- il y a 2 semaines
Ce lundi 6 juillet, Antoine Larigaudrie a reçu Matthias Baccino, conseiller senior pour la croissance Trade Republic, et Gustav Sondén, cofondateur de Colbr, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:05Et oui, notre déchiffreur, on va faire un petit peu le bilan de ce premier semestre
00:09et regarder ce qui nous attend pour le second.
00:11On peut s'attendre quand même à un été qui s'annonce tumultueux.
00:15Ça, on vous le dit depuis quelques semaines du fait de la volatilité sur certains marchés en ce moment.
00:20Gustave Sanden de Colbert qui est en direct avec nous.
00:23Bonjour Gustave et Mathias Baccino, Trade Republic.
00:26Vous parlez du bitcoin à l'instant.
00:30Je ne sais plus de qui elle est.
00:32BB King ou Muddy Waters, un des deux.
00:35The thrill is gone sur le bitcoin.
00:38La magie est partie, le frisson est parti.
00:41On a l'impression et on voit avec les CGP qui se succèdent et les analyses de marché autour de
00:48ce plateau.
00:49Les clients, ils ne posent plus trop de questions sur le bitcoin.
00:52Alors, est-ce qu'ils font leur petit business entre eux ?
00:54Est-ce que ce n'est plus du tout un investment case en ce moment ?
01:01On se pose quelques questions.
01:03C'est vrai qu'il y a de la pression sur les cours.
01:04Il y a toujours eu de la volatilité sur le bitcoin.
01:06Ça, ce n'est pas un secret.
01:07Mais là, on a l'impression qu'il y a un truc qui est cassé dans la machine.
01:09Et est-ce que vous embrassez ce point de vue ?
01:12Alors, pour moi, le bitcoin reste une assurance efficace contre le risque de débasement monétaire.
01:20C'est-à-dire, si jamais l'Europe, les États-Unis, effectivement, ratent leur politique monétaire dans les années qui
01:27viennent,
01:28et qu'à un moment donné, on se retrouve dans une situation où l'euro ou le dollar perdent beaucoup
01:32de valeur,
01:33effectivement, le bitcoin est une forme d'assurance efficace contre ce risque-là.
01:37Or, là...
01:38Et le risque de débasement monétaire, en tout cas dans la perception qu'en ont les gens, a baissé.
01:45Parce qu'avec le retour des empires, le retour des États-puissances,
01:49avec le retour d'une politique beaucoup plus forte et régionalisée, entre guillemets, du côté des États-Unis, de l
01:55'Europe et de l'Asie,
01:56eh bien, la peur de voir la monnaie perdre de la valeur a reculé.
02:01On a d'autres angoisses, d'autres sujets.
02:04Et même si la situation réelle du système monétaire reste quand même en partie inquiétante,
02:13entre autres sur l'euro à cause de la France,
02:15eh bien, l'intérêt d'avoir une assurance qui coûte relativement cher,
02:19puisqu'elle vient de perdre 50% de sa valeur, pour ce risque-là, est moins intéressant actuellement.
02:25Du côté de l'intérêt de la technologie blockchain elle-même,
02:29le narratif s'est plutôt tourné vers les stable coins
02:33et la tokenisation de manière générale des actifs financiers.
02:37Et enfin, force est de constater que,
02:39quand vous avez une assurance qui coûte cher pour un risque qui diminue,
02:44en tout cas dont la perception diminue,
02:46et que de l'autre côté, vous avez des opportunités d'investissement
02:49qui sont beaucoup plus attractives,
02:52eh bien, forcément, vous avez moins d'attention.
02:56Et comme le bitcoin est un actif qui dépend beaucoup
02:59de l'attention qu'on lui porte et de ce que j'appelle moi la valeur de foule,
03:02eh bien, actuellement, il y a moins de bruit, il y a moins d'acheteurs,
03:05et ça stagne.
03:06Donc, voilà.
03:07Le fameux côté, j'en veux parce que ça monte.
03:09C'est un vrai sujet.
03:10C'est un vrai sujet.
03:12Et je ne vois pas comment,
03:15à part une sorte de mini-crack ou une baisse un peu plus forte sur le bitcoin,
03:19il y a un événement exogène qui pourrait relancer
03:21une volonté d'entrer sur l'actif plus bas,
03:24peut-être à 50 000,
03:26ou plus bas, beaucoup parlent de 30 000.
