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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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00:00Les retraités seront donc bien mis à contribution, les modalités restent à trancher, les pensions seront-elles gelées ou l
00:06'abattement fiscal plafonné ?
00:08Le gouvernement réfléchit même à accoupler les deux, alors que la présidente de la Cour des comptes dresse ce dimanche
00:13un bilan particulièrement inquiétant des finances publiques,
00:16des pistes qui font déjà réagir, notamment Éric Ciotti sur BFM TV tout à l'heure.
00:20Je trouve qu'il y a d'autres moyens, beaucoup plus efficaces, pour faire des économies que trahir la parole
00:27de l'État, c'est grave.
00:28En l'État, naturellement, si on touche aux retraités, je ne le vote pas.
00:32Si jamais une motion de censure est déposée, est-ce que vous votez une motion de censure ?
00:35Nous verrons bien le contenu, mais je serai enclin à voter une motion de censure s'il y a cette
00:40disposition contre les retraités.
00:43On va en parler avec nos invités. On est avec Xavier Iacovelli, sénateur démocrate et progressiste, vice-président du Sénat.
00:49Bonjour et bienvenue. Face à vous, Thomas Vacheron, secrétaire fédéral CGT. Bonjour et bienvenue également.
00:55Amandie Natalaya, Anthony Lebos, bonjour à tous les deux. Peut-être qu'on peut faire un point avant sur les
01:01pistes, effectivement, sur la table.
01:03Amandie Natalaya, potentiellement, il y aura une addition de ces deux mesures-là, c'est-à-dire le plafonnement de
01:09l'abattement fiscal
01:10et un gel ou une sous-indexation par rapport à l'inflation des pensions.
01:13C'est ça, exactement, sachant que tout peut évoluer. On n'est encore qu'au début.
01:17Sur l'abattement fiscal, il pourrait y avoir un plafond à 3 000 euros. Jusqu'à maintenant, le plafond, il
01:23était à plus de 4 400 euros.
01:25Là, les retraités ne pourraient pas bénéficier de plus de 3 000 euros de cet abattement fiscal de 10 %
01:31pour frais professionnels.
01:32Et il y aurait donc une autre mesure sur une non-indexation partielle des pensions de retraite sous 1 260
01:41euros.
01:42Là, ça ne changerait pas. Les retraités qui ont des pensions inférieures à ce montant...
01:46Elles restent indexées sur l'inflation.
01:48Exactement. Voilà. Deuxième seuil...
01:51On l'a sur le tableau, là, sous vos yeux.
01:53Je vais lire ici. De 1 260 à 2 033 euros par mois, là, les retraites seraient sous-indexées.
01:59C'est-à-dire qu'il y aurait une augmentation, mais inférieure au montant de l'inflation.
02:03Et à plus de 2 034 euros par mois, là, il y aurait un gel.
02:07Donc, ça concerne quand même beaucoup de retraités.
02:09Et Sébastien Lecornu a chiffré le montant de cet effort aujourd'hui.
02:13Il souhaite que ça rapporte à l'État 6 milliards d'euros.
02:166 milliards d'euros.
02:18Xavier Iacovelli, quand on regarde donc ces chiffres, on se rend compte que les retraités
02:22qui touchent donc plus de 1 260 euros par mois pourraient bien être mis à contribution.
02:27Je pensais que les petites pensions seraient épargnées.
02:31Mais quand on regarde ces chiffres, ce n'est pas tellement le cas.
02:33Oui. En fait, on a des prévisions d'inflation pour l'année prochaine, pour l'année 2027,
02:38qui sont aux alentours de 1,8% d'augmentation.
02:41Et donc, on savait très bien que si on gelait l'intégralité des pensions de retraite,
02:45et l'intégralité d'ailleurs pas seulement des pensions de retraite,
02:48mais aussi l'ensemble des allocations, des pensions, allocations APL,
02:53tout ça, ça faisait une économie de 10 à 11 milliards.
02:56Là, le gouvernement, en tout cas dans sa copie initiale,
03:00parce que je vous rappelle qu'il y a quand même un débat parlementaire
03:02qui va permettre de faire évoluer ou pas le texte initial.
03:05Toutes ces pistes seront évidemment soumises au Parlement.
03:07Bien sûr. C'est un gouvernement qui décide seul.
