- il y a 13 heures
Aujourd'hui, c'est au tour du Canon français de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00RMC, face aux grandes gueules.
00:04Par-dessus l'étau, soudain j'ai vu passer les oiseaux d'âge.
00:13Elle s'en allait vers le milieu.
00:16Nous sommes avec Giro Delatour et Pierre-Alexandre Mortemar de Boisse.
00:21Ils ont fondé en 2021, les deux copains, ils ont fondé le canon français
00:25qui aujourd'hui se retrouve cible de toutes les critiques.
00:27Bonjour messieurs.
00:28Bonjour à tous.
00:29Alors Géraud c'est le barbu, Pierre-Alexandre est à côté.
00:33Vous n'avez pas des têtes de nazis, mais si j'en crois certains,
00:37vous organisez des fêtes de néo-nazis, c'est ça ?
00:40Il semblerait en effet, qu'on lit tout ce qui est écrit sur nous.
00:45Et c'est assez scandaleux, assez grave, parce que les conséquences sont aussi extrêmement graves.
00:51Et quoi comme conséquences ?
00:53Là en fait, il y a la campagne de harcèlement que nous subissons depuis des mois,
00:57a été notamment reprise par des élus de la République qui font pourtant partie de l'arc républicain.
01:01Et donc on trouve ça extrêmement grave, parce que derrière en fait, c'est des centaines de messages de menaces
01:05de mort.
01:06C'est nos fournisseurs, les artistes, qui se font menacer, attaquer.
01:13On leur intime l'ordre de ne pas travailler avec nous, sinon on va les empêcher de travailler derrière.
01:19On a récemment un boulanger par exemple, qui reçoit des menaces tous les jours, des mauvaises notes sur sa page.
01:24Donc en fait, on s'attaque à son gagne-pain, juste parce qu'il a fourni du pain à un
01:28événement.
01:28Pour qu'on comprenne bien, c'est quoi le canon français ?
01:30D'ailleurs, ce soir, il y a une soirée à Montélimar, c'est quoi précisément ?
01:33C'est des banquets géants, où tout le monde peut s'inscrire, tout le monde est le bienvenu, c'est
01:36des fêtes.
01:37Ça coûte combien ?
01:38Ça coûte 80 euros, il y a entrée, plat, fromage, dessert, boisson inclue, c'est vraiment des grandes fêtes.
01:44C'est un banquet immense ?
01:46C'est un immense banquet.
01:47Au départ, on a commencé avec des petits banquets, maintenant, avec notre succès, c'est devenu des très grands banquets.
01:52On peut aller jusqu'à plus de 4000 personnes dans les plus grandes salles.
01:55On boit, on mange, on chante ?
01:56On boit, on mange, on chante, on se retrouve, on danse.
01:59Il y a beaucoup de danse, beaucoup de musique, c'est pour ça qu'on parlait aussi des artistes qui
02:02sont pris à partie dans ce débat qui est devenu hystérique.
02:05Et nous, on aimerait que ça se calme, que ce soit un appel au calme.
02:09Il y a un journaliste de France Inter qui était présent à Caen, c'est ce qu'il dit, lors
02:14d'un banquet du canon français, pour réaliser un reportage en micro caché.
02:18Il dit qu'il a été témoin de gestes qui s'apparentent à des saluts nazis et des propos racistes
02:24à l'intérieur de ce banquet normand.
02:26Alors, si ça s'apparente et qu'il n'en a pas la preuve, moi je trouve ça très grave
02:29d'aller accuser une personne de ce genre de gestes.
02:31Nous, évidemment, on condamne tout ce qui ne respecte pas la loi et notre charte à nous.
02:38On en appelle évidemment au bon sens citoyen, etc.
02:42Mais les accusations qu'il a portées sur cette personne sont extrêmement graves, puisqu'il n'en a pas la
02:46preuve.
02:46Il aurait dû aller la confronter, aller lui demander quelle était la signification de son geste.
02:50Mais il me semble que les bras levés pendant un moment de l'IS et de la Marseillaise, je pense
02:56que c'est plutôt un moment de danse et de fête ou de l'IS que...
03:00Donc ça veut dire que dans tous les stades, il y aurait des saluts nazis parce qu'on lève le
03:03bras.
03:03Est-ce que vous êtes de droite ? Est-ce que le canon français, c'est de droite ?
03:06Non, le canon français, c'est pour tout le monde. C'est ouvert à tous. On le maintient. On ne
03:11bougera pas.
03:12Nous, on n'a pas du tout envie de politiser une fête populaire.
03:15C'est dramatique de vouloir politiser du fromage, de la charcuterie, des produits du terroir, de la viande, quelle qu
03:22'elle soit.
03:22C'est de la fête, c'est dramatique.
03:24Est-ce que c'est un banquet de blancs patriotes français ?
03:27Non, nos billetteries, elles sont ouvertes à tous. N'importe qui peut s'inscrire.
03:30On a le droit de ne pas y aller comme tout le monde a le droit d'y aller.
03:33Et on trouve ça vraiment dommage, en fait, qu'on vienne ajouter de la tension.
03:36On considère que la société est suffisamment tendue pour venir ajouter de la crispation, de venir imposer...
03:41Si je regarde les photos, votre public, il est très blanc, il est bleu-blanc-rouge, il a du béret...
03:46Il est franchouillard, quoi.
03:46Il est franchouillard, mais ça, vous allez retrouver ça dans énormément de fêtes populaires.
03:50Il s'est encore autorisé d'être blanc et franchouillard, pardon.
03:53Non, mais c'est-à-dire que nous, on va aussi dans d'autres festivals, parce qu'on a aussi
03:57notre producteur qui en organise.
03:59Il y a plein de fêtes à la campagne où il y a une majorité de blancs.
04:02Je pense que réduire un événement à la couleur de peau des participants, c'est gravissime.
04:07Ça ne nous intéresse pas, surtout, on ne regarde pas.
04:08Les gens s'inscrivent, les gens qui viennent, ce sont les gens qui viennent, ça s'arrête là.
