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SMART BOURSE du 30 juin 2026
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00:00...
00:10Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Florian Roger est avec nous, le responsable de la stratégie d'investissement de BNP Paribas, CIB.
00:17Bonsoir Florian.
00:18Bonsoir Grégoire.
00:19Merci d'être là, merci à Mathieu de Clermont de nous accompagner également.
00:22Bonsoir Mathieu.
00:23Vous êtes directeur des investissements, assurances et stratégies réglementaires chez Allianz Global Investors.
00:28Et Vincent Lequartier est également à nos côtés.
00:30Bonsoir et bienvenue Vincent.
00:31Bonsoir Grégoire.
00:31Merci d'être là également.
00:33Vous êtes responsable de l'allocation d'actifs de WeSave.
00:36Dernier jour du mois, du trimestre, du semestre également.
00:41Qu'est-ce qui marque pour vous ce mois de juin sur les marchés Vincent ?
00:45Je vais donner quelques descriptions des tendances qu'on a pu voir.
00:48La première d'entre elles étant de voir le groupe des Max Seven qui ont été quand même des leaders
00:53de marché au cours des dernières années.
00:55C'est important, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:57On a vu ce groupe baisser de 10%.
00:59Alors passant le relais effectivement à l'indice des semi-conducteurs aux Etats-Unis qui lui continue de flamber.
01:06On est clairement sur de la rotation et sur des convictions qui ont l'air de s'installer.
01:11Sur le fait que les Max Seven, pour la plupart d'entre elles, dépensent trop.
01:16Elles auront du mal à rentabiliser l'intégralité des investissements qui sont faits dans l'intelligence artificielle, dans les data
01:23centers.
01:25Et que du coup, il faut les sanctionner parce qu'elles ne peuvent pas verser autant de dividendes.
01:30Elles ne peuvent pas pratiquer autant les rachats d'actions que ce qu'elles pouvaient faire auparavant.
01:36Donc il y a un doute croissant sur cette thématique.
01:39Il y a un changement de statut là pour ces entreprises.
01:41Alors évidemment, elles sont un groupe de set, chacune à son positionnement, ses particularités, ses différentes verticales de business, etc.
01:48On passe de société asset light à des sociétés qui sont de plus en plus industrielles.
01:53Donc avec des CAPEX qui vont être récurrents.
01:56Une fois que les data centers ont été installés, il va falloir les entretenir.
02:01Donc il y aura bel et bien des dépenses récurrentes à faire sur les prochaines années.
02:05Donc je pense que c'est bel et bien un modèle économique qui est questionné.
02:09Alors ça ne veut pas dire que l'histoire s'arrête.
02:12Mais je pense que pendant un petit moment, les investisseurs vont être un peu plus prudents à l'égard de
02:17ces sociétés.
02:18Et ça se retrouve du coup, parce que c'était des poids majeurs dans les indices, ça se retrouve évidemment
02:24dans les performances.
02:25Donc on retrouve par exemple, effectivement, l'indice S&P équipondéré qui surperforme le S&P traditionnel.
02:35Pourquoi ? Parce qu'effectivement, ces poids lourds ne contribuent plus comme elles devraient.
02:40Moi, ce qui me fascine, c'est de voir que l'indice complet des MAX 7 est dans le rouge
02:46sur l'année de 2%.
02:48Depuis le début de l'année de 2%.
02:51Et que quand on regarde toutes les composantes, les 7 composantes, y compris NVIDIA, sont inférieures au Nasdaq 100.
03:01Donc il y a bel et bien une sous-performance, y compris NVIDIA.
03:04Donc il y a quand même des choses, des questions à se poser.
03:08Donc le marché est bel et bien en train d'imaginer que la valeur ajoutée est en train de se
03:12déplacer de certaines sociétés vers d'autres.
03:15Et donc il faut procéder à des arbitrages.
03:18Donc là, je pense que la grande question maintenant, elle va être de savoir si ces sociétés vont persister dans
03:24l'ampleur de leurs investissements.
03:26Ou est-ce qu'elles vont lever un peu le pied ?
03:30Ou essayer de calmer un petit peu le jeu des hausses tarifaires permanentes, à la fois côté énergétique et côté
03:36puces électroniques.
03:38Donc d'essayer de mettre un peu la pression sur tous les fournisseurs pour leur rappeler que c'est quand
03:44même elles les donneurs d'ordre.
03:45Et qu'à un moment, ça se respecte.
03:49Donc je pense qu'il faudra regarder avec vraiment encore plus d'attention les publications de ces sociétés ce trimestre
03:56-ci.
03:56Parce qu'il suffit que l'une d'entre elles lance le message comme quoi elle...
04:01Elle va ralentir la croissance de ses investissements.
04:04Et là, je pense que ça ferait très très mal en termes de rotation de nouveau pendant l'été.
04:08Et évidemment...
04:09Ça se traduira tout de suite sur le secteur des semi-conducteurs ?
04:12Logiquement, oui.
04:13Comme en plus, le secteur est en train de lancer des gros plans d'investissement.
04:16Si on se projette, ça veut dire que...
04:19Je ne sais pas combien de temps il faut exactement pour arriver à une usine à maturité.
04:23Mais de toute façon, le pricing power des sociétés de semi-conducteurs va diminuer avec le temps.
04:30Donc pour peu qu'il y ait une forme de coïncidence entre le moment où vous lancez des investissements
04:34et le client qui vous dit, finalement, je n'ai plus autant besoin de vous, ça peut faire très mal
04:40en bourse.
04:41Comment vous regardez, effectivement, cette mécanique de marché ?
04:44C'est tout pour les pêles et les pioches, les fabricants de semi-conducteurs.
04:47Et puis, on va chercher, évidemment, dans le détail.
04:49On se déplace de goulets d'étranglement en goulets d'étranglement.
04:53Donc là, c'est les puces mémoires qui sont, évidemment, sur le devant de la scène, Florian.
04:58Avec un rapport de force qui est très clairement en faveur des semi-conducteurs.
05:02Un secteur historiquement quand même très cyclique
05:04qui semble avoir trouvé une manière de contractualiser aussi différente
05:10qui permet d'offrir peut-être un peu plus de visibilité
05:13que lors des cycles d'investissement précédents.
05:15Ce cycle-là étant, évidemment, un cycle sans parallèle
05:19ou sans commune mesure dans l'histoire.
05:21Déjà, il y a beaucoup d'éléments sur lesquels je suis d'accord à travers votre question.
05:24On est dans un cycle d'investissement.
05:26Ça, on en parle depuis un petit moment.
05:28Si on regarde simplement les secteurs liés à l'investissement
05:30par rapport aux secteurs liés à la consommation sur trois ans,
05:33on fait en Europe 90% de surperformance.
05:36Donc, en fait, on est la principale ligne de démarcation aujourd'hui.
05:39Ce n'est pas cyclique contre défensif ou value contre growth.
05:42C'est investissement contre consommation.
05:44On a eu des annonces d'investissement qui étaient stratosphériques
05:47pendant la saison de résultats
05:48qui ont montré qu'on avait une forme de surinvestissement.
05:51Donc, en fait, ce qui va terminer ce cycle des affaires,
05:53c'est une problématique de profit.
05:55C'est-à-dire qu'on est dans un cycle d'investissement
05:57et je suis entièrement d'accord,
05:59dans la saison de résultats,
06:01au moment où on aura des déceptions sur les annonces de capex
06:04ou sur les chiffres d'affaires,
06:05c'est là où on risque d'avoir une correction de marché.
06:07Et tout simplement, on se rappelle la macroéconomie classique,
06:11le coût marginal, en fait, est croissant,
06:13la rentabilité marginale est croissante.
06:15Et donc, voilà, on arrive à avoir...
06:17On a de plus en plus d'investissements.
06:19On voit les entreprises qui mettent en place
06:21de plus en plus, en fait, l'intelligence artificielle,
06:23de plus en plus de consommation de composants.
