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  • il y a 10 minutes
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver pour 60 Minutes.
00:02Les premières mises en examen qui tombent une semaine exactement après la mort de Quentin Deranque.
00:07Sept suspects sont désormais poursuivis pour homicide volontaire.
00:11Ils vont probablement passer la nuit en prison, en détention provisoire.
00:14Ce soir, l'avocat des parents de Quentin prend la parole dans 60 Minutes.
00:18Il est avec nous dans quelques instants.
00:20Ce coup de tonnerre également à Buckingham.
00:22L'ex-prince Andrew placé en garde à vue dans l'affaire Epstein.
00:26La police l'a arrêté au petit matin.
00:27On ira à Londres, bien sûr. On verra comment l'enquête progresse de ce côté-ci de la Manche, en
00:32France,
00:33avec les toutes dernières infos de BFM TV.
00:35Et puis l'invité de 60 Minutes également, c'est un patron qui a l'œil sur nos courses,
00:40Alexandre Bompard, le PDG de Carrefour.
00:42À quand on l'a calmé sur les prix ?
00:43Et est-il un patron en colère contre les impôts des entreprises ?
00:47C'est parti.
00:59Il y a tout juste une semaine, Quentin Durand qui était laissé pour mort sur un trottoir de Lyon.
01:05Et ce soir, 7 suspects, 7 hommes sont donc en détention provisoire.
01:09Ou vont l'être dans les minutes qui viennent, poursuivis pour homicide volontaire.
01:13Bonsoir Dominique Rizet.
01:14Bonsoir Marc.
01:15Consultant police-justice à BFM TV.
01:17Bonsoir Fabien Rajon. Bonsoir Maître.
01:19Bonsoir.
01:19Vous êtes l'avocat des parents de Quentin.
01:22Vous réagirez, si vous voulez bien, dans quelques instants à ces derniers développements judiciaires.
01:26Avec vous tout d'abord Dominique.
01:28Le profil de ces 7 personnes, je disais 7 hommes, le plus jeune à 20 ans, le plus âgé 26.
01:32Absolument. Une semaine exactement après l'agression de Quentin,
01:36ça veut dire que le travail a été fait très rapidement, qu'ils ont été identifiés rapidement.
01:41Oui, ils sont 7 qui ont été déférés devant des magistrats ce soir.
01:46Donc 2 qui ont refusé de s'expliquer pendant leur garde à vue.
01:515 qui ont affirmé, reconnu en tout cas, qu'ils étaient sur place.
01:55Qui reconnaissent avoir donné des coups, mais qui n'avaient pas, ont-ils dit lors de leur garde à vue,
02:02la volonté de tuer.
02:04On se souvient que l'avocat de l'attaché parlementaire de Raphaël Arnaud avait dit hier que son client,
02:09donc qui fait partie des 7 déférés, avait reconnu des coups, mais pas des coups mortels.
02:15Donc la discussion, mais Fabien Rajon le dira bien mieux que moi, portera là-dessus avec des avocats et des
02:21clients
02:21qui diront oui, j'ai donné des coups, mais pas des coups mortels.
02:24On sait aussi que ces personnes ont été identifiées grâce à des vidéos, des témoignages,
02:31de la vidéosurveillance, des vidéos prises aussi par des particuliers,
02:35et que l'autopsie du corps du malheureux Quentin a été réalisée.
02:40Autopsie qui va donner plus d'éléments qu'on n'a pas évidemment sur les circonstances de sa mort.
02:45On voit qu'il a été tabassé, c'est les coups qu'il a reçus à la tête qui ont
02:49provoqué sa mort.
02:50Il va falloir que l'autopsie essaie de donner la chronologie des coups,
02:54que cette chronologie des coups soit comparée aux vidéos, à la présence des uns des autres,
03:00et puis ensuite, on saura peut-être lequel a donné le plus de coups,
03:03des coups qui pourraient être les coups mortels.
03:05Encore une fois, tout ça c'est l'autopsie croisée avec le travail de PJ et les auditions,
03:10qui permettra peut-être d'en savoir plus.
03:12Votre première réaction, maître, à cette série de mises en examen,
03:16est-ce qu'on peut parler d'un peu de soulagement ou pas ?
03:19La famille en prend acte de ces mises en examen, de ces déferments,
03:23et visiblement de ces détentions provisoires.
03:26Effectivement, les investigations ont avancé relativement vite.
03:29On se posait la question du moment des interpellations,
03:32et je dirais même que du côté de la famille, du point de vue de la famille,
03:35on se posait surtout la question de la rédition de ces individus,
03:39mis en cause pour des faits extrêmement graves,
03:42le meurtre de Quentin, des individus dont je rappelle qu'ils étaient identifiés,
03:47annoncés comme identifiés dès lundi par le procureur de la République.
03:49Ils avaient tout loisir de se mettre à disposition de la justice,
03:53de se rendre au commissariat le plus proche de chez eux,
03:56afin de concourir à la manifestation de la vérité.
03:58Ils ne l'ont pas fait.
03:59Le procureur, tout à l'heure, a expliqué que d'autres suspects
04:03étaient probablement toujours en fuite.
04:05Est-ce que vous leur demandez ?
04:07Il serait bien inspiré, quelle que soit leur implication ou non dans cette affaire,
04:14quel que soit leur niveau d'implication,
04:16de se rapprocher des services de police et de gendarmerie
04:19et de se mettre à la disposition de la justice,
04:21parce que je pense que cette affaire le mérite.
04:24Donc ce n'est que le début de l'enquête.
04:27Il y a peut-être encore des suspects,
04:28probablement encore des suspects en liberté, c'est ça ?
04:30Alors, par principe, oui,
04:32puisqu'effectivement on en est au stade des mises en examen,
04:34une information judiciaire va être ouverte,
04:37confiée à des magistrats instructeurs,
04:39et on imagine un délai d'information judiciaire de 18 mois environ.
04:44C'est le délai prévisible de fin d'information
04:46qui est en général annoncé pour ce type d'affaires.
04:48Ils sont donc poursuivis pour homicide volontaire.
04:50Vous auriez voulu qu'il le soit pour meurtre en bande organisée.
04:53Pourquoi ?
04:53Absolument. Non seulement on souhaitait cette qualification,
04:56on la souhaite toujours,
04:57raison pour laquelle nous avons déposé plainte
04:59avec la famille de Quentin de Ranque.
05:02Lundi, devant les services de la Sûreté départementale du Rhône,
05:06pour meurtre en bande organisée.
05:08Alors, premier point, le meurtre,
05:11il y a a priori consensus entre les partis civils
05:13et le procureur sur cette qualification de meurtre,
05:15à savoir le fait qu'il y avait volonté de tuer,
05:19intention homicide de la part de un ou de plusieurs des agresseurs.
05:23En revanche, nous ce qu'on souhaite,
05:24c'est effectivement cette qualification de bande organisée.
05:27Pourquoi ? Premier point, parce que le meurtre en bande organisée
05:31est puni d'une réclusion criminelle à perpétuité.
05:33Mais deuxième point, parce que, comme je l'ai dit d'ailleurs
05:36depuis le début de cette affaire,
05:38on est très loin d'une rixe avec des faits de violence spontanés.
05:42On est sur une bande organisée pour plusieurs raisons.
05:44Un, il y a eu des repérages visiblement.
05:46Deux, il y a eu des complicités.
05:47Trois, il y a eu des repérages avec des individus en scooter
05:50qui cherchaient des personnes isolées.
05:53Quatre, il y a vraisemblablement utilisation de messagerie cryptée.
05:56Cinq, on a affaire aussi, il faut le dire,
05:59à des individus qui sont particulièrement rompus à la violence,
06:03qui s'entraînaient pour commettre ce type de fait.
06:06Et donc, l'association de malfaiteurs
06:08qui est retenue à ce stade par le procureur de la République,
06:10c'est un premier pas.
06:11Mais nous, nous souhaitons effectivement
06:12que cette qualification de bande organisée,
06:14elle, soit retenue.
06:15Raison pour laquelle nous avons déposé plainte
06:17pour meurtre en bande organisée.
06:19Maître, il y a trois des sept personnes mises en examen
06:22qui reconnaissent faire partie de l'ultra-gauche.
06:25Et l'une d'entre elles, on le sait,
06:26est donc un assistant parlementaire d'un député insoumis.
06:29Est-ce que ça donne pour vous une connotation politique
06:32à ce qui s'est passé ?
06:33Ou est-ce que vous n'entrez pas dans ce débat-là ?
06:35Alors, je pense que la connotation politique,
06:37elle est assez évidente dans ce dossier.
06:39Elle fait consensus dans ce dossier.
06:41Pour autant, ce n'est pas une circonstance aggravante,
06:43à mon sens, en tout cas,
06:44pas retenue par le procureur de la République.
06:46Donc, pour le moment, je vous dirais
06:47que ce n'est pas un enjeu judiciaire.
06:48Est-ce qu'on vous entendrait dire, par exemple,
06:50l'extrême-gauche a du sang sur les mains,
06:52comme on a pu l'entendre dans l'hémicycle
06:55à l'Assemblée nationale ces derniers jours ?
06:56Alors, moi, je vous dis très clairement
06:57que des individus ont du sang sur les mains.
06:59Bien évidemment, il y a des responsables
07:01de la mort de Quentin, victime de 23 ans,
07:03d'un véritable lynchage.
07:05Bien évidemment que des individus
07:06ont du sang sur les mains.
07:09Le débat politique, ce n'est pas notre débat.
07:11Je crois pouvoir vous dire que...
07:13Est-ce que c'est celui de la famille ?
07:14Ce n'est pas celui de la famille.
07:15Très clairement, ce n'est pas celui de la famille.
07:16La famille, elle souhaite deux choses.
07:18Un, que les meurtriers de Quentin
07:21soient sévèrement punis par l'institution judiciaire.
07:23Deux, que la mémoire de Quentin,
07:25elle soit respectée.
07:27Que la mémoire de Quentin ne soit pas salie.
07:29Et d'ailleurs, j'y veillerai personnellement.
07:30À quoi vous faites allusion ?
07:31Je fais allusion à des commentaires
07:32qu'on peut voir sur les réseaux sociaux.
07:34Je fais allusion à des vidéos qui sont abjectes.
07:36Je fais allusion à certains propos
07:37de certains responsables politiques
07:38qui le sont tout autant.
07:40Il faut le dire.
07:41Je pense que sur cette affaire,
07:43beaucoup ont perdu la raison.
07:44et qu'il ne faut pas inverser les rôles.
07:47On a très clairement un jeune de 23 ans
07:50passionné de littérature, d'histoire,
07:53qui faisait d'ailleurs 1,70 m, 63 kg,
07:56qui n'était pas quelqu'un
07:57qui était connu pour des faits de violence,
07:58qui n'avait jamais été placé,
07:59ne serait-ce qu'une seule fois en garde à vue,
08:01pour une quelconque affaire
08:02et encore moins pour une affaire de violence,
08:04qui a été lynché à mort
08:05et pris dans un véritable guet-apens.
08:08Voilà la réalité objective des faits.
08:10Alors, on peut bien sûr discuter,
08:11on peut débattre de tout,
08:12mais il y a une réalité objective des faits.
08:15Moi, ce que je dis,
08:15c'est que des individus, effectivement,
08:17ont du sang sur les mains.
08:19Des individus sont bel et bien responsables
08:21d'un meurtre.
08:21Il appartiendra, en toute sérénité
08:24à l'institution judiciaire,
08:25de faire le tri sur le profit de ces gens-là
08:27et de voir qui mérite d'être envoyé
08:29devant une cour d'assises,
08:31parce que ce dossier a vocation
08:32à être envoyé devant une cour d'assises.
08:34Ces gens-là encourt une peine
08:35de réclusion criminelle.
08:37Oui, on a encore du mal
08:38à comprendre précisément
08:39ce qui s'est passé ce soir-là
08:40et je voulais vous entendre sur ce point.
08:42Maître, on sait que les échauffourés
08:45ont débuté pas très loin
08:46de Sciences Po Lyon
08:49où Rima Hassan, la députée insoumise,
08:51tenait une conférence.