03:09Ce sera le Parlement qui aura quand même son mot à dire.
03:12Et donc, en l'occurrence, là, il y a des propositions pour préserver les petites retraites
03:16à moins de 1 260 euros, et faire en sorte qu'il y ait un effort qui soit progressif
03:21par rapport aux revenus et aux pensions, qu'elles soient en moins de 2033 ou plus de 2033.
03:26Une petite pension, parce qu'à partir de 1 260 euros par mois,
03:30on ne peut pas tout à fait dire que c'est une grosse pension,
03:34à partir de 1 260 euros, il va falloir aussi mettre la main à la poche.
03:37Ça vous semble juste ?
03:38Je rappelle que d'ailleurs, quel que soit l'endroit où on est,
03:41quand on touche 2 000 euros de pensions de retraite en Ile-de-France,
03:44avec le prix de la consommation, les prix des carburants en Ile-de-France et en province,
03:51ce n'est pas toujours la même chose non plus,
03:52parce qu'on n'a pas le même pouvoir d'achat d'ailleurs en province et dans les grandes agglomérations.
03:56Donc, il y a aussi une problématique, c'est 2 000 euros en métropole,
04:00ce n'est pas 2 000 euros en ruralité.
04:02Donc, potentiellement, si on touche 1 260 euros par mois et qu'on vit à Paris,
04:06ça va être très compliqué pour les retraités concernés.
04:09Thomas Vacheron, je vous lis ce que dit le ministre de l'Action et des Comptes Publics.
04:12Aujourd'hui, dans la tribune dimanche, l'augmentation habituelle des dépenses de retraite
04:16en raison de l'indexation, c'est plus de 6 milliards d'euros.
04:18Dans le contexte actuel, ce n'est pas soutenable.
04:20C'est la justification que donne le gouvernement aujourd'hui.
04:23Qu'est-ce que vous répondez ?
04:24Nous, ce qu'on répond, c'est extrêmement clair.
04:26C'est qu'en fait, d'un côté, il y a ceux qui profitent de la crise,
04:29et on en discutera tout à l'heure sur le prix des carburants et du pouvoir d'achat,
04:32à savoir qu'en 6 mois, 61 milliards d'euros de dividendes en 6 mois
04:37pour quelques entreprises.
04:38Et de l'autre côté, ceux-là, on ne parle pas d'Aisé.
04:42D'ailleurs, M. le sénateur, j'espère qu'on aura la discussion sur la taxe du Kman,
04:45puisque si on veut parler de faire un effort,
04:47chez ceux qui sont les plus fortunés, il faudrait commencer peut-être par là,
04:49c'est 20 milliards d'euros.
04:50Mais c'est très important ce qu'on vient de dire.
04:52Vous avez fait un lapsus et je ne vous en veux pas, moi.
04:54Vous avez parlé d'Île-de-France.
04:56Enfin, pour parler d'Île-de-France, vous parlez de métropole et le reste de la ruralité.
04:59La France, c'est la totalité de la ruralité, y compris moi, je viens de Haute-Loire.
05:03Et donc, je peux vous dire que le carburant et vivre difficilement, on sait ce que ça veut dire.
05:07Mais de manière très précise, puisque c'est votre question,
05:10finalement, on fait passer pour des gens qui sont aisés, des retraités,
05:14qui sont au-dessus de 1260 euros, en dessous du SMIC.
05:17Déjà, les gens n'arrivent pas à vivre avec le SMIC.
05:19Et c'est eux qu'on va faire payer plus.
05:21Donc, d'un côté, il y a ceux qui profitent de la crise.
05:23De l'autre côté, il y a la victime de la crise.
05:25Et devinez, je vous le pose dans le mille,
05:27qu'est-ce que nous propose le gouvernement et M. qui représente la majorité,
05:30M. le sénateur, puisqu'on est très attaché à la République,
05:33donc, moi, je serai très précis dans ce qu'on va discuter
05:36et ceux à qui nos adversaires et nos ennemis.
05:39Mais par contre, de manière très précise,
05:40donc, d'un côté, les profiteurs de la crise,
05:42et de l'autre côté, les victimes.
05:44Et c'est aux victimes qu'on fait payer.
05:45C'est complètement inacceptable.
