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  • il y a 8 heures
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:01Générique
00:00:05Bonsoir à tous, bienvenue dans 60 minutes, votre grand rendez-vous d'informations.
00:00:09Elle peut y aller, mais le fera-t-elle suspense total ce soir autour de l'avenir politique de Marine
00:00:14Le Pen ?
00:00:14La justice a ouvert la voie aujourd'hui à sa candidature à l'Elysée.
00:00:18Elle a bien été condamnée en appel, mais elle peut se présenter à condition d'accepter de porter un bracelet
00:00:23électronique à la cheville.
00:00:25Tout se joue en ce moment même au siège du Rassemblement National à Paris.
00:00:28On y sera dans quelques instants, la réponse va tomber dans les minutes qui viennent.
00:00:32Les meilleurs experts, bien sûr, dans cette émission, toutes les réactions politiques également,
00:00:36les scénarios possibles, le trou de souris de Marine Le Pen.
00:00:39Mais d'abord, les images du jour, elles sont signées Stéphanie Zenati et Sophie Herbé.
00:00:44Madame Le Pen !
00:00:46Madame Le Pen !
00:00:46Décision de justice historique et un peu inattendue, il faut bien le dire.
00:00:51Pour la deuxième fois, Marine Le Pen a été reconnue coupable de fait de détournement de fonds publics.
00:00:57Marine Le Pen, dont le visage est fermé, évidemment.
00:01:01Une peine de prison de trois ans, dont deux avec sursis, traduction, un an sous bracelet.
00:01:06Nous notons une inflexion considérable sur les peines et notamment sur la peine d'inégibilité.
00:01:13Marine Le Pen doit-elle se présenter à l'élection présidentielle ?
00:01:16La question n'est pas peut-elle.
00:01:18Chaque citoyen peut se poser cette question.
00:01:20Est-ce qu'on peut être candidat à une présidentielle en étant condamné définitivement pour détournement de fonds publics et
00:01:25de fonds publics européens ?
00:01:27C'était sa limite, ne pas faire campagne sous bracelet électronique.
00:01:30Et c'est là où cette décision des magistrats, elle est quand même d'une habileté redoutable.
00:01:34Ce ne sont pas les juges qui l'empêchent de se présenter, c'est à elles de prendre la décision
00:01:39d'y aller ou pas.
00:01:40Il y a donc en ce moment des discussions avec à la fois les proches, le cabinet de Jordan Bardella,
00:01:45et en même temps les proches et le cabinet de Marine Le Pen.
00:01:48C'est aujourd'hui qu'on devra voir cette décision.
00:01:51Qui de Jordan Bardella ou Marine Le Pen sera le ou la candidate du RN ?
00:01:57Candidate ou pas, le sort de Marine Le Pen est donc en train de se jouer en ce moment même.
00:02:02Derrière les murs du siège du Rassemblement National à Paris, vous voyez ici les images en direct.
00:02:07Depuis plus de 4 heures maintenant, Jordan Bardella et Marine Le Pen sont réunis, j'allais dire à 8 clots,
00:02:13et ils explorent en tout cas toutes les pistes après la décision de la Cour d'appel de Paris.
00:02:17Bonsoir Pauline Revenard.
00:02:18Bonsoir.
00:02:18Décision qui est tombée en début d'après-midi, c'est l'affaire des assistants parlementaires du FN devenu RN.
00:02:24Pour en résumer en quelques mots, pour résumer ce jugement, Marine Le Pen est condamnée,
00:02:30mais elle peut concourir à l'Elysée, elle est éligible.
00:02:33En tout cas, c'est une vraie surprise.
00:02:34En fait, on avait prévu plusieurs scénarios, mais il faut être honnête, on n'avait pas forcément calculé celui-là.
00:02:39C'est allé très vite, en 45 minutes, toutes les peines ont été égrenées.
00:02:42Marine Le Pen, elle est reconnue coupable, condamnée pour détournement de fonds publics,
00:02:46condamnée à 45 mois d'inéligibilité, donc 15 mois fermes qu'elle a déjà effectué,
00:02:50puisque ça avait démarré le 31 mars 2025, donc ça, la peine d'inéligibilité, elle est purgée.
00:02:55Elle est condamnée aussi à un an de prison sous bracelet, et les mots sont sévères.
00:03:00La Cour, elle a retenu un système dont Marine Le Pen, et avant elle, Jean-Marie Le Pen, en était
00:03:04l'instigateur.
00:03:05Pas d'enrichissement personnel, mais un enrichissement partisan.
00:03:07Et enfin, la Cour laisse aux électeurs le choix, et n'empêche pas ainsi Marine Le Pen d'être candidate.
00:03:12Tout repose entre ses mains.
00:03:14Les mots sont sévères, mais la voie s'ouvre, en tout cas pour Marine Le Pen, pour une éventuelle quatrième
00:03:19candidature à l'Elysée.
00:03:20On va découvrir là les images de sa sortie tout à l'heure du tribunal.
00:03:23Comment est-ce qu'elle a réagi ?
00:03:24Pas de déclaration à la sortie du tribunal, impassible à l'énoncer de la peine, mais après, elle s'est
00:03:28assise à l'intérieur de la salle.
00:03:29Un long conciliabule avec ses avocats, post-décision, dans la salle d'audience, et puis les réunions stratégiques s'enchaînent,
00:03:35on va en parler, en dehors du palais de justice.
00:03:37Réunion stratégique, en ce moment même, au siège du Rassemblement national.
00:03:40Ça se passe à Paris, Hugo Capilli, vous êtes sur place évidemment pour BFM depuis 15h maintenant, depuis 15h cet
00:03:47après-midi.
00:03:47Jordan Bardella et Marine Le Pen sont réunis. Marine Le Pen doit prendre la parole dans la soirée.
00:03:52Sera-t-elle ou non candidate ? Est-ce qu'il y a de la fumée blanche ?
00:03:58Eh bien, pas encore, Marc. On attend le départ de Marine Le Pen dans les toutes prochaines minutes.
00:04:02On ne cesse de regarder la porte de ce nouveau siège du Rassemblement national dans le 16e arrondissement de Paris
00:04:08pour une intervention télévisée de Marine Le Pen qui devrait donc dire ce soir si elle est la candidate ou
00:04:14pas du Rassemblement national.
00:04:17Vous l'avez dit, ça a été une après-midi mouvementée ici au siège du Rassemblement national.
00:04:21D'abord, c'est Jordan Bardella qui est arrivé le premier sur les coups de 13h30, rejoint par Marine Le
00:04:25Pen à 15h.
00:04:26Il y a eu tout un tas de réunions avec les proches des uns et des autres, avec, on imagine,
00:04:32des échanges.
00:04:32Il y a un responsable du parti qui est venu nous rencontrer tout à l'heure pour nous dire que
00:04:36Marine Le Pen était confiante et sereine
00:04:39et que c'était elle, à la fin, qui devrait prendre cette décision, c'est-à-dire qu'elle est
00:04:43éligible.
00:04:43Elle peut se présenter, mais si elle fait campagne, ce sera avec un bracelet électronique.
00:04:47Elle a toujours dit qu'elle ne le ferait pas. On avait le sentiment ces dernières heures que tout de
00:04:51même, ce n'était pas une position arrêtée pour Marine Le Pen.
00:04:55On le saura plus tard dans la soirée. Quoi qu'il arrive, il faut le rappeler, et les cadres nous
00:04:59l'ont redit encore ces dernières heures,
00:05:00que ce soit à la fin le plan A du RN, Marine Le Pen, ou le plan B, Jordan Bardella,
00:05:05tout est prêt pour partir en campagne.
00:05:06Les slogans sont prêts. Il n'en reste plus qu'à connaître le nom. On le connaîtra peut-être ce
00:05:11soir. Patience.
00:05:12Merci beaucoup, Hugo Capelli. Bonsoir, Guillaume Daré. Bonsoir, Yves Tréard.
00:05:15Bonsoir.
00:05:16Marine Le Pen a donc son sort politique entre les mains, ou plutôt à sa cheville.
00:05:20Qui accèdera-t-elle de faire campagne avec un bracelet électronique ? C'est elle qui va décider toute seule
00:05:24?
00:05:25Oui. Enfin, toute seule, non. Mais je pense que c'est elle, si vous voulez, qui sait si elle a
00:05:30la capacité de surmonter ce handicap-là.
00:05:34Elle va évidemment prendre conseil. Ce n'est pas simple.
00:05:37Alors, j'entendais, c'était le scénario qu'on n'avait pas imaginé. Mais elle, elle avait imaginé tous les
00:05:43scénarios.
00:05:44Je parlais de nous.
00:05:44Tous les scénarios, c'est évident. Et elle aurait été très intéressant, cet arrêt de la cour d'appel, finalement.
00:05:50Parce que, de deux choses l'une, ou les deux en même temps, d'ailleurs.
00:05:54Un, ils ont trouvé que le jugement de première instance était sévère.
00:05:57Et deux, et c'est là où ils sont très malins, quand même, c'est qu'ils ont dit, mais
00:06:01ce n'est pas nous qui allons décider.
00:06:03C'est elle qui va décider si elle va à la candidature de la présidentielle.
00:06:09Et en plus, elle avait dit qu'elle ne voulait pas faire campagne avec bracelet.
00:06:13Vous savez ce que je vous propose ?
00:06:14Elle va faire campagne avec bracelet.
00:06:15C'est qu'on réécoute ses propos, parce que forcément, sa décision du jour, elle sera lue à travers ce
00:06:19qu'elle a pu dire ces derniers mois.
00:06:20Elle l'avait dit notamment sur ce plateau en février dernier.
00:06:23Le bracelet électronique candidate, ce ne sera pas pour moi.
00:06:27Vous imaginez bien que si la Cour suit le tribunal qui m'a condamné au port d'un bras électronique,
00:06:34je ne pourrais pas faire campagne.
00:06:36Mais on ne peut pas faire campagne dans ces conditions.
00:06:38Enfin, vous pouvez faire campagne sans aller le soir rencontrer vos électeurs dans des meetings, sans aller le week-end.
00:06:45Ce serait une autre manière de m'empêcher, évidemment, d'être candidate.
00:06:49Guillaume Daré, est-ce qu'elle peut changer d'avis ? Est-ce qu'elle va changer d'avis ?
00:06:52En politique, on peut toujours changer d'avis.
00:06:54La question, c'est est-ce que ses électeurs la suivront ?
00:06:57Ceux du Rassemblement national, je n'ai aucun doute.
00:06:59Mais est-ce qu'elle réussira, après avoir changé d'avis, à conquérir les six points d'électeurs qui lui
00:07:03ont manqué au second tour de l'élection présidentielle de 2022 pour accéder à l'Élysée ?
00:07:07C'est cela qu'elle doit aller chercher.
00:07:09Et est-ce que cette décision, si elle change d'avis par rapport à cette question du bracelet électronique, lui
00:07:13posera problème dans la conquête de ses électeurs ?
00:07:15Ce qui est clair, c'est que ce n'est pas la justice qui a pris cette décision, alors que
00:07:19certains au RN pensaient qu'ils n'auraient finalement qu'à en gérer les conséquences.
00:07:21Donc c'est le RN, Marine Le Pen, Jordan Bardella qui doit faire ce choix, un choix qui est politique.
00:07:26Dans un an, on dira, Marine Le Pen, elle a gagné, elle a perdu, si ça avait été Jordan Bardella,
00:07:30et inversement également.
00:07:32Et surtout, la décision, elle doit être prise rapidement.
00:07:35Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'elle doit trancher ?
00:07:37Pourquoi est-ce qu'elle doit décider ?
00:07:38Parce qu'elle ne doit pas non plus affaiblir le plan B, qui est le plan Bardella.
00:07:43Si ça prend un peu trop de temps, ça va alimenter l'idée qu'il y a peut-être un
00:07:46doute finalement sur Jordan Bardella.
00:07:48Donc elle doit trancher rapidement, candidate ou pas.
00:07:50Elle nous le dira bientôt.
00:07:51Pauline Revena, un bracelet électronique en campagne, ça se passerait comment ?
00:07:56Elle aurait le droit de sortir de chez elle ?
00:07:57Elle aurait le droit d'aller à des meetings ?
00:07:59Il faudra discuter avec le juge d'application des peines.
00:08:01Ça va se discuter, si rendez-vous il y a dans les prochaines semaines, dans les prochains mois.
00:08:05Et puis tout est aménageable, si je puis dire.
00:08:07Il y a des horaires d'entrée, il y a des horaires de sortie.
00:08:09Vous avez un numéro d'écrou, le bracelet électronique, c'est une forme de détention.
00:08:13Et votre domicile est le lieu de la détention.
00:08:15Donc vous pouvez organiser votre vie, vous pouvez peut-être plaider.
00:08:18Vous avez des contraintes professionnelles, des mandats, une campagne.
00:08:20Un meeting, ça peut s'apparenter à une contrainte professionnelle.
00:08:23Il faudra voir ce que décidera le juge d'application des peines.
00:08:25Il faudra voir comment on peut le mettre en pratique, effectivement.
00:08:28Est-ce que c'est forcément un handicap, Yves Tréard ?
00:08:30Ou est-ce que ça peut être un argument de campagne de Marine Le Pen de dire
00:08:33« je suis la candidate contre le système et la preuve est à ma cheville » ?
00:08:37Alors, celui qui vous dirait ça, il serait très audacieux quand même.
00:08:41Je pense que c'est quand même un handicap majeur.
00:08:43C'est d'autant plus un handicap qu'elle a eu ses propos qui étaient très très affirmatifs
00:08:47il y a quelques mois au micro de Marie Chantret,
00:08:49qui étaient vraiment « c'est impossible ».
00:08:51Donc moi, je pense qu'elle va peut-être, j'en sais rien,
00:08:55je n'ai pas d'informations, mais elle va peut-être changer d'avis.
00:08:57Mais c'est quand même un handicap, parce que le juge d'application des peines
00:09:00attention, le juge d'application des peines, à partir d'aujourd'hui,
00:09:03il a quatre mois pour prendre sa décision.
00:09:05Je ne pense pas qu'il fasse traîner les choses,
00:09:07parce qu'on a vu que la justice se voulait justement très rapide là.
00:09:10Mais ça va quand même avoir des contraintes, des obligations,
00:09:14si vous êtes obligé de traverser la France pour aller faire un meeting.
00:09:17Alors maintenant, les meetings sont plus l'après-midi que le soir.
00:09:20Ça a changé.
00:09:20Après, ça peut être aussi un problème au-delà même des circonstances
00:09:23et des modalités pour faire campagne.
00:09:25On a vu dès cet après-midi, la gauche montée sur un argument,
00:09:27c'est qu'elle a été condamnée.
00:09:29Et ce parti a été condamné.
00:09:31Et donc finalement, que ce soit Marine Le Pen, Jordan Bardella,
00:09:34ce seront les candidats d'un parti condamné.
00:09:36Et on voit que sur l'aspect politique, clairement, les arguments sont là.
00:09:39On a vu notamment Marine Tondelier monter là-dessus,
00:09:42juger que...
00:09:42Vous avez entendu tout à l'heure Jérôme Guedj et des responsables spécialistes
00:09:46qui ont dit que c'est un parti de briganges, les sites.
00:09:47Donc on voit qu'il y a cet argument politique qui est déjà lancé.
00:09:50Sauf que Guillaume, ils ne sont pas mieux placés qu'elle pour le dire, je pense.
00:09:55Et puis, là où c'est un argument, effectivement, qui peut porter,
00:09:58c'est ce que vous disiez tout à l'heure, Guillaume,
00:10:00c'est-à-dire, pour le deuxième tour, pour élargir son électorat.
00:10:03Parce que son électorat, lui, il sera là.
00:10:05Alors là, il sera là, la justice, elle veut la peau de Marine Le Pen,
00:10:10et bien nous, on va lui montrer que ce n'est pas le cas.
00:10:12On la veut, elle.
00:10:13Mais en revanche, pour élargir son électorat, c'est plus compliqué.
00:10:16Bonsoir Henri Hainaut.
00:10:17Bonsoir.
00:10:18Vous avez conseillé un président de la République, Nicolas Sarkozy.
00:10:21Vous lui diriez quoi, ce soir, Marine Le Pen ?
00:10:23Je ne lui dirai rien.
00:10:24Non, je ne lui dirai rien, pourquoi ?
00:10:26Pourquoi je ne lui dirai rien ?
00:10:27Parce que le problème n'est pas de savoir d'abord si c'est un handicap pour une campagne ou
00:10:32pas.
00:10:32Le problème est un problème de conscience, qu'elle ne peut prendre qu'en conscience.
00:10:36Parce que, pour un bracelet électronique,
00:10:39pour quelqu'un qui se présente à l'élection présidentielle,
00:10:42avant de savoir si c'est un handicap ou un avantage,
00:10:44où elle peut en tirer avantage, le problème est de savoir ce que ça signifie.
00:10:49Quelle est la symbolique ?
00:10:50C'est extraordinaire.
00:10:52Un pays comme la France va avoir une candidate avec un bracelet électronique.
00:10:57Vous pensez que, non, sa vision de la France, elle ne doit pas faire campagne avec un bracelet ?