03:29J'ai un peu de mal à voir où est le rebond, tout simplement.
03:33Et puis, par ailleurs,
03:34les états bitcoin sont moins bitcoin que prévu.
03:39Donc, voilà, je note que le narratif autour du bitcoin
03:44a effectivement beaucoup baissé,
03:45même si son rôle de long terme reste là.
03:48Voilà, ça reste effectivement une assurance
03:49contre le risque de débasement monétaire.
03:52C'est vrai qu'on n'entend plus trop parler du bitcoin,
03:54on n'entend plus trop parler le président salvadorien,
03:56on n'entend plus trop parler les pays d'Afrique
03:59qui l'ont adopté un peu à l'arrache.
04:04Bon, vous...
04:05Ce n'est plus un investment case,
04:07en ce moment, le bitcoin ?
04:09Ou alors, est-ce que vous pensez
04:11qu'on est quand même sur une base de valeurs intéressantes,
04:14qu'il faut toujours garder sous le coude
04:16et pas non plus délaisser complètement, Gustave ?
04:19Je pense qu'il y a quand même un double effet.
04:23C'est-à-dire, le premier, c'est, je le rappelle,
04:26quand Donald Trump a pris ou démarré son mandat,
04:30il a voulu effectivement évangéliser, démocratiser,
04:33lever certains verrous sur le bitcoin.
04:35Il y avait quand même une raison à ça.
04:37Et c'est peut-être, du coup, de l'autre côté
04:39qu'il faut le regarder.
04:40C'est que finalement, le but premier,
04:41c'était que l'étalon or du bitcoin soit le dollar.
04:46C'est-à-dire que les stable coins...
04:48Oui, il faut bien une masse sur la balance.
04:50Exactement.
04:51Et donc, en fait, est-ce que ce n'est pas l'inverse ?
04:52C'est-à-dire que le bitcoin qui devait se dédollariser
04:55ou qui devait nous permettre, justement,
04:56d'être une assurance par rapport aux monnaies classiques,
04:59est-ce que ce n'est pas devenu la pompe à dollars
05:01dont avaient besoin les États-Unis à ce moment-là ?
05:03En partie.
05:04Il y a également d'autres sources acheteuses pour le dollar
05:08comme le pétrole.
05:09Je pense qu'on y est pas mal revenu ce semestre.
05:12Mais est-ce que ce n'était pas un coup de poker
05:14qui a finalement fonctionné ?
05:15Est-ce que finalement, la déflation du bitcoin,
05:18elle ne s'est pas reportée, justement,
05:20à l'appel notamment, en tout cas,
05:23participer à financer la stabilité du dollar ?
05:26Maintenant, une fois qu'on s'est dit ça,
05:28ça reste un mouvement de marché,
05:30ça reste des flux,
05:31et ces flux peuvent se réorienter.
05:32La conviction, elle peut se reporter à nouveau vers le bitcoin
05:35et à un moment donné, s'en dissocier.
05:37Pour l'instant, on a toujours essayé
05:38de construire des bêtas
05:40entre le bitcoin et tout un tas de pièces d'actifs.
05:42D'abord, c'était l'or.
05:43Ensuite, c'était le Nasdaq.
05:45Aujourd'hui, on ne sait pas trop.
05:47Donc, c'est ni l'un ni l'autre, en tout cas.
05:49Mais donc, potentiellement,
05:51ce que ça veut dire, c'est qu'en fait, il n'y en a pas.
05:53Et que donc, demain, le bitcoin pourrait finalement redevenir
05:57ce pour quoi il a été créé, c'est-à-dire sa réserve.
05:59Et vous disiez, beaucoup de vos analystes
06:02ou commentateurs de marché,
06:04sans détour, n'en entendent plus parler.
06:06Moi, je peux vous dire que parmi nos clients,
06:09on a quelques personnes qui ont gagné quand même
06:11pas mal d'argent sur cette classe d'actifs,
06:13que ce que j'ai vu sur les gens
06:15qui ont vraiment des positions en bitcoin
06:17et qui sont substantielles,
06:19c'est que l'enjeu était plutôt de la sécurisation.
06:21Une manière de les sécuriser, c'est de les détenir
06:23via des ETF, que ce soit sur des comptes-titres
06:26ou des contrats d'assurance luxe en bourgeois.
