Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 semaines
Jean-Charles Samuelian-Werve, cofondateur et directeur général d'Alan, était l'invité de Laure Closier dans Good Morning Business, ce vendredi 26 juin. Il annonce une nouvelle levée de fonds de 480 millions d'euros pour étendre l'activité de son entreprise à l'international sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Il est 7h43 sur BFM Business et ce matin notre invité c'est Jean-Charles Samuelian.
00:03Bonjour, vous êtes le cofondateur et directeur général d'Alan.
00:07Alan qui a lancé et qui a annoncé une nouvelle levée de fonds, 480 millions d'euros.
00:11Ça valorise l'entreprise à plus de 5 milliards quand on s'était vu il y a, je ne sais
00:14pas, moins de deux mois peut-être.
00:16Vous étiez en train d'annoncer l'arrivée de Kylian Mbappé et déjà une nouvelle levée de fonds.
00:21Vous dites cet argent, on n'en avait pas besoin, on n'a pas besoin de cash.
00:25Alors pourquoi vous avez levé à nouveau ce montant stratosphérique ?
00:28C'est une bonne question qu'on s'est posée mais parfois il y a des opportunités qui permettent de
00:32continuer à accélérer.
00:33Et nous notre vision d'Alan qui est de créer cette assurance prévention globale,
00:37donc pas seulement en France, on est déjà dans 4 pays mais on veut continuer l'expansion,
00:40à continuer à investir très fortement sur l'intelligence artificielle au service de nos membres, de nos clients mais aussi
00:44des opérations,
00:45à continuer à innover dans la prévention et dans l'accès aux soins, c'est des ambitions qui sont énormes.
00:51Et donc même si on est profitable en France, on veut continuer à s'étendre.
00:54Donc on a prévu de lancer, on est dans 4 pays aujourd'hui, 4 nouveaux pays dans les 18 prochains
00:57mois.
00:58Donc on investit pour ça, on investit aussi dans notre capacité en IA.
01:02Il y a Mo, notre assistant médical, qui aide déjà nos membres.
01:05On a un tiers de nos membres qui ouvrent l'app chaque semaine.
01:08Quand ils commencent à interagir avec Mo, après c'est aussi des usages toutes les semaines.
01:12Et donc ça, on continue à investir et à développer cette expérience-là de manière globale.
01:17Et enfin, on a fait une acquisition récemment avec Aro, qui est devenu Alan Précision pour notre offre de tests
01:23sanguins avancés.
01:24Et on va avoir une politique un peu plus agressive aussi d'acquisition et avoir du cash qui nous permet
01:28de le faire.
01:28Ce que je comprends Jean-Charles, c'est que là il y avait un petit momentum intéressant pour vous.
01:33Donc du coup, vous avez levé et puis vous utiliserez cet argent après en gros.
01:38Ce qui veut dire que de l'argent privé, il y en a.
01:40Il y a de l'argent privé pour les boîtes qui grandissent vite.
01:43En effet, nous on fait 53% de croissance.
01:44Là, on n'a pas structuré un tour.
01:46On n'est pas allé voir le marché.
01:47C'est Prozus qui est une plateforme européenne d'investissement.
01:52Qui n'était pas déjà au capital, mais qu'on connaissait depuis deux ans parce qu'on avait construit la
01:55relation.
01:55Qui sont venus vers nous.
01:57Qui sont allés très en profondeur sur le business et qui nous ont vus comme un champion de notre catégorie
02:01de manière globale.
02:02Et donc, ils ont déployé énormément de capital avec nos existants index, ventures et Ontario Teachers Pension Plan qui ont
02:08réinvesti.
02:08Et donc, ça prouve en effet que quand le business va bien et très vite et qu'il n'a
02:12pas besoin de capitaux, il y a des gens qui se battent pour rentrer et donner du capital.
02:15Et ça, c'est très important.
02:17Vous dites 53% de croissance, c'est sur l'année ?
02:19Annuel par rapport à là où on était il y a 12 mois.
