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Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00:00A la une ce soir l'Iran, bien sûr l'Iran qui met le feu au Golfe.
00:00:04Les frappes contre des sites gaziers et pétroliers provoquent une onde de choc mondial.
00:00:08Le prix du baril s'envole, celui du gaz bondit de plus de 30%.
00:00:12Ce soir Donald Trump demande à Benyamin Netanyahou de ne plus frapper les sites énergétiques iraniens.
00:00:17Mais sera-t-il entendu ?
00:00:19Nos envoyés spéciaux bien sûr dans toute la région dans un instant.
00:00:22On parlera aussi de cet immense gisement gazier qui a mis le feu aux poudres.
00:00:27Sur 10 000 km², c'est plus qu'un département français.
00:00:31Et puis y a-t-il un trou de souris pour la diplomatie ?
00:00:33Plusieurs pays, dont la France, réclament un moratoire sur les tirs contre le gaz et le pétrole des deux côtés
00:00:40d'ailleurs.
00:00:40L'autre grand titre ce soir, c'est le très gros coup de chaud sur la campagne des municipales à
00:00:45Paris.
00:00:45Emmanuel Grégoire, le candidat de gauche, accuse Emmanuel Macron de tirer les ficelles
00:00:49et d'avoir orchestré le retrait de Sarah Knafo, l'Elysée dément en bloc.
00:00:53Et puis notre invité ce soir, François-Xavier Bellamy, député européen numéro 2 des Républicains.
00:00:58La moisson attendue par la droite au municipal, pourrait-elle se transformer en Bérezina ?
00:01:02En tout cas dans les grandes villes, on lui posera la question.
00:01:04D'abord les images du jour, la guerre en Iran, la guerre des énergies.
00:01:08Images chignées Raphaël Redon et Sophie Herbé.
00:01:13La guerre au Moyen-Orient qui tourne à la guerre de l'énergie.
00:01:16L'Iran a ciblé plusieurs sites pétroliers du Golfe.
00:01:19Le Koweït, le Qatar, l'Arabie Saoudite.
00:01:33L'Arabie Saoudite et le Qatar qui menacent de représailles et de répliques militaires.
00:01:39Cette escalade est inconsidérée.
00:01:43Résultat, les prix du pétrole s'envolent brutalement.
00:01:46118 dollars le baril.
00:01:486 pays dont la France et le Royaume-Uni qui se disent prêts à sécuriser le détroit d'Hormuz.
00:01:54Le président américain promet de détruire la réserve iranienne de gaz.
00:01:586 Téhérans attaquent à nouveau un site de production de gaz naturel au Qatar.
00:02:02Parce qu'évidemment ces frappes, elles ont des répercussions sur le quotidien des américains.
00:02:06On voit bien que Trump est engagé dans une guerre qu'il ne maîtrise plus tout à fait complètement.
00:02:15C'est donc l'image du jour, le plus grand gisement de gaz naturel au monde touché par des frappes
00:02:20iraniennes.
00:02:20Ça se passe, vous le voyez, au Qatar.
00:02:22Mais aussi dans tout le Moyen-Orient.
00:02:24Désormais c'est bien une guerre du pétrole et du gaz qui a commencé ces dernières heures.
00:02:29Raffinerie attaquée, des drones, des missiles également lancés sur des sites énergétiques.
00:02:34On va en parler ce soir avec les experts de BFM TV bien sûr.
00:02:37Dans l'ordre d'apparition, Didier François, Elsa Vidal, Ulysse Gosset.
00:02:41Soyez les bienvenus tous les trois.
00:02:43Avec nous également ce soir, Bernard Guetta, député européen Renew.
00:02:45Bonsoir et spécialiste en géopolitique.
00:02:48Et l'amiral Jean-Louis Vichaud.
00:02:49Bonsoir amiral, ancien chef de mission militaire française auprès de l'OTAN.
00:02:53Bernard Guetta, il y a le feu au Golfe ?
00:02:55Ah bah oui, carrément, on voit les images.
00:02:58Mais il y a le feu, oui.
00:03:01Mais il y a aussi le feu politique en ce sens que les pays du Golfe commencent à s'énerver,
00:03:06si j'ose dire, contre l'Iran, en tapant partout comme il le fait.
00:03:12L'Iran est en train de mobiliser certainement l'Arabie Saoudite, certainement encore plus les Émirats.
00:03:21L'Arabie Saoudite qui n'exclut plus tout à fait dans cette guerre.
00:03:24Eh bah voilà, mais les Émirats le souhaitent, très clairement, et vocalement d'ailleurs.
00:03:29Et les Européens commencent à se fâcher.
00:03:33– On va en parler tout à l'heure, des Européens qui se fâchent peut-être,
00:03:37mais qui envisagent pour certains désormais de participer plus tard à cette fameuse sécurisation du Détroit de Dormuz.
00:03:44– Justement, c'est ce que je vous dis, c'est ça.
00:03:46Il y a là un fait nouveau du côté des Européens et du Japon.
00:03:50– Elsa Vidal, c'est le scénario du pire qui est en train de se dérouler,
00:03:53c'est-à-dire la guerre classique et la guerre économique
00:03:56qui est en train de mettre le feu littéralement à tous ces pays,
00:04:00mais aussi au cours du pétrole, au cours du gaz,
00:04:03avec des conséquences qui sont en train de ruisseler sur à peu près toute la planète.
00:04:06– Oui, puisque les banques centrales, les principales banques centrales,
00:04:09ainsi que le Fonds monétaire international sont intervenues
00:04:12pour rappeler qu'il y avait un risque pour la croissance mondiale
00:04:16qui serait plus faible, un risque d'inflation qui, elle, pourrait s'envoler.
00:04:19Et puis, elle amène cette guerre du pétrole,
00:04:22elle amène dans le débat autour du conflit des acteurs comme l'Inde
00:04:26qui, elle, est très dépendante des importations de gaz liquéfiés du Qatar
00:04:31pour plus de 40% et qui fait déjà face à une pénurie,
00:04:35ce qui rend cette guerre américano-iranienne de plus en plus mondiale,
00:04:38en tout cas mondialisée dans les discussions.
00:04:41– Ulysse Gosset, vous allez m'accompagner si vous voulez bien.
00:04:43On va revenir sur ce qui s'est passé,
00:04:46parce qu'avant les frappes iraniennes dont on parle aujourd'hui,
00:04:48il y a eu des frappes israéliennes.
00:04:51Ce sont elles qui ont lancé cet embrasement sur le pétrole et sur le gaz.
00:04:55– Oui, c'est une frappe, je dirais, stratégique,
00:04:58puisqu'elle a visé le plus grand site gazier d'Iran,
00:05:02South Park, la Perse du Sud.
00:05:05C'est un gisement absolument considérable
00:05:07puisqu'on parle de 14 000 milliards de mètres cubes de gaz.
00:05:12Donc, pour l'Iran, c'est fondamental,
00:05:13pas simplement pour les exportations,
00:05:15mais aussi pour alimenter tout l'Iran,
00:05:17la population qui a besoin du gaz pour vivre.
00:05:19C'est donc une attaque extrêmement importante
00:05:22qui, évidemment, a fait réagir l'Iran.
00:05:26Et ce champ gazier, il est partagé entre plusieurs pays,
00:05:30notamment l'Iran et notamment le Qatar.
00:05:32Il est donc absolument immense, je disais tout à l'heure dans les titres,
00:05:36grand comme le plus grand département de métropole,
00:05:3910 000 km².
00:05:40Oui, c'est effectivement le plus grand gisement de gaz au monde.
00:05:44Et c'est ce qui fait la richesse de l'Iran, bien sûr,
00:05:46mais surtout la richesse du Qatar.
00:05:48Et c'est cela qui est extraordinaire dans ce gisement.
00:05:50C'est sous l'eau.
00:05:51Et il y a d'un côté donc la Perse,
00:05:53de l'autre, ce qu'on appelle le North Dome,
00:05:55le Dome du Nord, c'est le Qatar.
00:05:57Et le Qatar, c'est la plus grande partie du gisement.
00:06:00On parle de 37 000 milliards de gaz.
00:06:03C'est quasiment 100 années, 100 siècles, 100 siècles de réserve pour le Qatar.
00:06:09Et donc, ce qui s'est passé après l'attaque d'Israël contre Southpars,
00:06:15c'est la riposte iranienne qui, cette fois, vit...
00:06:18Et c'est toute la région, cette fois-ci, qui est visée par l'Iran.
00:06:20Et qui vise en particulier le Qatar.
00:06:23Donc, si vous voulez, pour le Qatar, c'est une atteinte à sa sécurité nationale, bien sûr,
00:06:27mais les attaques ne se limitent pas là,
00:06:29puisqu'on enregistre également des attaques au Koweït,
00:06:33on le voit ici, en Arabie Saoudite,
00:06:37et aussi, il ne faut pas l'oublier, dans le nord d'Israël, la raffinerie d'Aifa.
00:06:42Donc, on peut dire que c'est l'ensemble des moyens de raffinerie de la région qui sont touchés.
00:06:48Encore une fois, l'Iran, le Qatar, le Koweït,
00:06:51c'est donc toute la région qui s'embrasse.
00:06:53C'est, on peut dire d'un mot, la guerre du gaz.
00:06:55La guerre du gaz, la guerre du pétrole.
00:06:58Didier François, ce soir, Donald Trump demande officiellement à Benjamin Netanyahoub
00:07:03d'arrêter de frapper les sites pétroliers et gaziers.
00:07:07Est-ce que le Premier ministre israélien va lui obéir ?
00:07:12Dans la mesure où il joue le mauvais flic et le gentil flic.
00:07:16Parce que vous avez bien compris que les Israéliens n'ont pas tapé sur les trois structures gazières
00:07:23sans qu'ils aient un accord des Américains.
00:07:25Alors que Donald Trump a dit que les États-Unis n'étaient pas au courant.
00:07:28Il l'a dit dans François.
00:07:29On n'est pas obligé de le croire non plus.
00:07:31Parce qu'ils sont quand même dans un état-major commun
00:07:35où il y a 250, enfin même 500, officiers américains
00:07:40et 250 officiers israéliens.
00:07:43C'était difficile de travailler au courant.
00:07:44Donc, je vois mal.
00:07:45Ou alors, ils ont oublié de le dire au chef.
00:07:47C'est chef, vous allez rire.
00:07:48Vous n'avez pas vu le mémo.
00:07:49Mais enfin, non, franchement, ça n'a aucun sens.
00:07:51Donc, la réalité, c'est quoi ?
00:07:52Mais c'est une frappe d'avertissement.
00:07:55Parce que d'ailleurs, ils ont fait attention.
00:07:56Ils n'ont pas tapé de manière systémique.
00:07:57Ils n'ont pas détruit la capacité à continuer de pomper.
00:08:01C'était le réponse de la berger à la bergère.
00:08:03Puisque je rappelle que c'est les Iraniens qui ont déclenché la frappe.
00:08:09Parce que là, la frappe qu'ils viennent de faire au Qatar,
00:08:11ils l'avaient déjà faite la semaine dernière.
00:08:12Et que c'est eux qui ont commencé l'affaire.
00:08:14Donc là, Trump a...
00:08:16Évidemment, il était au courant que les Israéliens allaient taper.
00:08:18Et pour qu'ils aillent taper à cet endroit-là,
00:08:20dont je rappelle que dans la répartition, en plus, des zones de frappe,
00:08:26c'est une zone américaine.
00:08:27Donc, vous croyez que les avions Israéliens, ils sont arrivés là,
00:08:29ils ont tapé, ils sont repartis, sans que les autres le sachent.
00:08:31Ça n'a pas de sens.
00:08:32Donc, ils ont fait ça.
00:08:33Trump, lui, fait du...
00:08:35Du vote cap ?
00:08:36Il fait... Il essaye de calmer les marchés.
00:08:39Et il dit, bon, vous avez bien compris ce qu'on est capable de faire.
00:08:41Donc, maintenant, vous arrêtez les âneries.
00:08:42Sinon, on continue les nôtres.
00:08:43On est dans la gestion, en fait, d'une bataille autour du pétrole,
00:08:47qui est à la fois d'essayer d'éviter que les prix s'envolent,
00:08:49et en même temps, de faire suffisamment pression sur les Iraiens
00:08:52pour qu'ils arrêtent de faire les cons.
00:08:53C'est...
00:08:53Bon, répartition des rôles côté Israël-États-Unis, côté Iran,
00:08:57à général, combien de temps l'Iran peut continuer à arroser toute la région ?
00:09:00Ben, ça, ça va dépendre vraiment de ses idées.
00:09:04Il est totalement imprévisible, lui aussi, l'Iran,
00:09:06puisqu'on a parfois l'impression qu'il n'y a plus de commandement centralisé,
00:09:10que chacun dans son coin fait ce qu'il veut.
00:09:12Par contre, ce qui est très important dans cette affaire de gaz,
00:09:14et qu'on n'a pas cité, c'est que les Iraniens, ils n'exportent pas leur gaz.
00:09:19Tout le gaz qui est produit sur cette île-là,
00:09:21il va en Iran pour les Iraniens,
00:09:23accessoirement pour les Turcs et quelques Irakiens,
00:09:26mais il va essentiellement pour l'Iran.
00:09:28Et donc, pour eux, c'est leur alimentation électrique qui est visée.
00:09:32En fait, c'était comme en Serbie,
00:09:35quand on tapait sur les centrales électriques pour priver les serbes d'eau,
00:09:38quand on tape sur le gaz du côté iranien,
00:09:43ce n'est pas pour gêner les exportations ou faire monter les courses,
00:09:46c'est pour priver les Iraniens d'électricité,
00:09:49pour les priver d'énergie pour leurs usines.
00:09:52Donc, pour la production des drones,
00:09:54pour la production des missiles,
00:09:56pour éventuellement un enrichissement,
00:09:57s'il reste quelque chose à enrichir,
00:09:59et pour la population.
00:10:01Ça veut dire plus d'eau non plus.
00:10:02– Et si vous permettez,
00:10:03pour accroître le mécontentement de la population aussi.
00:10:06– Exactement.
00:10:07– Je voudrais juste vous montrer,
00:10:08vous l'avez sans doute en tête aujourd'hui,
00:10:10les conséquences de tout cela sur les cours du brut
00:10:12et sur les cours du gaz au niveau mondial.
00:10:15C'est une envolée absolument spectaculaire.
00:10:18Ces derniers jours, on est à 114 dollars le baril.
00:10:21On était autour de 70, 80 parfois avant la guerre.
00:10:26– Mais c'est nous qui souffrons.
00:10:28Ce sont les grandes économies occidentales.
00:10:31– Pas encore vraiment, mais ça va venir.
00:10:33– Allez pas dire ça à ceux qui ont du mal à faire le plein.
00:10:36– Écoutez, non, non, si ça dure, ça va venir, évidemment.
00:10:39Mais pour l'instant, c'est encore gérable.
00:10:42Bon, pas pour tout le monde à la pompe,
00:10:45mais enfin, nationalement et internationalement,
00:10:48c'est encore gérable.
00:10:49Mais évidemment que si ça dure,
00:10:51on entre dans une période économiquement très, très inquiétante.
00:10:56Mais la grande question, c'est combien de temps
00:10:59les Iraniens, commandement dispersé ou pas,
00:11:03peuvent-ils tenir ?
00:11:05Pour moi, la question se pose véritablement
00:11:09parce que stock d'armes,
00:11:10parce qu'argent pour payer les fonctionnaires,
00:11:13les soldats, les basidjis, les gardiens de la révolution.
00:11:17Et puis maintenant qu'il n'y a plus d'électricité,
00:11:20c'est que l'Iran est dans le noir,
00:11:22que les foyers sont dans le noir,
00:11:24que les usines, comme vous le disiez,
00:11:26sont dans le… tout simplement en panne.
00:11:29Comment est-ce que ce pays tient ?
