Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Générique
00:00Des mousses qui tombent du plafond, un patron qui accuse ses employés et de nouvelles vidéos accablantes.
00:16C'est donc l'événement de 60 minutes ce soir, un mois quasiment après l'incendie de Cran-Montana.
00:21BFM TV vous révèle de nouveaux documents et des témoignages inédits sur cette nuit d'horreur.
00:26Pour en parler ce soir, Pauline Revena, chef du service police-justice de BFM TV, David Gruberg, consultant en sécurité incendie.
00:35Avant de vous entendre, d'abord ce témoignage, je vous en parlais il y a quelques instants, recueilli par Maxime Brunstetter.
00:40Bonsoir Maxime, vous avez rencontré aujourd'hui Gaétan. Gaétan a 28 ans, il était barman dans cet établissement.
00:47Il raconte pour la première fois cette nuit du 31 décembre.
00:50Oui, il raconte pour la première fois parce que Gaétan, il vient tout juste de sortir de l'hôpital.
00:58Il est suivi médicalement. Il va être suivi psychologiquement prochainement, nous dit-il.
01:02Alors lui, il a eu, si je puis m'exprimer ainsi de la chance, il a été brûlé qu'à 10% de son corps.
01:07Mais il a été surtout très intoxiqué par les fumées.
01:10Vous l'avez dit, il était barman dans le bar du haut, en fait, du bar Le Constellation,
01:14alors que le feu a pris au sous-sol. Il nous a raconté cet instant où il a compris qu'au sous-sol, il se passait quelque chose
01:20et qu'il a décidé d'aller prêter ma forte. Écoutez-le.
01:25J'ai ce souvenir, en fait, des premiers cris, des premières alertes où l'incendie a démarré,
01:33où j'ai ce sentiment de panique qui m'a envahi.
01:38Et en fait, le premier réflexe que j'ai eu, ça a été de sortir de mon bar et d'aller voir en bas.
01:44J'ai des flashs qui me reviennent, mais j'ai descendu l'escalier qui mène à la salle du bas.
01:50Et j'ai descendu l'escalier jusqu'au bout, mais je ne suis pas allé plus loin.
01:53J'étais sur la dernière marche de l'escalier. Je me rappelle me protéger avec mon bras pour inhaler le moins de fumée.
02:00Je me rappelle tirer une personne.
02:02Et en fait, je pense que je me suis fait bousculer par le monde, en fait, le monde qui s'est amassé pour essayer de sortir,
02:12qui s'est bousculé dans l'escalier, ça a fait un bouchon, puis après dans l'espace du haut.
02:16Après, ça, c'est ce que j'ai entendu.
02:18Mais d'après ce que j'ai compris, je pense que j'ai vite perdu connaissance à cause des fumées.
02:23Ça s'est passé tellement rapidement. Il y a eu tellement de monde qui a essayé de sortir en même temps.
02:28Et encore une fois, je ne sais même pas comment je suis sorti du bar.
02:31Si on m'a sorti ou si je suis sorti par mes propres soins, je ne sais pas.
02:37Je me réveille à l'hôpital de Paris, à l'hôpital militaire de Paris, à Persy,
02:42après avoir été réveillé de mon coma, qui a duré 7-8 jours.
02:47Je me réveille, je reconnais à moitié ma mère au début, je finis par la reconnaître.
02:53J'ai beaucoup de mal à parler, je pleure énormément.
02:55Quand on m'a demandé si je me souvenais, malheureusement non, je me souvenais de rien.
03:01Maxime, cet homme qui a donc 28 ans raconte aussi les failles qu'il a pu voir,
03:06qu'il a pu constater dans cet établissement sur la sécurité.
03:09Oui, c'est vrai qu'il le dit, il ne s'en était pas rendu compte forcément en travaillant là-bas,
03:16mais c'est avec le recul où il ressasse les quelques mois, quelques semaines qu'il a passé avec les Moretti,
03:21où il revoit un petit peu ses failles de sécurité.
03:23Vous vous souvenez, Jacques Moretti, dans ses auditions,
03:25il avait reconnu qu'il n'avait pas eu le temps de former tous ses salariés aux normes incendies,
03:30de leur dire où étaient les extincteurs.
03:31Et ça, Gaétan y repense beaucoup en se disant que ça aurait pu changer les choses.
03:36Écoutez-le.
03:38C'est vrai que je regrette énormément,
03:40parce que si on avait eu des formations pour ce genre d'événement,
03:48si on avait été mis en condition,
03:55peut-être que ça se serait passé différemment.
03:56Peut-être que moi, j'aurais directement pensé à ouvrir cette porte de service qui était sur le côté,
04:04si elle était fermée à ce moment-là.
04:07Peut-être que j'aurais pu prendre un extincteur,
04:11s'il y en avait effectivement un en haut.
04:14Mais je ne crois même pas qu'il y en avait.
04:17Je me rappellerai s'il y en avait.
04:18Il ne me semble même pas qu'il y en avait dans le bar du haut.
04:20Et oui, malheureusement, c'est vraiment dommage.
04:27C'est grave et c'est dommage,
04:29parce que ça aurait pu se passer différemment.
04:32Pas d'extincteur, sans doute, dans la partie haute de cet établissement.
04:35C'est ce que dit Gaétan.
04:36Vous avez interrogé également, Maxime,
04:39sur le couple des propriétaires qui,
04:43aujourd'hui, on va en parler dans les auditions qui se sont tenues la semaine dernière,
04:46semblent tenter de se dédouaner,
04:47de faire porter la responsabilité aux salariés.
04:50Oui, en tout cas, le couple de propriétaires
04:55disent notamment que la porte derrière laquelle s'est retrouvée Sian
04:58a été ouverte par un autre salarié.
05:01Après, ils reconnaissent certaines choses.
05:02Le couple de propriétaires, à l'inverse, Jacques Moretti,
05:04dit que lui, il dit bien qu'il y avait des extincteurs dans le bar.
05:06C'est ce qu'il assure.
05:08En tout cas, c'est sûr que la version de Gaétan,
05:10par rapport aux auditions du couple de propriétaires,
05:12on sent qu'il y a des divergences,
05:14il y a des points de désaccord.
05:16Ce qui est sûr, c'est que le sentiment de Gaétan,
05:18lui, aujourd'hui, il est direct, il leur en veut.
05:22Il faut dire qu'à l'époque, déjà, il n'appréciait pas trop.
05:24Il avait prévu de quitter le bar,
05:26il avait prévu de partir le 5 janvier
05:27parce qu'il ne se plaisait pas dans son travail,
05:29il ne se plaisait pas avec les Moretti.
05:31Mais là, avec le recul, vous imaginez qu'il leur en veut beaucoup.
05:34C'est ce qu'il nous a raconté.
05:36C'est trop facile de se dédouaner.
05:40Moi, je trouve ça écœurant.
05:42En plus d'avoir de la peine, d'être choqué par ce qui s'est passé
05:45et d'être marqué parce qu'on sera tous, nous, les employés,
05:52les clients, les familles qui sont en deuil,
05:55on sera tous marqué toute notre vie par ce qui s'est passé.
05:57Et en plus de ça, je commence à de plus en plus leur en vouloir
06:03parce que je trouve ça aberrant de remettre la faute sur leurs employés
06:06alors qu'on était, c'est nous qui l'ont tourné l'affaire
06:10la plus grosse partie du temps.
06:16Oui, je leur en veux.
06:17Je leur en veux un peu parce que depuis qu'il s'est passé tout ça,
06:22on n'a eu aucune nouvelle alors qu'ils auraient pu.
06:26Ils auraient pu essayer de prendre des nouvelles.
06:27Ils avaient tous nos contacts WhatsApp.
06:29Ils auraient pu essayer de savoir si on allait bien,
06:31si on se remettait bien.
06:33On n'a pas eu nos salaires de décembre.
06:35On n'a pas eu d'explication.
06:36Pourquoi ? Comment ?
06:38Maintenant qu'il s'est passé tout ça,
06:39je commence vraiment à comprendre comment ils fonctionnent.
06:43Et je ne souhaite à personne de retravailler pour eux un jour.
06:47Vraiment, ce n'est pas très honnête.
06:50Voilà donc pour ce témoignage recueilli par Maxime Brandstetter et Valentine Rippe
06:53que vous pourrez voir dans son intégralité ce soir,
06:5621h10 sur RMC Découverte.
06:58Ça, c'était le témoignage, Pauline Ronna.
07:00Il y a également ce document.
07:01Là encore, c'est un document BFM TV
07:03sur l'état de ces fameuses mousses acoustiques
07:06qui étaient au plafond de cet établissement.
07:08Qui visiblement se décollait.
07:09Donc c'est un document qui a été tourné,
07:12qui date du 14 décembre dernier.
07:15Donc on est 15 jours avant l'incendie.
07:18Regardez, c'est cet employé Gaëtan
07:21qui montre avec son téléphone à son patron, Jacques Moretti,
07:24l'état de ces fameuses mousses isolantes
07:26qui ne tiennent plus au plafond.
07:27Ce qu'on voit, ce sont des queues de billard.
07:29Oui, parce que Jacques Moretti lui demande de les refixer.
07:32Voilà.
07:33Et donc pour les refixer, comment est-ce qu'on fait ?
07:34On prend de la colle, on applique la colle
07:38et on essaye de faire une pression pour que ça fixe.
07:40Et donc ça, les queues de billard,
07:42elles sont tenues pendant toute une soirée
07:43et elles sont retirées le lendemain
07:45afin donc de refixer ces mousses.
07:47Ce ne sont pas de nouvelles mousses.
07:48Et le détail à son importance,
07:50on va en parler avec notre invité,
07:51c'est des anciennes mousses qu'on recolle.
07:53Et ce qui est très intéressant dans l'interview de Gaëtan,
07:55c'est que Gaëtan, à voix haute,
07:56il se demande si cette colle n'était pas hautement inflammable
08:00et si elle n'a pas, si vous voulez,
08:02et amplifier très rapidement la combustion
08:04avec le départ de feu.
08:07Dernier élément, dernière nouveauté,
08:09c'est un échange cette fois entre le patron,
08:11Jacques Moretti, et ce salarié.
08:13Oui, justement, on entend ce salarié et Jacques Moretti
08:16qui explique qu'il a mis une mousse qu'il ne connaît pas.
08:19Vous allez écouter, c'est assez intéressant
08:21de voir ce qu'ils se disent tous les deux.
08:23Oui, Gaëtan, essaye d'enlever une,
08:27tu vois si ça tombe,
08:29parce que j'ai mis une mousse,
08:30mais une mousse que je ne connais pas.
08:32Donc, dis-moi si c'est bon.
08:33Dis-moi si elle tombe ou pas.
08:34Si elle tombe, il va falloir le laisser, malheureusement.
08:38Oui, ça a l'air pas mal.
08:39Enlève les autres, s'il te plaît.
08:41Il n'y a que là où j'ai l'impression
08:42que ça n'a pas trop pris.
08:43Vous voyez, on voit le plafond, regardez,
08:46par rapport à quand il y avait la canne.
08:49Il faudrait peut-être remettre de la mousse là.
08:51Ok, on en remettra là, alors.
08:53Merci.
08:54J'ai mis une mousse que je ne connais pas.
08:56Sur tout ce qu'on vient d'entendre,
08:58David Goberg,
08:59il y a très clairement des choses
09:00qui n'allaient pas comme elles l'auraient dû
09:02dans cet établissement ?
09:03Probablement, effectivement.
09:06Il parle de mousse.
