- il y a 3 mois
Ce mardi 14 juillet, Christian Parisot, économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC, Nour Bendimered, directeur des Investissements chez Ivesta Family Office, Daniel Cohen de Lara, associé de Next Momentum, et Florian Ielpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Nicolas Pagniez, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:03Le club de la bourse a déjà commencé à discuter sur ce plateau.
00:06Nicolas Pagnès est avec moi évidemment.
00:08On file vers Good Morning Market dans un instant.
00:10Il y a aussi Christian Parizeau, économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC.
00:13Et Nour Bendimered, directeur des investissements chez Ivesta Family Office.
00:17Merci d'être sur ce plateau ce matin du 14 juillet.
00:21D'ailleurs, ça tangue, on l'a dit ce matin Nicolas Pagnès, sur le pétrole.
00:26Pourquoi ça tangue cette nuit, Christian Parizeau ?
00:28Alors que ce n'est pas la première fois qu'il y a des tirs échangés dans le détroit d
00:32'Hormuz.
00:32Malheureusement, on commence à s'habituer à cette situation.
00:35Oui, mais là, ça s'est quand même un petit peu aggravé.
00:36Parce qu'on est plutôt dans l'idée quand même d'un blocage qui va persister.
00:39On n'est plus sur l'idée qu'on est dans des simples échanges, négociations musclées.
00:44On pourrait encore employer ça, même si sur le fond, c'était quand même des destructions qui étaient derrière sur
00:49l'Iran.
00:49Mais là, on est quand même sur une situation qui reste bloquée, avec plusieurs, quand même un enchaînement.
00:54Ça a commencé dès vendredi, un article du Wall Street Journal qui nous dit que du côté de l'administration
00:58américaine,
00:58on pense qu'on n'arrive pas à se mettre d'accord sur le nucléaire, sur les négociations autour du
01:02nucléaire.
01:03Donc, des discours très pessimistes de l'administration.
01:05Je ne parle pas de Trump, parce que Trump, il peut faire beaucoup de déclarations.
01:07Mais dans l'administration américaine, il y a des doutes sur la capacité aujourd'hui de négocier avec l'Iran
01:11sur le nucléaire.
01:12C'est quand même la clé.
01:14Et de l'autre, on voit qu'on a un président américain qui nous a clairement dit que le conflit
01:18reprenait.
01:18Et qu'on est sur un blocage d'hormouze.
01:20Alors, en plus, avec un élément clé, c'est-à-dire qu'on est sur un équilibre qui est très
01:25précaire sur le pétrole.
01:26C'est-à-dire que si le Détroit est ouvert, si tout circule, on est aujourd'hui sur des stocks
01:31flottants qui ont été accumulés.
01:33Vous savez, ces stocks de pétroliers qui sont débloqués, qui peuvent être libérés et alimenter le marché.
01:37Donc, on est dans un marché qui a un excès d'offres.
01:40Donc, paradoxalement, à ce moment-là, on a trop d'offres et ça fait chuter les cours.
01:43Mais à l'inverse, si vous fermez le Détroit, on revient sur les stocks dits terrestres.
01:49Et là, on est plutôt sur un déficit.
01:51On a une baisse très rapide de ces stocks terrestres.
01:55Et là, on est très clairement sur une offre insuffisante à la demande.
01:58Donc, on est sur un marché pétrolier très instable.
02:00Parce que si vous êtes sur quelque chose qui laisse passer les navires, vous êtes sur un excès d'offres.
02:05Si vous bloquez le Détroit, vous êtes sur une offre qui est insuffisante.
02:08Et donc, des cours qui ne peuvent que monter pour contraindre la demande et rééquilibrer le marché.
02:12Donc, on n'est pas sur une situation stable.
02:14Et là, ce que vient de nous montrer le président américain, c'est qu'on est sur un risque durable
02:17de blocage et de reprise du conflit.
02:19Donc, oui, c'est normal que les cours du pétrole réagissent aussi violemment.
02:22Avant d'entendre peut-être Nourmed Dimeret sur le sujet, pourquoi cette prise de conscience aujourd'hui
02:26et pas la semaine dernière, mercredi dernier, quand on a vu les premiers tirs arriver,
02:31le retour des sanctions commerciales entre les États-Unis et sur le pétrole iranien,
02:37ou même Donald Trump qui annonce que le cessez-le-feu est cadupe.