00:11:31Plutôt, comment ce régime tient ?
00:11:32– Oui, on l'a dit rapidement avec vous tout à l'heure,
00:11:34Ulysse Gossel, l'Arabie saoudite,
00:11:36qui pour l'instant se défend uniquement des frappes,
00:11:39menace désormais d'intervenir
00:11:40et de frapper à son tour l'Iran.
00:11:43Est-ce que ça changerait quelque chose ?
00:11:44– Ça changerait complètement la donne.
00:11:46Ça reste à démontrer,
00:11:47parce que pour l'instant, aucun des pays du Golfe,
00:11:50ni les Émirats, ni le Qatar,
00:11:52et donc ni l'Arabie saoudite,
00:11:53n'ont vraiment dit
00:11:54« nous allons riposter militairement ».
00:11:56Mais ils ont annoncé qu'ils pourraient effectivement changer d'avis.
00:12:00Donc ça changerait la donne
00:12:01parce que ces pays du Golfe,
00:12:03évidemment, sont entrés dans la guerre contre leur gré.
00:12:05Ils ont été surpris, comme tout le monde,
00:12:07des attaques iraniennes.
00:12:08S'ils décident de riposter,
00:12:10ça veut dire que l'Iran est devenu un ennemi.
00:12:13Donc c'est la guerre entre l'Arabie saoudite et l'Iran.
00:12:14alors que, paradoxalement, au cours des dernières semaines,
00:12:17avant le conflit, il y avait eu un rapprochement.
00:12:20Et puis le petit sultanat d'Omane,
00:12:22qui est aujourd'hui aussi attaqué,
00:12:24était le pays qui négociait.
00:12:26C'était le médiateur dans cette volonté
00:12:28de trouver un accord qui n'a jamais pu avoir lieu.
00:12:31Une dernière chose sur Trump,
00:12:33qui dit aujourd'hui,
00:12:34« j'ai demandé aux Israéliens
00:12:37de ne plus frapper les industries énergétiques,
00:12:40les installations, les infrastructures énergétiques ».
00:12:43Ça me rappelle le moment
00:12:45où Israël avait éliminé
00:12:47l'un des responsables du Hamas au Qatar,
00:12:49avec une frappe ciblée,
00:12:51qui avait créé un choc dans tout le Golfe,
00:12:53parce que ça voulait dire
00:12:55« Israël peut frapper partout ».
00:12:56Mais qu'avait fait Trump en retour ?
00:12:58Il avait convoqué Netanyahou,
00:13:00et il lui avait demandé
00:13:00de s'excuser publiquement
00:13:03au cours d'un coup de fil à la Maison Blanche.
00:13:05On est un peu dans ce genre de situation,
00:13:07ça ne veut pas dire que les stratégies divergent,
00:13:09mais quand même,
00:13:10il y a une vraie inquiétude de Trump,
00:13:11que l'embrasement du Golfe après le pétrole,
00:13:14le gaz, devienne incontrôlable.
00:13:15Vous parlez de Donald Trump,
00:13:17Didier François,
00:13:17on apprend également aujourd'hui
00:13:19que le Pentagone envoie désormais sur l'Iran
00:13:23un nouveau type de matériel,
00:13:25notamment de nouveaux avions,
00:13:26de nouveaux hélicoptères.
00:13:27De quoi on parle ?
00:13:29C'est le briefing quotidien
00:13:32que fait le chef d'état-major des armées américaines,
00:13:34qui est, à mon avis,
00:13:36le seul truc important à regarder,
00:13:37parce que c'est le seul mec qui parle clair.
00:13:39Les autres, c'est quand même dur à décrypter.
00:13:41Particulièrement quand c'est Trump et les politiques.
00:13:43Mais lui, au moins, il raconte ce qu'il fait.
00:13:45Et les petites phrases qu'il dise sont intéressantes,
00:13:48parce que ça nous montre les phases d'évolution du combat pour de vrai.
00:13:52Et aujourd'hui, dans sa conférence,
00:13:53il dit plein de trucs,
00:13:54mais il dit deux choses,
00:13:56qui, pour les spécialistes, c'est intéressant.
00:13:58Il dit, aujourd'hui, sur la zone sud de l'Iran,
00:14:01nous avons fait des frappes avec des A-10 Warthog,
00:14:04et des Apaches, des hélicoptères Apache H-64.
00:14:09Et ça, pour les spécialistes, c'est intéressant,
00:14:11et ça nous apprend beaucoup plus de choses
00:14:13que toutes les âneries qu'on peut entendre.
00:14:15Et qu'est-ce que ça nous apprend ?
00:14:16Eh bien, ça nous apprend qu'ils ont suffisamment,
00:14:18qu'on est passé dans une phase qui est...
00:14:19Rappelez-vous, on vous disait,
00:14:22la guerre, c'est bête, mais c'est technique.
00:14:23Ils n'étaient pas capables d'intervenir
00:14:25tant que les porte-avions n'y étaient pas.
00:14:26On vous l'a dit, ça prendrait le temps qu'ils arrivent.
00:14:29Attendez trois semaines, arrêtez les négociations,
00:14:31les machins, c'était l'arrivée des porte-avions.
00:14:33Quand les porte-avions sont arrivés,
00:14:34ils étaient prêts à attaquer, phase 1.
00:14:35Enfin, c'était une phase, en tout cas, importante.
00:14:37La phase 2, c'est ce qui avait été annoncé, d'ailleurs,
00:14:41c'est qu'on ne pouvait pas avoir les gros bombardiers lourds,
00:14:43mais qui sont...
00:14:45En fait, comme ils sont lourds,
00:14:47ils sont lents et ils sont vulnérables,
00:14:48et on ne peut pas avoir les gros bombardements
00:14:50tant que la défense antiaérienne
00:14:52n'a pas été écrabouillée
00:14:54par les chasseurs qui sont spécialisés là-dedans.
00:14:58C'était la fameuse phase 2
00:14:59qui a commencé il y a un peu plus d'une semaine.
00:15:02On vous avait dit pareil.
00:15:03Et là, on est dans une nouvelle phase.
00:15:05Parce que quand on apprend que des hélicoptères
00:15:07et des A-10, qui sont en fait...
00:15:10C'est des petits avions, mais alors très chargés,
00:15:12qui peuvent faire ce qu'on appelle du casse,
00:15:14donc de l'appui au sol,
00:15:16du bombardement ultra précis, ultra bas,
00:15:18et les hélicoptères qui peuvent transporter,
00:15:20appuyer, etc.
00:15:21Ça veut dire qu'à partir de maintenant,
00:15:24les Américains sont en mesure,
00:15:26ça ne veut pas dire qu'ils vont le faire,
00:15:27mais ça veut dire qu'ils sont en mesure
00:15:29de pouvoir appuyer toute forme d'opération
00:15:32ou de coups de main ou de raids au sol,
00:15:36que ce soit pour protéger des manifestants,
00:15:39pour appuyer des guérillas kurdes ou autre chose,
00:15:42des forces spéciales, etc.
00:15:44Ils ont aujourd'hui suffisamment en supériorité aérienne
00:15:47pour pouvoir aller mener des opérations de raids
00:15:50et d'infanterie légère en appui.
00:15:52Et ça, c'est important
00:15:53parce que c'est un tournant dans leur capacité.
00:15:55Ça leur donne des options supplémentaires
00:15:56et des menaces sur...
00:15:57Ça peut être aller taper des menaces de drones
00:16:01sur la côte pour le détroit d'Ormuz.
00:16:04Ça peut être d'appuyer des Marines
00:16:05qui seraient obligés de faire des opérations.
00:16:07Voilà, c'est tout ça.
00:16:07Ça ne va pas l'air qu'ils vont faire un débarquement.
00:16:09Attention, on n'est pas dans la phase Irak 2003,
00:16:13invasion, pas du tout,
00:16:14mais on est dans une phase d'appui
00:16:16à des capacités d'opération limitées au sol.
00:16:18Est-ce que ça signifie, Amiral,
00:16:20que le plan américain, malgré tout,
00:16:22se déroule comme prévu en Iran ?
00:16:23Comme prévu, c'est peut-être un peu rapide,
00:16:25mais c'est certain qu'on entre dans une nouvelle phase,
00:16:27que les moyens américains permettent
00:16:28de déclencher cette nouvelle phase.
00:16:30Tout ce que vient d'Iran est très exact.
00:16:33C'est un de les gros avantages de ces appareils,
00:16:35aussi bien les avions que les hélicoptères,
00:16:37c'est que c'est des armes à bas coût
00:16:40contre les drones de tout type.
00:16:42C'est très pratique.
00:16:43Et puis également,
00:16:44toute la poussière navale
00:16:46qui resterait peut-être aux Iraniens,
00:16:48c'est-à-dire toutes ces petites vedettes suicides
00:16:51porteuses de bombes
00:16:52et qui vont au contact des pétroliers
00:16:54pour les faire exploser,
00:16:55tout ça, ça peut être parfaitement traité
00:16:56par ce genre d'engins.
00:16:57Ce sont des démultiplicateurs de force.
00:16:59Et puis surtout,
00:17:00il y a une plateforme qui arrive,
00:17:02le Tripoli,
00:17:03le porte-hélicoptère d'assaut,
00:17:05qui est accompagné par deux autres bateaux
00:17:07qui peuvent également recevoir des hélicoptères.
00:17:10Et donc, ça fait autant de plateformes
00:17:12de portes-hélicoptères
00:17:13pour augmenter la surveillance,
00:17:15la protection et les moyens de destruction
00:17:17dans le détroit d'Harmouz.
00:17:18Ça veut dire qu'ils se mettent en mesure
00:17:22de faire des escortes efficaces
00:17:24dans le détroit d'Harmouz.
00:17:25Vous savez que les liaisons avec l'Iran
00:17:27sont délicates,
00:17:28pour ne pas dire parfois impossibles.
00:17:29On me signale que Siavoch Ghazil,
00:17:30dans le France 24 et l'RFI,
00:17:31est avec nous.
00:17:32On va le prendre maintenant,
00:17:32si vous le permettez.
00:17:34Siavoch, côté iranien,
00:17:36est-ce qu'on estime que le plan
00:17:38se déroule comme prévu,
00:17:39avec maintenant cette guerre du pétrole
00:17:41et du gaz ?
00:17:43Et est-ce que même,
00:17:43on estime qu'on est en train
00:17:44de gagner son pari,
00:17:45du point de vue iranien,
00:17:46bien sûr ?
00:17:49Écoutez, le temps est de plus en plus
00:17:52triomphant en Iran.
00:17:54De nombreuses déclarations,
00:17:58même moqueuses,
00:17:59par rapport aux États-Unis et à Israël.
00:18:02Par exemple, le président du Parlement iranien
00:18:04qui s'est moqué
00:18:05des déclarations américaines et israéliennes,
00:18:07en affirmant que si on se fiait
00:18:10aux déclarations américaines et israéliennes,
00:18:13320% des capacités balistiques de l'Iran
00:18:17avaient été détruites.
00:18:18Et malgré ça,
00:18:20l'Iran continuait à lancer des missiles.
00:18:23Et donc, l'objectif maintenant,
00:18:24c'était de détruire les capacités balistiques
00:18:27de l'Iran à 500%.
00:18:29Donc, il y a un ton très moqueur
00:18:32du président du Parlement iranien.
00:18:34Et puis aussi,
00:18:35les médias iraniens mettent en avant
00:18:37les déclarations du secrétaire
00:18:39au Trésor américain
00:18:41qui a affirmé que les États-Unis
00:18:43allaient peut-être,
00:18:44dans les prochains jours,
00:18:45lever les sanctions
00:18:46contre la vente du pétrole iranien en mer.
00:18:49L'Iran possède de nombreuses capacités,
00:18:54de nombreuses réserves de pétrole
00:18:56qui ont été envoyées en mer de Chine.
00:18:58Et donc, c'est une manière
00:19:00pour les États-Unis
00:19:01de faire baisser les prix du pétrole.
00:19:03Ça serait la première fois
00:19:04qu'en période de guerre,
00:19:06un pays belligérant accepte
00:19:08d'accorder des bénéfices économiques
00:19:15à son adversaire.
00:19:16Et pour l'Iran,
00:19:17ce sont des gestes
00:19:19qui montrent que l'Iran
00:19:21est en train de gagner
00:19:24sur les États-Unis,
00:19:25les États-Unis qui sont
00:19:26la première puissance mondiale
00:19:28et aussi Israël.
00:19:29Donc, deux puissances nucléaires
00:19:32face auxquelles l'Iran a résisté
00:19:34pendant plus de 20 jours maintenant.
00:19:37Donc, c'est des doses déjà
00:19:39pour l'Iran.
00:19:39C'est une victoire.
00:19:40Donc, on a l'impression ici
00:19:42que pour le pouvoir iranien,
00:19:45on a déjà gagné la partie,
00:19:47même s'il y a encore des frappes
00:19:49sur l'Iran.
00:19:50Sia Vosghazi, en direct de Téhéran.
00:19:54Une alerte aujourd'hui
00:19:55a été lancée par un patron,
00:19:57par un grand patron,
00:19:58même un grand patron allemand.
00:19:59C'est le patron de Rheinmetall,
00:20:01le géant allemand de l'armement
00:20:03qui travaille beaucoup
00:20:04avec les Américains
00:20:05et sous contrat, sous licence
00:20:07avec les Américains
00:20:08qui dit, je le cite cet homme,
00:20:10« Dans un mois,
00:20:10nous n'aurons plus de missiles disponibles. »
00:20:13À l'heure actuelle,
00:20:13tous les stocks américains,
00:20:15européens et du Moyen-Orient
00:20:17sont vides.
00:20:17Est-ce que la guerre va s'arrêter
00:20:19faute de munitions ?
00:20:20Non, mais c'est un drame
00:20:21absolu pour l'Ukraine.
00:20:24Dans cette situation,
00:20:28il y a deux grands avantages
00:20:29pour Poutine.
00:20:30Premièrement, le prix du pétrole
00:20:31augmente,
00:20:32donc les rentrées fiscales
00:20:34et financières
00:20:35rentrent pour la Russie.
00:20:38Mais l'autre avantage,
00:20:40qui est peut-être encore grand,
00:20:42c'est qu'il voit
00:20:43les stocks d'armement
00:20:45dont disposent les Ukrainiens
00:20:47se réduire
00:20:48et ils ne seront pas remplacés.
00:20:50Ils ne seront pas remplacés
00:20:52pour une raison très simple,
00:20:53c'est que les stocks d'armes
00:20:55baissent aux Etats-Unis
00:20:56et que l'Amérique
00:21:00remplacera prioritairement
00:21:01ses stocks
00:21:02avant de vendre
00:21:04les armes
00:21:05qu'elle vendait aux Européens
00:21:06jusqu'à maintenant
00:21:08pour que ces armes
00:21:09soient fournies aux Ukrainiens.
00:21:10Ce qui veut dire
00:21:11qu'il y a un petit problème
00:21:12d'anticipation de cette guerre.
00:21:13Pour l'Ukraine,
00:21:13c'est dramatique.
00:21:15Mais il n'y a pas eu
00:21:16un problème d'anticipation
00:21:17parce que Trump
00:21:18se fiche complètement
00:21:19de l'Ukraine.
00:21:20Mais complètement.
00:21:21Amiral ?
00:21:22Deux observations.
00:21:23D'abord, ça fait les affaires
00:21:24de Rheinmetall
00:21:24parce que Rheinmetall
00:21:25est le premier producteur
00:21:26d'obus d'Europe
00:21:27maintenant.
00:21:29Ensuite, ça veut bien aider
00:21:30les Coréens
00:21:30qui eux ont du matériel
00:21:32qu'ils pourront également fournir
00:21:33et les Européens
00:21:35pourront le leur acheter.
00:21:36Donc, il y a quand même
00:21:36des gens qui vont profiter
00:21:37de ce genre d'affaires.
