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  • il y a 12 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:01Générique
00:00:05...
00:00:05Bonsoir, bonsoir à tous, ravi de vous retrouver.
00:00:07La guerre des nerfs à Hormuz.
00:00:09Plusieurs bateaux en provenance d'Iran ont franchi le D3 aujourd'hui.
00:00:12Et pourtant, l'armée américaine affirme que le blocus est bien réel.
00:00:17On va tenter de démêler le vrai du faux, évidemment, dans quelques instants.
00:00:20On parlera aussi des propos chocs du patron de Total, Patrick Pouyanné,
00:00:24qui dit qu'un péage sur le D3 est préférable à une fermeture.
00:00:27Notre invité, ensuite, ce soir, sera Alain Bauer,
00:00:30qui publie un livre sur Donald Trump, un stratège sous-estimé.
00:00:33C'est ce qu'il écrit, il nous dira pourquoi.
00:00:35Et puis, en France, le gouvernement va-t-il faire un geste sur les carburants ?
00:00:38Il envisage, en tout cas, un encadrement des marges des distributeurs.
00:00:42On va vous expliquer ce que ça pourrait changer.
00:00:44D'abord, l'événement du jour, Hormuz en plein brouillard.
00:00:47Les images sont signées Raphaël Redon et Sophie Herbé.
00:00:53Le blocus de Donald Trump va-t-il prendre un désert de passoire ?
00:00:57Parce qu'un bateau sous sanction est passé ?
00:00:59C'est un tanqueur chinois sous sanction depuis longtemps,
00:01:02probablement chargé d'une cargaison originaire d'Iran,
00:01:04qui, effectivement, est passé par le D3 d'Hormuz il y a quelques heures.
00:01:07Au moins une dizaine de bateaux ont passé le D3,
00:01:10et certains s'approchent des navires américains.
00:01:13Il y a un message envoyé par les Iraniens et les Chinois,
00:01:15et on attend le message américain.
00:01:17Que vont-ils faire ?
00:01:19Il y a des techniques d'interception avec des navettes rapides.
00:01:22Ce sera un arraisonnement, c'est-à-dire,
00:01:24ce sera une capture du navire,
00:01:26un déroutement probablement vers les eaux humanaise.
00:01:29L'objectif de Donald Trump est très, très simple.
00:01:31Vous bloquez mes navires et les navires de mes amis.
00:01:35Je bloque vos navires et les navires de vos amis.
00:01:40Malgré ces tensions, les discussions continuent
00:01:42entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:01:50L'Elysée, de son côté, annonce une conférence pour vendredi
00:01:53avec les pays non belligérants pour préparer l'après.
00:02:01Le blocus d'Hormuz en est-il vraiment un ?
00:02:04Pour être parfaitement honnête,
00:02:05on a un petit peu de mal ce soir à comprendre
00:02:07ce qui se passe autour de ce détroit d'Hormuz
00:02:10qui est quasiment devenu le centre du monde ces dernières semaines.
00:02:13On va tenter, justement, d'y voir plus clair.
00:02:14Avec les spécialistes de BFM, Ulysse Gosset, bonsoir.
00:02:17Bonsoir, Marc.
00:02:18Général Pélistrand, bonsoir.
00:02:19Soyez les bienvenus.
00:02:20Général Philippe Sidos, on est ravi de vous accueillir.
00:02:22Bonsoir.
00:02:22Bonsoir, vous êtes ancien chef du bureau de liaison de la Finul.
00:02:25À vos côtés, Maya Cadra, qui est enseignante
00:02:27et journaliste spécialiste du Moyen-Orient.
00:02:29Soyez également la bienvenue.
00:02:31On va d'abord aller sur le terrain
00:02:32pour tenter de comprendre ce qui se passe vraiment au plus près.
00:02:35Retrouver Boris Karlamov
00:02:37qui est aux portes de ce détroit aux Émirats Arabes Unis
00:02:39avec Margot Sèvres.
00:02:41Boris, d'abord, est-ce qu'il y a bien des bateaux
00:02:43qui, effectivement, ont franchi ce détroit d'Hormuz aujourd'hui ?
00:02:47Et si oui, lesquels ?
00:02:51Oui, Marc, il y a au moins 10 navires
00:02:53qui ont réussi à franchir le détroit d'Hormuz
00:02:56depuis l'entrée en vigueur de ce blocus.
00:02:58Il y a, par exemple, le Christiana,
00:03:00un vraquier battant pavillon libérien
00:03:03qui a emprunté le détroit après avoir déchargé du maïs
00:03:07dans le port iranien de Bandar Imam Khomeini,
00:03:10passant près de l'île iranienne de l'Arak,
00:03:13au nord du détroit.
00:03:14Et il se trouve désormais au large des côtes émiraties
00:03:17dans le golfe d'Omane.
00:03:19Un navire également au cœur de toutes les attentions ce soir,
00:03:22le Rich Stary, soumis à des sanctions américaines
00:03:25en raison de ses liens avec l'Iran.
00:03:27Il transporte à la fois des produits chimiques
00:03:29qu'il a chargés dans le port de Sharjah
00:03:31sur la côte ouest des Émirats arabes unis
00:03:34avant potentiellement d'avoir rempli sa cuve de pétrole en Iran.
00:03:39Lui aussi se trouve ce soir dans le golfe d'Omane,
00:03:41là où sont probablement situés les navires de guerre américains.
00:03:46Mais il a fait demi-tour, cap au nord désormais,
00:03:49sans doute pour éviter de franchir le blocus américain.
00:03:53Alors il y a ces bateaux que l'on voit
00:03:54sur les sites de suivi de trafic maritime
00:03:57et puis les autres, ceux qui ont coupé leur transpondeur,
00:04:00cette balise qui permet de suivre tous les navires en temps réel.
00:04:03Sans nul doute pour se faire plus discret
00:04:06à l'approche de l'armada américaine
00:04:08car vous le savez, il existe aujourd'hui un risque d'arraisonnement
00:04:12pour tous ces navires.
00:04:14Merci beaucoup Boris pour ces explications.
00:04:16Jérôme Pellistrandi, on a besoin des vôtres d'explications.
00:04:19D'un côté on a des bateaux qui passent,
00:04:2110 nous disait Boris Karlamov il y a quelques instants,
00:04:23et de l'autre les Américains qui ce soir disent
00:04:26non, non, le blocus il est parfaitement respecté.
00:04:28Expliquez-nous qui dit vrai ou ce qui se passe tout simplement.
00:04:31En fait tout le monde a un petit peu raison
00:04:33et tout le monde a un peu tort
00:04:34et c'est ça ce qui est compliqué à décrypter.
00:04:36Il faut bien comprendre que le problème numéro un
00:04:38n'est pas tellement franchir le détroit d'Hormuz ici.
00:04:41Ça, bon, certes c'est compliqué,
00:04:43il y a les Iraniens de l'autre côté,
00:04:45mais il faut bien comprendre que la flotte américaine,
00:04:47où est-ce qu'elle est ?
00:04:47Elle n'est pas là, elle est là,
00:04:51en mer d'Omane, assez loin.
00:04:52Et en fait, la problématique c'est que jusqu'à présent,
00:04:55les bateaux ils ont certes peut-être franchi le détroit d'Hormuz,
00:04:58mais ils n'ont pas osé aller plus loin.
00:05:02C'est bien ça en fait la question aujourd'hui.
00:05:04Donc, CENCOM, le commandement central américain,
00:05:07dit aucun bateau n'a franchi le blocus,
00:05:11en fait parce que...
00:05:12Ils parlent de leur blocus.
00:05:14Ben oui, ils n'ont pas osé,
00:05:15ils sont quelque part par là,
00:05:16en attendant de voir comment ça va se passer.
00:05:20Et c'est ça en fait la difficulté.
00:05:22Donc, en fait, tout le monde a un peu raison
00:05:24et tout le monde a un peu tort.
00:05:25Merci beaucoup, Jérôme Pellistrandi.
00:05:27Si je comprends bien,
00:05:28il y a une sorte de blocus à deux lames,
00:05:30général, la lame iranienne au détroit d'Hormuz
00:05:32qui laisse passer ceux qui veulent,
00:05:34et la lame américaine qui est bien plus loin,
00:05:36on l'a vu sur cette carte, bien plus à l'est.
00:05:37Mais entre les deux lames, il se passe quoi ?
00:05:39Il y a plein de bateaux.
00:05:40Il y a un parking d'un bateau qui est en train de se créer.
00:05:42Il y a plein de bateaux qui bougent,
00:05:43il y a plein de bateaux à l'arrêt aussi également.
00:05:44Là, c'est un véritable magma de différents bateaux.
00:05:48Et puis, il y a deux ports iraniens également
00:05:50qui sont intéressants à voir.
00:05:51Il y en a un surtout où il y a beaucoup de bateaux autour de lui.
00:05:56C'est un port pétrolier d'ailleurs
00:05:58qui n'était pas très très loin de la frontière avec le Pakistan.
00:06:00Et puis, il y en a un autre qui est un peu plus loin,
00:06:02qui est un peu plus haut, qui est plus petit,
00:06:04qui a une jetée où des bateaux pourraient accoster.
00:06:06Donc, à la limite, tout ce trafic intérieur est possible.
00:06:09Et puis, en fait, on a l'esprit troublé
00:06:10parce que samedi, on a ces deux destroy américains
00:06:13qui sont allés frotter le Détroit.
00:06:15Donc, on se dit que les bateaux ne sont pas loin, en fait.
00:06:18Donc, effectivement, dans l'image, elle est là.
00:06:19Mais après, le problème, il est aussi de définir
00:06:23sur quoi les Américains veulent faire un blocus.
00:06:27Dans un premier temps, c'était « je bloque le Détroit d'Hormuz ».
00:06:30Après, c'est « je bloque les exportations de pétrole iranien. »
00:06:36C'est-à-dire que je ne veux pas que les Iraniens fassent de l'argent.
00:06:38Et puis, j'ai même vu quelque part que tout ce qui était bateau d'alimentation,
00:06:43c'est-à-dire qui nourrissait la population iranienne,
00:06:45pouvait passer.
00:06:46C'est-à-dire qu'on ne va pas créer la famine en Iran.
00:06:49C'est vraiment…
00:06:49Donc, c'est un blocus un peu gruyère.
00:06:50C'est un blocus pour éviter que les Iraniens fassent de l'argent.
00:06:53C'est ce que j'ai retenu.
00:06:55Oui. Donc, je reviens sur cette grande zone
00:06:56parce que ça fait des centaines ou des milliers de kilomètres
00:06:58entre le Détroit d'Hormuz et la ligne de front.
00:07:01Ce n'est pas une vraie ligne de front,
00:07:02mais là où se trouve, en tout cas, la marine américaine.
00:07:06C'est ce qu'on voit sur la carte aujourd'hui.
00:07:07Cette zone, elle fait, je suppose, des centaines de kilomètres.
00:07:11À l'intérieur de cette zone, donc, les bateaux, ils font quoi ?
00:07:13Ils testent la marine américaine, ils s'approchent, ils s'éloignent,
00:07:16ils voient s'ils peuvent passer.
00:07:18J'essaie de comprendre comment ça se passe dans ces bateaux.
00:07:20Il y a un capitaine à la barre.
00:07:22Sur quelle décision il décide de passer
00:07:24ou de continuer à faire des ronds dans l'eau
00:07:26ou de se ranger sur le côté ?
00:07:27Alors, on a parlé d'un bateau qui a été sous sanction.
00:07:30Ça, c'est un exemple particulier.
00:07:31Mais s'ils ont fait la même analyse que moi,
00:07:34je pense que ce sont les bateaux
00:07:36qui rapportent de l'argent à l'Iran
00:07:38qui seront visés.
00:07:39C'est-à-dire les bateaux qui transportent du pétrole.
00:07:43Alors, on se rappelle qu'au début,
00:07:44je crois que c'est vers le 20 mars,
00:07:46le président Trump avait autorisé la vente
00:07:48du pétrole iranien, mais qui était déjà en mer,
00:07:50qui était loin déjà,
00:07:52pour alléger le marché pétrolier mondial.
00:07:56Mais ils étaient déjà partis.
00:07:57À la limite, c'est des bateaux qui étaient dans le Pacifique,
00:07:59je ne sais pas où.
00:08:00Mais ils n'étaient pas dans le golfe d'Omane,
00:08:02ils n'étaient pas dans le territoire d'Ambouse.
00:08:03Vous voyez, il y a ça.
00:08:04Bon, ça a rapporté sans doute de l'argent aux Iraniens.
00:08:06Mais après, le problème pour, je pense,
00:08:09le président Trump,
00:08:10c'est ce qui rapporte de l'argent ponctuellement,
00:08:12qui vient à Cargues éventuellement, d'ailleurs.
00:08:15On va revenir à Cargues.
00:08:16C'est-à-dire que le pétrolier se remplit à Cargues
00:08:18et essaye de traverser pour aller vendre la cargaison.
00:08:21Et ça rapporte 200 millions de dollars aux gardiens de la Révolution.
00:08:24Je pense que c'est ça qui veut bloquer fondamentalement.
00:08:26Maïa et Cardin, on a le sentiment que chacun se teste.
00:08:29Chacun, alors ce n'est plus des pions,
00:08:30là c'est des bateaux qu'on avance, qu'on recule,
00:08:33on les approche des Américains,
00:08:34on voit s'ils réagissent ou pas.
00:08:36On en est là, c'est ça aujourd'hui ?
00:08:37Exactement.
00:08:38Et juste, j'aimerais bien préciser
00:08:40que rarement je suis d'accord
00:08:41avec un avis exprimé sur un plateau,
00:08:43mais avec le général Sido ce soir,
00:08:45vraiment, j'apporte mon...
00:08:46J'acquiesce à chaque mot, chaque idée exprimée.
00:08:50En effet, Donald Trump teste les limites de l'Iran.
00:08:53Parce que déjà, il y a un second round,
00:08:56un deuxième tour des négociations
00:08:58qui a été annoncé aujourd'hui dans la presse,
00:09:00dans le New York Post,
00:09:01entre les Américains et les Iraniens.
