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  • il y a 31 minutes
Ce jeudi 9 juillet, Étienne Gorgeon, responsable gestion obligataire chez Sanso Longchamp AM, Thibault Prébay, économiste indépendant, Pascal Quiry, président de ANDP-CCI, et Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Nicolas Pagniez, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:038h31 le journal avec Léo Dumas.
00:05Elle a eu Mistralaï qui se lance dans la robotique.
00:07Le champion français de l'IA a présenté un tout nouveau modèle censé permettre à des robots de se déplacer
00:13dans des environnements complexes, notamment en entreprise.
00:17Alors en fait, après avoir appris aux machines à parler, Mistral veut leur donner un corps, Anthony Morel.
00:21Oui, c'est vraiment ça. Il faut imaginer un humanoïde qui se balade dans l'open space et qui vient
00:25vous apporter votre café à votre bureau.
00:27C'est l'un des cas d'usage et l'une des démonstrations réalisées par Mistral pour présenter Robostral Navigate,
00:34qui est donc ce modèle conçu pour servir de cerveau à des robots.
00:38Le rôle de cette intelligence artificielle, c'est de leur permettre de se déplacer de manière autonome dans des environnements
00:43compliqués.
00:44Alors ça peut être des bureaux, ça peut être des commerces, ça peut être aussi des bâtiments résidentiels.
00:48Concrètement, on va leur parler comme on parle à un collègue.
00:51On va pouvoir même leur donner des ordres en langage naturel et puis ils vont s'exécuter, naviguer au milieu
00:57des obstacles, des êtres humains de manière totalement autonome.
01:00Alors les cas d'usage auxquels Mistral a réfléchi, c'est notamment la logistique, l'hôtellerie, les robots de livraison.
01:05Enfin, on peut imaginer plein de choses, évidemment.
01:07Pour eux, c'est une première incursion dans ce que certains imaginent être la prochaine frontière de l'intelligence artificielle.
01:12C'est ce que dit souvent le patron d'NVIDIA, notamment Jensen Ueng, c'est-à-dire l'idée que
01:17l'IA va sortir l'écran, ne va plus se contenter de gérer du texte, de l'image, mais va
01:22finalement intégrer le monde réel, le monde physique.
01:25Mistral y voit la première étape vers un agent incarné unifié, c'est-à-dire des robots qui vont être
01:30de plus en plus capables de manipuler des objets de manière complexe, de réaliser des tâches de plus en plus
01:34compliquées, pour le dire simplement.
01:36Et ce qui est intéressant, c'est de voir que la France commence à avoir une carte à jouer, parce
01:40que les exemples se multiplient.
01:41On a beaucoup parlé de Vandercraft, dont les robots travaillent aujourd'hui dans les usines de Renault, AmiLabs, la start
01:46-up de Yann Lequin, qui elle aussi, avec ses World Models, veut faire entrer l'intelligence artificielle dans le monde
01:50physique.
01:51Et donc désormais Mistral, qui vont devoir concurrencer quand même des entreprises comme Figureyei, les Américains, Unitry, les Chinois, pour
01:56ne citer que les plus connus.
01:57C'est quand même un secteur très concurrentiel.
01:59Et je ne sais pas si les robots parleront avec l'intelligence artificielle fabriquée par Gradium, mais il y a
02:03NVIDIA qui est quand même montée au capital hier.
02:06Gradium qui sont des Français qu'on a reçus il n'y a pas longtemps.
02:08Merci beaucoup Anthony Morel.
02:09Et le reste de la French Tech aussi se porte bien.
02:12C'est son meilleur semestre depuis le Covid qui vient de s'achever, nous dit le baromètre EY.
02:16Ce matin, 4,6 milliards d'euros levés, 65% de croissance en valeur avec des gros tickets,
02:23puisque les levées supérieures à 100 millions d'euros pèsent la moitié des opérations.
02:27Pas suffisant toutefois pour dominer le top 10 européen, où l'Allemagne et le Royaume-Uni ont presque tout raflé.
02:34Et 8h34, c'est la présidentielle qui s'accélère.
02:37La gauche va trancher ce soir sur le périmètre de sa primaire.
02:41Et à ce stade, le seul candidat officialisé pour cette primaire, c'est Philippe Brun, le député PS.
02:48Il dit être le candidat des salaires, avec une baisse de la CSG de 9,2 à 2,28 sur
02:53les salaires autour de 2200 euros.
02:55Dans son programme, deux pères avec un bouleversement du financement de la protection sociale, nous dit-il ce matin sur
03:00BFM Business.
03:02Mettre à contribution davantage le capital.
03:05Mettre à contribution aussi davantage, je le crois aussi, les retraités.
03:08La CSG des retraités doit être la même que celle des actifs.
03:12Et puis, je crois aussi qu'on va avoir, dans les années qui viennent, une grande transmission.
03:16On sait que l'héritage, il va y avoir beaucoup de transmissions d'héritage en raison du baby-boom aujourd
03:22'hui.
03:22Eh bien, les 7 milliards d'euros en plus par an qu'on va avoir, juste naturellement, des taxations d
03:30'héritage qui va arriver dans les finances publiques,
03:31ces 7 milliards de plus, je souhaite aussi les affecter à cette opération de pouvoir d'achat.
03:34Et puis, il y aura assez de professeurs à la rentrée.
03:36C'est le ministre de l'Éducation nationale qui le dit ce matin sur RMC, grâce aux 24 000 admis
03:42cette année au concours enseignant contre 16 000 l'an dernier.
03:45Il est 8h35, l'actualité vue par les médias internationaux.
03:49Annalisa Capellini, clairement, ce matin, c'est le bilan du sommet de l'OTAN.
03:52Oui, bien sûr, avec une chose à retenir principalement, selon Blomberg, c'est que l'affinité de Donald Trump avec
03:57les dirigeants est primordiale.
03:59Oui, Donald Trump s'entend bien avec les dirigeants qui le flatte, je cite Blomberg.
04:04Le sommet a été un spectacle.
04:06Trump-Erdogan, par exemple, le président turc avec lequel Donald Trump s'entend si bien.
04:11Donald Trump a aussi loué Volodymyr Zelensky, le président ukrainien.
04:15Pourquoi ?
04:16Eh bien, parce que Zelensky a décidé de frapper ces dernières semaines les infrastructures stratégiques russes.
04:21Ce que Donald Trump approuve parce que ça met un coup à l'industrie pétrolière de Moscou.
04:26Et puis, on a beaucoup parlé d'Ukraine pendant ce sommet de l'OTAN parce que Donald Trump a décidé
04:31d'autoriser les Ukrainiens à fabriquer directement les missiles Patriot.
04:34Bien sûr, c'est une bonne nouvelle pour l'Ukraine, mais il va falloir des années avant que ça puisse
04:38vraiment se mettre en place.
04:40Donc, entre-temps, l'Ukraine doit survivre et pallier la pénurie de Patriot.
04:43Comment ? Eh bien, le Wall Street Journal travaille là-dessus ce matin avec une stratégie en six points.
04:48Il y a plusieurs pistes.
04:50Il faut d'abord mieux utiliser les Patriotes dont l'Ukraine dispose déjà.
04:53Il faut trouver des alternatives.
04:54Ce n'est pas si simple.
04:55Le Wall Street Journal l'explique plutôt bien.
04:57Et puis, l'Ukraine doit frapper les infrastructures militaires russes,
05:01tout simplement pour empêcher Moscou d'avoir beaucoup de munitions à tirer sur l'Ukraine.
05:04Dans la presse internationale, également, le débrief de la reprise des frappes en Iran.
05:08Oui, avec la presse internationale et notamment le Financial Times qui souligne une contradiction.
05:12C'est que tout le monde n'est pas perdant dans cette guerre.
05:15Il y a une partie des entreprises américaines qui tirent parti des hostilités entre les États-Unis et l'Iran.
05:20Ce sont les grands groupes pétroliers américains qui vont enregistrer des profits records.
05:25Notamment, le Financial Times parle de ExxonMobil et Chevron qui vont avoir des bénéfices nets records pour le deuxième trimestre
05:32de cette année.
05:33Ce qui les met finalement en conflit direct avec Donald Trump qui les accuse de pratiquer des prix abusifs à
05:39la pompe.
05:39On sait à quel point ce sujet est important pour le président américain.
05:41Merci Annalisa, la Bourse.
05:47Nicolas Pagnès, la séance a été difficile aujourd'hui. C'est du vert là qu'on attend l'ouverture.
05:50Oui, c'est du vert qu'on attend en Europe, que ce soit pour le CAC 40, pour le DAX
05:53ou pour les autres indices européens.
05:55Pour l'Eurostock 50 également.
05:56Alors on rappelle quand même qu'on a vu les prix du pétrole augmenter hier.
06:00Le Brent a gagné 5%.
06:02Il a dépassé les 80 dollars. On est aujourd'hui aux alentours des 78,5 dollars.
06:06Le WTI est lui aux alentours des 74,2 dollars.
06:09Ça a eu comme incidence de faire monter les taux d'intérêt.
06:12Ce retour du risque géopolitique, donc avec la reprise des tirs entre l'Iran et les Etats-Unis.
06:19Avec ce risque inflationniste également.
06:20On a vu l'OAT 10 ans progresser jusqu'à 3,92%.
06:24Les niveaux qu'on avait connus en mai dernier.
06:26On a vu l'OAT 30 ans aller jusqu'à 4,70%.
06:28C'est des niveaux qu'on n'avait pas vus depuis 2008.
06:31Le 10 ans américain ou le 30 ans américain sont eux aussi revenus sur les niveaux de mai dernier.
06:37Alors en mai dernier, on le rappelle quand même, le Brent était à 110 dollars.
06:40On est à l'heure actuelle aux alentours des 78 dollars.
06:43Mais la question qui va se poser sur la séance en Europe, c'est que veut jouer le marché ?
06:47On voit que les margés asiatiques ont hésité cette nuit.
06:49Ils ont pour certains ouvert dans le rouge avant de clôturer dans le vert.
06:53On voit que le Nikkei gagne 1,38%.
06:54Le Shanghai composite 1,19%.
06:57Le Hang 5 recule, environ 1% de recul.
07:00Le COSPI, lui, progresse légèrement avec un questionnement.
