- il y a 5 heures
Prix exorbitants pour les spectateurs, bilan environnemental inquiétant, attractivité des stades, ce sont les défis principaux auxquels fait face le business du foot. À l’occasion de la Coupe du Monde 2026, les invités de SMART TRENDS expliquent comment y répondre.
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00:04Smart Trends consacrée à la coupe du monde de football qui se déroule aux Etats-Unis,
00:08Mexique et Canada. On se pose la question du food business évidemment et de ses limites avec Aurélie
00:14Linard. Bonjour, bienvenue. Bonjour. Vous êtes associée chez In-Hand Sport et membre de l'Observatoire
00:18du Sport Business. Lucas Rondel, bonjour et bienvenue. Bonjour. Chercheur au CNRS, professeur
00:23à l'école d'économie de Paris et vous publiez avec Richard Duot au toit Food Business, les 30
00:27glorieuses. C'est publié aux éditions Odile Jacob, Justine Birault, bonjour et bienvenue.
00:32Vous êtes chargée de projet sport au Chiffre Project et copilote du rapport Décarbonons
00:37le sport. Je veux bien que vous me présentiez l'Observatoire du Sport Business pour commencer.
00:41Alors l'Observatoire du Sport Business, c'est un observatoire qui permet de donner un décryptage
00:46sur le monde du sport, tous les sports confondus, mais sur tous les aspects sauf l'aspect sportif.
00:51Donc on va aborder aussi bien tout ce qu'il y a autour. Donc aussi bien les aspects économiques,
00:58sociétaux, environnementaux et également technologiques qui font qu'aujourd'hui le sport
01:02est dans une profonde transformation.
01:04Bon, vous avez forcément lu Food Business, l'étranglorieuse de Lucas Rondel. Pas encore.
01:09Heureusement qu'il y a cette émission pour créer le lien.
01:12C'est fait pour ça.
01:13L'idée de ce livre, c'est quoi Lucas Rondel ?
01:15Déjà c'était faire le point parce qu'on va dire, on a commencé à réfléchir sur l'économie
01:21du football avec mon co-auteur Richard Duotrois depuis déjà une quinzaine d'années.
01:25Donc c'était un peu, on a écrit des livres un peu plus académiques avec beaucoup de chiffres
01:31et beaucoup de graphiques. Et là on voulait quand même vulgariser un peu tous ces, entre guillemets,
01:36ce savoir pour essayer d'aller souvent contre des idées reçues qui concernent l'économie
01:42du football. Parce qu'on dit souvent, il y a beaucoup d'argent, les joueurs gagnent
01:44trop d'argent, etc. On revient un petit peu sur toutes ces questions.
01:48– Et on reviendra notamment sur ces marques mondiales qui représentent les clubs
01:52qui, si on regarde la puissance financière, en fait c'est pas comparé à d'autres géants
01:58et marques très connues du grand public, c'est évidemment assez faible.
02:01Ce sera l'un des thèmes qu'on abordera, mais je voudrais d'abord qu'on se concentre
02:04sur l'événement qui nous réunit, cette Coupe du Monde de foot.
02:07Je vais donner un chiffre que malheureusement on a un peu intégré les uns et les autres,
02:119 millions de tonnes de CO2 prévues pour cette Coupe du Monde,
02:14deux fois plus, presque deux fois plus qu'au Qatar.
02:16Alors ça, on fait quoi Justine Biraud, la plus polgante de l'histoire ?
02:19– C'est celle qui va avoir le plus d'impact, c'est vrai, plus que le Qatar,
02:23plus que toutes celles qu'il y a eu avant, plus que les JO par exemple,
02:26si on veut comparer des événements.
02:28Et ça s'explique parce qu'il y a beaucoup plus d'équipes,
02:30donc ça veut dire qu'il y a plus de matchs.
02:32– Premier mondial à 48 équipes.
02:33– Premier mondial à 48 équipes.
02:36Et en plus qu'il y ait beaucoup d'équipes,
02:37il y a beaucoup de déplacements pour les spectateurs.
02:39Donc on est obligé de prendre l'avion pour se rendre dans des stades au Canada,
02:42au Mexique et même aux Etats-Unis.
02:44Ce qui rend le bilan carbone très très lourd de l'événement.
02:48Contrairement au Qatar où finalement,
02:50les infrastructures n'étaient pas si loin les unes des autres.
02:52– Oui, les stades étaient dans un petit pays,
02:55donc assez proche les uns des autres.
02:58On va commencer par ce chapitre environnemental
03:00et puis après on en ouvrira beaucoup d'autres.
03:03Il y a la philosophie de la FIFA derrière ces choix,
03:06parce que là c'est une Coupe du Monde qui se déroule aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique.
03:12La prochaine en 2030, on va faire encore plus fort,
03:15elle va se dérouler sur trois continents.
03:17Il y a Maroc, Espagne, Portugal.
03:20– Et puis il va y avoir deux matchs d'ouverture qui seront en Uruguay
03:26pour commémorer le début de la Coupe du Monde.
03:31La première Coupe du Monde, c'était en 1930.