00:21:39Ensuite, à entendre
00:21:39les Américains eux-mêmes,
00:21:41la prise n'est pas si terrible.
00:21:42Je cite le président Trump.
00:21:44Enfin, il dit
00:21:44des tas de choses.
00:21:45Il dit toujours tout
00:21:46et son contraire.
00:21:46Mais là, il disait
00:21:47les capacités sont
00:21:49virtuellement illimitées
00:21:51de munitions américaines.
00:21:53C'est une phrase
00:21:54dite au Congrès
00:21:55le 12 mars.
00:21:56Il n'y a pas si longtemps.
00:21:58Virtuellement illimité.
00:21:59Voilà.
00:22:00Bon.
00:22:00Et puis, là aussi,
00:22:02les études du Sénat américain,
00:22:04c'est un rapport
00:22:04du Sénat américain,
00:22:06un public,
00:22:06dit, bon,
00:22:07la situation fait
00:22:08qu'on suit ça
00:22:09de très près.
00:22:10Mais aujourd'hui,
00:22:11on a encore
00:22:12tout plein de moyens.
00:22:14Et la perspective,
00:22:15c'est plutôt
00:22:16sur le long terme
00:22:17où on commence
00:22:18à se préoccuper
00:22:19de avec quoi
00:22:20on ferait la guerre
00:22:20contre les Chinois.
00:22:21Mais ça,
00:22:21c'est un peu le long terme.
00:22:23On va parler dans un instant
00:22:23de ce qui est peut-être
00:22:24une bonne nouvelle
00:22:25pour Donald Trump.
00:22:26C'est six pays,
00:22:27dont la France,
00:22:27qui disent désormais
00:22:29pourquoi pas un jour
00:22:30participer à une coalition
00:22:31pour sécuriser
00:22:32le 2-3 d'Hormuz.
00:22:33Mais d'abord,
00:22:34la mauvaise nouvelle du jour
00:22:35avec vous,
00:22:35Antoine Hollard,
00:22:36à Washington,
00:22:37puisque Donald Trump
00:22:37se fait lâcher
00:22:38par ses propres services
00:22:39de renseignement
00:22:40qui disent aujourd'hui
00:22:41très clairement
00:22:42non,
00:22:43l'Iran n'avait pas repris
00:22:45son programme
00:22:45d'enrichissement
00:22:46de l'uranium
00:22:47après la guerre
00:22:48de juin dernier.
00:22:52Exactement.
00:22:53Ça s'est passé
00:22:54pendant une audition
00:22:54de la patronne
00:22:55du renseignement,
00:22:56Toulsie Gabart,
00:22:57au Congrès.
00:22:58Elle, en fait,
00:22:59elle a démenti,
00:23:00démonté les arguments
00:23:01avancés par Donald Trump
00:23:02pour justifier la guerre
00:23:03en Iran.
00:23:04Sur le programme nucléaire,
00:23:05d'abord,
00:23:05elle dit qu'après
00:23:06les bombardements
00:23:07du mois de juin dernier,
00:23:08l'Iran n'a pas continué
00:23:10ou n'a pas recommencé
00:23:11son programme nucléaire.
00:23:12Elle dit que les entrées
00:23:13des sites frappés
00:23:14par les Américains
00:23:15ont été rebouchées
00:23:16par du béton
00:23:16et que les installations
00:23:18ou ce qui restait
00:23:19des installations
00:23:19n'ont pas été transférées
00:23:20ailleurs,
00:23:20contrairement à ce
00:23:21qu'avait affirmé
00:23:22Donald Trump.
00:23:23Elle bat aussi en brèche
00:23:24un autre argument
00:23:24de Donald Trump.
00:23:25Alors, on l'a un peu oublié,
00:23:26mais avant la guerre,
00:23:27Donald Trump expliquait
00:23:27que les Iraniens
00:23:28étaient sur le point
00:23:29de développer un super missile
00:23:30capable d'atteindre
00:23:31bientôt le territoire américain.
00:23:33Là encore,
00:23:34cette information
00:23:34ne tient pas
00:23:35selon Tutsi-Gabbard.
00:23:36Elle dit que les Iraniens
00:23:38avaient encore 10 ans
00:23:38de travail
00:23:39avant d'aboutir
00:23:40à un tel résultat.
00:23:41Enfin, quand on lui demande
00:23:42s'il y avait une menace
00:23:43imminente de la part de l'Iran,
00:23:44elle botte en touche
00:23:45en disant que seul Donald Trump
00:23:47peut répondre à cette question,
00:23:48ce qui est une réponse
00:23:49un peu étrange
00:23:50parce que le boulot
00:23:50des services de renseignement
00:23:51c'est justement
00:23:52de définir s'il y a une menace,
00:23:54charge ensuite au président
00:23:55d'y apporter une réponse.
00:23:57Alors, ces informations
00:23:58en soi ne sont pas
00:23:59totalement nouvelles,
00:24:00elles avaient déjà largement
00:24:00circulé dans la presse
00:24:01en off ces dernières semaines.
00:24:04Mais ce qui est spectaculaire,
00:24:05là, c'est que Donald Trump
00:24:05est démenti publiquement
00:24:07par ses services de renseignement
00:24:08puisque ses auditions
00:24:09au Congrès sont filmées.
00:24:11Elles ont d'ailleurs été retransmises
00:24:12en grande partie
00:24:13par les chaînes infos américaines.
00:24:14Antoine Hollard
00:24:15en direct de Washington
00:24:16pour BFM TV.
00:24:17Dans le même temps,
00:24:17le Pentagone a réclamé
00:24:18aujourd'hui une rallonge.
00:24:20Petite rallonge,
00:24:21200 milliards de dollars
00:24:22pour continuer.
00:24:23On aimerait bien
00:24:24avoir des petites rallonges
00:24:24de 200 milliards.
00:24:25On rappelle le nouveau
00:24:26porte-avions français.
00:24:27Ça fait 20 porte-avions.
00:24:2820 porte-avions.
00:24:2920 fois la France libre.
00:24:32200 milliards de dollars.
00:24:33Comment il faut expliquer
00:24:34cette demande
00:24:35qu'évidemment,
00:24:35les militaires se préparent
00:24:36à le continuer la guerre ?
00:24:38D'abord,
00:24:39les militaires,
00:24:39ils étaient prêts
00:24:40à continuer la guerre.
00:24:41Après, c'est le président
00:24:42qui décidera.
00:24:42Mais en fait,
00:24:43là, on est à nouveau
00:24:44sur la question de...
00:24:45Les militaires,
00:24:46quand ils tirent
00:24:47et qu'ils préparent la guerre,
00:24:48ils préparent tout de suite
00:24:49ce qu'on appelle
00:24:49qu'il faut recompléter.
00:24:51Donc, on parlait
00:24:51des stocks tout à l'heure.
00:24:52Les Américains vont
00:24:53recompléter leurs stocks
00:24:54parce qu'une partie des stocks...
00:24:55C'est pour ça qu'ils ont
00:24:56de la marge, honnêtement.
00:24:57Ils ont tout ce qu'il faut.
00:24:58Mais le problème,
00:24:59c'est que pour l'instant,
00:24:59ils les gardaient au cas où
00:25:00s'il y avait un problème
00:25:01avec la Chine.
00:25:02Donc, ils peuvent...
00:25:02Simplement, ils peuvent
00:25:03prendre dans les stocks
00:25:05qui sont en Asie-Pacifique,
00:25:06les transférer sur ce territoire-là.
00:25:07Et pendant ce temps,
00:25:08ils vont planifier
00:25:09le fait de recompléter
00:25:10les stocks derrière.
00:25:10D'ailleurs, ils ont déjà
00:25:11commencé à faire passer...
00:25:13Ils ont donné...
00:25:14Je ne me rappelle plus le chiffre,
00:25:15donc je ne vais pas vous le dire
00:25:16parce que je vais dire
00:25:17une connerie,
00:25:17mais ils sont passés
00:25:18en termes de pépettes.
00:25:21Mais ils ont été
00:25:22à la capacité
00:25:26pour pouvoir justement...
00:25:27Et ils ont l'appareil industriel
00:25:29pour le faire.
00:25:29C'est juste une question d'argent.
00:25:31Nous, le problème qu'on a,
00:25:31c'est qu'on n'a plus d'usine.
00:25:32Donc, pour remonter nos affaires,
00:25:34on a un petit problème.
00:25:35Mais eux, ils n'ont pas
00:25:36ce problème-là.
00:25:36Donc, c'est qu'une question d'argent.
00:25:38Ulysse Gosset.
00:25:39Je crois que la vraie question
00:25:40ce soir,
00:25:40il n'y a aucun doute
00:25:41que l'Amérique a les moyens
00:25:42d'assurer sa défense
00:25:44et une guerre en Iran.
00:25:45Mais la question, c'est
00:25:46est-ce que l'Iran
00:25:47a les moyens
00:25:48de continuer longtemps
00:25:49à lancer des missiles
00:25:50contre la mer Rouge,
00:25:52les raffineries d'Arabie Saoudite,
00:25:54contre le Koweït,
00:25:56contre le Qatar
00:25:57et même contre Israël.
00:25:59Puisque je rappelle,
00:25:59tout à l'heure,
00:26:00on le disait...
00:26:00La raffinerie d'Haïfa.
00:26:01Haïfa, c'est quand même
00:26:02une ville absolument stratégique.
00:26:04C'est la plus grande raffinerie israëlle.
00:26:05Donc, quelles sont
00:26:06les capacités de durée
00:26:08du régime iranien
00:26:09en matière de lancement
00:26:10de missiles,
00:26:10lancement de drones ?
00:26:11Et ça, les services
00:26:12de renseignement américains
00:26:14et israéliens
00:26:14ne le savent pas vraiment.
00:26:16Et moi, je suis quand même
00:26:17surpris au 19e jour
00:26:18de voir que l'Iran
00:26:19a cette capacité-là
00:26:20d'embraser la région.
00:26:22Donc, c'est vraiment
00:26:23un problème très sérieux
00:26:25parce que s'ils ont
00:26:26la capacité de durer,
00:26:28eh bien, la guerre va durer
00:26:29aussi longtemps.
00:26:30Sauf si les Américains,
00:26:32en passant à l'étape 4,
00:26:33on verra s'il y a une étape 4,
00:26:35comme pour reprendre
00:26:36la formule de Didier,
00:26:38interviennent
00:26:39avec des commandos
00:26:40au sol pour détruire
00:26:41toutes ces capacités
00:26:42de lancement
00:26:43qui existent toujours.
00:26:44Bernard Gattat,
00:26:44ça vous surprend, vous aussi,
00:26:45à la fois la capacité
00:26:46de résistance de l'Iran
00:26:47et sa capacité
00:26:48de contre-attaque
00:26:49en ce moment,
00:26:50jusqu'à Israël,
00:26:51sur cette raffinerie
00:26:52dont on parlait tout à l'heure,
00:26:53jusqu'aux Émirats Arabes Unis.
00:26:54Oui, bien sûr que j'ai été surpris,
00:26:56comme beaucoup de gens,
00:26:57mais j'ai été surpris.
00:26:58Mais je ne dirai pas
00:27:00que les capacités militaires
00:27:02de l'Iran
00:27:04sont inépuisables.
00:27:05Et quand on voit
00:27:07les stocks baisser
00:27:08aux États-Unis,
00:27:09en Israël aussi,
00:27:10le gouvernement israélien aussi
00:27:11vient de demander
00:27:12une rallonge budgétaire
00:27:14pour sa défense
00:27:15ou pour son armée,
00:27:17bien,
00:27:18ces deux pays-là
00:27:19peuvent remettre
00:27:20au pot
00:27:21les Iraniens.
00:27:22Comment est-ce qu'ils
00:27:23remettent au pot ?
00:27:24Je veux bien
00:27:25qu'on leur ait permis
00:27:27de vendre
00:27:28leur pétrole
00:27:28un peu plus cher
00:27:29aujourd'hui.
00:27:30Ça va leur faire
00:27:30peut-être
00:27:31des retraites de vise
00:27:32encore que je ne sais même pas
00:27:33comment ces dollars
00:27:34arriveront
00:27:36jusqu'en Iran.
00:27:37Mais je ne vois pas
00:27:39les Iraniens
00:27:40tenir éternellement.
00:27:42Pas du tout.
00:27:43Oui, mais combien de temps ?
00:27:44C'est la question.
00:27:44Ah, combien de temps ?
00:27:45Je n'en sais rien.
00:27:46Oui, mais si ça tient
00:27:47jusqu'à l'été,
00:27:48par exemple,
00:27:48c'est une catastrophe.
00:27:49Si ça tient plus
00:27:50de 100 semaines,
00:27:51on est toujours en train.
00:27:52On a dit 4 à 5 semaines.
00:27:53Est-ce qu'ils ont
00:27:54cette capacité
00:27:55de tenir 4 à 5 semaines ?
00:27:56Amiral, l'Iran
00:27:56qui tiendrait dans la durée
00:27:58plusieurs semaines,
00:27:58plusieurs mois ?
00:27:59Ils peuvent tenir
00:28:00plusieurs semaines,
00:28:01ça c'est sûr.
00:28:02Pourquoi ?
00:28:02Parce qu'ils ont
00:28:04totalement dispersé
00:28:05leurs stocks
00:28:06parce qu'ils n'embrassent
00:28:07pas les champs pétroliers.
00:28:08Ils tirent
00:28:10quelques armes
00:28:10chaque jour,
00:28:11mais quelques armes
00:28:12chaque jour
00:28:12qui font des dégâts
00:28:13et qui entretiennent
00:28:15cette ébullition
00:28:16dans la carte
00:28:19de communication.
00:28:19C'est pas une bonne nouvelle générale.
00:28:20Non, c'est une mauvaise nouvelle.
00:28:21C'est pas une bonne nouvelle.
00:28:22C'est une mauvaise nouvelle,
00:28:23mais ils peuvent le faire.
00:28:25Oui, oui, je te le fais.
00:28:25C'est un général de marine.
00:28:28On va venir en tout cas.
00:28:30Et ce qu'il y a aussi,
00:28:32c'est qu'on peut peut-être
00:28:33voir aussi une aide
00:28:34qui commence à arriver
00:28:35de la Russie
00:28:35et de la Chine.
00:28:37Je ne serais pas surpris
00:28:38que bientôt,
00:28:39on voit des missiles chinois
00:28:40bon, ils en ont déjà
00:28:41les Iraniens,
00:28:42mais qu'on voit
00:28:43des missiles chinois
00:28:44dans les débris
00:28:45qu'on ramassera
00:28:46sur les champs pétroliers.
00:28:47Ce qui n'est pas le cas
00:28:47pour l'instant.
00:28:48Si, parce qu'ils en avaient
00:28:49déjà fourni.
00:28:50Donc, il n'y a pas de problème.
00:28:51Ils les connaissent,
00:28:52ils savent les utiliser,
00:28:53mais ils pourraient très bien
00:28:54avoir des livraisons
00:28:55par voie de terre.
00:28:56Et attention,
00:28:56il y a des bateaux chinois
00:28:57qui passent actuellement
00:28:58le détroit d'Hormuz.
00:29:00Il y a probablement,
00:29:01ils sont avides
00:29:02pour s'embarquer du pétrole,
00:29:03mais qu'un bateau avide
00:29:04peut avoir d'autres choses
00:29:05assez soute.
00:29:06Ça, c'est une possibilité,
00:29:07Zavidal ?
00:29:07Oui, c'est la dimension.
00:29:08Un soutien plus important
00:29:09des alliés ?
00:29:11Absolument.
00:29:11C'est la dimension,
00:29:12en fait, quasiment mondialisée
00:29:15de cette guerre.
00:29:16C'est qu'elle fait intervenir
00:29:17la Chine, l'Iran,
00:29:19la Russie,
00:29:20l'Ukraine.
