:54parisienne.
20:55Il y a beaucoup de gens
20:55qui sont extrêmement dévoués
20:57et évidemment,
20:58toutes ces personnes
20:59sont aussi extrêmement perturbées
21:02par ce qui se passe.
21:02Mais on a reçu un avocat
21:04ici d'une des familles
21:04des victimes
21:05et puis quand on lit,
21:06ça alimente l'idée
21:07qu'il puisse y avoir
21:08un réseau,
21:09qu'il puisse y avoir
21:09une protection.
21:11Il y a des soupçons
21:12fortes d'un réseau
21:13pédophile au sein du système
21:15de se dire
21:15allez-y,
21:16de toute façon,
21:17il ne se passera rien,
21:18il ne vous arrivera rien,
21:19vous pourrez être
21:19dans le périscolaire parisien.
21:21Vous pouvez nous reprocher
21:22beaucoup de choses,
21:22vous ne pouvez pas imaginer
21:23qu'Emmanuel Grégoire
21:24ait ce type de comportement,
21:26lui ou personne d'ailleurs,
21:28qui sont en responsabilité
21:29aujourd'hui.
21:30Laissez-faire,
21:31ça voudrait dire savoir
21:32et laisser-faire.
21:33L'inspection générale
21:34de la ville de Paris
21:34en 2015
21:35disait qu'il y avait
21:36du laxisme
21:37dans le regroupement
21:38des animateurs.
21:39Il y a eu
21:39des dysfonctionnements
21:40et Emmanuel Grégoire
21:42s'est engagé
21:43à mettre fin
21:44à ces dysfonctionnements.
21:45Et on peut faire confiance
21:46à ceux qui étaient en place
21:47pour changer un système
21:47qui n'ont pas changé ?
21:48En l'occurrence,
21:49les personnes qui étaient
21:50en charge à ce moment-là
21:51ne sont plus là.
21:53Les personnes qui étaient
21:54en charge de ces sujets-là
21:55à ce moment-là
21:55ne sont plus là
21:56et ne sont pas sur la liste
21:58d'Emmanuel Grégoire.
21:59Par ailleurs,
22:02si des délits
22:03ou des crimes
22:03ont été commis
22:04et c'est manifestement le cas,
22:08la justice est saisie.
22:09Il y a des enquêtes
22:10qui sont ouvertes.
22:11Ces personnes seront,
22:12je l'espère,
22:13sévèrement punies
22:14par la justice.
22:15Et par ailleurs,
22:17si je peux aller
22:19ouvrir ma phrase,
22:21et par ailleurs,
22:22pour faire en sorte
22:24que ça n'arrive plus,
22:26ça ne se fait pas comme ça.
22:29Le constat de dire
22:30que par ailleurs,
22:31rien n'a été fait,
22:32pour faire en sorte
22:33que ces crimes
22:41soient évités,
22:42à l'avenir,
22:43il faut mettre en place
22:45tout un système
22:46de recrutement
22:48plus performant,
22:49de signalement,
22:50de surveillance,
22:51etc.
22:52Déjà les solutions
22:52qui avaient été apportées
22:53après l'égoire.
22:54Je suis désolée.
22:55C'est ce à quoi
22:55s'est engagé
22:56Emmanuel Grégoire.
22:57Oui,
22:58tout n'a pas été parfait
22:59pendant les mandatures
23:00précédentes
23:01et donc,
23:02nous allons faire en sorte
23:03que ce problème
23:03ne se pose pas de nouveau.
23:05Mais vous savez,
23:06il s'est posé partout,
23:07il s'est posé dans le 7ème arrondissement.
23:09Madame Dati a beau jeu
23:10d'aduc...
23:11Mais ce n'est pas non plus
23:12Emmanuel Grégoire.
23:13À ce point-là...
23:14Il s'occupait
23:15des ressources humaines
23:15à l'Amérique de Paris.
23:16Mais Madame Dati
23:17a été informée.
23:18Son administration
23:18et son cabinet
23:19ont été informée.
23:20Ce n'est pas Emmanuel Grégoire,
23:21mais alors c'est tous les autres.
23:22Vous êtes bien gentil
23:22parce que quand ça concerne
23:23Emmanuel Grégoire,
23:24vous considérez
23:25qu'il est responsable de tout.
23:26Emmanuel Grégoire
23:27a été responsable
23:27des ressources humaines.
23:28Il a été le premier adjoint.
23:29Je vous parle
23:30du 7ème arrondissement.
23:31Je vous parle
23:31du 7ème arrondissement.
23:33Il y a eu
23:33un cas grave
23:34dans le 7ème arrondissement.
23:36Madame Dati
23:36et son cabinet
23:37et son exécutif,
23:40ses adjoints,
23:40ont été mis au courant
23:41de ce sujet
23:42et elle a demandé,
23:45ils ont demandé,
23:46alors peut-être pas
23:46elle directement,
23:47mais en tout cas
23:48ses adjoints,
23:49ont demandé
23:49que cet éducateur
23:51soit déplacé.
23:52Ils n'ont pas fait
23:53de dénonciation
23:53à la justice.
23:55Ils n'ont pas demandé
23:55d'ouverture.
23:56Qui recrute l'éducateur ?
23:57Et alors,
23:58l'éducateur
23:58est recruté
23:59par la ville.
23:59Ce n'est pas
24:00Emmanuel Grégoire.