03:33– Est-ce que c'est le dernier des soucis de Gianni Infantino,
03:36le président de la Fédération internationale de football,
03:39le bilan environnemental des événements qu'il organise ?
03:41– Je pense que c'est aussi lié aux contraintes qui se sont mises,
03:44c'est-à-dire qu'ils veulent des stades de plus en plus grands.
03:47Et donc évidemment, un petit pays n'a pas forcément les moyens
03:52d'avoir autant de stades aussi grands pour faire jouer autant d'équipes.
03:56Donc effectivement, l'avenir, ce sera plutôt une organisation un peu commune
04:02où on a quelques grands stades dans plusieurs pays.
04:06Alors sauf des pays comme l'Arabie Saoudite
04:09qui ont les moyens de construire des nouveaux stades.
04:12– Là aussi, on peut se poser la question du bilan carbone,
04:14de la construction de nouveaux stades.
04:15Ça veut dire quoi ?
04:16Ça veut dire que ça coûte trop cher à un pays solo
04:18d'organiser un événement aussi majeur que la Coupe du Monde de foot ?
04:23– Alors, il n'y a pas de réponse correcte
04:25parce que ça va dépendre en fonction du pays
04:27et des enjeux qu'il y aura pour ce pays à le faire.
04:30Organiser un événement, oui, ça coûte de l'argent.
04:32On l'a vu pour Paris 2024, dernièrement.
04:34Oui, ça nous a coûté de l'argent.
04:35La question, c'est combien ça nous en rapporte
04:37et comment est-ce qu'on capitalise derrière ?
04:39Sur la Coupe du Monde des États-Unis,
04:42qui a lieu aux États-Unis, au Mexique et au Canada,
04:45il y a un vrai enjeu de capitalisation et d'héritage derrière.
04:48Il y a beaucoup de déclarations d'intentions
04:49autour de tout ce qui est écologique.
04:51Il y a d'ailleurs une stratégie qui a été émise par la FIFA,
04:55un document qui existe, qui s'appelle
04:56« Sustainability and Human Rights »,
04:58où il y a cet enjeu d'héritage à la fois écologique,
05:02d'inclusivité et sur les droits humains.
05:05– Mais on lève un peu les yeux au ciel quand on lit ce document, franchement.
05:08– Oui, forcément, parce que c'est imposé normalement
05:12au pays organisateur, au pays hôte.
05:15La FIFA est censée le faire.
05:17Aujourd'hui, on a eu différents exemples,
05:19que ce soit avec l'arbitre somalien qui a été refoulé à la frontière,
05:22que ce soit avec le nombre d'athlètes même,
05:27qui ont été refoulés, mais aussi surtout de supporters.
05:29– Les visas pour les supporters.
05:29– Les visas pour les supporters.
05:31– En termes d'inclusion, alors qu'effectivement,
05:33il y a 48 nations pour la première fois et qu'on les veut inclusifs,
05:38l'héritage, il ne va pas forcément y être dessus.
05:41Donc l'argent est quand même mis pour, parce que les États-Unis,
05:45mais vous retrouvez aussi ces notions-là au Canada
05:48et au Mexique de sport-spectacle,
05:50donc l'argent est quand même mis quelque part,
05:52plus sur le côté spectacle, que peut-être sur le côté sportif et inclusif.
05:56– Alors bon, je suis un grand fan de sport et de foot,
05:59je regarde la Coupe du Monde,
06:00même si c'est la plus polluante de l'histoire, je l'admène.
06:04Est-ce qu'on peut organiser des événements aussi massifs
06:07sans avoir un piètre bilan carbone ?
06:09Parce que par définition, ils font venir des spectateurs du monde entier.
06:13– Oui, alors nous, quand on a travaillé sur la décarbonation du sport
06:18et plus spécifiquement du foot et du rugby,
06:19on l'a fait parce qu'on aime le sport, parce qu'on en pratique,
06:22qu'on aime en voir et qu'on veut que ça puisse continuer à exister.
06:24Et qu'on a observé que le secteur est très dépendant des énergies fossiles.
06:28Donc on a besoin de pétrole pour faire avancer des voitures
06:31qui nous emmènent au stade,
06:32on a besoin de kérosène qu'on met dans les avions pour pouvoir se déplacer.
06:35Et on voit bien qu'on est dans des situations en ce moment
06:37où le prix augmente beaucoup,
06:40les disponibilités ne vont pas être les mêmes demain qu'aujourd'hui.
06:42Et donc on s'est dit, il faut absolument qu'on trouve des solutions
06:45pour décarboner nos événements.
06:47Et la bonne nouvelle, c'est qu'il y en a plein.
06:48C'est que vous êtes un grand fan de foot
06:50et vous regardez tous les matchs à la télé.
06:53Pas tous, parce qu'ils sont tard.
06:54Il y en a beaucoup.
06:54Il faut que je travaille un peu quand même.
06:56Mais ça ne nous empêche pas de vibrer,
07:00de participer à la fête,
07:02de participer à l'événement.
07:04Donc la question, c'est la provenance des spectateurs étrangers.
07:07Est-ce qu'il pourra y avoir toujours autant de monde
07:09qui vient de très très loin dans les stades ?