06:26Et donc, on a ces tensions sur les prix.
06:28Donc, on a le coût marginal qui monte
06:29et on va regarder dans saison de résultats,
06:32par saison de résultats, la rentabilité marginale.
06:34Donc, nous, ce qu'on a fait dans notre allocation d'actifs
06:36à partir de mi-mai,
06:37c'est quand même de réduire un petit peu le risque
06:38en se disant, on sort d'une saison de résultats
06:41qui était hyper porteuse.
06:42On arrive dans un news flow macroéconomique
06:44qui est un petit peu plus compliqué.
06:46Et après, il faudra être très pragmatique,
06:48saison de résultats par saison de résultats.
06:50Mais en tout cas, ce que montre le mois de juin,
06:52c'est qu'effectivement, on a des signes supplémentaires,
06:54en fait, de surchauffe en termes d'investissement
06:57parce qu'on a cette tension qui arrive
06:59sur les composantes de liens.
07:01Les montants deviennent...
07:02Oui, effectivement.
07:03Enfin, on a du mal à relier des perspectives
07:05de rentabilité au regard des montants,
07:08alors qu'on cumule, qu'ils sont agrégés.
07:10Il faut sans doute faire le tri un peu dans tout ça.
07:12Mais les doutes sont plus que légitimes aujourd'hui, Florian ?
07:15Après, là, en fait, les chercheurs d'or
07:19sont les gagnants du cycle de l'innovation passé.
07:21Donc, en fait, ils ont l'air insolides.
07:23Donc, c'est pour ça qu'il ne faut pas non plus
07:24être trop noir aujourd'hui.
07:26Ce qu'on voit, c'est qu'on a plus d'inflation autour de l'IA.
07:29Donc, il y a plus de pression.
07:30Il y a des signes supplémentaires, en fait,
07:31de surinvestissement.
07:33Maintenant, voilà, il faudra être très pragmatique
07:34sur les saisons de résultats.
07:36En tout cas, tout ça, ça mène à être
07:37un petit peu plus prudent globalement
07:39sur l'allocation d'actifs.
07:40Nous, ce qu'on a fait, c'est qu'on a réduit
07:42les actions mi-mai et on a remis un peu
07:44de dette européenne en se disant,
07:45on en parlera après, mais que sur les taux européens,
07:47on était vraisemblablement sur le taux Bound
07:50sur un point haut, en fait, mi-mai.
07:52Oui. Bon, des investissements, évidemment,
07:54qui nécessitent des appels au marché,
07:56que ce soit sur les marchés d'écoutie,
07:58mais également désormais sur les marchés de la dette.
08:01J'en viens à vous, Mathieu, bien sûr.
08:04On commence à suivre la manière dont se comportent
08:07les obligations des Google et autres, etc.,
08:10sur le marché.
08:11Qu'est-ce qu'on peut dire de ce point de vue-là ?
08:12Il y a eu de l'appétit aux primaires,
08:13il n'y a pas de doute, je crois.
08:15Alors, je prends l'exemple de SpaceX,
08:16qui n'est peut-être pas le bon exemple,
08:17mais on a vu qu'en quelques jours,
08:18les 20 milliards de bonds qui ont été émis
08:22ont déjà mal vécu sur le marché, Mathieu.
08:26Tout à fait.
08:27Donc, si on fait le parallèle avec ce qui s'était passé
08:29au premier trimestre et au début du deuxième trimestre,
08:31les émissions étaient très bien absorbées.
08:34Je pense qu'il y a un facteur rassurant,
08:36qui est le rating de toutes ces magnifiques 7-7,
08:39qui restent élevés par rapport à d'autres,
08:41et on peut comparer aux enfreints souverains,
08:42notamment de la zone euro.
08:44Et de manière justifiée,
08:45ces ratings-là,
08:46parce qu'on peut toujours débattre du bon rating,
08:48mais pour ces boîtes-là,
08:49c'est des ratings qui sont solides.
08:51Les perspectives restent bonnes.
08:52Après, tout ce qui vient d'être dit,
08:53effectivement,
08:54c'est des choses qu'il va falloir identifier,
08:56notamment pour la dégradation des bilans.
08:58On a annoncé aussi des émissions d'actions pour financer,
09:01donc il y a une sorte d'équilibre dans les balances,
09:03qui est plus, en tant que détenteur de dette obligataire,
09:05qu'une bonne nouvelle.
09:07Donc, pour répondre à la performance,
09:09sur la performance,
09:10ça ne s'est pas dégradé,
09:12c'est-à-dire que ça n'a pas non plus
09:13très bien performé,
09:15mais ça ne s'est pas dégradé.
09:16Et c'est un peu à l'image du crédit aujourd'hui,
09:18c'est qu'on est dans un marché
09:19où on porte les boules et obligations,
09:21donc on fait du carré,
09:22on fait du portage.
09:23Les primes de risque,
09:24comme sur les marchés d'actions,
09:25sont très faibles,
09:26sont très serrées,
09:27ne sont pas très rémunératrices.
09:29Par contre,
09:29le niveau de taux absolu est intéressant.
09:31Donc, les gens y vont,
09:32ils sont en stratégie de portage,
09:34parce que, comme toujours,
09:35le premier qui sort,
09:37il ne veut pas être le premier à sortir
09:38si le marché ne lui donne pas raison.
09:39Et comme le portage que vous faites,
09:40on parlait du boon qui est monté autour de 3,20,
09:42ça a peut-être été un point haut,
09:43il faut se dire que si c'est monté à 3,20,
09:45avec une prime de crédit,
09:46on était au-dessus de 4%.
09:48Donc, il y a des gens qui sont venus
09:49investir sur ce niveau-là.
09:50Les courbes de taux étaient pentues,
09:52ça s'est revenu un petit peu,
09:54et donc ça,
09:55ça a été des facteurs de soutien
09:56pour la dette obligataire.
09:57Il n'y a pas eu d'accident.
10:00Et au mois de juin,
10:00si on se réfère au mois de juin,
10:02on parlait de la macroéconomie,
10:03finalement,
10:04les indicateurs sont meilleurs qu'attendus,
10:07ce qu'on appelle les indices de surprise
10:08sont meilleurs qu'attendus.
10:10Et ça, ça vient aussi donner du fuel
10:11un peu au rassuré un peu,
10:14c'est-à-dire que les perspectives macroéconomiques,
10:16on a peut-être vu aussi un peu le point bas
10:17tel qu'il était pricé par le marché.
10:19Et la contrepartie de ça,
10:21c'est que les taux, en absolu,
10:23n'ont pas beaucoup de raisons de baisser,
10:24c'est ça Mathieu ?
10:25C'est un peu notre scénario central,
10:28c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
10:29on a peut-être pris ce qui devait être pris,
10:31notamment sur le marché européen,
10:33on est autour de 2,80,
10:34on vient de 3,20.
10:35Enfin, si la macro s'améliore un petit peu,
10:37l'inflation, ce que vous dites,
10:39en fait, ça veut dire aussi
10:40que l'inflation va rester plus élevée
10:41plus longtemps.
10:42En face de nous, on a une banque centrale,
10:44peut-être qu'on va y revenir,
10:45qui agit,
10:46ce qui a été aussi un des éléments marquants
10:47du mois de juin.
10:49Et ça, ça veut dire aussi
10:50que les taux doivent garder
10:51des primes de risque plus élevées.
10:53Dans les autres primes,
10:54vous l'avez évoqué,
10:54il y a le financement,
10:55le financement des États,
10:56le financement des déficits,
10:58l'absorption de cette dette.
10:59Et donc ça, c'est des éléments
11:00qu'il va falloir suivre
11:01dans les mois qui viennent.
11:02Pour revenir à l'IA,
11:04parce qu'on a parlé des Max 7
11:06sur la partie actions,
11:07le poids des Max 7
11:08dans les indices actions,
11:09alors peut-être que c'est un peu réduit
11:10au cours du mois de juin,
11:10mais il reste un poids évidemment
11:11très important dans les indices,
11:14dans la performance passée des indices.