00:11:00Non, je ne dis pas du tout ça, qu'elle ne doit pas, je dis que c'est un cas
00:11:04de conscience
00:11:07auquel les juges, c'est un cas de conscience,
00:11:10qu'elle ne peut résoudre qu'avec sa conscience.
00:11:13Moi, je me garderai bien, j'entends tous les gens qui viennent sur les plateaux,
00:11:17qui font des déclarations, on vient d'en parler,
00:11:21ils me font rire, enfin, tous les partis,
00:11:23tous les partis ont commis des fautes, des erreurs, etc.
00:11:26qui ne sont pas forcément des drames absolus,
00:11:29mais tous, et aucun ne se pose la question de savoir
00:11:32ce que cette affaire représente pour nos institutions,
00:11:38pour la présidentielle, pour l'institution présidentielle elle-même.
00:11:43Imaginez, juste à l'instant.
00:11:44Oui, oui, j'allais vous poser la question,
00:11:45parce qu'on a en tête, quand on parle de bracelet électronique,
00:11:47évidemment ce qui est arrivé à Nicolas Sarkozy.
00:11:49Il y a ce précédent-là.
00:11:51Si une candidate, et même sans doute la favorite,
00:11:54portait elle aussi un bracelet électronique,
00:11:55est-ce que ça abîmerait l'image de la démocratie française ?
00:11:57Ça l'abîmerait forcément.
00:12:00Mais après, encore une fois, c'est un problème de conscience,
00:12:04je pense que pour elle-même,
00:12:07c'est-à-dire se lancer dans cette campagne avec ça,
00:12:09c'est quand même quelque chose de très très lourd.
00:12:11C'est trancher un dilemme qui est un dilemme tragique,
00:12:13mais qui est très fort, qui n'est pas du tout...
00:12:16Alors moi, je me refuse à juger,
00:12:18je me refuse à juger, parce que d'abord, je pense que,
00:12:20si vous voulez, la Cour d'appel a fait quelque chose d'abord de très bien,
00:12:24c'est qu'elle a complètement démenti ce qu'avait fait en réalité
00:12:29le jugement de première instance,
00:12:31et notamment sur la question du...
00:12:34ce que de première instance on avait appelé
00:12:35le trouble à l'ordre démocratique,
00:12:38qui était une invention, une invention du juge.
00:12:42Pour l'exécution provisoire ?
00:12:44Oui, quand elle dit, si elle pouvait se présenter,
00:12:47ça provoquerait un trouble grave à l'ordre démocratique.
00:12:50Bon, et là, en s'asseyant d'ailleurs sur l'avis du Conseil constitutionnel,
00:12:54là, la Cour d'appel a repris l'argument du Conseil constitutionnel,
00:12:59donc désormais, et ça c'est quelque chose de très important,
00:13:02désormais, ce principe, il sera dans les cours de justice,
00:13:06c'est quelque chose de très important,
00:13:08donc ils ont démenti la façon dont s'était comporté
00:13:13le tribunal en première instance,
00:13:14ça c'est très bien,
00:13:15après, ça n'est pas rien de dire,
00:13:19vous allez faire campagne avec un...
00:13:21c'est à vous de voir si vous voulez faire campagne
00:13:22avec un bracelet électronique,
00:13:25enfin, c'est pas anecdotique,
00:13:27c'est pas... bon, maintenant c'est vous,
00:13:28c'est vous débrouiller avec vous-même...
00:13:29Mais vous pensez que si avant, la justice a dit,
00:13:32pardon pour l'image, mais je vous repasse la patate chaude
00:13:34à Marie-Laurent.
00:13:35Oui, ils se sont défaussés, alors ils se sont défaussés,
00:13:38encore une fois, en tranchant un principe
00:13:40qui devait être tranché,
00:13:42enfin, une question de principe qui devait être tranchée,
00:13:44mais, bah, après, ils ont...
00:13:46Non mais il ne faut pas exagérer,
00:13:47il ne faut pas non plus complètement omettre
00:13:49la malignité, si vous me permettez l'expression,
00:13:53des magistrats, c'est-à-dire que les magistrats,
00:13:55ils ont très bien entendu ce qu'elle avait dit
00:13:57au micro de Marie-Champagne il y a quelque temps,
00:13:59donc les magistrats, on leur reproche d'être hors du temps,
00:14:02ils sont dans leur temps,
00:14:03alors ils savent qu'il y a une élection présidentielle,
00:14:05ils disent la responsabilité
00:14:08et la liberté de se présenter,
00:14:09parce que c'est le mot,
00:14:10c'est la liberté démocratique
00:14:12ou la liberté de se présenter,
00:14:13elle revient à Marine Le Pen,
00:14:15et ils savent très bien aussi
00:14:17qu'elle a dit, je ne le ferai pas avec un bracelet,
00:14:19bah tiens, on va lui coller un bracelet.
00:14:20Donc quoi, cadeau empoisonné ?
00:14:22Un peu !
00:14:22Un peu quand même !
00:14:24Je ne sais pas si c'est un cas d'en poser,
00:14:25moi je ne suis jamais, vous le savez très bien,
00:14:27très indulgent avec la magistrature.
00:14:29Non, et ce soir je trouve que vous l'êtes plutôt.
00:14:30Non, ce n'est pas ça,
00:14:31c'est que je pense qu'il y a des questions de principe.
00:14:34Non, ce n'est pas vrai, je ne change pas,
00:14:36moi je me place toujours sur les questions de principe.
00:14:38On peut changer parfois.
00:14:39Non, non, on peut changer,
00:14:39mais là, je me place sur les questions de principe,
00:14:41pour les mêmes raisons que j'ai critiqué
00:14:44le jugement de première instance pour Marine Le Pen,
00:14:48dont je ne suis pas un électeur,
00:14:49dont je ne suis pas membre de son parti,
00:14:52pour les mêmes raisons,
00:14:54je dis que ce qu'a fait le tribunal en appel
00:14:57sur la question de principe
00:14:59est quelque chose sur lequel je n'ai rien à dire.
00:15:01Au contraire, je pense qu'il faut les en féliciter
00:15:03pour la suite et pour le bon fonctionnement
00:15:05de nos institutions.
00:15:06Maintenant, effectivement,
00:15:07on peut dire un cadeau empoisonné,
00:15:09mais un cadeau empoisonné suppose une intention,
00:15:11je ne le ferai pas,
00:15:12mais c'est quelque chose,
00:15:13ce n'est pas neutre,
00:15:14ce n'est pas anecdotique,
00:15:16il ne suffit pas de dire
00:15:17maintenant c'est vous qui êtes responsable,
00:15:19si vous ne voulez pas y aller,
00:15:20vous n'y allez pas,
00:15:20mais non, c'est quelque chose
00:15:22qu'ils lui ont mis comme charge sur les épaules
00:15:25et quelque chose de très très lourd.
00:15:26Voilà, et c'est à elle à en décider.
00:15:29Je ne sais pas, encore une fois,
00:15:29si ce sera un handicap ou un avantage,
00:15:31on verra bien,
00:15:32mais ce n'est pas le premier sujet,
00:15:33pas celui-là,
00:15:33le premier sujet,
00:15:34c'est la question de conscience
00:15:35à laquelle elle est confrontée,
00:15:37et je pense que tout le monde devrait respecter ça,
00:15:39y compris d'ailleurs ces opposants,
00:15:41encore une fois,
00:15:42qui se trimballent sur les plateaux
00:15:43en racontant n'importe quoi,
00:15:45sans aucun souci
00:15:47du bon fonctionnement de la démocratie,
00:15:49des institutions,
00:15:49et comme toujours d'ailleurs,
00:15:51ils sont ensuite rattrapés par la patrouille,
00:15:54c'est-à-dire qu'à force
00:15:55de faire des lois absurdes...
00:15:58– Henri Guénaud a raison de dire ça,
00:15:59parce que pourquoi ?
00:16:00– C'est simplement un mot pour vous signaler,
00:16:02puisqu'on surveille toujours
00:16:04la fumée blanche au-dessus du siège
00:16:06et la porte d'entrée,
00:16:07plus prosaïquement,
00:16:08pour vous signaler que Jean-Philippe Tanguy,
00:16:09qui est l'un des cadres très proches
00:16:12de Marine Le Pen,
00:16:13vient de quitter cette réunion
00:16:15qui dure maintenant depuis 15h,
00:16:18cet après-midi,
00:16:18je vous rappelle que Marine Le Pen
00:16:19doit prendre la parole,
00:16:21voilà, on l'aperçoit là,
00:16:22Jean-Philippe Tanguy,
00:16:23que Marine Le Pen doit prendre la parole
00:16:24dans un peu plus d'une heure maintenant
00:16:25pour annoncer sa décision,
00:16:29Hugo Capelli nous disait tout à l'heure
00:16:30les réunions se succèdent toujours
00:16:31à l'intérieur du siège
00:16:33du Rassemblement National,
00:16:35je reviens quand même
00:16:36à ma question tout à l'heure,
00:16:37Guillaume Daré,
00:16:37est-ce que c'est une réunion
00:16:38entre Marine Le Pen et elle-même,
00:16:40comme le disait Henri Guénaud,
00:16:41c'est sa décision en son âme
00:16:43et conscience,
00:16:44ou est-ce que Jordan Bardella,
00:16:45il a quand même son mot à dire ?
00:16:47Est-ce qu'il peut dire à Marine Le Pen
00:16:49un brassé électronique,
00:16:50ça peut nous faire perdre,
00:16:51ça peut nous éloigner de l'Elysée ?
00:16:52– Je ne suis pas sûr
00:16:53qu'ils lui disent
00:16:53laisse-moi la place,
00:16:55à mon avis ça ne se passe pas
00:16:56exactement comme ça,
00:16:57la décision finale lui revient,
00:16:58ça reste,
00:16:59même si elle n'est plus
00:17:00présidente du Rassemblement National,
00:17:02la patronne de ce parti,
00:17:03après il y a sans doute
00:17:04une discussion
00:17:05sur l'impact électoral
00:17:06que peut avoir effectivement
00:17:08la candidature de l'un ou de l'autre,
00:17:09on avait vu que dans les
00:17:09dernières études d'opinion,
00:17:11oui Jordan Bardella
00:17:11était un petit peu mieux placé,
00:17:13mais Marine Le Pen
00:17:13était aussi extrêmement haute,
00:17:15il y a des qualités d'image
00:17:16qui sont un peu différentes,
00:17:17on sait que lui
00:17:18incarne aux yeux des Français
00:17:19d'après une étude
00:17:20qui avait été faite
00:17:20par l'Institut Ipsos
00:17:22pour la tribune dimanche,
00:17:23peut-être davantage
00:17:24le renouvellement,
00:17:24là où elle incarne
00:17:25davantage une forme
00:17:26de stabilité,
00:17:28d'expérience,
00:17:28de stature présidentielle,
00:17:29d'expérience
00:17:30et d'être perçue
00:17:31comme plus solide
00:17:32sur les enjeux internationaux,
00:17:34c'est aussi un parti,
00:17:36ce n'est pas rien
00:17:37la décision qui va être prise
00:17:37ce soir,
00:17:38c'est une décision historique
00:17:39pour eux
00:17:40et pour nous aussi
00:17:41en tant que citoyens français
00:17:42depuis 1974,
00:17:43à chaque fois que
00:17:44le Front National
00:17:45puis le Rassemblement National
00:17:46ont pu présenter
00:17:48un candidat,
00:17:49ça a toujours été
00:17:49le nom Le Pen
00:17:50sur le bulletin de vote.
00:17:51Ce serait la fin
00:17:51de la marque Le Pen
00:17:52en 1981,
00:17:54il n'y en a pas
00:17:54parce que Jean-Marie Le Pen
00:17:55n'a pas les 500 signatures,
00:17:56en tout cas ne réussit pas
00:17:57à se présenter
00:17:58à l'élection présidentielle
00:17:59mais à chaque fois
00:18:00où le parti a pu,
00:18:02c'était un bulletin Le Pen.
00:18:03Si pour la première fois,
00:18:04alors qu'une Le Pen
00:18:05peut se présenter,
00:18:06le bulletin de vote
00:18:07s'est écrit
00:18:07Bardella et pas Le Pen,
00:18:09c'est un fait d'histoire
00:18:10pour le Rassemblement National
00:18:11mais aussi
00:18:11pour notre vie politique.
00:18:12Il y a un autre scénario,
00:18:14Pauline Rodin,
00:18:14et là il faut s'arrêter
00:18:15quelques instants dessus
00:18:16parce qu'il est
00:18:16un tout petit peu complexe.
00:18:17C'est le scénario
00:18:18de la cour de cassation.
00:18:20Alors d'abord,
00:18:20techniquement,
00:18:21elle a 10 jours
00:18:21pour former
00:18:23ce qu'on appelle
00:18:23un pourvoi en cassation.
00:18:25Marine Le Pen
00:18:25a 10 jours
00:18:25pour ce pourvoi en cassation,
00:18:27le parquet a 10 jours aussi.
00:18:28Ça on va le savoir
00:18:29dans quelques minutes.
00:18:30Il se passe quoi
00:18:31dans ces cas-là ?
00:18:31Alors, il y a deux scénarios.
00:18:32Elle ne va pas en cassation,
00:18:34elle prend son bracelet,
00:18:35elle a rendez-vous
00:18:35devant le juge
00:18:36d'application des peines
00:18:37et elle finit son bracelet
00:18:39en janvier et février.
00:18:40Donc, elle peut faire
00:18:41finalement
00:18:41les derniers mois de campagne
00:18:42sans bracelet
00:18:43mais elle reconnaît
00:18:44donc sa culpabilité
00:18:45et là, on revient
00:18:46sur l'argument moral
00:18:47de mon amie à droite.
00:18:49Deuxième cas de figure,
00:18:50elle va en cassation
00:18:51et là,
00:18:52la cour de cassation
00:18:53s'est engagée
00:18:54à rendre sa décision
00:18:54en janvier 2027.
00:18:56Donc, le bracelet
00:18:57dans ces cas-là...
00:18:57Trois mois avant le premier tour.
00:18:58Exactement.
00:18:58Donc, si jamais
00:18:59le bracelet doit être fixé
00:19:01en janvier et février
00:19:02pour six mois
00:19:03dans ce cas-là
00:19:03et alors,
00:19:04elle doit à ce moment-là
00:19:05se reposer la question
00:19:06de peut-elle faire
00:19:07cette fin de campagne
00:19:08sous bracelet
00:19:09mais,
00:19:10argument moral,
00:19:11elle ne reconnaît rien.
00:19:12Troisième option,
00:19:13elle passe la main.
00:19:13Attendez,
00:19:14le parquet pour qu'il fasse
00:19:16cassation,
00:19:17il ne peut pas se fonder
00:19:18sur la sévérité
00:19:19de la peine d'aujourd'hui.
00:19:21Non, absolument.
00:19:21Ce n'est pas la sévérité,
00:19:22c'est la forme de droit.
00:19:23Est-ce qu'il y a eu
00:19:24un vice de forme ?
00:19:25Est-ce qu'il y a un problème
00:19:26de droit ?
00:19:27C'est du droit
00:19:28et du droit simplement.
00:19:28Donc, à mon avis,
00:19:29les trois magistrates,
00:19:29elles ont dû au trémuché
00:19:31regarder ce qu'elles faisaient.
00:19:32J'ajoute peut-être
00:19:34un autre cas de figure.
00:19:35Si Marine Le Pen
00:19:37part en cassation,
00:19:38qu'elle perd en cassation
00:19:39et qu'elle est élue,
00:19:41qu'elle arrive à l'Élysée,
00:19:42elle arrive avec un bracelet ?
00:19:44Oui.
00:19:45Oui.
00:19:46Techniquement, ça peut.
00:19:47Si on a, vous l'avez même dit,
00:19:47l'image de la France,
00:19:48elle en prend que c'est pas.
00:19:49Mais c'est pour ça
00:19:50que les juges,
00:19:51il y a quelque chose
00:19:52que les juges
00:19:52n'auraient pas dû faire,
00:19:53c'est ça.
00:19:53Parce qu'en admettant
00:19:55que le juge d'application
00:19:56des peines dise
00:19:56« Non, c'est un an,
00:19:59elle ne va pas avoir 70 ans
00:20:01dans la période
00:20:03comme Nicolas Sarkozy,
00:20:04donc on ne va pas
00:20:04lui enlever son bracelet,
00:20:07si on appliquait la peine
00:20:08telle qu'elle a été décidée
00:20:09par le tribunal,
00:20:10elle rentrerait,
00:20:11et qu'elle était élue,
00:20:12elle rentrerait à l'Élysée
00:20:13avec son bracelet.
00:20:17Vous imaginez ça ?
00:20:18Oui.
00:20:19Non, mais les juges
00:20:20auraient pu quand même
00:20:21l'imaginer.
00:20:22Alors après,
00:20:23il ne lui resterait
00:20:24qu'une porte de sortie,
00:20:26c'est de s'autogracier
00:20:27sur le port du bracelet
00:20:29quand elle serait présente.
00:20:30Tout ça est totalement inédit.
00:20:32Mais tout est inédit
00:20:33dans cette histoire.
00:20:34Tout est inédit
00:20:35dans cette histoire.
00:20:35La grâce, elle existe.
00:20:36Je salue Patrick Maisonneuve.
00:20:38Bonsoir, maître.
00:20:39Bonsoir.
