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Ce lundi 13 juillet, Enguerrand Artaz, stratégiste à La Financière de l'Échiquier, Éric Delannoy, président-fondateur de Tenzing Conseil, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, Léa Marie, directrice exécutive du Slip Français, et Guillaume Gibault, fondateur du Slip Français, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Nicolas Pagniez, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:048h30, les dernières actus, Léo Dumas.
00:07Et c'est le coup d'envoi cette semaine du marathon budgétaire,
00:10puisque Matignon doit rendre ses premiers arbitrages avant mercredi.
00:14Ça va passer par l'envoi des lettres de cadrage,
00:18ce qui permettra ensuite d'entrer dans le dur des discussions,
00:20notamment avec le parti socialiste, Caroline Morisseau.
00:24Ces arbitrages ont valeur de test.
00:26On va s'assurer que tout ce que nous avons négocié dans le dernier budget
00:29soit bien respecté, nous dit un ténor socialiste.
00:32Prime d'activité, ma prime rénovre, pas un euro pour les étudiants.
00:35Le gouvernement a déjà fait une première en torse en gelant une partie du fond vert
00:39pour compenser le coût de la guerre en Iran.
00:41Il ne faudrait pas qu'il remette en cause d'autres concessions accordées aux socialistes,
00:45prévient l'un d'eux.
00:46Ce sera un premier signal avant le budget, ajoute cette même source.
00:50Jusqu'ici, l'exécutif s'est dit prêt à faire comme l'an dernier,
00:53discuter avec le PS pour trouver un compromis.
00:55Mais à ce stade, les responsables socialistes n'ont échangé qu'avec David Amiel,
00:59le ministre du budget.
01:00Pas avec Sébastien Lecornu, nous disent-ils.
01:03Or, le Premier ministre est de plus en plus tiraillé.
01:06Difficile de négocier avec le PS sans se mettre à dos les députés du socle commun,
01:11particulièrement en pleine campagne présidentielle.
01:13Les socialistes risquent de faire monter les enchères.
01:17Et à droite, certains préfèrent encore un budget passé par ordonnance
01:20qu'un nouveau deal coûteux avec la gauche.
01:23Il y a 37 départements en vigilance maximale canicule.
01:27Ce matin, il y a trois réacteurs nucléaires à l'arrêt.
01:29EDF les a mis sur pause pour respecter les limites de température de l'eau des fleuves.
01:35Sept autres réacteurs sont en puissance réduite.
01:38Par ailleurs, le trafic revient à la normale sur la LGV sud-est
01:42dans le secteur de la gare de Lyon à Paris après des dégâts hier
01:46suite à l'incendie en forêt de Fontainebleau.
01:508h32, tensions toujours maximales.
01:52Ce matin au Moyen-Orient, après déjà un week-end de frappes massives,
01:55les attaques et représailles se poursuivent.
01:57Et Téhéran revendique notamment avoir ciblé des installations américaines
02:01à Omane et à Bahreïn.
02:03Tous les autres pays du Golfe disent avoir été visés.
02:07Washington plutôt a fait savoir qu'il avait bombardé des systèmes militaires iraniens,
02:13notamment dans le secteur du détroit d'Hormuz.
02:15Une situation qui inquiète les marchés avec des cours du pétrole
02:19qui ont ouvert en forte hausse jusqu'à 79 dollars pour le baril de Brent.
02:24Merci beaucoup Léo.
02:25Les marchés justement.
02:30Et la tendance à 27 minutes de l'ouverture.
02:33Nicolas ?
02:34On attend des marchés européens orientés dans le rouge,
02:36que ce soit sur le CAC 40 ou sur le DAX,
02:39en lien bien sûr avec la hausse des cours du pétrole
02:41et la reprise des tensions au Moyen-Orient.
02:45On voit que le baril de Brent évolue sous les 79 dollars,
02:48que le WTI est lui repassé aux alentours des 74 dollars.
02:52On parle d'une hausse de 4%, d'un peu plus de 4%
02:55par rapport aux derniers cours du baril du pétrole.
02:59Globalement, on est revenu sur les niveaux de mercredi.
03:01Mercredi où les Etats-Unis avaient remis des sanctions sur le pétrole iranien.
03:05Mercredi où les premiers tirs avaient eu lieu
03:07et où Donald Trump avait annoncé la fin du cessez-le-feu.
03:10Ce niveau des 80 dollars, il faut l'interpréter comme un marché
03:14qui anticipe que globalement ni Washington ni Téhéran
03:18n'ont intérêt à ce que le conflit dure ou grandisse.
03:23Mais en même temps, de l'attention sur le passage du Détroit d'Harmouz,
03:29notamment d'un certain nombre de navires.
03:31On voit par exemple que le 10 ans américain s'est retendu 4,58%.
03:35Le 30 ans américain s'est retendu également 5,08%.
03:39On voit en revanche que l'OAT 10 ans est à 3,86 à l'heure actuelle.
03:44Mercredi, alors que les tensions avaient repris dans le Détroit d'Harmouz,
03:46on était monté à 3,92%.
03:48Donc on est sur cet état d'esprit de prudence, veille,
03:52mais pas de stress démesuré pour le moment.
03:56A noter également qu'on suivra aujourd'hui l'évolution indique EasyJet
04:01qui gagne 14% vendredi alors qu'EasyJet a accepté l'offre du fonds Apollo
04:06supérieure à celle du fonds Castle Lake qui est intervenu quelques jours avant.
04:09Vodafone qui va accueillir Xavier Niel comme premier actionnaire du groupe
04:12a vu son titre progresser de 11,5%.
04:14Et puis on note que SKNX, à Séoul, perd plus de 10%
04:18après avoir gagné environ 11% lors de son premier jour au Nasdaq vendredi.
04:25Voilà, donc il y a un petit effet vaste communiquant
04:27qui est intéressant à constater sur les marchés.
04:28On en parlera plus longuement peut-être dans le Club de la Bourse.
04:31Dans le Club de la Bourse, nous recevons Éric Delanois,
04:33président fondateur de Tenzing Conseil et Anguéran Arta,
04:35stratégiste à la financière de l'échiquier.
04:37Mais avant cela, c'est le monde qui bouge.
04:44Avec Bouan Aliza Capellini,
04:46les ministres des Affaires étrangères de l'Union Européenne
04:48se réunissent à Bruxelles aujourd'hui.
04:50Un thème à l'ordre du jour,
04:51comment interdire le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie ?
04:56Évidemment, le sujet est explosif.
04:58Oui, d'ailleurs, c'est même le sujet d'une guerre en terne
05:00entre Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission Européenne,
05:03et Kaja Kalas, la chef de la diplomatie.
05:06C'est vrai que cette question, elle est très compliquée.
05:08Elle concerne toutes les marchandises qui viennent des colonies israéliennes
05:12situées en dehors des frontières internationalement reconnues d'Israël.
05:16Et cette question, c'est comment on empêche ces marchandises
05:19d'arriver sur le marché européen ?
05:21Alors, ça peut paraître très simple.
05:22En réalité, techniquement, c'est beaucoup plus compliqué que ça,
05:25en sachant quand même que toute cette question est purement politique et symbolique,
05:30parce que selon les chiffres de la commission consultée par Politico,
05:33les échanges avec les colonies de la Cisjordanie représentent seulement 0,5%
05:38du commerce total des Européens avec Israël.
05:41Donc, c'est une question de symbole.
05:43Aujourd'hui, d'ailleurs, ces produits sont déjà exclus de l'accord
05:45entre les Européens et Israël, mais ils arrivent quand même sur le marché européen.
05:50Donc, il y a plusieurs options sur la table qui seront discutées aujourd'hui
05:54par les ministres des Affaires étrangères.
