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  • il y a 7 minutes
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités dans 100% Actu.  

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News
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00:02Bon dimanche, il est presque midi. Bienvenue sur CNews 100% Actu, c'est votre rendez-vous.
00:08On vous accompagne pendant une heure pour décrypter l'actualité au cœur de l'actualité de sujets majeurs,
00:13ces émeutes et cette soirée de violences à Saint-Pierre-des-Cors en Indre-et-Loire.
00:17On va y revenir longuement. Le maire de la commune sera avec nous en direct dans quelques instants.
00:20On va revenir bien sûr sur l'éviction de Charles Sapin, la capitulation de la direction de France Inter
00:25face à l'éditorialiste, directeur adjoint de Valeurs Actuelles.
00:28Voilà pour l'essentiel de cette heure ensemble. Mais d'abord, à midi, on accueille Sandra Chiambeau.
00:32Bonjour chère Sandra, c'est l'essentiel de l'actu.
00:34Bonjour Julien, bonjour à tous. Et on démarre avec un nouveau coup dur pour les automobilistes.
00:38Entre autres, le prix du gazoil est affiché ce dimanche à près de 2,41 euros en moyenne en France.
00:44Un nouveau record en pleine crise géopolitique où les approvisionnements sont fortement perturbés.
00:49Le sans-plomb 95,10 est à plus de 2,17 euros le litre et le sans-plomb 98 dépasse
00:55les 2,28 euros en moyenne.
00:57Le pouvoir d'achat est une préoccupation majeure pour les Français contraints de poursuivre leurs efforts pour préserver leur équilibre
01:05financier.
01:06On va prendre la température sur un marché à Balancourt-sur-Essonne où on retrouve Sarah Fenzari-Olivier Campan.
01:12Et on peut dire que la hausse des prix a du mal à passer.
01:19Bonjour Sandra, tout à fait comme vous le voyez derrière moi, ce marché est loin d'être rempli ce matin.
01:26C'est ce que nous disait le maraîcher tout à l'heure.
01:29Les clients sont de moins en moins nombreux et surtout ils achètent moins.
01:33Justement, on retrouve Evelyne qui fait ses petites courses depuis ce matin.
01:39Bonjour Evelyne, vous avez acheté des baguettes de pain.
01:43Oui.
01:44Combien ça vous a coûté ?
01:455,20 euros.
01:465,20 euros et j'aimerais savoir, vous êtes retraitée, vous touchez sans indiscrétion combien de pensions par mois ?
01:531350 euros.
01:55Après les factures payées, après tout ça ?
01:58Plus grand chose, une chance que je suis mariée et que mon mari a sa petite retraite aussi sinon...
02:04Et ces dernières semaines, ces derniers mois, vous avez vu l'évolution des prix ? Comment vous gérez ça ?
02:08Ah oui, d'une semaine à l'autre, quand je vais faire mes courses, tout a augmenté.
02:14Qu'est-ce que vous avez dû réduire ? Justement les courses, les sorties ?
02:18Les sorties, ça c'est sûr. Et les courses aussi. On ne se fait plus de plaisir, on mange normalement.
02:25Vous l'entendez, donc, ces citoyens comme Evelyne comptent tout le plein, les courses, les factures.
02:33Et pour certains, à la fin du mois, il ne reste pratiquement rien.
02:38Merci Sarah Fenzari et Olivier Campan.
02:40Dans le reste de l'actualité, les aides personnalisées aux logements seront gelées l'an prochain.
02:45Le ministre de la Ville et du Logement l'a annoncé hier.
02:48Cette mesure survient dans le cadre de l'effort de 54 milliards d'euros d'économie prévus dans le budget
02:542027.
02:55Le montant moyen de l'APL versé mensuellement par allocataire est de 219 euros selon la Cour des comptes en
03:022025.
03:03Et puis on termine l'international avec près de 4 millions d'électeurs allemands
03:07qui se rendent aux urnes aujourd'hui pour deux scrutins régionaux susceptibles d'affaiblir davantage le chancelier
03:13dont la cote de popularité baisse dans les sondages, 13% de satisfaction.
03:17Frédéric Mers a par ailleurs convoqué une réunion de crise de son parti conservateur, la CDU,
03:22qui se tiendra juste après l'annonce des premiers résultats.
03:25Merci beaucoup Sandra. Rendez-vous tout à l'heure pour un nouveau point sur l'actualité.
03:29Jonathan Sixou est parmi nous cet après-midi.
03:31Bonjour.
03:31En ce midi, bonjour cher ami.
03:33Bonjour à Reda Bellage, présent aussi porte-parole du syndicat de police Unité Île-de-France.
03:38Et bonjour à Florian Gérard Mercier, directeur des études du Millénaire.
03:41On vous le disait, soirée de violence, soirée plus que tendue à Saint-Pierre-des-Corps, en Indre-et-Loire,
03:46dans la banlieue de Tours, suite à une collision lors d'un rodé urbain entre un individu à moto et
03:52une voiture de police.
03:53Des affrontements ont suivi, des dégradations ont eu lieu dans la nuit.
03:57On dénombre 9 représentants des forces de l'ordre blessés, ainsi que 5 interpellations.
04:02Le maire de Saint-Pierre-des-Corps est avec nous, on ira le voir dans un instant.
04:05Je le remercie de sa présence.
04:06Mais d'abord, sur place, les équipes CNews.
04:08Bonjour Nicolas Roger, avec Charles Bagé.
04:11On le voit derrière vous, la ville porte encore les stigmates de cette nuit de violence.
04:19Oui, tout à fait.
04:20Nous sommes en face d'un collège de la ville, avec, vous l'avez dit, justement,
04:23ces trois voitures de particuliers, complètement détruites par les émeutiers.
04:27Alors, on sait que les émeutes sont parties d'une voiture de la police nationale.
04:32qui a percuté à un motard qui pratiquait, avec d'autres, des rodéos urbains.
04:36Ça s'est passé un peu plus loin dans la ville.
04:39Et de ce point, justement, où sont parties les violences,
04:42il y a des endroits un petit peu disséminés dans la ville,
04:47avec des poubelles brûlées, puis comme ici, des voitures brûlées.
04:49Certaines, d'ailleurs, il y a encore des mortiers d'artifices dans certaines de ces voitures.
04:54On sait que les affrontements ont été très violents,
05:00puisque des policiers, vous l'avez dit, ont été blessés.
05:03Des vidéos montrent, justement, également des voitures de police
05:08qui ont été brûlées et récupérées par les délinquants.
05:12Et puis alors, il faut se mettre aussi à la place des habitants,
05:15ici, dans cette commune de 16 000 habitants.
05:17Ils décrivent du bruit jusqu'à 4 heures du matin,
05:20avec également un hélicoptère au-dessus d'eux, en pleine nuit,
05:24pour repérer, justement, les délinquants dans la ville.
05:26Des scènes franchement apocalyptiques
05:28pour les habitants du quartier de la roboterie
05:30et jusqu'à des communes alentours, justement,
05:33dans ce quartier de la roboterie,
05:34où sont parties les violences.
05:36Une habitante nous disait qu'elle n'osait plus y passer le soir
05:39à cause du trafic de drogue qui serait présent dans ce quartier.
05:42C'est ce qu'on a pu observer, d'ailleurs,
05:44dans ce quartier où il y a des tags
05:45qui font allusion à des ventes illicites.
05:49Et tous ces habitants ont peur, donc, que cela recommence.
05:51L'un d'entre eux aurait entendu les délinquants, hier soir,
05:54dire que ces scènes de chaos pourraient se répéter, justement, ce soir.
05:58Merci beaucoup.
05:59Et justement, on va poser la question.
06:00Merci, Charles Bagé et Nicolas Roger,
06:02sur place à Saint-Pierre-des-Corts.
06:03On va poser cette question au maire de cette ville de Saint-Pierre-des-Corts,
06:07que je remercie d'être en direct avec nous.
06:09Olivier Comte, bonjour.
06:10Maire sans étiquette de Saint-Pierre-des-Corts.
06:13Un mot, d'abord, pour bien comprendre le contexte, M. le maire.
06:16La police avait été appelée dans le secteur,
06:18donc la nuit dernière, pour des nuisances causées par plusieurs jeunes
06:21qui se livraient à ces fameux rodéos urbains.
06:23C'est au cours de cette intervention que l'une des motos a été heurtée
06:26par un véhicule de police.
06:27C'est le point de départ, on l'a bien compris, de cette nuit de violence.
06:29Est-ce que vous avez un peu plus de détails sur le déroulé des événements ?
06:34Alors, je n'ai pas ce détail-là.
06:37Aujourd'hui, tout ce que je peux vous dire,
06:39c'est qu'une voiture de police a eu un accident avec une moto
06:43et un jeune a été gris au niveau de la jambe.
06:48Suite à cela, on a eu des jeunes qui sont en colère,
06:52qui ont commencé à partir, qui s'est parti en émeute,
06:55jusque vers minuit, minuit et demi.
06:58Ça s'est un peu calmé.