02:21Et encore, vous êtes assez peu présent.
02:24C'est-à-dire qu'il y a une marge, ne serait-ce qu'en France, importante.
02:28Exactement.
02:28On couvre aujourd'hui 1,1, 1,2 million de personnes.
02:30On va finir l'année au-dessus d'un milliard de revenus annualisés.
02:33Et pourtant, on est encore tout petit par rapport à ce qu'on peut être en France et globalement.
02:36Et c'est pour ça qu'on a une ambition incroyable de créer un champion global de la santé, de
02:42la prévention, de l'assurance prévention dans le monde.
02:45Et ça, il faut qu'on ait ces ambitions-là en Europe.
02:47Et c'est aussi pour ça qu'on a choisi Prozus parce que Prozus, c'est une plateforme globale.
02:51Ils sont très forts.
02:53Ils sont les leaders dans plusieurs pays émergents et non émergents.
02:55en Europe, il y avait beaucoup de synergies sur les sujets d'intelligence artificielle, sur les sujets consumer aussi,
03:00donc sur l'approche pour les individus où on est en train de lancer beaucoup de services avec Alain.
03:04Et donc, c'était ça aussi.
03:05Il y a la valeur synergétique de tout ce qu'on construit qui était important pour nous.
03:08Le modèle, c'est révolu.
03:09C'est un peu la même chose, c'est-à-dire qu'acquisition client massive, massive, massive.
03:16Je ne dirais pas que le modèle, c'est révolu.
03:17Après, notre modèle, c'est le nôtre et on veut être la norme.
03:20On veut dire que les autres disent à la croissance.
03:22Mais en effet, on veut avoir le meilleur produit, la meilleure offre, le meilleur service.
03:26C'est un prix extrêmement compétitif.
03:28Que ce soit impossible de ne pas choisir Alain parce qu'il y a plus de valeur, plus de services,
03:31plus de prévention, une meilleure assurance.
03:33Et ça, ça génère de la croissance.
03:35Et après aussi, ce qu'on fait bien, c'est qu'on est les seuls à avoir globalisé notre plateforme
03:39technologique.
03:39Et du coup, on est les seuls à opérer avec la même application et la même plateforme derrière entre plusieurs
03:44pays en santé.
03:45Ce qui était vu comme impossible vu que chaque système de santé est différent.
03:48Et donc là, ça a été énormément d'investitions de notre part pour créer la première plateforme globale d'assurance
03:52santé.
03:52Justement sur les questions de prévention.
03:54Ce matin, par exemple, dans le Parisien, il y a Monique Barbu, la ministre de la Transition écologique,
03:57qui dit qu'on n'aurait jamais pu anticiper, on ne savait pas qu'il ferait 42 degrés.
04:01Donc, on ne sait pas que les trains, ils ont du mal à fonctionner.
04:04Qu'est-ce que ça vous inspire aujourd'hui, cette période de canicule où ça fait des années qu'on
04:08dit,
04:09enfin, je ne sais pas, personne ne découvre,
04:10mais on dit qu'on n'a pas eu les moyens justement de faire de la prévention.
04:14En tout cas, moi, je l'applique à ce que je connais,
04:16mais c'est en effet, il faut...
04:17Ce qu'on sait, c'est que quand on agit en curatif ou trop tard,
04:21ça coûte extrêmement cher aux individus.
04:24Donc, il y a un modèle économique de la prévention.
04:26Il y a un modèle économique à la prévention, ça c'est sûr, et nous on le voit.
04:28Mais il faut penser la prévention de manière personnalisée,
04:31il faut la penser de manière engageante,
04:33il faut la penser de manière fun.
04:34C'est aussi pour ça qu'on a lancé Alan Play,
04:36et c'est pour ça qu'on a un tiers de nos membres qui ouvre la chaque semaine et un
04:39dixième chaque jour.
04:39C'est parce qu'on a rendu la prévention plus fun que scroller sur TikTok.