05:56On parle tout d'abord d'une interdiction des importations pure et simple.
05:59Il y a plusieurs pays qui militent pour cette option, notamment l'Irlande et l'Espagne.
06:04Deuxième option, et c'est celle qui est préférée par les Français et les Suédois,
06:08c'est une mise en place de licences d'exportation.
06:10Ça pourrait être assez technique, assez compliqué à réaliser dans la pratique.
06:15Et enfin, une troisième option, c'est celle d'instaurer des droits de douane très élevés
06:19et qui donc empêcheraient de facto les exportations.
06:22En réalité, ça pourrait être l'option qui marche le moins bien
06:25parce qu'Israël pourrait rembourser ses droits de douane et donc rendre cette mesure totalement inefficace.
06:31Voilà les trois options qui seront sur la table à Bruxelles aujourd'hui.
06:33Alors, est-ce qu'ils vont réussir à se mettre d'accord d'une façon ou d'une autre, Annalisa
06:37?
06:37Ça paraît très improbable, déjà parce qu'il y a ce différent entre Ursula von der Leyen et Kaja Kalas,
06:43qui est la numéro 2 de la Commission.
06:45Pourquoi ce différent ?
06:46Parce que la Commission et Ursula von der Leyen estiment que c'est une décision
06:51qui relève de la politique étrangère des 27
06:53et que donc, il faut un accord à l'unanimité de tous les États membres.
06:57Alors évidemment, on en est très très loin, comme un peu dans tous les sujets,
07:00et d'autant plus sur ce sujet qui est très très épineux.
07:04Il y a une division très profonde en Europe avec un groupe de pays,
07:07notamment la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne,
07:08qui insistent pour arrêter totalement le commerce avec les colonies israéliennes
07:12et une autre partie de pays qui sont beaucoup plus frileux sur le sujet,
07:16notamment les Allemands et les Tchèques.
07:19Donc Ursula von der Leyen, elle préfère laisser le choix aux États membres.
07:23Elle dit que la balle est dans le camp des États membres.
07:26Il y a, attention, un trou de souris,
07:27et c'est celui-là que Kaja Kalas, la chef de la diplomatie, compte exploiter.
07:32Elle, elle espère en faire une mesure purement technique, purement commerciale.
07:36Et là donc, il suffirait uniquement le vote à la majorité qualifiée.
07:39Et dans ce cas-là, ça serait un très grand succès diplomatique
07:43pour Kaja Kalas, qui arriverait à imposer sa vision.
07:45Et il faudrait surtout regarder à ce moment-là ce que font les Italiens,
07:48puisque c'est bien le vote des Italiens, qui sont encore indécis pour l'instant,
07:51qui pourrait faire basculer le vote d'un côté ou de l'autre,
07:54en faveur ou contre cette restriction des produits dans les colonies israéliennes.
07:59Est-ce qu'on aura la réponse aujourd'hui, Annalisa ?
08:01Non, non, on n'aura pas la réponse aujourd'hui, pas avant l'automne, en effet,
08:05déjà parce que c'est compliqué de se mettre d'accord, je vous le disais.
08:07Et en plus, parce que les Européens ont bien en tête
08:10qu'il y a une échéance électorale en Israël, fin octobre,
08:14avec des élections législatives prévues.
08:16Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien,
08:18n'est pas du tout assuré de garder sa position.
08:20Il y a plusieurs candidats qui se présentent.
08:24Et les Européens veulent surtout éviter de braquer les Israéliens sur ce sujet,
08:28pour éviter qu'ils se retournent vers des candidats plus extrémistes,
08:32plus nationalistes, encore plus à droite.
08:33C'est pour ça, donc, que les Européens n'ont prévu la prochaine réunion sur le sujet
08:37qu'à l'automne, au mois d'octobre.
08:39Il faudra quand même surveiller ainsi ce qu'il se passe d'ici là,
08:42dans les couloirs de Bruxelles,
08:44parce que c'est là que se décide une partie du futur des relations
08:46entre Bruxelles et Tel Aviv.
08:48Merci Annalisa Capellini, le monde qui bouge,
08:51chronique à retrouver sur notre appli et notre site tous les jours.
08:54Évidemment, Henri Play, dans un instant, je vous l'ai dit,
08:57le Club de la Bourse avec Éric Delanois et Anguéran Arthas,
09:00qui nous rejoignent avec Nicolas Pagnès.
09:01A tout de suite.
09:05Le Club de la Bourse a déjà commencé à discuter sur ce plateau
09:10avec Nicolas Pagnès et nos invités,
09:12Éric Delanois, président fondateur de Tenzing Conseil,
09:15et Anguéran Arthas, stratégiste à la financière de l'échiquier.
09:17Merci beaucoup à tous les deux, messieurs, d'être sur ce plateau.
09:22On va peut-être commencer par cette situation géopolitique,
09:25la reprise de ses tirs,
09:26le détroit d'Ormous à nouveau stabilisé.
09:30Est-ce que ces dirigeants-là ont finalement conscience de la limite
09:34qu'ils ne doivent pas franchir justement par rapport au marché Anguéran ?
09:39Alors, je pense que côté américain, la conscience, elle est là.
09:42Il y a une corrélation entre la politique américaine et le niveau des marchés
09:45depuis un certain nombre d'années, notamment sous Donald Trump, qui est assez forte.
09:49Ceci étant dit, il y a un réel problème côté américain,
09:52c'est qu'on a le sentiment qu'il n'y a pas vraiment de stratégie finale.
09:56C'est-à-dire qu'on a le sentiment que la diplomatie américaine
09:59ne sait pas vraiment quel ordre régional elle veut obtenir au Proche-Orient,
10:05notamment autour de l'Iran.
10:06Ce qui fait qu'en fait, on est toujours dans un jeu un petit peu d'hésitation.
10:13Il y a l'impression d'avancer.
10:14Il y a la pression à un moment donné des marchés d'une part,
10:17mais aussi du consommateur américain avec les prix du pétrole, etc.
10:19Puis avec l'échange des mi-termes qui approche,
10:21qui pousse un peu, notamment Donald Trump, à avoir sa copie.
10:25Mais finalement, on voit que tout ça n'est pas très...
10:28Ça ne répond pas à une stratégie globale très pensée.
10:31Et donc, oui, il y a un rappel des marchés.
10:34Pour l'instant, ceci dit, la réaction des marchés est quand même franchement bénigne.
10:39Elle est presque plus forte sur la partie IA,
10:40on en parlera peut-être après, que sur ce qui est lié à l'Iran.
10:44Donc, je ne suis pas sûr qu'à ce stade, le marché soit encore une force de rappel,
10:48notamment pour la diplomatie américaine.
10:49Eric ?
10:50Moi, je pense que ce conflit va durer de manière larvée
10:56parce que les objectifs des deux pays sont totalement divergents.
10:59Il y a un premier pays, les États-Unis, qui est en train de regarder l'inflation,
11:03comment elle évolue, l'évolution des marchés,
11:05et donc n'a pas intérêt à ce que le pétrole reprenne un prix trop élevé
11:10et qu'il y ait des tensions géopolitiques,
11:11parce que, mine de rien, les midterms arrivent.
11:13Et de l'autre côté, il y a l'Iran qui est en train de jouer sa crédibilité
11:16sur sa capacité à gérer le détroit d'Hormuz.
11:18En fait, ils ont découvert, je pense qu'ils avaient depuis très longtemps en tête,
11:22qu'en gros, ils sont incontournables dans la gestion
11:24de ce détroit incontournable pour le pétrole mondial,
11:29et que ça fait très longtemps qu'ils avaient envie
11:31d'en tirer un bénéfice économique.