06:59Et après, on a eu des incendies un peu éparses dans la ville,
07:03donc jusqu'à 4h30 du matin à peu près.
07:07Pour le pourquoi, je n'ai pas plus d'infos pour l'instant.
07:10Donc moi, tout ce que j'ai demandé au préfet,
07:12c'est qu'il fasse une enquête pour qu'on ait vraiment les circonstances.
07:17Il me l'a confirmé tout à l'heure, la procureure a bien ouvert une enquête
07:20pour que toutes les lumières soient faites sur ce qu'il s'est passé.
07:23Vous avez appelé au calme ces dernières heures
07:25parce que la situation est toujours très sensible.
07:28Notre reporter sur le terrain nous disait il y a un instant
07:30qu'il y a déjà des appels pour que les violences continuent la nuit prochaine.
07:34On a bien compris qu'il suffit d'une étincelle pour que ces quartiers s'embrase.
07:37Quel est le niveau d'alerte pour vous ces prochaines heures ?
07:41Nous, aujourd'hui, on va travailler à l'apaisement.
07:45Hier soir, nous avons fait un communiqué de presse
07:47avec quasiment l'ensemble de notre conseil municipal.
07:52Je regrette qu'Elefine ne se soit pas...
07:55Donc, on n'ait pas réussi à faire l'unité avec eux
07:58pour l'appel au calme et que toute la lumière soit faite.
08:02Nous, aujourd'hui, ça va être un discours d'apaisement
08:05et c'est d'apporter des réponses, d'autant faire que ce se peut.
08:08Là, on est au nettoyage de ce qui s'est passé cette nuit.
08:12Vous me dites que les conseillers municipaux et l'Elefine
08:14ne se joignent pas aux appels au calme que vous appelez de vos voeux ?
08:18Pour quelles raisons ?
08:19Quels sont les arguments mis en avant ?
08:22Je laisserai le soin à eux de répondre.
08:25Moi, je ne suis pas dans une posture politique pour l'instant.
08:27Nous, ce que l'on veut, c'est avoir une unité pour dire
08:31qu'il faut que ça cesse parce que Saint-Pierre-des-Corps,
08:33ce n'est pas ça.
08:34Saint-Pierre-des-Corps, c'est une ville où le ministre de la Ville
08:39et du Logement est venu nous apporter vendredi
08:41la labellisation Cité Éducative avec des financements pour nos jeunes.
08:44C'est la SNCF qui doit investir 130 millions d'euros sur une gare.
08:48C'est des investisseurs et des entreprises qui doivent venir
08:50à Saint-Pierre-des-Corps pour apporter de l'emploi.
08:52On n'est qu'à une heure de Paris.
08:54C'est tout ce travail-là, Saint-Pierre-des-Corps.
08:56Et c'est vrai que malheureusement, ce qui s'est passé cette nuit,
08:59c'est des choses aussi que l'on voit dans d'autres communes.
09:01Ce qui s'est passé hier, ça n'a pas d'autre mot que de la guérilla urbaine.
09:04On est d'accord, monsieur le maire ?
09:06Oui, tout à fait.
09:08Ça s'est passé hier soir, et ça s'est aussi passé à l'hériture.
09:14Alors, on a un petit problème de son.
09:15On va peut-être rétablir ça.
09:16Je voudrais vous faire entendre, je pense que vous voyez
09:18et que vous entendez l'antenne également,
09:20nos reporters qui sont allés à la rencontre
09:22de certains de vos administrés
09:23qui donnent leurs sentiments sur ce qu'ils ont vécu cette nuit.
09:25Écoutez-les.
09:27C'était vraiment l'émeute.
09:29On a l'impression que c'était la révolution ici.
09:31Après, ce qui s'est passé,
09:33il y a plusieurs versions.
09:36C'est vraiment affreux.
09:38Affreux de voir tout ça.
09:40Déjà, on va voir comment ça s'est passé.
09:43On ne sait pas.
09:44Franchement, je ne sais pas.
09:46Ce n'est pas normal du tout.
09:47Depuis qu'on a un président qui ne veut rien savoir,
09:52au moment ou un autre, il faut bien que ça craque.
09:55Ça fait très peur.
09:56On se demande dans quel monde on vit.
09:58On marche sur la tête.
10:00On marche vraiment sur la tête.
10:01Alors, moi, j'y étais.
10:04J'ai vu la voiture sur la moto
10:06et le parpaing carrément déplacé.
10:09Donc, à mon avis, ça n'a pas dû y aller de main morte.
10:12Et après, l'émut s'est formé
10:14et j'ai rentré ma fille en sécurité.
10:17Vos habitants, M. le maire, ils ont peur.
10:19Ils sont en colère.
10:19On peut les comprendre.
10:21On parle de Saint-Pierre-des-Cores.
10:23Votre commune, vous me dites si je me trompe,
10:24mais pour avoir jeté un oeil tout à l'heure,
10:26on est à 15 000 habitants.
10:27A priori, pas réputé pour un taux de criminalité
10:30particulièrement élevé.
10:30Vous diriez que votre ville,
10:33aujourd'hui, elle est moins sûre que par le passé.
10:35Est-ce que M. le maire est avec nous et m'entend ?
10:38Alors, non.
10:39Je n'ai pas moins sûr.
10:41On est face à des mesures que l'on retrouve.
10:43J'étais vice-président à la politique de la ville
10:45de toute l'écropole Val-de-Loire.
10:48C'est quelque chose que l'on rencontre,
10:49qu'on voit dans d'autres quartiers prioritaires.
10:52On est surtout face à l'abandon
10:54de ce qu'il y a eu avec l'État aujourd'hui.
10:57Et c'est tout ce travail que l'on essaye de faire
11:01pour ramener ce lien qui manque avec les quartiers.
11:07Merci beaucoup.
11:09On essaiera de vous joindre, peut-être,
11:10si vous êtes disponible un petit peu plus tard,
11:12parce que c'est vrai que la liaison n'est pas formidable.
11:14Mais on a bien compris le sens de vos propos.
11:17Et merci encore une fois d'avoir témoigné sur CNews.
11:20Encore un rodéo urbain, un refus d'obtempérer
11:23qui dégénère.
11:25Hieré d'Abeladj.
11:26Dans ce pays, en fait, il y a toujours une bonne raison
11:28pour aller casser du flic.
11:29Pardon de le dire avec ce type de mots,
11:32mais c'est le constat qu'on peut faire hier.
11:34Il y a tellement de choses qui ne vont pas
11:35dans les images que je vois depuis ce matin.
11:39Juste déjà, ça c'est l'analyse du policier
11:41un peu plus dans le détail,
11:42mais déjà vous voyez les collègues en province,
11:44les voitures qu'ils ont.
11:45Les gars, ils ont des utilitaires.
11:47Ils ont des utilitaires pour prendre en charge des véhicules.
11:50On est en France, je crois que c'est...
11:51On fait partie du G7.
11:54On a des utilitaires, des fourgons qu'on utilise normalement
11:57pour transporter les fruits et légumes,
11:59pour poursuivre des véhicules.
12:01On peut peut-être mettre l'image en haut à droite
12:02au cœur de l'écran.
12:04Je dis ça à la régie pour qu'on voit un petit peu
12:05le type de véhicule.
12:07Regardez avec quoi on travaille, Julien.
12:09Regardez avec quoi on travaille.
12:11Et je ne vais même pas parler de l'équipement.
12:13Aujourd'hui, moi ce qui me choque,
12:14c'est que je vois les collègues
12:16qui sont tellement sous-effectifs,
12:17qui se retrouvent à laisser les trois voitures de police
12:20sur place et qui se font attaquer facilement.
12:24Ce qu'on ne dit pas aussi,
12:25parce que je vois qu'il y a des choses qui sont dites,
12:27mais on généralise,
12:29on se réfère à un communiqué de presse
12:31sûrement de la préfecture concernée.
12:34Moi ce que je dis,
12:34c'est que de mes infos à moi,
12:36déjà vous intervenez sur un quartier
12:38de reconquête républicaine.
12:39Un quartier de reconquête républicaine.
12:42C'est officiel.
12:44Vous arrivez,
12:45les gens ils en ont ras-le-bol.
12:46Les députés,
12:47moi j'ai vu des députés
12:48quand j'étais secrétaire départemental
12:49au niveau de mon syndicat,
12:50j'allais à leur rencontre,
12:52ils nous disaient,
12:52pitié, faites quelque chose
12:53pour les roder aux motos,
12:54on n'en peut plus.
12:55Donc là,
12:56les collègues arrivent face
12:57à trois rodéos,
12:59trois mecs qui font des rodéos,
13:00ils leur demandent de s'arrêter
13:01et encore un refus d'obtempérer.
13:04Le gars,
13:05il y a eu un accident,
13:07le gars il a été blessé.
13:09Il a été pris en chasse ?
13:10On ne dit pas en chasse,
13:11on n'a pas le droit de dire ça.
13:12D'accord.
13:12Qu'est-ce qu'on a le droit de dire ?
13:13Non mais en France,
13:13les policiers n'ont plus le droit de dire ça.
13:15Alors qu'est-ce qu'on a le droit de dire ?