00:29:20L'Ukraine, dont Volodymyr Zelensky
00:29:22disait très récemment,
00:29:23je dois absolument parler
00:29:25aux Israéliens
00:29:25parce qu'ils ont quelque chose
00:29:26que je n'ai pas,
00:29:27c'est-à-dire un dôme
00:29:28qui protège l'espace aérien.
00:29:30Et moi, j'ai quelque chose
00:29:31qu'ils n'ont pas,
00:29:31c'est-à-dire le savoir-faire
00:29:33dans le domaine des drones.
00:29:34Il faut aussi rappeler
00:29:35qu'il y a à peu près
00:29:35200 experts ukrainiens
00:29:37qui ont été envoyés
00:29:38pour essayer de lutter
00:29:40contre l'Iran,
00:29:42dont Volodymyr Zelensky
00:29:43a dit qu'il ne voulait pas
00:29:45la victoire.
00:29:46Donc, tous les conflits
00:29:47actuels du moment
00:29:48sont en train de s'imbriquer
00:29:49dans un creuset
00:29:53dont on ne sait pas
00:29:54sur quoi il va déboucher
00:29:56avec un potentiel de chaos,
00:29:58en tout cas sur nos économies,
00:29:59qui est très important.
00:30:00Et on la mesure,
00:30:01on le mesure aujourd'hui
00:30:02à ce potentiel de chaos.
00:30:03On parlait tout à l'heure
00:30:03des cours du brut
00:30:04et du pétrole.
00:30:06Anthony Lebosse,
00:30:07à Bruxelles,
00:30:08pour BFM TV,
00:30:09avec cette question,
00:30:10y a-t-il un trou de souris
00:30:11en ce moment
00:30:12pour la diplomatie ?
00:30:14Conseil européen,
00:30:15donc aujourd'hui,
00:30:15à Bruxelles,
00:30:16et six pays,
00:30:18dont la France,
00:30:19dont le Japon également,
00:30:21réclament aujourd'hui
00:30:21un moratoire
00:30:22sur ces frappes
00:30:24qui touchent
00:30:24les sites énergétiques.
00:30:26Ça veut dire
00:30:26que ça vise à la fois
00:30:26l'Iran,
00:30:27mais aussi Israël,
00:30:28ce moratoire.
00:30:33Oui,
00:30:33c'est l'initiative
00:30:34portée par le président
00:30:35de la République,
00:30:36notamment auprès
00:30:37du président américain
00:30:38Donald Trump
00:30:38et de l'émir du Qatar
00:30:39qu'il a eu au téléphone
00:30:41hier soir.
00:30:41Il porte aussi
00:30:42cette initiative
00:30:43aujourd'hui
00:30:43auprès de ses partenaires
00:30:46européens.
00:30:46« J'espère que ce moratoire
00:30:48aboutira,
00:30:48mais cela ne dépend pas
00:30:49de nous »,
00:30:50a répondu ce matin
00:30:51Emmanuel Macron.
00:30:52Il mise sur la pression
00:30:53internationale
00:30:54pour y parvenir.
00:30:56Emmanuel Macron
00:30:57qui a dénoncé
00:30:57une escalade
00:30:59inconsidérée
00:30:59et il a mis en garde
00:31:01contre des conséquences
00:31:02graves et durables.
00:31:04Il a mis en garde
00:31:04notamment contre
00:31:05un choc énergétique
00:31:06mondiable, durable.
00:31:08Écoutez le président
00:31:09de la République.
00:31:10« Nous défendons
00:31:11l'idée d'un moratoire
00:31:12sur les infrastructures
00:31:13civiles, les personnes
00:31:14civiles dans ce conflit
00:31:15et une désescalade
00:31:16rapide.
00:31:17J'espère qu'en tout cas
00:31:18tout le monde
00:31:18reviendra à la raison
00:31:19parce que tout cela
00:31:20évidemment a un impact.
00:31:22C'est un impact
00:31:22sur le marché mondial.
00:31:24On le sait,
00:31:24depuis le début
00:31:25de cette guerre,
00:31:26les prix du gaz
00:31:28et du pétrole
00:31:29ont augmenté
00:31:29mais si les capacités
00:31:31de production
00:31:32elles-mêmes
00:31:32sont détruites,
00:31:33il y aura un impact
00:31:34beaucoup plus durable
00:31:34de cette guerre. »
00:31:36Voilà, et ce dernier message,
00:31:37vous l'avez entendu,
00:31:38des mots du président
00:31:38de la République,
00:31:39a été passé aux Iraniens.
00:31:40C'est ce qu'il nous dit aussi.
00:31:41Il veut se poser aussi
00:31:42en médiateur.
00:31:43Il appelle à des discussions
00:31:44directes entre Américains
00:31:45et Iraniens.
00:31:46Lui qui a eu
00:31:47le président iranien
00:31:48au téléphone dimanche dernier.
00:31:49Oui, et l'autre volet
00:31:50c'est que ces six pays
00:31:51se disent près
00:31:52donc également aujourd'hui
00:31:53à sécuriser bientôt
00:31:55le détroit d'Hormuz.
00:31:56Je disais,
00:31:56bonne nouvelle pour Donald Trump
00:31:57pour en parler dans un instant
00:31:59mais ça c'est un fait
00:31:59assez nouveau en tout cas.
00:32:04Oui, il s'agit de la France,
00:32:05du Royaume-Uni,
00:32:06de l'Allemagne,
00:32:06de l'Italie,
00:32:07des Pays-Bas
00:32:07et du Japon.
00:32:08Six pays qui se disent
00:32:09prêts à contribuer
00:32:10à la sécurisation
00:32:11et au rétablissement
00:32:13de la liberté de navigation
00:32:13dans le détroit d'Hormuz.
00:32:15C'est une route stratégique
00:32:16pour le gaz,
00:32:17pour le pétrole
00:32:17mais c'est encore
00:32:18une zone de guerre.
00:32:19Résultat,
00:32:19cette mission ne commencera pas
00:32:21dans l'immédiat.
00:32:22Rien n'est d'ailleurs indiqué
00:32:23en termes de projection
00:32:24et début d'action
00:32:25dans ce communiqué
00:32:26mais Emmanuel Macron
00:32:27a précisé
00:32:28une condition claire.
00:32:29Il faut qu'elle s'inscrive
00:32:30dans un cadre,
00:32:31je cite,
00:32:32non conflictuel.
00:32:33Autrement dit,
00:32:34quand les bombardements
00:32:35s'arrêteront,
00:32:36d'ici là,
00:32:37en attendant le moment venu,
00:32:38plus calme dans la zone,
00:32:39les préparatifs se poursuivent,
00:32:41planification militaire
00:32:42des escortes,
00:32:43coordination technique
00:32:44avec les armateurs
00:32:45et les assureurs
00:32:46et les échanges aussi
00:32:46se poursuivent
00:32:47par téléphone
00:32:48entre la France
00:32:49et d'autres pays partenaires,
00:32:51notamment l'Inde
00:32:51pour élargir cette coalition.
00:32:53En parallèle,
00:32:53Emmanuel Macron
00:32:54appelle toujours
00:32:54à la désescalade.
00:32:55Il a d'ailleurs appelé ce matin
00:32:56à une trêve
00:32:57en cette période religieuse.
00:32:59Anthony Lebos,
00:32:59Marion Delpierre
00:33:00à Bruxelles,
00:33:01Bernard Guetta,
00:33:02je vous voyais me faire
00:33:02les gros yeux
00:33:03quand j'ai dit
00:33:03c'est une petite surprise.
00:33:05Donc on y va,
00:33:05mais on y va plus tard
00:33:06quand la guerre sera terminée.
00:33:08Mais l'idée c'est quoi ?
00:33:09C'est de calmer
00:33:09un peu de la trône ?
00:33:10C'est la réitération
00:33:11de la position française
00:33:13de formuler déjà
00:33:14il y a presque dix jours.
00:33:17Simplement,
00:33:18les Français
00:33:20travaillent
00:33:20aujourd'hui
00:33:21à étendre
00:33:23cette proposition,
00:33:24à la faire soutenir
00:33:25par d'autres Européens
00:33:26naturellement,
00:33:27mais aussi
00:33:28par des pays amis
00:33:29de l'Europe,
00:33:30en l'occurrence
00:33:31le Japon principalement,
00:33:33mais l'Inde aussi.
00:33:35Qui n'est pas dans les six.
00:33:36Non, mais
00:33:37on y travaille.
00:33:38On y travaille
00:33:39et on voit se développer
00:33:41cette idée très chère
00:33:43aux Européens
00:33:44depuis quelques mois,
00:33:45cette idée
00:33:46de développer
00:33:48un réseau,
00:33:49un tissu
00:33:49d'alliances
00:33:51avec d'autres
00:33:52grandes puissances
00:33:53du monde
00:33:54qui ne veulent
00:33:56ni
00:33:57s'inféoder
00:33:58aux Etats-Unis
00:33:59ni encore moins
00:34:01s'inféoder
00:34:01à la Chine.
00:34:02Et là,
00:34:03il y a quelque chose
00:34:04de très très frappant,
00:34:05c'est que cette idée
00:34:06qui semblait
00:34:07un peu
00:34:09encore illusoire
00:34:10il y a quelques semaines
00:34:11ou encore
00:34:11deux mois,
00:34:12eh bien,
00:34:13elle prend corps
00:34:13et elle prend corps
00:34:14parce qu'elle répond
00:34:16à une nécessité
00:34:16l'Indo-Pacifique.
00:34:18Exactement.
00:34:18Il faut combien de pays
00:34:20pour que ça marche ?
00:34:21Combien de bateaux ?
00:34:22Combien d'hommes ?
00:34:23Combien d'hélicoptères ?
00:34:24Une dizaine,
00:34:24une douzaine.
00:34:25Mais vous savez,
00:34:26déjà,
00:34:276-8,
00:34:27ça devient crédible.
00:34:29Ça devient crédible.
00:34:30Ce qui est toujours risqué,
00:34:32c'est que même s'il y a une escorte,
00:34:33ça n'empêche pas
00:34:34qu'il peut y avoir
00:34:34un tir de drone
00:34:35ou un missile
00:34:35qui sera débatiment
00:34:36sur une frégate du ministère.
00:34:39Soyons clairs,
00:34:40ce n'est pas pour demain,
00:34:41ce n'est pas pour après-midi,
00:34:42c'est pendant des mois.
00:34:44C'est pendant des mois.
00:34:44Dans des mois,
00:34:45non,
00:34:45ça dépend.
00:34:45ça dépend.
00:34:46Ça dépend de l'évolution du conflit.
00:34:50Ça dépend de l'évolution du conflit.
00:34:52Emmanuel Macron dit aussi aujourd'hui,
00:34:54il faut des négociations directes
00:34:56entre Américains et Iraniens.
00:34:58Des négociations directes
00:34:59entre Américains et Iraniens.
00:35:00De même qu'il dit,
00:35:00des négociations directes
00:35:01entre Libanais et Israéliens.
00:35:03C'est la proposition constante
00:35:05de la France depuis 8 jours
00:35:07sur les conflits imbriqués.
00:35:10Vous imaginez le nouveau guide suprême
00:35:12sur son lit d'hôpital
00:35:12appeler Donald Trump
00:35:13pour discuter aujourd'hui ?
00:35:14Non, mais il n'y a pas
00:35:15que le guide suprême,
00:35:16mais il y a d'autres personnes.
00:35:17Il y a le président ?
00:35:18Ça se fait au niveau du président,
00:35:20du ministre des Affaires étrangères,
00:35:21éventuellement,
00:35:21puisqu'ils sont tous les deux survivants.
00:35:23Pour l'instant, en tout cas.
00:35:24Mais je ne pense pas forcément
00:35:26que les Israéliens
00:35:28iraient frapper
00:35:29ni le ministre des Affaires étrangères
00:35:31ni le président.
00:35:32Didier François,
00:35:33est-ce qu'en temps de guerre,
00:35:34il reste des canaux de discussion ?
00:35:36Bien sûr.
00:35:36Et si oui,
00:35:37à quel échelon
00:35:38entre les Américains
00:35:39et les Iraniens ?
00:35:40Alors d'abord,
00:35:40un, ils ne nous le disent pas,
00:35:42mais il y en a, évidemment.
00:35:43Ça passe par toujours...
00:35:44Ils en ont peut-être en direct,
00:35:46d'ailleurs,
00:35:46toujours,
00:35:47puisque Vidkoff et Jared
00:35:48peuvent continuer
00:35:49à parler,
00:35:50peuvent continuer
00:35:50s'ils le veulent.
00:35:52Les émissaires de Donald Trump ?
00:35:53Oui.
00:35:54Ils peuvent continuer à parler
00:35:55avec le ministre des Affaires étrangères.
00:35:56Ils se connaissent,
00:35:56ils ont leur téléphone.
00:35:57Après, ils le font,
00:35:57ils ne le font pas,
00:35:58j'en sais rien.
00:35:59Après, il y a les canaux,
00:36:00ce qu'on appelle
00:36:01les canaux de déconfliction
00:36:02qui peuvent passer
00:36:03par d'autres pays
00:36:05ou par des émissaires
00:36:08ou des gens qui savent le faire
00:36:10et non, c'est le travail
00:36:11et qui, justement,
00:36:12restent discrets
00:36:13pour pouvoir être efficaces.
00:36:14C'est comme ça que ça se passe.
00:36:15Parce qu'il y a un moment,
00:36:16grosso modo,
00:36:17si votre idée de manœuvre générale
00:36:19sur la ligne d'opération
00:36:20affaiblissement du régime,
00:36:22c'est de dététer
00:36:23tous ceux qui sont contre
00:36:24pour forcer
00:36:25ceux qui sont pour
00:36:26à signer un accord avec vous,
00:36:27il faut bien un moment
00:36:27que les gars qui veulent
00:36:28signer un accord avec vous
00:36:29puissent vous dire
00:36:30en fait, nous,
00:36:30on est prêt à signer.
00:36:31Il en reste un, oui.
00:36:32C'est comme ça que ça marche.
00:36:34Donc, il y a un moment
00:36:35où le gars,
00:36:36il sait où appeler
00:36:37pour dire, bon, écoutez-nous,
00:36:38pousse, voilà.
00:36:41Ça a toujours fonctionné comme ça.
00:36:43Alors ça, c'est pour l'après.
00:36:44Et donc, ça, ça existera.
00:36:45Et de la même manière,
00:36:45mais non, mais pas que,
00:36:46par exemple,
00:36:47pour le détroit d'Hormuz,
00:36:48soyons clairs,
00:36:50il n'y aura pas
00:36:51de bateau français,
00:36:53européen,
00:36:54et pas même américain
00:36:55ou japonais
00:36:55tant que ça tirera
00:36:57dans le détroit d'Hormuz.
00:36:57Et il n'y aura pas non plus,
00:36:58dit François,
00:36:59il n'y aura pas non plus de péage
00:37:01parce qu'aujourd'hui,
00:37:02l'Iran a proposé
00:37:03d'instaurer une sorte de taxe,
00:37:05un passage dans le détroit d'Hormuz
00:37:07pour les bateaux qui pourraient passer.
00:37:08Pourquoi, justement,
00:37:09c'est important
00:37:09qu'il y ait cette initiative
00:37:11diplomatique française,
00:37:13régionale et internationale ?
00:37:14C'est que le risque derrière,
00:37:16c'est qu'effectivement,
00:37:17les Chinois,
00:37:19les Indiens,
00:37:20les Pakistanais,
00:37:21de manière discrète,
00:37:22parce que vous avez bien compris
00:37:23qu'il y avait deux rails
00:37:24dans le détroit d'Hormuz.
00:37:25Un au nord,
00:37:26contrôlé par l'Iran,
00:37:27et un au sud,
00:37:28sur lequel on voudrait
00:37:28continuer à passer.