24:01L'éducateur
24:02est recruté
24:03par la ville de Paris.
24:04Heureusement que les élus
24:05ne recrutent pas directement
24:06les collaborateurs
24:07de la ville.
24:08Et donc,
24:09la maire du 7ème,
24:12tranquillement,
24:12peut demander
24:13qu'on déplace
24:13un éducateur
24:15pédophile,
24:15qu'on le déplace.
24:16Elle ne peut pas
24:17le pouvoir.
24:18Elle ne peut pas
24:19faire un article 40.
24:22Elle ne peut pas
24:23faire une dénonciation
24:24en fait de la justice.
24:25C'est sa responsabilité.
24:27Elle ne peut pas
24:28faire sa dénonciation.
24:29Donc,
24:29vous vous attaquez
24:30en fait de la justice.
24:31C'est très facile,
24:32j'ai bien compris.
24:33C'est très facile
24:34de tout mettre
24:34sur le dos
24:35d'Emmanuel Grégoire
24:36et de ne jamais
24:38mettre en cause
24:39Mme Dati.
24:40Je me suis retrouvée
24:41face à Mme Dati
24:41et j'ai été
24:43exactement aussi dure
24:43avec elle
24:44que je le suis avec vous,
24:45surtout sur ce genre
24:45de sujet.
24:47Les parents ont fait
24:47des signalements.
24:48Tout le monde a été
24:49mis au courant.
24:49Mme Dati a écarté
24:51cette personne
24:52de son arrondissement
24:52parce que c'est la seule
24:53chose qu'elle peut faire
24:54grâce à la judérie
24:54Vous connaissez Mme Dati.
24:57Vous connaissez
25:03sa capacité
25:05à aller au bout
25:07d'un sujet
25:07quand elle est décidée
25:09à le faire.
25:10Vous connaissez
25:10sa pugnacité.
25:11On peut le lui reconnaître.
25:16Si Rachida Dati
25:20avait voulu
25:22signaler
25:22cet éducateur,
25:24elle n'aurait pas demandé
25:25à ce qu'il soit
25:26simplement déplacé
25:27et que ce soit
25:27le 15ème arrondissement
25:28qui s'en occupe.
25:30Je voudrais que
25:31chacun balaye devant sa porte
25:33et qu'on arrête
25:37d'utiliser les enfants
25:38victimes de violences sexuelles
25:40comme des punching balls
25:42à fin policière.
25:44J'en suis absolument
25:47désolée pour vous madame
25:48et très en empathie
25:50avec vous.
25:50Ça veut dire que
25:51M. Dati a deux options.
25:52Soit il est complètement
25:53ignorant et ça veut dire
25:54qu'il ne sait pas gérer
25:54sa mairie.
25:55Soit deux émotions,
25:56il est complaisant.
25:57Donc je suis désolée.
25:58Sur ce sujet,
25:58Emmanuel Grégoire
25:59n'a eu aucune complaisance.
26:00Sur ce sujet,
26:01madame, je veux dire.
26:02Emmanuel Grégoire
26:02n'a eu aucune complaisance.
26:04Je le dis,
26:05je ne fais pas confiance
26:06ni à M. Grégoire
26:07ni à l'ensemble
26:07de ses colisités
26:08pour gérer ce problème.
26:09Mais vous faites confiance
26:09à Mme Dati.
26:10Non, de toute façon,
26:11Laura ne vote pas à Paris.
26:12Exactement, Laura,
26:13vous ?
26:15Merci Audrey Pulvar
26:16d'être venue
26:17dans les GG.
26:18Dommage,
26:18il y a beaucoup de sujets
26:20donc on n'a pas du pas.
26:20Oui, mais alors là,
26:21maintenant,
26:21dans l'Orient,
26:22on dit stop, stop, stop
26:23parce qu'on a un temps
26:23de parole qui est très limité.
26:25Ok, je voudrais,
26:25si je peux rajouter
26:27juste une phrase,
26:28je ne vais pas terminer
26:29par voter Emmanuel Grégoire
26:30parce que vous savez
26:31que je suis là pour ça,
26:32mais simplement,
26:33je voudrais signaler
26:34le fait que hier,
26:36le parti Les Républicains
26:37a retweeté un tweet
26:39du Rassemblement National
26:42actant la fusion
26:45clairement aux yeux
26:46du grand public
26:46entre Les Républicains
26:48et le Rassemblement National
26:49et que Mme Dati
26:51candidate Les Républicains
26:52et candidate macroniste
26:54a le soutien
26:54de l'ensemble
26:55de l'extrême droite.
26:56Donc ce qui va se passer
26:57dimanche dans les urnes,
26:58c'est un choix très clair,
27:00c'est un choix très clair
27:02entre la cohérence
27:03d'Emmanuel Grégoire
27:04et l'incohérence
27:06de Rachida Dati
27:07soutenue par l'extrême droite.
27:08Merci Audrey Pulvar
27:10d'avoir été dans les GG
27:1110 mois 25.
27:13On reviendrait, hein ?
27:15Bien sûr.
27:16J'aimerais bien revenir
27:17pour parler de viande.
27:18J'aurais adoré participer
27:19au débat sur la journée
27:21de la viande.
27:21Je pense que
27:21manger non un bon steak
27:23ce midi,
27:23ça fera l'équivalent.
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