08:52Le collectif identitaire Némésis
08:56organisait une contre-manifestation
08:57et il affirme que Quentin
08:59assurait la sécurité
09:01de cette contre-manifestation.
09:02Est-ce que c'était le cas ou pas ?
09:03Alors, Quentin,
09:04ce n'était pas un gros bras d'extrême-bras,
09:05ce n'était pas un agent de sécurité,
09:07ce n'était pas un vigile,
09:08ce n'était pas un membre
09:08d'un service d'ordre.
09:09Il a été visiblement appelé
09:13par certains de ses amis
09:14pour aider à mettre à l'abri
09:16ces jeunes filles de Némésis.
09:17Dans quelles conditions ?
09:18Il était dans le service d'ordre ?
09:19Non, il a été appelé, effectivement,
09:22pour aider à mettre à l'abri
09:23ces jeunes filles.
09:25Là où on a une interrogation
09:26et l'enquête et les investigations
09:29et notamment l'information judiciaire
09:30nous permettront d'y voir plus clair,
09:31c'est qu'a priori,
09:32il n'avait pas vraiment à quoi s'attendre
09:34et surtout, il ne s'attendait pas
09:35à ce niveau-là de violence.
09:36Il a été pris dans un guet-apens,
09:38très clairement.
09:38C'était la première fois
09:40qu'il était appelé pour ça ?
09:41Oui, en plus, c'était effectivement,
09:42a priori, la première fois,
09:43ce n'est pas a priori d'ailleurs,
09:44c'était la première fois
09:45qu'il était appelé
09:46pour, entre guillemets,
09:47donner un coup de main
09:48et protéger une contre-manifestation
09:50ou une opération de happening
09:51de la part de ces jeunes filles
09:53et je tiens à préciser
09:53qu'il n'était pas membre
09:54de ce collectif Némésis.
09:56On a vu, pardon Maître,
09:57sur une des vidéos tournées
09:58au moment de l'altercation,
10:00un groupe où on ne reconnaît pas Quentin,
10:02mais un groupe où on voit,
10:05d'ailleurs on voit les images devant vous,
10:06avec des jeunes qui ont le visage masqué,
10:09certains ont des équis à la main,
10:11il n'était pas dans ce groupe-là.
10:12Il était à une centaine de mètres
10:14de l'agression des jeunes filles
10:15de Némésis par ses militants,
10:17vous les qualifiez
10:18d'extrême-gauche, d'ultra-gauche,
10:19peu importe.
10:20Il était à bonne distance
10:21et d'ailleurs,
10:22il n'a même pas eu la possibilité
10:24d'intervenir pour essayer
10:25de prêter main forte
10:26à ces cinq ou six jeunes filles
10:27qui se faisaient agresser,
10:29qu'un groupe lui a foncé dessus
10:31et lui a tendu,
10:32ce que moi je qualifie,
10:33sciemment et d'une manière
10:34parfaitement sereine,
10:35de guet-apens.
10:36De guet-apens parce qu'il y a eu
10:38des repérages, des complicités,
10:40parce qu'il y a eu une préparation
10:41et parce que les coups
10:43qui ont été assénés
10:44à cette victime innocente
10:45ont été d'une violence terrible, inouïe.
10:48Dominique Rizet évoquait justement
10:49les éléments d'autopsie.
10:51Ils sont véritablement glaçants,
10:55véritablement glaçants.
10:56Quentin de Ranck
10:57n'avait aucune chance
10:58de s'en sortir.
10:59Je rappelle qu'il faisait 63 kilos.
11:00Il était face à des individus...
11:01Ce n'était pas un gros bras,
11:02c'est ce que vous nous expliquez.
11:03Non, il était face à des individus
11:04qui étaient visiblement
11:06déterminés à tuer.
11:07Rien, pardon maître,
11:08rien ne peut expliquer
11:09la mort d'un gamin de 23 ans
11:11sur un trottoir à Lyon,
11:12mais les médias y compris
11:13se sont demandé
11:14comment il fallait le nommer.
11:17Quentin, on sait qu'il était proche
11:18de l'action française,
11:20de certains groupes identitaires.
11:21Pour vous, est-ce que vous diriez
11:22que c'était un militant ?
11:24Je dirais que c'était un...
11:26Oui, un militant nationaliste
11:28qui avait ses idées,
11:29qui avait ses convictions,
11:30mais qui concevait son engagement
11:32de manière non-violente
11:34et pacifique.
11:35Il y a une marche
11:36qui est prévue en hommage
11:38à Quentin,
11:39après-demain à Lyon.
11:40Plusieurs mouvements identitaires
11:41ont prévu
11:42ou avaient prévu
11:43d'y prendre part,
11:44parce que la mairie de Lyon
11:45a demandé l'interdiction
11:46de cette marche
11:47en raison d'un risque
11:48de trouble à l'ordre public.
11:50Qu'en pensent ses parents ?
11:51Les parents ne seront pas présents
11:53à cette marche,
11:54ils ne sont pas à l'initiative
11:55de cette marche,
11:56et ils appellent les personnes
11:56qui souhaiteraient
11:58rendre hommage à Quentin
11:59à le faire d'une manière digne,
12:02calme et sans expression politique.
12:04Mais ils soutiennent
12:05cette marche ou pas ?
12:06Ils ne la soutiennent pas,
12:07ils considèrent que cette marche
12:09est une initiative
12:10qui ne leur appartient pas,
12:12ils n'en seront pas.
12:13Comment vont-ils ?
12:16Écoutez, ils sont confrontés
12:18à une épreuve qui est terrible,
12:19qui suscite d'ailleurs légitimement
12:21une émotion considérable,
12:23considérable.
12:24Ils font face à cette épreuve
12:27avec la force
12:29que leur donne la foi,
12:30très clairement.
12:31La foi les aide beaucoup
12:33face à cette épreuve.
12:34Ils sont dignes,
12:35mais ils ne sont pas simplement dignes,
12:37ils sont également déterminés,
12:39déterminés à ce que justice
12:40soit rendue à Quentin
12:41et déterminés à ce que
12:42la mémoire de Quentin
12:43ne soit pas salie.
12:44Et lorsqu'elle sera salie,
12:45la mémoire de Quentin,
12:47je déposerai plainte
12:48pour apologie de crime,
12:49nous le ferons systématiquement.
12:51Et pour dire les choses
12:51très clairement,
12:52ils appellent au calme.
12:53Ils appellent au calme
12:54et à la retenue, absolument.
12:56Merci beaucoup Maître
12:56d'être venu ce soir
12:57sur ce plateau.
12:58Merci également à vous
12:59Dominique Rezé.
13:00On va continuer de parler
13:01évidemment de l'onde de choc
13:03provoquée en France
13:04par la mort de Quentin Deran,
13:05que l'onde de choc
13:06mais aussi le climat politique
13:07qui est en train de virer
13:08parfois au règlement de compte.
13:10On peut en parler ce soir.
13:11J'ai le plaisir d'accueillir
13:11Brice Tinturier,
13:12le directeur général délégué
13:14d'Ipsos France.
13:14Bonsoir à vous.
13:16Brice Catevenot,
13:17député Ensemble pour la République
13:18des Hauts-de-Seine.
13:18Bonsoir, soyez la bienvenue également.
13:20Et Laurent Jacobelli,
13:20bienvenue.
13:21Bonsoir.
13:21Porte-parole du Rassemblement
13:22National et député de Moselle.
13:26Tout juste.
13:26Si je résume la situation
13:27pour ceux qui prennent
13:29l'information en route,
13:30on a ce soir un collaborateur
13:31d'un député insoumis
13:32soupçonné d'être impliqué
13:33dans un meurtre.
13:33Il est présumé innocent
13:35et mis en examen pour cela.
13:37Une violence politique
13:37qui aujourd'hui semble déborder
13:39de l'hémicycle vers la rue
13:40et un président de la République
13:42qu'on entendra dans quelques instants
13:43qui appellent les Français au calme.
13:46Quel moment politique,
13:47Brice Tinturier,
13:48on est en train de vivre aujourd'hui ?
13:50Si la politique était une météo,
13:52on serait où ?
13:52Juste avant la foudre,
13:54juste avant l'orage ?
13:56Oui, probablement.
13:57Mais ce qui est manifeste,
13:58c'est que ce qui s'exprime
13:59de la part de certains responsables politiques
14:02a des effets ensuite
14:03sur certains militants,
14:05certains adhérents
14:06et dans la société.
14:07Les mots ne sont pas que des mots ?
14:09Les mots ont toute leur importance
14:11et créent des effets.
14:12Du coup,
14:13il y a un décalage
14:14entre ce qui se passe
14:15dans la société politique
14:16et ce qui se passe dans la société.
14:18La société,
14:19elle demande de l'apaisement
14:20très profondément
14:21et dans son immense majorité.
14:23Et les affrontements
14:24qu'on voit à l'Assemblée nationale
14:25sont en décalage
14:27par rapport à cette demande.
14:28Et du coup,
14:29vous avez un gradient
14:30qui est en train
14:30de se fabriquer incontestablement
14:32entre une violence verbale politique
14:34qui se traduit progressivement
14:36en violence physique.
14:37Elle nous emmène où,
14:38cette violence ?
14:39Ça, je ne sais pas.
14:40Elle nous emmène en tous les cas
14:41à très court terme
14:42dans un terrain
14:43qui est un terrain explosif,
14:45je le crois vraiment,
14:46qui est ressenti par les Français
14:48comme extrêmement,
14:50et je pèse mes mots,
14:52inquiétant pour ne pas dire
14:53terrifiant.
14:54Et le décalage,
14:55encore une fois,
14:55est très fort
14:56entre ce qui se passe
14:57en termes de violence verbale
14:58et politique
14:59et l'aspiration
15:00de l'ensemble de la société.
15:01Est-ce que vous diriez,
15:02on parlait il y a quelques instants
15:03avec Maître Rajon
15:04de ces manifestations
15:05qui vont peut-être avoir lieu
15:06ou qui sont peut-être interdites
15:08parce qu'on redoute
15:09à nouveau des affrontements
15:10et on redoute
15:10de voir un jeune
15:12finir sur un trottoir,
15:13est-ce que la France
15:13est inflammable ?
15:15Oui,
15:16le chaudron français,
15:17je l'ai souvent dit,
15:18il est quand même
15:19très bouillonnant.
15:20Vous avez 55% de Français
15:22qui vous disent
15:23qu'ils sont non seulement
15:24en colère,
15:25mais contents,
15:25mais prêts
15:26dans une forme de contestation.
15:27et puis quasiment autant
15:30qu'à 40%,
15:3145%
15:32qui vous disent
15:33qu'ils sont mécontents,
15:34mais pas dans la contestation.
15:35Ce qui veut dire
15:35que ceux qui sont apaisés
15:37et satisfaits,
15:38ils pèsent 3 ou 4%
15:38rendant leur hommage.
15:41Donc incontestablement,
15:42le pays est très mécontent
15:43et parmi ces mécontents,
15:44il y a des Français
15:45qui voudraient aller
15:48presque au-delà
15:48du mécontentement.
15:49De là à adhérer
15:50à la violence,
15:51pas du tout
15:51et de là à avoir
15:53des complaisances
15:53par rapport à la violence,
15:55pas du tout.
15:5590% dans nos enquêtes
15:56nous disent
15:57qu'ils ont le sentiment
15:58de vivre dans une société violente,
15:59c'est justement
16:00pour la dénoncer,
16:01pour considérer
16:02que c'est quelque chose
16:03de terrible.
16:04Aujourd'hui,
16:04Emmanuel Macron a pris la parole,
16:05il appelle au calme
16:06et s'adresse également
16:07à une partie
16:08de la classe politique,
16:09on l'écoute.
16:11Je le dis avec beaucoup de force
16:13et donc oui,
16:14les partis extrêmes
16:15doivent faire leur ménage,
16:16l'extrême gauche en l'occurrence,
16:17mais les autres partis extrêmes
16:19et l'extrême droite aussi
16:19qui a dans ses rangs parfois
16:21des militants
16:22qui justifient
16:23l'action violente.
16:24Et je le dis avec beaucoup de force,
16:25je l'ai toujours dit,
16:26c'est ce pourquoi je me suis
16:27toujours opposé aux extrêmes.