07:04Est-ce qu'on regarde ce qui se passe du côté de l'Iran et des Etats-Unis ?
07:07Ou est-ce qu'on continue à se laisser porter par une reprise,
07:10notamment dans le domaine des semi-conducteurs ?
07:12On verra ça tout au long de la séance.
07:15Le Club de la Bourse, c'est Thibaut Prébet.
07:17Etienne Gorgeon, responsable de la gestion obligataire chez Samso Longjean AM.
07:21Thibaut Prébet, économiste indépendant spécialiste de la démographie.
07:24Good morning market, le Club de la Bourse.
07:298h40 sur BFM Business, le Club de la Bourse avec Thibaut Prébet.
07:32Bonjour, économiste indépendant spécialiste de la démographie.
07:35Etienne Gorgeon, bonjour.
07:36Vous êtes responsable de la gestion obligataire chez Samso Longjean AM.
07:40Je commence avec vous, quand même, Etienne Gorgeon, parce que l'OAT à 3,92,
07:44près des 4%, bon, 4% n'a jamais atteint.
07:47Donc, on se rapproche quand même de niveaux sensibles, là.
07:49Ça devient intéressant pour pas mal de monde, dont les assureurs.
07:53Je pense que plus on se rapproche du 4, plus les directeurs des investissements
07:57des grands assureurs français commencent à aiguiser leurs allocations.
08:02Donc, ça, c'est plutôt le côté bonne nouvelle.
08:04Et c'est vrai que dans le côté peut-être un peu moins bonne nouvelle,
08:08le fait qu'on soit le moins bon élève de la zone euro, ça se retrouve dans les taux.
08:12Et plus les taux sont longs, plus c'est amplifié par la prime de terme, la prime de risque,
08:17qui fait qu'effectivement, on décroche un peu par rapport aux autres sur la partie 10 ans.
08:23Nous, on a été plus... Enfin, quand je dis nous, la dette française a été plus haut que tous les
08:27autres.
08:28On a tapé les points hauts alors que le reste de la zone euro ne les a pas tapés à
08:32partir de 10 ans.
08:33Donc, effectivement, il y a un petit effet. Pour moi, c'est juste...
08:35Tout le monde est monté quand même un peu hier.
08:37Tout le monde est monté d'une dizaine de BP de points de base,
08:40mais on est la seule dette qui a vraiment dépassé les 10 de plus.
08:43Alors que les autres sont restés en haut du range.
08:47Et pour moi, le message, c'est que simplement, on le rappelle,
08:50la France est un bêta élevé désormais de la zone euro.
08:53C'est aussi triste...
08:54Un bêta élevé, juste...
08:56Un bêta élevé, pardon, ça veut dire qu'étant donné qu'on n'est le plus...
08:59Enfin, on n'est pas le bon élève en termes de déficit de dette,
09:02et que la trajectoire n'est pas bonne,
09:04le marché estime qu'il faut une prime de risque...
09:07Supérieure, d'accord.
09:07Dit autrement, les marchés...
09:09Un peu risqué, quoi.
09:10Oui, les marchés n'ont pas d'ennemis, les marchés n'ont que des intérêts,
09:13et ils estiment que sur la France, on doit avoir des intérêts plus élevés.
09:16En économie, on dirait que c'est élastique.
09:17C'est-à-dire que quand il y a des variations...
09:19On a une élasticité plus...
09:20On bouge plus que les autres.
09:21Voilà, c'est ça le bêta.
09:22Mais Thibault, une campagne présidentielle avec un OAT à 4%,
09:25ce n'est pas la même chose qu'avec des taux proches de zéro, quoi.
09:29Oui, alors en réalité, le problème du taux à 4%,
09:30c'est que c'est un thermomètre.
09:32Plus qu'une sanction, ça dit des choses.
09:34En ce moment, le taux à 4%, on s'en fout.
09:35S'il y avait 3 d'inflation et 3 de croissance,
09:37ce serait presque une excellente nouvelle.
09:39Là, le problème, c'est quoi ?
09:40C'est qu'au final, depuis le début de l'année,
09:42ce n'est pas un gros stress,
09:43parce que le taux doit toujours se comparer
09:45à l'inflation plus la croissance.
09:47Parce qu'au final, c'est l'inflation plus la croissance
09:48qui vient faire monter le PIB.
09:50Et donc, il faut voir comment le coût de la dette
09:52se compare à ça.
09:53Or, en début d'année, par exemple,
09:54l'inflation française, c'était à 0,3.
09:56Là, on est à 1,8.
09:57On se dit, finalement, si les États-Unis
09:58doivent gagner une 85e fois cette guerre,
10:00ça va peut-être encore monter.
10:01Donc, l'écart, en final,
10:02ce n'est pas tellement dégradé.
10:03En revanche, ça veut dire qu'on a de plus en plus de dettes.
10:06Ça veut dire que cette dette,
10:07elle a un effet boule de neige,
10:08parce que si le taux augmente,
10:08alors que la dette augmente,
10:09c'est de plus en plus cher.
10:10Et donc, ça veut dire que les marges
10:12de manœuvre budgétaire vont être plus faibles.
10:13Donc, dans la campagne,
10:14et ça, on a connu ça en Italie ou à Syriza,
10:17on voit le RNR qui a commencé à dire,
10:19oh là là, on va regarder ce qui se passe sur la dette,
10:20on va sûrement en trouver du cachet,
10:22ça va être contraignant.
10:22Donc, on fait un super budget populiste,
10:24puis quand on arrive, on dit,
10:25ah, ça rend pas de chance.
10:26C'est comme les chefs d'entreprise
10:27qui prennent la tête d'une boîte
10:28et disent, ah, j'avais pas vu les comptes,
10:29c'est pire que ce que je croyais.
10:31Et qui dit, bon, on va faire un grand plan,
10:33on va commencer par un grand plan.
10:34Et puis, surtout, les résultats souvent,
10:34ils disent, ah, comme c'est ma première,
10:35on va mettre plein de trucs sous le tapis,
10:37on va faire des dégradations,
10:38des dévaluations, des provisions dans tous les sens.
10:40C'est exactement ça.
10:41Donc, c'est vrai qu'en plus,
10:42ce qui est terrible,
10:42c'est que cette dette, elle nous immobilise
10:44parce qu'on n'a plus assez de budget
10:45pour les dépenses d'avenir.
10:46Et elle donne aussi une excuse, après,
10:47aux politiques pour dire,
10:48ah, je vais rien faire.
10:49Donc, en fait, elle n'est pas en niveau très inquiétante,
10:51elle n'est même pas en coût très importante.
10:53Je rappelle quand même que quasiment un quart
10:55est détenu par la Banque Centrale Européenne
10:56via la Banque de France.
10:57Ce qui veut dire que si on corrige de ça,
10:59la dette qui nous coûte de l'argent,
11:00elle est au même niveau qu'en 2009.
11:02Donc, en fait, la BCE a quelque part annulé
11:0517 ans de hausse de l'endettement.
11:06En revanche, c'est un poids qu'on va peser,
11:08qui va nous immobiliser
11:09et qui va donner une bonne excuse
11:10à ceux qui veulent brasser du vent
11:11pour ensuite dire, ah, désolé.
11:13Donc, ça, c'est quand même assez gênant.
11:14Ce qui est quand même étonnant, Nicolas,
11:15c'est que là, on a atteint des niveaux
11:17alors que le pétrole est autour des 80 dollars.
11:20On avait atteint ces niveaux-là
11:21il y a quelques mois
11:21avec un pétrole bien plus élevé.
11:23Oui, en fait, quand on avait atteint le même niveau
11:25sur l'OAT 10 ans en mai dernier,
11:26on était avec un baril de Brent
11:27aux alentours des 110 dollars.
11:28On est en dessous des 80 dollars aujourd'hui.
11:30Puis moi, je voulais quand même revenir aussi
11:31sur l'OAT 30 ans.
11:32On est sur des niveaux
11:32qu'on n'avait pas connus depuis 2008.
11:34On est à 4,69% exactement
11:37à l'heure où on se parle.
11:38Alors, effectivement, c'est un thermomètre,
11:40mais ça dit quand même quelque chose
11:42de la situation de marché
11:43dans laquelle on se trouve actuellement, Étienne.
11:45Alors, il y a eu pas mal d'émissions
11:46assez longues tout au long du...
11:49Enfin, début juin
11:49et il y en a eu également début juillet.
11:51Donc, il y a eu un peu de papier,
11:53comme on dit dans notre jargon,
11:54qui ont été émis,
11:54ce qui fait que les investisseurs
11:56devaient digérer.
11:57Mais tout simplement,
11:57ce que vous voyez sur le 30 ans,
11:59c'est la version amplifiée
12:00de ce que vous voyez sur le 2 ans,
12:01le 5 ans, le 10 ans de la dette française.
12:03Plus vous avez des obligations
12:05de longue maturité,
12:06plus le bêta,
12:07plus la prime de risque
12:08demandée par le marché est élevée.
12:11Et en ce moment,
12:12c'est pas une défiance,
12:14mais ce rendement assez élevé,
12:17c'est simplement le prix
12:19que les investisseurs demandent
12:21parce que la France n'est pas
12:22le meilleur élève de la zone euro.
12:23Et pardon,
12:24mais juste sur ce niveau
12:25qu'on n'avait pas connu avant en 2008,
12:26du coup,
12:27ce n'est pas un bon indicateur aujourd'hui ?
12:28On ne peut pas comparer
12:28les deux situations,
12:29si je comprends bien ?
12:30Moi, je pense qu'on n'est pas du tout
12:31dans la même situation.
12:32Ce qu'on voit en ce moment
12:32dans les marchés,
12:33ce n'est pas un décrochage de la France,
12:34c'est simplement un mouvement de marché
12:36amplifié par le fait
12:37que la France a...
12:39Les investisseurs demandent encore une fois
12:40une prime de risque un peu plus élevée.
12:42Vous verrez un décrochage
12:43à la liste Ross,
12:44c'est par 50 points de base
12:51Moi, je dirais que c'est plus grave,
12:53justement,
12:53parce qu'en réalité,
12:54vous avez deux éléments dans un marché.
12:56Vous avez le régime normal
12:57et le régime de crise.
12:58On n'est pas en régime de crise,
12:59on est tous d'accord là-dessus,
13:00il n'y a pas de sujet,
13:00on n'est pas à 7 ou 8
13:01comme l'Italie à une époque, etc.