00:09:03Bon, il y a déjà l'effet d'annonce.
00:09:05Est-ce que ces négociations vont avoir lieu ?
00:09:07Mais l'intention du président américain,
00:09:09c'est de dépouiller l'Iran encore
00:09:11d'un levier de pression.
00:09:13Le jour même des négociations,
00:09:14rappelez-vous, Marc,
00:09:16les deux navires américains
00:09:18ont traversé le détroit d'Hormuz
00:09:20et ça a permis aux Américains
00:09:23d'entrer en force à ces négociations.
00:09:25Les Iraniens étaient très intimidés
00:09:27après ce fameux communiqué de la US Navy
00:09:31qui disait « le détroit n'est pas miné ».
00:09:34Aujourd'hui, il y a ce blocus,
00:09:36ce levier de pression supplémentaire
00:09:38imposé par les Américains.
00:09:40Je suis entièrement d'accord avec le général
00:09:42pour assécher les caisses des gardiens de la Révolution.
00:09:44Et c'est peut-être par le blocus
00:09:46qu'il fallait commencer.
00:09:47L'arme économique pour assécher le régime iranien.
00:09:51Parce que déjà, il était exempt économiquement,
00:09:54le régime iranien.
00:09:55Rappelez-vous que c'était à l'initiative de la France,
00:09:57de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne,
00:09:59que le snapback a été rétabli.
00:10:00C'est-à-dire les sanctions qui existaient déjà avant 2015,
00:10:04avant l'accord sur le nucléaire sur l'Iran.
00:10:06L'Iran est un pays en faillite aujourd'hui.
00:10:08Et si je comprends bien ce que vous nous dites,
00:10:09vous êtes en train de nous dire peut-être que
00:10:10Donald Trump aurait pu commencer par le blocus économique,
00:10:13plutôt par les frappes,
00:10:14si l'objectif était de faire payer le régime.
00:10:16Ou peut-être en phase intermédiaire, l'imposer, oui.
00:10:20Bon, si ces fameux navires iraniens,
00:10:22qui d'ailleurs battent d'autres pavillons,
00:10:24Général Pellistrandi,
00:10:25s'approchent de la marine américaine
00:10:28et que les Américains tentent de monter à bord.
00:10:29D'abord, ils ont le droit de le faire ?
00:10:31Ils prennent le droit.
00:10:32Ils prennent le droit.
00:10:33Ça, c'est un cas, c'est très concrètement,
00:10:36ils prennent le droit de monter à bord.
00:10:39Et donc, comment ça va se passer ?
00:10:40En fait, il faut bien comprendre
00:10:41qu'ils vont intervenir de deux façons.
00:10:44C'est impossible.
00:10:45Alors d'abord, ils vont donner l'ordre au bateau,
00:10:46au commandant,
00:10:47stopper les machines, vous arrêtez.
00:10:49Bon, généralement, les commandants,
00:10:51ils ne sont pas idiots,
00:10:52ils vont obéir.
00:10:53Et à ce moment-là,
00:10:54vous allez envoyer une équipe d'inspection.
00:10:56Elle peut arriver soit par des vedettes rapides,
00:10:58et il faut monter à bord.
00:11:00Bon, c'est assez physique.
00:11:01Soit ils vont arriver par hélicoptère.
00:11:03C'est quelque chose qui est, en fait, très facile.
00:11:05Vous allez poser une équipe de commandos
00:11:08et ils vont, en quelque sorte,
00:11:10aller vers la passerelle,
00:11:13voilà, prendre le bateau.
00:11:14Alors, tout ça se fait, normalement, sans violence.
00:11:17C'est quelque chose qui se fait.
00:11:19Les commandants, ils obéissent.
00:11:21Et là, en fait, c'est là où ça devient compliqué.
00:11:24Parce qu'une fois qu'on a pris le bateau,
00:11:26qu'est-ce qu'on en fait ?
00:11:27Et ça, c'est, en fait, une décision
00:11:29qui appartiendra à l'autorité,
00:11:31en quelque sorte, à la Maison Blanche.
00:11:33Mais vous voyez, ces techniques,
00:11:34elles sont, je veux dire, assez faciles.
00:11:37Néanmoins, je peux vous dire
00:11:37que monter le long d'une coque
00:11:39sur une échelle, là, pour monter,
00:11:41voilà, c'est pas un sport de masse.
00:11:43Mais, voilà, techniquement,
00:11:44c'est la phase, je dirais, la plus simple.
00:11:47Ce qui est compliqué,
00:11:48ce sera la phase suivante.
00:11:49Une fois que les Américains ont pris un bateau,
00:11:52qu'est-ce qu'on en fait ?
00:11:53Qu'est-ce qu'on l'emmène, par exemple,
00:11:54dans un port à Oman ?
00:11:56On le bloque, en quelque sorte.
00:11:57Qu'est-ce qu'on fait de la cargaison,
00:11:59notamment si c'est du pétrole iranien ?
00:12:01Tout ça, on verra peut-être,
00:12:03dans les heures qui viennent,
00:12:05la concrétisation de ce que l'on voit ici
00:12:07sur ces images.
00:12:08Et comme vous dites,
00:12:09monter sur une échelle,
00:12:10c'est pas un sport de masse.
00:12:11Je retiens cette expression générale.
00:12:14On voit le risque de ce que dit Jérôme Pellistrandi,
00:12:16c'est-à-dire, un, le risque d'un affrontement direct.
00:12:18On aurait des soldats américains
00:12:20sur un bateau d'une autre nationalité.
00:12:23Et puis, que faire de ce bateau ensuite ?
00:12:26Le garder, le mettre de côté,
00:12:28en prendre le contrôle définitivement ?
00:12:30Alors, le risque militaire,
00:12:32bon, je pense que quand des commandos marines américains
00:12:35vont monter à bord,
00:12:36il n'y aura pas beaucoup de résistance.
00:12:37Quand un marine arrive,
00:12:38les autres se taisent.
00:12:39Oui, voilà, c'est un petit peu ça quand même.
00:12:41Quand les civils débattent...
00:12:42C'est la consigne,
00:12:43les marines marchands de commandos...
00:12:45Quand un militaire arrive...
00:12:47Voilà, ils obéissent.
00:12:47Comme il y a un pavillon,
00:12:48ils viennent sous un uniforme,
00:12:49ils obéissent.
00:12:50Ils n'ont pas...
00:12:51C'est un bateau marchand.
00:12:52Ce n'est pas un bateau de combattants.
00:12:54Ce ne sont pas des pirates.
00:12:56Et puis, même les pirates,
00:12:57vous voyez, dans le drôme de Babel Mandel,
00:12:58je crois qu'aujourd'hui, il y a eu un incident.
00:13:01Le commandant d'un bateau ne peut rien faire
00:13:02face à des pirates armés.
00:13:03Donc, a fortiori, il déciles, etc.
00:13:06Le bateau, après,
00:13:07s'il monte à bord,
00:13:09c'est pour prendre le commandement du bateau.
00:13:10C'est effectivement pour le confisquer.
00:13:13Parce qu'il transporte du pétrole iranien.
00:13:14À mon avis, après,
00:13:15j'espère qu'ils ont trouvé des endroits
00:13:16où les faire stationner.
00:13:18Il y a plein d'endroits, en ce moment,
00:13:20dans le golfe d'Omane,
00:13:21dans la mer d'Omane,
00:13:22où il y a plein de bateaux à l'arrêt.
00:13:23Ils ont le droit de le fouiller ?
00:13:24Ah !
00:13:25Ils vont prendre le droit.
00:13:26Aller fouiller le fond de la cale,
00:13:28vérifier s'il n'y a pas des armes
00:13:30qui arriveraient de quelque part, par exemple.
00:13:32Ils vont prendre le droit.
00:13:32Ils vont prendre le droit.
00:13:33Et puis, qui va dire l'inverse
00:13:36au commandant de l'US Navy
00:13:37qui est dans le secteur ?
00:13:38Ils vont prendre le droit, tout simplement.
00:13:39Bien sûr, c'est légal.
00:13:41Alors après, le problème, oui, effectivement.
00:13:42Ça va être l'armateur,
00:13:46celui qui a acheté le pétrole,
00:13:47si c'est des Chinois, si c'est des Indiens.
00:13:49Vous voyez, comme il y a entre le bateau,
00:13:51l'équipage, le pétrole.
00:13:52En fait, l'essentiel pour les Américains,
00:13:54c'est le contenu.
00:13:55C'est ce pétrole qui vaut de l'or
00:13:57pour les Iraniens.
00:13:58Je voudrais vous entendre
00:13:59sur les propos d'un homme
00:14:00qui s'inquiète un petit peu.
00:14:01Il n'est pas le seul, vous allez me dire.
00:14:02En ce moment, c'est le grand patron
00:14:04de Total, Patrick Pouyanné,
00:14:05qui s'est exprimé il y a quelques heures
00:14:07à Washington.
00:14:08C'était pendant une table ronde.
00:14:10Il s'inquiète évidemment
00:14:11des conséquences économiques
00:14:12de la guerre au Moyen-Orient
00:14:14et du blocage du détroit d'Hormuz.
00:14:16Et il dit, vous allez l'entendre,
00:14:18finalement, à choisir entre deux mots.
00:14:20Il vaudrait peut-être mieux ce péage,
00:14:21ce fameux péage imposé par les Iraniens,
00:14:23plutôt que la fermeture
00:14:24telle qu'elle est aujourd'hui.
00:14:27Vous savez, c'est la première fois
00:14:29que nous faisons face à cette situation.
00:14:30Mais il est clair que la réouverture
00:14:32du détroit d'Hormuz,
00:14:33même si nous devons payer
00:14:35à qui que ce soit,
00:14:36est fondamentale
00:14:37pour la liberté du marché,
00:14:38du commerce mondial.
00:14:40Qu'est-ce que vous en dites,
00:14:42Ulisse Gosset ?
00:14:42Je comprends l'intérêt de Total,
00:14:45mais ça va en contradiction
00:14:46totale, si j'ose dire,
00:14:49avec les règles
00:14:50de la navigation internationale,
00:14:51c'est-à-dire qui excluent
00:14:52tout péage,
00:14:54tout système de droit de passage,
00:14:56parce que ça remettrait en cause
00:14:57la capacité de naviguer librement
00:15:00dans toutes les eaux internationales.
00:15:02Aujourd'hui, c'est le détroit d'Hormuz,
00:15:03demain, ça peut être
00:15:05Barillemanded,
00:15:06ça peut être, bon,
00:15:07beaucoup d'autres endroits
00:15:08dans le monde.
00:15:08Il y a 4 ou 5 grandes voies
00:15:10de navigation mondiales
00:15:11qui sont concernées.
00:15:12Mais pour détendre,
00:15:13je dirais, l'atmosphère,
00:15:14pour permettre de reprendre
00:15:16un petit peu
00:15:17le trafic pétrolier,
00:15:19c'est vrai qu'il y a
00:15:21un certain nombre d'opérateurs
00:15:22qui souhaiteraient pouvoir
00:15:24passer moyennant une compensation,
00:15:26pour ne pas dire un péage.
00:15:27Compensation, c'est le mot
00:15:28pour ne pas dire péage.
00:15:29Oui, ça évite de dire péage.
00:15:30Mais si vous voulez,
00:15:32il y a par contre
00:15:33des armateurs, cette fois.
00:15:35Là, on parle d'un opérateur total
00:15:36qui a des raffineries,
00:15:38qui exploite du pétrole
00:15:39en Arabie Saoudite et ailleurs
00:15:40et qui était présent en Iran,
00:15:42ne l'oublions pas.
00:15:43Mais il y a des armateurs
00:15:44qui pensent que
00:15:45c'est inacceptable
00:15:46et qu'on ne peut pas,
00:15:47aujourd'hui,
00:15:48accepter de payer
00:15:50pour tout simplement
00:15:51naviguer à travers le monde.
00:15:53Mais ça vous a surpris,
00:15:54les mots de Patrick Poyané,
00:15:55où il dit tout haut
00:15:57avec son franc-parler
00:15:58ce que la plupart des pétroliers
00:15:59aujourd'hui doivent penser,
00:16:00ce qui ne serait d'ailleurs
00:16:01sans doute pas stupide
00:16:02pour faire baisser
00:16:02le prix des carburants
00:16:03ailleurs sur la planète.
00:16:04Alors c'est un franc-parler,
00:16:05vous l'avez dit Marc,
00:16:06parce que ça va à l'encontre
00:16:07surtout de la position
00:16:08officielle de la France.
00:16:10La France qui a rappelé
00:16:11à maintes reprises,
00:16:12que ce soit le président
00:16:13de la République
00:16:13ou notre ministre
00:16:14des Affaires étrangères,
00:16:15Jean-Noël Barraud,
00:16:16que l'idée même du payage
00:16:17au niveau du détroit d'Hormuz
00:16:19est réfutée.
00:16:21Catégoriquement,
00:16:24que aussi ça installe
00:16:26une certaine forme
00:16:27de fait accompli
00:16:29au niveau du détroit d'Hormuz.
00:16:30C'est comme si on supposait déjà
00:16:31que ce conflit,
00:16:32il va perdurer
00:16:33et donc on va installer
00:16:35ce subterfuge
00:16:36qui s'appelle le payage
00:16:38pour rouvrir la navigation.
00:16:40Or ça, c'est vraiment,
00:16:41ça va à l'encontre
00:16:42de la logique du droit d'intervention.
00:16:44Mais pas simplement de la France,
00:16:45même de la part
00:16:45de plusieurs pays européens
00:16:47et même des Etats-Unis
00:16:48qui refusent cette idée
00:16:49d'un payage.
00:16:50Mais là, juste pour faire
00:16:51le lien entre Total
00:16:51et la France, voilà.
00:16:53Général Tidot,
00:16:54ça vous a fait tomber
00:16:55de la chaise
00:16:55quand vous avez entendu
00:16:56ces propos ou pas ?