09:07Alors, est-ce qu'il parle de la mousse
09:08ou de la colle pour recoller ces plaques d'isolant ?
09:12S'il a utilisé un matériau non compatible
09:18avec ces mousses,
09:19elles auraient pu effectivement détériorer
09:21ces fameuses mousses isolantes.
09:23Donc, est-ce qu'il a suivi les préconisations
09:26de recolle de ces fameuses mousses ?
09:29Ça, l'enquête le dira, mais...
09:31En tout cas, c'est du bricolage.
09:32Ce que dit Gaëtan, c'est que c'est du bricolage.
09:33C'est du bricolage, effectivement.
09:34C'est du bricolage.
09:36Ce qu'on sait, c'est que cette mousse,
09:37elle avait été posée par le propriétaire des lieux
09:38il y a 10 ans de ça, en 2015.
09:40Ce qu'on sait également,
09:41c'est que pendant les auditions
09:42qui ont eu lieu la semaine dernière
09:43du couple de gérants,
09:44M. Moretti a dit
09:45« J'ai pris un jour un petit bout de mousse
09:48qui me restait pour tester cette mousse. »
09:52Elle n'a pas pris feu,
09:53mais je le cite,
09:55« Il y avait beaucoup de fumée
09:55pour pas grand-chose. »
09:57Le seul truc qui m'a dérangé,
09:58c'est qu'il y avait beaucoup de fumée
09:59quand j'ai essayé d'y mettre feu
10:00pour pas grand-chose.
10:01C'est le principe de ces mousses
10:03qui sont essentiellement composées
10:05d'hydrocarbures.
10:06Donc, elles vont effectivement
10:07produire de la mousse,
10:08mais je doute fortement
10:09qu'elles ne s'aient pas enflammées
10:11et surtout qu'elles n'aient pas...
10:12Elles vont produire de la fumée, pardon.
10:13Elles ont produit de la fumée,
10:15mais je doute qu'elles ne s'aient pas enflammées
10:16et surtout qu'elles n'aient pas goûtées
10:18quand il a approché son chalumeau.
10:20Après, c'est son ses dires,
10:22mais en tout cas,
10:24ce type de mousse,
10:25si effectivement elles ne sont pas classées,
10:27forme cette...
10:29Malheureusement,
10:30cet état brûle
10:32et goûte sur le public.
10:34Pauline en a compris,
10:35semble-t-il,
10:36que la stratégie de défense
10:37du couple de gérants aujourd'hui,
10:38c'est de dire
10:39« Nous ne sommes pas responsables de tout.
10:40Nos salariés ont sans doute aussi
10:42une part de responsabilité »
10:43dans ce qui s'est passé cette nuit-là ?
10:44Alors, ce qui est intéressant,
10:45c'est que dans les auditions
10:46qu'on a pu consulter,
10:47Jacques Moretti
10:48prend quand même sa part de responsabilité
10:49en disant
10:49« Je n'ai sans doute pas formé
10:50tous les employés
10:51parce que je faisais des briefings
10:52et peut-être que tout le monde
10:53n'a pas été formé ce soir-là. »
10:54Donc, il prend quand même cette part-là.
10:56En revanche, effectivement,
10:58il donne un peu des...
11:00Il donne son idée
11:00sur un peu tous les employés
11:01parce qu'il est questionné
11:02sur tous les employés
11:03qui étaient là ce soir-là.
11:04Donc, il explique par exemple
11:05qu'il y a une personne
11:07qui est venue livrer des glaçons
11:08ce soir-là
11:09et qui aurait verrouillé la porte
11:11et qui ensuite aurait pris la fuite.
11:12La fameuse porte de service.
11:13La fameuse porte de service.
11:14Il se trouve qu'on a été en contact
11:16avec cette personne-là
11:16qui dément en fait,
11:17qui dit « Moi, je ne peux pas fermer
11:20une porte qui est déjà verrouillée. »
11:22Donc, en fait,
11:22il retourne les accusations
11:24de Jacques Moretti
11:25en disant « Non, ce n'est pas le cas. »
11:27Ensuite, il charge Sianne
11:29d'une certaine manière,
11:29cette serveuse qui a perdu la vie
11:31dans cette tragédie,
11:32en disant que grosso modo...
11:33C'est celle qui était sur les épaules
11:37d'un serveur
11:38et qui, du coup,
11:39avec ses bougies étincelantes,
11:42frôle le plafond.
11:43Il dit que c'est Sianne
11:44qui aimait faire le spectacle
11:45mais quand on le questionne
11:48et qu'on dit
11:48« Est-ce que vous les obligiez ? »
11:50Comment est-ce que c'était ?
11:51Il dit que grosso modo
11:52« Ça se faisait régulièrement
11:54mais ce n'est pas moi
11:54qui les contraignais. »
11:55Donc, en fait,
11:56c'est vrai qu'en filigrane,
11:57on peut se dire
11:57qu'il assume le fait
11:58de ne pas avoir formé tout le monde
11:59mais en revanche,
12:00il charge un certain nombre d'employés.
12:01Maître Jean-Claude Guidicelli
12:03est en ligne avec nous.
12:04Bonsoir, Maître.
12:04Vous êtes l'avocat
12:05de deux des victimes
12:06du Cran-Montana.
12:08Ce barman, Gaétan,
12:09qu'on vient de voir à l'image
12:10il y a quelques instants
12:11et un serveur également
12:12qui a été brûlé lui aussi
12:14cette nuit-là.
12:15D'abord, comment vous réagissez
12:16à tout ce qu'on entend
12:17ces derniers jours
12:18et sur ce plateau
12:19depuis quelques minutes ?
12:20C'est-à-dire ces éléments
12:21qui semblent s'accumuler
12:22pour montrer qu'il y avait
12:23des failles,
12:24des défaillances
12:25dans ce bar,
12:26dans ce bar Constellation ?
12:28Alors, écoutez,
12:29c'est accablant
12:30et concernant à la fois
12:31et j'entendais votre participant,
12:33votre sachant,
12:35matière de sécurité
12:36qui est intervenu,
12:38mais tout en étant
12:39béossé en la matière,
12:40nous savons tous
12:41que lorsque on met de la colle
12:44sur, en l'occurrence,
12:47des prothèses,
12:48ces mousses,
12:49effectivement,
12:50la colle est un produit
12:52hautement inflammable
12:53et rétrospectivement,
12:55ce qui est effrayant
12:57lorsqu'on refait un petit peu
12:59le film de cette soirée
13:02d'horreur
13:03et de ce qui était déjà prévu
13:06une semaine avant,
13:08c'est qu'il suffisait tellement
13:09à M. Moretti
13:11d'appeler simplement un artisan
13:14qui serait venu effectuer
13:17les travaux ad hoc
13:18et ce d'autant
13:20que M. Moretti
13:22avait déjà eu
13:23une première alerte
13:23en 2019.
13:26Il y a une vidéo
13:27qui a circulé
13:28d'ailleurs sur vos chaînes,
13:30là,
13:31où effectivement,
13:32déjà à l'époque,
13:32les serveurs
13:33attiraient l'attention
13:34sur la dangerosité extrême,
13:37là,
13:37de ces prothèses acoustiques.
13:40Donc par conséquent,
13:41c'est vrai que
13:42c'est une inconscience
13:44qui est coupable
13:45que l'on peut attribuer
13:48sans forcer le trait
13:49à ce couple de gérants
13:52et on est dans une irresponsabilité totale
13:55et finalement,
13:57le dénominateur commun
13:58de ce que j'ai entendu
14:00en ce qui concerne M. Moretti,
14:02c'est l'argent.
14:04Mais c'était tellement plus simple
14:06de faire appel à un artisan
14:08qui serait venu
14:09et qui aurait procédé
14:11à ses travaux
14:12et saurait éviter
14:13ce bilan très lourd
14:15sur un plan humain,
14:1640 morts
14:16et plus de 160 blessés.
14:19Est-ce que vous entendez,
14:20maître,
14:20les arguments de Jacques Moretti
14:21qui dit
14:21« je n'ai pas été contrôlé
14:24serve depuis 2019 »
14:25mais entre-temps,
14:26personne,
14:27les pompiers
14:27ne sont pas venus me dire
14:28qu'il y avait un problème,
14:29les autorités
14:29ne m'ont pas contrôlé
14:30et donc,
14:31entre guillemets,
14:32par défaut,
14:33j'ai pu considérer
14:33que tout cela était fait
14:34dans les règles de l'art.
14:36Alors,
14:37je ne vais pas accabler M. Moretti,
14:39je ne suis pas l'auxiliaire
14:39de l'accusation
14:40mais j'ai cru comprendre
14:41que, par exemple,
14:42le père de sa compagne
14:44était pompier à Cannes
14:45et par conséquent,
14:47je peux dire,
14:48s'il avait été
14:49un homme responsable
14:50et un homme conscient,
14:52bien évidemment,
14:53du danger
14:54qu'il couvait,
14:56il suffisait
14:56d'appeler
14:57n'importe quel artisan
14:58du Valais
14:59pour lui demander
15:00d'intervenir
15:01plutôt que de faire
15:02ces économies
15:03debout de chandelle
15:05qui ont amené
15:06la tragédie
15:07que nous commentons
15:08depuis des semaines
15:10et des mois.
15:11Et aujourd'hui,
15:11je trouve très franchement
15:13déplacé
15:14de la part
15:15de l'intéressé
15:17qui nous avait annoncé
15:18pérentoirement
15:19tel un fanfaron
15:20qu'il allait prendre
15:21ses responsabilités.
15:22Désormais,
15:23ce sont des aveux partiels,
15:25si c'est un système
15:26de défense
15:26de circonstances.
15:28Et je trouve
15:28particulièrement
15:29maladroit
15:30et déplacé
15:31de mettre en cause
15:33la responsabilité
15:34de ses salariés.
15:34les salariés,
15:35ce n'était pas
15:36leur tiers-orchestre.
15:37Les salariés,
15:38c'était les subordonnés.
15:40Ils écoutaient
15:40les instructions
15:42et les injonctions
15:42de ce couple-là.
15:44Et je les vois mal
15:45prendre une initiative
15:46qui ne les concernait pas.
15:48Donc que M. Moriti
15:50assume
15:51toutes ses responsabilités.
15:53C'est vrai
15:53que sa responsabilité
15:55est à partager
15:56également
15:56avec une responsabilité
15:59étatique,
16:00une responsabilité administrative.
16:02Mais c'est lui
16:03qui était le gérant
16:05de cet établissement.
16:06Il est au cœur
16:07de ce problème-là
16:08et c'était à lui
16:09à prendre toute initiative
16:11pour que ce drame
16:12ne se produise pas.
16:13C'était tellement simple.
16:15Sur un simple coup
16:15de téléphone,
16:16il n'y aurait jamais eu
16:17de problème,
16:17il n'y aurait jamais eu de mort,
16:18il n'y aurait jamais eu
16:19de blessé,
16:20il n'y aurait jamais eu
16:20de colère.
16:22On entend ce que vous dites.
16:23Merci beaucoup,
16:24Maître,
16:24d'avoir accepté
16:25d'être avec nous ce soir
16:26dans 61 Huit.
16:26Merci également
16:27à tous les deux
16:28après ce nouveau témoignage
16:29et ces nouveaux documents
16:31exclusifs BFM TV
16:32quasiment un mois
16:33après cet incendie
16:34de Cran-Montana.
16:35L'autre événement du jour,
16:36c'est à l'étranger
16:37que ça se passe,
16:38l'Amérique prête
16:39à frapper l'Iran.