13:03En revanche,
13:04quand on parle de normal,
13:05mais je veux dire,
13:05avant 2008,
13:06on avait une croissance au-dessus
13:07d'à peu près 2%,
13:08une inflation à peu près 2%.
13:09Donc, votre croissance nominale,
13:10vous la colliez à 4%.
13:11Donc, si vous avez des taux à 5,
13:12ça ne faisait pas un gros écart.
13:14Là,
13:16on vient de voir une croissance
13:17à 0,7% en France,
13:18finalement.
13:19Si on garde l'inflation à 1,8%,
13:20ça fait 2,5%.
13:21Quelque part,
13:22ce gap avec ces taux
13:23qui se rapprochent des 5%,
13:24il est énorme.
13:25Donc, en fait,
13:25le problème,
13:26c'est que notre régime normal
13:27est déjà proche en écart
13:28d'un régime de crise.
13:29C'est ça qui est quand même
13:30un petit peu gênant
13:31et qu'on est le seul pays
13:32qui réagit à ça
13:33avec les États-Unis,
13:35mais chez eux,
13:35c'est toujours formidable,
13:36avec un déficit
13:37qui reste ultra élevé
13:38et zéro inquiétude.
13:39Donc, ce qui est assez étonnant,
13:39c'est que notre régime normal,
13:41hors crise,
13:41est un régime qui est désormais
13:42très dégradé
13:43et que notre réaction
13:44est inexistante.
13:45On va plutôt se demander
13:46s'il ne faut pas baisser
13:47l'âge de la retraite
13:47dans le débat public.
13:48Donc, c'est ça qui est très choquant.
13:50Mais le niveau en tant que tel,
13:51si c'était un niveau
13:52de coup de stress,
13:53on s'en taperait.
13:53Le problème,
13:54c'est qu'on s'habitue à tout
13:55et on s'habitue à des niveaux
13:55qui sont trop élevés.
13:57Mais Etienne Gorgeon,
13:57un scénario à la liste
13:58quand on est dans la zone euro,
13:59c'est possible ou pas ?
14:00Ou de toute manière,
14:02on est protégé ?
14:03Clairement,
14:03ce n'est pas testé.
14:05Et clairement,
14:05la Banque Centrale Européenne,
14:07étant donné ce qui s'était passé
14:08en 2011,
14:09donc la crise de la zone euro,
14:10a préparé un peu le terrain
14:11puisqu'elle a mis en place
14:13un fonds,
14:14une facilité,
14:15comme on dit,
14:15anti-fragmentation.
14:16Oui, mais Christine Lagarde dit
14:17qu'on n'aidera pas les pays
14:19qui se mettent tout seuls
14:19dans le mur, en fait.
14:20Je pense que Christine Lagarde
14:23ou son successeur
14:25fera ce qu'il faut
14:26pour éviter
14:27qu'une dislocation
14:28de la zone euro
14:28parce que si la France
14:29devait vraiment partir
14:30dans le décor,
14:31avec des taux
14:32qui seraient totalement
14:33intenables,
14:33il y a un moment où ils...
14:34Ce que ça veut dire,
14:35c'est que si on part dans le décor,
14:36on rachète de la dette.
14:37On rachète de la dette.
14:39Et c'est un des problèmes.
14:41On est protégé ?
14:42Ça peut encourager
14:44d'ailleurs certains politiques
14:45à faire n'importe quoi.
14:46Thibaut ?
14:47Non, moi je pense
14:47qu'on a un vrai problème.
14:48Déjà, je trouve qu'on critique
14:49beaucoup Lee Strauss.
14:49Je vous rappelle
14:50que c'est une des dernières
14:50à avoir connu deux souverains anglais,
14:52donc c'est quand même déjà
14:53pas si mal,
14:53on s'en souviendra.
14:54Le point, c'est de se rappeler
14:55qu'en fait...
14:55Elle n'est pas assez très longtemps.
14:56Ouais, c'est comme quoi
14:57en peu de temps,
14:58on peut faire beaucoup de choses.
14:59La réalité, c'est qu'aujourd'hui,
15:00il faut comprendre
15:00qu'on est dans un monde
15:01où il ne faut pas sortir du rang.
15:03C'est-à-dire que le fonctionnement historique
15:04dans les années 80-90,
15:05c'est ce qu'on appelle
15:06la dévaluation.
15:06Vous aviez un problème,
15:07vous dévaluez,
15:08vous créez de la monnaie,
15:09vous gagnez de la compétitivité.
15:10Aujourd'hui, on passe
15:10par les banques centrales
15:11qui font augmenter le bilan,
15:13ce qui revient exactement au même.
15:14Mais si les États-Unis,
15:15l'Angleterre, l'Europe,
15:25sort du rang,
15:25comme l'a fait l'Angleterre
15:26justement sous l'Estrus,
15:27ou la Grèce,
15:28ils disent non,
15:29mais attendez,
15:29si tu vas être le seul à un problème,
15:30la banque centrale ne va pas lancer
15:31un programme de quantitative easing
15:32pour un pays.
15:33Donc en fait, la difficulté,
15:34c'est que dans une phase
15:35où tous les pays de l'Europe
15:35ne vont pas hyper bien en économie,
15:37mais avec un déficit moyen
15:38sous les trois,
15:39le ratio ne se dégrade pas,
15:41sinon on est les seuls
15:41à se dégrader,
15:43personne ne viendra nous aider.
15:44Donc en fait,
15:44notre difficulté,
15:45c'est qu'on ne nous demande pas beaucoup,
15:46on nous demande de ne pas être
15:46trop loin du reste de la zone
15:47pour ne pas créer une dissociation
15:49et nous,
15:49on n'est pas capable
15:50de faire les faibles efforts
15:51qui nous permettraient
15:52de ne pas trop être en décalage.
15:53Ce que je comprends,
15:54c'est qu'en cas de scénario extrême,
15:56on fait péter la zone euro.
15:57C'est-à-dire qu'en fait,
15:58si on ne nous soutient pas
15:59ou que les autres disent
16:00qu'on fait n'importe quoi...
16:01Mais attention,
16:02la France,
16:02la réalité,
16:03c'est qu'on est en train
16:03de niquer notre futur.
16:04Aujourd'hui,
16:04on a beaucoup,
16:05beaucoup d'épargne,
16:06donc on n'a pas de problème
16:07à financer notre dette.
16:08Le seul problème,
16:09c'est que tout l'épargne
16:10qu'on vient flécher
16:10vers notre dette,
16:11c'est de l'argent
16:12qui ne va pas ailleurs.
16:13L'épargne,
16:13elle est dispo.
16:14Je vous rappelle
16:14que c'est l'État
16:15qui règle l'épargne
16:16avec les règles,
16:16solvantie,
16:17balle,
16:17tout ça,
16:17donc elle force les gens
16:18à acheter de l'emprunt d'État.
16:19Et donc en fait,
16:19en réalité,
16:20aujourd'hui,
16:20tant qu'on a assez d'épargne
16:21et qu'elle est fléchée,
16:22je prends l'exemple du Japon
16:23qui a des ratios
16:23complètement délirants,
16:24la dette ne va pas péter.
16:25En revanche,
16:26ça va nous obliger nous-mêmes
16:27à bloquer notre épargne
16:28parce qu'elle soit
16:29moins attractive ailleurs
16:30vers le financement
16:31du gouvernement
16:32et c'est beaucoup moins
16:33d'argent pour le reste.
16:33Donc en fait,
16:33on va hypothéquer notre futur.
16:35Donc c'est un poison lent,
16:36ce n'est pas une méga crise.
16:37Un pays qui a beaucoup
16:38d'épargne excédentaire
16:38ne peut pas choper
16:39une crise colossale.
16:40Donc moi,
16:41je pense que ce qui est très inquiétant,
16:42c'est tout ce qu'on fait
16:43pour nos enfants
16:43comme au niveau de la planète.
16:45Ce n'est pas une crise
16:46de très court terme
16:46pour un pays
16:47en excédent d'épargne.
16:48Ce n'est pas le sujet.
16:49Etienne Gorgon,
16:50pour vous qui êtes
16:51spécialiste obligataire,
16:51la dette française,
16:52ça ne vous empêche pas
16:53de dormir ?
16:53Vous dites non.
16:54Ça ne m'empêche pas
16:55de dormir à ces niveaux-là.
16:56Je pense que ça va être
16:56des opportunités d'achat
16:59pour des investisseurs
17:00comme nous
17:00et surtout pour les investisseurs
17:02institutionnels.
17:02C'est plutôt eux qui achètent.
17:03Encore une fois,
17:04les assureurs, les banques,
17:04mais surtout les assureurs
17:05vont acheter.
17:07Donc non, non,
17:07je ne suis pas inquiet.
17:09Non, en fait,
17:09sincèrement,
17:10je ne suis pas inquiet.
17:10Je pense qu'en plus,
17:11la France,
17:11si un jour,
17:12elle doit...
17:12Enfin, la France étonnée
17:13qu'elle n'a pas fait
17:14beaucoup d'efforts.
17:16Du coup,
17:16elle a une marge de manœuvre
17:17pour améliorer...
17:19Une marge de manœuvre
17:19d'efforts.
17:20Si un jour,
17:21elle souhaite le faire.
17:22Donc je ne suis pas...
17:22Oui, mais alors là,
17:23c'est là où...
17:24Il y a beaucoup d'hypothétiques.
17:26Ce que je veux dire,
17:27c'est qu'on a toujours
17:28cette capacité à orienter,
17:30à générer des impôts,
17:32toutes les choses
17:32qu'on voit
17:33et dont vous parlez régulièrement.
17:36On est...
17:37Le scénario qui pourrait
17:38être un peu compliqué,
17:39d'ailleurs, au passage,
17:40moi, ce que je peux voir,
17:41c'est que quand je parle
17:42à mes intervenants de marché,
17:43aux traders obligataires,
17:45le sujet REN
17:45n'est pas du tout un sujet.
17:47Si par contre,
17:47demain, c'est LFI
17:48ou la taxe Zuckman,
17:50là, ça va être
17:50quelque chose de probablement
17:52un tout petit peu plus sérieux.