00:16:58Effectivement,
00:17:00depuis plusieurs jours,
00:17:01on dit que c'est strictement interdit,
00:17:02que c'est une violation
00:17:03de la liberté de circulation.
00:17:05Il le dit,
00:17:05Patrick Poyané,
00:17:05dans un autre extrait,
00:17:06il dit que c'est illégal
00:17:07un payage,
00:17:08par ailleurs, je le précise.
00:17:09Mais il n'y a pas
00:17:10d'autre choix.
00:17:10Voilà.
00:17:11Comment dirais-je ?
00:17:12Le problème,
00:17:13c'est que le président Trump
00:17:13a parlé aussi à un moment,
00:17:15bon, parmi plein d'autres choses,
00:17:16vous me direz,
00:17:17qu'on pourrait partager
00:17:18le gâteau, finalement.
00:17:19Bon, ça c'est une chose.
00:17:20Mais il est revenu en arrière.
00:17:21Mais il est revenu
00:17:22quand même en arrière.
00:17:22Mais enfin,
00:17:23c'est vrai qu'il a balancé l'idée.
00:17:24C'est ça le problème.
00:17:25Oui, mais il s'est rendu compte
00:17:26qu'il avait fait
00:17:27peut-être une petite erreur.
00:17:29Bon.
00:17:31N'insistons pas
00:17:31sur les nombreuses déclarations.
00:17:33Mais effectivement,
00:17:34le problème,
00:17:35c'est ça,
00:17:35c'est business.
00:17:372 millions de dollars
00:17:37pour une cargaison
00:17:38qui a priori en vaut 200 millions,
00:17:40il se dit,
00:17:41c'est pas énorme.
00:17:41On avait vu un calcul,
00:17:43ça fait quelques centimes
00:17:43de plus à la pompe.
00:17:44Donc effectivement,
00:17:45on parle de business.
00:17:46Mais le problème,
00:17:47c'est business
00:17:47contre l'égalité,
00:17:49contre la loi,
00:17:50contre l'esprit.
00:17:51Là, c'est un problème.
00:17:52Il arrive un moment,
00:17:52il faut choisir.
00:17:53Je vais prendre la défense
00:17:54du patron de Total.
00:17:55Il n'est pas représenté
00:17:56sur ce plateau.
00:17:57Est-ce que ce n'est pas déjà
00:17:57le cas ces derniers jours ?
00:17:58Est-ce que tous ceux
00:17:59qui passent aujourd'hui
00:17:59ne versent pas déjà
00:18:00cette dîme,
00:18:02qui n'est pas une petite dîme,
00:18:032 millions de taxes,
00:18:052 millions de dollars
00:18:05par pétrolier ?
00:18:06Est-ce que les autres
00:18:06ne le font pas sans le dire ?
00:18:08Selon le Lloyd,
00:18:10qui est l'institution britannique
00:18:12à Londres,
00:18:13on n'a pas de certitude.
00:18:14On n'a pas de certitude
00:18:16aujourd'hui là-dessus ?
00:18:16Donc, on n'a pas de certitude
00:18:17sur le paiement là-dessus.
00:18:19Une chose est sûre,
00:18:20c'est que, effectivement,
00:18:23ça remettrait en cause
00:18:24tous les principes
00:18:25de la convention
00:18:26de Montégobé
00:18:27sur le trafic maritime.
00:18:28Donc, il y a
00:18:28le détroit de Malacca
00:18:29entre la Chine et Taïwan,
00:18:32et pourquoi pas Gibraltar
00:18:33et le Pas-de-Calais.
00:18:34Donc, c'est vrai
00:18:34que les propos...
00:18:36Non, pas le Pas-de-Calais.
00:18:37Voilà.
00:18:37Je ne suis pas au Pas-de-Calais.
00:18:39Les propos du patron de Total
00:18:41sont extrêmement ambiguës.
00:18:42Madame, messieurs,
00:18:43je voudrais aussi
00:18:43vous montrer quelques images
00:18:44qui proviennent
00:18:45des réseaux sociaux
00:18:46des ambassadeurs iraniens
00:18:48de plusieurs pays
00:18:48de la planète
00:18:49qui ironisent
00:18:50ces dernières heures
00:18:51sur ce blocage américain
00:18:53du détroit d'Hormuz.
00:18:55On voulait vous montrer
00:18:56juste trois exemples.
00:18:57Le premier,
00:18:58c'est celui-ci,
00:18:59c'est l'ambassadeur au Zimbabwe
00:19:00qui dit
00:19:00« Bloquer le détroit,
00:19:01c'est notre travail,
00:19:02pas le vôtre ».
00:19:03Ça, c'est un message
00:19:04adressé aux Américains.
00:19:07Ça, c'est l'ambassade d'Iran
00:19:08en Thaïlande
00:19:09qui dit
00:19:09« Trump, 2028,
00:19:1120,28 dollars le galon ».
00:19:13C'est le prix du pétrole
00:19:15estimé par cet ambassadeur
00:19:16si la guerre continue.
00:19:18Et puis,
00:19:20un autre ambassadeur
00:19:21a posté là une vidéo.
00:19:22Vous allez peut-être
00:19:23reconnaître l'air.
00:19:25Ça va nous rappeler
00:19:26les années 80.
00:19:40«Blockard, blockard »
00:19:58Jérôme Pellistrandi,
00:19:59vous l'avez ?
00:19:59Ben oui,
00:19:59pour notre génération,
00:20:00désir laisse,
00:20:01voyage, voyage.
00:20:01Il n'a pas tout à fait
00:20:02la même coupe de cheveux.
00:20:03Mais ce qui veut dire
00:20:04que c'est vraisemblablement,
00:20:05je ne serais pas surpris
00:20:06que l'ambassade d'Iran
00:20:08à Paris
00:20:08ait été dans le coup.
00:20:09parce que désir laisse
00:20:12c'est quand même
00:20:13le tube français
00:20:15par excellence
00:20:15des années 80.
00:20:18Et pardon,
00:20:19ça s'adresse à qui
00:20:20la reprise
00:20:21de désir laisse
00:20:22par Donald Trump
00:20:23en version
00:20:25intelligence artificielle ?
00:20:26Quel est l'objectif ?
00:20:27Vous allez me dire
00:20:28qu'on en parle là.
00:20:28C'est fait.
00:20:29Oui,
00:20:30à défaut d'avoir
00:20:30de véritables leviers
00:20:31de pression,
00:20:32surtout au niveau
00:20:33du détroit d'Hormuz,
00:20:34après l'annonce
00:20:34de ce blocus,
00:20:35les Iraniens s'amusent
00:20:36avec l'IA
00:20:37à faire des petits montages.
00:20:39C'est ce qu'ils ont fait
00:20:40pendant la guerre
00:20:40des 12 jours.
00:20:41Plein de montages
00:20:43apocalyptiques
00:20:44sans aucune conséquence
00:20:46militaire,
00:20:47sans aucune force
00:20:47de frappe considérable,
00:20:49surtout pendant la guerre
00:20:50des 12 jours.
00:20:51Donc là,
00:20:52c'est la seule arme
00:20:53qui leur reste.
00:20:54C'est l'IA
00:20:54et l'ironie.
00:20:55Et l'ironie.
00:20:56Merci beaucoup
00:20:57à tous les quatre
00:20:58d'être venus ce soir
00:20:58sur ce plateau.
00:20:59On va continuer
00:20:59de parler,
00:21:00non pas de désir laisse,
00:21:02mais de Donald Trump
00:21:03et ce qu'il y a
00:21:03dans la tête
00:21:04de Donald Trump
00:21:05avec un homme
00:21:06qui vient de lui consacrer
00:21:07un ouvrage.
00:21:08Trump,
00:21:09le pouvoir des mots
00:21:10décryptage
00:21:10d'une redoutable mécanique
00:21:12de persuasion de masse.
00:21:13C'est Alain Boer
00:21:13qui nous rejoint.
00:21:15Ce livre qui est publié
00:21:16chez First Edition.
00:21:18Bonsoir Alain Boer,
00:21:19soyez le bienvenu.
00:21:20Sur ce plateau,
00:21:21on parlait
00:21:21il y a quelques minutes
00:21:22de ces bateaux
00:21:23qui passent,
00:21:23le détroit d'Hormuz,
00:21:24de ces bateaux
00:21:26qui franchissent ce détroit
00:21:27et qui semblent ensuite
00:21:28narguer la marine américaine,
00:21:29à moins d'ailleurs
00:21:30qu'ils en aient peur
00:21:30parce que la marine
00:21:31les attend bien plus à l'est
00:21:33de ce détroit d'Hormuz.
00:21:34Est-ce que pour vous d'abord
00:21:36c'est un vrai blocus ou pas ?
00:21:39C'est un blocus
00:21:40sauf qu'il est à l'endroit
00:21:40où il est,
00:21:42c'est-à-dire non pas
00:21:42dans le détroit
00:21:43mais dans le golfe
00:21:44et donc il suffit
00:21:45de savoir lire une carte
00:21:46pour se rendre compte
00:21:47que ce n'est pas dans le détroit
00:21:48qu'on fait un blocus
00:21:49puisque c'est une mise en danger
00:21:51des bâtiments
00:21:52qui pourraient créer
00:21:53les conditions du blocus
00:21:55donc on les met
00:21:56là où c'est utile
00:21:57dans le golfe
00:21:58là où on peut avoir
00:21:58de l'espace,
00:21:59là où on peut faire du tri
00:22:00et là où il n'y a quasiment
00:22:03aucun risque
00:22:04en tout cas à moindre risque
00:22:05depuis deux jours
00:22:06on sait où ils sont.
00:22:07Si les Américains
00:22:08avaient voulu
00:22:09prendre plus de risques
00:22:10ils auraient fait
00:22:11un blocus
00:22:12au niveau du détroit
00:22:13face à l'Iran.
00:22:14Ils se seraient mis à Oman.
00:22:15Donc le fait qu'ils soient
00:22:17des centaines de kilomètres
00:22:17de là, de ce détroit
00:22:19comment vous l'interprétez ?
00:22:20C'est pragmatique
00:22:21ce sont des militaires
00:22:22ils sont à peu près
00:22:23normalement cortiqués
00:22:24ils savent faire leur métier
00:22:25et ils ne mettent pas en risque
00:22:27ni les marins
00:22:29ni les pilotes
00:22:29ni les bâtiments
00:22:30ils se mettent à l'endroit
00:22:32qui est le plus intelligent
00:22:33de leur point de vue
00:22:34à la fois parce que
00:22:34ça laisse du temps
00:22:35je rappelle qu'un blocus
00:22:37d'abord c'est pas interdit
00:22:38le droit international le permet
00:22:40dans beaucoup de choses
00:22:41sur le droit international
00:22:42je pense qu'une relecture générale
00:22:43des conventions du droit international
00:22:45On a le droit de faire un blocus
00:22:45Bien sûr
00:22:45on a le droit de faire un blocus
00:22:47dans des conditions
00:22:47extrêmement précises
00:22:48détaillées
00:22:49on ne peut pas interdire
00:22:51le passage des bâtiments
00:22:53à titre humanitaire
00:22:54etc.
00:22:54mais le droit de la guerre
00:22:55ou le droit international humanitaire
00:22:57ou ce qu'on appelle
00:22:58le droit international
00:22:59qui est plein de sous-titres
00:23:03de références
00:23:04et de
00:23:04c'est pas autorisé
00:23:06sauf si
00:23:06quoi que
00:23:07il faut voir
00:23:07et ça dépend
00:23:09permet beaucoup de choses
00:23:10donc dans la réalité
00:23:11les américains
00:23:12ont fait
00:23:12un blocus
00:23:14ou en tout cas
00:23:15un barrage filtrant
00:23:16pour ceux qui veulent
00:23:17le comprendre
00:23:18selon les interprétations
00:23:19du vice-président
00:23:20des Etats-Unis
00:23:20parce qu'on a plusieurs
00:23:22comme toujours
00:23:23plusieurs textes
00:23:24il y a plusieurs
00:23:25Trump dans le Trump
00:23:26ce que j'ai écrit dans le livre
00:23:27mais il y a plusieurs
00:23:27Trump dans l'administration
00:23:29Trump aussi
00:23:29il y a des correcteurs
00:23:30Ce qui ne simplifie pas
00:23:31la lecture du Trump
00:23:32Non
00:23:32mais il y a des correcteurs
00:23:34de textes
00:23:34il y a des spécialistes
00:23:36de l'interprétation
00:23:38rétrospective
00:23:38et donc là
00:23:39c'est un barrage filtrant
00:23:40qui permet aux américains
00:23:42d'abord de gagner du temps
00:23:44pour éviter la confrontation
00:23:45immédiate
00:23:46avec un certain nombre
00:23:47de bâtiments
00:23:48qui porteraient
00:23:49des pavillons compliqués
00:23:50notamment le pavillon chinois
00:23:51ou indien
00:23:52mais qui leur permet
00:23:53de dire
00:23:54écoutez
00:23:54il y a encore 400 km
00:23:56on va voir
00:23:57donc il y a plein de choses
00:23:58qui passent le détroit d'Ormuz
00:23:59il y aura beaucoup
00:23:59beaucoup de bateaux
00:24:01probablement
00:24:01mais qui vont tous
00:24:02s'arrêter à Oman
00:24:03Donc pour vous
00:24:04avec la prudence nécessaire
00:24:05on est à l'abri
00:24:06d'un dérapage
00:24:07tout ce beau monde
00:24:07va s'observer
00:24:08où il y a un risque
00:24:09à un moment
00:24:10d'éparcelle
00:24:10le ministre de la défense chinois
00:24:11vient de dire
00:24:12attendez les gars
00:24:13nous c'est pas comme ça
00:24:14que ça marche
00:24:15et donc nous forcerons
00:24:16le blocus
00:24:17le ministre de la défense
00:24:18et donc
00:24:19si un pétrolier chinois
00:24:21qui n'est pas le ministre de la défense
00:24:22qui est le chef de la marine
00:24:25le ministre de la défense
00:24:26étrangère a dit
00:24:27nous ne laisserons pas faire
00:24:28mais en termes plus diplomatiques
00:24:29le blocus est dangereux
00:24:31et il reste comme ça
00:24:31c'est Pékin ce matin
00:24:32c'est ça
00:24:33si un pétrolier chinois
00:24:34franchit
00:24:35remplit ses cuves
00:24:36en Iran
00:24:37franchit le Détroit
00:24:37et s'approche de la marine américaine
00:24:39que se passera-t-il ?