16:40Ça y est,
16:41l'armada promise
16:42par Donald Trump
16:43est arrivée sur place
16:43au large
16:44de ces côtes iraniennes
16:45avec notamment
16:46le porte-avions
16:47Abraham Lincoln
16:48et tout semble en place
16:49désormais
16:50pour une opération
16:51militaire
16:52contre Téhéran.
16:53Pour en parler ce soir,
16:55Didier François,
16:56bonsoir,
16:56spécialiste défense
16:57à BFM TV,
16:58Armin Arefi,
16:59bonsoir,
16:59soyez bienvenu,
17:00grand reporter au point,
17:01spécialiste du Moyen-Orient,
17:03général Jérôme Pellistrandi,
17:04bonsoir mon général,
17:05consultant défense
17:06à BFM TV
17:07et Didier Hijdadi,
17:09pardon,
17:09sociologue
17:10et réfugié politique
17:11iranien
17:12en France.
17:13Didier François,
17:14ça y est,
17:14les USA sont prêts
17:14à frapper.
17:15Là,
17:15ils ont en fait,
17:16ils ont vraiment
17:16toute l'armada
17:18et tous les leviers
17:19à disposition
17:20pour l'option
17:22que décidera le président.
17:23Donc là,
17:23ils ont le porte-avions
17:24avec son groupe aéronaval,
17:26c'est quand même
17:26assez énorme.
17:28Il y a 84 appareils à bord.
17:29Quand on dit porte-avions,
17:30il n'est pas tout seul.
17:31Quand on voit le porte-avions,
17:32c'est déjà costaud en soi.
17:34Il y a 4 escadrons
17:36de chasseurs,
17:38il y a un escadron
17:39de guerre électronique
17:41qui permet
17:41de casser les radars,
17:43mais il est aussi
17:43accompagné
17:44de 2 sous-marins nucléaires,
17:46lanceurs de cruise missiles,
17:47enfin donc,
17:48de missiles de croisière
17:50qui sont capables
17:51là aussi
17:51de détruire des bunkers.
17:53Il y a autour,
17:53ils ont rajouté
17:543 escadrons de chasse
17:56sur les bases aériennes
17:57des pays de la région
17:58et des capacités
17:59de renseignement
18:00et de ravitaillement en vol,
18:02des défenses antiaériennes
18:03pour rassurer un petit peu
18:05les pays du Golfe
18:06qui sont quand même
18:07très inquiets
18:07du risque de confrontation.
18:11Donc en fait,
18:11oui,
18:11là aujourd'hui,
18:13c'est à la main
18:14de Donald Trump
18:15et il peut vraiment
18:15faire tout ce qu'il veut
18:16en termes d'options.
18:17Ça,
18:18c'est du côté américain.
18:19On va aller du côté iranien
18:21si vous voulez bien
18:21retrouver Siavoj Ghazi,
18:23le correspondant
18:24de Radio France Internationale
18:27et France 24
18:28à Téhéran.
18:29Bonsoir Siavoj,
18:30cette attaque,
18:30est-ce que les autorités
18:31iraniennes chez vous
18:32et est-ce que la population
18:33s'y prépare aussi ?
18:36Absolument.
18:36Tout d'abord,
18:37côté autorités,
18:38il y a eu des déclarations
18:40tous ces derniers jours
18:41pour affirmer
18:42que l'Iran
18:42était plus près que jamais
18:45et riposterait
18:46à toute attaque américaine
18:47en frappant les bases
18:49américaines dans la région,
18:51notamment dans les pays
18:53du Golfe Persique,
18:54le territoire israélien,
18:57mais aussi des bâtiments
18:58de guerre américains
19:00qui sont stationnés
19:01dans la région.
19:03Ça vise notamment
19:05le porte-avions américain
19:07qui est arrivé
19:07au large des côtés iraniennes.
19:11Ça, c'est le côté pouvoir.
19:12Mais ce soir,
19:13il y a un petit bémol.
19:14Le président iranien
19:15a appelé le prince
19:17héritier saoudien
19:19Ben Salman.
19:20Il a notamment affirmé
19:21que l'Iran
19:22était prêt à s'engager,
19:23je le cite,
19:24à s'engager
19:25dans tout processus
19:26pour préserver la paix
19:29et éviter la guerre
19:31dans le cadre
19:32des règles internationales
19:34et dans le respect
19:35des intérêts de l'Iran.
19:36Est-ce que ça veut dire
19:37que l'Iran
19:37essaye de tendre la main
19:39aux Américains
19:40ou d'accepter la main
19:42tendue de Donald Trump
19:43ou des Américains
19:44pour donc engager
19:46des négociations ?
19:47Jusqu'à maintenant,
19:48les responsables iraniens
19:49affirmaient
19:50qu'il n'était pas question
19:51de négocier
19:51avec un pays
19:52qui menaçait l'Iran
19:54d'intervention militaire.
19:55Ça, c'est côté pouvoir.
19:56Côté population,
19:58tout le monde
19:58est persuadé
19:59qu'il y aura
20:01de toute façon
20:01une attaque américaine
20:03dans les prochains jours
20:05ou les prochaines semaines.
20:06Lorsqu'on parle
20:07aux gens dans la rue,
20:08tout le monde est persuadé
20:11d'une telle attaque.
20:13Certains parmi
20:14les manifestants,
20:15les gens
20:15qui ont manifesté
20:16ces dernières semaines
20:17espèrent une telle attaque
20:18comme l'avait promis
20:19le président Trump
20:20pour soutenir
20:21le mouvement
20:22de contestation.
20:24Mais d'autres Iraniens
20:25craignent
20:26que cela
20:27ne déstabilise
20:28encore un peu plus
20:29le pays
20:30avec le risque
20:32d'un chaos
20:33généralisé
20:34dans le pays.
20:37Signe de cela,
20:37c'est la bourse
20:38de Téhéran
20:39qui est en chute libre
20:40depuis 4 jours,
20:41depuis le samedi,
20:42le premier jour
20:42de l'Assemblée iranienne
20:43et puis la monnaie iranienne
20:45qui a repris
20:46sa chute
20:47depuis 3 jours
20:49et donc a perdu
20:5010% de sa valeur
20:51face au dollar
20:52et face à l'euro.
20:53Donc il y a une réelle
20:54inquiétude
20:54chez les Iraniens.
20:56Si à Vachgazi
20:56en direct de Téhéran,
20:57les télécommunications
20:58ont repris en partie
20:59pas tout à fait
20:59pour Internet.
21:01Général,
21:01c'est un dispositif,
21:02cette armada
21:03très impressionnante américaine
21:04qui est là
21:05pour faire mal,
21:05c'est-à-dire pour frapper
21:07ou pour faire peur
21:07aux Iraniens ?
21:08Je vais dire
21:09les deux,
21:09mon général.
21:10En fait,
21:10c'est la première fois
21:11qu'un général
21:11nous répond ça.
21:12Ça, c'est fait.
21:13Voilà.
21:14En fait,
21:14il faut bien voir
21:14qu'il y a
21:15l'accumulation
21:16de moyens visibles,
21:17c'est ce que,
21:18effectivement,
21:19dont le porte-avions,
21:20même si,
21:21on ne va pas dire
21:22exactement
21:22où est-ce qu'il est
21:23en mer
21:23avec son groupe aéronaval,
21:25il y a tout ce qui est
21:26à terre,
21:27tout ce qui est
21:28dans les airs
21:29et puis tout le volet,
21:30on va dire,
21:31renseignement,
21:31guerre électronique,
21:33information,
21:34renseignement humain.
21:35Et tout ça,
21:38les Iraniens,
21:39ils le savent parfaitement.
21:40C'est-à-dire que
21:41si,
21:42en quelque sorte,
21:43on passe dans une phase
21:44offensive,
21:46ça va être,
21:47effectivement,
21:47le chaos
21:48le plus complet pour eux.
21:49Armin Arifi,
21:50phase offensive,
21:51ça peut être quoi ?
21:53Enlèvement du guide suprême,
21:55débarquement de troupes,
21:56frappe sur des sites
21:58ciblés militaires,
22:00quels sont les scénarios
22:01aujourd'hui ?
22:01Je pense déjà que
22:02le débarquement de troupes,
22:04il en est hors de question,
22:04ce n'est pas du tout
22:05dans la doctrine de Donald Trump,
22:06justement,
22:07qui a fait du retrait,
22:10en tout cas américain,
22:12entamé sous Barack Obama,
22:13l'une de ses politiques.
22:13C'est plus facile de sauter
22:15sur Caracas
22:15que sur Téhéran.
22:18Totalement,
22:18totalement.
22:19Maintenant,
22:20l'enlèvement du guide,
22:21je ne suis pas sûr non plus
22:22où irait-il
22:24et se laisserait-il
22:26enlever,
22:27même s'il n'a pas le choix.
22:28Donc,
22:29la question aujourd'hui,
22:30il n'y a pas de doute
22:32sur le fait
22:32que les Américains
22:33sont en mesure
22:33de frapper l'Iran.
22:34La question est
22:35que veut-il faire en Iran ?
22:37Il est trop tard
22:38pour aider les manifestants
22:39aujourd'hui
22:40parce que les manifestations
22:41se sont déjà achevées
22:42il y a à peu près
22:43deux semaines,
22:44dès le 12 janvier dernier,
22:46même si ça ne veut pas dire
22:47qu'il y a une volonté
22:48aujourd'hui
22:49d'une partie importante
22:51de la population
22:51qu'il y ait ces frappes
22:52parce qu'ils sont
22:52totalement esselés
22:53après les massacres
22:54qui ont eu lieu.
22:55On parle de frappes
22:56contre les centres
22:57de commandement,
22:58des miliciens basidji,
22:59des gardiens de la révolution,
23:00les principaux auteurs
23:02de ces massacres.
23:04Maintenant,
23:05encore une fois,
23:05sans hommes au sol,
23:06sans boots underground,
23:08il n'y a pas
23:08de renversement de régime.
23:09Donc,
23:09ça peut être aussi,
23:11dernière possibilité,
23:12l'élimination
23:13du guide suprême
23:14Layatollah Khamenei,
23:15la clé de voûte
23:15du régime iranien
23:16et donc,
23:17de ce fait,
23:18de faciliter
23:19un changement
23:20au sein même du régime
23:21avec des personnalités
23:22classiques du régime
23:24qui auraient sous leur contrôle
23:25des forces armées
23:25et qui pourraient
23:26se satisfaire
23:27d'un scénario
23:27à la vénézuélienne.
23:29C'est ce que vous souhaitez,
23:30Didier Ijdadi,
23:31un renversement de régime ?
23:33C'est le souhait
23:34du peuple iranien
23:36de le renversement
23:37du régime.
23:38Le régime iranien,
23:39enfin,
23:40ce qui est au pouvoir
23:41en Iran,
23:41c'est un régime
23:42totalitaire,
23:43islamiste,
23:44qui est la source
23:45du malheur
23:46de la nation iranienne.
23:47Et bien évidemment,
23:48j'en fais partie
23:49de cette nation
23:50et en tant que citoyen
23:52également,
23:53les Iraniens
23:55méritent la démocratie,
23:57la liberté
23:58comme tous les pays
23:59qui sont des pays
24:00de démocratie
24:01et c'est normal
24:02qu'on cherche
24:03à renverser
24:04ce pouvoir-là.
24:05Vous avez lu
24:06et vu comme nous
24:06les derniers bilans
24:07qui circulent
24:08chez certains médias
24:09iraniens
24:10basés à l'étranger.