02:41Cadupe, je crois que Donald Trump a également annoncé cette nuit que maintenant,
02:44il y aurait une taxe sur les navires de 20% pour assurer le transit par le Détroit d'Ormousse.
02:49Donc là, en fait, le scénario central, c'est que ça va durer, en fait.
02:52Comme la dernière fois, on espère que ça ne dure pas, mais en fait, on se rend compte que ça
02:55dure.
02:55C'est ce que j'ai dit à l'heure.
02:56Jusqu'à présent, on était dans l'idée que, certes, on s'envoie des missiles,
03:00mais c'est pour mettre la pression pour la négociation.
03:02Alors même si le président américain disait, on jette, il n'y a plus de cessez-le-feu ni rien,
03:07mais c'était dans l'optique de négociation.
03:09Là, on est dans l'idée qu'on risque d'être dans un blocage qui repart pour être durable
03:14avec un conflit qui va persister.
03:15Non.
03:17Alors, ce qui est certain, c'est que, pour répondre à la question de Nicolas,
03:21jusqu'à présent, on s'attendait à ce que ce soit des négociations relativement difficiles,
03:25mais des négociations quand même.
03:26On pensait que c'était uniquement une forme de position un peu difficile des deux camps
03:31pour faire plier le corps adverse.
03:34On s'aperçoit maintenant que c'est peut-être un petit peu plus violent que ça
03:37et que ça va durer peut-être un petit peu plus longtemps.
03:39Donc, les prix du pétrole réagissent en conséquence.
03:41Pour l'instant, la réaction est quand même relativement limitée.
03:44On revient vers les 80 dollars pour le WTI.
03:47Ce n'est pas non plus excessif.
03:50On est encore loin des plus hauts qu'on a connus au mois de mars-avril.
03:54Pour l'instant, ça reste au contenu parce que je pense que le marché
03:56fait quand même le pari qu'on reste dans une phase de négociation
03:59qui va être chaotique, qui va être laborieuse et qui va être relativement longue,
04:02mais une phase de négociation quand même.
04:04C'est assez différent de ce qu'on entend de la part des différents camps politiques.
04:08Puis, il y a un autre élément, c'est que les fameux 20% de taxes
04:11qui ont été appliquées donnent du crédit à la politique iranienne
04:14et ça a notamment été confirmé par le ministre des Affaires étrangères iranien.
04:17Ça veut dire que ça va être payant.
04:19La question, c'est qui est-ce qu'on va payer, mais ça va être payant.
04:21Exactement.
04:22Donc, il y a potentiellement une légère prime qui sera durable sur les prix du pétrole
04:26liée à cette anxiété autour du étroit d'Ormousse qui restera en relation...
04:32Il y a pas mal de rendez-vous.
04:33Avec juste un petit mot quand même.
04:34Le paradoxe, c'est que cette prime, finalement,
04:36elle va plus peser sur le consommateur américain qu'autre chose
04:39puisque, indirectement, c'est le consommateur américain
04:41qui, par la hausse des cours du pétrole, va payer cette taxe de M. Trump.
04:46On va aller aux Etats-Unis, d'ailleurs, pour les rendez-vous du jour.
04:48Oui, on va peut-être continuer avec vous, Christian.
04:50Plusieurs rendez-vous.
04:51Il y a déjà la saison des résultats qui débute officiellement aujourd'hui
04:54avec les publications des grandes banques américaines.
04:55On aura lundi CPI aussi qui sera publié cet après-midi.
04:58Donc, l'indicateur de l'inflation...
05:00Enfin, un des indicateurs de l'inflation aux Etats-Unis.
05:02Et surtout, on a Kevin Warch qui va prendre la parole devant le Congrès américain.
05:06Donc, nouveau président de la Fed.
05:08Son discours sera basé sur le dernier rapport de politique monétaire de la Fed,
05:13le rapport semestriel qui a été publié vendredi dernier.
05:15A quoi est-ce qu'on peut s'attendre de la part de ce nouveau président de la Fed ?
05:19Sachant qu'on a déjà des gouverneurs qui commencent à exprimer en parallèle
05:22l'idée qu'il va falloir augmenter les taux prochainement si l'inflation continue à monter.
05:27Oui, on a notamment une intervention de Wallers hier qui était assez classique.
05:31Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'aussi bien du côté de la BCE
05:34que de la Banque centrale américaine,
05:36il y a un point qui n'a pas pris en compte le marché suffisamment, à mon avis.