00:37:29Si l'idée,
00:37:30c'est qu'on les laisse tirer
00:37:31sur le rail du sud
00:37:32et qu'eux, par contre,
00:37:33sur le rail du nord,
00:37:34avec leurs copains,
00:37:35ils passent
00:37:35et nous,
00:37:36on ne passe jamais,
00:37:36ça va être un sujet,
00:37:37quand même.
00:37:38Et là,
00:37:38personne ne va être content.
00:37:39Et à commencer par les États
00:37:40de la région
00:37:41qui vont dire,
00:37:41attendez,
00:37:42c'est quoi cette affaire ?
00:37:42Donc, c'est ça
00:37:43qu'on est en train
00:37:44de travailler diplomatiquement,
00:37:45c'est de pouvoir négocier
00:37:47et mettre en place
00:37:49un cadre qui,
00:37:50en sortie de crise
00:37:50et pas sous le feu,
00:37:52trouvera une solution
00:37:53qui est la liberté
00:37:54de circulation
00:37:56reconnue
00:37:56de manière internationale
00:37:57dans tous les traités
00:37:58de la Terre.
00:37:59Et voilà.
00:38:00Mais ne rêvant pas,
00:38:02pour arriver à là,
00:38:03d'abord,
00:38:04il faudra que les Américains
00:38:06ratatinent un peu
00:38:07la menace,
00:38:08ce qu'ils ont commencé
00:38:09à faire là,
00:38:09et que nous,
00:38:10on ait ouvert
00:38:10les canaux de négociation
00:38:11qui permettent
00:38:12de revenir en force
00:38:13avec les pays de la région
00:38:15et l'appui des pays asiatiques
00:38:16qui sont quand même,
00:38:17jusqu'à présent,
00:38:17les premiers réceptionnaires
00:38:19du pétrole.
00:38:21Voilà,
00:38:21c'est ça qu'on prépare.
00:38:22Donc,
00:38:23on joue notre rôle
00:38:24multilatéral,
00:38:25respect du droit international,
00:38:27patin-couffin,
00:38:27le truc qu'on sait bien faire.
00:38:28Amir El-Vichaud.
00:38:29Et c'est d'autant plus important
00:38:30que ce qui se joue là,
00:38:31c'est la liberté de circulation
00:38:33dans les détroits internationaux.
00:38:34Parce que ça ne concerne pas
00:38:35que le détroit d'Hormuz,
00:38:36ça concerne Babel Mandèbe,
00:38:38on l'a vu déjà et récemment
00:38:39avec les Houthis,
00:38:40de l'autre côté
00:38:41de la péninsule arabique,
00:38:42mais ça concerne aussi
00:38:43le détroit de Malacca,
00:38:44le détroit de Singapour,
00:38:45enfin bref,
00:38:46tous les détroits sont concernés.
00:38:47Et c'est le seul moyen
00:38:48d'éviter que s'installent,
00:38:50comme tu le dis,
00:38:50fortes bien,
00:38:51des péages un peu partout.
00:38:53Et j'ai le temps
00:38:54qu'on ait les Indiens à bord.
00:38:55Les Indiens,
00:38:55c'est fondamental dans cette affaire.
00:38:56Petite question technique,
00:38:57hier,
00:38:58c'est une raffinerie saoudienne
00:39:00située sur les bords
00:39:01de la mer Rouge.
00:39:02Oui, de l'autre côté.
00:39:02De l'autre côté,
00:39:03comme vous dites,
00:39:04du Golfe Persique
00:39:05a été frappé par l'Iran.
00:39:06Ça veut dire qu'ils auraient
00:39:06techniquement encore
00:39:07la possibilité de frapper
00:39:08depuis l'Iran
00:39:08en mer Rouge ?
00:39:09Puisqu'ils peuvent taper
00:39:10sur le bord,
00:39:12ils doivent pouvoir taper
00:39:12au milieu aussi.
00:39:13C'est-à-dire que,
00:39:14grosso modo,
00:39:14il suffit de faire...
00:39:15On prend les 2000 kilomètres
00:39:17ou les 2400 kilomètres
00:39:18de portée d'un missile
00:39:19et on fait à la circonférence.
00:39:22Et donc, oui,
00:39:22ça tape là-dessus.
00:39:23Alors, ils ont essayé.
00:39:25Ils ont montré
00:39:26leur détermination.
00:39:26Je pense qu'on va leur montrer
00:39:27qu'il faut qu'ils arrêtent.
00:39:28Mais en plus,
00:39:29effectivement,
00:39:30il y a un pipeline
00:39:30qui permet de contourner
00:39:32le détroit d'Hormuz,
00:39:33qui permet de,
00:39:35j'allais dire,
00:39:35de pallier les difficultés
00:39:37qu'on a à utiliser.
00:39:38Mais qui est très insuffisant.
00:39:39Il est très, très insuffisant.
00:39:40C'est celui qu'on voit là
00:39:41qui permet donc
00:39:42d'aller du Golfe-Certi
00:39:43à la mer Rouge.
00:39:43C'est pour ça
00:39:45que les Iraniens
00:39:47essayent de taper
00:39:47sur le trajet de ce pipeline
00:39:49pour le détruire,
00:39:51tout simplement,
00:39:51pour couper.
00:39:52C'est exactement
00:39:52comme Nord Stream
00:39:53en Baltique.
00:39:54C'est la même chose.
00:39:55On va aller tout en haut à gauche
00:39:57de cette carte,
00:39:58pardon pour cette imprécision,
00:39:59du côté du Liban,
00:40:00à Beyrouth précisément.
00:40:01Jérémy Trottin,
00:40:02l'une des équipes de BFM
00:40:04sur le terrain.
00:40:05Les bombardements israéliens
00:40:06se poursuivent
00:40:07sur toute une partie du Liban.
00:40:09Et on a franchi
00:40:10aujourd'hui, Jérémy,
00:40:11le seuil des mille morts
00:40:13depuis le début de la guerre.
00:40:16Oui, on a l'impression
00:40:17que chaque jour qui passe,
00:40:18voit le Liban
00:40:19s'enfoncer un peu plus
00:40:20dans la guerre.
00:40:21Hier, ici à Beyrouth,
00:40:22tous les habitants,
00:40:23quel que soit leur âge,
00:40:24leur métier,
00:40:25qu'ils soient riches ou pauvres,
00:40:26tous se sont réveillés
00:40:27à la même heure,
00:40:285h23,
00:40:29heure à laquelle
00:40:29un missile israélien
00:40:30est venu pulvériser
00:40:31un immeuble résidentiel
00:40:33d'une douzaine d'étages
00:40:34en plein cœur de la ville.
00:40:35Et l'explosion
00:40:36a vraiment été entendue
00:40:37dans toute la région de Beyrouth.
00:40:38Et aujourd'hui,
00:40:39les habitants de Beyrouth,
00:40:40lorsqu'ils ont regardé
00:40:40leur téléphone ce matin,
00:40:42ils ont effectivement
00:40:43appris ce chiffre,
00:40:44le bilan
00:40:45qui a dépassé
00:40:46les 1000 morts,
00:40:48dont une centaine d'enfants
00:40:50depuis le début de la guerre
00:40:51entre Hezbollah et Israël.
00:40:53Alors Israël
00:40:53continue son offensive,
00:40:55évidemment.
00:40:56L'armée israélienne
00:40:57prévient régulièrement
00:40:58lorsqu'elle va cibler
00:40:59des bâtiments
00:41:00pour minimiser
00:41:01le nombre de victimes,
00:41:02des bâtiments
00:41:02qu'elle attribue au Hezbollah.
00:41:03Mais aujourd'hui,
00:41:04l'armée israélienne
00:41:05a franchi un cas
00:41:06puisqu'elle pylône
00:41:06désormais les infrastructures
00:41:08civiles,
00:41:08notamment des ponts,
00:41:09les ponts qui enjambent
00:41:10le fameux fleuve Litanie
00:41:11dont on vous parle,
00:41:12qui entre guillemets
00:41:13coupe le Liban en deux
00:41:14et sépare la zone sud
00:41:15que l'armée israélienne
00:41:16cherche à évacuer
00:41:17pour créer une zone tampon
00:41:18du reste du pays.
00:41:20Et aujourd'hui,
00:41:20on a signalé
00:41:21un journaliste
00:41:22qui a été blessé,
00:41:23qui se trouve à proximité
00:41:24d'un pont
00:41:24qui a été ciblé.
00:41:26Et donc,
00:41:26l'armée israélienne
00:41:27poursuit son offensive
00:41:28avec notamment
00:41:29ces infrastructures civiles,
00:41:30des ponts pulvérisés
00:41:32aujourd'hui.
00:41:32Jérémy Normand,
00:41:33Joao Alankara,
00:41:34Beyrouth pour BFM,
00:41:35Bernard Guetta,
00:41:36elle peut aller jusqu'où
00:41:37cette offensive
00:41:38de l'armée israélienne ?
00:41:39On a compris
00:41:40les différentes phases
00:41:41depuis le début,
00:41:42y compris avec des frappes
00:41:43présentées comme extrêmement
00:41:44ciblées sur des appartements,
00:41:46sur des immeubles
00:41:47de Beyrouth.
00:41:49On a compris
00:41:50qu'il y avait deux guerres
00:41:50en même temps,
00:41:51celle en Iran,
00:41:51celle au Liban.
00:41:51Il s'agit dans l'esprit
00:41:53des Israéliens
00:41:55de liquider
00:41:56au sens absolument
00:41:57propre du terme
00:41:59tous les militants
00:42:00du Hezbollah
00:42:01ou en tout cas
00:42:02le plus grand nombre
00:42:03possible de militants
00:42:04et évidemment
00:42:06de dirigeants
00:42:06du Hezbollah.
00:42:07Et c'est pour ça
00:42:08qu'ils frappent ici
00:42:09des appartements,
00:42:11là des immeubles,
00:42:12etc.
00:42:13Et évidemment,
00:42:14on peut l'imaginer
00:42:16parce que c'est absolument
00:42:17inévitable
00:42:18qu'il y a des frappes
00:42:20qui sont totalement
00:42:21injustifiées
00:42:22et qui ne visent pas
00:42:23le Hezbollah.
00:42:24Mais
00:42:27aujourd'hui,
00:42:28les Israéliens
00:42:29ne veulent pas négocier
00:42:30avec le gouvernement
00:42:31libanais,
00:42:32c'est très clair.
00:42:32C'est l'un des objets
00:42:33de la visite du ministre
00:42:33des Affaires étrangères
00:42:34français,
00:42:35M. Barraud,
00:42:36en ce moment.
00:42:36Les Israéliens le refusent
00:42:38pour l'instant
00:42:39parce qu'ils disent
00:42:40laissez-nous
00:42:41liquider le Hezbollah
00:42:42et ensuite
00:42:43nous négocierons
00:42:44avec le gouvernement
00:42:45libanais.
00:42:46Il faudrait que
00:42:47ces négociations
00:42:47s'ouvrent le plus
00:42:48rapidement possible,
00:42:49c'est évident,
00:42:50c'est une nécessité.
00:42:51Elsa Vidal,
00:42:52des discussions
00:42:53directes
00:42:54libanais
00:42:55israéliens,
00:42:56ça vous semble
00:42:57possible ?
00:42:59À l'heure actuelle,
00:43:00je pense que
00:43:00ce serait très
00:43:01difficile,
00:43:02mais ce qui est
00:43:02le plus terrible
00:43:03peut-être dans ce
00:43:05calendrier,
00:43:06dans cette guerre
00:43:06en ce qui concerne
00:43:07le Liban,
00:43:08c'est qu'il y avait eu,
00:43:09après une crise
00:43:10très difficile
00:43:11de plusieurs années,
00:43:12l'établissement
00:43:12d'un gouvernement
00:43:13qui avait prévu
00:43:14avec l'aide de la France
00:43:15le désarmement
00:43:15des milices du Hezbollah
00:43:16et qui est arrivée,
00:43:18cette guerre arrive
00:43:19au moment
00:43:19où on allait pouvoir
00:43:20lancer
00:43:20ce mouvement
00:43:22très important
00:43:23pour la stabilité
00:43:24du pays.
00:43:24Et là,
00:43:25on est en droit
00:43:25de s'inquiéter
00:43:26pour le futur
00:43:27de l'Iran.
00:43:27Le Hezbollah,
00:43:28comme vous le savez,
00:43:29a repris
00:43:31les frappes
00:43:31contre le nord
00:43:32d'Israël
00:43:33pour,
00:43:34sous les ordres
00:43:35de l'Iran,
00:43:36qui lui a dit
00:43:38mettez camarades,
00:43:41vous ouvrez
00:43:42un nouveau front.
00:43:43Didier François,
00:43:44qu'est-ce qu'on sait
00:43:45aujourd'hui
00:43:45de ce qui reste
00:43:46du Hezbollah
00:43:48avant la guerre
00:43:49et après
00:43:5019 jours de guerre ?
00:43:50Est-ce qu'on a
00:43:51une idée précise
00:43:51du nombre
00:43:52de personnes,
00:43:53du nombre
00:43:54de soldats
00:43:55et de son armement ?
00:43:56Alors,
00:43:57non.
00:43:58Enfin,
00:43:58pas moi en tout cas.
00:44:00Peut-être que
00:44:01les Israéliens le savent,
00:44:01mais je ne pense pas
00:44:02non plus exactement.
00:44:04On sait que,
00:44:06on sait ce qu'on voit,
00:44:07c'est-à-dire que
00:44:09après la guerre
00:44:10de l'année dernière,
00:44:11ils avaient accepté
00:44:12le cessez-le-feu
00:44:13parce qu'ils n'en pouvaient plus.
00:44:14Et on se rappelle aussi
00:44:15que,
00:44:16donc ils avaient accepté
00:44:17normalement
00:44:18de se désarmer
00:44:18et de se retirer
00:44:19au nord
00:44:20de la rivière Litanie.
00:44:22Ce qu'ils n'ont pas fait.
00:44:24En contraire,
00:44:25ils ont même...
00:44:26On savait aussi
00:44:27qu'ils n'étaient pas
00:44:27vraiment capables
00:44:28de faire grand-chose
00:44:28parce qu'ils n'avaient
00:44:29même pas été capables.
00:44:30Alors que là,
00:44:30ils viennent de riposter
00:44:32pour l'assassinat
00:44:33du guide suprême iranien.
00:44:34Ils n'avaient même pas
00:44:35été foutus de riposter
00:44:36pour l'assassinat
00:44:36de leur propre chef
00:44:37qui était
00:44:37Hassan Nasrallah.
00:44:38donc ils n'étaient
00:44:39quand même pas
00:44:39en très très bon état.
00:44:41Mais de toute évidence,
00:44:44ils ont...
00:44:44Voilà,
00:44:44ils avaient reconstitué
00:44:45une partie
00:44:46de leur capacité.
00:44:47Pour l'instant,
00:44:47on ne les a pas vus
00:44:48tirer trop de missiles
00:44:49longue distance.
00:44:50On pense qu'ils en ont
00:44:51encore dans le nord
00:44:52de l'Iran.
00:44:53Ils utilisent essentiellement
00:44:54de la roquette
00:44:54de 122 et de 220
00:44:57qui suffisent
00:44:57à faire du dégâts
00:44:58mais qui ne peuvent pas
00:44:58tirer très loin.
00:44:59C'est pour ça que
00:44:59les Israéliens veulent
00:45:00essayer de les repousser
00:45:01à 45 kilomètres
00:45:04de derrière.
00:45:05On les voit capables
00:45:06de résister encore
00:45:07à l'offensive israélienne
00:45:09sur leur position avancée
00:45:10avec quelques forces
00:45:11anti-chars
00:45:12qui sont en ce moment
00:45:13prises à partie
00:45:14à 5 kilomètres
00:45:15de la frontière.