24:11On évoque désormais
24:12le chiffre,
24:12je parle des morts uniquement,
24:14de plus de 30 000 morts
24:15en Iran
24:16sur une période
24:17de quelques jours seulement.
24:19Vous l'avez rappelé
24:20il y a quelques minutes,
24:21les manifestations
24:22a priori sont terminées
24:23depuis 15 jours.
24:2430 000 morts
24:24en 3 jours.
24:25C'est-à-dire qu'on découvre
24:26chaque jour
24:27l'ampleur
24:27de ce qu'a dû être
24:28la répression là-bas.
24:29Tout à fait.
24:30Il y a encore
24:30certains
24:31parlent effectivement
24:32de 36 000
24:33mais également
24:35il y a d'autres sources
24:36qui évoquent
24:37jusqu'à 40
24:38voire 50 000
24:39si vous voulez.
24:40Car tous les corps
24:41ne sont pas encore
24:42comptabilisés
24:43malheureusement.
24:45Et d'ailleurs
24:45le régime iranien...
24:46Et qu'on sait aussi
24:47que la police et l'armée
24:48vont chercher les blessés
24:49dans les hôpitaux
24:50aujourd'hui
24:50tout en demandant
24:51d'ailleurs par la télévision
24:52d'État
24:53aux blessés
24:53d'aller se faire soigner
24:54à l'hôpital.
24:55Exactement.
24:56C'est-à-dire qu'aujourd'hui...
24:56Et d'ailleurs
24:56on a eu cette information
24:59comme quoi
24:59il existe beaucoup de corps
25:01dans les chambres froides
25:02et que donc
25:04il y a la possibilité
25:05pour si jamais
25:06il y a une attaque américaine
25:08pour que le régime iranien
25:10effectivement
25:10les exploite
25:11en mettant sur la place publique
25:13en disant que
25:14effectivement
25:14vous voyez
25:15c'est le résultat
25:16de l'attaque américaine.
25:17Mais pour répondre
25:18à ce que vous disiez
25:19à l'instant
25:20pour ce qui est
25:21des chiffres officiels
25:22on en est à 3 100 morts
25:24les chiffres donnés
25:25par le régime
25:26c'est la première fois
25:26que le régime admet
25:27un tel bilan
25:28même s'il impute
25:29à comme d'habitude
25:30ses ennemis
25:31Israël et les Etats-Unis
25:32mais non
25:32on a quand même
25:33des ONG sérieuses
25:34qui comptabilisent
25:36qui recoupent les sources
25:37et qui en sont aujourd'hui
25:39pour Harana
25:39Human Rights Activist News Agency
25:41basé aux Etats-Unis
25:42qui parle de
25:436 100 morts
25:44dont
25:45dont 5 700 manifestants
25:47277 membres
25:49des forces de sécurité
25:49mais surtout
25:5019 700 corps
25:51qui sont encore
25:52en état d'analyse
25:54c'est-à-dire que
25:55probablement
25:56on est sur des chiffres
25:57allant à plus
25:58de 30 000 morts
25:59et c'est un minimum
26:00d'ailleurs
26:00la chaîne d'opposition
26:01Iran internationale
26:01qui évoque ce bilan
26:02de 36 500 morts
26:04se base d'après elle
26:05sur des sources
26:06prises au sein
26:07des ministères iraniens
26:08donc c'est un véritable
26:09bain de sang
26:10un massacre
26:11sans précédent
26:12dans l'histoire récente
26:13du monde
26:14on parle bien
26:14de répression
26:14de manifestations
26:15donc ça dépasse
26:16Tiananmen
26:17et ça rappelle un peu
26:17ce qui s'est passé
26:18dans la ville de Hama
26:19en Syrie en 1982
26:20Général
26:21que se passera-t-il
26:22si les américains
26:23frappent d'une manière
26:24ou d'une autre l'Iran
26:24est-ce que le régime
26:26est aujourd'hui apte
26:28à riposter
26:29quels sont les pays
26:29qui seront visés ?
26:31Alors
26:31il est clair que
26:32les capacités américaines
26:33sont telles que
26:34le degré de riposte iranien
26:36sera limité
26:37néanmoins
26:38ils pourront toujours utiliser
26:40ce qu'il leur reste
26:41de missiles balistiques
26:42pour essayer de frapper
26:43le Qatar
26:44de frapper
26:45les bases américaines
26:46On rappelle ce qu'est
26:47un missile balistique ?
26:48Alors c'est un missile
26:48en fait
26:48qui va très haut
26:50dans le ciel
26:52et qui va redézir
26:53très vite
26:53et ça ils en ont
26:55ils en ont des stocks
26:56et ils ont
26:57Et ça excusez-moi
26:58mais on ne sait pas
26:58les arrêter ?
26:59Si on sait les arrêter
27:01mais ça veut dire
27:01en fait
27:02la difficulté
27:04c'est que vous avez
27:04le missile qui fait comme ça
27:05il faut tirer
27:06un autre missile
27:06et puis il faut que
27:07donc
27:08il n'y a pas
27:09une étanchéité
27:10absolue
27:11garantie
27:12pour le Qatar
27:12pour l'Arabie Saoudite
27:13pour Israël
27:14Donc
27:15le risque
27:16il est qu'il y ait
27:17effectivement
27:18un nombre de missiles
27:18iraniens
27:19qui passent au travers
27:20et donc
27:21avec
27:22effectivement
27:22la question de
27:23est-ce que
27:25la frappe
27:26elle sera décisive
27:27brutale
27:28avec
27:29en éliminant
27:29effectivement
27:30Khamenei
27:30ou est-ce qu'on
27:31rentre dans un engrenage
27:33et là
27:34l'engrenage
27:35c'est là où ça devient
27:35très très compliqué
27:36pour tout le monde
27:37L'armement côté américain
27:38Didier François
27:39on sait déjà
27:40de quelles armes
27:42quelles armes
27:42pourraient utiliser
27:43les américains
27:43Oui oui
27:44alors eux ils ont
27:45Oui vous le savez
27:46mais nous on va le découvrir
27:47je vous écoute
27:48je sais que vous
27:48Non non bien sûr
27:49non non
27:49oui on
27:50d'abord il va y avoir
27:51tout ce
27:52la phase amont
27:53ça va être toute
27:54toute la guerre électronique
27:55donc on va avoir
27:56des appareils
27:57donc le K-135
27:58je ne sais pas
27:59vous vous embêtez
28:01avec des noms
28:01par exemple regardez celui-ci
28:03celui que vous voyez
28:05l'avion américain
28:06de guerre électronique
28:07Oui alors celui-là
28:08il est nouveau
28:08le Compass Call
28:09il a été mis en service
28:11en 2024
28:11il y en a 5 en service
28:12il y en a un qui a été déployé
28:14qui était dans les Caraïbes
28:15qui a été ramené
28:16sur Rammstein
28:17c'est un appareil
28:17très intéressant
28:18parce qu'il permet d'abord
28:19Rammstein pardon
28:20c'est la base en Allemagne
28:21vous parlez
28:22pas que à des initiés
28:22vous suivez
28:23absolument
28:24je suis sûr
28:26qu'on fait leur service
28:26c'est ça il y a longtemps
28:28ce qui n'est pas mon cas
28:29allez-y
28:29et donc en fait
28:31cet avion
28:31qui est assez particulier
28:32permet dans un premier temps
28:34de faire
28:35une cartographie
28:37des signaux radios
28:39et des communications
28:40cyber
28:41des Iraniens
28:42pour comprendre
28:43où sont leurs centres
28:44de commandement
28:44où sont leurs chefs
28:45etc etc
28:46et ça permet de rafraîchir
28:48l'ensemble des cibles
28:49il est aussi capable
28:51d'intercepter
28:51leurs communications
28:52de les brouiller
28:53il est aussi capable
28:54de brouiller
28:54les GPS
28:56ou les centrales inertiées
28:58des missiles
28:59il faut qu'ils volent
28:59pour ça
28:59pour brouiller les communications
29:00oui il faut qu'ils volent
29:01il faut qu'ils survolent
29:02l'Iran
29:02non il peut faire ça
29:04d'assez loin
29:05donc ça c'est typiquement
29:06le type d'appareils
29:07qui sont peu visibles
29:09peu connus
29:09mais qui sont extrêmement efficaces
29:11pour casser
29:12les capacités de commandement
29:13et de coordination
29:14de la direction
29:15politico-militaire iranienne
29:17ça c'est important
29:18Armina Refil
29:19la probabilité
29:19d'une attaque américaine
29:20dans les jours qui viennent
29:22elle est de combien
29:23on arrive à le savoir ou pas ?