13:15On ne dit pas ton fa,
13:16on dit bâton latéral
13:18avec une poignée latérale de défense.
13:19Non mais vous rigolez,
13:20mais c'est ça en fait la France aujourd'hui.
13:22On continue à justifier.
13:24Et moi,
13:24je ne viens pas pour justifier ou pas.
13:26Je dis juste qu'il y a des policiers
13:28qui sont levés un matin
13:29pour faire leur boulot
13:30et il y a des délinquants
13:31qui sont venus pour emmerder les gens.
13:32Moi, c'est ça le constat que je fais.
13:34Il y a un des collègues
13:34qui a pris un pavé.
13:35Eux, ils prennent des risques sur la tête.
13:37Oui, eux, ils prennent des risques
13:38et à un moment,
13:39il faut que la société,
13:39elle assume ce qu'elle n'arrive pas à faire
13:42et c'est nous encore
13:42qui sommes sur le devant de la scène.
13:44Il faut savoir que
13:45quand l'accident a lieu,
13:47grave blessure,
13:49ça, je le regrette au niveau du genou,
13:51mais il prend les risques.
13:52À un moment,
13:53il faut un peu assumer.
13:54L'enquête va nous dire
13:55exactement les circonstances.
13:57Tout de suite,
13:58les collègues,
13:59ils appellent les pompiers.
14:02Avant que les pompiers arrivent,
14:03déjà,
14:04juste pour essayer
14:05de faire les gestes
14:06de premier secours pour l'individu,
14:07ils sont pris à partie
14:08par une centaine de gars.
14:10Et ça,
14:10ce n'est pas précisé dans les médias.
14:12Quand les pompiers arrivent
14:13et qu'ils prennent le jeûne
14:14et qu'ils le mettent dans le fourgon,
14:15on veut enlever les véhicules
14:17de police et la moto,
14:18on ne nous laisse pas le faire.
14:20Et les collègues,
14:21à ce moment-là,
14:21ils sont pris à partie
14:22par 200 individus.
14:23Et c'est pour ça
14:24que je pense que
14:25la situation,
14:26elle a vite dégénéré.
14:27Mais au final,
14:28je me dis quand même,
14:29c'est que...
14:30Et ça passe par les réseaux sociaux également.
14:32Je voudrais qu'on explique
14:32vraiment aux gens.
14:34C'est-à-dire que
14:34vous avez cette scène de rodéo,
14:36le signalement du rodéo,
14:37la police qui intervient,
14:38ce jeune qui est blessé
14:40sur sa moto,
14:41les jeunes alentours
14:42qui commencent à encercler
14:43les policiers
14:43et parallèlement,
14:45des appels sur les réseaux sociaux,
14:46venaient dans le quartier,
14:47c'est le choix avec la police,
14:48il faut les mettre à l'amende
14:50comme on dit sur place.
14:52Et là, ça dégénère.
14:53Et là, ça dégénère
14:54dans toutes les villes
14:54à proximité.
14:55Et derrière,
14:57moi, ce que je constate,
14:58ça va déplaire,
15:00mais je n'en ai rien à faire.
15:02Un collègue qui est poursuivi,
15:04il y a une enquête
15:05qui est ouverte
15:05pour des blessures involontaires
15:06pour un policier
15:07qui vient pour faire son travail
15:09dans un quartier
15:09de reconquête républicaine,
15:11dans un quartier,
15:12on ne va pas dire
15:13qu'il est super
15:13vu comment ça se passe.
15:15Et le collègue,
15:15il est placé encore
15:16en garde à vue.
15:17C'est la procédure ?
15:18Non, non, non.
15:19Arrêtez avec ça, s'il vous plaît.
15:21La procédure,
15:21déjà, moi,
15:22elle me déplaît.
15:23La procédure,
15:24c'est déjà,
15:25si le gars,
15:27il est mort,
15:28malheureusement mort,
15:29là, oui,
15:30on va en garde à vue.
15:31Là, OK,
15:31il a une blessure grave au genou,
15:33je ne sais pas
15:33ce qu'il a comme blessure,
15:34mais le collègue,
15:35il voulait faire son travail,
15:37peut-être qu'il a mal fait.
15:38Ça, je ne le dis pas.
15:39Mais il est placé
15:39en garde à vue.
15:41Vous imaginez ?
15:41C'est-à-dire qu'on va
15:43le mettre à poil,
15:43on va vérifier qu'il n'a rien
15:44d'intérêt
15:45et il va être dans une cellule.
15:46Il y a juste un moment
15:47où il faut que ça s'arrête
15:49parce que nous,
15:50le travail,
15:50je pense qu'à un moment,
15:51je ne sais pas
15:52comment ils font les collègues.
15:52Moi, j'étais dans cette situation,
15:54je l'ai déjà dit sur votre plateau,
15:55j'ai fait un refus d'obtempérer,
15:57j'ai pris l'avis d'un individu
15:58par mon action.
15:59Mais c'était une action de police,
16:00il ne voulait pas s'arrêter.
16:01Et la chance que j'ai eue,
16:03maintenant,
16:03il y a prescription,
16:04c'est que l'individu,
16:05il avait 5 mg d'alcool dans le sang.
16:09Sinon, moi aussi,
16:10j'aurais été en garde à vue.
16:11Mais ça, le parquet,
16:12il n'en a rien à faire.
16:13Donc, on met le policier
16:14en garde à vue,
16:15vous voulez que je vous dise pourquoi ?
16:16Pour apaiser,
16:17c'est le calme.
16:18Mais vous savez quoi ?
16:19Non, ça ne change pas rien,
16:20c'est pire, Julien.
16:22C'est pire.
16:22Parce qu'en fait,
16:23dans leur tête à eux,
16:24vous donnez raison.
16:25Parce qu'on capitule face à ces jeunes
16:27et de toute façon,
16:28ça n'éteint pas l'incendie
16:29qui est en cours.
16:29Pour eux,
16:30le policier,
16:30il a fait une erreur,
16:31il est en garde à vue.
16:32Parce qu'ils savent pour eux,
16:33quand vous êtes en garde à vue,
16:34c'est que vous avez fait
16:35quand même quelque chose
16:36d'assez grave.
16:36Surtout si vous avez
16:37entre 14 et 17 ans.
16:39Voilà, en France en tout cas.
16:40Ce qui est très cynique
16:41dans le timing de cette séquence,
16:43c'est que parallèlement,
16:44aujourd'hui en France,
16:45vous avez des gens
16:46dans plusieurs villes du pays
16:47qui vont manifester
16:48contre le permis de tuer.
16:50Je le mets évidemment
16:50entre guillemets,
16:51le permis de tuer
16:52pour ces gens-là,
16:52c'est cette loi
16:53sur la présomption
16:54de légitime défense
16:55qui est le fruit
16:57de la discorde.
16:58Mais la vérité,
16:59c'est que cette loi,
17:00elle existe,
17:01elle est passée.
17:02Et en l'occurrence,
17:04la présomption de culpabilité,
17:05elle est toujours présente
17:06pour ces policiers.
17:07Puisque vous avez un collègue
17:08aujourd'hui qui est en garde à vue
17:10alors qu'il a fait son travail,
17:11comme vous nous l'expliquez.
17:12Oui, mais ce qui est grave,
17:13c'est que...
17:13Alors, j'espère que ce jeune
17:16va s'en sortir.
17:16Moi, à ma connaissance...
17:18Mais sa vie n'est pas en danger,
17:19il est laissé au genou.
17:20Son pronostic vital,
17:21il n'est pas engagé.
17:21Non, non.
17:22Il n'est pas engagé.
17:23Il a choisi d'être sur un deux-roues,
17:25de ne pas porter de casque.
17:26C'est lui qui a choisi.
17:27Ce n'est pas les policiers
17:28qui ont choisi.
17:28C'est un prétexte.
17:29C'est un prétexte.
17:29Et aujourd'hui,
17:30ce qu'on ne vous précise pas aussi,
17:31c'est qu'en plus,
17:32ils ont détruit des véhicules de police.
17:34Ils ont volé du matériel de police.
17:37Des armes ?
17:37Oui, il y a eu des armes
17:40à dotation collective de défense.
17:41Vous voyez, je fais gaffe
17:42à ce que je dis.
17:43Ça veut dire quoi,
17:43des armes à dotation collective de défense ?
17:45Des LBD.
17:45Des LBD.
17:46D'accord.
17:46Des lanceurs de balles de défense,
17:47des flashballs,
17:48comme on disait il y a quelques années.
17:49Et sur place,
17:50ils demandaient,
17:51ils criaient violence policière.
17:53Vous voyez,
17:54les mots qui reviennent.
17:55Les mots qu'on entend chez les filles.
17:57Les mots qu'on entend chez les gens
17:58qui nous détestent
17:59et qui veulent qu'on n'ait plus aucun lien.
18:02Mais c'est très important
18:03ce que nous a dit le maire.
18:04Il n'a pas voulu commenter cette information
18:05et c'est son droit.