11:34Et qu'à ce titre-là, comme d'un côté le bénéfice économique de l'Iran
11:38ira contre les marchés mondiaux,
11:39parce que ça va renchérir les importations de pétrole,
11:42quoi qu'on en dise, à travers des coûts supplémentaires,
11:44on a des divergences majeures.
11:46Et Trump, aujourd'hui, il a probablement envie
11:48de pouvoir affaiblir la capacité de l'Iran à gérer ce détroit d'Hormuz,
11:52plutôt que de chercher un accord qui ne durera pas
11:55tant que l'Iran ne cherchera pas à mettre en place cette crédibilité-là.
11:59D'ailleurs, vous avez remarqué qu'on a totalement évacué
12:01la problématique du nucléaire.
12:03On n'en parle plus du tout.
12:04– Mais une question quand même sur le message des marchés aujourd'hui,
12:08le 13 juillet, il nous dit quoi ?
12:10Puisqu'on a du coup le Bren qui est revenu sous les 80 dollars,
12:13le WTI qui est à 74 dollars,
12:15les taux américains qui remontent un petit peu,
12:17l'OAT française qui, mercredi,
12:20quand on a vu la reprise des tensions,
12:22est montée jusqu'à 3,92,
12:23on est à 3,86 à l'heure actuelle.
12:26On a l'impression quand même qu'on a un cessez-le-feu
12:29dont Donald Trump a dit qu'il était caduque.
12:31On a une reprise des sanctions sur le pétrole iranien
12:34et un marché qui reste prudent,
12:37mais qui veut croire que ça ne durera pas.
12:39C'est un scénario qu'on a déjà connu quand même
12:41depuis plusieurs mois.
12:42Mais finalement, il n'y a pas de stress aujourd'hui.
12:45Il y a juste une petite prudence, une petite veille,
12:47mais il n'y a pas de gros stress sur les marchés.
12:49– Éric ?
12:49– Mais parce qu'on est justement, à mon avis,
12:51dans une guerre qui n'est pas une guerre en fait.
12:53On est dans une négociation qui prend la forme d'une guerre
12:55à un niveau zéro de temporalité.
12:57C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les marchés
12:59sont en train d'anticiper qu'il va y avoir
13:01un nouvel ordre qui va s'installer
13:03avec des nouvelles conditions de marché
13:05qui vont s'installer, notamment sur la route du pétrole
13:07et que ça ne génère pas des effets
13:10qui pourraient être liés à des effets de destruction,
13:12mais ça génère des effets de stress
13:13qui sont liés à des effets de gestion.
13:15– Et donc les États-Unis qui s'aideraient devant l'Iran ?
13:17– Mais ils s'aideront devant l'Iran
13:19parce que d'abord, les Perses ont une tradition de négociation
13:21qui est millénaire et qu'à ce titre-là,
13:23ils arriveront à leur fin.
13:24Maintenant, ça va être le niveau.
13:26La France et l'Europe ont un rôle à jouer d'ailleurs là-dedans
13:28sur le fait qu'Emmanuel Macron l'a rappelé.
13:30Il ne voulait pas que le détroit d'armouze soit payant.
13:33Donc il va y avoir un jeu d'équilibre qui va s'installer.
13:36Parce qu'il y a de la préparation,
13:37les États-Unis céderont tout
13:38parce qu'ils n'ont aucun levier pour le faire.
13:40Ils ne sont même pas tellement concernés
13:42par le détroit d'armouze
13:42compte tenu de la faiblesse du pétrole américain.
13:45Donc ils ont mis le doigt dans un engrenage
13:47qu'ils ne maîtrisent pas,
13:48qui donne l'occasion à l'Iran
13:49de pouvoir négocier à une forme de nouvel ordre mondial
13:51sur le pétrole mondial.
13:53Les marchés enterrinent ça.
13:54On n'est pas dans un ordre de destruction.
13:56On est dans un ordre de gestion.
13:57Mais ça veut dire, pardon,
13:58peut-être pour Anguéran Arthas,
14:00que si je vous suis donc en fait
14:02du passage payant au sein du détroit d'armouze,
14:04ça veut dire des prix du baril plus élevés,
14:06un besoin de reconstituer des réserves stratégiques
14:08qu'on a libérées pour limiter le choc d'offres,
14:11ça va là aussi dans un scénario
14:12de prix du baril plus élevé,
14:14peut-être pas là à court terme,
14:15mais à moyen ou long terme, Anguéran Arthas.
14:17Parce que les marchés anticipent aujourd'hui,
14:19c'est effectivement l'addition de ces coûts supplémentaires
14:22que vous mentionniez juste avant,
14:24mais avec une perspective de moyen-long terme
14:27dans une reconstruction des stocks
14:28qui va prendre un peu de temps.
14:30En face, on a quand même une demande
14:31qui a été un petit peu affectée.
14:32Donc, globalement, un prix du pétrole
14:35plus élevé évidemment qu'en début d'année,
14:37mais qui ne part pas sur des niveaux extrêmes
14:39qui seraient de nature à choquer l'économie.
14:42Parce que justement, je reviens sur ce qui a été dit justement,
14:44en fait, je suis assez d'accord,
14:45c'est-à-dire que les marchés prissent
14:46qu'on est toujours dans une négociation.
14:48Donc, avec en plus des États-Unis
14:50qui finalement n'ont pas de levier très fort pour agir.
14:54Donc, on va à un moment donné parvenir à un accord.
14:57En tout cas, c'est ça que les marchés aujourd'hui price.
15:00Ceci étant dit, il y a quand même, à mon avis,
15:01un peu de complaisance, parce que vous le rappelez,
15:02les réserves stratégiques ont quand même été bien utilisées.
15:04Les stocks de pétrole mondiaux sont très bas.
15:06On a une saisonnalité de la demande de pétrole
15:09qui n'est pas très bonne.
15:10On arrive sur la demande estivale,
15:11plus ensuite la période de reconstitution des stocks,
15:14notamment de fuel pour l'hiver.
15:15Donc, il y a pour l'instant une complaisance des marchés
15:19parce qu'on pense qu'on est simplement
15:20dans un nouvel épisode finalement de la négociation.
15:24Il ne faudrait pas que ces épisodes quand même
15:26durent trop longtemps
15:27et que les flux par ormouze restent trop fermés
15:29parce que l'état des stocks mondiaux de pétrole
15:33ne le permettra pas sans une envolée
15:35après du prix sur les prochains mois.
15:37D'autant que vous disiez que les États-Unis
15:38ne sont pas tellement concernés,
15:39mais la Chine, elle l'est, elle n'a aucun intérêt
15:42à ce que ça dure comme ça encore pendant longtemps, Eric ?
15:44Non, personne n'a vraiment intérêt
15:46à ce que ça dure comme ça longtemps.
15:47Donc, je pense qu'il y a une double pression qui va se faire.
15:49Il y a effectivement la Chine qui va, à mon avis,
15:51à un moment, peser sur les événements.
15:53Je ne sais pas encore moi de quelle manière.
15:54Et puis, il y a les mid-torms
15:55qui sont quand même des cordes de rappel fondamentales quand même.
15:57Enfin, cordes de rappel qui, je rappelle,
16:00pétrole égale inflation, prix mondiaux qui augmentent.
16:02Donc, Trump, quand même, va être jugé sur cette thématique-là.
16:06On sent bien qu'il n'a pas non plus intérêt, lui,
16:09à ce que ça dure.
16:09Je pense qu'ils sont dans une impasse aujourd'hui.
16:12Enfin, il ne peut pas faire autrement
16:14que faire ce qu'il fait
16:15en espérant que ça dure le moins longtemps possible.
16:17Effectivement, la Chine va rentrer dans le jeu.
16:19De quelle manière, je ne sais pas.
16:21On parle d'intelligence artificielle également ce matin, Nicolas.