29:25on a du mal à se prononcer
29:26le problème c'est que
29:27ce ne serait pas
29:28une attaque surprise
29:29donc on ne serait pas
29:30pour le coup
29:31dans une répétition
29:31de ce qui s'est passé
29:32au Venezuela
29:32Trump ne s'en cache pas
29:35en lui ce qu'il veut
29:35avant tout
29:36c'est un deal
29:36la question est de savoir
29:37quel est l'objectif
29:38de ce deal
29:39ce qui l'intéresse
29:40et on le sait très bien
29:41au delà de ses tweets
29:42ce n'est pas le sort
29:43de la population iranienne
29:44c'est le nucléaire iranien
29:47on ne sait pas où sont
29:48les 400 kg d'uranium
29:49hautement enrichi
29:50c'est les missiles balistiques
29:53et notamment leur portée
29:55qu'ils ne soient pas en mesure
29:56de menacer Israël
29:57et les bases américaines
29:58et c'est le soutien
29:59de l'Iran
30:00à ses proxys
30:01à ses alliés paramilitaires
30:03non étatiques
30:03le Hamas
30:04le Hezbollah
30:05les Houthis
30:05et donc c'est ce que souhaitent
30:07alors est-ce qu'il va y arriver
30:08en frappant l'Iran
30:09et en provoquant
30:10une sorte de révolution
30:11de palais
30:12avec des gardiens
30:13de la révolution
30:13de la véritable armée
30:14du régime
30:16qui détient également
30:1660% de l'économie
30:18et donc qui est la seule
30:19en mesure de jouer un rôle
30:20qui sera incontournable
30:21dans l'avenir de l'Iran
30:22qu'on les aime
30:22ou qu'on les aime pas
30:23ou est-ce que
30:24face à la peur
30:25engendrée par cette armada
30:26il va pousser le régime
30:28à lâcher du lait
30:28sur ce qu'il ne voulait pas lâcher
30:29à savoir
30:30les 400 kg nucléaires
30:32la limitation
30:32de ce programme balistique
30:33et un accord
30:34un pacte de non-agression
30:36entre Américains
30:37Israéliens
30:38Saoudiens
30:39et Iraniens
30:40pour la région
30:40Cette crise iranienne
30:42il en sera également question
30:43tout à l'heure
30:43à 21h
30:44sur BFM TV
30:44avec vous
30:45Maxime Switek
30:46pour une nouvelle édition
30:47de notre nouvelle émission
30:50Quartier Général
30:51tout à l'heure avec notamment
30:52comme invité
30:53Dominique de Villepin
30:53l'ancien Premier ministre
30:54Oui absolument
30:55avec une question
30:56que je poserai à nos 6 experts
30:58BFM TV ce soir
30:59est-ce que Trump doit
31:00précisément frapper l'Iran
31:02avec quel objectif
31:03quels armes
31:03on en parlera tout au long
31:04de cette émission
31:05l'idée c'est que nos 6 experts
31:06terminent sur un consensus
31:08apporte une réponse
31:09à cette question
31:10et pour les aider
31:10vous l'avez dit
31:11on aura un certain nombre
31:11d'invités
31:12notamment Dominique de Villepin
31:14l'homme qui avait dit non
31:15en 2003 à la guerre en Irak
31:16est-ce qu'il dit non
31:17aussi ce soir
31:18à l'éventualité
31:19de frappe américaine
31:20en Iran
31:21on lui posera la question
31:21tout à l'heure
31:22pendant cette émission
31:23pendant ce quartier général
31:24rendez-vous à 21h
31:26donc avec nos 6 experts
31:27BFM TV
31:28ce sera en direct
31:29évidemment sur BFM
31:30Merci beaucoup à tout à l'heure
31:32Maxime Souitec
31:32et merci à vous d'être venu
31:33ce soir sur le plateau
31:34de 60 Minutes
31:35nous expliquer la situation
31:36au général je crois
31:37que vous serez tout à l'heure
31:39sur le plateau de Maxime
31:40avec Didier aussi
31:41on vous retrouvera
31:41avec grand plaisir
31:43un détour par l'Assemblée nationale
31:44Edgar Becken nous attend
31:45vous savez qu'il y a
31:46une actualité politique
31:47aujourd'hui également
31:48la troisième motion de censure
31:50affrontée par Sébastien Lecornu
31:51sur le vote du budget
31:52ça y est
31:52Edgar le vote a déjà eu lieu
31:54Oui Marc
31:57le vote a déjà eu lieu
31:59et ce que je peux vous dire
32:00c'est que cette motion de censure
32:01a été rejetée
32:02par l'Assemblée nationale
32:03267 voix
32:05pour cette motion de censure
32:07donc elle a été rejetée
32:10ce n'est pas une surprise
32:11il n'y avait en réalité
32:12aucun suspens
32:14sur cette motion de censure
32:15sans surprise
32:16la France Insoumise
32:17les écologistes
32:18les communistes
32:19et le Rassemblement National
32:21ont voté
32:21pour cette motion de censure
32:23il y a eu malgré tout
32:24quelques frondeurs
32:26au sein du parti socialiste
32:27mais ces frondeurs
32:28se comptent
32:29sur les doigts
32:30d'une main
32:30donc pas de quoi
32:31chambouler
32:32et faire bousculer
32:33le résultat
32:34de ce scrutin
32:35donc première motion
32:36de censure
32:37déposée par la gauche
32:38hors PS
32:39rejetée
32:39et là
32:40à l'heure où je vous parle
32:41une deuxième motion de censure
32:42est en train
32:43d'être votée
32:44il s'agit
32:44de la motion de censure
32:45déposée par le Rassemblement National
32:47mais là
32:47il y a encore moins de surprises
32:49Marc
32:49puisque la gauche
32:50n'a pas prévu
32:51de voter
32:52la motion de censure
32:53du Rassemblement National
32:54donc a priori
32:55Sébastien Lecornu
32:56devrait une nouvelle fois
32:57être sauvé
32:58la course de haie du Premier Ministre
33:00trois motions de censure
33:01sur six
33:02évitées
33:02il en reste donc
33:03une pour ce soir
33:04et deux pour les jours
33:05qui viennent
33:05Edgar Becker avec
33:06Romain Lavoie
33:07à l'Assemblée Nationale
33:08pour BFM TV
33:09tout de suite
33:10l'invité du jour
33:11il vient de provoquer
33:12un immense tollé
33:12c'était hier
33:13à l'ouverture du procès
33:14en appel de l'assassinat
33:15de Samuel Paty
33:16l'un des avocats
33:17des accusés
33:17a affirmé
33:18que l'enseignant
33:19assassiné en 2020
33:21par un islamiste
33:21avait je cite
33:22discriminé
33:23ses élèves musulmans
33:24pendant plusieurs années
33:25défense jugée
33:26immonde
33:27indigne
33:28par la famille
33:28de l'enseignant
33:29bonsoir Francis Villemin
33:30bonsoir
33:31cet avocat
33:32c'est vous
33:32vous nous direz
33:33dans un instant
33:34si vous êtes trompé
33:35si vous regrettez
33:36les propos que vous avez tenus
33:37sûrement pas
33:38hier
33:38vous nous expliquerez pourquoi
33:39en tout cas si vous voulez bien
33:40bonsoir Émilie Frèche
33:41bonsoir
33:42vous êtes autrice
33:42réalisatrice
33:43vous avez couvert
33:44le premier procès
33:45Paty pour l'hebdomadaire
33:46Le Point
33:47vous y avez consacré
33:47un livre
33:48une pièce de théâtre
33:49et un autre livre
33:50un séisme
33:51qui sort demain
33:52je crois
33:52chez Albin Michel
33:54bonsoir Mathias Tesson
33:55bonsoir
33:55journaliste police
33:56justice ABFM TV
33:57vous vous avez suivi
33:57le premier procès
33:58et le deuxième
33:59qui vient de commencer
34:00hier
34:01maître d'abord
34:02je disais
34:03vos propos provoquent
34:03un émoi considérable
34:04indécent
34:06indigne
34:06c'est ce qu'ont dit
34:07les soeurs de Samuel Paty
34:09les avocats de la famille
34:10également
34:11qui estiment que
34:12en disant ça
34:13vous justifiez quasiment
34:14son assassinat
34:15vous ne regrettez pas
34:16vous ne présentez pas
34:16l'excuse
34:17je ne regrette aucun
34:18de mes propos
34:19je l'ai réitéré
34:20bien sûr
34:21en cours d'audience
34:22puis en plaidant
34:23à la fin
34:23présenter des excuses
34:25encore moins
34:25je ne fais que dire
34:27la réalité
34:28du contenu
34:29de ce dossier
34:29c'est à dire
34:30qu'on dit
34:31depuis le début
34:31que monsieur
34:33Abdelhakim
34:33c'est Frioui
34:34mon client
34:34votre client
34:35le prédicateur
34:36qui a harcelé
34:37en ligne
34:37le prédicateur
34:38c'est son appellation
34:39médiatique
34:40je dirais
34:40que c'est un musulman
34:41conservateur
34:42et un défenseur
34:43des droits civils
34:43des musulmans
34:44je le présenterai
34:45comme ça
34:45qui a fini
34:46sur un assassinat
34:46on dit
34:47qu'il s'est emparé
34:49de cette affaire
34:50sur la base
34:50des mensonges
34:51d'une jeune élève
34:52qu'on va appeler Zora
34:53car elle était mineure
34:54qui avait menti
34:56qui avait menti
34:56avoir été là ce jour-là
34:57et qui n'y était pas
34:58qui n'y était pas
34:58mais le problème
35:03c'est-à-dire son absence
35:04ce jour-là
35:04mais sur ce qui s'est passé
35:06au moment de ce cours
35:07elle n'a pas menti
35:09à savoir que Samuel Paty
35:11après avoir montré
35:12trois caricatures
35:13de Mahomet
35:14parfaitement acceptables
35:15à l'ensemble de la classe
35:16et avant de montrer
35:17une quatrième caricature
35:19obscène
35:19aux limites de la portographie
35:20disait aux élèves musulmans
35:22et ça
35:23une vingtaine d'élèves
35:24le disent dans le dossier
35:25mais ça c'est dit
35:26par personne d'autre que moi
35:27disait aux élèves musulmans
35:29en 2020
35:30en 2019
35:31en 2018
35:31en 2017
35:32sur plusieurs années
35:33face à plus de 200 élèves
35:36dont vingt viennent témoigner
35:37qui ont été entendus
35:38par la police
35:39il disait
35:40les élèves musulmans
35:41levez le doigt
35:42mais ça vous l'avez vu
35:43dans le dossier
35:45c'est ce que je vais plaider
35:46pour ensuite les inviter
35:47leur suggérer
35:48les inciter
35:49à sortir de la classe
35:51vous pouvez
35:52et à partir du moment
35:53c'est ce qui a été dit
35:53lors de la première audience
35:54vous croyez que j'invente ça
35:56je me permettrais
35:56de dire des choses
35:57si je peux me permettre
35:58c'est-à-dire que
35:59quand il dit ça
35:59quand il dit ça
36:01il signe la discrimination
36:02c'est une évidence
36:04c'est le texte
36:05225-1
36:06du code de procédure
36:07il a été dit
36:07au premier procès
36:09et je vais donner la parole
36:10à Émilie Frèche
36:11dans un instant
36:12que Samuel Paty
36:13avant de montrer
36:14ses caricatures
36:15avait demandé aux élèves
36:17sans prononcer
36:19le mot musulman
36:19il prononce le mot musulman
36:2020 élèves le disent
36:22mais alors ça je ne sais pas
36:23vous l'avez vu
36:23et qu'il a été
36:25je termine simplement
36:26et qu'il leur a été demandé
36:27pour ceux qui pourraient
36:28se sentir offensés par ça
36:29de se boucher les oreilles
36:31ou de quitter la classe
36:31ça pour vous
36:32c'est de l'islamophobie
36:33alors
36:33qui a parlé d'islamophobie
36:35est-ce que j'ai dit
36:36que Samuel Paty
36:37était raciste
36:38est-ce que j'ai dit
36:39que Samuel Paty
36:40était raciste
36:41jamais
36:41est-ce que j'ai dit
36:42qu'il était islamophobe
36:42jamais
36:43est-ce que j'ai dit
36:44qu'il méritait
36:44ce qui lui était arrivé
36:45jamais
36:46je dis que c'est
36:47toute la complexité paradoxale
36:48de ce dossier
36:49d'un prof
36:50qui n'est ni raciste
36:51ni islamophobe
36:52mais qui sous prétexte
36:53de protéger ses élèves
36:54leur demande de lever le doigt
36:56qu'est-ce qu'on aurait dit
36:57s'il avait dit
36:57les catholiques
36:58lever le doigt
36:59je vais montrer Jésus-Christ
36:59caricaturé
37:00qu'est-ce qu'on aurait dit