06:28On peut le faire.
06:28Oui, tout à fait.
06:29Et donc, on a en fait, de notre côté,
06:32on n'est pas, nous, on est encore un peu vieux jeu,
06:34donc on n'est pas nécessairement proactivement conseil.
06:37Néanmoins, on sait très bien traiter ce type de demande
06:39et on n'a jamais autant acheté
06:41qu'en ce moment des ETP bitcoins
06:45dans nos comptes d'assurance luxe en bourgeois.
06:47Donc, bon, pas le torse,
06:49ce n'est pas que mon idée, comme je vous l'ai dit,
06:50mais en tout cas, j'observe que j'ai mes clients
06:53qui sont nettement plus avancés que moi
06:54sur ces analyses et quand même,
06:57quand je dis avancés, c'est aussi croyant,
06:58d'une certaine façon,
07:00mais quand on a gagné un paquet de fois,
07:02ça renforce les croyances.
07:04On a quand même des positions acheteuses
07:06et ces positions,
07:07via typiquement les contrats luxembourgeois,
07:09elles sont construites pour durer.
07:11Oui, oui, totalement.
07:12Ce n'est pas de la spéculation à trois mois,
07:15c'est-à-dire que c'est de la condition longue et profonde.
07:17Il faut vraiment faire la différence
07:18et peut-être bien la moyenne,
07:19surtout quand on est gestionnaire
07:20et qu'on donne accès à ces solutions,
07:22entre le fameux crowd trading dont vous parliez,
07:25à savoir j'achète parce que ça monte
07:27et parce qu'on en parle,
07:28et puis ceux qui ont des positions longues
07:30et qui vraiment gardent et font fructifier.
07:33Donc ça, c'est intéressant.
07:35Attention peut-être Antoine à Kevin Warsh,
07:37parce que comme Kevin Warsh,
07:38le nouveau patron de la Fed,
07:39est censé réduire la taille du bilan de la Fed,
07:44ce qui est plutôt positif, entre guillemets,
07:46pour le sérieux de l'économie américaine
07:49et ce qui va encore réduire
07:50le risque de débasement monétaire américain.
07:53Donc voilà, si Kevin Warsh remplit son rôle
07:56tel qu'il a annoncé qu'il voulait le remplir
07:58avec une forme de sérieux
07:59et la volonté de réduire la taille du bilan de la Fed,
08:02attention, parce que ça,
08:03ce n'est pas une bonne nouvelle pour le bitcoin non plus.
08:05Effectivement.
08:07Quand même, Gustave, sur ce premier semestre,
08:09c'est vrai qu'on s'est fait peur,
08:10on continue à se faire peur
08:11parce qu'on voit beaucoup de volatilité,
08:13on voit beaucoup de classes d'actifs
08:15qui ont vraiment connu des destins tourmentés
08:18ces dernières semaines.
08:20Au final, le CAC 40 a 100 points de ses records absolus.
08:24Wall Street, bon, qui reste comme ça.
08:27Bon, le seul truc qui inquiète un petit peu,
08:30c'est qu'on a l'impression
08:31qu'on est toujours sur le fil de rasoir
08:33concernant l'IA.
08:35On a le patron d'Enthropy
08:36qui continue à dire
08:37et interview après interview
08:39que globalement,
08:39il ne sait absolument pas où il va.
08:41Enfin, je trouve ça totalement dingue.
08:43Et on reste sur un marché
08:45qui a l'impression de danser
08:47un petit peu sur un volcan.
08:48Enfin, je ne sais pas,
08:49cette fin de premier semestre,
08:50est-ce que ça vous évoque quelque chose comme ça ?
08:52Je pense qu'on peut faire un montage marrant
08:53entre cette émission
08:54et la même l'année dernière.
08:55C'est-à-dire qu'en fait,
08:56il ne s'est passé absolument rien en commun.
08:59Et pour autant,
09:00c'était presque le même film sur les marchés.
09:01Exactement.
09:02C'est-à-dire que...
09:03Et en termes de temporalité,
09:05c'est assez frappant.
09:07C'est-à-dire qu'on a finalement
09:09un début d'année qui part bien.
09:12Toujours nos champions,
09:13nos favoris qui mènent la danse.