05:46Est-ce qu'il n'y a pas, malgré tout,
05:50est-ce qu'il n'y a pas un petit peu des aberrations,
05:51quand on parle de ces frais professionnels,
05:55cet abattement fiscal pour frais professionnels
05:57qui concernerait des retraités ?
05:58Est-ce que ça, ce n'est pas un peu logique, au moins,
06:00de l'abaisser un peu, en l'occurrence,
06:03abaisser le plafond à 3 000 euros,
06:04au lieu du maximum de 4 439 euros actuels ?
06:09Que vous prenez, c'est un très bon exemple.
06:10Regardez, il y a quelques semaines,
06:12on nous disait qu'il y aura une désindexation des pensions,
06:14c'est-à-dire un recul du niveau de vie,
06:16je le dis à tous ceux qui nous regardent,
06:17il y a beaucoup d'inflation.
06:18Alors, si en plus, vous êtes prévisionniste sur l'inflation,
06:20je vous remercie, mais pour l'instant,
06:21c'est pas moi, c'est invaluable.
06:22C'est pas moi, moi, je ne fais pas de prévisionnement.
06:24Il y a des instituts qui sont payés pour ça.
06:26Public, d'ailleurs, et qu'on salue,
06:28parce qu'ils travaillent pour le faire.
06:29Voilà.
06:29Ils sont à plus de 2 % aujourd'hui, plus de 2 %.
06:33Donc 2 % sur une pension à 2 500 euros,
06:35c'est déjà 50 euros qu'on enlève.
06:36La semaine dernière, les mêmes étaient en train de nous dire,
06:39ça sera au-dessus de 3 000.
06:39Là, on est en train d'arriver à 2 000.
06:41Et même ceux qui sont à 1 260 euros,
06:43il y a des millions de personnes qui sont en dessous de 1 500 euros
06:46en retraite, vont être impactées.
06:48Et maintenant, deuxième proposition,
06:49qui est des formules de communication,
06:51où on dit qu'on va supprimer l'abattement des 10 %.
06:53Il faut que, pareil, tout le monde comprenne bien.
06:55Quand on est à la retraite, on vit moins bien que quand on travaille.
06:57Puisque c'est au mieux, quand on a cotisé toute sa année,
07:00pendant 43 années de travail.
07:02Ce dont on est en train de parler,
07:03c'est celles et ceux qui ont marné,
07:05qui ont travaillé pendant 43 années.
07:06Mais on parle de quels frais professionnels
07:08quand on est à la retraite ?
07:09En fait, la formule, c'est frais professionnels.
07:11En fait, c'est l'abattement, tout simplement.
07:12Et on perd 25 % de son salaire.
07:15Vous tous, qui êtes sur le plateau,
07:17quand vous serez en retraite,
07:18vous aurez 75 % si vous êtes du privé
07:20de vos 25 moins mauvaises années.
07:2375 % si vous avez travaillé pendant 43 annuités
07:26et que vous êtes arrivé jusqu'à 62 ans et 9 mois
07:28puisque la réforme des retraites en est là.
07:30Et donc, pourquoi je dis tous ces éléments ?
07:32C'est très important.
07:33On parle dans le vide n'importe comment.
07:34Aujourd'hui, les retraitées ne vivent pas bien.
07:36Il y a une réduction des pensions globalement.
07:39D'ailleurs, la cumulation des réformes des retraites
07:41fait que les pensions soient moins bonnes.
07:43Aujourd'hui, vous savez,
07:44on a à peine réussi à effacer
07:46le recul de l'âge de la retraite à 64 ans,
07:49toute la bataille qu'on a menée,
07:50qu'on est déjà en train de taxer encore lui-même.
07:52On nous avait dit que c'était une solution.
07:54On sent que les choses vont être compliquées,
07:56d'autant qu'on a tendu le micro à Raphaël Glucksmann.
07:58Edgar Becket l'a interrogé sur la question,
08:01sur la question du budget.
08:02Lui, il dit déjà,
08:04en l'état, évidemment, on censure.
08:06On écoute Raphaël Glucksmann.
08:14Si la copie du gouvernement,
08:16c'est les lignes qui sont exposées
08:18dans un entretien dans le Figaro
08:19par le Premier ministre,
08:20il y aura censure.
08:22Simplement, qu'est-ce que je veux, moi ?