07:11Ce n'est pas certain.
07:12Est-ce qu'on pourra continuer à organiser des événements
07:15avec des spectateurs qui viennent en mobilité plus décarbonée ?
07:18Oui, ça c'est sûr.
07:19Alors on y reviendra là-dessus
07:20parce que c'est un élément que je trouve très important.
07:21Mais si on se concentre sur ce mondial,
07:24alors effectivement qui n'est pas seulement américain-USA,
07:28nord-américain si on rajoute le Canada et le Mexique,
07:32mais ce marché, qu'est-ce qu'il représente pour la FIFA ?
07:35Parce qu'on a souvent dit qu'aux Etats-Unis,
07:38le soccer, c'était un petit marché sportif.
07:41Est-ce que c'est toujours vrai ?
07:42Est-ce que ça, c'est une idée reçue justement ?
07:44Vous parlez du soccer aux Etats-Unis ?
07:45Oui, aux Etats-Unis.
07:46Non, ce n'est plus du tout un petit marché.
07:49La précédente Coupe du Monde aux Etats-Unis, c'était en 1994.
07:52Donc il y avait eu un accord entre la FIFA
07:54et la Fédération américaine de football
07:57pour redynamiser un championnat professionnel.
08:02Donc il y a eu la création de la MLS,
08:03la Major League Soccer,
08:05qui a eu un petit peu du mal à démarrer économiquement,
08:07mais qui aujourd'hui, en termes économiques,
08:10est à peu près au niveau de la Ligue 1 française.
08:12Donc on est à peu près à 2,4 milliards de dollars
08:16pour une trentaine de franchises.
08:18Et donc quelque part, économiquement,
08:21il y a un élan économique sur le soccer aux Etats-Unis.
08:24Et donc ça veut dire que pour les marques,
08:26parce que là on parle de marques mondiales,
08:27qui mettent de l'argent,
08:28soit pour être sponsor des équipes,
08:30ou de l'événement,
08:32ou même pour les marques mondiales
08:33qui représentent certains joueurs,
08:34ce marché américain, il est quoi ?
08:36Il est stratégique ?
08:37Ah bah oui, il est stratégique.
08:38D'ailleurs, on l'a vu dans le cadre du Paris Saint-Germain,
08:40ils ont accepté une participation
08:43d'un fonds de private equity américain,
08:46et puis ils font des tournées aux Etats-Unis,
08:48ils ont une boutique à New York, etc.
08:50Donc je pense qu'il y a un vrai...
08:52Effectivement, on va peut-être parler de la mondialisation,
08:54mais il y a aussi,
08:55de la part des clubs européens,
09:00une recherche de...
09:02Enfin, un développement de revenus commerciaux,
09:03et ça concerne, un, le marché américain,
09:06et deux, le marché énergétique.
09:07Oui, Aurélien Linard,
09:09est-ce que ça provoque un peu une mutation
09:13du spectacle de foot qui est proposé ?
09:15À quel point la FIFA adapte un match de football
09:19aux codes, aux habitudes du public nord-américain ?
09:22Alors oui, je crois qu'on va parler assez rapidement
09:24de la pause fraîcheur...
09:26Dont on aurait bien besoin en enregistrant cette émission
09:29en pleine capitule.
09:30Je voulais juste rappeler quelque chose
09:32qui est assez importante,
09:33c'est que le soccer est un sport important aux Etats-Unis,
09:36pour les femmes.
09:38Vous avez l'équipe féminine des Etats-Unis
09:40qui est championne olympique,
09:42multichampionne du monde.
09:44Il y a des noms qui sont connus,
09:46Mégane Rapinoe, etc.
09:47Donc le soccer n'est pas un inconnu aux Etats-Unis,
09:51il est bien connu des femmes.
09:52La question, c'est comment est-ce qu'il va pénétrer
09:54des marchés qui sont complètement dominés
09:58par le football américain, le basket, le baseball,
10:02qui sont des sports tout à fait américains.
10:04Et effectivement, c'est par l'adaptation
10:06au sport américain, au spectacle.
10:08Et c'est le côté, je vais ramener des grandes vedettes,
10:11je vais avoir des grands concerts,
10:13je vais faire la pause fraîcheur
10:14pour pouvoir mettre des publicités.
10:16Et en fait, on voit un tournant sur cette Coupe du Monde-là,
10:192026, qu'elle devient beaucoup plus mercantile
10:21dans ses approches que sportives
10:23par rapport à ce qu'on avait pu avoir auparavant.
10:26Donc ça veut dire qu'on va favoriser
10:27le côté fan expérience.
10:29Alors fan expérience, c'est comment j'accueille mes spectateurs,
10:33mais qu'est-ce que je leur propose en service en plus
10:35dans le stade, au-delà de regarder juste un match de foot ?
10:38Et quand vous regardez les différents sports,
10:41on peut prendre le Super Bowl, par exemple,
10:43le Super Bowl aujourd'hui,
10:45si vous voulez une place, en moyenne, c'est 8 000 euros.
10:488 000 dollars.
10:498 000 dollars, c'est un peu moins d'euros.