11:16Qu'est-ce que représentent
11:17ces entreprises désormais
11:18dans les indices de crédit ?
11:19Parce que les émissions
11:20sont tellement jumbo
11:21qu'on se dit que ça va vite se voir
11:24dans les indices également de crédit.
11:26Ça se voit déjà en termes relatifs,
11:28on va dire.
11:28En gros, sur un an,
11:29ça a doublé le poids.
11:30On est autour de 1%
11:32des indices européens aujourd'hui
11:33de l'exposition corporate.
11:35Après, ça dépend si vous retraitez
11:36les hyper-scaler,
11:37mais il ne faut pas...
11:37Bon, on va dire 1 à 1,2%.
11:39C'est autour de 6-7%
11:41dans les indices américains.
11:43Donc ça reste limité quand même, alors ?
11:45Pour moi, ça reste limité,
11:45sauf que les programmes de CAPEX
11:47qui ont été annoncés
11:47doivent faire en sorte
11:49qu'ils doivent revenir
11:50et mettre de la dette.
11:51Donc ça veut dire que ça,
11:53la limite de l'exercice
11:54est de dire en tant qu'investisseur
11:56combien je peux absorber
11:57dans mon portefeuille
11:58de cet émetteur
11:59et de cet autre émetteur.
12:00Et après, il y a les risques
12:00de corrélation.
12:01Donc si vous êtes sur l'un,
12:03sur l'autre,
12:04potentiellement,
12:04c'est exactement le même risque
12:05avec des devrais un peu divers.
12:06Et une mauvaise nouvelle sur l'un
12:08peut contaminer
12:09un autre émetteur
12:10et donc il y aura
12:11des effets de sous-performance.
12:12Et ces effets de boucle,
12:15ils peuvent inquiéter
12:16quelques investisseurs.
12:18Donc je pense qu'il faut garder
12:19un peu de marge de manœuvre,
12:21continuer à avoir
12:22des diversifications importantes,
12:23sachant qu'ils doivent financer
12:25donc ils vont revenir.
12:25De toute façon,
12:26ils vont revenir.
12:26Ça, c'est un...
12:28Oui, oui,
12:28ils reviendront.
12:30Après, ce qu'il faut avoir en tête,
12:31c'est que la construction
12:32des indices crédits,
12:32on l'a expliqué ici,
12:33est très différente
12:34de la construction
12:34des indices actions.
12:36Plus vous êtes endetté,
12:37plus vous êtes levredgé,
12:38plus votre poids est important.
12:39Donc les ratios d'endettement
12:40par rapport aux fonds propres
12:42ou autres sont importants
12:43à prendre en compte.
12:43Et de ce point de vue-là,
12:44ces entreprises-là
12:46ne sont pas les plus dégradées.
12:48Ce qui est donc plutôt bon
12:49pour un indice obligataire,
12:50c'est-à-dire qu'aujourd'hui
12:50le poids du triple B...
12:51Ça amène de la qualité
12:52dans les indices.
12:54Ça amène de la qualité
12:54relative par rapport aux autres.
12:56J'ai vu que même SpaceX
12:57était B2A1 chez Moody's.
13:00Dingue, hein ?
13:02Comme quoi, tout est possible.
13:04Vincent,
13:04comment on se diversifie ?
13:05S'il y a une question
13:06pour les gérants professionnels
13:08que vous êtes
13:08de gestion du risque,
13:10comment on gère ce risque ?
13:11Il y a,
13:12parce qu'évidemment,
13:12j'imagine que c'est impossible
13:14face aux clients en tout cas
13:15de dire
13:16qu'on sort complètement
13:17de cette thématique.
13:18Et puis,
13:18il y a quand même
13:19la conviction
13:19que c'est quelque chose
13:20qui va transformer
13:23une partie de nos industries,
13:24de nos services.
13:26Mais comment on gère
13:27ce risque assez immédiat,
13:29peut-être ?
13:29Il ne faut pas être à l'écart.
13:31Déjà,
13:32ça, c'est la première des choses.
13:33Donc, d'une manière
13:33ou d'une autre,
13:34il faut être exposé.
13:35Mais par contre,
13:36je pense qu'il faut
13:36se discipliner
13:37à prendre des bénéfices
13:39systématiquement.
13:40Alors, soit vous êtes exposé
13:42directement sur la thématique
13:44et au-delà de X %,
13:46vous prenez des bénéfices.
13:48Soit vous faites
13:49ce que nous,
13:49on a fait,
13:50c'est-à-dire que vous basculez
13:51progressivement
13:51d'un S&P traditionnel
13:53vers un S&P équipondéré,
13:56ce qui fait que vous
13:57vous érodez mécaniquement.
14:00Exactement.
14:02Un des sujets pour nous,
14:03c'est quand même à terme,
14:04pas aujourd'hui,
14:05mais à terme,
14:05la question de la mutualisation
14:07entre les obligations
14:08d'entreprise
14:09et les actions
14:10parce que,
14:11pour nous,
14:12la thématique
14:12se croise quand même.
14:14C'est-à-dire qu'on parle
14:15des Max 7,
14:16mais il y a aussi
14:17des tas d'autres petites sociétés
14:19sur l'énergie
14:20ou je ne sais quoi
14:21qui, elles aussi,
14:22sont en réalité
14:23dans le même thème.
14:24Et lorsqu'on aura
14:25le problème sur l'un,
14:26c'est toute la chaîne,
14:27en fait,
14:27qui risque d'être affectée.
14:29Donc, la mutualisation
14:30interclasse d'actifs,
14:32elle n'est pas forcément
14:33aussi pertinente
14:34qu'auparavant.
14:36Donc, assez logiquement,
14:37je pense que même
14:38si ce n'est pas facile,
14:39il faut rester
14:40sur les matières premières.
14:41Donc, paradoxalement,
14:42sur des actifs
14:43qui sont volatiles
14:45mais qui sont encore
14:46décorrélés.
14:46Pour les courageux,
14:47nous, on ne peut pas
14:48dans notre allocation,
14:50mais à la limite,
14:50même des cryptos
14:52ou des choses
14:52complètement exotiques
14:54vous apportent
14:55une vraie décorrélation.
14:56Alors, ça ne veut pas dire
14:57que j'ai envie
14:57d'être exposé
14:58sur cet actif,
15:00mais à la limite,
15:01je préfère rechercher
15:02vraiment une décorrélation
15:04complète.
15:05Donc, l'or
15:05ou des actifs
15:06de ce type-là
15:07qui, aujourd'hui,
15:08marchent mal.
15:08Mais ce n'est pas évident
15:09à trouver.
15:09Des actifs
15:10ou des secteurs
15:11qui auraient
15:13très peu de liens
15:14avec le thème de liens,
15:15ce n'est pas évident
15:16à trouver.
15:16Alors, ensuite,
15:17si, vous pouvez faire
15:18tous les shorts.
15:19C'est-à-dire que vous avez
15:20beaucoup de hedge funds
15:21qui font du long short,
15:22donc qui se mettent long
15:23des semi-conducteurs,
15:24short des sociétés
15:27de logiciels.
15:27Voilà, vous faites une prière
15:29pour avoir un timing
15:30à peu près correct.
15:31Déjà, peut-être long,
15:32ce n'est pas toujours facile.
15:32Pour être short,
15:33il faut quand même
15:34être bien préparé.
15:34Non, non, mais je ne parle pas
15:35d'être short,
15:37je parle de se positionner
15:38sur la patte short
15:39des hedge funds.
15:40Autrement dit,
15:41vous allez sur ce qui a été
15:43survendu,
15:44enfin, survendu,
15:44ou en tout cas,
15:45exprêmement vendu
15:45par les hedge funds.
15:46Donc, les éditeurs
15:47de logiciels
15:48et vous faites une prière
15:49pour qu'effectivement,
15:50votre timing ne soit pas
15:51trop mauvais.