00:20:39avocat du Parlement européen,
00:20:41parti civil dans cette affaire,
00:20:42puisque le fond de cette affaire
00:20:44de détournement de fonds publics
00:20:45qui vaut aujourd'hui
00:20:46une condamnation à Marine Le Pen,
00:20:47c'est l'affaire
00:20:48des assistants parlementaires du RN.
00:20:50La Cour d'appel a donc confirmé
00:20:52aujourd'hui la condamnation
00:20:53de Marine Le Pen
00:20:54en allégeant
00:20:55certaines des peines.
00:20:57Est-ce que c'est un échec
00:20:58pour vous ?
00:21:00Il y a presque 15 ans,
00:21:01le Parlement européen
00:21:02a saisi la justice française
00:21:05pour un détournement
00:21:06de fonds publics.
00:21:0815 ans après,
00:21:09un tribunal,
00:21:10puis une Cour d'appel
00:21:11sont venues confirmer,
00:21:13et dans des termes
00:21:13assez sévères d'ailleurs,
00:21:14parce que les termes
00:21:15de la Cour d'appel,
00:21:16ce sont des termes
00:21:17qui ne sont pas tendres
00:21:18pour Marine Le Pen
00:21:19et pour le parti d'ailleurs,
00:21:21Rassemblement National.
00:21:22Toujours est-il
00:21:23qu'aujourd'hui,
00:21:24la Cour d'appel
00:21:25a confirmé effectivement
00:21:27qu'il y a eu
00:21:28un système de...
00:21:29Enfin,
00:21:29une organisation.
00:21:31Le mot système
00:21:32a été changé
00:21:32par le mot organisation.
00:21:34Je ne sais pas
00:21:34si je ne l'ai plus de vous,
00:21:35je ne suis pas convaincu.
00:21:36Une organisation
00:21:37qui avait vocation
00:21:38à détourner des fonds publics,
00:21:40plusieurs millions d'euros
00:21:42de fonds publics,
00:21:43un manquement à la probité,
00:21:45ça a été souligné
00:21:46par la Cour d'appel.
00:21:48Donc, effectivement,
00:21:50il y a des peines
00:21:50qui ont été allégées.
00:21:51Mais vous savez,
00:21:52le Parlement européen,
00:21:53lui,
00:21:54il n'est pas procureur.
00:21:55Il ne se substitue pas
00:21:56au procureur général
00:21:57et pour votre conséquence,
00:21:58il souhaitait deux choses.
00:21:59On dise bien
00:22:00qu'il y a eu
00:22:01un détournement
00:22:01de fonds publics
00:22:02au préjudice.
00:22:02Et quand j'ai dit
00:22:03le Parlement européen,
00:22:04c'est les citoyens européens.
00:22:06Et dans les citoyens européens,
00:22:08il y a d'ailleurs
00:22:08les citoyens français.
00:22:09C'est également l'argent
00:22:10des citoyens français
00:22:11qui a été détourné
00:22:12par des responsables
00:22:13du Rassemblement National
00:22:16et par des élus
00:22:17du Rassemblement National
00:22:18puisque tous ont été condamnés.
00:22:19Les députés,
00:22:21les assistants,
00:22:21tout le monde a été condamné.
00:22:23Personne n'y a échappé.
00:22:23Qu'est-ce que ça fait mettre
00:22:24pour vous de Marine Le Pen,
00:22:26comme le dit ce soir
00:22:27une partie de la gauche,
00:22:28une délinquante ?
00:22:30Si elle le fait
00:22:31pour vent cassation,
00:22:32la décision n'est pas définitive
00:22:34et reste présumée innocente.
00:22:36Si elle ne le fait pas
00:22:36pour vent cassation,
00:22:38ça veut dire deux choses.
00:22:39Qu'elle est effectivement
00:22:39condamnée définitivement
00:22:41et par voie de conséquence,
00:22:42le mot délinquant,
00:22:43elle a commis une infraction.
00:22:44Je vais être plus souple.
00:22:47Mais ça veut dire une chose,
00:22:48c'est qu'elle admet,
00:22:49qu'elle reconnaît,
00:22:50à partir du moment
00:22:51où elle renonce
00:22:52à une voie de recours,
00:22:53elle admet
00:22:54qu'elle a été condamnée,
00:22:55qu'elle est reconnue coupable.
00:22:57Et c'est vrai
00:22:57que ça peut poser un problème
00:22:59pour les citoyens
00:22:59de notre pays
00:23:00sur un plan éthique
00:23:01ou morage,
00:23:02on peut l'appeler
00:23:02comme on veut,
00:23:03plus ou moins.
00:23:04La plupart des électeurs
00:23:06savent qu'ils mettent,
00:23:08et on le voit dans les sondages,
00:23:09ils mettent tous les partis
00:23:10dans le même sac.
00:23:11Parce que comme il n'y a pas eu
00:23:12d'enrichissement personnel,
00:23:14autant que je sache,
00:23:15tous les partis depuis,
00:23:17le parti socialiste
00:23:17et l'affaire urbain
00:23:18ont eu affaire
00:23:19et mal à partir à la justice.
00:23:21Ça ne nous rajoute pas.
00:23:22Ça ne nous rajoute pas.
00:23:23Je vous le reconnais.
00:23:25Je le reconnais.
00:23:26Mais bon,
00:23:26tous les partis de la mairie de Paris,
00:23:28enfin,
00:23:29l'affaire des emplois fictifs
00:23:30de la mairie de Paris,
00:23:31enfin,
00:23:32tous les partis ont été
00:23:33plus ou moins
00:23:34trempés dans des histoires
00:23:36guerres reluisantes,
00:23:37il faut le dire.
00:23:38Et les Français,
00:23:39depuis 30 ans maintenant,
00:23:41l'affaire urbain,
00:23:41c'est fin des années 80
00:23:43qu'elle a commencé.
00:23:44Ils ont l'habitude de ça.
00:23:46Donc,
00:23:46ce qui était original
00:23:47pour le Front National,
00:23:49c'est que le Rassemblement National,
00:23:50pardon,
00:23:51le Rassemblement National,
00:23:52jusqu'à présent,
00:23:53dit,
00:23:53nous,
00:23:53on n'a jamais gouverné,
00:23:55on est vierge de tout.
00:23:56Là,
00:23:56ils ne sont plus vierges de tout.
00:23:57Là,
00:23:58ils sont aussi...
00:23:58D'ailleurs,
00:23:58Marine Le Pen avait dit
00:24:00il y a des années
00:24:00qu'elle était pour une inégibilité
00:24:03en cas d'infraction commise
00:24:05par un parlementaire,
00:24:08inégibilité totale.
00:24:08Exact.
00:24:09Sans délai.
00:24:10Avis.
00:24:10C'est ce qu'elle avait
00:24:11effectivement dit à l'époque.
00:24:12Je voudrais avoir votre avis
00:24:12sur cette peine
00:24:13d'inéligibilité réduite
00:24:15qui permet donc ce soir,
00:24:16si elle le décide,
00:24:17à Marine Le Pen,
00:24:18d'être candidate.
00:24:19Est-ce que ça vous semble
00:24:21être une bonne décision
00:24:22de la justice ?
00:24:23Est-ce que,
00:24:24d'une façon ou d'une autre,
00:24:25vous considérez
00:24:25que la justice
00:24:26lui fait un cadeau empoisonné
00:24:28en lui donnant,
00:24:29en lui accordant
00:24:30cette décision à prendre ?
00:24:31Il y a deux choses.
00:24:33Effectivement,
00:24:34la peine,
00:24:34il était réduite
00:24:35mais avec le bracelet électronique,
00:24:37ça renvoie.
00:24:38Ça renvoie effectivement
00:24:38à la décision.
00:24:39C'est à l'aide
00:24:39de prendre la décision.
00:24:40Ce n'est pas les juges
00:24:41qui lui interdit
00:24:42de se présenter.
00:24:42C'est malin
00:24:43de la part de la justice ?
00:24:45Je ne suis pas dans le cœur
00:24:46ou dans l'esprit
00:24:47des juges.
00:24:48Je ne sais pas
00:24:49ce qui les a animés.
00:24:50Mais en tous les cas,
00:24:50effectivement,
00:24:51c'est quelque chose
00:24:52qui est un peu empoisonné
00:24:53de mon point de vue
00:24:54en tous les cas.
00:24:55En revanche,
00:24:56en ce qui concerne
00:24:56l'attendu du juge,
00:24:58il y a quelque chose
00:24:59qui va dans le sens
00:25:00d'ailleurs du Conseil constitutionnel
00:25:01sur la liberté
00:25:03de se présenter,
00:25:05la liberté
00:25:06de l'électeur.
00:25:07C'est dit
00:25:08dans l'arrêt
00:25:09de la Cour d'appel.
00:25:13Les avocats en défense
00:25:14ne manqueront pas
00:25:15dans l'avenir
00:25:16de rappeler au magistrat
00:25:18que la liberté
00:25:18de l'électeur,
00:25:19c'est quelque chose
00:25:20parce que,
00:25:20vous savez,
00:25:22l'inéligibilité,
00:25:23je l'avais dit
00:25:23à la fin de la première instance
00:25:24lorsque il y a eu
00:25:25effectivement une levée
00:25:26de boucliers
00:25:27importante,
00:25:28notamment du côté,
00:25:29pas seulement du Rassemblement National
00:25:30en ce qui concerne
00:25:31l'inéligibilité,
00:25:32mais c'est quelque chose
00:25:34que nous vivons
00:25:34de façon quotidienne.
00:25:37Et non pas
00:25:38sur les détourements
00:25:38de fonds publics,
00:25:39mais sur des questions
00:25:40de favoritisme,
00:25:41de prise inégale
00:25:41d'intérêt,
00:25:42les inéligibilités
00:25:43et le législateur
00:25:46à partir de 2017,
00:25:48le législateur
00:25:49a voté
00:25:50que la peine d'inéligibilité
00:25:51elle serait automatique
00:25:52sauf décision
00:25:54contraire pendant les mois
00:25:56des juges.
00:25:56Donc,
00:25:56le législateur lui-même
00:25:57a aggravé
00:25:58cette peine complémentaire
00:26:00et récemment.
00:26:01Rien n'interdit
00:26:02donc aujourd'hui
00:26:02à Marine Le Pen
00:26:03d'être candidate
00:26:03à condition
00:26:04de porter un bracelet
00:26:06électronique.
00:26:07Est-ce qu'elle peut le faire ?
00:26:08Est-ce qu'elle doit le faire ?
00:26:09Est-ce que vous considérez
00:26:10qu'après tout,
00:26:10elle a été condamnée,
00:26:12ça fait partie de sa peine,
00:26:13le bracelet,
00:26:14et que rien n'interdit
00:26:15au nom,
00:26:16je ne sais pas moi,
00:26:16de la réinsertion
00:26:20sur le terrain justice,
00:26:22sur le terrain juridique,
00:26:23rien ne lui interdit
00:26:24formellement
00:26:25d'être candidat.
00:26:26Ce n'est pas le bracelet,
00:26:27on peut être candidat
00:26:28avec le bracelet.
00:26:30Maintenant,
00:26:30c'est entre les mains
00:26:31du juge
00:26:32de l'application des peines
00:26:33qu'il peut décider
00:26:34que ce sera 4 mois,
00:26:35que ce sera 6 mois
00:26:35ou que ce sera plus.
00:26:37C'est le parquet
00:26:38qui a la possibilité
00:26:38de faire appel
00:26:39à la décision
00:26:40d'un juge
00:26:40d'application des peines
00:26:41qu'il trouverait
00:26:42trop douce.
00:26:44Donc,
00:26:45il y a un vrai aléa.
00:26:46Je vous pose la question
00:26:47autrement,
00:26:47c'est une question technique
00:26:48pour aménager ses horaires
00:26:50pour qu'elle puisse faire campagne,
00:26:51c'est une question de morale,
00:26:52c'est une question de politique ?
00:26:53Alors,
00:26:54il y a les trois.
00:26:55Je dirais que pour moi,
00:26:56il y a la question politique,
00:26:57il y a la question morale.
00:26:58Est-ce que dans ce pays,
00:27:00on peut être président
00:27:01de la République
00:27:01après avoir été condamné
00:27:02définitivement
00:27:03pour des tournements
00:27:04de fonds publics ?
00:27:05Ça,
00:27:05c'est une question
00:27:05effectivement morale,
00:27:07politique,
00:27:07on peut se poser.
00:27:09Moi,
00:27:09alors moi je suis un peu gêné
00:27:10parce que je suis l'avocat
00:27:11du Parlement européen,
00:27:12mais bon,
00:27:14je pense que ça pose
00:27:15un véritable problème.
00:27:17Vous savez,
00:27:17c'est un candidat
00:27:18qui l'a dit un peu hâtivement
00:27:20parce qu'on a su
00:27:21que c'était hâtivement
00:27:21parce que ça ne s'est pas
00:27:22très bien passé.
00:27:23Vous allez me dire
00:27:23qui imagine le général de Gaulle
00:27:24mis en examen ?
00:27:25Oui.
00:27:26Qui imagine le général de Gaulle
00:27:27portant un bracelet ?
00:27:29Voilà.
00:27:29Et si les Français le décident ?
00:27:30Les potes de bracelet.
00:27:31Ah mais si les Français
00:27:33votent et élisent,
00:27:34si Marine Le Pen
00:27:34est candidate à la présidentielle
00:27:35et que les Français,
00:27:38si elle est élue
00:27:39par les Français,
00:27:39elle est élue par les Français,
00:27:40il n'y a pas dit
00:27:40absolument aucun problème.
00:27:43Par rapport à ça,
00:27:44il y aura la légitimité
00:27:46et le choix
00:27:47de l'électeur.
00:27:48La Cour d'appel elle-même
00:27:50rappelle dans son arrêt
00:27:51qu'il y a la proportionnalité.
00:27:53Elle dit également
00:27:54qu'il faut faire attention
00:27:55que la peine soit proportionnelle
00:27:56en termes d'enjeux,
00:27:57d'ordre public,
00:27:58de répercussions.
00:27:59C'est une jurisprudence
00:28:00qui est en train
00:28:01de se dessiner.
00:28:02Elle est assez intéressante.
00:28:03Elle mérite en tous les cas
00:28:05réflexion et débat.
00:28:05C'est ce que l'on fait.
00:28:07Vous avez pu parler
00:28:07à Marine Le Pen
00:28:08tout à l'heure
00:28:08à la sortie du tribunal ?
00:28:09On se serre la main
00:28:10comme d'habitude
00:28:11depuis quelques années
00:28:12depuis le début des audiences.
00:28:14Après l'arrêt de la Cour d'appel ?
00:28:15Vous l'avez vu après l'arrêt ?
00:28:16L'un et l'autre.
00:28:17Vous l'avez vu après l'arrêt ?
00:28:19Ah non,
00:28:19je l'ai vu avant.
00:28:20Comment était-elle ?
00:28:21Elle vous a saluée
00:28:22en arrivant dans la salle ?
00:28:23Oui, absolument.
00:28:24Comme tous les jours
00:28:25de l'audience ?
00:28:26Comme tous les jours
00:28:26de l'audience.
00:28:27Très bien.
00:28:27On est poli,
00:28:28vous savez.
00:28:29On est correct.
00:28:30On retourne au siège
00:28:31du Rassemblement national
00:28:32à Paris.
00:28:33Sophie Dupont,
00:28:34je vous rappelle
00:28:34que depuis 15h maintenant,
00:28:35Jordan Bardella
00:28:36et Marine Le Pen,
00:28:37dont l'un sera candidat,
00:28:39l'autre non.
00:28:40Et la décision va tomber
00:28:41dans les minutes qui viennent.
00:28:43Ces deux personnes,
00:28:43Jordan Bardella et Marine Le Pen,
00:28:44sont donc ensemble
00:28:46au siège du parti.
00:28:47Ils consultent également
00:28:48des avocats
00:28:48depuis le milieu
00:28:49d'après-midi.
00:28:50Sophie Dupont,
00:28:51Marine Le Pen
00:28:52devrait vraisemblablement
00:28:54quitter les lieux
00:28:55dans quelques instants,
00:28:56tout simplement
00:28:56parce qu'elle va donner
00:28:58son verdict ce soir
00:28:59dans un 20h.
00:29:03Aussi, sa voiture,
00:29:03marque, est allumée,
00:29:05moteur allumé,
00:29:06le chauffeur est en place.
00:29:08Tout porte à croire
00:29:08que Marine Le Pen
00:29:09va quitter les lieux
00:29:10dans les toutes prochaines minutes.
00:29:12Marine Le Pen qui est arrivée,
00:29:13vous l'avez dit,
00:29:13à 15h.
00:29:14Ici, ça fait plus de 4h
00:29:15qu'elle est enfermée
00:29:16dans ce siège
00:29:17où il y avait aussi
00:29:17Jordan Bardella,
00:29:19leur cabinet respectif,
00:29:20leurs plus proches,
00:29:21les cadres du parti,
00:29:22les membres déjà nommés
00:29:23aussi de leur ganigramme
00:29:25de campagne.
00:29:25Et là, au moment
00:29:26où je vous parle,
00:29:27les deux voitures
00:29:27des deux leaders du RN
00:29:29sont allumées.