10:52Et au Super Bowl, vous dépensez encore quasiment 200 à 500 dollars
10:56en nourriture, en merchandising, etc.
10:59Donc quand on parle des prix des places,
11:02par exemple, qui fait beaucoup polémique en ce moment,
11:05aux États-Unis,
11:07c'est finalement assez bon marché
11:09pour des spectateurs américains.
11:11Par contre, pour les spectateurs qui viennent de l'étranger,
11:14ce sont des prix exorbitants.
11:15Vous avez eu les finales NBA qui ont eu lieu,
11:17et notamment à New York,
11:19on a entendu des places qui sont parties
11:20à 100 000 dollars la place,
11:22à plus de 100 000 dollars la place
11:23pour les finales NBA à New York.
11:26Donc c'est des prix qui sont peut-être pertinents
11:29pour un public américain.
11:30Maintenant, est-ce qu'il n'y a que des publics américains
11:32dans les stades ?
11:33C'est une autre question.
11:35Surtout pour quelle part des citoyens américains ?
11:38On peut regarder, puisqu'on parle des spectateurs,
11:40le nombre de spectateurs prévus
11:42pour cette Coupe du Monde de 2026,
11:44plus d'un million trois cent mille,
11:46ça fait une moyenne de plus de 65 000 spectateurs,
11:4965 483 spectateurs par match,
11:53selon les prévisions de la FIFA.
11:55Alors il y a quand même quelques no-shows,
11:57comme on dit,
11:58c'est-à-dire qu'il y a des gens qui ont acheté des places
11:59et qui n'ont pas réussi à les revendre,
12:01donc les stades ne sont pas complètement pleins.
12:03Est-ce qu'on est encore dans un football populaire ?
12:09C'est une vraie question quand on voit le prix
12:11de ces événements aujourd'hui.
12:13Je ne sais pas si tu l'as mieux placé pour répondre.
12:17C'est sûr qu'il y a un enjeu, je pense,
12:18d'accessibilité de la place
12:20et que le fait d'avoir des spectateurs
12:23qui viennent de moins loin et plus locaux,
12:26ça va peut-être aussi demander de réfléchir
12:28au prix des places.
12:29Est-ce qu'il ne faudrait pas privilégier
12:31parfois des quotas pour des gens
12:33qui viennent de moins loin ?
12:34Ça peut participer.
12:35Après, est-ce que ça change la magie du sport ?
12:39Parce que dans le modèle que vous imaginez,
12:41on a un spectacle en mode vision
12:43et des places dans les stades
12:45qui sont plutôt réservées aux spectateurs locaux,
12:47c'est ça ?
12:48Ce serait ça la logique ?
12:49La logique, c'est comment on fait
12:50pour arriver au stade quand on est spectateur
12:52en ayant les mobilités les plus décarbonées ?
12:54Donc ça peut être le train,
12:56la voiture électrique, le vélo,
12:57les transports en commun.
12:58Il y a plein de manières de se rendre à un stade,
13:00donc on peut même aller voir
13:02une équipe à l'autre bout de l'Europe
13:03si on a envie de prendre le train en Europe.
13:06Donc il y a des solutions,
13:07c'est juste que ceux qui viennent de très très loin,
13:09nous on a vu dans le rapport,
13:10c'est hors Coupe du Monde,
13:11mais c'est 1% des spectateurs
13:13qui fait 60% de l'empreinte carbone d'un match.
13:16Parce que c'est ceux qui viennent de très très loin
13:18qui ont l'empreinte carbone la plus élevée.
13:21Oui, effectivement.
13:22Ces stades,
13:23alors il y a quelques stades climatisés,
13:26notamment pour cette Coupe du Monde aux Etats-Unis.
13:30Si on se projette sur la Coupe du Monde 2034,
13:33qui aura lieu en Arabie Saoudite,
13:35parce qu'il n'y a pas d'autres candidats,
13:36Lucas Rondel là aussi,
13:37on peut imaginer qu'on aura des...
13:39Pour l'instant, il n'y a pas d'autres candidats,
13:41donc ce n'est pas encore désigné,
13:43mais ça m'étonnerait que...
13:44Il pourrait y en avoir en surprise.
13:45On verra bien.
13:47Un scoop, vous nous le donnerez peut-être tout à l'heure.
13:50À quel point les stades jouent un rôle,
13:53pas seulement pour une Coupe du Monde,
13:54mais même pour les clubs,
13:55jouent un rôle de plus en plus important
13:56dans l'économie,
13:58dans ce qui fait la richesse d'un club aujourd'hui ?
14:01Ce n'est pas tout à fait le cas encore en Europe.
14:06Relativement aux revenus globaux des clubs de foot,
14:10en Europe, c'est entre 10 et 15 % de leurs revenus,
14:14donc c'est relativement marginal,
14:16notamment en France, etc.
14:19Mais en termes absolus,
14:20ça peut représenter plusieurs centaines de millions d'euros.
14:24Le PSG, par exemple,
14:25ils ont presque 200 millions de revenus de billetterie.
14:27C'est la billetterie au sens large,
14:29c'est-à-dire que c'est les revenus matchday.
14:31Et donc, d'où l'importance du stade en lui-même,
14:35mais pas forcément qu'on ne paye pas uniquement son siège.