18:07Mais les représentants,
18:08la France Insoumise
18:09du conseil municipal de Saint-Pierre-des-Cors
18:13refusent d'appeler au calme aujourd'hui.
18:15Peut-être un mot là-dessus.
18:16Florian,
18:17et je reviens vers vous,
18:17bien sûr, Reda,
18:19c'est très significatif
18:20et très symbolique
18:21de ce qui infuse
18:23du côté de LFI
18:24dans l'esprit de ces jeunes,
18:25dans l'esprit des quartiers
18:26depuis de trop longues années maintenant.
18:28Oui, tout à fait.
18:29Et LFI, en fait,
18:30encourage ce mouvement.
18:32Là, ce qui s'est passé,
18:33c'est de l'intimidation territoriale.
18:34C'est que ces jeunes, en gros,
18:35ont voulu dire
18:36on est chez nous,
18:37on fait des rodéos si on veut.
18:39Votre place n'est pas ici.
18:41Les policiers partaient de là.
18:43Et en fait,
18:44le pire,
18:45c'est que comme vous l'avez bien dit,
18:45on leur donne raison.
18:48Comme la doctrine d'emploi de la force
18:49est complètement renversée,
18:51c'est-à-dire que les policiers
18:52ne font pas usage de leur arme
18:53quand ils devraient le faire,
18:53en Angleterre,
18:54pour les rodéos urbains,
18:55comment ils ont fait
18:56pour baisser les...
18:57Il y a du contact tactique.
18:59Ce n'est plus un problème en Angleterre.
19:01C'est que les policiers
19:01sont entraînés au contact tactique
19:03et effectivement,
19:05quand les mecs
19:05qui sont sans casque, etc.,
19:07se retrouvent par terre,
19:08bizarrement,
19:09il y a moins de refus d'obtempérer
19:10et de rodéos urbains.
19:11Aujourd'hui,
19:12ça ne fait qu'augmenter.
19:13Vous regardez,
19:13et les refus d'obtempérer aggravés
19:16explosent.
19:1636 000 refus d'obtempérer par an.
19:18Si ces jeunes craignaient
19:19la police et la justice,
19:20rien de tout ça ne se produirait.
19:22Il suffit juste,
19:23quand on les voit
19:24piétiner cette voiture
19:25et les monter dessus,
19:25on comprend bien
19:26que la police
19:27ne les impressionne pas
19:28une demi-seconde.
19:30Ils sont évidemment très jeunes,
19:32certainement beaucoup
19:32de mineurs également dans le lot.
19:34Pour eux,
19:34on est une bande rivale,
19:35Julien.
19:36On est une bande rivale,
19:37on n'est pas la police.
19:38Par contre,
19:38quand ils veulent déposer plainte
19:39parce qu'on a volé
19:41la voiture de leur mère
19:41ou leur mère s'est fait agresser,
19:43là on devient la police.
19:44Par contre,
19:44quand on est sur leur secteur,
19:46c'est chez eux.
19:46Il y a du trafic sur place.
19:48Et moi,
19:49franchement,
19:50je ne sais pas
19:51comment ils font les collègues.
19:52Moi,
19:52quand j'étais,
19:53enfin,
19:53j'y suis toujours affecté
19:54mais détaché,
19:55quand j'étais en bac,
19:56que je voyais un T-Max,
19:57le mec,
19:57il était sans casque,
19:58il faisait le fou,
19:59il était Ubercheat,
20:01j'étais chef de bord,
20:02je prenais ma responsabilité.
20:03Ça ne plaisait pas souvent
20:04à mes collègues,
20:05je leur disais un petit coucou
20:06au passage.
20:06Je n'y allais pas.
20:07Je n'y allais pas
20:08parce que moi,
20:08aujourd'hui,
20:09je vis toutes les semaines,
20:10je pense au mec
20:11qui a perdu la vie
20:12parce que j'ai voulu
20:13faire mon travail.
20:14Et que je me dis
20:15que le gars,
20:16s'il se scrotche en scooter
20:18qu'il a 14 ans,
20:19c'est moi qui vais faire
20:20la garde à vue,
20:20c'est moi qui vais aller en prison.
20:22Moi,
20:22j'ai une question pour vous
20:23parce que ce n'est pas
20:24contre l'élu
20:24qu'il s'est exprimé.
20:25Mais il a dit tout à l'heure,
20:26oui,
20:26il faut aller voir les jeunes,
20:28il faut qu'on calme les choses.
20:30Qu'est-ce qui a été fait
20:31en trois ans
20:31depuis l'affaire Nahe
20:32à part des stages en collège,
20:38mais j'ai de le dire
20:38quand le président,
20:39il a dit le problème,
20:40c'est qu'il n'y avait pas d'école
20:40sur cette période-là.
20:41Le fin de 7 juin,
20:42il n'y a plus d'école.
20:43Donc on met des gens,
20:44des élèves qui, eux,
20:46vont à l'école.
20:46On a attribué les émeutes
20:47à l'oisivité.
20:48Donc on leur fait faire
20:49deux semaines de stage en seconde
20:50et une semaine de stage au collège.
20:52Super.
20:53Et vous avez fait quoi d'autre ?
20:54Est-ce que vous avez amélioré ?
20:55Est-ce que vous avez renforcé
20:56les services de formation
20:57dans la police ?
20:58Est-ce que vous avez été
20:58dans les quartiers ?
20:59Pour reconquérir les quartiers
21:01au niveau social,
21:08c'est ça qui est le plus terrible.
21:10C'est qu'aujourd'hui,
21:12fracture ouverte du genou
21:14d'un jeune,
21:16sûrement connu des services de police,
21:18je ne sais pas,
21:18mais d'un jeune d'un quartier
21:19qui ne veut pas s'arrêter,
21:20qui fera au feu d'obtempérer
21:21dans un quartier à jouer les tours.
21:24Je ne veux pas manquer de respect.
21:25On n'est pas à Bobigny.
21:27On n'est pas à Saint-Denis.
21:28C'est 15 000 habitants.
21:29On n'est pas cité Montmirail.
21:31On n'est pas dans les quartiers nord à Marseille.
21:33Fracture ouverte du genou,
21:34trois véhicules complètement détruits,
21:36de police,
21:37des armes volées,
21:38neuf policiers blessés,
21:40seulement cinq interpellations.
21:42Je vous dis,
21:42je pense qu'il y a un moment...
21:44On parle de centaines d'individus
21:45qui ont participé à ces émeutes,
21:47si j'en crois les informations
21:48qui nous viennent de nos services de police.
21:50Et nous, vous savez,
21:50on se bat pour que ça s'arrête.
21:51On fait des actions
21:52toutes les semaines,
21:52tous les jours.
21:53Là, on va à la préfecture encore mardi.
21:55J'invite les collègues
21:56à nous rejoindre s'il le faut
21:57pour que ça s'arrête,
21:58parce que ce n'est pas
21:59que l'aspect financier.
22:01C'est aussi...
22:02Pour moi, la police,
22:03c'est un moteur
22:04qu'il faut entretenir.
22:05Et aujourd'hui,
22:07on n'entretient plus, en fait.
22:09Et si vraiment,
22:11la priorité des Français,
22:12c'est le pouvoir d'assage,
22:13chasse, je le comprends.
22:14Et je suis bien placé
22:15pour le savoir
22:15pour un policier en Ile-de-France.
22:18Mais aussi, la sécurité,
22:19il va falloir qu'il nous file
22:20un coup de main,
22:21parce qu'aujourd'hui,
22:22on ne tient que grâce à eux.
22:23À travers toutes ces affaires,
22:25finalement,
22:25il y a un dénominateur commun.
22:28Et c'est assez simple
22:29de résumer ce qui se passe
22:30dans ce pays.
22:31C'est la perte d'autorité.
22:32La perte d'autorité parentale,
22:34la perte d'autorité de l'État.
22:36Et le résultat,
22:37ce sont des jeunes
22:39qui vivent dans une impunité totale.
22:41Et en effet,
22:41comme le disait Florian Gérard-Mercier,
22:43qui se sentent chez eux,
22:44qui n'ont de compte
22:45à rendre à personne.
22:46Société d'un individualisme total,
22:48également.
22:49Et c'est un cocktail explosif
22:50qui donne la conséquence
22:52que l'on a sous les yeux.
22:53Réda, peut-être un dernier mot
22:54sur le constat sociétal
22:56que l'on doit faire
22:57à travers ces séquences.
22:58Non seulement vous avez ça,
23:00mais malheureusement,
23:01ça fait longtemps que ça dure.
23:02Et que...
23:03Ah bien sûr !
23:03Et le truc,
23:04le pire,
23:05c'est que j'ai l'impression
23:07qu'on leur donne raison.
23:09C'est ce que je vous dis,
23:10symboliquement,
23:11quand vous mettez
23:12un policier en garde à vue
23:13pour une fracture ouverte du genou,
23:15parce que le gars,
23:16c'est le gars qui a choisi
23:18en fait de prendre la moto,
23:19comme Naël Merzouk
23:20a choisi de prendre
23:21un Mercedes classe A
23:22je ne sais pas combien de chevaux
23:23à 8h du matin
23:25à Nanterre.