05:39C'est qu'il s'interroge sur la nature de l'inflation.
05:43C'est-à-dire que le marché est dans l'idée assez consensuelle et très forte sur le marché
05:47que c'est une inflation temporaire.
05:49C'est lié à la hausse des prix du pétrole qui durera plus ou moins longtemps,
05:54mais il suffit de résoudre le problème du Moyen-Orient et l'inflation est morte.
05:57Et de plus en plus, il y a de plus en plus des banquiers centraux,
06:00aussi bien du côté européen qu'américain,
06:02qui commencent à dire, oui, mais l'inflation, ce n'est pas que ça.
06:04Et c'est ce que nous a rappelé M. Waller hier,
06:06c'est qu'il a dit, ce n'est pas seulement les droits de douane,
06:09ce n'est pas seulement l'effet temporaire de l'énergie,
06:11c'est une inflation beaucoup plus durable
06:12qui est en train de s'installer dans notre économie.
06:14Alors, ils ne sont pas tous d'accord, il y a un combat,
06:17mais ça montre que quand même, il y a un vrai problème
06:19au niveau des banques centrales pour caractériser la nature de l'inflation.
06:23Et on voit que la réponse n'est pas la même.
06:25Si c'est temporaire, on va dire, il suffit de régler le problème du Moyen-Orient,
06:28entre guillemets, et on n'a plus d'inflation,
06:29et donc, c'est le scénario rose pour les marchés.
06:32Si ce n'est vraiment pas temporaire,
06:34ça veut dire qu'on va rentrer dans une phase de hausse de taux durable,
06:37et là, par contre, la bourse va très mal réagir
06:39parce qu'on n'est plus du tout dans le schéma idéal
06:42d'une inflation faible, de taux bas et d'une croissance forte.
06:45Donc là, on est dans des scénarios qui ont un vrai débat
06:48au sein des banquiers centraux.
06:49Alors, juste un petit mot technique,
06:51M. Walsh, Kevin Walsh, va lire un texte
06:53qui a été rédigé avec l'ensemble du FOMC,
06:56ce ne sera pas forcément son avis,
06:57mais il va faire la synthèse du rapport de politique monétaire
07:00qui a été publié vendredi,
07:01donc on n'apprendra pas grand-chose,
07:02et c'est surtout lors des questions-réponses,
07:04et on attend de savoir quelle est son position, lui.
07:06Et lui, jusqu'à maintenant, il a toujours évité
07:08de se positionner, de savoir s'il était sur une inflation durable ou pas,
07:11et ce sera vraiment ça la clé qu'on attendra derrière cette intervention.
07:14Sur un fil.
07:15Nous, Benymeret, il reste quelques secondes,
07:17est-ce que ça change une stratégie d'investissement
07:19pour le second semestre 2026,
07:23que ce soit les prix du pétrole
07:24ou la politique monétaire à venir de Kevin Walsh ?
07:28Alors, globalement, depuis quelques mois maintenant,
07:31il y a quand même une incitation à la prudence,
07:33surtout à court terme,
07:35parce qu'on a un retour de cette anxiété,
07:37de l'incertitude, du stress géopolitique,
07:39on revient sur une prime d'incertitude géopolitique,
07:44qui est quand même intégrée dans les marchés
07:45et dans les allocations.
07:47Sur la partie obligataire, ce qui est intéressant aujourd'hui,
07:49c'est qu'effectivement, on a un vrai stress
07:50et potentiellement une grande volatilité
07:53autour des différents discours des banquiers centraux.
07:56Kevin Walsh, cet après-midi,
07:58l'intervention ne sera potentiellement pas si intéressante que ça.
08:01On a eu déjà beaucoup d'informations avec le rapport de vendredi.
08:03On ne s'attend pas à beaucoup d'informations de la part de Kevin Walsh.
08:06Et on a déjà les premières informations intéressantes
08:09qui ont été publiées,
08:10à savoir que le discours restera relativement peu généreux
08:14en termes d'informations, de contexte économique.
08:17– Moi, on communique, mais on se porte,
08:18c'est un peu la nouvelle politique.
08:19– Exactement, et que la priorité absolue reste
08:21de revenir sur une inflation proche des 2%.
08:24Et là-dessus, on pense quand même
08:26qu'il sera effectivement de nature à faire remonter les taux.