16:23On peut peut-être commencer avec vous, Anguéran,
16:25et commenter cette grande IPO, méga IPO
16:28qui a eu lieu aux États-Unis vendredi.
16:30Est-ce qu'il y a une X qui est rentrée en bourse ?
16:31Donc, au Nasdaq, deuxième plus grosse IPO de tous les temps,
16:3526,5 milliards de dollars levés,
16:38deuxième IPO après SpaceX.
16:40Première journée de cotation,
16:42SKNX gagne 12% à Wall Street.
16:44SKNX, on le rappelle, qui est coté à Séoul,
16:46qui a dépassé les 1 000 milliards de dollars
16:48de valorisation à Séoul.
16:49Aujourd'hui, à Séoul, cette nuit, moins 12%.
16:53Dans un contexte où les semi-conducteurs
16:55ont beaucoup performé depuis le début de l'année,
16:57voire même avant mai,
16:59où on voit des questionnements à l'heure actuelle
17:01sur les niveaux de valorisation,
17:02comment est-ce qu'on interprète cet IPO ?
17:03Est-ce que c'était le bon timing
17:04pour une telle entreprise,
17:06de l'envergure de SKNX,
17:08d'aller au Nasdaq vendredi ?
17:11La question peut toujours se poser.
17:12Ceci dit, c'est plus une diversification
17:15de là où l'action est cotée,
17:18plutôt qu'une introduction complètement nouvelle,
17:20comme ça pourrait être le cas pour Anthropik,
17:22ou pour une AI dont on parle.
17:23Et sur souscrite cette fois,
17:25donc ça répond en partie à la question.
17:26La demande était là, très clairement.
17:28Après, ce que ça nous dit,
17:29ça nous dit deux choses.
17:30Ça nous dit, d'une part,
17:31parce que vous mentionniez que la cotation à Séoul,
17:35elle, est en forte baisse,
17:36tandis qu'il y a eu une demande assez forte
17:38pour la cotation au Nasdaq.
17:39Ça nous montre qu'il y a quand même
17:40un arbitrage des flux.
17:42On a simplement des gens qui, en fait,
17:44rapatrient du cash qui était investi en Corée
17:46et qui vont la mettre sur l'ADRS KNX
17:49plutôt cotée aux US, tout simplement.
17:51Et puis ça, ça s'inscrit dans un contexte global
17:54sur les semi-conducteurs
17:55qui a un peu plus heurté depuis quelques semaines.
17:58Tout simplement parce que le marché
18:00est en train de se rappeler
18:01pourquoi il n'aimait pas ce secteur
18:02pendant des décennies.
18:03Parce que c'est un secteur extrêmement cyclique
18:06et le marché est en train de s'en rappeler.
18:07Alors oui, le cycle qu'on a aujourd'hui
18:09est sans doute beaucoup plus fort
18:10et beaucoup plus long que les cycles précédents
18:12à cause de la demande de l'IA.
18:13Mais ça n'en reste pas moins
18:15un cycle des semi-conducteurs.
18:16Et on a vu ces derniers jours
18:18le prix de la mémoire,
18:20de ce qu'on appelle la DRAM,
18:21le prix à l'export de la DRAM coréenne
18:23qui baissait pour la première fois
18:25depuis septembre dernier.
18:26Donc ça renforce les doutes,
18:28non pas sur la demande globale,
18:31la demande globale va rester importante,
18:32mais plutôt sur la croissance de cette demande.
18:34Comme toujours, les marchés ont un peu tiré la ligne
18:36en se disant ça va continuer comme ça
18:37pendant longtemps.
18:38Il est en train de se rappeler
18:39que c'est cyclique
18:40et que donc la dérivée seconde,
18:41elle peut ralentir un petit peu.
18:42Et avec aussi peut-être un élément
18:43sous-estimé par les marchés.
18:44En tout cas, selon vous,
18:45Éric Delannoy, c'est ce sujet
18:47concentration de la valeur,
18:48répartition de la valeur,
18:49partage de la valeur
18:50de ces grandes sociétés
18:52qui bénéficient de la thématique
18:53intelligence artificielle.
18:54Je pense qu'il y a
18:55beaucoup d'essoufflement
18:56qui est en train de se montrer aujourd'hui.
18:59Il faut quand même se rappeler
19:00qu'Amazon vient de mettre en place
19:01une émission obligataire
19:03qui n'a pas très bien marché.
19:05Il y a un ensemble d'émissions obligataires
19:07de la tech
19:08qui ne marchent plus très bien.
19:09C'est-à-dire qu'on commence
19:10à y avoir un doute
19:11sur la capacité
19:12de ces géants-là
19:14à pouvoir rembourser
19:15et à tenir
19:16les engagements
19:17de leurs dettes.
19:18Alors, ça pose deux questions.
19:19Ça pose une première question
19:20qui est,
19:21compte tenu de tous
19:22les investissements gigantesques
19:24qui ont été faits,
19:25de deux choses l'une.
19:26Soit on est sur
19:27de la subvention pure et dure
19:29de ce que sera
19:30le monde de demain.
19:31Et en fait,
19:31c'est de la philanthropie.
19:32J'y crois pas une demi-seconde.
19:34Soit un jour ou l'autre,
19:35il va y avoir
19:36une demande
19:37de rendement
19:38sur ces investissements gigantesques.
19:41Et je ne suis pas convaincu
19:42que les gains de productivité
19:43que permettra l'IA
19:44seront capables
19:45de supporter
19:46un remboursement de dette
19:47à ce niveau-là.
19:48Et donc,
19:49à ce titre-là,
19:50on risque d'avoir
19:50un phénomène,
19:51un double phénomène.
19:52Premier phénomène,
19:53on commence à voir,
19:54on estime qu'aujourd'hui,
19:5540% des projets agentiques
19:58seront abandonnés en 2027
20:00parce que trop consommateurs
20:01de tokens.
20:01Au niveau des entreprises clientes ?
20:03Au niveau des entreprises.
20:03Du côté d'entreprise,
20:04il risque d'y avoir
20:05une mise à niveau
20:06de ce ne sera pas tout IA,
20:08ce ne sera pas la course à IA,
20:09mais on va revenir
20:10sur dans quels endroits
20:11on met l'IA,
20:13dans quelle chaîne de valeur.
20:15Et donc, forcément,
20:15les investissements
20:16vont être beaucoup plus faibles.
20:17Et le deuxième phénomène,
20:18c'est qu'il y a des acteurs
20:19de la tech et des investisseurs
20:21qui vont prendre
20:21un bouillon monstrueux
20:22avec des impacts
20:23sur les indices mondiaux
20:24qui risquent d'être monstrueux.
20:25Ça, c'est le premier phénomène
20:26sur le marché.
20:27Après, il y a le phénomène
20:28sur le sociétal.
20:29Le sociétal,
20:30quand on voit
20:30que les bénéfices de Google
20:32dans ce que moi,
20:33j'ai appelé la rente informationnelle
20:34qui est beaucoup plus importante
20:36que n'importe quelle
20:37entreprise classique
20:38parce que c'est
20:39des rendements croissants,
20:40avec ces boîtes de la tech,
20:41on a des rendements
20:42hyper croissants.
20:43Et qu'à ce titre-là,
20:44on risque d'avoir
20:44une concentration de la valeur
20:45qui se fasse sur un nombre
20:46très limité d'entreprises,
20:49très limité de personnes
20:50au détriment du plus grand nombre
20:51avec des inégalités,
20:52des fractures sociales
20:53qui risquent d'exploser
20:53dans les dix prochaines années.
20:54– Et ça, c'est un sujet marché ?
20:56C'est un sujet sociétal évident,
20:58mais est-ce que c'est un sujet marché ?
20:59– C'est un sujet systémique,
21:00en réalité,
21:01c'est un sujet systémique.