16:28Mais rien ne saurait justifier
16:30ni chez les uns
16:31ni chez les autres
16:32et ni même
16:33dans un face-à-face
16:34qui est mortifère
16:35pour la République,
16:36rien ne saurait justifier
16:38l'action violente.
16:41Il a raison de faire cette mise au point
16:44qui vous concerne en partie,
16:45Laurent Jacabéli.
16:46Alors, sur la phrase de la fin,
16:48rien ne justifie une action violente,
16:50oui, évidemment,
16:51le président de la République
16:52a raison de le dire.
16:53En revanche,
16:54je suis un peu gêné
16:54par son amalgame.
16:55On voit bien que là,
16:56la politique reprend le dessus
16:58et il essaye probablement
16:59de se remettre en avant
17:00et de remettre son camp en avant.
17:01C'est qu'aujourd'hui,
17:02il y a un responsable.
17:03Ce n'est pas Mme Thévenoux,
17:04ce n'est pas moi directement,
17:05ce n'est pas nous,
17:06c'est la France insoumise.
17:08C'est Jean-Luc Mélenchon.
17:09Jean-Luc Mélenchon
17:10qui dit à des jeunes
17:11de ce mouvement
17:11les fachos,
17:13allez faire le coup de poing,
17:14allez les taper.
17:15Il le dit.
17:15C'est un livre qui s'appelle
17:16La Meute
17:17qui nous l'apprend.
17:18Jean-Luc Mélenchon
17:19qui a adoubé
17:21Raphaël Arnaud,
17:22le chef de la milice
17:23et qui l'a dit
17:24viens rejoindre les filles
17:26et on sait très bien
17:26pour faire quelle base besogne.
17:28Donc, le problème
17:28du président de la République
17:29pour nommer les choses
17:30est assez gênant.
17:32Il a eu des problèmes
17:33pour les islamistes, etc.
17:35Donc là, c'est la France insoumise
17:36et la jeune garde le problème.
17:38Mais le président de la République,
17:40s'il veut agir,
17:40qu'il le dise à sa majorité,
17:42qu'il prenne son téléphone
17:43et qu'il dise à M. Attal,
17:45n'appelle plus jamais
17:46à voter pour la France insoumise
17:48comme tu l'as fait
17:49pour les élections législatives
17:50de 2024.
17:50On va demander à Prisca Tévenoux
17:51de réagir à vos propos.
17:52Elle est membre du parti
17:53de Gabriel Attal.
17:54Parce que l'extrême centre
17:54a aussi malheureusement
17:55une part de responsabilité
17:56dans la présence de LFI
17:58à l'Assemblée nationale
17:59et donc dans le financement
18:01de la jeune garde
18:02puisque des collaborateurs
18:03jeunes gardes
18:04sont payés
18:04avec l'argent de députés.
18:06Prisca Tévenoux.
18:08En fait, vous savez,
18:10il faut qu'on réfléchisse.
18:11Enfin, il y a une responsabilité,
18:13excusez-moi.
18:13Je suis un peu étonnée
18:14et un peu émue
18:16des débats qui ont lieu
18:17depuis maintenant plusieurs jours
18:18sur le drame de Quentin.
18:21Oui, la responsabilité politique,
18:24elle est du côté
18:25de la France insoumise
18:26pour les différents éléments
18:27qui ont été donnés
18:28par les interpellations
18:30qui ont été faites
18:30et qui devront avoir
18:31une conclusion
18:32d'un point de vue
18:33de la justice
18:33mais aussi pour la réaction
18:35que la France insoumise
18:36a dans sa globalité
18:37par rapport à ce drame
18:38en se victimisant
18:39ce qui est une horreur
18:40et une indignité absolue.
18:42Mais une fois qu'on a dit ça,
18:43est-ce qu'on ne peut pas
18:44juste s'arrêter là
18:45et ensuite considérer
18:46qu'en tant que classe politique
18:47dans notre globalité,
18:48qu'est-ce que nous devons faire
18:49pour participer
18:50à ce que les Français
18:51attendent de nous ?
18:52C'est-à-dire trouver des solutions
18:53s'il y a des enjeux législatifs
18:54qu'on les trouve
18:55mais surtout
18:55appeler tous à l'apaisement.
18:57Et en fait,
18:58ce que vous venez de faire
18:59M. Jacobelli
18:59m'étonne un peu
19:00parce que sur la première partie
19:02à la limite,
19:02on se retrouve presque.
19:04Ce qui est un peu étonnant
19:04mais on ne se retrouve pas.
19:05Mais sur la deuxième partie,
19:07est-ce qu'on a besoin
19:08de rentrer dans la politique politicienne ?
19:10Vous voulez venir me dire ici
19:11qu'on aurait une responsabilité
19:12sur la France insoumise ?
19:13M. Jacobelli,
19:14je vais le dire,
19:14non, non,
19:15je n'ai pas envie de chicailler,
19:16je n'ai pas envie de prendre la petite phrase.
19:17Et je vais finir ma phrase
19:18et vous pourrez répondre
19:19parce que je pense qu'en plus
19:20on ne va pas en plus
19:21se parler les uns sur les autres
19:22pour créer du bruit et du brouhaha.
19:23Ce n'est pas ce que les gens
19:24demandent aujourd'hui.
19:26Le seul et unique
19:27homme politique
19:28ou personnalité politique
19:29d'ordre national
19:30à avoir été sur le terrain,
19:33à affronter les yeux dans les yeux,
19:36M. Arnaud,
19:36ça vous fait sourire,
19:37pas moi,
19:38c'est Gabriel Attal.
19:39Ensuite,
19:40si vous voulez nous expliquer
19:42ce qui s'est passé
19:42en termes de stratégie,
19:43je vais vous la donner,
19:44moi, la stratégie
19:45dont on parle très peu.
19:46C'est la vôtre,
19:48la LFI
19:49et l'épouvantail
19:50préférée,
19:51parfait pour le Rassemblement National
19:52et vous le saviez déjà
19:53en 2024
19:54parce que,
19:54je vais finir ma phrase
19:55et je vais vous laisser répondre
19:56et je vais vous écouter.
19:57Vous avez laissé
19:58au second tour
20:00pas un,
20:00pas deux,
20:01douze candidats RN
20:02en troisième position
20:03face à des candidats LFI
20:05leur permettant ainsi
20:06d'être élus.
20:08Et aujourd'hui,
20:08ces douze-là
20:09siègent à côté de M. Arnaud.
20:10Je vais vous répondre.
20:11Finalement,
20:12vous avez un adversaire préféré.
20:13Tout à fait.
20:15Jean-Luc Mélenchon dit
20:16ça se terminera
20:16entre vous et nous,
20:17entre le RN et les Insoumis.
20:19Et il s'exécute.
20:19Mais est-ce que c'est pas
20:20la même chose pour vous ?
20:21Non, mais 88 désistements.
20:24Il y a eu,
20:24dans le camp du centre
20:26et de la majorité présidentielle,
20:27de ce qui était la majorité,
20:2888 désistements
20:29pour faire en sorte
20:30que le Rassemblement National
20:31ne passe pas,
20:32quitte à faire passer
20:32des Frances Insoumises.
20:34C'est tout.
20:34Mais maintenant,
20:35partons de ce constat.
20:36Mais c'est pas grave,
20:37c'est une stratégie à assumer.
20:37Gabriel Attal l'a dit.
20:39Bon, aujourd'hui,
20:39on voit les désastres
20:40que ça peut donner.
20:42Est-ce qu'on peut au moins
20:42se dire que
20:44tous ceux qui ne sont pas
20:45proches de LFI,
20:46on fasse un cordon sanitaire
20:49?
20:50Mais nous n'avons aucun lien,
20:51madame,
20:51avec la jeune garde
20:52ou je ne sais quoi.
20:53Nous n'avons pas
20:54de collaborateurs impliqués
20:58dans des meurtres.
20:59Vous faites un amalgame
21:00qui vous arrange peut-être,
21:01mais qui n'est pas naturel.
21:02Il y a aujourd'hui
21:03un seul parti,
21:04un seul parti
21:05qui prône de près
21:06ou de loin
21:06une forme d'antisémitisme.
21:07Un seul parti
21:08qui fait de la race
21:09la notion de tout
21:10et ils veulent faire élire
21:12des racisés, etc.
21:13Alors que c'est la nation
21:13qui devrait être l'exemple.
21:15Un seul parti,
21:16c'est la France Insoumise.
21:17Et donc,
21:17soit on mélange tout
21:18et on dit
21:19tout le monde se vaut,
21:20etc.
21:20Et du coup,
21:21on ne règle aucun problème.
21:22Soit on se dit
21:23en républicain responsable,
21:24on n'est d'accord
21:24sur à peu près rien.
21:26Mais on peut être d'accord
21:26sur une chose,
21:27c'est que des candidats
21:29qui financent des nervis
21:31qui vont aller tuer des gamins,
21:33ça, on ne peut pas l'admettre.
21:34Est-ce qu'au moins là-dessus,
21:35on peut être d'accord ?
21:36Vous n'avez pas honte ?
21:37De rien ?
21:37Vous êtes en train...
21:38C'est ça le problème,
21:39c'est que vous avez honte
21:40de rien.
21:41Mais vous devriez
21:42un peu vous remettre
21:43aussi en question.
21:44Et oui,
21:45le ménage que la LFI
21:49même M. Bardella
21:50était d'accord avec ça
21:51quand il parlait
21:51de ces fameuses brebis galeuses.
21:53Vous dénoncez l'antisémitisme
21:55de la France insoumise
21:57mais vous investissez
21:57des candidats aux législatifs
21:59qui sont antisémites,
22:00qui sont racistes,
22:01qui sont homophobes.
22:02Parce qu'on ne sait pas justement,
22:04parce qu'on s'est mobilisés
22:05contre ça.
22:06Vous les avez pour être
22:06parfaitement précis
22:07sur les cas récents
22:07et pour avoir interrogé
22:08quelques-uns.
22:09Et aux municipales,
22:09c'est-à-dire qu'on a commencé.
22:10Pour avoir interrogé,
22:11ils ont parfois été virés,
22:12comme vous dites,
22:13après des enquêtes de presse.
22:14Mais bien sûr.
22:14On fait notre boulot.
22:16Quand parfois on ne trouve pas
22:17avec la presse,
22:18mais nous on réagit,
22:19eux ne veulent pas virer
22:23Raphaël Arnaud.
22:25Vous savez,
22:26des gens malintentionnés,
22:27il y en a partout.
22:28Il y a un maire PS récemment
22:29qui a parlé...
22:29Ce n'est pas malintentionné,
22:30c'est raciste, antisémite, homophobes.
22:31On allait qu'on s'écoutait.
22:32Oui, mais soyez précis,
22:34M. Jacopéli, quand même.
22:34Il y a un parti socialiste
22:35qui a parlé de youpinry.
22:37Ce qui est très grave.
22:38Le parti socialiste...
22:39Je vais vous citer
22:41si vous m'autorisez.
22:42Non, attendez.
22:43Je sais très bien
22:44ce que vous allez faire.
22:45Vous allez détourner l'attention.
22:46Peut-être que ça vous arrange
22:47de détourner l'attention.
22:47Non, pas du tout.
22:48Vous ne faites pas
22:48de procès d'attention.
22:49Vous n'avez pas ce que je vais...
22:50Mais réglons le problème
22:51que nous avons.
22:52Je vais vous citer
22:53parce que ce sont des propos
22:53que vous avez tenus
22:54il y a quelques semaines
22:54à l'Assemblée nationale
22:55qui vous ont valu sept semaines
22:56à rater la lorde.
22:57Je crois même d'ailleurs
22:57que vous devez rendre
22:58une partie de votre indemnité.
22:59Les frères musulmans
23:00veulent lapider les homosexuels.
23:01Si vous voulez lapider
23:02les homosexuels,
23:03votez à les filles.
23:04Avouez que pour apaiser
23:06un petit peu l'atmosphère,
23:08il n'y a pas grand monde
23:09en France aujourd'hui
23:10qui réclame la lapidation
23:11des homosexuels.