00:45:16On ne sait pas
00:45:17combien de temps
00:45:17ils vont être capables
00:45:18de tenir
00:45:18parce que ce n'est
00:45:19quand même pas non plus.
00:45:20Rappelez-vous,
00:45:20quand l'année dernière
00:45:21ils avaient décidé
00:45:22de rentrer en conflit
00:45:25avec les Israéliens,
00:45:26il y avait quand même
00:45:2740 000 Israéliens
00:45:28dans le nord du pays
00:45:29qui avaient été obligés
00:45:29de partir pendant
00:45:30plusieurs mois
00:45:31et que tout le nord du pays
00:45:32n'était plus vivable
00:45:33en Israël.
00:45:34Là, ce n'est pas
00:45:34le cas,
00:45:35il n'y a personne
00:45:35qui a été évacué.
00:45:36En 2008,
00:45:37ça avait été la même chose.
00:45:38Donc vous voyez bien
00:45:39que, attention,
00:45:39je pense qu'ils ont
00:45:41des capacités de nuisance
00:45:42mais que leur capacité
00:45:44à tenir une guerre longue
00:45:45contre Israël
00:45:47qui a l'air en plus
00:45:47très déterminé
00:45:48avec 4 divisions,
00:45:49ils vont quand même manger.
00:45:50On va repartir à présent
00:45:51sur le terrain
00:45:52comme on le fait chaque jour
00:45:53depuis le début
00:45:53de ce conflit
00:45:54sur cette antenne
00:45:56direction le Qatar,
00:45:57le géant mondial
00:45:57de l'énergie
00:45:58qui tremble en ce moment
00:45:59pour son pétrole
00:46:00et pour son gaz
00:46:01après cette série d'attaques
00:46:02de l'Iran
00:46:03sur ces infrastructures
00:46:05énergétiques.
00:46:06Une partie de la production
00:46:06a dû être stoppée net.
00:46:08Boris Karlamov,
00:46:09vous êtes sur place
00:46:09avec Marc Gossev.
00:46:11Et ce que dit le Qatar
00:46:12aujourd'hui,
00:46:12c'est qu'on sait déjà
00:46:13qu'il faudra des années
00:46:14pour reprendre
00:46:15une production normale.
00:46:19Absolument.
00:46:20Entre 3 et 5 ans,
00:46:21déclaration du PDG
00:46:23de la compagnie Qatar Energy
00:46:24à nos confrères
00:46:25de Reuters.
00:46:26Ce soir,
00:46:27le Qatar prévient
00:46:28que cette attaque iranienne,
00:46:30cette double attaque iranienne
00:46:32sur le complexe gazé
00:46:33de Ras Lafane
00:46:34a de lourdes répercussions
00:46:36sur l'approvisionnement
00:46:37énergétique mondial.
00:46:39Des frappes
00:46:40qui font craindre aujourd'hui
00:46:41une escalade des tensions
00:46:42dans ces pays des golfes.
00:46:44Je vous propose justement
00:46:45d'écouter l'ambassadeur
00:46:47de France au Qatar,
00:46:48Arnaud Pécheux,
00:46:49que nous avons pu rencontrer
00:46:50cet après-midi
00:46:51avec Marc Gossev.
00:46:53L'escalade,
00:46:55en réalité,
00:46:56nous la craignons
00:46:56depuis le début.
00:46:57Nous considérons
00:46:58qu'il n'y a pas
00:46:59de solution militaire,
00:47:01qu'il n'y a de solution
00:47:02que politique et diplomatique
00:47:04et que la manière
00:47:05dont les opérations militaires
00:47:07sont conduites actuellement,
00:47:08sans but politique clair,
00:47:12fait courir à la région
00:47:14un risque d'escalade
00:47:15et de chaos.
00:47:17Et toujours concernant
00:47:18cette raffinerie,
00:47:20cette installation gazière
00:47:22de Ras Lafane,
00:47:23le PDG de cette même compagnie
00:47:26Qatar Énergie
00:47:27indique que les attaques
00:47:28iraniennes contre le Qatar
00:47:30ont endommagé
00:47:31des installations
00:47:31qui produisent 17%
00:47:33de la capacité d'exportation
00:47:35de gaz naturel liquifié
00:47:36de la compagnie.
00:47:37Et donc,
00:47:38ce délai de 3 à 5 ans
00:47:39pour tenter d'avoir
00:47:40un retour à la normale,
00:47:42c'est pour vous montrer,
00:47:43pour vous prouver
00:47:44l'importance
00:47:45sur le fonctionnement
00:47:47que ces frappes iraniennes
00:47:48ont eu,
00:47:49pénalisant sans doute
00:47:50plusieurs parties
00:47:52de cette région
00:47:53concernant le gaz
00:47:54puisque ce site
00:47:55est le plus important
00:47:56site au monde
00:47:57d'exportation
00:47:58de gaz liquifié.
00:48:01Boris Margot,
00:48:01merci à tous les deux.
00:48:02Le pétrole
00:48:04et le gaz
00:48:05du Qatar
00:48:05et d'autres pays
00:48:06donc du Golfe
00:48:07visés désormais
00:48:08par l'Iran,
00:48:09Bernard Guetta,
00:48:10on voit bien
00:48:11le ruissellement mondial
00:48:12ces derniers jours,
00:48:13ces dernières heures
00:48:13sur les marchés.
00:48:14Je rappelais tout à l'heure
00:48:15le prix du gaz
00:48:15qui prend plus de 30%
00:48:17en une journée,
00:48:17le pétrole
00:48:18qui est aux alentours
00:48:19de 110 dollars
00:48:20le baril,
00:48:21ça c'est la stratégie
00:48:22de l'Iran.
00:48:22C'est-à-dire...
00:48:23C'est la stratégie
00:48:23de l'Iran,
00:48:24c'est l'ambition
00:48:25de l'Iran
00:48:26parce qu'ils se disent
00:48:28si la situation
00:48:29économique mondiale
00:48:30se dégrade encore,
00:48:33si les bourses
00:48:33commencent à baisser,
00:48:35si réellement
00:48:36le cours du pétrole,
00:48:37le gaz c'est déjà fait,
00:48:39enfin c'est vraiment en cours,
00:48:40mais si le cours du pétrole
00:48:42ne monte pas à 110
00:48:43mais à 150,
00:48:45à ce moment-là
00:48:45il y aura une telle panique
00:48:47dans les capitales occidentales
00:48:49et dans les milieux d'affaires
00:48:51qu'il y aura
00:48:52une pression formidable
00:48:54sur Trump
00:48:55pour qu'il arrête.
00:48:57C'est le jeu
00:48:57justement.
00:48:58On se souvient
00:48:58qu'il y a quelques jours
00:48:59Donald Trump a pris la parole
00:49:00pour dire
00:49:00la guerre est quasiment finie,
00:49:01ça a immédiatement calmé
00:49:04les...
00:49:04Absolument.
00:49:05Enfin, fait descendre
00:49:06le cours du pétrole
00:49:07mais est-ce qu'il peut continuer
00:49:08à tous les trois jours
00:49:08à dire la guerre est finie
00:49:09pour que le pétrole
00:49:10continue à jouer au yo-yo ?
00:49:12Non, il ne peut pas faire ça
00:49:13mais en revanche,
00:49:14il peut quand même
00:49:15un peu calmer
00:49:15à chaque fois,
00:49:16un tout petit peu
00:49:17à chaque fois
00:49:18de moins en moins.
00:49:18Il y a un moment
00:49:19où on risque de ne plus y croire.
00:49:23Il y a un moment
00:49:24combien de temps
00:49:25les Iraniens tiendront ?
00:49:27Il y a
00:49:28ces deux courses
00:49:30en même temps,
00:49:31parallèles.
00:49:31Combien de temps
00:49:32les Iraniens tiendront ?
00:49:33Moi, je ne suis pas certain
00:49:35qu'ils puissent tenir
00:49:36jusqu'au mois d'août.
00:49:37Elzabeth.
00:49:38Il y a quelque chose
00:49:39dans cette déclaration
00:49:40de Trump qui dit
00:49:41la guerre est bientôt finie,
00:49:43la guerre est bientôt finie
00:49:44qui me rappelle moi
00:49:44l'opération,
00:49:46les discours politiques
00:49:47sur l'opération en Irak
00:49:48parce qu'elle commence
00:49:49en mars 2003,
00:49:50en mai 2003,
00:49:51on entend dire
00:49:52Bush,
00:49:53c'est fini,
00:49:53les grosses opérations
00:49:54c'est fini
00:49:55et on ne se retire
00:49:56que huit ans plus tard.
00:49:57Donc, il y a des annonces
00:49:59de fin de guerre
00:50:00dont il faut se méfier.
00:50:02Merci beaucoup
00:50:03à tous les quatre.
00:50:04Merci beaucoup
00:50:04d'être venus ce soir
00:50:05sur le plateau
00:50:06de 60 Minutes.
00:50:07On va reparler
00:50:08évidemment de la situation
00:50:09au Moyen-Orient
00:50:09dans un instant
00:50:10avec notre invité,
00:50:11c'est le numéro 2
00:50:11des Républicains
00:50:12et députés européens.
00:50:13Je crois que vous connaissez
00:50:14un peu Bernard Guetta,
00:50:15c'est François-Xavier Bellamy
00:50:16qui arrive
00:50:17et je crois que vous vous croisez
00:50:18sur les bancs de Strasbourg
00:50:19ou de Bruxelles.
00:50:21On va d'abord écouter
00:50:22ce qu'a dit aujourd'hui
00:50:23Emmanuel Macron
00:50:24au sujet de cette guerre
00:50:26et de ses derniers développements.
00:50:28Il y a eu l'occasion
00:50:29d'échanger avec l'émir du Qatar
00:50:31qui a été directement frappé
00:50:33et des capacités
00:50:34de production de gaz
00:50:35ont été frappées.
00:50:36Plusieurs autres pays du Golfe
00:50:38ont été frappés
00:50:39pour la première fois
00:50:40sur leur capacité de production
00:50:42de la même manière
00:50:43que l'Iran avait été frappé
00:50:44le matin.
00:50:45Cette escalade
00:50:46est inconsidérée.
00:50:47J'ai pu hier ensuite
00:50:48parler avec le président Trump
00:50:51et il a dans la nuit
00:50:53lui-même appelé
00:50:54à cesser
00:50:56toutes ces bombardements
00:50:57et ces attaques
00:50:57contre les infrastructures civiles.
00:50:59Gaz, pétrole
00:51:01mais aussi eau.
00:51:02Bonsoir François-Xavier Bellamy.
00:51:04Bonsoir.
00:51:04Vous venez d'entendre
00:51:05les mots du chef de l'État.
00:51:06Vous suivez également
00:51:07comme nous
00:51:07la situation
00:51:08ces frappes de l'Iran
00:51:09contre des sites gaziers
00:51:11pétroliers
00:51:11s'est envolé des cours
00:51:12du pétrole et du gaz
00:51:13un peu partout sur la planète.
00:51:15Très simplement
00:51:16est-ce que vous êtes inquiet ?
00:51:17Bien sûr.
00:51:18L'inquiétude est immense
00:51:19parce qu'on voit
00:51:19que le régime iranien
00:51:20qui est un régime
00:51:22qui a montré
00:51:22depuis longtemps
00:51:23qu'il était prêt à tout
00:51:24y compris au pire
00:51:25pour survivre.
00:51:26Ce régime aujourd'hui
00:51:28est rentré
00:51:28dans une phase de destruction
00:51:30partout autour de lui
00:51:31y compris des pays du Golfe
00:51:34auxquels il s'attaque maintenant
00:51:35pour pouvoir
00:51:36asphyxier l'économie mondiale.
00:51:38On rappelait tout à l'heure
00:51:38ce qui a déclenché
00:51:39cette nouvelle escalade
00:51:40ce sont des tirs israéliens
00:51:41contre un champ gazier iranien.
00:51:44Donald Trump ce soir
00:51:45recommande
00:51:46demande à son allié israélien
00:51:48d'arrêter de frapper
00:51:48ces sites
00:51:50d'arrêter de frapper le pétrole
00:51:51d'arrêter de frapper le gaz.
00:51:52La France par la voix
00:51:53d'Emmanuel Macron
00:51:54également demande un moratoire
00:51:55sur ces frappes
00:51:55des deux côtés.
00:51:56Vous le soutenez ?
00:51:57Oui je pense que c'est
00:51:59dans l'idéal
00:52:00parce que c'est très difficile
00:52:01en réalité de négocier
00:52:02avec un régime
00:52:02qui je le redis
00:52:03est prêt à tout
00:52:04mais il serait idéal
00:52:05qu'en effet
00:52:05les circuits de l'énergie mondiale
00:52:07ne soient pas touchés
00:52:08et notre devoir
00:52:09c'est de tout faire
00:52:09pour que l'économie
00:52:11de nos pays
00:52:11ne soit pas détruite
00:52:13par cette situation.
00:52:15Notre devoir
00:52:15c'est aussi
00:52:16parce que nous n'avons
00:52:17il faut le reconnaître
00:52:18pas la main
00:52:18sur cette situation mondiale
00:52:20mais d'intervenir
00:52:21là où nous le pouvons
00:52:22pour soutenir
00:52:23ceux qui luttent
00:52:23contre ce régime iranien
00:52:25et moi je pense
00:52:25à tous les pays
00:52:26tous les peuples
00:52:27qui sont autour de l'Iran
00:52:28et qui sont souvent
00:52:29depuis très longtemps
00:52:30les victimes de ce régime
00:52:32je pense par exemple
00:52:32au Liban
00:52:33je suis très préoccupé
00:52:35par la situation au Liban
00:52:36que nous suivons
00:52:37de très près
00:52:38ce matin j'étais avec
00:52:39les chefs d'état
00:52:40et de gouvernement
00:52:41de droite en Europe
00:52:42avec Bruno Retailleau
00:52:43pour échanger
00:52:43sur la situation
00:52:44et nous voulons
00:52:45contribuer
00:52:46au désarmement
00:52:47du Hezbollah
00:52:48qui est la milice iranienne
00:52:49qui depuis des décennies
00:52:51maintenant
00:52:51met en danger
00:52:52le Liban
00:52:53et détruit sa souveraineté
00:52:54et sa liberté
00:52:55le Liban où se trouve
00:52:56aujourd'hui
00:52:56le patron du quai d'Orsay
00:52:58Jean-Noël Barraud
00:52:59c'est qu'Emmanuel Macron
00:52:59on l'a entendu
00:53:00il y a quelques instants
00:53:00on multiplie aussi
00:53:01les initiatives diplomatiques
00:53:04est-ce qu'au-delà
00:53:05des désaccords
00:53:06que vous avez avec lui
00:53:07vous dites
00:53:08il est à la hauteur
00:53:09de ce moment difficile
00:53:11où chaque décision
00:53:13peut avoir
00:53:14de très lourdes conséquences
00:53:15ou est-ce que vous trouvez
00:53:16que la position de la France
00:53:17n'est pas la bonne ?
00:53:18L'essentiel
00:53:18est ce qui se joue
00:53:19certainement en coulisses
00:53:20et donc d'une certaine manière
00:53:22il est difficile de juger
00:53:23l'action qui est menée aujourd'hui
00:53:24je crois que
00:53:25en tous les cas
00:53:26notre devoir
00:53:27c'est je le redis
00:53:28d'agir là où nous le pouvons
00:53:29et malheureusement
00:53:30dans le passé
00:53:31la position du gouvernement français
00:53:33à l'égard par exemple
00:53:34du Hezbollah au Liban
00:53:36c'est le moins qu'on puisse dire
00:53:38pas toujours été très clair
00:53:39c'est-à-dire qu'on a été trop complaisants ?