00:29:30Donc, une sortie imminente
00:29:31pour les deux leaders
00:29:32du Rassemblement national
00:29:33qui ont échangé
00:29:35toute l'après-midi
00:29:36avec leurs plus proches
00:29:37à savoir
00:29:38qu'est-ce qu'ils allaient faire,
00:29:40qui finalement
00:29:40portera le flambeau
00:29:41pour 2027
00:29:42parce que la justice
00:29:43n'empêche pas,
00:29:44a priori,
00:29:44Marine Le Pen
00:29:44d'être candidate.
00:29:45Et vous le voyez
00:29:46en direct,
00:29:46cette porte qui s'ouvre
00:29:47et c'est le président
00:29:48du Rassemblement national
00:29:49qui sort aux côtés
00:29:50de Marine Le Pen.
00:29:51Les deux visages,
00:29:52les deux candidats potentiels
00:29:54qui sortent ensemble.
00:29:55Marine Le Pen
00:29:55qui s'affiche souriante.
00:29:57Elle va monter
00:29:57dans sa voiture
00:29:58et Jardin Bardella,
00:29:59la question est
00:29:59est-ce qu'il monte
00:30:00dans sa voiture également
00:30:01ou il monte dans la même voiture ?
00:30:03Alors, je peux vous dire
00:30:04pour avoir échangé
00:30:05avec les plus proches
00:30:06de Jardin Bardella
00:30:07et Marine Le Pen
00:30:07ce matin,
00:30:08s'ils montaient
00:30:09dans la même voiture,
00:30:09c'est qu'ils allaient ensemble
00:30:10au plateau du 20h de TF1
00:30:12et que Marine Le Pen
00:30:13était candidate.
00:30:14C'était le scénario
00:30:15qui était choisi.
00:30:16Donc, on verra
00:30:16si c'est le scénario
00:30:17qui sera annoncé.
00:30:19Mais une chose est sûre,
00:30:20c'est que la décision
00:30:20a été prise dans ce siège.
00:30:22Tous les cadres du parti
00:30:24n'ont pas répondu
00:30:25à nos questions.
00:30:26Tout le monde nous dit
00:30:26motus et bouche cousue
00:30:27jusqu'à 20h.
00:30:28Mais il y aura
00:30:29vraisemblablement
00:30:29une annonce ce soir à 20h.
00:30:30Marine Le Pen
00:30:31et Jardin Bardella
00:30:32qui partent ensemble.
00:30:33C'était le scénario
00:30:34normalement qui était préparé.
00:30:35Si Marine Le Pen
00:30:36était candidate,
00:30:36on verra
00:30:37si elle confirme
00:30:38cette hypothèse
00:30:39dans les toutes prochaines minutes.
00:30:41Marine Le Pen candidate,
00:30:41c'est une mauvaise nouvelle
00:30:42pour les adversaires.
00:30:43Certains me confiaient
00:30:44en privé
00:30:45redouter plus
00:30:46une candidature
00:30:47de Marine Le Pen
00:30:47que de Jardin Bardella.
00:30:50la réponse
00:30:51dans quelques minutes
00:30:52pour la candidature
00:30:53du Rassemblement national.
00:30:54On va rester
00:30:55un tout petit peu prudents
00:30:56avec les pronostics.
00:30:57Ces dernières heures
00:30:57nous l'ont sans doute
00:30:59montré.
00:31:00Mais en tout cas,
00:31:01effectivement,
00:31:01Marine Le Pen
00:31:02et Jardin Bardella
00:31:03dans la même voiture
00:31:05qui partent ensemble
00:31:05sur le plateau
00:31:06de TF1.
00:31:07On sent,
00:31:08Guillaume-Yves,
00:31:09qui a une volonté
00:31:10ces derniers jours,
00:31:10ça a d'ailleurs commencé
00:31:11le week-end dernier,
00:31:12de montrer
00:31:13qu'entre l'actuel candidate
00:31:15et celui qui pourrait
00:31:16être le futur,
00:31:17il n'y a pas l'ombre
00:31:18du début d'une feuille
00:31:19de papier à cigarette.
00:31:19Honnêtement,
00:31:20on a cherché sur le fond
00:31:20effectivement des nuances.
00:31:21Il y en a eu,
00:31:22évidemment,
00:31:22on a parlé de la question
00:31:23des retraites.
00:31:24Je me rappelle
00:31:24qu'on avait posé
00:31:25la question aussi
00:31:25à Jardin Bardella.
00:31:26Rappelez-vous au moment
00:31:28au cœur de la guerre
00:31:29en Ukraine,
00:31:30la question est-ce qu'il faut
00:31:30taxer davantage
00:31:31par exemple
00:31:31les surprofits de Total ?
00:31:33Marine Le Pen
00:31:33dans le même temps
00:31:34à l'Assemblée
00:31:34disait oui.
00:31:35Jardin Bardella,
00:31:36depuis Strasbourg,
00:31:37on l'avait interrogé,
00:31:37disait c'est pas si sûr.
00:31:39Il y avait un certain
00:31:39nombre de nuances.
00:31:40Mais c'est vrai
00:31:40que sur le fond,
00:31:41ils ont quand même
00:31:42cherché à être
00:31:43absolument impeccables
00:31:44l'un avec l'autre.
00:31:44A chaque fois qu'on pose
00:31:45une question à Jardin Bardella
00:31:47en lui disant
00:31:47si demain vous êtes à l'Elysée,
00:31:48est-ce que vous ferez ça ?
00:31:49Il rappelle,
00:31:50c'est peut-être pour la forme,
00:31:51dire moi je suis candidat
00:31:52à Matignon
00:31:53et le week-end dernier
00:31:54effectivement à Liévin.
00:31:55Vous avez entendu
00:31:56Marine Le Pen dire
00:31:57si je ne peux pas être candidate,
00:31:58je ferai la campagne
00:31:59de Jardin Bardella
00:32:00et elle avait même précisé
00:32:01quelques jours plus tôt
00:32:03comme pour dire
00:32:03qu'il aurait aussi
00:32:04sa propre autonomie,
00:32:06qu'elle ne serait pas
00:32:07sa tutrice.
00:32:10Ballard, député RN,
00:32:11façon de dire
00:32:12je le soutiendrai,
00:32:14il n'y aura pas de problème
00:32:15et en même temps
00:32:15je ne serai pas là
00:32:16en permanence pour le surveiller
00:32:17parce qu'elle a beaucoup
00:32:18souffert de ça
00:32:19à l'époque où Jean-Marie Le Pen
00:32:21lui avait laissé le parti
00:32:21mais il était toujours là.
00:32:23Est-ce que vous imaginez
00:32:24deux secondes ?
00:32:26Kylian Mbappé,
00:32:27finale de la Coupe du Monde,
00:32:29qu'a un bobo au genou,
00:32:32une petite écorchure
00:32:33qui n'irait pas jouer,
00:32:34qui n'irait pas sur le terrain ?
00:32:36Le petit bobo
00:32:36c'est un bracelet électronique là ?
00:32:38Oui, c'est rien par rapport
00:32:39à une condamnation
00:32:40qui aurait pu être bien pire.
00:32:41J'ai cru que vous alliez me dire
00:32:42que c'est rien
00:32:43par rapport à la Coupe du Monde.
00:32:44Il regarde s'il tient.
00:32:46On aurait envie
00:32:47d'être à l'arrière
00:32:47de cette voiture,
00:32:48de savoir ce qui se passe.
00:32:50Vous allez le savoir
00:32:51dans pas longtemps.
00:32:51On va le savoir
00:32:52dans quelques minutes.
00:32:54Maintenant,
00:32:55Jordan Bardala
00:32:56est probablement
00:32:57au courant
00:32:58de la décision
00:32:58de Marine Le Pen
00:33:00à l'heure où l'on se parle.
00:33:02Le fait donc,
00:33:02encore une fois,
00:33:03on va revoir
00:33:04cette sortie du siège
00:33:05du Rassemblement National
00:33:06il y a quelques minutes
00:33:07et ils savent évidemment
00:33:08que toutes les caméras
00:33:09sont là
00:33:09et les surveillent en ce moment.
00:33:10Le fait de monter
00:33:11dans la même voiture
00:33:12ça envoie un message
00:33:13d'unité.
00:33:14Le fait de partir ensemble
00:33:16à TF1
00:33:17où donc Jordan Bardala
00:33:18va assister en coulisses
00:33:19à l'interview de Marine Le Pen.
00:33:21On voit bien
00:33:21le message politique.
00:33:23Également,
00:33:24Henri Guénaud,
00:33:24vous avez déjà vécu
00:33:25des moments politiques
00:33:25comme celui-ci ?
00:33:26C'est-à-dire
00:33:26où on parle
00:33:28du favori
00:33:29ou de la favorite
00:33:29de l'élection présidentielle
00:33:30qui va annoncer
00:33:32éventuellement
00:33:33sa mise en retrait
00:33:34ou au contraire
00:33:35sa quatrième candidature
00:33:37pour Marine Le Pen.
00:33:37c'est sa mise en retrait
00:33:38avec Bardala à côté d'elle.
00:33:39Elle ne peut pas.
00:33:39Vous êtes aussi sûr que ça ?
00:33:40Vis-à-vis de lui
00:33:41c'est terrible.
00:33:42C'est ce qu'on disait
00:33:43avec Guillaume.
00:33:44Ça fait...
00:33:45Voilà,
00:33:46mon fiston
00:33:47va me remplacer
00:33:48pendant que je suis...
00:33:49Donc pour vous
00:33:50le fait qu'ils viennent ensemble
00:33:50ça veut dire quoi ?
00:33:51C'est obligé
00:33:52que ce soit elle
00:33:53qui parte au combat.
00:33:54Attendons quand même
00:33:55ces déclarations.
00:33:57Henri Guénaud,
00:33:57sur le moment politique
00:33:58qu'on vit là.
00:33:59Mais d'abord
00:33:59c'est inédit.
00:34:01Absolument.
00:34:02C'est totalement inédit.
00:34:03De même que ce qui se passe
00:34:05dans les enceintes judiciaires
00:34:06vis-à-vis de la politique
00:34:08est inédit.
00:34:09De même que
00:34:09mettre Sarkozy en prison
00:34:10c'était inédit.
00:34:12Voilà,
00:34:12donc là on est devant
00:34:13quelque chose d'inédit.
00:34:14Et avec beaucoup de questions
00:34:16qu'il va falloir mancher.
00:34:18Moi je reviens
00:34:19un instant là-dessus.
00:34:20Vous connaissez
00:34:21la réponse du général de Gaulle
00:34:22à Jean Foyer,
00:34:24son garde des Sceaux
00:34:25par ailleurs éminent juriste.
00:34:27Un jour il venait lui parler
00:34:27d'une réforme politique.
00:34:29et il l'interrompt
00:34:30à un moment
00:34:31et il lui dit
00:34:32mon cher ministre
00:34:33il y a le droit
00:34:35au-dessus du droit
00:34:36il y a l'État
00:34:37au-dessus de l'État
00:34:38il y a la France.
00:34:40Voilà.
00:34:40Et c'était
00:34:42nul juge,
00:34:43nul magistrat,
00:34:44nulle institution,
00:34:45nul responsable politique
00:34:46ne peut s'exonérer
00:34:48de réfléchir à ça.
00:34:49Ne peut s'exonérer
00:34:50de la responsabilité
00:34:51que ces décisions
00:34:53peuvent avoir
00:34:54sur l'avenir
00:34:55de l'État,
00:34:56sur l'avenir
00:34:57de la nation,
00:34:59sur le fonctionnement
00:35:00de la République,
00:35:01de la démocratie.
00:35:02Si vous me permettez
00:35:02de résumer votre propos
00:35:03en un mot,
00:35:04en régulièrement,
00:35:04pour vous,
00:35:05elle ne doit pas y aller
00:35:06avec la responsabilité.
00:35:06Non, moi je dis
00:35:07que je ne la jugerai pas.
00:35:09Pour vous,
00:35:10votre avis de citoyen ?
00:35:12Je ne veux pas en avoir.
00:35:13C'est-à-dire que...
00:35:14Ah !
00:35:14Non, non, je ne veux pas en avoir
00:35:15parce que c'est vraiment
00:35:16un problème de conscience.
00:35:18Voilà.
00:35:18Et je ne la jugerai pas.
00:35:19Je vous la fais différemment.
00:35:20Vous n'iriez pas, vous ?
00:35:21Mais je ne sais pas.
00:35:24Les cas de conscience,
00:35:25on les gère quand on est
00:35:26au pied du mur de sa conscience.
00:35:28Ça n'a aucun sens
00:35:29de faire ce genre de roman.
00:35:33Ce n'est pas possible.
00:35:34Je veux dire,
00:35:35elle est en face de sa conscience
00:35:36dans quelque chose
00:35:37qui est tout à fait inédit,
00:35:38qui aura des conséquences
00:35:39sur tout,
00:35:40pas seulement sur elle,
00:35:42pas seulement sur l'autre
00:35:44candidat du RN,
00:35:45pas seulement sur le RN.
00:35:46C'est toute la campagne présidentielle
00:35:48qui en sera changée
00:35:49si elle s'en va.
00:35:50Complètement changée.
00:35:51Et si elle le fait
00:35:52avec son bracelet,
00:35:53cette campagne ne sera pas
00:35:53non plus la même.
00:35:55Et donc,
00:35:56le résultat de cette élection
00:35:57ne sera pas le même.
00:35:59La légitimité de celui
00:36:00qui va gagner
00:36:01ne sera pas la même.
00:36:02Et la suite de l'histoire
00:36:03ne sera pas la même.
00:36:04Yves Tréard,
00:36:05le candidat ou la candidate
00:36:06le plus dur à battre
00:36:07entre les deux,
00:36:08c'est qui ?
00:36:08Pour moi,
00:36:09la plus difficile à battre,
00:36:10c'est Marine Le Pen.
00:36:11Sans conteste.
00:36:12Même avec le bracelet ?
00:36:13Même avec le bracelet.
00:36:14Parce qu'elle a l'expérience,
00:36:15elle a la compétence,
00:36:16elle a le passé,
00:36:18elle a la volonté.
00:36:20Et c'est évident que,
00:36:22et je ne dirai rien sur lui,
00:36:24mais c'est évident que
00:36:25c'est elle qui sera
00:36:26la plus difficile à battre,
00:36:27quel que soit son adversaire.
00:36:29Une campagne présidentielle,
00:36:30c'est une succession
00:36:30de figures imposées.
00:36:31Elle a déjà fait
00:36:32trois campagnes présidentielles.
00:36:33Donc elle connaît
00:36:34toutes les choses.
00:36:35Elle connaît, oui.
00:36:35Et quelqu'un,
00:36:36l'entourage du président
00:36:37de la République
00:36:38me disait il y a quelques semaines
00:36:39et une campagne présidentielle,
00:36:40c'est que du hors-piste.
00:36:41Savoir faire de la piste,
00:36:42il y en a beaucoup
00:36:43qui savent le faire.
00:36:43Une présidentielle,
00:36:44c'est que du hors-piste.
00:36:45Et Marine Le Pen,
00:36:46elle a fait trois fois
00:36:47du hors-piste.
00:36:47Merci beaucoup.
00:36:48Et avec un brassé.
00:36:49Effectivement,
00:36:50on va continuer évidemment
00:36:50à surveiller la situation.
00:36:52Merci beaucoup,
00:36:52merci beaucoup Henri Guéno.
00:36:54C'est François Ruffin
00:36:54qui est à présent
00:36:56en duplex avec nous.
00:36:57Bonsoir M. Ruffin,
00:36:58député de la Somme,
00:37:00candidat à l'élection présidentielle.
00:37:03Vous n'étiez peut-être pas
00:37:03avec nous il y a quelques instants.
00:37:05Marine Le Pen est en route
00:37:06donc vers le plateau
00:37:06d'un 20h
00:37:07où elle va annoncer
00:37:09sa décision.
00:37:09Sera-t-elle candidate
00:37:11avec un bracelet électronique
00:37:13à la cheville
00:37:14puisque c'est bien
00:37:14ce qui ressort aujourd'hui
00:37:15de la décision
00:37:16de la Cour d'appel de Paris ?
00:37:18Votre réaction
00:37:19à sa condamnation
00:37:20et au fait
00:37:21qu'elle puisse finalement
00:37:21être candidate ?
00:37:23Est-ce que vous imaginez
00:37:24le général de Gaulle
00:37:25pas seulement mis en examen
00:37:26mais condamné,
00:37:28condamné pour corruption,
00:37:29pour détournement de fonds,
00:37:30pour emploi fictif
00:37:31et se présentant
00:37:33à l'élection présidentielle
00:37:35avec un bracelet électronique ?
00:37:37Est-ce que vous pensez
00:37:38que c'est dans cet esprit-là
00:37:39que le général de Gaulle
00:37:41et Michel Debré
00:37:41ont fondé
00:37:43la 5ème République ?
00:37:44La réponse est non
00:37:45et elle-même le disait
00:37:47la semaine dernière
00:37:48je ne me vois pas
00:37:49faire campagne
00:37:49avec un bracelet électronique
00:37:51mais on peut se référer
00:37:52à ce qu'elle a raconté
00:37:53ces dix dernières années
00:37:54où elle disait
00:37:55quand allons-nous mettre
00:37:55en place
00:37:56l'inéligibilité à vie
00:37:58pour les élus condamnés
00:37:59durant leur mandat ?