23:26C'est son choix.
23:28Alors je ne dis pas
23:28que c'est facile d'élever un enfant,
23:29moi j'en ai trois,
23:30donc je sais ce que c'est.
23:32C'est difficile.
23:33Mais il y a juste un moment aussi
23:34où les parents,
23:34ils doivent prendre la responsabilité
23:36et à chaque fois,
23:37c'est nous qui devons prendre.
23:38Et vous savez,
23:38cette loi
23:41de légitime défense
23:44de l'usage de l'arme
23:45par les policiers...
23:46Qui est au cœur
23:47des fameux rassemblements
23:48dont je parlais
23:48qui auront lieu aujourd'hui.
23:49comprennent une chose,
23:50ce n'est pas un passe-droit
23:52pour les policiers,
23:53c'est pour arrêter
23:53les passe-droits des délinquants
23:54justement.
23:55Pour éviter ça.
23:56Pour qu'ils aient au moins
23:58peur de l'autorité
23:59et qu'il y ait un respect
24:00du code de la route.
24:01Je ne vois pas pourquoi
24:02en France,
24:03le gars qui se lève
24:03à 6h du matin
24:04ou la femme qui se lève
24:05à 6h du matin
24:06qui brûle un faux rouge,
24:07elle prend 4 points
24:08et 135 euros d'amende
24:09alors qu'elle doit faire
24:10ses courses à Carrefour,
24:11elle va payer 250 balles
24:12pour nourrir ses gosses,
24:14elle ne serait pas.
24:14Elle serait sanctionnée
24:15sur place
24:16et là on ne fait pas...
24:17Le résultat,
24:18il est automatique,
24:19les points,
24:19elle les perdra,
24:20l'amende,
24:20elle la paiera.
24:20Et le gars qui fait
24:21du rodeo-moto,
24:22lui,
24:22il a le droit
24:23de se balader en casque
24:23et d'empêcher
24:24les gens de dormir.
24:25Il ne faut pas
24:25que la France devienne
24:26comme ça.
24:27Donc il faut soutenir
24:27les forces de l'ordre,
24:28il faut arrêter
24:29ce champ d'image,
24:30il faut arrêter
24:30les jeunes,
24:31calmez-vous.
24:33Vous venez de résumer
24:35brillamment,
24:35Reda,
24:36et comme souvent d'ailleurs,
24:38les raisons de la colère
24:39des Français
24:40qui passent bien sûr
24:41par le pouvoir d'achat
24:42et on va en parler,
24:44mais ce deux poids,
24:45deux mesures,
24:45cette impression en effet
24:47qu'on est fort avec les faibles
24:48et faibles avec les forts.
24:49Cinq interpellations,
24:50il y a eu,
24:50je vous lance le défi,
24:52je ne vous embêterai plus
24:53mais c'est parce que
24:53je suis un peu énervé
24:54de voir tous les jours
24:56ces images,
24:57cinq interpellations.
24:58Sur des symptômes de jeunes.
24:59S'il vous plaît,
24:59envoyez le service
25:00police-justice de CNUS
25:01que je vois,
25:02s'ils sont déférés,
25:03s'ils vont en prison.
25:05Mais vous avez la réponse
25:06puisque dans ce pays,
25:08il faut caractériser
25:10l'infraction
25:10et que si individuellement
25:12vous n'êtes pas capable,
25:14la loi efficaceur n'existe pas.
25:16Donc vous ne pouvez pas
25:17dans ce pays
25:17prendre quelqu'un
25:18qui participe à une émeute
25:19et le défaire ensuite
25:20parce que vous n'arriverez pas
25:21à caractériser.
25:22Il y a eu 13 voitures brûlées,
25:23brûler un véhicule en France
25:24c'est criminel,
25:25c'est cours d'assises,
25:26ils n'iront pas en cours d'assises.
25:27Et c'est au final
25:28ceux qui auront gagné.
25:30La discussion qu'on est en train
25:31d'avoir est vertigineuse,
25:32elle dit tout
25:33de l'état de notre société,
25:34tous des clivages
25:35qui sont en train
25:36de se creuser
25:36de plus en plus profondément
25:38dans le pays
25:39et d'une réponse
25:40d'un état
25:40qui ne vient jamais,
25:42qu'on attend désespérément
25:43et qu'on va pouvoir attendre
25:48mais on peut également en douter.
25:49Tout dernier mot
25:50parce qu'on est vraiment en retard
25:51Jonathan.
25:52D'un mot pour dire que
25:53malheureusement
25:53en plus de tout ce qui vient
25:55d'être dit,
25:55vous avez LFI
25:56qui a institutionnalisé
25:58la haine de la police.
25:59Mais l'information du maire
26:00elle est primordiale.
26:01Elle est très intéressante
26:01et symboliquement
26:02c'est formidable si je puis dire
26:03parce qu'on est donc
26:04dans un quartier
26:05de reconquête républicaine
26:06et LFI s'oppose
26:07à cette reconquête républicaine.
26:09C'est l'une des illustrations,
26:10une énième illustration
26:12de la détestation
26:13de la République
26:14de la part de ce parti horrible.
26:15Je rappelle aux téléspectateurs
26:16qui nous rejoignent
26:17une nuit d'émeutes à Saint-Pierre-des-Cors.
26:18La mairie appelle au calme.
26:20Les conseillers municipaux
26:21de cette mairie,
26:22c'est une information
26:22que nous a donnée le maire
26:23en direct il y a un instant.
26:24Les conseillers municipaux
26:25et LFI
26:26qui refusent d'appeler au calme
26:28alors que des menaces planent
26:29sur la nuit qui viennent
26:30et de nouvelles émeutes
26:31qui pourraient se propager.
26:32Voilà, nous en sommes.
26:33Et c'est terrifiant.
26:35C'est terrifiant.
26:35Merci Reda
26:36d'avoir été avec nous.
26:37On va passer à un autre sujet
26:38après la pause.
26:38C'est évidemment
26:39l'autre sujet fort du week-end.
26:40Charles Sapin
26:41qui jette l'éponge.
26:41la capitulation
26:42de la direction
26:44de Radio France.
26:45On y vient dans un instant
26:46avec Michel Goldstein
26:47qui sera avec nous
26:48et également
26:48ancien rédacteur en chef
26:49dans le service public.
26:50A tout de suite.
26:54Il est un petit peu plus
26:55de 12h30.
26:55Merci de nous rejoindre
26:56au cœur
26:56de ce dimanche après-midi.
26:58100% actu
26:59qui se poursuit
27:01jusqu'à 13h
27:02avec Florian Gérard.
27:03Merci Jonathan Sicsou
27:04et Michel Goldstein
27:05qui nous a rejoint.
27:06Merci Michel,
27:07journaliste,
27:08ancien rédacteur en chef
27:08de France Télévisions.
27:10Évidemment,
27:10vous êtes notre interlocuteur
27:12principal sur ce plateau
27:14pour évoquer Charles Sapin
27:15qui a donc jeté l'éponge
27:16après trois semaines
27:17d'un bras de fer
27:17entre la direction
27:18de Radio France
27:19et les syndicats.
27:20Ces derniers ont obtenu
27:21ce qu'ils cherchaient
27:21à savoir le retrait
27:23pur et simple
27:23du directeur adjoint
27:24de Valeurs Actuelles
27:25qui disposait de 2 minutes 30
27:27d'antenne.
27:28Le fameux chiffre 0,025%
27:31du temps d'antenne
27:31hebdomadaire de Radio France
27:33mais ça a suffi
27:34à faire monter la colère
27:35des syndicalistes,
27:36des révolutionnaires
27:37de Salon.
27:39Retour sur un feuilleton
27:40qui aura duré trois semaines
27:41pour aboutir à ce fiasco
27:43et cette capitulation
27:44avec Sarah Fenzari.
27:45Il devait être
27:46l'une des voix
27:47du pluralisme
27:48sur France Inter.
27:50Deux éditos plus tard,
27:51Charles Sapin
27:52renonce à l'antenne,
27:53épilogue d'un bras de fer
27:55commencé le 26 août dernier
27:56lorsque Céline Pigalle
27:58recrute le directeur adjoint
28:00de Valeurs Actuelles.
28:01Chaque dimanche matin,
28:03Charles Sapin
28:04doit livrer son billet politique
28:05mais à peine arrivé,
28:07la contestation éclate.
28:08Le 2 septembre,
28:09les salariés réclament
28:11le retrait de sa chronique
28:12et votent un principe de grève.
28:14Huit jours plus tard,
28:15la directrice de France Inter
28:16défend à nouveau son choix.
28:18Pour ce qui concerne
28:19l'édito politique,
28:21j'ai pensé à Charles Sapin
28:22qui est un journaliste
28:23qualifié, sérieux,
28:26responsable,
28:26apprécié de ses pairs.
28:28Mais la fronde
28:28gagne l'antenne.
28:30Les 13 et 14 septembre,
28:31deux jours de grève
28:32perturbent Radio France.
28:34La chronique de Charles Sapin
28:35ne sera pas diffusée.