17:54Et que, pour l'instant,
17:56le seul sujet,
17:57c'est la façon
17:58dont ça va se...
17:59Ce n'est pas un sujet financier,
18:00c'est plutôt un sujet politique.
18:01On parle plutôt de...
18:03On est passé du Frexit
18:04à la friction.
18:05Voilà.
18:06Donc ça va être
18:06quelque chose de frictionnel
18:07si ça devait vraiment
18:08être le REN au pouvoir.
18:09On verra comment ça se passe.
18:10Mais ce n'est pas encore
18:11vraiment un sujet financier,
18:12ce n'est pas un sujet de marché.
18:13Nicolas Pagnès,
18:14on a parlé beaucoup
18:15des taux, évidemment,
18:16mais ça s'est mal passé
18:17sur les marchés actions aussi.
18:19Oui.
18:19Alors, hier,
18:20effectivement,
18:20on a vu tous les marchés européens
18:22clôturer en recul.
18:23Globalement,
18:24pour le CAC 40,
18:25le DAC,
18:25le DAX,
18:26l'Ibex à Madrid,
18:27c'était des reculs
18:27de près de 2%.
18:28Londres et Milan
18:29reculaient d'un 1%.
18:30On a vu le Dow Jones
18:31ou le S&P 500 reculer,
18:33mais dans des ampleurs moindres.
18:36En revanche,
18:36on attend des marchés
18:37qui seraient orientés
18:40selon les contrats futurs
18:41dans le vert
18:41à l'heure actuelle.
18:42On a l'impression quand même
18:43qu'il y a eu une période
18:44de stress très rapide
18:46sur les marchés actions,
18:47en tout cas,
18:47et qu'on a presque déjà
18:48envie
18:49d'acheter plutôt
18:52le scénario
18:53des semi-conducteurs
18:54ou autre.
18:55Ce que je trouve
18:56vraiment intéressant,
18:57c'est qu'on est
18:57dans un environnement
18:58où ce qui détermine
18:59les marchés
19:00et par ricochet
19:01tous les marchés,
19:01puisque ça part toujours
19:02des Etats-Unis,
19:03c'est le retail américain.
19:04Le retail américain,
19:05donc les particuliers
19:06achètent au travers
19:08des ETF
19:09des actions américaines.
19:10Et ce qui est assez incroyable,
19:12c'est qu'on est
19:12totalement dirigé
19:13par deux phénomènes,
19:15acheter sur faiblesse.
19:16Dès qu'il y a une faiblesse,
19:17ce fameux retail
19:19américain achète
19:21et par l'effet momentum.
19:23Normalement,
19:24plus ça monte,
19:24plus il y a un retour
19:25à la moyenne,
19:26les actifs,
19:27les gens vont se mettre
19:27à vendre
19:28pour aller chercher
19:29quelque chose d'autre
19:30qui peut rapporter
19:30un peu plus de performance.
19:31Ce n'est pas du tout
19:32ce qui se passe,
19:32c'est plus ça monte
19:33et dès qu'il y a
19:34un tout petit repli,
19:34on rachète pour aller plus loin.
19:36Il y a une stade
19:36que j'aime bien,
19:37je me suis amusé
19:37à la calculer,
19:38c'est vous regardez
19:39les baisses du S&P
19:40de 10% depuis 2009,
19:42vous avez systématiquement
19:44acheté le point bas
19:46de 10%,
19:46vous avez fait plus 21%,
19:48100% de probabilité
19:49de gagner,
19:50alors que dans la décennie
19:52précédente,
19:52vous perdiez de l'argent.
19:53Donc vous êtes dans
19:54un mouvement extrêmement fort
19:55et c'est ça pour moi
19:56le point important.
19:57Mais donc haussier
19:58de manière générale
19:58parce qu'en fait
19:59on est porté
20:00par des très bonnes nouvelles,
20:02la nouvelle de l'IA
20:03qui booste l'économie américaine,
20:05on est à un niveau
20:07où la consommation
20:08a pas mal baissé
20:09dans la contribution au PIB
20:10et les dépenses
20:11d'investissement
20:12n'ont jamais été haussier,
20:13on est à 30-40%
20:14de PIB,
20:15donc une inflation
20:16qui est à peu près
20:17OK aux Etats-Unis,
20:18une croissance
20:18des dépenses d'investissement,
20:20les marchés adorent.
20:20Sibou, il reste une minute.
20:22Oui, en réalité
20:22je pense qu'on a une situation
20:23qui est inédite
20:24et qu'il y a une situation
20:25qui est plus une situation
20:26inquiétante qu'autre chose
20:27mais c'est-à-dire qu'en fait
20:28on est,
20:28il ne faut pas se mentir,
20:29lundi on a battu
20:29un record historique
20:30sur l'euro stocks,
20:31donc 2% de baisse
20:32depuis un nombre historique
20:33qui n'a rien à signaler.
20:34Dans le même temps,
20:34on a des variations
20:35qui sont extrêmes
20:36de temps en temps
20:37qui sont plutôt
20:37des régimes de crise.
20:38Si vous prenez le COSPI,
20:39un dit qui est très lié
20:40aux semi-conducteurs sud-coréens,
20:41il a fait 9 séances
20:42de variation
20:43de plus de 5%
20:44en un mois.
20:45Ça c'est des trucs
20:45en 2020, en 2008,
20:47des séances à plus ou moins 5,
20:48vous en trouvez tout le temps
20:48mais c'est des marchés baissiers.
20:50Donc dans des périodes
20:51très hautes
20:52avec un indice
20:52qui reste à 70% de hausse
20:53depuis le début de l'année,
20:54on n'a pas cette habitude-là.
20:55Donc on a des signaux
20:56de nervosité,
20:57on a des signaux positifs.
20:58La réalité c'est qu'à ce stade
20:59on va voir qui a tort.
21:00D'un côté,
21:01des infrastructures
21:02qui gagnent énormément d'argent
21:03avec l'IA
21:03et de l'autre côté,
21:04les opérateurs
21:04qui en perdent énormément.
21:05À un moment,
21:06on va voir qui a raison,
21:07on va voir comment ça se décante.
21:08Ce qui est sûr,
21:09c'est qu'en tout cas,
21:10le marché hésite
21:10entre deux tentations,
21:12la tentation de la volatilité
21:13et du stress
21:13et la tentation des plus hauts.
21:14Il va falloir choisir, messieurs.
21:15Impeccable,
21:16le temps est terminé.
21:178h54,
21:17dans un instant,
21:18l'ouverture des marchés financiers.
21:19Merci à tous les deux
21:20de l'Unus Patins
21:20dans la matinale de l'économie.
21:22C'est du vert
21:22qu'on attend Nicolas.
21:23D'ici quelques instants,
21:24vous suivez ça avec lui
21:25dans Good Morning Market.
21:26Je vous dis à demain,
21:266h et 9h.
21:36Bonjour à toutes et à tous
21:37et bienvenue dans
21:38Good Morning Market.
21:39Nous sommes ensemble
21:39en direct sur BFM Business
21:42jusqu'à 9h30
21:43avec des marchés européens
21:45attendus dans le vert
21:47selon les contrats futurs
21:48après la séance d'hier
21:50qui a vu des baisses
21:51de plus de 2%
21:52sur un certain nombre
21:53d'indices européens
21:54à commencer par le CAC 40
21:56plombé par la reprise
21:57des hostilités
21:58entre les Etats-Unis
21:59et l'Iran
22:00et la fin du cessez-le-feu
22:03annoncé par Donald Trump
22:05avec notamment
22:06comme pour incidence direct
22:07la remontée
22:08des prix du pétrole.
22:09On a vu le baril de Brent
22:10progresser de 5%
22:11à dépasser les 80 dollars.
22:13Il est à l'heure actuelle
22:14aux alentours
22:15des 77 dollars 70,
22:17un peu en dessous
22:18des 78 dollars.
22:19On a vu le WTI
22:20toucher les 76 dollars.
22:22Il est à l'heure actuelle
22:22aux alentours
22:23des 73 dollars.
22:25On reviendra bien sûr
22:27là-dessus
22:27dans Good Morning Market.
22:29On reviendra
22:30sur cet effet de stress
22:31qui a l'air finalement
22:32assez limité dans le temps
22:33puisqu'on a même vu
22:34l'OAT 10 ans
22:35donc toucher
22:36les 3,92%
22:38hier.
22:38On est revenu
22:39à l'heure actuelle
22:40aux alentours
22:40des 3,89%.
22:41Une très légère détente
22:43sur l'OAT 10 ans.
22:44L'OAT 30 ans
22:45est lui monté
22:45à un niveau inédit
22:46un 4,7%
22:47des niveaux
22:48qu'on n'avait pas connu
22:49depuis 2008.
22:50On reviendra évidemment
22:51sur tous ces éléments
22:53mais aussi sur
22:54les minutes
22:54de la Fed
22:55dans
22:55Good Morning Market
22:57mais tout de suite
22:58nous vous proposons
22:59le flash de
22:59Léo Dumas.