00:38:00Et elle ne cessait
00:38:01de le répéter
00:38:02je demande l'application
00:38:03stricte et entière
00:38:04de la loi
00:38:04via le principe
00:38:05de terrain zéro.
00:38:06Les Français en ont marre
00:38:07qu'il y ait des affaires,
00:38:08ils en ont marre
00:38:09des élus
00:38:10qui détournent
00:38:10de l'argent.
00:38:11Donc ce que vous souhaitez
00:38:12ce que vous demandez
00:38:13à Marine Le Pen
00:38:13François Ruffin
00:38:14c'est de se désister
00:38:16ce soir
00:38:17au profit de Jordan Bardella
00:38:18c'est ça ?
00:38:18Mais je ne lui demande rien
00:38:20mais je pense
00:38:21que sa décision
00:38:22va de soi
00:38:22compte tenu
00:38:23non seulement
00:38:24de ce qu'elle a raconté
00:38:24la semaine dernière
00:38:25mais depuis dix ans maintenant
00:38:27et voilà
00:38:28c'est une évidence
00:38:29c'est du bon sens
00:38:31c'est de la décence
00:38:32que maintenant
00:38:33de se retirer
00:38:34de cette campagne présidentielle
00:38:36et je n'ai pas aucun doute
00:38:37sur le fait
00:38:37que ce soit la décision
00:38:38qu'elle annonce ce soir
00:38:39mais même
00:38:40simplement qu'on en soit
00:38:41à se poser cette question là
00:38:42pour moi
00:38:43c'est un symptôme
00:38:44de la corruption
00:38:44de la nation
00:38:45que finalement
00:38:47on se dit
00:38:47c'est tout à fait imaginable
00:38:49de venir d'être condamné
00:38:50pour 3 millions d'euros
00:38:52à peu près
00:38:53pour des emplois fictifs
00:38:54distribués quand même
00:38:55il faut le rappeler
00:38:56à sa soeur
00:38:57à sa belle soeur
00:38:58à son compagnon
00:38:59à son chauffeur
00:39:00à son garde du corps
00:39:01au majordome de son père
00:39:02et derrière ça
00:39:03aller se présenter
00:39:04pour la magistrature suprême
00:39:06pour entrer à l'Elysée
00:39:08devant les français
00:39:08pour moi là
00:39:10évidemment
00:39:11ça veut dire
00:39:11qu'il y a eu un glissement
00:39:12ces dix dernières années
00:39:13pendant des décennies
00:39:15on considérait
00:39:16que tout ministre
00:39:16miné en examen
00:39:17devait démissionner
00:39:19et bien maintenant
00:39:19on a des gens
00:39:20qui sont condamnés
00:39:21et qui peuvent se présenter
00:39:22pour l'élection présidentielle
00:39:24en tout cas
00:39:24ça paraît acceptable
00:39:25ça paraît tolérable
00:39:26dans le pays
00:39:27Merci beaucoup
00:39:28François Ruffin
00:39:28pour cette réaction
00:39:29ce soir en direct
00:39:30sur BFM TV
00:39:31je salue Jean-Yves Le Borne
00:39:32bonsoir
00:39:33maître avocat pénaliste
00:39:34au barreau de Paris
00:39:35Laurent Neumann
00:39:36nous a rejoint
00:39:37éditorialiste politique
00:39:38à BFM
00:39:38bonsoir Laurent
00:39:39Victor Hérault
00:39:40bonsoir
00:39:40journaliste politique
00:39:41à Valeurs Actuelles
00:39:43Vincent Vantingham
00:39:43du service Police Justice
00:39:45est avec nous aussi
00:39:45vous étiez tout à l'heure
00:39:46au tribunal
00:39:47et Marie Chantret
00:39:48la chef du service
00:39:49politique
00:39:50bonsoir Marie
00:39:51ravi de vous retrouver
00:39:52la réunion
00:39:53sans fin
00:39:54au siège du Rassemblement
00:39:55national a pris fin
00:39:56il y a quelques minutes
00:39:57Jordan Bardella
00:39:58et Marine Le Pen
00:39:58étaient ensemble
00:39:59après cette décision
00:40:00de la cour d'appel de Paris
00:40:01depuis le milieu d'après-midi
00:40:03ils sont partis
00:40:04dans la même voiture
00:40:05signal politique
00:40:06ou non
00:40:06il y a quelques minutes
00:40:08en direction des studios
00:40:09de TF1
00:40:09où Marine Le Pen
00:40:10va donner sa décision
00:40:12ce soir
00:40:12un mot sur la signification
00:40:14peut-être
00:40:15de ces deux personnages politiques
00:40:16qui font banquette en commun
00:40:18en ce moment même
00:40:19à l'arrière
00:40:19de cette voiture
00:40:20en direction de TF1
00:40:21est-ce qu'il faut justement
00:40:22en faire une lecture politique
00:40:23un signal
00:40:24de ce que va dire Marine Le Pen
00:40:25ce n'est pas anodin
00:40:26ce n'est pas anodin
00:40:28dans les plans de la journée
00:40:29et de la manière
00:40:30dont allaient se dérouler
00:40:31les choses
00:40:31si Jordan Bardella
00:40:33accompagnait Marine Le Pen
00:40:34à l'occasion de ce 20h
00:40:36c'est qu'elle était candidate
00:40:37ça
00:40:38c'était dans la matinée
00:40:40depuis
00:40:40l'arrêt
00:40:41de la cour d'appel
00:40:42est tombée
00:40:43et cette incertitude
00:40:44autour d'une candidature
00:40:45parce que port du bracelet électronique
00:40:47est dans toutes les têtes
00:40:49ce qui
00:40:51semble acter ce soir
00:40:52c'est que Marine Le Pen
00:40:54ce soir va trancher
00:40:55on pouvait s'interroger
00:40:57sur
00:40:59prendra-t-elle peut-être
00:41:00un peu plus de temps
00:41:01s'entretiendra-t-elle
00:41:03encore avec ses conseils
00:41:04elle va
00:41:05ce soir
00:41:06avancer une position
00:41:07et donner
00:41:08parce que
00:41:08du point de vue de tous
00:41:10elle
00:41:11mais également
00:41:12ses plus proches
00:41:13les cadres
00:41:14les partisans
00:41:15au RN
00:41:15il faut
00:41:17terminer cette séquence
00:41:18considérer qu'elle sera terminée
00:41:20c'est une autre question
00:41:21parce que se posent
00:41:22des tas d'autres questions
00:41:24justement
00:41:24de faire campagne
00:41:25avec un bracelet électronique
00:41:27et de ce point de vue là
00:41:28c'est totalement
00:41:28inédit
00:41:29je
00:41:30et on pourra en rediscuter
00:41:32sans doute mettre
00:41:32mais
00:41:33ce soir
00:41:35à l'occasion
00:41:36de ces heures de réunion
00:41:38une décision
00:41:39a été prise
00:41:39et
00:41:41vous le savez
00:41:41beaucoup
00:41:42beaucoup de ses proches
00:41:43qui l'accompagnaient au tribunal
00:41:44qui l'ont retrouvé
00:41:45au siège du parti
00:41:46étaient partisans
00:41:47d'une candidature
00:41:49quoi qu'il en coûte
00:41:51quoi qu'il
00:41:52port du bracelet électronique
00:41:54ou pas
00:41:54et que pour certains
00:41:56je pense à Jean-Philippe Tanguy
00:41:58le port du bracelet
00:41:59n'était pas une condition
00:42:01pour ne pas y aller
00:42:02donc
00:42:03encore une fois
00:42:03ça veut dire que Marine Le Pen
00:42:05pourrait
00:42:05on va garder le conditionnel
00:42:06évidemment
00:42:07revenir sur ce qu'elle a dit
00:42:09y compris à votre micro
00:42:10il y a quelques mois
00:42:10on a réécouté ses propos
00:42:11tout à l'heure
00:42:12Marie c'était très clair
00:42:13je ne peux pas faire campagne
00:42:14avec un bracelet électronique
00:42:15elle pourrait
00:42:16expliquer un changement
00:42:17de position ce soir
00:42:18elle pourrait expliquer
00:42:19un changement de position
00:42:20parce que sa peine
00:42:22d'inéligibilité est purgée
00:42:23parce que ce qui a été prononcé
00:42:25bien en dessous des deux ans
00:42:26que l'exécution provisoire
00:42:28prononcée en première instance
00:42:30a permis de purger
00:42:31toute une partie de cette peine
00:42:32et que peut-être
00:42:34les conditions ont évolué
00:42:35ont changé
00:42:37et qu'il faut finalement
00:42:39trancher définitivement
00:42:41cette question
00:42:42la quasi-totalité
00:42:44où beaucoup de candidats
00:42:45sont déclarés
00:42:45et il s'agit désormais
00:42:46de passer dans une autre séquence
00:42:48le RN ne peut plus attendre
00:42:49le RN ne peut plus attendre
00:42:51en tout cas
00:42:51pas beaucoup plus
00:42:52que le 7 juillet
00:42:53il s'agit d'aller vite
00:42:55pour passer à autre chose
00:42:56Jean-Yves Leborg
00:42:57vous êtes une des grandes voix
00:42:59du barreau
00:43:00vous avez déjà connu
00:43:01des moments
00:43:03politico-judiciaires
00:43:04même si on est un peu plus
00:43:05ce soir dans le politico
00:43:06que dans le judiciaire
00:43:07puisque la voie est libre
00:43:08pour Marine Le Pen
00:43:09à condition d'accepter
00:43:10de faire campagne
00:43:11avec un bracelet électronique
00:43:12est-ce que vous avez déjà
00:43:13connu ça ?
00:43:14Je n'ai pas le souvenir
00:43:16d'une situation
00:43:17qui ait pu ressembler
00:43:18à celle-ci
00:43:19mais je voudrais
00:43:20m'inscrire en faux
00:43:22sur deux points
00:43:23je n'ai pas le souvenir
00:43:24que Marine Le Pen
00:43:25ait jamais dit
00:43:26qu'elle ne ferait pas
00:43:27campagne
00:43:28avec un bracelet électronique
00:43:30mais elle a dit
00:43:31que c'était compliqué
00:43:32difficile
00:43:33voire impossible
00:43:34de le faire
00:43:34avec un bracelet électronique
00:43:35et je ne vois pas
00:43:37en quoi d'ailleurs
00:43:38la situation actuelle
00:43:39s'y opposerait
00:43:40pour une raison très simple
00:43:42c'est que nous avons
00:43:43une peine d'un an
00:43:44d'emprisonnement
00:43:45à exécuter
00:43:46sous le régime
00:43:46du bracelet électronique
00:43:47il y a une remise
00:43:49de peine quasi automatique
00:43:50de trois mois
00:43:51on passe à neuf mois
00:43:52et la libération conditionnelle
00:43:55c'est-à-dire l'absence
00:43:56de tout bracelet
00:43:57peut intervenir
00:43:57à mi-peine
00:43:58c'est-à-dire au bout
00:43:59de quatre mois
00:44:00et demi
00:44:01il faut quand même
00:44:02attendre que la décision
00:44:04de la Cour
00:44:04devienne définitive
00:44:05on parlera
00:44:06d'une éventualité
00:44:07de pourvoi
00:44:08je ne crois pas
00:44:09qu'il y en ait
00:44:10mais enfin bon
00:44:10le temps qu'elle
00:44:11devienne définitive
00:44:12on est le 17 juillet
00:44:14il reste cinq mois
00:44:16et demi
00:44:16avant la fin de l'année
00:44:18au cours desquels
00:44:19cette purge
00:44:20de la peine
00:44:21d'emprisonnement
00:44:22ferme par bracelet
00:44:23pourrait être faite
00:44:23de telle sorte
00:44:24qu'il n'y aurait pas
00:44:25de concomitance
00:44:26entre le port du bracelet
00:44:28et la vraie campagne
00:44:30électorale
00:44:30si je vous suis bien
00:44:31si Marine Le Pen
00:44:32si je vous suis bien
00:44:33Marine Le Pen
00:44:34porte un bracelet
00:44:35jusqu'à la fin de l'année
00:44:35à peu près
00:44:36compte tenu de tout
00:44:37ce que vous venez de rappeler
00:44:38ça dépend du jour
00:44:38et à partir de décembre
00:44:39elle peut faire campagne
00:44:40sans rien
00:44:40mais bien sûr
00:44:41donc pour vous
00:44:42il n'y a pas d'obstacle
00:44:42à faire campagne
00:44:43la moitié de la campagne
00:44:45entendons-nous
00:44:46il ne faut pas mépriser
00:44:48la décision du juge
00:44:49de l'application des peines
00:44:51c'est lui qui décide
00:44:52quand ça commence
00:44:53c'est lui qui décide
00:44:54pour faire court
00:44:55quand ça se termine
00:44:56donc il y a ce problème-là
00:44:58puis un autre phénomène
00:44:59quand même
00:44:59vous imaginez
00:45:00un personnage politique
00:45:03de cette ampleur
00:45:04je dirais historique
00:45:05dans notre paysage politique
00:45:06qui a été dans l'incapacité
00:45:09de se présenter aux élections
00:45:10pendant quelques mois
00:45:11et qui tout à coup
00:45:13avec un arrêt
00:45:14qui lui permet de le faire
00:45:15dira
00:45:15non tout compte fait
00:45:16je regarde la télévision
00:45:17chez moi
00:45:17c'est inconcevable
00:45:19il y a une autre hypothèse
00:45:20qu'il faut continuer
00:45:22d'expliquer
00:45:22parce qu'elle est un peu ardue
00:45:24pour les non spécialistes
00:45:25du droit
00:45:25les profanes que nous sommes
00:45:27maître
00:45:27c'est l'hypothèse
00:45:28de la cour de cassation
00:45:29Vincent Van Tingeb
00:45:30Marine Le Pen
00:45:31a 10 jours
00:45:32pour faire appel
00:45:33de l'arrêt
00:45:34qui a été rendu aujourd'hui
00:45:35le parquet
00:45:35à 10 jours
00:45:36également
00:45:38on en sait un tout petit peu plus
00:45:39ce soir ?
00:45:39un tout petit peu plus
00:45:40oui alors effectivement
00:45:41il y a un délai de 10 jours
00:45:42pour former un pourvoi en cassation
00:45:44qui se prononcera
00:45:44à la cour de cassation
00:45:45uniquement sur la forme
00:45:47de l'arrêt
00:45:47qui a été rendu aujourd'hui
00:45:48et non pas sur le fond de l'affaire
00:45:49on a la procureure générale
00:45:51de la cour d'appel
00:45:52Marie-Suzanne Lecao
00:45:53qui était il y a quelques instants
00:45:54sur les ondes d'RTL
00:45:56de nos confrères d'RTL
00:45:57et qui a indiqué
00:45:58qu'elle n'avait pas encore
00:45:59pris sa décision
00:46:00quant à un pourvoi
00:46:01parce qu'il faut lire
00:46:02l'arrêt qui a été rendu aujourd'hui
00:46:03qui fait 369 pages
00:46:05donc vous vous doutez bien
00:46:06que ça nécessite
00:46:07un petit peu de temps
00:46:08pour voir s'il y a des moyens
00:46:09juridiques à soulever
00:46:10permettant de faire
00:46:11un pourvoi en cassation
00:46:12qu'est-ce qu'on peut en dire
00:46:13d'autre ?
00:46:14On peut en dire
00:46:14que si Marine Le Pen
00:46:15avait été relaxée
00:46:17c'est quasi évident
00:46:18ce que le parquet général
00:46:19aurait formé
00:46:19ce pourvoi en cassation
00:46:20mais là avec cette décision
00:46:21qui est quand même
00:46:22une décision de culpabilité
00:46:23parce qu'on est déjà
00:46:24dans les conséquences
00:46:25comment faire campagne
00:46:25avec ce bracelet électronique
00:46:26mais il faut rappeler
00:46:27qu'il y a quand même
00:46:27aujourd'hui
00:46:28la reconnaissance
00:46:32va rechigner à faire ce pourvoi
00:46:33en tout cas
00:46:34va éviter de le faire
00:46:35et auquel cas
00:46:35ça rendrait la décision définitive
00:46:37sauf si Marine Le Pen
00:46:39elle décide de former ce pourvoi
00:46:41Et il me semble
00:46:41Marie Chantrec
00:46:42que Marine Le Pen
00:46:42avait exclu cette hypothèse
00:46:44de la cour de cassation
00:46:45en disant
00:46:47la décision tomberait
00:46:48en janvier ou février
00:46:49on serait juste avant
00:46:50le premier tour
00:46:50donc c'est pas possible
00:46:51de mettre une candidature
00:46:52entre parenthèses
00:46:53pendant des mois
00:46:54on en est toujours là ?