23:12Si les frères musulmans
23:13et le Hamas...
23:15Vous m'avez posé une question,
23:16je vais vous répondre.
23:17Je suis comme les autres.
23:18Je ne peux pas m'expliquer
23:18en deux secondes.
23:20Clairement, il y a un parti
23:23qui a refusé
23:24que l'on qualifie
23:25les frères musulmans
23:26de terroristes.
23:27Or, donc,
23:28quand on est adhérent
23:29des frères musulmans
23:30ou adhérent à leur philosophie,
23:31le seul parti
23:31pour lequel on peut voter,
23:32c'est la France insuffisante.
23:33Avouez qu'il y a un petit côté
23:34un peu raccourci quand même.
23:35Alors, vous vous rendez compte ?
23:36Oui, c'est l'effet
23:37quand on a deux minutes
23:37pour s'expliquer.
23:38Donc, on est dans
23:38une assemblée nationale
23:39où un ancien dealer
23:43LFI siège
23:43ou un chef de milice
23:45LFI siège
23:46ou quelqu'un
23:48qui a frappé
23:49des instituteurs
23:50siège LFI toujours
23:51et quelqu'un
23:52qui a consommé de la drogue
23:53acheté un mineur
23:53siège.
23:54Eux ne sont pas sanctionnés.
23:55Moi qui condamne LFI
23:56et malheureusement,
23:57les faits me donnent raison
23:58sur la violence de LFI,
23:59je suis sanctionné.
23:59Et je précise,
24:01je crois qu'il y a eu
24:01également des députés insoumis
24:03qui ont été sanctionnés
24:03dans la même...
24:04Pour autre chose,
24:04pour menace physique.
24:05Ah oui, mais c'est quand même
24:06pas la même chose.
24:06C'est pour ça que je voulais
24:07le préciser.
24:08Brice Tinturier,
24:08ça fait 20 ans
24:09qu'on vous pose la même question
24:10mais je veux vous la poser
24:11quand même ce soir.
24:12Est-ce que tout ça
24:13achève la dédiabolisation
24:14du RN ?
24:16Non, je ne crois pas.
24:17Non ?
24:17Je pense que c'est une marche
24:18supplémentaire
24:19dans la désextrémisation,
24:21dédiabolisation du RN
24:22qui est incontestable
24:23parce qu'on le voit très bien
24:25dans nos enquêtes d'opinion.
24:26Ce parti est considéré
24:28aujourd'hui
24:29comme un danger
24:30pour la démocratie
24:31par un peu moins
24:32d'un Français sur deux
24:34mais il en reste
24:36encore 40 à 45%
24:38suivant les dimensions
24:39qui considèrent
24:40que c'est un parti extrême
24:41pas comme les autres,
24:42dangereux pour la démocratie,
24:44etc.
24:45Donc là,
24:45on aura probablement
24:46une étape nouvelle,
24:48je crois,
24:49dans cette désextrémisation
24:51mais il reste des choses
24:52très fortement négatives
24:54malgré tout
24:54à coller au RN.
24:56Malgré tous les efforts...
24:57Mais c'est marrant
24:58parce que la jeune garde,
24:59c'est à les filles
24:59parce que depuis tout à l'heure
25:00j'ai l'impression
25:01qu'elle est à coller au RN
25:02et qu'on fait le procès du RN.
25:03Pardon, Laurent Jacomédi.
25:04Juste entre vous,
25:04je ne sais pas pour compléter.
25:06Laurent Jacomédi,
25:06on a dit qu'on s'écoutait
25:07sur ce plateau,
25:08s'il vous plaît.
25:09Si on compare
25:10les jugements des Français
25:11sur le RN
25:11et sur la France insoumise,
25:13est-ce qu'ils sont plus sévères
25:14pour l'un que pour l'autre ?
25:15Alors, c'est le point
25:16sur lequel j'allais aller.
25:17Il y a malgré tout
25:19une dimension
25:19que je crois très importante
25:20qui est un item
25:22que nous formulons
25:22en attise la violence.
25:24Et ça, c'est je crois
25:26le point clé
25:27de nos discussions de ce soir.
25:2868% des Français considèrent
25:30c'était avant la mort de Quentin
25:31que la France insoumise
25:33attise la violence,
25:34ce qui n'est pas du tout le cas
25:36du Rassemblement national.
25:37Et là, on voit un effet de ciseau
25:39qui est considérable
25:40où c'est le RN
25:41qui est devenu...
25:43Pardon, la France insoumise
25:44qui est devenu
25:45ce qu'était le RN
25:47des années 80
25:48et de Jean-Marie Le Pen.
25:49J'ajoute pour être complet...
25:49Notamment sur la question
25:50de la violence.
25:51J'ajoute, pardon, merci
25:51pour être complet
25:52que la mort de Quentin
25:54a provoqué également
25:54une passe d'armes
25:55entre Emmanuel Macron
25:56et Giorgia Meloni,
25:57la première ministre italienne
25:58qui avait dit hier
25:59que la mort de Quentin
26:00était, je cite,
26:01une blessure pour l'Europe entière.
26:02Emmanuel Macron lui a répondu
26:04depuis l'Inde
26:05en lui demandant
26:06d'arrêter de commenter
26:07ce qui se passe chez les autres
26:07que chacun reste chez soi,
26:09les moutons seront bien gardés.
26:10Ça, c'est ce qu'a dit
26:11Emmanuel Macron.
26:12Réponse, si j'ose dire,
26:13de la bergère au berger.
26:14Giorgia Meloni dit ce soir
26:15qu'elle est stupéfaite
26:16des critiques d'Emmanuel Macron.
26:18Est-ce qu'elle a raison
26:18de s'en mêler, Prisca Tevno ?
26:20Écoutez, ce que je trouve étonnant,
26:21c'est que je crois
26:22que Giorgia Meloni
26:23est nationaliste.
26:24Il est passé du temps
26:24à commenter ce qui se passe ailleurs.
26:26Ça me surprend un peu.
26:27Maintenant, par rapport
26:28à ce qu'on vient de dire tout à l'heure,
26:29je ne suis pas sûre
26:30que ça participe
26:30au climat d'apaisement,
26:31à ce qu'on attend.
26:32Je veux dire, à un moment,
26:34nous sommes en responsabilité
26:35en France.
26:36Nous nous occupons
26:36de la situation en France.
26:38Et je pense qu'elle n'aurait
26:39pas apprécié non plus
26:39qu'on vienne faire des commentaires
26:40sur ce qui se passe en Italie.
26:41Pour le reste,
26:42excusez-moi,
26:43je pense que ce n'est pas vraiment
26:45l'objet là
26:45de la discussion de ce soir.
26:47Elle aurait mieux fait de sauter ?
26:49Non, elle dit ce qu'elle veut.
26:50Ça, pour le coup,
26:51je pense que la liberté d'expression,
26:52c'est important.
26:53On parlait de ma sanction
26:53à l'Assemblée nationale.
26:54Vous voyez,
26:54la liberté d'expression,
26:55c'est important.
26:56Emmanuel Macron
26:56est un peu schizophrène
26:58dans ce qui fait
26:58parce qu'il passe son temps
26:59à donner des conseils
26:59à la Terre entière.
27:01Maintenant,
27:01c'est un problème européen.
27:02Et vous,
27:02vous passez votre temps
27:03à les prendre ailleurs.
27:03Cette violence,
27:05elle existe partout.
27:06Et je crois que Raphaël Arnaud
27:07était allé,
27:08selon les dires
27:08de députés italiens,
27:10à Rome,
27:11je crois,
27:11en découdre aussi.
27:13C'est-à-dire qu'il était
27:14chef de milice
27:15européen et international.
27:17C'est ce qu'a dit
27:18la députée,
27:18c'était relatif
27:19chez vos confrères.
27:20Merci beaucoup,
27:21Laurent Jacobelli-Prisquette.
27:22Nous,
27:22on a tenté de s'écouter
27:23un peu sur ce plateau.
27:24On l'a fait.
27:25Merci beaucoup,
27:25Brice Tinturier,
27:26d'avoir été avec nous ce soir.
27:28Dans un petit quart d'heure,
27:30maintenant,
27:30on en reviendra
27:30à l'autre actualité
27:31brûlante du jour.
27:32Ça se passe
27:33de l'autre côté de la Manche,
27:34ce coup de théâtre
27:34à Buckingham,
27:36puisque l'ex-prince Andrew
27:38est en garde à vue
27:39depuis ce matin
27:39dans l'affaire Epstein.
27:40Mais tout de suite,
27:41l'invité de 60 minutes,
27:42il est à la tête
27:42de l'un des fleurons français
27:43de la grande distribution.
27:44C'est le groupe Carrefour.
27:4615 000 magasins dans le monde,
27:47un demi-million de salariés.
27:49Les prix dans les rayons
27:50vont-ils enfin se calmer un peu ?
27:51Bonsoir Alexandre Bompard.
27:52Bonsoir.
27:53Soyez le bienvenu.
27:54Un petit mot,
27:55si vous le permettez,
27:55pas au patron,
27:56pas à celui dont le nom
27:58a circulé régulièrement
27:59pour entrer dans des gouvernements,
28:00mais aux citoyens.
28:02Quand vous voyez
28:03le climat actuel politique,
28:05est-ce que le citoyen
28:06est inquiet ?
28:08C'est un climat politique
28:10qui montre une radicalisation,
28:12au fond,
28:13une violence qu'elle a.
28:14Et nous,
28:15on est en première ligne
28:16pour la sentir.
28:17On accueille 5 millions
28:18de Français tous les jours.
28:19quand le mouvement
28:20des Gilets jaunes est apparu.
28:21Et vous accueillez
28:22des électeurs
28:23de la France insoumise
28:23et du RN
28:24qui viennent pousser
28:25les caddies côte-à-côte.
28:265 millions de Français
28:27tous les jours.
28:28Donc on la sent,
28:30cette radicalisation,
28:31cette violence,
28:32ce malaise dans la société.
28:35Et elle vous inquiète ?
28:36Oui, elle me soucie.
28:37Et en même temps,
28:38ce qui me frappe,
28:39mais là c'est le chef
28:40d'entreprise qui vous parle,
28:41mais pas le chef d'entreprise
28:42qui a four plus généralement,
28:43c'est que c'est un pays
28:44qui a du ressort
28:45et qui a une forme
28:47d'indifférence croissante
28:49avec ce qui se passe
28:50en politique.
28:51Il y a 20 ans,
28:52le moral des Français
28:53a été indexé
28:54sur ce qui se passait
28:55en politique.
28:56Aujourd'hui,
28:57je le vois,
28:57la consommation résiste,
28:59les investissements
29:00continuent,
29:01les projets d'innovation
29:02se poursuivent,
29:03il y a des très belles entreprises,
29:04des petites,
29:05des grandes, etc.
29:05Je trouve
29:06qu'il y a une petite indifférence
29:08croissante
29:09à l'égard des débats politiques
29:10qui n'étaient pas du tout
29:11le cas des 20 ans.
29:12Ça a moins d'importance
29:14que ça n'en avait avant.
29:15Avant,
29:15on était tellement
29:17un État
29:17avant d'être une nation
29:18que quand la classe politique
29:20n'allait pas bien
29:20ou quand la situation politique
29:21n'était pas bonne,
29:22tout le monde allait mal.
29:23Aujourd'hui,
29:23je trouve qu'il y a
29:23une forme d'indifférence
29:25et de résilience.
29:26C'est pour ça
29:27que la situation économique
29:28ne va pas si mal
29:30alors que lorsqu'on voit
29:31le débat politique,
29:32les difficultés politiques,
29:34les abandons de réformes,
29:35etc.
29:36On pourrait se dire
29:37tout va mal,
29:38tout est à l'arrêt.
29:38Ce n'est pas le cas.
29:41Vous, Carrefour
29:41et les autres chaînes
29:43de grande distribution
29:44en France
29:44en pleine négociation annuelle
29:46et j'allais dire
29:47comme chaque année
29:48ça ne se passe pas très bien,
29:48ça se tend
29:49mais cette année
29:49la nouveauté
29:50c'est que la ministre
29:50de l'Agriculture
29:51a dit ça suffit
29:52maintenant,
29:52Annie Gennevar
29:53et elle vous cible
29:54vous la grande distribution
29:55elle dit,
29:56je vais la citer,
29:57elle vous accuse
29:57de tirer les prix vers le bas
29:58et finalement
29:59de vous attaquer
30:01aux agriculteurs.