00:24:41et bien c'est là
00:24:42on va avoir le test
00:24:43qu'on appelle le test cubain
00:24:45au moment du blocus de Cuba
00:24:47par le gouvernement
00:24:48du président Kennedy
00:24:49avec une tentative
00:24:51de passage en force
00:24:53par les bâtiments soviétiques
00:24:55qui portaient des missiles
00:24:57longues portées
00:24:58pour défendre Cuba
00:24:59et donc menacer les Etats-Unis
00:25:01et ça s'est joué
00:25:02à pas grand chose
00:25:03par un effort diplomatique
00:25:04de dernière minute
00:25:05où au moment
00:25:06où un bateau russe
00:25:08voulait passer
00:25:09le blocus
00:25:11pour montrer
00:25:12qu'il pouvait le faire
00:25:13il s'est arrêté
00:25:14et a fait demi-tour
00:25:15et que les négociations
00:25:16entre les deux superpuissances
00:25:18ont commencé
00:25:18qui ont permis
00:25:19de garder Cuba
00:25:20dans l'enceinte
00:25:22enfin dans l'emprise soviétique
00:25:24tout en évitant
00:25:26d'y installer
00:25:26des missiles
00:25:28qui étaient en voie
00:25:28d'achèvement
00:25:29après que des avions espions américains
00:25:33U-2
00:25:34les aient repérés
00:25:35et dans ces cas-là
00:25:36je pense que c'est pas forcément
00:25:37le capitaine du bateau américain
00:25:39qui prendra seul la décision
00:25:41avant de mettre un stop
00:25:42ni le capitaine du bateau chinois
00:25:43il y aura forcément
00:25:44un coup de fil
00:25:44à l'heure N
00:25:46plus 2, 3, 4, 5, 6
00:25:48ce qui remontra
00:25:48pour éviter
00:25:49la fronte en direct
00:25:49c'est pas un coup de fil
00:25:50ça sera en liaison permanente
00:25:51en direct
00:25:52miles par miles
00:25:55mille marins
00:25:56par mille nautiques
00:25:57par mille nautiques
00:25:59le président chinois
00:26:00ce matin
00:26:01a dit qu'il s'inquiétait
00:26:02de ce blocage
00:26:03j'ai rappelé les mots
00:26:03il y a quelques instants
00:26:04c'est dangereux
00:26:05et irresponsable
00:26:06Donald Trump doit se rendre
00:26:07en Chine
00:26:07dans un peu moins d'un mois
00:26:08c'est un voyage
00:26:09qu'il a déjà repoussé
00:26:12mais c'est pas confirmé
00:26:13ce voyage est annoncé
00:26:15mais pas confirmé
00:26:15annoncé mais pas confirmé
00:26:17est-ce que ça va jouer
00:26:18ce voyage
00:26:19qui est un voyage important
00:26:20pour les Chinois
00:26:21et pour Donald Trump
00:26:22dans les décisions
00:26:23que Donald Trump
00:26:23va prendre sur la guerre
00:26:25est-ce qu'il a en tête
00:26:27de régler en partie
00:26:28ce conflit
00:26:28avant de mettre un pied
00:26:29à Pékin
00:26:29vous avez indiqué
00:26:30J.I. plus 46
00:26:31alors dans la tête
00:26:32de Donald Trump
00:26:33il y a 90
00:26:3390 c'est le dernier jour
00:26:35où il peut faire
00:26:36ce qu'il veut
00:26:36sans l'aval du congrès
00:26:37c'est la date limite
00:26:39il peut le faire avant
00:26:40comme vous le savez
00:26:41il a utilisé
00:26:42la moitié de son crédit
00:26:43il a utilisé
00:26:4446 sur 90
00:26:4646 sur 90
00:26:47allez un jour près
00:26:47pas loin
00:26:49donc il reste encore
00:26:5044 jours
00:26:51deuxièmement
00:26:52il a tout ce qui va se passer
00:26:54aux Etats-Unis
00:26:54entre
00:26:57les festivités
00:26:58pour la célébration
00:26:59de la création
00:26:59des Etats-Unis
00:27:01la coupe du monde
00:27:02de football
00:27:03et éventuellement
00:27:04la rencontre
00:27:05avec Xi Jinping
00:27:06telle qu'elle est
00:27:08telle qu'elle est annoncée
00:27:09mais pas encore confirmée
00:27:10pour l'instant
00:27:11le 14 mai
00:27:12donc il a plein
00:27:13de dates diverses
00:27:14qui sont dans sa tête
00:27:15des obligations
00:27:16et des tempos
00:27:18ce qui explique
00:27:18parfois des accélérations
00:27:20puis des reculs
00:27:21puis des changements
00:27:21de pieds
00:27:22puis des changements
00:27:23de stratégie
00:27:24puis des changements
00:27:24de tactique
00:27:25sachant qu'à la fin
00:27:26il joue toujours
00:27:27au poker
00:27:28et au poker menteur
00:27:31et donc il a des stratégies
00:27:32évolutives
00:27:33alternatives
00:27:33parfois compliquées
00:27:35mais en la matière
00:27:37le débat qu'il a
00:27:38aujourd'hui
00:27:39c'est qu'il a déjà
00:27:40repoussé une fois
00:27:40le rendez-vous
00:27:41avec Xi Jinping
00:27:42il peut le repousser
00:27:43une deuxième fois
00:27:44c'est pas un enjeu majeur
00:27:45la réponse par contre
00:27:46c'est que s'il y a
00:27:47une confrontation
00:27:48et Xi Jinping
00:27:50est un président chinois
00:27:51qui est prêt
00:27:52d'abord à la présence
00:27:54il y avait des bâtiments
00:27:55militaires chinois
00:27:56dans le Golfe
00:27:57c'est quelqu'un
00:27:58qui a décidé
00:27:59unilatéralement
00:28:00qu'il fournirait
00:28:01des armes
00:28:01et des moyens
00:28:02à l'Iran
00:28:02l'Iran a une alliance
00:28:04avec la Chine
00:28:05comme l'Iran
00:28:06une alliance
00:28:06avec la Russie
00:28:08c'est un pays
00:28:09qui veut montrer
00:28:10qu'il est l'égal
00:28:11des Etats-Unis
00:28:12donc lui ne reculera pas
00:28:13quoi qu'il arrive
00:28:15il n'est pas prêt
00:28:16à la guerre
00:28:17mais il est prêt
00:28:17à montrer ses muscles
00:28:18ce qu'il a fait
00:28:19depuis septembre dernier
00:28:21lors du grand défilé militaire
00:28:22qui a eu lieu à Pékin
00:28:24pour montrer que désormais
00:28:25en matière navale
00:28:28aéronavale
00:28:30aérienne
00:28:30et surtout en matière
00:28:31de drones
00:28:31il égalait
00:28:32voire surpassait
00:28:33en modernité
00:28:34et surtout en quantité
00:28:35la masse
00:28:36et la technologie
00:28:37la puissance militaire américaine
00:28:39donc il s'est préparé
00:28:41Alain Boer
00:28:42si on regarde la situation
00:28:44aujourd'hui
00:28:45après 46 jours
00:28:45de guerre
00:28:46on voit que le cessez-le-feu
00:28:48tient absolument
00:28:49dans toute la région
00:28:50à l'exception
00:28:51du Liban
00:28:52il y a une réunion
00:28:52d'ailleurs importante
00:28:53ce soir
00:28:54à la Maison-Blanche
00:28:55entre Israéliens
00:28:55et Libanais
00:28:56peut-être pour renouer
00:28:57les fils du dialogue
00:28:58mais est-ce que vous estimez
00:29:00que les faits
00:29:01aujourd'hui montrent
00:29:02que la guerre
00:29:02est plutôt en train
00:29:03de s'éloigner
00:29:04ou vous dites
00:29:05attendez
00:29:06un cessez-le-feu
00:29:06peut être brisé
00:29:07à chaque minute
00:29:08à chaque seconde
00:29:09on verra dans 400 kilomètres
00:29:11quand éventuellement
00:29:12un bateau chinois
00:29:13tentera de forcer
00:29:15le blocus
00:29:16parce que je crois
00:29:16que les chinois
00:29:17ont décidé
00:29:19d'aller jusqu'au bout
00:29:21de ce qu'ils pourraient
00:29:22c'est-à-dire
00:29:22tirer l'élastique
00:29:23très loin
00:29:24je pense que beaucoup
00:29:25de bateaux
00:29:26qui passent le détroit
00:29:27aujourd'hui
00:29:27s'arrêtent à Oman
00:29:29qui est un lieu
00:29:30un havre de paix
00:29:31à peu près sûr
00:29:32et où les Iraniens
00:29:33à une exception près
00:29:34n'ont pas commis
00:29:37d'attaque majeure
00:29:38la seule attaque
00:29:39qu'ils ont faite
00:29:40était d'ailleurs
00:29:40avec un drone sous-marin
00:29:41ce qui a amené
00:29:42une grande inquiétude
00:29:43sur la capacité
00:29:44des Iraniens
00:29:45à s'être relancés
00:29:45dans cette technologie-là
00:29:46qui a très bien marché
00:29:47pour les Ukrainiens
00:29:48en mer noire
00:29:49contre la flotte russe
00:29:51donc il ne faut pas
00:29:51sous-estimer non plus
00:29:52les capacités
00:29:53des Iraniens
00:29:56aussi loin
00:29:57probablement pas
00:29:58mais près
00:29:59sans doute
00:29:59ce qui explique d'ailleurs
00:30:00l'orientation actuelle
00:30:02de la flotte américaine
00:30:03je voudrais vous entendre
00:30:04à la voir
00:30:04sur les propos
00:30:05de Patrick Pouyanné
00:30:05le patron de total
00:30:06dont on parlait
00:30:06il y a quelques minutes
00:30:07qui dit aujourd'hui
00:30:09le péage est illégal
00:30:11mais à choisir
00:30:12aujourd'hui
00:30:13on préférerait
00:30:14avoir à payer
00:30:14une compensation
00:30:15pour passer ce détroit
00:30:16plutôt que d'avoir
00:30:17un détroit
00:30:18complètement fermé
00:30:19est-ce que pour vous
00:30:20il acte juste
00:30:21une situation
00:30:21en disant
00:30:23on ne va pas s'en sortir
00:30:24parce qu'il dit aussi
00:30:24on risque d'avoir
00:30:25un problème assez rapide
00:30:26sur l'approvisionnement
00:30:27ou est-ce que vous considérez
00:30:28qu'un grand patron
00:30:29ne doit pas parler comme ça ?