08:24C'est qu'on puisse entrer dans un rapport de force
08:26et dans une négociation
08:27comme le groupe socialiste l'a fait
08:29depuis deux ans maintenant,
08:31en servant l'intérêt général.
08:33Et donc, nous verrons.
08:34Nous jugerons la copie.
08:35Mais si elle ressemble à ce qui est dit,
08:37oui, il y aura un rejet.
08:38Et il y aura une sorte.
08:39Parce que, pour une raison simple,
08:41tout le monde sait qu'il faut faire des efforts.
08:43Tout le monde en France a compris
08:44que la situation budgétaire
08:45héritée de dix années de macronisme
08:47est catastrophique.
08:49Mais ce qu'il faut
08:49pour que cet effort soit accepté par tous,
08:52c'est qu'il soit juste.
08:53On sent que ça va être compliqué.
08:55En gros, il est en train de dire
08:56le budget tel qu'il est
08:56et la question des retraités, notamment.
08:58Ce n'est pas juste.
08:59C'est très dur électoralement
09:00de s'attaquer à quelques mois
09:01de la présidentielle ou retraités, Anthony.
09:02Oui, parce que les retraités,
09:04c'est la catégorie qui vote le plus,
09:05qui se mobilise le plus
09:06lors des élections.
09:07Et sur ce sujet-là,
09:09de la contribution des retraités
09:11à l'effort national,
09:12en quelque sorte,
09:13le gouvernement va avoir du mal
09:14à se départir de cette image
09:15d'un gouvernement qui va aller,
09:17pardonnez-moi l'expression,
09:18taper dans la poche
09:19des plus modestes.
09:20Parce que, dans le même temps,
09:22Sébastien Lecournud,
09:23le Premier ministre,
09:23a aussi annoncé la baisse
09:24de la contribution exceptionnelle
09:25aux grandes entreprises,
09:26avec un rendement
09:27qui va passer de 8 à 5 milliards.
09:28Et on voit effectivement
09:29ces premières pistes
09:30qui commencent à poindre,
09:31effectivement,
09:32sur une contribution,
09:33une sous-indexation des retraites.
09:35Alors, Bercy,
09:36le ministère de l'Économie et des Finances,
09:38ne confirme rien pour l'instant,
09:39parce que le gouvernement
09:40sait très bien
09:41que c'est politiquement
09:42extrêmement dangereux
09:43de se mettre les retraités,
09:44en quelque sorte,
09:45à dos.
09:46Preuve en est, d'ailleurs,
09:46avec la réaction d'Éric Ciotti,
09:48la réaction du Rassemblement national,
09:50la réaction du PS.
09:51Personne, finalement,
09:52ne veut approuver cette mesure,
09:53parce qu'il ne faudrait pas
09:55se mettre cet électorat à dos
09:56à l'approche de la présidentielle.
09:57Et ce sera, oui,
09:58une équation extrêmement compliquée
10:00pour Sébastien Lecornu,
10:01encore plus dure
10:02que les examens budgétaires précédents,
10:04tout simplement
10:04parce que la campagne présidentielle
10:05percute l'examen budgétaire.
10:07Donc, Xavier Iacovelli,
10:08c'est une mission impossible ?
10:10Non, je ne pense pas
10:10que ce soit une mission impossible.
10:11Ce qui est sûr,
10:12c'est que tout le monde sait
10:12qu'on doit faire des efforts.
10:14Or, par les extrêmes
10:15qui, effectivement,
10:16pensent qu'on peut raser gratis
10:17et pas rembourser la dette,
10:19la réalité,
10:19c'est que tout le monde sait
10:20qu'on doit faire des efforts.
10:23Et donc, soit les efforts,
10:24effectivement,
10:24sont partagés à hauteur,
10:26à proportion de chacun des revenus,
10:28que ce soit au niveau des entreprises,
10:29que ce soit au niveau des particuliers,
10:32en préservant, effectivement,
10:33les plus modestes.
10:33Et c'est pour ça
10:34que je pense qu'il faut,
10:35effectivement,
10:35exonérer de cette contribution
10:37les plus modestes d'entre nous.
10:40Mais pourquoi baisser
10:41la contribution exceptionnelle
10:42sur les grandes entreprises ?
10:43On parle de...
10:43J'allais y venir.