09:15Avec peut-être quand même,
09:16cette année, une place plus importante
09:19pour les players d'infrastructures
09:20et de semi-conducteurs.
09:22Puis ensuite, effectivement,
09:24un pic de volatilité.
09:25Donc l'année dernière,
09:25ce n'était pas le même catalyse.
09:26Cette année,
09:27c'est évidemment ce conflit iranien.
09:29La grande différence,
09:30elle est probablement énergétique cette année
09:32parce que les conséquences
09:34de cette crise énergétique,
09:35elle n'est probablement pas pricée.
09:37Là, tout de suite,
09:38le niveau du pétrole est revenu,
09:39finalement,
09:40au niveau d'avant-crise
09:42ou presque.
09:44En tout cas,
09:44on a largement absorbé
09:46le pic de 110 dollars.
09:47Ça, c'est clair.
09:47On est autour des 70 aujourd'hui.
09:49Et probablement,
09:50la grande différence
09:51avec l'année dernière,
09:52ce n'est pas que les actifs technologiques
09:54sont chers,
09:54il l'était,
09:55c'est que le risque inflationniste
09:58lié à ce choc énergétique
09:59est très peu pricé.
10:03Je regardais là,
10:04juste avant de rentrer sur le plateau,
10:05il y a 10 navires par jour qui passent
10:07dans le détroit d'Hormuz
10:08versus 140.
10:10Donc moi,
10:11je trouve les marchés
10:12sur le plan énergétique
10:15extrêmement optimistes
10:16et que probablement,
10:17la grande différence
10:18ou en tout cas,
10:19le point d'attention focale
10:20en dehors des niveaux de valorisation,
10:22mais qui, je le rappelle,
10:23sont sans cesse
10:24compensé par des résultats astronomiques.
10:26Il est quand même
10:27sur ce niveau d'inflation.
10:29Il va falloir effectivement
10:30que, un,
10:31un deal soit trouvé pour de bon
10:33et deux,
10:34qu'on nous explique
10:35comment on va compenser
10:36toutes ces capacités de production
10:38et notamment relancer aussi
10:41le commerce
10:42et la traversée de ce détroit
10:43qui est quand même
10:43complètement miné
10:45pour effectivement
10:46baisser durablement
10:47le coût d'énergie
10:48et que ça ne se reporte pas
10:49sur l'ensemble de l'économie.
10:51Donc pour moi,
10:52même film,
10:53mais pas le même conclusion.
10:54Mais du coup,
10:55Mathias,
10:55la clé,
10:56ce sera peut-être
10:57les résultats d'entreprise.
10:57On le dit toujours,
10:58c'est un petit peu impensif aussi,
11:00mais c'est peut-être là
11:01qu'on va lire justement
11:02cette agitation
11:03et cette atmosphère de,
11:06attendez,
11:07le dossier,
11:08il n'est pas réglé là
11:08et qu'on va avoir
11:10quelques petits signaux
11:10d'avertissement
11:11de la part des entreprises,
11:13concrètement.
11:13en fait,
11:14le sentiment,
11:15c'est que le marché
11:17attend un signal
11:20négatif de retournement,
11:21en fait.
11:23Parce que si on a un marché
11:26qui n'anticipe pas
11:28un retour durable
11:30de l'inflation,
11:30comme tu le disais,
11:31Gustave,
11:33c'est qu'il anticipe
11:34une forme de stagflation,
11:36en fait.
11:38Et je crois qu'actuellement,
11:41je n'ai pas réussi
11:42à lire un économiste
11:44ou un analyste
11:45ou un stratégiste
11:47qui dise clairement
11:48où on en est.
11:49Parce que le bilan
11:51du premier souhait,
11:51je suis d'accord avec toi,
11:53de l'extérieur,
11:55on est dans une situation
11:56assez similaire finalement
11:57à l'été dernier.
11:58C'est étonnant.
11:59Mais en profondeur,
12:01je ne suis pas persuadé
12:02que les fondamentaux économiques
12:04soient les mêmes
12:05qu'il y a un an.
12:06Et le sentiment que j'ai
12:07actuellement,
12:08c'est qu'on a
12:09une crise énergétique
12:11qui est intervenue
12:11à un moment
12:12où l'économie mondiale
12:14devait se relancer.
12:15C'est-à-dire que normalement,
12:16on aurait dû être
12:16sur une inflation basse,
12:18des taux qui baissent,
12:19y compris aux US.