30:02Elle a parlé même
30:02de chantage mortifère
30:04en expliquant
30:05que la grande distribution
30:06va trop loin
30:06pour faire baisser les prix.
30:07Est-ce qu'elle a raison ?
30:10Chantage mortifère
30:11intimidation
30:12menace
30:12c'est des propos inacceptables
30:15totalement inacceptables
30:17irrespectueux
30:17vis-à-vis de ce métier
30:18et même irresponsables
30:20dans un climat
30:20où il y a de la tension
30:21et notamment
30:22de la tension
30:23dans le monde agricole.
30:23On va vous dire
30:24qu'elle défend
30:24les agriculteurs ?
30:25Non,
30:26elle ne défend pas
30:27les agriculteurs
30:27parce que je ne négocie plus
30:29les prix agricoles.
30:31Elle doit savoir.
30:32La loi Egalim
30:33intervue.
30:33Je pense qu'elle l'a compris.
30:34Je ne négocie plus
30:35la matière première agricole.
30:37Pourquoi elle dit
30:38ça ?
30:38Vous savez,
30:39c'est la stratégie.
30:40On est à 10 jours
30:40du salon de l'agriculture
30:41et on se dit
30:44si je faisais,
30:45j'utilisais le bouc émissaire
30:46habituel,
30:47je vais dire
30:48qu'il y a un problème
30:48de grande distribution.
30:49Ce qui lui permet,
30:50enfin elle le pense
30:52et c'est là qu'elle se trompe aussi,
30:54de ne pas être
30:54sur ses vrais sujets.
30:55Ses sujets à elle,
30:56c'est quoi ?
30:57Est-ce qu'il y a
30:57plus ou moins de normes ?
30:59Il y a toujours autant de normes.
31:00Est-ce qu'il y a
31:00un coût du travail
31:01qui a baissé
31:02pour les agriculteurs ?
31:03Non.
31:03Est-ce qu'il y a
31:0830 000 partenaires agricoles ?
31:10De quoi il parle ?
31:11Vous le savez ?
31:11Ce que vous nous dites,
31:11c'est que les négociations
31:12elles se passent bien en fait ?
31:13Non, ça n'a rien à voir.
31:15Vous me demandiez
31:15de rebondir sur les propos
31:17de la ministre.
31:18Je vous ai dit
31:18ce que j'en pensais.
31:19Après les négociations ?
31:20Elles se terminent
31:21dans quelques jours
31:22et elles fixent les prix
31:23pour l'année normalement.
31:23Pardonnez-moi,
31:24je sais que c'est toujours
31:24un peu déceptif
31:25quand je dis ça
31:25mais c'est comme chaque année.
31:27On est à 15 jours
31:28donc il y a un peu de tension,
31:30il y a des lobbies industriels
31:31qui viennent
31:32qui disent que tout ça
31:33est très grave
31:3899% on trouve des accords.
31:40Pourquoi il y a
31:41des négociations d'abord ?
31:43Pourquoi on négocie ?
31:44Parce que de temps en temps
31:44on me dit
31:44pourquoi vous négociez
31:45si dur ?
31:46Mais on négocie
31:47pour faire baisser les prix
31:48parce que notre mission
31:48c'est de donner du pouvoir
31:49d'achat aux Français.
31:51Français qui ont pris
31:52une vague d'inflation alimentaire
31:54de quasiment 25%
31:56en 3 ans.
31:57Là on est à 10 jours
31:57de la fin.
31:57Français qui ont pris
31:58une vague d'hyperinflation
31:59de 25%
32:00et qui ont une hypersensibilité
32:01aux prix.
32:02Est-ce qu'ils doivent rester
32:03hypersensibles
32:04pour ce qui va arriver
32:04dans 10 jours ?
32:05Alors qu'est-ce qui va se passer ?
32:06D'abord où on en est nous
32:07on a à peu près signé
32:0895% des contrats
32:10avec les PME
32:11et les deux tiers
32:12avec les grandes entreprises
32:13et donc on aura signé
32:14la quasi-intégralité
32:15à la bonne date.
32:16Et à combien sera
32:17l'inflation alimentaire ?
32:18Quel est le seul sujet
32:18qui intéresse vraiment
32:19les Français ?
32:20Je pense qu'elle sera
32:21autour de 1%.
32:22Donc notre travail
32:23de négociation
32:24c'est de ramener
32:25des demandes
32:25qui sont autour de
32:266, 7, 8%
32:28de grandes multinationales
32:30mondiales
32:30à 1%
32:31pour éviter
32:32qu'il y ait encore
32:33de l'inflation
32:34dans ce pays.
32:35Pourquoi votre principal concurrent
32:36vous êtes le numéro 2
32:37le numéro 1
32:38c'est Leclerc ?
32:38Pourquoi Leclerc est toujours
32:39moins cher que vous ?
32:40Qu'est-ce qu'ils ont le plus
32:40que vous ?
32:41Est-ce que c'est parce qu'ils
32:42vous faites les deux questions
32:44en une ?
32:44Est-ce que c'est parce qu'ils
32:45n'ont pas d'actionnaire
32:45à rémunérer ?
32:46Non, ils ont fait ce combat
32:47pour le prix
32:48leur combat depuis toujours
32:50ils sont très constants
32:51là-dedans
32:52ils ont des structures
32:53de coûts qui sont plus basses
32:54mais nous on investit
32:55beaucoup
32:55on a investi
32:56on a baissé le prix
32:57de 6 000 produits
32:58de 10%
32:59on est revenu
33:00vraiment dans le match
33:01on est les moins chers
33:03en bio
33:03les moins chers
33:04en fruits et légumes
33:05donc quand on regarde
33:06l'équilibre général
33:07on est très compétitif
33:08en prix
33:09Vous allez les chercher
33:10sur ce terrain-là ?
33:11Vous allez les titiller un peu ?
33:12Vous considérez que de toute façon
33:13le match est plié
33:14avec Leclerc depuis des années ?
33:15Moi c'est extraordinairement important
33:16que mes clients se disent
33:17quand je rentre dans un magasin
33:18Carrefour
33:19j'ai à la fois de la qualité alimentaire
33:21du bio
33:22des fruits et légumes
33:23des produits locaux
33:24mais aussi
33:25des prix extraordinairement compétitifs
33:27il y a plein de français
33:28il y a un nombre même croissant
33:30de français
33:30qui souffrent
33:31soit de précarité alimentaire
33:32soit qui ont du mal
33:33à finir les fins de mois
33:34je ne peux pas leur dire
33:35et aux autres non plus d'ailleurs
33:36tiens je ne vais pas essayer
33:37d'être compétitif
33:38et donc les négociations
33:39qu'on mène en ce moment
33:40c'est des négociations
33:41pour dire aux français
33:42je défends votre pouvoir d'achat
33:43Est-ce qu'il y a des prix
33:44qui vont baisser ?
33:45Oui
33:45il y a beaucoup de prix baissiers
33:47les pâtes
33:48le sucre
33:49la farine
33:50il y a beaucoup de prix baissiers
33:51il y a quelques exceptions
33:53qui tiennent parfois
33:54à des vraies raisons
33:54et d'ailleurs là
33:55on accepte facilement les hausses
33:56les pâtes à tartiner augmentent
33:58la cacahuète
33:59le cours de la cacahuète
34:00continue à progresser
34:00les sardines
34:01continuent à augmenter
34:02parce qu'il y a des pénuries
34:04la viande de bœuf
34:05parce qu'il y a des crises
34:06donc il y a des domaines
34:07où les hausses
34:08qui sont présentées
34:08sont tout à fait légitimes
34:10parce que la matière
34:10première agricole augmente
34:11quelquefois
34:12elles sont complètement illégitimes
34:13quand elles sont illégitimes
34:15on négocie
34:16Vous venez de lancer
34:17Alexandre Bompard
34:17un plan sur 5 ans
34:18qui prévoit notamment
34:19de moderniser
34:20et de digitaliser
34:21tous vos supermarchés
34:23tous vos hypermarchés
34:24est-ce que ça veut dire
34:24que les 500 000 salariés
34:26de Carrefour
34:26doivent s'inquiéter
34:27et que d'ici quelques années
34:29ils seront remplacés
34:30pourquoi pas
34:30par une intelligence artificielle ?
34:32Non
34:32l'intelligence artificielle
34:34ça va transformer
34:34complètement le magasin
34:35ça va forcément réduire
34:37les effectifs ?
34:38Non
34:38En fait ça va faciliter
34:40la vie de nos collaborateurs
34:41je vous donne des exemples
34:42donc on a signé
34:44un grand partenariat
34:44avec une entreprise
34:45qui s'appelle Vusion
34:45qui va installer
34:46des rails connectés
34:48des caméras connectés
34:49des rails
34:49des étiquettes électroniques
34:50qu'est-ce que ça va permettre
34:51de faire ?
34:52de détecter les ruptures
34:54immédiatement
34:54il y a un produit en rupture
34:56tout de suite c'est détecté
34:57comment ça se passe aujourd'hui ?
34:58J'ai des équipes
34:59qui toute la journée passent
35:00et essayent de relever les ruptures
35:01là elles sauront exactement
35:02il faut que j'aille là
35:03ça va détecter
35:04Du coup il n'y a plus besoin
35:05d'aller sillonner les rayons
35:06pour savoir s'il en manque
35:07à la fin c'est forcément
35:08moins d'encore
35:08Elles feront la même chose
35:09mais de manière très efficace
35:10pareil sur les prix
35:11on a plein d'incohérences
35:12de prix dans un magasin
35:13c'est un irritant énorme
35:15pour les clients
35:16ben là les prix
35:17seront immédiatement ajustés
35:19donc en fait
35:20ça va permettre
35:21d'améliorer toutes les tâches
35:22dans le magasin
35:23de générer de la productivité
35:24et pour rassurer
35:26parce qu'au fond ça inquiète
35:27on va faire un grand plan
35:29de formation
35:29de la totalité
35:30de nos collaborateurs
35:31à l'intelligence artificielle
35:33pour que toutes les fonctions
35:34sachent ce que leur apporte
35:35de l'intelligence artificielle
35:36Il y a une loi
35:37qui est en cours d'examen
35:38en ce moment
35:38qui est passée à l'Assemblée
35:39qui va arriver au Sénat
35:40et qui prévoit
35:41d'autoriser les grandes surfaces
35:42à utiliser l'intelligence artificielle
35:44pour lutter contre les vols
35:47en rayon
35:47est-ce que vous allez l'utiliser ?
35:48Non pour le moment
35:49on ne l'utilise pas
35:50on va regarder un peu
35:50Pourquoi ?
35:51Pour le moment
35:51on n'a pas fait ce choix là
35:52on a de la vidéosurveillance
35:54comme tout le monde
35:54mais on n'a pas mis
35:55de l'intelligence artificielle avec
35:56on est en train de regarder
35:57Parce que vous avez peur
35:58que ça effraie les clients ?
35:59Non moi d'abord
35:59j'attendais
36:01Elle n'est pas entièrement votée
36:02Il n'est pas encore votée
36:04et puis ensuite
36:04on regardera
36:05la manière
36:06dont on conduit
36:07ce programme là
36:08Est-ce que vous faites partie
36:09des patrons en colère
36:10contre le gouvernement
36:11qui a dû
36:12l'an dernier et cette année
36:13augmenter les impôts
36:14contre les
36:15sur
36:15j'allais dire contre
36:16sur les entreprises ?
36:18Vous êtes dans ce club là
36:19des patrons qui disent
36:20ça suffit ?