08:28Donc prudence sur les marchés obligataires,
08:31duration courte,
08:32préférence pour les obligations plutôt bien notées,
08:35recherche de diversification avec des actifs de décorrélation.
08:38Sur les marchés actions,
08:39on reste quand même relativement optimiste,
08:41même si on s'attend à la volatilité.
08:42Et l'idée, c'est plutôt de ne pas sortir des marchés dans ce contexte,
08:45mais d'essayer de monétiser cette volatilité qu'on attend
08:48en saisissant des points d'entrée relativement intéressants
08:50sur des segments de fortes performances séculaires
08:54comme l'intelligence artificielle
08:56ou d'autres tendances très très fortes.
08:58– Merci beaucoup messieurs Christian Parizeau,
09:00économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC,
09:02et Nour Ben Dimeret,
09:03directeur des investissements chez Ivesta Family Office.
09:06Good morning market, dans un instant,
09:08avec Nicolas Pagnéz et moi, je vous retrouve demain matin,
09:10juste avant 7h.
09:12Passez une très bonne journée sur BFM Business.
09:14– BFM Business présente
09:16Good morning market,
09:19Nicolas Pagnéz.
09:22– Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Good morning market.
09:25Nous sommes ensemble en direct sur BFM Business
09:27jusqu'à 9h15 avec des marchés européens
09:30qui sont pour l'instant attendus dans le rouge,
09:33dans un contexte où le pétrole s'est un petit peu emballé cette nuit,
09:37plus 9% de hausse sur le baril de Brent,
09:40mais aussi sur le WTI, le baril des Brent,
09:42qui est repassé au-dessus des 85 dollars à l'heure actuelle,
09:46le WTI qui repasse au-dessus des 80 dollars.
09:49On a notamment vu dans le sillage
09:51de cette augmentation du prix du baril de pétrole,
09:55une tension sur les taux obligataires.
09:57On a vu notamment le 10 ans américain repasser au-dessus des 4,62%,
10:02le 30 ans américain repasser au niveau des 4,67%.
10:06Et puis on voit depuis l'ouverture des marchés obligataires français et européens
10:09que l'OAT 10 ans revient sur des niveaux aux alentours de 3,92, 3,93.
10:15Ça monte quand même une certaine vigilance
10:17sur ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz
10:19avec cette hausse bien sûr des prix du pétrole,
10:22mais aussi les grands rendez-vous que l'on attend aujourd'hui en bourse
10:25puisque aujourd'hui, Kevin Warsh, le nouveau président de la Fed,
10:28s'exprimera devant le congrès américain,
10:30notamment en lien avec le rapport semestriel
10:33sur la politique monétaire de la Fed
10:35qui a été publié vendredi dernier.
10:36Ce sera évidemment à suivre sur les marchés aujourd'hui.
10:40On aura aujourd'hui également un indicateur d'inflation aux Etats-Unis,
10:43le CPI.
10:44On reviendra d'ailleurs un peu plus tard dans l'émission
10:46sur les estimations que l'on peut avoir en matière d'inflation.
10:50Et puis tout de suite, on voit le slip français
10:53qui entre en bourse, qui fait ses premiers pas en bourse
10:56sur Euronext Growth, le slip français
10:58qui vient de faire sonner la cloche.
11:01Nous sommes avec Léo Dumas pour en parler.
11:03Le slip français qui va voir son action cotée à 14,80 euros.
11:09Une opération souscrite plus de 1,15 fois
11:13et qui a réuni 7 250 actionnaires particuliers.
11:18Voilà, 9h01, on a vécu la cloche en direct sur BFM Business
11:21au début de ce journal, marqué aussi par l'envolée des prix du pétrole.
11:2684 dollars ce matin.
11:28Le baril de Brenne qui a tout simplement pris 10% sur la journée d'hier.
11:31La plus forte hausse en 24 heures depuis la sortie du Covid.
11:36Évidemment sur fond de tension maximale au Moyen-Orient
11:38puisque les Etats-Unis et l'Iran se sont encore attaqués
11:41pour la troisième nuit consécutive.
11:43Et ce qui fait grimper le pétrole,
11:45c'est aussi le retour du blocus américain
11:47annoncé dans le détroit d'Hormuz par Donald Trump.
11:52Remettons le blocus en place
11:53et c'est un blocus qui ne concerne personne d'autre que l'Iran.
11:56Et quiconque fait des affaires avec l'Iran ne peut pas passer.