00:46:55Absolument
00:46:55Je sais que tout peut bouger
00:46:57très vite
00:46:57mais voilà
00:46:58En effet
00:46:59le pourvoi
00:46:59mais les choses
00:47:00ont encore un peu changé
00:47:02Encore une fois
00:47:02là ce soir
00:47:03le signal
00:47:04et vous me posiez
00:47:05c'était votre première question
00:47:06le fait que Jordan Bardella
00:47:07accompagne ce soir
00:47:08Marine Le Pen
00:47:08lors de ce grand exercice
00:47:11médiatique
00:47:11n'est vraiment pas anodin
00:47:13et encore une fois
00:47:14je le répète
00:47:14aux téléspectateurs
00:47:15qui nous rejoignent
00:47:17nous était donnée
00:47:18comme indication
00:47:19d'une présence ensemble
00:47:20d'une arrivée ensemble
00:47:22qui signifierait
00:47:23que Marine Le Pen
00:47:25serait candidate
00:47:25pour la présidentielle 2027
00:47:27Laurent Neumann
00:47:28il est possible
00:47:29il est probable
00:47:30qu'elle y aille
00:47:30dans quelques minutes ?
00:47:31D'abord
00:47:31cet arrêt de la cour d'appel
00:47:33l'autorise
00:47:34à se présenter
00:47:36son inéligibilité
00:47:37est purgée
00:47:38grâce d'ailleurs
00:47:39à cette fameuse
00:47:40exécution provisoire
00:47:42que les intéressés
00:47:44ont tant critiqué
00:47:45sur tous les plateaux de télévision
00:47:46c'est peut-être
00:47:47ce qui est en train
00:47:48de la sauver
00:47:49aujourd'hui
00:47:50parce que depuis
00:47:51le 31 mars 2025
00:47:52cette inéligibilité
00:47:54a commencé à courir
00:47:55et donc
00:47:56elle sera purgée
00:47:57dans les temps
00:47:57et d'ailleurs
00:47:59elle est déjà purgée
00:48:00puisque 45 mois
00:48:02dont 30 avec sur 6
00:48:03ça fait 15 mois
00:48:04les 15 mois
00:48:04sont déjà écoulés
00:48:06premier élément
00:48:07donc techniquement
00:48:09judiciairement
00:48:09elle peut se présenter
00:48:11elle a deux problèmes
00:48:12Marine Le Pen
00:48:12le premier
00:48:13on en parle beaucoup
00:48:14c'est le bracelet électronique
00:48:16comment faire campagne
00:48:17avec ce bracelet
00:48:18mais pardon
00:48:19il y en a un deuxième
00:48:19c'est comment faire campagne
00:48:22comment se présenter
00:48:23au suffrage
00:48:23des français
00:48:24en ayant
00:48:25dans son sac à dos
00:48:26une condamnation
00:48:28définitive
00:48:29s'il n'y a pas
00:48:29de pourvoi en cassation
00:48:30condamnation
00:48:32pour détournement
00:48:33de fonds publics
00:48:34à trois ans
00:48:35de prison
00:48:36dont un enferme
00:48:37c'est ça
00:48:38le vrai sujet
00:48:39faire campagne
00:48:40avec un bracelet
00:48:40c'est très compliqué
00:48:41il va falloir qu'elle appelle
00:48:42tous les jours
00:48:43le juge d'application
00:48:44des peines
00:48:44pour l'autoriser
00:48:45à aller faire un meeting
00:48:46ici
00:48:47un plateau de télévision
00:48:48
00:48:48prendre l'avion
00:48:49pour aller aux Antilles
00:48:50etc
00:48:51ça va être tous les jours
00:48:51tous les jours
00:48:52il va falloir qu'elle appelle
00:48:53le juge
00:48:54mais le sujet
00:48:55pour les électeurs
00:48:56c'est bien cette condamnation
00:48:58définitive
00:48:59j'ai une question
00:49:00justement pour
00:49:01vous allez y poser
00:49:02dans un instant
00:49:02si vous permettez
00:49:03Yves Traher
00:49:04parce qu'on est avec
00:49:04Priska Thévenot
00:49:05qui patiente depuis
00:49:05quelques minutes
00:49:06bonsoir Madame Thévenot
00:49:07députée EPR
00:49:09des Hauts-de-Seine
00:49:10ancien porte-parole
00:49:10également du gouvernement
00:49:11la question politique du jour
00:49:14et la réponse va tomber
00:49:15dans quelques minutes
00:49:15c'est donc de savoir
00:49:16si Marine Le Pen
00:49:17peut
00:49:18puisque la justice
00:49:19l'y autorise
00:49:20peut être candidate
00:49:21à l'élection présidentielle
00:49:22avec un bracelet électronique
00:49:24à la cheville
00:49:25est-ce que pour vous
00:49:26c'est une possibilité
00:49:27est-ce que c'est
00:49:28absolument impossible
00:49:29au nom
00:49:30par exemple
00:49:30de la morale
00:49:31expliquez-nous votre position
00:49:32vous admettrez
00:49:33que ça serait
00:49:33un petit peu baroque
00:49:34quand même
00:49:35maintenant
00:49:35je vous écoute
00:49:36maintenant effectivement
00:49:37depuis quelques minutes
00:49:38en plateau
00:49:39et moi ce que je vois
00:49:40c'est qu'il y a un fait
00:49:41un fait c'est que
00:49:42Marine Le Pen
00:49:42a été reconnue coupable
00:49:43par la cour d'appel
00:49:45d'avoir détourné
00:49:46de l'argent public
00:49:47et donc si le RN
00:49:48a détourné de l'argent public
00:49:49j'espère qu'il va pas
00:49:50nous voler la campagne
00:49:51de l'élection présidentielle
00:49:52en étant obligé
00:49:54contraint sur les semaines
00:49:55et les mois à venir
00:49:56à commenter le feuilleton judiciaire
00:49:58qui les anime
00:49:58on a besoin enfin
00:50:00de rentrer dans cette campagne
00:50:01des présidentielles
00:50:01parler des sujets de fond
00:50:02nous le faisons d'ailleurs
00:50:04avec Gabriel Attal
00:50:04sur l'IA
00:50:05les salaires
00:50:06les frontières
00:50:06l'école
00:50:07et enfin nous devons
00:50:09pouvoir parler de cela
00:50:10sinon je veux dire
00:50:12ça n'a plus vraiment de sens
00:50:13et c'est ça aussi
00:50:14qui agace les français
00:50:15pardon de la question
00:50:16Priscaténo
00:50:17si vous étiez Marine Le Pen
00:50:18vous diriez à Jordan Bardella
00:50:19qui est à côté de vous
00:50:20je le sais bien
00:50:21qui est à côté de vous
00:50:22donc dans cette voiture
00:50:23en direction d'une grande chaîne
00:50:24de télé
00:50:25je te passe le flambeau
00:50:27pour une affaire de morale
00:50:29c'est ça ce que vous feriez vous
00:50:31la première chose
00:50:32si vous me dites
00:50:33effectivement
00:50:33de me mettre dans les chaussures
00:50:35de Marine Le Pen
00:50:36c'est
00:50:36dans la voiture
00:50:37dans la voiture
00:50:38allez dans la voiture
00:50:39de Marine Le Pen
00:50:40c'est tu n'étais pas obligé
00:50:41d'hériter d'un système
00:50:42de détournement
00:50:42de fonds publics
00:50:43et de continuer
00:50:44à le mettre en oeuvre
00:50:45la vraie question
00:50:46elle est là aujourd'hui
00:50:47enfin je veux dire
00:50:48ils prendront leur décision
00:50:49et elle le dira
00:50:49d'ici quelques minutes
00:50:50à l'antenne de TF1
00:50:52si je ne m'abuse
00:50:53mais ne nous trompons pas
00:50:55de sujet
00:50:55le premier fait politique
00:50:57de la journée
00:50:57c'est que Marine Le Pen
00:50:59est reconnue coupable
00:51:00de détournement
00:51:01de fonds publics
00:51:02pas pour la première fois
00:51:03pour la deuxième fois
00:51:04en cours d'appel
00:51:05et effectivement
00:51:05nous sommes en train
00:51:06de commenter
00:51:07les conséquences politiques
00:51:10éventuelles
00:51:10de cette décision judiciaire
00:51:12et ce n'est pas anodin
00:51:13surtout de la part
00:51:14de quelqu'un
00:51:14qui souvenez-vous
00:51:15avait des positions
00:51:16très tranchées
00:51:16très radicales
00:51:17sur les élus condamnés
00:51:19et sur les élus
00:51:20qui ont un casier judiciaire
00:51:21que ce soit Marine Le Pen
00:51:22d'ailleurs
00:51:23que Jordan Bardella lui-même
00:51:24et d'ailleurs
00:51:24c'est Jordan Bardella
00:51:25qui le disait
00:51:25sur votre plateau
00:51:26un élu qui a un casier judiciaire
00:51:28ne peut plus être parlementaire
00:51:29de la République
00:51:30bon bah
00:51:31so what
00:51:32qu'est-ce qu'on fait ?
00:51:33Il s'était repris
00:51:35ce jour-là
00:51:36et dans les semaines
00:51:36qui suivent
00:51:37merci beaucoup
00:51:38Priscaténo
00:51:38qui n'est donc pas
00:51:39dans les chaussures
00:51:40de Marine Le Pen
00:51:40ni même dans sa voiture
00:51:42oui allez-y
00:51:42On peut dire juste un mot
00:51:43de Jordan Bardella
00:51:44parce que si c'est la décision
00:51:46que prend Marine Le Pen
00:51:47et encore une fois
00:51:47elle est seule
00:51:48en situation
00:51:49de décider
00:51:50mais si elle décide
00:51:52d'être candidate
00:51:52ça veut dire quand même
00:51:53qu'elle envoie un message
00:51:54à son plan B
00:51:55si j'ose dire
00:51:56c'est qu'elle dit
00:51:58moi même avec un bracelet
00:52:00même condamné
00:52:01à trois ans de prison
00:52:02je suis une meilleure candidate
00:52:04Vous voulez dire
00:52:04qu'il pourrait mal le prendre ?
00:52:05Je ne sais pas
00:52:06mais en tout cas
00:52:07il va forcément
00:52:08se poser des questions
00:52:09Il y a une hypothèse
00:52:09qui n'a pas été soulevée
00:52:10et je voudrais
00:52:11entendre mettre le borne
00:52:12là-dessus
00:52:12si elle se pourvoit
00:52:14en cassation
00:52:15la cour de cassation
00:52:18rendra son arrêt
00:52:20quand ?
00:52:20Alors rappelez-vous
00:52:22que quand on dit
00:52:23A mon avis
00:52:23après l'élection présidentielle
00:52:24je ne le crois
00:52:25Non, non, non
00:52:27Allez-y
00:52:28je vous laisse
00:52:28raconter
00:52:28Vous avez raté tout à l'heure
00:52:30Là où Yves Tréa
00:52:31a raison
00:52:32c'est que la chronologie
00:52:33habituelle
00:52:34d'instruction
00:52:35et de jugement
00:52:36d'un pourvoi
00:52:37c'est 18 mois
00:52:38Donc ce serait largement
00:52:40après les présidents
00:52:41Sauf que
00:52:42quand le premier jugement
00:52:44est tombé
00:52:46par lequel
00:52:47Marine Le Pen
00:52:49était inéligible
00:52:50on s'était précipité
00:52:52pour dire que
00:52:53l'appel
00:52:54serait jugé
00:52:55rapidement
00:52:56et le premier président
00:52:58de la cour de cassation
00:52:59si je ne me trompe
00:53:00avait dit
00:53:01et s'il y a un pourvoi
00:53:02nous rendrons
00:53:03Je le confirme
00:53:04puisqu'il est venu
00:53:05à mon micro
00:53:05pardon de faire un peu de pub
00:53:07dans mon podcast
00:53:08Vous êtes une bonne source Laurent
00:53:09Christophe Soulard
00:53:10premier président
00:53:11de la cour de cassation
00:53:12et Rémi Hetz
00:53:13le procureur général
00:53:14sont venus tous les deux dire
00:53:16comme la cour d'appel
00:53:17oui pour ne pas gêner
00:53:19le bon fonctionnement
00:53:20du parcours démocratique
00:53:21de cette élection
00:53:22oui nous nous mettrons
00:53:23en situation
00:53:24de rendre l'arrêt
00:53:25de la cour de cassation
00:53:26au plus tard
00:53:27au début
00:53:28de l'année 2027
00:53:30ça pourrait changer
00:53:30au plus tard
00:53:31au début
00:53:31de l'année 2027
00:53:31je ne suis pas sûr
00:53:32je ne sais pas
00:53:33je n'ai pas dit
00:53:33juste ma phrase
00:53:34au début de l'année 2027
00:53:36donc en janvier
00:53:37au plus tard
00:53:38en février
00:53:38je pense qu'elle va faire
00:53:39qu'elle va faire
00:53:40un recours en cassation
00:53:42vous allez voir
00:53:42si si
00:53:43vous allez voir
00:53:44parce que
00:53:45ce qu'elle ne veut pas
00:53:46non plus
00:53:47c'est d'avoir
00:53:47cette épée
00:53:48de Damoclès
00:53:49ou plutôt
00:53:50cette accusation
00:53:51qui lui est renvoyée
00:53:52sans arrêt
00:53:53depuis 4 heures
00:53:54maintenant
00:53:54depuis l'arrêt
00:53:56de la cour d'appel
00:53:57sur
00:53:57vous avez détourné
00:53:59de l'argent public
00:53:59et donc vous êtes
00:54:00donc elle saisit
00:54:02la cour de cassation
00:54:02ce qui permet de dire
00:54:03je suis à nouveau
00:54:04présumée innocente
00:54:05et je peux faire campagne
00:54:06Victor Hérault
00:54:07oui mais alors attention
00:54:08juste une précision
00:54:10sur la cour de cassation
00:54:11c'est établer sur le fait
00:54:13qu'elle va avoir
00:54:13gain de cause
00:54:14parce que si la cour de cassation
00:54:15vient à confirmer
00:54:15la décision qui a été rendue
00:54:16aujourd'hui
00:54:17le bracelet
00:54:20ne lui sera pas posé
00:54:21en septembre
00:54:22mais en janvier
00:54:22ou en février
00:54:23à un ou deux mois
00:54:23donc pour l'appel
00:54:27il fallait que la cour d'appel
00:54:28se dépêche
00:54:29et là
00:54:29si je vous entends bien
00:54:30il faudrait que la cour de cassation
00:54:32prenne son temps
00:54:33c'est à dire
00:54:33dans les deux
00:54:34il faut que l'une et l'autre
00:54:36arrangent Marine Le Pen
00:54:37c'est pas ce que j'ai dit
00:54:38j'ai dit
00:54:38je suis pas certain
00:54:40contrairement à ce qu'on dit
00:54:41qu'elle reconnaisse
00:54:42sa culpabilité
00:54:43parce que si elle renonce
00:54:44à faire cassation
00:54:45elle reconnaît sa culpabilité
00:54:47mais imaginez
00:54:47imaginez que
00:54:48comme s'y étaient engagés
00:54:50les représentants
00:54:51en chef
00:54:52de la cour de cassation
00:54:53que l'arrêt
00:54:55de la cour de cassation
00:54:57rejetant le pourvoi
00:54:58soit rendu
00:54:59le 10 février
00:55:00ou le 5 janvier
00:55:03moi j'avais faim
00:55:03avant la fin de l'année 2026
00:55:05mais c'est à peu près pareil
00:55:06vous voyez
00:55:07Marine Le Pen
00:55:08serait à ce moment-là
00:55:10dans une situation
00:55:11identique
00:55:12à celle d'aujourd'hui
00:55:14et avec là
00:55:15pour le coup
00:55:15une véritable impossibilité
00:55:17de se présenter
00:55:18parce que
00:55:18et de changer de candidat
00:55:20attendez
00:55:20comme je le disais
00:55:21tout à l'heure
00:55:21il y a une possibilité
00:55:23aujourd'hui
00:55:24de purger
00:55:24la peine ferme
00:55:26avec ces problèmes
00:55:27de difficulté
00:55:28créés par le
00:55:29par le bracelet électronique
00:55:31avant la fin de l'année
00:55:32mais si ça commence
00:55:33au mois de janvier
00:55:34là c'est fini
00:55:35alors cour de cassation
00:55:36ou pas
00:55:37bracelet électronique
00:55:38ou pas
00:55:38si elle y va
00:55:39elle devra en porter
00:55:40un à la cheville
00:55:41mais la décision
00:55:42elle va être annoncée
00:55:43là dans les minutes
00:55:43qui viennent
00:55:44Victor Hérault
00:55:46elle y va
00:55:47ou elle y va pas ?