00:53:40Bien sûr
00:53:40le président de la République
00:53:42a directement soutenu
00:53:43le candidat
00:53:44à la présidentielle au Liban
00:53:45qui était le candidat
00:53:47du Hezbollah
00:53:47le candidat de Hassan Nasrallah
00:53:49donc il y a eu malheureusement
00:53:51pendant longtemps
00:53:51une forme de très grande naïveté
00:53:53le candidat du Hezbollah ?
00:53:54Oui bien sûr
00:53:55il y a quelques années
00:53:55c'est terrible de le reconnaître
00:53:57aujourd'hui
00:53:57et malheureusement
00:53:58pendant longtemps
00:53:59la France a expliqué
00:54:00au peuple libanais
00:54:01que le Hezbollah
00:54:02faisait partie du paysage
00:54:03et qu'il allait falloir faire avec
00:54:05moi je crois
00:54:05j'ai toujours cru
00:54:06et plus que jamais
00:54:07je pense le contraire
00:54:08notre devoir maintenant
00:54:09c'est de tout faire
00:54:10et la France peut y contribuer
00:54:12pour le coup
00:54:12autant c'est difficile d'imaginer
00:54:13que nous ayons la main
00:54:14sur la situation globale
00:54:15autant la France au Liban
00:54:16et c'est sa responsabilité
00:54:18d'y contribuer spécifiquement
00:54:21peut agir
00:54:22pour désarmer
00:54:23le Hezbollah
00:54:23qui est le premier danger
00:54:25pour le peuple libanais
00:54:26vous avez montré
00:54:27tout à l'heure
00:54:27les images du Liban bombardé
00:54:28le Liban était en paix
00:54:29même après le début
00:54:30de la guerre en Iran
00:54:31jusqu'à ce que le Hezbollah
00:54:33ne décide
00:54:33d'attaquer Israël
00:54:35pour lancer
00:54:36le Liban
00:54:37tout entier
00:54:37dans son propre suicide
00:54:38est-ce que vous faites partie
00:54:39de ceux qui disent
00:54:40il faudra à un moment
00:54:42aller sécuriser
00:54:43le détroit d'Hormuz
00:54:44la question étant
00:54:44le moment
00:54:45mais est-ce que vous dites
00:54:46il faudra y aller
00:54:47ou est-ce que vous dites
00:54:48comme certains
00:54:49cette guerre n'est pas la nôtre
00:54:50nous n'avons pas
00:54:51à aller faire prendre
00:54:52des risques
00:54:53à nos militaires
00:54:54à envoyer la marine là-bas
00:54:56parce que c'est Donald Trump
00:54:57et c'est Benjamin Netanyahou
00:54:59qui l'ont déclenché
00:54:59nous n'avons pas
00:55:00à assumer les conséquences
00:55:01d'une guerre
00:55:02que nous avons nous-mêmes
00:55:02déclenchée
00:55:03d'une manière générale
00:55:04mais le détroit d'Hormuz
00:55:06le détroit d'Hormuz
00:55:06c'est notre approvisionnement énergétique
00:55:09c'est notre sécurité
00:55:10c'est donc aussi
00:55:11nos intérêts
00:55:12qui sont en jeu
00:55:13et moi je crois
00:55:14que le président de la République
00:55:15a eu raison
00:55:16vous me demandiez
00:55:16comment j'évaluais son action
00:55:18je suis encore une fois
00:55:19bien peu capable
00:55:20d'estimer la totalité
00:55:21du paysage
00:55:22mais je crois qu'il a eu raison
00:55:23d'envoyer nos forces armées
00:55:25et notamment
00:55:25d'envoyer le porte-avions
00:55:27le Charles de Gaulle
00:55:27tout près du théâtre
00:55:29tout près du théâtre d'opération
00:55:30pour pouvoir être
00:55:31prêt à se déployer
00:55:33en cas de besoin
00:55:34sur la zone
00:55:35il y a la zone de guerre
00:55:36et il y a ce qui se passe en France
00:55:37l'envolée des prix
00:55:38des carburants
00:55:39pour l'instant
00:55:40probablement ceux du gaz
00:55:41également
00:55:42à partir du mois de mai
00:55:43quand les prix vont être réévalués
00:55:45vous entendez le gouvernement
00:55:46qui dit
00:55:46on n'a pas les moyens
00:55:47on n'a pas les moyens
00:55:48de baisser les taxes
00:55:49sur les carburants
00:55:49les finances
00:55:50ne nous le permettraient pas
00:55:52sur ce point là
00:55:52vous êtes aligné
00:55:54vous êtes sur la même position
00:55:55vous dites tant pis
00:55:56continuons à creuser la dette
00:55:57on se demande bien pourquoi
00:55:58non non
00:55:59on n'a pas les moyens aujourd'hui
00:56:00pourquoi ?
00:56:01parce que précisément
00:56:02la France
00:56:02pendant des périodes
00:56:03où tout allait bien
00:56:04et où l'économie mondiale
00:56:06était infiniment plus favorable
00:56:08la France a continué
00:56:09de s'endetter
00:56:09d'une manière
00:56:10totalement irresponsable
00:56:11et ce sont les mêmes dirigeants
00:56:12qui étaient
00:56:13à l'époque aux affaires
00:56:14qui nous expliquent aujourd'hui
00:56:15qu'on ne peut rien faire
00:56:16ce sont les mêmes dirigeants
00:56:17qui ont contribué
00:56:18à détruire les marges de manœuvre
00:56:19on nous aurions besoin aujourd'hui
00:56:21on ne vous entendra pas
00:56:21nous joindre aux voix
00:56:22du RN
00:56:23ou des insoumis
00:56:24ou d'une partie
00:56:25du reste de la gauche
00:56:26pour dire
00:56:26il faut un geste
00:56:28sur les carburants par exemple
00:56:29mais ne soyons pas démagogues
00:56:30encore une fois
00:56:30nous n'avons pas
00:56:31les milliards
00:56:32voire les dizaines
00:56:33de milliards d'euros
00:56:33que représenterait
00:56:34le fait de baisser massivement
00:56:36la fiscalité
00:56:36sur l'énergie
00:56:37aujourd'hui
00:56:38en revanche
00:56:38il faut un geste
00:56:39sur les moins riches
00:56:41sur certains foyers
00:56:42ou sur ceux qui ont
00:56:42par exemple
00:56:43absolument besoin
00:56:44de leur voiture
00:56:44mais d'abord
00:56:46certainement
00:56:47il faut faire en sorte
00:56:47que l'État
00:56:48ça c'est très important
00:56:49ne s'enrichisse pas
00:56:50sur la crise
00:56:50ça ne veut pas dire
00:56:52pour autant
00:56:52qu'il faille baisser
00:56:54massivement la fiscalité
00:56:55parce que
00:56:55c'est très clair
00:56:56aujourd'hui
00:56:57nous n'avons pas
00:56:57les marges de manœuvre
00:56:58pour cela
00:56:59et tous ceux qui le prétendent
00:57:00sont en réalité
00:57:02manifestement
00:57:03démagogues
00:57:04dans les promesses
00:57:04qu'ils font aux français
00:57:05le sujet maintenant
00:57:06qui est clé
00:57:07encore une fois
00:57:07pour nous
00:57:08c'est comment est-ce
00:57:08qu'on améliore
00:57:09la résilience
00:57:10de notre économie
00:57:10et notamment
00:57:11par notre sécurité énergétique
00:57:12et là aussi
00:57:13je suis fier
00:57:14pour ma part
00:57:14qu'avec notre famille politique
00:57:16nous n'ayons jamais
00:57:17cessé de défendre
00:57:18notre filière nucléaire
00:57:19qui est la garantie
00:57:20pour pouvoir
00:57:21se prémunir
00:57:22des chocs futurs
00:57:23face à de telles
00:57:24situations mondiales
00:57:25aujourd'hui
00:57:26notre devoir
00:57:26c'est d'électrifier
00:57:27le plus possible
00:57:28notre industrie
00:57:29notre consommation
00:57:30d'énergie courante
00:57:31parce que c'est cela
00:57:32qui nous permettra
00:57:33de devenir demain
00:57:33plus autonomes
00:57:34et moins susceptibles
00:57:35d'être frappés
00:57:36par des situations
00:57:37comme celles-là
00:57:37François-Xavier Bellamy
00:57:38Raphaël Grabli
00:57:38va nous rejoindre à présent
00:57:40vous savez qu'on est à trois jours
00:57:41je crois que ça ne vous a pas échappé
00:57:42du second tour
00:57:44des élections municipales
00:57:45bonsoir
00:57:46Raphaël
00:57:46la question des alliances
00:57:47à dominer la campagne
00:57:49d'entre deux tours
00:57:49que ce soit les alliances
00:57:50avec le Rassemblement National
00:57:52ou avec LFI
00:57:54elle agite la campagne
00:57:55elle déchire
00:57:56les républicains
00:57:56dénoncent les accords
00:57:58de la honte
00:57:58conclus entre socialistes
00:57:59écologistes
00:58:00et insoumis
00:58:01on va commencer par la gauche
00:58:03qu'est-ce que ça donne
00:58:03chez les responsables politiques
00:58:05et puis chez les électeurs aussi
00:58:06on peut parler de division totale
00:58:08côté parti socialiste
00:58:10avec d'un côté justement
00:58:11la position d'Olivier Faure
00:58:12le premier secréteur
00:58:13qui assume ses alliances locales
00:58:15PS, LFI
00:58:16par exemple à Toulouse
00:58:17où les deux listes
00:58:18se sont regroupées
00:58:19derrière François Picmal
00:58:21le candidat insoumis
00:58:22on voit la citation
00:58:23d'Olivier Faure
00:58:24si j'étais habitant à Toulouse
00:58:25je voterais François Picmal
00:58:27c'est ce qu'il disait
00:58:28lundi soir
00:58:29ça n'a pas dû beaucoup plaire
00:58:30à son ancien patron
00:58:31François Hollande
00:58:32qui demandait
00:58:33le matin même
00:58:34de faire exactement l'inverse
00:58:36la clarté
00:58:36c'est de ne pas faire
00:58:37d'alliance avec LFI
00:58:38un avis partagé aussi
00:58:40par Jérôme Gage
00:58:41autre figure du PS
00:58:43qui parle de Gaudi
00:58:44d'Olivier Faure
00:58:45et de masochisme
00:58:46et cette fracture
00:58:47on la retrouve
00:58:48chez les sympathisants
00:58:49PS avec le sondage
00:58:50et là pour BFM TV
00:58:52Ah oui c'est 50-50
00:58:53Exactement
00:58:54le résultat
00:58:54il est sans appel
00:58:5550-50
00:58:56la moitié est favorable
00:58:57aux alliances PS-LFI
00:58:59la moitié est opposée
00:59:00fracture à la tête du parti
00:59:01et fracture chez les sympathisants
00:59:04pardon je vous ai coupé
00:59:05la question elle est bien posée
00:59:06pour des alliances locales
00:59:07la question était sur les municipales
00:59:08pas sur la présidentielle
00:59:10si on regarde à droite
00:59:11dans le camp de monsieur
00:59:11aucune alliance n'est locale
00:59:12monsieur Faure avait dit
00:59:13qu'il n'y aurait pas
00:59:14d'alliance nationale
00:59:15la vérité c'est qu'aujourd'hui
00:59:16il soutient des alliances
00:59:17qui se multiplient partout en France
00:59:19avec de toute évidence
00:59:20vous l'avez rappelé
00:59:21avec sa bénédiction
00:59:22et donc le PS aujourd'hui
00:59:24est en train de perdre son âme
00:59:25parce que si les sympathisants
00:59:27socialistes sont divisés
00:59:28les français eux
00:59:29dans une écrasante majorité
00:59:30sont hostiles à ces alliances
00:59:32et ils ont raison de l'être
00:59:33parce que cette trahison
00:59:34cette trahison de la promesse
00:59:36qu'avait faite Olivier Faure lui-même
00:59:38cette trahison de ce que disait
00:59:40le bureau national du parti socialiste
00:59:41il y a deux semaines
00:59:42qui considérait que Jean-Luc Mélenchon
00:59:43s'était plongé dans l'antisémitisme
00:59:45le plus dangereux
00:59:46cette trahison là
00:59:47elle n'est pas prête de passer
00:59:49et elle restera comme une tâche
00:59:50indélébile sur l'histoire
00:59:51de notre démocratie
00:59:52on regarde la droite
00:59:53avec joie
00:59:53Raphaël
00:59:54alors à droite
00:59:55la situation elle est
00:59:56en apparence
00:59:57beaucoup plus claire
00:59:58chez LR
00:59:59les alliances avec le RN
01:00:00c'est interdit
01:00:00vous vous alliez avec le RN
01:00:02vous êtes exclu du parti
01:00:04mais il y a quand même
01:00:05une fracture
01:00:05chez LR
01:00:06entre le parti
01:00:07et ses sympathisants
01:00:09qui ne sont pas forcément
01:00:10sur cette ligne
01:00:11et qui ne sont pas contre
01:00:12des alliances avec le RN
01:00:14toujours je précise
01:00:15un marque
01:00:15au municipal
01:00:16au second tour
01:00:17par exemple
01:00:18ce sondage Ipsos
01:00:19de dimanche dernier
01:00:20que je voulais vous montrer
01:00:21presque deux tiers
01:00:22François-Xavier Bélami
01:00:2364%
01:00:25des sympathisants LR
01:00:26auraient approuvé
01:00:27une alliance LR-RN
01:00:29au second tour
01:00:29c'était même 72%
01:00:31dans un autre sondage
01:00:32vous êtes où ?
01:00:33vous êtes dans les 64
01:00:34ou dans les 36 ?
01:00:35vous ?
01:00:35aujourd'hui la situation
01:00:36c'est que
01:00:36en France
01:00:37on a entendu la consigne
01:00:39vous vous mettez dans les 64
01:00:40qui sont pour des alliances
01:00:41avec le RN
01:00:42ou dans les 36 ?
01:00:43est-ce que vous êtes minoritaire
01:00:45dans votre électorat ?
01:00:46non non moi je suis majoritaire
01:00:47je crois qu'il faut réunir
01:00:48tous les électeurs de droite
01:00:49et les réunir derrière
01:00:50les candidats de la droite
01:00:51qui sont aujourd'hui
01:00:52ceux qui peuvent permettre
01:00:53l'alternance
01:00:54non non non pas du tout
01:00:55c'est très concret
01:00:56prenez des cas concrets
01:00:58prenez Limoges
01:00:59prenez
01:01:02Nice ?
01:01:02mais alors à Nice
01:01:03pour le coup
01:01:04c'est deux candidats
01:01:05qui s'affrontent
01:01:06et qui viennent tous les deux
01:01:07du même camp politique
01:01:08à l'origine
01:01:09qui est parqué avec les clés du parti
01:01:10qui s'appelle Eric Ciotti
01:01:12qui s'est enfermé dans le bureau
01:01:13qui a rejoint Marine Le Pen
01:01:15il y en a un qui a quitté en 2017
01:01:16et l'autre qui a quitté en 2024
01:01:17ils sont tous les deux partis
01:01:19de notre famille politique
01:01:20alors je réexplique pour ceux qui auraient
01:01:20un peu raté la situation à Nice
01:01:22Bruno Retailleau
01:01:23Retailleau le patron des Républicains
01:01:25dit désormais qu'il ne soutient pas
01:01:27Christian Estrosi
01:01:28candidat Horizon
01:01:29donc parti de droite
01:01:31soutenu par LR
01:01:32pendant la campagne
01:01:34et désormais Bruno Retailleau dit
01:01:35je ne soutiens pas Christian Estrosi
01:01:37face à Eric Ciotti
01:01:38allié à Marine Le Pen
01:01:39vous vous soutenez qui à Nice ?