11:59Tous les autres pourront passer.
12:00C'est un blocus, un blocus très puissant.
12:03Le blocus est probablement plus efficace que les frappes
12:06mais je pense que la combinaison des deux
12:08est ce qui fonctionne vraiment.
12:11Mais pensez-vous qu'un accord soit encore possible ?
12:13Oui, je pense qu'un accord est possible.
12:15Et à 9h02, c'est le jour de fête nationale en France.
12:18Défilé XXL pour ce 14 juillet, le dernier d'Emmanuel Macron
12:22avec cette année 300 réservistes d'entreprises de la Défense
12:26qui vont descendre les Champs-Elysées.
12:28C'est le cas notamment du lieutenant-colonel Séverine Meunier.
12:32Elle travaille chez Airbus.
12:33Elle est réserviste à la Gendarmerie nationale
12:35et elle est au micro de BFM Business ce matin.
12:38La mission de réserviste au sein d'Airbus
12:40apporte même si ce n'est pas forcément nécessaire
12:43pour avoir cette reconnaissance de ses camarades et de ses collègues.
12:46Une légitimité en tout cas dans les messages qui sont passés,
12:49dans les choix qui peuvent être faits
12:50et dans les directions stratégiques que l'on peut prendre.
12:53Il y a vraiment cette cohérence
12:55entre le fait de créer, d'imaginer quelque chose
12:58d'un point de vue industriel
12:59mais qui soit vraiment utilisable d'un point de vue opérationnel.
13:02Et puis le chiffre de la matinée arrive de Pékin,
13:05celui du commerce extérieur chinois
13:07qui progresse bien plus qu'attendu au mois de juin.
13:10Plus 27% sur un an selon les douanes
13:13aidées aussi par une embellie des exportations vers les Etats-Unis
13:16en hausse de 14% le mois dernier.
13:19Et puis signe positif pour la demande intérieure de la Chine.
13:23Les importations battent les attentes également.
13:27Elles progressent de 36% sur un an le mois dernier.
13:29Il est 9h03, le CAC 40 a ouvert en recul
13:33moins 0,87% à 8291 points.
13:37Le DAX qui lui ouvre en recul également
13:39moins 0,7% à 24945 points.
13:42L'Eurostock 50 qui lui recule de 0,75% à 6225 points.
13:47Parmi les valeurs qui font la tendance à Paris,
13:51on note que 38 valeurs sur les 40
13:54qui composent le CAC 40 sont orientées dans le rouge
13:56avec notamment Essilor Luxottica
13:58qui signent la plus forte baisse du jour, 2,63%.
14:01Accor moins 2,75%.
14:04Société Générale moins 1,93%.
14:07On voit que les deux seules valeurs orientées à la hausse
14:09sont Capgemini plus 0,09% mais aussi Total Energy
14:13qui gagne près de 2%.
14:14Total Energy qui bien sûr est porté par la hausse des prix
14:18du baril de pétrole.
14:19On rappelle que le baril de Brent est aux alentours
14:22des 85,5 dollars le WTI et lui aux alentours des 80 dollars
14:26en lien avec la reprise des tensions au Moyen-Orient
14:30au niveau du Détroit d'Hormuz depuis une semaine maintenant
14:33avec une nouvelle nuit où des tirs ont eu lieu
14:36notamment du côté américain.
14:39Avec aussi l'annonce de Donald Trump d'une taxe de 20%
14:42de la valeur de la cargaison des navires pour les escorter
14:46dans le Détroit d'Hormuz qui vient notamment peser
14:48bien sûr sur les barils de pétrole.
14:51On voit que cette hausse des coûts du prix du pétrole
14:55mais aussi ces tensions dans le Détroit d'Hormuz
14:58ont eu une incidence directe sur les taux obligataires.
15:00On a vu les taux américains se tendre cette nuit
15:03et on a vu à l'ouverture des marchés obligataires européens
15:05l'OAT 10 ans aller jusqu'à 3,93%.
15:09On reviendra bien sûr sur ces différents éléments
15:13dans Good Morning Market avec nos invités.
15:16Dans un instant, à tout de suite.
15:18BFM Business présente
15:21Good Morning Market
15:23Nicolas Pagnès
15:25Vous êtes toujours en direct sur BFM Business
15:28il est 9h07 dans Good Morning Market
15:31avec un CAC 40 qui recule moins 0,6% à 8 314 points.
