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  • il y a 56 minutes
Valérie Boned, présidente Les Entreprises du Voyage, était l'invitée d'Erwan Morice dans Good Morning Business, ce lundi 17 août. Ils sont revenus sur un premier constat sur les réservations de cet été ainsi que l'impact des incendies sur la saison, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Ça ressemble les vacances des Français cet été.
00:02L'organisation professionnelle qui représente l'industrie du voyage en France
00:05nous apporte ce matin quelques données intéressantes et quelques observations.
00:09Bonjour Valérie Bonnède.
00:09Bonjour.
00:10Merci d'être avec nous présidente des entreprises du voyage.
00:13Le premier constat qu'on fait peut-être cet été,
00:15c'est qu'on assiste à une petite baisse des réservations par rapport à l'été précédent.
00:18Oui, alors c'est toujours difficile de faire un bilan à mi-chemin,
00:22parce que finalement la saison d'été, elle commence début juin
00:26et elle se termine aujourd'hui fin septembre, voire même début octobre.
00:29Donc on est à mi-parcours, on va dire.
00:31Et c'est vrai qu'en début d'année, c'était plutôt assez positif pour plein de raisons.
00:36Je ne sais pas si on aura le temps de revenir sur les raisons.
00:39On constate effectivement une baisse.
00:42Et cette baisse, elle est très différente selon les territoires et selon le type de vacances.
00:46Donc globalement, c'est compliqué de donner des chiffres.
00:49Mais oui, on est un petit peu en baisse, notamment sur l'étranger, sur certaines régions.
00:54Voilà, il faut attendre la fin de l'été.
00:56Sur la France, compliqué de faire un bilan parce qu'on n'est pas encore au bout de la saison,
01:00vous venez de l'expliquer.
01:02Malgré tout, dans l'actualité, on a bien sûr tous les jours parlé de la question de la sécheresse,
01:07des incendies, qui a eu un impact sur les professionnels du tourisme,
01:11dans l'hôtellerie, la restauration.
01:13Vous, quelle est l'analyse que vous faites sur justement le Var, la Gironde,
01:18ces méga-feux et le fait qu'il y a eu aussi beaucoup d'annulations,
01:21peut-être des touristes étrangers aussi qui ne sont pas venus ?
01:23Alors, ces régions que vous venez de citer, ce sont des régions attractives, de toute façon.
01:28Donc, c'est vrai que les prévisions, les réservations engrangées,
01:31avant la saison, étaient très bonnes.
01:34Donc, on était plutôt, d'ailleurs, le ministre du tourisme a fait un point,
01:36je crois, le 21 juin de mémoire, en disant qu'on était optimiste
01:39et que les choses étaient plutôt en évolution,
01:41de plus 1 à plus 5% en fonction des régions.
01:44Sur ces régions touchées par les incendies, là, vraiment, depuis 3 semaines,
01:49vous le dites, et c'est vraiment ça,
01:51par rapport aux réservations et à l'anticipation,
01:53on a effectivement un vrai impact en termes de fréquentation,
01:57puisque soit les gens ont réservé et ont dû être évacués, étaient présents,
02:01soit ils ont réservé et ils ne peuvent pas partir,
02:03parce qu'effectivement, la destination ne peut pas assumer ce qu'ils ont réservé,
02:08mais ce n'est pas la majorité du tout des cas,
02:09soit, effectivement, il y a un effet d'annulation,
02:12parce qu'il y a une loupe vraiment très importante sur ces régions-là,
02:15et il y a une vague d'annulation sur les destinations Gironde,
02:19le Cap-Ferré, le Var, notamment dans l'hôtellerie de plein air,
02:22si vous voulez qu'on prenne un exemple.
02:24En gros, dans l'hôtellerie de plein air,
02:26la fédération qui représente ces entreprises
02:28dit qu'il y a 2 millions de nuitées qui ont été perdues en un mois,
02:33et les réservations qui étaient très bonnes,
02:36en fait, finalement, se traduisent par une occupation,
02:39qui est entre 30 et 50 % dans le meilleur des cas,
02:44voire même entre 10 et 30 % dans certains campings, par exemple.
02:47Et ça, ce n'est pas vraiment la situation telle qu'elle est aujourd'hui,
02:51c'est le ressenti des Français,
02:53et finalement, le changement de destination,
02:55qui peut bénéficier évidemment d'autres territoires ou à l'étranger.
02:59Justement, l'étranger, quand on regarde les chiffres,
03:02alors encore une fois, à mi-parcours,
03:03il faudra faire le bilan complet un peu plus tard,
03:05mais l'Espagne a été plus attractive cet été,
03:08alors que la France, elle, semble être un petit peu en recul.
03:11Alors, la concurrence entre l'Espagne et la France,
03:13de toute façon, elle est là tous les ans, tout le temps,
03:16ça dépend de quoi on parle.
03:18Quand on parle de taux de fréquentation et de visiteurs,
03:21c'est vrai qu'on a les chiffres 2025,
03:22puisqu'on n'a pas encore les chiffres de 2026,
03:24la France est à 102 millions de visiteurs,
03:28mieux placée, un tout petit peu mieux passée que l'Espagne.
03:30Après, la réalité, c'est qu'est-ce que dépensent les Français ?
03:32Quand on regarde un petit peu,
03:34quand on analyse la fréquentation et l'attractivité d'un pays,
03:38en fait, on a tendance à prendre le flux,
03:40mais la question est de savoir quand même,
03:42les Français partent à 70%, les Français partent en France.