36:20Moi je fais partie de ceux
36:21qui se disent
36:23à la fin du processus budgétaire
36:26le seul truc qu'on a trouvé
36:27alors qu'on a 1500 milliards
36:29de dépenses publiques
36:31dans le pays
36:31c'est tiens
36:32on va se faire
36:33une petite augmentation
36:35de surtaxe d'IS
36:37en plus
36:37pour équilibrer
36:38les comptes sur les sociétés
36:40Petite augmentation
36:41Je dis petite
36:41c'est péjoratif
36:42parce qu'elle n'est pas petite
36:43c'est 10 points
36:44On va passer de 23 à 33 points
36:46c'est une centaine de millions d'euros
36:47Et en fait
36:48pourquoi on fait ça ?
36:49Parce qu'on se dit
36:50en fait évidemment
36:51les gens ne vont pas
36:53descendre dans la rue
36:54pour la feuille d'impôt
36:55Le MEDEF avait prévu un meeting
36:56qui n'a pas eu lieu
36:56pour la feuille d'impôt
36:57des grandes entreprises
36:58Mais c'est une méconnaissance
36:59de ce qu'est la vie économique
37:01La réalité c'est que
37:02la vie économique
37:02tout est connecté
37:03Les grandes entreprises
37:04elles sont connectées
37:06avec les petites entreprises
37:07Par exemple
37:07100 millions en moins
37:08pour un chiffre
37:09c'est du chiffre d'affaires
37:10mais je ne sais plus
37:11en tête
37:1191 milliards d'euros
37:12Le chiffre d'affaires
37:13c'est tout ce qui rentre
37:14dans les caisses
37:14et à la fin
37:15une fois payé tous les impôts
37:16je crois que vous êtes
37:16à un milliard de résultats
37:18donc 100 millions
37:19On est à 2 milliards
37:19de résultats
37:20Pardon
37:212 milliards de résultats
37:22dans vos caisses
37:23et là l'État vous en prend
37:24100 millions
37:24C'est quoi à la fin ?
37:26C'est des emplois en moins ?
37:27Je vais vous le dire autrement
37:28on paye
37:29je paye
37:30au total
37:30parce que j'ai des impôts
37:32de production
37:32j'ai plein d'impôts
37:33je paye 105 impôts
37:34au total
37:35je paye à peu près
37:3550% de ce que je gagne
37:37en France
37:37par en imposition
37:38c'est le seul pays au monde
37:40qui est à ce niveau-là
37:40la première partie
37:41des mandats
37:42des mandats présidentiels
37:43on était revenus
37:44dans la norme
37:45de temps en temps
37:45j'entends dire
37:46on a fait des cadeaux
37:47au patron
37:47revenir dans la compétition mondiale
37:49Il y a eu
37:50y compris pendant la vague du Covid
37:52le terme est sans doute pas cadeau
37:53mais il y a eu
37:54des baisses massives
37:55et des aides
37:56Revenir dans la compétition mondiale
37:57sur les impositions
37:58c'est pas faire des cadeaux
37:59c'est juste se dire
38:00il faut que
38:01la France redevienne compétitive
38:03et ça a été un énorme effort
38:04que j'ai salué
38:05c'était la fameuse politique de l'offre
38:06et puis à la fin
38:07on se dit
38:08franchement tout ça
38:09n'est pas très important
38:10mettons des surtaxes d'IS
38:12abandonnons la réforme des retraites
38:13comme si on avait le loisir
38:15de ne pas travailler plus
38:16on sait tous
38:17qu'il va falloir travailler plus
38:18c'est-à-dire ?
38:19l'abandon de la réforme des retraites
38:21elle consiste à se dire
38:22finalement je mets ça de côté
38:24je la renvoie à 2027
38:25alors qu'on sait
38:26qu'on va devoir travailler plus
38:27il n'y a pas de schéma
38:28jusqu'à quel âge ?
38:29c'est pas moi
38:30je ne suis pas législateur
38:31mais on sait très bien
38:33quand on regarde
38:34moi je suis dans plein de pays
38:34j'ai l'avantage d'être
38:35dans plein de pays
38:36la réalité c'est que
38:37l'âge de la retraite en France
38:38il est plus bas qu'ailleurs
38:39il est même plus bas
38:39que dans les pays européens
38:40je ne dis pas que c'est
38:41un choix facile
38:42c'est un choix de société important
38:43mais elle était passée
38:44cette réforme
38:45on a décidé de l'abandonner
38:46et puis après l'avoir abandonné
38:48on se dit
38:48tiens on va aussi abandonner
38:50la compétitivité
38:50des grandes entreprises
38:51sur le plan fiscal
38:52c'est une erreur économique
38:53c'est moins d'emplois
38:54c'est moins d'innovation
38:55c'est moins d'investissement
38:56en France
38:57vous avez peut-être entendu
38:58sur les plateaux télé
38:59ou radio
39:00l'un de vos concurrents
39:01Michel-Édouard Leclerc
39:03hésiter sur une candidature
39:04à l'élection présidentielle
39:05je l'ai moi-même interrogé
39:07plusieurs fois
39:07et j'avoue que j'ai un peu de mal
39:08à savoir s'il veut y aller
39:09ou pas
39:11est-ce que vous
39:12je ne peux pas répondre
39:12pour lui
39:13non non non mais est-ce que vous
39:14un jour ça pourrait vous intéresser
39:15la politique
39:16non moi vous savez
39:16c'est pas une formule
39:18je suis incroyablement heureux
39:19chez Carrefour
39:19et est-ce qu'il faut plus de patrons
39:21en politique
39:21non par contre ce que ça dit
39:22parce que c'est intéressant
39:23au-delà de la personnalité forte
39:24de Michel-Édouard Leclerc
39:25qui est au contact des Français
39:27depuis toujours
39:27ça dit que les Français
39:28ont un rapport avec leur entreprise
39:30et avec leur chef d'entreprise
39:31qui a changé
39:31et ça c'est formidable d'ailleurs
39:33on participe de cet exercice-là
39:35en faisant la pédagogie
39:35en revenant sur vos plateaux
39:36ça veut dire qu'aujourd'hui
39:38les citoyens
39:39parce qu'ils ont des doutes
39:40sur la vie politique
39:41c'est le moins qu'on puisse dire
39:42et sur leur classe politique
39:42ils se disent
39:43les chefs d'entreprise
39:44ils font des choses
39:45ils ont des choses à nous dire
39:46quand ils nous parlent d'économie
39:47on les écoute
39:48et ça c'est très positif
39:49pour les entreprises françaises
39:50Merci beaucoup Alexandre Bompard
39:54Merci, à bientôt
39:56vous serez le bienvenu évidemment
39:57sur ce plateau
39:57tout de suite
39:58ce coup de tonnerre
39:59ce coup de tonnerre
40:00sur la monarchie britannique
40:01puisque l'ancien prince Andrew
40:03le prince déchu
40:04a été arrêté
40:05ce matin
40:06c'est la dernière secousse
40:07en date de l'affaire Epstein
40:09l'affaire mondiale Epstein
40:11pour en parler ce soir
40:12Raphaël Grabli
40:13qui suit ses dossiers Epstein
40:15Bonsoir Raphaël
40:16depuis leur publication
40:17il y a maintenant deux semaines
40:17Ulysse Gosset
40:18éditorialiste politique à BFM
40:20Dominique Rizet
40:22pour la police et la justice
40:24Nathalie Buquet
40:25Bonsoir
40:25avocate de l'association
40:26Innocence en danger
40:27puisqu'on va également
40:28parler avec vous
40:29du volet français
40:30il y a semble-t-il du nouveau
40:31ces derniers jours
40:32et Andrew Simkin
40:33Bonsoir
40:34artiste franco-britannique
40:35président de la Royal Society
40:37of St. George
40:37société créée
40:38à la fin du 19ème siècle
40:40s'il vous plaît
40:41on va d'abord aller
40:42du côté de Londres
40:43Laura Calmus
40:43ce matin
40:44la police s'est donc présentée
40:45au domicile d'Andrew
40:47est-ce qu'il est toujours
40:48en garde à vue
40:48à l'heure où l'on se parle ?
40:53Oui toujours en garde à vue
40:55ça fait maintenant 9h
40:56alors après 6h
40:58selon la presse britannique
40:59Andrew Manbenten-Windsor
41:01a été placé
41:02dans une cellule standard
41:04avec seulement
41:05un lit
41:05et des toilettes
41:07alors il devrait rester
41:08en garde à vue
41:09on le dit
41:10entre 12h et 24h
41:11mais après validation
41:12d'un juge
41:13et bien cette garde à vue
41:14pourrait être prolongée
41:15jusqu'à 96h
41:17Andrew Manbenten-Windsor
41:19qui a été arrêté
41:20ce matin
41:21dans sa résidence
41:22de Sandringham
41:23à 8h du matin
41:24avec 6 voitures de police
41:26banalisées
41:26qui sont venues
41:27pour l'interpeller
41:28des perquisitions
41:30ont également eu lieu
41:31à son domicile
41:32de Sandringham
41:33mais aussi à Royal Lodge
41:35et pour l'instant
41:36et bien la police
41:37est en train d'examiner
41:38de savoir exactement
41:39ce qu'a fait Andrew
41:41lorsqu'il a
41:42il aurait envoyé
41:44des documents confidentiels
41:46à Jeffrey Epstein
41:47alors qu'il était envoyé
41:48spécial pour le commerce
41:50des documents relatifs
41:52à des visites
41:53en Thaïlande
41:54au Vietnam
41:55mais aussi
41:55en Afghanistan
41:57et difficile aussi
41:58de savoir
41:58si tout le dossier
42:00va être ouvert
42:00avec aussi
42:01ces accusations
42:02d'agression sexuelle
42:03de Virginia Jeffrey
42:04Merci Laura Calmus
42:06en direct de Londres
42:07Andrew Sumkin
42:07est-ce que votre monarchie
42:08est en train de vaciller
42:09ce soir ?
42:10Mais c'est vraiment
42:11les républicains
42:11qui parlent
42:13pardonnez-moi
42:14on est dans un pays républicain
42:15la monarchie existe
42:17depuis 8000 ans
42:18Oui, vous n'avez jamais vu ça
42:19et vous étiez un peu
42:20à l'origine
42:21de notre monarchie
42:22d'ailleurs
42:22ça n'était jamais arrivé
42:24même chez un prince déchu
42:26Nous avons eu quelques secousses
42:29quand même
42:29au XVIe siècle
42:32J'étais jeune
42:33Moi aussi
42:34à peine né
42:35La Queen Mary
42:38a enchaîné
42:40la future
42:40Elisabeth Ier
42:41pour des soupçons
42:43de complot
42:44Mais un peu d'eau
42:45à coller
42:46un peu de tamise
42:47à coller
42:47sous les ponts
42:48Nous avons fait
42:48notre révolution
42:49à partir
42:50de la fin
42:51de Charles Ier
42:52justement
42:53en 1740 et quelques
42:55
42:55nous avons
42:56un vrai souci
42:57mais Charles
42:58a brillamment
42:59cerné le problème
43:00il a installé
43:01un cordon sanitaire
43:02il a éliminé le problème
43:04et je pense
43:05que c'est déjà acté
43:06mais est-ce qu'il y aura
43:07des répercussions
43:07sur les autres membres
43:08de la famille
43:09aucun autre membre
43:10n'est impliqué
43:11pour l'instant
43:11La justice doit suivre
43:13son cours
43:14ça c'est la réaction
43:15du frère
43:16le roi
43:17la justice doit suivre
43:18son cours
43:18tant que cette procédure
43:19est en cours
43:19il ne serait pas approprié
43:21très joliment dit
43:22de ma part
43:23de faire d'autres commentaires
43:24à ce sujet
43:24on n'est pas loin
43:25du lâchage
43:25c'est le palais
43:28de Buckingham
43:30donc Charles
43:31et le palais
43:32de Kensington
43:33donc William
43:34ont sorti
43:35des communiqués
43:36très sévères
43:37très courts
43:38succincts
43:38en disant
43:39en gros
43:39laisser la justice
43:40travailler
43:41ça veut dire
43:42qu'on ne soutient plus
43:43notre oncle
43:44et notre frère
43:44respectivement
43:45donc c'est fini
43:46pour Andrew
43:46il est tout seul
43:47Ulysse Gosset
43:48qu'est-ce qui lui a reproché
43:49donc au prince déchu
43:50alors ce qui est intéressant
43:51c'est que
43:52dans les premières
43:54informations données
43:55par la police
43:56il n'y a aucune mention
43:57des affaires
43:57d'agression sexuelle
43:58qu'on lui reproche
44:00notamment sur deux jeunes femmes
44:01la plus connue
44:02étant Virginia Guffrey
44:04qui s'est suicidée depuis
44:05donc qu'est-ce qu'on lui reproche
44:07aujourd'hui officiellement
44:08c'est
44:08ça serait d'avoir
44:10transmis des informations
44:12confidentielles
44:12alors qu'il était
44:13le représentant
44:14de la couronne britannique
44:15le représentant
44:16en tant qu'émissaire spécial
44:18pour des affaires commerciales
44:20et au cours du voyage
44:20en Asie du Sud-Est
44:22il aurait transmis
44:23des informations
44:24à Jeffrey Epstein
44:26pourquoi
44:26comment
44:26on l'ignore encore
44:27mais c'est ça
44:28aujourd'hui
44:29ce qu'il lui est reproché
44:30rappelons qu'il a été
44:31effectivement arrêté
44:32ce matin à 8h
44:33mais qu'il n'a pas encore
44:34été inculpé
44:36et il faut que la police
44:37ait suffisamment de preuves
44:38pour pouvoir le faire
44:39donc si vous voulez
44:40c'est un ex-prince
44:41donc déchu
44:42c'est la chute
44:43de la maison d'York
44:44c'est vrai que c'est quand même
44:45historique
44:46on dit toujours
44:46c'est historique
44:47on le répète un peu trop
44:49sur les chaînes d'info
44:50mais là c'est la première fois
44:51depuis le 17ème siècle
44:531649
44:53qu'un membre de la famille royale
44:55est ainsi arrêté
44:56le dernier
44:57donc à avoir été
44:58l'objet d'une arrestation
44:59c'était
44:59comme l'année notre invitée
45:01c'était le prince
45:01le roi Charles Ier
45:03qui avait été accusé
45:04de haute trahison
45:05et qui a été
45:06exécuté à Londres
45:07en 1649
45:08vous voyez donc
45:09pour la monarchie britannique
45:11c'est du jamais vu
45:12c'est exceptionnel
45:13et évidemment la nature des crimes
45:15aujourd'hui rend cette affaire
45:16évidemment très très spectaculaire
45:18Raphaël Grabley
45:19les liens entre Andrew
45:20l'ex-prince
45:21et Jeffrey Epstein
45:22qu'est-ce qu'on en sait aujourd'hui ?
