- il y a 1 jour
Aujourd'hui, c'est au tour d'Aurélie Trouvé, députée LFI de Seine-Saint-Denis, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:01RMC, face aux grandes gueules.
00:05Elle est députée, la France Insoumise de Sainte-Saint-Denis,
00:09c'est madame la députée Aurélie Trouvé qui est avec nous, bonjour.
00:11Bonjour, ravie d'être avec vous.
00:13La France Insoumise a décidé de préempter la Place de la République,
00:17dimanche pour la Fête de la Musique,
00:18pour transformer cette Place de la République
00:20qui est habituellement offerte à tous les Parisiens pour la Fête de la Musique,
00:25transformer cela en espèce de concert, meeting,
00:29dans le cadre de la campagne présidentielle.
00:31Est-ce que ce n'est pas un peu gonflé ?
00:33Déjà, ce n'est absolument pas privatisé.
00:34Je vous remercie pour cette publicité,
00:36pour un concert gratuit auquel tout le monde est bienvenu.
00:39Vous aurez d'ailleurs de super groupes.
00:43Je veux dire aussi que c'est surtout un concert antiraciste,
00:45c'est important, et je veux dire aussi que la musique a toujours été politique.
00:50Vous savez, le chant de la Marseillaise, par exemple,
00:52était un chant révolutionnaire,
00:54qui a été d'ailleurs interdit pendant des années.
00:57Et puis, à nouveau...
00:59Je veux bien que vous me laissiez, si vous voulez.
01:02Et qui a été à nouveau autorisé, entre guillemets,
01:07chanté en 1830 au moment de la Révolution.
01:09Ce que je veux vous dire, c'est que je suis très heureuse
01:11qu'il y ait ce concert antiraciste,
01:13auquel tout le monde est bienvenu, bien au contraire.
01:16Donc merci d'en parler d'ailleurs aujourd'hui.
01:18Est-ce que vous n'êtes pas en train de politiser
01:21un rendez-vous populaire qui est devenu la Fête de la Musique ?
01:23Mais d'abord, ça veut dire quoi politiser ?
01:26C'est faire un concert antiraciste ?
01:28Parce qu'on confond le politique et le politicien politique.
01:31Ça veut dire qu'il y aura des revendications antiracistes.
01:34Et pourquoi antiracistes ?
01:35Vous faites campagne, je veux dire.
01:36Le jour de la Fête de la Musique, vous faites un meeting de campagne.
01:38Non, on fait un meeting antiraciste.
01:41Et vous avez vu d'ailleurs, vous avez vu à quel point la France insoumise
01:45est engagée contre le raciste.
01:46D'ailleurs, nous avons fait un énorme rassemblement,
01:50l'invitation de Bali-Bagayoko il n'y a pas longtemps.
01:53Et puis parce que justement, il y a des attaques sans arrêt racistes
01:57qui sont insupportables jusqu'aux plus hauts responsables politiques
02:01qui parlent par exemple pour M. Retailleau des belles heures de la colonisation,
02:04de régression vers les origines ethniques.
02:06Bali-Bagayoko s'en est pris plein d'attêtes d'injures racistes absolument abominables.
02:12Donc voilà, je dirais des millions de personnes en France
02:15qui se sentent insultées à juste titre.
02:18Donc il est temps d'agir.
02:19Et ce concert en fait partie.
02:21Donc c'est une belle politique pour moi.
02:23Et pour finir, vive la culture, vive la musique,
02:27vive les lettres, vive les musées.
02:29Je vois que vous êtes professeur de français.
02:31Et la culture aussi, c'est une façon aussi pour nous
02:34de dire que la culture, elle est au centre de notre projet politique.
02:38Antoine, tu voulais parler des sifflets de la Marseillaise ?
02:40On a parlé de Bali-Bagayoko, là, notamment sur les sifflets de la Marseillaise.
02:44Moi, j'ai vu un peu votre parcours.