04:42Et ça s'applique à tous les domaines.
04:44Mais en effet, il faut anticiper les problèmes,
04:46et après agir, et aider les gens à agir.
04:48Et le problème, c'est qu'on sait tous ce qu'il faut faire.
04:50C'est comment on aide à le faire de manière quotidienne.
04:53Développement à l'international prévu,
04:54les règles ne sont pas les mêmes dans chaque pays,
04:57il faut quand même vous adapter.
04:59Où est-ce que c'est le plus dur ?
05:01C'est à la fois dur partout,
05:03et à la fois les mêmes problèmes.
05:05Quand on s'était lancé en France il y a dix ans,
05:07on avait eu la première licence d'assurance indépendante en trente ans.
05:09Quand c'est lancé au Canada il y a deux ans,
05:11c'était la première depuis 1957,
05:13donc depuis encore plus longtemps.
05:14Donc on rentre souvent dans des marchés
05:15qui sont avec des acteurs établis,
05:18qui sont là depuis longtemps,
05:19mais où il n'y a pas eu de nouvel acteur depuis des décennies souvent.
05:23Et donc notre arrivée permet de donner un vent d'air frais
05:26au service des clients,
05:28qui peuvent aller des individus à très grands groupes,
05:32en passant par tous les types d'entreprises,
05:34tous les secteurs,
05:35les indépendants,
05:36les retraités.
05:37On a aussi des contrats avec des ministères,
05:40comme le ministère des Finances,
05:41de l'Économie et des Finances.
05:42Et donc nous ce qu'on fait,
05:44c'est dans chaque pays,
05:45on arrive avec cette même offre,
05:47de la prévention engageante,
05:49de l'accès aux soins plus facile,
05:51parce qu'on vit dans un pays
05:51où il y a de plus en plus de déserts médicaux,
05:53et ça s'applique partout,
05:54les délais d'attente sont en train d'exploser
05:55pour pouvoir parler à des médecins,
05:57et une expérience de l'assurance
05:58qui est honnêtement extraordinaire dans ses moindres détails.
06:00Et un prix inférieur,
06:01c'est-à-dire que sur les appels d'offres,
06:02vous êtes inférieur aux grosses mutuelles ?
06:05On est souvent très efficaces sur les coûts de gestion,
06:08parce qu'on a reconstruit toute la chaîne de valeur,
06:10on a enlevé pas mal d'intermédiaires,
06:12et donc on est très efficaces sur les coûts de gestion.
06:14Après, sur la prime d'assurance,
06:15on est à l'équilibre,
06:16mais on fait pas mal de choses
06:17pour aider à lutter contre l'inflation médicale,
06:19en effet, aider à lutter contre l'absentéisme,
06:21et ça, les entreprises le valorisent énormément.
06:23Ça veut dire que vous faites déjà
06:24ce que proposait ce qu'on a reçu le groupe Vive cette semaine,
06:26il disait qu'il faut développer le fait que votre mutuelle vous dise
06:29que vous allez chez un médecin agréé,
06:30c'est lui chez qui il faut aller,
06:31un peu comme ça fonctionne dans l'automobile.
06:34Vous, vous faites déjà ça ?
06:34On aide nos membres,
06:36et donc Mo, notre agent IA,
06:38qui est une vingtaine d'agents,
06:40aide à coordonner le soin pour nos membres
06:41quand ils en ont besoin.
06:42Vous fléchez ?
06:43Oui, et en Espagne,
06:44notre IA appelle même les cliniques
06:46pour réserver pour vous.
06:47Ah oui, ça va très très loin.
06:48Vous êtes un des fondateurs
06:50de la première heure de Mistral.
06:51Est-ce que là,
06:52vous sentez un changement de la part des entreprises ?
06:55On voit les contrats de Mistral s'enchaîner,
06:57les entreprises du CAC 40 faire tourner les modèles.
06:59Est-ce que vous dites là,
07:00il y a quelque chose qui s'est passé ces dernières semaines,
07:03peut-être avec une envie de souveraineté
07:05face aux menaces américaines ?