12:20On aurait dû être là-dedans
12:21en ce premier semestre
12:22de 2026 finalement.
12:23Et on ne l'a pas été
12:24à cause du conflit en Iran.
12:26Et donc,
12:26soit on est en train
12:29de reculer
12:30pour mieux sauter
12:31en fait,
12:31dans quelques temps,
12:32dans une période
12:33où effectivement
12:34l'économie ralentit
12:35assez fort
12:37et donc l'inflation
12:38ralentit elle aussi
12:39parce que les salaires
12:40en fait n'augmentent pas
12:41et donc on a
12:42une contraction
12:42du pouvoir d'achat
12:43ce qui a priori
12:44va être le cas en Europe.
12:45Ou alors,
12:46on a un signal
12:47très négatif
12:48à un moment donné
12:48qui vient entre autres
12:49dans les publications
12:50de résultats
12:51du côté entre autres
12:52des hyperscalers
12:52qui avec la hausse
12:54des coûts
12:55des semis
12:57sont en train
12:57de peut-être
12:58se retrouver pris en sandwich
12:59dans un moment
13:00un peu difficile.
13:00comme Microsoft
13:01et Apple
13:01qui ont déjà
13:02donné des indications.
13:03Typiquement.
13:04Donc le sentiment
13:05que j'ai
13:05c'est qu'on est allé
13:07d'une période
13:08très tech
13:09où on parlait
13:10beaucoup des Mac 7
13:11à une période
13:12très IA
13:13où on a beaucoup parlé
13:14depuis un an
13:14des entreprises
13:15qui fabriquent l'IA
13:16les outils d'IA
13:16à une période
13:18semi-énergie.
13:20Et dans cette période-là
13:22où ce seraient
13:23les semi-conducteurs
13:24et l'énergie
13:24qui feraient le marché
13:26je ne sais pas
13:27si on a une capacité
13:29de production suffisante
13:30à court terme
13:31pour être capable
13:32de soutenir
13:33cette croissance-là.
13:33Donc je redis
13:36ce que j'ai dit
13:36attention par exemple
13:37à une entreprise
13:38comme Oracle
13:39qui est particulièrement
13:40l'EPG
13:40et qui elle
13:42pourrait déclencher
13:43quelque chose
13:43d'un peu négatif
13:46pour les marchés
13:46à un moment donné.
13:47Il y avait déjà eu
13:48plusieurs avertissements
13:49sur Oracle
13:49le dernier
13:50ce n'est pas que
13:51sur leur santé financière
13:52c'est quand même
13:52le type qui nous dit
13:54droit dans les yeux
13:54ah oui on peut remplacer
13:5510 000 emplois
13:56dans notre entreprise
13:58par de l'IA
13:59un mec qui se rend compte
14:00du jour au lendemain
14:00que l'IA peut remplacer
14:0110 000 personnes
14:02ça ne va pas
14:03il y a un truc qui ne va pas
14:04ce qui est sûr
14:05c'est que ça ne va pas se faire
14:05en un claquement de doigts
14:06ça c'est parfaitement clair
14:08et les gains de productivité
14:09ont l'air d'être réels
14:11l'impact sur l'emploi
14:12il est totalement inconnu
14:14c'est-à-dire que
14:15tous les jours
14:15moi je lis un truc différent
14:16je veux dire
14:17Microsoft est en train
14:18de former parallèlement
14:1910 000 personnes
14:19pour former les gens
14:21dans l'entreprise
14:21avec l'utilisation de l'IA
14:22les plus gros investisseurs en IA
14:24sont les plus gros recruteurs
14:25du moment
14:25oui
14:26c'est-à-dire que
14:27ça augmente
14:27oui oui tout à fait
14:28les entreprises qui investissent
14:29l'IA sont les entreprises
14:31qui embauchent le plus
14:32ça ne suit pas du tout
14:33l'intuition qu'on pouvait en avoir
14:34il y a encore quelques semaines
14:35ce que je me disais
14:36en vous écoutant
14:37c'était finalement
14:39on cherche souvent
14:40une raison exogène
14:41au marché
14:42pour trouver le catalyste
14:43et finalement
14:45ce qui a porté le marché
14:46jusqu'à aujourd'hui
14:48c'est plutôt des raisons endogènes
14:49c'est-à-dire les résultats
14:50et c'est probablement