00:30:30les grands patrons
00:30:31ils font ce qu'ils veulent
00:30:32ils ne sont pas
00:30:32des représentants diplomatiques
00:30:33ils ne sont pas
00:30:34des représentants politiques
00:30:34ils défendent les intérêts
00:30:35de leur entreprise
00:30:36et voilà
00:30:37il n'y a pas ce sujet
00:30:38personne ne donne de leçon
00:30:40aux grands patrons
00:30:42leurs actionnaires
00:30:43éventuellement
00:30:44qui sont les propriétaires
00:30:44mais disons
00:30:45quand Patrick Pouyanné parle
00:30:47vu la valorisation
00:30:48de l'entreprise
00:30:48on l'écoute aussi
00:30:49dans le monde économique
00:30:50si Patrick Pouyanné dit ça
00:30:52il en a fait d'autres
00:30:52Michel-Édouard Leclerc parle
00:30:53et qu'il est invité
00:30:54chez vous
00:30:55et qu'il parle
00:30:55consommation supermarché
00:30:56ou tarif à la fond
00:30:58on l'écoute aussi
00:30:58ça ne vaut pas la même chose
00:30:59à la bourse
00:31:01sans doute
00:31:02mais pour les citoyens
00:31:03ordinaires
00:31:04non
00:31:05et deuxièmement
00:31:05je rappelle que
00:31:06les nouvelles voies
00:31:07de circulation
00:31:07dans le détroit
00:31:09contrairement à ce que
00:31:09tout le monde raconte
00:31:10ne rendent pas
00:31:11ce péage illégal
00:31:13je veux dire
00:31:13le droit de la mer
00:31:14c'est le droit de la mer
00:31:14et la convention de Montego Bay
00:31:16ne raconte pas ça
00:31:17donc ça ne vous choquerait pas
00:31:18plus que ça
00:31:19ça me choque
00:31:19qu'on soit obligé
00:31:20de passer dans les eaux
00:31:22territoriales iraniennes
00:31:23pour passer le détroit
00:31:24d'Hormuz
00:31:25mais le fait d'être obligé
00:31:27de passer dans les eaux
00:31:29iraniennes
00:31:29rend différente
00:31:30l'interprétation
00:31:31qu'on a du péage
00:31:32si les iraniens
00:31:33n'avaient pas modifié
00:31:34la voie de circulation
00:31:35que vous montrez très bien
00:31:36avec vos remarquables
00:31:37infographies
00:31:38là on aurait un problème
00:31:40or en disant
00:31:41non non mais là
00:31:41il y a des mines
00:31:42c'est plus sûr
00:31:43en passant par là
00:31:44sauf que là
00:31:44vous êtes chez moi
00:31:45pas dans les eaux internationales
00:31:47dans des conditions
00:31:48où moi iran
00:31:49je décide que
00:31:50et bien effectivement
00:31:51ça change en partie
00:31:53la donne
00:31:54c'est pas bien
00:31:54du point de vue des principes
00:31:55mais la même convention
00:31:57de Montego Bay
00:31:57de droit de la mer
00:31:58qui explique
00:32:00toute une série de libertés
00:32:01explique aussi
00:32:02un certain nombre
00:32:02d'exceptions
00:32:03à cette liberté
00:32:04et depuis qu'on a passé
00:32:05la ligne
00:32:06de 3 miles
00:32:07à 12 miles
00:32:08il n'y a quasiment plus
00:32:09d'eau internationale
00:32:10dans le détroit d'Hormuz
00:32:11c'est en Tromane
00:32:12et d'ailleurs les iraniens
00:32:13ont été très intelligents
00:32:14ils ont dit
00:32:14ah oui
00:32:15on va faire un PH commun
00:32:16moitié moitié
00:32:17tout le monde va être content
00:32:18puis quand ils se sont
00:32:19bien rendu compte
00:32:19que les Omanais
00:32:20malgré leur bonne volonté
00:32:21qui sont de l'autre côté
00:32:22du détroit
00:32:23qui sont exactement
00:32:23de l'autre côté
00:32:24là en dessous
00:32:25on dit ah oui mais non
00:32:26nous on joue pas à ça
00:32:27ils ont dit ah bah très bien
00:32:28il y a des mines
00:32:29donc désormais
00:32:29vous passez par chez nous
00:32:31et la voie de circulation
00:32:31a changé
00:32:32elle est désormais
00:32:33entièrement dans les eaux
00:32:34territoriales iraniennes
00:32:35ça change beaucoup de choses
00:32:37mais au final
00:32:38ça voudrait dire
00:32:38que les iraniens
00:32:39auraient gagné
00:32:40la guerre
00:32:41rendrait le détroit
00:32:42payant
00:32:42on sait
00:32:43quand on a gagné
00:32:44à la fin de la guerre
00:32:44vous savez les guerres
00:32:45c'est plein de rebondissements
00:32:46il y a toujours un moment
00:32:47où quelqu'un a gagné
00:32:48et on découvre qu'à la fin
00:32:49il a perdu
00:32:49c'est comme les élections présidentielles
00:32:51on vous annonce toujours
00:32:52le vainqueur un an avant
00:32:53et en général
00:32:53c'est pas celui qu'on croit
00:32:54donc il faut être toujours
00:32:55extrêmement prudent
00:32:56la guerre
00:32:57ça se gagne à la fin
00:32:59Clémenceau disait
00:32:59le dernier quart d'heure
00:33:00et c'est le dernier quart d'heure
00:33:02qui fait la différence
00:33:03Alain Bauer
00:33:03on a parfois un petit peu
00:33:04de mal à suivre
00:33:05Donald Trump
00:33:05vous lui consacrez donc ce livre
00:33:07on a tout le temps
00:33:08de mal à suivre
00:33:08Trump le pouvoir d'amour
00:33:09bonsoir Raphaël Grabley
00:33:09il vient de nous rejoindre
00:33:10bonsoir
00:33:10bonsoir
00:33:11on va s'arrêter
00:33:12non pas sur les déclarations
00:33:13de 10 ans de Donald Trump
00:33:14d'ailleurs vous le faites
00:33:15moi c'est 40 ans
00:33:16dans ce livre
00:33:1640 ans
00:33:17mais simplement sur 24 heures
00:33:18c'est plus modeste
00:33:19avec vous
00:33:19c'est bien aussi
00:33:20Raphaël
00:33:20il y a des choses à dire
00:33:21même sur 24 heures
00:33:23il a été avec cette conférence
00:33:25de presse
00:33:25que vous avez suivie
00:33:27hier soir j'imagine
00:33:28totalement lunaire
00:33:30c'était Donald Trump
00:33:30face au bureau Val
00:33:32à la porte du bureau Val
00:33:33face aux caméras
00:33:34qui reçoit en direct
00:33:35devant les caméras
00:33:36du monde entier
00:33:36son petit burger
00:33:37alors c'était un McDonald's
00:33:39c'était son petit burger
00:33:39son sac
00:33:40sa commande McDonald's
00:33:41livrée par une retraitée
00:33:43qui a été contrainte d'ailleurs
00:33:44de devenir coursière
00:33:45pour payer la chimiothérapie
00:33:46de son mari
00:33:47en 15 minutes
00:33:48Donald Trump s'est attaqué
00:33:49à l'Iran
00:33:50à nouveau au pape
00:33:51aux athlètes transgenres
00:33:52ne me demandez pas pourquoi
00:33:53sous le regard d'ailleurs
00:33:55parfois un petit peu gêné
00:33:56de Sharon Simmons
00:33:57qui est donc la dame
00:33:58qui lui a livré
00:33:59son McDonald's
00:34:00à qui il a fini par donner
00:34:01en direct
00:34:02un pourboire
00:34:03de 100 dollars
00:34:04Donald Trump
00:34:05qui est aussi revenu
00:34:06sur cette photo
00:34:07qu'il a publiée
00:34:07de lui
00:34:08en Jésus-Christ
00:34:09qui s'affiche
00:34:10sur votre écran
00:34:10comment ?
00:34:12en docteur
00:34:12alors justement
00:34:13évidemment cette photo
00:34:14je le rappelle
00:34:15elle a été générée
00:34:15par intelligence artificielle
00:34:17justement il a diffusé
00:34:18cette image
00:34:19qu'il a supprimée
00:34:20après des accusations
00:34:21de blasphème
00:34:22justement je voulais
00:34:23faire écouter
00:34:24la justification
00:34:25de Donald Trump
00:34:26c'était hier soir
00:34:30je l'ai publié
00:34:31je pensais que j'étais
00:34:32grimé en médecin
00:34:33de la Croix-Rouge
00:34:37la Croix-Rouge
00:34:38que nous soutenons
00:34:39il n'y a que les médias
00:34:40trompeurs
00:34:41qui peuvent m'embêter
00:34:42là-dessus
00:34:46oui donc
00:34:47Donald Trump
00:34:47qui confond
00:34:48Jésus-Christ
00:34:49et un médecin
00:34:50de la Croix-Rouge
00:34:50alors son comportement
00:34:51il pose question
00:34:52mais pas qu'aux journalistes
00:34:54je voulais vous parler
00:34:55d'un sondage
00:34:55Ipsos
00:34:56pour Reuters
00:34:57qui date de février dernier
00:34:58juste avant
00:34:59la guerre
00:35:00en Iran
00:35:00et on apprenait
00:35:01deux choses
00:35:01déjà
00:35:02pour 60%
00:35:03d'Américains
00:35:03Trump devient
00:35:04erratique
00:35:05avec l'âge
00:35:05et puis autre chiffre
00:35:06qui s'affiche
00:35:07à l'écran
00:35:07pour près de la moitié
00:35:08d'entre 49%
00:35:10toutes tendances
00:35:11confondues
00:35:11les capacités mentales
00:35:13de Donald Trump
00:35:14ne lui permettent plus
00:35:15de répondre
00:35:16aux défis
00:35:17d'être président
00:35:18américain
00:35:18et pourtant
00:35:19Alain Bauer
00:35:20dans votre livre
00:35:20vous dites
00:35:20on se trompe
00:35:22Donald Trump
00:35:23c'est un stratège
00:35:24c'est ce que vous écrivez
00:35:25un stratège
00:35:25qui est sous-estimé
00:35:27par les élites
00:35:28est-ce que ça veut dire
00:35:29que pour vous
00:35:29cette question
00:35:30ne se pose pas
00:35:31ou est-ce que vous estimez
00:35:32que tout simplement
00:35:33on n'a pas le code
00:35:33pour comprendre ce qu'il dit
00:35:34je ne dis pas
00:35:35qu'elle ne se pose pas
00:35:35mais je ne psychiatrise pas
00:35:36à distance
00:35:37mon métier
00:35:38est dans la criminologie
00:35:40quand je rencontre
00:35:40un criminel
00:35:41ce n'est pas en trois minutes
00:35:42que je me fais un point de vue
00:35:43pour savoir
00:35:44si c'est rationnel
00:35:45irrationnel
00:35:45si c'est un malade mental
00:35:47ou si c'est juste
00:35:49un tueur à gage
00:35:50qui fait ça
00:35:50ou s'il a une pulsion
00:35:52irrésistible
00:35:52ou s'il a
00:35:54une maladie du cerveau
00:35:55vous comprenez
00:35:55ce que je veux dire
00:35:57donc il y a plein
00:35:58d'éléments
00:35:58qui font
00:35:59or nous passons
00:35:59notre temps
00:36:01en évitant
00:36:01de traiter
00:36:02Donald Trump
00:36:03pour ce qu'il est
00:36:04c'est-à-dire
00:36:05un joueur
00:36:05un dealer
00:36:07au sens du deal
00:36:08en ne comprenant pas
00:36:10ce qu'il explique
00:36:11qu'il fait
00:36:12et qu'il continue à faire
00:36:13et que nous disons
00:36:14ah c'est un dingue
00:36:16alors qu'il vous explique
00:36:17par l'écrit
00:36:18et je donne les preuves
00:36:19de ce que j'explique
00:36:20qu'il a appris
00:36:21avec un homme
00:36:22qui est Roycon
00:36:22l'homme du maccartisme
00:36:24qu'il a entièrement formé
00:36:25où il dit
00:36:26les mots sont des armes
00:36:27je sature
00:36:28la télé-réalité
00:36:29c'est aussi de la politique
00:36:30désormais c'est de la guerre
00:36:31etc.
00:36:32ça ne veut pas dire
00:36:33qu'il est peut-être
00:36:34ou peut-être pas
00:36:35fou
00:36:35mais ce n'est pas
00:36:36la question
00:36:37ça veut dire
00:36:37que c'est logique
00:36:38derrière ce qu'il fait
00:36:39à la fin du jeu
00:36:41Donald Trump
00:36:42veut plus de jetons
00:36:43qu'au début
00:36:43c'est ce que j'allais dire
00:36:44c'est la logique
00:36:45du joueur de poker
00:36:45par la provocation
00:36:46par la digression
00:36:48parfois par la divagation
00:36:49il a ses propres obsessions
00:36:51mais d'ailleurs
00:36:52le problème avec Donald Trump
00:36:54c'est que chez les autres
00:36:54chefs d'Etat
00:36:55ça ne se voit pas
00:36:56et que lui
00:36:57on l'a en transparence
00:36:58et en direct
00:36:58et en permanence
00:36:59sauf que
00:37:00quand vous avez
00:37:02par exemple
00:37:02cette bordée d'injures
00:37:04contre les Iraniens
00:37:05qui est l'expression
00:37:06d'une frustration totale
00:37:08le lendemain
00:37:09il a une interview
00:37:10avec une journaliste
00:37:11à qui il parle
00:37:13très librement
00:37:13très gentiment
00:37:14très proprement
00:37:15et qui dit
00:37:16bah vous voyez
00:37:16ça a marché
00:37:17il y a les négociations
00:37:18reprises
00:37:19est-ce que c'est un acte stratégique
00:37:21revisité a posteriori
00:37:22ou est-ce qu'en fait
00:37:23il a fait ça
00:37:23pour ce qu'on appelle
00:37:24la théorie du fort au fou
00:37:26qui est une théorie
00:37:27parfaitement comprise
00:37:28et parfaitement structurée
00:37:29dans le domaine
00:37:30de la stratégie militaire
00:37:31ou par un comportement
00:37:32totalement erratique
00:37:33on rend dingue
00:37:34son adversaire
00:37:35il se dit
00:37:35mais c'est quoi la stratégie
00:37:37il n'y a pas de stratégie
00:37:38sauf que la stratégie
00:37:39c'est justement
00:37:39de rendre dingue
00:37:40l'adversaire
00:37:40c'est un peu ce qu'on disait
00:37:41au moment
00:37:42pardonnez-moi
00:37:43je vais partager un souvenir
00:37:44il y a quelques années
00:37:44quand les ordinateurs
00:37:46ont commencé à battre
00:37:47les humains aux échecs
00:37:47on disait à un moment
00:37:48pour battre les ordinateurs
00:37:49il faut les rendre dingue
00:37:50il faut les rendre dingue
00:37:51il faut faire n'importe quoi
00:37:52il faut faire un coup
00:37:53qui va les déstabiliser
00:37:54mais regardez
00:37:54quand deux IA
00:37:55se battent en duel
00:37:56notamment dans des jeux
00:37:57assez normés
00:37:58échecs
00:37:59go etc
00:38:00désormais
00:38:01on a des IA
00:38:01qui trichent
00:38:03parce qu'elles se sont
00:38:04humanisées
00:38:05est-ce qu'elles sont
00:38:09ça ne veut pas dire
00:38:10qu'il ne l'est pas
00:38:11ça ne veut pas dire
00:38:12qu'un jour on dira
00:38:12en fait
00:38:13il est vieux
00:38:15il a une Bidenite
00:38:17pour reprendre
00:38:17ce qu'il disait lui-même
00:38:18de Joe Biden
00:38:19mais ça n'est pas le sujet
00:38:21le sujet c'est que
00:38:22dans la réalité
00:38:23de ce qu'il fait
00:38:24lui trouve une rationalité
00:38:26que nous n'essayons
00:38:27même pas d'étudier
00:38:28ou de comprendre
00:38:29et du coup
00:38:30on se fait toujours avoir
00:38:30tout le monde a expliqué
00:38:32qu'il avait perdu
00:38:32dans l'affaire du Groenland
00:38:33que la mobilisation européenne
00:38:35pas du tout
00:38:36il vient de gagner
00:38:36quatre nouvelles bases
00:38:37dans le Groenland
00:38:38comme ça
00:38:38pendant qu'on s'occupe
00:38:39de ce qui se passe
00:38:40dans le Golfe
00:38:41il a récupéré
00:38:42le canal de Panama
00:38:43le monde c'est
00:38:44huit détroits
00:38:45et deux canals
00:38:46je ne dis pas canaux
00:38:47parce que ce n'est pas
00:38:47un petit machin
00:38:48il a gardé Suez
00:38:51il est en train
00:38:52de réaffirmer
00:38:53un monde hémisphérique
00:38:54qui est l'équivalent
00:38:55en puissance
00:38:55du monde chinois
00:38:57avec nous au milieu
00:38:58en zone de prédation
00:38:58mais Alain Bauer
00:38:59ça c'est la stratégie
00:39:01et vous montrez
00:39:02qu'elle est parfois
00:39:03parfaitement payante
00:39:03ça c'est la stratégie
00:39:04mais au fond de lui
00:39:05Donald Trump
00:39:06il veut quoi ?