15:36Nous avons le plaisir d'être à présent
15:38avec Daniel Cohen de Lara
15:40associé de Next Momentum
15:42pour regarder la tendance des marchés à l'ouverture.
15:46J'ai donné la tendance du CAC 40 il y a un instant.
15:48Daniel, comment est-ce que vous analysez, vous, le CAC 40
15:51et la séquence dans laquelle il se trouve à l'heure actuelle ?
15:53Alors, le CAC 40, depuis 15 jours, 3 semaines à peu près,
15:57évolue relativement peu.
15:59On est venu, il y a une quinzaine de jours,
16:02entamer le dernier gap avant le sommet historique.
16:05Puis, on s'est replié, puis on a réouvert un deuxième gap,
16:09c'est-à-dire un trou de cotation, il y a quelques jours.
16:13Et ce trou de cotation était entre 8 390 et 8 430 points.
16:20D'accord.
16:20On a une...
16:21Actuellement, on se replie ce matin,
16:23ce qui était un petit peu attendu, globalement,
16:25avec le news flow qui n'est pas positif.
16:29Bien sûr.
16:29À noter quand même un niveau de support qui est fort,
16:32qui est à 8 250 points.
16:35Donc, ce qui sera intéressant,
16:37c'est de voir si on tient ou on casse les 8 250.
16:41En dessous de 8 250, c'est la zone des 8 100 points.
16:45Un mot des États-Unis également avec vous, Daniel.
16:49Alors, on a cette saison des résultats qui commence cet après-midi.
16:52De nombreuses grandes banques vont publier leurs résultats.
16:56Comment est-ce que vous regardez ces marchés américains
16:59à l'aune de ces nouvelles publications à venir ?
17:02Alors, c'est une grosse journée, côté bancaire,
17:05puisqu'il n'y a ni plus ni moins que J.P. Morgan, Goldman Sachs,
17:09Bank of America, Citigroup, Wells Fargo qui publie aujourd'hui
17:13et Morgan Stanley demain.
17:14Bien sûr.
17:15Alors, le secteur financier aux États-Unis est un secteur qui est fort.
17:20C'est un secteur qui est fort.
17:21L'indice a un sommet qui est à 941 points
17:24et on a clôturé hier soir à 932 points,
17:29c'est-à-dire à moins de 1% du sommet.
17:32Les attentes sont fortes.
17:33Le secteur fonctionne bien dans deux domaines en particulier.
17:38Le premier, ce sont les fusions acquisitions,
17:40qui en un an ont augmenté de 24%.
17:43Et ça, c'est extrêmement favorable pour Goldman Sachs
17:46et pour J.P. Morgan.
17:48Et puis, le secteur du trading, qui a fait plus 15%.
17:52Alors, selon les différentes banques,
17:54on attend des revenus en progression de 10 à 16%.
17:58Alors, il y a plusieurs scénarios qui peuvent se produire.
18:01Et on sort mieux.
18:02Là, effectivement, le sommet historique est franchi.
18:07Ou alors, peut-être qu'on pourrait avoir une vente du news flow
18:11parce que tous ces bons indicateurs, ils sont déjà dans les cours.
18:14Donc, on fera attention, malgré tout,
18:17qu'à l'approche de ce sommet,
18:19on ait des ventes pour des prises de bénéfices.
18:22Merci beaucoup, Daniel Cohen de Lara.
18:24Je rappelle que vous êtes associé de Next Momentum.
18:26Et à présent, on passe au focus du jour.
18:30Le focus du jour, c'est avec Florian Yelpo
18:33en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM
18:36qui est au téléphone avec nous.
18:37Bonjour, Florian.
18:38On se parle dans un contexte de hausse des prix du baril de pétrole.
18:43Le Brent est au-dessus des 85 dollars.
18:45Le WTI est au-dessus des 80 dollars.
18:48Alors que depuis une semaine,
18:50les tensions ont repris dans le détroit d'Hormuz.
18:53Florian, pourquoi est-ce que c'est aujourd'hui
18:55que le marché décide de réagir de manière un petit peu moins optimiste
18:58que les derniers jours sur la situation au Moyen-Orient ?
19:01Bonjour, Nicolas. Bonjour à tous.
19:03C'est assez de nous recevoir.
19:04Écoutez, c'est assez simple.
19:05Il faut vraiment dissocier.