37:01s'il avait dit
37:02les élèves juifs
37:03lever le doigt
37:04je vais vous montrer Moïse
37:05dans une situation obscène
37:06qu'est-ce qu'on aurait dit
37:07c'est-à-dire qu'il dit
37:08qu'il les protégeait
37:09en faisant ça
37:10sauf qu'un cours
37:11c'est fait pour être entendu
37:12par tous les élèves
37:13c'est de la discrimination
37:14mais j'ajoute
37:16et pour terminer
37:17que ceci ne doit pas occulter
37:18ce qui est l'axe essentiel
37:20de la défense
37:20les axes essentiels
37:22de la défense
37:22il n'y a pas de changement
37:23de stratégie
37:24on ajoute un élément
37:25pour éveiller les consciences
37:27sur cette affaire
37:27c'est que
37:28monsieur Abdelhakim Seffrioui
37:31n'avait aucun lien
37:32avec le terroriste
37:33aucun contact
37:34le terroriste n'a pas vu
37:36sa vidéo
37:37le terroriste n'a pas vu
37:40sa vidéo
37:40quand il publie sa vidéo
37:42le terroriste
37:43à tous les éléments
37:44le terroriste
37:45à tous les éléments
37:46qui lui ont été donnés
37:47par Whatsapp
37:47par d'autres personnes
37:48je ne vais pas faire
37:49le président du tribunal
37:49on n'est pas là
37:50mais en tout cas
37:51je suis là pour distribuer
37:52la parole
37:52la discrimination
37:53oui mais je la prends quand même
37:54la discrimination
37:55je vous la coupe
37:56parce que ce n'est pas
37:57une clédoirie
37:57c'est un aspect
37:58de la défense
37:59qui sera déroulé
38:01sur bien d'autres
38:02on a compris
38:02on est juste
38:03le deuxième jour du procès
38:04on a compris
38:05Mathias Tesson
38:06qui a assisté au procès
38:07dans l'ordonnance
38:08de mise en accusation
38:09qui est le document
38:09qui résume un petit peu
38:10l'enquête
38:11il y a des témoignages
38:12contradictoires
38:13à ce que vous évoquez
38:14donc moi je vais citer
38:15par exemple
38:15une assistante de vie scolaire
38:17qui a assisté
38:17à l'un de ses cours
38:19et qui dit
38:20Samuel Paty
38:21a indiqué à ceux
38:22qui ne voulaient pas sortir
38:24et ça c'était pour toute la classe
38:25qu'ils pouvaient aussi
38:26cacher leurs yeux
38:27elle insistait
38:28en disant que ça a été fait
38:29d'une façon très correcte
38:30et absolument pas
38:31discriminatoire
38:32on a la principale du collège
38:33aussi
38:34qui retranscrit
38:35l'échange qu'elle a eu
38:36avec le professeur
38:37Samuel Paty
38:38disant que
38:39s'il le souhaitait
38:41ses élèves
38:42sans distinction
38:43et pour les protéger
38:44ils pouvaient sortir
38:45dans le couloir
38:47il avait bien insisté
38:48sur le fait
38:48que cette proposition
38:49s'adressait
38:50à toute la classe
38:51moi ma question
38:52elle est simple
38:52maître
38:53pourquoi ce que vous évoquez là
38:54ça n'a pas été évoqué
38:55en première instance
38:56et pourquoi aujourd'hui
38:57les avocats des partis civils
38:58disent
38:58ça n'existe pas
39:00dans le dossier
39:01alors d'une part
39:02ça n'a pas été évoqué
39:03en première instance
39:03parce que je n'étais pas
39:04avocat en première instance
39:05et que je débarque
39:06dans le dossier
39:06et que je constate ceci
39:07et que le silence a été assourdissant
39:10sur cette question
39:10vous êtes en train de nous dire
39:11qu'on a caché des choses
39:12pendant 5 ans
39:12mais pas caché
39:13il y a un tabou
39:14mais il y a un tabou
39:15mais vous savez
39:16quand je vais sortir
39:17il y a un tabou
39:18parce que l'horreur
39:19de la décapitation
39:20de Samuel Paty
39:20les juges d'instruction
39:21ont caché des témoignages
39:22mais non
39:23les juges d'instruction
39:23ils ont interrogé
39:24les élèves
39:25je vous dis que c'est dans le dossier
39:26vos prédécesseurs avocats
39:27je ne sais pas combien ils étaient
39:28ils n'ont pas vu ça dans le dossier
39:29alors ils ont essayé
39:30d'introduire ça
39:30dans le débat de première instance
39:31ils m'ont dit
39:32c'était impossible
39:33c'était des hurlements
39:34sauf que moi
39:35je n'ai pas froid aux yeux
39:36je me moque de l'opinion
39:37comme de ma première chemise
39:38et j'introduis cette chose
39:40et quand M. Tesson
39:41m'invoque le témoignage
39:42d'une assistante de vie scolaire
39:44moi j'en invoquerai
39:4520 d'élèves
39:46qui disent noir sur blanc
39:47ils nous demandaient
39:48de lever la main
39:49mais je le répète
39:50ce n'est pas l'axe essentiel
39:52de la défense
39:53qui ne doit pas occulter
39:54tout le reste
39:55aucun contact
39:55avec Anzorov
39:56de M. Sefrui
39:57pas de lien causal pénal
39:59avec ce qui est arrivé
39:59car sa vidéo
40:00est arrivée tardivement
40:01quand M. Anzorov
40:04avait toutes les informations
40:06mais pourquoi
40:06c'est important de le dire
40:07pour la défense
40:08de M. Sefrui
40:08que la discrimination existait
40:11même si Samuel Paty
40:12n'était pas raciste
40:13même s'il n'était pas islamophobe
40:14c'est important
40:15pourquoi ?
40:16parce que l'arrêt
40:16de condamnation
40:17de M. Sefrui
40:17pour une association
40:18de malfaiteurs terroristes
40:20est à 15 ans
40:20alors qu'il n'est pas terroriste
40:22il n'a aucun lien
40:23avec le terrorisme
40:23il exprimait une opinion
40:25face à une discrimination
40:27et bien
40:28il n'est pas
40:30concevable
40:31qu'on puisse dire
40:32comme l'a dit
40:32la première cour
40:33que M. Sefrui
40:34s'était emparé
40:35d'un mensonge
40:35qu'il avait manipulé
40:36le mensonge
40:38de Zéna
40:39c'est sur sa présence
40:40on n'est pas au tribunal
40:42mais Zéna n'a pas menti
40:43sur la discrimination
40:44on n'est pas au tribunal
40:45je voudrais donner la parole
40:46à M. Liffret
40:46je rappelle que vous avez
40:47couvert pour le point
40:48les 8 semaines
40:49du premier procès
40:50Samuel Paty
40:51que vous y avez travaillé
40:52pendant des mois
40:53que vous entendez
40:54les propos aujourd'hui
40:55de cet avocat
40:56de M. Villemin
40:57quelle a été simplement
40:59votre réaction hier
41:00lorsque vous avez entendu
41:02cette stratégie
41:03de la défense ?
41:04moi je suis très attachée
41:05je mesure la chance
41:07que nous avons
41:07de vivre dans un état de droit
41:08je suis donc très attachée
41:09au droit de la défense
41:10mais je trouve
41:12que cette défense
41:14d'être sur la question
41:16de la discrimination
41:17en réalité
41:18il ne peut plus
41:19s'appuyer
41:20sur l'accusation
41:21de cette jeune fille
41:22puisque cette jeune fille
41:22elle n'était pas présente
41:24donc en fait
41:27on fait l'économie
41:28du mensonge
41:29ce n'est pas grave
41:30et cet avocat
41:32devient non plus
41:33l'avocat de Siffrioui
41:34mais l'avocat
41:36des élèves musulmans
41:38prétendus discriminés
41:39en général
41:41et là on voit bien
41:42ce à quoi on assiste
41:43à un glissement
41:44du procès pénal
41:45au procès politique
41:46et c'est d'ailleurs
41:47très intéressant
41:48de voir qu'on était
41:49sur le cité
41:49pardon j'essaie d'aller
41:50il l'a bien cherché
41:51vous me permettez
41:56de terminer
41:57je vous en prie
41:57je vous laisserai répondre
41:59à la presse
41:59si je ne peux pas parler
42:01allez-y
42:02vous pouvez
42:03vous pouvez
42:05vous pouvez
42:06vous pouvez me laisser
42:06la parole
42:07au lieu de m'aboyer dessus
42:08vous pouvez
42:09au lieu de m'aboyer dessus
42:11il y a en fait
42:12un procès politique
42:14qui est mené
42:14qui était celui
42:15de Siffrioui
42:16dans la cabale
42:17qu'il a mené
42:17pour dire que la république
42:19est raciste
42:21de manière systémique
42:22en réalité
42:23et c'est pour ça
42:24qu'ils font citer
42:24à comparer
42:25comme témoin
42:26Laurent Nunez
42:27et Dupond-Moretti
42:28vendredi
42:29moi je considère
42:31que vous êtes
42:31un révisionniste
42:32monsieur
42:32vous êtes un avocat
42:33révisionniste
42:34c'est pour ça
42:34que j'ai écrit ce texte
42:36parce qu'il y a
42:37dans un séisme
42:38tout ce qui a été dit
42:39en première instance
42:40et votre ligne de défense
42:41monsieur
42:42elle est un bras d'honneur
42:44au parti civil
42:44mais elle est surtout
42:45une insulte
42:46aux familles musulmanes
42:48qui ont refusé
42:49de céder
42:50sous la pression
42:51de Brahim Schnina
42:52il faut savoir
42:53que Brahim Schnina
42:54le vendredi
42:559 octobre
42:56est allé
42:56au jardin d'enfants
42:57pour dire
42:58aux mamans
42:59vous êtes des mauvaises musulmanes
43:02vous ne voulez pas témoigner
43:03le problème
43:04dans cette affaire
43:05ce n'est pas la discrimination
43:06c'est le blasphème
43:08Samuel Paty a été décapité
43:12à cause des caricatures
43:14et vous le savez
43:15comme les journalistes
43:16de Charlie Hebdo
43:17avant lui
43:19donc c'est un jeu
43:20en cascade
43:21je vais vous dire
43:22on a retrouvé
43:23dans le portable
43:24de la femme
43:26de Brahim Schnina
43:28un message
43:28d'une de ses
43:29amies juristes
43:31qui disait
43:31il faut être
43:32plus malin
43:33qu'eux
43:34il ne faut pas
43:35aborder les caricatures
43:36il ne faut même pas
43:37en parler
43:37il faut tout miser
43:38sur la discrimination
43:40et en fait
43:40vous refaites
43:42le procès
43:42en islamophobie
43:44de Samuel Paty
43:45c'est l'assassiner
43:46une deuxième fois
43:47c'est fragiliser
43:48la république
43:48simplement
43:49vous faites partie
43:50de cette république
43:50et peut-être qu'un jour
43:51ce sera vous
43:52la prochaine victime
43:53vous l'assassinez
43:54une deuxième fois
43:54oui bien sûr
43:55ce n'est pas mon intention
43:56de l'assassiner
43:56une deuxième fois
43:57c'est de défendre
43:57avec un dossier judiciaire
43:59que moi je connais
43:59à la différence
44:00de madame
44:02qui travaille
44:02sur les journaux
44:04en assistant
44:04à quelques audiences
44:05moi ça fait trois mois
44:06que je travaille sur un dossier
44:07pendant cette semaine
44:08vous débarquez
44:09vous n'y étiez pas
44:09en première audience
44:10et vous pouvez crier
44:12vous n'affirmerez rien
44:14je dis que Mathias Tesson
44:15comme Émilie Frèche
44:16était au premier procès
44:17ah non mais Mathias Tesson
44:18je ne l'ai pas visé
44:19oui non mais moi
44:20j'ai le droit de préciser
44:21si je veux
44:21j'ai un grand respect pour lui
44:22mais je dis simplement
44:23et que vous n'étiez pas
44:23au premier procès
44:24bien sûr
44:24moi j'ai été pendant
44:26cette semaine
44:27cette semaine d'audience
44:28je vais vous donner la parole
44:29dans un agent
44:30je reviens
44:31juste un mot
44:31sur ce qu'il avait dit
44:32par Émilie Frèche
44:32non je reviens au fait
44:33Mathias Tesson
44:34non maître
44:35pardon
44:35non maître pardon
44:37je vous donnerai la parole
44:37dans un instant
44:38je vous promets
44:38pardon
44:39non non non
44:39mais si je vous dis non
44:40et que vous prenez la parole
44:40que vous réécrivez l'histoire
44:42Mathias Tesson
44:43vous réécrivez l'histoire monsieur
44:44vous réécrivez l'histoire