28:37Face au blocage,
28:38le 17 septembre,
28:39France Inter
28:40tente alors un compromis.
28:41Plus d'éditos,
28:42mais un débat contradictoire,
28:44ce que Charles Sapin refuse.
28:46Ce samedi sur X,
28:47il sort pour la première fois
28:49du silence.
28:50Je regrette que la direction
28:51de Radio France
28:52face à cette dérive
28:53ait décidé d'ainsi rendre les armes.
28:54Face à ces syndicats
28:55et artistes
28:56qui démontrent une fois de plus
28:57l'ampleur de leur ouverture d'esprit
28:59et leur sérénité
29:00face à l'idée
29:00de souffrir
29:010,025%
29:03de temps d'antenne
29:04dissonant.
29:04Deux éditos seulement
29:06auront été diffusés.
29:07Le troisième
29:08n'arrivera jamais
29:09à l'antenne
29:09puisqu'après trois semaines
29:11de bras de fer,
29:12Charles Sapin
29:13referme lui-même
29:14la porte de France Inter.
29:16Michel,
29:17je voulais juste,
29:17Michel Goldstein,
29:18je voulais juste préciser
29:19à nos téléspectateurs
29:20que la ministre de la Culture,
29:22Madame Pégard,
29:23était l'invité de France Info
29:24ce matin.
29:2520 minutes.
29:26Ce n'était pas trois minutes.
29:27Pas un mot.
29:27Pas un mot.
29:29On a oublié de lui poser la question.
29:31Ah bon,
29:31ça peut arriver.
29:32On a oublié de poser la question.
29:34Dans une démocratie qui fonctionne,
29:36la ministre de la Culture,
29:36elle monte au créneau
29:38et elle rappelle au service public
29:39son devoir de pluralisme.
29:41Pardon,
29:41mais c'est de la honte sur la honte.
29:43Cette sortie,
29:44enfin cette interview
29:45dans laquelle le sujet
29:46était complètement éludé aujourd'hui.
29:48Julien,
29:48c'est normal.
29:49Les journalistes,
29:51alors pas tous,
29:52mais sur le service public
29:53sont devenus des militants
29:54et non des journalistes.
29:55Voilà le grand changement
29:57depuis que la gauche
29:58a fait une OPA
29:59sur le service public.
30:01Et on voit le résultat.
30:02Les syndicats
30:03sont extrêmement forts.
30:05Donc il n'y a pas de surprise.
30:07C'est eux qui dirigent.
30:08Les syndicats sont extrêmement forts
30:10ou la direction
30:10est extrêmement faible ?
30:11Alors,
30:12c'est les deux.
30:13On pourrait dire.
30:14Parce que quand on entend
30:15quand même
30:15les paroles
30:16de Sybille Veil
30:17et de Céline Pigasse
30:19qui disaient
30:21on a choisi
30:23Charles Sapin,
30:25c'est un journaliste sérieux,
30:26crédible,
30:27reconnu par ses pairs.
30:29Où était le problème ?
30:31Ils sont en train
30:32de renier
30:34leurs engagements
30:35et leurs paroles.
30:36C'est ça le plus grave.
30:37Mais croyez-moi,
30:38est-ce qu'ils vont partir ?
30:39Mais non,
30:40ils vont rester
30:40puisque de toute façon
30:41le service public
30:42n'est plus dirigé
30:44par qui que ce soit
30:45si ce n'est
30:46qu'une caste
30:47a fait une OPA
30:48sur ce service.
30:49Et la caste
30:50c'est le Parti Socialiste.
30:51Je voudrais qu'on voit
30:51la réaction de Charles Aloncle
30:53qui a tweeté
30:53ces dernières heures.
30:54Charles Aloncle
30:54qui était évidemment
30:56le rapporteur
30:56de la commission
30:57sur l'audiovisuel public
30:58qui a fait tellement de bruit
30:59ces derniers mois
31:00et dont tout se vérifie
31:02finalement
31:03ces dernières semaines.
31:04Même deux minutes
31:05de pluralisme
31:06par semaine
31:06étaient manifestement
31:07trop pour Radio France.
31:08La direction a cédé
31:09devant une poignée
31:09de militants
31:10qui prétendent
31:11désormais décider
31:13du droit à la parole
31:13sur les antennes
31:14financées par tous les Français.
31:15Ceux qui se présentent
31:16en gardien de la tolérance
31:17sont les premiers
31:18à refuser la contradiction.
31:19La commission d'enquête
31:20aura permis de mettre
31:20au jour ces pratiques.
31:21Elle n'était qu'une première étape.
31:23La suite se jouera
31:23dans les urnes en 2027.
31:24Les Français auront
31:25le dernier mot.
31:27C'est dingue quand même
31:29cette affaire
31:29parce qu'on a le sentiment
31:30et je reviens vers vous Michel
31:32mais je vais un tout petit peu
31:33tourner la parole.
31:34France Inter
31:35a tendu le bâton
31:36pour se faire battre
31:37d'une certaine façon.
31:38Il n'y avait pas
31:39de meilleur moyen
31:40que ces dernières séquences
31:41et notamment
31:42la séquence à l'oncle
31:43pour montrer que
31:43la séquence sapin
31:45pour montrer que
31:46tout ce qui a été dénoncé
31:48dans cette commission
31:49et tout ce qui a été dénoncé
31:50dans le rapport à l'oncle
31:51en fait
31:51est la stricte réalité
31:53et encore
31:53on était en dessous
31:54de la réalité peut-être.
31:55Absolument.
31:56On était en dessous
31:56de la réalité
31:57au moment de la commission
31:58à l'oncle
31:59puisqu'on voit effectivement
32:00que ça a monté
32:02d'un cran.
32:04Le gouvernement
32:04cherche à faire
32:05des économies.
32:06La bonne nouvelle
32:06c'est qu'il peut peut-être
32:08faire des économies
32:09sur la direction
32:09de France Inter
32:10parce que c'est un double homme
32:11vraisemblablement
32:12entre la direction
32:13et la CGT
32:13donc si on retirait
32:15C'est un peu l'emploi fictif
32:16Exactement.
32:16En fait ce qu'il faudrait faire
32:17c'est peut-être
32:19ne plus avoir de direction
32:20à Radio France
32:21et de mettre que les syndicats
32:23à ma foi
32:23peut-être que c'est comme ça
32:24que cette maison
32:25tournerait pour le coup
32:26au grand jour
32:27puisque ça ne va
32:28C'est un peu ce qu'il y a de suprême
32:29quoi.
32:29Exactement.
32:31Exactement.
32:31C'est ça.
