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Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Pendant que les Etats-Unis mènent une septième série de frappes ce soir,
00:03Donald Trump, lui, avec son grand ami Janine Fantino, le patron de la FIFA,
00:09est en train de présenter le trophée du Mondial qui sera remis dimanche soir.
00:14Et vous savez où on le présente ce trophée ?
00:15Pardon ?
00:16Vous savez où on le présente ce trophée ?
00:17New York ? J'allais dire New York.
00:18Non, c'est pas ça ?
00:19Qui sont la Trump Tower de New York.
00:20Ah, évidemment.
00:22Évidemment, donc ce trophée, cette Coupe du Monde qui sera remise dimanche soir à l'Espagne ou à l'Argentine.
00:27En présence de Donald Trump.
00:28Voilà, qu'est-ce que ça nous dit quand même de Donald Trump ?
00:31Il frappe en même temps, il est en train de frapper l'Iran ce soir et puis finalement tout va
00:34bien, tout est sous contrôle.
00:35Ça nous dit que comme toujours, il veut que la lumière soit sur lui.
00:39Soit il joue au golf, soit il présente le trophée.
00:41Et il veut que le succès de la Coupe du Monde aux Etats-Unis soit avant tout le succès de
00:47Donald Trump.
00:48Donc il s'accapare cette compétition, il s'accapare ce trophée, il s'accaparera la victoire après la finale, le
00:5619.
00:57Et il n'a pas fait que ça, souvenez-vous, dans cette Coupe du Monde, quand on le fait intervenir,
01:01justement, il fait intervenir.
01:03Oui, il appelle son ami Infantino pour faire sauter un carton rouge contre un joueur américain.
01:09Contre un joueur américain, ce qui est un scandale total.
01:11On n'avait jamais vu ça.
01:12Oui, oui, oui. Mais voilà, c'est la communication à la manière de Donald Trump qui revendique le succès de
01:19cette compétition à son bénéfice.
01:21Sergueï.
01:21Mais vous savez, Trump Tower, lui, on l'a compris, c'est son égo.
01:26Mais les Iraniens l'ont compris aussi.
01:28Et vous avez vu, en fait, qu'est-ce qu'ils menacent maintenant ?
01:32Ils menacent les Trump Tower partout dans le monde.
01:34Ils disent que la prochaine cible pour eux, pour les coups terroristes, ce sera justement les Trump Tower partout.
01:41Et Donald Trump lui-même aussi.
01:43Et Donald Trump lui-même.
01:44Bertrand Gallifé.
01:45Ce qui n'est pas neutre, juste je relève cette réflexion au passage, Anne, dans la réplique du président américain
01:50aussi.
01:51Je pense que c'est une motivation supplémentaire.
01:54Le fait qu'il ait été ciblé personnellement, c'est une information qui a été livrée aux services américains par
02:00les services de renseignement israéliens.
02:01Le fait qu'il y ait de nouvelles tentatives de l'assassiner, lui, président des États-Unis.
02:05Une information qu'il a rendue publique, qu'il a revendiquée et qui aussi éclaire ce qui est en train
02:11de se passer.
02:13Bertrand, on avait le mondial jusqu'ici qui se termine dimanche soir, le mondial de football.
02:17Les yeux rivés sur les États-Unis.
02:19Est-ce qu'on peut envisager pendant cette compétition ?
02:22Il est modéré jusqu'ici, ses frappes, même si ce soir, les États-Unis annoncent une septième vague de frappes
02:27qui puissent passer à la vitesse supérieure une fois ce mondial terminé.
02:29Oui, parce que justement, ce n'est pas du tout anodin ce qui se passe ce soir.
02:33C'est effectivement, ça marque la fin de cette séquence qui approche.
02:36Et vous savez, il avait trois rendez-vous.
02:39Il avait son anniversaire, ses 80 ans.
02:42Il avait les 250 ans des États-Unis.
02:45Et puis, il avait cette Coupe du monde de foot.
02:47Et voilà, maintenant, il est débarrassé finalement de ce calendrier.
02:51Il y a les mid-terms qui arrivent à l'automne, mais ça, ça lui laisse encore un peu de
02:54temps.
02:54Le prochain rendez-vous, c'est effectivement les mid-terms.
02:57Mais d'ici là, ça lui laisse quand même une fenêtre de tir, c'est le cas de le dire.
03:02Et surtout, les mid-terms, en fait, même s'il a fait du charcutage électoral,
03:08il est en train de s'y consacrer et d'essayer, au fond, de faire en sorte que son résultat
03:15soit moins mauvais que prévu.