02:46Vous faites partie de la LFI intellectuelle.
02:48Je vois beaucoup de choses.
02:50Le temps chez attaque, la famille de militants, etc.
02:53Vous êtes probablement une LFI un peu différente,
02:57puisque vous, vous parlez de l'histoire de la Marseillaise.
02:59Et Bali-Bagayoko veut permettre de la siffler.
03:04Alors, est-ce que vous pensez légitime qu'on puisse siffler la Marseillaise ?
03:09Attends, déjà, arrêtons de caricaturer.
03:12Il fait un constat en disant que c'est une réplique populaire pour des gens.
03:17Alors, d'abord, je vais vous répondre à chacun, à la fin de chacun de nos meetings.
03:22Nous chantons la Marseillaise.
03:23Et d'ailleurs, pas une personne ne siffle la Marseillaise lorsque nous faisons un meeting.
03:27Et je suis sûr que Jean-Luc Mélenchon ne supporterait pas qu'on siffle la Marseillaise.
03:30Et pour nous, c'est une chanson révolutionnaire et populaire.
03:34Pour autant, il y a des Français qui sont extrêmement en colère contre l'État, contre les gouvernements.
03:39Et ce moment, le fait de la siffler, en fait, pour eux, c'est une manière de protester contre l
03:44'État et les gouvernements.
03:45Et c'est un constat que l'on fait.
03:47Pour autant, je vous dis, nous, au contraire, à la France Insoumise, d'ailleurs, nous le disons.
03:52La Marseillaise est une chanson de la République.
03:56Aurélie, vous savez qu'on a interdit cela.
04:00Maintenant, c'est une espèce d'injure publique, un outrage, je cherche le terme.
04:04C'est un outrage public de siffler à Marseillaise lors, par exemple, d'un match de foot.
04:08C'est interdit par la loi depuis 2003.
04:10Après le match France-Algérie qui avait été sifflé.
04:12Ces sifflés avaient été incompris, en fait, et même pour certains, trouvaient ça scandaleux de siffler à ce moment-là
04:19la Marseillaise.
04:22Donc, c'est un symbole, mais c'est un symbole assez anti-France de siffler à Marseillaise.
04:27Moi, je m'étonne que ça fasse autant parler dans les médias.
04:30Mais est-ce qu'il n'y a pas des choses encore bien davantage choquantes ?
04:36Excusez-moi.
04:37Et quand il y a ces sifflés, ben oui, mais quand il y a ces sifflés, c'est aussi une
04:41partie de la population qui se dit
04:43« Mais attendez, mais l'État français, c'est aussi celui, pour un certain nombre de hauts responsables politiques,
04:49qui glorifie encore les heures de la colonisation. »
04:52À commencer par Éric Zemmour, je sais que vous faisiez partie de son équipe de campagne.
04:57À commencer par M. Retailleau, je l'ai dit.
05:00Et donc, il y a une colère aussi, parfois, qui s'exprime, et qui s'exprime à ces moments-là.
05:05Et c'est un constat.
05:06Et c'est une réplique populaire aussi, qui est ce dont parle M. Bagayoko.
05:13Dans son entretien, M. Balibagayoko, dans l'entretien accordé à l'opinion,
05:19dit « Ce n'est pas souhaitable, mais s'il y a un soulèvement populaire,
05:22si le Rassemblement national, une insurrection, gagne l'élection, ça se comprendrait. »
05:28Vous le comprendriez aussi ?
05:29Ça se comprendrait de quoi ?
05:30Qu'il y ait une insurrection, un soulèvement populaire après une victoire du Rassemblement.
05:33J'espère bien qu'il y aura une résistance populaire citoyenne contre l'extrême droite.
05:39Dans les urnes ?
05:40Après le résultat.
05:41Mais de toute façon, bien sûr, et alors, nous sommes tout le temps en résistance.