00:39:07il veut rendre
00:39:08l'Amérique plus grande
00:39:09il veut devenir plus riche
00:39:11il veut montrer
00:39:12que c'est le meilleur
00:39:13c'est un business
00:39:36golfique BTP
00:39:38de Donald Trump
00:39:39c'est qu'à la fin
00:39:40il gagne toujours
00:39:41parce qu'il dit
00:39:41qu'il a gagné
00:39:42quoi qu'il arrive
00:39:43quand il dit
00:39:43je mérite le prix Nobel
00:39:44de la paix
00:39:45il le pense sincèrement
00:39:47il en est persuadé
00:39:48dans son fort intérieur
00:39:50oui
00:39:50c'est son obsession
00:39:52il mérite le prix Nobel
00:39:53de la paix
00:39:54il mérite
00:39:55d'être champion
00:39:56de MMA
00:39:57d'avoir la coupe
00:39:58de Jules Rimet
00:39:59ou de l'équivalent
00:40:01en foot
00:40:03s'il pouvait gagner
00:40:04au tennis
00:40:04je pense qu'il n'y aurait
00:40:05pas de problème
00:40:05et évidemment
00:40:06s'il pouvait être champion
00:40:06du monde de golf
00:40:08gagner à Saint-Androuse
00:40:10il le ferait aussi
00:40:11Donald Trump
00:40:12reconnaît rarement
00:40:13des erreurs
00:40:13là il a fini par retirer
00:40:15cette image
00:40:15où il se présentait
00:40:17en crise
00:40:18et lui il dit
00:40:19j'étais médecin
00:40:19de la Croix-Rouge
00:40:20même lui en le disant
00:40:21il n'y croit pas
00:40:22mais pourquoi
00:40:23celle-là
00:40:24il la retire ?
00:40:25d'abord parce que
00:40:25l'émotion dans la base
00:40:27maga
00:40:28c'est-à-dire les croyants
00:40:29et pas les catholiques
00:40:31contrairement à Saint-Androuse
00:40:31c'est les baptistes
00:40:32qui ont hurlé
00:40:33et les baptistes
00:40:34c'est vraiment
00:40:35ceux qui lui ont
00:40:36à peu près tout pardonné
00:40:37de sa vie personnelle
00:40:40puisque c'est un vrai croyant
00:40:41très pratiquant
00:40:42comme chacun a pu constater
00:40:43dans des épisodes précédents
00:40:44là c'est remonté
00:40:46très très haut
00:40:47et donc dans ces cas-là
00:40:48il fait une retraite
00:40:50qui est
00:40:51c'est une erreur
00:40:52c'est la faute d'eux
00:40:53et on ne m'a pas bien compris
00:40:54je me suis fait trompé
00:40:55par l'intelligence artificielle
00:40:56c'est pas moi
00:40:57j'ai dit docteur
00:40:58et on ne sait pas pourquoi
00:40:59c'est devenu le Christ
00:41:01il lui est arrivé
00:41:02à Donald Trump
00:41:03de reconnaître
00:41:04vraiment des erreurs
00:41:05dans son parcours
00:41:05alors j'ai cherché
00:41:06je n'ai pas trouvé
00:41:07le parcours n'est pas fini
00:41:08j'ai trouvé des reculs
00:41:09des digressions
00:41:11des c'est la faute d'eux
00:41:14où j'ai viré
00:41:14un staffer qui
00:41:16mais non
00:41:17je n'ai pas trouvé
00:41:18d'erreur reconnue
00:41:19et qui aujourd'hui
00:41:20en fait toute erreur
00:41:21était un moyen de rebondir
00:41:22oui
00:41:22ce qui ne nous tue pas
00:41:23nous rend plus fort
00:41:24qui aujourd'hui
00:41:25a de l'influence sur lui
00:41:26sa chef de cabinet
00:41:28dont il a toujours dit
00:41:29et qui continue à dire
00:41:30que c'est le seul homme
00:41:31dans la pièce
00:41:32dans une réunion
00:41:32avec 25 de ses ministres
00:41:34hommes
00:41:34et son vice-président
00:41:35ce qui est toujours
00:41:37amusant
00:41:37et qui pèse beaucoup
00:41:39qui a d'ailleurs fait
00:41:39une longue interview
00:41:40dans Vanity Fair
00:41:41je crois que je vous recommande
00:41:42parce qu'elle explique
00:41:43le Trump encore mieux
00:41:44que moi
00:41:45elle le connaît
00:41:46beaucoup mieux que moi
00:41:47en privé
00:41:48et elle faisait des références
00:41:50à je traite Trump
00:41:50comme mon père
00:41:51il n'y a qu'elle ?
00:41:52oui
00:41:53et sa femme bien sûr
00:41:55ses enfants
00:41:56le clan familial
00:41:58alors je ne sais pas
00:41:59s'il pèse
00:41:59en tout cas
00:42:00elle pèse beaucoup
00:42:01dans son univers
00:42:04elle sait dire non
00:42:05elle sait dire oui
00:42:05elle
00:42:07c'est une femme
00:42:08forte
00:42:08Mélania
00:42:10c'est en cela
00:42:10que le deuxième mandat
00:42:11de Donald Trump
00:42:12est différent du premier
00:42:13c'est qu'au premier
00:42:14il a été entouré
00:42:16parfois contrôlé
00:42:18et que le deuxième
00:42:19il est vraiment seul
00:42:20il n'était pas contrôlé
00:42:20il avait de fortes
00:42:21oppositions internes
00:42:22parce qu'il n'avait pas
00:42:23de quoi faire
00:42:24entre guillemets
00:42:24un ménage maga
00:42:26et deuxièmement
00:42:27il avait beaucoup d'amateurs
00:42:28parfaitement incompétents
00:42:29et voilà
00:42:31il a fait le deuxième mandat
00:42:32l'équipe du deuxième mandat
00:42:34sont de vrais
00:42:35grands professionnels
00:42:36on pense ce qu'on veut
00:42:37de leurs opinions politiques
00:42:38mais du point de vue
00:42:40de la structure
00:42:41du rôle de la constitution
00:42:42des moyens de contourner
00:42:43la constitution
00:42:44ou en tout cas
00:42:44de la réinterpréter
00:42:45des moyens de gérer
00:42:47de nettoyer
00:42:48toutes les forces
00:42:50d'opposition
00:42:51interne
00:42:52non non
00:42:53il a une équipe
00:42:54qui explique d'ailleurs
00:42:56non seulement
00:42:57cette victoire
00:42:57mais l'ampleur
00:42:58de sa victoire
00:42:59je rappelle que c'est
00:43:00un des rares républicains
00:43:01avoir gagné en voix
00:43:02et pas seulement
00:43:03aux grands électeurs
00:43:03et puis massivement
00:43:05dans des conditions
00:43:05qui ont surpris
00:43:06même les démocrates
00:43:07Alain Moher
00:43:08on en sait un tout petit peu plus
00:43:09sur ce qui a provoqué
00:43:10l'échec des négociations
00:43:12entre américains et iraniens
00:43:13au Pakistan
00:43:14ces derniers jours
00:43:15notamment sur la question
00:43:17de l'enrichissement
00:43:17de l'uranien
00:43:19les américains disaient
00:43:20il faut suspendre
00:43:21cet enrichissement
00:43:22pendant 20 ans
00:43:24c'est le Wall Street Journal
00:43:25qui l'a raconté
00:43:25les iraniens
00:43:27dans leur dernière proposition
00:43:28étaient d'accord
00:43:29pour 5 ans
00:43:29quand on voit ça
00:43:31on se dit
00:43:32on n'était pas très loin
00:43:34on n'était pas très loin
00:43:355 ans d'un côté
00:43:3620 ans de l'autre
00:43:37on n'était pas très loin
00:43:38l'année dernière
00:43:38on n'est jamais très loin
00:43:40puisque la question centrale
00:43:42elle est
00:43:43d'abord le stock
00:43:44et ensuite la capacité
00:43:451
00:43:45les iraniens mentent
00:43:47autant que Donald Trump
00:43:48d'un côté vous avez
00:43:49le poker menteur
00:43:49d'autres les échecs menteurs
00:43:50mais c'est des menteurs
00:43:51et donc dans cette affaire
00:43:53du mensonge
00:43:53quand on est à 60%
00:43:56d'enrichissement
00:43:57on veut la bombe
00:43:58ça ne sert à rien d'autre
00:44:00à 9% à la rigueur
00:44:02allez 10% si on a envie
00:44:03au-delà
00:44:04tout ça ne sert à rien
00:44:05et on sait que c'est ça
00:44:07deuxièmement
00:44:07ils ont menti
00:44:08sur un élément très important
00:44:09c'est un cinquième site
00:44:113 ont été bombardés
00:44:121 ne pouvait pas être bombardé
00:44:13la montagne de la pioche
00:44:14mais le site de Minjidai
00:44:16au nord-est de Téhéran
00:44:17c'est l'endroit
00:44:18où ils avaient
00:44:18disent les services de l'enseignement
00:44:20on va les croire
00:44:20sur parole
00:44:22on va dire
00:44:22à la fois
00:44:23des centrifugeuses
00:44:25pour passer de 60 à 90
00:44:26et de quoi construire
00:44:27une tête
00:44:28c'est-à-dire une ogive
00:44:29permettant d'être placée
00:44:31sur un missile
00:44:31donc on a un sujet
00:44:32quand même
00:44:33c'est que pendant ce temps-là
00:44:34les Iraniens ont décidé
00:44:35d'accélérer la possibilité
00:44:36d'avoir au moins une bombe
00:44:38parce qu'ils ont considéré
00:44:39que c'est un instrument de survie
00:44:40comme les Coréens du Nord
00:44:41qui sont les grands pourvoyeurs
00:44:43de la technologie nucléaire
00:44:45avec des Iraniens
00:44:45qui sont très compétents
00:44:46très scientifiques
00:44:47très ingénieurs
00:44:48ont cette capacité
00:44:49la question était
00:44:51est-ce que vous voulez la bombe
00:44:52eux ils disent
00:44:52non
00:44:53comme vous avez
00:44:53deux expertes
00:44:54extrêmement remarquables
00:44:55sur vos plateaux
00:44:56qui viennent
00:44:58régulièrement
00:44:59ils expliquent
00:45:00qu'en fait
00:45:01ils sont passés
00:45:01de
00:45:02on va peut-être avoir
00:45:03on va enrichir
00:45:04au seuil de
00:45:05on va peut-être avoir la bombe
00:45:07et ça
00:45:07ça a tout changé
00:45:08parce que les Iraniens
00:45:09qui étaient très opposés
00:45:10à la bombe
00:45:11l'Ayatollah Romény
00:45:12considérait que c'était
00:45:13péché
00:45:14la bombe nucléaire
00:45:15c'était péché
00:45:16là ils ont dit
00:45:17non
00:45:17nos conditions de survie
00:45:18c'est d'avoir la bombe
00:45:19donc là il y a un débat
00:45:21qui est
00:45:21où sont les 440 kilos
00:45:23personne n'en sait rien
00:45:24probablement une partie
00:45:25qu'on ne retrouvera jamais
00:45:26enterrée
00:45:26sous les bombardements
00:45:28mais personne n'en sait rien
00:45:29vraiment personne n'en sait rien
00:45:30ils l'ont peut-être mis
00:45:31en petit paquet d'un kilo
00:45:32ça se transforme
00:45:33dans une glace
00:45:34ça se transporte
00:45:34dans un truc
00:45:35qui ressemble à une glacière
00:45:36on n'a pas besoin
00:45:36d'un baril énorme
00:45:38donc le défi
00:45:38c'est le futur
00:45:39c'est l'enrichissement
00:45:40le défi
00:45:40c'est déjà les 440
00:45:42parce qu'à 60-90
00:45:43comme il reste quasiment
00:45:44plus de centrifugeuses
00:45:45là il y a un enjeu
00:45:46on récupère les 440 kilos
00:45:47ça fait gagner
00:45:48beaucoup de temps
00:45:49deuxième épisode
00:45:50c'est
00:45:51qui gère
00:45:52ces 440 kilos
00:45:53les russes disent
00:45:54nous comme ça
00:45:55c'était prévu
00:45:56à Vienne
00:45:57les chinois
00:45:58pourraient dire
00:45:59écoutez
00:45:59vous imaginez une seconde
00:46:00un accord de paix
00:46:01qui dirait à la fin
00:46:02l'uranium déjà enrichi
00:46:04part dans les coffres
00:46:05de Moscou
00:46:05bien sûr
00:46:06c'est eux qui gèrent
00:46:07la centrale de Boucher
00:46:08oui c'est une centrale civile
00:46:12une centrale civile
00:46:13d'abord il n'y a pas
00:46:14de centrale militaire
00:46:15une centrale civile
00:46:16c'est un endroit
00:46:17où il y a de l'uranium
00:46:17l'enrichissement de l'uranium
00:46:18il se fait
00:46:19à côté de la centrale civile
00:46:21parfois même dans
00:46:21la centrale civile
00:46:22si vous allez à l'AG
00:46:23et vous êtes capable
00:46:24de devenir ce qui est
00:46:24civil et militaire
00:46:25vous êtes un génie
00:46:26je ne rentre pas
00:46:27dans ces locaux là
00:46:27vous devriez
00:46:28personne n'en sait rien
00:46:29je n'ai pas été invité
00:46:30non mais c'est important
00:46:31vous voyez ce que je vais dire
00:46:31en fait
00:46:32le fait que ce soit les russes
00:46:34vous ne choquerez pas
00:46:35que Vladimir Koutinho
00:46:37il gère la centrale
00:46:38les français auraient pu
00:46:39faire la même chose
00:46:40si les israéliens
00:46:41n'avaient pas bombardé
00:46:42les centrales nucléaires
00:46:43irakiennes
00:46:43que nous leur avions vendues
00:46:45je précise quand même
00:46:46donc il y a plein de sujets
00:46:48nous étions le principal opérateur
00:46:50de l'industrialisation
00:46:51de l'Iran