10:45Donc, moi, je suis, effectivement,
10:46contre le fait de baisser
10:47cette contribution exceptionnelle.
10:48Alors, c'est un équilibre.
10:49Il faut faire attention aussi
10:50parce que cette contribution exceptionnelle,
10:51il ne faut pas non plus
10:52qu'elle,
10:53dans une situation internationale
10:55compliquée
10:55où la production est difficile,
10:57où la consommation est en baisse,
10:59il ne faut pas non plus
10:59que ça pèse
11:00sur la productivité
11:01de nos entreprises.
11:01Puisque je rappelle
11:02qu'effectivement,
11:03les entreprises sont un peu...
11:05les grandes entreprises
11:06sont un peu épargnées.
11:09Là, il va y avoir,
11:09effectivement,
11:10une baisse
11:10sur cette surtaxe
11:12de l'ordre de 5 milliards
11:13contre 8 l'année dernière.
11:15C'est pour ça.
11:15Donc, il faut voir...
11:16Un petit cadeau
11:17aux entreprises.
11:18Attendons de voir,
11:19effectivement,
11:19le texte réellement.
11:21On est à deux semaines
11:21du dépôt au Parlement
11:23du texte budgétaire
11:25de la part du gouvernement.
11:26Nous verrons
11:26dans quelles conditions,
11:27effectivement,
11:27le gouvernement présente sa copie.
11:29Il faudra, effectivement,
11:30que le travail parlementaire
11:31s'effectue.
11:32Qu'il y ait une contribution
11:33exceptionnelle
11:34sur les grandes entreprises
11:36et les entreprises
11:37qui font aujourd'hui
11:37beaucoup de chiffres d'affaires,
11:39qui reversent aussi
11:39des dividendes importants.
11:41Moi, je suis tout à fait
11:42favorable à ça.
11:43Dans quelles proportions
11:44pour ne pas, effectivement,
11:45que ça touche sur l'emploi,
11:47que ça touche sur les entreprises
11:48et que ça touche in fine
11:48sur l'économie
11:49et donc les recettes fiscales
11:50aussi pour financer
11:51notre modèle social.
11:52On demande aux Français
11:53de faire des sacrifices,
11:54de faire des efforts,
11:55tout ça,
11:56alors que les prix explosent,
11:58les prix des carburants,
11:58notamment.
11:59Je voulais qu'on écoute
11:59Louis Alliot tout à l'heure.
12:02Lui, il dit
12:03le gouvernement sera forcément
12:04contraint à un moment donné
12:05de baisser les taxes.
12:06On écoute Louis Alliot.
12:08Il va être obligé
12:09de baisser les taxes,
12:10sinon l'économie s'arrêtera
12:12parce que je rappelle
12:13que l'essence,
12:14ce n'est pas un produit de luxe,
12:16c'est un produit
12:16de première nécessité.
12:18C'est un produit
12:19pour aller travailler,
12:20c'est pour aller chercher
12:20les enfants à l'école
12:21ou les amener à l'école.
12:23Ça concerne l'ensemble
12:24des Français
12:25et c'est pour cela d'ailleurs
12:26que les aides ciblées
12:27ne sont pas adaptées
12:29à la situation
12:29parce que la liste
12:32des personnes à aider
12:33aujourd'hui
12:33est tellement importante
12:35que finalement,
12:36personne n'est content
12:36de ce qu'a mis en place
12:37le gouvernement.
12:38Donc, il faudra baisser
12:39les taxes
12:39à l'identique
12:41de ce qu'ont fait
12:41certains pays européens.
12:44sur un moment donné,
12:45le gouvernement
12:45sera contraint
12:46de les baisser
12:46et d'arrêter
12:47avec ces aides
12:48ciblées et temporaires.
12:49Alors, moi,
12:50je ne sais pas
12:51quelle va être
12:52l'évolution
12:52effectivement des aides
12:53ciblées.
12:54Moi, ce que je vois,
12:54c'est qu'il y a 6 millions
12:55de Français
12:56qui ont aujourd'hui
12:57droit à ces aides
12:58ciblées.
12:59Il n'y a que 3 millions
12:59de Français
13:00qui ont fait les demandes.