03:17Mais ça ne va pas, de toute façon, être un succès pour lui.
03:19On ne sait pas quelle sera l'ampleur de sa défaite, mais d'une manière générale, ça ne va pas
03:23être bon pour lui.
03:24Donc, il a du temps encore, il a plusieurs semaines, pour arriver à orienter cette politique qu'il mène en
03:32Iran,
03:32un peu débarrassé de ce calendrier politique.
03:35Alors, ce qui ne change pas, en revanche, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, le prix
03:39du brut et la bourse.
03:40Et ça, effectivement, pour les Américains, c'est central.
03:43Et même au-delà de l'échéance électorale, il ne peut pas trop jouer avec ça.
03:49Mais encore une fois, il a une petite bouffée d'oxygène d'ici l'automne.
03:52Mico, un mot sur ces images qu'on a vues, là.
03:54Oui, deux éléments.
03:55Première chose, il faut rappeler que le 7 juillet dernier, donc en pleine Coupe du Monde,
03:59mais le 7 juillet dernier, les États-Unis ont relancé effectivement cette guerre.
04:02Et le 10 juillet, Donald Trump a officiellement informé le Congrès américain avec une lettre officielle.
04:07Donc, c'est-à-dire qu'à partir du 7 juillet, a été relancé, tout simplement, le mécanisme des «
04:14war powers »,
04:15c'est-à-dire les pouvoirs de guerre, où pendant 60 jours, Donald Trump est capable de réengager
04:20ce qu'il souhaite sur le théâtre iranien, comme ça avait été le cas, bien sûr, au mois de mars
04:26-avril.
04:26Donc ça, c'est une fenêtre de 60 jours qui a redébuté le 7 juillet jusqu'au 6-7 septembre.
04:31Et deuxième élément qui est assez anecdotique, peut-être pour nous en France,
04:36mais qui ne l'est pas dans la géopolitique nord-américaine,
04:39c'est la manière dont Donald Trump vient d'attaquer également, aujourd'hui même, le Canada.
04:42En redisant tout à l'heure que le Canada avait une mauvaise gestion de ses forêts,
04:48que les feux de forêt au Canada, qui effectivement génèrent des fumées,
04:52qui évidemment transpercent la frontière, bien sûr, dégradaient la qualité de l'air aux États-Unis,
04:57qu'ils tenaient le Canada pour responsable, etc.,
04:59ce n'est pas anodin parce qu'effectivement, c'est un retour de la pression qui est mise sur le
05:03Premier ministre canadien.
05:04Par ailleurs, le Canada est évidemment un des pays co-organisateurs de cette Coupe du Monde, n'est-ce pas
05:09?
05:09Dont l'hymne national ne sera pas chanté au début de la finale, contrairement à l'hymne américain,
05:13ce qui là aussi est une première, Dominique, je parle sous votre contrôle, dans les finales de Coupe du Monde.
05:17Et encore une fois, tout ça, c'est tout sauf anecdotique,
05:20puisque c'est tous les moyens que Donald Trump lance en même temps par rapport à l'ensemble des dossiers
05:25de pression
05:26qu'il aujourd'hui relance avec le Canada, en particulier sur cette question d'inclure le coût de cette pollution
05:32climatique
05:34par rapport aux droits de douane que Donald Trump essaye d'imposer au Canada.
05:39– Septième nuit de frappe consécutive en Iran pour les États-Unis,
05:43cinq explosions entendues dans le centre du pays, notamment, Guillaume Ancel, vous êtes toujours avec nous,
05:49l'Iran qui riposte et qui riposte à l'échelle de la région,
05:52puisque des bases kurdes en Irak ont été touchées ce soir.
05:56– Oui, mais remarquez que, exactement comme pour les frappes américaines,
06:02les ripostes de l'Iran sont limitées.
06:05Le point le plus inquiétant pour moi, c'est quand ils ont touché,
06:09on ne sait pas si c'est accidentel ou pas, une centrale électrique,
06:14mais surtout une infrastructure de dessalement de l'eau au Koweït,
06:18parce que s'ils s'attaquaient à ce genre de cibles,
06:20ce serait prendre en otage les populations civiles des pays du Golfe.
06:25Le fait qu'ils frappent au Kurdistan, on a beaucoup de mal à savoir d'ailleurs qui frappe qui au
06:30Kurdistan,
06:31parce qu'il y a une implication, il y a une imbrication des différentes factions qui est très forte,
06:35je dirais que c'est une manière pour l'Iran de chercher à montrer qu'ils ont gardé un pouvoir
06:42de nuisance partout,
06:43mais qui, somme toute, reste assez limité.
