- il y a 12 heures
- #faceaphilippedevilliers
Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval
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NewsTranscription
00:00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Philippe de Villiers.
00:00:04Cher Philippe, bonsoir.
00:00:05Bonsoir Ayotte, bonsoir Geoffroy.
00:00:07Notre émission est évidemment bouleversée par les toutes dernières informations
00:00:12puisque le corps retrouvé dans le Gers, c'est bien celui de Liana.
00:00:16Vous l'avez entendu avec Valentin, l'autopsie a déterminé que le corps retrouvé jeudi soir dans un site agricole
00:00:21est bien celui de cet enfant de 11 ans, collégienne disparue le 29 mai à Florence.
00:00:27Annonce faite par le procureur d'Agin.
00:00:30Les Français, Philippe, sont sous le choc.
00:00:31Ils sont bouleversés par la disparition de cette petite, cette fillette de 11 ans.
00:00:38Et vous avez peut-être un mot à adresser d'abord à la famille, Philippe.
00:00:48Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse.
00:00:51Quel mot ?
00:00:55Simplement ce qu'on peut dire,
00:00:58quand on est père de famille,
00:01:05quand on a des enfants,
00:01:10on peut se faire le porte-parole de tout ce que pense la grande tribu, la France, le peuple français.
00:01:19et transmettre un message
00:01:21d'attention
00:01:30en disant à la famille
00:01:31on partage
00:01:36votre tristesse.
00:01:38Toute la France est triste ce soir.
00:01:41Toute la France est brisée.
00:01:48on partage aussi votre colère
00:01:53et vous avez le droit de l'exprimer
00:01:55et nous avons le devoir de l'exprimer
00:01:58parce que c'est une forme de lucidité.
00:02:03la blessure la plus proche du soleil
00:02:06la lucidité.
00:02:11Ceux qui ne s'émeuvent pas en cet instant
00:02:13ne sont pas des vrais français.
00:02:19C'est toute la famille qui se regroupe autour de vous.
00:02:24La petite famille
00:02:26du Gers
00:02:27et de Liana.
00:02:32Et puis la compassion.
00:02:39naturellement
00:02:40la compassion
00:02:41la compassion c'est un onguent
00:02:42sur la plaie qui n'est pas suffisant
00:02:44mais
00:02:44il faut quand même
00:02:46que vous sachiez
00:02:47vous la famille
00:02:50que c'est toute la France
00:02:51qui se portait à vous
00:02:53pour porter
00:02:55votre tristesse
00:02:56votre colère
00:02:58votre indignation
00:03:02et le cri
00:03:05qui ne s'éteindra pas.
00:03:08Vous avez parlé de tristesse
00:03:09de colère
00:03:10d'indignation
00:03:11colère au regard peut-être
00:03:13et très certainement
00:03:14du profil du principal suspect
00:03:16dans cette affaire.
00:03:17Jérôme B
00:03:18visé depuis de nombreuses années
00:03:19par des plaintes
00:03:20des signalements
00:03:21pour des faits de nature sexuelle
00:03:23sur des mineurs.
00:03:24Un drame national
00:03:25faisant réagir le président
00:03:26de la République
00:03:27personne
00:03:28alors en déplacement
00:03:29au Monténégro aujourd'hui
00:03:31je vous propose de l'écouter.
00:03:34Qu'il y a un dysfonctionnement
00:03:36et que nous ne pouvons pas
00:03:37ne pas voir
00:03:38que des failles
00:03:40se sont révélées
00:03:42il faut maintenant
00:03:43les clarifier
00:03:43et donc
00:03:45ce que
00:03:45le gouvernement va faire
00:03:47c'est de se mettre
00:03:48en situation
00:03:49avec des enquêtes
00:03:49très rapides
00:03:50et j'ai demandé
00:03:50qu'elles soient
00:03:51le plus rapides possible
00:03:52et bien de pouvoir clarifier
00:03:53aussi les responsabilités
00:03:54qui sont à l'oeuvre
00:03:55mais les choses
00:03:56ne se sont pas passées
00:03:57comme elles auraient dû se passer
00:03:59c'est une évidence
00:04:00et donc c'est inacceptable.
00:04:02On ne peut pas regarder en face
00:04:03sa famille
00:04:04et lui dire
00:04:05que tout s'est bien passé
00:04:06c'est faux.
00:04:07Donc comme vous
00:04:08je suis choqué
00:04:08par ce qui s'est passé
00:04:09et par ce qu'on entend.
00:04:10Maintenant on doit les clarifier
00:04:11en bon ordre
00:04:12on doit laisser
00:04:14on doit laisser
00:04:14le temps minimal
00:04:15aux inspections
00:04:16qu'on a mandatées
00:04:17pour pouvoir clarifier
00:04:18cette situation
00:04:19et sur la base
00:04:20de travaux
00:04:20qui auront été établis
00:04:23pouvoir justement
00:04:24à ce moment-là
00:04:26voir quelles sont
00:04:26les responsabilités
00:04:27collectives
00:04:28systémiques
00:04:29et les responsabilités
00:04:30éventuellement individuelles.
00:04:31Moi je ne veux entendre
00:04:32aucun argument de moyens
00:04:33dans cette affaire
00:04:34parce que depuis 2017
00:04:35j'invite chacun
00:04:36à regarder les moyens
00:04:37qui ont été mis
00:04:37dans la gendarmerie
00:04:38dans la justice
00:04:39donc c'est une question
00:04:41de réponse
00:04:41de fermeté
00:04:42d'organisation
00:04:43de responsabilité.
00:04:45Geoffroy Lejeune.
00:04:46Philippe,
00:04:46quelle est votre première réaction
00:04:48en écoutant le président
00:04:49de la République ?
00:04:51Ma première réaction
00:04:52c'est que
00:04:53il parle depuis
00:04:55le Monténégro
00:04:59pour essayer
00:05:00de se dédouaner
00:05:01de sa responsabilité.
00:05:02Je suis désolé
00:05:04je ne vais pas être gentil
00:05:07mais je ne suis pas là
00:05:08pour ça.
00:05:10il parle de responsabilité.
00:05:13L'honneur
00:05:14de la politique
00:05:15et je sais ce que c'est
00:05:17j'ai été un homme public
00:05:19pendant longtemps
00:05:20l'honneur
00:05:21de la politique
00:05:22c'est qu'on assume
00:05:23sa responsabilité
00:05:25et c'est pour ça
00:05:26d'ailleurs
00:05:26qu'il y a le mot
00:05:27démission
00:05:29quand on ne veut pas
00:05:29assumer sa responsabilité
00:05:31ou que le peuple
00:05:32vous renvoie
00:05:34parce que là
00:05:35il est
00:05:36à la tête de l'État
00:05:37au nom de toutes les familles
00:05:38de France
00:05:39et on a vu
00:05:40depuis dix ans
00:05:40comment tout s'écroule.
00:05:42C'est le commandant
00:05:43du Titanic
00:05:44qui vient nous expliquer
00:05:45à la télévision
00:05:47je ne comprends pas
00:05:48comment le Titanic
00:05:48a pu couler
00:05:49mais bonhomme
00:05:50c'est toi
00:05:51qui commandes
00:05:53avec tes flûtistes
00:05:54là
00:05:54Darmanin
00:05:55et les autres
00:05:55et donc
00:05:57moi
00:05:58je demande
00:05:59de manière solennelle
00:06:00personnelle
00:06:00et au nom
00:06:01beaucoup de français
00:06:04monsieur le président
00:06:05il faut partir
00:06:06vous devez démissionner
00:06:08c'est une question
00:06:09de décence
00:06:11de dignité
00:06:12il faut partir
00:06:14tout de suite
00:06:15et je vais vous expliquer
00:06:17pourquoi
00:06:18c'est que
00:06:19depuis
00:06:20dix ans
00:06:24la justice française
00:06:27ne juge plus
00:06:28au nom du peuple
00:06:31et c'est de votre faute
00:06:33parce que vous avez
00:06:34transféré la souveraineté
00:06:36la justice
00:06:38normalement
00:06:39juge au nom
00:06:40de la souveraineté
00:06:41du peuple
00:06:42c'est le peuple
00:06:43qui est souverain
00:06:44la justice
00:06:44par délégation
00:06:46du peuple
00:06:46juge
00:06:47les criminels
00:06:49mais à partir
00:06:50du moment
00:06:50où monsieur Macron
00:06:51président de la république
00:06:52française
00:06:53n'a qu'une préoccupation
00:06:54en tête
00:06:55c'est de transférer
00:06:55la souveraineté
00:06:56à l'Europe
00:06:58ce fameux concept
00:06:59ce fameux fantasme
00:07:00du discours
00:07:01de la Sorbonne
00:07:02de 2019
00:07:03la souveraineté
00:07:04européenne
00:07:06alors la justice
00:07:07juge au nom de qui
00:07:08au nom de quoi
00:07:10ah oui
00:07:11de l'état de droit
00:07:13c'est donc l'état de droit
00:07:14qui a remplacé le peuple
00:07:17et on comprend
00:07:18ce que ça veut dire
00:07:19l'état de droit
00:07:20l'état de droit
00:07:21c'est un bidule idéologique
00:07:24inventé par les juges
00:07:25par les juristes
00:07:26vous savez
00:07:27Royer Collard disait
00:07:28les révolutions
00:07:29commencent toujours
00:07:29avec les juristes
00:07:30ça se termine toujours
00:07:31sans eux
00:07:33l'état de droit
00:07:34l'état de droit
00:07:34c'est quoi
00:07:35c'est une double
00:07:37préférence
00:07:38c'est la préférence
00:07:41pour l'étranger
00:07:42sur le national
00:07:43et la préférence
00:07:45du criminel
00:07:46sur la victime
00:07:47on est là
00:07:48dans le sujet
00:07:49au coeur du sujet
00:07:52et puis
00:07:53après avoir transféré
00:07:55la souveraineté
00:07:56et donc
00:07:57avoir
00:07:59rendu les juges
00:08:01orphelins du peuple
00:08:04et inventeur
00:08:05de leur propre
00:08:06état de droit
00:08:07de leur propre
00:08:08jurisprudence
00:08:08sous la houlette
00:08:10des juges européens
00:08:11et de la cour européenne
00:08:12des droits de l'homme
00:08:13qui fait naturellement
00:08:14n'importe quoi
00:08:15par rapport aux familles
00:08:16et par rapport
00:08:17aux principes
00:08:18de la vie
00:08:19vous avez aussi
00:08:20vous avez trituré la vie
00:08:22alors vous venez
00:08:23vous faire le défenseur
00:08:24de la vie des enfants
00:08:28alors même
00:08:29que vous avez