05:45Qu'est-ce que vous appelez une résistance citoyenne ?
05:47Non, mais parce que vous, vous comprenez l'insurrection, on prend les armes, etc.
05:50Il ne s'agit pas...
05:51Ah non, il ne s'agit pas à regarder la définition.
05:54Nous sommes avec une professeure de français.
05:57L'insurrection, ce n'est pas forcément prendre les armes.
06:00C'est de la résistance citoyenne et pacifique.
06:03Mais sachez que oui, si le Rassemblement national gagne,
06:06nous serons en résistance citoyenne, populaire et pacifique.
06:09Bien entendu, nous le sommes déjà, je vais vous le dire.
06:12Et d'ailleurs, je vais vous le dire, si vous voulez éviter que l'extrême droite gagne en 2027,
06:16votez Jean-Luc Mélenchon, nous pouvons le faire.
06:20La définition d'insurrection, action de s'insurger, de se soulever contre un pouvoir politique
06:27établi en recourant à la violence armée, le mouvement lui-même, quand il est de grande ampleur.
06:33Après, la résistance, elle peut être...
06:35Je vais regarder, parce qu'il y a plusieurs définitions dans un larve, si vous me permettez.
06:40Donc, vous en avez pris une et il y en a d'autres.
06:42Ce soir, on reçoit qui à Versailles, Madame Trouvé ?
06:45Eh bien, M. Trump.
06:48Un suprémaciste, raciste.
06:49D'ailleurs, oui, suprémaciste, raciste, d'extrême droite, auquel l'Europe est en train de se vassaliser,
06:56parce que vous avez vu qu'aujourd'hui est voté un accord absolument abominable
07:01qui va nous mettre encore plus pieds et points liés aux Etats-Unis,
07:05qui dit que, par exemple, on devra importer massivement des Etats-Unis, par exemple, du gaz de schiste,
07:11plutôt que de chercher la sobriété et la souveraineté économique.
07:13Et surtout, vous savez, cet accord avec les Etats-Unis, qui vient d'être voté par l'Europe avec la
07:18complicité de la France,
07:19eh bien, ça va être aussi pour empêcher que l'on agisse véritablement contre les GAFAM,
07:25contre Google, Facebook et compagnie, qui sont en train d'établir une véritable colonie numérique en France.
07:30Donc, moi, j'appelle aussi à la résistance contre la vassalisation de la France aux Etats-Unis et à Trump.
07:38Vous n'utilisez pas Google ?
07:39Mais le problème, c'est surtout que...
07:41Vous n'utilisez pas de chat de GPT ?
07:43D'accord, je vais le dire autrement.
07:44Est-ce que vous trouvez normal, par exemple, que, dans nos grands services publics,
07:48eh bien, l'Etat choisisse de se tourner vers des multinationales américaines,
07:52dans la commande publique, avec notre argent ?
07:54Est-ce que ce sont les meilleurs ?
07:55Plutôt que...
07:55Plutôt que...
07:55Non, plutôt...
07:56Ben non, c'est parce que, justement, on ne commande pas...
07:58Non, on a des champions du numérique.
08:00Je vais vous dire, Atos...
08:01Il faut protéger nos frontières.
08:02Atos.
08:03Parlons d'Atos.
08:04Il se trouve, vous savez, avant-hier, j'ai publié mon rapport de la commission d'enquête contre les fonds
08:08prédateurs.
08:09La finance prédatrice.
08:10Notamment, c'est des fonds américains étrangers.
08:13Eh bien, par exemple, Atos, qui est notre champion numérique,
08:16vous savez que c'est notre plus grande entreprise du numérique,
08:19eh bien, on l'a vendue, fin 2024, à des fonds spéculatifs.
08:24Un tiers du capital est dirigé par des fonds spéculatifs.
08:27On l'a désaussé avec la complicité de l'État,
08:29alors qu'avant, il y avait un PDG qui s'appelait Thierry Burton,
08:32qu'ensuite, il y a eu Édouard Philippe dans le conseil d'administration.