04:12Je pense que c'est dommage, vraiment, de rentrer dans ce genre de considération,
04:15parce qu'encore une fois, on vient un peu imposer les débats politiques et idéologiques à des simples fêtes qui
04:21peuvent pas plaire à tout le monde.
04:23C'est vous qui avez créé le canon français, c'est ça ?
04:24C'est ça.
04:25Mais on parle beaucoup de Pierre-Édouard Sterrin,
04:27qui est souvent présenté comme étant un milliardaire ou un millionnaire ultra-conservateur,
04:32c'est le terme qui est utilisé par les médias,
04:34et qui aurait donc derrière plutôt un agenda politique.
04:37Il se servirait de ce canon français qui le finance ?
04:40Je ne sais pas, quelle est sa participation ?
04:41En fait, il est rentré au Capital, il a 30% des parts,
04:46et il est rentré via un fonds d'investissement,
04:50et un fonds d'investissement, c'est purement business.
04:54Il a son projet politique qui s'appelle Patrimoine enraciné ou je ne sais plus quoi,
04:58mais c'est une autre entité qui n'a rien à voir avec le fonds avec lequel on travaille.
05:01Vous avez des rapports avec lui ou pas ?
05:03On ne l'a jamais vu.
05:04Et puis en fait, ce qu'on aimerait que les gens comprennent bien,
05:06c'est que les patrons du canon français, c'est nous.
05:08Personne, enfin le jour où quelqu'un viendra nous dire ce qu'il faut faire dans nos événements,
05:11ce jour n'est pas arrivé.
05:12Ils n'ont aucun droit de vote, aucun pouvoir d'ingérence en fait sur notre entreprise.
05:17Nous, ça fait cinq ans qu'on fait des événements.
05:19Eux, ça fait un an qu'ils sont rentrés dans notre capital.
05:21Ils vont probablement ressortir dans trois, quatre ans.
05:23C'est le principe d'un fonds d'investissement.
05:26Et nous, on a toujours fait nos événements comme on les fait aujourd'hui,
05:30comme on les faisait il y a deux ans, trois ans, quatre ans, cinq ans.
05:32Donc c'est encore une fois un faux procès, mais on les collectionne les faux procès.
05:36Abel.
05:36Hormis faux procès, donc c'est un mouvement que vous avez lancé au sortir du Covid.
05:40Alors est-ce que, parce que votre argument, c'est beaucoup de dire
05:43que vous ne faites que de l'événementiel, chose qui est vraie en l'État.
05:46Mais est-ce que vous vous considérez, on dirait, juste comme des personnes
05:51qui comblent un besoin de se retrouver après une période Covid où on a été confinés ?
05:55Ou est-ce que vous assumez quand même aussi de faire la promotion
05:59d'une certaine France traditionnelle ?
06:01Et ce n'est pas une injure de le dire, ce n'est pas péjoratif du tout.
06:04Est-ce que ce côté-là est assumé, une certaine tradition,
06:07une certaine image de la culture française ?
06:09Alors nous, on a...
06:10Géraud.
06:11Pardon, le canon français, c'est une création originale
06:13qui en effet vient chercher des inspirations,
06:15aussi bien dans les fêtes de Bayonne que l'Octoberfest de Munich.
06:19On aime le terroir, on aime les régions de France
06:21parce qu'elles sont magnifiques et qu'il y a des gens merveilleux
06:23qui font vivre ce terroir.
06:26La chanson française.
06:27Et la chanson française, etc.
06:28Mais on ne se donne pas d'objectif, si ce n'est de proposer des événements de qualité.
06:32On va manger des produits locaux.
06:34Le seul peut-être but qu'on se donne, c'est de faire travailler les agriculteurs,
06:38les producteurs, etc.
06:40En local.
06:41Au maximum, nous, on va aller chercher des producteurs
06:43qui ne sont pas loin de notre fête
06:44pour essayer de favoriser une espèce d'économie de circuit court.
06:48Et ça, c'est très important parce que ça fait partie de nos valeurs.
06:51Donc oui, il y a un attachement fort à la production française,
06:55aux agriculteurs, aux vignerons, au soutien évidemment.
06:58Et là où on trouve que c'est très grave, c'est que maintenant,
07:00les attaques, elles ne concernent plus uniquement nous,
07:03parce que nous, on est quand même menacés de mort très réglement.
07:05Vous-même ?
07:05Vous-même ?
07:06Oui, depuis des mois.
07:07Là, on lit sur les réseaux sociaux,
07:08on va vous brûler au lance-flamme, on va vous faire une deranque.
07:11Donc c'est pour ça qu'on est là, on est vraiment...
07:13On va vous faire une deranque, c'est le nom du jeune qui a été tué à Lyon.
07:16C'est ça, c'est ça.
07:17Vous vous êtes assimilés...
07:18On est assimilés...
07:19Aux nationalistes extrêmes-droites, quoi.
07:22Exactement.
07:22Et en face, c'est repris par des politiques de premier plan.
07:26Et nous, on trouve ça gravissime parce que...
07:29Maintenant, ils veulent menacer les artistes et on sait où ça va quand on menace...
07:31Il y a des députés qui voudraient vous interdire.
07:33Il y a un sénateur, le sénateur socialiste Jean-Luc Fichet,
07:36qui l'a dit d'ailleurs cette semaine à l'Assemblée nationale,
07:38il voudrait l'interdiction des banquets du canon français.
07:40C'est gravissime.
07:41Et donc, des militants reprennent ça en disant
07:45on va interdire les artistes de jouer dans le canon français,
07:47on va interdire les boulangers de fournir le canon français.
07:50Donc maintenant, ils font des raids numériques,
07:52ils envoient des e-mails,
07:54ils menacent des personnes qui travaillent avec nous.
07:57Donc en fait, c'est en train de prendre des propos...
07:58Du coup, vous avez un service d'ordre ?
08:00Ah oui, mais toujours, toujours.
08:02Ce qu'on déplore aussi, c'est que...
08:04En fait, ça fait cinq ans qu'on fait des événements partout en France.
08:07On a réuni plus de 100 000 personnes dans nos événements.
08:09Et si c'était, comme on le lit dans la presse,
08:12des torrents de haine, des troubles à l'ordre public,
08:14ou des réunions de néo-nazis,
08:16ça se saurait.