00:08:30en dix ans
00:08:32fait de la vie
00:08:33qui était un absolu
00:08:35quelque chose
00:08:36de relatif
00:08:37vous avez
00:08:38mis dans la constitution
00:08:42la fin des enfants
00:08:44à naître
00:08:44dans la constitution
00:08:47et vous êtes en train
00:08:48de faire voter
00:08:49à marche forcée
00:08:51le 14 juillet
00:08:52une loi
00:08:54qui nous met
00:08:55sur la voie
00:08:56de l'eugénisme
00:08:57c'est-à-dire
00:08:57de l'enfant parfait
00:08:58du vieillard parfait
00:08:59et qu'est-ce que vous croyez
00:09:01que la société
00:09:02pense de tout ça
00:09:03la société
00:09:04elle marche au rythme
00:09:05de nos responsables
00:09:07si on dit
00:09:08à la société
00:09:08aux enfants
00:09:09aux criminels
00:09:10à ceux qui sont
00:09:11des innocents
00:09:12ou qui ne le sont pas
00:09:13voilà
00:09:14pour tout le monde
00:09:15ça sera le même tarif
00:09:16la vie devient relative
00:09:17parce que ce qui compte
00:09:18c'est la société
00:09:19hédoniste
00:09:21vous avez massacré
00:09:22la famille
00:09:23un papa et une maman
00:09:24vous avez
00:09:26trituré la société
00:09:27vous vous êtes fait
00:09:27fausser un promettien
00:09:28vous avez voulu jouer
00:09:30avec tout ça
00:09:32et puis
00:09:33je n'oublierai pas
00:09:34non plus quelque chose
00:09:35dont on a parlé ici
00:09:38et il y a du roi
00:09:40c'est la société
00:09:41de vigilance
00:09:42à un moment donné
00:09:44il y a quelques années
00:09:46il y a deux ans
00:09:47je crois
00:09:48vous êtes intervenu
00:09:50pour expliquer
00:09:50bon
00:09:51voilà
00:09:52maintenant
00:09:52vous allez vous protéger
00:09:53vous-même
00:09:54la société de vigilance
00:09:56c'est à dire
00:09:56vous allez être
00:09:57prenons l'étymologie
00:09:59vous allez être
00:09:59votre propre vigile
00:10:01votre propre vigie
00:10:03c'est à vous
00:10:04de vous retourner
00:10:05dans la rue
00:10:05il a expliqué ça
00:10:07c'était après
00:10:08les attentats
00:10:10et donc
00:10:10la société de vigilance
00:10:12c'est le transfert
00:10:14de la puissance publique
00:10:16à l'impuissance publique
00:10:18c'est la privatisation
00:10:20de la sécurité
00:10:22c'est à dire
00:10:23moi
00:10:23non possumus
00:10:24moi l'état
00:10:25je ne peux plus rien faire
00:10:25pour vous
00:10:27je ne peux plus assurer
00:10:28votre sécurité
00:10:28et donc
00:10:29la société de vigilance
00:10:30ça veut dire
00:10:31assurer votre sécurité
00:10:32tout seul
00:10:33mais ce n'est pas fini
00:10:35j'ai autre chose
00:10:36à vous dire
00:10:36monsieur le président
00:10:37pour que vous partiez
00:10:39c'est que
00:10:40vous avez menti
00:10:41aux français
00:10:42vous aviez promis
00:10:4515 000 places
00:10:46de prison supplémentaire
00:10:48on les attend toujours
00:10:49et aujourd'hui
00:10:51les prisons
00:10:51sont pleines
00:10:53et du coup
00:10:54les juges
00:10:55prennent ce prétexte
00:10:57dans les chambres
00:11:00de comparution immédiate
00:11:01pour ne pas mettre
00:11:02en prison
00:11:02les racailles
00:11:03parce que
00:11:04soi-disant
00:11:05les prisons
00:11:05sont pleines
00:11:07en fait
00:11:08vous avez
00:11:09suivi
00:11:10l'idéologie
00:11:11de votre garde des Sceaux
00:11:12Dupond-Moretti
00:11:13qui
00:11:14disait
00:11:15tenez-vous bien
00:11:17la prison
00:11:18c'est l'école du crime
00:11:19l'école de la récidive
00:11:22voilà ce que vous pensez
00:11:24vous
00:11:24la gauche judiciaire
00:11:26dont vous êtes le chef
00:11:28la
00:11:29la gauche
00:11:32idéologique
00:11:32qui considère
00:11:33que
00:11:33la prison
00:11:35voilà l'ennemi
00:11:37au nom de la
00:11:39réadaptation sociale
00:11:40du délinquant
00:11:40c'est une idéologie
00:11:42mortifère
00:11:43et puis
00:11:44je n'oublie pas
00:11:45non plus
00:11:45que vous n'avez pas
00:11:47donné à la langue
00:11:48française
00:11:49sa portée pratique
00:11:53obligation
00:11:54de quitter
00:11:55le territoire
00:11:5610% seulement
00:11:57d'obligation
00:11:59de quitter
00:11:59le territoire
00:12:00qui ont été
00:12:01exécutés
00:12:01je pense en cet instant
00:12:04à la petite
00:12:05Philippine
00:12:05à Lola
00:12:05et à tous les autres
00:12:06à toutes les autres
00:12:08donc
00:12:08en fait
00:12:11vous avez
00:12:13renversé
00:12:14la pyramide
00:12:15de la justice
00:12:17la justice
00:12:18ne juge plus
00:12:19au nom du peuple
00:12:20français
00:12:20elle juge
00:12:21au nom d'elle-même
00:12:22au nom de son idéologie
00:12:25au nom du caprice
00:12:26du moment
00:12:28c'est très grave
00:12:29ce qui s'est passé
00:12:30dans le Gers
00:12:31parce que c'est
00:12:33l'allégorie
00:12:34de l'échec
00:12:36d'une politique
00:12:37de dilettante
00:12:42Emmanuel Macron
00:12:43Philippe De Villiers
00:12:44a parlé
00:12:45de
00:12:45de
00:12:46dysfonctionnement
00:12:48et de faille
00:12:49est-ce que
00:12:50on est face
00:12:51à une série
00:12:52de dysfonctionnements
00:12:54et les mots
00:12:55ont un sens
00:12:56ou est-ce qu'on est face
00:12:57à un scandale
00:12:58d'état
00:12:59allons même plus loin
00:13:00est-ce que c'est
00:13:00un fait divers
00:13:01ou est-ce que c'est
00:13:02un fait de société
00:13:04je pense que
00:13:05les français
00:13:05en ce moment
00:13:06nous répondent
00:13:07ils répondent
00:13:08à notre place
00:13:11dysfonctionnement
00:13:12attendez
00:13:13dysfonctionnement
00:13:14c'est quand il y a
00:13:14un papier
00:13:14qui n'est pas arrivé
00:13:15à la préfecture
00:13:17parce qu'il y a
00:13:17le sous-préfet
00:13:18qui a oublié
00:13:18de prévenir le préfet
00:13:19ok dysfonctionnement
00:13:24un dysfonctionnement
00:13:27c'est quand il y a
00:13:27une faute individuelle
00:13:31là on est devant
00:13:32un scandale d'état
00:13:33c'est très différent
00:13:35qui concerne
00:13:35tous les ministères
00:13:37tous les ministères
00:13:39aussi bien
00:13:40le ministère
00:13:40de l'éducation nationale
00:13:41faillite de l'école
00:13:42que le ministère
00:13:43de l'intérieur
00:13:44ministère de la justice
00:13:45et donc
00:13:46qui concerne
00:13:47le premier ministre
00:13:48d'ailleurs
00:13:48qui s'est exprimé
00:13:49pour essayer
00:13:50lui aussi
00:13:50de se dédouaner
00:13:52hurler avec
00:13:53le peuple
00:13:55en croyant
00:13:56que ça va
00:13:56le dispenser
00:13:57de
00:13:59de présenter
00:14:00sa propre responsabilité
00:14:05le garde des sceaux
00:14:06qui sera sur
00:14:08une grande chaîne
00:14:09ce soir
00:14:09pour se justifier
00:14:10en expliquant
00:14:11c'est scandaleux
00:14:12mais c'est incroyable
00:14:13on n'a jamais vu ça
00:14:15c'est la première fois
00:14:16dans toute l'histoire
00:14:17de toutes les républiques
00:14:18qu'on a des hommes politiques
00:14:19qui ne veulent pas
00:14:20assumer leurs responsabilités
00:14:23alors je vais aller
00:14:24au fond des choses
00:14:24et j'ai où répondre
00:14:25c'est un scandale d'état
00:14:28d'une portée politique majeure
00:14:30plus rien n'est comme avant
00:14:33les français vont faire
00:14:34un vote
00:14:35auquel ils ne pensaient pas
00:14:36qui sera un vote
00:14:38de protestation ultime
00:14:41en disant
00:14:43à celui qui sera élu
00:14:45sauvez-nous
00:14:47pas simplement
00:14:48redresser le pays
00:14:49sauvez-nous
00:14:50sauvez nos enfants
00:14:52sauvez nos familles
00:14:53sauvez notre pays
00:14:54sauvez nos campagnes
00:14:56sauvez-nous
00:15:00le
00:15:01pourquoi l'état
00:15:02a-t-il été inventé
00:15:04l'état régalien
00:15:06l'état a été inventé
00:15:08dans un échange
00:15:10parce qu'avant l'état
00:15:11il y avait des tribus
00:15:12qui se faisaient justice
00:15:14elles-mêmes
00:15:16avec l'état
00:15:17il n'y a plus de tribus
00:15:18c'est à partir de Clovis
00:15:19il n'y a plus la faïda
00:15:21la vengeance
00:15:22c'est fini
00:15:24c'est-à-dire
00:15:25on transmet
00:15:27son droit
00:15:28à la vengeance
00:15:28on le transmet à l'état
00:15:29en disant à l'état
00:15:30bon ben
00:15:31vous prenez
00:15:31en compte
00:15:33ma protection
00:15:35en d'autres termes
00:15:37l'état régalien
00:15:38c'est un échange
00:15:39entre l'impôt
00:15:40et la protection
00:15:41je verse des impôts
00:15:43mais l'état
00:15:44me protège
00:15:48je constate aujourd'hui
00:15:49que je verse des impôts
00:15:52mais que l'état
00:15:52ne protège pas
00:15:54donc il y a mal donne
00:15:56l'échange
00:15:57n'est plus
00:15:58si inalagmatique
00:15:59comme disent
00:16:00les juristes
00:16:02c'est un échange
00:16:03truqué
00:16:03c'est un échange
00:16:04tronqué
00:16:06je note que
00:16:07en fait
00:16:08nous versons des impôts
00:16:10pour des choses
00:16:11qu'on n'a pas voulu
00:16:12par exemple
00:16:13l'immigration invasive
00:16:15on nourrit
00:16:16on blanchit
00:16:17on loge
00:16:18des migrants
00:16:19clandestins
00:16:19partout
00:16:20à nos frais
00:16:21il y a une chose
00:16:22que l'état ne fait plus
00:16:23que l'état ne fait pas
00:16:25c'est
00:16:25la protection
00:16:28et donc
00:16:28on est dans une situation
00:16:29pré-mérovingienne
00:16:32je m'explique
00:16:33à travers cette métaphore
00:16:35les mérovingiens
00:16:36c'est quand
00:16:37des gens se sont dit
00:16:38les français se sont dit
00:16:41personne ne nous protège
00:16:43donc
00:16:45je creuse ma douve
00:16:47j'installe mon donjon
00:16:49mes chicanes
00:16:50mes échauguettes
00:16:51et je dis à mes amis
00:16:53alentours
00:16:53qui travaillent
00:16:54dans les appanages
00:16:55bon ben venez
00:16:56je vais vous protéger
00:16:57et on a les meurtrières
00:16:59pour se défendre
00:17:01c'est ça
00:17:01qui est en train
00:17:02de se passer
00:17:02c'est ça
00:17:03qui va se passer
00:17:04si ça continue
00:17:04en d'autres termes
00:17:06le déséquilibre
00:17:07entre l'impôt
00:17:08qu'on paye
00:17:09est de plus en plus lourd
00:17:10et la protection
00:17:11de plus en plus absente
00:17:13on va vers les milices
00:17:15on va vers
00:17:16ce que
00:17:17Gérard Carreyrou
00:17:18a appelé
00:17:19avec beaucoup de courage
00:17:20les prémices
00:17:20de la guerre civile
00:17:23et
00:17:24j'ajouterais
00:17:25quelque chose
00:17:25de cocasse
00:17:27finalement
00:17:27il y a une chose
00:17:28qui marche bien en France
00:17:29il y a un service
00:17:30qui marche bien en France
00:17:33c'est le recouvrement
00:17:35de l'impôt
00:17:36ça
00:17:37ça marche
00:17:38et vous avez intérêt
00:17:39à être
00:17:40ponctuel
00:17:42sinon
00:17:43on vous tombe dessus
00:17:45bon ben
00:17:45à partir du moment
00:17:46où le recouvrement
00:17:47de l'impôt
00:17:48marche bien
00:17:48et que les autres services
00:17:51rendus à la population
00:17:52ne fonctionnent plus
00:17:53c'est la faillite
00:17:54de l'État
00:17:55c'est la béance
00:17:56nous sommes dans
00:17:57cette situation
00:17:58oui c'est un scandale
00:17:59d'État
00:18:00parce que
00:18:01c'est tout
00:18:02tout
00:18:03qui s'effondre
00:18:06quand l'hôpital
00:18:08ne soigne plus
00:18:10quand l'école
00:18:11ne transmet plus
00:18:13quand la justice
00:18:14ne protège plus
00:18:17il n'y a plus d'État
00:18:20je vais vous proposer
00:18:21le communiqué
00:18:22des procureurs généraux
00:18:23vous savez
00:18:23les procureurs de France
00:18:24qui
00:18:25indirectement
00:18:26répondent
00:18:27et au président
00:18:28de la République
00:18:29et au ministre
00:18:30de la Justice
00:18:31Gérald Darmanin
00:18:31qui promet que
00:18:32des sanctions
00:18:33seront prises
00:18:34ils disent à ce stade
00:18:35dans l'attente
00:18:35des conclusions
00:18:36des inspections
00:18:36d'éventuelles responsabilités
00:18:38ne peuvent être mentionnées
00:18:39et encore moins
00:18:41des prochaines sanctions
00:18:43je vais en parallèle
00:18:44vous faire écouter
00:18:46Gérald Pandelon
00:18:47Gérald Pandelon
00:18:48c'est un agriculteur
00:18:49agriculteur du Gers
00:18:51qui a été
00:18:52ces derniers mois
00:18:53par exemple
00:18:54auditionné
00:18:55dans ce même département
00:18:56parce qu'il a eu le malheur
00:18:57de manifester
00:18:59contre le Mercosur
00:19:00il était l'invité
00:19:01de Julien Pasquet
00:19:02cet après-midi
00:19:02sur CNews
00:19:04j'exprime ma colère
00:19:05parce que
00:19:06pendant que
00:19:06le parquet
00:19:07tout entier
00:19:08je ne vais pas nommer
00:19:09que la procureure de Hoche
00:19:10mais son parquet
00:19:11tout entier
00:19:11qui avait bien
00:19:13des ordres
00:19:15plus hauts
00:19:15ça c'est sûr
00:19:16a fait des agriculteurs
00:19:18de notre département
00:19:19et même du département
00:19:20du 31 également
00:19:21une priorité
00:19:23par rapport
00:19:24à un violeur
00:19:25pédophile
00:19:25qui se trimbalait
00:19:27en liberté
00:19:27dans notre département
00:19:28en quelques kilomètres
00:19:29de chez nous
00:19:29j'ai fait 7 heures
00:19:30de garde à vue
00:19:30le 14 janvier
00:19:33interpellé
00:19:33comme
00:19:35pire qu'un violeur
00:19:36du coup
00:19:36par la brigade de recherche
00:19:37de Toulouse
00:19:38parce que j'étais à pied
00:19:39sur le rond-point
00:19:40de l'aéroport de Blagnac
00:19:40j'étais simplement
00:19:41à pied
00:19:42les mains dans les poches
00:19:42je me suis fait tomber dessus
00:19:43par 40 gendars mobiles
00:19:44et deux enquêteurs
00:19:46de la brigade de recherche
00:19:46et là on apprend
00:19:47qu'on avait
00:19:48ce pédophile
00:19:49ce violeur
00:19:49avec de multiples plaintes
00:19:51derrière lui
00:19:52depuis quelques années
00:19:53dont une récemment
00:19:54août 2025
00:19:55avec un témoignage d'enfants
00:19:57tout ce qu'il y a dessus
00:19:58là c'est
00:19:59il n'y a même pas
00:20:00d'excuses à avoir
00:20:01sur le parquet de hausse
00:20:02sur cette affaire là
00:20:02et en fait
00:20:04pendant qu'on s'acharnait
00:20:05sur nous clairement
00:20:05parce que là
00:20:06il y avait des moyens
00:20:06des moyens judiciaires
00:20:08le parquet de hausse
00:20:08il en a mis
00:20:09je vous garantis
00:20:09qu'il y a plus de 100 heures
00:20:11d'audition
00:20:11il y a des vidéos
00:20:12des drones
00:20:13il y a tout ce que vous voulez
00:20:14et en fait
00:20:15pendant tout ce temps là
00:20:16et bien la justice
00:20:17n'a rien fait
00:20:18le parquet de hausse
00:20:18n'a rien fait
00:20:19et malheureusement
00:20:21il y a eu ce drame
00:20:21qui est arrivé
00:20:22Geoffroy Lejeune
00:20:23Philippe quand vous écoutez
00:20:25cet agriculteur
00:20:25est-ce que vous vous dites
00:20:26qu'il existe une justice
00:20:27à deux vitesses ?
00:20:28à plusieurs vitesses
00:20:30même à trois, quatre
00:20:30parce que
00:20:31en fait je pense
00:20:32à cette famille
00:20:33du Gers
00:20:35qui a donc perdu son enfant
00:20:39c'est une famille modeste
00:20:41et moi je soupçonne
00:20:43la justice
00:20:45d'être différente
00:20:46dans son comportement
00:20:48et même dans sa sémantique
00:20:49avec les gens de peu
00:20:53ce que la gauche appelle
00:20:54les populistes
00:20:56et les gens
00:20:57qui ont un langage
00:20:58qui permet
00:21:00de communiquer
00:21:01avec les juges
00:21:02et les procureurs
00:21:03et qui ont des relations
00:21:04pour ça
00:21:06c'est ça qui se passe
00:21:07vous savez
00:21:07moi je suis un rural
00:21:08un rural profond
00:21:09donc je connais la vie
00:21:10je sais comment ça se passe
00:21:12dans les palais de justice
00:21:15maintenant je vais répondre
00:21:16à votre question
00:21:20évidemment
00:21:22ce paysan du Gers
00:21:27me fait penser
00:21:28à vous aussi
00:21:29à ce qui s'est passé
00:21:32le week-end dernier
00:21:35la différence de traitement
00:21:39avec les paysans
00:21:41cet hiver
00:21:42quand le pouvoir politique
00:21:46a envoyé
00:21:48les CRS
00:21:50pour piquer les bovins
00:21:53pour piquer le cheptel
00:21:54ça a été d'une violence
00:21:57extrême
00:21:58pour les paysans
00:22:00pas de quartier
00:22:02je me souviens
00:22:03qu'il y avait
00:22:04des hélicoptères
00:22:06qui déversaient
00:22:07des fumigènes
00:22:08et il y avait
00:22:09les fameux centaures
00:22:10qui sont des chars
00:22:12sauf faire de ma part
00:22:14c'est-à-dire
00:22:15qu'on a envoyé
00:22:15contre les paysans
00:22:18des moyens
00:22:19qu'on a aussi envoyés
00:22:20contre les gilets jaunes
00:22:21pour qu'ils n'investissent
00:22:22pas par ici
00:22:24et
00:22:25LBD
00:22:25on dit
00:22:27etc
00:22:28c'est-à-dire
00:22:29qu'on a traité
00:22:29les gilets jaunes
00:22:30on a traité les paysans
00:22:31le petit peuple
00:22:34révolté
00:22:37d'une manière différente
00:22:38des racailles
00:22:42pour les racailles
00:22:43la consigne
00:22:44c'était
00:22:44pas de contact
00:22:46en souvenir
00:22:47de Malik Ousekine
00:22:48surtout pas de contact
00:22:50parce que
00:22:50si on a un mort
00:22:51c'est l'affaire Naël
00:22:52qui recommence
00:22:55pas de contact
00:22:56et surtout
00:22:58il faut accepter
00:23:00d'avoir des blessés
00:23:01parmi nous
00:23:02plutôt que parmi
00:23:02les manifestants
00:23:04233 blessés
00:23:06parmi les gens
00:23:07mais rien que pour ça
00:23:08Nunez lui aussi
00:23:09devrait démissionner
00:23:10ils auraient tous
00:23:11démissionné en fait
00:23:12c'est une faillite
00:23:14complète
00:23:15moi je pense
00:23:16en ce moment
00:23:16aux familles
00:23:17qui sont au chevet
00:23:18de leurs blessés
00:23:19les gendarmes
00:23:20les policiers
00:23:22et donc
00:23:23ce paysan
00:23:24il est révolté
00:23:26puisqu'il est traité
00:23:28comme un prédateur
00:23:30parce qu'il veut
00:23:31simplement
00:23:32il veut
00:23:33il veut survivre
00:23:34avec sa famille
00:23:34contre le Mercosur
00:23:36et donc
00:23:36ces gens-là
00:23:37qui nous ont infligé
00:23:39le Mercosur
00:23:40c'est-à-dire que
00:23:42ces hommes
00:23:44ces femmes politiques
00:23:45ont fait le choix
00:23:48pour nourrir la France
00:23:49de déléguer
00:23:50notre alimentation
00:23:51sur le marché mondial
00:23:52est-ce que vous comprenez
00:23:53ce que je suis en train
00:23:54de vous dire
00:23:55et quand c'est pas
00:23:56le marché mondial
00:23:58avec le Mercosur
00:23:59ils vont chercher
00:23:59les poulets en Ukraine
00:24:01et pendant que
00:24:02monsieur Edouard Philippe
00:24:03et monsieur Retailleau
00:24:05vont chercher
00:24:05je sais pas quoi
00:24:06en Ukraine
00:24:07un remontant
00:24:08ou alors autre chose
00:24:11donc tout ça
00:24:12est intolérable
00:24:13tout ça est intolérable
00:24:14cette classe politique
00:24:15elle se liquéfie
00:24:17elle est dans
00:24:19l'obsolescence
00:24:20l'indécence
00:24:22et l'indignité
00:24:23alors moi je le dis
00:24:24à ce paysan
00:24:25vous avez bien fait
00:24:26de parler à ces news
00:24:27continuez à parler
00:24:28parce que
00:24:29vous êtes la voix
00:24:31de la dignité
00:24:32et du courage français
00:24:34autre question
00:24:35Philippe Devilliers
00:24:36c'est
00:24:37après ce nouveau drame
00:24:39et cette colère
00:24:41qui monte
00:24:42cette exaspération
00:24:43des français
00:24:44qui aspirent
00:24:46à être sauvés
00:24:46selon vous
00:24:47comment sauver
00:24:49les français
00:24:49demain
00:24:49que faire
00:24:53alors
00:24:56déjà il faut changer
00:24:57toutes les équipes
00:24:58qui nous gouvernent
00:24:59depuis 50 ans
00:25:01c'est pas compliqué
00:25:05on a eu
00:25:06avec eux
00:25:08le transfert
00:25:09de la souveraineté
00:25:10à Bruxelles
00:25:13ils font mine
00:25:14de nous faire croire
00:25:16qu'ils ont encore
00:25:16le pouvoir
00:25:17alors qu'ils ne l'ont plus
00:25:19ensuite
00:25:19ils nous ont fait
00:25:20les migrations invasives
00:25:22et ils nous ont fait
00:25:23l'insécurité
00:25:23en disant
00:25:24ah mais ça n'est qu'un sentiment
00:25:26souvenez-vous
00:25:26de Dupond-Moretti
00:25:27sur Europe 1
00:25:28un matin
00:25:28il dit
00:25:29ah mais je ne confonds pas
00:25:30l'insécurité
00:25:31et le sentiment
00:25:32d'insécurité
00:25:34le sentiment
00:25:34d'insécurité
00:25:36il y a un coup de couteau
00:25:38toutes les 20 minutes
00:25:42alors
00:25:46il faut d'abord
00:25:48réformer la justice
00:25:51réformer la justice
00:25:52ça veut dire quoi
00:25:52vous allez voir
00:25:53je vais être très concret
00:25:54parce que c'est le fruit
00:25:56d'une longue réflexion
00:25:58quand on est blanchi
00:25:59sous la arnoie
00:26:00on a un avantage
00:26:02c'est un mélange
00:26:03de prudence
00:26:04d'audace
00:26:04et de sagesse
00:26:05mais on a l'expérience
00:26:07la première chose
00:26:09qu'il faut faire
00:26:10et qui changerait tout
00:26:13c'est instaurer
00:26:14la responsabilité
00:26:15du juge
00:26:18vous Elliot
00:26:19vous Geoffroy
00:26:21vous avez des responsabilités
00:26:22éminentes
00:26:23si jamais vous dérapez
00:26:24vous aurez une sanction
00:26:27vous n'êtes pas
00:26:28censé de me le dire
00:26:29mais bon
00:26:30c'est normal
00:26:30c'est la responsabilité
00:26:33et quand vous entrez
00:26:35dans ce studio
00:26:36comme moi
00:26:37il y a la charge
00:26:38qui pèse
00:26:40pour faire une bonne émission
00:26:42pour être le plus vrai possible
00:26:44le plus tranchant possible
00:26:47sinon c'est la sanction
00:26:48les gens partent ailleurs
00:26:53et
00:26:56on pourrait prendre
00:26:57bien d'autres exemples
00:26:59le juge
00:27:00il a l'impunité
00:27:01vous comprenez ça
00:27:02c'est à dire que
00:27:03dans quelques cas
00:27:04mais vraiment
00:27:05très très particuliers
00:27:07il y a le conseil supérieur
00:27:09de la magistrature
00:27:09présidé par le président
00:27:10de la république
00:27:11qui inflige des sanctions
00:27:13mais ça n'existe pas
00:27:14donc là
00:27:15par exemple
00:27:16les magistrats
00:27:16qui ont fauté
00:27:17dans le Gers
00:27:18à Hoche
00:27:19rien
00:27:19il n'y a rien se passer
00:27:20pour eux
00:27:21quand il y a eu
00:27:22l'affaire de Bruyelles
00:27:23en Artois
00:27:23vous ne vous souvenez pas
00:27:24vous étiez trop jeunes
00:27:25avec le juge Pascal
00:27:26il ne s'est rien passé
00:27:27l'affaire d'Outreau
00:27:28il ne s'est rien passé
00:27:29les juges
00:27:30ils ont une immunité
00:27:32c'est les seuls
00:27:33dans la société
00:27:33une immunité totale
00:27:35c'est l'impunité parfaite
00:27:38un maire
00:27:39qui a un panneau de basket
00:27:41qui tombe
00:27:42il peut aller en prison
00:27:44en tout cas
00:27:44il est mis en examen
00:27:45et il dit à sa femme
00:27:46le soir en rentrant
00:27:47il m'arrive une tuile terrible
00:27:49le panneau de basket
00:27:50est tombé
00:27:51et le procureur
00:27:52m'a appelé
00:27:53je suis convoqué demain
00:27:56un policier
00:27:57souvenez-vous
00:27:58et en cet instant
00:27:59je pense à lui
00:28:01le policier
00:28:02dans l'affaire Naël
00:28:03il va passer
00:28:04en cours d'assises
00:28:05là prochainement
00:28:06lui il est considéré
00:28:08comme responsable
00:28:08il n'y a pas de cadeau
00:28:09pour lui
00:28:10aucun cadeau
00:28:11voilà
00:28:11et vous prenez
00:28:12dans le privé
00:28:13une malfaçon
00:28:14pour un maçon
00:28:15pour un architecte
00:28:16c'est la sanction immédiate
00:28:18c'est pour ça que tout le monde
00:28:20s'assure d'ailleurs
00:28:21le seul endroit
00:28:23où il n'y a pas de responsabilité
00:28:25c'est les juges
00:28:25donc en réalité
00:28:26bon ben
00:28:28voilà
00:28:28ça permet
00:28:29certaines approximations
00:28:31parce que si vous n'êtes pas jugé
00:28:34sauf par le juge
00:28:35qui finit par juger les juges
00:28:37mais dans l'au-delà
00:28:38alors bon
00:28:40vous pouvez être approximatif
00:28:43lent dans vos procédures
00:28:46laxiste dans vos jugements
00:28:48il n'y a pas de sanction
00:28:50donc ça c'est la première chose
00:28:51la responsabilité pénale des juges
00:28:55quand il y a une erreur manifeste
00:28:58comme disent les juristes
00:29:00et bien le juge
00:29:01il est sanctionné
00:29:01et il peut être éconduit
00:29:03il peut être mis à pied
00:29:05voilà c'est comme ça
00:29:06c'est dans tous les métiers
00:29:07c'est comme ça
00:29:08deuxièmement
00:29:10plus important
00:29:13la doctrine pénale
00:29:16parce que ce qui arrive
00:29:17dans le Gers
00:29:18c'est la conséquence
00:29:21d'une doctrine pénale
00:29:23qui a été renversée
00:29:24dans les années 60
00:29:26moi j'ai vécu la bascule
00:29:29la nouvelle doctrine pénale
00:29:31qu'on appelle
00:29:31la défense sociale nouvelle
00:29:33définie par
00:29:36un magistrat à l'époque
00:29:38et cette nouvelle doctrine sociale
00:29:42a instauré une théorie
00:29:45selon laquelle
00:29:47la justice doit s'organiser
00:29:50le système judiciaire
00:29:52je cite de mémoire
00:29:53Marc Ancel il s'appelle
00:29:55le système judiciaire
00:29:56doit s'organiser
00:29:57autour de la réadaptation sociale
00:29:59du délinquant
00:30:01est-ce que vous m'avez bien entendu
00:30:04le système judiciaire
00:30:06doit se réadapter
00:30:07en fonction du criminel
00:30:10en fonction de celui
00:30:11qui a fauté
00:30:13sous-entendu
00:30:14et c'est pas sous-entendu
00:30:16ça vient après
00:30:17la prison
00:30:19et l'école de la récidive
00:30:25conséquence
00:30:26de cette nouvelle doctrine
00:30:29madame Belloubet
00:30:31ministre
00:30:31nommée par
00:30:32monsieur Macron
00:30:37fait un texte
00:30:39qui explique
00:30:41qu'il faut envoyer
00:30:41personne en prison
00:30:43conséquence
00:30:43monsieur Beninter
00:30:44quand il arrive
00:30:45en 81
00:30:46il libère
00:30:47des milliers
00:30:48de prisonniers
00:30:48conséquence
00:30:49pendant le covid
00:30:50le garde des sceaux
00:30:52du moment
00:30:53libère
00:30:54tous les prisonniers
00:30:56c'est à dire
00:30:57la conséquence
00:30:57de cette doctrine
00:30:58sociale nouvelle
00:30:59qui met le délinquant
00:31:01à la place de la victime
00:31:02au centre de la justice
00:31:04c'est tout simplement
00:31:06que la victime
00:31:08est secondaire
00:31:10on est dans
00:31:10l'inversion accusatoire
00:31:12et quelle est l'idée
00:31:14qui est derrière
00:31:14cette nouvelle doctrine
00:31:17qui régit la justice
00:31:18aujourd'hui
00:31:19et qui est soutenue
00:31:20par Emmanuel Macron
00:31:21qui fait partie
00:31:23de cette gauche judiciaire
00:31:24comme je le disais
00:31:24à l'instant
00:31:26la conséquence
00:31:26c'est que
00:31:27en fait
00:31:28c'est la société
00:31:28qui est coupable
00:31:30voilà
00:31:31et c'est ce que dit
00:31:32très bien la gauche
00:31:33de toute façon
00:31:34c'est la société
00:31:34qui est coupable
00:31:35c'est pas le délinquant
00:31:36le pauvre délinquant
00:31:37il est pas coupable
00:31:38et d'ailleurs
00:31:38on l'a vu
00:31:39dans l'explication
00:31:40sur les racailles
00:31:42la gauche a expliqué
00:31:43ah mais c'est parce
00:31:44qu'ils sont pauvres
00:31:45ah c'est parce que
00:31:46la société n'est pas venue
00:31:47à leur secours
00:31:47c'est toujours
00:31:48les explications sociologiques
00:31:50jamais les explications
00:31:52idéologiques
00:31:53ou ethno-culturelles
00:31:56troisièmement
00:31:57la syndicalisation
00:31:59de la magistrature
00:31:59il faut y mettre fin
00:32:03vous vous souvenez pas
00:32:04vous
00:32:04mais
00:32:06les téléspectateurs
00:32:07qui nous regardent
00:32:09les auditeurs
00:32:10qui nous écoutent
00:32:11sur Europe 1
00:32:12doivent savoir
00:32:12ce qu'est
00:32:13la harangue de Baudot
00:32:17retenez ce nom
00:32:18la harangue de Baudot
00:32:20c'est un syndicaliste
00:32:21de la magistrature
00:32:22en 1968
00:32:23qui dit
00:32:24il faut maintenant
00:32:26désormais
00:32:28inverser le cours
00:32:29de la justice
00:32:30il faut que la femme
00:32:34soit choisie
00:32:35contre le mari
00:32:37il faut que l'enfant
00:32:38soit choisi
00:32:39contre ses parents
00:32:39il faut que l'ouvrier
00:32:41soit choisi
00:32:42contre ses patrons
00:32:42c'est la jurisprudence
00:32:44brouillée en artois
00:32:45vous savez
00:32:45de son notaire
00:32:46qui a été injustement
00:32:47arrêté
00:32:48la harangue de Baudot
00:32:50c'est une inversion
00:32:51complète de la justice
00:32:55et au nom
00:32:56de cette harangue de Baudot
00:32:58le syndicat
00:32:58de la magistrature
00:32:59développe une idéologie
00:33:02qui est une
00:33:04idéologie
00:33:05de l'inversion
00:33:08je parle de tout ça
00:33:09avec
00:33:11évidemment
00:33:12le coeur blessé
00:33:14de quelqu'un
00:33:15qui un jour
00:33:16a découvert
00:33:19que son nom
00:33:19figurait sur le mur
00:33:20des cons
00:33:21ça vous fait
00:33:22une drôle d'impression
00:33:23j'étais à côté
00:33:24du général Schmitt
00:33:25ce qui est tout à fait
00:33:26honorable
00:33:27le général Schmitt
00:33:28qui a eu sa fille
00:33:30assassinée dans le métro
00:33:31qui s'appelait
00:33:31Anne Lorraine
00:33:32je crois
00:33:33donc j'étais à côté
00:33:35et donc il y avait
00:33:36une série de personnalités
00:33:38mur des cons
00:33:39à tuer
00:33:40dans le couloir
00:33:42d'entrée
00:33:42du syndicat
00:33:43de la magistrature
00:33:45donc
00:33:46et là je vais vous raconter
00:33:47quelque chose
00:33:48j'ai eu une confidence
00:33:49d'un magistrat
00:33:50qui m'a appelé
00:33:53hier
00:33:54et qui m'a dit
00:33:56les chambres
00:33:57il y a trois chambres
00:33:59de comparution immédiate
00:34:01à Paris
00:34:03dont une
00:34:03qui a été rajoutée
00:34:04au dernier moment
00:34:05et avant
00:34:06il y avait
00:34:07un juge
00:34:08qui présidait
00:34:10tout ça
00:34:10qui s'appelait
00:34:11Tony Scurtis
00:34:12et qui était considéré
00:34:14par le syndicat
00:34:15de la magistrature
00:34:16comme trop dur
00:34:17parce que
00:34:18de temps en temps
00:34:19il l'envoyait en prison
00:34:19en comparution immédiate
00:34:23ils l'ont
00:34:24largué
00:34:25et ce magistrat
00:34:27m'a dit
00:34:27je vous assure
00:34:29que deux chambres
00:34:30sur trois
00:34:30étaient composées
00:34:32exclusivement
00:34:32de membres
00:34:33du syndicat
00:34:33de la magistrature
00:34:35le syndicat
00:34:36de la magistrature
00:34:37est entré
00:34:38dans l'état
00:34:38pour démolir
00:34:39l'état
00:34:39pour démolir
00:34:40la loi
00:34:41pour démolir
00:34:42le bien commun
00:34:44et donc
00:34:46la syndicalisation
00:34:47c'est pas possible
00:34:49c'est comme l'armée
00:34:49quand on rentre
00:34:51dans l'armée
00:34:51on se syndique pas
00:34:52quand on est magistrat
00:34:53on juge
00:34:55au nom de la société
00:34:57au nom du peuple français
00:34:58et pas au nom
00:34:59de convictions idéologiques
00:35:00on laisse ces convictions
00:35:01idéologiques
00:35:02au vestiaire
00:35:03quand on prend
00:35:03la toge
00:35:04et l'armine
00:35:07et enfin
00:35:08je termine
00:35:09par quelque chose
00:35:09d'essentiel
00:35:10dont jamais
00:35:10personne ne parle
00:35:11sauf l'institut
00:35:12pour la justice
00:35:13avec le remarquable
00:35:15Pierre-Marie Sèvres
00:35:16qui
00:35:17qui était un homme
00:35:19exceptionnel
00:35:20et qui
00:35:22exceptionnel de bon sens
00:35:23qui a parlé
00:35:24de désastre judiciaire
00:35:25à propos du drame
00:35:27concernant l'île
00:35:28là je ne crois pas
00:35:29trahir sa pensée
00:35:30en disant que
00:35:33l'institut pour la justice
00:35:34a posé le problème
00:35:36de la composition
00:35:38de la magistrature
00:35:41pourquoi ?
00:35:42parce que
00:35:42en fait
00:35:43les jeunes magistrats
00:35:44qui sortent
00:35:45de l'école nationale
00:35:46de la magistrature
00:35:47il y a aussi
00:35:47Jean-Paul Garot
00:35:48qui m'avait raconté ça
00:35:49parce qu'il a été
00:35:49à un moment donné
00:35:50en responsabilité là-bas
00:35:53tous ces jeunes
00:35:54ils rentrent
00:35:55à 22 ans
00:35:56et ils sortent
00:35:57à 25 ans
00:35:57et à 25 ans
00:35:58ils sont
00:35:58substituts
00:35:59du procureur
00:36:00à hauche
00:36:01ils n'ont jamais
00:36:02rien fait d'autre
00:36:04donc ils font
00:36:05des études
00:36:05ils passent
00:36:06le concours
00:36:07ils sortent
00:36:07de l'ENM
00:36:08et ils deviennent
00:36:09substituts
00:36:10du procureur
00:36:10à hauche
00:36:11bon
00:36:13alors la solution
00:36:14la solution
00:36:15c'est simple
00:36:15c'est le panachage
00:36:16la solution
00:36:18puisque
00:36:19on dit souvent
00:36:21il faudrait
00:36:22un lien
00:36:22plus fort
00:36:23entre police
00:36:24et justice
00:36:24la solution
00:36:26c'est de faire
00:36:27rentrer des policiers
00:36:28et des gendarmes
00:36:29dans la justice
00:36:31et donc
00:36:32par le tour extérieur
00:36:33ce qui est à la disposition
00:36:34du ministre
00:36:36c'est à dire
00:36:37en fait
00:36:38permettre
00:36:39à des anciens
00:36:41gendarmes
00:36:41à des anciens
00:36:42commissaires de police
00:36:43de devenir
00:36:45magistrats
00:36:46et permettre
00:36:46à des magistrats
00:36:47de faire l'inverse
00:36:48à ce moment là
00:36:50vous aurez
00:36:50une compréhension
00:36:52plus intime
00:36:53entre les forces
00:36:54de sécurité
00:36:55et la magistrature
00:36:58la grande différence
00:36:59entre les forces
00:37:00de sécurité
00:37:01et la magistrature
00:37:02je vais dire
00:37:02un truc horrible
00:37:03mais ça fait rien
00:37:04c'est le fruit
00:37:05de mon expérience
00:37:05quand vous rencontrez
00:37:07un gendarme
00:37:08ou un policier
00:37:10il est dans la vie
00:37:12il est dans la vie
00:37:13de tous les jours
00:37:13il parle à la population
00:37:14il est dans la population
00:37:15il est de la population
00:37:18le magistrat
00:37:18lui
00:37:20il est à l'abri
00:37:21de sa toge
00:37:23et il m'édite
00:37:25la phrase
00:37:25de Richelieu
00:37:26qui disait
00:37:27laissez les juges
00:37:28dormir
00:37:28tant qu'ils dorment
00:37:29ils ne se révoltent pas
00:37:31et ils ne sont pas
00:37:32tentés de prendre
00:37:32le pouvoir
00:37:34Mitterrand a eu
00:37:35un mot juste
00:37:36c'est rare
00:37:37que je lui rende hommage
00:37:39mais il a dit
00:37:39les juges
00:37:40ont eu la peau
00:37:41de l'ancien régime
00:37:41ils auront la peau
00:37:42du nouveau
00:37:43voilà
00:37:43le régime
00:37:44est en train
00:37:44de mourir
00:37:45une dernière question
00:37:46Philippe De Villiers
00:37:47parce que vous avez eu
00:37:47une formule
00:37:48qui m'a marqué
00:37:49je reçois de nombreux messages
00:37:51notamment par exemple
00:37:52un maire
00:37:52qui m'envoie
00:37:54entendre
00:37:55M. De Villiers
00:37:55s'est redonné
00:37:56du sens au mot
00:37:57valeur
00:37:58et au sentiment
00:37:59d'être français
00:37:59et fier de l'être
00:38:00la justice
00:38:01est beaucoup plus sévère
00:38:02et efficace
00:38:03réactive
00:38:04quand il s'agit
00:38:04de poursuivre
00:38:06des politiques
00:38:06pour quelque motif
00:38:07que ce soit
00:38:08mais au-delà
00:38:09du regard
00:38:10du maire
00:38:11qui m'interpellait
00:38:12c'est la phrase
00:38:13que vous avez eue
00:38:14de dire
00:38:14c'est un tournant
00:38:16puisque pour
00:38:17l'élection présidentielle
00:38:18l'année prochaine
00:38:19les français auront
00:38:21comme boussole
00:38:22la formule
00:38:23c'est sauver nous
00:38:24pourquoi
00:38:25ce drame là
00:38:27plus que les autres
00:38:29qui pourtant
00:38:30mettaient en avant
00:38:31des failles béantes
00:38:33administratives
00:38:34migratoires
00:38:35sécuritaires
00:38:36que sais-je
00:38:36et tant de noms
00:38:37malheureusement
00:38:38tant d'enfants
00:38:39qui aujourd'hui
00:38:41ne sont plus
00:38:43de ce monde
00:38:43pourquoi cette fois-ci
00:38:44ça doit être
00:38:45un tournant
00:38:46selon vous
00:38:47c'est une très bonne question
00:38:48je vais vous répondre
00:38:51ce que je sens
00:38:53c'est parce que
00:38:53ça vient derrière
00:38:56les racailles
00:38:57le week-end
00:38:58la ligue des champions
00:38:59ça vient juste derrière
00:39:01et ça se coagule
00:39:02ça se cristallise
00:39:05c'est à dire
00:39:06qu'en fait
00:39:07quand les français
00:39:09ont vu
00:39:10à la télévision
00:39:13sur CNews
00:39:13d'abord
00:39:14parce que les autres
00:39:14ont traîné
00:39:17ils ont mis trois jours
00:39:18les autres
00:39:19les concurrents
00:39:20mais sur CNews
00:39:21ils ont vu les images
00:39:21de la rue qui brûle
00:39:23des gens qui s'enferment
00:39:25chez eux
00:39:26ils se disent
00:39:28mais qu'est-ce qui est en train
00:39:29de devenir notre pays
00:39:30avec des journalistes
00:39:31qui nous expliquent
00:39:32ah mais ça n'a rien à voir
00:39:33avec l'immigration
00:39:35ou avec l'insoumission
00:39:37bon
00:39:39donc c'est la panique
00:39:40pourquoi ?
00:39:41parce que les gens sentent
00:39:42qu'on va franchir
00:39:44un cran après
00:39:45et quel est le cran
00:39:46d'après ?
00:39:47je souhaite qu'on en parle
00:39:48on va en parler
00:39:49dans cette émission
00:39:49il nous reste quelques minutes
00:39:51et donc en fait
00:39:55pourquoi je vous dis ça ?
00:39:56dans la même semaine
00:39:56on arrive
00:39:58et on voit
00:39:59on voit le
00:40:02le tribunal
00:40:03d'Auch
00:40:04c'est-à-dire
00:40:05il y a les villes
00:40:0871 villes
00:40:10qui sont devenues
00:40:11des coupes-gorges
00:40:12aux yeux des français
00:40:13et tout à coup
00:40:14il y a des campagnes
00:40:15maintenant
00:40:15où on ne protège
00:40:17même plus les enfants
00:40:18voilà
00:40:18donc on ne protège plus
00:40:19les parents
00:40:19on ne protège plus
00:40:20les enfants
00:40:21on n'est plus protégé
00:40:22l'état régalien
00:40:23est démissionnaire
00:40:24il est parti ailleurs
00:40:26pendant ce temps-là
00:40:27on a Macron
00:40:27qui est au Monténégro
00:40:28pour faire entrer
00:40:29le Monténégro
00:40:30et faire la majorité
00:40:31qualifiée
00:40:32pour permettre
00:40:32à Mme Van Der Leyen
00:40:33de devenir l'impératrice
00:40:34de la norme
00:40:35de manière définitive
00:40:35c'est insupportable
00:40:38vous voulez parler
00:40:39justement
00:40:39des violences urbaines
00:40:40et finalement
00:40:42il y a une sorte
00:40:43de continuum
00:40:44dans la faillite
00:40:45sécuritaire
00:40:45et judiciaire
00:40:47selon vous
00:40:47entre les émeutes
00:40:50ou les violences urbaines
00:40:51le week-end dernier
00:40:52et la disparition
00:40:54donc de l'IANA
00:40:55et ayons une pensée
00:40:56évidemment
00:40:57pour ses proches
00:40:57et sa famille
00:40:59ce qui s'est passé
00:41:00le week-end dernier
00:41:01d'ailleurs
00:41:01vous l'aviez annoncé
00:41:02sur ce plateau
00:41:04à la même heure
00:41:05vous aviez dit
00:41:06exactement ce qui allait
00:41:07se passer
00:41:08au soir
00:41:09de cette finale
00:41:10de Ligue des Champions
00:41:11vous avez parlé
00:41:13de ces 71 villes
00:41:14qui ont été touchées
00:41:15par les violences
00:41:17émeutières
00:41:18ces quinzaines de villes
00:41:19qui ont été
00:41:21également touchées
00:41:22par l'épillage
00:41:23tout cela au soir
00:41:24de la victoire
00:41:25de Ligue des Champions
00:41:25du Paris Saint-Germain
00:41:26avec comme épicentre
00:41:29la capitale
00:41:30et une vidéo
00:41:31a circulé
00:41:32cette semaine
00:41:33une sorte de
00:41:35medley
00:41:35de toutes les
00:41:37violences urbaines
00:41:38avec en son
00:41:41la musique
00:41:42Douce France
00:41:43je le dis
00:41:44et je précise
00:41:44à la régie
00:41:45pour qu'on puisse revoir
00:41:46cette séquence-là
00:42:11Le débat
00:42:15par rapport
00:42:16pour qu'on le met
00:42:16pour qu'on puisse
00:42:31Certains ont parlé de débordement.
00:42:33Comment vous, Philippe Devilliers, vous qualifiez les événements graves
00:42:36qui se sont déroulés en France après la finale de la Ligue des Champions ?
00:42:40Ce sont des émeutes anti-françaises.
00:42:44Avec des émeutes anti-françaises.
00:42:51J'avais dit ici même, vendredi, ce qui risque de se passer demain,
00:42:58c'est une manifestation nouvelle de tribalisme, de conquête territoriale.
00:43:05Avec trois gestes de conquête invasive.
00:43:09Premier geste, le pillage néocolonial.
00:43:18Que certains ont appelé à juste titre, la radia.
00:43:23Nous y sommes.
00:43:26Ensuite, la confrontation avec l'État.
00:43:30C'était avec la force publique qui représente l'État.
00:43:35Que certains ont appelé à juste titre, la guérilla.
00:43:39Guérilla urbaine.
00:43:41Hadzia, guérilla.
00:43:43Et enfin, troisièmement, le confinement sécuritaire.
00:43:48On l'a vu, on l'a eu, avec parfois des racailles qui rentraient dans les vestibules, dans les halls.
00:43:57Le confinement sécuritaire.
00:43:59Et donc, en réalité, la question qui se pose aujourd'hui, après ce qu'on a vu,
00:44:03c'est est-ce qu'on peut avoir la vérité des images, derrière les images,
00:44:08ou est-ce que vous allez continuer le mensonge d'État ?
00:44:16– Autre question, Philippe Devilliers.
00:44:18Je voudrais qu'on écoute quelques réactions des meutiers
00:44:22qui ont répondu au micro de frontière.
00:44:26Puisque des poursuites aux judiciaires pourraient être engagées, évidemment,
00:44:30les visages ont été floutés.
00:44:31Je vous propose de l'écouter.
00:44:33Et la question qu'on va se poser, c'est qui sont ceux qui détestent à ce point la France
00:44:38pour provoquer de telles violences ? Écoutez.
00:44:41– Non, pas hier sur les champs, on a kiffé, nous, en tant que supporters.
00:44:44On a kiffé, on a fait la fête.
00:44:46On est là, on est parisiens.
00:44:47Aujourd'hui, on est venus encore, on fait la fête.
00:44:48Il reste un peu de keuf, vite fait.
00:44:50Sinon, c'est tout, on est là.
00:44:51On a kiffé, nous, c'était tranquille.
00:44:53– Non, mais ça, c'est toujours deux, trois débordements.
00:44:55Les gens, ils ont bu deux, trois gouttes.
00:44:57Sinon, en vrai, c'est tranquille.
00:44:59L'habitude, on est tranquille.
00:45:00– C'est juste sur le coup de l'énervement, la fête.
00:45:02C'est la joie, l'excitance.
00:45:03C'est comme ça, vite fait, un tout petit peu.
00:45:06– Ouais, les policiers aussi, ils aiment bien nous titiller.
00:45:08Il y a des policiers en ville-ci, des fois, ils aiment bien nous dire
00:45:10« Venons, on fait la fête », et après, ça nous incite à faire des trucs.
00:45:13Et après, ils nous pètent direct.
00:45:16– Qu'est-ce qu'il pourrait faire pour éviter les mêmes scènes la prochaine fois ?
00:45:19– Moins de policiers.
00:45:20C'est les policiers qui cherchent un peu le conflit,
00:45:22qui nous obligent à casser, à faire la fête.
00:45:26– Voilà, monsieur !
00:45:27– Qu'on gagne, on perd, c'est le feu !
00:45:29– On perd, on gagne ! Ça va exploser ici, les gars !
00:45:31– Voilà !
00:45:31– Voilà, je vous le dis !
00:45:32– Voilà !
00:45:33– C'est quoi, votre programme, après, du coup ?
00:45:34– Ah, on va tout casser !
00:45:36– Ah, non, non, non, non, non !
00:45:37– Moi, c'est Paris !
00:45:38– Ouais, Free Palestine !
00:45:40– Ouais ! Free Palestine, ouais !
00:45:44– Là, c'est la guerre !
00:45:46– C'est vraiment la guerre !
00:45:47– C'est quoi, avec le masque ?
00:45:48– Là, je vais faire la guerre, tout simplement, pour ma ville !
00:45:51– Ah, c'est ça, c'est la guerre !
00:45:53– Le camp, c'est ça, c'est la guerre !
00:45:54– Restez proches les keufs, le camp va faire de la daigrie,
00:45:57PSG qui gagne ou qui perdent le camp, c'est brochet !
00:45:59– C'est la guerre !
00:46:00– Free Palestine !
00:46:02– Free Palestine !
00:46:03– Free Palestine, les gars !
00:46:06– T'as rien Palestine, oh Allah !
00:46:07– C'est quoi, le programme, c'est de rejoindre les champs, là ?
00:46:09– C'est de rejoindre les Champs-Elysées, mais bon, ils font un barrage.
00:46:11J'ai un mortier sur moi, ça peut être danger.
00:46:14Ça peut être danger, ça peut être danger.
00:46:15– Ils vont contrôler, tu penses ?
00:46:16– Ils vont contrôler un par un, ils vont essayer de décaler les mortiers et tout ça,
00:46:20essayer d'intercepter.
00:46:22On va attendre un peu et essayer d'entrer avec la masse.
00:46:24L'année dernière, on les a eus, ils étaient pas prêts que le pari allait gagner,
00:46:26parce que personne ne s'y attendait.
00:46:27Mais là, ils sont très très bons, ils ont tout prévu.
00:46:29– On va fêter toute la nuit, et même si les CRSI nous empêchent, on va quand même y aller.
00:46:35– On a un moment là pour célébrer.
00:46:36– L'ambiance est bonne, là ?
00:46:37– Des fous, tu vois pas ? Comment c'est bon, des ouf, là ?
00:46:41– Ouais, vous avez un petit message, j'avais repassé à la caméra, maintenant.
00:46:43– Free Palestine !
00:46:44– Free Palestine !
00:46:45– Free Palestine !
00:46:47– Free Congo !
00:46:49– Free Congo !
00:46:50– En vrai, t'as vu, moi, t'as vu, mes parents, ils m'attendent à la maison,
00:46:53mais je suis venu, là, je vais faire le feu.
00:46:54La police, qu'ils viennent.
00:46:57– Geoffroy Lejeune.
00:46:58– Alors Philippe, qui sont-ils, et comment vous pourriez les qualifier,
00:47:01ces gens qu'on vient de voir dans le sujet,
00:47:03et qui revendiquent les émeutes de la semaine dernière ?
00:47:06– Alors, d'abord, d'où ils viennent ?
00:47:08Ils viennent de deux lieux, les quartiers souverains.
00:47:14Donc, ce sont les enfants de l'immigration,
00:47:16première, deuxième, troisième génération.
00:47:20Français, devenus Français,
00:47:23qui détestent la France.
00:47:25Et ensuite, ils viennent des facs,
00:47:29certains d'entre eux, et de l'insoumission,
00:47:31des insoumis.
00:47:33Donc, en fait, vous aviez,
00:47:34c'est la jonction du Waukistan et de l'Islamistan.
00:47:37Les terres de l'Islamistan et les terres du Waukistan,
00:47:40la Nouvelle-France.
00:47:42Voilà d'où ils viennent.
00:47:44Ce sont des prédateurs.
00:47:46Ils se comportent comme des prédateurs.
00:47:48En fait, ils composent les hordes, je dirais,
00:47:53du ressentiment et du déracinement.
00:47:55Du déracinement, ce sont des déracinés.
00:47:59Vous savez la phrase de Simone Weil,
00:48:02la grande philosophe, qui disait,
00:48:04« Le déracinement est le drame le plus profond
00:48:08et le plus méconnu de l'âme humaine. »
00:48:13Ce sont des déracinés, je les plains.
00:48:16Ils sont déracinés deux fois.
00:48:17C'est le grand déracinement.
00:48:19Ils sont déracinés de chez eux,
00:48:23parce qu'ils savent par leur père, par leur grand-père,
00:48:27d'où ils viennent,
00:48:29mais d'un endroit qu'ils n'ont jamais connu.
00:48:32Et donc, ils n'ont plus d'attache,
00:48:36ils n'ont plus d'attachement vitaux.
00:48:38Et surtout, ils se sont coupés de leur sève.
00:48:41Ils se sont coupés de leur imaginaire d'enfance.
00:48:44D'où cette révolte.
00:48:46Ça me fait penser à un vieux paysan
00:48:48qui me disait un jour,
00:48:49« Mon petit Philippe, il ne faut pas couper le bois
00:48:53à sève montante, sinon il pourrit. »
00:48:55Quand il devient une solive.
00:48:57Et là, on en a coupé la sève montante
00:49:01de cette jeunesse
00:49:04qui a perdu son enracinement,
00:49:07d'où elle vient, d'où ils viennent,
00:49:09et cette jeunesse qui n'est plus enracinée chez nous.
00:49:14Chez eux, dans leur nouveau chez eux.
00:49:16Pourquoi ? Parce qu'ils habitent
00:49:17chez Le Corbusier.
00:49:20C'est-à-dire dans un univers de laideur.
00:49:23L'habitat vertical, les cages à lapins de Garenne.
00:49:26Comment voulez-vous être heureux ?
00:49:28La politique de la ville,
00:49:30quel scandale, les politiciens qui ont fait ça,
00:49:32vous vous rendez compte ?
00:49:34Ils ont installé le malheur,
00:49:37la laideur.
00:49:39Et donc, en fait,
00:49:40ils sont déracinés de chez eux,
00:49:42ils sont déracinés chez eux.
00:49:45Ensuite, je dis les hordes du ressentiment.
00:49:48Non seulement ils sont déracinés,
00:49:50mais ils sont dans le ressentiment.
00:49:51Pourquoi ?
00:49:52Parce qu'on leur a appris à détester la France.
00:49:59On leur propose,
00:50:01en tout et pour tout,
00:50:02pour devenir français,
00:50:04la laïcité, les droits de l'homme
00:50:06et les valeurs de la République.
00:50:07Mais vous rigolez ou quoi ?
00:50:08La laïcité, pour eux,
00:50:10c'est la métaphysique du néant.
00:50:14C'est le vide spirituel absolu.
00:50:17La laïcité maçonnique.
00:50:20C'est-à-dire l'athéisme d'État.
00:50:26Ensuite,
00:50:28les droits de l'homme,
00:50:29c'est une abstraction.
00:50:31La République, c'est une abstraction.
00:50:33C'est un code.
00:50:34Vous n'arrêtez pas une lame de feu
00:50:36avec des codes.
00:50:38Et enfin et surtout,
00:50:41on leur a expliqué,
00:50:44nous les Français,
00:50:46à l'école
00:50:48ou dans les médias,
00:50:49la société médiatique,
00:50:50que la France est née
00:50:52de l'esclavagisme
00:50:53et du colonialisme
00:50:54et qu'il est temps pour eux
00:50:56de prendre leur revanche.
00:50:57Eh bien voilà,
00:50:58ils prennent leur revanche.
00:50:59C'est un désastre.
00:51:01Il nous reste deux sujets
00:51:03et vous souhaitiez absolument
00:51:04traiter ces deux sujets,
00:51:06Philippe de Villiers.
00:51:07D'abord,
00:51:08on va parler depuis quelques semaines
00:51:09d'une journaliste
00:51:10qui travaille pour Europe 1
00:51:11et qui travaille également
00:51:13pour CNews,
00:51:13Zenia Federova,
00:51:15qui est désormais au cœur
00:51:16d'une campagne
00:51:16qui ne vise pas que ses arguments
00:51:18mais aussi sa personne,
00:51:19son origine russe
00:51:21est brandie comme une présomption
00:51:23de culpabilité peut-être.
00:51:24Je vous propose d'écouter
00:51:25parce que c'est allé très loin
00:51:27jusqu'au président de la République,
00:51:30Emmanuel Macron,
00:51:30qui a réagi une nouvelle fois
00:51:33depuis Monténégro.
00:51:34C'était il y a 48 heures,
00:51:35si je ne m'abuse.
00:51:38Quant au fond de l'affaire,
00:51:41je n'ai pas attendu
00:51:42qu'elle soit commentée aujourd'hui.
00:51:44Je vous renvoie à ce que je disais
00:51:45à Versailles en juin 2017.
00:51:49Assez clairement,
00:51:50en présence du président Poutine
00:51:52devant une personne
00:51:54qui était à l'époque
00:51:55en charge prétendument
00:51:57d'un média
00:51:57mais de ce qui était
00:51:58une agence de propagande d'État.
00:52:02Les choses n'ont pas changé.
00:52:03Je pense la même chose.
00:52:05Voilà.
00:52:06Geoffroy Lejeune.
00:52:07Alors Philippe,
00:52:08certaines belles-âmes
00:52:09voudraient que son titre de séjour
00:52:11soit retiré à Xenia Fedorova.
00:52:14Comment vous,
00:52:15analysez-vous,
00:52:16cette chasse à l'ours russe ?
00:52:20Le président de la République
00:52:21depuis le Monténégro
00:52:22nous explique
00:52:25le problème numéro un
00:52:27de la France.
00:52:28Ce n'est pas l'essence,
00:52:30ce n'est pas la dette,
00:52:32ce n'est pas
00:52:34la rue qui flambe.
00:52:37ou la justice
00:52:38qui se déshonore.
00:52:40Le problème numéro un
00:52:41de la France,
00:52:42c'est le canon français
00:52:43qui chante
00:52:44le lac de Konemara
00:52:45et Xenia Fedorova
00:52:48qui chante
00:52:49la chanson de l'ara.
00:52:51Et donc,
00:52:53le problème numéro un,
00:52:55c'est le titre de séjour
00:52:57d'une journaliste russe
00:52:59qui sévit sur CNews.
00:53:04et au moment
00:53:05où le ministre de l'Intérieur
00:53:08reçoit son collègue
00:53:11algérien,
00:53:12le ministre de l'Intérieur
00:53:14de l'Algérie
00:53:14qui vient lui réclamer
00:53:16en douce
00:53:16un titre de séjour
00:53:18pour son fils
00:53:19qui est en situation
00:53:19irrégulière en France.
00:53:21Et donc,
00:53:23comme disait Montaigne,
00:53:25nous sommes enroués.
00:53:26D'un côté,
00:53:27il y a un titre de séjour
00:53:28qu'il faut retirer
00:53:31pour Xenia Fedorova,
00:53:32journaliste à CNews,
00:53:34et de l'autre,
00:53:35un titre de séjour
00:53:36qu'il faut accorder
00:53:37parce que c'est quand même
00:53:38l'Algérie
00:53:38et on est en train
00:53:39de rétablir
00:53:40une relation harmonieuse.
00:53:43Comme le sait bien
00:53:45Boilem Sansal.
00:53:48Alors, en fait,
00:53:49nous sommes devant
00:53:50une nouvelle définition
00:53:51de la liberté d'expression
00:53:54que je voudrais saluer.
00:53:56la nouvelle liberté d'expression,
00:53:59c'est l'expression
00:54:00du système dominant
00:54:03avec un narratif officiel
00:54:05et ceux qui ne sont pas
00:54:06dans le narratif officiel,
00:54:07dont je fais partie d'ailleurs,
00:54:09on va le voir dans un instant,
00:54:13sont des propagandistes.
00:54:16Ça, c'est le nouveau mot
00:54:17qui est sorti récemment.
00:54:20Propagandiste.
00:54:22Donc, en fait,
00:54:23on a beau avoir
00:54:24une carte de presse
00:54:26si on ne dit pas
00:54:27du bien de l'Ukraine
00:54:29et de Zelensky
00:54:32et de Macron
00:54:33qui est son ami,
00:54:35on est propagandiste.
00:54:39Alors,
00:54:40c'est le journal Le Monde
00:54:41qui a organisé
00:54:43la première battue
00:54:44avec un dossier d'accusation
00:54:47qui est lourd.
00:54:49jugé par vous-même.
00:54:54Premièrement,
00:54:55Zénia Fedorova,
00:54:56elle dit que
00:54:58l'OTAN a peut-être
00:54:59une part de responsabilité
00:55:00historique
00:55:01dans le déclenchement
00:55:02de cette guerre.
00:55:04C'est aussi
00:55:05ce que j'ai dit ici.
00:55:09Ensuite,
00:55:10elle dit que
00:55:11les 90 milliards
00:55:13d'aides de l'Europe,
00:55:14de l'Union Européenne
00:55:15à l'Ukraine,
00:55:17ce n'est peut-être
00:55:18pas bienvenu
00:55:19parce que ça fait
00:55:2017 milliards
00:55:20pour les contribuables français.
00:55:22C'est aussi
00:55:23ce que je dis.
00:55:26Ensuite,
00:55:27elle dit
00:55:27l'entrée
00:55:28de l'Ukraine
00:55:30dans l'OTAN,
00:55:31c'est sans doute
00:55:32une erreur
00:55:33et on peut comprendre
00:55:34la position russe
00:55:35parce que
00:55:36mettre côte à côte
00:55:37deux puissances nucléaires,
00:55:39c'est dangereux
00:55:40pour la paix.
00:55:41C'est aussi
00:55:42ce que je dis.
00:55:44Ensuite,
00:55:45elle dit
00:55:46l'entrée
00:55:47de l'Ukraine
00:55:48dans l'Union Européenne,
00:55:50c'est la mort
00:55:50de l'agriculture française.
00:55:52C'est aussi
00:55:53ce que je dis.
00:55:55Mais ce qu'elle ne dit pas
00:55:56et ce que je vais ajouter,
00:55:57c'est que
00:55:58en fait,
00:56:02est-ce que la DOXA
00:56:03ne supporte pas ?
00:56:05C'est que
00:56:08peut-être
00:56:08je me trompe,
00:56:09mais j'ai l'impression
00:56:10que
00:56:11la vraie menace
00:56:13existentielle,
00:56:14ce n'est pas tant
00:56:14la Russie
00:56:15que l'islamisme militant.
00:56:17Vous voyez ?
00:56:18Je hasarde
00:56:19une opinion personnelle
00:56:21en ajoutant
00:56:22au dossier
00:56:23d'accusation
00:56:24de Zénia Fedorova
00:56:25une charge
00:56:27indue
00:56:27puisque ce n'est pas
00:56:28elle qui dit ça,
00:56:29c'est moi.
00:56:31Alors,
00:56:33le réquisitoire,
00:56:34le réquisitoire,
00:56:35c'est retirer
00:56:36le titre de séjour
00:56:38à Zénia Fedorova.
00:56:39Alors,
00:56:40pour trois raisons.
00:56:41Elle est russe,
00:56:44elle est donc
00:56:46pro-russe,
00:56:48vous me suivez,
00:56:49et donc
00:56:50c'est un agent
00:56:51de propagande russe.
00:56:56Alors,
00:56:56vous me suivez,
00:56:57sauf qu'il va falloir
00:56:58me suivre jusqu'au bout
00:57:00parce que dans ce cas-là,
00:57:03Glucksmann,
00:57:04comme l'a très bien dit
00:57:05Éric Zemmour,
00:57:06Glucksmann,
00:57:08il est pro-Zelensky,
00:57:10il est pro-Ukraine,
00:57:12donc c'est un agent
00:57:14de propagande ukrainienne.
00:57:16Il faut peut-être
00:57:17qu'on lui retire
00:57:18son titre de séjour.
00:57:20Retailleau et
00:57:21Edouard Philippe
00:57:22qui sont allés en Ukraine,
00:57:23ils ont fait
00:57:23la propagande
00:57:24pour l'Ukraine.
00:57:25Au moment même
00:57:26où l'Ukraine
00:57:28vient de saluer,
00:57:30il y a un article
00:57:30dans le Monde
00:57:31superbe,
00:57:33vient de saluer
00:57:36les anciens nazis
00:57:38nationalistes
00:57:38en Ukraine
00:57:39en présence
00:57:41de Zelensky.
00:57:43Ils conscientent ça.
00:57:45Donc ceux qui vont
00:57:46en Ukraine,
00:57:47moi je propose
00:57:48qu'au nom de la lutte
00:57:50contre les nazis ukrainiens,
00:57:53on leur retire
00:57:54leur titre de séjour,
00:57:55en tout cas qu'on leur dise
00:57:56non, vous n'allez pas
00:57:57vous le présenter
00:57:57à la présidentielle quand même.
00:57:59Vous êtes du côté
00:58:00des nazis ukrainiens.
00:58:03Ce que je dis
00:58:04est documenté,
00:58:04vous allez voir
00:58:05le journal Le Monde,
00:58:06il y a un article
00:58:06qui est sévère
00:58:07sur Zelensky.
00:58:08Qu'est-ce qu'il lui a pris ?
00:58:11Ils ont rendu
00:58:12un hommage vibrant
00:58:13aux nazis,
00:58:14Mélnik notamment.
00:58:15Ça vous dit quelque chose ?
00:58:17Les historiens connaissent.
00:58:24Mais il y a d'autres cas
00:58:25un peu plus difficiles.
00:58:27Rima Hassan,
00:58:28elle est pro-Hamas.
00:58:30Donc c'était un agent
00:58:31de propagande du Hamas,
00:58:33donc on peut lui retirer
00:58:34son titre de séjour.
00:58:35Ça serait pas mal d'ailleurs.
00:58:36Ksenia Fedorova,
00:58:39Rima Hassan,
00:58:40deux femmes,
00:58:40vous voyez,
00:58:41bon.
00:58:43Et puis il y en a
00:58:44un que je ne veux pas oublier
00:58:45parce qu'il m'en voudrait
00:58:45de l'avoir oublié.
00:58:49Parce que souvent
00:58:49il parle de moi.
00:58:50Le recteur
00:58:51de la grande mosquée
00:58:53de Paris,
00:58:54il est algérien,
00:58:55il est pro-algérien,
00:58:57c'est un agent
00:58:57de propagande algérien.
00:58:59Alors il a pur sucre.
00:59:00Donc on pourrait aussi
00:59:02lui retirer
00:59:03son titre de séjour.
00:59:04Alors je vais vous dire,
00:59:05vous avez parlé
00:59:06de la chasse
00:59:06à l'ours russe.
00:59:07Et moi je vais conclure
00:59:09en vous disant
00:59:09derrière la chasse
00:59:10à l'ours russe,
00:59:12il y a la chasse
00:59:13aux lapins bretons.
00:59:16Je sais que pas beaucoup
00:59:17de gens comprennent
00:59:18ce que je viens de dire,
00:59:19mais je vais vous expliquer,
00:59:22c'est simple.
00:59:23Vous avez remarqué
00:59:24qu'un coup
00:59:26c'est Maxime Sarradal
00:59:27coupable,
00:59:27le canal plus,
00:59:28le cinéma,
00:59:30puis après c'est Grasset,
00:59:31puis après c'est CNews,
00:59:32puis après avant
00:59:33c'était C8
00:59:34qui a été supprimé
00:59:36et en fait derrière tout ça
00:59:38c'est qui ?
00:59:38C'est le lapin breton.
00:59:40C'est le déhanché
00:59:42du lapin breton,
00:59:43Vincent Boularet.
00:59:44Il est imprenable
00:59:45parce que le lapin
00:59:46est bien meilleur
00:59:47que le tireur
00:59:48qui n'est qu'un braconnier
00:59:49amateur.
00:59:51Et donc
00:59:55s'ils font ça,
00:59:57s'ils ont le titre
00:59:58de séjour,
00:59:59alors moi je propose
01:00:01qu'il y ait
01:00:02une grande manifestation
01:00:03on va faire comme
01:00:04Tommy Robinson
01:00:05en Angleterre,
01:00:06ça me démange moi.
01:00:08Avec tous les drapeaux,
01:00:09etc.
01:00:10Et en avant CNews.
01:00:11Voilà.
01:00:11Je pense qu'ils ne feront
01:00:12pas cette erreur.
01:00:14Mais s'ils la commettent,
01:00:17nous serons nombreux
01:00:19autour du déhanché
01:00:20du lapin breton.
01:00:22CNews
01:00:23vivra.
01:00:24Ils veulent supprimer
01:00:25CNews.
01:00:26Ils veulent fermer
01:00:27CNews.
01:00:27Et ici,
01:00:28on le sait très bien.
01:00:29donc je le dis,
01:00:30non,
01:00:31vous ne fermerez pas CNews.
01:00:32Et si vous fermez CNews,
01:00:34alors la catastrophe politique
01:00:36pour vous sera encore pire.
01:00:38Et peut-être qu'après
01:00:39une telle explication
01:00:41de texte,
01:00:42vous avez le premier français
01:00:43qui va recevoir
01:00:44une obligation
01:00:45de quitter
01:00:46le territoire français.
01:00:47Oui.
01:00:47Et celle-ci sera exécutée.
01:00:48Philippe Devilliers,
01:00:51préparez vos valises.
01:00:52C'est un point de chute.
01:00:53Le Liban ?
01:00:54Non.
01:00:55Ah ?
01:00:55Non, c'est le Puy-du-Fou
01:00:56qui va.
01:00:57Le Puy-du-Fou ?
01:00:57Oui.
01:00:58Mais vous plaisantez.
01:01:00Vous croyez que c'est
01:01:00comme la Corse,
01:01:01le Puy-du-Fou ?
01:01:02Bon, là,
01:01:03on ne vient de pas supporter.
01:01:05Bon,
01:01:05Philippe Devilliers,
01:01:07il nous reste
01:01:08trop peu de temps
01:01:09pour faire l'apologue,
01:01:12mais vous souhaitiez
01:01:13quand même avoir un mot
01:01:14pour le 6 juin 44.
01:01:16Oui.
01:01:16Expliquez-nous pourquoi.
01:01:17Vous me donnez combien de temps ?
01:01:181 minute 20.
01:01:191 minute 20.
01:01:20Alors, c'est simple,
01:01:21j'avais un ami
01:01:21qui s'appelait Maurice Schumann,
01:01:23pas Robert,
01:01:24Maurice Schumann,
01:01:25porte-parole de la France Libre,
01:01:26qui m'a raconté
01:01:27la première colère de De Gaulle
01:01:28quand il a découvert
01:01:29qu'il y avait du papier monnaie
01:01:30qui circulait en Normandie
01:01:32le 14 juin à Bayeux.
01:01:36Il écume en disant
01:01:37le droit d'émission
01:01:39appartient à l'autorité nationale,
01:01:41pas question de garder
01:01:43le cours forcé de cette monnaie
01:01:44qui est une fausse monnaie.
01:01:45En fait, c'est des dollars.
01:01:46C'est-à-dire que les Américains
01:01:47installent un gouvernement provisoire
01:01:49avec une monnaie provisoire
01:01:51qui est le dollar.
01:01:52Et en fait,
01:01:53il en appelle à Saint-Louis
01:01:54en disant
01:01:55pas de nation sans monnaie,
01:01:58pas d'État sans monnaie,
01:01:59pas de monnaie sans nation,
01:02:00pas de monnaie sans État.
01:02:02Cet apologue est une parabole
01:02:05parce qu'aujourd'hui,
01:02:06nous vivons sous l'empire
01:02:08d'une monnaie
01:02:09qui n'est plus la nôtre,
01:02:10nous ne sommes plus souverains,
01:02:12nous sommes sous l'empire
01:02:13d'un euro qui est un marque européen
01:02:17qui nous détruit,
01:02:18qui nous déclasse.
01:02:20Et donc, moi,
01:02:21en ce 6 juin,
01:02:23je reprends le coup de gueule de De Gaulle
01:02:24et je dis,
01:02:25allez, il faut sortir de l'euro,
01:02:27il faut que le franc revienne.
01:02:29Vive la France,
01:02:30vive le franc.
01:02:32Eh bien, écoutez,
01:02:33cette dernière question
01:02:34fera jurisprudence
01:02:35puisque vous arrivez en 1 minute 20
01:02:37à me raconter une histoire.
01:02:38Alors, Philippe Devilliers,
01:02:40un grand merci.
01:02:41Ça fait du bien d'avoir le sourire.
01:02:42Vous savez ce que ça veut dire franc ?
01:02:44Allez-y.
01:02:44Ça veut dire libre.
01:02:46Ça me fait plaisir
01:02:47d'avoir un peu de sourire
01:02:49en fin d'émission
01:02:49tant l'actualité est dramatique
01:02:51et nous en parlerons
01:02:52dans quelques instants
01:02:53dans l'heure des pros.
01:02:54Merci Philippe Devilliers,
01:02:55merci Geoffroy Lejeune.
01:02:56Merci.
01:02:56Dans quelques secondes,
01:02:57c'est l'heure des pros.
01:02:57Restez avec nous.
01:02:59Merci.
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