00:55:48alors ça faudrait être
00:55:49dans sa tête
00:55:49ou dans la voiture
00:55:50pour le savoir
00:55:51je parierai
00:55:52peut-être pas toutes mes économies
00:55:53mais une partie de mes économies
00:55:54pour dire qu'elle y va
00:55:55parce que je ne vois pas
00:55:57de raison pour elle
00:55:57de ne pas y aller
00:55:58d'abord
00:55:59lorsqu'elle a dit
00:56:00il y a quelques jours
00:56:01au micro de BFMTV
00:56:02d'ailleurs
00:56:03je ne pourrais pas
00:56:05il ne pourrait pas
00:56:05y avoir de candidature
00:56:06si je portais un bracelet électronique
00:56:07qu'on comprenne bien
00:56:08elle ne parlait pas
00:56:09comme François Fillon
00:56:10à l'époque
00:56:10sur la mise en examen
00:56:11d'un plan moral
00:56:12vous l'avez rappelé
00:56:13Maître Le Borne
00:56:13elle parlait d'un plan technique
00:56:15ça va être très difficile
00:56:16pour moi
00:56:16de me déplacer dans la France
00:56:17si jamais j'ai un bracelet
00:56:18et que je dois demander
00:56:19des autorisations
00:56:19elle n'a jamais évoqué
00:56:20l'aspect moral de la chose
00:56:22qui imaginerait
00:56:23que je sois candidat
00:56:23si j'avais un bracelet
00:56:24donc ce soir
00:56:24elle peut expliquer
00:56:26que la situation a changé
00:56:27mais vous savez
00:56:28l'art de la politique
00:56:29c'est ça
00:56:29c'est de trouver
00:56:30le bon argumentaire
00:56:30pour faire rentrer
00:56:31la figure dans le trou
00:56:32où on veut le faire rentrer
00:56:33donc là c'est exactement
00:56:34ce qu'elle va devoir faire
00:56:35c'est de trouver
00:56:35le bon argumentaire
00:56:36pour s'expliquer
00:56:37ensuite
00:56:37vous voulez dire
00:56:37que c'est ça
00:56:38qui s'est passé
00:56:38pendant 5 heures
00:56:39oui c'est de trouver
00:56:40déjà de prendre la décision
00:56:41qui est peut-être
00:56:41la décision la plus importante
00:56:42de sa vie
00:56:43et puis ensuite
00:56:44de trouver l'argumentaire
00:56:45pour justifier cette décision
00:56:46je pense qu'elle ira
00:56:47je pense qu'il n'y a pas
00:56:48de cassation
00:56:48parce qu'elle doit choisir
00:56:50entre l'espérance hypothétique
00:56:52de justifier
00:56:53de prouver son innocence
00:56:54ou en tous les cas
00:56:55qu'on ne la reconnaisse pas coupable
00:56:56et la candidature
00:56:57il faut choisir
00:56:58puisque c'est maintenant
00:56:59qu'il faut se déclarer candidat
00:56:59or je pense que Marine Le Pen
00:57:01peut tout à fait dire
00:57:01je me fiche maintenant
00:57:02d'être jugée par la justice
00:57:03c'est les Français
00:57:04qui m'ont jugée
00:57:05qui vont me juger
00:57:06je veux être candidate
00:57:07que je sois coupable ou pas
00:57:08et deuxièmement
00:57:09je pense que le parquet
00:57:10ne fera pas
00:57:12ne se pourvra pas
00:57:14en cassation
00:57:15pourquoi ?
00:57:15parce que les deux parties
00:57:16et Marine Le Pen
00:57:16et la justice
00:57:19ont trouvé le meilleur compromis
00:57:20qui soit
00:57:21entre le droit et la politique
00:57:22les deux
00:57:23mine de rien
00:57:23s'en sont très bien tirés
00:57:25Marine Le Pen
00:57:25condamnée donc aujourd'hui
00:57:26en appel
00:57:27je dis ça si vous nous rejoignez
00:57:28en ce moment même sur BFM
00:57:29mais dont la peine a été allégée
00:57:30à la fois la peine
00:57:30et la peine d'inéligibilité
00:57:32ce qui peut donc lui permettre
00:57:34d'être
00:57:34si elle le souhaite
00:57:35si elle l'annonce ce soir
00:57:36candidate à l'élection présidentielle
00:57:37Marie-Chantret
00:57:39des indiscrétions
00:57:39vous savez ce qui se passe
00:57:40en ce moment
00:57:41autour de
00:57:42celle qui est peut-être
00:57:43encore candidate
00:57:44les téléphones répondent peu
00:57:46mais ceux qui répondent
00:57:49nous font comprendre
00:57:50encore une fois
00:57:50je me répète
00:57:51mais ce n'est pas anodin
00:57:52que le fait que
00:57:53Jordan Bardella
00:57:54accompagne ce soir
00:57:54Marine Le Pen
00:57:55à ce 20h
00:57:56n'est en aucun cas
00:57:57anodin
00:57:58cassation ou pas cassation
00:57:59ce soir
00:58:01nous allons apprendre
00:58:02si ou non
00:58:03elle est candidate
00:58:04et lors de cette réunion
00:58:06entourée par ses avocats
00:58:07qui vous l'aurez remarqué
00:58:09sont partis
00:58:09deux heures
00:58:10avant la fin officielle
00:58:12de cette réunion
00:58:13et qu'elle ne quitte
00:58:13le siège
00:58:14ils se sont donc retrouvés
00:58:15entre cadre du parti
00:58:17Marine Le Pen
00:58:18Jordan Bardella
00:58:19les politiques ont repris la main
00:58:20les politiques ont repris la main
00:58:21et visiblement
00:58:22ce qui a pris le dessus
00:58:23c'était de dire
00:58:25il faut que vous y allez
00:58:26Marine
00:58:27vous ne pouvez pas
00:58:28vous dérober
00:58:28bracelet électronique
00:58:29ou pas bracelet électronique
00:58:32désormais
00:58:33il va s'agir
00:58:33de trouver
00:58:34les mots
00:58:35restons extrêmement prudents
00:58:36il est 19h43
00:58:38mais en l'état
00:58:39visiblement
00:58:40ce qui semble avoir pesé
00:58:42et pesé dans les discussions
00:58:43et les débats
00:58:44avec encore une fois
00:58:45Jordan Bardella
00:58:46c'est une configuration
00:58:48qui n'est pas du tout
00:58:49à éluder
00:58:49et des conséquences
00:58:50aussi politiques
00:58:51d'un homme
00:58:52de 31 ans
00:58:53qui a été préparé
00:58:54et qui se prépare
00:58:55depuis des mois
00:58:55mais à dire
00:58:56dans ces conditions
00:58:58il faut que vous y aille
00:59:00c'est donc l'hypothèse
00:59:01qui tient la corde
00:59:03on va dire ça comme ça
00:59:04ce soir
00:59:04une candidature
00:59:05de Marine Le Pen
00:59:06avec donc ce bracelet électronique
00:59:08à la cheville
00:59:09on va rejoindre
00:59:10Geoffroy Didier
00:59:10le vice-président des Républicains
00:59:12qui est en ligne avec nous
00:59:12bonsoir
00:59:13monsieur Didier
00:59:14Marine Le Pen
00:59:15a son avenir politique
00:59:17entre les mains
00:59:18elle va en faire l'annonce
00:59:18dans quelques minutes
00:59:20chez nos confrères de TF1
00:59:21peut-elle
00:59:21rester la candidate du RN
00:59:23et faire campagne
00:59:24avec un bracelet ?
00:59:27ça ce n'est pas à moi
00:59:28d'y répondre
00:59:29c'est à elle d'y répondre
00:59:30et à elle seulement
00:59:31et la présidentielle
00:59:32étant évidemment
00:59:33une affaire d'incarnation
00:59:34nous attendons tous
00:59:36la décision
00:59:37de savoir si c'est Marine Le Pen
00:59:38qui sera la candidate
00:59:38mais au fond
00:59:39ce que je veux vous dire
00:59:40ce soir
00:59:40c'est que pour les français
00:59:42qui nous regardent
00:59:42tout cela ne va rien changer
00:59:43parce que
00:59:44qu'il s'agisse de Marine Le Pen
00:59:46ou de Jordan Bardella
00:59:47les promesses intenables
00:59:48sur les retraites
00:59:49l'ambiguïté
00:59:51qui existe
00:59:52sur le soutien à l'Ukraine
00:59:53le fait de ne jamais
00:59:55arborer le drapeau
00:59:56européen
00:59:57dans les manifestations publiques
00:59:58malgré le fait
00:59:58que l'Europe
00:59:59évidemment
00:59:59doit être réformée
01:00:01le fait de refuser
01:00:02des contreparties
01:00:03à la solidarité
01:00:04comme au RSA
01:00:04bref
01:00:05toutes ces propositions
01:00:08que font Marine Le Pen
01:00:09et qui à mon avis
01:00:10ne sont pas dans l'intérêt
01:00:11des français
01:00:12ce seront les mêmes
01:00:13si c'est Jordan Bardella
01:00:14qui décide
01:00:15finalement
01:00:16enfin ou en tout cas
01:00:16que Marine Le Pen
01:00:17décide de voir
01:00:18comme candidat à la présidentielle
01:00:20pour vous ça ne change
01:00:20absolument rien
01:00:21pardon
01:00:22pour vous ça ne change
01:00:22absolument rien
01:00:23ça ne change rien
01:00:24Geoffroy Didier
01:00:24que ce soit une femme
01:00:26qui a déjà trois campagnes
01:00:27à son actif
01:00:28ou Jordan Bardella
01:00:29dont vous pourriez
01:00:30peut-être plus facilement
01:00:31attaquer l'inexpérience
01:00:33politique en responsabilité
01:00:34c'est la même chose ?
01:00:37Oui c'est la même chose
01:00:38parce que ce qui compte
01:00:40c'est ce qu'il propose
01:00:42aux français
01:00:42ou précisément
01:00:43ce qu'il ne propose pas
01:00:44et j'attends
01:00:45de véritables réformes économiques
01:00:47que le Rassemblement National
01:00:48proposerait
01:00:49et en réalité
01:00:50nous ne les avons pas
01:00:51si ce n'est une augmentation
01:00:52des impôts
01:00:53exactement cette augmentation
01:00:54à laquelle ils se sont adonnés
01:00:56ensemble
01:00:57main dans la main
01:00:58à l'Assemblée Nationale
01:00:59il y a quelques semaines
01:01:00donc bien sûr
01:01:01que ce n'est pas le même style
01:01:02ce n'est pas le même âge
01:01:03ce sont des candidatures
01:01:05différentes
01:01:06à titre personnel
01:01:07mais pour les français
01:01:08pour tous ceux
01:01:09qui attendent
01:01:10des réformes structurelles
01:01:11qui attendent
01:01:12que la France
01:01:12change dans le bon sens
01:01:14je crois que le fait
01:01:15que ce soit Marine Le Pen
01:01:16ou Jordan Bardella
01:01:17ça ne changera strictement rien
01:01:18Merci à vous
01:01:19merci beaucoup
01:01:20Geoffroy Didier
01:01:20vice-président des républicains
01:01:22pour votre réaction
01:01:22donc en direct
01:01:23on voit bien que tous
01:01:24les états-majors politiques
01:01:25et sans doute aussi
01:01:26beaucoup de français
01:01:26retiennent leur souffle
01:01:27ce soir pour savoir
01:01:28qui sera le visage
01:01:30du Rassemblement National
01:01:31à l'élection présidentielle
01:01:33parce qu'il ne sent rien
01:01:34interchangeable Marc
01:01:35et ça tout le monde
01:01:36le consent
01:01:37au sein du parti
01:01:38et même dans les oppositions
01:01:40considérer que
01:01:41parce qu'aujourd'hui
01:01:42dans des sondages
01:01:43des enquêtes d'opinion
01:01:44ils sont quasiment
01:01:45dans les mêmes étages
01:01:46considérer même que
01:01:47parfois Jordan Bardella
01:01:48la dépasse
01:01:48c'est vrai dans les derniers
01:01:50sondages
01:01:50c'est vrai dans les dernières
01:01:51enquêtes d'opinion
01:01:52politiquement tous
01:01:54constatent
01:01:55qu'ils ne sont pas
01:01:56interchangeables
01:01:56et que la campagne
01:01:57présidentielle
01:01:58et le combat
01:01:59de cette présidentielle
01:02:002027
01:02:01sera bien différent
01:02:02de si c'est elle
01:02:03ou si c'est lui
01:02:04et on va donc
01:02:04peut-être ce soir
01:02:05puisqu'on aura la réponse
01:02:06dans quelques minutes
01:02:07vers une campagne
01:02:08totalement inédite
01:02:09dont la favorite
01:02:10si l'on en croit
01:02:11en tout cas
01:02:11les enquêtes d'opinion
01:02:13depuis des mois
01:02:13et des mois
01:02:14partirait en campagne
01:02:15Laurent Neumann
01:02:15avec un bracelet électronique
01:02:18à la cheville
01:02:18essayons d'imaginer
01:02:19ce que pourrait être
01:02:21la campagne
01:02:22je vois
01:02:23Jean-Yves Leborn
01:02:23qui fait non
01:02:24de la tête
01:02:25mais ce sera peut-être
01:02:26la réalité
01:02:26dans quelques minutes
01:02:28maintenant
01:02:29une candidate
01:02:29avec un bracelet
01:02:30ça ressemble à quoi
01:02:31une campagne comme ça
01:02:31alors d'abord
01:02:32il y a peut-être
01:02:32un point cocasse
01:02:33qu'il faut soulever
01:02:34c'est que c'est le juge
01:02:35d'application des peines
01:02:36qui fixe les conditions
01:02:37de détention à domicile
01:02:39en réalité
01:02:39c'est la prison hors les murs
01:02:41un bracelet électronique
01:02:42et donc c'est le juge
01:02:44d'application des peines
01:02:45qui va fixer ces conditions
01:02:46ce même juge
01:02:47d'application des peines
01:02:48dont un certain nombre
01:02:49de responsables politiques
01:02:50au Rassemblement National
01:02:51ou à droite
01:02:52Bruno Retailleau
01:02:53ce matin
01:02:54sur notre antenne
01:02:55veulent supprimer
01:02:56le juge
01:02:56d'application des peines
01:02:57pourquoi ?
01:02:58parce qu'il est coupable
01:03:00de baisser les peines
01:03:01qui sont administrées
01:03:03par les magistrats
01:03:04avouez que ce serait
01:03:05quand même
01:03:05un petit peu cocasse
01:03:06que Marine Le Pen
01:03:07en profite
01:03:08ceci posé
01:03:09et ce serait
01:03:09un juge d'application
01:03:11des peines
01:03:11juste pour bien préciser
01:03:12des hauts de scène
01:03:13du lieu de domicile
01:03:14de Nanterre
01:03:14sans doute de Nanterre
01:03:16ce qui veut dire aussi
01:03:16qu'il va falloir
01:03:17un petit délai
01:03:17pour que la procédure
01:03:19passe de la cour d'appel
01:03:20à Nanterre
01:03:20ça c'est pour
01:03:21à quelle date
01:03:22pourrait-elle être équipée
01:03:23il se passe quoi
01:03:24dans le bureau
01:03:24du juge d'application
01:03:25des peines
01:03:25Marine Le Pen arrive
01:03:26dans quelques jours
01:03:27le temps que tout s'assoit
01:03:28on discute de quoi ?
01:03:29de laissez-moi sortir le soir
01:03:31pour que je puisse aller
01:03:32au meeting ?
01:03:32on va discuter d'autre chose
01:03:33on va discuter du logement
01:03:34dans lequel vous habitez
01:03:36est-ce qu'il peut être équipé ?
01:03:38quelles sont les dimensions ?
01:03:39vous vous souvenez
01:03:40on se souvient tous
01:03:40de Patrick et Isabelle Bacani
01:03:43qui ont fait sonner
01:03:44leur bracelet
01:03:45parce que le portail
01:03:46était situé trop loin
01:03:47de la porte d'entrée
01:03:47donc on va vérifier tout ça
01:03:48pour voir si elle peut être équipée
01:03:50et puis derrière ça
01:03:52il y a la question des horaires
01:03:52à quels horaires
01:03:53est-elle assignée ?
01:03:54est-ce qu'elle peut travailler ?
01:03:57évidemment
01:03:57comme tout un chacun
01:03:58donc souvent
01:03:59on a des autorisations de sortie
01:04:00de 9h à 18h
01:04:01mais elle, elle est en campagne
01:04:02donc elle va demander aussi
01:04:03des dérogations
01:04:04et elle peut les demander
01:04:05à tout moment
01:04:06devant le juge
01:04:07d'application des peines
01:04:08j'ai un meeting
01:04:09ce week-end
01:04:10à
01:04:10je ne sais pas
01:04:11à Vesoul
01:04:12ou à Mont-de-Marsan
01:04:13est-ce que je peux déroger
01:04:14aux horaires qui me sont fixés ?
01:04:15le juge d'application
01:04:16valide
01:04:16ou refuse ?
01:04:18donc c'est tout ça
01:04:18qui va se négocier
01:04:19et de la même manière
01:04:20pour les déplacements
01:04:21Jean-Yves Levan
01:04:22vous imaginez
01:04:22un juge d'application des peines
01:04:24dire à Marine Le Pen
01:04:25désolé mais le meeting
01:04:26de Toulon
01:04:27prévu vendredi soir
01:04:28ce sera retour
01:04:2919h à la maison ?
01:04:30pardonnez-moi de dire
01:04:31que cette hypothèse
01:04:33n'est pas réaliste
01:04:34pourquoi ?