14:38Il y a toute l'activité économique qu'il y a autour.
14:42Et là, aux États-Unis,
14:44c'est un modèle économique qui est complètement différent,
14:47c'est-à-dire que si on regarde
14:48les franchises de soccer aux États-Unis,
14:50il y a plus de la moitié de leur revenu
14:52qui est généré par le stade.
14:56Donc la billetterie, les parkings,
14:58et puis toutes les activités commerciales
15:00qui tournent autour.
15:02Et c'est pour ça que, depuis récemment,
15:05les franchises ont des stades réservés au soccer,
15:09mais c'est plutôt des petits stades,
15:10mais ils arrivent vraiment à en retirer beaucoup d'argent.
15:14Mais on ne va pas les voir lors de cette Coupe du Monde
15:16puisque la plupart des stades qui sont utilisés
15:19pour cette Coupe du Monde,
15:20c'est des stades de NFL, de football américain.
15:22Avec effectivement des stades qui sont très très grands,
15:25au-delà de 70, 70, 80, 80 personnes.
15:28Avec donc une logique,
15:28ça rejoint la question que je posais tout à l'heure,
15:30qui est de garder le public le plus longtemps au stade,
15:32donc peut-être de rallonger aussi la durée des matchs
15:36ou du spectacle autour du match.
15:39Effectivement, c'est de les garder captifs sur place
15:41pour qu'ils puissent dépenser de l'argent,
15:43pour qu'ils puissent se nourrir.
15:44Vous avez vraiment une grande différence
15:46entre le modèle sport business américain
15:49et celui qui est en Europe.
15:50Le nord américain, c'est le stade qui fait tout.
15:53C'est quand vous venez au stade,
15:54vous y venez aussi en dehors des matchs.
15:57Dans certains stades, vous avez des parcs d'attraction.
16:00Alors, ce n'est pas Disney ou Parc Astérix,
16:03mais il y a quand même des choses qui se passent.
16:05Il y a des musées, vous avez des foot courtes,
16:07donc vous pouvez vous nourrir facilement.
16:09Le cas de la France est assez symptomatique.
16:12Les stades, aujourd'hui, n'appartiennent pas au club.
16:14Donc, vous êtes dépendant aussi des décisions
16:16de la municipalité, à part pour l'Olympique lyonnais.
16:19Et donc, vous ne pouvez pas y faire n'importe quoi.
16:21Il y a des études qui sont faites
16:23par la Ligue française de foot professionnelle
16:26sur, effectivement, la durée où on reste au stade.
16:29Il y en a beaucoup qui n'arrivent que 20 minutes
16:31avant le début du match
16:33et qui repartent directement après.
16:35Sur des clubs comme le Racing Club de Strasbourg,
16:37il y a des gens qui arrivent jusqu'à une heure
16:39avant le match parce que vous avez
16:41des activités qui sont proposées,
16:42des dégustations, des concerts, etc.
16:44Ce qui vous permet d'avoir un public club captif,
16:48mais aussi remplir votre stade plus facilement.
16:49C'est l'un des enjeux du Paris Saint-Germain
16:51avec le Parc des Princes,
16:53qui est le stade mythique, historique du PSG,
16:57que les propriétaires qui atterrivent ont peut-être
17:01réussi à racheter avec un projet
17:03qui est d'offrir autour même du stade
17:06une zone d'activité, c'est ça ?
17:08C'est un peu à l'image de ce qui se passe
17:10en Première Ligue anglaise.
17:12La plupart des clubs en Première Ligue anglaise
17:14possèdent leur stade.
17:15Donc effectivement, ils ont la possibilité
17:16de rentabiliser l'activité économique du stade.
17:21Donc le PSG, effectivement,
17:22on peut se demander le PSG par rapport
17:23au marché parisien, par rapport à la demande
17:25de billets, etc.
17:26Est-ce qu'il est vraiment bien dimensionné
17:29à la notoriété du PSG ?
17:31C'est 48 000 places aujourd'hui ?
17:37Il n'est pas absurde d'imaginer un stade plus grand.
17:40Après, il y a le côté historique,
17:41le côté, effectivement, les supporters
17:42qui sont très attachés au Parc des Princes.
17:45Mais la tendance serait plutôt celle-là,
17:48c'est-à-dire que les clubs de foot
17:51disposent de leur enceinte.
17:53J'entends assez peu de joueurs,
17:55de grands joueurs,
17:57prendre la parole sur les enjeux
17:59environnementaux ou climatiques
18:00autour de leur sport.
18:02C'est vrai pour le foot,
18:03mais pour d'autres sports.
18:04Comment vous l'expliquez, ça ?
18:06Il y a quelques prises de parole politiques.
18:08Elles sont rares.
18:09En général, on peut leur reprocher,
18:11d'ailleurs, après.
18:11On l'avait avec Kylian Mbappé
18:13sur le Rassemblement National.
18:14Mais comment vous expliquez ?
18:16Je ne sais pas si c'est un désintérêt
18:17pour les questions environnementales.
18:20Je pense qu'il y a plusieurs choses.
18:21Il y a déjà peut-être le manque de légitimité.