00:46:52en matière nucléaire
00:46:52du temps du chat
00:46:53ça pourrait même être
00:46:54les français
00:46:55qui récupèrent en disant
00:46:56donnez-les nous
00:46:57on va s'en occuper
00:46:57bon ça ne sera pas le cas
00:46:58mais voilà
00:46:59donc cette question là
00:47:00deuxièmement ils ont dit
00:47:01bon bah non
00:47:02on veut les garder
00:47:03mais on va les diluer
00:47:04alors il faut savoir
00:47:04que c'est possible de diluer
00:47:05c'est comme si vous prenez
00:47:07du raisin
00:47:07vous le laissez macérer
00:47:09vous le transformez en alcool
00:47:10et ensuite on vous dit
00:47:10ah non on refait du jus de raisin
00:47:12mais un peu alcoolisé quand même
00:47:14alors de moins en moins possible
00:47:15mais un peu quand même
00:47:16sauf que ça nécessite
00:47:17des moyens technologiques
00:47:20industriels
00:47:20et des quantités d'uranium
00:47:22tout à fait considérables
00:47:23et que c'est très très très
00:47:25très compliqué à réaliser
00:47:26mais c'est une option
00:47:27mais qui surveille
00:47:28parce que l'AIEA
00:47:29a bien indiqué
00:47:30parce que c'est une partie du problème
00:47:32on ne surveillait pas tout
00:47:33et tout ne nous était pas montré
00:47:35on n'avait pas accès à tout
00:47:36et c'est les premiers à avoir dit
00:47:37ah ils sont atteints 60%
00:47:39attention
00:47:39ils sont au bord
00:47:41de la fabrication de la bombe
00:47:43c'est quand même eux qui l'ont dit
00:47:44c'est ni les américains
00:47:45ni les israéliens
00:47:46ni qui que ce soit d'autre
00:47:47donc toutes ces problématiques là
00:47:49montrent la compliquité
00:47:50mais 20 ans
00:47:51comme l'a très bien expliqué
00:47:52votre experte
00:47:53dans le
00:47:54Emmanuel Galichet
00:47:55non
00:47:57je ne vais pas toutes les citer
00:47:58le Varinelle
00:47:59oui
00:47:59ah ben voilà
00:48:00j'ai réussi
00:48:00c'était tout à fait remarquable
00:48:02en expliquant tout à fait ça
00:48:03tout à l'heure
00:48:04Emmanuel est une collègue du CNAM
00:48:06mais là c'était
00:48:07l'autre
00:48:08elle expliquait que
00:48:09la difficulté
00:48:10qu'il y avait à gérer
00:48:13cette complexité
00:48:14aujourd'hui
00:48:14c'est que si ça durait 20 ans
00:48:15on perdait la compétence technologique
00:48:18et que ça ça valait la peine
00:48:19et les iraniens ne veulent pas ça
00:48:21ils ne veulent pas ça
00:48:22d'autant que derrière ça
00:48:23il y a la capacité d'Israël
00:48:25à avoir la bombe
00:48:26et la volonté de l'Arabie Saoudite
00:48:28à l'avoir aussi
00:48:29merci beaucoup
00:48:29ce sera sans doute
00:48:30l'un des enjeux des discussions
00:48:31si elles reprennent
00:48:32Trump le pouvoir des mots
00:48:33chez First Edition
00:48:34merci beaucoup Alain Bauer
00:48:36d'être venu ce soir sur ce plateau
00:48:37on va s'intéresser maintenant
00:48:38aux conséquences économiques
00:48:40de cette guerre
00:48:41de ce blocage du détroit d'Hormuz
00:48:43le gouvernement est-il en train
00:48:44de lâcher du lest
00:48:45sur la question des prix des carburants
00:48:47on va en parler avec Gaëtan Mélin
00:48:49bonsoir
00:48:49chef du service économie
00:48:50de BFM TV
00:48:51avec Karim Adéli
00:48:52bonsoir
00:48:52conseillère régionale
00:48:53Europe Écologie Les Verts
00:48:55des Hauts-de-France
00:48:56ancienne parlementaire européenne
00:48:58et avec Nicolas Dupont-Aignan
00:48:59bonsoir président
00:48:59de Debout la France
00:49:01et candidat déclaré
00:49:02à la prochaine élection présidentielle
00:49:04Gaëtan d'abord avec vous
00:49:05il y a un peu de nouveau
00:49:07aujourd'hui le gouvernement
00:49:08dit qu'il envisage
00:49:10d'encadrer
00:49:11il va falloir être précis
00:49:12sur les mots
00:49:12non pas les prix des carburants
00:49:14mais les marges des distributeurs
00:49:15est-ce que vous pouvez
00:49:16nous expliquer tout ça
00:49:17oui tout à fait
00:49:17le gouvernement en fait
00:49:19se réserve le droit
00:49:20d'intervenir
00:49:21par décret
00:49:22sur les marges
00:49:24des distributeurs
00:49:24pour bien comprendre
00:49:26on va prendre un exemple
00:49:27vous avez
00:49:28les prix de marché
00:49:29des produits raffinés
00:49:31à Rotterdam
00:49:32donc qui
00:49:33admettons qu'ils sont
00:49:34à 1,71€
00:49:36qui était la moyenne
00:49:37avant la crise
00:49:38à cela
00:49:38vous rajoutez
00:49:39des coûts
00:49:40de transport
00:49:41des coûts
00:49:42de stockage
00:49:43et au final
00:49:44on arrive à un prix
00:49:45à la pompe
00:49:45et la différence
00:49:46avec le prix
00:49:47à la pompe
00:49:47c'est la marge
00:49:49des distributeurs
00:49:50l'objectif du gouvernement
00:49:52c'est quand on dépasse
00:49:55c'est 1,71€
00:49:56et bien de caper
00:49:57c'est-à-dire de plafonner
00:49:58la marge
00:49:59des distributeurs
00:50:00afin de s'assurer
00:50:02que la hausse
00:50:03répercutée
00:50:04à la pompe
00:50:05ne soit pas
00:50:06supérieure
00:50:07à la hausse
00:50:08des produits raffinés
00:50:09c'est exactement
00:50:11la même chose
00:50:11pour la baisse
00:50:12vous savez
00:50:12le gouvernement
00:50:13par l'intermédiaire
00:50:14d'ailleurs du premier ministre
00:50:15Sébastien Lecornu
00:50:16a expliqué
00:50:16qu'il aimerait bien
00:50:18que lorsque les prix
00:50:19baissent sur les marchés
00:50:21et bien
00:50:21la baisse
00:50:22se répercute
00:50:23aussi rapidement
00:50:25et dans les mêmes proportions
00:50:26à la pompe
00:50:28le problème
00:50:28c'est qu'on voit bien
00:50:29une petite différence
00:50:30et donc là
00:50:31il y a une suspicion
00:50:32qu'entre
00:50:33les prix de marché
00:50:34et les prix à la pompe
00:50:35et bien
00:50:36à ce moment-là
00:50:37la marge
00:50:38des raffineurs
00:50:39augmente
00:50:40en les plafonnant
00:50:41et bien
00:50:42le gouvernement
00:50:43s'assure
00:50:43effectivement
00:50:44que l'automobiliste
00:50:46profite
00:50:46au même titre
00:50:47que les industriels
00:50:49de la baisse
00:50:50des produits raffinés
00:50:52Nicolas Dupont-Aignan
00:50:53vous êtes content
00:50:53vous applaudissez
00:50:54le gouvernement
00:50:56qui va encadrer
00:50:57les marges des distributeurs
00:50:58ce soir
00:50:58c'est très bien
00:50:59mais c'était psyllone
00:51:01et en fait
00:51:02ce qui est insupportable
00:51:03c'est que le gouvernement
00:51:05est toujours en retard
00:51:06d'un wagon
00:51:06c'est-à-dire
00:51:07qu'il sort ça
00:51:08de son chapeau
00:51:09parce qu'il voit bien
00:51:09que les français
00:51:10n'en peuvent plus
00:51:11on arrive à gazole
00:51:13à 2,30
00:51:13et plus
00:51:142,30
00:51:1565 centimes
00:51:17d'augmentation
00:51:18aujourd'hui
00:51:19c'est l'activité économique
00:51:21qui est asphyxiée
00:51:22même l'Allemagne
00:51:23même l'Allemagne
00:51:25hier ou avant-hier
00:51:26a décidé
00:51:2617 centimes
00:51:27de baisse
00:51:28donc c'est insupportable
00:51:30mais vraiment
00:51:30pour tous ceux
00:51:31qui entendent ça
00:51:32c'est trop tard
00:51:33et pas assez
00:51:33mais bien sûr
00:51:34c'est grotesque
00:51:35si vous voulez
00:51:37d'abord
00:51:37le premier ministre
00:51:39a cru nous faire
00:51:40une grande leçon
00:51:40d'électrification
00:51:41très bien
00:51:41c'était Marie-Antoinette
00:51:43vous n'avez pas de pain
00:51:44manger des brioches
00:51:45acheter une voiture électrique
00:51:46dans 10 ans
00:51:46ou dans 3 ans
00:51:47c'est grotesque
00:51:48ces gens vivent
00:51:50dans un autre monde
00:51:51ces gens n'ont pas fait
00:51:52un plein
00:51:52de leur vie
00:51:54parce qu'aujourd'hui
00:51:55moi je vois
00:51:56dans ma circonscription
00:51:56je vois dans ma ville
00:51:57les gens n'en peuvent plus
00:51:58et c'est pas du luxe
00:52:00c'est pas du luxe
00:52:01c'est aller travailler
00:52:02c'est l'infirmière
00:52:03c'est l'artisan
00:52:04donc il y a urgence
00:52:07moi je ne revendique pas
00:52:08le miracle
00:52:08je n'ai jamais dit
00:52:09qu'on peut retrouver
00:52:10les 65 centimes
00:52:11je dis simplement
00:52:1220 centimes c'est jouable
00:52:15pour tout le monde
00:52:16oui
00:52:17mais pour tout le monde
00:52:18parce que tous les pays
00:52:19le font
00:52:20mais c'est incroyable
00:52:22est-ce que je peux finir
00:52:23pour tout le monde
00:52:24parce que tous les pays
00:52:25le font
00:52:25parce qu'on est le seul pays
00:52:27à avoir une taxe
00:52:27sur la TVA
00:52:28c'est pas un cadeau
00:52:30c'est un moment difficile
00:52:34de baisser
00:52:35la spoliation permanente
00:52:37de 13 centimes
00:52:39si on supprime
00:52:39la taxe sur la TVA
00:52:40d'empêcher de gagner
00:52:42la TVA sur la TICFE
00:52:45excusez-moi
00:52:45j'ai inversé
00:52:4620 centimes au total
00:52:4713 centimes
00:52:48on peut gagner
00:52:495-6 centimes
00:52:50ça coûtera
00:52:51allez
00:52:515 à 7 milliards
00:52:52je remarque
00:52:54je remarque
00:52:54il faut quand même le dire
00:52:55au français
00:52:55je donnerai la parole
00:52:56à un petit peu
00:52:56oui mais qu'on donne
00:52:567 milliards
00:52:57je vais finir
00:52:57rassurez-vous
00:52:58qu'on donne 7 milliards
00:52:59pour les énergies éoliennes
00:53:01qui coûtent une fortune
00:53:02qui font un prix d'électricité
00:53:03trop élevé
00:53:04qui sont une calamité
00:53:06je remarque
00:53:07aujourd'hui
00:53:07les français
00:53:08ont fait un chèque
00:53:10ça va être combien
00:53:1217 milliards
00:53:13pour monsieur Zelensky
00:53:1417 milliards
00:53:15c'est un prêt
00:53:15je précise
00:53:16c'est un prêt
00:53:17qui sera jamais remboursé
00:53:18mais il y a 17 milliards
00:53:20Karim Adély
00:53:20attendez vous m'avez dit
00:53:21je conclue
00:53:22oui mais il y a
00:53:2217 milliards
00:53:23pour Zelensky
00:53:24aujourd'hui
00:53:24et il y a
00:53:26200 millions
00:53:26pour les automobilistes
00:53:27Nicolas Dupont-Aignan
00:53:28dit qu'il faut une mesure
00:53:29générale aujourd'hui
00:53:3020 centimes
00:53:31pour tous les français
00:53:32et on prend l'argent
00:53:33qu'on investit par exemple
00:53:34dans les éoliennes
00:53:34d'abord sur la baisse
00:53:35est-ce que vous dites
00:53:36vous aussi
00:53:37il y a un problème
00:53:38aujourd'hui
00:53:38il faut baisser les taxes
00:53:39alors il y a un problème
00:53:41parce que si vous baissez
00:53:42les taxes
00:53:43tout le monde peut
00:53:43avoir accès
00:53:44ceux qui ont de l'argent
00:53:45de ceux qui n'ont pas d'argent
00:53:46et là moi j'ai un problème
00:53:48en fait
00:53:48lorsqu'on baisse les taxes
00:53:49on va pas répondre
00:53:50à ce que vous dites
00:53:51c'est-à-dire l'auxiliaire de vie
00:53:52qui doit prendre sa bagnole
00:53:53et qui doit faire le tour
00:53:54etc
00:53:54elle paiera la même hausse
00:53:56que celui qui part en week-end
00:53:58se faire avec son SUV
00:54:00se faire bronzer sur une plage
00:54:02donc ça ça va pas
00:54:03la deuxième chose
00:54:03c'est de l'argent public
00:54:05et l'argent public
00:54:06c'est un coût
00:54:07et ça ça ne peut pas marcher
00:54:08on est dans le même dispositif
00:54:09que les gilets jaunes
00:54:10les gilets jaunes
00:54:10on a fait des chèques
00:54:11mais qu'est-ce qu'on a construit
00:54:12depuis les gilets jaunes
00:54:13est-ce qu'on a fait
00:54:14la mobilité alternative des gens
00:54:15et ça ça va pas
00:54:16par exemple vous dites
00:54:17moi j'entends les populistes
00:54:18les démagogues