21:02Il est marché du côté des entreprises
21:03parce qu'on voit bien
21:04que les problématiques
21:05de masse d'investissement
21:07et de capacité de tenir
21:08les remboursements de dettes
21:09vont à un moment…
21:10Enfin, les marchés
21:12vont finir par se dire
21:14que soutenir la tech,
21:16c'est un puissant fonds
21:17et donc on aura
21:18des effets correctifs,
21:19me semble-t-il,
21:19extrêmement importants.
21:21Et puis après,
21:21encore une fois,
21:22si les effets sociétaux
21:23prennent le pas,
21:25on va avoir des phénomènes
21:27qui sont larvés aujourd'hui.
21:28On l'a vu,
21:29les gilets jaunes,
21:30les marchés n'aiment pas
21:31les instabilités sociales.
21:32– Peut-être un mot,
21:34pour continuer avec vous,
21:35Anguero Arthas,
21:36mais dans cette course
21:37aux IPO qu'on voit cette année,
21:38on a vu SpaceX,
21:39il y a également OpenAI
21:40et Anthropik
21:40qui sont également concernés.
21:42Anthropik qui a annoncé
21:42au trimestre précédent
21:43avoir touché la rentabilité
21:45pour la première fois
21:46de son histoire.
21:47Est-ce que du coup,
21:48ça vient mettre
21:48un petit bémol
21:49à ce que nous dit Eric
21:50ou au contraire,
21:51vous restez dans cette même,
21:52dans ce même questionnement
21:54de rentabiliser
21:55sur le long terme
21:56ces investissements
21:57faramineux
21:57dans la course
21:58à l'intelligence artificielle ?
21:59– La question de la rentabilité,
22:01elle n'est pas réglée
22:01parce qu'on a fait
22:02une fois un trimestre,
22:03on a dégagé des bénéfices.
22:04Ça, c'est très clair,
22:06d'une part.
22:06Et d'autre part,
22:08il y a un vrai problème,
22:09on parlait de la dette,
22:10des levées de dette d'Amazon,
22:11etc.
22:11Il y a un vrai problème
22:12aujourd'hui
22:12de capacité d'absorption
22:13du marché.
22:14C'est vrai pour les IPO,
22:15capacité d'absorption
22:16du marché actions,
22:17et c'est encore plus vrai
22:18pour le marché du crédit.
22:20Il y a une note
22:21très récente
22:22de Goldman Sachs
22:22sur le sujet
22:23qui montre très bien
22:24qu'on a un vrai risque
22:26que le marché du crédit américain
22:28ne soit pas en mesure
22:29d'absorber l'offre de papier
22:32qui va être émise
22:33par les grandes entreprises
22:34qui appellent
22:34les hyperscalers
22:35pour financer
22:36les dépenses d'IA.
22:37Et ça,
22:38c'est un sujet
22:38qui est même,
22:39c'est même avant
22:39le sujet du remboursement
22:40de la dette
22:41et de la rentabilité
22:42de ce remboursement,
22:42c'est un sujet simplement
22:43d'avoir en face
22:45la demande nécessaire
22:47pour pouvoir lever
22:48des fonds sur les marchés.
22:49Donc il y aura peut-être
22:50des acteurs en fait
22:50qui ne pourront pas
22:51aller au bout de la course
22:52faute de financement,
22:53faute de trouver
22:54des investisseurs ?
22:55C'est très possible
22:55et en tout cas
22:57pas aux conditions attendues
22:59ou pas dans les caractéristiques
23:02attendues.
23:02Et ça, évidemment,
23:03ça peut avoir après
23:04des effets en chaîne
23:04puisque moins de capacité
23:06de financement
23:07égale un peu moins
23:08de dépenses d'investissement,
23:09égale un peu moins
23:10de demandes
23:11sur les semi-conducteurs,
23:12égale, égale, etc.
23:13Et donc vous avez
23:13un effet domino comme ça
23:14qui peut se mettre en place.
23:15Pas parce que l'IA
23:17ne va pas fonctionner
23:18ou autre,
23:18simplement parce que
23:19la croissance,
23:20la dérivée seconde
23:21de la croissance,
23:22à un moment donné,
23:22va ralentir
23:23et que comme toujours,
23:24le marché ne l'anticipe pas
23:26et presse une croissance
23:26infinie à long terme.
23:28Le club de la bourse.
23:29Merci messieurs
23:30Éric Delanois,
23:30président fondateur
23:31de Tenzing Conseng
23:32et Anguéran Arthas,
23:33stratégiste à la financière
23:34de l'échiquier.
23:35Vous allez parler
23:36dans un instant
23:37d'une autre IPO
23:38dans une moindre mesure,
23:39celle du slip français,
23:39Nicolas Pagnès.
23:40Exactement,
23:41on aura le plaisir
23:41d'accueillir Guillaume Gibault
23:42et Léa-Marie
23:43pour évoquer cet IPO
23:45du slip français.
23:46Premier jour de cotation
23:47demain sur Euronext Grosse.
23:49On en parlera dans un instant
23:50dans Good Morning Market
23:51et puis on commentera
23:53l'ouverture des marchés européens
23:55attendus dans le rouge
23:55pour le moment.
23:56Good Morning Market
23:57dans un tout petit instant
23:58sur BFM Business.
23:59Merci de nous avoir suivis.
24:00Vous pourrez retrouver
24:01tous nos invités,
24:02toutes nos chroniques
24:02sur notre site.
24:04Quant à moi,
24:04je vous retrouve demain
24:05à 6h58.
24:07Très bonne journée
24:07sur BFM Business.
24:10BFM Business présente
24:13Good Morning Market
24:15Nicolas Pagnès
24:18Bonjour à toutes et à tous
24:19et bienvenue dans
24:20Good Morning Market.
24:21Nous sommes ensemble
24:21jusqu'à 9h15
24:22en direct sur BFM Business
24:24pour commenter
24:25l'actualité des marchés
24:26et la tendance des marchés
24:27à l'ouverture,
24:28des marchés
24:28qui sont attendus
24:29pour le moment
24:30dans le rouge en Europe
24:32que ce soit sur le CAC 40
24:33ou sur le DAX
24:35en lien bien sûr
24:36avec la hausse
24:36des cours du pétrole.
24:38Un baril de Brent
24:39qui est aux alentours
24:39des 80 dollars
24:41tandis que le WTI
24:42est lui aux alentours
24:43des 74 dollars
24:44en réaction aux tensions
24:46que l'on peut voir
24:46entre les Etats-Unis
24:47et l'Iran
24:48et avec la réduction
24:50du nombre de navires
24:51qui peut évoluer
24:53dans le détroit d'Hormuz
24:54à l'heure actuelle.
24:55Ça a d'ailleurs eu
24:56pour incidence
24:56de faire grimper
24:58les taux américains
25:00sur des niveaux
25:00qu'on avait déjà connus
25:02mercredi
25:02lorsque les tensions
25:03avaient officiellement repris
25:04entre les Etats-Unis
25:05et l'Iran.
25:06Le 10 ans américain
25:07qui est aux alentours
25:07des 4,5%.
25:09Le 30 ans américain
25:10qui est lui
25:10aux alentours
25:10des 5,08%
25:12tandis que l'OAT
25:1310 ans
25:14a progressé
25:15également ce matin
25:16aux alentours
25:17des 3,86%.
25:20On en parlera évidemment
25:20dans un instant
25:21mais tout de suite
25:22c'est le journal
25:22de Léo Dumas.
25:25Good morning market
25:27Le journal
25:28Et donc effectivement
25:29les attaques
25:30et les représailles
25:31qui se multiplient
25:32entre les Etats-Unis
25:33et l'Iran
25:34ça a duré tout le week-end
25:35ça se poursuit ce matin
25:36avec toujours ce schéma
25:38habituel
25:38Annalisa Capellini.