13:01Donc déjà,
13:02moi, j'invite
13:02sur votre plateau
13:03les Français
13:04qui rentrent
13:05dans ces critères
13:05à déjà faire
13:06ces demandes
13:07pour obtenir
13:07à ces aides ciblées.
13:07Je m'arrête un instant là-dessus
13:09parce qu'effectivement
13:09ce chiffre,
13:10il est assez parlant.
13:11Thomas Vacheron,
13:113 millions de personnes
13:12éligibles à ces aides
13:13et seulement 1,5 million
13:15qui en ont fait la demande.
13:16Sur la prime grand rouleur.
13:17Non, sur la prime grand rouleur.
13:18Mais ça montre
13:20l'inefficacité
13:21d'une nouvelle mesure
13:22qu'il fallait prendre.
13:23Nous, on propose
13:23un truc extrêmement important,
13:25clair pour tout le monde,
13:26qui a une triple utilité.
13:27C'est de bloquer
13:27le prix du carburant.
13:28La première chose,
13:29c'est que ça met fin
13:30à la spéculation.
13:31La deuxième,
13:35c'est que ça coûte
13:37du niveau de vie
13:37pour des gens
13:38et pour les entreprises
13:38puisque monsieur évoquait
13:40la question des entreprises
13:41et donc c'est une question
13:42importante pour nous
13:42puisque la question
13:43de l'énergie et du carburant
13:44est extrêmement importante.
13:45Mais justement,
13:46j'en profite pour rebondir
13:48parce que quand même,
13:48on s'est tapé
13:49la crise inflationniste
13:50notamment sur l'énergie
13:51en 2022
13:52à cause de l'invasion
13:53de Poutine en Ukraine.
13:54On s'est tapé
13:54l'inflation du carburant
13:56là en 2026
13:57à cause de la guerre
13:58déclenchée par Trump
13:58et Netanyahou.
13:59C'est pour ça que
14:00quand je disais la nuance,
14:01nous on sait ce que c'est
14:01que l'extrême droite,
14:02c'est le non-respect
14:03du droit international,
14:04des peuples
14:04et ça a des conséquences
14:05sur toute la population
14:06donc on le dit à tout le monde
14:07c'est eux vos pires ennemis.
14:08Mais par contre,
14:09il faut être garant
14:10et en face
14:11de vos responsabilités respectives.
14:13On prend les nôtres,
14:14vous avez les vôtres.
14:15Aujourd'hui,
14:15le budget qui est proposé
14:16est 100% déséquilibré
14:18alors que cet été,
14:19les pompiers
14:20qui nous ont sauvés,
14:21qui ont sauvé des vies
14:22et ont perdu certaines des leurs,
14:24les soignants
14:24qui ont regardé
14:26l'état de l'hôpital,
14:26n'importe qui qui nous écoute
14:28qui a été à l'hôpital
14:28cet été
14:29ou n'importe quel moment
14:30c'est dans quel état c'est.
14:31Et qu'est-ce qu'on fait ?
14:32On dit 54 milliards d'euros d'économies.
14:34C'est-à-dire qu'on est
14:35dans une situation catastrophique
14:37et on va demander
14:38aux mêmes
14:38que ce soit encore pire
14:39pour elles et eux.
14:40C'est inacceptable.
14:41Vous ne savez pas encore
14:43où vont être les 54 milliards d'économies.
14:44Et d'ailleurs,
14:45le plus gros des économies
14:46seront sur les ministères
14:47et sur l'État en général.
14:49Ce n'est pas un truc comme ça.
14:51C'est facile sur les chiffres.
14:52Mais nous,
14:53il y a des gens
14:53et des agents.
14:54Bien sûr.
14:55On vit aussi avec les gens.
14:57On n'est pas seulement
14:58d'être déconnectés
14:59parce qu'on est parlementaires.
15:00Alors, moi, vous savez,
15:00je suis précautionneuse.
15:02Je vous ai dit,
15:02la République,
15:02elle est fragile et fragilisée.
15:04Vous y aurez participé
15:05en passant par 49-3 systématiquement.
15:08Mais je mets de la nuance
15:09entre qui et qui.
15:10C'est pour ça
15:10que j'ai parlé de l'extrême droite
15:12précédemment.
15:12Mais pour revenir à vous
15:13parce que vous avez
15:13vos responsabilités systématiquement.
15:16Là, 54 milliards d'économies,
15:18de quoi on vient de parler ?