07:07Je pense que les messages qu'on porte
07:08depuis la création de Mistral,
07:09qui sont l'importance de la souveraineté,
07:11l'importance de contrôler ses modèles,
07:13l'importance de ne pas être dépendant
07:14de technologies extérieures,
07:16l'importance de l'open source aussi,
07:18sont des messages qui résonnent maintenant
07:19de plus en plus.
07:20Mais ça fait plusieurs années
07:21qu'on les porte là-dessus.
07:22Après, l'exécution de l'équipe Mistral
07:24est honnêtement assez extraordinaire
07:25sous le leadership d'Arthur.
07:27Et donc oui, ça s'accélère,
07:29le business va bien.
07:30La verticalisation qui a été pensée
07:31avec le lancement de Mistral Compute
07:33pour avoir aussi une infrastructure
07:35européenne, résiliente
07:36et extrêmement importante.
07:37Donc oui, il y a un vrai moment là
07:39qui est en train de se passer.
07:40Je suis très content.
07:40Mais là où on parle de fonds,
07:42évidemment, entre les valorisations,
07:44ça n'a rien à voir entre les États-Unis
07:45et l'Europe.
07:46Est-ce que vous pensez qu'on peut réussir
07:48grâce à la demande,
07:49en faisant bosser Mistral le plus possible ?
07:51Est-ce que c'est là
07:52où on peut avoir un game changer ?
07:53On part de la demande
07:54et après, les fonds suivront.
07:55Il n'y a aucun problème.
07:56Bien sûr, c'était plus dur
07:58parce qu'on n'est plus contraint
07:59en capital en Europe,
08:00un peu plus,
08:00mais on arrive quand même
08:01à lever des montants
08:01qui sont importants.
08:02Il y a beaucoup d'appétit
08:03pour Mistral
08:04ou pour des boîtes comme Alan.
08:05Encore une fois,
08:05on arrive à prouver
08:06qu'il y a de l'appétit
08:07des investisseurs internationaux
08:08quand on fait les choses bien.
08:10Et après, oui, c'est la demande.
08:11Les gens veulent investir chez Alan
08:13parce qu'on grandit très vite
08:14et les gens investiront chez Mistral
08:16parce que Mistral grandit très vite.
08:17Comment vous regardez
08:18les débats autour d'Entropique,
08:20de Mythos,
08:20quand on dit
08:21ça va trop vite,
08:21ça peut nous dépasser.
08:23Il faut mettre sur pause.
08:24C'est Entropique eux-mêmes
08:24qui disent qu'il faut mettre sur pause.
08:25Regardez ça comment ?
08:27Il dit ça
08:27et à la fois,
08:28il continue à pousser les modèles
08:29parce que c'est une course.
08:30Et donc, je pense
08:30qu'il ne faut pas être naïf
08:32sur ce qui est en train de se passer.
08:34La technologie va continuer à avancer
08:36et ça va continuer à être une course.
08:37Donc, la question,
08:38c'est plutôt
08:38comment on digère ça
08:39de manière intelligente
08:40en termes de société,
08:41comment les entreprises
08:42prennent les sujets,
08:43comment on améliore
08:44tous les systèmes
08:45en termes de cybersécurité,
08:46etc.,
08:47parce que ça va arriver.
08:48Donc, on en revient
08:49à la question de la prévention
08:50et de la canicule
08:50que vous aviez tout à l'heure.
08:51C'est soit on décide de dire
08:52ça ne va pas se passer
08:53en espérant que ça ne se passe pas,
08:55soit on dit
08:55ça va se passer
08:56de manière identique.
08:57Mais comment en termes de société,
08:58en termes d'individus,
08:59on se structure
09:01pour se saisir des sujets,
09:02encore une fois,
09:03construire les technologies nous-mêmes
09:04ou très bien utiliser
09:05les technologies des autres,
09:06etc.
Commentaires

Recommandations