23:01Good Morning Market
23:03Le journal
23:04Et donc l'escalade
23:05se poursuit ce matin
23:06au Moyen-Orient
23:07avec le même schéma
23:08qu'hier
23:09des frappes américaines
23:10sur l'Iran
23:11dans la soirée
23:11précisément
23:12contre les capacités
23:13de menaces
23:14contre la liberté
23:16de navigation
23:16dans le détroit d'Hormuz
23:17explique le commandement
23:19américain
23:19et ensuite
23:20des tirs de Téhéran
23:21contre Bahreïn
23:22le Koweït
23:22et le Qatar
23:23où se situent
23:24les bases militaires
23:25des Etats-Unis
23:26Alors écoutez
23:27le commentaire
23:27de Donald Trump
23:28il y a quelques heures
23:29sur la situation
23:30à bord d'Air Force One
23:33Nous venons de les frapper
23:34très fort
23:35je dirais
23:3520 fois plus fort
23:37chaque fois qu'ils nous frappent
23:38nous ripostons
23:3920 fois plus fort
23:40comme hier
23:40ils ont fait
23:41un petit truc aujourd'hui
23:43mais c'était plutôt
23:44des représailles
23:44pour ce qui s'est passé
23:45Les réponses
23:46du principal négociateur
23:48iranien ce matin
23:49si vous frappez
23:50vous serez frappé
23:51prévient-il
23:51sur ses réseaux sociaux
23:52ajoutant que le détroit d'Hormuz
23:54ne sera ouvert
23:55que selon
23:55les modalités iraniennes
23:57dans le même temps
23:58il y a Total Energy
23:59qui lance une route
24:00du Mexique
24:01vers l'Asie
24:02le groupe va expédier
24:03aujourd'hui
24:04un premier cargo de GNL
24:05depuis la côte pacifique
24:06offrant ici
24:07une nouvelle alternative
24:08d'approvisionnement
24:09face aux risques
24:10dans le golfe
24:10et précisément
24:11dans le détroit d'Hormuz
24:12Total
24:13qui profite là
24:14des plus de 16%
24:16qu'il détient
24:17à ECA et LNG
24:18c'est le premier terminal
24:19d'exportation de GNL
24:20de la région
24:21au Mexique
24:22et puis côté russe
24:23on passe en mode crise
24:24Moscou a interdit
24:25depuis hier
24:26les exportations
24:27de son gasoil
24:27pour faire face
24:28aux pénuries
24:29provoquées par les frappes
24:31ukrainiennes
24:31sur ces raffineries
24:32le vice-premier ministre
24:33de Vladimir Poutine
24:34qualifie la situation
24:35de compliquée
24:36évoquant même
24:37la nécessité
24:38d'importer en Russie
24:39des produits pétroliers
24:40pour pallier
24:41ce manque
24:42Moscou avait déjà
24:43ces dernières semaines
24:43restreint
24:44les exportations
24:45de certaines catégories
24:47d'essence automobile
24:48dont les principaux acheteurs
24:49étaient l'an dernier
24:50le Brésil
24:51et la Turquie
24:52et puis le trafic aérien
24:53fera au moins
24:54fois deux
24:55d'ici 20 ans
24:56c'est la prévision
24:56d'Airbus hier
24:57et elle va se traduire
24:59par la livraison
25:00d'au moins 42 000 avions neufs
25:02de plus de 100 places
25:03tous constructeurs confondus
25:04d'ici à 2045
25:06et en attendant
25:06Airbus en a livré
25:0889 au mois de juin
25:10351 sur le semestre
25:11soit 15% de plus
25:12que l'an dernier
25:13il est 9h01 minute
25:15et vous êtes toujours
25:15en direct sur BFM Business
25:17dans Good Morning Market
25:18avec un CAC 40
25:19qui ouvre en progression
25:20plus 0,79%
25:22à 8 317 points
25:24à 9h30
25:25vous retrouverez
25:26les experts
25:27avec Raphaël Legendre
25:28Raphaël Legendre
25:29qui est avec nous en plateau
25:29bonjour Raphaël
25:30bonjour Nicolas
25:31au menu des experts
25:32à 9h30
25:32on va parler de la crise
25:33qui reprend au Moyen-Orient
25:34bien évidemment
25:35et qui fait flamber
25:37les marchés
25:37sur le pétrole
25:38sur l'inflation
25:39sur les taux
25:40le taux français
25:41qui dépasse les 3,90
25:43bientôt les 4%
25:44on verra ce qu'en pensent
25:46les experts ce matin
25:47on verra pourquoi
25:48Donald Trump
25:49s'en est pris à l'Espagne
25:50lors du sommet de l'OTAN
25:51l'Espagne
25:52une cause perdue
25:53selon le président américain
25:55qui a annoncé
25:56couper toute relation commerciale
25:58avec Madrid
25:59alors est-ce que c'est
26:00véritablement possible
26:01on en discutera aussi
26:02et puis enfin
26:03faut-il mettre
26:04la fonction publique
26:05au régime sec
26:07une réunion
26:08s'est tenue hier
26:09à Bercy
26:09le ministre du budget
26:11a indiqué
26:11qu'il n'y aurait pas
26:12de hausse du point
26:13de l'indice
26:13ce qui a mis
26:14très en colère
26:15la fonction publique
26:16la fonction publique
26:17est-elle maltraitée
26:18en France
26:18ce sera le dernier thème
26:19des experts
26:21ce matin
26:21rendez-vous
26:22à 9h30
26:24le CAC 40
26:25qui progresse
26:26donc à l'ouverture
26:27plus 0,81%
26:29à 8 319 points
26:31on voit également
26:32que le DAX
26:32ouvre en progression
26:33également
26:34plus 0,82%
26:35à 25 100 points
26:37l'Eurostox
26:37qui lui gagne
26:38près de 1%
26:390,93% exactement
26:41à 6 263 points
26:43si on regarde du côté
26:44du CAC 40
26:45les principales valeurs
26:47orientées à la hausse
26:48aujourd'hui
26:48sont ST Microelectronics
26:49qui gagnent plus de 3%
26:51plus 3,54%
26:53ArcelorMittal
26:54Société Générale
26:55plus 2,27%
26:56Société Générale
26:57qui avait fait partie
26:57des valeurs
26:58les plus impactées
26:59hier par la remontée
27:01des taux
27:01en lien avec
27:02la reprise des hostilités
27:03entre l'Iran
27:04et les Etats-Unis
27:06Schneider Electric
27:07plus 2,07%
27:09ou encore
27:09Kering
27:091,73%
27:10les plus fortes baisses
27:12du CAC 40
27:12sont signées
27:13Capgemini
27:13Pernod Ricard
27:14Euronext
27:14ou encore Thales
27:15on regarde bien sûr
27:16ce qui se passe
27:17du côté du pétrole
27:18le pétrole
27:19qui a beaucoup progressé
27:21hier
27:21on avait notamment vu
27:22le baril de Brent
27:23dépasser les 80 dollars
27:25il est aux alentours
27:26des 77,8 dollars
27:28exactement à l'heure
27:29où on se parle
27:30le WTI
27:30qui lui était monté
27:31jusqu'à 76 dollars
27:32hier
27:32et à l'heure actuelle
27:34aux alentours
27:34des 73 dollars
27:36on reviendra
27:37bien évidemment
27:37sur la situation
27:38des marchés
27:40et sur cette tension
27:41que l'on peut voir
27:42sur les marchés
27:42avec le retour
27:43du risque géopolitique
27:45dans un instant
27:45avec nos experts
27:47dans Good Morning Market
27:50BFM Business présente
27:53Good Morning Market
27:55Nicolas Pagnès
27:57vous êtes toujours en direct
27:58sur BFM Business
27:59dans Good Morning Market
28:00avec un CAC 40
28:01qui ouvre en progression
28:02plus 0,63%
28:04à 8 304 points
28:05nous reviendrons
28:06bien évidemment
28:06dans cette émission
28:07sur les questionnements
28:09qu'il existe
28:10à l'heure actuelle
28:11sur le retour
28:12du risque géopolitique
28:14sur les marchés
28:14mais nous commençons
28:15tout de suite
28:16cette émission
28:16avec la rubrique
28:17En portefeuille
28:20En portefeuille
28:21c'est avec Pascal Kiry
28:22bonjour Pascal
28:23Bonjour Nicolas
28:24Merci d'être avec nous
28:25vous êtes le président
28:25de l'ANDP CCI
28:27l'association nationale
28:28de défense
28:28des porteurs de CCI
28:29du crédit agricole
28:30on va faire une émission
28:31un petit peu particulière
28:32aujourd'hui
28:32puisqu'on va revenir
28:33sur ce principe
28:34des CCI
28:35ces certificats coopératifs
28:37d'investissement
28:38ce sont des outils financiers
28:39cotés en bourse
28:40qui donnent droit
28:40à des dividendes
28:41mais pas à des droits de vote
28:43et vous contestez
28:44deux choses
28:45en ce qui concerne
28:45les CCI
28:47du crédit agricole
28:48vous constatez
28:50et contestez
28:51d'abord une différence
28:52de traitement
28:53parmi différentes typologies
28:55de détenteurs
28:55de ces CCI
28:56que ce soit
28:57crédit agricole SA
28:58les salariés
28:59des caisses régionales
29:00de ces certificats
29:02coopératifs d'investissement
29:03et les petits porteurs
29:04que vous représentez
29:04mais aussi
29:05la non-redistribution
29:07sur ces titres
29:08qui pénalise
29:09les détenteurs
29:10mais aussi plus largement
29:11les flux de capitaux
29:12sur les marchés
29:13est-ce que c'est bien résumé
29:14le combat que vous menez
29:15aujourd'hui
29:15au sein de l'association
29:16Pascal ?
29:17C'est un sujet complexe
29:18mais vous l'avez parfaitement
29:18bien résumé
29:19Alors quel est le problème
29:21aujourd'hui sur ces
29:22certificats coopératifs
29:23d'investissement
29:24Pascal ?