08:17On n'arriverait pas à revenir.
08:18On n'a aucune difficulté à revenir dans les villes.
08:19On a fait des événements.
08:20Et on déplore aussi que très peu de journalistes se sont dit,
08:23plutôt que de reprendre le récit de ceux qui nous attaquent,
08:26se sont dit, tiens, ils ont fait tel événement dans telle ville.
08:27On va appeler les maires, on va appeler les parcs-expo,
08:30on va appeler les salles pour savoir comment se passent nos événements.
08:32Et voilà, donc...
08:33Donc ça se passe bien, sauf que maintenant,
08:35il y a pression sur les maires pour ne plus vous accueillir.
08:37Ah oui, oui, il y a des pressions sur tous les gens qui travaillent avec nous.
08:40Et c'est extrêmement liberticide.
08:41On leur demande de se positionner.
08:42C'est pour ça que vous avez écrit au ministre de l'Intérieur,
08:45vous avez écrit une lettre ouverte à Laurent Nunes.
08:47Pour lui dire quoi, précisément ?
08:49Pour lui dire que le droit de réunion est un droit fondamental, quand même,
08:53parce que c'est la liberté d'entreprendre aussi.
08:55Nous, on est avant tout des entrepreneurs, il ne faut pas oublier
08:58que c'est un droit fondamental,
09:00que la haine et le harcèlement sont évidemment condamnables
09:02et que nous, on en subit maintenant depuis des mois,
09:04depuis que des députés LFI nous ont mis une cible sur nous.
09:08Ça a excité des groupuscules extrêmement violents.
09:11Et nous, ce qu'on a peur, c'est que ça commence à exciter d'autres groupuscules en face.
09:15En fait, ça nous panique.
09:19Et on demande à...
09:20Vous avez peur qu'un soir, un de vos banquiers soit infiltré ?
09:23Oui, c'est sûr que c'est une crainte, évidemment.
09:25Donc vous cristallisez en fait la lutte entre les groupuscules d'extrême-gauche
09:28et ceux d'extrême- droite.
09:29On est en train de devenir le champ de bataille d'une bataille politique
09:32alors que ce sont des simples fêtes.
09:33Et encore une fois, on trouve ça extrêmement délétère.
09:35Juste avant l'émission, j'ai une dame qui m'a appelée
09:37parce qu'elle a lu un article qui était à un autre événement en Champagne
09:40il y a deux semaines.
09:41Elle était outrée de lire ça parce qu'en fait,
09:43tous ces gens, les centaines de...
09:45par les milliers de personnes qui sont venues dans nos événements
09:47ils se sentent insultés, traînés dans les bouts
09:49et du coup, ça crée aussi un sentiment d'injustice
09:52et qui est extrêmement délétère pour tout le monde
09:54en venant exciter en fait
09:56tous les extrêmes de ce pays
09:57qui se servent du canon français
09:59pour en faire un champ de bataille idéologique et politique.
10:01Antoine Diers, Fatima Hidbounoune ensuite.
10:03Antoine.
10:05On vous sent fatigué et inquiet.
10:07On vous sent vraiment touché par la situation
10:10et effectivement, je trouve ça terrible.
10:12on aurait envie de vous dire, de rester sur
10:15bravo pour la création d'entreprises,
10:17de jeunes entrepreneurs qui ont réussi,
10:19c'est sympa, etc.
10:20Et il y a tout ce truc qui vous tombe sur le coin de la figure
10:23et donc franchement, je pense que c'est injuste.
10:25Je pense que c'est complètement injuste.
10:25Nous on le vit de manière comme ça.
10:27Nous on est persuadés que c'est injuste.
10:29Il y a un évolteur d'injustice.
10:30Et je vais vous dire,
10:31et là, vous ne faites pas de politique évidemment,
10:34mais c'est ma lecture de chroniqueur,
10:36je pense qu'il y a une espèce de racisme social autorisé.
10:39Il est autorisé de vous taper dessus.
10:42Il est autorisé de dire que ceux qui vont dans ces banquiers-là
10:45seraient des méchants, etc.
10:48Et que notre société tolère ça.
10:50On devrait tous réagir à gauche, à droite
10:55et avoir des mots d'apaisement en disant
10:58mais non, mais chacun fait ce qu'il veut.
10:59On a encore le droit de faire la fête comme on veut.
11:01On a encore le droit d'aller où on veut.
11:03Et je vois une dérive assez grave de notre société
11:07où on est pointé du doigt
11:08pour avoir fait une fête franchouillarde,
11:12pour avoir chanté sur des chansons classiques du répertoire français.
11:18Et je pense que tout le monde devrait réagir,
11:20même ceux qui n'aiment pas particulièrement les fêtes que vous proposez,
11:23parce que c'est le début de la fin de la liberté de chacun.
11:25Ça va même plus loin puisque le recteur de la mosquée
11:27vous reproche de servir un repas
11:30qui exclut de fait les musulmans puisqu'on y sert du porc.
11:34Quand je vous disais qu'on collectionne les faux procès,
11:36c'est encore une fois, bon déjà, on a le droit de manger ce qu'on veut.
11:38Nous, ce sont des grands événements.
11:40On n'est pas un restaurant, on ne fait pas des menus uniques,
11:42c'est des plateaux à partager.
11:43On sert 4000 personnes,
11:44donc on n'a pas de menu individuel.
11:46Mais c'est encore un faux procès
11:47puisqu'en fait, on sert autant de couchons
11:49qu'on a servi de viande, de bœuf, pardon.
11:51On a fait de l'autre couchons,
11:52on a fait de l'agneau, du canard, de la pintade.
11:54Donc à la limite, ceux qui peuvent se plaindre,
11:56c'est les végétariens, surtout.
11:58Il y a même des menus végétariens.
12:00On en a qui viennent dans les banquets,
12:02ils ont le droit de venir.
12:03Mais tout le monde est bienvenu.
12:05En fait, limite, nous, on s'adapte.
12:06En fait, nous, avant tout,
12:07on est quand même des entrepreneurs.