06:46Même quand ils affirment vouloir attaquer une Trump Tower ou encore mieux, Donald Trump,
06:51en réalité, ils ont une capacité militaire extrêmement réduite.
06:56Ils ne savent même pas se défendre des bombardements américains.
07:00Donc, on voit bien que, dans l'esprit de Donald Trump, on est dans une négociation qui implique des frappes
07:07aériennes,
07:08avec une forme de désinvolture pour lui, puisque, en même temps, il veut remettre…
07:12Enfin, il fait la promotion de la FIFA dans sa tour, comme si ça n'était pas très grave, en
07:18fait, ce qui se passait dans le Golfe.
07:19Je rappelle que, quand même, tous les jours, on aligne les morts.
07:21Mais, pour lui, ça fait vraiment partie de cette négociation qu'il a lancée,
07:26et dont, probablement, il veut sortir, non pas le plus vite possible, mais le mieux possible.
07:31Parce qu'il sait que, notamment pour les mi-termes, il sera beaucoup attendu sur son bilan de ce conflit
07:37contre l'Iran,
07:38qui est contesté même à l'intérieur du rang de ses électeurs.
07:43– Thierry, un mot sur ces frappes kurdes, justement, sur les basses kurdes en Irak,
07:48alors que des journalistes nous disent qu'il y a encore aussi des explosions qui sont, là encore, entendues ce
07:52soir, dans le Kurdistan irakien.
07:53Comment on les lit, ça ?
07:54– Oui, alors, il y a plusieurs façons de lire.
07:58D'abord, il y a, effectivement, à la fois des intérêts à défendre pour les Iraniens en Irak,
08:04puisqu'ils ont des missiles qui sont à leur service et qu'ils cherchent, certainement, aussi, à protéger, d'une
08:10manière ou d'une autre.
08:11Ensuite, il faut savoir exactement ce qu'on entend par ces bases,
08:14parce qu'il y a aussi des bases qui sont partagées, qui ne sont pas seulement des bases kurdes,
08:18mais des bases sur lesquelles des militaires occidentaux sont également présents.
08:23Donc, c'est difficile de vous répondre de manière plus précise,
08:26sans savoir exactement quelle base a été frappée par les Iraniens et qui se trouvait dessus,
08:32parce qu'il y a, évidemment, différents scénarios possibles.
08:34– Et on en parle depuis le début de la guerre.
08:37Un mot aussi sur cet agenda de Donald Trump, par rapport à ce que disait Bertrand Gallichet,
08:40a-t-il intérêt à mener une opération de plus grande envergure ?
08:43On en parlait tout à l'heure, ou une opération coup de poing ?
08:45Visiblement, il ne passerait certainement pas à l'acte avant ces élections de mi-terme.
08:49– Alors, c'est à l'acte qu'on n'imagine pas, finalement, une arrivée de troupe au sol
08:53ou une offensive dont on ne saurait pas encore, comme la dernière fois, finalement,
08:58quels seraient les objectifs.
08:59puisque, là encore, effectivement, on voit les frappes,
09:02on comprend que c'est couper, on va dire, les marges de manœuvre iraniennes sur le détroit d'Hormuz.
09:09Ça me paraît assez clair, mais jusqu'où et comment ?
09:12Tant que le régime sera là, il se maintiendra.
09:15Donc, ça revient sur le sujet de fond.
09:18Donald Trump veut, et c'est pour ça qu'il rappelle, vous savez,
09:20le Venezuela dans son propos liminaire, c'est la soumission stratégique.
09:24Il attend du régime qu'ils se soumettent.
09:26Je crois que ça, c'est quelque chose que le régime a montré de manière assez claire,
09:31ça n'arrivera pas.
09:32Donc, de cette lecture-là, les faits…
09:35Enfin, Donald Trump a un peu de mal avec les faits.
09:38C'est-à-dire que c'est d'abord ce qu'il souhaite, il le décrit comme une réalité,
09:41et puis il essaye d'en habiller les contours et nous imposer cette vision-là.
09:45Sauf qu'en fait, le régime iranien s'est renforcé,
09:48il est là et manifeste sa volonté de s'ancrer et de se durcir.
09:53Donc, finalement, la seule issue pour Donald Trump, c'est les troupes au sol,
09:56mais on est tous autour de cette table en disant,
09:58mais les troupes au sol, pourquoi faire ?
10:00On les imagine mal arrivées, et puis sortir les passes d'Aran,
10:03qui seraient bien évidemment très contents de les recevoir,
10:05et dire, bien sûr, on s'en va.