15:19Des pauvres retraités.
15:20Je dis des pauvres au sens
15:21est-ce que 1200 euros,
15:22c'est sérieux ?
15:22Mais ce n'est pas que les retraités,
15:24pardon.
15:28Ensuite, sur les agents
15:29de la fonction publique
15:30parce que faire des économies
15:31pour les agents
15:32de la fonction publique,
15:32écoutez, je le dis
15:33avec beaucoup de facilité,
15:35je ne suis pas fonctionnaire
15:36mais je suis fier des fonctionnaires.
15:37Moi, je travaille dans le privé
15:38et je suis très fier
15:39d'avoir des fonctionnaires,
15:40des agents,
15:41des inspecteurs du travail,
15:42des infirmiers,
15:43des pompiers.
15:43Mais qui dit le contraire ?
15:44Qui dit le contraire ?
15:45Eh bien, écoutez.
15:45Mais il n'y a pas urgence,
15:47pardon.
15:48Il n'y a pas urgence
15:48à assainir les finances publiques.
15:50Mais je réponds à monsieur
15:50sur une chose.
15:51Qui dit le contraire ?
15:53Ils vont être par centaines de milliers,
15:54voire plus en grève
15:56et en manifestation
15:57ce 29 septembre
15:58contre votre politique
15:59dont vous pouvez penser
16:00avoir raison tout seul.
16:01Vous savez,
16:02sur retraite,
16:02vous n'avez écouté.
16:03Là, vous déversez des EDL,
16:05des éléments de langage.
16:07Excusez-moi,
16:08mais qui aujourd'hui,
16:09en tout cas dans mes propos
16:09depuis le début de ce plateau,
16:11est-ce que j'ai attaqué
16:11les agents publics ?
16:12Les agents publics,
16:13je travaille avec eux
16:14tous les jours
16:14en tant que parlementaire
16:15et je peux vous dire
16:16qu'heureusement qu'ils sont là
16:17et moi, je suis un élu local
16:18et je sais combien
16:19les Français doivent
16:20aux services publics
16:21et combien on doit
16:22aux agents publics.
16:23Donc, ne faites pas la leçon.
16:24Ce n'est pas parce que
16:25vous êtes syndicaliste
16:25que vous représentez mieux
16:26le service public.
16:27Je vais vous dire quelque chose.
16:28Vous savez quoi ?
16:29L'austérité que vous faites.
16:30C'est les ceux qui nous regardent.
16:32Demandez-leur.
16:32Allez dans un hôpital.
16:34Je vous invite
16:35à aller voir les autres pays
16:36aussi européens.
16:37Vous verrez ce que c'est
16:38les budgets d'austérité.
16:40Je peux vous dire
16:40qu'on n'est pas dans
16:41un budget d'austérité.
16:41On est dans un budget très dur.
16:43On est dans une période très dure
16:44où effectivement,
16:45chacun va être appelé
16:46à contribution.
16:46On va devoir tous
16:47se serrer la ceinture
16:48et ça, j'en suis conscient.
16:50Politiquement,
16:51je préférais dire
16:52comme effectivement les extrêmes
16:53on rase gratis,
16:54on baisse la TVA,
16:55on rembourse le parlement.
16:56Ça, c'est la facilité.
16:57La présidente.
16:58Sauf que nous,
16:58on est aux responsabilités
16:59et effectivement,
17:00on doit être responsable
17:01parce que c'est l'avenir
17:02des Français.
17:02Je vais vous dire
17:02une seule formule
17:03très tranquillement.
17:04Très tranquillement.
17:05Vous êtes en colère,
17:06tant mieux.
17:07Nous aussi,
17:07on est en colère.
17:08La population est en colère.
17:101 000 milliards de dettes de plus.
17:111 000 milliards de dettes de plus.
17:13Pourquoi faire ?
17:14211 milliards d'euros
17:15chaque année
17:16aux entreprises
17:18sont partis sans effet sur l'emploi.
17:20Ah si, pardon.
17:20Parce qu'on ne va pas parler
17:21dans de manière vague
17:22et moi,
17:22je vous remercie
17:23de prendre le temps
17:24d'expliquer
17:25ce qui est en train de se passer.
17:26Je finis.
17:26Je finis.