01:04:35et que si
01:04:36alors sauf s'il y a un pourvoi
01:04:37mais s'il y a un pourvoi
01:04:38il n'y a plus de problème
01:04:39de bracelet
01:04:40puisqu'on n'est pas
01:04:41dans l'exécution
01:04:42de la peine
01:04:43qui est suspendue
01:04:44mais parce que
01:04:45cette exécution
01:04:47sous bracelet
01:04:47se fera
01:04:49avant l'ouverture
01:04:50de la campagne
01:04:51mais la campagne
01:04:51elle est lancée
01:04:52ah bah si vous considérez
01:04:53Marine Le Pen
01:04:54était en déplacement
01:04:55avant le début
01:04:56de l'année prochaine
01:04:57parce que vous vous considérez
01:04:57que la campagne
01:04:58va se lancer en décembre
01:04:59la campagne elle est lancée
01:05:00mais aujourd'hui
01:05:00il y a des meetings
01:05:01tous les week-ends
01:05:01oui mais il n'y en aura
01:05:02peut-être pas tant que ça
01:05:03et effectivement
01:05:04il y a une possibilité
01:05:06de donner des autorisations
01:05:07vous citez
01:05:08à juste titre
01:05:09je n'ai rien à dire
01:05:11à ce que vous venez de dire
01:05:11sur ce que décide
01:05:12un juge de l'application
01:05:13des peines
01:05:149h-18h
01:05:15mais ça je dirais
01:05:16c'est pour monsieur tout le monde
01:05:17si vous voulez
01:05:17pour aller travailler
01:05:189h c'est même déjà
01:05:19un peu tard
01:05:20parce qu'il y a
01:05:20le chemin pour arriver
01:05:22il y a de la souplesse
01:05:23là-dessus
01:05:23mais bien sûr
01:05:24qu'il y a de la souplesse
01:05:25et des possibilités
01:05:26mais on rappelle
01:05:28que Nicolas Sarkozy
01:05:29qui avait eu
01:05:30la même durée de peine
01:05:32a exécuté
01:05:33sous bracelet
01:05:343 mois
01:05:35bon alors
01:05:35c'était un peu particulier
01:05:37parce qu'il atteignait
01:05:38l'âge de 70 ans
01:05:40et bon
01:05:40c'est pas le cas
01:05:41de Marine Le Pen
01:05:42donc c'est pas transposable
01:05:43mais l'idée
01:05:44qu'on fasse campagne
01:05:45en réelle campagne
01:05:47avec le bracelet
01:05:48ne me paraît pas
01:05:50être d'actualité
01:05:51à analyser
01:05:52et je pense
01:05:53maître
01:05:54que ce que vous décrivez là
01:05:56ces conséquences
01:05:57ont été
01:05:58de fait
01:05:59abordées
01:05:59par les conseils
01:06:00et avocats
01:06:01de Marine Le Pen
01:06:01qui ont rejoint
01:06:02très rapidement
01:06:03on a compté les jours
01:06:04il y aura un bracelet
01:06:05jusqu'à la fin de l'année
01:06:06ça a fait partie
01:06:08et la fin de la campagne
01:06:09libérée de tout
01:06:10il faut s'imaginer
01:06:11ce qu'il s'est passé
01:06:11cet après-midi
01:06:12c'était
01:06:13Jordan Bardella
01:06:14Marine Le Pen
01:06:14dans un bureau
01:06:15rejoint par leurs
01:06:16conseillers politiques
01:06:17et leurs conseillers juridiques
01:06:18leurs avocats
01:06:19qui les ont rejoints
01:06:20avec un calendrier sur le mur
01:06:20mais sans nul doute
01:06:21et toutes les options
01:06:22ont été abordées
01:06:23il y a plein de questions
01:06:23parce qu'aujourd'hui
01:06:24un bracelet électronique
01:06:25c'est une peine
01:06:26de prison ferme
01:06:26ce qu'il faut bien comprendre
01:06:27c'est que Marine Le Pen
01:06:28elle est considérée
01:06:28comme personne écrou
01:06:29elle fera partie
01:06:30de la population française
01:06:31elle aura un écrou d'ailleurs
01:06:32elle aura un numéro d'écrou
01:06:33il n'empêche que c'est
01:06:34un aménagement
01:06:35de cette peine
01:06:35et il y en a d'autres
01:06:36on peut aussi demander
01:06:37à ce que ce soit transformé
01:06:38en jour amende
01:06:39on peut demander
01:06:40à ce qu'il y ait
01:06:40une libération
01:06:40il y a plein de possibilités
01:06:42pour faire baisser
01:06:43le quantum de cette peine
01:06:44Marie on en sait
01:06:44un tout petit peu plus
01:06:45sur le conclave du jour
01:06:46au RN
01:06:46oui tout à fait
01:06:48et ce que je vous disais
01:06:48à l'information de Sophie Dupont
01:06:50Marine Le Pen
01:06:51a consulté ses avocats
01:06:53ses conseillers
01:06:54puis elle s'est entretenue
01:06:56en fin de journée
01:06:57en tête à tête
01:06:58avec Jordan Bardella
01:06:59pour lui annoncer
01:07:01sa décision
01:07:02Marine Le Pen
01:07:03a donc formellement
01:07:04annoncé sa décision
01:07:05à Jordan Bardella
01:07:06qu'elle présente
01:07:07comme son premier ministre
01:07:08en cas de candidature
01:07:09un ticket
01:07:10et donc Jordan Bardella
01:07:12est évidemment informé
01:07:13de ce que Marine Le Pen
01:07:14va dire ce soir
01:07:16là encore une fois
01:07:17c'est un cadre
01:07:17à Sophie Dupont
01:07:18pour BFM TV
01:07:19on avance
01:07:20on avance dans ce récit
01:07:22et ce soir
01:07:23encore une fois
01:07:24si on avait des doutes
01:07:25sur peut-être
01:07:26faudra-t-elle planer
01:07:27sa décision
01:07:28se laissera-t-elle
01:07:29encore un peu plus de temps
01:07:30on devrait
01:07:31quand même être fixé
01:07:33car encore une fois
01:07:34d'un point de vue politique
01:07:35au RN
01:07:35on considère que
01:07:37passé cette date
01:07:38du 7 juillet
01:07:38il faut avancer
01:07:39et rentrer
01:07:40dans une autre séquence
01:07:41et on vient d'en parler
01:07:42il y a quelques instants
01:07:42de cette vie
01:07:44de candidate éventuelle
01:07:45sous bracelet électronique
01:07:46vous nous dites
01:07:47maître
01:07:48tous négocient
01:07:49en quelque sorte
01:07:50les horaires aussi
01:07:51compte tenu
01:07:52je ne vais pas rentrer
01:07:53dans le détail
01:07:54vous l'avez très bien fait
01:07:54tout à l'heure
01:07:55mais ce serait sans doute
01:07:55sous bracelet jusqu'à la fin
01:07:56de l'année
01:07:57et ensuite
01:07:57elle pourrait terminer
01:07:59la campagne
01:07:59je rappelle que l'élection
01:08:00présidentielle est en avril
01:08:0118 avril pour le premier tour
01:08:02elle terminerait
01:08:03sans bracelet
01:08:04mais il y a aussi quand même
01:08:05peut-être aussi des conséquences
01:08:06politiques
01:08:06je suppose que
01:08:08de meeting en meeting
01:08:09tous ses adversaires
01:08:10vont lui taper dessus
01:08:11en disant
01:08:12mais regardez là
01:08:13elle a un bracelet au pied
01:08:14non vous pensez que c'est pas un sujet ?
01:08:15je pense que ça va vite devenir
01:08:16un sujet éculé surtout
01:08:17si c'est le seul argument de campagne
01:08:19ça va vite fatiguer les gens
01:08:20je pense
01:08:21pour en revenir à cette histoire
01:08:23de bracelet et de campagne
01:08:24de faisabilité d'une campagne
01:08:25sous bracelet
01:08:25il ne faut pas non plus oublier
01:08:26que Marine Le Pen
01:08:27n'est pas quelqu'un
01:08:28qui a besoin de convaincre
01:08:29tant de gens que ça
01:08:30pour le premier tour
01:08:31je parle bien du premier tour
01:08:32et pour le deuxième
01:08:33pour le deuxième
01:08:34le deuxième tour
01:08:35si j'en crois le calendrier
01:08:36qu'on vient d'évoquer
01:08:37il y aurait la question
01:08:38de savoir s'il n'y a plus
01:08:39le bracelet à ce moment-là
01:08:40mais pour les premiers mois
01:08:41les 4, 5, 6 premiers mois
01:08:43qui vont se défiler devant nous
01:08:45je pense que Marine Le Pen
01:08:46n'a pas tant besoin que ça
01:08:47d'aller dans les régions
01:08:50d'aller à l'autre bout de la France
01:08:51pour faire meeting
01:08:52je pense qu'elle peut au contraire
01:08:53jouer de sa situation
01:08:54pour dire
01:08:55j'envoie mes cadres faire meeting
01:08:56ou faire des rencontres à ma place
01:08:58elle ne va faire que des salles parisiennes
01:08:59et moi
01:09:00c'est possible
01:09:00c'est une possibilité
01:09:01en tous les cas
01:09:01c'est l'une des candidates
01:09:02qui aujourd'hui a le moins besoin
01:09:04de convaincre dans les territoires
01:09:05par rapport à ces cultures
01:09:06ça peut être un handicap
01:09:07pour le deuxième tour en revanche
01:09:08parce que moi je suis persuadé
01:09:10que ces sympathisants
01:09:11ceux qui votent pour elle
01:09:13ne changeront absolument pas d'avis
01:09:14en fonction de cette peine
01:09:17si d'aventure
01:09:18elle l'accepte
01:09:20c'est-à-dire
01:09:20elle accepte d'être reconnue coupable
01:09:21je rappelle ça quand même
01:09:23vous accepter d'être reconnue coupable
01:09:25en revanche
01:09:26pour le deuxième tour
01:09:28pour élargir son électorat
01:09:30c'est là où ça peut être
01:09:31pour elle
01:09:31un handicap
01:09:32éventuellement
01:09:33Marie Chantray
01:09:34oui
01:09:35et Sophie Dupont
01:09:36nous alimente
01:09:37parce qu'elle connaît aussi
01:09:39et les langues
01:09:40à quelques minutes
01:09:41de cet exercice médiatique
01:09:43se déluent un peu
01:09:44la décision
01:09:46d'y aller
01:09:46ou de ne pas y aller
01:09:47a été prise
01:09:48très rapidement
01:09:497 heures de réunion
01:09:50ça a été très long
01:09:52mais visiblement
01:09:53c'est dessiné
01:09:54dans ce conclave
01:09:55une décision limpide
01:09:56aux yeux de tous
01:09:57la décision a été prise
01:09:59très vite
01:10:00ils se sont vus
01:10:01en tête à tête
01:10:01et évidemment
01:10:02nous précisons
01:10:03en tout cas
01:10:03un cadre auprès de Sophie Dupont
01:10:05en aucun cas
01:10:06Jordan Bardella
01:10:07n'a contesté
01:10:08cette décision
01:10:09viendra évidemment
01:10:10politiquement
01:10:11si c'est lui
01:10:11on comprend qu'il ne la conteste pas
01:10:13viendra dans un temps de marque
01:10:14j'en suis certaine
01:10:15des débats sur ces plateaux
01:10:16pour savoir comment
01:10:17Jordan Bardella
01:10:18va vivre aussi
01:10:19cette candidature
01:10:21malgré tout
01:10:22après des déclarations
01:10:23où elle avait affirmé
01:10:24que bracelet électronique
01:10:25elle n'irait pas
01:10:26imaginons effectivement
01:10:27qu'elle y aille
01:10:28et que Jordan Bardella
01:10:29qui se prépare quand même
01:10:30depuis quelques mois maintenant
01:10:31le plan B
01:10:32qui devient le plan A
01:10:34il va redevenir
01:10:37le premier ministre possible
01:10:39de Marine Le Pen
01:10:40c'était le ticket de départ
01:10:42c'était le ticket de départ
01:10:43il ne faut pas oublier
01:10:44que Jordan Bardella
01:10:45a toujours été le plan A
01:10:46c'est pas parce que
01:10:47ces derniers mois
01:10:47il s'est grandement préparé
01:10:48à devenir président de la République
01:10:49à la place de Marine Le Pen
01:10:51que Marine Le Pen
01:10:51n'était pas là
01:10:52et que Marine Le Pen
01:10:53n'était pas la plus légitime
01:10:55d'un point de vue
01:10:55comment dire
01:10:56de candidate naturelle
01:10:57du Rassemblement National
01:10:58plutôt que lui
01:10:59maintenant
01:11:00ce que vient de nous expliquer
01:11:01Marie
01:11:02je pense qu'une décision
01:11:04très rapide
01:11:04suivie de trois heures
01:11:05de débat
01:11:06pour trouver les argumentaires
01:11:07si je devais encore une fois
01:11:08parier
01:11:08ça va davantage
01:11:09dans le sens
01:11:10d'une Marine Le Pen
01:11:10candidate
01:11:10que dans le sens
01:11:11d'un Jordan Bardella
01:11:12candidat
01:11:12Il très a
01:11:13Non non
01:11:14c'est évident que
01:11:14de toute manière
01:11:15elle va y aller
01:11:16c'est elle qui va
01:11:17être candidate
01:11:18et lui
01:11:18Méfiez-vous
01:11:19si vous vous trompez
01:11:20on en reparle demain
01:11:20Exactement
01:11:21mais lui
01:11:21c'est pire
01:11:22les pronostics
01:11:23de la Cour du monde
01:11:23C'est jamais présenté
01:11:25comme le candidat
01:11:27numéro un
01:11:28il a toujours
01:11:28dit qu'il serait
01:11:29le Premier ministre
01:11:30qui était programmé
01:11:32pour ça
01:11:32On sent bien
01:11:33que tout s'accélère
01:11:34Absolument
01:11:34et des informations
01:11:35de Sophie Dupont
01:11:36qui est toujours
01:11:37devant le siège
01:11:38du Rassemblement National
01:11:39je le disais
01:11:39la décision
01:11:41a été prise
01:11:41très rapidement
01:11:42et Marine Le Pen
01:11:43a consulté
01:11:44ou informé
01:11:45de sa décision
01:11:45Jordan Bardella
01:11:46très tôt
01:11:47dans l'après-midi
01:11:48très tôt
01:11:49et le reste
01:11:50de l'après-midi
01:11:51avec les conseils
01:11:52puis le départ
01:11:53des avocats
01:11:54a été une réunion
01:11:55très politique
01:11:55consacrée
01:11:56au début
01:11:57de la campagne
01:11:57ça y est
01:11:58on souhaite passer
01:12:00du côté du REN
01:12:00au temps
01:12:01de cette campagne
01:12:04avec un candidat
01:12:05défini
01:12:06la première campagne
01:12:07de communication
01:12:08des affiches
01:12:09aussi
01:12:09qui vont sortir
01:12:10très rapidement
01:12:11des argumentaires
01:12:12de campagne
01:12:12et Sophie Dupont
01:12:13nous le disait
01:12:14les slogans
01:12:16étaient prêts
01:12:16pour l'une
01:12:17comme pour l'autre
01:12:18les deux étaient prêts
01:12:20et prêts
01:12:20à dégainer
01:12:21non
01:12:22et les slogans
01:12:22mais vous savez
01:12:23les slogans
01:12:23maintenant avec les réseaux sociaux
01:12:24on peut aussi très vite
01:12:25le dégainer
01:12:26et ça peut infuser
01:12:26le débat public
01:12:27ou en tout cas
01:12:27les militants
01:12:29avec Jordan
01:12:29avec Marine
01:12:30absolument
01:12:31donc tout ça
01:12:33a été tranché
01:12:34très vite
01:12:35et politiquement
01:12:35c'est aussi très intéressant
01:12:37c'est à dire
01:12:37qu'elle est sortie
01:12:38de cette cour d'appel
01:12:39elle s'est entretenue
01:12:40Sophie et Vincent
01:12:41vous nous le racontiez
01:12:42de longues minutes
01:12:43avec ses avocats
01:12:44de là à dire
01:12:45que là
01:12:45ils ont décidé
01:12:46de prendre leur décision
01:12:47peut-être pas
01:12:48mais le chemin
01:12:49qui les a ramenés
01:12:50au siège dans le 16e arrondissement
01:12:51quelques heures
01:12:53et puis cet entretien
01:12:54avec Jordan Bardella
01:12:56de sa décision
01:12:57que l'on va pouvoir
01:12:58entendre
01:12:59de sa bouche
01:13:00dans quelques instants
01:13:01Laurent Neumann
01:13:02en quelques mots
01:13:02il est possible
01:13:03qu'un petit miracle politique
01:13:04se produise pour Marine Le Pen
01:13:06qui ne donnait sans doute
01:13:07pas cher de sa survie politique
01:13:09ce matin encore
01:13:10alors si elle a décidé
01:13:11d'être candidate
01:13:12elle va expliquer
01:13:13un que les juges
01:13:14l'y ont autorisé
01:13:15que deux
01:13:16et bien oui
01:13:17ce sera une première
01:13:18elle fera campagne
01:13:19avec un bracelet
01:13:20et vous connaissez
01:13:21l'histoire du comte
01:13:22de Montecristo
01:13:22c'est exactement
01:13:23ce qu'elle va essayer
01:13:24de défendre
01:13:25pendant cette campagne
01:13:26n'empêche qu'il restera
01:13:27un problème pour elle
01:13:28comment expliquer
01:13:29aux français
01:13:30pas seulement à ses électeurs
01:13:32aux français
01:13:32qu'elle est candidate
01:13:33à l'élection présidentielle
01:13:35tout en étant condamnée
01:13:36pas avec un bracelet
01:13:37tout en étant condamnée
01:13:38et ce sera l'enjeu
01:13:40de ce soir
01:13:40de Marine Le Pen
01:13:41merci à tous les six
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