18:23Parce qu'eux-mêmes sont très amenés
18:25à se voyager beaucoup.
18:27Ils ont des rythmes de vie.
18:28Surtout si on parle du foot.
18:29Ils ne sont pas forcément alignés
18:32sur une trajectoire de décarbonation
18:33à horizon 2050.
18:35Donc, je pense qu'ils ne se sentent pas
18:37forcément légitimes.
18:38Il y a peut-être aussi un manque
18:40parfois de connaissances
18:41ou de formation de ces enjeux-là.
18:42C'est qu'on pense que demain,
18:43ça va être comme hier
18:44et qu'on va réussir à pouvoir pratiquer
18:47du sport de la même manière.
18:48Malheureusement, les plans vont être
18:49un peu différents.
18:50Mais je ne suis pas certaine
18:51que tout le monde soit bien au courant
18:53et est consciente que ça va vraiment
18:55impacter notre manière de vivre.
18:57Il faudrait faire passer
18:58tous les joueurs de foot
18:59devant la fresque du climat
19:01ou session de formation
19:02qui valent entre eux.
19:03Tous les citoyens en général, je pense.
19:04On est bien d'accord,
19:05mais ça pourrait faire du bien
19:06aux joueurs de foot.
19:06Après, on voit que dans
19:07plutôt les sports outdoor,
19:09le trail, un peu le surf,
19:11comme il y a une proximité
19:12plus immédiate avec la nature,
19:15bien que ce ne soit pas forcément
19:16moins émetteur,
19:17ce genre d'événement.
19:18Non, mais il y a une proximité
19:20qui fait que les champions
19:21vont peut-être prendre la parole
19:22sur ce thème-là.
19:23Exactement.
19:23Effectivement.
19:24Si on se projette sur ce que pourrait
19:26devenir le foot à l'avenir,
19:29c'est l'une des thématiques
19:30de votre livre.
19:32Lucas Rondel,
19:32c'est une réforme qui serait quoi ?
19:35Vous dites qu'il serait d'abord
19:36basé sur le mérite sportif.
19:37Pourquoi ?
19:38Il est un peu gommé,
19:39ce mérite sportif,
19:40aujourd'hui,
19:41dans l'économie du foot ?
19:42Parce que le foot,
19:42c'est d'abord un jeu.
19:43C'est pour ça qu'on l'aime.
19:46Pourquoi ?
19:46Parce qu'on joue avec les pieds,
19:48c'est très incertain,
19:49etc.
19:49Donc, c'est quelque chose.
19:51C'est très facile,
19:52c'est très simple,
19:52ça ne coûte pas cher.
19:54On a tous joué gamin,
19:56on met deux chaussures,
19:57ça fait un but, etc.
19:58Donc, quelque part,
19:58c'est vraiment universel,
20:00c'est collectif.
20:02Donc, c'est vrai que c'est un sport
20:03qui est pour ça
20:04qu'il est très populaire.
20:05Alors, c'est vrai que c'est
20:06un petit peu moins heureux aux Etats-Unis
20:07où c'est plutôt le sport
20:09des classes moyennes.
20:10C'est un peu aussi
20:11ce qui explique le prix des billets.
20:13Donc, après,
20:15l'évolution du foot mondial,
20:16vous la voyez comment ?
20:17C'est presque ce qu'on appelait
20:17les 30 glorieuses
20:18puisque, d'un point de vue économique,
20:21ce qui est intéressant,
20:22la date, c'est donc
20:23le milieu des années 90.
20:24Donc là, le milieu des années 90,
20:25c'est la création de la Première Ligue,
20:27c'est la création
20:27de la Ligue des Champions
20:28et puis c'est le fameux
20:29The Ray Bosman
20:29qui a un petit peu rebattu les cartes.
20:31Qui a permis aux joueurs
20:32d'aller jouer partout.
20:33Les joueurs européens
20:33d'aller jouer un petit peu partout.
20:34Donc, au niveau du marché
20:36des footballeurs,
20:38ça a complètement modifié
20:39les mouvements.
20:42Et puis, il y a aussi
20:43l'arrivée de l'argent.
20:43C'est-à-dire que les milliardaires
20:44ont commencé à s'intéresser au foot.
20:46Donc, ils ont racheté des clubs.
20:48Il y a l'explosion des droits télé.
20:51Et donc, ça a permis...
20:54La Ray Bosman, en tant que tel,
20:55ce n'est pas ça qui explique
20:57la croissance économique du football.
20:59C'est le fait qu'il y a
21:00beaucoup d'argent qui est arrivé.
21:01Et donc, ça, vu la structure du modèle,
21:05c'est surtout les joueurs
21:06qui en ont bénéficié.
21:07Donc, c'est pour ça,
21:08en Europe, la masse salariale,
21:11ça représente à peu près 70%
21:13du budget des clubs.
21:14Donc, voilà.
21:14Alors, la conséquence
21:16d'un point de vue économique,
21:17pour aller vite,
21:18c'est qu'il y a eu un accroissement
21:19des inégalités,
21:20que ce soit entre ligues.
