00:00Emmanuel Lechiff, les prévisions de croissance ne cessent d'être revues à la baisse.
00:03Jusqu'où ça va s'arrêter ? C'est la Banque de France, l'INSEE, enfin tout le monde ?
00:08Eh bien on n'est sans doute pas au bout, malheureusement, de nos mauvaises surprises.
00:13Merci ! Non, je t'ai plus !
00:15C'est la triste réalité.
00:18En début d'année, rappelez-vous, la prévision de croissance, de façon à peu près consensuelle,
00:21c'était 0,9% pour 2026.
00:24Et puis depuis quelques semaines, patatras, tout le monde revoit ces prévisions à la baisse.
00:28La Banque de France, l'INSEE et l'OCDE, il y a quelques jours,
00:32qui nous dit que ce sera difficile de dépasser les 0,6%.
00:36Et hier, d'ailleurs, c'est le comité des finances publiques de Bercy qui a officialisé le coup de rabot.
00:41L'État ne prévoit plus que 0,7% au lieu de 0,9%.
00:46Tous les moteurs de l'activité sont à la peine.
00:48La consommation est contrainte par la baisse du pouvoir d'achat.
00:50L'investissement par la situation financière des entreprises.
00:54L'immobilier cale à nouveau.
00:55Résultat, le chômage pourrait atteindre 8,4% en fin d'année.
00:58C'est quand même un record depuis le printemps 2019.
01:02Or, épisode de Covid, évidemment, sachant qu'il y a la guerre au Moyen-Orient,
01:06qui est pour beaucoup dans cet affaiblissement de l'économie française,
01:09vient maintenant s'ajouter la canicule.
01:11Deux, déjà, depuis le début de l'année.
01:12La troisième qui commence, peut-être ensuite une quatrième.
01:16Or, la canicule, c'est une productivité plus basse, une énergie plus chère,
01:20une agriculture en souffrance, plus de dépenses de santé.
01:23Donc, 0,1 à 0,2 points de croissance en moins,
01:26qui ne sont pas dans les prévisions aujourd'hui.
01:29Donc, ces prévisions revues en baisse,
01:31ça reste encore des prévisions pessimistes.
01:33Et le gouvernement n'a aucune marge de manœuvre pour relancer l'activité,
01:36puisque le ministre des Comptes publics a annoncé hier
01:39qu'il fallait encore trouver 3 milliards d'euros d'économies supplémentaires.
01:43Quand Bercy n'a plus d'argent, il n'amortit pas les chocs, il les amplifie.
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