29:24Écoutez le problème
29:25est extrêmement simple
29:26vous avez une banque
29:28qui n'a plus de croissance
29:29de ses encours
29:30c'est les caisses régionales
29:31les 13 caisses régionales
29:32du crédit agricole
29:33qui sont cotées en bourse
29:33à travers les CCI
29:36et plus de croissance
29:37des actifs
29:38néanmoins
29:38on distribue
29:39moins de 10%
29:40des résultats
29:40donc on accumule
29:42des capitaux propres
29:42pour savoir quoi en faire
29:44et ces capitaux propres
29:45sont placés
29:46sur le marché monétaire
29:46deux conséquences
29:48une conséquence
29:49microéconomique
29:50pour les porteurs de titres
29:51on a un titre
29:52qui décote
29:53de 70%
29:54par rapport
29:55à l'actif net comptable
29:56c'est la décote
29:57la plus forte
29:57sur les 185 banques
29:59cotées en Europe
30:00D'accord
30:01Deuxième conséquence
30:02au niveau macroéconomique
30:03cette fois-ci
30:04vous avez des caisses régionales
30:05qui thésaurisent
30:06des capitaux propres
30:07en quantité
30:08pharaoniques
30:09et qui ne sont pas
30:11prêtés à l'économie française
30:12je vous donnerai
30:12juste un exemple
30:13vous prenez la caisse
30:14de Loire-Haute-Loire
30:16cette caisse
30:17a un rapport
30:18entre les capitaux propres
30:20et les actifs
30:21de 34%
30:22d'accord
30:22là où la BCE
30:23demande 11%
30:24et là où le monde
30:25mutualiste
30:25est à 17%
30:26ce qui voudrait dire
30:28que cette caisse régionale
30:29elle pourrait faire
30:30deux fois plus de crédits
30:3113 milliards
30:33dans ces deux départements
30:35évidemment
30:35quand on a une part
30:36de marché de 33%
30:37c'est plus possible
30:38donc qu'est-ce qu'on fait
30:40de ces capitaux propres
30:40excédentaires
30:41qui ne sont pas prêtés
30:42à l'économie française
30:43et pourquoi est-ce qu'ils ne sont pas
30:46redistribués
30:47selon vous aujourd'hui
30:48alors que
30:49des outils financiers
30:50comme les certificats
30:51coopératifs d'investissement
30:52permettent quand même
30:53la distribution de dividendes
30:54oui je pense qu'il y a un problème
30:55culturel au sein du monde
30:56mutualiste
30:57coté en bourse
30:58si vous voulez
30:58dans lequel le dividende
30:59est un gros mot
31:00d'accord
31:00toutes les banques
31:00cotées des deux côtés
31:01de l'Atlantique
31:03se fixent un objectif
31:04de ratio prudentiel
31:0513-14%
31:06et au-delà
31:07reversent 100%
31:08des résultats
31:10pour que
31:10les investisseurs
31:11ensuite aillent
31:12allouer ses capitaux
31:13dans d'autres entreprises
31:15dans d'autres activités
31:16ce n'est pas fait
31:17pour des raisons historiques
31:18pour l'instant
31:18au sein du crédit agricole
31:19donc c'est un manque
31:20à gagner pour les marchés financiers
31:21que ces sommes d'argent
31:23restent du coup
31:24dans les capitaux propres
31:25de ces certificats
31:27coopératifs d'investissement
31:28enfin au sein
31:28des caisses mutualistes
31:29oui je continue
31:30avec mon exemple
31:31de Loire-Haute-Loire
31:32c'est 900 millions d'euros
31:33qui sont bloqués
31:34qui rapportent du 2%
31:36qu'est le taux du marché monétaire
31:37alors que s'ils étaient investis
31:38dans le capital
31:39de TI, de PME
31:40vous auriez un taux
31:41de rentabilité
31:42de 8 à 10%
31:43aisément
31:44donc effectivement
31:45il y a une destruction
31:45de valeur pour l'économie française
31:47vous-même
31:47en tant que président
31:48de cette association
31:49donc de défense
31:50des porteurs
31:51de CCI
31:52du Crédit Agricole
31:52je ne l'ai pas dit
31:53en introduction
31:54mais vous êtes également
31:54quand même auteur
31:56du Vernimen
31:57l'ouvrage de référence
31:57des professionnels
31:58de la finance
31:59vous êtes professeur
31:59de finance à HEC
32:00vous avez acquis
32:01des certificats
32:02coopératifs d'investissement
32:04vous en détenez
32:04une part importante
32:06sur votre patrimoine
32:07financier
32:07aujourd'hui
32:08c'est des titres
32:08qui ne valent que 30%
32:09de leur valeur
32:09c'est ça
32:10et la question
32:10c'est quand est-ce
32:11qu'on peut sortir
32:12avec la réelle valeur
32:13de ces titres
32:14aussi quand on est
32:15petit porteur ?
32:15Je pense qu'un jour
32:16oui
32:16la main est entièrement
32:18du côté du Crédit Agricole
32:19et le rôle
32:20de notre association
32:21c'est de faire
32:22de la pédagogie
32:24en direction
32:25des ayants droit
32:27des décideurs
32:28pour leur expliquer
32:29que la passivité
32:30n'est plus possible
32:31dans le monde économique
32:33tout problème
32:34appelle tôt ou tard
32:35une solution
32:36et il existe
32:37des solutions
32:38et surtout que
32:39si je suis bien renseigné
32:41il y a déjà eu
32:42des rachats
32:43d'un certain nombre
32:44de ces titres
32:44à 100% de leur valeur
32:46voire un petit peu plus
32:46Exactement
32:47vous avez eu
32:49deux opérations
32:50en 2009
32:50en plein milieu
32:51la crise financière
32:52deux caisses régionales
32:53qui étaient cotées
32:54à l'époque
32:54sont sorties de bourse
32:56et puis
32:57une opération
32:58en 2016
32:59dans laquelle
33:00CASA
33:00qui détenait 25%
33:02du capital
33:02de toutes les caisses régionales
33:04cotées en bourse
33:05du Crédit Agricole
33:06s'est fait racheter
33:07à trois fois
33:08le cours de bourse
33:09CCCI
33:10par les caisses régionales
33:11elles-mêmes
33:12à un prix de 105%
33:13des capitaux propres
33:14Donc c'est possible
33:15mais les petits porteurs
33:16n'en bénéficient pas
33:17aujourd'hui
33:17est-ce que vous avez
33:18des discussions
33:19peut-être avec
33:20Crédit Agricole
33:21SA
33:21pour
33:23régler le sujet
33:24pour les petits porteurs
33:25qui voudraient potentiellement
33:26vendre leurs titres
33:27ou bénéficier
33:28de la valeur réelle
33:29de ces titres ?
33:30J'en ai eu
33:31pendant deux ans et demi
33:31derrière des portes closes
33:33factuellement
33:33elles n'ont mené à rien
33:34donc j'ai accepté
33:36de prendre la direction
33:37de l'Association nationale
33:38de défense des porteurs
33:39de CCI
33:40pour porter le débat
33:41sur la place publique
33:42pour faire de la pédagogie
33:43pour expliquer
33:44aux uns aux autres
33:45que la situation
33:46n'est pas tenable
33:47On ne peut pas
33:48dans l'économie française
33:50actuelle
33:50continuer indéfiniment
33:52à accumuler
33:53des capitaux propres
33:53qui sont stérilisés
33:55Vous représentez
33:56combien de petits porteurs
33:58aujourd'hui
33:58ou quelle part
33:59des détenteurs
34:01de CCI
34:02Crédit Agricole ?
34:03On représente
34:04à peu près
34:05de l'ordre de grandeur
34:06du tiers
34:06des CCI
34:07en circulation
34:08Comment est-ce que
34:09le sujet pourrait
34:10se régler selon vous
34:11et sous quel horizon ?
34:14Vous avez
34:15deux grandes solutions
34:16c'est-à-dire
34:16on se met à adopter
34:18au niveau des caisses régionales
34:19la politique
34:20de distribution
34:21de dividendes
34:21que toutes les banques
34:22cotées dans le monde
34:23adoptent
34:23et on fait disparaître
34:24du jour au lendemain
34:25la décote
34:26puisqu'on arrête
34:27de surinvestir
34:28dans le marché monétaire
34:30et puis deuxième solution
34:31ce que je peux comprendre aussi
34:32je suis mutualiste
34:33mais en fait
34:34qu'est-ce que je fais en bourse ?
34:36Il faut quand même comprendre
34:37que c'est le seul groupe
34:38mutualiste
34:39bancaire dans le monde
34:40à être coté en bourse
34:42à ce moment donné
34:43j'en tire les conséquences
34:44j'ai pas envie
34:45de suivre les règles
34:45je suis de suivre
34:46toutes les sociétés cotées
34:47j'en tire les conséquences
34:48et je me retire de cote
34:49Et avec aussi ce sujet
34:51peut-être de mettre d'accord
34:52des caisses régionales
34:53indépendantes
34:54globalement
34:55le principe
34:55d'un groupe mutualiste
34:56Bien sûr
34:57c'est toute la difficulté
34:58du dossier
34:58vous avez 13 patrons
35:00de caisses régionales
35:01qui ne sont pas tous
35:02exactement dans la même situation
35:03et qui peuvent avoir
35:05des objectifs
35:06qui peuvent être différents
35:07et le consensus
35:08parfois met du temps
35:09à être atteint
35:11Et sur ce sujet
35:11d'ailleurs
35:12vous vous êtes déjà exprimé
35:13dans la presse
35:13vous dites notamment
35:14que parfois
35:16la hausse des fonds propres
35:18serait liée directement
35:20au bonus
35:21de certains directeurs généraux
35:23C'est clair que
35:24les 13 directeurs généraux
35:25ont la moitié
35:26de leur variable
35:26qui est indexée
35:27sur la progression
35:28du montant des capitaux
35:29propres
35:29comptables
35:30donc c'est assez unique
35:31dans le monde financier
35:33d'avoir un bonus
35:35qui est indexé
35:36sur un montant
35:36de capitaux propres
35:37et non pas sur
35:38la rentabilité
35:39ou d'autres critères
35:40et donc
35:41leur incitation
35:42à court terme
35:43n'est effectivement pas
35:45de restituer
35:46ces capitaux propres
35:47pour les mettre au travail
35:47dans l'économie
35:48mais plutôt
35:48de les thésauriser
35:49et de les congeler
35:51Un dernier mot
35:52de clôture
35:52qu'est-ce que vous demandez
35:53concrètement
35:54si vous deviez vous adresser
35:55au petit porteur
35:55ou à Crédit Agricole
35:56directement ?