14:51d'une raison endogène
14:53et pas d'une raison exogène
14:54qu'on aura le prochain catalyste
14:55parce que là
14:55je pense que demain
14:56les semis
14:57ils annoncent moins 10
14:58sur les résultats
14:59par rapport au forecast
15:00je pense qu'on ne passe pas
15:01une bonne journée de bourse
15:02non non
15:02et je ne sais pas
15:05comment ça s'arrête
15:05mais parallèlement
15:07Gustave
15:08il y a
15:08or, tech,
15:10semis et IA
15:11moi je remarque quand même
15:12que depuis le second semestre
15:14ce qui marche
15:14alors
15:15bourse de Paris
15:16parce qu'on regarde
15:17avec la loupe
15:19c'est tous les dossiers
15:20qui ont été massacrés
15:21au premier semestre
15:22c'est l'automobile
15:22c'est le luxe
15:23qui se réveille
15:24c'est la bonne vieille industrie
15:26c'est tous ces secteurs-là
15:27la défense
15:28parce qu'en plus
15:29il y a des phénomènes
15:30de regroupement
15:30en ce moment
15:31avec Excel Technologies
15:32mais pas que
15:34est-ce que ça peut être
15:35aussi le soutien des marchés
15:36en cas de trop forte volatilité
15:38sur la tech ça ?
15:39il y aura peut-être
15:40effectivement
15:40un petit peu de rotation
15:41on a vu déjà
15:42un peu de rotation
15:43au mois de juin
15:44les champions
15:45notamment aux US
15:46c'est les bonnes vieilles industries
15:48celles qui résistent le mieux
15:50aux chocs
15:51donc on dit
15:52staples
15:52les biens de consommation
15:54les agrafes
15:55voilà
15:57healthcare
15:58et les financières
16:00ont été en tête
16:00en fait
16:00dès le mois de juin
16:01et donc ça déjà
16:02quand vous avez une croissance
16:03asymétrique
16:04ça participe à la rotation
16:05ils n'ont jamais représenté
16:06aussi peu
16:07depuis 2000
16:07dans le S&P 500
16:10ces différents secteurs
16:11donc en fait
16:12même leur variation
16:13de plus de 10%
16:14on les voit
16:14ou on les sent presque pas
16:17ça reste des industries essentielles
16:18je pense que les êtres humains
16:19qui font quand même
16:19la consommation
16:20continuent de consommer
16:21continuent d'être bancarisés
16:22continuent de se soigner
16:24et donc
16:26effectivement
16:26il y a probablement
16:28un peu de réserve
16:28de performance
16:29c'est peut-être aussi
16:30d'ailleurs le sens
16:32que doit
16:33ou en tout cas
16:34peut-être la leçon
16:34qu'on doit retenir
16:35ou ce qu'on doit avoir en tête
16:36sur ce second semestre
16:37et surtout
16:38si on a eu
16:38la chance
16:39de participer
16:41au gain
16:41de ce premier semestre
16:43peut-être qu'il y a un peu
16:44de diversification
16:45dans le portefeuille
16:46surtout que les indices
16:47ne la permettent pas
16:48encore une fois
16:48puisque vous avez du coup
16:50cette toute petite
16:51cote-part aujourd'hui
16:52de ces industries
16:53qui sont pourtant essentielles
16:54à nos économies
16:55typiquement
16:56sur ce type de stratégie
16:57aller chercher du thématique
16:59aller chercher potentiellement
17:00même du titre vif
17:01si vous êtes aventurier
17:02mais en tout cas
17:03si vous avez un indice Nasdaq
17:05vous n'en avez pas
17:05si vous avez un indice
17:06S&P 500
17:07vous n'en avez presque pas
17:08et c'est aussi une manière
17:10de se diversifier
17:11de suivre ce bon
17:12de préceptes
17:13pour peut-être mieux
17:14s'armer sur le second
17:15sur le second semestre
17:17Gustave Sanden
17:18de Colbert
17:18Mathias Vaccino
17:19de Trade Republic
17:20merci infiniment
17:21d'avoir déchiffré
17:22cette actualité
17:23du jour
17:24et fait le bilan
17:25de ce premier semestre
17:26à retrouver
17:27bien sûr en replay
17:28et en podcast
17:28et