15:52Parce que la bourse
15:53est capable d'appuyer.
15:54On a besoin de rebondir,
15:55quand même.
15:56Oui, mais en relatif,
15:59voilà.
15:59Oui, oui, oui, oui.
16:00Je ne parle pas de SAP,
16:01Capgemini,
16:01mais des éditeurs
16:02ou des sociétés
16:03de cybersécurité,
16:04par exemple,
16:05dans l'univers du software
16:06plus spécifiques,
16:08on a vu déjà
16:08quelques rebonds, non ?
16:09Oui, oui, tout à fait.
16:10Tout à fait.
16:11Mais le problème,
16:12c'est est-ce que c'est suffisant
16:14comme décorrélation ?
16:15Et ça n'était pas forcément
16:16des phases décorrélantes.
16:18C'est-à-dire que vous avez
16:19bel et bien eu
16:20des sociétés de ce type-là
16:21qui ont remonté,
16:23mais elles remontaient
16:23en même temps
16:24que les sociétés
16:26de semi-conducteurs.
16:27Donc, elles n'ont pas joué
16:28leur rôle décorrélant.
16:31Enfin, de mon point de vue,
16:32en tout cas,
16:32c'est que c'était
16:33des mauvais chevaux.
16:34C'était des bonnes performances,
16:36mais la recherche
16:37de décorrélation
16:38qu'on pouvait avoir,
16:39ce n'était pas forcément
16:39là-dessus, en fait,
16:40qu'il fallait aller.
16:41Sinon, vous allez,
16:42CF, le thème
16:44investissement
16:44versus consommation,
16:45vous allez sur
16:45les sociétés de consommation.
16:47Vous mettez du luxe,
16:48de la pharma,
16:50des thématiques
16:50qui ne veulent pas
16:52marcher
16:52depuis une éternité.
16:54Il faut se rappeler
16:55qu'en 2000,
16:56quand on a eu
16:57le krach
16:58des technos,
16:59de l'Internet,
17:00il y a toute une partie
17:01de la cote
17:02qui a monté
17:03cette année-là.
17:04Et c'était
17:05toutes celles
17:05qui, justement,
17:06étaient shortées
17:07ou complètement délaissées,
17:08sous-pondérées
17:09par les investisseurs
17:10et qui,
17:11du jour au lendemain,
17:12ont retrouvé
17:14les investisseurs
17:15à un appétit.
17:16Voilà.
17:16C'est ça, presque.
17:19Ce phénomène
17:20des reflations,
17:21le consommateur américain
17:22peut y résister
17:23aujourd'hui,
17:24Florian ?
17:25Il résiste
17:26grâce aux effets richesses,
17:27très clairement.
17:28Après,
17:29si on fait
17:29création d'emploi
17:30fois solaire,
17:31horaire fois heure travaillée,
17:33le revenu réel
17:33est en territoire négatif.
17:35Donc,
17:35il est quand même
17:36affaibli.
17:37Nous,
17:37on se dit
17:38que l'accord
17:39autour de la fin
17:40du conflit
17:40est une bonne nouvelle
17:41et puis,
17:42on a une forme
17:43d'équilibre
17:45non coopératif
17:46puisqu'on se rapproche
17:47des mitteurs,
17:47on sent bien
17:48que l'administration
17:49américaine
17:49n'a pas envie
17:49d'y retourner.
17:50L'Iran,
17:52en fait,
17:52de la même manière,
17:52il s'agit d'éviter
17:53un retour à la guerre.
17:55Donc,
17:55voilà,
17:55on a quelque chose
17:56qui permet une baisse
17:57des prix du pétrole.
17:58Maintenant,
17:58il y a beaucoup
17:59de stocks à reconstituer
18:00et si on regarde
18:00sur les pays non-OPEP,
18:02on a beaucoup de puits
18:03qui vont maturer
18:04à partir de l'année prochaine.
18:05Donc,
18:06nous,
18:06on a un scénario
18:07où on se dit
18:07les prix du pétrole
18:08peuvent difficilement
18:09baisser en dessous
18:09de 80 dollars
18:10à moyen terme.
18:12On se dit
18:12sauf si l'OPEP
18:13venait à éclater.
18:14Là,
18:14ça peut changer
18:15effectivement,
18:15en fait,
18:16l'offre sur le marché
18:18mais sinon,
18:19on n'aura pas énormément
18:20quand même de support
18:21sur la consommation
18:21des ménages.
18:22Après,
18:22pour revenir
18:23en termes de diversification,
18:24nous,
18:24ce qu'on a beaucoup poussé
18:25chez BNP Paribas,
18:26c'est les stratégies dispersion.
18:27En se disant,
18:28on a des disruptions
18:30qui sont en travail
18:31géopolitique,
18:32technologique.
18:33On a dit tout à l'heure,
18:34là,
18:35il y a un bout
18:35de surinvestissement,
18:36ça se voit
18:37parce qu'il y a
18:37un peu plus d'inflation
18:38sur la partie équipement.
18:40Si les chercheurs d'or,
18:42donc les hyperscalers,
18:43veulent arriver à résister,
18:44il va falloir qu'ils mangent,
18:45en fait,
18:47effectivement,
18:47un certain nombre de logiciels.
18:48C'est ce qu'on a vu
18:48sur le mois de janvier.
18:49Donc là,
18:49on doit avoir
18:50beaucoup plus de dispersion
18:51de performance.
18:52Donc aujourd'hui,
18:53sur la partie action,
18:54jouer la dispersion,
18:55ça a beaucoup de sens
18:55pour se décorréler.
18:57Sur la partie taux,
18:58fondamentalement,
18:59les taux longs,
18:59c'est la résultante
19:00de l'équilibre
19:01entre l'épargne et l'investissement.
19:02Bien sûr.
19:03En mars-avril,
19:04où on a eu le plus d'investissement ?
19:05Aux Etats-Unis,
19:06beaucoup plus qu'en Europe.
19:07Donc nous,
19:07ce qu'on a beaucoup se poussé,
19:08c'est un peu plus,
19:09en fait,
19:10de position de duration en Europe,
19:11mais surtout un écartement
19:12entre les taux européens
19:13et les taux américains.
19:14Et le troisième point,
19:15on est dans un cycle
19:16qui est structurellement
19:17plus inflationniste.
19:18Je suis d'accord.
19:18Le meilleur edge
19:19contre l'inflation historiquement,
19:20c'est les matières premières.
19:22Comment on joue la dispersion ?
19:23C'est quoi ?
19:24C'est le stock picking,
19:26notamment ?
19:27Il y a des stratégies
19:28pour jouer la dispersion ?
19:29on se dit,
19:29par exemple,
19:30dans le secteur des logiciels,
19:32on se dit,
19:33voilà,
19:33les gens se sont dit,
19:35pour que les hyperscalers
19:36arrivent à assurer le résultat,
19:38il faut que finalement,
19:38ils aillent manger
19:40dans le secteur des logiciels.
19:42Mais tous les logiciels
19:43n'ont pas la même exposition.
19:44En fait,
19:45il y en a qui sont assez proches
19:46des datas
19:46qui arriveront bien à résulter.
19:48Il y en a qui ont des solutions
19:49assez uniques
19:49et qui sont plutôt en danger.
19:51Et donc,
19:51c'est de dire,
19:51dans ce secteur,
19:52finalement,
19:52il y a beaucoup plus
19:53de dispersion de performance.
19:55Et là,
19:55en fait,
19:55ça vous permet
19:56d'avoir de la décorrelation.
19:58Bon,
19:58sur la partie taux obligataire
20:00en lien évidemment
20:00avec les banques centrales.
20:02Comme vous le disiez,
20:03Mathieu,
20:03le mois de juin
20:03a été marqué
20:04par des discours
20:06et des actes également
20:08quand on en vient
20:08à la Banque centrale européenne
20:10réunie en plein symposium
20:11à Sintra.
20:12Alors,
20:12je n'ai pas suivi
20:13toutes les prises de parole.