44:46le problème
44:46c'est le blasphème
44:47Mathias Tesson
44:48mais pourquoi vous me faites
44:49comme ça en fait
44:50mais pourquoi vous êtes
44:51aussi vulgaire monsieur
44:52je m'adresse au juge moi
44:53mais alors vous savez quoi
44:56vous faites votre métier
44:56aller en cours d'assises
44:57qu'est-ce que vous faites
44:58sur un plateau de télévision
44:59les juges qui m'adressent
44:59connaissent le dossier
45:00à la différence de vous
45:01et ils savent que je ne dis pas
45:03n'importe quoi
45:03s'il vous plaît
45:03Mathias Tesson
45:04qu'est-ce qui dans le dossier
45:06qu'est-ce qui dans le dossier
45:06dans l'instruction
45:07dans le premier procès
45:08peut laisser penser
45:10et laisser dire
45:11à l'avocat aujourd'hui
45:13monsieur Siffré
45:13oui
45:14qu'il y a eu discrimination
45:16de la part de Samuel Paty
45:17contre certains de ses élèves
45:18on va attendre
45:19de voir ce que vous allez produire
45:20à l'occasion de cette audience
45:22en appel
45:22mais ce qui est factuel
45:24c'est de dire que
45:25ça n'a pas émergé
45:26en première instance
45:27que maître Vullemin
45:28affirme
45:29ce qui est factuel aussi
45:30de dire
45:30c'est qu'il y a un ensemble
45:32de témoignages corroborés
45:33qui indiquent que
45:34Samuel Paty
45:34faisait preuve de bienveillance
45:37à l'occasion de la projection
45:38de ses caricatures
45:39et qu'il ne désignait pas
45:41les musulmans
45:42comme maître Vullemin
45:44semble le savoir
45:45en ayant connaissance
45:47de certaines pièces
45:47qui n'ont pas été évoquées
45:48jusqu'à présent
45:49dans ce dossier
45:51je ne sais pas
45:51je ne les ai pas vues
45:52ces pièces
45:52donc je ne peux pas
45:53en authentifier
45:55la véracité
45:56mais il y avait finalement
45:57une espèce
45:59d'ensemble de témoignages
46:01indiquant que
46:02Samuel Paty
46:03faisait preuve de bienveillance
46:04à l'égard de ses élèves
46:05et qu'il pouvait
46:06justement dans le souci
46:07de ne pas les choquer
46:08et sans aucune distinction
46:10proposer à ceux
46:11qu'il souhaitait
46:12de se cacher les yeux
46:13de se dissimuler
46:14les usages
46:15ou peut-être
46:15de sortir dans le couloir
46:17pour ne pas être choqués
46:20voilà ce qui ressortait
46:21à l'époque
46:22de la première instance
46:23je voudrais vous lire
46:25une réaction
46:25mettre simplement
46:26à votre phrase
46:27je vais répondre
46:27quand même à une chose
46:28ce serait bien
46:30une réaction c'est celle
46:31de Michael Paty
46:32qui a perdu son frère
46:33il y a 5 ans
46:34Michael Paty
46:35qui dit aujourd'hui
46:36Abdelhakim Seffrioui
46:37votre client
46:38cherche son heure de gloire
46:39il a trouvé l'avocat
46:41qu'il lui fallait
46:41tout cela sert
46:42à un projet plus large
46:42banaliser ce qui est arrivé
46:44à mon frère
46:45notre objectif est clair
46:46poursuit-elle
46:47ne pas entrer dans son jeu
46:48tenir
46:48et autant que possible
46:50ridiculiser son argumentaire
46:51il faudra être prêt
46:52à entendre des ignominies
46:53alors ridiculiser mon argumentaire
46:56à l'audience
46:56ça va être difficile
46:57et les magistrats
46:58qui m'entendent
46:59savent très bien
46:59que je parle sérieusement
47:00de pièces sérieuses
47:01quand il est dit tout à l'heure
47:02que mon client
47:03aurait fait fi
47:04du mensonge de Zéna
47:05mais pas du tout
47:06d'abord il ne savait pas
47:06que c'était un mensonge
47:07deuxièmement
47:08il a interrogé des élèves
47:10troisièmement
47:10il a appelé
47:11des parents d'élèves
47:12l'ont appelé
47:12il a édicté
47:14une fatwa numérique
47:15tous lui ont dit
47:16qu'il demandait
47:17à des élèves musulmans
47:18de lever le doigt
47:19les juifs levaient le doigt
47:20les catholiques levaient le doigt
47:21les homosexuels levaient le doigt
47:23mais vous mentez
47:23vous rédigez
47:24au nom de quoi
47:25votre client
47:26est allé interroger
47:27des familles
47:28parce que lui
47:29c'est un militant
47:30des droits civils
47:30des musulmans
47:31il avait déjà été
47:32dans des collèges
47:32et donc il fait le travail
47:33de la politique
47:34c'est le porte-parole du Hamas
47:35non c'est un militant
47:36il a le droit
47:36de défendre des droits
47:37c'est le porte-parole du Hamas
47:38et quand il avait dit tout à l'heure
47:39que c'était pour attaquer
47:40la république
47:40qu'on voulait faire citer
47:42Dupond-Moretti
47:42Laurent Nunez
47:44mais pas du tout
47:50en 2020
47:51en tant que garde des Sceaux
47:51que l'état du droit
47:52ne permet pas
47:53d'intervenir
47:54contre Abdelakim
47:55et que sa vidéo
47:56n'était pas judiciarisable
47:58il a même fait passer
47:59une loi
47:59un amendement pâti
48:00pour réprimer
48:01ce type de comportement
48:03qu'on voudrait
48:04rétroactivement appliquer
48:05à notre client
48:06en lui donnant
48:0715 ans de prison
48:08alors que c'est prévu
48:083 ans
48:09c'est ça qu'il faut comprendre
48:11pourquoi
48:11l'association
48:12malfaiteur terroriste
48:13c'est une qualification
48:15libertissime
48:16vous ne mesurez pas
48:17à quel point
48:18en fait
48:18revenir sur vos accusations
48:19graves
48:20de discrimination
48:20envers Samuel Paty
48:22pourquoi dans ce cas-là
48:23il n'y a jamais eu
48:24de plainte
48:24de parents d'élèves
48:25contre Samuel Paty
48:26pour les faits
48:27que vous alléguez aujourd'hui
48:28ils ont fait des démarches
48:29auprès de Mme Fouillard
48:30mais des plaintes
48:32auprès de l'administration nationale
48:34de l'éducation nationale
48:35vous verrez qu'il y en a
48:36des requêtes
48:37vous verrez
48:37ça s'étale sur plusieurs années
48:38mais c'est pas le lieu
48:39en fait
48:40le procès des institutions
48:42il aura lieu
48:43devant l'administration
48:44devant le conseil d'état
48:45pas en cours d'assise
48:47c'est les complices
48:48qui sont jugés aujourd'hui
48:49je vous donne un exemple
48:50il y a une dame
48:51qui s'appelle Priscilla Mangel
48:52qui était au contact
48:53du terroriste
48:54qui l'a chauffé
48:54qui lui a donné
48:55les coordonnées
48:56Samuel Paty
48:56qui l'a incité au crime
48:57elle a été condamnée
48:58à trois ans avec sursis
49:00pour provocation au terrorisme
49:01et nous notre client
49:03qui ne connaît pas
49:04ce terroriste
49:04jamais de contact
49:05qui a fait une vidéo
49:06postérieure à la connaissance
49:08par le terroriste
49:09de l'adresse de Samuel Paty
49:10etc
49:10il se prend 15 ans de prison
49:12pour l'association
49:12de malfaiteurs terroristes
49:13je vais vous dire
49:14ce que c'est
49:14cette association
49:15de malfaiteurs terroristes
49:16élargie par la jurisprudence
49:18ça veut dire
49:19à la communauté musulmane
49:20fermez-la
49:21quand vous êtes piétinés
49:22fermez-la
49:23vous faites le jeu
49:24du séparatisme islamiste
49:26on ne peut pas
49:27laisser dire des choses
49:28on verra ce que dit
49:29on verra
49:30on verra votre réaction
49:33c'est une honte
49:34c'est une honte
49:36c'est ce que je dis
49:37vous accusez la république
49:38vous faites le jeu
49:40vous faites le jeu
49:41du séparatisme islamiste
49:43vous faites le jeu
49:45du séparatisme islamiste
49:46c'est une honte
49:47allez sur CNews
49:48on va en parler
49:51dans un instant
49:51ça tombe bien
49:52maître on verra
49:52ce que dit la justice
49:53on s'appelle
49:54Emilie Frèche
49:54un tout dernier mot
49:55si vous permettez
49:56je ne vous poserai pas
49:57la question
49:57parce que je pense
49:58que j'ai une idée
49:58de la réponse
49:59le comité de soutien
50:00de Samuel Paty
50:01réclame son entrée au Panthéon
50:02hier Gaëlle Paty
50:03qui était sur ce plateau
50:04a dit qu'elle avait rendez-vous
50:05dans quelques jours
50:06à l'Elysée
50:06vous souhaitez qu'il y rentre ?
50:08écoutez
50:08je n'ai pas à me prononcer
50:09là-dessus
50:10c'est vraiment
50:11la famille
50:12je pense que le moment
50:14qui est important
50:14c'est vraiment
50:15le moment pénal
50:16de pouvoir punir
50:18de pouvoir rappeler
50:19ce qui a été rappelé
50:20en cour d'assise
50:21c'est-à-dire qu'on ne désigne pas
50:22à la vindicte islamiste
50:24en édictant
50:25une fatwa numérique
50:26un professeur
50:28qui finit décapité
50:30à la sortie de son collège
50:31en fait
50:31ça c'est pas possible
50:32merci à tous les trois
50:34merci maître
50:35merci Emilie Frèche
50:36et merci Mathias Tesson
50:38Emilie Frèche
50:38un séisme
50:39ça sort demain
50:39chez Albin
50:41Michel
50:41merci beaucoup
50:41d'être venu sur ce plateau
50:42et tout de suite
50:43cette info
50:43BFM TV
50:45qui concerne
50:45l'affaire Morandini
50:47ou plutôt
50:47les affaires
50:49Morandini
50:50il y a quelques jours
50:50vous le savez peut-être
50:51l'animateur télé
50:51a été définitivement condamné
50:53pour corruption de mineurs
50:54on apprend aujourd'hui
50:55qu'il est condamné
50:56définitivement
50:57dans une autre affaire
50:58cette fois
50:59pour harcèlement sexuel
51:00puisqu'il s'est désisté
51:02de son pourvoir
51:03en cassation
51:04bonsoir Paul Conge
51:05service police justice
51:07de BFM TV
51:08bonsoir maître Antoine Lacheneau
51:09vous êtes l'un des avocats
51:11des victimes
51:12de Jean-Marc Morandini
51:13ça y est
51:14le processus judiciaire
51:15est allé à son terme
51:16il avait
51:17pardon j'ai oublié le terme
51:19émis un pourvoi en cassation
51:20c'est fini
51:21il a retiré son pourvoi
51:23Paul Conge
51:23d'abord cette deuxième affaire
51:24elle remonte à l'année 2015
51:26absolument
51:26sur des castings
51:27oui c'est ça
51:28en fait ce qui était reproché
51:29à Jean-Marc Morandini
51:30c'est d'avoir tenté
51:30d'obtenir des faveurs sexuelles
51:32auprès notamment
51:33d'un jeune comédien
51:33votre client maître
51:34ça remonte à 2015
51:35donc Gabriel
51:37un garçon de 18 ans
51:38participe à un casting
51:39pour une petite série
51:40produite par Morandini
51:41les faucons
51:42autour de l'univers
51:42du football
51:43Gabriel reçoit
51:44comme d'autres comédiens
51:45des messages
51:46d'une certaine
51:46Catherine Leclerc
51:47de la société de production
51:48pendant des semaines
51:49elle l'incite
51:50à lui envoyer
51:50des photos dénudées
51:51des vidéos de lui
51:52à caractère sexuel
51:53elle va jusqu'à lui suggérer
51:54de faire une fellation
51:55à Jean-Marc Morandini
51:56lorsqu'il le rencontrera
51:57en vrai
51:57bon en fait
51:59l'instruction le révélera
52:00Catherine Leclerc
52:00n'existe pas
52:01derrière ce pseudo
52:02se cachait en fait
52:03Jean-Marc Morandini
52:04tout du long
52:04il a donc été jugé
52:05pour harcèlement sexuel
52:07pendant le procès
52:08il avait assuré
52:08qu'il n'imposait rien
52:10qu'il voulait tester
52:10les limites des acteurs
52:11mais bon les juges
52:12du coup n'y ont pas cru
52:13Condamnation désormais définitive
52:15quelle est la peine ?