08:34C'était censé être ce qu'on appelle la fille naturelle de l'État.
08:38Et aujourd'hui, dans les mains de fonds spéculatifs, vous savez ce qu'il y a ?
08:41Il y a impots.gouv.fr, il y a ma carte vitale,
08:45il y a tous les services numériques dont vous servez,
08:47avec toutes les bases de données, de santé par exemple,
08:50il y a de la cybersécurité, il y a des programmes pour l'armée,
08:53tout ça, c'est dans les mains de fonds spéculatifs,
08:55dont des fonds américains ?
08:57Enfin, excusez-moi, mais on a un réel problème de souveraineté industrielle dans ce pays.
09:00On n'a pas su créer des champions non plus, malheureusement, c'est ça aussi.
09:03On n'a pas su créer les champions industriels,
09:06mais est-ce que c'est à l'État à mettre les moyens ?
09:08Là, ce sont les privés qui ont créé ces fonds,
09:10les champions du numérique et l'intelligence artificielle sont des privés aussi américains,
09:14qui continuent d'investir des milliards de dollars.
09:16On est largués, on est dépassés.
09:18C'est bien qu'on aurait donné de l'argent public à l'État, enfin aux privés.
09:21En fait, moi, je suis dans une boîte qu'on est en train de démonteler
09:23pour donner de l'argent public aux privés.
09:24On fait ça surtout.
09:26En fait, à un moment donné, je trouve que si on se résigne à se dire
09:29« de toute façon, oui, ce n'est pas le rôle de l'État »,
09:30en fait, le rôle de l'État, c'est quand même de nous protéger.
09:33En fait, tu ne peux pas te plaindre toute la journée
09:35que Facebook t'envoie des trucs parce qu'il t'a entendu parler
09:37d'une paire de baskets et deux secondes plus tard,
09:39tu te la trouves sur ton téléphone et après te dire
09:41« mais non, mais ce n'est pas grave de donner tout aux Américains. »
09:43À un moment donné, il faut qu'on y aille doucement.
09:44La semaine dernière, à votre place, on avait Bruno Le Maire,
09:47ministre de l'Économie.
09:48Alors lui, 7 ans de catastrophe.
09:50C'est fou, mais non, mais il fallait l'entendre.
09:51Il a plié le pays.
09:52Oui, mais il fallait surtout l'entendre pour nous expliquer
09:54qu'il avait rien fait et qu'il avait bien des idées.
09:55Ah non, qu'il avait fait tout ça vachement bien.
09:57Oui, et puis surtout Macron ne l'a pas été fait.
09:59Vous savez que d'ailleurs, je l'ai eu en audition
10:00dans ma commission d'enquête, c'était une honte.
10:02Il nous a dit pendant deux heures
10:04que tout ce qu'il avait fait était absolument génial,
10:06que les fonds étrangers, heureusement qu'on les a tirés,
10:10mais il faut voir quels fonds on attire,
10:12qui sont en train de piller nos entreprises une par une.
10:15Voilà ce qui est en train de se passer.
10:16Et je vais vous dire, en fait, un État,
10:18normalement, il est censé agir.
10:19Il n'est pas censé laisser faire.
10:21Les multinationales, la finance et tout ça,
10:24avec des gens qui...
10:25Vous savez combien ça rapporte ?
10:25La finance, c'est mon ennemi.
10:27On l'a déjà eu.
10:27On y a déjà eu droit.
10:28Oui, alors, mais excusez-moi, moi...
10:30Vous savez qui a installé M. Macron ?
10:34C'est M. Hollande.
10:35Donc je vais vous dire, dans ma commission d'enquête,
10:37mon rapport, je remonte tous ces problèmes-là,
10:39pas à 2017, avant ça,
10:41à 2014, quand François Hollande
10:43nomme M. Macron.