21:21C'est-à-dire que vous avez
21:22la première ligne d'un côté
21:23qui a vraiment décollé.
21:24Et puis, il y a la Liga et la Serie A.
21:27Puis, le championnat français
21:30qui est en train de perdre de vitesse.
21:32Il y a eu un accroissement
21:34des inégalités entre clubs,
21:35avec quelques clubs
21:37qui, vraiment,
21:39c'est pareil,
21:40ont augmenté énormément
21:41leurs revenus.
21:42Donc, comme la performance sportive,
21:44c'est lié aux revenus,
21:45on voit finalement
21:46dans chacune des ligues
21:49uniquement quelques clubs
21:50qui monopolisent un petit peu
21:51les titres, etc.
21:52Donc, ça, c'est vraiment
21:53l'évolution,
21:54ce qu'on appelait
21:55les 30 Glorius.
21:55Alors, aujourd'hui,
21:56c'est peut-être
21:57en train de changer.
21:58C'est-à-dire qu'il y a peut-être
21:59aussi, on voit
22:00qu'il y a peut-être
22:00une réflexion sur la redistribution.
22:04Il y a une réflexion aussi
22:06sur la modification
22:08des compétitions.
22:09Donc, on se dirait
22:10d'où le regard
22:12qu'on a
22:12sur les ligues fermées américaines.
22:14Parce que le modèle
22:16économique américain
22:17est complètement structuré
22:18de manière complètement différente.
22:19c'est-à-dire que c'est presque
22:20une économie soviétique.
22:23Une ligue fermée,
22:23ça veut dire qu'il n'y a pas
22:24de montée ou de descente
22:25d'une division à l'autre.
22:26Oui, mais ce n'est pas que ça.
22:27C'est une structure
22:28des propriétés
22:29qui est collective.
22:30C'est-à-dire que quand
22:30vous possédez une franchise,
22:32vous possédez une part
22:33de la ligue.
22:33Donc, ils ont compris
22:34que finalement,
22:35un championnat,
22:36c'est un produit collectif.
22:38Il y a une redistribution
22:39complète,
22:40enfin,
22:41beaucoup plus importante
22:42des ressources.
22:42C'est-à-dire que une partie
22:43de la billetterie
22:44est redistribuée.
22:44Donc, c'est complètement...
22:47D'accord.
22:47Avec aussi un marché du travail
22:49qui est très, très réglementé.
22:50Alors, si on se pose
22:51la même question,
22:51Réli,
22:52une art d'évolution.
22:55Est-ce qu'effectivement,
22:55on a vu,
22:56si on prend la Coupe d'Europe,
22:58la principale,
22:59la Ligue des champions,
23:00ça a failli devenir
23:01une ligue fermée,
23:02c'est resté un système
23:04un petit peu ouvert,
23:06mais est-ce que c'est
23:08inéluctable,
23:08d'après vous ?
23:12Non.
23:13Vous hésitez quand même ?
23:14Non, j'hésite
23:15parce qu'effectivement,
23:16vous avez en Europe
23:18différentes manières
23:19de gérer les ligues.
23:20Par exemple,
23:20la Première Ligue,
23:21ce n'est pas une ligue
23:22comme on peut l'avoir
23:23en France,
23:24c'est une société privée
23:25qui gère des droits privés
23:26dont les clubs
23:27sont des investisseurs.
23:29Et donc, en fait,
23:30quand il y a des choix
23:30qui sont faits
23:31au niveau de la Première Ligue,
23:32ce n'est pas des choix
23:33forcément sportifs,
23:34mais c'est des choix
23:35où l'ensemble des clubs
23:37doivent être gagnants,
23:38que ce soit en droits télé.
23:39Les droits télé,
23:41au Royaume-Uni,
23:42c'est quasiment
23:432 milliards
23:44de...
23:44Ça fait rêver certains,
23:46mais c'est quasiment...
23:47C'est quasiment
23:482 milliards d'euros
23:49qui sont touchés
23:50par les clubs
23:51sur les droits télé.
23:52Pour comparer,
23:52en France,
23:53on va arriver péniblement
23:54à combien, là ?
23:55Entre 180 et 220 millions
23:56avec le système Ligue 1+,
24:00et quand il y avait
24:00Dazone et Binn,
24:01c'était 500 000.
24:03500 millions.
24:03500 millions, oui.
24:05500 millions.
24:07Donc, c'est une autre manière
24:09de penser.
24:09Vous avez le championnat allemand,
24:11si on continue de comparer
24:12par rapport aux droits télé,
24:13parce que c'est ce qui reste
24:15assez comparable,
24:16entre guillemets,
24:17en termes de nature,
24:18parce que vous vendez
24:18à peu près le même spectacle.
24:20Ils sont à plus d'un milliard.
24:22Les Espagnols,
24:23ils sont à 927 000.
24:24Et même les Italiens,
24:26qui est souvent un championnat
24:27un peu déclassé,
24:28il est même plus diffusé en France,
24:29il est à un milliard aussi
24:30en droits télé internes.
24:32Donc, il y a une réflexion
24:33qui est faite plutôt
24:34par les ligues,
24:35qu'elles soient en termes
24:37plus globales
24:38qu'uniquement unitaires,
24:39club par club,
24:40ce qu'on retrouve un petit peu
24:41plus en France.
24:41Et quand Luc parlait
24:42des inégalités,
24:43on le voit bien
24:44entre des clubs
24:45qui sont un club
24:46très très puissant,
24:47un club très très puissant,
24:50des clubs qui sont souvent
24:52la propriété d'autres,
24:55d'investisseurs étrangers,
24:57et des clubs un peu plus locaux,
24:59un peu plus fervent,
25:00avec plus une ferveur locale.
25:01On parlait tout à l'heure
25:03de ce côté local
25:05qui est important
25:05parce que c'est celui
25:06qui remplit les stades.
25:07Et si votre stade,
25:08il est vide,
25:09on n'a pas envie
25:10de le voir à la télé non plus.
25:11Donc, c'est important
25:13d'avoir cet équilibre
25:14de remplissage du stade
25:16et de savoir comment
25:18trouver son équilibre économique.
25:19Un dernier mot
25:20sur ce foot de demain.
25:22Ce que j'ai compris
25:22de vos interventions,
25:24Justine Birault,
25:25c'est que c'est peut-être
25:26le prix,
25:27le prix des déplacements,
25:28le prix du kérosène,
25:29le prix de l'essence
25:30qui va nous amener
25:32à revoir un peu les modèles ?
25:34Je pense qu'on est
25:35dans une super période.
25:36C'est la canicule.
25:37Donc, on voit bien
25:37que là, les gymnases
25:38sont fermés.
25:39Même les piscines ferment
25:41parfois pour les compétitions.
25:43Donc, on voit bien
25:44que cette première contrainte
25:46est très forte.
25:46Et ensuite,
25:47la hausse des prix
25:48de l'énergie.
25:49Pareil,
25:50il y a des championnats
25:51du côté amateur.
25:52On n'en a pas parlé
25:53aujourd'hui,
25:53mais qui est quand même
25:54le vivier,
25:55le vivier,
25:56le sport qu'on veut
25:57qui continue,
25:58etc.
25:58Et là,
25:58il y a des championnats
25:59qui se sont arrêtés
26:00mi-mai
26:00parce que ça coûtait
26:02trop cher
26:02d'emmener les enfants
26:03faire la fin de championnat
26:05dans l'année.
26:05Les compétitions étaient
26:06trop loin.
26:07Donc, on annule
26:07parce que l'essence
26:08est trop chère.
26:09Et ça,
26:09ça amène directement
26:11à repenser
26:11au format des compétitions,
26:13au modèle des championnats,
26:15à comment on se déplace
26:16dans son club
26:16parce que la contrainte,
26:18elle existe déjà.
26:19Donc, il faut prendre
26:20ce qui nous arrive
26:24comme une opportunité
26:25de devoir accélérer.
26:27Lucas Rondel,
26:28j'ai l'impression
26:29que ce n'est pas
26:30comme ça
26:31que les propriétaires
26:33ou les hommes puissants
26:34du foot
26:35voient l'avenir.
26:38Dans le cas français,
26:39pour l'instant,
26:40leur priorité,
26:41c'est d'essayer
26:41de gagner un peu
26:42plus d'argent,
26:43de mieux vendre les droits.
26:45Non, je pense
26:46que c'est vraiment
26:46une idée reçue.
26:47C'est-à-dire que
26:47si vous voulez faire
26:48de l'argent,
26:49il ne faut pas investir
26:50dans le foot.
26:50Il y a un dicton
26:51qui dit
26:52si vous voulez devenir
26:53millionnaire,
26:53soyez milliardaire
26:54et achetez un club de foot.
26:55Je crois que c'est
26:55un petit peu vrai
26:55jusqu'à présent.
26:57Ils ont plutôt perdu
26:58de l'argent,
26:58ceux qui ont acheté
26:59des clubs.
27:00Ce qui est intéressant,
27:01juste un petit mot
27:01là-dessus.
27:02Dernier mot,
27:0230 secondes.
27:03Non, c'était de dire
27:06que par rapport
27:06aux Etats-Unis
27:07et aux propriétaires,
27:09il y a de plus en plus
27:09de fonds d'investissement
27:10qui s'intéressent au foot.
27:11Et ça,
27:12vous parliez
27:12d'avenir du foot,
27:13c'est peut-être aussi
27:14un élément
27:14qui risque
27:15de changer
27:16un petit peu la donne
27:16dans le sens où
27:17il y aura peut-être,
27:18contrairement à ce qu'on peut penser,
27:19jusqu'à présent,
27:20le sport n'était pas
27:20quelque chose
27:21de très lucratif
27:21et il serait peut-être
27:23en train de le dire.
27:23Bon, merci beaucoup
27:24à toutes et à tous
27:26et à bientôt
27:27sur BeSmart4Chain.
27:29On va suivre évidemment
27:30cette Coupe du Monde
27:31avec passion.
27:32Comme d'habitude,
27:32il y a des polémiques avant
27:33et puis dès que ça démarre,
27:34on a un peu tendance
27:35à les oublier.
27:36Belle journée.
27:44Sous-titrage Société Radio-Canada