52:16Définitive
52:17on condamnait en appel
52:17en janvier 2025
52:18à 18 mois de prison
52:20avec sursis
52:21comme il s'est désisté
52:22de son pourvoi en cassation
52:23il avait donc fait appel
52:24de cet appel en quelque sorte
52:25il a donc sans doute
52:26accepté sa condamnation
52:27qui maintenant est définitive
52:28Maître
52:29comment votre client
52:30a accueilli
52:32cette décision
52:33de Jean-Marc Morandini
52:34qui retire son pourvoi
52:35qui rend donc
52:35sa condamnation définitive ?
52:38Eh bien
52:38c'est un soulagement
52:40et puis
52:40quelque part
52:42il y a un peu
52:43de notion
52:44de tout ça pour ça
52:45parce que
52:47mon client
52:48Gabriel
52:49est une personne
52:50qui a des revenus
52:52d'un jeune homme
52:54moyen
52:54il n'est pas spécialement
52:56pauvre
52:56ni spécialement riche
52:58mais il faut savoir
52:58qu'un pourvoi en cassation
52:59même en défense
53:00ça implique des frais
53:02et il a un peu
53:04l'impression
53:05d'avoir été
53:05instrumentalisé
53:06aux fins
53:08de maintien
53:09sur la chaîne CNews
53:10le plus longtemps possible
53:11c'est-à-dire
53:12pour gagner du temps ?
53:13Pour gagner du temps
53:14il le savait
53:15depuis le départ
53:15et puis
53:16avec cette information
53:18selon laquelle
53:19le rejet
53:20du premier pourvoi
53:20en cassation
53:21finalement
53:21n'avait pas de conséquences
53:23sur son maintien
53:24à l'antenne
53:24on a simplement
53:25l'impression
53:26qu'il a retiré
53:27ce deuxième pourvoi
53:28en se disant
53:29que de toute façon
53:30il restait à l'antenne
53:30et peut emporter
53:31finalement
53:32le résultat
53:33de la cour de cassation
53:34Vous pensez que
53:35Jean-Marc Morandini
53:36a pensé que ça ne se verrait pas ?
53:37Je pense tout simplement
53:40qu'il a vu
53:41que sur le premier
53:41pourvoi en cassation
53:42qui avait été rejeté
53:45rendant ainsi
53:46sa condamnation définitive
53:47il avait constaté
53:48qu'il était maintenu
53:49à l'antenne
53:49donc il s'est dit
53:51à quoi bon
53:51maintenir le deuxième
53:52sauf qu'entre temps
53:53évidemment
53:54mon client
53:54lui
53:55qui est une personne
53:56relativement modeste
53:57a assumé des frais
53:59pour sa défense
54:00et finalement
54:02il a l'impression
54:02que
54:03selon que vous serez
54:05blanc ou noir
54:06puissant ou misérable
54:07comme disait La Fontaine
54:08et bien on vous fera
54:09des jugements de cours
54:11blanc ou noir
54:11Il reste votre client
54:13aujourd'hui
54:13disons après les faits
54:14marqué par ce qu'il a vécu ?
54:16Il est équilibré
54:19il est marqué
54:22il est pudique
54:23il n'arrête pas
54:25de me dire
54:26qu'il faut qu'il me remercie
54:27pour le travail
54:28que j'ai fait
54:29comme s'il ne l'avait pas
54:30déjà fait
54:30c'est une personne
54:32qui est intrinsèquement
54:35attentive à l'autre
54:39dans l'échange
54:42et qui
54:44à mon avis
54:45tout l'opposé
54:46de
54:47ce dont
54:48il a été victime
54:49à savoir
54:50un certain mépris
54:51pour
54:51la dignité humaine
54:55et je pense
54:56qu'il l'exprimait
54:57très clairement
54:57à l'audience
54:58non il n'est pas
55:01qu'un corps
55:02non toutes les victimes
55:04ne sont pas
55:04qu'un corps
55:05elles sont aussi
55:06une âme
55:06et il a
55:08beaucoup d'appétence
55:11pour la littérature russe
55:13notamment
55:13il a un bagage
55:14culturel certain
55:15il parle couramment
55:16le russe
55:17et c'est une personne
55:18cultivée
55:19modeste
55:19et qui
55:20simplement
55:22aujourd'hui
55:23regrette
55:24de voir
55:24que finalement
55:25une personne
55:28comme Jean-Marc Morandini
55:29peut toujours
55:29s'en sortir
55:30en se maintenant
55:31à l'antenne
55:31de la chaîne CNews
55:33Est-ce qu'il en veut
55:34aujourd'hui encore
55:35à celui
55:35qu'il a donc harcelé
55:36sexuellement
55:37ou est-ce qu'un pardon
55:38est possible ?
55:40Je pense qu'il ne se situe
55:42pas dans cette
55:43logique morale
55:44du pardon
55:45ou pas du pardon
55:45pour lui
55:46la justice est passée
55:47la décision est définitive
55:49il n'a pas de contact
55:51à avoir
55:51avec cette personne
55:53Il ne cherche pas
55:55à entrer en contact
55:55Non absolument pas
55:57Et là
55:57il ne s'y croit que non plus
55:58Je ne pense pas
55:59et je pense qu'aujourd'hui
56:00l'histoire est close
56:01sur un plan judiciaire
56:03Il n'y a jamais eu
56:04de demande de pardon
56:05de la part de Jean-Marc Morandini
56:06Pas à ma connaissance
56:08Pas à votre connaissance
56:09En revanche
56:10il a pu esquisser
56:12à l'audience
56:12le fait de reconnaître
56:14une forme de maladresse
56:15mais pas en soi
56:16de demande de pardon
56:18explicite
56:19Jean-Marc Morandini
56:20doit suivre des soins
56:20psychologiques
56:21ça aussi
56:21c'est dans le jugement
56:23qui a été prononcé
56:23Absolument
56:24Il a une injonction
56:25de soins
56:26effectivement
56:26Si je me souviens bien
56:28Maître
56:28votre client
56:29à l'audience
56:30nous étions
56:30tous les deux là
56:31avait témoigné
56:33à la barre
56:33il avait dit
56:34vraiment
56:34qu'il avait été
56:35estomaqué
56:36halluciné
56:36de se faire manipuler
56:38de la sorte
56:39par Jean-Marc Morandini
56:40dans cet échange
56:41de messages
56:41il ne se rendait pas compte
56:43de ce qui est en train
56:43de se passer
56:44Oui alors
56:45c'est vrai
56:45qu'on a certains messages
56:47aujourd'hui
56:48c'est public
56:49parce que c'est dans la presse
56:50mais qui était signé
56:51ta maman
56:52qui te veut du bien
56:53donc quand on passe
56:55d'une maman
56:55à des propos
56:57de nature
56:58et à connotation sexuelle
57:00évidemment
57:00on est sur deux planètes
57:01différentes
57:02et c'est là
57:04qu'il a mesuré
57:05la profondeur
57:06de la manipulation
57:09dont il était victime
57:10pouvoir jouer
57:11sur le sentiment
57:12sécurisant
57:13d'un personnage féminin
57:15comme ça
57:15qui est même ta maman
57:17qui te veut du bien
57:18et donc pour ta carrière
57:19et finalement
57:21c'est un peu
57:22méprisé
57:24tous les projets
57:25de carrière
57:25des jeunes
57:27puisque nous avons
57:28un jeune
57:29qui veut se lancer
57:30dans le métier d'acteur
57:31qui est prêt
57:32finalement un peu
57:33à tout faire
57:34et on va aller
57:34le pousser
57:36dans ses retranchements
57:37y compris en lui demandant
57:38des scènes de masturbation
57:39lui demandant
57:40pourquoi il n'a pas
57:41éjaculé
57:42en lui demandant
57:43une deuxième vidéo
57:44alors qu'en fait
57:46il veut juste faire
57:47son métier d'acteur
57:47et à chaque fois
57:48le prétexte
57:48c'est de dire
57:49je veux voir
57:50jusqu'à quel point
57:51tu peux aller
57:51dans ton jeu d'acteur
57:52un dernier mot
57:53c'est donc la deuxième
57:54condamnation définitive
57:55pour Jean-Marc Morandini
57:57en l'espace de quelques jours
57:58la première c'était
57:58pour corruption de mineurs
57:59cette fois
58:00c'est donc harcèlement sexuel
58:01rien dans le jugement
58:03n'interdit
58:04à Jean-Marc Morandini
58:06de continuer
58:07à exercer
58:08son activité
58:09vous l'avez dit tout à l'heure
58:10la chaîne CNews a choisi
58:11de le maintenir à l'antenne
58:13est-ce que vous comprenez
58:13cette décision ou pas ?
58:16alors moi comme avocat
58:17je pense qu'on est avant tout
58:19les défenseurs
58:20de l'état de droit
58:21et donc je ne suis pas là
58:22pour dire
58:23la justice aurait dû dire
58:24telle et telle chose
58:25après
58:26ça appartient à CNews
58:28ça appartient à son employeur
58:29mais la seule chose
58:30que je peux dire
58:31c'est que les victimes
58:32dont fait partie Gabriel
58:35ne comprennent pas
58:36cette décision
58:36et je pense qu'à un moment donné
58:39il faut s'incliner
58:40devant
58:41la brutalité
58:44qui a pu être vécue
58:46par des victimes
58:47et par le fait
58:48que finalement
58:49ce maintien à l'antenne
58:51résonne un peu
58:51comme un deuxième choc
58:53pour certaines victimes
58:54au moins
58:54un deuxième choc
58:55donc pour ces victimes
58:56merci beaucoup maître
58:57d'être venu ce soir
58:58porter la voix
58:59donc de cette victime
59:01de Jean-Marc Morandini
59:02merci à vous également
59:02Paul Conge
59:03dans un instant
59:04vous avez rendez-vous
59:05avec Julie Hamet
59:05pour le 20h de BFM TV
59:07et puis une soirée exceptionnelle
59:09à 21h animée
59:10par l'ami Maxime Switek
59:11le quartier général
59:12c'est la deuxième édition
59:13de cette nouvelle émission
59:16de BFM
59:16Iran
59:17menacé ou frappé
59:18avec comme invité exceptionnel
59:20l'ancien premier ministre
59:20Dominique de Villepin
59:21belle soirée à tous
59:22Sous-titrage Société Radio-Canada
59:23Sous-titrage Société Radio-Canada
59:25Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations