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  • il y a 7 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Et bonsoir à tous, ravi de vous retrouver. Le compte à rebours peut donc commencer avant le vote de dimanche.
00:00:05Toutes les listes du second tour déposées et on en parlait il y a quelques instants.
00:00:08Il y a pas mal de surprises à Paris, notamment la candidate de reconquête Sarah Knafo se retire au dernier
00:00:13moment.
00:00:14Offre-t-elle des chances de victoire à Rachida Dati ?
00:00:16On posera la question à notre invité dans un instant, Jean-François Coupé, l'ancien patron des Républicains à Marseille.
00:00:22C'est la liste insoumise qui renonce in extremis pour faire barrage au RN.
00:00:26Nous serons tout à l'heure avec le maire sortant de Marseille, Benoît Payan, puisque là aussi c'est une
00:00:31très grosse surprise.
00:00:33La carte des alliances ville par ville, c'est dans un instant.
00:00:37Et l'autre grand titre ce soir, c'est à l'étranger avec une nouvelle tête qui tombe en Iran.
00:00:41L'armée israélienne a éliminé le chef de la sécurité du régime, l'un des plus hauts dignitaires iraniens.
00:00:46On vous racontera d'abord le détail de cette opération.
00:00:48On ira aussi aux Etats-Unis, où Donald Trump change d'avis de manière radicale sur le détroit d'Hormuz.
00:00:55Virage à 180 degrés, finalement, il explique qu'il n'a besoin de personne pour le sécuriser.
00:01:00A-t-il été un tout petit peu vexé par le refus de ses partenaires d'y envoyer leur armée
00:01:04?
00:01:04On se posera bien sûr la question ce soir dans 60 minutes, édition spéciale.
00:01:08C'est parti.
00:01:14Cette fois, les Jeux sont presque faits pour le second tour des élections municipales.
00:01:19Il reste quand même à voter dimanche prochain pour tous ceux qui sont concernés par ce second tour,
00:01:23puisque donc toutes les listes ont été déposées aujourd'hui en préfecture.
00:01:26Les candidats avaient jusqu'à 18h pour le faire.
00:01:28Bonsoir Jean-François Coupé.
00:01:30Bonsoir.
00:01:31Ancien patron de l'UMP, réélu dimanche dernier maire de Pau.
00:01:36Pour vous, ce sera beaucoup de Pau.
00:01:37Ça, c'est François Bayrou.
00:01:39Petite confusion.
00:01:40Réélu au la main à Maud, plus de 60% des voix au premier tour.
00:01:4463%, oui.
00:01:45Donc ce sera plutôt tranquille dimanche prochain ?
00:01:47Écoutez, je suis à la manœuvre, si j'ose dire, pour aider tous mes amis à l'emporter,
00:01:52là où c'est encore nécessaire, bien sûr.
00:01:54Bon, et on parlera notamment de Paris dans quelques instants.
00:01:57On parlera de la droite, des alliances à gauche, des surprises du jour.
00:01:59On va d'abord tenter de rassembler toutes les informations du jour avec vous, Raphaël Grabli.
00:02:04Ça y est, toutes les listes sont déposées en préfecture.
00:02:07On commence avec les villes qui ont peut-être le plus fait parler d'elles ces dernières heures,
00:02:11celles où des alliances ont été conclues entre les Insoumis et les autres parties de gauche.
00:02:15Oui Marc, on va vous résumer sur une carte qu'on a essayé de faire d'ailleurs la plus claire
00:02:21possible.
00:02:21En rose, les alliances PS et la France Insoumise.
00:02:26Et à droite, notamment sur la partie est, en vert, les accords avec les écologistes.
00:02:31Alors LFI et les écologistes qui ont fait notamment alliance à Lyon avec le maire sortant,
00:02:37Grégory Doucet, qui fusionne sa liste avec la France Insoumise.
00:02:39On peut citer d'autres villes pour ces fusions, Grenoble, Metz, Strasbourg, Besançon et Tours.
00:02:46Côté PS, les fusions se sont aussi multipliées.
00:02:48À Toulouse, on en a beaucoup parlé, le candidat PS qui s'est même rangé derrière le candidat à la
00:02:54France Insoumise.
00:02:54À Brest, le maire PS sortant proche de François Hollande avait promis qu'il n'y aurait pas de fusion.
00:03:00Résultat, il y a bien une fusion ce soir avec la France Insoumise.
00:03:03Également à Nantes, à Limoges et à Clermont-Ferrand.
00:03:05On peut aussi parler d'Avignon, le PS qui a fusionné avec une liste LFI,
00:03:10qui avait mené notamment campagne avec Raphaël Arnaud, le fondateur de la Jeune Garde.
00:03:14Même si le PS refuse toute alliance nationale avec la France Insoumise, ça fait quand même du monde.
00:03:19J'ai compté, rien que les civils qui s'affichent, ça fait 1,3 million de Français.
00:03:24Il y a aussi les exceptions, Raphaël.
00:03:26Pas d'alliance avec les Insoumis et le reste de la gauche.
00:03:29Ce sera le cas notamment à Paris et à Marseille.
00:03:31Exactement, à Paris, où le PS Emmanuel Grégoire refuse à refuser l'appel de Sophia Chikirou,
00:03:37qui s'est maintenue malgré tout.
00:03:38Elle l'a annoncé hier soir sur ce plateau.
00:03:40À Marseille, Benoît Payan qui a dit non à l'insoumis Sébastien Delogu,
00:03:45le candidat LFI qui s'est lui désisté à la mi-journée.
00:03:48On peut aussi citer d'autres refus du Parti Socialiste,
00:03:52notamment à Lille, à Rennes ou à Saint-Étienne.
00:03:56Une question qui va intéresser Jean-François Copé.
00:03:58Pendant l'avant-premier tour, on avait beaucoup parlé d'une éventuelle union des droites.
00:04:02Est-ce que c'est le cas ?
00:04:03Est-ce qu'il y a des villes où les Républicains et l'ERN ont fait des alliances ou fusionné
00:04:07?
00:04:08Écoutez, ça va s'afficher à l'écran pour vous montrer qu'il n'y a pas énormément de fusions.
00:04:13En fait, il y a un cas intéressant à Reims.
00:04:16Pourquoi je vous parle de ce cas-là ?
00:04:17Parce que la candidate Rassemblement National a été rejointe par un candidat membre des Républicains,
00:04:22mais deux précisions extrêmement importantes.
00:04:24C'était un candidat dissident.
00:04:25Il n'était pas investi par les Républicains.
00:04:27Et puis, il a été exclu d'ailleurs du parti ce matin, suite à cette alliance.
00:04:31Rappel, en fait, les Républicains refusent tout accord avec l'ERN.
00:04:35Évidemment, en parlant d'union des droites, on peut quand même mentionner le désistement de Sarah Knafo,
00:04:40la candidate reconquête à Paris, au profit de Rachida Dati, la candidate des Républicains.
00:04:46Et puis, il y a un cas à part, il y a une ville à part, en tout cas, c
00:04:48'est Nice.
00:04:49Oui, avec l'affrontement des frères ennemis, deux anciens, UMP puis LR.
00:04:55Éric Ciotti, qui est désormais allié du RN, vous le voyez, il arrive en bonne place face à Christian Estrosi,
00:05:01le maire sortant désormais Horizon, qui, malgré ses appels, ne pourra pas compter sur un front républicain.
00:05:08La candidate de gauche, Juliette Chanel-Leroux, a prévenu, elle ne se retirera pas au second tour.
00:05:15Jean-François Copé, d'abord, sur les accords avec la France insoumise.
00:05:18Raphaël Grabli les a rappelés il y a quelques instants, parfois avec l'EPS, parfois avec les écologistes.
00:05:22Est-ce que vous utilisez l'expression utilisée par le patron de votre parti, Bruno Taillot ?
00:05:26Est-ce que, pour vous, ce sont des accords de la honte ?
00:05:28Ou est-ce que vous considérez que, malgré des désaccords, finalement, une élection municipale,
00:05:34le soir du premier tour, on sera biboche ?
00:05:35Non, non, mais bien sûr que c'est lamentable, c'est une honte,
00:05:40mais surtout, finalement, Mélenchon, il avait raison,
00:05:42quand il a dit que les socialistes et les Verts, de toute façon, iraient à la soupe.
00:05:46Bah oui, c'est vrai, en réalité, ces gens ne valent rien.
00:05:49Ils passent leur temps à donner des leçons de morale aux responsables de la droite de gouvernement,
00:05:54ils vous mettent en avant les principes moraux,
00:05:56et puis, en vérité, dès qu'il s'agit de sauver leur petit poste,
00:05:59ils s'allient avec les pires des pires, c'est-à-dire l'extrême-gauche,
00:06:03qui défend aujourd'hui des idées effroyables à tous égards,
00:06:07le recul de toutes les mesures de sécurité,
00:06:10l'abandon de la République au communautarisme.
00:06:13Je peux en témoigner, lorsque je vois à mot le comportement de la candidate d'extrême-gauche,
00:06:18qui, d'ailleurs, c'est intéressant à regarder,
00:06:21a fait 43% en législative à mot,
00:06:23et est descendue à 17%.
00:06:25Qu'est-ce qui ressort de tout ça ?
00:06:26Le double langage d'un parti socialiste et des Verts,
00:06:29qui, en réalité, se discrédite,
00:06:31à commencer par le son secrétaire général, M. Faure.
00:06:35Olivier Faure dit, pardon Jean-François Cré,
00:06:36il dit qu'il n'y a pas d'accord national conclu à Paris avec les insoumis,
00:06:40nous laissons la main à chaque candidat dans chaque ville.
00:06:43Ça, vous ne l'entendez pas.
00:06:44Mais ce n'est pas que je ne l'entends pas,
00:06:45c'est scandaleux, c'est une hypocrisie totale,
00:06:48mais nous, regardez, la France de la droite,
00:06:52nous avons tous refusé une alliance,
00:06:55quelle qu'elle soit, avec l'extrême-droite.
00:06:57C'est l'honneur de la droite et du centre.
00:06:59Ce que nous avons fait, c'est la démonstration
00:07:01de dire aux Français, un parti de gouvernement,
00:07:04ça ne peut pas être un parti extrémiste.
00:07:06Nous n'avons pas le même ADN,
00:07:07nous n'avons pas les mêmes discours,
00:07:08nous n'avons pas les mêmes comportements,
00:07:10et en réalité, ces alliances contre nature,
00:07:13elles dénaturent complètement la politique,
00:07:16et surtout, elles nous tirent vers l'extrême.
00:07:18Car qu'est devenu ce pauvre parti socialiste aujourd'hui,
00:07:20qui défendait autrefois la laïcité,
00:07:23qui défendait une certaine idée de l'état de droit,
00:07:26en se couchant, comme ils le font,
00:07:28avec des mélanchonistes qui ne sont que haines,
00:07:32et on l'a encore vu dans ces images effroyables,
00:07:34à Saint-Denis, avec la victoire du candidat LFI.
00:07:38Vous parlez de Saint-Denis,
00:07:39les grandes villes ne sont pas la France,
00:07:40Jean-François Copé,
00:07:41mais comment vous expliquez les bons scores
00:07:43de la France insoumise dans ces grandes agglomérations,
00:07:46Saint-Denis qui passe au premier tour,
00:07:47150 000 habitants chez les insoumis,
00:07:49Roubaix qui n'est pas très très loin de basculer
00:07:52chez les insoumis également,
00:07:53des insoumis qui sont faiseurs de rois ou de maires
00:07:56dans beaucoup des villes dont on a parlé à l'instant.
00:07:58Comment vous expliquez qu'après avoir tapé sur ce parti
00:08:01pendant des semaines,
00:08:02il soit toujours là et il soit aussi fort ?
00:08:04Tout simplement parce que le parti socialiste
00:08:06est incapable de proposer une alternative moderne
00:08:09et responsable aux Français qui sont à gauche.
00:08:13Et c'est ce système de compromission,
00:08:16c'est-à-dire le fait que le PS accepte
00:08:18ses alliances avec l'extrême-gauche,
00:08:19fait que les gens disent finalement,
00:08:20bon, c'est pareil,
00:08:21donc ils votent plutôt pour les plus extrémistes.
00:08:24Et c'est pour ça que nous,
00:08:25nous résistons à droite et au centre-droit,
00:08:28parce que comme on dit clairement aux électeurs
00:08:30qu'on ne lâchera pas,
00:08:31qu'on ne fera pas d'alliance avec l'extrême-droite,
00:08:32ils savent très bien, les Français,
00:08:34la clarté par rapport à ça.
00:08:36Ce qui est en train de se passer en ce moment,
00:08:37Marc Fauvel, est absolument majeur.
00:08:39Il est en train de commencer à poser les prémices
00:08:42de ce que va être l'élection présidentielle.
00:08:44Le vrai débat, c'est est-ce que la France,
00:08:46comme d'autres pays,
00:08:47va dans un an basculer dans le populisme ?
00:08:49Il n'y a pas d'alliance entre les deux tours
00:08:50à l'élection présidentielle.
00:08:51On choisit les deux meilleurs au premier tour
00:08:52et ils s'affrontent au second.
00:08:53Oui, vous avez raison.
00:08:55Mais ce n'est pas ça mon point.
00:08:56Mon point, c'est d'expliquer qu'en réalité,
00:08:57le parti socialiste,
00:08:58parce qu'il a fait l'alliance avec l'extrême-gauche,
00:09:01s'est dilué, a disparu
00:09:03en termes d'incarnation politique.
00:09:06Tandis que la droite garde son ADN
00:09:08et moi je dis à tous ceux de nos amis
00:09:11qui disent « Ah, mais faisons l'union des... »
00:09:12Ce qu'on appelle l'union des droits,
00:09:13c'est l'union de la droite avec l'extrême-droite,
00:09:15regardez l'état du parti socialiste
00:09:17qui aujourd'hui a disparu.
00:09:19Et donc il vaut bien mieux nous continuer
00:09:21de défendre l'état de droite
00:09:23tout en disant « Nous sommes capables
00:09:24de rétablir l'ordre dans ce pays »
00:09:26mais aussi d'avoir une vision de progrès
00:09:27et n'être pas dans la désignation
00:09:30du bouc émissaire permanent et de la haine.
00:09:32Vous parlez d'union des droits,
00:09:32c'est une expression qu'on a rabâchée
00:09:34depuis des mois et des mois.
00:09:36Je voudrais qu'on parle d'une ville
00:09:37que vous connaissez bien qui est Paris,
00:09:38puisqu'on a appris aujourd'hui
00:09:39que Sarah Knafo, la candidate zémouriste,
00:09:41reconquête à Paris,
00:09:42finalement se retire.
00:09:44Elle annonce son retrait,
00:09:45elle appelle les électeurs
00:09:46à chasser la gauche
00:09:47sans pour autant, je le précise,
00:09:48faire alliance avec Rachida Dati.
00:09:50Est-ce que ce n'est pas
00:09:50l'union des droits
00:09:51qui avance un peu masquée ?
00:09:52Dites-moi, avec nous,
00:09:53on est drôlement plus exigeants
00:09:55qu'avec la gauche.
00:09:56Quelle indulgence vis-à-vis du PS.
00:09:57Alors eux, ils font des alliances,
00:09:59ils se vautrent dans tous les sens,
00:10:00c'est frais, c'est printanier.
00:10:01Nous, on constate que Mme Knafo
00:10:04a choisi de se retirer
00:10:06pour les raisons
00:10:07qu'elle a d'ailleurs expliquées.
00:10:08Et là, on viendrait dire
00:10:09que ce serait l'union des droites.
00:10:09L'union des droites
00:10:10ça aurait été la fusion des listes.
00:10:11Je suis désolé.
00:10:12Quand je vois la totalité des villes,
00:10:14votre confrère l'a rappelé,
00:10:161,5 million de francs,
00:10:181,2 million de français concernés,
00:10:20c'est considérable.
00:10:22C'est considérable dans des villes
00:10:23aussi importantes que Brest,
00:10:24que Toulouse.
00:10:25C'est une honte ce qui se passe à Toulouse.
00:10:27Ça veut dire, quand vous dites ça,
00:10:28Jean-François Copé,
00:10:28que vous avez l'assurance,
00:10:30je sais que vous jouez un rôle
00:10:31dans cette élection à Paris,
00:10:32qu'il vous arrive de voir Rachid Haddati,
00:10:34vous avez l'assurance
00:10:35qu'il n'y a eu absolument aucun contact
00:10:37entre Rachid Haddati, Sarah Knafo
00:10:39ou même leurs équipes
00:10:40pour négocier d'une façon ou d'une autre.
00:10:42Écoutez, la meilleure manière
00:10:43de voir s'il y a négociation...
00:10:44Une question importante, on se pose forcément.
00:10:45Oui, je vous réponds tout de suite.
00:10:46La meilleure manière de voir
00:10:52pas de candidat des listes de Mme Knafo
00:10:55sur les listes de Rachid Haddati.
00:10:56Donc, ça, c'est vraiment le mauvais procès.
00:11:00En revanche, si je peux me permettre,
00:11:01nous sommes là à un moment absolument historique
00:11:04et le moment est grave.
00:11:05Il y a, pour la première fois,
00:11:07la possibilité de sauver Paris
00:11:08et de sortir Paris des griffes
00:11:11de cette politique gauchiste
00:11:14qui, en réalité, n'a plus rien à voir
00:11:16et qui a conduit, c'est l'héritage
00:11:17de Mme Hidalgo et de M. Grégoire,
00:11:19cette ville capitale a petit à petit
00:11:21s'étioler.
00:11:22Gauchiste, Emmanuel Grégoire ?
00:11:24Écoutez...
00:11:25Qui n'est pas le plus à gauche
00:11:26du parti socialiste
00:11:27et qui est l'un des rares maires
00:11:28dans les grandes villes
00:11:29qui n'a pas fait alliance
00:11:29avec les insoumises.
00:11:29Il était tout seul.
00:11:30Le problème, c'est qu'on a vu
00:11:31ce qui s'est passé depuis toutes ces années.
00:11:33La réalité, c'est que tous ces gens
00:11:34ont gouverné ensemble,
00:11:35avec les Verts, avec les communistes,
00:11:36avec une très forte influence
00:11:38de la France insoumise.
00:11:39Et le résultat des courses,
00:11:40c'est une ville qui est totalement
00:11:42insécurisée aujourd'hui.
00:11:43Tout le monde le sait.
00:11:44C'est une ville qui n'est pas tenue,
00:11:46notamment du point de vue
00:11:47des finances.
00:11:48Et je pourrais en dire bien plus.
00:11:49Moi, je peux vous dire que
00:11:50quand j'ai vu la manière
00:11:51dont Mme Hidalgo gérait cette ville,
00:11:53mais moi, j'aurais fait
00:11:54le millième de Sahamo,
00:11:55mes administrés m'auraient viré
00:11:56du goudron et des plumes.
00:11:59Elle ne s'en présente pas.
00:12:00Oui.
00:12:00Il faut arrêter de penser
00:12:01que Grégoire, c'est différent d'Hidalgo.
00:12:03Il était son premier adjoint
00:12:04depuis le début.
00:12:05Alors, il est en train d'insulter
00:12:07Rachida Dati toute la journée.
00:12:09Mais je rappelle que c'est lui
00:12:10qui est sortant.
00:12:10Et c'est un peu compliqué pour lui
00:12:11d'expliquer que ce n'était pas son bilan.
00:12:13Donc, ce moment est historique.
00:12:15J'insiste là-dessus.
00:12:16Pour la première fois,
00:12:18la droite a la possibilité
00:12:20d'être rassemblée.
00:12:21Et moi, je pense que les Parisiens
00:12:22et les Parisiennes,
00:12:23au-delà de la droite,
00:12:24ont la possibilité
00:12:25de changer en fin de politique.
00:12:27Parce que Rachida Dati,
00:12:28c'est quelqu'un d'ouvert,
00:12:29c'est quelqu'un d'engagé,
00:12:30qui depuis des années
00:12:31connaît la ville de Paris.
00:12:33C'est une chance unique.
00:12:34Et j'espère pour les Parisiens
00:12:35et les Parisiennes
00:12:36que ce sera le bon choix
00:12:37dimanche prochain.
00:12:38Un mot sur l'autre retrait,
00:12:39celui de Pierre-Yves Bournazel hier,
00:12:41candidat Renaissance-Raison,
00:12:42qui s'est donc retiré
00:12:43au profit de Rachida Dati,
00:12:45mais qui a immédiatement précisé
00:12:46qu'il retirait du coup
00:12:47sa candidature à lui.
00:12:49On a connu des soutiens
00:12:51plus enthousiastes, non ?
00:12:52Je ne suis pas d'accord avec vous.
00:12:53D'abord, la fusion,
00:12:54elle s'est passée,
00:12:56j'en étais témoin,
00:12:57dans des conditions
00:12:57absolument remarquables.
00:12:59Et vous savez que
00:12:59ce n'est jamais facile,
00:13:00parce que c'est des choix de personnes.
00:13:02Pierre-Yves Bournazel,
00:13:02il a été extrêmement correct.
00:13:04Il a choisi,
00:13:05pour des raisons personnelles,
00:13:06de ne pas rester sur sa liste
00:13:07et son choix.
00:13:07Mais je rappelle que derrière tout ça,
00:13:09c'est aussi l'engagement
00:13:10des trois grandes formations politiques,
00:13:13Renaissance,
00:13:14Horizon,
00:13:15LR,
00:13:16de se retrouver ensemble
00:13:17pour l'intérêt supérieur
00:13:18des Parisiens
00:13:19autour de Rachida Dati.
00:13:20Vous ne pensez pas
00:13:20que les électeurs ont compris
00:13:21ce qui s'est passé en coulisses
00:13:22derrière le retraite
00:13:22de Pierre-Yves Bournazel ?
00:13:23C'est-à-dire que son patron,
00:13:24Édouard Philippe,
00:13:26qui lui-même rêve
00:13:27d'être le candidat
00:13:27de la droite et du centre
00:13:28en 2027,
00:13:29avait besoin d'envoyer des gages
00:13:31à ses partenaires aujourd'hui.
00:13:32Tant mieux.
00:13:32Ce n'est pas de la tambouille,
00:13:33ce n'est pas des grosses ficelles.
00:13:34Non, non, ça s'appelle...
00:13:35Écoutez,
00:13:37moi, c'est toujours pareil.
00:13:38On est toujours
00:13:38beaucoup plus exigeants
00:13:40avec la droite,
00:13:40toujours beaucoup plus
00:13:41indulgents avec la gauche.
00:13:42Pour...
00:13:42Pardon, je vais dire les choses
00:13:43très activement
00:13:44pour me faire engueuler
00:13:44à peu près par tout le monde
00:13:45sur ce plateau régulièrement.
00:13:46Non, non, mais attendez,
00:13:47Marc, vous pouvez être très clair.
00:13:48Quand M. Hollande
00:13:49explique pendant des semaines
00:13:50qu'il ne faut pas faire d'alliance
00:13:51avec LFI
00:13:51et que dans sa ville de Tulle,
00:13:53il autorise 4 LFI
00:13:54à être sur la liste
00:13:55dans sa ville de Tulle...
00:13:56Ce n'est pas lui qui est candidat.
00:13:57C'est l'un de ses proches,
00:13:58Bernard Combe.
00:13:59Bien sûr, oui, c'est Tulle.
00:14:00Ce n'est pas du tout Hollande.
00:14:01Il ne connaît pas.
00:14:02Il n'est jamais venu.
00:14:03Je précise simplement
00:14:03que ce n'est pas lui
00:14:04qui est candidat.
00:14:04Non, mais OK.
00:14:05Vous savez, il faut se dire les choses.
00:14:06Il accepte,
00:14:07et le maire d'ailleurs de Tulle
00:14:08a dit, j'ai demandé l'autorisation
00:14:09à François Hollande.
00:14:09Je le confirme.
00:14:104 LFI.
00:14:11Bon, vous trouvez que c'est de la tambouille
00:14:12ou vous trouvez que c'est frais
00:14:13et printanier, là encore ?
00:14:14Bon, il y a un moment
00:14:15où il faut qu'on se dise les choses.
00:14:16Donc, en réalité,
00:14:17une fusion, c'est toujours difficile.
00:14:19C'est entre des sensibilités différentes.
00:14:20Elle s'est faite
00:14:21sous la houlette, effectivement,
00:14:24des trois formations politiques
00:14:25avec un Gabriel Attal,
00:14:27un Édouard Philippe
00:14:28qui ont été effectivement
00:14:29très positifs
00:14:30autour de Rachida Dati.
00:14:32Écoutez, ça veut dire quoi ?
00:14:33Ça veut dire que l'intérêt général
00:14:34est en train de l'emporter.
00:14:36Ce que demandent nos électeurs
00:14:37depuis des années,
00:14:38je pense que c'est un message historique
00:14:41pour dimanche prochain à Paris.
00:14:42Est-ce que vous savez
00:14:42ce que vous ferez demain à 21h ?
00:14:45Vous l'annoncez ?
00:14:45Je ne sais pas.
00:14:46Je vais vous l'annoncer
00:14:47et l'annoncer en même temps
00:14:48aux téléspectateurs
00:14:49qui nous font l'habitude
00:14:50et de nous regarder ce soir.
00:14:51Le débat Rachida Dati
00:14:53et Emmanuel Grégoire.
00:14:54Vous aviez l'information.
00:14:55L'accord a été conclu
00:14:57il y a quelques minutes.
00:14:58Demain, 21h,
00:14:59Rachida Dati face à Emmanuel Grégoire.
00:15:01Ce sera un moment de vérité.
00:15:01Le débat de l'entre-deux-tours,
00:15:0321h, animé par Apolline de Malherbe.
00:15:06Vous serez devant votre télé
00:15:07ou en police avec Rachida Dati demain.
00:15:08Ce sera un moment de vérité majeur.
00:15:11On a parlé un peu
00:15:12des résultats de la droite tout à l'heure.
00:15:15Il n'y a pas eu de vague bleue
00:15:16au premier tour.
00:15:18Dans les grandes villes, en tout cas,
00:15:19Rachida Dati assez largement distancé
00:15:21au premier tour à Paris.
00:15:22Jean-Michel Aulas,
00:15:23loin de ce que lui prédisaient
00:15:24les sondages à Lyon.
00:15:26La plus grande ville dirigée aujourd'hui
00:15:27par les Républicains,
00:15:28Nîmes, pour échanger de couleur politique.
00:15:30Est-ce que vous dites
00:15:31qu'il faut rester modeste ?
00:15:33Effectivement,
00:15:34les résultats n'étaient pas
00:15:34à la hauteur de ce qu'on attendait.
00:15:36Ou est-ce que vous dites
00:15:36que c'est un effet d'optique ?
00:15:37Attention,
00:15:38ne regardez pas que les grandes villes
00:15:40parce que dans les villes moyennes,
00:15:41dans les petites,
00:15:41dans les villages,
00:15:42on est toujours là.
00:15:43Les deux,
00:15:43on préfère gagner partout.
00:15:44Mais la vérité,
00:15:45c'est que lorsque vous voyez
00:15:46la France,
00:15:48en fait,
00:15:49dans sa majorité,
00:15:50c'est-à-dire des villes
00:15:50qui sont entre, grosso modo,
00:15:5230 000 et 100 000 habitants,
00:15:54la France,
00:15:56des villes moyennes,
00:15:57vous constatez en réalité
00:15:58qu'on a pu faire reculer
00:16:00des tentatives d'intrusion,
00:16:02si je puis dire,
00:16:03des listes d'extrême droite
00:16:04et d'extrême gauche,
00:16:05qui étaient avec des candidats
00:16:06dopés par la législative
00:16:07de cette lamentable dissolution
00:16:09d'il y a deux ans,
00:16:09et qui sont en recul aujourd'hui
00:16:11parce que les gens disent
00:16:11« Ouh là là,
00:16:12là c'est ma ville,
00:16:13là on ne va pas mettre
00:16:13n'importe qui »
00:16:14parce qu'il faut savoir
00:16:14que beaucoup de ces candidats
00:16:16LFI et RN
00:16:16arrivent sans programme.
00:16:18Le RN,
00:16:19il met juste la photo
00:16:19de Bardella,
00:16:20le candidat,
00:16:21on l'a vu ça partout,
00:16:22en disant « Votez pour moi,
00:16:22il y a Bardella derrière moi »,
00:16:24c'est juste,
00:16:24pour y arriver,
00:16:25ça peut ne pas suffire.
00:16:26Et du côté de LFI,
00:16:28il faut bien admettre
00:16:29que dans les villes moyennes,
00:16:29les gens sont quand même
00:16:30terrorisés,
00:16:31et on verra ce qu'il en sera
00:16:32à Toulouse et dans d'autres villes,
00:16:34parce que quand vous voyez
00:16:34le candidat LFI
00:16:36qui va être tête de liste
00:16:37à Toulouse,
00:16:38M. Picmal,
00:16:38et qu'on connaît
00:16:39ses déclarations,
00:16:40je souhaite aux Toulousains
00:16:41de s'épargner ce cauchemar
00:16:42pour leur avenir.
00:16:44Donc c'est tout ça
00:16:45qui est en jeu en réalité.
00:16:46Alors,
00:16:46par rapport à votre question,
00:16:48vague bleue ou pas vague bleue ?
00:16:49Ce n'est pas une vague bleue.
00:16:50Oui, mais Marc Fauvel,
00:16:51si on va jusqu'au bout des choses,
00:16:52quand on a fait la vague bleue
00:16:53en 2014,
00:16:54j'étais à la tête de l'UMP,
00:16:55l'UMP c'était un parti
00:16:56de 400 000 militants
00:16:58et sympathisants.
00:16:59Aujourd'hui,
00:17:00la droite et le centre
00:17:02ont besoin de se recomposer,
00:17:03de se retrouver
00:17:05les trois formations politiques.
00:17:07Je parle évidemment de LR,
00:17:08je parle d'Horizon
00:17:09et je parle
00:17:10de la partie droite
00:17:11de Renaissance
00:17:12parce que pas la partie gauche,
00:17:13c'est plus compliqué la partie gauche
00:17:14et je peux le comprendre.
00:17:15Du coup,
00:17:15c'est une petite partie
00:17:16la partie droite de Renaissance.
00:17:17Je n'en sais rien,
00:17:17vous êtes plus fort que moi.
00:17:19Je ne sais pas,
00:17:19écoutez,
00:17:20je ne sais pas ce qu'il en est.
00:17:21C'est qui la partie droite de Renaissance ?
00:17:23Écoutez,
00:17:23non mais je ne suis pas,
00:17:24ce n'est pas moi.
00:17:25Vous dites,
00:17:26on peut faire l'alliance.
00:17:27Écoutez,
00:17:27moi je connais des millions
00:17:28de Français
00:17:29qui ont voté de droite,
00:17:31qui ont,
00:17:31enfin je connais,
00:17:32je l'ai vu dans les études,
00:17:33des millions de Français de droite
00:17:34qui ont voté Macron
00:17:35parce qu'en réalité,
00:17:36ils ne voulaient pas de Le Pen.
00:17:38Bon,
00:17:38et ils ont voté Macron
00:17:39pour voter utile.
00:17:40Ces gens-là,
00:17:41c'est quelques années après,
00:17:43ils sont horriblement déçus
00:17:44de Macron
00:17:45comme je le suis moi-même
00:17:46mais une fois qu'on a dit ça,
00:17:47il faut bien préparer l'avenir.
00:17:49L'avenir,
00:17:49c'est quoi ?
00:17:50Un,
00:17:50le rétablissement de l'ordre
00:17:51et deux,
00:17:51une politique de progrès économique,
00:17:53sociale,
00:17:54environnementale,
00:17:55scientifique,
00:17:56digitale,
00:17:56numérique.
00:17:57C'est la grande feuille de route
00:17:59de l'année prochaine.
00:18:01Je vais vous dire que l'alternance,
00:18:02le débat,
00:18:03il est est-ce qu'on est capable encore
00:18:04d'éviter la prise de pouvoir
00:18:06par les populistes
00:18:07d'extrême droite
00:18:08ou d'extrême gauche
00:18:08qui est,
00:18:09de mon point de vue,
00:18:10l'horreur absolue
00:18:11pour un pays
00:18:11qui a besoin de se renforcer
00:18:12et qui ne peut en aucun cas
00:18:13sombrer dans ses extrémismes.
00:18:15Je vais d'ailleurs publier
00:18:16un livre dans quelques jours
00:18:17où j'aurai l'occasion
00:18:18de décrire tout cela.
00:18:19Je reprends votre expression.
00:18:20Empêcher une prise de pouvoir
00:18:22par les extrémistes
00:18:22quel que soit leur camp
00:18:23d'extrême droite
00:18:24comme d'extrême gauche.
00:18:25Marseille,
00:18:25Jean-François Copé,
00:18:27Benoît Payan,
00:18:27le maire sortant de gauche,
00:18:29étalonné à deux points près
00:18:30par le candidat du RN
00:18:32Franck Alizio
00:18:32et pourtant votre candidate,
00:18:34candidate des Républicains
00:18:34Martine Vassal
00:18:35qui est 20 points derrière,
00:18:37maintient sa liste.
00:18:38Oui.
00:18:38Vous pouvez m'expliquer pourquoi ?
00:18:40Écoutez,
00:18:41moi je vous dis les choses
00:18:42très simplement.
00:18:43On ne peut pas d'un côté
00:18:44dire qu'on refuse toute alliance
00:18:45avec le Rassemblement National
00:18:47et de l'autre,
00:18:48donner la moindre chance
00:18:49au Rassemblement National
00:18:50de l'emporter.
00:18:51On fait la même démarche
00:18:52vis-à-vis de l'ARN.
00:18:52C'est un maintien pour empêcher
00:18:53le RN de gagner la ville ?
00:18:55C'est un maintien pour dire
00:18:56nous n'avons rien à voir
00:18:57ni avec les uns
00:18:58ni avec les autres.
00:18:59C'est très cool.
00:19:00En fait,
00:19:00il faut que chacun l'entende.
00:19:02Nous,
00:19:02nous mettons
00:19:04un signe égal
00:19:05entre LFI
00:19:07et le RN.
00:19:07Mais il n'est pas LFI.
00:19:09Benoît Payan,
00:19:09il a même refusé
00:19:11de faire alliance
00:19:11avec Sébastien Delogu
00:19:13qui a finalement retiré sa liste.
00:19:15Vous parlez comme si
00:19:16Benoît Payan
00:19:16avait des insoumis
00:19:17sur sa liste ?
00:19:18Oui.
00:19:19En l'occurrence,
00:19:20c'est l'une des deux grandes villes
00:19:21qui a dit non.
00:19:21Vous avez raison.
00:19:22En même temps,
00:19:22vous avez très bien vu
00:19:23que dans cette affaire-là,
00:19:25nous ne sommes pas
00:19:26du tout favorables
00:19:27à ce que les Français
00:19:29puissent penser
00:19:30d'une manière ou d'une autre
00:19:31qu'on choisirait
00:19:32d'aller avec la gauche.
00:19:34Ça n'a pas de sens.
00:19:34Vous ne parlez pas d'alliance,
00:19:35vous parlez de retrait.
00:19:36Oui,
00:19:37ce qui revient
00:19:38un petit peu au même quand même.
00:19:38On peut retirer sa liste
00:19:40sans faire alliance.
00:19:41Écoutez,
00:19:41en tout cas,
00:19:41en ce qui me concerne,
00:19:46c'est un sujet
00:19:46qui ne nous concerne plus.
00:19:48Et en l'occurrence,
00:19:49à Marseille,
00:19:49le score étant ce qu'il est,
00:19:51nous ne sommes plus concernés.
00:19:52À Nice,
00:19:53le maire sortant,
00:19:54Christian Estrosi,
00:19:56Horizon,
00:19:56membre de ses partis amis
00:19:58dont vous venez de parler,
00:20:00en très grande difficulté
00:20:00face à Éric Suki,
00:20:02aujourd'hui,
00:20:03ancien patron des Républicains
00:20:04qui est aujourd'hui allié
00:20:05à Marine Le Pen.
00:20:07Si vous étiez niçois,
00:20:08vous feriez quoi dimanche prochain ?
00:20:10Je vôtre Christian Estrosi,
00:20:11bien entendu,
00:20:12sans hésiter.
00:20:13Bien sûr.
00:20:14Donc,
00:20:15le Front Républicain existe
00:20:16encore ?
00:20:17Non,
00:20:17mais ce n'est pas une question
00:20:18de Front Républicain.
00:20:19Christian Estrosi,
00:20:20il est soutenu par Horizon,
00:20:22il est soutenu par LR,
00:20:23il est soutenu par Renaissance.
00:20:25Je suis LR
00:20:26et je soutiens,
00:20:27évidemment,
00:20:28Christian Estrosi.
00:20:29Ce n'est pas ma ville,
00:20:30mais je considère,
00:20:31dans cette affaire-là,
00:20:32que c'est la cohérence même.
00:20:33Je dis ça parce qu'il en a appelé,
00:20:34Christian Estrosi,
00:20:35un Front Républicain
00:20:36contre Éric Suti,
00:20:36qui n'a pas été suivi des faits
00:20:37puisque la liste de gauche
00:20:39arrivée troisième s'est maintenue.
00:20:40Non,
00:20:40mais vous me demandez,
00:20:41moi,
00:20:41ce que je fais ?
00:20:41Moi,
00:20:41je ne suis pas de gauche,
00:20:42donc je n'ai jamais été,
00:20:44donc le problème ne se pose pas
00:20:45en ces termes.
00:20:45Moi,
00:20:46mon point,
00:20:46c'est que,
00:20:48évidemment,
00:20:48que nous ne pouvons pas cautionner
00:20:51une candidature d'Éric Suti.
00:20:53Et puis,
00:20:53d'ailleurs,
00:20:54allons jusqu'au bout des choses.
00:20:55Éric Suti,
00:20:55il a été de notre famille politique,
00:20:57il nous a,
00:20:57vous le savez,
00:20:59planté,
00:20:59pour parler simplement,
00:21:01en partant avec le Rassemblement National.
00:21:03Ça nous a coûté
00:21:04une vingtaine de députés,
00:21:05LR.
00:21:06Bon,
00:21:06le passé est quand même lourd,
00:21:08au-delà du renoncement
00:21:09à toutes les valeurs
00:21:10qui sont les nôtres.
00:21:11Bon,
00:21:11écoutez,
00:21:12voilà la situation à Nice.
00:21:13Merci beaucoup,
00:21:14Jean-François Copé.
00:21:15Je vous rappelle,
00:21:15donc,
00:21:15le débat Rachida Dati,
00:21:16Emmanuel Grégoire,
00:21:17le débat à Paris,
00:21:18demain 21h.
00:21:19Sur BFM,
00:21:20on poursuit cette édition spéciale.
00:21:21Les dernières infos,
00:21:22bien sûr,
00:21:23sur cette campagne
00:21:23d'entre-deux-tours
00:21:24des municipales,
00:21:25puisque ça y est,
00:21:26toutes les listes
00:21:26pour le second tour
00:21:27ont été déposées
00:21:28en préfecture
00:21:29par les candidats.
00:21:30Il y a des rebondissements,
00:21:30on en parlait il y a un instant,
00:21:31à Paris,
00:21:32à Lyon,
00:21:32à Strasbourg,
00:21:34notamment Paris,
00:21:35tout d'abord,
00:21:35puisqu'il y avait 5 candidats
00:21:36à l'origine qualifiés
00:21:38pour ce second tour.
00:21:38Ils ne sont plus que 3.
00:21:40Ce soir,
00:21:41après Pierre-Yves Bournazel,
00:21:42c'est Sarah Knafot,
00:21:43la candidate de Reconquête,
00:21:44qui a jeté l'éponge.
00:21:45Aujourd'hui,
00:21:46on l'écoute.
00:21:47J'ai pris la décision
00:21:48de retirer ma liste,
00:21:50une ville heureuse,
00:21:51de ce second tour
00:21:53parce que je considère
00:21:54que j'ai une responsabilité
00:21:56aujourd'hui.
00:21:56Les 85 000 voix
00:21:57que je représente
00:21:58peuvent battre la gauche.
00:22:0010,4%
00:22:01d'électeurs parisiens
00:22:03en 6 semaines de campagne
00:22:04qui peuvent permettre
00:22:05de battre la gauche,
00:22:06ce serait historique.
00:22:07Après 25 ans
00:22:08de déclin socialisme,
00:22:10on voit que ces voix-là
00:22:11sont les voix
00:22:12qui manquent
00:22:13au fait de chasser
00:22:14la gauche
00:22:15de la mairie de Paris.
00:22:16Donc par sens
00:22:16des responsabilités,
00:22:17par amour de Paris,
00:22:18par respect des Parisiens
00:22:20à qui j'ai dit
00:22:20dès le premier jour
00:22:21de ma campagne
00:22:22que mon objectif
00:22:23était de battre la gauche,
00:22:25j'ai pris cette décision
00:22:26qui est lourde,
00:22:27une décision douloureuse
00:22:29que je prends
00:22:30pour être responsable
00:22:31et pour la capitale
00:22:33de mon pays.
00:22:33Sarah Knafot,
00:22:34qui jette l'éponge
00:22:35dans la dernière ligne droite
00:22:36pour en parler ce soir,
00:22:37à évoquer aussi
00:22:38toutes les grandes villes
00:22:39qui vont compter dimanche soir.
00:22:40J'ai le plaisir d'accueillir
00:22:41Guillaume Tabard,
00:22:41éditorialiste politique
00:22:43au Figaro.
00:22:44Soyez le bienvenu.
00:22:45Bruno Jeudy,
00:22:45le patron de la tribune
00:22:46dimanche,
00:22:47éditorialiste à BFB.
00:22:47Bonsoir Marc.
00:22:48Bonsoir et Marie Chantret,
00:22:49l'indispensable chef
00:22:50du service politique
00:22:51de BFM.
00:22:53Je résume la situation
00:22:53à Paris pour ceux
00:22:54qui auraient raté un épisode.
00:22:56Il ne faut pas en rater
00:22:56en ce moment.
00:22:58LFI qui maintient
00:22:59sa liste à Paris.
00:23:00Sophia Chikirou,
00:23:00il y aura bien des bulletins
00:23:01Chikirou dimanche prochain.
00:23:03Pierre-Yves Bournazel
00:23:04qui fait alliance
00:23:05avec Rachida Dati,
00:23:06même s'il y a des petites nuances,
00:23:07on va peut-être
00:23:08les expliquer.
00:23:08et Sarah Knafo
00:23:10qui se retire.
00:23:11Est-ce qu'une remontada
00:23:12Dati est possible,
00:23:14Marie Chantret ?
00:23:15Disons que l'horizon
00:23:18s'éclaircit
00:23:19pour la candidate
00:23:20de la droite
00:23:21et du centre.
00:23:22Après,
00:23:23je mets quelques nuances.
00:23:25La fusion avec
00:23:26Pierre-Yves Bournazel
00:23:27ne lui assure pas du tout
00:23:29les 11%,
00:23:30un peu plus de 11%
00:23:32de l'électorat
00:23:33qui a voté
00:23:34pour le candidat du centre
00:23:35au premier tour,
00:23:36loin de là.
00:23:38Parce que les électeurs
00:23:39de Pierre-Yves Bournazel
00:23:40ont peut-être compris
00:23:40que ce n'était pas
00:23:42sa première intention ?
00:23:43Oui, sans doute,
00:23:44parce que les mots
00:23:44avant le premier tour
00:23:45de Pierre-Yves Bournazel
00:23:47à l'égard
00:23:47de l'ex-ministre de la Culture
00:23:49ont été très virulents
00:23:50car à un moment donné,
00:23:53il était même
00:23:53absolument hors de question
00:23:55qu'il se rallie
00:23:56à Rachida Dati.
00:23:57Manuel Valls,
00:23:58alors,
00:23:59honnie par certains
00:24:00à gauche,
00:24:01mais sur votre antenne
00:24:02face à vous hier,
00:24:03disait
00:24:04j'ai voté
00:24:04Pierre-Yves Bournazel
00:24:05au premier tour,
00:24:06je voterai
00:24:07Emmanuel Grégoire
00:24:08au deuxième tour.
00:24:09C'est au moins un
00:24:10sur les 11%
00:24:10qui ne basculera pas.
00:24:12Il y en aura plus.
00:24:12Et il y en aura
00:24:13sans doute beaucoup plus.
00:24:14Par ailleurs,
00:24:14j'irai très vite,
00:24:15le retrait de Sarah Knafo,
00:24:17j'y vois plus
00:24:18un baiser de la mort
00:24:19pour Rachida Dati
00:24:20que véritablement
00:24:21un cadeau.
00:24:23Il n'y a pas d'alliance,
00:24:24certes,
00:24:25il n'y a pas de fusion
00:24:26de listes,
00:24:27mais certains à gauche
00:24:28utilisent déjà
00:24:29l'argument
00:24:30d'un accord secret
00:24:32entre la candidate
00:24:33de la droite
00:24:34et celle de Reconquête,
00:24:35ce dont Rachida Dati
00:24:36se défend.
00:24:37Mais effectivement,
00:24:39c'est un argument de plus
00:24:40pour dire qu'au final,
00:24:41l'extrême droite
00:24:42et la droite
00:24:42se sont alliés à Paris.
00:24:44Guillaume Tabar,
00:24:44est-ce qu'Emmanuel Grégoire
00:24:45a passé une mauvaise journée ?
00:24:47Je dirais que oui,
00:24:48parce que
00:24:49une petite nuance
00:24:50que j'apporterais,
00:24:51c'est que je pense
00:24:51que le retrait
00:24:52de Sarah Knafo,
00:24:53précisément,
00:24:54ce n'est pas dans le cadre
00:24:54d'une alliance.
00:24:55Il y aurait une alliance,
00:24:56pour le coup,
00:24:57les soutiens
00:24:58de Pierre-Yves Bournazel
00:24:59auraient dit
00:24:59« voyez,
00:24:59c'est insupportable,
00:25:01on franchit une rouge,
00:25:02etc. »
00:25:03Là,
00:25:03ce n'est pas une alliance.
00:25:04C'est-à-dire que
00:25:05la gauche,
00:25:05bien sûr,
00:25:06aurait hurlé
00:25:07s'il y avait une fusion,
00:25:08dire « voyez,
00:25:08c'est bien la preuve
00:25:09de connivence ».
00:25:09Là,
00:25:10il n'y a pas de fusion,
00:25:10il y a un simple retrait.
00:25:12Un retrait,
00:25:13c'est,
00:25:14on ne peut pas juste souhaiter
00:25:16le maintien des candidats
00:25:17uniquement pour vous faire gagner.
00:25:19Et là,
00:25:19elle l'a fait dans des conditions
00:25:20assez...
00:25:21Finalement,
00:25:21pardon,
00:25:22c'est que
00:25:22Hé Bournazel
00:25:23et Knafo,
00:25:24à l'arrivée,
00:25:25font une démarche
00:25:27assez désintéressée.
00:25:28Pourquoi ?
00:25:28Parce que
00:25:29Pierre-Hé Bournazel
00:25:30accepte la fusion,
00:25:32mais ne sera pas sur la liste.
00:25:34Et Knafo,
00:25:34elle se retire.
00:25:35Ce qui fait que
00:25:35l'un va quitter
00:25:36le Conseil de Paris,
00:25:38l'autre ne va pas y entrer.
00:25:40En général,
00:25:40dans des tractations
00:25:41de second tour,
00:25:42c'est souvent pour des places.
00:25:43On est en train de le voir
00:25:44à gauche en ce moment
00:25:44qu'on fait des fusions
00:25:45pour préserver des places.
00:25:47Là,
00:25:47l'un et l'autre
00:25:48font une démarche
00:25:49d'unité
00:25:50autour de Rachida Dati
00:25:52en n'en tirant
00:25:53personnellement
00:25:53aucun bénéfice.
00:25:55Et je pense
00:25:56que cette forme
00:25:56de désintérêt,
00:25:57même si c'est un peu contraint
00:25:58pour l'un comme pour l'autre,
00:26:00pourrait favoriser
00:26:01quand même
00:26:01ce rapprochement.
00:26:02Je crois qu'il ne faut
00:26:03quand même pas oublier
00:26:03que les électeurs
00:26:04qui ont voté
00:26:05pour Rachida Dati,
00:26:07pour Pierre-Yves Bournazel
00:26:08et pour Sarah Knafo,
00:26:10le point commun
00:26:10qu'ils aient entre eux,
00:26:11c'est qu'ils voulaient
00:26:12l'alternance à Paris.
00:26:14Peut-être pas la même alternance,
00:26:15peut-être pas
00:26:15dans les comptes aujourd'hui.
00:26:16Vous allez me dire
00:26:17que ça vaut ce que ça vaut
00:26:17si on addition
00:26:18les lois de M. Bournazel,
00:26:19de Mme Knafo
00:26:20et de...
00:26:22j'ai oublié qui...
00:26:23et de Rachida Dati,
00:26:24bien sûr.
00:26:25La candidate, 47%,
00:26:27c'est-à-dire 10 points de plus
00:26:28que le score
00:26:28d'Emmanuel Grégoire
00:26:30au premier tour.
00:26:31Pour vous,
00:26:32ça ne suffit pas,
00:26:32il ne suffit pas
00:26:33d'additionner
00:26:34entre les deux tours
00:26:35parce qu'elle a perdu
00:26:36la voix de Manuel Valls
00:26:37notamment.
00:26:37Non, d'abord,
00:26:38les additions,
00:26:39c'est très théorique.
00:26:41C'est plutôt
00:26:42la notion de report de voix
00:26:43qui compte
00:26:44et les sondeurs
00:26:46le mesurent.
00:26:46On peut considérer
00:26:47que, à mon avis,
00:26:49là j'ai un peu une nuance
00:26:50par rapport à Marie,
00:26:50je pense quand même
00:26:51que la décision
00:26:52de Sarah Knafo
00:26:53de se retirer
00:26:54est quand même
00:26:55plus importante
00:26:55et plus positive
00:26:56pour Rachida Dati
00:26:57que de se maintenir
00:26:59et les reports de voix
00:27:00devraient être quand même
00:27:00à mon avis
00:27:01pas si mauvais que ça.
00:27:03Pierre-Yves Bournazel,
00:27:04on sait depuis le début
00:27:05qu'il y a quand même
00:27:05une partie,
00:27:06c'est le centre,
00:27:06centre-droite,
00:27:07centre-gauche,
00:27:08il y a quand même
00:27:08une partie qui sans doute
00:27:09ira vers Grégoire
00:27:10mais une partie
00:27:11ira chez Rachida Dati.
00:27:12À l'arrivée,
00:27:13ce qui est certain,
00:27:14c'est que le scénario
00:27:15qui se dessine,
00:27:15c'est triangulaire,
00:27:17c'est quand même
00:27:17le meilleur scénario possible
00:27:18pour Rachida Dati
00:27:19pour espérer l'emporter.
00:27:20Là où dimanche soir,
00:27:22elle était quand même,
00:27:22ça paraissait très compliqué.
00:27:24Je pense que l'espoir
00:27:25renaît dans le camp
00:27:26de Rachida Dati ce soir.
00:27:28Après, c'est une affaire
00:27:28de reports de voix
00:27:29et là, ça va être
00:27:30très serré.
00:27:31Je pense que ce sera
00:27:32un des plus grands suspens
00:27:33de ces dernières années
00:27:34dimanche soir sur Paris.
00:27:36Et ça va être aussi
00:27:36affaire de ce débat
00:27:37parce que le débat
00:27:39de demain soir
00:27:39sur BFM TV,
00:27:41Rachida Dati
00:27:42et Emmanuel Grégoire
00:27:43va aussi permettre
00:27:44de reposer les enjeux
00:27:47qui sera la première fois
00:27:49où on les verra
00:27:49face à face.
00:27:50Ça n'a pas eu lieu.
00:27:51C'est vraiment
00:27:52le premier grand débat
00:27:53de cette campagne à Paris
00:27:54et on sait à quel point
00:27:56un débat peut cristalliser
00:27:57aussi les enjeux,
00:27:59révéler des personnalités.
00:28:01Ça va être un moment
00:28:02politique très important.
00:28:03Justement,
00:28:03vous parlez de politique.
00:28:04Est-ce que vous pouvez
00:28:05tous les trois
00:28:05en quelques mots
00:28:05m'expliquer pourquoi
00:28:07ce qui est la règle
00:28:09à Toulouse, Nantes,
00:28:10Libroge, Clermont,
00:28:11Brest, Avignon,
00:28:12c'est-à-dire des accords
00:28:13entre le Parti Socialiste
00:28:14et les Insoumis,
00:28:15ne l'est pas à Paris
00:28:17et à Marseille.
00:28:18On sera avec Benoît Payan
00:28:18dans quelques instants
00:28:20pourquoi des accords
00:28:22sont possibles
00:28:22dans certaines villes
00:28:23et dans d'autres,
00:28:24c'est absolument pas,
00:28:25on ne se parle pas,
00:28:26on ne discute pas.
00:28:28Alors,
00:28:29dans cette affaire-là,
00:28:30j'éviterais de parler
00:28:31de principes
00:28:32car on a vu
00:28:34dans la plupart
00:28:34de ces villes
00:28:35que les principes
00:28:35étaient vite oubliés,
00:28:37y compris de la part
00:28:38de gens
00:28:39qui étaient à l'époque
00:28:40sur une ligne
00:28:41de position absolue
00:28:42LFI.
00:28:43Donc,
00:28:43les principes,
00:28:44on peut les mettre
00:28:45de côté
00:28:45concernant le PS
00:28:46dans ses municipales.
00:28:48Dans le cas
00:28:48d'Emmanuel Grégoire,
00:28:49il faut lui reconnaître
00:28:50qu'il a toujours été constant
00:28:51dans ce refus d'alliance
00:28:52avec LFI,
00:28:54notamment,
00:28:55sans doute pour des raisons
00:28:56de fond,
00:28:56mais notamment pour une raison
00:28:57et ce qu'on évoquait tout à l'heure,
00:28:59il escompte
00:28:59des reports de voix
00:29:01en provenance
00:29:01de Pierre-Yves Bournazel.
00:29:03C'est vrai qu'un électorat
00:29:04un peu centriste...
00:29:04s'il galirait sur sa droite,
00:29:05il le perdait à gauche.
00:29:06Je pense que du jour,
00:29:07s'il avait fait une alliance
00:29:08avec LFI,
00:29:09pour le coup,
00:29:10le bloc Bournazel aurait dit
00:29:12c'est pas possible,
00:29:12on ne peut pas aller vers lui.
00:29:14À Marseille,
00:29:15Benoît Payan a une avance,
00:29:17elle est légère au premier tour,
00:29:18mais elle est suffisante
00:29:18parce qu'on voit bien
00:29:20que Franck Alizio
00:29:20n'a pas tellement
00:29:21de reports de voix disponibles,
00:29:24même s'il peut assécher
00:29:25un petit peu plus
00:29:26Martine Vassal.
00:29:27Benoît Payan,
00:29:27il sait qu'il peut gagner seul.
00:29:29Et donc là aussi,
00:29:30pourquoi se mettre
00:29:31dans la main
00:29:32des Insoumis
00:29:33s'il peut s'en tirer seul ?
00:29:35C'est le calcul qu'il a fait.
00:29:36On verra si c'est un calcul
00:29:37qu'il a dimanche.
00:29:38J'ajouterais par rapport
00:29:38à ce que dit Guillaume
00:29:39que je partage,
00:29:40j'ajouterais aussi
00:29:42la personnalité de Sofia Chikirou,
00:29:43son entrée en campagne
00:29:44avec cette interview
00:29:45dans Le Parisien
00:29:46qui dit
00:29:46mon objectif c'est de
00:29:49faire tomber
00:29:49la loi élu maire de Paris.
00:29:51Elle a ensuite
00:29:52une tonalité
00:29:53et tout au long
00:29:55de cette campagne
00:29:56qui a sans doute
00:29:56été une des plus violentes
00:29:58entre le candidat socialiste
00:30:00et un candidat
00:30:00LFI,
00:30:01un peu comme à Marseille
00:30:02d'ailleurs,
00:30:03il a décidé de se retirer
00:30:04Spassian Le Coup.
00:30:05Et je pense que ça,
00:30:06ça n'a pas
00:30:06évidemment arrangé les choses,
00:30:08ça a même rendu
00:30:08les choses sans doute
00:30:10irréconciliables
00:30:10pour reprendre un mot
00:30:11célèbre de votre invité
00:30:12d'hier soir,
00:30:13Manuel Valls.
00:30:14C'est moi qui est la star
00:30:14du soir.
00:30:15On parlait de Marseille
00:30:16justement,
00:30:16je rappelle la situation
00:30:17de candidat au coup
00:30:18d'à-coup d'après le premier tour.
00:30:19Benoît Payan,
00:30:20le maire sortant de gauche
00:30:21et son opposant
00:30:22RN,
00:30:23Franck Alizio.
00:30:24Et aujourd'hui donc
00:30:25à la surprise générale,
00:30:26l'insoumis Sébastien Delogu
00:30:27qui jette l'éponge.
00:30:29Ici, à Marseille,
00:30:31les socialistes sont arrivés
00:30:32en tête
00:30:35et ils ont fait la démonstration
00:30:37de leur irresponsabilité
00:30:38et de leur sectarisme.
00:30:41L'histoire les jugera.
00:30:45C'est dans cet esprit
00:30:46de responsabilité
00:30:47que nous prenons la décision
00:30:51de retirer notre liste
00:30:53et de ne pas participer
00:30:54au pari inconséquent
00:30:56de Benoît Payan.
00:30:58L'orgueil et l'ego
00:31:00d'un homme
00:31:00ne doivent pas participer
00:31:04et précipiter
00:31:06notre ville dans l'abîme.
00:31:08Et on est justement
00:31:09en duplex avec Benoît Payan,
00:31:11le maire sortant de Marseille.
00:31:12Bonsoir,
00:31:13M. Payan.
00:31:15D'abord, question très simple.
00:31:16Avez-vous négocié,
00:31:19discuté de ce retrait
00:31:21avec M. Delogu
00:31:22ou est-ce que vous pouvez
00:31:22nous dire ce soir
00:31:23et il n'y a eu absolument
00:31:23aucun contact
00:31:24entre lui et moi
00:31:25ou entre nos équipes ?
00:31:26Non, écoutez,
00:31:28non, j'ai été constant
00:31:29depuis le début.
00:31:31Je l'ai dit dès dimanche soir.
00:31:33Je l'avais dit
00:31:33avant le premier tour.
00:31:35Je m'en tiens
00:31:36à ce que je dis.
00:31:36Je crois que c'est vrai
00:31:37que c'est assez rare
00:31:38en politique
00:31:38et que ça se surprend.
00:31:40J'ai dit que je ne ferais
00:31:40pas d'accord
00:31:41dans les conditions
00:31:42qui avaient été posées
00:31:43par la France insoumise.
00:31:45Il n'y a pas eu d'accord.
00:31:46J'ai déposé ma liste
00:31:47et ensuite, vous savez,
00:31:48les gens sont face
00:31:49à leur conscience.
00:31:51Marseille n'est pas Paris.
00:31:52Je n'ai pas Rachida Dati
00:31:53en face de moi.
00:31:54Moi, j'ai le Rassemblement
00:31:55National.
00:31:56Je n'ai pas une liste
00:31:58macroniste.
00:31:59J'ai les héritiers
00:32:00de Jean-Marie Le Pen
00:32:02qui sont face à moi.
00:32:03Et cette ville
00:32:05représente finalement
00:32:06tout l'inverse
00:32:07de ce qu'est
00:32:08le Rassemblement National.
00:32:09Et le Rassemblement National
00:32:10est aux portes de la ville.
00:32:12Face à ça,
00:32:12j'avais deux choix.
00:32:14Soit je considérais
00:32:15qu'il fallait,
00:32:15dans un couloir,
00:32:16la nuit,
00:32:17s'arranger
00:32:18et qu'on passait
00:32:19sur tout ce qui avait pu
00:32:20se passer dans la campagne.
00:32:21Je vous rappelle
00:32:22que l'objectif
00:32:23de LFI
00:32:23n'était pas
00:32:24de gagner la ville.
00:32:25L'objectif de LFI
00:32:26était de me faire perdre,
00:32:27de faire perdre
00:32:28la gauche à Marseille.
00:32:29Mais faire perdre
00:32:29la gauche à Marseille,
00:32:30c'est faire gagner
00:32:31le RN.
00:32:32Et les mots
00:32:33ont du sens.
00:32:34Et moi,
00:32:35je crois que les mots
00:32:36doivent être
00:32:37en général
00:32:38en adéquation
00:32:39avec les actes.
00:32:40Ce soir,
00:32:40je prends acte
00:32:41de sa décision.
00:32:42Il s'est retiré.
00:32:43Ça m'est arrivé
00:32:44à trois reprises
00:32:46de me retirer.
00:32:47D'un mot,
00:32:48Benoît Payan,
00:32:48est-ce qu'à titre personnel,
00:32:50au-delà des désaccords
00:32:50que vous venez de rappeler
00:32:51des désaccords politiques
00:32:52avec Sébastien Delogu,
00:32:53est-ce qu'à titre personnel,
00:32:55vous l'avez remercié
00:32:56pour ce retrait ?
00:32:57Est-ce que vous le faites
00:32:57ce soir ?
00:33:00En fait,
00:33:01il faut saluer
00:33:02les gestes
00:33:03quand ils sont posés.
00:33:06Et c'est un geste républicain
00:33:07qui l'a fait.
00:33:08On voit bien
00:33:09que la candidate
00:33:09de la droite,
00:33:10vous aviez tout à l'heure
00:33:11sur votre plateau
00:33:12Jean-François Copé,
00:33:13qui explique que lui,
00:33:15qui est censément
00:33:16un grand républicain,
00:33:18n'est pas concerné
00:33:19par l'élection
00:33:19d'un RRN à Marseille,
00:33:20dans la deuxième ville
00:33:22de France.
00:33:22Et que sa candidate,
00:33:24elle,
00:33:24fait comme si,
00:33:26elle a fait le même score
00:33:26que M. Delogu d'ailleurs.
00:33:27Je ne sais pas si vous imaginez
00:33:29dans la ville
00:33:29de Jean-Claude Godin,
00:33:32la dégringolade.
00:33:32Et ça ne me réjouit pas.
00:33:33Je préfère avoir
00:33:34face à moi
00:33:35une droite républicaine
00:33:36que le Rassemblement National.
00:33:38Donc je ne sais pas
00:33:38si vous imaginez
00:33:39la dégringolade
00:33:40de la droite
00:33:43à Marseille,
00:33:43mais c'est absolument terrible.
00:33:44Elle aurait pu,
00:33:45elle aussi,
00:33:46prendre ses responsabilités
00:33:48et se désister
00:33:50comme il m'est arrivé
00:33:51à moi
00:33:51de le faire
00:33:51dans une élection.
00:33:53Quand on a des adversaires politiques,
00:33:55d'abord,
00:33:55on ne quémande pas de place,
00:33:56je crois qu'on ne fait pas d'accord,
00:33:57pas de tambouille.
00:33:58Et moi,
00:33:58avec la France insoumise,
00:33:59je n'ai voulu
00:34:00aucun accord,
00:34:01aucune tambouille.
00:34:02C'est-à-dire,
00:34:02il n'y a pas de
00:34:03passe-moi le poivre,
00:34:04je te passe le sel.
00:34:05Les Français
00:34:06ne supportent plus ça.
00:34:08Il n'y a qu'à regarder
00:34:08le spectacle affligeant
00:34:10que les politiques
00:34:11sont en train de donner
00:34:12pour conserver des postes.
00:34:13Or,
00:34:13il faut rester droit
00:34:15dans ses bottes
00:34:16et rester qui on est.
00:34:17Je n'ai jamais masqué
00:34:18que j'étais un homme de gauche.
00:34:19Je n'ai jamais renié
00:34:21qui j'étais.
00:34:22Certes,
00:34:22je ne suis plus socialiste,
00:34:24mais je garde mes convictions.
00:34:25Elles ne changeront pas.
00:34:26Néanmoins,
00:34:27l'enjeu qui est devant nous,
00:34:29Marc Fauvel,
00:34:30dans la deuxième ville de France,
00:34:31c'est de savoir
00:34:32si le clan Le Pen
00:34:34s'empare
00:34:34de la deuxième ville de France.
00:34:35Parce que ce serait un séisme,
00:34:37évidemment pour Marseille,
00:34:38mais aussi pour la France.
00:34:39Parce que c'est la première marche.
00:34:41Je vous interromps sur cette question
00:34:42parce qu'elle me semble importante.
00:34:44Benoît Payon,
00:34:44vous avez dit
00:34:45l'arrivée du RN à Marseille
00:34:46dans la deuxième ville de France,
00:34:47ce serait une catastrophe.
00:34:49Une catastrophe.
00:34:50Est-ce que
00:34:52vous êtes en train
00:34:52de jouer un peu sur les peurs ?
00:34:53On est dans une campagne
00:34:54d'entre-deux-tours.
00:34:55Il faut aussi sonner
00:34:56le rappel des troupes.
00:34:57Ou est-ce que vous pensez sincèrement
00:34:58que le quotidien
00:34:59des Marseillaises
00:35:00et des Marseillais
00:35:01changerait ?
00:35:02Et si oui,
00:35:02en quoi,
00:35:03si M. Alizio
00:35:04prenait les clés
00:35:05de l'hôtel de ville dimanche ?
00:35:06Bien sûr.
00:35:07Bien sûr.
00:35:08Je vais vous le dire
00:35:09très clairement.
00:35:10Une ville comme Marseille,
00:35:11d'abord,
00:35:12c'est une grande ville.
00:35:13C'est une ville
00:35:13qui fait deux fois et demi
00:35:14Paris,
00:35:15cinq fois Lyon.
00:35:15Et c'est une ville
00:35:16qui existe
00:35:17depuis longtemps
00:35:19et qui vit aussi
00:35:20avec des politiques
00:35:21qui sont faites
00:35:22pour des habitants
00:35:22qui ont des écarts
00:35:24de salaire
00:35:24et de différence
00:35:25qui sont énormes.
00:35:26C'est la ville
00:35:26la plus inégalitaire
00:35:27de France
00:35:27et c'est contre ça
00:35:29que je me bats au quotidien.
00:35:30C'est-à-dire
00:35:31les kits scolaires
00:35:31pour tous les enfants
00:35:32de Marseille.
00:35:33La cantine
00:35:35gratuite
00:35:35pour 15 000 enfants,
00:35:36les stages
00:35:37pour pouvoir passer
00:35:38son permis.
00:35:39C'est des associations
00:35:41culturelles,
00:35:42des théâtres,
00:35:43c'est de l'éducation,
00:35:44c'est de l'éducation populaire,
00:35:46c'est l'économie,
00:35:46c'est l'attractivité aussi.
00:35:48Vous imaginez
00:35:48cette ville
00:35:49qui attire
00:35:495 millions de touristes
00:35:50par an
00:35:51dirigée par un maire
00:35:52Rassemblement National ?
00:35:53C'est une ville
00:35:54qui recrée des emplois.
00:35:55C'est une ville
00:35:56qui sur la question
00:35:56de la sécurité
00:35:57n'a pas besoin
00:35:58d'un maire
00:35:58qui raconte
00:35:59des absurdités.
00:36:00J'ai eu...
00:36:01Pardonnez-moi,
00:36:01vous n'y êtes pour rien,
00:36:02mais dans le débat
00:36:03sur BFM TV,
00:36:04j'avais l'impression
00:36:05d'avoir un débat
00:36:06de futurs candidats
00:36:09à la place Beauvau.
00:36:11Un maire
00:36:12n'a pas les pouvoirs
00:36:13ni de la chancellerie
00:36:15ni du ministère
00:36:16de l'Intérieur.
00:36:17Bien sûr
00:36:17qu'il y a la police municipale,
00:36:18bien sûr
00:36:19que ce sont des sujets
00:36:19qui sont extrêmement importants,
00:36:21mais j'ai vécu
00:36:22une campagne
00:36:22de caniveau.
00:36:23Vous savez,
00:36:23moi j'ai vécu
00:36:24une campagne
00:36:24où au premier tour
00:36:26j'avais
00:36:27l'héritier
00:36:28direct
00:36:30des nostalgiques
00:36:31du maréchal Pétain,
00:36:32une dame
00:36:33qui cite
00:36:34le maréchal,
00:36:35enfin qui cite Pétain
00:36:36parce qu'il n'est plus maréchal,
00:36:37il a été déchu
00:36:39de son maréchal-là.
00:36:40Une de ses priorités
00:36:40ce serait travail
00:36:41famille Patrie
00:36:42qui s'en est expliqué ensuite.
00:36:43famille Patrie
00:36:44et quand on lui pose
00:36:45la question
00:36:45et quand on lui pose
00:36:46la question
00:36:46et qu'on lui dit
00:36:47c'est la devise de Pétain,
00:36:48elle dit
00:36:48oui oui,
00:36:49bien sûr,
00:36:50et ce sont mes valeurs.
00:36:51Mais vous imaginez
00:36:52où on en est là en fait ?
00:36:54Question de Guillaume Tabard.
00:36:56De culture on en est.
00:36:57Pardon, Guillaume Tabard.
00:36:58Oui, M. Payon,
00:36:59on vous posait en héros
00:37:00du combat et de la résistance
00:37:02contre le rassemblement national.
00:37:04Je vous en prie M. Tabard,
00:37:05n'exagérons pas.
00:37:07Et voici donc ma question.
00:37:08Entre votre élection
00:37:09à la mairie de Marseille
00:37:10il y a six ans
00:37:11et aujourd'hui,
00:37:12dans votre ville,
00:37:13le rassemblement national,
00:37:15on se trouve du premier tour
00:37:16de 2020
00:37:17au premier tour
00:37:18de dimanche dernier,
00:37:18a progressé je crois
00:37:20de l'ordre de 12 ou 13 points
00:37:21entre la liste de M. Ravier
00:37:22et celle de Franck Alizio
00:37:23cette fois-ci.
00:37:24Est-ce que vous vous dites
00:37:25peut-être que j'ai raté
00:37:26quelque chose
00:37:26dans ma gestion
00:37:27de ma ville
00:37:28pour que dans ma ville
00:37:29le RN progresse autant ?
00:37:32C'est une très bonne question
00:37:33d'ailleurs.
00:37:34Et comme vous êtes
00:37:35un très fin analyste
00:37:36et je me souviens
00:37:36qu'on a assisté ensemble
00:37:37aux obsèques du pape
00:37:38et notamment
00:37:39on a pu lire
00:37:40la litanie des saints.
00:37:41Je ne vais pas vous la faire
00:37:41ce soir, M. Tabard.
00:37:43Mais si vous observez
00:37:46exactement ce qui s'est passé,
00:37:47d'abord évidemment
00:37:48nous on est en progression
00:37:49aussi et de 14 points,
00:37:50mais les 12 points
00:37:51en fait
00:37:52qu'il manque
00:37:54à Mme Vassal
00:37:55qui faisait 24
00:37:56et qui fait 12,
00:37:56ils sont tout simplement
00:37:58partis chez M. Alizio.
00:37:59Et donc
00:38:00je crois que la droite
00:38:01devrait se poser
00:38:02de sérieuses questions.
00:38:03Moi je ne m'exonère
00:38:04d'aucune responsabilité.
00:38:05Et si le RN
00:38:06devait gagner dimanche
00:38:07je prendrais mes responsabilités
00:38:08et je le prendrais
00:38:09comme un échec personnel.
00:38:11Néanmoins
00:38:12vous savez
00:38:12quand on singe
00:38:13l'extrême droite
00:38:14M. Tabard,
00:38:15quand Mme Vassal
00:38:16fait du travail
00:38:18famille, patrie
00:38:19ou pas que de ça
00:38:20mais quand on récupère
00:38:22les mots
00:38:22de l'extrême droite,
00:38:23quand on dit
00:38:24je suis moi l'original
00:38:25et l'extrême droite
00:38:25et la copie,
00:38:26quand on dit
00:38:27je suis maladresse verbale
00:38:29c'est une drôle
00:38:32de maladresse verbale
00:38:32je pense que
00:38:33quand on veut diriger
00:38:34la deuxième ville de France
00:38:37c'est des souvenirs lointains
00:38:38mais je crois
00:38:38que c'est en sixième
00:38:39qu'on apprend
00:38:39la deuxième guerre mondiale.
00:38:41C'est une drôle
00:38:42de maladresse
00:38:43mais au-delà de ça
00:38:45les mots
00:38:46du Rassemblement National
00:38:48quand on les a
00:38:48et quand on les prend
00:38:49on fait le lit
00:38:50du Rassemblement National
00:38:51quand tous les votes
00:38:53que j'ai subis
00:38:54en Conseil Municipal
00:38:55de la part de la droite
00:38:55étaient des votes
00:38:57identiques
00:38:58en réalité
00:38:59à ceux
00:38:59du Rassemblement National
00:39:00et bien on se retrouve
00:39:02d'une candidature
00:39:03qui passe
00:39:03de 24 points
00:39:04en 2020
00:39:06à 12 points
00:39:07et qu'est-ce qui s'est passé
00:39:08dans le même temps ?
00:39:09Benoît Payan
00:39:12On l'a entendu
00:39:17Benoît Payan
00:39:18tout dernier mot
00:39:19BFM TV est prête
00:39:20à organiser
00:39:21un débat
00:39:21à Marseille
00:39:23je rappelle que demain
00:39:24ce sera le débat
00:39:24parisien
00:39:2521h
00:39:26entre Rachida Dati
00:39:27pour les Républicains
00:39:28et Emmanuel Grégoire
00:39:30pour la gauche
00:39:31non-mélenchoniste
00:39:32êtes-vous prêt
00:39:32vous
00:39:33à affronter
00:39:34tous les candidats
00:39:35dont vous venez de dire
00:39:36tout le bien
00:39:37que vous pensez ?
00:39:40Mais aucun problème
00:39:40je l'ai déjà fait
00:39:41le problème c'est que
00:39:42vous êtes prêt à le faire
00:39:43je crois que vous êtes
00:39:43un certain nombre
00:39:44de chaînes de télévision
00:39:45mais bien sûr
00:39:46vous êtes un certain nombre
00:39:47de télévision
00:39:47à me le proposer
00:39:48le service public
00:39:50BFM
00:39:51LCI
00:39:51enfin je ne veux pas
00:39:53faire de publicité
00:39:54pour vos conférences
00:39:56je ne suis pas là pour ça
00:39:57c'est fait
00:39:58pardonnez-moi
00:39:58qu'on m'excuse
00:39:59mais c'est oui
00:40:00sur le principe
00:40:01il y aura un rappel
00:40:01à l'ordre de l'ARCOM
00:40:03je ne pense pas pour ça
00:40:04mais en tout cas
00:40:04on a entendu que c'est oui
00:40:05sur le principe
00:40:06vous êtes d'accord
00:40:07donc pour un débat
00:40:08d'entre deux tours
00:40:09à Marseille
00:40:10merci beaucoup
00:40:10Benoît Payan
00:40:11d'avoir été en direct
00:40:11avec nous
00:40:12ce soir
00:40:13je voudrais
00:40:14messieurs
00:40:14madame
00:40:14qu'on dise quand même
00:40:15un tout petit peu
00:40:15un mot d'une petite ville
00:40:17mais d'une ville importante
00:40:18en Corrèze
00:40:19le département de François Hollande
00:40:20cette ville c'est Tulle
00:40:21le maire de cette ville
00:40:22s'appelle Bernard Combes
00:40:23c'est un très proche
00:40:24de François Hollande
00:40:24on apprend aujourd'hui
00:40:25il est maire sortant
00:40:26il était un peu en difficulté
00:40:27pour le second tour
00:40:28qui va faire alliance
00:40:29avec une liste
00:40:30qui inclut des insoumis
00:40:32c'est à dire
00:40:32faire l'inverse
00:40:33de la ligne
00:40:34de François Hollande
00:40:36ça a été tout de suite repéré
00:40:37par le patron
00:40:38des socialistes
00:40:39Olivier Faure
00:40:39qui a immédiatement
00:40:40tweeté l'article
00:40:41de la presse locale
00:40:43en disant finalement
00:40:45à François Hollande
00:40:46tu nous donnes
00:40:47des leçons
00:40:47à longueur de temps
00:40:48mais finalement
00:40:49ton ancien conseiller
00:40:50très proche
00:40:51à Tulle
00:40:51ta ville
00:40:52fait alliance
00:40:53on minimise
00:40:55dans l'entourage
00:40:55de l'ancien chef de l'Etat
00:40:56en considérant
00:40:57qu'il y a seulement
00:40:58un ou deux membres
00:41:00de la France insoumise
00:41:01mais est-ce qu'il faut
00:41:02en faire le symbole
00:41:03du fait que la ligne
00:41:03de François Hollande
00:41:04est en train de prendre
00:41:04l'eau au parti socialiste
00:41:06faites ce que je dis
00:41:07parce que mes amis font
00:41:08ça vaut pour Tulle
00:41:09ça vaut aussi pour Brest
00:41:10ça vaut pour quelques amis
00:41:11de François Hollande
00:41:12et ça fait désordre
00:41:14et Bernard Combe
00:41:15le maire de Tulle
00:41:15dit j'en ai parlé
00:41:16à François Hollande
00:41:17oui bien sûr
00:41:17ils sont suffisamment proches
00:41:20pour évidemment
00:41:22qu'ils en ont parlé
00:41:23ça paraît évident
00:41:24simplement
00:41:25Bernard Combe
00:41:26il veut sauver sa ville
00:41:27donc il fait comme
00:41:28pas mal de socialité
00:41:28vous aviez une carte
00:41:29tout à l'heure
00:41:29j'ai compté il y avait
00:41:3012 villes dans les
00:41:31j'ai bien compté
00:41:31ça a été dit en plus
00:41:32et c'était que les principales villes
00:41:34parce qu'il y a aussi
00:41:34les villes l'échelon en dessous
00:41:35Tulle et d'autres
00:41:36où évidemment
00:41:37les socialistes
00:41:39en coulisses
00:41:40s'affichent avec les filles
00:41:41et font une pactise
00:41:42mais est-ce qu'on retiendra
00:41:43dans la séquence politique
00:41:44du moment de cette campagne
00:41:45d'entre deux tours
00:41:45qu'effectivement
00:41:46la ligne Glucksmann-Hollande
00:41:49a pris l'eau
00:41:49au profit d'une ligne
00:41:51Olivier Faure
00:41:51qui réancre le parti socialiste
00:41:53avec les insoumis
00:41:54on retiendra effectivement
00:41:56que le PS dans son ensemble
00:41:58a renoncé à tous
00:42:00ses principes
00:42:00il ne faut pas oublier
00:42:01que leur fameux communiqué
00:42:02pour dénoncer
00:42:03la dérive inquiétante
00:42:04tous sont leurs mots
00:42:05la dérive inquiétante
00:42:05de la direction
00:42:06de la France insoumise
00:42:07c'était il n'y a pas 15 jours
00:42:08après les fameux
00:42:09je ne sais pas
00:42:11je modère un peu vos propos
00:42:12vous dites le PS dans son ensemble
00:42:14le bureau national
00:42:15on rappelle qu'il y a des villes
00:42:16où ce n'est pas le cas
00:42:18Paris, Marseille
00:42:18notamment Rennes
00:42:20on a Toulouse
00:42:22on a Nantes
00:42:23on a Brest
00:42:23on a Lyon
00:42:25même si c'est un maire vert
00:42:26mais les sujets sont dessus
00:42:27on a Tours
00:42:28avec les verts également
00:42:29la liste commence à être
00:42:30très très longue
00:42:31Avignon
00:42:32Avignon bien sûr
00:42:33Avignon
00:42:33avec une assistante parlementaire
00:42:36de Raphaël Arnaud
00:42:36le fondateur de la Jeune Garde
00:42:38qui est dans cette alliance
00:42:39là je crois que
00:42:41le PS a
00:42:42je pense
00:42:43achevé
00:42:43de se déconsidérer
00:42:44auprès de ceux
00:42:45qui espéraient encore
00:42:47le maintien d'une sociale démocratie
00:42:48indépendante des insoumis
00:42:49Deux infos à vous donner
00:42:51pour conclure cette page
00:42:51sur les municipales
00:42:52d'abord que nous parlons
00:42:53nous depuis plusieurs jours
00:42:55non pas de toutes les communes de France
00:42:56mais de 4% des communes
00:42:57parce que 96%
00:42:58ont déjà élu leur maire
00:42:59au premier tour
00:43:00donc on se concentre
00:43:01assez logiquement
00:43:02et on peut nous en faire le reproche
00:43:03parfois sur les grandes agglomérations
00:43:05qui ne sont pas la France
00:43:06même s'il y a beaucoup de monde
00:43:07qui y habitent
00:43:08et l'autre information
00:43:09c'est vous Marie-Chanteret
00:43:10qui nous l'a donnée
00:43:10puisque ça concerne
00:43:12le débat
00:43:13demain soir
00:43:13sur BFM TV
00:43:14Oui
00:43:15entre la candidate
00:43:16de l'union
00:43:17de la droite
00:43:18et du centre
00:43:18d'une grande ville
00:43:19de la capitale Paris
00:43:20Rachida Dati
00:43:21face à Emmanuel Grégoire
00:43:23le candidat de l'union
00:43:24de la gauche
00:43:24débat intense
00:43:26sans doute
00:43:27à suivre demain soir
00:43:28à partir de 21h
00:43:29animé par Apolline de Malherbe
00:43:32oui ça va être intense
00:43:33et politiquement
00:43:34très intéressant
00:43:34c'est la première fois
00:43:35qu'ils se retrouvent ensemble
00:43:36sur un même plateau
00:43:37sur une même photo
00:43:38et de voir
00:43:39et de cristalliser
00:43:40à seulement 4 jours
00:43:42du second tour
00:43:43où chacun joue
00:43:44son avenir en politique
00:43:45après des désistements
00:43:48après des fusions
00:43:50pour Rachida Dati
00:43:51sans doute
00:43:52un horizon qui s'ouvre
00:43:53après la fusion
00:43:53avec Pierre-Yves Bournazel
00:43:55cette main tendue
00:43:56de Sarah Knafo
00:43:57refusée
00:43:58par la candidate
00:43:59de la droite
00:44:00et du centre
00:44:01mais ce désistement
00:44:02quand même
00:44:02de Sarah Knafo
00:44:03qu'il le dit
00:44:04elle ne le fait pas
00:44:05pour Rachida Dati
00:44:06mais pour Paris
00:44:07et c'est vrai
00:44:08que cela rebat les cartes
00:44:09et ça va être aussi
00:44:10l'objet de ce débat
00:44:12demain soir
00:44:12avec beaucoup de sujets
00:44:13abordés
00:44:14le logement
00:44:15la sécurité
00:44:15l'écologie aussi
00:44:17les modes de transport
00:44:18à Paris
00:44:18tout ça à partir
00:44:19de 21h demain
00:44:20on a vu l'importance
00:44:21des débats quand même
00:44:22les débats précédents
00:44:23tant à Lyon
00:44:24qu'à Nice
00:44:25ils n'ont pas porté chance
00:44:26à Jean-Michel Aulas
00:44:27on comptait
00:44:28merci beaucoup
00:44:29à tous les trois
00:44:30l'autre information
00:44:31du jour
00:44:32c'est cette nouvelle tête
00:44:33qui tombe en Iran
00:44:34trois semaines après
00:44:35avoir éliminé
00:44:35le guide suprême
00:44:36Adira Benay
00:44:36cette fois c'est le chef
00:44:37de la sécurité
00:44:38en Iran
00:44:39l'un des hommes forts
00:44:40du régime
00:44:40qui a été tué
00:44:41par une frappe israélienne
00:44:42on va repartir
00:44:43évidemment
00:44:44sur le terrain
00:44:44un peu partout
00:44:45au Moyen-Orient
00:44:46aux Etats-Unis
00:44:48également
00:44:48retrouver les envoyés spéciaux
00:44:49de BFM TV
00:44:50dans un instant
00:44:51d'abord les images du jour
00:44:52elles sont signées
00:44:52Raphaël Redon
00:44:53et Manuel Abroun
00:44:57c'est un nouveau basculement
00:44:59dans la guerre
00:45:00au Moyen-Orient
00:45:01l'homme fort
00:45:02de l'Iran
00:45:03Ali Larijani
00:45:04a été éliminé
00:45:06il aurait été frappé
00:45:07alors qu'il s'est trouvée
00:45:08dans un des appartements
00:45:09qu'il fréquentait
00:45:10de manière régulière
00:45:13Larijani
00:45:13c'était le numéro 2
00:45:14du régime
00:45:15en quelque sorte
00:45:17du côté du gouvernement
00:45:18et de l'armée israélienne
00:45:19cette opération
00:45:20a des aires
00:45:20de nouveau triomphe
00:45:22après la première décapitation
00:45:23du régime
00:45:23il y a quelques semaines
00:45:26Benyamin Netanyahou
00:45:27aurait donné
00:45:27l'instruction
00:45:28de poursuivre
00:45:29sans relâche
00:45:30la traque
00:45:30des dirigeants iranais
00:45:39l'idée c'est donc
00:45:41de décapiter le régime
00:45:42ou de ce qu'il en reste
00:45:44vous avez le nouveau guide
00:45:46dans le coma
00:45:46vous avez un ancien guide
00:45:48décapité
00:45:49et ensuite
00:45:49vous avez un ensemble
00:45:51des 4 dirigeants
00:45:52de la répression
00:45:53assassinée
00:45:56le régime
00:45:56est tellement
00:45:57institutionnalisé
00:45:58que derrière
00:45:58chaque domino
00:45:59qui tombe
00:46:00il y en a un autre
00:46:01qui tient en corde
00:46:01l'objectif
00:46:03jour après jour
00:46:04est en fait
00:46:05de faire éclater
00:46:06la direction
00:46:07des MOLA
00:46:07pour rendre
00:46:08le pays enfin accessible
00:46:10pas seulement aux israéliens
00:46:11aux américains
00:46:11mais surtout à la population
00:46:15pour en parler
00:46:16ce soir
00:46:17j'ai le plaisir
00:46:18d'accueillir
00:46:18les spécialistes
00:46:19de BFM TV
00:46:19le général
00:46:20Pellistrandi
00:46:20et Didier François
00:46:21et Elsa Vidal
00:46:23de retour
00:46:23bonsoir
00:46:24le retour
00:46:25ravi de vous retrouver
00:46:26Maya Cadra
00:46:26bonsoir enseignante
00:46:27bonsoir
00:46:28journaliste spécialiste
00:46:29du Moyen-Orient
00:46:29on va d'abord retrouver
00:46:30Syavosh Ghazi
00:46:31le correspondant
00:46:31de France 24
00:46:32et d'RFI
00:46:33à Téhéran
00:46:34bonsoir
00:46:34Syavosh
00:46:35Ali Larijani
00:46:36était donc une personnalité
00:46:38majeure
00:46:39du régime iranien
00:46:40quel était précisément
00:46:41son rôle
00:46:48petit problème
00:46:49de liaison
00:46:50avec Téhéran
00:46:51et avec Syavosh Ghazi
00:46:53on sait que les liaisons
00:46:53ne sont pas toujours
00:46:55stabilisées
00:46:55c'est loin qu'on puisse dire
00:46:57avec l'Iran
00:46:58c'est vers vous
00:46:59Maya Cadra
00:47:00que je vais me tourner
00:47:01oui ça tombe sur vous
00:47:02qui était-il
00:47:03cet homme
00:47:04ce chef de la sécurité
00:47:05en Iran
00:47:06dans la hiérarchie
00:47:06du pouvoir iranien
00:47:08alors Ali Larijani
00:47:09a été nommé
00:47:10en 2025
00:47:11donc il n'y a pas
00:47:12très longtemps
00:47:13par Ali Khamenei
00:47:14l'ancien guide suprême
00:47:15enfin éliminé
00:47:16au tout début
00:47:17de la guerre
00:47:17en Iran
00:47:18pour qu'il s'occupe
00:47:20et dirige
00:47:20le conseil
00:47:21de sécurité
00:47:23nationale
00:47:23en Iran
00:47:24c'était devenu
00:47:25le bras droit
00:47:25et l'homme de confiance
00:47:27de l'ancien guide suprême
00:47:28et il le supplantait
00:47:30parfois
00:47:30en termes de décision politique
00:47:33parce qu'en Iran
00:47:33c'est très monopolisé
00:47:35entre les mains
00:47:35du guide suprême
00:47:36la constitution
00:47:37dicte cela
00:47:38mais Ali Larijani
00:47:39a réussi quand même
00:47:40à faire une percée
00:47:42dans les pôles
00:47:43de décision
00:47:44si on était en France
00:47:44c'est quoi
00:47:45ministre de l'intérieur
00:47:46premier ministre
00:47:47plus que ça
00:47:48beaucoup plus que ça
00:47:49Olivier François
00:47:50en fait il avait les mains
00:47:51sur l'appareil
00:47:52c'est vraiment
00:47:53le représentant
00:47:53historique
00:47:54des gardiens
00:47:55de la révolution
00:47:56grande confiance
00:47:56du guide
00:47:57parfois même
00:47:58comme tu le disais
00:47:59avec une capacité
00:48:00de quelque autonomie
00:48:01par rapport au guide suprême
00:48:02c'est je pense
00:48:03le seul dans l'appareil
00:48:03à faire ça
00:48:04mais aussi parce qu'il est
00:48:05issu d'une énorme famille
00:48:06c'est une famille
00:48:06qui est à la fois très riche
00:48:07et très puissante
00:48:08lui prenait la partie
00:48:09plutôt stratégique militaire
00:48:10sur tout ce qui était
00:48:11le nucléaire
00:48:12les relations internationales
00:48:13il connaissait très bien
00:48:14l'intérieur
00:48:14son frère
00:48:15très puissant dans le clergé
00:48:16donc c'est une famille
00:48:18qui était importante
00:48:19très importante
00:48:21et Larijani est venu
00:48:23un peu remplir ce vide
00:48:25qui a été généré
00:48:26après l'élimination
00:48:28de Qasem Soleimani
00:48:29c'était vraiment lui
00:48:30qui prenait
00:48:31toutes les décisions militaires
00:48:32et assurait la communication
00:48:34avec les différents proxys
00:48:35beaucoup plus que
00:48:36Ismaïl Kani
00:48:37qui lui est responsable
00:48:38de cela
00:48:38c'est lui qui est
00:48:39à la tête de la force Al-Khotse
00:48:41Général
00:48:41qu'est-ce qu'on sait
00:48:42de cette opération
00:48:43qui a donc été menée
00:48:43par Israël
00:48:44sur le sol iranien
00:48:45pas très loin de Téhéran
00:48:47est-ce que l'armée israélienne
00:48:48a fourni des informations
00:48:50qu'est-ce qu'on sait
00:48:50de cette opération
00:48:52tout simplement
00:48:52et bien c'est
00:48:53en fait
00:48:55exactement la même chose
00:48:56que le 28 février
00:48:58c'est à la fois
00:48:59un travail
00:48:59très profond
00:49:00d'analyse du renseignement
00:49:02un suivi quasiment
00:49:04une localisation permanente
00:49:06n'oublions pas que
00:49:08la Régénie est sortie
00:49:09lors de cette grande manifestation
00:49:11et qu'on l'a vu
00:49:12on l'a vu dehors
00:49:13bon
00:49:13donc il a été
00:49:14il a donné des interviews
00:49:15donc il a été
00:49:16en quelque sorte
00:49:18tracé
00:49:19je veux dire pas traqué
00:49:19mais tracé en quelque sorte
00:49:21et puis à un moment donné
00:49:22et bien
00:49:22il y a une opportunité
00:49:24et c'est cette opportunité
00:49:26qui a été saisie
00:49:27pour l'éliminer
00:49:28avec d'autres chefs
00:49:29là encore
00:49:30même scénario
00:49:31que le 28 février
00:49:32mais ça veut dire
00:49:32Elza Vidal
00:49:33que plus que jamais
00:49:34Israël a des antennes
00:49:35aujourd'hui partout
00:49:36en Iran
00:49:37les fameuses caméras
00:49:38Terran conservées
00:49:39à éliminer
00:49:39Ali Ramenei
00:49:40ont été débranchées
00:49:41par le régime
00:49:41mais il y a d'autres moyens
00:49:43aujourd'hui pour les Israéliens
00:49:44et sans doute les Américains
00:49:45de savoir précisément
00:49:46où se cachent
00:49:47tous ces amis
00:49:47il y a une grande transparence
00:49:49en réalité du terrain
00:49:49depuis des années
00:49:51pour les Israéliens
00:49:52et pour les Américains
00:49:53avec la capacité
00:49:54à suivre très précisément
00:49:56quasiment au jour le jour
00:49:57les déplacements
00:49:58des dirigeants
00:49:58qui sont visés
00:49:59et finalement
00:50:00l'assassinat
00:50:01de Larry Jani
00:50:02c'est aussi
00:50:03un choix politique
00:50:04très clair
00:50:04ça veut dire que
00:50:05l'homme qui aurait pu
00:50:07constituer une forme
00:50:07de transition
00:50:09continuité
00:50:10avec un régime
00:50:11qui serait resté dur
00:50:12mais avec lequel
00:50:12on avait des capacités
00:50:14de négociation
00:50:14puisqu'il a négocié
00:50:15pour l'accord
00:50:16sur le nucléaire
00:50:16et bien cet homme là
00:50:17il a été retiré
00:50:18ça veut dire que
00:50:19du point de vue
00:50:20en tout cas
00:50:20des plans
00:50:21des Israéliens
00:50:21et des Américains
00:50:22on s'oriente vers
00:50:23quelque chose
00:50:24qui est un choix
00:50:25d'affaiblissement
00:50:26plus durable
00:50:27du régime
00:50:28et peut-être même
00:50:28d'ébranlement
00:50:29plus durable
00:50:30que tout ce qu'on a vu
00:50:31les dernières années
00:50:32on est dans un changement
00:50:34de stratégie
00:50:34la mort de Larry Jani
00:50:36nous le signe
00:50:37chaque jour ou presque
00:50:37on signale
00:50:38la mort d'un haut dignitaire
00:50:40iranien
00:50:41tué par les Américains
00:50:42ou par Israël
00:50:43en général
00:50:44on va tenter
00:50:44d'y voir un peu plus clair
00:50:45sur ceux qui ont été éliminés
00:50:48et ceux qui sont toujours
00:50:49au pouvoir
00:50:50peut-être en train
00:50:51de se cacher quelque part
00:50:52alors il faut bien comprendre
00:50:53que le pouvoir iranien
00:50:55est très structuré
00:50:56avec sous l'influence
00:50:57bien sûr
00:50:58du guide suprême
00:50:59le guide suprême
00:51:00Ali Khamenei
00:51:01qui était
00:51:01lui qui a succédé
00:51:03à Khomeini
00:51:04en quelque sorte
00:51:04le fondateur
00:51:05de la république islamique
00:51:06il a été le premier
00:51:07sur la liste
00:51:07le 28 février
00:51:08de manière extrêmement
00:51:09spectaculaire
00:51:10et vous voyez
00:51:11sur cet organigramme
00:51:12c'est ça
00:51:12ce qui est très intéressant
00:51:13c'est qu'on a en quelque sorte
00:51:15les différents piliers
00:51:16qui font fonctionner
00:51:17l'état iranien
00:51:19alors
00:51:20ils ont tous été
00:51:21progressivement
00:51:22c'est ce qui saute aux yeux
00:51:23il n'en reste pas beaucoup
00:51:24Mosh Taba Khamenei
00:51:25il n'en reste aucun
00:51:26Mosh Taba Khamenei
00:51:27dont on n'a même pas entendu
00:51:30la voix
00:51:30on ne l'a pas vu
00:51:31il a été désigné
00:51:33guide suprême
00:51:34par le conseil des experts
00:51:36des ayatollahs
00:51:37qui l'ont en quelque sorte
00:51:39élu
00:51:39mais pour le moment
00:51:40on ne l'a pas entendu
00:51:41donc on voit
00:51:42qu'il y a une
00:51:43de la part
00:51:44et des israéliens
00:51:45et des américains
00:51:46mais surtout des israéliens
00:51:47la volonté
00:51:48voyez
00:51:48d'éliminer progressivement
00:51:50toutes les têtes de chaîne
00:51:51et là
00:51:52on n'a que
00:51:52les plus importantes
00:51:53ce qui veut dire
00:51:54qu'en dessous
00:51:55il y a aussi
00:51:55beaucoup de chefs
00:51:57de sous-chefs
00:51:57qui ont été éliminés
00:51:58sachant néanmoins
00:51:59et là il faut être prudent
00:52:00c'est que
00:52:01le système iranien
00:52:02avait prévu
00:52:04en quelque sorte
00:52:04ces éliminations
00:52:06il y a un centre de formation
00:52:07il y aura des nouveaux
00:52:08qui remplaceront
00:52:09mais là
00:52:10c'est des personnalités
00:52:10emblématiques
00:52:11qui étaient au coeur du pouvoir
00:52:13et qui ont donc
00:52:13été éliminés
00:52:15et à l'instant
00:52:15Didier François
00:52:17Israël dit
00:52:17nous avons le prochain
00:52:18sur la liste
00:52:19c'est l'homme
00:52:20en haut à droite
00:52:21de cet écran
00:52:21c'est le nouveau
00:52:22guide suprême
00:52:23de la révolution
00:52:23est-ce qu'il doit
00:52:24s'inquiéter pour sa vie ?
00:52:26grosso modo
00:52:27ils sont en train
00:52:27de finir
00:52:28la couche numéro 1
00:52:30et ils ont déjà
00:52:31les couches 2, 3, 4
00:52:32alors évidemment
00:52:33là on voit que les tuer
00:52:33on ne voit pas
00:52:34ceux qui restent
00:52:34donc pourquoi
00:52:36ils ont éliminé
00:52:36Larry Janine
00:52:37c'est ça la vraie question
00:52:38effectivement
00:52:39à l'origine
00:52:40il était considéré
00:52:41comme potentiellement
00:52:42intéressant
00:52:44pour négocier
00:52:45pourquoi ?
00:52:45parce que
00:52:45pas qu'il soit sympathique
00:52:47pas qu'il soit gentil
00:52:48il a du sang
00:52:49sur les mains
00:52:50jusqu'aux épaules
00:52:51c'est pas le sujet
00:52:52mais c'est parce qu'en fait
00:52:53il avait la main
00:52:54sur l'appareil
00:52:54et que donc
00:52:55lui
00:52:55s'il y avait un accord
00:52:56il était capable
00:52:57de le faire appliquer
00:52:57et c'est bête
00:52:59mais enfin
00:52:59quand on prévoit
00:53:00un changement de régime
00:53:01ou en tout cas
00:53:02une évolution de régime
00:53:03ce qui est intéressant
00:53:04c'est de négocier
00:53:04avec les gens
00:53:05qui sont capables
00:53:05de faire appliquer
00:53:06l'accord
00:53:07que vous voulez lui imposer
00:53:07et lui
00:53:08il faisait partie
00:53:09de ces gens-là
00:53:09mais il a été trop loin
00:53:10et il a refusé
00:53:14les propositions
00:53:14qui avaient été faites
00:53:16et particulièrement
00:53:17c'est lui
00:53:17qui a organisé
00:53:18les frappes
00:53:18sur les pays arabes
00:53:19donc ils l'ont tapé
00:53:20donc il reste
00:53:21deux mecs derrière
00:53:22qui sont
00:53:23Halibaf
00:53:24le chef du parlement
00:53:26mais qui est aussi
00:53:26général chargé
00:53:27aujourd'hui
00:53:28des opérations de défense
00:53:30et un deuxième
00:53:30qui est Hariri
00:53:31qui est Hariri
00:53:53sont dans le même dilemme
00:53:54soit ils signent
00:53:55soit ils meurent
00:53:56évidemment
00:53:57Benjamin Netanyahou
00:53:57le premier ministre israélien
00:53:58n'a pas tardé
00:53:59à se féliciter
00:53:59de la mort de l'Arijanic
00:54:02Loé Giraud
00:54:02vous êtes à Tel Aviv
00:54:03pour BFM
00:54:04avec Simon Pires
00:54:05de Souza
00:54:06et le premier ministre israélien
00:54:09dit
00:54:09c'est le moment
00:54:10ou jamais
00:54:10pour que les Iraniens
00:54:12changent de régime
00:54:15oui tout à fait
00:54:16Benjamin Netanyahou
00:54:17qui explique
00:54:18qu'Israël
00:54:19déstabilise
00:54:19le régime
00:54:20aussi
00:54:21pour donner
00:54:21la possibilité
00:54:22effectivement
00:54:22au peuple iranien
00:54:24de le renverser
00:54:25c'est ce qu'il a affirmé
00:54:26au cours
00:54:27d'une prise de parole
00:54:28enregistrée
00:54:29et publiée
00:54:30sur ses réseaux sociaux
00:54:31cet après-midi
00:54:32au cours
00:54:32de laquelle
00:54:32il a donc
00:54:34officialisé
00:54:34l'élimination
00:54:35d'Ali
00:54:37Laridjani
00:54:37le secrétaire
00:54:38au conseil suprême
00:54:40à la sécurité nationale iranienne
00:54:42écoutez justement
00:54:43le premier ministre israélien
00:54:47ce matin
00:54:48nous avons éliminé
00:54:49Ali Laridjani
00:54:49c'est le chef
00:54:50des gardiens
00:54:51de la révolution
00:54:52une bande de gangsters
00:54:53qui dans les faits
00:54:54dirige les rangs
00:54:57nous sapons ce régime
00:54:58pour donner au peuple iranien
00:54:59l'occasion
00:54:59de le renverser
00:55:00ça ne se fera pas
00:55:01d'un seul coup
00:55:02et ça ne sera pas facile
00:55:03mais si nous persévérons
00:55:04nous leur donnerons
00:55:05l'occasion
00:55:06de prendre
00:55:06leur destin en main
00:55:09cette élimination
00:55:10qui est une nouvelle victoire
00:55:12pour Benjamin Netanyahou
00:55:13et l'état d'Israël
00:55:14puisqu'il s'agit
00:55:15de la deuxième élimination
00:55:17la plus importante
00:55:18depuis le début
00:55:19de cette guerre
00:55:20après bien entendu
00:55:21celle du guide suprême
00:55:22Ali Khamenei
00:55:23qui avait eu lieu
00:55:24au premier jour
00:55:25de cette guerre
00:55:26le 28 février
00:55:27et depuis
00:55:27Ali Laridjani
00:55:29était considéré
00:55:30comme le numéro 2
00:55:31du régime
00:55:32et même
00:55:32comme le leader
00:55:33de facto
00:55:34de ce régime
00:55:36iranien
00:55:37ce soir
00:55:37Israël
00:55:38qui cible
00:55:39une nouvelle
00:55:40personne
00:55:41si l'on peut
00:55:42le dire
00:55:42puisque l'armée
00:55:43israélienne
00:55:44a affirmé
00:55:44qu'elle allait
00:55:45traquer
00:55:45trouver
00:55:46et éliminer
00:55:46le nouveau guide
00:55:47suprême
00:55:47Moujtabar
00:56:11Moujtabar
00:56:12Hamenei
00:56:12c'est que ce soit
00:56:13les Iraniens
00:56:14eux-mêmes
00:56:14qui fassent
00:56:15le changement
00:56:15de régime
00:56:16ça donnerait
00:56:16beaucoup plus
00:56:17de légitimité
00:56:17à ce qui se passerait
00:56:18par la suite
00:56:19mais sans armes
00:56:21sans armes
00:56:22où allez-vous
00:56:22il y a déjà eu
00:56:23au moins 30 000 morts
00:56:24pendant plusieurs semaines
00:56:26donc à moins
00:56:27qu'il y ait un plan
00:56:27d'amener des armes
00:56:28à ces gens
00:56:29il est assez improbable
00:56:31qu'ils aillent désormais
00:56:32au devant de la mort
00:56:33ce serait suicidaire
00:56:34aujourd'hui
00:56:34d'envoyer des gens
00:56:35dans la rue
00:56:35à Téhéran
00:56:36ou ailleurs
00:56:36oui oui
00:56:37mais la campagne
00:56:38communicationnelle
00:56:39a déjà commencé
00:56:39tout comme la campagne
00:56:40avant la guerre
00:56:41elle avait commencé
00:56:42depuis plusieurs semaines
00:56:43avec l'armada américaine
00:56:44avec tous les discours
00:56:45enflammés
00:56:46là on prépare le terrain
00:56:47à la chute du régime
00:56:48par la voie du peuple
00:56:50est-ce que ça va marcher
00:56:51ou pas
00:56:51je n'en sais rien
00:56:52mais de toute façon
00:56:53ça c'est le plan
00:56:54prévu par les américains
00:56:55et par les israéliens
00:56:56mais c'est la volonté
00:56:57aussi du peuple iranien
00:56:58ce n'est pas uniquement
00:56:59une volonté israélienne
00:57:00ou américaine
00:57:00ce n'est pas de l'interventionnisme
00:57:02parce que les premiers
00:57:03à s'être rebellés
00:57:04contre ce régime
00:57:04ce sont les iraniens
00:57:06eux-mêmes
00:57:06mais aujourd'hui
00:57:07c'est encore prématuré
00:57:08je vous propose
00:57:08qu'on prenne des nouvelles
00:57:09de l'homme
00:57:09qui a lancé cette guerre
00:57:10Donald Trump
00:57:11Antoine Hollard
00:57:11à Washington pour BFM
00:57:13bonsoir
00:57:14Antoine
00:57:14ça fait des jours
00:57:15et des jours
00:57:15que le président américain
00:57:16demandait un coup de main
00:57:17à la communauté internationale
00:57:19et à l'OTAN
00:57:20pour sécuriser
00:57:21le détroit d'Hormuz
00:57:22aujourd'hui
00:57:22virage à 180 degrés
00:57:24de Donald Trump
00:57:26il dit
00:57:26je n'ai besoin
00:57:27de personne
00:57:28aujourd'hui
00:57:29pour laisser passer
00:57:30les bateaux
00:57:30et les pétroliers
00:57:31expliquez-nous
00:57:35en fait
00:57:37Donald Trump
00:57:38fait ce virage
00:57:38à 180 degrés
00:57:40tout simplement
00:57:40parce que son appel
00:57:41à la communauté internationale
00:57:43a fait un flop
00:57:43tous les pays
00:57:44qu'il a contactés
00:57:45pour l'aider
00:57:46à sécuriser
00:57:46le détroit d'Hormuz
00:57:47ont poliment
00:57:48mais fermement décliné
00:57:49c'est un échec
00:57:50pour Donald Trump
00:57:51un échec assez prévisible
00:57:52alors qu'il a passé
00:57:53les derniers mois
00:57:54à humilier
00:57:55et menacer
00:57:55ses alliés
00:57:56notamment européens
00:57:57mais dans le logiciel
00:57:58de Donald Trump
00:57:59il n'y a pas de place
00:58:00pour l'échec
00:58:00ou pour la défaite
00:58:01et donc il essaie
00:58:02un peu de retourner
00:58:03la situation
00:58:03à son avantage
00:58:04aujourd'hui
00:58:04en disant
00:58:05qu'il n'a besoin
00:58:06de personne
00:58:07on voit bien
00:58:08néanmoins
00:58:08que Donald Trump
00:58:09est excédé
00:58:10par cette situation
00:58:11il menace
00:58:12de ne plus aider
00:58:13l'OTAN
00:58:13il fustige
00:58:14une erreur stupide
00:58:15il s'en prend aussi
00:58:16à Emmanuel Macron
00:58:17qui a annoncé
00:58:18tout à l'heure
00:58:18qu'il n'irait pas
00:58:19aider Donald Trump
00:58:20dans le détroit d'Hormuz
00:58:21Trump dit que le président français
00:58:22va bientôt finir son mandat
00:58:24façon pour lui de dire
00:58:25qu'à ses yeux
00:58:26Emmanuel Macron
00:58:27ne compte pas
00:58:27par ailleurs
00:58:28toujours aux Etats-Unis
00:58:29un haut
00:58:30un très haut
00:58:30responsable de l'antiterrorisme
00:58:32a annoncé aujourd'hui
00:58:33qu'il démissionnait
00:58:34parce qu'il est en désaccord
00:58:35avec la guerre en Iran
00:58:40Exactement
00:58:40dans une lettre publiée
00:58:41sur ses réseaux sociaux
00:58:42il explique
00:58:43que selon lui
00:58:45cette guerre n'est pas justifiée
00:58:46il n'y avait pas
00:58:47contrairement à ce que dit
00:58:47l'administration Trump
00:58:48de menaces imminentes
00:58:49contre les Etats-Unis
00:58:51il affirme aussi
00:58:52que Donald Trump
00:58:52s'est laissé entraîner
00:58:53dans cette guerre
00:58:54par Israël
00:58:55il évoque un puissant
00:58:56lobby israélien
00:58:57qui aurait distillé
00:58:58des mensonges
00:58:58auprès de Donald Trump
00:58:59pour l'influencer
00:59:01tout cela
00:59:02évidemment
00:59:03dit-il
00:59:04met inutilement
00:59:05en danger
00:59:05la vie de milliers
00:59:06de soldats américains
00:59:07je ne peux pas
00:59:07en conscience
00:59:08soutenir cette guerre
00:59:09voilà ce qu'il écrit
00:59:10c'est un coup dur
00:59:11pour Donald Trump
00:59:11d'abord parce que
00:59:12depuis le déclenchement
00:59:13de cette guerre
00:59:14il y a la menace terroriste
00:59:15est montée d'un cran
00:59:16et le job de cette personne
00:59:17c'était justement
00:59:18de contrer
00:59:18d'éventuelles attaques
00:59:20mais c'est aussi
00:59:20et surtout
00:59:21un coup dur politique
00:59:22parce que cela
00:59:23cette émission fracassante
00:59:25elle met en lumière
00:59:26les fractures qui existent
00:59:27au sein du camp Maga
00:59:28le camp trumpiste
00:59:29il y a chez les trumpistes
00:59:30une frange à droite
00:59:31voire même à l'extrême droite
00:59:32parfois antisémite
00:59:34qui vend debout
00:59:35contre cette guerre
00:59:37qui estime que
00:59:38ce n'est pas la guerre
00:59:38des Etats-Unis
00:59:39que c'est la guerre
00:59:39d'Israël
00:59:40et que Donald Trump
00:59:41s'est laissé influencer
00:59:42par Benjamin Netanyahou
00:59:43merci beaucoup
00:59:44Antoine Hollard
00:59:44quel effet
00:59:45tout ça peut avoir
00:59:46sur Donald Trump
00:59:47est-ce qu'il s'en fiche
00:59:48est-ce qu'il va continuer
00:59:49la guerre coûte que coûte
00:59:50ou est-ce que
00:59:50les messages
00:59:51de l'opinion américaine
00:59:52qui est assez nettement
00:59:54très nettement défavorable
00:59:55je dis ça
00:59:55parce qu'il y a eu
00:59:55des sondages
00:59:56un peu moins défavorables
00:59:57sur les guerres
00:59:58mais est-ce que ça
00:59:58a un effet ou pas
00:59:59sur ce qui se passe en Iran
01:00:01Ah oui
01:00:01ça va avoir un effet
01:00:02sur ce qui se passe en Iran
01:00:03parce que la guerre
01:00:03elle est amenée à durer
01:00:04là on le voit bien
01:00:05et la question du détroit
01:00:06d'Hormuz aussi
01:00:06et fatalement
01:00:08il va falloir
01:00:09que Donald Trump
01:00:10ajuste le tir
01:00:11en vue des mis de terme
01:00:12en fait
01:00:13les prochaines élections
01:00:14qui vont se passer
01:00:14en novembre
01:00:15elles vont être déterminantes
01:00:16parce qu'il suffit
01:00:17de perdre quelques sièges
01:00:18pour que Donald Trump
01:00:19ne soit plus en capacité
01:00:21de faire ce qu'il veut
01:00:22d'impliquer la politique
01:00:23qu'il a choisie
01:00:23il devra faire des négociations
01:00:25et ça
01:00:25ce qui est en train de se passer
01:00:26ce qu'on a vu
01:00:27avec le départ de Joe Kent
01:00:28qui en lui-même
01:00:29est un vrai problème
01:00:30c'est un type
01:00:30complètement complotiste
01:00:31et bien ça vient quand même
01:00:32fracturer la base Maga
01:00:34il va y avoir besoin
01:00:35de faire des ajustements
01:00:36tout simplement
01:00:38Mais entre aujourd'hui
01:00:39et les mis de terme
01:00:40il reste 7 mois
01:00:41Oui
01:00:42Et d'ici là
01:00:43on peut imaginer
01:00:44que Donald Trump
01:00:44ramène
01:00:45rapporte peut-être
01:00:46des trophées
01:00:47aux Américains
01:00:48On parlait
01:00:48il y a quelques jours
01:00:49de l'hypothèse
01:00:50d'envoyer des hommes au sol
01:00:50pour ramener
01:00:52hors d'Iran
01:00:53C'est pour ça
01:00:54je connais bien
01:00:54je sais ce que vous allez me dire
01:00:55mais il reste 7 mois
01:00:56De toute manière
01:00:56les hommes
01:00:57c'est simple
01:00:58si vous voulez savoir
01:00:58quand est-ce qu'on peut mettre
01:00:59des hommes au sol
01:00:59pour regarder quand
01:01:00les hélicoptères volent
01:01:01au-dessus du truc
01:01:02C'était pas précisément
01:01:03ma question
01:01:03Non mais c'est pour ça
01:01:04c'est pour dire
01:01:05quand les hélicos volent
01:01:06mais comme ça
01:01:06c'est pour savoir comment
01:01:07quand les hélicos volent
01:01:09on peut envoyer des gens au sol
01:01:10parce que c'est comme ça
01:01:11qu'on peut les amener
01:01:11les ravitailler
01:01:12les enlever
01:01:12les remettre
01:01:12tant que les hélicos volent pas
01:01:14on les met pas au sol
01:01:15c'est le principe de base
01:01:16Et il faudra combien de temps
01:01:17pour qu'ils volent ?
01:01:18On n'en sait rien
01:01:18On va voir
01:01:19je pense que ça va pas être
01:01:21on s'approche de l'affaire
01:01:23mais encore une fois
01:01:24ils ont planifié
01:01:25sur 50 jours
01:01:26Trump a un problème
01:01:27avec sa base maga
01:01:28Là en fait
01:01:29le gars là
01:01:30qui a démissionné
01:01:30c'est un neuneu complet
01:01:31c'est lui qui l'a nommé
01:01:32mais c'est exactement
01:01:34sur la guerre en Irak
01:01:35en Iran
01:01:36ce qui lui était arrivé
01:01:37sur la question de
01:01:39Epstein
01:01:39avec
01:01:40comment elle s'appelle
01:01:41Green
01:01:41Marjorie Green
01:01:42c'est vraiment des gens
01:01:43qui sont issus
01:01:44de sa base
01:01:45la plus radicale
01:01:47et c'est avec eux
01:01:48qu'il a un problème
01:01:49donc ça il va falloir qu'il le règle
01:01:49comment j'en sais rien
01:01:50je ne connais pas assez bien
01:01:51les Etats-Unis
01:01:51mais en fait c'est ça
01:01:54que ça montre
01:01:54c'est plus que l'opinion publique
01:01:55c'est sa base
01:01:57Les attaques aujourd'hui
01:01:58contre les intérêts
01:01:58et les bases américaines
01:01:59dans toute cette région
01:02:01du Proche-Orient
01:02:01sont nombreuses
01:02:02quasi quotidiennes
01:02:03la dernière en date
01:02:03c'est l'attaque
01:02:06près de l'ambassade
01:02:07ou sur l'ambassade américaine
01:02:08de Bagdad
01:02:09donc en Irak
01:02:11là encore
01:02:13ces images
01:02:14elles sont vues aussi
01:02:14sur les télés américaines
01:02:15bien sûr
01:02:16avec sans doute
01:02:17oui
01:02:18mauvais souvenir
01:02:19très mauvais souvenir
01:02:21pour les américains
01:02:22parce que la guerre en Irak
01:02:23souvenez-vous
01:02:23George W. Bush
01:02:25disant ça y est
01:02:25le travail est fait
01:02:27puis ça a duré
01:02:27ça a duré encore des années
01:02:28Maya Kadra
01:02:29exactement
01:02:30et ça rive un peu
01:02:31les yeux
01:02:31sur le terrain irakien
01:02:33qui est un peu
01:02:33avec les attaques
01:02:35que subissent
01:02:36Israël
01:02:36les pays du Golfe
01:02:37la guerre au Liban
01:02:38le front avec l'Ohezbollah
01:02:39on oublie un peu
01:02:40l'Irak
01:02:41or l'Irak
01:02:42ça reste la poudrière
01:02:43où vraiment
01:02:44les gardiens de la révolution
01:02:45ont des ramifications
01:02:48ont une véritable implantation
01:02:49territoriale
01:02:50on n'oublie pas
01:02:51qui a revendiqué
01:02:52l'attaque
01:02:52contre l'adjudant-chef
01:02:54frion
01:02:55major
01:02:56premier major
01:02:57et donc
01:02:58l'Irak
01:02:59c'est vraiment
01:03:00un terrain
01:03:00où les Iraniens
01:03:02peuvent encore
01:03:02opérer militairement
01:03:05voilà
01:03:05alors qu'on voit là aussi
01:03:06des images
01:03:06d'interception
01:03:08de missiles
01:03:09de ces missiles
01:03:09dont on parlait
01:03:10sur l'ambassade
01:03:12américaine
01:03:12à Bagdad
01:03:14général
01:03:15Benistrandi
01:03:16je peux vous demander
01:03:17de les commenter
01:03:17en fait
01:03:18oui
01:03:19Bagdad
01:03:20est sous le feu
01:03:21des milices
01:03:22donc chiites
01:03:23pro-iraniennes
01:03:24donc c'est un véritable
01:03:25problème
01:03:26parce qu'il faut bien
01:03:26comprendre que
01:03:27la frontière
01:03:28entre l'Iran
01:03:28et l'Irak
01:03:29c'est 1500
01:03:30je crois 1500 kilomètres
01:03:31qui a un antagonisme
01:03:33historique
01:03:34entre les deux
01:03:35et donc
01:03:36peut-être la volonté
01:03:37de la part des Iraniens
01:03:38de déstabiliser
01:03:39un Irak
01:03:40qui est déjà
01:03:40assez fragile
01:03:41et donc
01:03:42on voit sur ces images
01:03:44ces frappes
01:03:45sur
01:03:48ce qu'on appelle
01:03:49la zone verte
01:03:50qui est censée
01:03:51être la plus protégée
01:03:52de Bagdad
01:03:53là où il y a
01:03:53l'ambassade américaine
01:03:54vous parlez des milices
01:03:55chiites
01:03:55il y en a une autre
01:03:56célèbre également
01:03:57c'est le Hezbollah
01:03:58contre qui Israël
01:03:58a lancé
01:03:59des frappes
01:04:00depuis trois semaines
01:04:02maintenant
01:04:02ainsi que des opérations
01:04:04terrestres
01:04:05limitées
01:04:05on va retrouver justement
01:04:06les envoyés spéciaux
01:04:07de BFM TV
01:04:08dans le sud du Liban
01:04:09pas très loin d'ailleurs
01:04:10de la frontière
01:04:11avec Israël
01:04:11Jérémy Normand
01:04:12et Joao
01:04:12à lancard
01:04:13puisque vous avez pu
01:04:14tous les deux
01:04:15vous approcher
01:04:16de cette zone
01:04:16de combat
01:04:17au sol
01:04:20oui c'est une histoire
01:04:21assez dramatique
01:04:22que je vais vous raconter
01:04:22celle de l'un des derniers
01:04:24villages chrétiens
01:04:25avant la frontière
01:04:26israélienne
01:04:26pour l'atteindre
01:04:27il nous a fallu
01:04:28obtenir une accréditation
01:04:29spéciale de la part
01:04:30de l'armée libanaise
01:04:31pour emprunter la route
01:04:32du sud du Liban
01:04:34cette route
01:04:34qui est totalement
01:04:35désertée par les véhicules
01:04:37car toute cette zone
01:04:38est concernée par l'appel
01:04:39à l'évacuation
01:04:40de la part de l'armée
01:04:41israélienne
01:04:41chaque véhicule
01:04:42qui emprunte cette route
01:04:43peut être ciblée
01:04:44par une frappe
01:04:44et on a pu se rendre compte
01:04:45de part et d'autre
01:04:46de la route
01:04:47que de nombreux bâtiments
01:04:48considérés par Tzal
01:04:49comme des infrastructures
01:04:50du Hezbollah
01:04:51ont été frappés
01:04:52pulvérisés parfois
01:04:53à quelques mètres
01:04:54seulement
01:04:54de la route
01:04:56ce village
01:04:56pour l'atteindre
01:04:57il faut traverser
01:04:58toute cette partie
01:04:59sud du Liban
01:05:00et on a pu
01:05:01découvrir
01:05:01que les habitants
01:05:02qui étaient ici
01:05:04restaient
01:05:05quasiment coupés
01:05:05du monde
01:05:06parce qu'il y a
01:05:07plus d'un million
01:05:07de Libanais
01:05:08qui ont déjà
01:05:09quitté leurs habitations
01:05:09qui ont fui vers le nord
01:05:10mais ce village
01:05:12a connu un drame
01:05:13il y a quelques jours
01:05:13c'est la mort
01:05:14de son curé
01:05:16qui a été tué
01:05:17par une frappe
01:05:18israélienne
01:05:18et on a justement
01:05:19rencontré
01:05:19le nouveau curé
01:05:20qui vient de prendre
01:05:21sa place
01:05:21le père Antonios
01:05:22et qui nous raconte
01:05:23comment la vie
01:05:24continue
01:05:25alors que l'invasion
01:05:26israélienne
01:05:27se précise
01:05:27on a surtout compris
01:05:29avec lui
01:05:29en direct
01:05:30que son village
01:05:31était pris en tenaille
01:05:32entre d'un côté
01:05:32l'armée israélienne
01:05:33qui avance
01:05:34et de l'autre
01:05:35les roquettes
01:05:35du Hezbollah
01:05:36regardez
01:05:39là c'est une frappe
01:05:40oui
01:05:41vous voyez là-bas
01:05:42la fumée
01:05:42là c'est à
01:05:431 km
01:05:44800 m
01:05:45même pas
01:05:48Israël
01:05:48c'est de l'autre côté
01:05:49mais ici
01:05:49on voit le village
01:05:50de Khiam
01:05:51il y a des israéliens
01:05:53
01:05:54dans ce village
01:05:55vous êtes en plein milieu
01:05:56des combats
01:05:56oui tout à fait
01:05:57vous avez d'un côté
01:05:58Israël qui est là
01:05:59d'où partent
01:05:59les missiles
01:06:00tout autour
01:06:01vous avez des positions
01:06:02du Hezbollah
01:06:03et depuis ce côté
01:06:05il y a les missiles
01:06:07de Hezbollah
01:06:08qui passent
01:06:09sous nos têtes
01:06:10et arrivent
01:06:11jusqu'en Israël
01:06:12ou bien maintenant
01:06:12aussi jusqu'en Khiam
01:06:13qu'est-ce qu'on dit
01:06:14parce que Khiam
01:06:15c'est le village
01:06:16où les israéliens
01:06:18sont présents aujourd'hui
01:06:19c'est ce qu'on dit
01:06:20en territoire libanais
01:06:21oui tout à fait
01:06:22tout à fait
01:06:22c'est là
01:06:23si les israéliens
01:06:24qui sont là
01:06:24dans le village
01:06:25juste en face
01:06:25progressent
01:06:26et viennent ici
01:06:27qu'est-ce que vous
01:06:27allez faire
01:06:28nous allons attendre
01:06:30rester dans nos maisons
01:06:31garder notre foi
01:06:32garder notre espérance
01:06:36et appeler
01:06:37comme toujours
01:06:38à la paix
01:06:39c'est très proche
01:06:40quand même
01:06:40les frappes
01:06:41qu'on entend
01:06:42parfois c'est un peu
01:06:43beaucoup plus proche
01:06:46ce que nous disent
01:06:47les habitants
01:06:47de ce village
01:06:47avec qui on a pu échanger
01:06:49c'est que leur assurance
01:06:50vie contre les frappes
01:06:51israéliennes
01:06:52c'est d'empêcher
01:06:52les infiltrations
01:06:53de combattants
01:06:54du Hezbollah
01:06:55dans leur village
01:06:56d'où ils pourraient
01:06:57lancer leurs requêtes
01:06:58alors on a croisé
01:06:59plusieurs villageois
01:07:00qui font des rondes
01:07:01qui se postent
01:07:02à l'entrée
01:07:02et à la sortie du village
01:07:03pour empêcher
01:07:04les incursions
01:07:04de combattants
01:07:05du Hezbollah
01:07:06mais il semble
01:07:06que cela n'a pas été suffisant
01:07:08quelques minutes seulement
01:07:09après que Joao Ollankar
01:07:10et moi avons quitté
01:07:11le village
01:07:11une nouvelle frappe israélienne
01:07:13est tombée
01:07:13juste à l'entrée
01:07:14de ce village
01:07:15juste à 5 km
01:07:16de la frontière israélienne
01:07:17merci beaucoup
01:07:19Jérémy
01:07:19en direct du Liban
01:07:20ce soir jusqu'où
01:07:21Didier François
01:07:22peut aller l'opération
01:07:23militaire israélienne
01:07:24au sud Liban
01:07:25et au delà même
01:07:26alors à ce stade
01:07:27déjà au sud Liban
01:07:27parce qu'ils ont
01:07:28ils ont déployé
01:07:304 divisions
01:07:30c'est énorme
01:07:31ils n'avaient jamais fait autant
01:07:32c'est combien de personnes
01:07:334 divisions
01:07:33ça dépend
01:07:34enfin de combien de monde
01:07:35mais on est sur
01:07:35plusieurs milliers d'hommes
01:07:36et c'est plus
01:07:36c'est ce qu'ils avaient
01:07:37déployé en 2006
01:07:39pour vous dire
01:07:40qu'il y a 4 divisions
01:07:42dont une division blindée
01:07:43deux divisions mécanisées
01:07:45et une division
01:07:45de forces spéciales
01:07:47et de parachutistes
01:07:47donc ils ont mis
01:07:48ce qu'il fallait
01:07:48pour l'instant
01:07:49ils sont sur la base
01:07:50d'incursions
01:07:51sur les villages
01:07:53qui sont le long
01:07:53de la frontière
01:07:55toujours les mêmes
01:07:56Big Belt
01:07:57Ibet
01:07:57qui sont vraiment
01:07:58les points forts
01:08:00du Hezbollah
01:08:00au plus proche
01:08:01de la frontière
01:08:02on est sur 3 axes
01:08:05grosso modo
01:08:06à 5-6 kilomètres
01:08:08le plus
01:08:08au nord
01:08:09c'est Riam
01:08:10en direction de Marjaïoun
01:08:11où là ils sont fait
01:08:12une dizaine de kilomètres
01:08:12donc on n'est pas plus loin
01:08:14que ça
01:08:14et pour l'instant
01:08:15ils resteront là-dessus
01:08:15parce que c'est un gros travail
01:08:17de casser
01:08:19cette première ligne de défense
01:08:20après potentiellement
01:08:21ils peuvent aller
01:08:22jusqu'au Litanie
01:08:24mais on en est encore loin
01:08:26et là on parle même
01:08:28d'évacuations
01:08:28qui vont au-delà
01:08:29du fleuve Zaharani
01:08:30c'est le deuxième fleuve
01:08:31qui est au nord
01:08:33de Litanie
01:08:34mais quoi qu'il en soit
01:08:35
01:08:36l'ambiance du terrain
01:08:38malgré
01:08:38des négociations
01:08:40peut-être
01:08:40qui se préparaient
01:08:41moi j'y crois pas beaucoup
01:08:42entre Israéliens
01:08:43et Libanais
01:08:44ça n'empêcherait
01:08:45en rien
01:08:45la poursuite
01:08:46de cette opération
01:08:47militaire
01:08:47et de cette guerre
01:08:48et on va revenir
01:08:49évidemment sur tout cela
01:08:50dans un instant
01:08:50avec la suite
01:08:51de cette édition spéciale
01:08:52Maxime Switek
01:08:52la guerre au Moyen-Orient
01:08:54et l'actualité politique
01:08:56en France
01:08:57la campagne
01:08:57d'entre deux tours
01:08:58des élections municipales
01:08:59d'abord un nouveau détour
01:09:00du côté de Tel Aviv
01:09:00Chloé Giraud
01:09:01avec Simon Pires de Souza
01:09:03pour vous rappeler
01:09:03les informations du jour
01:09:04l'élimination par Israël
01:09:06tout d'abord
01:09:07de l'un des plus hauts dignitaires
01:09:09iraniens
01:09:10et ce soir Israël
01:09:11qui promet que le prochain
01:09:12sur la liste
01:09:13et bien c'est le nouveau guide suprême
01:09:16Oui tout à fait
01:09:17toute dernière déclaration
01:09:19donc de Tzal
01:09:20qui affirme ce soir
01:09:22que l'armée israélienne
01:09:23va traquer
01:09:24trouver
01:09:25et neutraliser
01:09:26le nouveau guide suprême
01:09:27Moshtaba
01:09:28Hamenei
01:09:29d'après les informations
01:09:30d'ailleurs
01:09:31du média israélien
01:09:33N12
01:09:33publié aujourd'hui
01:09:35l'armée israélienne
01:09:36disposerait encore
01:09:37de cibles
01:09:38offensives
01:09:39en Iran
01:09:40pour les six prochaines semaines
01:09:42on comprend donc
01:09:42que ce n'est pas fini
01:09:43mais revenons donc
01:09:43sur l'information du jour
01:09:46à savoir
01:09:46l'élimination
01:09:47d'Ali Laridjani
01:09:49qui a été
01:09:49officialisé
01:09:51cet après-midi
01:09:52par le premier ministre
01:09:53israélien
01:09:54Benyamin Netanyahou
01:09:56dans une prise de parole
01:09:57publiée
01:09:58sur ses réseaux sociaux
01:10:00et dans laquelle
01:10:00il explique notamment
01:10:01que Israël
01:10:03déstabilise
01:10:03le régime
01:10:04afin de permettre
01:10:05au peuple iranien
01:10:06de le renverser
01:10:08le premier ministre israélien
01:10:10qui a également
01:10:11indiqué
01:10:12qu'Israël
01:10:12serait sur le point
01:10:14de devenir
01:10:14une super puissance mondiale
01:10:16aux côtés des Etats-Unis
01:10:17et qu'elle réservait encore
01:10:18un certain nombre
01:10:19de surprises
01:10:20à l'Iran
01:10:20sans préciser
01:10:22bien sûr
01:10:22de quelles surprises
01:10:24il s'agit
01:10:25en tout cas
01:10:25c'est une nouvelle
01:10:26victoire
01:10:27pour l'état hébreu
01:10:28avec cette élimination
01:10:29qui est la deuxième
01:10:31plus importante
01:10:32depuis le début
01:10:33de cette guerre
01:10:33après bien entendu
01:10:34celle du guide suprême
01:10:36lui-même
01:10:36Ali Akhamenei
01:10:37éliminé
01:10:37au premier jour
01:10:38de ce conflit
01:10:39le 28 février
01:10:40et depuis
01:10:41Ali Laridjani
01:10:42était celui
01:10:43qui était considéré
01:10:44comme le numéro 2
01:10:45de ce régime
01:10:46et même
01:10:47comme le leader
01:10:48de facto
01:10:48de l'Iran
01:10:49notamment par Israël
01:10:50il a donc été éliminé
01:10:52par l'état hébreu
01:10:54et il n'est pas le seul
01:10:55puisqu'il y a également eu
01:10:5610 autres
01:10:57haut-gradés
01:10:58iraniens
01:10:59qui ont été éliminés
01:11:00au cours de cette frappe
01:11:01notamment
01:11:01le chef du corps
01:11:03Basij
01:11:03des gardiens
01:11:04de la révolution
01:11:05qui a été éliminé
01:11:05à la réaction
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