45:24on sait qu'ils ont été présentés
45:25en 99 par Guylaine Maxwell
45:27on sait qu'ils ont eu
45:29des liens extrêmement récurrents
45:31Andrew c'est vraiment
45:32l'une des personnes
45:34majeures dans ce dossier
45:35et on a beaucoup donné
45:36le nom de personnes
45:37qui étaient en lien
45:37avec Jeffrey Epstein
45:38depuis des semaines
45:40depuis maintenant trois semaines
45:41Andrew effectivement
45:42il a cette particularité
45:43d'être l'un des rares
45:45qui est explicitement nommé
45:46aussi dans cette affaire
45:47de pédocriminalité
45:48alors effectivement
45:49il y a cette affaire
45:50de transmission de documents
45:51oui parce qu'on n'a pas donné
45:52l'âge de la plaignante
45:53tout à l'heure
45:53alors Vignette Jeffrey
45:54quand elle accuse
45:55d'après son accusation
45:58quand elle est violée
45:59par Andrew
46:00qui est alors prince Andrew
46:02elle a 17 ans
46:03donc elle est mineure
46:05et ce qui participe au mystère
46:06c'est que tout ça
46:06c'est réglé à l'amiable
46:07avec Andrew
46:08à coût de millions de livres
46:09selon la presse britannique
46:1112 millions
46:1212 millions de livres
46:12donc à peu près
46:13payé par la couronne ?
46:14oui payé
46:15pas par Andrew
46:16en partie par Charles
46:18et pas du tout par Andrew
46:19payé par la couronne
46:20oui payé par la couronne
46:21pour mettre fin
46:22aux accusations d'une femme
46:23qui dit qu'elle a été violée
46:24quand elle avait 17 ans
46:25pardon là c'est le républicain
46:27qui parle
46:27mais bon
46:28mais dans toute la démocratie
46:30du monde
46:30on contourne le processus
46:33juridique
46:33pour arranger les partis
46:35mais ce qui est étonnant ce soir
46:36c'est que en fait
46:37cette affaire
46:38elle est publique quasiment
46:41depuis 2019
46:42depuis qu'il a accordé
46:43une interview à la BBC
46:45qui a été désastreuse
46:46où il a tout nié
46:47mais c'est la publication
46:48donc de ces millions de mails
46:50par la justice américaine
46:51depuis quelques jours à peine
46:53qui provoque évidemment
46:54ces multiples révélations
46:57et qui provoque donc
46:58la chute du Duc Dion
47:00pour bien comprendre
47:01pourquoi on en parle ce soir
47:05pour bien comprendre
47:06pourquoi on a ce timing
47:07c'est parce qu'effectivement
47:08il y a ces millions de mails
47:09qui sont publiés
47:09dans ces mails
47:10il y a des échanges
47:11effectivement entre Andrew et Psyne
47:13des milliers
47:13des centaines
47:14des milliers d'échanges
47:15et notamment un mail
47:16mais il y en a beaucoup d'autres
47:17où il transmet des documents
47:20Andrew écrit
47:21c'est un document confidentiel
47:22ce qui ne va pas tout à fait
47:23plaider en sa faveur
47:24en l'occurrence
47:25c'est un document
47:26sur des investissements britanniques
47:28on est je crois en 2010
47:30en Afghanistan
47:30et on voit que c'est une habitude
47:31d'ailleurs chez Psyne
47:32d'essayer d'avoir des documents
47:33comme ça confidentiels
47:34des informations
47:36potentiellement
47:36pour en bénéficier financièrement
47:38éventuellement des délits d'initié
47:39et donc effectivement
47:40il y a ces nouveaux documents
47:42et donc ce sont ces documents
47:43qui on va dire
47:44permettent peut-être
47:46à la justice britannique
47:47de dire là
47:48on a quelque chose de problématique
47:49maintenant il ne faut pas
47:50se voiler la face
47:51là où cette enquête
47:52elle est attendue
47:54oui évidemment que c'est grave
47:55de transmettre
47:55des documents confidentiels
47:56mais clairement
47:57on ne va pas se voiler la face
47:58du côté de l'opinion britannique
48:00ce qui est important
48:01c'est le volet
48:03pédocriminalité
48:03c'est ce viol potentiel
48:06contre Virginia Djouffray
48:07Nathalie Buquet
48:08quand vous voyez
48:08les têtes qui tombent
48:09y compris couronnées
48:10de l'autre côté de la Manche
48:11est-ce que vous dites
48:12maintenant
48:12il faut que ça arrive en France ?
48:14Alors oui
48:14on espère que ça va arriver en France
48:16je pense que ça envoie
48:16un signal aussi assez fort
48:18aux victimes
48:18de dire que même
48:19les têtes couronnées
48:20peuvent tomber
48:21ça envoie aussi un message
48:23que c'était de notoriété publique
48:25effectivement
48:26l'implication
48:27de l'ex-prince Andrew
48:29sur le viol
48:30de cette jeune fille
48:31et pour autant
48:31il n'avait pas été inquiété
48:32parce qu'effectivement
48:33il y avait eu un accord financier
48:34ça c'est vrai
48:35que c'est quelque chose
48:36qui je pense
48:36très difficile à entendre
48:37pour les victimes
48:39l'autre chose
48:40qui moi me vient à l'esprit
48:42compte tenu des liens
48:43qui étaient établis
48:44entre Epstein
48:45et l'ex-prince Andrew
48:47c'est effectivement
48:48aussi au regard
48:50de la pédocriminalité
48:51et donc on a
48:51ces échanges de documents
48:52et donc c'est vrai
48:53qu'on peut aurait penser
48:55aussi de se demander
48:57quelle contrepartie
48:58étaient les échanges
48:59de ces documents
48:59parce qu'effectivement
49:00on sait que M. Epstein
49:01mettait à disposition
49:02des jeunes filles
49:03parfois des très jeunes filles
49:06et dès lors
49:06on peut s'interroger
49:07sur la monnaie d'échange
49:09qui pouvait être aussi
49:09de ces documents
49:10je parle
49:11je dis ça
49:12c'est une hypothèse
49:12Raphaël il y a des choses
49:13dans les fichiers là-dessus ?
49:16Honnêtement
49:16quand on regarde
49:17ces fichiers
49:18écrire
49:19enfin mettre
49:19par écrit
49:20je t'envoie
49:21un document confidentiel
49:23c'est soit
49:24avoir une confiance
49:26totale
49:27en Jeffrey Epstein
49:27soit considérer
49:28que c'est un ami
49:29et qu'on lui doit bien soi
49:30soit être totalement inconscient
49:32soit effectivement
49:34en attendre
49:35quelque chose en retour
49:36enfin forcément
49:37donc peut-être
49:38que c'est un homme
49:39qui est totalement inconscient
49:40ou alors peut-être
49:41que c'est un homme
49:41qui en a attendu
49:42quelque chose en retour
49:43il faut préciser
49:44que c'est son secrétaire particulier
49:45qui transmettait
49:46les rapports confidentiels
49:48à Jeffrey Epstein
49:49sans aucun commentaire
49:50comme ça
49:51donc si vous voulez
49:52c'est susceptible
49:54d'être accusé
49:54de trahison de la couronne
49:56puisque c'est les intérêts
49:57de la couronne britannique
49:57qui étaient en jeu
49:58et par ailleurs
49:59le prince Andrew
50:00donc ex-duc Dioc
50:02ex-prince Andrew
50:02déchu de tous ses titres
50:04a été accusé aussi
50:06d'avoir touché des commissions
50:07plusieurs millions de livres
50:08donc il était soupçonné
50:10quand même
50:12de malversations
50:13et d'actes répréhensibles
50:14depuis longtemps
50:15mais c'est la publication
50:17des mails
50:17qui permet d'avoir
50:18des traces écrites
50:19de ce qu'il a fait
50:20Dominique Rizet
50:20on sait que la justice française
50:22est saisie
50:22dans les deux volets
50:23médo-criminels
50:25et financiers
50:26Jack Lang et Caroline Lang
50:27en savent quelque chose
50:28puisqu'ils sont poursuivis
50:30dans ce dossier
50:30et que Jack Lang
50:31a quitté l'Institut du monde arabe
50:32est-ce qu'on sait sur quoi
50:34la justice avance ?
50:35a priori non
50:36on m'a répondu non
50:37avant que j'ai fini
50:37de poser ma question
50:38ça m'inquiète toujours
50:39on ne sait pas
50:40sur quoi la justice travaille
50:41ou sur quoi elle avance ?
50:42la justice travaille
50:43sur peut-être
50:44à la demande
50:45de maître Duquet
50:46qui est ici
50:47les suites
50:48de l'affaire Brunel
50:50il n'y a plus de Brunel
50:51puisqu'il s'est suicidé
50:52à la prison de la santé
50:53Jean-Luc Brunel
50:54agent pour Manca
50:54Jean-Luc Brunel
50:55voilà
50:55qui était un fournisseur
50:56d'Epstein
50:57donc le parquet
50:59a l'air de bouger
51:00là-dessus
51:01grâce à vous
51:02et grâce à Innocence en danger
51:03votre association
51:06sur la plainte
51:07qui a été reçue
51:08par le parquet de Paris
51:09par cette jeune femme
51:11suédoise
51:12qui a été
51:13c'est ce qu'elle dit
51:14en tout cas
51:14ce qu'elle prétend violer
51:15par Daniel Siad
51:17qui lui est un proche
51:17de Brunel
51:18lequel Brunel
51:19proche d'Epstein
51:20il y a la plainte
51:22déposée à Tonnenleba
51:23initialement
51:24qui va revenir à Paris
51:25à l'encontre
51:26du chef d'orchestre
51:27Frédéric Chasselin
51:28oui il y a des choses
51:29mais peut-être pas suffisamment
51:31encore
51:32pour la procureure de Paris
51:34qui a lancé ses filets
51:35elle a lancé
51:36deux enquêtes cadres
51:37j'ai demandé tout à l'heure
51:38à Maître Brunel
51:39de m'expliquer
51:40donc c'est
51:41une espèce de grand filet
51:42qu'on lance
51:42en espérant
51:43récupérer des choses
51:44et comme il y a
51:46beaucoup de documents
51:46à exploiter
51:47on peut penser
51:48que les infos
51:49vont tomber
51:50Maître
51:50est-ce que les choses
51:51avancent effectivement
51:52côté français ?