10:44Alors je vais vous dire, moi,
10:46jamais, je pense qu'il ne faut reproduire
10:48ce qu'a fait M. Hollande.
10:49Et nous, on n'est pas une gauche François Hollande.
10:51Vous êtes un peu la gauche luxemande.
10:53Vous êtes la madame...
10:54Non plus !
10:55On est une vraie gauche qui veut changer les choses.
10:58Vous êtes la madame économie, justement,
10:59de la France insoumise.
11:00Si vous arrivez au pouvoir,
11:01vous allez trouver une situation économique difficile.
11:05La croissance est en berne.
11:06Les caisses sont vides.
11:08Le déficit bat des records.
11:11Le déficit commercial, également.
11:12Et moi, quand je regarde
11:14et j'écoute vos propositions,
11:16c'est toujours plus de dépenses publiques.
11:18Donc, est-ce que vous n'allez pas vous heurter au réel ?
11:20Et une fois de plus,
11:21la gauche au pouvoir va décevoir
11:23parce que vous allez faire des promesses
11:24qui vont faire plaisir aux oreilles
11:26des électeurs de gauche.
11:27Et puis, une fois que vous serez au pouvoir,
11:28il va falloir régler une situation
11:30qui est très, très compliquée.
11:31Et notamment cette situation
11:33des dépenses,
11:34des finances publiques.
11:36Alors, justement,
11:37je vais rebondir sur ce que vous disiez,
11:38M. Ponset, c'est ça ?
11:39Oui, c'est ça.
11:39Et vous parliez de toutes ces aides
11:41distribuées au privé
11:43à des grandes entreprises.
11:45Pas des aides,
11:45c'est des défiscalisations.
11:46On s'accueille aussi.
11:48Oui, mais ça revient à ça aussi.
11:51211 milliards par an.
11:53D'accord ?
11:54211 milliards.
11:55Moi, hier matin,
11:56j'étais avec les ouvriers
11:57de Stellantis-Poissy.
11:58Dernière usine.
11:59Dernière usine automobile
12:01qui va fermer.
12:02Mille emplois supprimés.
12:03Des usines comme ça,
12:04il y en a plein
12:04qui sont en train
12:05de plier,
12:07de fermer.
12:08Eh bien,
12:09Stellantis
12:10touche des centaines
12:11de millions d'euros
12:12d'aides publiques.
12:13Comment ça se fait ?
12:14Ce sont des exonérations.
12:15Ce sont des exonérations fiscales.
12:17Alors, si vous enlevez
12:17ces exonérations fiscales,
12:18comment ça se fait ?
12:19Vous pensez que vous allez aider
12:19Stellantis à sauver ses emplois ?
12:21Eh bien,
12:22toute aide,
12:22toute aide,
12:23je suis désolée,
12:23toute aide publique
12:24versée à une entreprise
12:25devrait être conditionnée
12:27au maintien de l'emploi
12:28et de la production.
12:29Vous enlevez.
12:29Vous savez le...
12:30Non mais attendez,
12:30je vais juste au bout
12:31de cette logique
12:32parce qu'elle me paraît absurde
12:33mais vous enlevez
12:34donc l'exonération fiscale
12:35parce que ce sont
12:35des exonérations fiscales
12:36et vous pensez
12:37que Stellantis
12:37ira mieux
12:38et va donc sauver les emplois.
12:40Attendez,
12:40alors en plus Stellantis,
12:41parlons-en.
12:41Moi je pense que ça sera
12:42encore pire.
12:42Vous savez combien
12:45Stellantis paye d'impôts
12:46sur les sociétés ?
12:47Certaines années ?
12:49Zéro ?
12:49Sur son activité en France ?
12:50Zéro ?
12:51Zéro ?
12:51Comme Total ?
12:53Total ?
12:54Sur 14 ?
12:55On ne va pas payer de l'impôt
12:56quand on n'a pas de bénéfice.