20:16Mais on comprend quand même,
20:19même s'il a baissé
20:20à monter ses taux
20:20la veille
20:21ou l'avant-veille
20:22de l'accord d'Hormouz,
20:23il n'y a rien
20:23absolument pas
20:24cette hausse de taux
20:26qui était valable
20:26dans tous les scénarios,
20:27comme le rappelle
20:28à chaque fois,
20:29Christine Lagarde.
20:30Non seulement,
20:30il ne la renie pas,
20:31mais certains
20:32sont même en train
20:33d'expliquer
20:33que malgré la baisse
20:35des cours du pétrole,
20:37il y a peut-être
20:38une pression sous-jacente
20:40de l'inflation
20:41en zone euro
20:41qui pourrait nécessiter
20:42une nouvelle action
20:43autour du mois de septembre.
20:45Je crois que le mois de juillet
20:46peut-être sera
20:46un meeting
20:47un peu plus tranquille
20:49puisqu'Hormouz
20:50rouvre en partie,
20:51mais septembre
20:52va être un meeting
20:53sans doute très ouvert.
20:54Je crois que Philippe Lein
20:55a confirmé aujourd'hui
20:56qu'il y avait une fenêtre
20:58ouverte pour une deuxième
20:58hausse de taux en tout cas.
21:01C'est vrai que depuis
21:01que les cours du pétrole
21:02ont baissé,
21:03même par rapport
21:03à leur scénario,
21:05ça a pris un peu
21:05de plomb dans l'aile
21:06si on peut dire
21:07les choses comme ça
21:08pour une hausse future.
21:10Cela dit,
21:11s'ils ne veulent pas
21:11qu'on les critique,
21:12de toute façon,
21:13on va les critiquer.
21:13Oui,
21:14si ils ne veulent pas
21:15être critiqués,
21:15je pense qu'ils vont
21:16devoir délivrer
21:16une deuxième hausse.
21:18Mais ils sont aussi
21:19en train de gagner du temps
21:20et à chaque fois
21:21dans leur message,
21:21ils ne veulent pas
21:22se désancrer
21:22des données macroéconomiques.
21:25Donc l'inflation,
21:26tout à l'heure,
21:26Pauline rappelait
21:27les chiffres d'inflation
21:27qui sont sortis aujourd'hui.
21:28Il y en a qui vont sauter dessus
21:29en disant,
21:30regardez,
21:30les chiffres de mois de juin
21:31sont un tout petit peu
21:31en deçà
21:32de ce qu'on attendait
21:33et ça va peut-être
21:35donner un peu d'eau
21:36à ceux qui ont soif
21:38pour dire,
21:38il ne faut pas monter
21:39les taux plus que ça.
21:41Moi,
21:42j'adhère à ce qu'il vient
21:42de dire,
21:43c'est-à-dire que l'inflation
21:43va rester potentiellement
21:45plus haute plus longtemps.
21:47Les scénarios
21:48de prix du pétrole
21:49tels qu'ils sont faits
21:50aujourd'hui
21:50avec les forwards
21:51qui ont déjà
21:51tout remis en cause.
21:53Moi,
21:54ça me paraît,
21:54en tant que gérant obligataire,
21:55je le subis,
21:57mais ça ne me paraît
21:58pas cohérent.
21:59Il peut y avoir
22:00des tensions
22:00sur le marché du pétrole.
22:01Il y a plein de choses
22:01qui sont là.
22:02Vous êtes étonné
22:03par la vitesse
22:04à laquelle les prix
22:04se sont normalisés
22:06pour revenir à leur...
22:07Je ne suis pas un spécialiste,
22:08mais je suis très étonné
22:09par la manière
22:09et la manière
22:10dont le marché
22:11anticipe les choses.
22:12C'est-à-dire que
22:12sur l'inflation,
22:13c'est segmenté
22:14de 1 à 3 ans maximum
22:16l'effet de la hausse d'inflation
22:19et après,
22:19ça n'a pas du tout bougé,
22:20voire ça a même baissé.
22:22C'est-à-dire qu'on est
22:22dans un train de désinflation
22:24lié par les investissements
22:25sur l'IA.
22:25Sauf que ce qu'on vient de dire,
22:26c'est que les investissements
22:27sur l'IA,
22:27ils ont un prix...
22:28Pour l'instant,
22:28ils génèrent de l'inflation.
22:30Donc,
22:31il va falloir voir
22:31si c'est sur la productivité
22:33et ce genre de choses.
22:34Donc,
22:34moi,
22:35oui,
22:35j'ai été surpris,
22:36on a été surpris.
22:37L'autre élément,
22:39c'est qu'ils ont acté,
22:41mais la Fed,
22:42on va peut-être en parler,
22:43a changé de banquier central
22:44et ça a été acté
22:45par les marchés aussi.
22:46C'est-à-dire que
22:46les courbes de taux
22:47se sont aplaties.
22:48Le 10 ans est aujourd'hui
22:49plus bas qu'il n'était
22:50il y a quelques semaines,
22:52mettant de côté
22:53toutes les autres primes de risque.
22:54Les budgets,
22:55les déficits,
22:55tout ça,
22:56ça a disparu.
22:57Et ça a ancré
22:58les taux courts
22:58et les taux longs
22:59sont revenus,
22:59se sont un peu normalisés
23:00en effaçant un peu
23:02de primes d'inflation.
23:03Je pense qu'il faut
23:05prendre un peu de distance
23:06par rapport à ce mouvement
23:07de marché-là.
23:08Moi,
23:08je pense qu'il faut être
23:09un peu modéré,
23:09il faut garder un peu de...
23:11Je pense que ça milite moins
23:12pour être long de duration.
23:13Donc,
23:13nous,
23:13aujourd'hui,
23:14on était plutôt neutre.
23:15Je pense qu'on va rester
23:15un peu neutre sur la duration
23:16plutôt que de garder
23:17des positions longues.
23:18Par contre,
23:19il ne faut pas être trop...
23:19Comme je le disais tout à l'heure,
23:20le portage,
23:21c'est quelque chose d'important.
23:23Jouer tout de suite
23:24que ça s'écarte
23:25et que les taux se retendent,
23:26c'est un peu chaud
23:28comme la température actuelle.
23:30Ça va tellement vite
23:31qu'on n'a pas le temps
23:32de capter ce genre de mouvement.
23:33Exactement.
23:33Donc,
23:33nous,
23:33on n'a pas fait ce choix-là.
23:35Par contre,
23:35il y a un choix...
23:36On parlait tout à l'heure
23:36de la dispersion.
23:37Je pense que nos équipes
23:38d'analystes crédits
23:39et nos équipes de gérants
23:40de crédits
23:41font ce travail de dispersion.
23:43On a regardé chaque dossier
23:45par dossier par dossier
23:46et voir effectivement
23:47les faibles resteront faibles.
23:49Ils ne vont pas retrouver demain
23:51des heures de gloire.
23:52Donc,
23:52il faut vraiment regarder ça
23:53de manière...
23:54On parlait des logiciels.
23:56Typiquement,
23:56il y a des noms comme Oracle.
23:58Je n'ai pas de vue sur Oracle,
23:59mais ça fait partie
24:00de l'actualité
24:01et ça fait partie
24:02des noms qui sont très volatiles.
24:04Donc,
24:04pourquoi aller s'exposer
24:05sur un nom volatile
24:06alors que je peux trouver
24:06un nom qui est de meilleure qualité
24:08puisque je n'ai pas une vue
24:09très certaine ?
24:11Et l'autre élément
24:12dont on a parlé justement,
24:13le Japon a fini la course
24:15à la hausse des taux,
24:17à la pontification
24:18avec les taux longs
24:19qui atteignent des niveaux
24:20insoupçonnés.
24:21Sauf que le régime
24:22de la banque centrale japonaise,
24:25c'est un régime
24:25de normalisation
24:27qui a commencé
24:28déjà depuis le début
24:29de l'année
24:29ou la fin d'année dernière.