01:01:41mais Bruno Retailleau a eu parfaitement raison
01:01:43de dire qu'aujourd'hui il nous est impossible
01:01:45de soutenir un candidat
01:01:48qui a décidé
01:01:49parce qu'il panique manifestement
01:01:51à la veille de ce deuxième tour
01:01:52qui a décidé que tout était possible
01:01:54et qu'il n'y avait aucune limite
01:01:56qui aujourd'hui par exemple
01:01:59accepte le soutien
01:02:01et va chercher le soutien
01:02:02de l'ancien candidat
01:02:04du nouveau front populaire
01:02:06aux élections législatives à Nice
01:02:08en 2024
01:02:08c'est à dire
01:02:09ça vous le saviez déjà
01:02:10quand vous l'avez investi ?
01:02:11non non non
01:02:12c'est aujourd'hui qu'il annonce
01:02:13aujourd'hui il va chercher
01:02:14alors quand Bruno Retailleau
01:02:15dit ça hier
01:02:16il ne le sait pas
01:02:16mais il sait que la candidate
01:02:18de la gauche
01:02:19qui est au deuxième tour
01:02:20aujourd'hui à Nice
01:02:21a expliqué que
01:02:23Christian Estrosi
01:02:24lui avait promis
01:02:25monts et merveilles
01:02:26des présidences
01:02:27d'organismes
01:02:28la présidence de la commission
01:02:29des finances
01:02:29si elle acceptait
01:02:30de se retirer
01:02:31nous nous croyons à la clarté
01:02:33vous l'avez dit à l'instant
01:02:33nous croyons à la clarté
01:02:34et la clarté c'est que
01:02:35quand on est un candidat
01:02:36de droite
01:02:37et qu'on veut incarner la droite
01:02:38et qu'on veut incarner
01:02:39une gouvernance de droite
01:02:40à la tête d'une grande ville
01:02:41comme Nice
01:02:42on ne peut pas aller chercher
01:02:43ses alliés
01:02:44à l'extrême gauche
01:02:45aller chercher ses alliés
01:02:46si vous étiez électeur à Nice
01:02:47dimanche prochain
01:02:48vous feriez quoi ?
01:02:48mais les électeurs niçois
01:02:49et Bruno Retailleau l'a dit
01:02:50ils feront leur choix
01:02:52en leur âme et conscience
01:02:53mais Bruno Retailleau a eu raison
01:02:54il y a trois bulletins à Nice
01:02:55il y a trois bulletins
01:02:56il y a un bulletin
01:02:57pour la liste
01:02:57qui est arrivé en troisième position
01:02:59il y a un bulletin
01:02:59Christian Estrosi
01:03:00arrivé en deuxième position
01:03:01et il y a un bulletin
01:03:02Eric Ciotti
01:03:02vous avez soit trois bulletins
01:03:04soit un bulletin blanc
01:03:05soit vous restez à la maison
01:03:06je l'ai toujours dit
01:03:06et je l'ai dit
01:03:07y compris au sein
01:03:08de mon propre parti
01:03:08à Nice
01:03:09il y a deux candidats
01:03:10de droite
01:03:11qui se revendiquent
01:03:13de la droite
01:03:13l'un nous a quittés
01:03:14en 2024
01:03:15l'autre nous a quittés
01:03:16en 2017
01:03:17je crois qu'à partir de là
01:03:18nous avons beaucoup de mal
01:03:20à trouver notre propre chemin
01:03:21et nous ne pouvons que laisser
01:03:22les électeurs niçois
01:03:23décider en leur âme et conscience
01:03:24mais revenons
01:03:25à ce qui constitue
01:03:26le vrai phénomène
01:03:27de droite
01:03:28Eric Ciotti
01:03:29il n'est pas d'extrême droite
01:03:29Marc Fauvel
01:03:30c'est quand même extraordinaire
01:03:32qu'aujourd'hui
01:03:33on soit en train
01:03:34de parler
01:03:34d'une supposée ambiguïté
01:03:36dans une élection municipale
01:03:37où il n'y a pas de candidat LR
01:03:38alors qu'en réalité
01:03:39le vrai phénomène
01:03:40le vrai phénomène
01:03:41de cette campagne
01:03:41c'est que
01:03:42le parti socialiste
01:03:43est en train de se mettre
01:03:44derrière l'extrême gauche
01:03:46antisémite
01:03:46communautariste
01:03:46vous avez peut-être autre chose
01:03:47à faire que de regarder
01:03:48la télé pendant
01:03:50toute la semaine
01:03:51on a parlé de ça
01:03:52la moitié du temps
01:03:53mais on en parlera
01:03:55jamais assez
01:03:56et donc quand on reçoit
01:03:57un responsable du PS
01:03:58ou des insoumis
01:03:58on l'interroge plus que la suite
01:03:59et quand on reçoit
01:04:00un responsable des républicains
01:04:01plutôt sur ce qui peut être
01:04:02une ville intéressante
01:04:03à notre sens
01:04:04en tout cas
01:04:05vous n'avez pas répondu
01:04:06à ma question
01:04:06vous dites
01:04:07il y a deux candidats de droite
01:04:08il y a deux candidats
01:04:09qui viennent de notre famille politique
01:04:10je peux le répéter
01:04:11une troisième fois
01:04:12l'un nous a quittés
01:04:13en 2017
01:04:13l'autre nous a quittés
01:04:14en 2024
01:04:15les électeurs niçois
01:04:16trancheront
01:04:16c'est tout
01:04:17et Bruno Retailleau l'a dit
01:04:18et il a eu parfaitement raison
01:04:19Xavier Bertrand dit
01:04:20c'est un soutien insidieux
01:04:22à Éric Ciotti
01:04:23c'est indigne de la part
01:04:24de Bruno Retailleau
01:04:25je ne vois même pas
01:04:25comment on peut le prendre
01:04:26comme un soutien
01:04:26Bruno Retailleau a dit
01:04:27les électeurs niçois choisiront
01:04:28et les électeurs niçois choisiront
01:04:30et ils feront leur choix
01:04:31vous avez quand même
01:04:31laissé votre candidat
01:04:32au bord de la route
01:04:33vous avez laissé
01:04:34votre candidat
01:04:35ce n'était pas notre candidat
01:04:36encore une fois
01:04:37Christian Estrosi
01:04:38a été l'un des premiers
01:04:39à quitter notre famille politique
01:04:40quand François Fillon
01:04:41est entré dans la tourmente
01:04:43au moment des élections présidentielles
01:04:44en 2017
01:04:44donc à partir de là
01:04:46encore une fois
01:04:46c'est très difficile
01:04:47de prétendre
01:04:48que nous avions
01:04:49un candidat
01:04:50qui viendrait
01:04:51de notre famille politique
01:04:52on ne s'ennuie pas à Nice
01:04:53on ne s'ennuie pas non plus à Paris
01:04:54dans la dernière ligne droite
01:04:55de cette campagne
01:04:56avec ce rebondissement
01:04:57puisque le candidat
01:04:58de la gauche non insoumise
01:04:59Emmanuel Grégoire
01:04:59a accusé ce matin
01:05:01Emmanuel Macron
01:05:02d'avoir tiré les ficelles
01:05:03de cette campagne
01:05:05en intervenant
01:05:07je le cite
01:05:07pour obtenir le retrait
01:05:08de la liste de Sarah Knafo
01:05:09ce que l'Elysée
01:05:11a démenti catégoriquement
01:05:12l'Elysée qui parle
01:05:13d'un mensonge indigne
01:05:14Emmanuel Macron
01:05:14a même pris la parole
01:05:15aujourd'hui pour démentir
01:05:16qu'est-ce que vous dites vous ?
01:05:20Honnêtement
01:05:20je serais un électeur parisien
01:05:23je serais désespéré
01:05:23Je ne vous ai pas demandé
01:05:24pour qui vous alliez voter
01:05:25mais sur ce que dit
01:05:26Emmanuel Grégoire
01:05:27La seule chose qui compte
01:05:28c'est de sortir
01:05:28cette équipe de gauche
01:05:30de la mairie de Paris
01:05:30le plus rapidement possible
01:05:32parce que Paris en a besoin
01:05:33et cette espèce
01:05:34de manœuvre désespérée
01:05:35qui consiste à essayer
01:05:36de tout mélanger
01:05:37me paraît absolument affligeante
01:05:38Moi je voudrais dire
01:05:39sur ce sujet
01:05:40que je crois que
01:05:41quand elle s'est retirée
01:05:42de la course
01:05:43Sarah Knafo a fait
01:05:44un choix courageux
01:05:45pour permettre justement
01:05:46l'alternance
01:05:47dont la ville a tellement besoin
01:05:48aller imaginer
01:05:49qu'Emmanuel Macron
01:05:49ait intervenu
01:05:50c'est objectivement aberrant
01:05:52et j'espère que
01:05:53les électeurs parisiens
01:05:54sauront se concentrer
01:05:55sur l'essentiel
01:05:56ce qu'ils veulent
01:05:57pour l'avenir de leur ville
01:05:58ce qu'ils veulent
01:05:58pour l'avenir
01:05:59de la gestion de leur ville
01:06:00sortir de la folie
01:06:01de l'endettement
01:06:02qui a asphyxié Paris
01:06:04sortir du scandale
01:06:06de ces violences
01:06:06contre des enfants
01:06:07que la municipalité
01:06:09a tolérées trop longtemps
01:06:10faire en sorte
01:06:11que Paris redevienne
01:06:12la capitale
01:06:12qui fait rêver le monde entier
01:06:13c'est ça au fond
01:06:14l'enjeu de cette élection
01:06:15et le seul enjeu
01:06:16de ce deuxième tour
01:06:16Vu la gravité
01:06:17des accusations
01:06:18lancées par Emmanuel Grégoire
01:06:19est-ce que vous lui demandez
01:06:20dans cette fin de campagne
01:06:22d'apporter des preuves
01:06:23de ce qu'il a dit
01:06:24doit s'exprimer
01:06:25demain matin
01:06:26ou est-ce que vous considérez
01:06:27qu'après tout
01:06:27une campagne
01:06:28tout est permis
01:06:29dans l'entre-deux-tours
01:06:30dans la dernière ligne droite
01:06:31mais honnêtement
01:06:32ça m'intéresse très peu
01:06:34ça ne vous intéresse pas
01:06:35de savoir si Emmanuel Macron
01:06:36a appelé Sarah Knaffon
01:06:37mais je ne vois même pas
01:06:38comment Emmanuel Macron
01:06:39aurait appelé Sarah Knaffon
01:06:40si Emmanuel Grégoire
01:06:42a des preuves
01:06:42en effet
01:06:43qu'il les produise maintenant
01:06:43s'il n'en a pas
01:06:44qu'on passe à autre chose
01:06:45le plus important
01:06:46c'est de parler du fond
01:06:46et le plus important
01:06:47c'est de parler de ce qui se passe
01:06:48en France
01:06:48et je le redis pour moi
01:06:49moi j'ai l'impression
01:06:50de vivre cet entre-deux-tours
01:06:51comme une espèce de dystopie
01:06:53vraiment
01:06:53comme un moment
01:06:54de basculement
01:06:55extrêmement angoissant
01:06:56vous savez Marc Fauvel
01:06:57on est le 19 mars aujourd'hui
01:06:58il y a 14 ans
01:07:00c'était les attentats
01:07:01de Toulouse
01:07:01les premiers attentats islamistes
01:07:03qui ont touché
01:07:03le sol français
01:07:04depuis la période récente
01:07:06c'était la mort
01:07:08des enfants
01:07:09Sandler
01:07:10de Myriam Mande Sénégo
01:07:11de Jonathan Sandler
01:07:12à Toulouse
01:07:13tués parce qu'ils étaient juifs
01:07:15dans une école juive
01:07:16et aujourd'hui
01:07:17nous sommes dans un moment
01:07:19où à Toulouse
01:07:19pourrait gagner
01:07:20une alliance
01:07:22lamentable
01:07:22indécente
01:07:23qui est
01:07:24aujourd'hui
01:07:25nourrie par le parti socialiste
01:07:27qui se range derrière
01:07:28un candidat LFI
01:07:29derrière le candidat
01:07:30d'un patron
01:07:30vous faites le lien
01:07:31entre ce qui s'est passé
01:07:32à Toulouse
01:07:32ces meurtres
01:07:33ces assassinats
01:07:34absolument abjects
01:07:35et antisémites
01:07:36et le fait
01:07:39que le parti socialiste
01:07:40et LFI
01:07:40aient fait alliance
01:07:41derrière LFI
01:07:42à Toulouse
01:07:42le lien est évident
01:07:43Marc Fauvel
01:07:43Jean-Luc Mélenchon
01:07:44a dit que cet attentat
01:07:45était un complot
01:07:47inventé pour nuire
01:07:48aux musulmans
01:07:49il l'a dit
01:07:49sur les ondes
01:07:50de vos collègues
01:07:51de France Inter
01:07:51il l'a dit
01:07:52jamais François Picmal
01:07:53le candidat à Toulouse
01:07:54n'a dénoncé ces mots
01:07:55il l'a dit
01:07:56et François Picmal
01:07:57aujourd'hui compte
01:07:57non seulement
01:07:58sur le soutien de
01:07:58Jean-Luc Mélenchon
01:07:59mais sur le soutien
01:08:00de Colistier
01:08:00du nouveau parti
01:08:01anticapitaliste
01:08:02le NPA
01:08:03le NPA
01:08:04le NPA
01:08:05qui s'est réjoui
01:08:07des attaques
01:08:08du 7 octobre
01:08:09qui a félicité
01:08:10le Hamas
01:08:10le 7 octobre
01:08:11pour son acte
01:08:13de résistance
01:08:13je le cite
01:08:14et c'est cette alliance
01:08:16là qui pourrait
01:08:16gagner à Toulouse
01:08:1714 ans après
01:08:18Mohamed Merah
01:08:1914 ans après
01:08:20cet attentat antisémite
01:08:21c'est de ça
01:08:22qu'on devrait parler
01:08:23matin, midi et soir
01:08:24on a expliqué
01:08:25à la droite
01:08:25pendant des années
01:08:26que le cordon sanitaire
01:08:27c'était une obligation morale
01:08:29absolue
01:08:29à cause de l'antisémitisme
01:08:31et maintenant
01:08:31alors même que
01:08:32le parti socialiste
01:08:33lui-même
01:08:33condamnait l'antisémitisme
01:08:35de Jean-Luc Mélenchon
01:08:36il y a 3 semaines
01:08:37il y a 3 semaines
01:08:38Marc Fauvel
01:08:39on le laisse s'allier
01:08:41partout en France
01:08:41dans les grandes villes
01:08:42avec Jean-Luc Mélenchon
01:08:44et on fait comme si
01:08:45de rien n'était
01:08:45quand vous dites on
01:08:46vous considérez
01:08:46qu'Olivier Faure
01:08:47a changé de stratégie
01:08:49dans l'entre-deux-tours
01:08:50mais pas seulement Olivier Faure
01:08:51François Hollande lui-même
01:08:52que nous entendons
01:08:53se répandre sur les plateaux
01:08:54en disant
01:08:54c'est très mal
01:08:55mais qui dit
01:08:56à son propre candidat
01:08:57à Tulle
01:08:58allez vas-y
01:08:58à son propre ami
01:09:01lui il dit ça
01:09:01pour être parfaitement honnête
01:09:02alors François Culland
01:09:03un grand proche
01:09:03de François Hollande
01:09:04lui aussi s'allier à LFI
01:09:05de peur de perdre la mairie
01:09:06ces gens-là sont prêts à tout
01:09:08pour ne pas perdre le pouvoir
01:09:09ou pour pouvoir le prendre
01:09:10mais c'est ça l'avenir
01:09:12de notre démocratie
01:09:12c'est ça qui est devant nous
01:09:14aujourd'hui
01:09:14moi je lutterai
01:09:15de toutes mes forces
01:09:16contre ça
01:09:16de toutes mes forces
01:09:17toujours
01:09:17merci beaucoup
01:09:18François-Xavier Benhamy
01:09:19est venu ce soir
01:09:20sur ce plateau
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