10:06Ça ne se passera pas comme ça.
10:08Donc, je crois qu'on est dans un conflit qui s'enlise sur la partie politique.
10:12Les armes vont parler, mais on aura des offensives, puis une accalmie,
10:16des offensives, puis une accalmie,
10:18et puis on verra combien de temps ça va tenir.
10:20Je ne lis pas dans une boule de cristal,
10:22mais c'est celui qui aura le plus de réserve.
10:25Et, pardon, mais la partie iranienne, elle a une capacité résilience,
10:29la partie américaine, elle a une force de frappe.
10:31Là, se joue, effectivement, on verra qui gagnera.
10:35Mais ça sera seulement sur ces points-là.
10:36Un mot peut-être sur l'endroit où se joue aussi désormais le rapport de force.
10:39Le fameux détroit d'Ormous, contrairement à ce que prétend Donald Trump.
10:42Le détroit par lequel transitaient avant la guerre un cinquième du pétrole et du gaz liquéfié mondial.
10:48Regardez le trafic.
10:49Ça, c'est la carte, une animation qui montre le trafic d'hier et d'avant-hier.
10:54Trois navires, nous disaient tout à l'heure,
10:56Naoufel et le Kawafi depuis Doha sont passés aujourd'hui.
10:58Autant dire trafic quasiment nul.
11:00Miko, jusqu'où peuvent tenir et jusqu'à quand peuvent tenir les Iraniens
11:04pour bloquer ce détroit dont on a compris que c'était aujourd'hui leur principale force ?
11:08Là, sur les huit navires qui sont passés hier,
11:12ce qu'il faut bien dire, c'est que la moitié d'entre eux étaient des navires sous le pavillon
11:14iranien
11:15et que tous les navires ont utilisé la route iranienne.
11:17Donc si vous voulez, aujourd'hui, la logique américaine qui a consisté déjà début mai
11:22puis au mois de juillet de relancer du compagnonnage sur la route sud,
11:27c'est-à-dire côté Oman, ça ne fonctionne pas et ça ne fonctionne toujours pas.
11:31Là, l'enjeu, on le voit très bien dans ce remodelage stratégique des États-Unis
11:35depuis une bonne semaine maintenant en frappant l'île de Keshem
11:38qui est donc la grosse partie grise que vous voyez en haut de la carte
11:41ou l'île de l'Arak qui est juste à côté et qui contrôle effectivement cette route iranienne.
11:45On comprend bien, avec Bandarabas qui est donc sur le continent juste derrière,
11:49on comprend bien toute la logique ensuite jusqu'à Syrie, Jask, Tchabar,
11:54tout le long de la côte jusqu'à la frontière pakistanieuse.
11:56On voit bien que les Américains essaient de remodeler une côte iranienne
12:00qui permette aux Américains de pouvoir mener ce compagnonnage
12:03ou en tout cas limiter le déni d'accès que les Iraniens provoquent ici.
12:06Donc, pour répondre à votre question, Dominique, combien de temps ?
12:09Ça, ça dépend de ce qui est infligé par l'Iran comme dommage
12:13au reste de l'économie mondiale et à l'économie américaine en premier lieu.
12:17Et quand on voit ce qui se passe sur, par exemple, le marché des marges du raffinage
12:20ou d'autres éléments que je pourrais vous détailler,
12:24fondamentalement, on voit que les Iraniens, là-dessus,
12:26les dommages infligés restent absolument fondamentalement élevés.
12:30Alors, Sergei après l'Ova.
12:31Justement, quand on regarde cette carte, il ne faut pas tout mettre sur Trump.
12:36On a l'habitude de dire qu'il fait n'importe quoi, il est erratique, il improvise, etc.
12:42Mais, en fait, quand il y avait le même random qui a été signé,
12:46il était convenu que pendant 60 jours, le détroit d'Ormuz va fonctionner gratuitement, librement.
12:5230 jours de mise en place et 60 jours de...
12:55Mais là, Sergei, ça, c'était la version de Donald Trump.
12:58Les Iraniens n'ont jamais...
12:59Non, non, non, non, non, non, c'est...
13:01C'est 30 jours et 60 jours, si, sur le timing.
13:03Par contre, c'est le contrôle.
13:05Et le litige, et d'ailleurs, les frappes, c'est le sujet.
13:07C'est ce que je disais tout à l'heure.
13:09Et c'est justement ça.
13:09C'est qui passe par quel tracé pour marquer la communauté ?