24:30C'est un réel
24:30encore très négatif
24:31au Japon.
24:32tout à fait.
24:33Et puis,
24:33il y a des packages
24:35de dépenses
24:36budgétaires et fiscales
24:37qui vont arriver,
24:38de soutien.
24:39Mais c'est la seule banque
24:40qui est en normalisation,
24:41donc c'est la seule courbe
24:42qui s'est pontifiée,
24:43alors que toutes les autres courbes
24:44globalement se sont aplaties.
24:46Ils normalisent pas assez vite
24:47au Japon ?
24:47C'est ce que demande le marché ?
24:48On trouve que c'est assez cohérent
24:51d'avoir ces petits pas,
24:53comme on dit,
24:53comme l'ont eu
24:55beaucoup de banques centrales.
24:56Donc ça,
24:57ça paraît assez cohérent.
24:58Et le fait que le yen
25:00glisse comme ça
25:01de manière permanente,
25:02c'est aussi gérable ?
25:04J'aime pas beaucoup
25:05ce mot, mais...
25:06Alors c'est assez...
25:07Je me souviens,
25:08quand on s'était vu
25:09il y a quelques mois,
25:10on en avait parlé.
25:11Est-ce que c'est la fin
25:12du fameux carry trade japonais ?
25:13On disait que oui,
25:14en fait finalement,
25:15peut-être pas tant que ça,
25:16aujourd'hui,
25:17ça n'a pas eu des effets.
25:18Moi, je suis assez partisan,
25:19et je l'avais déjà dit
25:20il y a six mois,
25:21que quand les taux longs
25:22japonais bougent,
25:22ça devrait avoir des impacts
25:23sur toutes les courbes de taux.
25:24Et je pense qu'on devrait voir
25:25assez rapidement
25:26s'il y a des recorrelations
25:28sur les taux longs
25:30européens et japonais.
25:32Bon,
25:32sur ces mouvements de courbes
25:34et puis peut-être aussi
25:35sur le dollar,
25:38le dollar a retrouvé
25:39un potentiel de refuge
25:41au moment de la crise du Golfe.
25:43Avec le pétrole,
25:44c'était les deux baromètres
25:45des tensions géopolitiques.
25:47L'un s'est complètement détendu,
25:48le pétrole,
25:49le dollar,
25:50lui,
25:50continue son sourire.
25:51Il y a Kevin Warch
25:52qui a débarqué,
25:54je pense que c'est vraiment ça
25:55le sujet.
25:56Le dollar,
25:56c'est Kevin Warch.
25:57Je pense qu'il est passé
25:58d'un discours,
25:59on attendait en fait
26:00un discours très accommodant,
26:02très soumis à Trump,
26:04et on se rend compte
26:05que sur la partie taux d'intérêt,
26:08il y a un doute,
26:10il y a un doute.
26:11C'est-à-dire qu'on sait
26:12que le comité,
26:13pour le moment,
26:13est plutôt à vouloir durcir,
26:15alors que lui,
26:16il ne s'exprime pas trop
26:18en réalité sur le sujet.
26:20Je pense que le fait
26:21d'avoir créé
26:21des comités multiples,
26:23c'est probablement pour...
26:24Pour attendre ?
26:25Je soupçonne que ce soit ça,
26:27c'est-à-dire d'essayer
26:28d'empêcher le reste
26:30du comité
26:31de relever les taux
26:33et de sortir du chapeau
26:35des différents comités
26:36des bonnes raisons
26:36pour ne pas relever les taux,
26:38voire même pour les baisser.
26:39notamment tout l'argumentaire
26:41autour de la productivité
26:43liée à l'intelligence artificielle.
26:45Pour moi,
26:46le vrai sujet,
26:47en fait,
26:47c'est beaucoup plus
26:48la question du bilan
26:49de la Fed
26:51qui,
26:51si on regarde,
26:52il remonte,
26:53il remonte,
26:54à l'heure actuelle,
26:54discrètement,
26:55mais il remonte.
26:56Donc le vrai sujet,
26:58pour moi,
26:58il est là,
26:58c'est que la dette sur PIB,
27:00c'est plus de 120%.
27:02Qu'est-ce qu'on fait
27:04de toute cette dette ?
27:05Sachant que les maturités
27:06sont plutôt courtes.
27:10Je pense que le...
27:11Ce sera une nouvelle relation spéciale
27:13entre la Fed et le Trésor.
27:14Voilà comment on va régler ça.
27:16Ça fait partie,
27:17quand même,
27:18d'un discours,
27:19du package
27:20que Kevin Walsh
27:21veut apporter
27:22justement à la Fed.
27:23Alors moi,
27:23je n'ai pas de problème
27:24avec le fait
27:25de freiner
27:26et d'accélérer
27:27en même temps,
27:27c'est-à-dire de freiner
27:28sur la partie bilan
27:29et de baisser
27:30les taux d'intérêt.
27:31Encore faut-il
27:31qu'il y ait une bonne coordination
27:33entre les deux mouvements
27:34et que l'ensemble du comité
27:37soit en phase
27:38avec cette idée.
27:40Il faut qu'il y ait un soutien, quoi.
27:41Ensuite,
27:42le problème,
27:43c'est que quand bien même
27:43vous baissez les taux,
27:45est-ce que
27:47votre dette
27:47reste attirante,
27:49sachant que vous avez
27:50quand même
27:50une problématique
27:51de gouvernance,
27:53globalement,
27:54d'appréciation
27:55qui est faite
27:56par le reste du monde
27:57de votre dette ?
27:59Donc quand bien même
28:00vous baissez
28:01les taux directeurs,
28:02est-ce que
28:03vous n'êtes pas obligé
28:04de maintenir
28:05des rendements
28:06relativement élevés
28:07pour continuer
28:08de capter
28:09les capitaux internationaux ?
28:10Donc si vous ne faites pas
28:11d'efforts budgétaires
28:12pour réduire
28:13un petit peu
28:14la masse de dette
28:15à émettre,
28:16à un moment,
28:16ça va coincer.
28:18Sur War,
28:18je voulais vous exprimer,
28:20Mathieu,
28:20c'est quoi sa feuille de route ?
28:21La feuille de route,
28:23malheureusement,
28:23je ne la connais pas.
28:24Non, mais ce qui est vrai,
28:26c'est qu'il y a eu
28:26un shift assez violent
28:28vers l'inflation,
28:29ce qui paraît logique
28:30quand on regarde
28:31les marchés de taux d'intérêt.
28:32L'économie américaine...
28:33Et c'était déjà
28:34avant la crise du Golfe.
28:35Oui.
28:35Je me souviens,
28:36Powell quand même expliquait
28:37qu'on n'avait pas encore
28:38encaissé tout le choc
28:38des tarifs,
28:39qu'il fallait se méfier
28:40et des indicateurs d'inflation
28:41avaient quand même
28:42déjà tourné
28:43en début d'année.
28:43Mais on parlait
28:44de la référence à l'emploi,
28:45il n'y a plus de référence
28:45à l'emploi quasiment.
28:46Donc c'est vrai que dans le...
28:48Oui, il n'y a quasiment
28:48plus de communiqués non plus.
28:49Oui, mais il n'y a plus
28:50de déploiement.
28:51Mais c'est vrai que ça,
28:53c'est un élément
28:53de potentielle volatilité
28:55sur la lecture
28:56de la Banque centrale américaine,
28:57de la manière
28:58dont les opérateurs
28:59ou les investisseurs
29:00voient la courbe
29:01des taux américaine.
29:02Je souscris à ce qu'il vient
29:03de dire,
29:03c'est-à-dire que les trillions
29:04de dettes à refinancer
29:05l'année prochaine,
29:06il va falloir les placer.
29:08Ça a un coût,
29:09la trajectoire du CBO,
29:10elle n'est pas bonne.
29:11Enfin, il y a plein d'éléments
29:12qui vont revenir.
29:14La gouvernance,
29:14on en a parlé
29:15l'année dernière.