12:08Si on commence à segmenter notre business
12:11en disant on exclut telle personne, telle personne,
12:13on va avoir moins de monde.
12:14Donc même d'un point de vue économique,
12:15ce n'est pas intéressant pour nous,
12:17de commencer à réduire le...
12:18Du coup, vous répondez aux critiques
12:20du recteur de la Mosquée de Paris
12:22qu'on va écouter, justement.
12:24Le 18 avril, 4 000 convives
12:27autour d'un cochon à la broche,
12:29un banquet présenté comme la célébration
12:33des valeurs françaises,
12:34en excluant symboliquement
12:37ceux qui ne ressemblent pas,
12:39pour rappeler aux autres
12:41qu'ici en France,
12:43ils ne sont pas chez eux.
12:46Alors, qu'est-ce que vous répondez au recteur ?
12:48En fait, c'est comme à toutes les personnes.
12:50On ne comprend pas.
12:50Est-ce qu'ils n'ont pas d'autre chose à faire
12:52que de venir politiser des fêtes,
12:53de venir, encore une fois,
12:54ajouter de la crispation
12:55sur des simples fêtes,
12:58certes, qui rencontrent un franc succès,
13:00mais en fait...
13:00Si, parce que,
13:02si on suit la logique du recteur,
13:04on est dans une bataille identitaire.
13:05Ils vous reprochent, finalement,
13:07de défendre l'identité française,
13:08qu'ils ne seraient uniquement
13:09que blanches,
13:11un béret,
13:12mangeant de la viande, voilà.
13:13Et qui, maintenant,
13:14l'identité française,
13:15c'est aussi des Français
13:17de confession musulmane.
13:19Nous ne sommes pas un porte-étendard
13:21d'une identité française,
13:23parce que l'identité française,
13:25comme vous l'avez dit,
13:25elle est extrêmement large.
13:26La culture française,
13:27elle est extrêmement large.
13:28On fait partie de cette culture,
13:29c'est évident,
13:30c'est des événements culturels.
13:32Donc, on n'a pas du tout
13:32de combat là-dessus.
13:34Qu'est-ce qu'ils vous disent,
13:34les gens ?
13:34Pourquoi ils viennent chez vous ?
13:36Parce que, déjà,
13:37on s'éclate dans nos événements.
13:39Ça, on oublie quand même
13:39souvent de le dire.
13:40Oui, c'est la grande fête.
13:41On mange,
13:42on a des super artistes
13:43qui mettent le feu
13:44à chaque fois dans nos événements.
13:45Et puis aussi,
13:46ils y retrouvent aussi,
13:47c'est des événements intergénérationnels.
13:50On peut y aller avec ses parents,
13:51ses grands-parents.
13:51C'est une sorte de convivialité
13:52qu'on retrouve qui existait beaucoup
13:54à la campagne avant,
13:54qui peut-être existe moins,
13:56des banquets,
13:56des foires.
13:58Exactement.
13:59Sans vouloir...
14:00il y a l'imaginaire d'Astérix
14:01qui joue évidemment beaucoup là-dedans,
14:02ça c'est sûr et certain.
14:03Alors, vous restez avec nous
14:04tous les deux.
14:05Comme ça, on va continuer la discussion.
14:06Fatima Aït-Bouneau,
14:11juste passer par le Var,
14:12retrouver Johan qui est agriculteur.
14:14Bonjour Johan.
14:15Oui, bonjour.
14:16Bienvenue Johan,
14:17c'est vous qui avez gagné
14:18les vacances Bélambra.
14:20C'est génial, merci.
14:22Merci beaucoup.
14:23Félicitations Johan.
14:24Agriculteur,
14:25qu'est-ce que vous faites dans le Var
14:25comme type d'agriculture ?
14:27Je fais de la pivoine.
14:28La pivoine,
14:29magnifique les pivoines.
14:31Mon cher Johan,
14:33vacances mer,
14:34montagne,
14:34campagne,
14:35vous avez une petite idée ou pas ?
14:37Oui, ça sera sûrement la montagne.
14:40Profitez bien
14:40des vacances Bélambra.
14:41C'est un séjour
14:42d'une valeur de 2000 euros
14:43qui est en formule
14:44tout compris premium.
14:46Vous allez vous régaler.
14:47Bravo Johan,
14:48c'est votre fidélité au GG
14:49qui a été récompensé.
14:50Gagnez vos vacances sur RMC
14:52avec Bélambra.
14:53Bélambra Club,
14:54numéro 1
14:55des clubs de vacances en France.
14:56Et dans un instant,
14:57on continue de discuter
14:58avec les fondateurs
14:59du canon français,
15:00Géraud Delatour
15:00et Pierre-Alexandre
15:01Mortemar de Boisse.
15:03Même si vous voulez intervenir
15:04avec eux,
15:05poser des questions,
15:06c'est au 32-16
15:07que ça se passe.
15:07Abel Bouilly,
15:08Fatima Aït-Bouneau
15:11face aux deux canons.
15:13RMC
15:13Alain Marshall,
15:15Olivier Trussaud,
15:16Les Grandes Gueules.
15:19Un temps suivant
15:20de ciel irlandais
15:21était d'en fait
15:22Marine a plongé
15:23nu dans un lac du Connemara.
15:27John Kelly s'est dit
15:29je suis catholique Marine aussi
15:31l'église en granit de Limerie.
15:33Il paraît que tous les banquiers
15:34du canon français
15:35parce qu'on a les deux fondateurs
15:37qui sont avec nous.
15:38Ça se termine avec
15:38les lacs du Connemara,
15:39c'est ça ?
15:39Très souvent.
15:40Très souvent.
15:41C'est quoi les chansons stars
15:44vedettes du canon ?
15:44Les vieux d'Emilie,
15:47un peu de tout.
15:47Le chasseur de Michel Delpèche.
15:49Maître Gims aussi.
15:50Maître Gims aussi.
15:52Oui,
15:52sa reprise avec Vianney,
15:53celle-là,
15:54elle marche très très bien.
15:55Enfin,
15:55toute la vérité française.
15:57Des choses qui peuvent
15:58se chanter en groupe.