25:39Absolument
25:40avec des frappes
25:41dans les deux sens
25:41avec les américains
25:42qui ciblent
25:43les capacités militaires
25:44iraniennes
25:44aux abords
25:45du détroit d'Hormuz
25:46et des ripostes iraniennes
25:48sur les intérêts
25:49américains
25:50dans la région
25:51Bahreïn
25:51les Émirats Arabes Unis
25:52Jordanie et Kovait
25:53tous disent avoir été
25:55ciblés par l'Iran
25:56ces dernières heures
25:57mais Teheran a ciblé aussi
25:58Oman
25:59avec qui pourtant
26:00les discussions se poursuivent
26:01sur la gestion
26:02du détroit d'Hormuz
26:03ces derniers jours
26:04et le Qatar
26:05le Qatar qui avait été
26:06un des médiateurs
26:07dans les négociations
26:08avec les américains
26:09c'est presque un symbole
26:11qui nous dit que
26:11du côté des iraniens
26:12aussi l'accord intérimaire
26:14de cesser le feu
26:14signé au mois de juin
26:16n'est plus en vigueur
26:17il reste aussi
26:18des incertitudes
26:19quant à la situation
26:20dans le détroit d'Hormuz
26:21oui parce que
26:22ce week-end
26:22l'Iran a annoncé
26:24la fermeture du détroit
26:25jusqu'à nouvel ordre
26:26je les cite
26:27information contredite
26:28par l'administration
26:29américaine
26:30qui affirme
26:31que le détroit
26:31reste ouvert
26:33à tous
26:33à la navigation libre
26:34et que l'armée américaine
26:36va se charger
26:36de garantir
26:37la liberté de navigation
26:38dans une voie maritime
26:39merci Annalisa Capellini
26:40la réaction de Jean-Noël Barraud
26:42ce matin
26:42le ministre des affaires étrangères
26:43qui appelle toutes les parties
26:45à revenir au protocole d'accord
26:47trouvé ce fin juin
26:48avec des négociations
26:49qui doivent porter
26:50sur le programme nucléaire iranien
26:52ce sera la condition préalable
26:55à la levée de toute sanction
26:56écoutez
26:57il va de soi
26:58qu'il n'y aura aucune levée de sanctions
27:00sur le régime iranien
27:02tant qu'il n'aura pas renoncé
27:04à son programme nucléaire
27:06renoncé à son projet révolutionnaire
27:08qui déstabilise sa région
27:09renoncé à son programme
27:10de missiles balistiques
27:11dont certains pourraient
27:12un jour être en capacité
27:14de viser l'Europe
27:15étant qu'il n'aura pas rendu
27:16aux Iraniens
27:17la liberté
27:18de construire
27:19leur propre avenir
27:19puis à 9h02
27:21une information
27:22dans l'actualité
27:22des entreprises
27:23avec le début ce matin
27:24d'une grève nationale
27:25en Corée du Sud
27:26chez Hyundai Motors
27:28une grève partielle
27:29toutefois
27:304h par jour seulement
27:31jusqu'à mercredi
27:33avec près de 40 000 salariés
27:34qui vont prendre part
27:35à ce mouvement
27:36et deux revendications
27:37une hausse des primes
27:38de performance
27:39et des salaires
27:40d'un côté
27:40et puis le report
27:41de l'âge de départ
27:43à la retraite
27:44afin de toucher
27:45ces salaires
27:46pendant plus longtemps
27:49le CAC 40
27:50qui ouvre en recul
27:51de 0,26%
27:54à 8 317 points
27:55le DAX
27:56qui ouvre lui aussi
27:58en recul
27:58à 24 969 points
28:03l'Eurostox
28:03qui de son côté
28:05ouvre en recul
28:05également
28:05à 6 243 points
28:09parmi les plus fortes
28:10hausses du jour
28:11on voit que Total Energy
28:12gagne 2,44%
28:14Sanofi 0,56%
28:16Orange plus 0,47%
28:18ou encore Euronext
28:19plus 0,41%
28:21parmi les plus fortes
28:22baisses du jour
28:23en note ST Microelectronics
28:24moins 2,29%
28:26ArcelorMittal
28:26moins 1,65%
28:28Schneider Electric
28:29moins 1,21%
28:30ou encore Legrand
28:31moins 1%
28:33on regarde bien sûr
28:34ce qui se passe
28:34du côté du baril de Brent
28:35puisque c'était la nouvelle
28:36de ce week-end
28:37sur les marchés
28:39la progression
28:40des prix du pétrole
28:42de plus de 4%
28:43à l'ouverture
28:44cette nuit
28:45le baril de Brent
28:46qui est sous les 79 dollars
28:48à 78,82 exactement
28:50le WTI
28:51qui lui est aux alentours
28:52des 74 dollars
28:54une progression
28:55des barils de pétrole
28:56qui est une réaction directe
28:58à la reprise des tensions
29:00dans le détroit d'Hormuz
29:01et qui a eu pour incidence
29:02de faire monter les taux
29:05en Europe
29:06mais aussi aux Etats-Unis
29:07alors on n'est pas revenu
29:08au niveau
29:09qu'on avait vu
29:10mercredi dernier
29:11mais ça monte quand même
29:12une certaine vigilance
29:14de la part des marchés
29:16sur la situation
29:18on reviendra bien sûr
29:19sur tous ces éléments
29:20dans Good Morning Market
29:22à noter que nous aurons
29:22le plaisir également
29:23de recevoir dans un instant
29:24dans Good Morning Market
29:25Guillaume Gibault
29:26le fondateur du Slip français
29:27et Léa Marie
29:27la directrice exécutive
29:28du Slip français
29:29afin de revenir
29:30sur l'IPO
29:31du Slip français
29:32qui fera ses premiers pas
29:34sur Euronext
29:34Euronext Gros
29:35demain
29:36mardi
29:3714 juillet
29:38on en parle dans un instant
29:39à tout de suite
29:50Vous êtes toujours en direct
29:52sur BFM Business
29:53dans Good Morning Market
29:54avec un CAC 40
29:55qui a ouvert en recul
29:57de 0,11%
29:59à 8329 points
30:01tandis que le DAX
30:02lui a ouvert en recul
30:03de 0,23%
30:04à 25009 points
30:06l'Eurostock 50
30:07qui lui recule
30:07de 0,3%
30:08à 6251 points
30:11on commente
30:12l'ouverture des marchés
30:13avec Alexandre Baradez
30:14chef analyste
30:15chez IG
30:15bonjour Alexandre
30:17le pétrole revient
30:17sur le devant de la scène
30:19le baril de Brent
30:20est sous les 79 dollars
30:21le WTI
30:22sous les 74 dollars
30:23est-ce qu'on peut parler
30:24de vigilance
30:24à ce stade
30:25on n'est pas sur un stress
30:26démesuré
30:27mais on a quand même
30:28le marché
30:28qui réagit
30:29à la reprise
30:31des tirs
30:31entre les Etats-Unis
30:32et l'Iran
30:32au sujet du détroit d'Hormuz
30:35effectivement
30:35bonjour Nicolas
30:36bonjour à tous
30:36il y a une forme de vigilance
30:37qui s'opère
30:37parce qu'on voit
30:38que le baril rebondit
30:39de 3 à 4% ce matin
30:40donc c'est pas fou
30:41on rappelle que
30:42dans les premiers jours
30:43du conflit
30:43au tout début
30:44fin février
30:45début du mois de mars
30:46on était passé en ligne droite
30:47de 75 dollars le baril
30:49vers les 100 dollars
30:50et même au-delà
30:51dans les jours
30:51qui avaient suivi
30:52donc là
30:523 à 4%
30:54de rebondus du pétrole
30:55c'est pas fou
30:56mais simplement
30:56ce que les marchés
30:58sont vigilants
30:59c'est au niveau des taux
30:59parce que vous l'avez bien dit
31:00dans vos titres
31:00on rappelle que les taux
31:02n'avaient eux pas retrouvé
31:03leur trajectoire normale
31:04quand je parle des taux
31:05c'est quoi ?