19:07Il est vraiment nécessaire de dissocier,
19:08justement d'ailleurs,
19:10le conflit lui-même qui oppose les États-Unis et l'Iran
19:13avec la circulation simplement des bateaux
19:15au travers du détroit d'Hormuz.
19:17Hier, on a vu la plus faible fréquentation.
19:20De mémoire, c'est entre un et trois navires
19:22qui sont parvenus à traverser le détroit
19:25alors qu'au cours des deux dernières semaines,
19:26on avait vraiment eu une accélération du trafic.
19:29Donc il s'agit vraiment d'une question d'achalandage,
19:32de circulation d'énergie,
19:36tout simplement, au travers de ce détroit.
19:39Simplement, pour le moment, vous le savez,
19:41ce soir, on aura un blocus, probablement,
19:43et ce blocus ne toutera que les ports iraniens,
19:46c'est-à-dire que le mouvement, le prochain mouvement,
19:50c'est un peu comme une partie d'échec,
19:52du gouvernement américain,
19:53consiste simplement à punir uniquement l'Iran
19:56en tentant de maintenir un flux maritime
20:00pour le reste des pays qui utilisent ce détroit d'Hormuz
20:03pour achalander le reste de la planète en produits énergétiques.
20:07Donc aujourd'hui, le pétrole panique,
20:10moins les marchés, moins les marchés,
20:11j'insiste, le VIX lui-même,
20:13l'indicateur de ce qu'on appelle la mesure de la peur
20:16dans les marchés financiers, reste à 17, 18,
20:18donc à des niveaux qui sont tout à fait raisonnables.
20:21Pour le moment, c'est essentiellement une problématique du coût de l'énergie.
20:25On a notamment vu les marchés asiatiques
20:27ouvrir dans le rouge, clôturer dans le vert.
20:29On est quand même dans le rouge aujourd'hui en Europe
20:31et avec un CAC 40 qui recule de 0,63%.
20:34Sur les quelques secondes qui nous restent, Florian Yelpau,
20:38on a cet après-midi le CPI américain qui sera publié,
20:42un des indicateurs de l'inflation aux Etats-Unis,
20:44dans un contexte de prix du baril qui a augmenté.
20:47Je reviens sur cette idée-là.
20:48À quoi est-ce qu'on peut s'attendre cet après-midi ?
20:52Alors, les indicateurs d'inflation qu'on va recevoir cette semaine,
20:56il y en a deux en tout.
20:57Il y a les prix à la consommation et les prix à la production.
20:59Ils sont également importants pour anticiper la trajectoire des taux.
21:05Ce que ces deux indicateurs ont en commun,
21:07très naturellement, c'est qu'ils sont le rétroviseur de l'inflation.
21:12On est en train de contempler ce qu'il s'est passé
21:14en termes de variation des prix à la production et à la consommation
21:17au cours des 12 derniers mois.
21:20Le problème est que le marché aura les yeux braqués
21:22sur ce qui est en train de se passer en termes d'inflation,
21:25c'est-à-dire ce qui se passe concrètement dans le détroit d'Ormos.
21:28Simplement, ces chiffres, on peut les attendre marginalement en retrait du côté consommation
21:34et la partie sous-jacente des prix à la production
21:37devrait continuer sa progression pour dépasser les 5%.
21:41Pourquoi ? Parce qu'en sous-jacent, il y a une autre ressource rare et très utilisée
21:45ces temps, mais ce sont toutes les ressources qui entourent l'IA
21:48et le boom technologique auquel on est confronté.
21:51Donc attention, on a de multiples sources d'inflation aujourd'hui
21:55et ça rend la partie difficile à gérer justement pour les investisseurs obligataires aujourd'hui.
22:00Merci Florian Yelpo.
22:01Je rappelle que parmi les grands rendez-vous à suivre en bourse aujourd'hui,
22:04il y aura également la prise de parole de Kevin Warch,
22:06nouveau président de la Fed devant le Congrès américain.
22:08Il y aura également ce début officiel de la saison des résultats
22:11avec la publication d'un certain nombre de grandes banques.
22:14Aujourd'hui, on se quitte sur un CAC 40 qui recule,
22:17le moins 0,68% à 8308 points.
22:20Même tendance sur le DAX, le moins 0,47% à 24995 points.
22:25Merci à toutes et tous de nous avoir suivis
22:27et je vous dis à demain pour un nouveau numéro de Good Morning Market.
22:31Good Morning Market sur BFM Business.