35:58Le sujet est entre les mains
35:59du Crédit Agricole
36:00le Crédit Agricole
36:01est l'un des fleurons
36:02de la finance européenne
36:04est un sujet de fierté
36:05pour notre pays
36:06mais sur ce dossier-là
36:08il faut tourner la page
36:09et savoir le faire
36:11Merci beaucoup
36:11Pascal Quiry
36:12de nous avoir accompagné
36:13je rappelle que vous êtes
36:14donc auteur du Vernimène
36:15professeur de finance
36:16à HEC
36:17mais vous êtes également
36:17président de la NDP-CCI
36:19l'association nationale
36:20de défense
36:21des porteurs
36:22donc de CCI
36:24de certificat coopératif
36:25d'investissement
36:26du Crédit Agricole
36:27Merci beaucoup
36:28de nous avoir accompagné
36:29et quant à nous
36:30on se retrouve à présent
36:31dans le focus du jour
36:35Et on fait un point
36:36tout de suite sur le CAC 40
36:38le CAC 40 qui progresse
36:40de 0,58% à 8300 points
36:43on voit que le DAX également
36:45progresse 0,6% à 25 047 points
36:50l'Eurostox de son côté
36:51progresse de 0,84% à 6257 points
36:57on regarde parmi les plus fortes hausses du jour
36:59STMicroelectronics
37:00plus 3,6%
37:01ArcelorMittal
37:02plus 2,65%
37:04Kering
37:04plus 2,77%
37:06Société Générale
37:07plus 2,66%
37:09parmi les plus fortes baisses
37:10on voit notamment
37:12Capgemini
37:12plus 2,13%
37:14Thales
37:14moins 0,81%
37:17on voit
37:17Pernod Ricard
37:18qui recule également
37:19moins 0,81%
37:21L'Oréal
37:21moins 0,45%
37:23du côté du pétrole
37:25on voit donc une légère détente
37:28par rapport à la hausse des cours
37:30qu'on a vu sur la séance d'hier
37:32puisque le baril de Brent
37:34est aux alentours des 77,80$
37:37un peu en dessous des 78$
37:38il a dépassé hier les 80$
37:42on voit que le WTI est de son côté
37:44donc redescendu également
37:47aux 73,30$
37:49alors qu'il était monté hier
37:51jusqu'aux 76$
37:53une progression des cours du pétrole
37:55en lien avec la reprise
37:56des hostilités
37:58dans le détroit d'Hormuz
37:59et notamment entre l'Iran
38:01et les Etats-Unis
38:01Donald Trump
38:02ayant notamment déclaré
38:03que l'accord de cesser le feu
38:04conclu il y a quelques semaines
38:05était désormais caduque
38:07une hausse des cours du pétrole
38:09qui a eu une incidence directe
38:11sur les marchés américains
38:12et européens
38:12donc hier
38:14sur des marchés asiatiques
38:16qui ont hésité
38:17tout au long
38:18de la séance
38:20et on voit ce matin
38:21finalement que
38:22le risque géopolitique
38:24semble en partie
38:26digéré par les marchés
38:28si on peut l'exprimer ainsi
38:29ou en tout cas
38:29que le marché a envie
38:31de ne pas croire
38:32à une reprise
38:33trop importante
38:34des hostilités
38:35dans le détroit d'Hormuz
38:38donc ça c'est
38:39effectivement
38:39pour le sujet géopolitique
38:41du côté des taux
38:42on a vu quand même
38:43que l'OAT 10 ans
38:44est allé toucher
38:45les 3,9%
38:46que l'OAT 30 ans
38:48est allé jusqu'au
38:494,7%
38:52des niveaux inédits
38:53qu'on n'avait pas
38:55connus depuis 2008
38:56le 10 ans US
38:57ou le 30 ans US
38:58sont eux aussi revenus
38:59sur des niveaux
38:59qu'on n'avait pas connus
39:00pour le coup
39:00depuis mai dernier
39:02lorsque le baril
39:04de Brent valait
39:04110 dollars
39:06et lorsque
39:07il y avait également
39:08un certain nombre
39:08de questionnements
39:10budgétaires
39:11notamment en France
39:12on voit ce matin
39:13que le VIX
39:14se détend un peu
39:14mais on va refaire
39:15un point sur tout cela
39:16en direct
39:17des marchés
39:20en direct
39:21des marchés
39:21c'est avec
39:22Jean-Louis Cussac
39:23trader pour compte propre
39:25mais chez Perceval
39:26finance conseil
39:27bonjour Jean-Louis
39:31bonjour
39:31merci d'être avec nous
39:32alors je faisais
39:33un point un peu global
39:34de cette actualité
39:35de la nuit
39:36sur les marchés
39:38financiers
39:39je n'ai pas parlé
39:40des minutes de la Fed
39:41on aura peut-être
39:41l'occasion d'en parler
39:42ensemble un peu plus tard
39:43mais tout d'abord
39:44comment expliquer
39:46comment est-ce que
39:47vous analysez
39:48la situation
39:49dans un premier temps
39:49et comment expliquer
39:50ce stress
39:51d'hier soir
39:52sur les marchés
39:52européens
39:53digéré pendant la nuit
39:54et avec un CAC 40
39:56qui ouvre en progression
39:57ce matin
39:58Jean-Louis
40:01tout simplement
40:02les investisseurs
40:03étaient
40:03restent dans la confusion
40:05la plus totale
40:06de toute façon
40:07ils ont l'habitude
40:08maintenant
40:09Trump nous a dit
40:11que les discussions
40:12étaient positives
40:14que tout allait bien
40:15dans le bon sens
40:17que c'était constructif
40:19mais pendant ce temps-là
40:20on l'a bien vu
40:21les investisseurs
40:22restaient sur la réserve
40:23ils étaient méfiants
40:24on a toujours eu
40:26des volatilités implicites
40:28aller au mieux
40:29c'était vers 13
40:3014
40:30et on n'est jamais retombé
40:32vers 10
40:3311 par exemple
40:34donc la méfiance
40:36était toujours là
40:37donc hier
40:38on est tombé
40:39un peu
40:40parce que
40:40c'est toujours pareil
40:41la volatilité
40:43de la liquidité
40:43est très forte
40:44donc il n'y a
40:45il n'y a pas
40:45il n'y a plus personne
40:47tout d'un coup
40:47parce que les algos
40:48vont dans le même sens
40:49au même moment
40:49les arbitrages
40:51poussent fort
40:52dans un sens
40:52ou dans l'autre
40:53et pourquoi
40:54ils émergent
40:55tous ces arbitrages
40:56toute cette spéculation
40:58tout simplement
40:58parce que les intérêts
40:59de conviction
41:01l'idée qu'on peut se faire
41:02en tant que gérant
41:04il n'y en a pas
41:05pas vraiment
41:05donc
41:06ils étaient
41:07ils restent prudents
41:08ils étaient
41:09avec beaucoup de liquidité
41:11ils restent
41:11avec beaucoup de liquidité
41:12et on reste comme ça
41:14avec des marchés
41:16si vous voulez
41:16qui restent haussiers
41:17non affirmés
41:18c'est à dire
41:19que sur le plan technique
41:20il n'y a pas
41:20d'indication
41:21de retournement
41:22de situation
41:23donc moi
41:24le premier niveau d'alerte
41:25ça serait 8100
41:26donc on était nettement
41:27au dessus
41:28puisqu'on a fait 8200 et quelques
41:29et là ce matin
41:30oui
41:31écoutez
41:31on est reparti
41:32un peu plus
41:32sur un cran au dessus
41:33dans le siège
41:34de New York
41:35du SP500
41:36le SP500 ce matin
41:38à 8h
41:39quand j'ai envoyé
41:39mes messages
41:40un peu avant
41:41il était exactement
41:42sur le même niveau
41:43que la veille
41:44à la même heure
41:44vous voyez donc
41:46aucune surprise
41:47de la part
41:48des investisseurs
41:49l'IA rebondit un petit peu
41:51les semi-conducteurs
41:52là ce matin
41:52remontent
41:53voilà
41:53il n'y a rien
41:54de nouveau
41:55en fait
41:57on s'attend à tout
41:58les investisseurs
42:00sont prêts
42:00à tout entendre
42:01ils ont l'habitude
42:02maintenant
42:03ils ont vraiment
42:03Jean-Louis
42:04rien de nouveau
42:05mais avec un pétrole
42:06un peu plus élevé
42:08la situation de marché
42:09un retour du risque
42:10géopolitique
42:11et donc potentiellement
42:12quand même
42:12des questionnements
42:13sur l'inflation
42:13à court et moyen terme
42:15mais vous
42:15sur les marchés
42:16vous dites rien de nouveau
42:17même la volatilité
42:17même l'indice VIX
42:18effectivement
42:19c'est légèrement tendu
42:20hier
42:20pour revenir au niveau
42:22assez niveau ce matin
42:25oui tout simplement
42:26parce que
42:27les investisseurs
42:30ne sont pas surpris
42:31par cette situation
42:33ils ont tout entendu
42:34qu'il fallait
42:36rayer l'Iran de la carte
42:38jusqu'à demain
42:40on va donc
42:40tout casser
42:41et puis
42:42une heure plus tard
42:43c'était
42:44non non
42:45mais vous inquiétez pas
42:45on va s'entendre
42:46donc est-ce que vous voulez
42:47faire de plus violent
42:49dans les commentaires
42:51et bon
42:52c'est un commentaire de plus
42:54alors
42:55c'est vrai qu'on a l'impression
42:57que cette fois-ci
42:57ils ne vont pas du tout
42:59trouver d'accord
43:00et qu'on va retourner
43:01doucement
43:02mais comment
43:03dans le mur
43:05le pétrole
43:06a rebondi
43:07cette nuit
43:07enfin hier soir
43:08mais il a déjà
43:09rebaissé ce matin
43:10un petit peu
43:11vous voyez
43:11tout de suite
43:13c'est vraiment
43:15une situation
43:15très particulière
43:16il y a une épée
43:17de Damoclès
43:18et un ensemble
43:20d'acteurs
43:21des marchés
43:21qui sont prêts
43:22à tout entendre
43:23donc ce matin
43:24vous voyez par exemple
43:25l'idée ça serait
43:26d'acheter vers
43:26pourquoi pas
43:278 280 sur le futur
43:30c'est un niveau
43:31d'achat sur repli
43:33potentiellement jouable
43:35mais en fait
43:36il n'y a rien
43:36qui s'impose
43:37sur ces marchés
43:38ce qui s'impose
43:39si vous voulez
43:39c'est la prudence
43:40c'est de construire
43:42des positions
43:43edgées
43:44c'est de travailler
43:46des variations
43:47de volatilité implicite
43:49c'est hyper technique
43:50on va dire
43:52mais est-ce que
43:53l'on peut
43:54passer aux grandes manœuvres
43:55en se disant
43:55je me construis
43:57un portefeuille
43:57la réponse est non
43:58est-ce que je dois
43:59renforcer un portefeuille
44:00la réponse est non