12:57Total, la plupart des années
12:58paye zéro euro d'impôt.
12:59Alors, est-ce que Total
13:00fait zéro ?
13:01Alors, d'ailleurs
13:02on devait parler de ça.
13:03Non, il est fait en France,
13:04tu ne peux pas dire ça.
13:05Il ne nous vend que 3 euros.
13:06Alors, je vais vous expliquer
13:07pourquoi.
13:08Il y a un activité
13:09de Total.
13:10Mais c'est une foutaise.
13:12Je vais vous expliquer.
13:14Je vais vous expliquer.
13:16C'est ce que Total
13:17a essayé de nous mettre
13:17dans la tête.
13:18D'abord, vous vous souvenez
13:19que Total,
13:20rien que depuis 4 mois,
13:22les prix n'ont pas redescendu.
13:23D'accord ?
13:24Si, il redescend en ce moment.
13:25Non, la pompe,
13:26très très lentement.
13:29Les cours internationaux
13:30ont baissé de 25%.
13:32Vous verrez,
13:32les prix à la pompe,
13:33ils ne vont jamais revenir
13:34au niveau d'avant.
13:35Et je vais vous dire,
13:36Total a fait des milliards
13:37de surprofits
13:38depuis 4 mois.
13:40Des milliards de surprofits.
13:41Ils l'ont même publié.
13:42J'ai eu le responsable
13:44en face de moi
13:45sur un plateau
13:46me dire,
13:47oui, en effet,
13:48il y a eu des milliards
13:48de surprofits.
13:49D'accord ?
13:50Ils le disent eux-mêmes.
13:51Ok.
13:52Par ailleurs,
13:53par exemple son PDG,
13:54M. Pouyanné,
13:55vous savez que c'est
13:5510 millions d'euros
13:56de revenus chaque année.
13:57Bon,
13:58les gens,
13:59il y a des gens
13:59qui cet été
14:00ne vont pas partir
14:01en vacances
14:01à cause de ça.
14:02D'accord ?
14:04À cause des actionnaires
14:06qui s'en mettent plein
14:06les poches.
14:07de la guerre.
14:08Grâce.
14:08Mais non,
14:08enfin,
14:09ils pouvaient...
14:10non,
14:11c'est fini.
14:11Non.
14:13On aurait pu tout à fait
14:14bloquer les prix
14:15et bloquer les surprofits
14:16de Total.
14:17Et il est temps
14:17que Total rende l'argent
14:19aux Français.
14:20Il y a eu des milliards
14:20sortis des poches.
14:20Si vous arrivez au pouvoir,
14:21vous privatisez Total.
14:22Si on arrive au pouvoir,
14:23on bloquera les prix
14:25et les marges.
14:26On bloquera les prix
14:27et les marges
14:27et on mettra une taxation
14:29sur les surprofits
14:30et une taxe
14:31qui permette
14:32qu'ils payent réellement
14:33en fonction des profits
14:34qu'ils font
14:34parce que Total
14:35fait de l'évasion fiscale.
14:40Vous ne pouvez pas taxer
14:41des profits
14:42qu'ils ont fait à l'étranger.
14:42Si Total affiche
14:450 euros d'impôt
14:46sur les sociétés,
14:47vous savez pourquoi ?
14:48Parce qu'ils font
14:48de l'évasion fiscale.
14:50Ils trompent.
14:51Ils trompent l'État
14:52et en fait,
14:53ils mettent tous leurs profits
14:54dans des paradis fiscaux.
14:56Donc il est temps
14:56d'arrêter avec ça
14:57et nous l'arrêterons
14:58en 2027
14:59avec Mélenchon.
15:01Merci madame
15:01la députée de Saint-Denis.
15:03Merci d'avoir été
15:04avec nous.
15:05Ah ben c'est les temps
15:06de parole,
15:06on est à la minute près.
Commentaires