29:16Tout ça,
29:16ça ne va pas disparaître
29:17du jour au lendemain.
29:19Donc ça,
29:19c'est des phénomènes
29:20qu'il va falloir observer
29:21dans les semaines qui viennent.
29:22Et c'est normal
29:23que le dollar
29:24sera fermé encore aujourd'hui ?
29:26Quand on a une banque centrale
29:27qui passe de baisser les taux
29:28à monter les taux,
29:30les gens qui font...
29:30Le prix se retrouve quelque part.
29:32J'entends.
29:33Pareil,
29:34la zone euro,
29:34du coup,
29:34on a un peu pâti.
29:35Peut-être que ça reviendra après.
29:37Alors qu'on est en train
29:37de monter les taux,
29:38finalement,
29:38l'euro,
29:38ce n'est pas apprécié.
29:39Non.
29:39Mais j'ai envie de faire
29:41un petit parallèle
29:44avec la Coupe de Monde
29:45de football.
29:46Aujourd'hui,
29:47c'est plus facile
29:48de parier sur celui
29:49qui doit gagner
29:50que sur celui
29:50qui doit perdre.
29:52Typiquement,
29:52on aurait parié
29:53que certaines équipes
29:55gagnaient violemment
29:56ou hier soir,
29:57elles ont perdu.
29:57Vous pensez à l'Allemagne ?
29:58Potentiellement à l'Allemagne.
30:00Ce que je veux dire,
30:01c'est qu'aujourd'hui,
30:02tout le monde parie
30:02que la Banque Centrale Européenne
30:03va monter les taux.
30:04C'est plus facile
30:04d'être dans ce camp-là,
30:05même si la cote
30:06n'est pas très élevée.
30:07Et en fait,
30:08pour moi,
30:08ça ne changera pas grand-chose
30:09si elle ne fait rien,
30:10si l'inflation reste mesurée.
30:12Et pareil pour moi
30:13sur Kevin Warcher.
30:14Aujourd'hui,
30:14on est plutôt dans un équilibre.
30:16On n'a pas assez d'éléments.
30:17On ne connaît pas
30:17ce qui va se faire
30:18dans les comités.
30:19Il y a eu un communiqué,
30:20une conférence de presse.
30:21Sintra,
30:21je pense que vous l'avez dit,
30:22ça peut être intéressant.
30:23Puis après,
30:23il y aura au mois d'août aussi.
30:24Donc, il va falloir...
30:25Oui, Jackson Hole,
30:26il va falloir regarder un peu
30:27comment on s'acclimate de tout ça.
30:28Oui, c'est ça.
30:29Il y a une phase d'adaptation
30:30au nouveau chair
30:31de la réserve fédérale américaine
30:32qui est moins dans la continuité.
30:34C'était peut-être plus facile
30:35de passer de Bernanke à Yellen,
30:37de Yellen à Powell.
30:38C'est peut-être là.
30:38Il y a peut-être
30:39un temps de réadaptation
30:40un peu nécessaire
30:42sur Warcher,
30:43le dollar.
30:44Florian ?
30:44Oui, tout à fait.
30:45En fait,
30:45ce qui marque énormément
30:47quand même
30:47avec l'administration américaine,
30:48c'est la distance
30:48entre le narratif
30:49et la réalité.
30:50Et donc,
30:51on a eu un narratif
30:52qui était autour
30:52de la baisse des taux
30:53en disant aux Etats-Unis,
30:54en gros,
30:54il y a un problème
30:55de croissance
30:56et en fait,
30:57aux Etats-Unis
30:57après l'inflation.
30:58Et donc,
30:59première réunion
31:00de politique monétaire
31:01pour des raisons
31:01de crédibilité,
31:02on avait retour
31:03à cette idée
31:04de contrôler
31:04la stabilité des prix.
31:06Après,
31:07je ne sais pas
31:07si vous avez noté
31:08le mot qui a été
31:09le plus utilisé
31:10par Kevin Warch
31:11dans sa conférence de presse
31:13de loin.
31:13Price stability ?
31:14Non.
31:15ce n'est pas prix,
31:16ce n'est pas marché,
31:16ce n'est pas inflation,
31:18c'est tax force,
31:19c'est groupe de travail.
31:20Donc,
31:20on a bien,
31:21c'est 26 fois.
31:22Il en a rigolé lui-même.
31:23Pour chaque problème,
31:24il y a une tax force.
31:24Mais en fait,
31:25ça veut dire qu'il y avait
31:26un élément de langage
31:27qui voulait faire passer,
31:27il y a une énorme revue stratégique
31:29de la part de la Fed.
31:31Donc là,
31:31ce qui va gêner cet été,
31:33c'est qu'en fait,
31:34les chiffres de l'emploi
31:34risquent d'être
31:37plutôt supportifs
31:37d'un scénario inflationniste.
31:39Nous,
31:39on a l'idée que là,
31:40je dis,
31:40on aura 130 000 créations d'emplois,
31:42il ne faut pas de création d'emplois
31:43aujourd'hui
31:44pour faire baisser
31:44le taux de chômage.
31:45Donc,
31:45il y a un risque
31:46de baisse du taux de chômage,
31:47ça risque d'appuyer
31:48un peu sur le dollar
31:49à la hausse encore.
31:51Après,
31:52là,
31:52on a eu
31:53Warch qui s'est recrédibilisé,
31:54notamment vis-à-vis du board.
31:56Attention au retour
31:57au narratif.
31:58Et c'est ce qu'on disait
31:59tout à l'heure,
31:59on est dans un cycle
32:00d'investissement.
32:01Pourquoi ?
32:01Parce que les Etats-Unis
32:03se disent,
32:03il faut qu'on réinvestisse
32:04parce qu'on est en concurrence
32:05frontale vis-à-vis de la Chine.
32:07Si on veut soutenir
32:08l'investissement,
32:08il va falloir limiter
32:09la volatilité
32:10sur la partie longue.
32:11Donc,
32:11Warch nous a énormément parlé
32:13de la réduction du bilan
32:14pendant la campagne.
32:15Finalement,
32:16sur les mesures
32:16non conventionnelles,
32:17qu'est-ce qu'il a fait ?
32:18Il a retiré la forward guidance.
32:19Le bilan,
32:20c'est dans un groupe de travail.
32:21La forward guidance,
32:22c'est la partie courte de la cour.
32:23D'où l'appréciation du dollar.
32:24Sur le bilan...
32:26Attendons de voir.
32:27Oui,
32:27j'en avais parlé
32:27dans une précédente émission
32:28en disant,
32:29quand on avait voulu relancer
32:31l'investissement en 61,
32:32on a vu des opérations twist.
32:33Donc,
32:33à l'époque,
32:34on était en fait
32:36sous un régime monétaire différent.
32:38C'était sur la partie courte.
32:39Mais là,
32:39on pourrait avoir
32:39des ventes de 30 ans
32:40pour acheter du 5-10
32:41et stabiliser
32:42cette partie qui est clé
32:43un pour le crédit
32:44et deux pour le refinancement
32:45de l'État.
32:45Donc,
32:46on pourrait avoir
32:46un protocole monétaire
32:48assez différent
32:48dont on commence
32:49à voir les prémices
32:50à Jackson Hole.
32:51Donc,
32:52là,
32:52l'appréciation du dollar,
32:53elle peut trouver
32:54des arguments pendant l'été
32:55parce qu'on peut avoir
32:56plus d'inflation alimentaire,
32:57on peut avoir des chiffres d'emploi
32:58qui soient assez bons.
32:59Mais après,
33:00on peut retourner
33:00dans un narratif
33:01qui serve finalement
33:03la politique économique
33:04qui vise
33:05d'avoir davantage d'investissement.
33:07Quand ce sera le cas,
33:08là,
33:08il faudra appuyer
33:09sur le bouton
33:10des dollarisations
33:11et se mettre très long
33:12des monnaies asiatiques
33:13parce que c'est ce qu'on voit
33:14au Japon et ailleurs.