51:53Alors est-ce que les choses
51:54avancent ?
51:54On a cette annonce
51:55du parquet
51:56qui ouvre
51:56donc deux enquêtes cadres
51:57cette enquête cadres
51:58elle a vocation
51:59à ratisser
51:59entre guillemets
52:00l'âge
52:01quand on n'a pas
52:01d'effet isolé
52:02on les utilise
52:02notamment en matière
52:03de scandale financier
52:05ou même sur des dossiers
52:07de santé
52:07techniquement parlant
52:08c'est une enquête
52:11préliminaire
52:11qui est ouverte
52:12on appelle l'enquête cadres
52:13parce que ça veut dire
52:13on y donne une dimension
52:14on tape des mots-clés
52:15dans les fichiers Epstein
52:16on y donne
52:17si vous voulez
52:17une dimension
52:18un peu symbolique
52:19de dire
52:19derrière le mot cadre
52:21il y a
52:21on cadre
52:22des investigations
52:23qui vont être
52:23relativement larges
52:24parce que
52:25en fait
52:25dans ce dossier
52:27la particularité
52:27qu'on a
52:28c'est que
52:28nous n'avons pas
52:29de victimes
52:30et nous n'avons pas
52:30de faits établis
52:31donc en fait
52:32on remonte
52:32un petit peu
52:33à l'envers
52:33donc c'est vrai
52:34que c'est quand même
52:34assez inédit
52:35pour le parquet
52:35de travailler comme ça
52:36pour autant
52:37je reste convaincue
52:38que lorsqu'on va
52:39effectivement
52:40exhumer
52:41des éléments
52:42du dossier
52:42initialement ouvert
52:43contre monsieur Brunel
52:44si les perquisitions
52:48les exploitations
52:48des vidéos
52:49ont été effectuées
52:50correctement
52:50ou pas encore
52:51et donc là
52:52on va peut-être
52:52pouvoir exploiter
52:53un petit peu
52:54l'ensemble des éléments
52:55et notamment
52:55les flux financiers
52:56et c'est pour ça
52:57que c'était très intéressant
52:58qu'on ait une saisie
52:59du parquet financier
53:00parce que
53:00dans tous les trafics
53:01et on sait très bien
53:02que monsieur Epstein
53:02était à la tête
53:03d'un trafic sexuel
53:05impliquant des enfants
53:07je vous écoute
53:08j'entends bien
53:09tout ce que vous dites
53:09vous nous dites
53:10il y a sans doute
53:11dans le dossier Brunel
53:12des choses qui aujourd'hui
53:12vont permettre
53:13de faire avancer
53:13la justice
53:16ça veut dire
53:16que si les fichiers Epstein
53:17n'avaient pas été publiés
53:18il y a trois semaines
53:18on n'aurait jamais
53:19rouvert ce dossier là
53:20certainement oui
53:20et qu'est-ce qui nous empêchait
53:22de le faire avant
53:23absolument rien
53:23à part peut-être
53:24le poids de l'opinion
53:26ou l'attention
53:27la justice là-dessus
53:28a été assez hypocrite
53:30de dire qu'en fait
53:31à l'ouverture de l'enquête
53:32en 2019
53:33qui était une enquête miroir
53:34on a ouvert large
53:35comme aujourd'hui
53:36sauf qu'on a restreint
53:37très vite à monsieur Brunel
53:38monsieur Brunel
53:39était en mort
53:39extinction de l'action publique
53:40derrière aucun avocat
53:43le ministère public
53:44le parquet
53:45aurait pu saisir
53:46le juge d'instruction
53:47d'un réquisitoire supplétif
53:49beaucoup plus large
53:50pour continuer d'investiguer
53:51aujourd'hui c'est la question
53:52qu'on se pose
53:52pourquoi on a couturé
53:54cette enquête
53:54puisque au regard
53:55des déclarations
53:56de madame le procureur
53:57on a quand même
53:57le sentiment
53:58qu'après cette première
53:59phase d'exploitation
54:00parce que souvenez-vous
54:00samedi ce qu'on nous annonce
54:02c'est une phase
54:02d'exploitation des documents
54:03et ensuite
54:04quelques jours après
54:05on ouvre une enquête
54:06c'est donc bien
54:06qu'avec cette exploitation
54:08de documents
54:08on a pu considérer
54:10qu'il fallait de nouveau enquêter
54:11Raphaël ?
54:12Oui
54:13ces dossiers
54:14ces documents
54:15c'est pas que l'opinion publique
54:16c'est ces documents
54:17en tant que tels
54:18et après toute la question
54:19c'est ce qu'ils vont
54:19vraiment intégrer
54:21c'est-à-dire qu'on en a déjà parlé
54:22mais là il y a les documents
54:23qui sont publics
54:24qui sont caviardés
54:25il manque des choses
54:26donc toute la question
54:27c'est est-ce que
54:28la justice française
54:29va arriver à obtenir
54:30de la justice américaine
54:31des documents
54:33non caviardés
54:34où on a
54:35une grande partie
54:36des noms
54:36qui sont cachés
54:37et puis après
54:38il y a toute la technique
54:38pour aller chercher ça
54:39effectivement
54:41ça va pas être
54:42alors il y a 5 magistrats
54:43qui sont évoqués
54:44la procureure de Paris
54:45a bien dit
54:45c'est pas 5 magistrats
54:46qui vont passer leur journée
54:47à taper des mots
54:48dans le moteur de recherche
54:50du ministère de la justice
54:51oui
54:51mais par exemple
54:52vous avez l'air d'en douter
54:53non mais c'est pas ça
54:54mais ce que je veux quand même
54:55préciser
54:56c'est que dans cette première enquête
54:58à un moment donné
54:59quand on est sur un sujet
55:00d'exploitation sexuelle
55:01de mineurs
55:02on sait très bien
55:03qu'il y a des flux financiers
55:04donc la question qu'on se pose
55:05c'est est-ce que par exemple
55:07les comptes bancaires
55:08de monsieur Epstein
55:08ont été épluchés
55:09quelles relations
55:10ils pouvaient avoir
55:11avec des ressortissants français
55:13où est-ce qu'il allait
55:14quand il était
55:14pendant ses séjours à Paris
55:16voilà
55:16toutes ces questions-là
55:17on n'a pas la réponse aujourd'hui
55:19ces vidéos qu'on a retrouvées
55:20dans son appartement
55:21avec l'exploitation des images
55:22qu'est-ce qu'il y avait-il dessus
55:24est-ce qu'on a investigué
55:25ou est-ce qu'on a encore
55:26fermé une fois sur Brunel
55:27parce que c'est ce qu'expliquait
55:28mon confrère
55:29l'avocat de monsieur Brunel
55:31à l'époque
55:31c'est que
55:32dans tous les mails
55:33de monsieur Epstein
55:34on tapait Brunel
55:35et qu'on s'était concentré
55:36uniquement là-dessus
55:37donc c'est vrai que
55:38depuis le 19
55:39depuis 2019
55:40Innocence en danger
55:40réclame une enquête
55:41d'envergure
55:42que vous avez obtenu
55:43on a obtenu enfin
55:44et on espère aussi
55:46que d'autres victimes
55:47pourront parler
55:47non mais ce qui est intéressant
55:49c'est que la procureure de Paris
55:50évoque l'OFAC aussi
55:52l'Office anti-cybercriminalité
55:54ils ont des moyens aussi
55:56ils ont des compétences aussi
55:58parce que tout l'enjeu
55:58en fait maintenant
55:59c'est d'aller puiser
56:01dans ces fichiers
56:02des données pertinentes
56:03alors
56:03elle n'a pas précisé
56:05comment ce serait fait
56:05est-ce qu'il y aurait
56:06de l'intelligence artificielle
56:07qui aiderait peut-être
56:08à gagner du temps
56:09ça peut être aussi
56:10les réseaux sociaux
56:11ça peut être la presse
56:12ça peut être des tas de choses
56:12mais l'idée maintenant
56:14c'est de prendre
56:14une base de données
56:15monumentale
56:16et d'essayer
56:17de faire des connexions
56:18le FAC
56:19pardon de t'interrompre
56:20Raphaël
56:20mais le FAC
56:21va travailler sur la cyber
56:22il y aura l'OFMIN
56:24l'Office des mineurs
56:25qui va travailler
56:26l'OCR GDF
56:27l'OCLIF
56:28eux travaillent
56:29sur l'aspect financier
56:30tous les grands services
56:31de l'ADNPJ
56:32la Direction Nationale
56:33de la Police Judiciaire
56:34sont au travail
56:35merci madame
56:36merci maître
56:37pardon
56:37merci beaucoup messieurs
56:38d'être venus ce soir
56:39sur ce plateau en Valais
56:40du côté de Marseille
56:41c'est l'événement politique
56:42du jour
56:43ce soir
56:44le grand débat
56:45des municipales
56:46à Marseille
56:47organisé par BFM
56:48par BFM Marseille
56:49et par la Provence
56:50qui sera animé tout à l'heure
56:51par Apolline de Malherbe
56:52en attendant
56:53c'est Anthony Lebeau
56:54ce qui est avec nous
56:55ça démarre dans un peu plus
56:56d'une heure
56:57vous y êtes déjà Anthony ?
57:01oui tout se prépare
57:03c'est bientôt prêt
57:03début 20h55
57:05c'est un débat crucial
57:07un débat charnière
57:08un débat exceptionnel
57:08à suivre ce soir
57:09sur BFM TV
57:10animé par Apolline de Malherbe
57:11qui sera assise
57:12juste ici
57:13à sa gauche
57:14Olivier Biscay de la Provence
57:15à sa droite
57:16ici Sophie Ebrard
57:17pour BFM Marseille
57:18évidemment un débat exceptionnel
57:20dispositif exceptionnel
57:21Marc regardez
57:22on est au Palais de la Bourse
57:23on n'est pas loin du Vieux-Port
57:24sur la Cannebière
57:25ici et ce Palais de la Bourse
57:27est littéralement
57:28métamorphosé
57:29transformé
57:29en plateau de télévision
57:30par les équipes techniques
57:31de BFM TV
57:32les 4 principaux candidats
57:33vont débattre
57:35les yeux dans les yeux
57:36ce soir
57:37vous voyez sur ces images
57:38ici Martine Vassal
57:39qui est arrivée
57:39Martine Vassal
57:40présidente de la Métropole
57:42battue en 2020
57:43elle veut prendre sa revanche
57:44à sa droite
57:45il y aura Benoît Payan
57:46le maire de Marseille
57:47le sortant
57:48qui est arrivé
57:49il y a quelques instants
57:50il est la cible
57:51évidemment de tous
57:52ses opposants
57:52qui veulent le détrôner
57:53et puis regardez
57:54Sébastien Delogu
57:55juste ici
57:56député
57:57candidat de la France Insoumise
57:58qui veut réaliser
57:59une percée électorale
57:59en mobilisant
58:00les quartiers populaires
58:01juste à sa gauche
58:01Franck Alizio
58:02député candidat
58:03du Rassemblement National
58:04au coude à coude
58:05dans les sondages
58:06avec Benoît Payan
58:07l'histoire de la bataille
58:09de Marseille
58:09s'écrit aussi
58:10ici ce soir
58:11lors de ce débat
58:12à suivre des 20h55
58:13à tout à l'heure
58:14on sera évidemment
58:15avec vous
58:16à suivre le 20h BFM
58:17Maxime Switek
58:17dans un instant
58:18les lignes en examen
58:19qui tombent
58:20une semaine
58:20après la mort de Quentin
58:21Sous-titrage Société Radio-Canada
58:23Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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