44:01est-ce que je suis
44:02à la chasse aux bonnes affaires
44:03la réponse est oui
44:05éventuellement
44:05on peut se dire
44:06je vais à la chasse
44:07aux bonnes affaires
44:08même sur le marché américain
44:09pourquoi pas
44:10Marvel a baissé
44:11tiens mais là
44:12autour de ce niveau
44:13pourquoi pas
44:14commencer à racheter
44:15un petit peu
44:16Valourec a bien baissé
44:17bon le pétrole
44:18ne peut pas
44:19merci Jean-Louis Cussac
44:21pardon
44:21merci beaucoup
44:22je dois malheureusement
44:25clôturer ici
44:25pour laisser un peu de temps
44:26quand même
44:27à notre intervenant suivant
44:28merci beaucoup
44:28de nous avoir accompagné
44:29Jean-Louis
44:30je rappelle que vous êtes
44:31trader pour compte propre
44:32chez Perceval Conseil
44:33je vous propose à présent
44:34de faire un focus
44:36justement sur ce risque
44:37géopolitique
44:38dans le focus du jour
44:41le focus du jour
44:43c'est avec Maxime Darmé
44:44économiste senior
44:45chez Allianz Trade
44:46bonjour Maxime
44:48quelle analyse
44:48vous avez
44:49de la situation
44:50actuelle
44:51est-ce que
44:52cette remontée
44:53des taux
44:54aux Etats-Unis
44:55mais aussi en Europe
44:56vous inquiète
44:57comment est-ce que
44:58vous analysez
44:59la situation
45:00écoutez les marchés
45:01sont toujours très sensibles
45:02effectivement au risque
45:04géopolitique
45:04qui est au cours
45:05du prix du pétrole
45:06avec les dernières
45:08frappes américaines
45:09qu'on a eues au cours
45:09des derniers jours
45:10en Iran
45:11donc effectivement
45:11le marché s'inquiète
45:13s'inquiète
45:14de cette évolution
45:16bon après
45:18fondamentalement
45:18à moins que vraiment
45:19les choses
45:20se détériorent
45:22on voit quand même
45:23l'inflation refluer
45:24au cours des prochains
45:25des prochains mois
45:27ceci étant dit
45:27le marché a bien vu
45:28aussi les minutes
45:29de la Fed
45:29qui ont été publiés
45:30hier soir
45:31qui confirment en fait
45:33que la Fed
45:34devient une banque centrale
45:36plus conservatrice
45:37beaucoup plus inquiète
45:38des pressions inflationnistes
45:40sous-jacentes
45:41donc même si
45:42le prix du pétrole
45:43devrait refluer
45:44même si l'inflation
45:45énergétique
45:45devrait refluer
45:46au cours des prochains mois
45:48et en 2027
45:49ils ont bien compris
45:51que l'inflation
45:51ce qu'on appelle
45:52sous-jacente
45:53donc l'inflation
45:54des biens
45:54et des services
45:55en fait
45:55elle reste très persistante
45:57pourquoi elle reste
45:58très persistante
45:59deux trois effets
46:01premièrement
46:01vous avez bien sûr
46:02le boom IA
46:03de l'investissement
46:03IA aux Etats-Unis
46:04donc qui soutient
46:06un certain nombre
46:06de tensions
46:07dans les chaînes de valeur
46:08des semi-conducteurs
46:09et tous les produits
46:10qui rentrent dans la chaîne
46:11de valeur IA
46:11donc ça
46:12ça contribue
46:13à maintenir des pressions
46:15notamment dans les prix
46:16des biens
46:16assez persistantes
46:18et en plus
46:19la Fed a bien en ligne
46:20de mire
46:20cette histoire
46:21des tarifs
46:22qu'on oublie parfois un peu
46:23qui va revenir
46:24à la fin du mois
46:25puisque à la fin du mois
46:27probablement
46:27l'administration Trump
46:28va réinstaller
46:29des nouveaux tarifs
46:30plus élevés
46:31pour remplacer
46:31les tarifs temporaires
46:32qu'ils avaient installés
46:34suite à la décision
46:35de la Cour suprême
46:35d'en supprimer
46:36un certain nombre
46:37et donc
46:38ces tarifs
46:39qui devraient remonter
46:40entre
46:40vers 12%
46:41le taux de tarif moyen
46:43devrait remonter
46:43vers 12%
46:4412-13%
46:45entre 7-8%
46:46actuellement
46:47devrait aussi
46:48un petit peu
46:49pousser à la hausse
46:50les pressions
46:51inflationnistes
46:52en 2027
46:53donc tout ça
46:54pour dire
46:54que les marchés
46:55ont bien compris
46:55que maintenant
46:56la Fed
46:56est positionnée
46:58pour au moins
46:59une hausse de taux
47:00et je pense
47:01le plus tôt
47:01sera en septembre
47:03moins une deuxième
47:04hausse de taux
47:05qui pourrait intervenir
47:06avant la fin de l'année
47:07Maxime Darmé
47:08on voit aussi
47:08quand même
47:09dans ces minutes
47:10la difficulté
47:11à trouver
47:12un consensus
47:13il y a quand même
47:13deux scénarios
47:14au sein de la Fed
47:15aujourd'hui
47:16alors effectivement
47:16il y a toujours eu
47:17les partisans
47:19d'une stratégie
47:20d'un resserrement monétaire
47:21et ceux
47:21d'un assouplissement monétaire
47:22mais là on voit
47:23quand même que
47:23même sur la trajectoire
47:25de l'inflation
47:26il y a deux camps
47:27au sein de la Fed
47:29c'est ce que montrent
47:29aussi les minutes
47:30mais vous nous dites
47:31quand même
47:31qu'on arrive
47:32à déceler
47:33l'idée
47:33qu'il y aura
47:33au moins
47:34une hausse de taux
47:35de la part de la Fed
47:35cette année
47:36alors les minutes
47:37sont quand même
47:38assez claires
47:39puisqu'elles affirment
47:40qu'une majorité
47:41de participants
47:44souhaiteraient
47:44ou pensent
47:45qu'une orientation
47:46plus restrictive
47:47de la politique monétaire
47:49serait justifiée
47:51donc clairement
47:52on sent que
47:52les conservateurs
47:53les faucons
47:54commencent à prendre
47:55la majorité
47:56du FOMC
47:57et aussi probablement
47:59le président
48:00Kevin Warch
48:01qui on se rappelle
48:02au cours de la conférence
48:03de presse du mois de juin
48:04avait été aussi
48:04très conservateur
48:05en disant clairement
48:07que la Fed
48:08avait beaucoup à faire
48:09sur l'inflation
48:10donc vous avez raison
48:12qu'il y a toujours
48:12une partie du comité
48:14qui a acquis
48:15des risques
48:15sur la croissance
48:16et aussi
48:18surtout des risques
48:19sur le marché
48:19de l'emploi
48:20et il est vrai
48:21que le marché
48:21de l'emploi
48:22c'est ce qui
48:22à mon avis
48:24va limiter
48:25les hausses
48:25des taux de la Fed
48:26c'est-à-dire
48:27certains participants
48:28pensent qu'il y aura
48:282-3 hausses de taux
48:30nous on pense
48:31qu'une seule
48:31sera justifiée
48:35le plus tôt
48:35sera le mieux
48:36donc je pense septembre
48:37c'est clairement
48:38le mois
48:39pour lequel on verra
48:40cette hausse de taux
48:41mais après ça
48:42je pense qu'effectivement
48:43le marché du travail
48:44américain
48:44est encore un peu
48:45trop fragile
48:47les intentions d'embauche
48:48elles envoient
48:48des messages
48:49des signaux
48:50un peu contradictoires
48:51mais bon
48:52elles laissent quand même
48:53planer l'idée
48:54que les risques
48:56sont plutôt
48:57je dirais
48:57baissiers
48:58sur le marché
48:58de l'emploi
48:59donc effectivement
49:00la Fed
49:01a déjà des taux
49:01d'intérêt
49:02assez élevés
49:03375
49:03elle va les monter
49:04à 4%
49:05et je pense
49:06que la meilleure stratégie
49:07à partir de là
49:07ce sera de la garder
49:08à ce niveau
49:09assez restrictif
49:09de 4%
49:11pour une bonne partie
49:13de l'année 2027
49:13il nous reste
49:14quelques secondes
49:16Maxime
49:16très rapidement
49:17quand même
49:18retour des sanctions
49:19commerciales
49:19sur le pétrole
49:20iranien
49:21fin du cessez-le-feu
49:22annoncé par Donald Trump
49:23alors ça date d'hier
49:24mais si ça venait à durer
49:25est-ce que ça vient changer
49:26le scénario
49:27que vous venez de nous
49:27de nous expliquer
49:31alors une fois
49:32c'est
49:33c'est vraiment très volatil
49:34très incertain
49:35en plus il y a d'autres facteurs
49:36maintenant on sait que
49:37la Russie est devenue
49:38un importateur net
49:39de carburant
49:40en raison des
49:41des infrastructures
49:42qui ont été
49:43sévèrement impactées
49:44par les attaques
49:46de drogue
49:46ukrainien
49:47oui à mon avis
49:49si vraiment
49:49les tensions géopolitiques
49:51commencent à s'emballer
49:52et les tensions
49:53remontent
49:53dans le détroit
49:54d'Ormuz
49:55prix du pétrole
49:56en hausse
49:57tensions sur les chaînes
49:58de valeur
49:59puisqu'il faut rappeler
50:00qu'il n'y a pas que du pétrole
50:01et du gaz
50:01qui passent par ce détroit
50:03mais il y a aussi
50:03tout un tas de produits
50:04industriels
50:05et donc avec
50:06des impacts
50:07sur l'inflation
50:08avec un peu de délai
50:10oui à mon avis
50:11ça pourrait amener
50:12peut-être la BCE
50:13à envisager
50:17une deuxième hausse de taux
50:18d'ici septembre
50:20et la Fed
50:21d'aller plus loin
50:22qu'une seule hausse de taux
50:23que nous pour l'instant
50:24on anticipe
50:24et d'aller peut-être
50:26à deux voire trois hausses de taux
50:27on va s'arrêter là
50:28merci beaucoup
50:30Maxime Darmed
50:30de nous avoir accompagné
50:31dans Good Morning Market
50:32je rappelle que vous êtes
50:32économiste senior
50:34chez Allianz Trade
50:35merci à vous également
50:35de nous avoir suivi
50:37on se quitte sur un CAC 40
50:37en progression de 0,46%
50:39à 8 290 points
50:41restez sur BFM Business
50:42en direct
50:43puisque dans un instant
50:44vous retrouverez
50:44les experts
50:45avec Raphaël Legendre
50:46et moi je vous dis
50:47à demain
50:48dans Good Morning Market
50:51Good Morning Market
50:52sur BFM Business
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