13:11Et c'est justement ça qui nous a amenés à la situation de maintenant,
13:16parce que les Iraniens ont démontré qu'en fait,
13:19ils avaient la vision complètement, totalement différente de cet accord.
13:23Et donc, ils ont commencé à frapper ceux qui n'ont pas voulu comprendre ce qu'ils voulaient.
13:28Et donc, Trump a répondu à ça.
13:31Ça veut dire qu'il ne faut pas présenter les Iraniens ici comme des pauvres victimes de Trump erratiques.
13:38Ça veut dire qu'ils ont cherché quand même à faire ça.
13:40Et il y a autre chose.
13:42Vous savez, eux aussi, Trump, il a eu ces trois événements,
13:45comme vous l'avez très bien décrit.
13:47Mais les Iraniens aussi, il avait l'enterrement de Ali Khamenei.
13:51Et une fois, lorsque ça s'est passé, ça a remonté.
13:54Vous avez vu ces manifs, ces milliers de personnes.
13:59C'est-à-dire que ça les a reboostés quelque part, entre guillemets ?
14:01Oui, clairement.
14:03Mais peut-être, pour aller dans ce sens-là, c'est qu'il y a deux volets.
14:07C'est que ce fameux moment d'homme qui est pour moi le document
14:09sur lequel il faut comprendre ce qui se passe aujourd'hui,
14:12la question du détroit d'Hormuz, c'est le point de jonction, en fait.
14:16C'est la lecture à qui appartient-il ?
14:19Sur la lecture du...
14:21En tout cas, moi, quand je lis et comme plusieurs...
14:23On l'a lu, quand on l'a lu, on s'est dit
14:25mais ce n'est pas possible d'avoir écrit un traité pareil
14:27puisqu'il laisse la souveraineté aux Iraniens en disant
14:30puisque la mise en œuvre est à la responsabilité des Iraniens.
14:34Pardon, mais là, pour le coup, quand c'est à votre responsabilité,
14:37ils sont aussi responsables du tracé.
14:39Les Américains disent
14:40« Ah ben non, nous, on vous dit que les gens doivent passer librement,
14:43il n'y a pas de blocage. »
14:44Mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.
14:45Et les tirs sont le reflet de cette incohérence
14:49où les Iraniens, on ne va pas céder sur le détroit d'Hormuz.
14:52Donc c'est important de rappeler qu'on en est là
14:54à cause d'une mauvaise lecture de l'article 5.
14:56L'OVA, je vous coupe parce qu'on a de nouvelles images
14:58qui nous parviennent justement d'Iran
15:01et de ces frappes sur cette ville de Yazd, Miko.
15:04Vous nous disiez qu'on était dans le centre de l'Iran, bien évidemment.
15:07Nouvelle série de frappes avec peut-être là aussi,
15:10alors on nous dit explosions entendues dans ce centre,
15:125 explosions, on n'en sait pas encore bien plus.
15:15Mais dites-nous précisément où on est.
15:17On parlait de missiles balistiques notamment tout à l'heure.
15:19Oui, en fait, à Yazd, vous avez un complexe industriel
15:22qui est absolument fondamental ici pour les Iraniens
15:25puisque c'est un complexe qui est parmi les plus importants
15:28de la région, tout pays confondu,
15:30en matière de production de missiles,
15:32en matière de production de mines,
15:34notamment de mines marines.
15:36Donc fondamentalement, on parle de quoi ici ?
15:38Des moyens concrets opérationnels
15:41dont les Iraniens ont besoin
15:42pour contrôler le détroit d'Hormuz.
15:44Pas de petites explosions quand même,
15:45forte détonation, celle qu'on a vue qui est passée là.
15:48Oui, alors là, le problème sur ces images de nuit,
15:50c'est que vous comme moi, nous sommes incapables
15:52de dire effectivement, est-ce que le complexe
15:54industriel a été frappé en lui-même ?
15:56Mais rien que le fait de dire
15:58qu'effectivement, les États-Unis frappent
15:59dans la profondeur la ville de Yazd,
16:02ça nous permet de comprendre deux choses.
16:04Un, que le remodelage stratégique
16:06dont je parlais à l'instant
16:06sur les frappes sur la côte,
16:08de fait, ne sont pas que sur la côte.
16:10Que là, on passe à une profondeur
16:12beaucoup plus importante
16:13et beaucoup plus signifiante
16:14d'un point de vue stratégique
16:15et on comprend évidemment ici
16:17que là, ça va être l'appareil industriel,
16:18militaire qui va être touché potentiellement.
16:20Merci à tous.
16:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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