31:05c'est les taux de référence
31:06c'est le taux à 10 ans
31:07de la France
31:07le taux à 10 ans d'Allemagne
31:08le taux à 10 ans
31:09des Etats-Unis également
31:10tous ces taux
31:11qui s'étaient tendus
31:12lors de la première phase
31:13du conflit au printemps
31:15et bien malgré le fait
31:15que le pétrole
31:16entre temps
31:17soit retombé
31:17sur ces niveaux
31:18de pré-crise en fait
31:19et bien les taux
31:20ne s'étaient pas détendus
31:21parce que toujours
31:21des questions
31:22sur le niveau d'inflation
31:24aux Etats-Unis
31:24sur le niveau des taux
31:25sur le niveau d'inflation
31:26aussi en Europe
31:26et en fait
31:27c'est ça que le marché
31:28d'action surveille
31:29c'est la réaction
31:30que le rebond du pétrole
31:31porte sur les taux
31:32aussi évidemment
31:33sur les secteurs concernés
31:34toutes les valeurs
31:35industrielles
31:35les valeurs
31:36qui consomment l'énergie
31:38en bourse
31:39notamment dans tout
31:39le secteur industriel
31:40et par exemple
31:41des indices comme le DAX
31:42dans lequel vous en trouvez
31:43plusieurs
31:43donc on voit
31:44qu'il y a une forme
31:44de vigilance
31:45sur les actions
31:45et les actions
31:48les marchés
31:48les investisseurs
31:49regardent ce qui se passe
31:50sur les taux
31:50par rapport aux anticipations
31:52de banques centrales
31:53il est clair
31:53que si le pétrole
31:54rebondit de 15-20%
31:55et se maintient
31:56sur ce niveau-là
31:57dans les semaines qui arrivent
31:58et bien la question
31:59d'une seconde hausse de taux
32:00de la BCE
32:01à la rentrée
32:01va revenir sur la table
32:02elle est déjà vraiment partie
32:03d'ailleurs
32:04mais les perspectives
32:05avaient diminué
32:06avec l'atténuation du conflit
32:07donc ces perspectives
32:08peuvent revenir sur la table
32:09et pour la réserve fédérale également
32:11là on sait que c'était
32:12plus tendu côté des Etats-Unis
32:13parce qu'ils avaient
32:14beaucoup de mal
32:14de leur côté
32:15à faire déjà redescendre
32:16l'inflation à 2%
32:17avant la guerre en Iran
32:18donc le sujet
32:19d'une hausse de taux
32:19de la Fed
32:20va s'accroître également
32:21et puis je pense
32:21qu'il y a aussi
32:22l'approche
32:22de la saison des résultats
32:23qui peut jouer un petit rôle
32:25le marché était
32:26aux Etats-Unis
32:27un petit peu sur la réserve
32:28avant ces résultats
32:29donc là
32:29la reprise
32:30des hostilités
32:31entre les parties
32:32au Moyen-Orient
32:33effectivement
32:34dans un contexte
32:34pré-résultat également
32:35peut pousser
32:36certains investisseurs
32:37à être un peu
32:38sur la réserve
32:38en début de semaine
32:39Merci Alexandre Baradez
32:41d'avoir été avec nous
32:41en direct au démarché
32:42je rappelle que vous êtes
32:43chef analyste chez IG
32:44et quant à nous
32:45on se retrouve maintenant
32:46dans le focus du jour
32:48Le focus du jour
32:49c'est bien sûr
32:50cette IPO
32:51qui interviendra
32:51demain
32:52sur Euronext Grosse
32:54l'IPO du Sleep Français
32:55nous avons le plaisir
32:56d'accueillir
32:56pour commenter
32:57cette IPO
32:58Léa Marie
32:59directrice exécutive
33:00du Sleep Français
33:01bonjour Léa
33:01et Guillaume Gibault
33:02fondateur du Sleep Français
33:03bonjour Guillaume
33:04bienvenue à tous les deux
33:06c'est donc demain
33:07que le Sleep Français
33:08fera ses premiers pas
33:09en bourse
33:10sur Euronext Grosse
33:11on peut peut-être
33:11commencer avec vous
33:13tiens Léa
33:13pour commenter
33:15ces chiffres
33:17sursouscription
33:17d'1,15 fois
33:19exactement
33:20il y a plus de demandes
33:21que d'offres
33:22pour l'IPO
33:23du Sleep Français
33:23avant même
33:24ses premiers pas
33:25en bourse
33:26c'est une nouvelle
33:27dont on se félicite
33:28au sein du Sleep Français
33:29on est hyper fiers
33:30on l'avait au fond
33:31de nos tripes
33:32avec Guillaume
33:32on était convaincus
33:33que le grand public
33:35allait comprendre
33:35le projet de responsabilisation
33:36qu'il était acteur
33:37et effectivement
33:39ça se produit
33:39donc on est hyper hyper heureux
33:41et en même temps
33:41ça nous met un peu plus
33:42la pression de réussir
33:43parce qu'ils comptent sur nous
33:44ils nous ont fait confiance
33:47Guillaume Gibeau
33:47cette décision
33:49d'emmener
33:50le Sleep Français
33:51en bourse
33:51elle a été mue
33:52par quelle volonté
33:54je rappelle que
33:54dans le contexte boursier
33:56dans lequel on se parle
33:57il n'y a pas beaucoup
33:57d'IPO quand même
33:58en France et en Europe
33:59à l'heure actuelle
34:00c'est presque
34:01c'est courageux
34:02de se dire
34:02qu'on va aller lever
34:03de l'argent en bourse
34:04plutôt que d'aller chercher
34:05de la dette
34:06ou des fonds de capital investissement
34:07je crois que depuis 15 ans
34:08on est courageux
34:09on est suivi par 850 000 clients
34:10on a trouvé
34:11depuis deux ans et demi
34:12un modèle économique
34:13qui montre que c'est possible
34:14de fabriquer en France
34:15on fait 21 millions d'euros
34:16de chiffre d'affaires
34:172 millions d'Ebitda
34:18700 000 euros de résultats net
34:19l'année dernière
34:19donc on est une entreprise
34:20pérenne qui fait des résultats
34:21et donc sur cette base là
34:22on se dit
34:23qui sont ceux
34:23qui vont nous accompagner
34:24sur le long terme
34:25qui sont les actionnaires
34:26naturels de notre entreprise
34:27et donc on se dit
34:28le grand public
34:29c'est eux
34:30nos clients
34:30qu'on veut venir
34:31prendre au capital de l'entreprise
34:32on imagine bien
34:33que s'ils sont actionnaires
34:34ils vont acheter des slips chez nous
34:35et ça fait beaucoup de sens
34:36on est entreprise à mission
34:37ça aligne toutes les planètes
34:38et donc finalement
34:39avec l'air on se dit
34:40c'est quoi la bonne plateforme
34:41c'est quoi le bon moyen
34:41pour faire entrer
34:42les français
34:43le grand public
34:43au capital de l'entreprise
34:45et donc on se dit
34:45par élimination
34:46on n'est pas scope
34:47on n'est pas sick
34:47les plateformes de crowdfunding
34:49sont peut-être pas assez robustes
34:50finalement la plus costaud
34:51c'est Renext
34:52et donc on y va
34:53parce que Léa
34:54il y a une réorganisation actionnariale
34:55aussi derrière cet IPO
34:57on donne plus de place
34:58aux particuliers
34:58on donne beaucoup plus de place
35:00aux particuliers
35:00et c'est tout l'enjeu
35:02nous on pense
35:02de la réindustrialisation
35:03ils sont acteurs
35:04on avait envie
35:05et Guillaume le dit
35:06de quelque chose de robuste
35:07avoir son tampon