00:54:19qui disent
00:54:19on doit baisser la TVA
00:54:21de 20 à 5
00:54:23quand je regarde le chiffre
00:54:24c'est assez simple
00:54:2512 milliards
00:54:25c'est 12 milliards d'euros
00:54:27avec 12 milliards d'euros
00:54:28vous savez
00:54:28moi je suis ministre
00:54:29de l'énergie etc
00:54:31et bien à ce moment-là
00:54:32je fais une prime
00:54:33de 10 000 euros
00:54:34par habitant
00:54:36qui veulent une voiture électrique
00:54:37et bien ça me fait
00:54:38100 millions
00:54:38100 millions
00:54:39de 10 millions
00:54:41pardon
00:54:41de voitures
00:54:42sur le parc
00:54:42et bien c'est ça
00:54:43qu'il faut faire
00:54:43c'est bon pour le climat
00:54:45c'est bon pour l'emploi
00:54:46et surtout
00:54:47c'est bon pour le voire d'achat
00:54:48une dernière chose
00:54:49on peut pas déclarer
00:54:50à chaque fois
00:54:52on est contre
00:54:53les
00:54:54notamment
00:54:55les gens qui se mettent
00:54:56de l'argent
00:54:57dans les poches
00:54:58dans ce débat-là
00:54:59notamment
00:54:59et si on n'est pas capable
00:55:01et c'est là où
00:55:02le gouvernement
00:55:03il a une carte à jouer
00:55:04on peut pas traiter
00:55:05le symptôme
00:55:06sans
00:55:07sans la cause
00:55:08et donc quand on dit
00:55:09il faut taxer
00:55:09il faut taxer
00:55:10les super profits
00:55:11notamment des prétoliers
00:55:12il faut véritablement aussi
00:55:14encadrer réellement
00:55:15les mages
00:55:16et ça ça va être
00:55:17quelque chose d'intéressant
00:55:17et la dernière chose
00:55:18c'est est-ce qu'on va encore
00:55:19donner notre argent public
00:55:21à des arabies saoudites
00:55:23ou même aujourd'hui
00:55:23les Etats-Unis
00:55:24votre réponse là-dessus
00:55:26Nicolas Duboyant
00:55:26d'abord sur le fait
00:55:27que c'est pour tout le monde
00:55:28et que vous allez aussi
00:55:30offrir 20 centimes
00:55:31aux fameux essais
00:55:32qui partent en Normandie
00:55:33le week-end
00:55:33c'est ça parce qu'on s'excuse
00:55:34excusez-moi
00:55:35on n'offre pas 20 centimes
00:55:38aujourd'hui
00:55:39la France
00:55:39est le pays
00:55:40un des pays
00:55:41qui taxent le plus
00:55:42les carburants
00:55:42c'est une spoliation
00:55:45sur un litre
00:55:46il y a plus de taxes
00:55:47que d'essence
00:55:48ou de gazole
00:55:49c'est facile
00:55:49et des magots
00:55:50c'est facile
00:55:50c'est pas des magots
00:55:51c'est que vous allez en Espagne
00:55:53vous allez dans tous les pays
00:55:54et ça a un problème
00:55:55de compétitivité
00:55:56c'est-à-dire que
00:55:58c'est extraordinaire
00:55:59la manière
00:55:59dont vous évacuez
00:56:00tous ceux qui travaillent
00:56:01avec leur voiture
00:56:02les pêcheurs
00:56:03mais c'est colossal
00:56:05vous ne pouvez pas faire des
00:56:07excusez-moi
00:56:07il faut de la généralité
00:56:09parce que sinon
00:56:10ce sont des usines à gaz
00:56:12ce sont des chèques
00:56:12des contre-chèques
00:56:13mais là
00:56:15il s'agit simplement
00:56:16de réduire
00:56:17un tout petit peu
00:56:17les taxes
00:56:18pour aider à passer
00:56:19un moment difficile
00:56:20ça n'interdit en rien
00:56:22d'avoir une politique
00:56:23à long terme
00:56:23d'électrification
00:56:24que j'approuve
00:56:25ça n'interdit à rien
00:56:26d'inciter
00:56:27par des mesures diverses
00:56:29mais il faut
00:56:30à un moment
00:56:31porter secours aux français
00:56:32on va porter secours
00:56:34à la terre entière
00:56:35mais le français
00:56:36va crever
00:56:38économiquement
00:56:38et bien moi j'en ai assez
00:56:40et je dis ça suffit
00:56:41vous avez le droit
00:56:42de dire j'en ai assez
00:56:43ça ne répond pas
00:56:44parce qu'on peut faire
00:56:44autrement
00:56:45les italiens
00:56:45les espagnols
00:56:46les croahs
00:56:47on n'est pas dans la situation
00:56:47pardonnez-moi
00:56:48on n'est pas du tout
00:56:48dans la situation financière
00:56:50des italiens
00:56:50des espagnols
00:56:51non on gaspille beaucoup d'argent
00:56:52dans l'immigration
00:56:53dans les éoliennes
00:56:54dans l'Ukraine
00:56:55dans l'Union européenne
00:56:56pas tout le monde
00:56:56en même temps
00:56:57sinon on n'en sent plus rien
00:56:58la mesure qui est prise
00:56:59par l'Allemagne
00:57:00va coûter 1,7 milliard d'euros
00:57:03c'est pas mal
00:57:04pardonnez-moi
00:57:04mais c'est pas le problème
00:57:05c'est qu'aujourd'hui
00:57:06vous avez vu l'état
00:57:07de nos finances publiques
00:57:08qui les a mis dans cet état
00:57:09aujourd'hui
00:57:10on emprunte
00:57:10sur les marchés financiers
00:57:12à un taux
00:57:12qui est très important
00:57:13la charge de la dette
00:57:14aujourd'hui
00:57:15c'est le premier poste de dépense
00:57:17aujourd'hui
00:57:17vous voulez encore augmenter
00:57:19les dépenses de la France
00:57:21c'est juste
00:57:22comment financer
00:57:23cette mesure
00:57:23je vais vous envoyer
00:57:24mon dernier précédent livre
00:57:26où va le pognon
00:57:27j'avais 100 milliards
00:57:28si je peux finir
00:57:29c'est une tactique
00:57:29je peux finir
00:57:30parce que je vais répondre
00:57:31à madame
00:57:31qui a une vraie question
00:57:33madame a une vraie question
00:57:35on peut économiser
00:57:36beaucoup d'argent
00:57:37on a donné 6 milliards
00:57:39de plus à l'Union européenne
00:57:40cette année
00:57:40en pure perte
00:57:416 milliards
00:57:42avec 6 milliards
00:57:43c'est 3 fois les 17 centimes
00:57:45allemands
00:57:45donc il y a un moment
00:57:47c'est un choix politique
00:57:48l'immigration nous coûte une fortune
00:57:5017 milliards
00:57:51le prêt à l'Ukraine
00:57:5217 milliards
00:57:52on récupère aussi
00:57:5317 milliards
00:57:54madame
00:57:55ça c'est curieux
00:57:56vous vous le trouvez
00:57:57c'est curieux
00:57:57il n'y a personne
00:57:58qui s'étonne
00:57:59sur l'Union européenne
00:58:00on augmente le net
00:58:01on ne récupère pas
00:58:03on donne 30
00:58:03et on reçoit 15
00:58:04je vais essayer
00:58:05de répondre à plusieurs choses
00:58:06allez vérifier
00:58:0730, 15
00:58:08je vais essayer
00:58:09mais c'est pas faux
00:58:10je vais essayer
00:58:11de sortir un peu
00:58:12du débat
00:58:12par le haut
00:58:13et sortir de la démiagogie
00:58:14merci
00:58:14lorsque l'Union européenne
00:58:16merci de cette hauteur de vue
00:58:17parce que je pense
00:58:18que les automobilistes
00:58:19qui n'arrivent plus
00:58:20à vivre
00:58:21je ne vous ai pas coupé
00:58:22donc ayez la politesse
00:58:24de faire la même chose
00:58:25je vous en prie
00:58:40la deuxième chose
00:58:41qui est très importante
00:58:42pour garder la PAC
00:58:43demain vous dites
00:58:45à nos agriculteurs
00:58:46on sort de la PAC
00:58:47vous allez voir
00:58:48tout le monde va être dans la rue
00:58:49et ils auront raison
00:58:50parce que la PAC
00:58:51même si aujourd'hui
00:58:52le modèle de la PAC
00:58:53n'est pas ce que moi
00:58:54j'aimerais vers une agriculture
00:58:56beaucoup plus paysanne
00:58:58etc
00:58:58sans la PAC
00:58:59nos agriculteurs
00:59:00ils mettent les deux genoux
00:59:01à terre
00:59:01la troisième chose
00:59:03c'est qu'on ne pose pas
00:59:04et je termine là
00:59:04Marc Fauvel si vous voulez bien
00:59:06je vous en prie
00:59:06mais rapidement
00:59:07on ne pose pas
00:59:08le vrai débat
00:59:09parce que la crise
00:59:10que nous connaissons
00:59:11ne sera pas la dernière
00:59:12sur les carburants
00:59:13et donc il faut qu'on ait
00:59:14de la prospective
00:59:15pour dire
00:59:16on ne va pas faire
00:59:17tout sans arrêt d'échec
00:59:18ce n'est pas possible
00:59:18les français ne pourront pas
00:59:20donc il faut se dire
00:59:21que maintenant
00:59:23saisissons
00:59:23la question de la transition
00:59:25et mettons en place
00:59:26par exemple du leasing social
00:59:27le leasing social
00:59:2950 000 voitures supplémentaires
00:59:30à partir de la rue
00:59:30le leasing social
00:59:32il y avait 50 000 voitures
00:59:33offertes
00:59:34pas offertes
00:59:34louées en leasing social
00:59:35jusqu'à présent
00:59:36il y en aura 100 000
00:59:37cette année
00:59:37en incluant les gros rouleurs
00:59:40ça sont des voitures
00:59:41qui coûtent assez peu cher
00:59:42qui permettent finalement
00:59:43de voir assez vite
00:59:44la différence
00:59:45parce que le leasing
00:59:46il est payé grâce aux économies
00:59:47qu'on fait sur son plein d'essence
00:59:49est-ce que ça
00:59:50vous dites bravo
00:59:50100 000 voitures en leasing
00:59:51c'est formidable
00:59:52c'est du gadget pur
00:59:53d'abord ce sont des voitures chinoises
00:59:55la plupart
00:59:56si je peux finir
00:59:57non mais écoutez
00:59:58est-ce que je peux finir
00:59:59une phrase
01:00:00je trouve qu'en l'occurrence
01:00:00la première de ces voitures
01:00:01elle est française
01:00:02oui mais
01:00:03elle est française en apparence
01:00:05la batterie
01:00:05elle est chinoise
01:00:06donc pourquoi pas
01:00:08mais encore une fois
01:00:09on va pas régler tout le problème
01:00:11moi je demande secours aux français
01:00:12et après je demande bien sûr
01:00:15qu'il y ait des mesures
01:00:15de transformation
01:00:16mais pour ça
01:00:17il faut faire un programme nucléaire
01:00:19il faut produire une électricité
01:00:20pas chère
01:00:21et produire une électricité
01:00:22pas chère
01:00:23c'est pas subventionné
01:00:24pour 7 milliards d'euros
01:00:25des éoliennes
01:00:26qui nous fabriquent une électricité
01:00:28trois fois le prix du nucléaire
01:00:29donc il y a un moment
01:00:30je demande
01:00:31qu'il y ait de l'électrification
01:00:32mais un prix
01:00:33un prix abordable
01:00:35parce que
01:00:36on ne résoudra pas le problème
01:00:37Saint-Brieuc
01:00:39198 euros
01:00:40198 euros
01:00:42le mégawatt
01:00:43à Saint-Brieuc
01:00:44les trucs qui tournent
01:00:44198 euros
01:00:46le mégawatt
01:00:48nucléaire
01:00:4950 euros
01:00:4970 euros
01:00:50maximum
01:00:50merci
01:00:51voilà la réalité
01:00:52donc maintenant
01:00:53est-ce qu'on s'occupe des français
01:00:54c'est tout
01:00:54à court terme
01:00:55puis à moyen terme
01:00:56merci Nicolas Defagnant
01:00:57mais pas avec votre programme
01:00:58parce que là
01:00:59on va dans le mur
01:00:59c'est à eux de choisir
01:01:01Gaëtan Mélin
01:01:02merci d'être venu ce soir
01:01:03sur ce plateau
01:01:03bonsoir Julie Hamet
01:01:04bonsoir
01:01:05le programme du 20h à suivre
01:01:07dans un instant
01:01:08on fera le point
01:01:08sur le blocus américain
01:01:10dans le détroit d'Ormuz
01:01:11l'état-major militaire
01:01:12affirme qu'aucun navire
01:01:13n'a osé franchir
01:01:14le blocus mis en place
01:01:15par Donald Trump
01:01:16le président a-t-il
01:01:18réussi son pari
01:01:19va-t-il parvenir
01:01:19à assommer économiquement
01:01:21l'Iran
01:01:21et faire plier le régime
01:01:22c'est dans quelques minutes
01:01:23à 20h40
01:01:24notre invité sera
01:01:24Sergei Jernoff
01:01:25son regard d'ancien espion
01:01:28du KGB
01:01:28ce sera donc
01:01:29dans la deuxième moitié
01:01:30de l'émission
01:01:30il n'y a pas d'éolienne
01:01:32au détroit d'Ormuz
01:01:33merci beaucoup
01:01:34à tous les trois
01:01:34d'être venus
01:01:34l'info continue sur BFM
01:01:36merci à tous les deux
01:01:38d'avoir regardé cette vidéo
01:01:40d'avoir regardé cette vidéo
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