32:32Regardez c'est le nombre
32:33c'est le poli de bureau
32:34ils ne sont pas très nombreux
32:36C'est ce que veut
32:37les filles
32:38Jean-Luc Mélenchon
32:39a demandé la tête
32:40de Charles Sapin
32:41Mais LFI a piloté
32:42cette séquence
32:43LFI a piloté
32:44cette séquence
32:45d'une certaine manière
32:46Vous soulignez
32:47tout à l'heure
32:48il y a quelques minutes
32:49le silence
32:49de Catherine Pégard
32:51c'est d'autant plus scandaleux
32:52qu'elle est elle-même
32:53ancienne journaliste
32:54et qu'elle vient
32:55de la rédaction du Point
32:56qui est l'ancienne
32:57rédaction
32:58de Charles Sapin
32:59donc si vous voulez
33:00il y a quelque chose
33:01d'incompréhensible
33:03et d'intolérable
33:04en fait
33:04à travers ce silence
33:06gouvernemental
33:06Je voudrais qu'on voit le DNS
33:08pardon
33:09je reprends les termes
33:09que nous utilisons
33:11l'infographie
33:13du communiqué
33:14de Radio France
33:15qui se
33:17surréaliste
33:17tape complètement
33:18à côté
33:19hier
33:19nous prenons règle
33:20de la décision
33:21ce n'est une victoire
33:21pour personne
33:22et alors là
33:23c'est là que ça devient
33:23presque drôle
33:24conforme à nos obligations
33:25et mission de service public
33:26France Inter
33:26continuera d'être
33:28un lieu de dialogue
33:28bah oui
33:28évidemment un grand dialogue
33:30reflétant la diversité
33:31et sensibilité
33:31notamment durant la campagne
33:32présidentielle
33:33je voulais remettre ce communiqué
33:34parce que François de Rugy
33:35qu'on peut difficilement taxer
33:36d'extrême droite
33:37l'ancien président de l'Assemblée
33:38qui nous rend souvent visite
33:40désormais sur CNews
33:41a réécrit de façon un peu plus ironique
33:45le communiqué de Radio France
33:46nous avons poussé vers la sortie
33:48Charles Sapin
33:49voilà ce qu'il aurait fallu dire
33:50selon François de Rugy
33:51c'est une victoire pour les syndicats
33:52qui participent de la meute
33:55à la sauce France Insoumise
33:56avec le soutien bruyant
33:57de Jean-Luc Mélenchon
33:58maintenant c'est clair
33:58France Inter ne sera plus
34:00une radio pluraliste
34:01ni pour ces éditorialistes
34:02ni pour ces journalistes
34:03qui ont refusé le pluralisme
34:04ni pour ces émissions militantes
34:06la terre au carré étant un must
34:07la radio qui se prétend
34:09de service public
34:09n'est plus au service du public
34:10dans sa diversité
34:11mais au service d'une idéologie
34:12de gauche sectaire
34:13qui pense être le camp du bien
34:15ou comment scier la branche
34:17sur laquelle on est
34:18confortablement ainsi
34:19je trouve qu'il est parfaitement tourné
34:20ce tweet de François de Rugy
34:22Florian Gérard Mercier
34:23il a tout à fait raison
34:24parce qu'en fait
34:25les syndicats de France Inter
34:26ont donné raison
34:27à ceux qui disent
34:28que la seule manière
34:28de réformer l'audiovisuel public
34:32et notamment Radio France
34:33c'est de les privatiser
34:34c'est à dire que
34:35à partir du moment
34:35où vous vous retrouvez
34:36avec un mammouth soviétique
34:38finalement
34:40une pravda des temps modernes
34:41où on ne peut rien changer
34:43là 0,25%
34:45de temps d'antenne
34:47vaguement dissonant
34:48un dimanche matin
34:50en plus rappelons-le
34:51dimanche matin à 7h42
34:53il faut y aller
34:54il faut mettre son réveil
34:55le dimanche matin à 7h42
34:56pour écouter
34:57ou alors être insomniac
34:58donc si même ça
34:59c'est inacceptable
35:00ça montre bien
35:01que c'est irréformable
35:02et donc la seule solution
35:03in fine
35:04serait de privatiser
35:05et c'est très une conclusion logique
35:07à laquelle on pourrait arriver
35:08et Charles Sapin
35:08a fait simplement
35:09une chronique
35:10sur l'IA
35:10et sur la dette
35:11il n'y a pas eu
35:12un propos haineux
35:14pas un propos déplacé
35:15politiquement
35:16alors quand on voit
35:17les humoristes
35:18et il n'a pas dit un mot
35:19pendant trois semaines
35:19il est resté silencieux
35:21et il a laissé passer l'orage
35:22alors qu'il avait une cible
35:23dans le dos
35:24alors que les humoristes
35:25alors là ils se lâchent
35:26et là l'ARCOM
35:28ne sanctionne pas
35:29parce que là
35:30c'est plus de l'humour
35:30c'est l'histoire
35:31d'une grande lâcheté
35:33d'une grande lâcheté
35:33de Radio France
35:34d'une grande lâcheté
35:35en l'occurrence
35:36de madame la ministre
35:36de la Culture
35:37aujourd'hui
35:38d'une grande lâcheté
35:39de l'ARCOM
35:39ça fait plus de 24 heures
35:41que cette information
35:42est tombée
35:43où est l'ARCOM
35:45ils sont en week-end
35:47on va leur laisser
35:47c'est le bénéfice du doute
35:48et on va attendre lundi matin
35:49l'État a lâché
35:51la ministre de la Culture
35:53a lâché
35:53que ce soit
35:54la dernière qui est en place
35:55Rachida Dati
35:56a fait exactement la même chose
35:57elle n'est pas intervenue
35:59alors que le service public
36:00est sous la tutelle
36:01malgré tout
36:03du ministère de la Culture
36:05et financé par vous et moi
36:06exactement
36:06donc il n'y a pas de contrôle
36:08est-ce que vous croyez
36:09que la Cour des Comptes
36:11a un pouvoir ?
36:12pas du tout
36:12l'ARCOM n'a pas de pouvoir
36:14l'État n'a pas de pouvoir
36:15alors qui a le pouvoir ?
36:17c'est là la question
36:18sur l'ARCOM
36:19je voudrais qu'on reste
36:20un instant
36:21parce que c'est aussi
36:22l'histoire d'un deux poids
36:22deux mesures
36:23quand on voit à quel point
36:25une chaîne comme CNews
36:26par exemple
36:26est surveillée
36:27et surveillée
36:28comme les autres grands médias
36:29et doit rendre des comptes
36:31nous avons une fréquence nationale
36:33et c'est normal
36:34c'est logique
36:34mais le deux poids deux mesures
36:35quand on voit une séquence
36:36comme celle-là
36:36et qu'il n'y a aucune réaction
36:37de l'État
36:38et de l'organisme
36:39qui doit réguler
36:39l'audiovisuel public
36:41là ça ça reste
36:42en travers de la gorge
36:43non seulement des journalistes
36:44que nous sommes
36:45et des français qui regardent
36:47cette séquence
36:47et qui se disent
36:47mais c'est avec mon pognon
36:49que ça se passe
36:49tout ça
36:50et c'est 4 milliards par an
36:52vous avez raison Julien
36:53j'invite tous les téléspectateurs
36:55à lire l'article 43.11
36:57de la loi Léotard
36:58de 86
36:59relative à la liberté de communication
37:00qui stipule quand même
37:01que les entreprises
37:03de l'audiovisuel public
37:03assurent l'honnêteté
37:04et l'indépendance
37:05le pluralisme de l'information
37:06ainsi que l'expression pluraliste
37:07des courants de pensée
37:08et d'opinion
37:08dans le respect du principe
37:09d'égalité de traitement
37:11et des recommandations
37:12de l'ARCOM
37:13on en est honnêtement très loin
37:15l'ARCOM a mis en demeure
37:16Radio France
37:17en ce qui concerne
37:18France Inter et Haute-Cours
37:19le temps de parole du RN
37:20parce que en fait
37:21tout le temps de parole du RN
37:22était pendant la nuit
37:22entre minuit et 5h du matin
37:24et donc finalement
37:26il y a eu cette tentative
37:27peut-être de la direction
37:29de Radio France
37:29de remettre du pluralisme
37:31on voit comment ça se termine
37:32et le dernier point
37:33c'est que effectivement
37:33l'ARCOM peut-être
37:34pourrait regarder aussi
37:34le temps des éditorialistes
37:36de Radio France
37:37si on reprend cette loi
37:38de 86
37:40c'est explicite
37:42normalement
37:43le service public
37:44doit être dirigé
37:45par des gens
37:46d'expérience
37:47et de compétence
37:48Delphine Arnaud
37:49n'avait ni la compétence
37:50ni l'expérience
37:51elle a été nommée
37:52Sibyl Veil
37:53c'est la promotion
37:54l'ENA
37:55du président de la république
37:57c'est l'entre-soi
37:58tant qu'on n'en aura pas fini
38:00avec l'entre-soi
38:01on ira à la catastrophe
38:02c'est une caste
38:04qui a pris le pouvoir
38:05il faut le grand nettoyage
38:07et si on ne fait pas
38:08ce nettoyage
38:09on restera avec les mêmes
38:10Écoutez Jordan Bardella
38:12qui est un des seuls
38:12un des rares politiques
38:13à avoir pris la parole
38:15en dehors des réseaux sociaux
38:16hier
38:16pour commenter cette actualité
38:19Le pluralisme n'existe plus
38:21et que
38:23en réalité
38:24la maison de la radio
38:25a été privatisée
38:26par la gauche
38:27qui déteste la démocratie
38:29qui n'aime pas le pluralisme
38:30et qui considère
38:31qu'à partir du moment
38:32où vous êtes en désaccord
38:33avec eux
38:33il ne peut pas y avoir
38:34d'opinion
38:35je ne vais pas dire contraire
38:37mais au moins
38:37d'opinion plurielle
38:39sur le service public
38:40ça pose un véritable problème
38:41et
38:42vous connaissez
38:44notre
38:44notre souhait
38:45de privatiser
38:46l'audiovisuel public
38:47parce que je crois
38:48que
38:50le contribuable français
38:51n'a pas lieu
38:52de financer
38:53un
38:54un média
38:55qui devrait être
38:55un média