17:26Les 1 000 milliards,
17:27c'est pas seulement
17:28les autres entreprises.
17:29211 milliards.
17:30211 milliards d'euros par an.
17:31C'est bien d'être cohérent
17:32et surtout d'être honnête
17:33avec les propos.
17:34Dans les 1 000 milliards,
17:35il n'y a pas du tout
17:36les crises,
17:36les aides ciblées,
17:37les aides pour le Covid,
17:38le chômage partiel,
17:40les BGE,
17:41tout ça,
17:41en fait,
17:41on y arrive
17:42et on peut discuter
17:44étape par étape.
17:44Et vous savez,
17:45le coût aussi
17:45de la censure
17:46et des retraites
17:47que vous avez bloqué
17:48quand vous avez bloqué
17:48en tant que syndicaliste,
17:50CGT,
17:50le pays,
17:51pendant des mois,
17:52vous n'avez pas pensé
17:53que ça pouvait coûter
17:54aussi à l'économie française ?
17:55On y arrive.
17:56Donc,
17:5670% de la population,
17:5890% des salariés
17:59sont hostiles
18:00à votre contre-réforme
18:01des retraites
18:01qui nous vole
18:02deux années de vie
18:02à la retraite.
18:03Mais pour vous,
18:04pas de problème.
18:04On passe en forte
18:05et pire,
18:06vous venez d'annoncer
18:06que le reproche,
18:07je ne sais pas
18:08que la CGT,
18:08tous les syndicats
18:12étaient opposés,
18:13ils étaient opposés,
18:13vous n'êtes pas
18:14sans force.
18:14On continue.
18:15Quelle est notre solution ?
18:16Moi,
18:16j'ai dit que sur les 1 000 milliards,
18:18il y a une partie
18:18qui va aux entreprises privées,
18:20211 milliards d'euros par an,
18:21c'est le plus gros budget.
18:22C'est 6 900 euros
18:24par seconde
18:24qui sont donnés
18:25aux entreprises,
18:26c'est bien plus
18:26que le retour dans l'économie.
18:27Attendez,
18:28le retour dans l'économie,
18:29vous parlez des dépenses,
18:30c'est-à-dire des allégements
18:30de charges
18:31pour que les entreprises
18:32continuent à employer,
18:34continuent à produire
18:36en France
18:36et continuent
18:37à créer de la richesse
18:38en France.
18:39Le débat est très intéressant.
18:40Même le patronat
18:41aujourd'hui
18:41tient beaucoup
18:42de nos entreprises.
18:43On aura l'occasion
18:44d'en débattre,
18:45malheureusement,
18:45en manque de temps.
18:46Je précise quand même
18:47qu'on est d'accord
18:48que les entreprises françaises
18:49sont parties
18:49des plus taxées au monde.
18:51C'est complètement faux.
18:52Non, mais c'est pas
18:52mais si, mais non.
18:53On les reçoit,
18:54les patrons aussi,
18:55sur ce plateau
18:55et c'est ce qu'ils vous disent.
18:56On a une cotisation
18:57et aujourd'hui,
18:58les grosses problèmes,
18:58vous savez,
18:59on a un problème de recettes.
19:00Nous, on propose
19:00de prendre chez ceux
19:01qui ont le plus.
19:02Vous, vous faites l'inverse.
19:03Et vous venez parler
19:04de charge.
19:05Ça s'appelle
19:05les cotisations sociales.
19:06Merci, monsieur.
19:07L'autre solution
19:08est terminée là-dessus.
19:09C'est pas une posture.
19:09Mais si, c'est dans la cotisation.
19:11Les entreprises,
19:11c'est les méchants.
19:12Les salariés,
19:13c'est les gens.
19:13Les débats s'annoncent.
19:15Sans entreprise,
19:16on n'a pas d'emploi.
19:16Sans entreprise,
19:17on n'a pas de cotisation.
19:18C'est nous qui travaillons.
19:18Sans entreprise,
19:19nous n'avons pas
19:19de modèle social
19:20qu'il faut préserver.
19:22Donc arrêtez.
19:22Ce projet de budget,
19:23il sera présenté
19:24le 1er octobre prochain
19:25au Conseil des ministres
19:26puis il ira au Parlement
19:27et les débats
19:28et cet échange
19:29en est d'illustration.
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