03:45Et alors, est-ce qu'ils dépensent davantage ?
03:46Mais ils ne dépensent pas autant en France
03:50que l'on aimerait qu'ils le dépensent.
03:51Donc, à nous de voir comment on peut améliorer les choses.
03:54Et oui, l'Espagne est extrêmement attractive,
03:56parce qu'il y a un rapport qualité-prix,
03:57avec des produits qui sont proposés,
04:00notamment l'hôtellerie,
04:01qui séduisent aussi les Français,
04:03et pas que les Français d'ailleurs.
04:04L'inflation n'est pas pour rien.
04:05Il y a une histoire de coût de la vie, quand même,
04:06qui fait qu'on est plus regardant sur les dépenses qu'on fait,
04:09y compris en vacances,
04:10ce qui est normalement la période
04:11où on va un peu plus se faire plaisir.
04:13Mais aujourd'hui, avec l'alimentation,
04:15les voyages, le kérosène, le prix des billets,
04:16on en a suffisamment parlé sur cette antenne,
04:19ça justifie probablement le fait
04:20qu'on fait plus attention aux dépenses, y compris l'été.
04:22On fait très attention aux dépenses, ça c'est sûr.
04:25Il y a un sujet budget, coût de la vie, pouvoir d'achat,
04:29très fort, cette année particulièrement.
04:31Il y a le contexte politique intérieur,
04:34manque de visibilité,
04:35un petit peu de...
04:36un marché très, très frileux.
04:39Et puis, il y a eu la guerre,
04:41on ne peut pas dire le contraire.
04:42Le 28 février, il y a eu une guerre.
04:43Là, pour la fréquentation étrangère,
04:45puisque moi, je représente les agences de voyage,
04:47ça fait partie vraiment de notre activité.
04:49On a vu un impact très important.
04:51Pendant trois mois, vraiment, il y a eu un marché
04:53où les Français étaient absolument statiques, en fait.
04:57Ils étaient en attente.
04:58Et puis, ça s'est débloqué en juin, juillet,
05:02et on attend de voir les chiffres, comme on le disait.
05:03Pour les agences de voyage, justement,
05:05est-ce que ça a encore un intérêt économique
05:07pour les vacanciers, les Français,
05:11de passer par ces organismes-là,
05:13quand on sait qu'aujourd'hui,
05:14on peut aussi trouver des prix très intéressants
05:17par soi-même ?
05:18Alors, première idée reçue, vraiment,
05:20que je souhaite battre en brèche,
05:22c'est le fait que ça coûterait plus cher.
05:24Il n'y a pas de plus cher,
05:25parce que les agences, leur métier, c'est de négocier.
05:27Donc, elles négocient en amont des prix,
05:29comme les supermarchés ou les magasins
05:31qui achètent, en gros.
05:33Ce qui est très important de dire là,
05:35et notamment la lumière de l'actualité,
05:36on voit bien, et je ne vais pas profiter,
05:38mais vraiment mettre en avant,
05:39on voit la grève EasyJet,
05:41on voit, il arrive la guerre, etc.
05:44Eh bien, quand on a un intermédiaire
05:45qui est un professionnel,
05:46on a un interlocuteur,
05:48notamment quand vous êtes bloqué aujourd'hui
05:49parce que vous ne pouvez pas revenir
05:50à cause d'une grève d'une compagnie aérienne,
05:53il y a des obligations pour l'agence de voyage,
05:55elle est responsable de la totalité.
05:58Vous ne pouvez pas prendre votre avion,
05:59il y a une prise en charge,
06:01vous ne pouvez pas utiliser l'hôtel
06:02que vous avez réservé à distance,
06:03il y a un remboursement,
06:04ça fait toute la différence.
06:06Et d'ailleurs, les Français le savent
06:07parce qu'il y a un retour aux agences de voyage
06:09depuis qu'on a des aléas successifs et importants.
06:11En 30 secondes, pour conclure,
06:13sur justement les voyages internationaux,
06:15deux exemples,
06:16les Etats-Unis,
06:18des voyages qui s'effondrent,
06:20probablement un effet Trump,
06:21et à l'inverse,
06:22quand on regarde du côté de l'Europe,
06:24l'Albanie qui explose.
06:25Les Etats-Unis, très vite,
06:27oui, un effet Trump,
06:28mais surtout un effet pouvoir d'achat,
06:29le pouvoir d'achat des Américains
06:31est très élevé par rapport aux Français,
06:32c'est devenu très cher d'aller aux Etats-Unis.
06:34Et puis il y a l'effet Trump.
06:35L'Albanie, dans notre observatoire,
06:37c'est vrai qu'il arrive,
06:38il performe quasiment plus 300%,
06:41on peut se dire,
06:42c'est un effet en fait,
06:43et en fait non,
06:44parce que c'est devenu
06:46une destination dans le top 10,
06:47donc c'est pas très loin,
06:49c'est pas très cher,
06:50il y a un bon rapport qualité-prix,
06:51il fait beau,
06:53voilà, ça regroupe un peu tout ce que les Français ont fait.
06:54C'est quoi, c'est la nouvelle Croatie,
06:55il y a quelques années ?
06:56Oui, on peut dire ça,
06:57mais de toute façon,
06:58le pourtour méditerranéen
06:59performe en été,
07:00donc le moyen courrier,
07:01c'est vraiment la destination,
07:02et un rapport qualité-prix intéressant.
07:03Merci beaucoup Valérie Bonnet,
07:05présidente des entreprises du Voyage,
07:07avec nous ce matin.
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