38:56respectueux
38:56de la liberté d'expression
38:57et du pluralisme
38:58qui est en réalité
39:00le
39:01le
39:01le porte-voix
39:02de la gauche
39:04ça fait des semaines
39:04qu'on voit un petit microcosme
39:06se parler à lui-même
39:07Jonathan Sicsou
39:09moi je
39:09enfin personnellement
39:10j'ai jamais été
39:10forcément très favorable
39:11à la privatisation
39:12de l'audiovisuel public
39:13parce que c'est important
39:14qu'il y ait un audiovisuel public
39:15c'est important de représenter
39:16les français
39:17de pouvoir avoir une chaîne
39:18qui n'a pas de contrainte d'audience
39:19pas de contrainte commerciale
39:20qui peut faire de la pédagogie
39:22parler à tous les français
39:23et ça tient à coeur
39:25à beaucoup de français
39:26mais
39:26ces séquences
39:27malheureusement
39:28malheureusement
39:29elles font basculer l'opinion
39:30et aujourd'hui
39:31force est de se constater
39:32est-ce qu'il y a un autre moyen
39:34de parler à tous les français
39:35et de faire respecter la loi
39:36à l'audiovisuel
39:37si ce n'est en le privatisant
39:38la question se pose
39:40après
39:40il est aussi possible
39:42de maintenir
39:42de garder
39:42un service
39:43de l'audiovisuel public
39:45mais qui soit moins gros
39:46moins imposant
39:47moins important
39:47mais aller
39:49dégraisser un tel mammouth
39:50sur-syndicalisé
39:51la tâche risque d'être
39:53plutôt ardue
39:54mais est-ce que les français
39:55dans leur majorité
39:56sont au courant
39:56de ce qui s'est passé ce week-end
39:58pas certain
39:58quand vous voyez
39:59je suis marqué par le silence
40:00des responsables politiques
40:01on a surtout des politiques
40:03de droite
40:03qui se sont exprimées
40:05qui ont tweeté
40:05leur désapprobation
40:07ah mais les policiers de gauche
40:08qui vont dans le sens d'ailleurs
40:09de la SDJ de France Inter
40:10c'est ce que j'allais vous dire
40:11on va afficher 3-4
40:12regardez
40:13on va en afficher 3-4 à gauche
40:15c'est uniquement
40:15la joie haineuse
40:17des élus
40:17de LFI
40:18mais vous avez cité
40:20François Drugy
40:20qui est de sensibilité de gauche
40:22mais c'est le seul
40:23est-ce que vous avez eu
40:24un tweet
40:24qui n'est pas actif
40:25est-ce que vous avez eu
40:26un tweet
40:26d'un des candidats
40:27à la primaire socialiste
40:28c'est vrai qu'on a des tweets
40:29haineux
40:30d'un auto-satisfait site
40:31à LFI
40:32on va en afficher 3-4
40:33je vous le disais
40:33il y a celui aussi
40:34bien de brossade
40:34du parti communiste
40:36que je trouve vraiment
40:37en dessous de tout
40:38on est donc censé chialer
40:40nous dit un élu
40:40qui pourrait peut-être
40:41utiliser un autre type
40:42de vocabulaire
40:43mais bon peu importe
40:43parce qu'un journal
40:44condamné pour racisme
40:45n'a pas sa place
40:46sur le service public
40:47bah non
40:47bon week-end
40:48bravo
40:48victoire
40:49la mobilisation
40:50nous dit Thomas Porte
40:51bel exercice de victimisation
40:53qui esquive la question centrale
40:55dit Manuel Bompard
40:56le directeur de la rédaction
40:57d'un journal condamné
40:58pour incitation à la haine
40:59a-t-il sa place
40:59sur le service public
41:00et Antoine Léomand
41:02qui fait gagner 3 minutes
41:03de temps de lecture
41:04du texte de Charles Sapin
41:05nous dit-il
41:06victoire des salariés antifascistes
41:07face à la direction
41:08de France Inter
41:10oui
41:11Valeurs Actuelles
41:12a une fois dans son histoire
41:13été condamné
41:14donc pour injure raciale
41:16Libération a été aussi condamnée
41:17mais les journalistes
41:18de l'humanité
41:20que je sache travailler
41:20dans un journal
41:21qui a vanté Staline
41:22pendant des années
41:23Le Monde a encensé
41:25Mao Zedong
41:26également à son époque
41:27Libération a fait
41:28l'apologie de la pédophilie
41:29que je sache également
41:31et là
41:31on n'entend pas
41:32les syndicalistes
41:33lorsque des journalistes
41:34de ces médias
41:34viennent prendre la parole
41:36ne leur donnez pas d'idée
41:37toutes ces personnes de gauche
41:38qui sont les premiers
41:39à nous dire
41:40un condamné
41:41mais il faut qu'il ait
41:41une deuxième chance
41:43voire une troisième chance
41:43voire une 28ème chance
41:45donc bon
41:45là c'est quand même étonnant
41:46que Valeurs Actuelles
41:47condamnées une fois
41:47se retrouvent
41:48miobans
41:49ad vitam aeternam
41:49et Charles Sapin
41:50n'y était pas
41:51il est arrivé à l'été
41:53le procès est fait
41:54il est qualifié de fasciste
41:55donc dès lors que
41:56c'est la rhétorique habituelle
41:57avec un fasciste
41:58avec un nazi
41:58évidemment on ne débat pas
42:00mais évidemment on ne l'écoute pas
42:01il doit être muselé
42:03c'est pour ça que
42:04ces tweets absolument dégueulasses
42:05de Léoman et Consor
42:06sont exactement au diapason
42:08de cette mentalité
42:09pour justifier
42:10la fin du débat
42:11la fin du dialogue
42:12la fin des oppositions constructives
42:14Vous avez déjà entendu
42:15Michel Goldstein
42:15un syndicaliste
42:16de Radio France
42:17ou de France Inter
42:19déplorer que Patrick Cohen
42:20n'a pas de contradicteur
42:21face à lui
42:21lors de ses éditos
42:23il y a un malaise
42:24il y a un malaise
42:25énorme
42:26dans le service public
42:27et je pense que
42:28je vous ai entendu ce matin
42:29et je voudrais peut-être
42:29que vous réentendez là-dessus
42:31parce que vous me dites
42:32et on en a bien conscience
42:34un service public cornaqué
42:36par la gauche
42:37des syndicats
42:37qui font la loi
42:39mais il y a quand même
42:39des journalistes
42:40ou des salariés d'ailleurs
42:41il n'y a pas que des journalistes
42:42dans ces maisons
42:42il y a des salariés
42:43en souffrance également
42:44qui subissent
42:45complètement
42:46qui subissent cette situation
42:47Je crois qu'il n'y a jamais eu
42:47autant de souffrance
42:48à l'heure actuelle
42:49dans le service public
42:50et à France Télévisions
42:51en particulier
42:53Deux médecins du travail
42:54vous vous rendez compte
42:55ont claqué la porte
42:56parce qu'il y a trop
42:58de personnes
42:59qui sont en burn-out
43:00qui ont des gros problèmes
43:02et la direction
43:03ne les écoute pas
43:04on n'a jamais eu
43:05autant de prud'hommes
43:06vous vous rendez compte
43:07avec l'argent public
43:08les prud'hommes
43:09et ils vont jusqu'au bout
43:10parce qu'ils font appel
43:12et moi j'ai entendu
43:13de la bouche
43:14de personnes
43:15qui dirigent
43:16c'est pas très grave
43:17c'est pas notre argent
43:18vous vous rendez compte
43:20où on en est
43:21ce n'est pas notre argent
43:22effectivement
43:23c'est pas le leur
43:24c'est le nôtre
43:25ils ont tellement l'habitude
43:26d'être biberonnés
43:27d'être financés
43:28et de vivre dans
43:29l'impunité totale
43:30qu'en effet
43:31c'est normal pour eux
43:32bien sûr
43:33c'est complètement normal
43:34mais le résultat
43:36c'est qu'on a
43:36énormément de salariés
43:37qui sont en souffrance
43:39qui ne disent rien
43:40parce qu'il y a
43:40leur emploi en jeu
43:42on est dans une
43:44une crise à l'heure actuelle
43:45où on ne peut pas
43:46quitter du jour au lendemain
43:47un service public
43:48où on a fait même
43:49toute sa carrière
43:50moi j'ai une fierté
43:51d'avoir fait toute ma carrière
43:52dans le service public
43:53bien sûr
43:53voilà
43:53et pas la sortie presque indemne
43:56c'est parce que
43:57je me suis présenté
43:57à la présidence de France Télévisions
43:58contre Delphine Erlotte
44:00je peux vous dire
44:00que ça a été
44:01trois ans
44:02de grosses batailles
44:03il ne faut pas croire
44:04parce que j'ai mis
44:05un pavé dans la mare
44:06à un moment donné
44:07parce que cette gestion
44:08elle ne pouvait plus durer
44:10et de voir un salarié
44:11qui décide
44:12de se présenter
44:13à la présidence
44:14de France Télévisions
44:15je peux vous dire
44:16que ça a été un choc
44:17qu'est-ce qu'il y aura
44:18sur
44:18qu'est-ce qu'il y a eu
44:19ce matin sur France Inter
44:20à 7h42
44:21je n'ai pas écouté
44:21moi non plus
44:23on va regarder ça
44:24pour la deuxième
44:25deuxième session
44:25de 100%
44:26j'attendais Charles Sapa
44:27vous dites
44:28on a attendu Charles Sapa
44:29mais vous pouviez attendre
44:30on va attendre Noël maintenant
44:31pardon pour cette très mauvaise plaisance
44:34merci
44:35parce que l'Orphile
44:36vous avez compris
44:37c'est arrivé
44:39mais je n'en suis pas très fier
44:41Florian, Jonathan, Michel
44:42merci beaucoup d'avoir participé
44:43merci à Didam Guizou
44:44Maxime Lavandier
44:45qui préparent cette émission
44:46c'était la première session
44:47de 100% Actu
44:47puisque vous avez l'habitude
44:48désormais le dimanche
44:49on se retrouve également
44:50à 15h
44:51Enquête d'Esprit
44:51vous attend d'ici là
44:53rendez-vous tout à l'heure
44:54merci
44:55merci
44:55C'est parti.
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