15:59Voilà,
15:59et que tout le monde peut chanter,
16:00tout le monde connaît.
16:01Tout le monde connaît le refrain.
16:02Giraud Delatour,
16:03Pierre-Alexandre Mortemar de Boise,
16:04voilà les deux fondateurs
16:05du canon français.
16:06Fatima Aït-Bouneau.
16:07Moi,
16:07je suis toujours étonnée
16:08des polémiques 2026
16:09et j'ai l'impression
16:11qu'avec vous,
16:11il y a un peu,
16:12on assiste à la même chose
16:13que l'effet croustipoulet.
16:16Vous voyez,
16:17avec croustipoulet,
16:18il y a eu cette polémique
16:19où finalement,
16:20ça a fait énormément de pub
16:21à croustipoulet
16:22et vous,
16:23j'ai entendu parler des banquiers
16:24par la polémique.
16:25Je n'aurais jamais entendu
16:26parler des banquiers
16:27sans cette polémique-là.
16:29Donc,
16:29finalement,
16:30il y a un effet strisant
16:31un peu nouveau.
16:33Là,
16:34ce n'est pas la rumeur,
16:35mais c'est le côté,
16:36la critique
16:36qui finalement vous fait de la pub
16:38mais ma question,
16:39c'est
16:40qu'est-ce que vous demandez
16:42dans votre charte,
16:43justement ?
16:43Vous dites,
16:43il y a une charte
16:44et tout ça.
16:45Qu'est-ce que c'est ?
16:46Et après,
16:47je voudrais juste revenir
16:47sur ce qu'a dit
16:49le recteur de la mosquée.
16:50Vas-y, vas-y, vas-y,
16:51vas-y, au contraire, bien sûr.
16:52J'ai entendu
16:53le recteur de la mosquée
16:55mais écoutez,
16:57autour de moi,
16:58je n'ai aucune personne musulmane
17:00qui était en train de dire
17:01« Oh, je me suis sentie exclue,
17:03j'aurais tellement voulu être... »
17:06Si vous voulez aller dans un banquet
17:07et même ne pas manger la viande,
17:09on peut aussi y être
17:10et ne pas manger de porc.
17:13Donc,
17:14je n'ai pas l'impression.
17:15J'ai l'impression
17:15qu'on fait des symboles
17:16un peu de tout
17:17et qu'on est...
17:19La population est à peu près
17:21en otage de ça.
17:23C'est un peu du même ordre
17:24que l'expression
17:25dans l'émission de France 2.
17:27Cette expression,
17:28attention,
17:28il ne faut pas dire l'expression
17:29« Le chemin de croix »
17:31parce que les auditeurs
17:33vont se sentir exclus
17:34alors que les auditeurs
17:35musulmans ou autres
17:37ou juifs
17:38n'ont rien demandé.
17:40Ils ne sont pas en train
17:41d'être choqués par ça.
17:43Donc, écoutez,
17:45toute cette polémique...
17:46Tu découvres des polémiques
17:47qui n'en sont pas.
17:47Non, mais c'est des polémiques
17:48qui en sont pour les médias
17:50et pour les politiques
17:51mais pour les gens sur place,
17:54je ne suis pas sûre...
17:55Revenons à la première question,
17:56la question initiale.
17:57Votre charte.
17:57Votre charte.
17:58Qu'est-ce que vous dites
17:58pour assurer la sécurité
18:00et éviter les débordements racistes
18:02par exemple ?
18:02Notre charte,
18:03en fait,
18:03elle rappelle juste
18:04les règles basiques
18:05de vivre ensemble
18:06et de bonne conduite.
18:08Donc,
18:09de respecter le matériel,
18:10de se respecter les uns les autres,
18:11de ne pas s'insulter.
18:12Il y a de l'alcool,
18:13évidemment,
18:13donc il faut être vigilant.
18:16C'est pour ça
18:16qu'on a un service de sécurité.
18:18Évidemment,
18:19interdit au racisme
18:20de ne pas venir
18:21avec des trucs
18:22de militants politiques
18:23quels qu'ils soient.
18:24Donc, nous,
18:24si on le voit,
18:25on leur dit non.
18:27On leur confise
18:28qu'à l'entrée
18:28ils leur partent avec
18:29si jamais ils ont un truc,
18:31un machin.
18:31Mais globalement,
18:32c'est très rare
18:32que ça arrive.
18:34Jamais,
18:34quasiment jamais en fait.
18:35Parce que les gens,
18:36globalement,
18:3799% des participants,
18:39ils sont extrêmement respectueux.
18:41Ils viennent pour faire la fête,
18:42pour passer un bon moment,
18:43et en fait,
18:44parfois,
18:45même notre service de sécurité,
18:46bon,
18:46ils circulent dans les allées,
18:48ils indiquent
18:48où sont les toilettes.
18:49Mais est-ce que vous craignez
18:51pour la survie
18:52de ce que vous avez réussi ?
18:53Parce que c'est avant tout
18:54une réussite française,
18:55le canon français.
18:56Vous avez lancé quelque chose
18:56qui marche très bien,
18:57qui répondait à une demande,
18:58effectivement,
18:59de gens qui veulent se retrouver
19:00faire la fête et autres.
19:01Mais est-ce que vous vous dites,
19:02face aux menaces de mort
19:04que vous recevez,
19:05aux appels au boycott,
19:06à des sénateurs,
19:07des députés qui disent
19:08qu'il faut interdire ?
19:10La pression qui s'exerce.
19:11Pour l'instant,
19:12Laurent Dunaise,
19:12ministre de l'Intérieur,
19:13vous a répondu,
19:14il n'y a pas de trouble
19:14à l'ordre public,
19:15mais je reste vigilant.
19:16Donc on voit même
19:17que le ministre de l'Intérieur
19:18commence à être un peu fragile.
19:19Il a précisé qu'il restait vigilant
19:21parce qu'il y avait
19:22des manifestations
19:22qui sont organisées
19:23contre nos événements.
19:24Mais est-ce que vous craignez
19:26pour votre entreprise ?
19:27Ça inquiète, évidemment,
19:29même si on a un soutien
19:30populaire énorme.