35:08son visa de l'autorité
35:09des marchés financiers
35:10pour nous c'était important
35:12on s'est comparé
35:13aux plus gros
35:13et on est encore
35:14un tout petit acteur
35:15du Made in France
35:16et effectivement
35:17la suite elle est devant nous
35:18on a montré
35:19beaucoup de compétitivité
35:20on s'est battu
35:20on prouve qu'en France
35:21on s'est fabriqué
35:22de façon compétitive
35:24et les français
35:24nous ont toujours suivis
35:25et là c'est une façon
35:26d'officialiser
35:27les faire rentrer au capital
35:28de décider avec eux
35:29de notre avenir
35:30parce que c'est plutôt
35:30sur du long terme
35:31qu'on va écrire avec eux
35:32et de pouvoir rebâtir
35:33à très grande échelle
35:34l'industrie
35:35objectif doublement
35:36du chiffre d'affaires
35:37d'ici 2030
35:37c'est ça
35:37si j'en crois
35:39les informations
35:39du slip en action
35:40on continue une croissance
35:42sur le slip
35:43puisque nous
35:43on est encore
35:44un acteur trop petit
35:45on n'a que 4%
35:46de parts de marché
35:46du sous-vêtement
35:47et on doit aller en chercher
35:48beaucoup plus
35:49travailler encore sur les prix
35:50et puis on accompagne
35:51maintenant des entreprises
35:52à fabriquer en France
35:53des marques
35:53qui sont parties au Portugal
35:55parce qu'elles n'ont pas
35:55trouvé de compétitivité
35:56en France
35:57on est compétitif
35:57et donc on a
35:59de grands grands enjeux
36:00sur la partie industrie
36:01justement Guillaume Gibault
36:03quand on est actionnaire
36:04du slip français
36:04on finance quoi globalement
36:06on finance donc
36:07dans le plan développement
36:07sur cette opération
36:08de 13 millions
36:09il y a 5 millions d'euros
36:10d'investissement
36:10de croissance de capital
36:11qui vont permettre
36:12de déployer les usines
36:13donc on a notre usine
36:14à Aubervilliers
36:1577 personnes
36:16on fabrique 6000 pièces par jour
36:174500 sous-vêtements
36:181500 t-shirts
36:19donc on va déployer
36:20des nouvelles machines
36:21des automates
36:21on va déployer
36:22des mètres carrés
36:22de fabrication
36:23on va structurer aussi
36:24cette équipe
36:25notamment sur la partie B2B
36:26et ça aussi
36:27les gens qui investissent chez nous
36:28on va les encourager
36:28à nous ramener de l'entrant
36:30c'est vraiment ça
36:30tout le monde est acteur
36:31finalement de notre avenir
36:33donc des entreprises du textile
36:34qui pourraient potentiellement
36:35vous passer des commandes
36:36des entreprises du textile
36:36et aussi ce qu'on appelle
36:37le vêtement d'image
36:38vous travaillez pour
36:39le Tour de France
36:40pour Roland-Garros
36:40il y a beaucoup d'entreprises
36:41qui commandent du vêtement
36:43pour des événements
36:43pour plein de choses
36:44qu'ils vont faire
36:45et finalement souvent
36:46ces vêtements
36:46ils viennent d'ailleurs
36:47alors que
36:48prenons l'exemple du Tour de France
36:49vous êtes un des partenaires
36:50du Tour de France
36:51vous vous mettez des vêtements
36:52sur le marché
36:52que vous allez soit vendre
36:53soit offrir
36:55c'est dommage
36:55que ce ne soit pas fabriqué en France
36:56pourquoi ne pas les fabriquer
36:57au Berbany par exemple
36:58si vous êtes actionnaire
36:59du style français
36:59même pour une action
37:00vous allez me dire
37:00tiens je vais faire la passe
37:01et je pense que
37:02nous c'est ce qu'on défend
37:03c'est finalement une économie
37:04où en fait tout le monde est acteur
37:05même on peut avoir l'impression
37:06que c'est une petite échelle
37:07mais ça peut faire vraiment
37:08des emplois à long terme
37:10moins de carbone
37:10ça peut faire grandir l'usine
37:11donc voilà
37:12en tout cas on investit
37:12dans un projet de croissance
37:14rentable
37:14on est une petite entreprise
37:15oui
37:15mais on va maintenir
37:16ce résultat d'exploitation
37:17à 10%
37:18aller chercher des parts de marché
37:20relocaliser des entreprises
37:21soit des marques de mode
37:22soit des metteurs de marché
37:23sur le vêtement
37:23et à la fin
37:24normalement tout le monde gagne
37:25plus d'emplois
37:25moins de CO2
37:26plus de liens sociaux
37:27et beaucoup beaucoup de fierté
37:28surtout
37:28c'est donc demain Léa
37:30que vous allez faire sonner la cloche
37:32le premier jour de cotation
37:34du slip français
37:35j'imagine qu'avec cette période
37:37de souscription
37:37les attentes sont plutôt positives
37:39sur les premiers pas
37:40du slip français en bourse
37:41on espère
37:42après je pense que
37:45fondamentalement
37:45ça ne va pas changer
37:46notre quotidien
37:47coté ou pas coté
37:48on a un devoir d'excellence
37:49d'exigence
37:50de précision
37:51quand on fait tout en France
37:52tout coûte plus cher
37:52donc il faut réfléchir
37:54à chaque fois qu'on dépense un euro
37:56c'est un euro des français
37:57donc on est prudent
38:00sur souscription
38:01de 1,15 fois
38:02est-ce que ça peut envoyer
38:04un message
38:04à d'autres entreprises
38:05industrielles
38:06qui pourraient retrouver
38:07dans la bourse
38:08un moyen de financement
38:10alors qu'il a été
38:10un petit peu délaissé
38:11ces dernières années
38:11on espère
38:12nous on n'était pas
38:13au départ très acculturé
38:15on a découvert
38:15cet univers
38:16depuis 4 mois
38:175 mois
38:17avec les parties prudentes
38:19qui nous ont accompagné
38:19mais c'est sûr que
38:21à chaque fois
38:22qu'il y a une prise de parole
38:23d'un industriel
38:24en difficulté
38:27même d'un échelle
38:28très ambitieux
38:29les français
38:30les citoyens
38:31ont toujours répondu présents
38:32ils ont de l'épargne
38:33on n'arrête pas de le dire
38:33ils ne savent pas
38:34comment investir
38:35et être acteur
38:36pour rebâtir un pays
38:37on a besoin de faire du PIB
38:39et bien c'est une solution
38:40qu'on leur propose
38:41et la preuve
38:41ils ont suivi
38:42ils ont compris
38:4314,80 euros
38:44par action
38:44c'est le prix
38:45de l'action
38:46du slip français
38:47merci beaucoup
38:48Léa Marie
38:48directrice exécutive
38:49du slip français
38:49merci Guillaume Givaud
38:50fondateur du slip français
38:52merci à vous
38:52de nous avoir suivi
38:53dans Good Morning Market
38:54on se quitte sur un CAC 40
38:55en très léger recul
38:56qui revient proche
38:56de l'équilibre
38:57moins 0,07%
38:58à 8 332 points
39:00merci de nous avoir suivi
39:01en direct sur BFM Business
39:03et je vous dis
39:03à demain
39:04dans Good Morning Market
39:06Good Morning Market
39:07sur BFM Business
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