33:15On a quand même
33:17des corrélations
33:17un peu étonnantes
33:18qui s'opèrent aujourd'hui.
33:19Donc,
33:20une fête moins présente
33:21sur les parties longues,
33:22très longues de courbe,
33:23ça,
33:23ça a été l'époque
33:24quantitative easing
33:25pour être plus précise,
33:28plus présente
33:29sur la partie de la courbe
33:31qui est réellement importante
33:33pour l'économie,
33:34pour les corporate,
33:35les entreprises,
33:36etc.
33:36Elle peut être moins présente
33:38sur du 30 ans
33:38et plus présente
33:39sur du 5-10.
33:40En fait,
33:41on a eu un QE
33:42pendant 3 ans
33:42qui visait
33:43à ne pas réinvestir
33:44ce qui est arrivé
33:44à maturité.
33:45Donc,
33:45le 2-5 est en gros sorti,
33:47le 10-5
33:48c'est devenu du cours
33:49et le 30 ans
33:51c'est devenu du 27
33:51et rien n'est devenu
33:52du 5-10.
33:53Donc,
33:53quand vous regardez
33:54la composition
33:55du bilan de la Fed,
33:56vous avez une sous-représentation
33:57des maturités
33:575-10 ans
33:58et donc,
33:59vous pouvez avoir
33:59un arbitrage
34:00entre le 5-10
34:00et le 30.
34:01Le point sur lequel
34:02je veux arriver,
34:03c'est qu'en fait,
34:03je ne suis pas sûr
34:04qu'on ait une réduction
34:05du bilan
34:06que ce soit aussi simple
34:07que ça.
34:07Donc,
34:07je ne parle pas de QE
34:08si pour l'instant
34:09on a toujours
34:10des tensions inflationnistes
34:11mais je pense
34:11qu'il y a un nouvel objectif
34:12de la Fed
34:13qui sera quand même
34:14de limiter
34:14la volatilité
34:15sur les maturités clés.
34:16Ce qu'on appelle
34:17une forme de
34:17heat curve control.
34:18Oui,
34:18c'est ça.
34:20On y vient tous,
34:21j'ai l'impression.
34:22Il y a beaucoup
34:22d'endettements,
34:23il y a une stratégie
34:24d'investissement.
34:24Ils sont là.
34:27Je pense que
34:28l'arrivée d'Oarche
34:29marche quand même
34:29une forme
34:30de changement
34:31de mandat de la Fed.
34:32Ça ne va pas se faire
34:32une fois,
34:33il ne va pas se décrédibiliser
34:34dans son attitude
34:35mais je pense
34:37qu'il faut se préparer
34:37sur un chemin
34:39monétaire
34:39un petit peu différent
34:40au cours des prochains triches.
34:41Bien sûr,
34:41puisqu'on disait
34:42un mot de la Chine
34:43l'Asie a très bien performé
34:46parce que l'Asie
34:46est très tech également
34:47à travers
34:48deux,
34:49trois marchés.
34:50Je mets quand même
34:50le Japon dedans
34:51mais Corée du Sud
34:52bien sûr
34:53et Taïwan.
34:54laissant de côté
34:54toute la partie chinoise
34:55côté action
34:57notamment.
34:58Est-ce que dans
34:58cette logique
34:59de diversification
35:00est-ce qu'il y a
35:01l'idée d'un rattrapage
35:02des valeurs chinoises
35:03possible,
35:04envisageable ?
35:05Là,
35:05ce qu'on a vu
35:06notamment
35:07ce matin
35:08c'est quand même
35:08une stabilisation
35:09du PMI
35:10sur la partie construction
35:11donc ça
35:11c'est une bonne nouvelle.
35:13Nous,
35:13ce qu'on se dit
35:14c'est quand même
35:14qu'il y a un potentiel
35:15de rattrapage
35:16sur la tech chinoise.
35:17C'est-à-dire
35:17qu'on a un écosystème
35:19aujourd'hui
35:20de plus en plus performant
35:22qui a une valorisation
35:23qui est relativement
35:24attractive
35:25donc voilà
35:26là on a du mal
35:27à avoir structurellement
35:28des flux vers les émergents
35:29avec un dollar
35:30qui s'apprécie.
35:30Après,
35:31si on passait
35:31sur un scénario
35:32un peu de dédollarisation
35:33on pourrait avoir
35:35à ce moment-là
35:36en fait
35:36un bout de rattrapage
35:37qui s'opère
35:37sur la tech chinoise.
35:38Donc après nous
35:39c'est quand même
35:39un segment
35:39qui est aujourd'hui
35:40assez attractif
35:42au regard d'un écosystème
35:43qui est quand même
35:44bien développé
35:44et des performances
35:45des modèles
35:45qui sont assez forts
35:46on le voit
35:47et qui se rapprochent
35:48des modèles américains.
35:50Donc voilà.
35:50Pour des coûts
35:51a priori
35:52moins importants.
35:53C'est-à-dire que
35:53sur les entreprises
35:54il y a 90% des tâches
35:55qui pourraient se faire
35:56avec des modèles chinois
35:56ce qui pourrait réduire
35:57énormément les coûts.
35:59La guerre des modèles
36:00oui ça c'est sûr
36:01qu'on va en entendre parler
36:02la Chine
36:03personne n'est obligé
36:03d'investir
36:04sur des actions
36:05ou des ETF chinois
36:06mais bon
36:06est-ce que ça fait partie
36:07des idées
36:09du moment ?
36:10Si on sort Taïwan
36:11et la Corée du Sud
36:13du MSCI émergent
36:14la Chine va retrouver
36:15rapidement sa place
36:17non le problème
36:18c'est que ces deux pays
36:19représentent à eux seuls
36:2050% de l'indice
36:23et chacun d'entre eux
36:24est plus gros
36:24aujourd'hui dans l'indice
36:25que la Chine.
36:28Donc quand on raisonne
36:29simplement en termes
36:31de flux
36:31sans même parler
36:32de fondamentaux
36:33de valos
36:33de quoi que ce soit
36:35je pense une des problématiques
36:37c'est-à-dire que le jour
36:38où l'un et ou l'autre
36:40de ces deux pays
36:42basculera
36:43dans des indices développés
36:46sont tiers déjà
36:47on les amène à la Chine
36:48voilà
36:48mais ce jour-là
36:50la Chine reprendra
36:52plus que de l'intérêt
36:53aux yeux des investisseurs
36:55ils n'auront pas le choix
36:55ils n'auront pas le choix
36:56donc je pense
36:57qu'il y a un côté indiciel
36:58qui est très fort
36:59je pense que ça
37:00ça rejoint un petit peu
37:02la problématique
37:02de la rotation des portefeuilles
37:04c'est-à-dire que le jour
37:04où la thématique
37:06des semi-conducteurs
37:07va se calmer
37:08les longs-shorts
37:09qui doivent être pratiqués
37:10à l'intérieur
37:11enfin longs-shorts
37:12ou surpondération
37:13sous-pondération
37:14à l'intérieur
37:15du MSIA émergent
37:17va rejouer
37:18en faveur de la Chine
37:19donc je pense
37:20qu'on boucle un petit peu
37:21sur la thèse initiale
37:23de la rotation
37:24il faut que ça se calme
37:25sur les semi-conducteurs
37:26pour que la Chine
37:27retrouve de l'allant
37:28en bourse
37:29bon c'est pas le jour
37:30où ça se calme
37:31ça monte encore
37:31sur les semi-conducteurs
37:32merci beaucoup messieurs
37:33merci d'avoir été
37:34des invités
37:34de Planète Marché
37:35ce soir
37:36Vincent Lequartier
37:37WeSave
37:37Mathieu de Clermont
37:38Alliance Global Investors
37:40et Florian Roger
37:41BNP Paris
37:42BASI
37:42NBA
37:42Broadway
37:42Belém
37:42Bay
37:42Béated
37:43L
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