19:32Donc là, on parlait
19:32de nos prestataires
19:33qui nous font menacer,
19:34mais on ne reçoit
19:35que des messages de soutien.
19:36Les gens, en fait,
19:36ça fait cinq ans
19:37qu'on fait des événements.
19:38Les gens nous connaissent.
19:39Si on était des nazis,
19:40ça se saurait.
19:40Enfin, je veux dire,
19:41on a fait deux banquets
19:42au Salon de l'agriculture.
19:43Les organisateurs
19:44du Salon de l'agriculture
19:45sont néo-nazis, peut-être.
19:47En fait, les gens nous connaissent.
19:48Les vrais gens,
19:48le monde réel nous connaît.
19:50Donc, votre chance,
19:51c'est le soutien
19:51de tous ceux
19:52qui participent au canon.
19:53Exactement.
19:53Et on demande aussi
19:54à tous les maires
19:55qui reçoivent beaucoup de menaces
19:56de ne pas plier
19:57à cette logique libérative.
19:58Juste une chose,
19:58parce que vous voyez,
19:59je regardais en même temps.
20:01Vous avez un banquier
20:02qui est prévu
20:02à Parc-et-Mêlé, je crois.
20:05Parc-et-Mêlé, oui.
20:05Parc-et-Mêlé, pardon.
20:06Le sénateur vient d'interpeller
20:08le préfet d'André Loire.
20:09Vous le saviez ?
20:10Alors que c'est la deuxième année.
20:11Non, on le vient de...
20:11À l'instant.
20:13Le sénateur local,
20:15puisque vous devez faire
20:16votre banquier,
20:17le sénateur interpelle
20:18le préfet en lui d'en m'en
20:19d'être vigilant.
20:21Je sais de trouver l'article.
20:22Comment il s'appelle ?
20:23C'est le sénateur Roiron.
20:25Alors que, vous voyez,
20:26c'est la deuxième année
20:27que nous faisons un événement
20:28à Parc-et-Mêlé.
20:30Et il s'est tous
20:31extrêmement bien passé.
20:32Il y a des villes,
20:32ça fait trois fois qu'on revient.
20:34Donc, en fait,
20:34ce sont ces personnes-là
20:35qui reprennent un peu
20:36la campagne de harcèlement
20:37que nous subissons
20:37extrêmement violentes
20:38qui viennent, en fait,
20:41ajouter à cette crispation.
20:42En fait, ils reprennent
20:44cette campagne,
20:44encore une fois,
20:45vraiment grave violente.
20:46Ils ont fait de vous
20:47les épouvantails
20:48pour se justifier.
20:48C'est ça.
20:49Je ne sais pas
20:49quel est leur but.
20:50Il permet au sénateur
20:51de se faire un coup de pute.
20:52Je pense que c'est malheureux
20:53d'en arriver là,
20:54mais peut-être seriez-vous
20:56contraints,
20:56peut-être de refaire
20:57un communiqueux,
20:58une communication,
20:59parce que...
21:00Mais ce n'est même pas
21:01à eux de se justifier.
21:02Ils n'ont rien fait.
21:02Déjà, j'ai commencé par dire
21:03que c'était malheureux,
21:04mais je pense qu'aussi
21:05la présence de M. Sterrin
21:07qui est minoritaire,
21:08en fait,
21:08actionnaire minoritaire,
21:09on le présente comme
21:10s'il était limite
21:11le propriétaire,
21:12mais c'est quand même
21:13quelqu'un de sulfureux
21:14dans son genre
21:15qui a pu dire
21:15qu'il est plus à droite
21:16que l'extrême droite.
21:17Ne pensez-vous pas
21:18qu'au-delà
21:19de ce que vous êtes vous,
21:20son image à lui
21:21a un impact négatif
21:23et peut le crisper ?
21:23On est obligé
21:24de le constater, en effet,
21:25parce qu'on s'est
21:25beaucoup attaqué là-dessus,
21:26mais en fait,
21:27on a l'impression
21:28d'un peu de crier
21:29dans le désert
21:29parce qu'on s'évertue
21:30à expliquer
21:31le fonctionnement
21:34de cet actionnariat
21:36et ce qui est très rarement
21:37repris dans la presse,
21:39etc.,
21:39on a l'impression
21:39que ça ne les intéresse pas
21:40et plutôt que de reprendre
21:42ce qu'on explique,
21:43ce qu'on essaie d'expliquer,
21:44le fait que nous,
21:45on se sent un peu insultés
21:46parce qu'on est très fiers
21:47de notre réussite,
21:48on n'a jamais demandé
21:49d'argent à personne.
21:49C'est une vraie réussite
21:49commerciale, en plus.
21:50On est partis de rien.
21:52Vous êtes partis
21:52en investissant combien
21:53tous les deux ?
21:531 000 euros chacun.
21:55Et aujourd'hui,
21:55votre boîte,
21:56elle vaut ?
21:57Beaucoup d'argent.
21:59Et c'est pour ça,
22:00s'il y a des investisseurs
22:01qui veulent racheter
22:02les parts de M. Sterrin,
22:03ils peuvent discuter avec lui.
22:04Voilà, elle est lancée.
22:05Oui, bien sûr, n'hésitez pas.
22:07Nous, si vous voulez,
22:07on est ouverts.
22:08Enfin voilà,
22:09on est ouverts
22:10à d'autres investisseurs.
22:11Vous savez qu'avec ce fonds
22:12d'investissement,
22:12les seuls échanges
22:13qu'on a eus,
22:14c'était quelles sont vos charges,
22:15quelles sont vos marges,
22:16quels sont vos chefs d'affaires.
22:17Il n'y a jamais eu
22:17un seul début
22:18de discussion politique.
22:20C'est pour ça que c'est,
22:20encore une fois,
22:21vraiment...
22:21Alors attends,
22:22on va aller dans l'Indre
22:23du côté de Châteauroux.
22:24Bonjour Boris.
22:26Oui, bonjour.
22:27Bonjour, vous êtes pompier.
22:30Vous connaissez le banquier
22:31ou pas alors,
22:32le canon français ?
22:33Oui, je connais, je connais.
22:34Donc du coup,
22:35on est une bande
22:36de neuf collègues
22:37et on suit le canon français
22:39depuis Bourges.
22:41On les a découverts en fait.
22:43Et du coup,
22:44je voulais quand même témoigner
22:45parce qu'après,
22:46tout ce qu'on écoute
22:47avec nos collègues,
22:47là on est sur la route,
22:48on vous écoute,
22:49les grandes gueules.
22:49Ben voilà,
22:50on ne trouve pas ça juste en fait.
22:52Racontez-nous
22:53ce qui s'y passe alors
22:55puisque vous participez
22:56au canon.
22:57Ben en fait,
22:57le canon français,
22:58c'est la culture française.
23:00Il n'y a pas de souci.
23:01En fait,
23:02ce qu'il faut mettre en avant,
23:02c'est surtout
23:03qu'il faut marcher
23:04tout ce qui est culture.
23:05Les agriculteurs,
23:07les commerçants locaux
23:08et autres,
23:09donc les artistes aussi.
23:12Donc en fait,
23:13il n'y a aucun souci.
23:16D'accord.
23:16Vous allez y aller
23:17ce soir à Montélimar ?
23:18Là, on est en route
23:19pour Montélimar.
23:19On s'est arrêté
23:20sur un air de repos
23:21pour vous parler.
23:22Mais quand il y a
23:24un journaliste
23:25qui dit,
23:26c'est le journaliste
23:27de France Inter
23:27qui à Caen
23:28a vu des gestes
23:30qui s'apparentent
23:30à des salunazis,
23:31des propos racistes,
23:32vous l'avez constaté ça
23:33vous aussi ?
23:34Moi,
23:34en 6 banqués,
23:35je n'ai jamais vu ça.
23:36À part des gens
23:37qui sont contents
23:39d'être là,
23:39qui chantent,
23:40qui montent sur les bancs,
23:41qui se font faire engueuler
23:42parce qu'il ne faut pas
23:42monter sur les bancs
23:43mais sinon le reste...
23:45Donc vous êtes là
23:46pour faire la fête
23:47si je comprends bien.
23:47On est là
23:48pour faire la fête.
23:49On ne fait pas 600 kilomètres,
23:51voilà,
23:52c'est pour faire la fête.
23:53Là,
23:53on va faire le banquet
23:55vendredi
23:55et après,
23:55nous allons visiter
23:56à chaque fois
23:56la région
23:57où on se trouve.
23:58Alors,
23:59Boris,
23:59on a Xavier
24:00qui veut intervenir
24:01qui est du côté
24:01de l'allié.
24:02Bonjour,
24:03Xavier,
24:04pardon.
24:04Bonjour à tous.
24:05Vous,
24:05vous avez été à Béziers,
24:06vous ?
24:07Oui,
24:07je vais essayer d'être
24:08rapide.
24:08Moi,
24:08j'habite en ruralité.
24:10On est une bonne de pote,
24:10on adore les fêtes de village.
24:12Moi,
24:12j'ai grandi dans un village
24:13de 300 habitants
24:17parce que c'était
24:18on est allé à Béziers
24:21et là,
24:21franchement,
24:22j'ai été choqué.
24:24Moi,
24:25déjà,
24:25à l'entrée,
24:27les services d'ordre,
24:28il n'y a pas quelqu'un
24:30de racisé
24:31parce que normalement,
24:31dans toutes les grandes manifs,
24:33on voit des gens racisés.
24:34bref.
24:35C'est dire de noir.
24:36C'est dire quoi racisé ?
24:37Parce qu'un souhaiter de racisé,
24:38pardon,
24:38mais c'est insupportable.
24:40Vous pouvez dire de noir,
24:41d'arabe,
24:41de personne d'origine asiatique,
24:42il n'y a pas de problème.
24:43Tout à fait,
24:43tout à fait,
24:44tout à fait.
24:45Du coup,
24:45on rentre.
24:46Moi,
24:46j'ai fait les fêtes de Bayonne,
24:47comme je vous dis,
24:48la fête de la bière à Munich,
24:50comme on dit au pays,
24:51moi,
24:51au village,
24:51des fêtes intelligentes.
24:53Je n'ai jamais écouté
24:54tant de fois la Marseillaise.
24:56Voilà,
24:56c'était un peu bizarre,
24:57un peu,
24:59moi,
24:59ça m'a surpris.
25:01Bon,
25:01bref,
25:01je suis patriote,
25:02alors je reviens
25:02des commémorations,
25:03il n'y a pas de soucis.
25:04Mais dans ce lieu,
25:05ça me paraissait bizarre.
25:06Après,
25:07il y a beaucoup de gens,
25:07le foulard des fêtes de Bayonne,
25:09au lieu de le porter autour du cou,
25:10ils le portent autour du bras.
25:11Moi,
25:11je n'ai jamais vu ça
25:12dans les fêtes de Bayonne.
25:13Autre point...
25:14Il y a des cons partout.
25:15Oui,
25:15oui,
25:15non,
25:15mais je ne dis pas,
25:16moi,
25:16ma position,
25:17ce n'est pas d'interdire,
25:18c'est d'informer les gens
25:19pour que des gens comme moi
25:20qui ne sont pas dans cette philosophie
25:21n'y aillent pas,
25:22voilà,
25:22parce que moi,
25:23j'étais très mal à l'aise
25:24et puis je n'ai pas fini le truc,
25:25quoi.
25:26Donc,
25:26voilà.
25:26Après,
25:27pour revenir,
25:28j'ai entendu des choses aussi
25:30qui m'ont déplu,
25:30bien sûr.
25:31Quoi,
25:31par exemple ?
25:32Il y a une anecdote,
25:33alors je vais vous dire
25:33la plus rigolote.
25:35On est tous sur les mêmes tables,
25:36donc on discute un peu
25:37avec ceux de droite,
25:38de gauche.
25:38Bon,
25:38c'est vrai que là-dessus,
25:40ils essayent que ça soit convivial.
25:41Et il y a le collègue d'à côté
25:42qui dit,
25:43ah ben moi,
25:44le jour avec Momo,
25:44et là,
25:45un grand blanc,
25:45un grand blanc,
25:46un grand silence.
25:47Et la personne s'est sentie
25:48obligée de préciser,
25:49mais non,
25:49c'était Morgane,
25:50je voulais dire.
25:51Vous voyez,
25:51il y a...
25:52Alors après,
25:52voilà.
25:53Moi,
25:53je viens d'un petit village,
25:54pareil,
25:55tous les repas autour du cochon.
25:56Moi,
25:57je veux bien que ça soit...
25:58Mais moi,
25:58je viens d'autres petits villages.
25:59Les faits de villages,
26:00que ça soit des amicales laïques,
26:01les foot,
26:02les pompiers,
26:03tout ça,
26:03chez nous,
26:04globalement,
26:04c'est des méchouis.
26:05C'est des méchouis,
26:06c'est du mouton.
26:07Mais chacun peut faire
26:08ce qu'il veut aussi.
26:08Non,
26:09non,
26:09mais on peut tourner,
26:10on peut tourner.
26:10Moi,
26:11je suis le premier
26:12à défendre le terroir français,
26:13je vous le promets.
26:14Voilà,
26:14je suis écolo,
26:15moi,
26:15je n'ai pas peur de le dire,
26:16je suis de gauche.
26:16Voilà,
26:17je pense que vous êtes
26:18dans une opposition idéologique.
26:19Non,
26:19laissez-moi parler,
26:20laissez-moi parler,
26:20j'ai pas entendu
26:21de choses très probantes.
26:22Non,
26:23mais je vous laisse parler,
26:23mais c'est pas très précis
26:24ce que vous décrivez.
26:25Allez-y,
26:26allez-y.
26:26Je finis,
26:26je finis.
26:27Donc moi,
26:28je défends mon terroir
26:29des fêtes de villages,
26:30je peux vous dire,
26:31j'en ai fait depuis l'âge de 15 ans,
26:33je suis dans les fêtes de villages
26:34dans ma ruralité.
26:36Donc,
26:37c'est à base souvent de moutons.
26:38Moi,
26:39qu'on défende le terroir,
26:40il n'y a pas de souci,
26:40mais pourquoi quand on va en Bretagne,
26:41que ce soit à base de moutons ?
26:43C'était comme ça chez moi.
26:44Après,
26:44chez vous,
26:45c'est peut-être d'une autre manière.
26:46Laissez-moi parler.
26:46Alors,
26:46attendez,
26:47justement,
26:48il y a des petites critiques
26:49qui ont été mises par Xavier.
26:50Qu'est-ce que vous avez à lui répondre ?
26:51On a déjà fait d'autres produits
26:53que le cochon,
26:54on a déjà répondu là-dessus tout à l'heure.
26:56On était à Agen l'autre jour,
26:57on a fait de l'agneau de 7 heures
26:58avec des magrets de canard
27:00et des cœurs de canard
27:03brésés au bras zéro.
27:04On a fait des cuisses de grenouilles,
27:06on a fait plein de menus différents.
27:08Et puis,
27:09les témoignages qu'on entend,
27:11encore une fois,
27:12nous,
27:12on a reçu plus de 100 000 personnes
27:13dans nos événements.
27:14Parmi les 100 000 personnes,
27:15on ne les connaît pas tous.
27:16Mais on a beaucoup d'autres témoignages
27:20qui vont totalement à l'inverse,
27:22où il y a eu des belles rencontres,
27:23des choses ultra positives,
27:25etc.
27:26Dernier mot,
27:27rapidement.
27:28Dernier mot,
27:29parce qu'on parle beaucoup,
27:29le cochon revient.
27:31Vous savez,
27:31c'est amusant,
27:32on dirait que le cochon,
27:33c'est la kryptonite du musulman.
27:35Que s'il y a un cochon dans la pièce,
27:36limite,
27:37on va dire,
27:37pépapique,
27:38je vais faire une attaque
27:39cardiaque ou au porciné.
27:41Les musulmans ne mangent pas de porc,
27:44mais si d'autres gens mangent du porc,
27:48quel est le problème ?
27:49Non, mais surtout,
27:49qu'on n'a jamais été attaqué
27:50par les musulmans.
27:51Non, mais c'est ça.
27:52Moi, je n'ai jamais entendu autour de moi
27:53des gens en train de se dire,
27:55oh là là,
27:55il faut les empêcher de manger du porc,
27:57car je me sens exclu.
27:58Mais manger du porc,
27:59si vous avez envie de manger du porc,
28:01je ne comprends même pas le débat.
28:04Dans tous les cas,
28:05merci à Xavier.
28:06Regardez pépapique.
28:06et Boris,
28:08d'être passé par le 32-16.
28:10Mais l'appel est lancé,
28:10ceux qui veulent reprendre
28:11les 30% de M. Stéphane.
28:13Et puis on fait aussi un appel
28:15à tous les représentants,
28:17notamment le ministre de l'Intérieur
28:19et puis tous les responsables politiques,
28:21locaux et nationaux,
28:24nationales,
28:24de prendre...
28:25Un appel au calme.
28:26Un appel au calme, oui.
28:28Et surtout,
28:28on demande au ministre
28:29de nous défendre nos événements,
28:30parce qu'encore une fois,
28:30on se fait vraiment attaquer.
28:32Donc on demande...
28:33Donc à la fois une protection
28:34et il faut que la tension
28:36redescende.
28:36Et n'oubliez pas que
28:37avant qu'on se fasse attaquer
28:38par ces personnes
28:39qui sont extrémistes
28:40et qui sont sans foi ni loi,
28:41honnêtement,
28:42tout se passait très bien.
28:42On ne parlait pas de nous
28:43et pourtant on faisait
28:43autant d'événements
28:44et on rassemblait autant de monde.
28:45Merci d'être passé,
28:46Giro Delatour
28:47et Pierre-Alexandre Mortemar-Debois.
28:50Ce soir,
28:50c'est à Montélimar.
28:51Merci.
28:51Bonne fête
28:53du canon français
28:54ce soir du côté
28:55de la Drôme
28:55à Montélimar.
28:56Merci messieurs.
Commentaires